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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier H
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2012-11-03, Collections de BAnQ.

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[" EDUCATION MAÎTRISE ET V chimie a McGill se teinte en «vert» Page 2 De nouvelles ^ maîtrises pour répondre aux besoins des marchés Page 3 Un doctorat en génie est inscrit dans une vision industrielle J Page 4 CAHIER THEMATIQUE H > LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE NOVEMBRE 2012 Bienvenue I Q PHOTOS UNIVERSITE DE MONTREAL Le bâtiment de l\u2019Université de Montréal à Laval « La demande est au-delà de nos espérances » L\u2019Université de Montréal s\u2019agrandit à.Laval ! Encouragée par le succès inespéré de son campus à Laval, ouvert il y a à peine un an, l\u2019Université de Montréal envisage déjà un agrandissement et une diversification de son offre, notamment au deuxième cycle.JESSICA NADEAU La demande est au-delà de nos espérances, soutient Raymond Lalance, vice-rec-teur aux études de l\u2019Université de Montréal.Nous avons environ 50 % d\u2019étudiants de plus que ce qui était prévu dans le plan de match initial.» Pour l\u2019université, il s\u2019agit d\u2019un «heureux problème».Mais le vice-recteur aux études s\u2019interroge sur les répercussions éventuelles d\u2019un tel achalandage, craignant que cela ne se fasse au détriment de l\u2019offre de services, comme ce fut le cas, il y a quelques années, au campus principal de l\u2019Université de Montréal.«Ce serait dommage si, d\u2019une certaine façon, nous nous retrouvions dans une situation où la demande est trop forte et que, dans un campus où les espaces physiques sont limités, nous nous retrouvions dans une situation où nous ne pourrions plus répondre à la demande.C\u2019est peut-être ce qui va arriver dans les prochaines années, je ne le sais pas.» Agrandir! Il ne rejette pas l\u2019idée d\u2019agrandir le tout nouveau campus de Laval, dont une large proportion de la clientèle est issue de la couronne nord.«Si jamais les besoins et la demande sont là et que la preuve est faite qu\u2019une expansion doit être faite, elle va se faire à Laval.Nous n\u2019allons pas refaire un autre campus.Nous sommes dans un endroit où il y a du potentiel d\u2019agrandissement possible, c\u2019est cela qui sera la prochaine étape.» Afin d\u2019évaluer et de mieux cibler les besoins futurs du campus de Laval, la direction de l\u2019Université de Montréal a commandé une étude.Celle-ci fera suite à une première analyse, réalisée au début des années 2000, qui a permis de dégager les grandes tendances de la région pour offrir des programmes adaptés à la clientèle de la couronne nord, qui devenait de plus en plus présente dans le campus montréalais.«L\u2019étude nous démontrait que Laval allait tranquillement devenir une ville ressemblant à Montréal, avec des problèmes croissants liés aux iniquités sociales et à l\u2019immigration.Sur le plan de la formation, cela nous permettait d\u2019entrevoir des be- Université fm de Montreal soins en psychologie, en intervention sociale et en psychoéducation.» Comme le campus montréalais de l\u2019université n\u2019avait pas les espaces et la capacité d\u2019absorber cette nouvelle clientèle, le campus de Laval devenait une option plus qu\u2019intéressante pour l\u2019établissement centenaire.Idem pour l\u2019enseignement scolaire, avec l\u2019ouverture de nouvelles écoles primaires sur le territoire, et pour le programme de sciences infirmières, qui formera déjà de nouvelles cohortes en janvier pour répondre à la demande croissante.«Notre enquête avait démontré que le Centre de santé et de services sociaux de Laval, qu\u2019on nommait à l\u2019époque la Cité de la santé, allait devenir l\u2019un des plus gros centres hospitaliers au Québec et qu\u2019un deuxième hôpital allait sans doute voir le jour dans la région, ce qui s\u2019est concrétisé à Repentigny.Nous pouvions donc croire que la demande pour les infirmières serait majeure.» Financement et délocalisation Le campus de Laval compte actuellement 3500 étudiants, dont le tiers sont à temps partiel, principalement dans des programmes de premier cycle ou de formation continue.Raymond Lalande estime que, lorsque l\u2019université aura atteint sa vitesse de croisière, dans deux ans, elle sera en mesure d\u2019en accueillir 7000.Et il espère être en mesure d\u2019offrir davantage de programmes de deuxième cycle, qui n\u2019avaient pas été ciblés comme prioritaires au départ.«Ce n\u2019est pas tant qu\u2019il n\u2019y avait pas de besoins aux deuxième ou troisième cycles, répond le vice-recteur aux études.La question était: est-ce que nous, comme université, sommes prêts à offrir des programmes de deuxième ou de troisième cycles ?Nous étions prêts dans certains cas.Mais je peux vous dire que nous avons certains projets de deuxième et de troisième cycles qui sont axés sur l\u2019analyse qui avait été faite à l\u2019époque et qui se sont confirmés.» Pour lui, le fait d\u2019avoir misé sur le premier cycle, plutôt que sur les cycles supérieurs dès le départ, est garant du désir de l\u2019université d\u2019offrir un service vraiment adapté aux besoins de la collectivité, plutôt qu\u2019à l\u2019aspect économique de la chose.« Certains peuvent dire que plus il y a d\u2019étudiants, plus il y a de financement.Mais l\u2019idée n\u2019est pas /à [.].Si nous avions eu un intérêt purement pécuniaire, nous aurions pu dire que nous allions nous concentrer sur des programmes de deuxième ou de troisième cycles, qui sont mieux financés.» Délocalisation?Rajunond Lalande se défend par ailleurs d\u2019avoir construit un campus délocalisé, un thème qui a fait couler beaucoup d\u2019encre ces dernières années, et plus particulièrement pendant la crise étudiante au printemps.Lan dernier, à pareille date, des chercheurs associés au Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO) ont remis en cause la pertinence de la délocalisation des grandes universités francophones et ont recommandé un moratoire sur l\u2019quverture de campus satellites.La ministre de l\u2019Éducation à l\u2019époque.Line Beauchamp, avait rejeté cette proposition.Mais le sujet est resté sensible et le vice-recteur de l\u2019Université de Montréal l\u2019aborde avec circonspection.