Le devoir, 16 octobre 2012, Cahier A
[" Ontario : le premier ministre McGuinty démissionne Page A 2 Occupons Montréai, un an plus tard Page A 4 www.ledevoir.corn ^ LE DEVOIR Vol.C I I I N» 2 3 4 LE DEVOIR, LE MARDI 16 OCTOBRE 2012 1,09$ TAXES =\t1,25$ Commission Charbonneau Zambito se sentait obligé d\u2019obéir au « système » L\u2019ex-entrepreneur cible le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, et un v.-p.de Loto-Québec, Pierre Bibeau KATHLEEN LEVESQUE Ly ex-entrepreneur Lino Zambito a repoussé un ' peu plus loin lundi les limites de l\u2019indication que pouvaient provoquer ses déclarations incriminantes lancées depuis deux semaines.Devant la commission Charbonneau, il a tiré une nouvelle salve, cette fois en direction, entre autres, du maire de Laval, Gilles Vaillancorut, d\u2019im vice-président de Loto-Québec et ex-organisateru libéral, Pierre Bi- beau, ainsi que des firmes de génie-conseil au centre d\u2019un système où s\u2019entremêlent collusion et financement des partis politiques.Lino Zambito n\u2019a épargné personne, lui le premier.«J\u2019ai pas été un ange.J\u2019ai truqué des contrats.J\u2019ai Jînancé des partis politiques.J\u2019ai corrompu des fonctionnaires, mais le système était fait d\u2019une façon que si je voulais travailler, que ça soit à Laval, Montréal, sur la Rive-Nord ou le ministère, j\u2019avais pas le choix d\u2019agir ainsi», a soutenu l\u2019ex-dirigeant de l\u2019en- treprise Infrabec aujorud\u2019hui en faillite.Ainsi, il a décrit im système de collusion sru le territoire de Laval où neuf entrepreneurs se seraient réparti les contrats à tour de rôle.Le maire Vaillancourt serait Tun des grands bénéficiaires.Selon M.Zambito, les entreprenerus savaient que Gilles Vaillancourt empochait une ristorune de 2,5% de la valeur des contrats d\u2019infrastructures.VOIR PAGE A 8 : ZAMBITO Lire aussi > La Viiie de Lavai songe maintenant à participer aux travaux de la Commission.Page A 3 Bibeau reproche à Zambito de lui avoir causé un tort «inestimable».Page A 3 Matricule 728 : des accusations sans valeur ?BRIAN MYLES Le malaise grandit à propos de l\u2019intervention controversée de la policière Stéfanie Trudeau, au point de compromettre la viabilité des accusations criminelles portées contre Serge Lavoie, Rudi Ochietti, Simon Pagé et Karen Molina.Aucune accusation n\u2019a été autorisée contre les quatre compagnons d\u2019infortune, la Couronne n\u2019ayant pas toutes les pièces du puzzle en main.Les dossiers sont toujorus à l\u2019étude.Mais, poru l\u2019herue, ils sont tous passibles de porusuites criminelles.Les quatre citoyens arrêtés par «Matricule 728» ont retenu les services d\u2019un criminaliste chevronné, Raphael Schachter, dans l\u2019espoir de faire tomber les accusations avant même de mettre les pieds à la coru municipale.Karen Molina ne comprend toujorus pas les raisons de son arrestation poru entrave au travail des policiers.La jeune femme, que la policière Trudeau dépeint comme «une Plateaunienne de nowhere» dans sa diatribe, a simplement filmé l\u2019arrestation de Serge Lavoie.M\u201c® Molina passait dans l\u2019avenue Papineau, le 2 octobre, lorsqu\u2019elle a été alertée par les cris de MM.Lavoie, Pagé et Ochietti, trois artistes qu\u2019elle VOIR PAGE A 8 : ACCUSATIONS Lire aussi > La chronique de Fabien Degiise : Le goudron et les plumes Page A 4 idées > Que devient ie SPVM après la police de quartier?Page A 7 Aujourd\u2019hui A Économie > L\u2019endettement des Canadiens franchit le seuil psychologique des 160% du revenu disponible.Page B1 Belgique > Coup de semonce des indépendantistes flamands.Page B 5 Avis légaux.B 4 Décès.B 6 Météo.A4 Mots croisés.B 2 Petites annonces.B 6 7 .^\u2014- \u201e\tSudoku.B 5 Non-ingérence et NON-INDIFFÉRENCE Hollande revient à la position traditionnelle de la France CHRISTIAN RIOUX Correspondant à Paris \\ A l\u2019occasion de la première visite en France de Pauline Marois comme première ministre, le président socialiste François Hollande a annoncé, au sortir de l\u2019Elysée, que son pays revenait à la formule qui réglait depuis trois décennies les relations entre Québec et Paris : celle de la «non-ingérence et non-indifférence».Fait exceptionnel, pour marquer le coup, le président est venu l\u2019expliquer lui-même, devant la presse québécoise dans la cour de l\u2019Elysée aux côtés de Pauline Marois.«Ça fait 30 ans que cette formule existe, elle a été portée par tous les gouvernements successivement, donc cette formule prévaut encore aujourd\u2019hui», a déclaré François Hollande.«Moi, je suis pour la continuité», précise-t-il.C\u2019est son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, qui avait pris l\u2019initiative, en 2008, de rompre avec cette politique formulée par l\u2019ancien ministre gaulliste Alain Peyrefitte et mise en place dès BERTRAND LANGLOIS AGENCE ERANCE-PRESSE Le président français, François Hollande, accueillant la première minisfre du Québec, Pauline Marois, dans la cour de l\u2019Elysée, lundi, avant leur enfretien sur l\u2019avenir de la coopération enfre la France et le Québec.VOIR PAGE 8 : HOLLANDE Lire aussi > L\u2019éditoriai de Bernard Descôteaux Pertes et gains Page A 6 Traiter le golfe du Saint-Laurent comme un sanctuaire L\u2019écologiste David Suzuki met en garde le Québec contre la tentation pétrolière ALEXANDRE SHIELDS Ly écologiste David Suzuki a sa-' lué lundi les premiers gestes effectués par le Parti québécois en matière environnementale depuis son élection.H met toutefois en garde les péquistes contre la tentation de lancer le Québec sur la voie de l\u2019exploitation pétrolière, particulièrement dans le golfe du Saint-Laurent.«Le Québec ne devrait pas aller de l\u2019avant.Le golfe du Saint-Laurent devrait être considéré comme un sanctuaire.C\u2019est un élément culturel et historique central dans l\u2019histoire du Québec.Plusieurs personnes dépendent des pêcheries et du tourisme liés au Saint-Laurent.Et maintenant, on voudrait risquer tout cet écosystème pour quelques années de pétrole ?», a-t-il fait valoir au cours d\u2019une rencontre avec Le Devoir.«Le problème est que les politiciens voient le monde comme s\u2019il s\u2019agissait de compartiments séparés, a ajouté M.Suzuki.Il y a l\u2019environnement, il y a l\u2019économie, il y a la santé, etc.Mais on ne peut agir ainsi, spécialement lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019énergie fossile.Il faut prendre en compte tous les élément^.» Il cite en exemple l\u2019Equateur, un pays qui a décidé de lancer une initiative internationale afin de bloquer tout développement pétrolier dans l\u2019immense parc national Ya-suni, où des réserves estimées à 850 millions de barils d\u2019or noir ont été découvertes.«C\u2019est un pays pauvre, et ils vont laisser plusieurs VOIR PAGE A 8 : SUZUKI JACQUES NADEAU LE DEVOIR David Suzuki lors de son entretien avec Le Devoir, lundi : « Les politiciens voient le monde comme s\u2019il s\u2019agissait de compartiments séparés.» La G r a n d e BRADERIE* ^Q]3EQuébécoise 18-19-20-21 OCTOBRE Marché Bonsecours (Vieux-Montréal) Avec plus de 100 designers participants! Des prix réduits jusqu \u2019à 80.Production /tmù t/p St Suivez-nous sur Ne manquez pas l\u2019événement MODE et magasinage le plus attendu de la saisoni WWWibr3d6ri6d6m0d6C|U6b6C0iS6.C0ITI ÜOU LOU jDurnatmelro.com 77831302830042 A 2 LE DEVOIR, LE MARDI 16 OCTOBRE 2012 ACTUALITES REFORME DE UASSURANCE-EMPLOI L\u2019opposition dit non à un « système à deux vitesses » MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa opposition réclamait de-' puis un mois que le gouvernement recule sur les changements pour les chômeurs qui travaillent en touchant de Tassurance-emploi.Mais les rectifications apportées récemment par Ottawa ne la satisfont pas, car elles créent, selon elle, un système à deux vitesses qui cause une confusion inutile.La ministre des Ressources humaines, Diane Finley, a annoncé il y a dix jours qu\u2019elle permettrait à certains chômeurs de continuer à toucher au même seuil qu\u2019avant un salaire gagné en marge de leurs prestations d\u2019assurance-emploi.«C\u2019est un système à deux vitesses où on laisse de côté une partie de la population», a déploré lundi la néodémocrate Anne-Marie Day.Une opinion partagée par le libéral Marc Garneau, qui accuse M™® Finley de «jouer avec les détails, et c\u2019est ça qui n\u2019est pas honnête».L\u2019opposition souhaiterait que le gouvernement recule carrément, pour tous.«Si on peut choisir le régime qu\u2019on avait avant, pourquoi on ne remet pas le régime qu\u2019on avait avant?», a demandé M™® Day, jugeant le système hybride mis en place par les conservateurs «compliqué».En vertu du projet-pilote «Travail pendant une période de prestations», un prestataire pouvait, sans pénalité, gagner le plus haut des deux montants suivants: 75$ ou l\u2019équivalent de 40% de ses prestations.La ministre Diane Finley Une fois l\u2019un de ces plafonds atteints, l\u2019argent gagné était retranché des prestations.Mais début août, Ottawa a modifié les modalités en imposant maintenant à tout prestataire de ne conserver que 50% du revenu gagné.Le vendredi 5 octobre dernier \u2014 à la veille d\u2019une semaine de relâche parlementaire \u2014, la ministre Finley a précisé par communiqué que les prestataires qui ont travaillé en marge de leur chômage dans la dernière année pourront finalement, à compter de janvier 2013, réclamer de retrouver l\u2019ancien système de calcul, et ce, jusqu\u2019à la fin du projet-pilote en 2015.(Les prestataires auront cependant été soumis aux nouvelles règles sans exception du mois d\u2019août dernier à janvier, le temps de permettre à Service Canada de s\u2019adapter, explique-t-on au bureau de la ministre).«Nous avons fait des changements pour aider des gens qui ont reçu des prestations et travaillé l\u2019année passée, pour qu\u2019ils puissent faire une transition vers le nouveau programme», a expliqué M™® Finley aux Communes lundi.Une période d\u2019adaptation «pour ceux qui ont vu une différence cette année par rapport à ce qu\u2019ils ont gagné l\u2019année dernière», a concédé sa directrice des communications, Alyson Queen, venant ainsi confirmer la véracité des inquiétudes de l\u2019opposition de voir les moins bien nantis pénalisés par les changements.Le Devoir ONU Femmes Canada reste coi sur Rona Ambrose HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa La ministre de la Condition féminine et pro-vie, Rona Ambrose, a-t-elle vraiment reçu un prix d\u2019ONU Femmes Canada ?Le doute plane alors que le groupe onusien refuse de confirmer ou infirmer l\u2019honneur qui aurait été décerné à la ministre de Stephen Harper.«La seule personne habilitée à parler au nom d\u2019ONU Femmes Canada est Aimas Ji-wani [la présidente] et elle n\u2019est pas disponible pour faire des commentaires», a indiqué une des personnes dans son entourage.La semaine dernière, la ministre Rona Ambrose avait révélé qu\u2019elle avait été choisie pour recevoir le prix annuel du groupe en raison de ses ef- forts pour faire désigner le 11 octobre Journée internationale des filles.Mais voilà: Mm® Ambrose ayant appuyé la motion M-312 rouvrant ainsi le débat sur Favortement, toute la communauté féministe canadienne demande sa démission.Selon nos informations.Mm® Ambrose a été avertie le 18 juin par lettre qu\u2019elle recevrait ce prix.Le vote sur la motion M-312 a eu lieu fin septembre.Dans le passé, le prix ONU Femmes Canada a été décerné la première semaine d\u2019octobre.On ignore pourquoi il ne l\u2019aurait pas encore été cette année.«La ministre [.] a hâte de le recevoir au nom de tous les Canadiens une fois qu\u2019une cérémonie officielle aura été prévue», indique son bureau.Le Devoir Congédié?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 \u20194 Tl m HARRY FOSTER Le Musée des civilisations du Canada, sur la rive nord de la rivière des Outaouais, à Gatineau MUSÉE DES CIVILISATIONS DU CANADA Finies les civilisations, place à riiistoire canadienne HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Le ministre fédéral du Patrimoine, James Moore, annoncera ce matin que le Musée canadien des civilisations de Gatineau sera rebaptisé en vue des célébrations du 150® anniversaire du Canada.Si quelques voix crient au révisionnisme conservateur, le monde muséal accueille plutôt bien la nouvelle.«L\u2019Association des musées canadiens est très heureuse de l\u2019annonce», indique la directrice des affaires publiques, Audrey Vermette.«Cela confirme leur statut en tant que gardien de notre patrimoine national et cela évitera la confusion avec le Musée de LA civilisation à Québec.» Ce matin, M.Moores devrait annoncer que l\u2019institution sise sur les rives de la rivière des Outaouais sera renommée Musée d\u2019histoire du Canada ou Musée canadien de l\u2019histoire.L\u2019idée est d\u2019insister sur le rôle de promoteur de l\u2019histoire d\u2019ici alors que le pays s\u2019apprête à célébrer, en 2017, ses 150 années d\u2019existence constitutionnelle.Cette nouvelle, éventée par le Globe and Mail cette fin de semaine, a suscité quelques réactions négatives.C\u2019est le cas d\u2019Eric Langlois, professeur de muséologie et de patrimoine à l\u2019Université du Québec en Outaouais.«Ce n\u2019est pas seulement un changement de nom, c\u2019en est d\u2019un d\u2019orientation du musée.C\u2019est tendan- cieux», croit-il.Il craint que ce ne soit une façon de plus d\u2019insister sur l\u2019histoire militaire, britannique et monarchique du Canada, avec petit rappel de la guerre de 1812 au passage.« Cela va en outre remettre de l\u2019huile sur le feu des disparités de visions entre le Québec et le reste du pays», dit-il.Les partis d\u2019opposition à la Chambre des communes ont été prompts à articuler les mêmes critiques.« On insiste beaucoup sur la militarisation et la monarchisation et je suis inquiet de ce qui va se produire dans ce musée-là», a lancé Pierre Nantel, du NPD.«Abso- « Cela va en outre remettre de l\u2019huile sur le feu des disparités de visions entre le Québec et le reste du pays» lument ridicule», renchérit le libéral Marc Garneau en faisant valoir qu\u2019un changement de nom coûtera cher en papier à en-tête, logo, matériel promotionnel et indications routières à modifier.D\u2019autres professeurs mettent toutefois en garde contre la critique trop rapide.Diane Pacom, qui est professeure en sociologie, spécialisée dans la culture et les arts, à l\u2019Université d\u2019Ottawa, rappelle que les musées sont de facto des miroirs de la société et changent selon les époques.« Un musée n\u2019est pas un objet coulé dans le ciment.Si on regarde l\u2019histoire de ce musée en particulier, il a changé de contenu, il a changé d\u2019image, il a changé de mission plusieurs fois.» Ce musée, qui a vu le jour à Montréal en 1832 en tant que Commission géologique, s\u2019appelait Musée de l\u2019Homme avant sa relance de 1986.Mm® Pacom rappelle que les principes directeurs du Musée canadien des civilisations stipulent qu\u2019il est V« établissement national responsable de préserver et de promouvoir le patrimoine du Canada, et de contribuer à la mémoire collective et au sentiment d\u2019identité de l\u2019ensemble des Canadiens».Il n\u2019y a donc pas d\u2019incohérence avec le nouveau nom que l\u2019on veut lui donner.«C\u2019est sûr qu\u2019avec le gouvernement conservateur, la dimension nationale et patriotique va prendre le dessus», mais elle rappelle que les musées génèrent toujours ce genre de débat sur la représentation que se fait une société d\u2019elle-même.Yves Bergeron, professeur de muséologie à l\u2019UQAM, n\u2019est pas étonné non plus.« Un changement de nom ne change pas nécessairement la nature du musée», dit-il en rappelant le cas du Musée du Québec devenu Musée national des beaux-arts sans que sa mission en ait été modifiée.C\u2019est dans cinq ou sept ans que l\u2019on verra si des changements ont vraiment lieu dans le contenu, conclut-il, car les expositions se préparent de longue date.Le Devoir Gaz de schiste au Nouveau-Brunswick deux rapports, deux conclusions KEVIN BISSETT à Fredericton Les infrastructures et les lois néo-bruns-wickoises ne permettent pas d\u2019assurer que la santé publique soit protégée en cas d\u2019essor de la filière énergétique du gaz de schiste dans la province, déclare la responsable provinciale de la santé publique dans un rapport publié lundi.Dans son étude, la D*^® Eilish Cleary présente trente recommandations visant à combler ce qu\u2019elle estime être un manque de recherche scientifique sur les effets des gaz de schiste sur la population.Ce rapport vient contredire une autre étude également publiée lundi par un biologiste de l\u2019Université de Moncton, Louis LaPierre, qui propose plutôt de donner le feu vert à l\u2019exploitation de la ressource sur trois sites expérimentaux.Dans son rapport, la D*^® Cleary détaille les avantages potentiels qu\u2019un secteur des gaz de schiste en pleine croissance pourrait offrir à la province, comme upe augmentation de l\u2019emploi et des revenus de l\u2019État, mais met également en garde contre les impacts environnementaux potentiels, comme la pollution de l\u2019air et de l\u2019eau, ainsi que le développement effréné.M™® Cleary doit tenir une conférence de presse mardi pour discuter de son rapport.Le gouvernement progressiste-conservateur avait tout d\u2019abord annoncé, plus tôt ce mois-ci, que le document ne serait pas publié, puisque celui-ci était considéré comme confidentiel et représentait des «conseils ministériels».De son côté, le professeur LaPierre souhaite que quatre universités \u2014 l\u2019Université Mount Allison, l\u2019Université du Nouveau-Brunswick, l\u2019Université St.Thomas et sa propre institution, Moncton \u2014 travaillent de concert pour mettre sur pied un institut de recherche qui recueillerait de l\u2019information sur l\u2019industrie des gaz de schiste.La Presse canadienne ONTARIO Démission-surprise du premier ministre McGuinty Toronto \u2014 Le premier ministre ontarien, Dalton McGuinty, a créé la surprise, lundi, en annonçant qu\u2019il avait prorogé le Parlement et qu\u2019il démissionnait en tant que chef du Parti libéral provincial.M.McGuinty a fait état de ces deux décisions lors d\u2019une réunion d\u2019urgence du caucus libéral après que son gouvernement eut fait face à une deuxième motion de défiance en lien avec l\u2019annulation de la construction de deux centrales électriques, au coût de plusieurs centaines de millions de dollars.Selon lui, les chances sont particulièrement minces d\u2019obtenir le gel des salaires de 481000 employés du secteur public dont son gouvernement minoritaire a besoin pour réduire le déficit de 14,4 milliards de dollars puisque les partis d\u2019opposition y sont opposés.Il a ainsi décidé de suspendre les travaux parlementaires pour favoriser les négociations.Selon M.McGuinty, la prorogation permettra au gouvernement de découvrir ce que réclament exactement les partis d\u2019opposition pour appuyer le plan libéral.