«On a entendu beaucoup de gens décrier la délocalisation des universités.A l\u2019Université de Montréal, nous avons bien réfléchi et nous sommes arrivés à un projet qui est socialement bien pensé.Pour nous, c\u2019est le bassin naturel de l\u2019Université de Montréal, il s\u2019agit simplement de savoir comment l\u2019Université de Montréal adapte son offre en fonction de la clientèle et de la population de sa région.» Sur ce point, Raymond Lalande est catégorique.«Laval, ce n\u2019est pas un campus délocalisé.On est à 35 minutes de métro de l\u2019université.On est dans notre territoire normal.L\u2019Université de Montréal ne s\u2019est pas installée à Québec ou en Abitibi-Témiscamingue, on a installé un campus dans notre région.» Pourtant, l\u2019Université de Montréal n\u2019est pas contre la délocalisation des universités en soi.Elle dispose même d\u2019une faculté de médecine à Trois-Rivières.«Notre philosophie, par rapport à la délocalisation, c\u2019est que, si l\u2019Université de Montréal pense que, dans certains cas, cela peut être avantageux de se délocaliser, elle le fera.» Collaborateur Le Devoir ^50089 H 2 LE DEVOIR, LES SAMEDI 3 ET DIMANCHE NOVEMBRE 2012 EDUCATION TELUQ Une maîtrise obtenue sans détour par les salles de classe ! La grande majorité du contenu pédagogique est entièrement disponible en ligne La TELUQ offre une maîtrise ès sciences et technologie de l\u2019information qu\u2019on peut suivre entièrement à distance.Pour ce faire, il suffit de posséder un ordinateur et d\u2019avoir une connexion Internet.PIERRE VALLÉE La maîtrise en technologie de l\u2019information s\u2019adresse principalement à des gestionnaires de services informatiques qui sont en exercice.«Nos étudiants pwviennent essentiellement de deux filières, explique Richard Hotte, professeur à la TELUQ et responsable de cette maîtrise.Ils ont soit une formation en informatique, soit une formation en administration.» Rappelons que la TELUQ est une université à distance qui est membre du réseau de l\u2019Université du Québec.Il faut, sauf exception, être détenteur d\u2019un baccalauréat pour pouvoir s\u2019inscrire.«Peu importe le type de baccalauréat, il faut obligatoirement avoir une bonne connaissance en informatique.Les candidats qui ne l\u2019auraient pas se verraient dans l\u2019obligation de faire d\u2019abord une pro-pédeutique en informatique.» Cette maîtrise est divisée en trois blocs et se termine par un projet d\u2019application.«Le premier bloc est plus technique et permet à l\u2019étudiant de renforcer ses connaissances.Par exemple, un étudiant qui possède un fort bagage en informatique choisira des cours davantage axés sur la gestion de l\u2019information.A l\u2019inverse, celui qui est fort en gestion en profitera pour approfondir ses connaissances en informatique.» Les deux blocs suivants servent à la spécialisation.«La grande majorité des étudiants qui s\u2019inscrivent à cette maîtrise sont déjà sur le marché du travail.Ils viennent donc se perfectionner, soit parce que le poste qu\u2019ils occupent l\u2019exige, soit parce qu\u2019ils espèrent ainsi obtenir de l\u2019avancement.Nous avons donc cherché à monter un parcours qui correspond à ces attentes.De plus, la maîtrise se décline.On peut la commencer par des attestations, puis ensuite passer au DESS et enfin terminer par la maîtrise.» Étudier en ligne Si quelques cours offerts dans le cadre de cette maîtrise exigent toujours l\u2019emploi d\u2019un manuel imprimé, la grande majorité du contenu pédagogique des cours est entièrement disponible en ligne.«L\u2019étudiant reçoit un code d\u2019accès qui lui permet d\u2019entrer dans un site web.Ce site web est sa classe virtuelle.Il y trouvera tout le contenu pédagogique dont il a besoin, ainsi que les leçons et les cahiers d\u2019exercice.Il a aussi accès à un site qui sert de dépôt pour la remise des travaux.» Bien que l\u2019étudiant puisse choisir les plages horaires qui lui conviennent pour étudier, il est tout de même tenu de terminer un cours à l\u2019intérieur d\u2019une période de quinze semaines.«Chaque cours nécessite de neuf à douze heures d\u2019étude par semaine.» Le contenu du cours ainsi que les leçons et les exercices, tout comme les travaux exigés, sont élaborés par le professeur responsable du cours.Si le professeur a les connaissances requises ou le temps pour le faire, il pourra lui-même créer le site web du cours et y déposer le tout.Sinon, il fera alors appel à l\u2019expertise en édition électronique des spécialistes de laTÉLUQ.Le suivi et I\u2019encadrement Bien qu\u2019il suive le cours assis seul devant un ordinateur, l\u2019étudiant n\u2019en demeure pas moins encadré.L\u2019encadrement se fait par le professeur ou par un tuteur embauché à cette fin.«Le choix d\u2019un tuteur pour l\u2019encadrement de l\u2019étudiant est dicté par la disponibilité du professeur.Comme un professeur donne plusieurs cours et que certains cours ont plusieurs étudiants, il se peut que le professeur ne dispose pas de suffisamment de temps pour encadrer tous ses étudiants.C\u2019est alors qu\u2019on fait appel au tuteur.» Le suivi se fait généralement par courriel ou par téléphone, selon le cas.«Nous avons trois types d\u2019étudiant, un peu comme en classe.Il y a celui dont on n\u2019entend jamais parler.C\u2019est l\u2019étudiant autonome.Il y a celui qui appelle à l\u2019occasion, généralement pour s\u2019assurer qu\u2019il a bien compris les consignes d\u2019un travail à faire ou d\u2019un exercice à terminer.Et puis, il y a l\u2019étudiant plus inquiet qui peut communiquer plusieurs fois par semaine et qui nécessite un encadrement plus soutenu.De plus, la communication n\u2019est pas à sens unique, puisque le professeur ou le tuteur vont communiquer avec l\u2019étudiant afin de lui fournir une rétroaction.» Quant au choix de l\u2019ordinateur, de la plateforme informatique utilisée, par exemple le type de fureteur, des spécifications techniques, chaque cours affiche ses exigences.«Mais je n\u2019ai jamais rencontré de problèmes avec aucun des sites de cours, peu importe si ma plateforme était Mac ou Windows.» La prochaine étape La prochaine étape consiste à mettre en ligne tous les cours qui sont présentement offerts dans cette maîtrise.«Il reste quelques cours qui ne sont pas encore entièrement en ligne.L\u2019étudiant qui veut terminer cette maîtrise uniquement en ligne peut le faire, le nombre de cours disponibles est suffisant pour accumuler les crédits nécessaires, mais certains cours ne lui seraient pas accessibles pour le moment.» On cherche aussi à améliorer le format de site web.