«J\u2019ai rencontré le lieutenant-gouverneur plus tôt aujourd\u2019hui et je lui ai demandé de proroger la Chambre pour que nous puissions poursuivre les discussions et explorer les avenues offertes, d\u2019une façon qui nous libère de la rancœur qui a, malheureusement, trop souvent empoisonné notre législature ces derniers temps.» Après 16 ans comme chef libéral et neuf ans à la tête du gouvernement, et surtout après avoir été mis à mal dans le cadre d\u2019une série de scandales impliquant entre autres des véhicules médicaux aériens, M.McGuinty a également déclaré qu\u2019il était temps d\u2019avoir du sang neuf.n n\u2019y a pas de successeur évident pour M.McGuinty, mais les noms souvent mentionnés comme candidats potentiels au leadership comprennent celui de la ministre du Logement, Katheleen Wynne, du ministre des Finances, Dwight,Duncan, et du ministre de l\u2019Énergie, Chris Bentley.La Presse canadienne McGuinty à la direction du PLC ?Ottawa \u2014 Dalton McGuinty s\u2019apprête-t-il à faire le saut dans l\u2019arène fédérale ?Avec l\u2019annonce-surprise de sa démission de son poste de premier ministre de l\u2019Ontario, M.McGuinty est soudainement libre de se présenter à la course à la direction du Parti libéral fédéral, s\u2019il en fait le choix.Dans ce cas, il disposerait déjà d\u2019une équipe de campagne.Au cours du dernier mois, une simulation de campagne a été préparée pour le persuader de se mesurer à Justin Trudeau, l\u2019un des autres candidats à la direction du Parti libéral du Canada (PLC).M.McGuinty n\u2019a pas encore décidé s\u2019il effectuerait le plongeon, mais certains de ses proches affirment qu\u2019ü est vraiment sous pression.Votre magazine d\u2019information juridique LE DROIT DE SAVOIR Ce soir : Liberté d\u2019expression et diffamation Tous les mardis 20 h COPRODUCTION Barreau o Québec A Télé-Québec SUR LES ONDES DE J canal SAVOIR POUR TOUT SAVOIR WWW.CANALSAVOIR.TV PARTENAIRES MEDIAS LE DEVOIR Radio- Montreal LE DEVOIR, LE MARDI 16 OCTOBRE 2012 A 3 ACTUALITES La politique fantôme O Michel David La communauté anglo-montréalaise s\u2019est insurgée à bon droit de l\u2019initiative de cet employé de la STM qui avait posé sur la vitre de son guichet une affichette proclamant: «Au Québec, c\u2019est en français que ça se passe!» Dans la mesure où l\u2019on n\u2019exigeait pas de lui qu\u2019il sache parler anglais ou toute autre langue que le français, il ne lui appartenait pas d\u2019interpréter la façon dont la Charte de la langue française devrait être appliquée dans le métro.Il tombe sous le sens qu\u2019un employé de la STM doit s\u2019abstenir de toute discrimination, mais cette affirmation de principe ne précise en rien jusqu\u2019où doit aller concrètement le droit à des services bilingues dans une ville où la francisation des immigrants demeure problématique.Aussi aberrant que cela puisse paraître, la plus grande ville française en Amérique du Nord n\u2019a pas de politique linguistique officielle.La loi 170 sur les fusions municipales, adoptée en décembre 2000, avait confirmé le statut français de Montréal, mais il restait à préciser quelle place serait faite à l\u2019anglais, qui était désormais la langue maternelle de 17 % des Montréalais, sans parler de tous ceux qui l\u2019avaient adoptée.L\u2019administration du maire Tremblay marchait sur des œufs.Les anciennes municipalités de l\u2019ouest de l\u2019île ayant voté massivement pour son parti en novembre 2001, le syndicat des professionnels municipaux et les poupes nationalistes craignaient une bilin^isation systématique de la métropole.La ministre responsable de la loi 101 dans le gouvernement Landry, Diane Lemieux, avait averti qu\u2019elle serait vigilante.Après la victoire libérale d\u2019avril 2003 et les référendums sur les défusions, le projet de politique linguistique a pris le chemin des oubliettes.Lors de la campagne Entre la\tmunicipale de 2009, le Mou- vement Montréal français courtoisie et la s\u2019est enquis de la situation , ,\tauprès de chaque candidat à complaisance la mairie.Réponse de M.Tremblay : «La politique linguistique de la Ville de Mont-limite n\u2019est\tcours de prépara- tion [.] La politique pour-pas toujours\trait être présentée au début du .\t_\tprochain mandat.» On l\u2019at- facile a fixer jejid toujours.Il est vrai que le maire a bien d\u2019autres chats à fouetter, mais il est clair que personne n\u2019a envie d\u2019ouvrir cette boîte de Pandore.Montréal n\u2019est pas un organisme reconnu comme bilingue par la loi 101, mais l\u2019histoire a un poids.Entre la courtoisie et la complaisance coupable, la limite n\u2019est pas toujours facile à fixer.Contre toute attente, le gouvernement Cha-rest a fait mine de réactiver le dossier en 2010.Pour faire mieux accepter la légalisation des écoles passerelles, le projet de loi 103 prévoyait d\u2019ajouter à la Charte de la langue française un nouveau chapitre intitulé «Les politiques linguistiques des organismes municipaux».On y stipulait que le gouvernement pouvait forcer une municipalité à «se doter d\u2019une politique relative à l\u2019emploi et à la qualité de la langue française dans ses activités» et à en faire périodiquement rapport à l\u2019Office québécois de la langue française.«En plus de préciser les moyens pris pour reconnaître à la langue française une place privilégiée dans ses activités, la politique linguistique d\u2019un organisme municipal doit bien marquer le fait que le français est la langue officielle du Québec, la langue normale et habituelle de l\u2019espace public, ainsi qu\u2019un instrument essentiel de cohésion sociale», ajoutait un autre article.Il était même prévu de modifier la Charte des droits et libertés de la personne pour y inclure l\u2019article suivant: «Les droits et libertés énoncés dans la présente Charte sont interprétés en tenant compte du fait que le français est la langue officielle du Québec et de l\u2019importance d\u2019en assurer la pérennité.» La communauté anglophone a très mal réagi, et ces dispositions ont disparu dans la version du projet de loi sm les écoles passerelles qui a finalement été adoptée.On n\u2019en a plus jamais entendu parler.coupable, la La semaine dernière, à Kinshasa, le nouveau ministre responsable de la métropole, Jean-François Lisée, a déclaré que le français était en perte de vitesse à Montréal et que «l\u2019évolution démographique laisse entrevoir un inéluctable déclin dans un proche avenir».Cmieusement, la première ministre Marois n\u2019a jamais évoqué la possibilité d\u2019inclure dans sa «nouvelle loi 101» l\u2019obligation pom les municipalités de se doter d\u2019une politique lin^istique.Ni de modifier la Charte des droits et libertés de la persoime pom renforcer le statut du français.Il y a pourtant là une belle occasion.Les libéraux refiisent catégoriquement d\u2019étendre la loi 101 au cégep, mais ils pourraient difficilement s\u2019opposer à des mesures qu\u2019ils ont eux-mêmes proposées dans un passé récent.Gérard Deltell a beau dire qu\u2019il faut cesser de voir l\u2019anglais comme la langue de Lord Durham, la CAQ ne voudra sans doute pas être en reste.mdavid@ledevoir.com ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, a de nouveau fait l\u2019objet de nouvelles révélations de la part de l\u2019ex-entrepreneur en construction, Lino Zambito à la commission Charbonneau.Commission Charbonneau Laval songe maintenant à participer aux travaux BRIAN MYLES Gilles Vaillancourt serait-il le «Monsieur 2,5 %» de Laval?Le maire est resté coi lundi à la suite des révélations de Lino Zambito, qui l\u2019a dépeint comme le principal opérateur d\u2019un système de collusion et de corruption dans l\u2019octroi des contrats.L\u2019attachée de presse du maire, Johanne Bournival, a fait savoir que M.Vaillancourt niait «catégoriquement» les allégatioi\\s de Lino Zambito et qu\u2019il était «hors de lui».À la lumière de ces nouvelles révélations.Laval envisage maintenant de demander un statut pour participer aux travaux de la Commission.«Il est très choqué par les propos de M.Zambito.Ce sont des propos mensongers.M.Vaillancourt n\u2019a jamais reçu de montants d\u2019argent de qui que ce soit pour l\u2019oçtroi des contrats à Laval», a-t-elle dit.À la reprise de son témoignage à la commission Charbonneau, Lino Zambito a affirmé qu\u2019un système «très bien structuré» était en place à Laval.Neuf entreprises évoluant «en circuit fermé» se partageaient l\u2019essentiel des contrats, en échange d\u2019une rétribution de 2,5% au maire lui-même.