«On aimerait bien mettre en place des outils pour alléger le transport des informations.» Richard Hotte, qui est aussi le directeur de l\u2019Unité d\u2019enseignement et de recherche (UER) en TELUQ Bien que l\u2019étudiant puisse choisir les plages horaires qui lui conviennent pour étudier, il est tout de même tenu de terminer un cours à l\u2019intérieur d\u2019une période de quinze semaines.science et technologie de laTELUQ, travaille présentement à faire de cette maîtrise une maîtrise interfacultaire en s\u2019associant avec, l\u2019École des sciences de l\u2019administration de laTELUQ.«Cela nous permettrait d\u2019améliorer la gamme des cours offerts et de personnaliser davantage le parcours de chaque étudiant selon ses attentes et ses besoins.» Collaborateur Le Devoir MCGILL La chimie « verte » est la chimie de l\u2019avenir Science, santé et environnement doivent être des préoccupations constantes Il est non seulement possible de passer par la chimie pour résoudre des problèmes concrets du XXL siècle, mais il est aussi souhaitable de le faire dans une perspective de durabilité et de compatibilité avec l\u2019environnement et la santé.Reconnue mondialement dans le domaine de la chimie verte, l\u2019Université McGill peut compter sur le dynamisme de ses professeurs et de ses étudiants aux deuxième et troisième cycles pour continuer d\u2019innover dans cette matière.JACINTHE LEBLANC Audrey Moores est profes-seure de chimie à McGill.Elle est l\u2019une des quatre personnes au Département de chimie à avoir l\u2019étiquette «chimie verte» accolée à son sarrau.Pour elle, la chimie verte cherche à résoudre des problèmes concrets comme la pollution, «tout en faisant de la science, avec les mêmes niveaux d\u2019excellence que les au- tres».Deux aspects sont liés à ce concept: «S\u2019occuper à rendre la chimie plus compatible avec l\u2019environnement et la santé» et «s\u2019attaquer à des problèmes écologiques bien particuliers et utiliser la chimie pour y répondre», clarifie-t-elle.Bien consciente que beaucoup perçoivent la chimie comme source d\u2019agents polluants, M\"^® Moores admet volontiers que «des problèmes viennent du fait qu\u2019on a mal géré la chimie.Mais, précise-t-elle, il faut aussi comprendre que, selon les défis que l\u2019humanité a devant elle, cela ne se fera pas sans la chimie.Ce n\u2019est pas possible.» Les étudiants aux cycles supérieurs en chimie à McGill ont donc une occasion d\u2019avoir un impact réel sur les enjeux planétaires.Meilleur et moins cher ! À l\u2019Université McGill, le département est spécialisé dans les procédés, soit les moyens d\u2019obtenir un résultat.Autrement dit, il s\u2019agit de «faire de la \u201cmeilleure chimie\u201d, [d\u2019jéfrc capable de fabriquer des matériaux de façon moins coûteuse», indique M\"^® Moores.Ceux qui se concentrent principalement sur la chimie verte travaillent aussi sur la catalyse, au sens où «on essaie de trouver de nouveaux catalyseurs, c\u2019est-à-dire des matériaux qui vont accélérer les réactions, les rendre plus faciles et plus simples pour qu\u2019on n\u2019ait pas besoin d\u2019utiliser autant de ressources».Actuellement, la pro-fesseure et son équipe expérimentent avec le fer, qui est moins cher et moins toxique, comme solution de remplacement aux métaux lourds dans certains procédés.Et il est important d\u2019avoir des étudiants aux cycles supérieurs dans le domaine de la chimie verte.Leur présence est absolument essentielle, aux yeux de la professeure, puisque «ce sont eux qui font la recherche derrière» ! Ils en deviennent une partie intégrante.«Pour eux, explique M\"^® Moores, c\u2019est une exposition très forte à ces problématiques, et, en même temps, ils dé- PGEnCE UniUEItSITflIRE DELRFRRnCOPHOnie Bureau des Amériques Pôle de développement Partenaire privilégié de la communauté scientifique francophone, dans les Amériques, DEPUIS 25 ANS.Soutien aux réseaux universitaires et scientifiques Partage des savoirs et des expertises entre les établissements membres de l'AUF veloppent des techniques associées au fait de travailler dans ces conditions-là.Les [cycles supérieurs] sont vraiment un échelon essentiel de cette recherche.» Un atelier précurseur Ayant constaté que la quantité de technologies partant du laboratoire vers l\u2019industrie n\u2019était «pas si grande que ça», Audrey Moores et ses collègues ont décidé de bâtir des ponts entre les divers domaines pour voir comment l\u2019information pourrait mieux circuler d\u2019une discipline à l\u2019autre.«Ce n\u2019est pas facile, parce qu\u2019on parle un langage différent.Et on a des temps typiques qui sont différents, souligne M\"^® Moores.Le temps de la recherche n\u2019est pas du tout le temps du business.On n\u2019a pas de contact les uns avec les autres.» C\u2019est donc pour cette raison, entre autres, que les différents professeurs ont mis sur pied un atelier multidisciplinaire, les 7 et 8 septembre derniers, mettant en contact les étudiants des cycles supérieurs de chimie, d\u2019ingénierie et du programme de MBA.A partir d\u2019un cas réel, ils ont travaillé ensemble et appris à communiquer et à adapter leur discours pour bien se comprendre.Ce qui leur permet de briser des préjugés et les aide à mieux comprendre «les barrières à l\u2019implantation de la chimie verte dans l\u2019industrie».Audrey Moores résume ainsi : «Il y a de grosses barrières culturelles, en fait.[.] Et on pense que, parmi la formation des étudiants diplômés, on doit répondre à ce problème et essayer de changer la culture des étudiants.» Voir l\u2019envers du décor aide ces étudiants à «défendre la chimie verte dans le contexte professionnel».L\u2019atelier multidisciplinaire sur des projets de chimie verte sera à nouveau donné l\u2019année prochaine, étant donné son succès et sa pertinence dans les différents champs d\u2019étude.La chimie de l\u2019avenir La chimie verte remplacera un jour la chimie dite traditionnelle, puisqu\u2019elle s\u2019insère dans l\u2019air de son temps et prend en compte la complexité du système.«Intellectuellement, c\u2019est ça qui se passe», soutient la professeure.Toutes les sciences sont d\u2019ailleurs en train de vivre ce virage.Tout est relié et, «dès qu\u2019on touche à quelque chose, ça change tellement d\u2019autres aspects qu\u2019on doit regarder le système global».La chimie verte devient donc la porte d\u2019entrée de la chimie vers le système complexe.Dans son travail, Audrey Moores soulève des questions qui sont d\u2019actualité : «Si j\u2019arrête de faire du pétrole et que je passe à la biomasse, qu\u2019est-ce que ça change dans mon industrie chimique ?Comment cela va changer les molécules dont on dispose ?Le prix de ces molécules ?Leur utilisation ?» L\u2019intégration de la chimie verte devient donc nécessaire lorsqu\u2019il est question de transition.«Je pense, conclut la professeure, que c\u2019est la chimie de l\u2019avenir, parce qu\u2019elle se place vraiment au confluent de la science et de la société et qu\u2019elle permet de penser cette transition-là.» Collaboratrice Le Devoir JACQUES GRENIER LE DEVOIR Les étudiants aux cycles supérieurs en chimie à McGill ont une occasion d\u2019avoir un impact réel sur les enjeux planétaires. LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE 4 NOVEMBRE 2012 H 3 EDUCATION UQAM De nouvelles maîtrises en sciences satisfont les besoins du marché L\u2019université travaille en partenariat avec les autres établissements du réseau La Faculté des sciences de rUQAM lance deux nouveaux programmes de maîtrise: une maîtrise en génie électrique et une maîtrise en gestion durable des environnements forestiers.ASSIA KETTANI La maîtrise en génie électrique est offerte en extension à rUQAM^ en vertu d\u2019une entente avec l\u2019Ecole de technologie supérieure (ETS).L\u2019objectif premier du programme est le transfert technologique dans l\u2019industrie : les étudiants sont formés pour pouvoir identifier les besoins technologiques d\u2019une entreprise et ensuite planifier et implanter des projets pertinents.Le programme forme également les étudiants aux projets de recherche appliquée et de développement dans ce domaine.Du côté des thèmes de recherche, le programme de la Eaculté des sciences de rUQAM se spécialise du côté de la microélectronique.«Nous voulions créer une maîtrise pour être capables de répondre aux besoins en matière de microélectronique», précise Carole Turcotte, vice-doyenne de la Eaculté des sciences.Ainsi, les étudiants sont amenés aussi bien à concevoir des systèmes microélectroniques qu\u2019à travailler sur la nanoélectronique ou encore l\u2019optique intégrée, qui utilise la microélectronique pour réaliser des composantes optiques de très petites dimensions.Pour décrocher le diplôme, les étudiants doivent rédiger un mémoire valant 30 crédits, auquel s\u2019ajoutent des cours abor- t CRIS BOURONCLE AGENCE ERANCE PRESSE Certains cours relèvent de TETS, comme la planification d\u2019un projet de recherche en ingénierie : il s\u2019agit de concevoir un projet de recherche de A à Z, en tenant compte de paramètres multiples.PATRIE STOLLARZ AGENCE ERANCE PRESSE Le programme prévoit de nombreuses rencontres avec les acteurs qui vivent tous les jours les problématiques du monde forestier.dant, par exemple, les sources d\u2019énergie renouvelables, les systèmes de communication numériques, les réseaux de neurones ou les techniques de simulation.Certains cours relèvent de l\u2019ÉTS, comme la planification d\u2019un projet de recherche en ingénierie : il s\u2019agit de concevoir un projet de recherche de A à Z, en tenant compte de paramètres multiples, de la gestion de projet à l\u2019éthique ou à la propriété intellectuelle.Le programme, non contingenté, est d\u2019une durée de deux ans à plein temps et de quatre ans à temps partiel.Emploi à la clé ?Du côté du marché de l\u2019emploi, la voie semble pavée d\u2019or.EACULTE DES SCIENCES DE LUQAM «Il y a de nombreux débouchés dans ce domaine», avance Carole Turcotte, évoquant une véritable pénurie de main-d\u2019œuvre spécialisée.Les domaines de prédilection sont les applications portables, les capteurs biomédicaux, qui permettent de détecter et de surveiller, en médecine ou chez les sportifs, les signaux physiologiques, ou encore les systèmes embarqués.Ces petits systèmes informatiques intégrés, aussi bien dans les télécommunications que l\u2019électroménager, les missiles ou les guichets automatiques, se répandent progressivement dans tous les appareils de notre quotidien.«Une voiture, par exemple, comprend une soixantaine de systèmes embarqués.On développe également les maisons intelligentes: c\u2019est clairement un domaine d\u2019avenir», estime-t-elle.Un des points forts du programme puise dans la structure même de la Eaculté des sciences.«Nous offrons un programme en génie à l\u2019intérieur d\u2019une faculté des sciences.Nos professeurs-ingénieurs côtoient donc, dans le cadre de leur travail, des chimistes, des biochimistes ou encore des informaticiens.Dans leurs domaines de recherche, ils ont l\u2019occasion de pouvoir aborder les problèmes dans leur ensemble et de les envisager d\u2019une façon plus large.Les sujets de recherche suggérés peut travailler au sein d\u2019une même équipe avec des chimistes ou des informaticiens.» Multidisciplinarité La maîtrise en gestion durable des écosystèmes forestiers, qui accueillera ses premiers étudiants à l\u2019automne 2013, pousse encore plus loin la portée multidisciplinaire du programme.En effet, rattachée au Département des sciences biologiques, la maîtrise s\u2019ouvre à des candidats venant aussi bien du domaine de la biologie que de la géographie, de l\u2019environnement, des sciences sociales, de l\u2019économie ou de l\u2019aménagement du territoire.La combinaison de connaissances et les expériences jugées pertinentes peuvent aussi entrer en ligne de compte au moment de l\u2019examen des dossiers.«Nous accordons beaucoup d\u2019importance au fait de privilégier différentes spécialités.Il s\u2019agit d\u2019une approche multidisciplinaire qui permet de s\u2019enrichir de la vision des autres», estime Carole Turcotte.Puisque les étudiants viennent de spécialités différentes, le programme prévoit des cours de mise à niveau.Offert conjointement avec l\u2019Université du Québec en Abi-tibi-Témiscamingue et l\u2019Université du Québec en Ou-taouais, ce programme de maîtrise accueille un total de 15 étudiants répartis dans plu- Carole Turcotte, vice-doyenne de la Faculté des sciences sont donc plus vastes, puisqu\u2019on sieurs régions, soit environ quatre ou cinq étudiants par composante pour amorcer le programme.Les cours sont offerts à distance et en classe, alors que les expériences sur le terrain permettent de se familiariser concrètement avec les milieux forestiers.La durée du programme est de cinq trimestres, obligatoirement à temps plein, pour une durée d\u2019un peu moins de deux ans.Vision d\u2019ensemble L\u2019objectif de cette maîtrise est avant tout d\u2019ordre professionnel: il n\u2019y a pas de mémoire de recherche, mais plutôt un projet de synthèse et deux stages, des travaux pratiques sur le terrain et des cours de mobilisation contex-tuée des savoirs, où les étudiants peaufinent leur expertise autour de plans de gestion d\u2019écosystèmes.En intégrant les aspects écologiques, économiques et sociaux au programme de maîtrise, les étudiants sont amenés à acquérir des compétences globales et à développer une vision d\u2019ensemble, où tous les paramètres de la gestion durable des forêts ont leur place.Ils abordent donc aussi bien les ressources naturelles et les écosystèmes que les liens des différentes populations avec la forêt, les cultures autochtones et les législations existantes.Pour ouvrir les étudiants sur les multiples enjeux forestiers, le programme pré- voit de nombreuses rencontres avec les acteurs qui vivent tous les jours les problématiques du monde forestier ou avec des chercheurs spécialisés issus du Centre d\u2019étude de la forêt.Et, pour mieux mettre l\u2019accent sur l\u2019acquisition des compétences pratiques, le programme est conçu à partir d\u2019une approche pédagogique active.Cette démarche privilégie la méthode de «l\u2019apprentissage par projet».