«A Laval, c\u2019était clair.C\u2019était une cote de 2,5 % que les entreprises donnaient au maire Vaillancourt par le biais d\u2019un intermédiaire», a dit M.Zambito.Cet intermédiaire serait Marc Gendron, l\u2019un des fondateurs de la firme de génie-conseil Gendron et Lefebvre, rachetée successivement par Tecsult et AECOM.M.Zambito a affirmé qu\u2019il avait remis, en 2003, 25000$ en argent comptant à Marc Gendron, après avoir obtenu le paiement d\u2019une somme de 280000$ pour des extras sur des travaux d\u2019eau (le contrat initial était de 1,8 à 2 millions).Le montant ne correspondait pas à la prime de 2,5%, car il s\u2019agissait plutôt d\u2019un paiement forfaitaire, c\u2019est-à-dire un pot-de-vin qui, à sa connaissance, était destiné à M.Vaillancomt.Avant d\u2019obtenir le contrat.Lino Zambito se plaignait des difficultés à percer le marché laval-lois, où les entreprenems qui soumissioimaient à Montréal, comme lui, n\u2019étaient pas les bienvenus.Il a rencontré Gilles Vaillancourt lors d\u2019un événe- ment public.Lors d\u2019une brève rencontre, le maire lui a personnellement assuré que «son tour» allait venir, en lui disant: «Ta job, ton contrat s\u2019en vient sous peu.Les gars vont te dire lequel.» M\u201c® Bomnival a nié que le maire ait pu tenir ces propos.Selon les informations fournies par M\u201c® Bournival, le contrat en question, pour des travaux d\u2019aqueduc sur le boulevard Clé-roux, a été octroyé en 1999, et non en 2003.Le contrat avait une valeur de 1,43 million (et non 1,8 à 2 millions) avec des extras payés de 420000$ (et non 280 000$).L\u2019opposition bondit Ces révélations ont fait bondir les partis d\u2019opposition pour une énième fois en quelques jours.Les révélations de Lino Zambito sur les mœurs politiques de Gilles Vaillancourt suivent une série de perquisitions de l\u2019Unité permanente anticorruption (UBAC) à l\u2019hôtel de ville et aux deux résidences du maire.LUPAC a aussi mené des perquisitions au siège social de cinq des huit compagnies citées par M.Zambito comme étant parties prenantes du stratagème de collusion.Il s\u2019agit de Construction Louisbourg, Poly-Excavation, Nepcon, MergadJ.Dufresne Asphalte.Selon Reynald Adams, candidat au poste de conseiller pour le Mouvement lavallois, M.Zambito a enfin «crevé un abcès» à Laval.« Chaque jour qu\u2019il témoigne, ça rend les rumeurs encore plus crédibles, et ça nous scandalise encore plus», a-t-il dit.Il espère que l\u2019UPAC pourra déposer des accusations, «le plus rapidement possible » contre les opérateurs du système de collusion.Robert Bordeleau, chef du Parti au service du citoyen (PSC), exige une intervention de Québec pour forcer le maire Vaillancourt à se retirer le temps que l\u2019UPAC termine son enquête.«Si ces allégations sont vraies, je trouve ça outrancier.M.Vaillancourt n\u2019a plus aucune légitimité», a-t-il dit.Le Devoir Bibeau reproche à Zambito de lui avoir causé un « tort inestimable » ANTOINE ROBITAILLE Après s\u2019être muré dans le silence une bonne partie de la journée, l\u2019ex-organisatem libéral et vice-président de Loto-Québec Pierre Bibeau a diffusé un communiqué, lundi soir, dans lequel il a tenu à «dénoncer vivement les allégations» formulées à son égard par Lino Zambito à la commission Charbonneau.En matinée, l\u2019ancien entreprenem avait notamment affirmé avoir versé 30000$ en argent comptant à M.Bibeau, en avril 2009, dans les locaux de Loto-Québec.Le don était fait en marge d\u2019un déjeuner de financement du Parti libéral du Qpébec présidé par l\u2019ex-ministre Line Beauchamp.A l\u2019époque, cette dernière était encore conjointe de M.Bibeau.Les deux se seraient séparés l\u2019année suivante.Les allégations de M.Zambito, déplore M.Bibeau dans son communiqué, lui auraient causé un «tort inestimable» à lui «ainsi qu\u2019à tous ceux qui sont pointés du doigt, sans autre forme de procès, dans ces affaires».Toutefois, M.Bibeau soutient avoir décidé, avec ses avocats.A\u2019«attendre le déroulement des interrogatoires et contre-interrogatoires avant d\u2019entreprendre» des démarches jmi-diques.Précisant qu\u2019il allait refuser toutes les demandes d\u2019entrevue, M.Bibeau s\u2019est dit «disponible pour rétablir les faits auprès de la commission Charbonneau et collaborer avec elle».En 2009, M.Bibeau ne détenait pas de certificat de sollicitation de la part du Directeur général des élections, selon ce qu\u2019a confirmé le porte-parole du PLQ, Michel Rochette.Par aillems, le fils de Pierre Bibeau, Alexandre Bibeau, a aussi été cité dans le témoignage de M.Zambito, il y a deux semaines.Ce dernier a soutenu qu\u2019en 2007 Pierre Bibeau avait appelé son fils, à l\u2019époque directeur de cabinet du ministre David Whissell, afin qu\u2019il calme les ardeurs d\u2019un membre de son entourage, Christian Côté, qui avait réclamé 50000$ à l\u2019ex-entrepreneur.M.Whissell a nié vigomeusement ces faits.Alexandre Bibeau travaille à la campagne à la chefferie de Philippe Couillard.Il ne serait qu\u2019un «militant bénévole», a tenu à spécifier l\u2019entomage de l\u2019ancien minisùe de la Santé, et non un des principaux organisateurs.Le compte Twitter d\u2019Alexandre Bibeau, @al_bib, semblait fermé, lundi.Quant à Line Beauchamp, elle était introuvable hier.«Je ne sais même pas si elle est au Québec», a soutenu une somce qui a été dans son entomage.M\u201c® Beauchamp a quitté la vie politique en mai quelques jours après que La Presse eut révélé qu\u2019un important membre de la mafia avait participé à l\u2019activité de financement d\u2019avril 2009.Le Devoir Des soupçons dès 1989 Ce n\u2019est pas la première fois que l\u2019ancien orga-nisatem libéral fait l\u2019objet d\u2019allégations de ce type.En 1992 des reportages du Devoir alléguaient que Pierre Bibeau, alors président de la Régie des installations olympiques avait usé de son influence pom favoriser des firmes d\u2019ingénierie et d\u2019architectme.Celles-ci, donatrices au PLQ, avaient obtenu la majorité des contrats de réalisation du Biodôme.M.Bibeau avait rejeté les accusations.En 1989, im militant de longue date du PLQ, l\u2019ingéniem Réal Deschênes, affirmait en entrevue à La Presse qu\u2019il y avait un mécanisme par lequel les contributems à la caisse du PLQ pouvaient s\u2019assmer d\u2019obtenir des contrats de construction d\u2019édifices publics.M.Deschênes rapportait que M.Bibeau, alors proche conseiller de Robert Bomassa, avait affirmé que c\u2019est « Tommy D\u2019Errico qui collait les shots pour les contrats».Trésorier du PLQ, M.D\u2019Errico avait démissionné en juin 1989 à la suite d\u2019allégations dans un dossier de dézonage agricole.SOUS-FINANCEMENT DU RESEAU UNIVERSITAIRE Le recteur de TUdeM entend raisonner Pierre Duchesne LISA-MARIE GERVAIS Le recteur de l\u2019Université de Montréal entend batailler ferme pour prouver au nouveau ministre de l\u2019Enseignement supérieur qu\u2019il y a bel et bien un sous-financement du réseau universitaire.Lors d\u2019une assemblée lundi midi, le recteur Guy Breton, ainsi que plusieurs membres de l\u2019administration, a déploré les déclarations du ministre Pierre Duchesne qui montrait son scepticisme sur le sujet.«Le sous-financement existe, et j\u2019ai l\u2019intention de me battre pour le faire réaliser aux autres», a dit M.Breton à des membres de la communauté universitaire.Selon lui, ceux qui remettent en doute le sous-financement mettent également en doute la nécessité de comparer les universités d\u2019ici avec le reste du Canada.«Le Québec ne vit pas sur une autre planète.La qualité de l\u2019enseignement est une chose relative et, comme toute chose relative, il faut la comparer pour bien la situer», a insisté M.Breton.Le sous-financement est une évidence, avance le recteur.Il en veut pour preuve une étude récente du Conseil des universités de l\u2019Qntario qui place le Québec au dernier rang Guy Breton Pierre Duchesne des provinces pour l\u2019investissement par étudiant.«Les Québécois investissent, tous revenus confondus, et je ne parle pas des droits de scolarité, 1000$ de moins par étudiant pondéré que la moyenne canadienne.Autrement dit, les universités québécoises disposent de 13 % de moins de ressources que la moyenne des universités canadiennes», a-t-il expliqué.Il a rappelé que la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec chiffre désormais à 620 millions le manque à gagner dans les budgets des universités et qu\u2019il y a près de dix ans, en 2003, cette même organisajion l\u2019évaluait à 375 millions.Le ministre de l\u2019Éducation de l\u2019époque, Sylvain Simard, avait confirmé ce montant et les étudiants «étaient d\u2019accord avec ce diagnostic», a soutenu le recteur.Rien que pour l\u2019UdeM, le sous-financement est de 110 millions sur un budget de 700 millions, poursuit-il.Guy Breton a interpellé le ministre de l\u2019Enseignement supérieur sur deux «inconnues», soit le montant de la compensation pour l\u2019annulation de la hausse des droits, qui n\u2019a toujours pas été annoncé, et l\u2019effet négatif de la baisse des inscriptions, notamment au dernier trimestre d\u2019été qui a connu une baisse de 330 inscriptions.«Je rappelle que la hausse des droits de scolarité sur cinq ans aurait rapporté à terme 35 millions à l\u2019Université de Montréal, soit 5% de son budget annuel, ce qui n\u2019est pas négligeable», a dit le recteur.Bien que le nombre d\u2019étudiants semble être en hausse au trimestre d\u2019automne, le recteur ne cache pas son inquiétude: l\u2019UdeM possède la dette accumulée la plus élevée du réseau universitaire québécois, soit 144 millions.Le Devoir A 4 LE DEVOIR LE MARDI 16 OCTOBRE 2012 ACTUALITES #CHRONIQUEFD Le goudron et les plumes * Fabien Deglise Lm odieux nourrit sou-^ vent l\u2019odieux, et encore plus quand on lui permet de passer par les espaces numériques.La semaine dernière, un internaute en a fait la démonstration en plaçant sur Facebook une photo de la résidence privée d\u2019une policière de Montréal, Stéfanie Trudeau, alors sur la sellette.L\u2019image était accompagnée de son adresse et d\u2019un appel à aller manifester devant chez elle.En gros.La colère est à l\u2019origine du geste fait paradoxalement par un professeur d\u2019éthique et de culture religieuse de Montréal, troublé, comme bien des citoyens, par les nouvelles frasques de cette représentante des forces de l\u2019ordre au matricule tristement célèbre: 728.Sa popularité est née au printemps dernier.Elle a fait la manchette sur YouTube pour avoir poivré des manifestants sans motif valable et de manière franchement belliqueuse.Au début de la semaine dernière, la femme a remis sa frustration et son caractère irascible dans la mire de l\u2019intérêt public.Comment?En faisant preuve sous l\u2019indiscrétion d\u2019un cellulaire d\u2019abus de pouvoir flagrant et d\u2019une incroyable poésie obscurantiste lors de l\u2019arrestation d\u2019une poignée de «gratteux de guitares» et de «platoniciens du nowhere».Ce sont ses mots.De la cause à l\u2019effet: la policière, à la ceinture de laquelle la présence d\u2019une arme laisse de plus en plus perplexe, s\u2019est retrouvée au cœur des conversations, dans la rue comme dans les nouveaux espaces de socialisation en ligne.Elle y a alimenté les commentaires caustiques, les blagues de plus ou moins bon goût et, finalement, quelques dérives, comme celle induite par ce prof d\u2019éthique Ç).L\u2019appel à la justice populaire qu\u2019il a lancé la semaine dernière a été rapidement retiré de la Toile, sous la pression des «oh», des «hiiii» et des «pas sûr».Son geste est néanmoins venu une nouvelle fois mettre en lumière la troublante facilité avec laquelle les univers numériques permettent aujourd\u2019hui aux humains de montrer du doigt les fâcheux, de se faire justice et surtout de déplacer, sur ces nouvelles places publiques, les frontières de nos Etats de droit, en les amenant à des endroits où, peut-être, il ne le faudrait pas.Le goudron et les plumes.symboles collants de cette justice laissée entre les mains d\u2019un petit groupe de citoyens gueulards et surtout de celui dans la gang capable de crier le plus fort, méritent de rester là d\u2019où ils vieiment: le passé.En mars 2011, une vedette du petit écran, Guy A Lepage pour le nommer, avait réveillé cette drôle de bête dans la foulée d\u2019une sombre histoire de harcèlement de vedettes sur le réseau Twitter.On rappelle les faits: un jeune au pseudonyme de Jeff Sabres insultait alors une jolie brochette de représentants de la colonie artistique.Lepage était du nombre.Excédé, il a fini par découvrir l\u2019identité de l\u2019ordurier numérique, l\u2019a diffusée sur son compte Twitter, avec sa date de naissance et son numéro de téléphone, avant de retirer le tout, se disant peut-être qu\u2019il était allé trop loin.L\u2019œil pour œil et la délation, surtout quand on se souvient où ils peuvent conduire l\u2019humanité, sont toujours plus agréables à dénoncer qu\u2019à alimenter.En France, un groupe qui partage l\u2019idéologie de l\u2019extrême droite semble d\u2019ailleurs l\u2019avoir oublié, en mettant sur le marché une application pour iPhone pour dénoncer les petites incivilités du quotidien d\u2019un simple mouvement de pouce sur l\u2019écran d\u2019un téléphone qui, dans ce cas de figure, devient par le fait même plus intelligent que son usager.Preuve: «Observer la loi», c\u2019est le nom de cette chose, invite les internautes à dénoncer les fumeurs qui en grillent une petite dans des lieux interdits, les femmes qui portent le voile intégral \u2014 une loi interdit ça en France \u2014, les automobilistes qui se garent comme des gougnafiers ou encore les voisins trop bruyants.Ces crimes sont géolocalisés puis cartogra-phiés avant d\u2019être livrés en pâture à tous les obsédés de la loi et de l\u2019ordre qui n\u2019espéraient rien de mieux du présent pour alimenter encore plus leur obsession et surtout pour l\u2019inscrire dans cette nouvelle réalité sociale numérique.Pour justifier le caractère citoyen de son projet, l\u2019homme derrière l\u2019outil de délation précise que les incivilités sont enregistrées, oui, mais pas de manière nominative, ni pour le délateur ni pour sa victime.Un détail pas très significatif dans ce tout mêlant délation, frustration, contrôle et vindicte publique à la sauce 2.0 et qui nous laisse parfois croire que le progrès, collectivement, peut finir par nous faire étrangement régresser.Sur Twitter: ©FabienDeglise PETER RAY LA PRESSE CANADIENNE Trois arrestations ont marqué iundi ie premier anniversaire d\u2019Occupons Montréai.Occupons Montréal a un an Le mouvement s\u2019est radicalisé, selon un sociologue JESSICA NADEAU Un an plus tard, le mouvement Occupons Montréal s\u2019est «radicalisé», avec des modes d\u2019action «plus confrontationnels » et une pensée «un peu moins fleur bleue», estime le sociologue Marcos Ancelovici.Ce professeur de l\u2019Université McGill, spécialiste des mouvements sociopolitiques et de la mondialisation, s\u2019est intéressé de près au mouvement qui a soulevé plus de mille villes à l\u2019automne dernier.Interrogé lundi, à l\u2019issue de la manifestation au centre-ville pour souligner le premier anniversaire d\u2019Oc-cupons Montréal, qui s\u2019est soldée par trois arrestations, Marcos Ancelovici affirme que le mouvement s\u2019est «aguerri» au cours de la dernière année.«A l\u2019automne dernier, ils étaient des amateurs.Ils n\u2019avaient pas prévu qu\u2019il y aurait autant de monde, ils n\u2019avaient pas du tout pensé à la façon dont ils allaient gérer tout cela.C\u2019était de l\u2019improvisation au jour le jour, avec le côté tout chaotique que cela suppose.» «Maintenant, cela fait un an qu\u2019ils sont dans des collectijs d\u2019art ou de médias.Ils ont été actif dans la grève étudiante.Ils sont donc beaucoup plus expérimentés, savent beaucoup mieux ce qu\u2019ils veulent et ils se sont aussi un petit peu radicalisés.» Selon lui, cette célébration du premier anniversaire traduit le désir de profiter du «momentum créé par les grèves étudiantes » pour essayer de relancer la mobilisation et de remettre au goût du jour les sujets qui étaient au cœur de leurs revendications l\u2019automne dernier.Cela s\u2019inscrit, selon lui, dans une mouvance mondiale pour coordonner les actions sur la scène internationale.«Occupons Montréal est essentiellement un mouvement non violent», dit un militant «On s\u2019en rend moins compte à Montréal, car nous ne sommes pas aussi affectés par la crise et plusieurs ont l\u2019impression, depuis les élections et l\u2019annulation [de la hausse] des frais de scolarité, que tout est réglé.Mais aux Etats-Unis, on tente de relancer Occupy pour influencer les élections et on voit, en Europe, une intensification du mouvement de protestation.» Si le mouvement Occupons Montréal bénéficie de la grève étudiante, celle-ci a également été alimentée par le mouvement de l\u2019automne dernier, créant un «cycle de protestation», dynamique propice à la création d\u2019espaces de mobilisation et à la réception des discours.Radicalisation du mouvement?« Cer-tainenjcnt pas », répond d\u2019emblée l\u2019activiste Eric Bouthillier, qui prenait part à la manifestation lundi, mais qui a quitté le mouvement justement en raison de son manque d\u2019action.«Il n\u2019y a pas juste un mouvement à l\u2019œuvre; on peut dire qu\u2019une graine d\u2019activisme est née.» Denis McCready, documentariste et militant de la première heure avec Occupons Montréal, n\u2019est pas non plus d\u2019accord avec le mot radicalisation.«Attention, Occupons Montréal est essentiellement un mouvement non violent, plaide-t-il.Nous avons assisté à un réveil citoyen [.] et aujourd\u2019hui, on voit des gens qui ont arrêté d\u2019avoir peur.» Pour lui, le camping urbain, c\u2019est bel et bien terminé.Mais il a néanmoins senti, lundi, le désir de ses anciens compagnons d\u2019armes de reprendre le combat, sous une autre forme.«Le mouvement d\u2019occupation, cette idée que le citoyen sorte et confronte les élus et les corporations, il faut que ça continue.La question, c\u2019est quelle forme cela doit-il prendre maintenant?» Le Devoir Contacts Votre partenaire pour assurer des communications de quaiité avec vos ciients.?