«Nous ne demandons pas aux étudiants de rester assis et d\u2019écouter leur professeur dans une salle de classe, explique Carole Turcotte.Nous leur donnons un problème et chaque étudiant doit mener des recherches et trouver lui-même les solutions.Le problème qu\u2019il doit étudier va l\u2019amener à se pencher sur la théorie sous-jacente du problème.Outre les connaissances en foresterie, cela favorise le travail en équipe, où chacun a un rôle à jouer.L\u2019étudiant développe une expertise en même temps que ses connaissances sur la forêt.» Du côté des débouchés, les étudiants pourront se diriger soit vers le secteur public \u2014 emploi au sein des gouvernements provincial, fédéral ou municipaux \u2014 soit vers les firmes de consultants, les entreprises forestières et les coopératives forestières.Collaboratrice Le Devoir DOCTEURS D'HONNEUR ALAIN BOUDOU L'INRS célèbre l'excellence en honorant des chercheurs de réputation internationale et en récompensant ses diplômés lors de sa Collation des grades 2011-2012.President, Pôle de recherche et d'enseignement supérieur - Université de Bordeaux / Chercheur en ecotoxicologie aquatique de renommee internationale et leader universitaire au cœur de grands projets novateurs, il est charge de creer la nouvelle Université de Bordeaux ASHOK K.VIJH Maître de recherche, Institut de recherche d'Hydro-Quebec / Un des plus eminents electrochimistes actuels dont les decouvertes ont trace la voie a de nouvelles recherches appliquées a l'energie et a l'environnennent MODELES D'EXCELLENCE PROFESSEUR EMERITE TUDOR WYATT JOHNSTON Pionnier de la physique de l'interaction laser-matiere et grand théoricien en physique des plasmas au Canada, il est un des bâtisseurs du Centre Energie Matériaux Telecommunications de l'INRS DIPLOMES IN Université d\u2019avant-garde ?Premiere université au Canada pour son intensité de recherche CATHERINE DUCHESNEAU Diplômée du programme de maîtrise en etudes urbaines/ Médaillé academique d'or du Gouverneur general du Canada et Bourse d'excellence du directeur general MOHAMMAD HOSSEIN ASGHARI Diplôme du programme de doctorat en telecommunications / Bourse d'excellence du directeur general NRS.CA H 4 LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE NOVEMBRE 2012 EDUCATION ETS Le doctorat en génie s\u2019inscrit dans une vision industrielle « Les études de nos étudiants diffèrent de celles des étudiants des autres facultés de génie » Il y a quelque 1350 étudiants de l\u2019École de technologie supérieure (ETS) qui sont inscrits aux 2® et 3® cycles : environ 375 d\u2019entre eux sont en quête de l\u2019obtention d\u2019un doctorat.À tous les niveaux d\u2019enseignement, cet établissement privilégie une formation tournée vers les réalités industrielles.RÉGINALD HARVEY L> offre de doctorats en gé-' nie, dont la direction a été confiée à Robert Sabourin, qui est également professeur de génie en production automatisée, est de même nature que pour tout doctorat ou maîtrise.«La formule que nous avons retenue est celle de deux cours optionnels obligatoires: en vertu de celle-ci, l\u2019étudiant, en fonction de son programme d\u2019études et selon la recommandation de son directeur de thèse, choisit deux cours en vue de parfaire ses connaissances, ce qui lui servira à réaliser son projet de recherche.» Il dégage l,e caractère distinctif de l\u2019ÉTS, qui prend forme dès le baccalauréat: «Dans le programme, il y a un examen doctoral, ce qui suppose un exercice d\u2019apprentissage qui s\u2019échelonne sur une année.C\u2019est en partie ce qui nous distingue par rapport à d\u2019autres facultés, dans le sens que, il ne faut pas se le cacher, on offre un doctorat en génie se situant dans les sciences appliquées; alors, ici, la mission de l\u2019école, c\u2019est le génie mis au service de l\u2019industrie, et je pense que tout le monde vise le même objectif pour y arriver.Toutefois, à VETS, par la nature même de la clientèle que nous avons au premier cycle, qui fait en sorte que les gens possèdent déjà une formation de technicien, il s\u2019ensuit que cela leur donne une saveur qui fait que les études de nos étudiants diffèrent de celles des étudiants des autres facultés de génie.» En route vers le doctorat Il apporte certaines précisions : «A ce niveau, on se distingue vraiment par des enseignements qui se déroulent systé- matiquement dans le cadre des laboratoires, ce qui rend la démarche pratique très prépondérante.Au doctorat, on favorise les projets en industrie, mais, sur le plan de la formation elle-même, elle se traduit par une distinction en matière d\u2019encadrement; très tôt, il y a un processus dans ce sens-là qui est enclenché et il en découle rapidement que, dès le deuxième trimestre, l\u2019étudiant doit définir avec son directeur de thèse son sujet de recherche; de mon côté, j\u2019organise un séminaire en fin de session où chaque étudiant doit présenter, durant 15 ou 20 minutes, celui-ci à tous ses collègues inscrits dans le même cheminement.» Professeur et directeur effectuent par conséquent une première évaluation au début même de la thèse; par la suite, un comité d\u2019évaluation est formé qui sera chargé de piloter les deux étapes suivantes.A la fin de cette période, l\u2019étudiant est encore une fois soumis à d\u2019autres tests: «Il passe un examen contrôlé d\u2019une durée de trois heures et il doit préparer une dissertation sur une période de 17 jours, ce qui sert à vérifier les différents aspects de son évolution par rapport à son programme d\u2019études.» Les chaires font la différence L\u2019ETS se démarque au doctorat par le caractère appliqué des travaux effectués par ses étudiants, qui