\tLa firme par 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Demain Plu 16/8 Ave 13/7 Var 12/8 Paris Sol 15/7 Ave 11/5 Tokyo Sol 27/18 Sol 30/20 Sol 23/7 Sol 23/9 Sol 14/7 Var 16/11 Plu 12/9 Plu 13/9 Sol 19/17 Plu 21/20 Ce soir pemain 13/9 Ciel var Jeudi 17/9 Passages nuageux Vendredi 14/9 Averses pdp 60% Ce soir Demain 10/5 Ciel var Jeudi Vendredi 16/9 éOijt Faible pluie, w 13/9 Passages nuageux Passages nuageux Ce soir Demain Vendredi 13/7 Averses i pdp 40%.13/8 Ciel va 16/8 Averses i pdp 40%.Passages nuageux Soyez au courant du temps qu'il fera dans 14 jours.Consultez la tendance 14 jours.Météo Média ENQUETE SUR LA MORT DE JULIE SURPRENANT Le meurtre restera non élucidé MARIE-ANDREE CHOUINARD Tout indique que le criminel Richard Bouillon a été mêlé au meurtre de Julie Sur-prenauL disparue en 1999, mais puisque nul n\u2019a recueilli ses confessions, même s\u2019il semblait disposé à les livrer, «il a emporté ses derniers secrets avec lui» à sa mort en 2006.C\u2019est la conclusion décevante, pour le père de la victime à tout le moins, à laquelle la coroner Catherine Rudel-Tessier est arrivée dans son rapport dévoilé lundi.11 confirme que Julie Surprenant, dont la dépouille ne lut jamais retrouvée, a sans doute été enlevée à sa descente d\u2019un autobus, puis assassinée.L\u2019enquête publique lancée en mai 2011, après le dévoilement de nouveaux renseignements, «n\u2019a pas permis d\u2019éclaircir les circonstances de la disparition» de l\u2019adolescente de 16 ans.La coroner refuse en outre de se prononcer sur deux enjeux de taille soulevés en cours d\u2019enquête : la portée du secret professionnel des travailleurs de la santé et l\u2019accès du public au registre des délinquants sexuels, deux demandes faites par le père de la victime, Michel Surprenant qui a martelé lundi sa demande d\u2019accès au registre canadien, appuyé par son avocat, Marc Bellemarre, et par le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu.Le mince filet de conclusion, après l\u2019espoir immense de trouver non seulement un coupable, mais aussi la victime, est diffusé après un travail d\u2019enquête déclenché par les révélations d\u2019une infirmière auxiliaire en 2011.Celle-ci avait reçu les aveux du délinquant sexuel Richard Bouillon, depuis son lit d\u2019hôpital.Incarcéré pour agressions sexuelles en 2003, il était alors en phase terminale d\u2019un cancer.En confiant à l\u2019infirmière qu\u2019il est derrière l\u2019enlèvement, le viol et l\u2019assassinat de Julie Surprenant, l\u2019homme insiste pour raconter son histoire au chroniqueur judiciaire Claude Poirier.La professionnelle de la santé achemine la demande à ses supérieurs, en imaginant que cette volonté sera exaucée, ce qui ne fut pas le cas.Cinq ans après la mort de Bouillon, elle comprend que la confession ne fut jamais entendue.C\u2019est lorsqu\u2019elle-même en parle que le dossier est réactivé.M® Rudel-Tessier estime que tant la portée du secret professionnel que la levée de la protection de l\u2019identité des délinquants sexuels, une fois libérés, doivent être débattues en société, tant les conséquences de telles remises en question sont lourdes.«Ce sont là des questions importantes [.] qui remettent en question des principes fondamentaux en vigueur dans notre société», affirme-t-elle.«La réponse à ces questions ne m\u2019appartient pas.» Le Devoir Marche-hommage pour le Ouimet Une marche en l\u2019honneur de l\u2019alpiniste Dominique Ouimef porté disparu depuis l\u2019avalanche meurtrière du 23 septembre dernier, sur le mont Manaslu au Népal, se tiendra le 21 octobre.L\u2019événement est organisé par deux collègues de l\u2019hôpital de Saint-Jérôme où travaillait le cardiologue, «en respect et en reconnaissance envers le D\u2019\u2019 Ouimet, en soutien moral pour les proches, pour l\u2019équipe de la cardiologie, mais aussi pour nos collègues de travail», ont précisé les deux insti-gaüices du projet Monique Gauthier et France Forget.Elles souhaitent aussi amasser des dons afin de poursuivre l\u2019œuvre du D\"^ Ouimet.Ce dernier s\u2019était lancé à l\u2019assaut du Manaslu dans l\u2019espoir d\u2019amasser des fonds pour la Fondation de l\u2019hôpital afin d\u2019acheter des appareils médicaux servant à enregistrer les palpitations cardiaques.Le Devoir Sautez dans le tas ! porter raffinée sur toute la ligne Sautez sur nos rabais et envolez-vous, vous aussi.Profitez du grand solde d\u2019automne de Porter.Planifiez votre prochain voyage d\u2019affaires, d\u2019agrément ou des deux à la fois.Réservez d\u2019ici le vendredi 19 octobre 2012.Réservation sans code.4» $ GRAND SOLDE! 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A 6 LE DEVOIR LE MARDI 16 OCTOBRE 2012 EDITORIAL RELATIONS INTERNATIONALES Pertes et gains La première ministre du Québec, Pauline Marois, a fait sa première sortie sur la scène internationale.D\u2019abord au sommet de la Francophonie à Kinshasa, puis, hier et aujourd\u2019hui, à Paris pour des entretiens avec le président français, François Hollande, et le premier ministre, Jean-Marc Ayrault.Occasions de diverses manœuvres diplomatiques.L -¦X.Bernard Descôteaux es sommets de la Francophonie ont souvent été pour les gouvernements québécois, surtout ceux issus du Parti québécois, prétextes à l\u2019affirmation nationale.On aurait pu s\u2019attendre à ce qu\u2019à Kinshasa la première ministre Marois veuille mettre à l\u2019épreuve sa «gouvernance souverainiste».Tant s\u2019en faut! On ne doit pas être surpris qu\u2019il en ait été ainsi.Pauline Marois a plus important à faire en ce moment que le coup d\u2019éclat symbolique qu\u2019aurait été son appui durant ce sommet aux pays africains souhaitant obtenir pour leur continent un siège permanent au Conseil de sécurité des Nations unies.D\u2019instinct, elle y aurait été favorable, mais ne pouvait heurter Stephen Harper qui s\u2019y opposait.Ayant réclamé dans un entretien privé avec lui le respect des compétences du Québec, elle ne pouvait lui faire le coup de s\u2019ingérer dans celles du gouvernement fédéral.D\u2019où une entente presque cordiale entre les deux premiers ministres.~\t\u2014\tLe silence de M\u201c® Marois sur cette résolu- \"\" tion a déçu les amis africains du Québec.Ce r\tn\u2019est sans doute pas sans raison qu\u2019elle avait pris, dès son arrivée à Kinshasa, une position forte pour dénoncer l\u2019absence d\u2019Etat de droit ¦\ten République démocratique du Congo.C\u2019était un passage obligé.Tout comme Stephen Harper et le président français, François Hollande, elle se devait de souligner son malaise de se retrouver en République démocratique du Congo, où le président Kabila règne par la fraude électorale.Rencontrer plutôt l\u2019opposition était le bon geste à faire.Dans la portion française de ce voyage, Pauline Marois aura été plus fidèle aux comportements attendus d\u2019un premier ministre péquiste.Sa visite à Paris visait à renouer avec la continuité des relations traditionnelles franco-québécoises qu\u2019avait brisée le président Sarkozy en mettant de côté la formule dite de « non-ingérence et non-indifférence».Depuis plus de trente ans, elle symbolisait l\u2019appui de la France aux choix faits par le Québec pour son avenir politique, quels qu\u2019ils soient.Le retour de cette formule, consacré lundi par le président François Hollande, ne changera pas grand-chose pour le gouvernement canadien dans ses relations avec la France, car, comme l\u2019a rappelé le président français, la formule a été portée dans le passé par tous les gouvernements canadiens, français et québécois.Ottawa ne doit pas en être surpris ni choqué.Peut-être est-ce ce que M\u201c® Marois a dit à Stephen Harper lors de leur entretien privé à Kinshasa.Pour le gouvernement Marois, il en va autrement.Dans le quotidien de la coopération franco-québécoise, celui-ci y trouve une ouverture qu\u2019il n\u2019aurait pas eue sous la présidence de Nicolas Sarkozy.Le climat sera positif, comme le laisse voir l\u2019engagement pris par François Hollande de faire inclure au traité de libre-échange Canada-Union européenne le principe de l\u2019exception culturelle.Plus important est la caution, indirecte mais bien réelle, que retrouve le projet de souveraineté du Québec que le président Sarkozy avait condamné en évoquant le sectarisme de ses défenseurs.Un tel appui n\u2019est pas sans importance pour les relations que le gouvernement Marois voudra entretenir avec d\u2019autres pays.Le gain sur le plan politique est significatif, même si, à court terme, il n\u2019y a pas de référendum sur la souveraineté.ECOLES PRIVEES, ECOLES PUBLIQUES Aussi de l\u2019argent.Josée Boileau actualité a parfois de ces ironies, révélatrices de ce que nos sociétés ne veulent pas voir.A la fin de la semaine dernière, la nouvelle ministre de l\u2019Éducation, Marie Malavoy, ouvrait la voie à la polémique en remettant en question le financement des écoles privées.Les parents ont grondé, les commentateurs aussi.Lundi, c\u2019est une autre entrevue en éducation qui faisait la une du Devoir: une rencontre avec le nouveau président de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), Daniel Duranleau.Il y fut aussi question d\u2019argent.Mais il n\u2019y aura pas de polémique, car les problèmes auxquels le nouveau président est confronté ne sont plus de ceux qui indignent.Ou si peu.La CSDM est la plus importante commission scolaire du Québec, navire amiral du système d\u2019instruction publique.Il devrait susciter la fierté, au lieu de quoi il prend l\u2019eau.Et même au sens premier du terme.Les écoles sont vétustes : infiltrations, moisissures, murs craquelés, peinture qui lève.Un dossier de dizaines de millions de dollars pour une commission scolaire qui affiche, et à qui l\u2019on reproche, un imposant déficit.Et encore, il s\u2019agit seulement de remettre les bâtiments en bon état, pas de leur apporter du cachet ou de leur donner un look contemporain, avec fenestration et équipement au goût du join.Déjà que la moindre dépense de l\u2019État fait pousser les hauts cris dans certains milieux, on imagine le tollé s\u2019il fallait que de l\u2019argent soit réservé pour embellir les polyvalentes ! Et pourtant, ces choses-là comptent.Le parent montréalais qui magasine présentement la future école de son adolescent sortira troublé de la comparaison s\u2019il a pris la peine d\u2019ajouter une école publique à sa tournée.À des lieux gris, désuets, inadaptés, qu\u2019associer d\u2019autre qu\u2019un enseignement du même acabit?Les parents, les ados, font cette comparaison.D\u2019autant qu\u2019ils savent que, dans bien des écoles, on gère d\u2019abord les difficultés (sociales, d\u2019apprentissage, de comportement.) et qu\u2019il ne reste guère de temps pour que l\u2019équipe-école se préoccupe aussi de hausser le niveau scolaire.Alors, dès qu\u2019ils le peuvent, ils désertent.À Montréal, on estime que le tiers des élèves du secondaire se retrouvent au privé.Quand un parent a eu l\u2019habitude de payer depuis la petite enfance le service de garde pour son enfant, ce n\u2019est plus un choc de devoir encore débourser, cette fois pour la scolarité, quand il arrive au secondaire.C\u2019est ce portrait d\u2019ensemble qu\u2019il faut avoir en tête si l\u2019on veut que l\u2019école publique redevienne le premier choix des parents qui ont le choix.Mais qui, à Québec ou au ministère, se sent vraiment concerné par cet immense défi au point de le voir dans sa globalité ?Combien d\u2019entre eux ont un enfant à la CSDM ?LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOFARO D 0 UiNo 74M6iro cwÇTruCTioI \\NC a w ¦Joll-tO-K» LETTRES Punir les écoles privées ?J\u2019ai été éduquée chez les religieuses et j\u2019ai toujours gardé un souvenir impérissable des sœurs du Bon-Conseil de Chicoutimi.Je les ai aimées comme des mères et elles m\u2019ont aidée à grandir.Dans ces temps-là, c\u2019était l\u2019école privée partout, grâce à ces femmes religieuses plus que généreuses.J\u2019ai été bien éduquée et aimée aussi.Je voulais donner autant à mes enfants et c\u2019est ainsi qu\u2019ils ont toujours fréquenté des écoles privées, propriétés de communautés religieuses.Dans mon âme de jeune mère, c\u2019était normal.Nous en avions les moyens et c\u2019était dans l\u2019ordre des choses de penser que nos enfants en retireraient le meilleur.Nous n\u2019avons jamais contesté le fait de devoir payer, en plus, les taxes scolaires auxquelles nous étions soumis.Je croyais alors que nous devions partager et je le crois encore.Profondément, sincèrement.Si on décidait de punir les institutions privées en leur enlevant les subventions auxquelles elles ont droit, pourquoi ces parents devraient-ils continuer à payer les taxes scolaires ?Dans le cas où la séparation entre le public et le privé devenait absolue, qui peut me dire quel serait l\u2019éçart entre la privation de subvention par l\u2019État aux écoles privées et le manque à gagner de ces fameuses taxes ?Je manque de talent mathématique, mais, il me semble que.Marie-Paule Tremblay Québec, le 14 octobre 2012 L\u2019é (É) tat des faits «N\u2019ayons pas peur des mots: nous avons assisté, sous les libéraux, à une tentative pour réécrire le passé en effaçant d\u2019un trait les pages qui nous définissent comme peuple différent.» Ma réplique, sans peur des mots: le PQ s\u2019amuse-t-il à rendre carrément la monnaie de sa pièce au gouvernement précédent?Pile ou face ?Incroyable que, dans la libre opinion de M\u201c® Lachance parue dans l\u2019édition du Devoir de la fin de semaine et dans laquelle ressort l\u2019extrait cité d\u2019entrée de jeu, on ne retrouve pas le substantif « objectivité ».Indéniablement, c\u2019est sur ce principe fondamental que doivent être guidés, sur le fond, les jalons de l\u2019enseignement, et non par une récupération un tantinet politique et un sentiment de frustration certaine de l\u2019état de la situation, pour l\u2019historienne et écrivaine ! Le but d\u2019enseigner l\u2019histoire ne se limite pas à nous définir comme « peuple différent», mais plutôt à enrichir les jeunes culturellement en exposant les faits, les tenants et aboutissants de l\u2019histoire en général, et en particulier l\u2019histoire québécoise : des Patriotes de 1837-1838, en passant par les référendums de 1980 et 1995 et les accords mutuels entre le Québec et la France de l\u2019ancien premier ministre Jean Char est.Est-il (vraiment) possible, dans l\u2019enseignement de l\u2019histoire, d\u2019éviter de tomber dans le prosélytisme, dogmatisme au profit de « simplement » enseigner, discuter et échanger avec les jeunes sur les faits marquants de notre histoire, de celle des autres nations, et ce, avec objectivité sachant que la politique n\u2019est jamais loin?J\u2019aimerais ne pas devoir jouer à pile ou face.Martin Bilodeau Lévis, le 14 octobre 2012 Le passage du temps En plus de charmer par son esthétique, l\u2019art public joue des rôles variés dans la ville.Certaines œuvres nous rappellent l\u2019histoire ou les valeurs chéries d\u2019une société, tels le monument de Maisonneuve à la place d\u2019Armes et celui de Jeanne Mance à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Dans le Vieux-Québec, de vastes peintures murales donnent l\u2019illusion de paysages existants.D\u2019autres monuments ont trait à l\u2019identité collective, tel ce fier orignal en aluminium qui égaye Michigan Avenue à Chicago.On trouve de ces sculptures et structures dans toutes les villes d\u2019Europe, que ce soit une parcelle d\u2019aqueduc romain, un contçefort de château ou une arcade d\u2019abbaye.A l\u2019occasion, une telle structure suscitera des questions auprès des passants.C\u2019est le cas d\u2019un portique datant des années 1920 qui se dresse isolé le long d\u2019un trottoir achalandé dans la ville de Porüand en Oregon.Qu\u2019est-il arrivé à l\u2019immeuble dont il marquait l\u2019entrée?Ce porche orphelin a-t-il pour but de souligner un évènement ou d\u2019indiquer le passage du temps?Comme le propre d\u2019une œuvre d\u2019art est de livrer à chacun un message personnel, ce type de structure sans grande prétention esthétique a son importance dans les paysages urbains.C\u2019est le cas de la passerelle Saint-Roch à Parc-Extension à Montréal.C\u2019est le vestige d\u2019un équipement utilisé pour franchir une voie de chemin de fer afin de se rendre au parc Jarry.En perdant son utilité, cette structure a gagné une valeur sjunbolique.Au lieu de se demander combien cela va coûter de la conserver, pourquoi ne pas comptabiliser ce que cette structure va rapporter au paysage et à l\u2019identité du lieu?Jean-Claude Marsan Le 13 octobre 2012 LIBRE OPINION Sauver l\u2019Europe et le monde MICHEL GOURD L\u2019Ascensio n-de-Pa tapédia Le prix Nobel de la paix 2012 vient d\u2019être décerné à l\u2019Union européenne.Comme elles semblent en avoir pris l\u2019habitude au fil des ans, les cinq personnes désignées par les partis politiques au Parlement norvégien pour trouver le lauréat de ce prix ont joué d\u2019audace.Non seulement elles ont reconnu un organisme qui a aidé à maintenir la paix sur un continent où se sont passées les deux guerres mondiales, mais elles ont mis leur poids dans la balance pour l\u2019aider à passer au travers de la pire crise de son histoire.Alfred Nobel voulait récompenser ceux qui rapprochaient les peuples et faisaient la promotion de la résolution pacifique des conflits.Le comité norvégien du prix Nobel l\u2019a attribué cette année parce qu\u2019un continent de guerre est devenu un continent de paix.Depuis plus de six décennies, l\u2019Union européenne a contribué à la promotion de la paix, de la démocratie et des droits de l\u2019homme.Des ennemis historiques sont devenus des partenaires et des amis proches.Le traité de Rome en 1957 a créé un marché commun entre l\u2019Italie, la France, l\u2019Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg.Le Danemark, l\u2019Irlande et l\u2019Angleterre s\u2019y sont joints en 1973.En 1981, c\u2019était le tour de la Grèce et en 1986, celui de l\u2019Espagne et du Portugal.Ces pays se sont donné une monnaie commune, l\u2019euro, le 1®\"^ janvier 2002.Ce Nobel est cependant attribué sur fond de désunion des États européens dont la solidarité est actuellement mise à rude épreuve.Il fait fi des récentes interventions militaires en Irak et en Libye.Cet appui met aussi de côté le fait que cette technocratie appauvrit ses citoyens qui doivent payer pour les vices de ses banquiers.Le comité de sélection n\u2019a pas non plus pris en considération le fait que les riches pays du Nord rechignent à aider ceux du Sud, financièrement asphyxiés par une dette publique dont ils sont en partie responsables.De très nombreux Européens qui se sont enrichis sur le dos des Grecs, des Portugais et des Italiens ne vivent pas dans ces pays.L\u2019Europe est donc plongée dans une crise économique, politique et existentielle sans précédent.Beaucoup d\u2019Européens ont perdu espoir et patience face à une Union européenne en proie à sa plus grave guerre de classe de son histoire.L\u2019injustice y règne presque en maître.Ce prix vient cependant aider l\u2019Europe à trouver des solutions et à se remettre en route.Les dépositaires de l\u2019œuvre du richissime Alfred Nobel, né en 1833 et mort en 1896, appuient donc un travail qui compense les mauvais côtés de la découverte du chimiste.Si sa dynamite est venue amplifier la destruction des deux premières guerres mondiales, l\u2019Union européenne a tant bien que mal pu contenir les passions et le fléau.Elle est actuellement l\u2019organisme qui donne le plus pour l\u2019aide au développement et l\u2019assistance humanitaire dans le monde.Ce prix réconforte aussi ses dirigeants à moins d\u2019une semaine du Conseil européen à Bruxelles les 18 et 19 octobre.La crise des dettes souveraines et la lutte de pouvoirs entre les dix-sept pays de la zone euro peuvent entraîner d\u2019autres guerres et d\u2019autres morts.Le comité a donc misé sur la cohésion de la construction européenne qui doit décider de la supervision des établissements bancaires.Au, XIX® siècle, Victor Hugo