empruntent deux profils.Le directeur fait le point: «Le programme de recherche appliquée est un classique et il est essentiellement orienté sur la recherche.Celui portant sur l\u2019innovation industrielle relève davantage de la gestion de l\u2019innovation et, actuellement, il n\u2019est pas très populaire, puisqu\u2019il compte tout au plus de trois à cinq étudiants.C\u2019est le premier profil qui est prépondérant, dans lequel on compte environ 360 étudiants.» La formation en innovation cible une clientèle plus restreinte: «On s\u2019adresse à des gens qui ont déjà un poste en industrie et qui sont appelés à parfaire leurs connaissances.On va reformuler ce pro-gramme-là pour l\u2019actualiser, de manière à favoriser davantage les étudiants qui se trouvent dans notre programme de deuxième cycle ou de la maîtrise en gestion de l\u2019innovation; c\u2019est là une des priorités de l\u2019école dans les années à verifir » Le fer de lance de l\u2019ÉTS repose donc actuellement sur la recherche appliquée, pour laquelle des alliances ont été tissées avec le milieu industriel : « C\u2019est bien le cas, comme le montre le site web de l\u2019école.On y voit bien qu\u2019on a au total 20 chaires de recherche; parmi celles-ci, ce qui nous distingue des autres facultés de génie, c\u2019est qu\u2019on a des chaires industrielles qui travaillent vraiment, j\u2019oserais dire \u201cpar définition \u201d, en partenariat avec l\u2019industrie.On a aussi des chaires de recherche du Canada et, dans ce cas, il importe qu\u2019il y ait des retombées dans le secteur industriel.De plus, on a innové avec la présence de chaires institutionnelles.» Dès le premier cycle L\u2019ÉTS se signale à tous les niveaux d\u2019enseignement par le rapprochement avec les activités industrielles qui la caractérise véritablement, comme le confirme Robert Sabourin: « Tout cela est teinté historiquement par le premier cycle, qui a toujours été un programme coopératif comportant trois stages obligatoires en industrie, ce qui se reflète sur les projets qui sont définis au deuxième cycle et ce qui a de plus des répercussions sur le troisième.» Il cerne la mission première de l\u2019école : « C\u2019est bel et bien le génie pour l\u2019industrie, ce qui date de sa fondation même.Je dirais que, essentiellement, la préoccupation de l\u2019administration et des quelque 150 professeurs, c\u2019est vraiment le partenariat avec le milieu industriel dans les différentes disciplines qui recouvrent pas mal tout le spectre du génie: il y a les départements du génie de la construction, du génie mécanique et électrique, du génie logiciel, de même que celui des technologies de l\u2019information et de la production automatisée.» Collaborateur Le Devoir Voir les rands .©fis que propose l'avenir Une université réputée pour son dynamisme en recherche L\u2019un des meilleurs milieux de travail universitaires au monde selon la revue américaine The Scientist De généreux programmes de bourses aux études supérieures Une politique avant-gardiste de protection de la propriété intellectuelle UNIVERSITE DE SHERBROOKE I Voir au futur DES INFRASTRUCTURES UNIQUES Centre de recherche sur le vieillissement (CDRV) Institut de pharmacologie de Sherbrooke (IPS) Institut de recherche sur les pratiques éducatives (IRPÉ) Institut interdisciplinaire d'innovation technologique (3IT) Centre de calcul scientifique Pavillon de recherche en sciences humaines et sociales Pavillon de recherche appliquée sur le cancer Centre de technologies avancées BRP-UdeS Centre de Collaboration MiQro Innovation (C2MI) PLUS DE 70 PROGRAMMES DE MAÎTRISE ET DE DOCTORAT PLUS DE 110 M$ CONSACRÉS À LA RECHERCHE PAR ANNÉE PLUS DE 100 CHAIRES ET CENTRES DE RECHERCHE USherbrooke.ca/recherche 1 il OLIVIER ZUIDA Le fer de lance de l\u2019École de technologie supérieure repose actuellement sur la recherche appliquée, pour laquelle des alliances ont été tissées avec le milieu industriel.Option médecine cellulaire et moléculaire des programmes d\u2019études supérieures de biologie moléculaire de l\u2019Université de Montréal ETUDES SUPÉRIEURES EN RECHERCHE TRANSLATIONNELLE < d O lü O I Ci s ® S S 0\tï îi §8 LO ^ in O S 00 ^ 01\t^ li w ^ < I-H Lk LO O s O 6 a É O q: AIDE FINANCIÈRE GARANTIE Université fin de Montréal ^IRCM http://www.ircm.qc.ca/ETUDIER/MCM/ DEVOIR N C H E O V E M B R E INSTITUT DE RECHERCHES CLINIQUES DE MONTREAL « Notre seul critère, c\u2019est l\u2019excellence » L\u2019IRCM accueille chaque année 160 étudiants À riRCM, une centaine d\u2019étudiants préparent leur maîtrise ou leur doctorat, principalement des Québécois, quand une cinquantaine d\u2019autres arrivent de toute la planète pour parfaire leur formation dans le cadre d\u2019un postdoc.Ces étudiants, triés sur le volet, disposent des technologies les plus avancées et des meilleurs professeurs et chercheurs au monde dans le domaine de la recherche clinique.HELENE ROULOT-GANZMANN Ly IRCM souffle cette année f ses 45 bougies.Cela fait 45 ans, en 1967, donc, que le docteur Jacques Genest, fraîchement rentré de l\u2019Institut Rockefeller de New York, décida de mettre en place au Québec le même type de structure.«L\u2019idée révolutionnaire à l\u2019époque, qui existait dans quelques universités américaines seulement, était d\u2019étudier les mécanismes de la maladie en faisant travailler ensemble, dans un même bâtiment, des chercheurs et des cliniciens.C\u2019est un modèle que le Genest avait vu ailleurs en action et qu\u2019il a voulu implanter ici, au Québec, explique Tarik Môrôy, Factuel président et directeur scientifique de l\u2019institut.Il a voulu créer un endroit où les cliniciens, d\u2019un côté, les chercheurs fondamentaux, de l\u2019autre, puissent se rencontrer et faire avancer la recherche pour découvrir des mécanismes et développer des thérapies.Bien sûr, ce sont des cliniciens qui ont un intérêt pour la recherche et des fondamentaux qui, eux, s\u2019intéressent à la mise en pratique de leurs découvertes.C\u2019est notre défi: les avancées scientifiques que nous faisons en laboratoire ne servent à rien si elles ne sont pas traduites sur le plan clinique pour soigner des maladies.Ce sont deux cultures très différentes qui se rapprochent pour trouver de meilleures solutions.» Une première en Francophonie Une grande première dans le monde francophone de l\u2019époque.Un concept qui reste le même 45 ans plus tard, même si l\u2019institut a beaucoup évolué pour rester toujours à l\u2019avant-garde de la recherche clinique.Quatre missions : comprendre les causes des maladies, découvrir des outils diagnostiques et des moyens de prévention et de traitement, former une relève scientifique de haut niveau et contribuer au développement socioéconomique du Québec en favorisant l\u2019exploitation des découvertes.Cinq axes de recherche : biologie intégrative des systèmes et chimie médicinale, cancer, immunité et infections virales, maladies cardiovasculaires et métaboliques, neurobiologie et développement.Trente-six laboratoires.Et une clinique externe qui reçoit au-delà de 20000 visites par an.Avec l\u2019UdM et McGill L\u2019IRCM est affilié à l\u2019Université de Montréal, mais est également associé à l\u2019Université McGill, du fait de sa proximité géographique et des liens qu\u2019entretenait Jacques Genest avec cette dernière.Ainsi, environ 70% des étudiants viennent de l\u2019UdM et 30% de McGill.Durant leur scolarité, chacun dépend encore de son université d\u2019origine.Même chose concernant le diplôme qui leur sera remis à la fin de leurs études.Cette affiliation à l\u2019Université de Montréal permet à l\u2019institut et aux chercheurs de transmettre un enseignement et de diriger des thèses.Ainsi, une centaine d\u2019étudiants fréquentent l\u2019IRCM chaque année pour préparer leur maîtrise ou leur doctorat.Tous sont détenteurs d\u2019un baccalauréat en biochimie, sciences biomédicales, immunologie ou un autre domaine lié à la médecine.«Nous attirons en revanche peu de futurs médecins, regrette M.Môrôy.Ceux-là n\u2019ont pas à réaliser de thèse et ià Tarik Môrôy ils ont leur résidence à faire.La recherche n\u2019est donc pas une priorité dans leur formation.Nous en avons un ou deux dans nos laboratoires, mais c\u2019est insuffisant.Il s\u2019agit là d\u2019un de nos grands défis si nous voulons maintenir notre concept de recherche translationnelle.Mais fai bien l\u2019impression qu\u2019il y a moins de jeunes cliniciens qui s\u2019intéressent à la recherche qu\u2019auparavant.» Pour avoir l\u2019honneur de poursuivre ses études au sein de l\u2019IRCM, il faut présenter un très bon dossier.Les bacheliers sont triés sur le volet.et la plupart d\u2019entre eux ont de telles aptitudes qu\u2019ils ne font qu\u2019une seule année de maîtrise et se voient dispensés de rédiger un mémoire pour entamer directement leur thèse de doctorat.Ainsi, dès le printemps prochain, l\u2019IRCM proposera à ses étudiants une maîtrise en un an.«Ça reviendra au même, sauf que l\u2019étudiant le saura dès le départ, explique Tarik Môrôy.Durant cette maîtrise accélérée, il opérera une rotation dans plusieurs laboratoires, au moins deux.Ça lui permettra d\u2019avoir une idée de celui dans lequel il aura envie d\u2019aller pour préparer sa thèse, qui, elle, peut durer jusqu\u2019à sept ans.La plupart obtiennent cependant leur doctorat en quatre à cinq ans.» Aide financière assurée Les étudiants disposent tous d\u2019une bourse pour poursuivre leur formation dans les meilleures conditions.Des étudiants qui pourront ensuite poursuivre en post-doc ailleurs, souvent à l\u2019étranger, afin de se confronter à une autre culture scientifique.Ou postuler dans l\u2019industrie pharmaceutique, dans l\u2019enseignement secondaire ou collégial, dans les hôpitaux ou en entreprise pour valoriser des résultats de recherche, dans le journalisme scientifique, etc.De son côté, l\u2019IRCM reçoit une cinquantaine de stagiaires en postdoc en provenance du monde entier, qui demeurent là pendant trois ans environ, avant de repartir vers d\u2019autres horizons.Quant au recrutement à l\u2019IRCM, il se fait au niveau mondial, et parmi les meilleurs.«L\u2019une de nos missions est de faire venir ou revenir les grands chercheurs au Québec, précise Tarik Môrôy.Les chercheurs d\u2019élite tout autour de la planète.Il y a des Québécois en majorité, bien sûr, mais moi-même je suis allemand et j\u2019ai des collègues belges, états-uniens, français, etc.Parfois, nous recrutons parmi nos anciens doctorants après qu\u2019ils sont allés faire leur postdoc ailleurs.Notre seul critère, c\u2019est l\u2019excellence.» Une excellence qui paie, puisque, tout au long de son histoire, l\u2019IRCM a fait des découvertes fondamentales, notamment dans le domaine des cellules souches de moelle osseuse, en immunologie, dans le traitement du cholestérol, de l\u2019hypertension, pour n\u2019en citer que quelques-unes.Renseignements sur le site : http://www.ircm.qc.ca.Collaboratrice Le Devoir PEDRO RUIZ LE DEVOIR Les chercheurs de l\u2019Institut de recherches cliniques de Montréal excellent en recherche fondamentale, secteur qui demeure à l\u2019avant-scène de l\u2019innovation.U 0) ¦D DU DOCTORAT AU MARCHÉ DE L\u2019EMPLOI Séminaires d\u2019insertion professionneiie pour les doctorants et postdoctorants de l\u2019Université de Montréai.Des formations qui faciiitent i\u2019intégration en entreprise.Faire valoir sa contribution au sein de l\u2019entreprise Mettre à profit les médias sociaux et susciter des occasions d\u2019affaires Comprendre les rouages de la gestion de projet Savoir faire rayonner dans les médias ses résultats de recherche et ceux de son employeur Une raison de plus de faire ses études doctorales chez nous.fesp.umontreai.ca Université nn de Montréal 991805 H 6 LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE NOVEMBRE 2012 AGENCE UNIVERSITAIRE DE LA FRANCOPHONIE « La mobilité des étudiants et des chercheurs est au centre de notre activité » L\u2019AUF distribue annuellement près de 3000 bourses d\u2019études L\u2019Agence universitaire de la Francophonie est présente sur tous les continents, dans 98 pays.Cette présence mondiale permet à des milliers d\u2019étudiants d\u2019obtenir des bourses afin de parfaire leur parcours universitaire.Petit tour de ce vaste organisme en compagnie de Pierre Noreau.MARIE-HÉLÈNE ALARIE Pierre Noreau est le vice-recteur à la programmation et au développement de l\u2019Agence universitaire de la Francophonie (AUF), ainsi que le directeur du Bureau des Amériques.Quand on lui demande de préciser le rôle exact de l\u2019AUF, il affirme: «C\u2019est un regroupement, une association d\u2019universités qui actuellement regroupe 790 établissements dans 98 pays.Ces établissements sont tous francophones, sinon ils utilisent particulièrement le français, et leur activité scientifique ou universitaire est suffisamment importante pour qu\u2019ils puissent se joindre à l\u2019agence.» L\u2019essentiel des activités et des objectifs de l\u2019AUF tourne autour de la coopération entre les universités du Nord et du Sud.Le but visé est que, dans les milieux universitaires, et cela, peu importe leur localisation géographique, on favorise le renforcement des établissements universitaires, l\u2019enrichissement des programmes, la multiplication des offres de forma- SOURCE ACFAS Le vice-recteur à la programmation et au développement de l\u2019Agence universitaire de la Francophonie, Pierre Noreau tion ainsi que le développement de la recherche et de la coopération scientifique entre les chercheurs du Nord et du Sud.Mobilité «La mobilité des étudiants et également la mobilité des chercheurs sont au centre de notre activité», explique Pierre Noreau.Cette mobilité est possible grâce à des bourses.Ce qui est important, c\u2019est ce que font les étudiants qui voyagent: ils vont vers d\u2019autres pays et peuvent avoir alors accès à des formations qui ne sont pas présentes dans leur propre pays ou encore à des expériences scientifiques ayant lieu dans un contexte culturel et intellectuel qui enrichit leur formation.Ces bourses servent généralement à la mobilité des étudiants du Sud: «On parle ici d\u2019un Sud étendu, on parle également de l\u2019Europe de l\u2019Est et centrale et de l\u2019Amérique latine.On continue à dire \u201cle Sud\u201dparce que, longtemps, on a été présent en Afrique et en Asie du Sud-Ouest, notre Sud s\u2019est considérablement élargi», précise Pierre Noreau.Le but de l\u2019AUF est de permettre aux étudiants de ces pays, dont les structures universitaires sont parfois fragiles, en émergence ou en croissance, de terminer leur formation, souvent au niveau de la maîtrise, mais plus souvent encore au niveau du doctorat.Cette formation est souvent difficile à obtenir dans leur pays.Financement Le financement de ces bourses passe par le budget de l\u2019AUF.«Ce dont on s\u2019assure, c\u2019est que les étudiants aient les moyens de vivre d\u2019une façon correcte dans les pays où ils poursuivent leur formation.Les bourses sont établies à partir de barèmes qui varient en fonction des pays.Pour l\u2019essentiel, ce système ressemble au système de prêts et bourses québécois», explique Pierre Noreau.Chaque année, l\u2019AUF distribue autour de 1600 à 1700 bourses à des étudiants qui voyagent, et on réserve 1200 bourses qui sont offertes à des étudiants qui suivent une formation à distance.Ces formations à distance représentent peut-être la solution de l\u2019avenir: «Ces bourses ont été créées pour des étudiants qui n\u2019auraient pas la disponibilité nécessaire pour, par exemple, passer huit mois à l\u2019étranger.Ceux-ci préjerent la formation à distance», ajoute Pierre Noreau.L\u2019AUF offre près de 80 formations au niveau de la maîtrise, qui toutes peuvent mener à un diplôme.L\u2019avantage n\u2019est pas seulement d\u2019aller chercher une formation à l\u2019étranger, mais c\u2019est aussi d\u2019aller à la rencontre d\u2019une autre tradition universitaire qui vient enrichir l\u2019expérience de ces étudiants.C\u2019est vrai quand on parle de déplacement, mais c\u2019est aussi vrai pour la formation à distance.Interventions locales De plus en plus, l\u2019AUF cible des étudiants de type particulier: ils sont déjà professeurs dans GENIE APPLIQUE PARCE QUE LA PROFESSION ÉVOLUE L'ÉTS propose une structure souple convenanttantauxchercheurs qu'aux professionnels en exercice.Les crédits obtenus à l'issue d'un programme court peuvent être emboîtés dans un DESS, et les crédits de celui-ci peuvent à leur tour être inclus dans un programme de maîtrise.Doctorat : deux profils (90 crédits) Recherche appliquée Innovation industrielle Maîtrises avec mémoire (45 crédits) Un volet scolarité allégé Un volet recherche renforcé Maîtrises sans mémoire (45 crédits) Cours techniques et cours de gestion -r un projet Diplômes d'études supérieures spécialisées (30 crédits) De 5 à 8 cours -r un projet Programmes courts (15 crédits) 5 cours sur un thème donné Pour connaître nos programmes et leurs caractéristiques, visitez le www.etsmtl.ca/cyclessuperieurs 1 PEDRO RUIZ LE DEVOIR L\u2019agence veut s\u2019assurer que les étudiants reviennent dans leur pays avec une formation qui leur permet d\u2019être vite embauchés et d\u2019avoir un rôle comme acteurs du développement de leur pays.leur pays, mais ils n\u2019ont pas eu la possibilité de terminer leur doctorat ou même de l\u2019entreprendre.«On favorise cette approche afin que les étudiants soient à jour dans leur domaine et ainsi puissent participer aux réseaux de recherche internationaux», dira M.Noreau.L\u2019AUF est présente dans tous les secteurs.Toutefois, l\u2019agence a des préoccupations particulières pour les secteurs qui sont liés aux besoins des sociétés dans lesquelles les étudiants se trouvent: «Par exemple, c\u2019est facile, dans plusieurs pays du Sud, de se former en lettres, beaucoup d\u2019étudiants sont dans ce domaine et pas suffisamment dans les secteurs de la santé ou des sciences sociales, ou de l\u2019ingénierie.Ce sont des secteurs où les besoins sont extraordinaires, mais où les offres de formation ne sont pas toujours au rendez-vous.» De cette façon, on peut à la fois s\u2019assurer que les étudiants reviennent dans leur pays avec une formation qui leur permet d\u2019être vite embauchés et aussi d\u2019avoir un rôle structurant comme acteurs du développement de leur pays.L\u2019AUF tente maintenant d\u2019établir des relations stables avec les universités participantes.On a un peu changé les façons de faire, contrairement à une époque où on privilégiait les projets individuels de chacun des étudiants.«Aujourd\u2019hui, nos étudiants proviennent d\u2019universités précises et vont vers une université précise, là où on sait qu\u2019ils seront accueillis par des professeurs qui se connaissent d\u2019une université à l\u2019autre, parce que des liens y ont été tissés depuis longtemps entre les départements et les facultés.» Ainsi, la roue tourne, puisque les étudiants contribuent eux aussi à renforcer la collaboration et la stabilisation des relations entre les universités.Collaboratrice Le Devoir f I isf ^ PORTES OUVERTES Le samedi 10 novembre 2012 et le mardi 5 février 2013 Bourses d\u2019entrée et soutien financier disponibles Exploitez vos talents dans l\u2019un de nos 320 programmes d\u2019études aux 3 cycles axés sur la pratique et l\u2019exploration.^arts ^communication ^éducation ^ gestion ^science poiitique et droit ^ sciences ^sciences humaines os CHOISIR L\u2019effet UQAM Université du Québec à Montréal L'ÉTS est une constituante du réseau de l'Université du Québec École de technologie Le génie pour l'industrie supérieure 991805 "]
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