avait rêvé des États-Unis d\u2019Europe.La construction européenne est le côté éclairé de la pièce jetée en l\u2019air au XX® siècle.Elle s\u2019oppose à son côté sombre qui a engendré les deux guerres mondiales.En sauvant l\u2019Union européenne, le comité norvégien du prix Nobel pourrait bien sauver la planète. LE DEVOIR LE MARDI 16 OCTOBRE 2012 A 7 IDEES MATRICULE 728 Que devient le SPVM après la police de quartier ?VINCENT ARSENEAU Conseiller municipal à la ville de Sainte-Thérèse, l\u2019auteur a été chef de la formation au SPVM pendant 11 ans.orsque nous avons édifié la Police de quartier à Montréal au milieu des années 90, on nous a confié le mandat d\u2019améliorer le sentiment de sécurité de la population de l\u2019île de Montréal et d\u2019introduire l\u2019approche communautaire comme mode de résolution des problèmes de criminalité, dans le respect des valeurs de toute société démocratique.Que sont devenus ces principes 15 ans plus tard?D\u2019entrée de jeu, on doit féliciter le chef Marc Parent d\u2019avoir formulé des excuses au nom du Service de police de la ville de Montréal (SPVM) au regard du comportement du matricule 728.Je préfère taire son nom, car son attitude et son comportement perçus renvoient davantage à ceux d\u2019une bête sauvage.En outre, la société lui a mis entre les mains une arme létale et le droit de restreindre la liberté des citoyens qu\u2019elle est censée protéger, ce dont elle semble avoir abusé abondamment, sans discernement et depuis longtemps.Je me sens concerné par cette grande institution que constitue la police, comme ex-chef de la formation et comme conseiller municipal dorénavant, car chaque jour la police veille à notre sécurité et à celle de nos biens.On se sent doublement concerné lorsqu\u2019on observe le genre de dérapage auquel nous faisons face.La police de quartier Cinq principes devaient gouverner les forces policières au moment où Jacques Duchesneau, chef de la police de Montréal en 1996, provoquait un changement sans précédent dans cet univers clos, caractérisé par une culture paramilitaire.La responsabilité géographique, la résolution de problèmes, l\u2019approche-service, le partenariat avec la population et la valorisation du personnel étaient mis en place comme principes devant assurer la protection des citoyens.Quel angélisme nous animait alors, nous qui rêvions d\u2019une police engagée dans la communauté, intelligente et sensible devant la complexité d\u2019une société qu\u2019elle devait servir, et la manifestation de comportement exemplaire et éthique pour y parvenir de la part de ses policiers.Qn sait ici que l\u2019implantation du modèle de police communautaire allait se buter à un modèle qui prévalait depuis plusieurs décennies : celle du combattant du crime.Des sous-cultures Plusieurs unités au sein de la police, avec autant de sous-cultures, allaient résister au modèle de police communautaire, que l\u2019on qualifiait de police bonbon, police rose et d\u2019autres termes qui appartiennent au langage coloré de Matricule 728.Les unités d\u2019enquête ont été les plus résistantes.Avec < :'A i'*\u2019 ï\ti- RP'\u2019 PEDRO RUIZ LE DEVOIR Une police de répression est très mal outillée pour faire face à des enjeux tels que les relations avec les communautés culturelles, avec la communauté gaie, avec les itinérants et avec les jeunes.raison, il était difficile d\u2019effectuer de la prévention une fois le crime commis, et d\u2019enquêter.Du côté de la circulation, il aurait été possible de faire davantage, mais l\u2019un des directeurs avait promis aux élus des entrées d\u2019argent supplémentaires si on lui concédait de nouveaux postes à la sécurité routière.Ce qui fut fait.Enfin, les effectifs de l\u2019anti-émeute furent passablement augmentés, et la formation, les équipements et la mobilisation leur furent accordés généreusement avec les années.Quoique dans ces unités, on fasse de l\u2019analyse «sociale», ces unités sont d\u2019abord conçues pour la répression.Le modèle «combattant du crime» l\u2019emporte sur le modèle communautaire.Et ce modèle l\u2019emportera toujours tant que nous n\u2019aurons pas réglé une question essentielle: qu\u2019est-ce qui motive un(e) jeune à embrasser la carrière policière ?Si c\u2019est défendre la loi et combattre le crime, c\u2019est le premier modèle.Si c\u2019est aider, prévenir le crime et résoudre des problèmes de criminalité, c\u2019est le second.Quoi qu\u2019il en soit, nous aurons toujours besoin des deux modèles.Mais notre complexité sociale exige un équilibre et un renforcement du modèle communautaire.Malaise profond 11 n\u2019est pas question ici de faire place à un modèle pour supprimer l\u2019autre.Je préfère que le combattant du crime existe pour réprimer les gangs de rue, les motards criminels et la mafia.Par contre, il est préférable que le policier communautaire s\u2019occupe de l\u2019itinérance, des jeunes, des communautés culturelles et prévienne le profilage racial ou socio-économique chez ses collègues de la patrouille.Une police de répression est très mal outillée pour faire face à des enjeux tels que les relations avec les communautés culturelles, avec la communauté gaie, avec les itinérants, avec les jeunes et, depuis le printemps dernier, avec les étudiants, des enjeux au centre des préoccupations de la population.Sont-elles prioritaires pour la police?Tout cela révèle un malaise profond dans la relation entre la police et la population.Matricule 728 est peut-être un électron libre, mais des dommages considérables ont été faits à des citoyens et liés au comportement de certains policiers lors des manifestations du printemps dernier, la population est en droit de s\u2019attendre à davantage de son Service de police.Jacques Duchesneau appelait cela une police d\u2019attitude.11 est peut-être temps d\u2019y arriver.Le chef Parent pourra peut-être y parvenir.En tous cas, c\u2019est à souhaiter.Québécisation de Radio-Canada: surprise, surprise C FELIX HALLÉE-THÉORET Originaire de Sudbury, l\u2019auteur est chroniqueur musical à Toronto.est presque rendu une joke plate que de dire que Radio-Canada devrait s\u2019appeler Radio-Québec.Et là, finalement, quelqu\u2019un a décidé d\u2019en faire part au CRTC.Merci.Qui, c\u2019est vrai que leur public est majoritairement québécois et, personnellement, je ne leur en ai jamais voulu de ne pas me reconnaître dans leurs talk-shows (no offence Patrice L\u2019Ecuyer), dans leurs émissions de variétés (encore, désolé Patrice) ou dans leurs fictions (même quand c\u2019est Roy Dupuis, l\u2019ultime closet-Pranco-Qntarien, qui est à l\u2019affiche).Mais là où j\u2019ai toujours eu de la misère à avaler ça, c\u2019est les nouvelles, les informations, le journalisme.Ces nouvelles, qui, malgré le mandat «national» de la Société Radio-Canada, ne m\u2019ont jamais vraiment parlé.Et là, je vais vous faire la faveur de ne pas ressortir le vieil argument du boulevard Métropolitain parce que je suis prêt à avouer que du côté anglophone, on parle beaucoup de Toronto.Par contre, j\u2019ai toujours trouvé que les informations de Radio-Canada me parlaient comme s\u2019il n\u2019y avait que le Québec qui comptait.Si on me donne des statistiques, ce sont des statistiques du Québec.Si on me parle d\u2019un enjeu mondial, on me dit en quoi il affecte le Québec.Si on me parle du Canada, c\u2019est d\u2019habitude pour chialer ou pour souligner que ça ne se passe pas comme ça au Québec, ou encore, de temps en temps, pour me parler de l\u2019Acadie {no offence les Acadiens, mais les Québécois semblent vous aimer ben plus que nous autres à l\u2019ouest de l\u2019Qutaouais).Des choix quant au contenu Si la vallée du Richelieu est inondée, j\u2019en entends parler à la SRC pendant des semaines.Si le sud du Manitoba est inondé, il faut que j\u2019écoute les nouvelles en anglais si je veux en avoir pour plus de trente secondes.Si Rio Tinto met ses travailleurs en lock-out, inquiète-toi pas, je le sais, mais il fallait écouter en anglais pour savoir si les mines de Sudbury allaient rouvrir pendant un des plus importants conflits de travail de l\u2019histoire du Canada.Si je veux des nouvelles sur n\u2019importe quelle équipe de hockey à part le Canadien (ou le Lightning), il faut que je passe à l\u2019anglais.Ti 'V CHRISTIAN PELLETIER / TAGUEULE.CA Même si Radio-Canada n\u2019avait rien à se reprocher, il y a toute une industrie médiatique qui répète constamment à la population/nation/audimat que leur nombril, c\u2019est le plus beau.Je ne crois pas être le seul à faire plus confiance aux Mans-bridge et aux Robertson de ce monde qu\u2019aux [.] Galipeau et Durivage du Québec.Quand on fait du journalisme, il faut faire des choix au niveau du contenu.Ces choix finissent tôt ou tard par définir la ligne éditoriale et, à long terme, le cadre de référence des téléspectateurs.Ce qui me ramène à cet article du Huf- fington Post Québec (ou encore l\u2019article semblable en anglais dans le Globe and Mail) où on relève une citation qui exprime parfaitement pourquoi la québécisation de Radio-Canada me fait peur: «Les Canadiens syntonisant l\u2019édition nationale du Téléjournal sont généralement exposés à une vision partiale et potentiellement non représentative de la réalité canadienne.» (Ex- trait du rapport déposé au CRTC par le sénateur Pierre de Bané).Le plus beau nombril Canadiens.Pas juste Québécois.Parce que, oui, c\u2019est triste que les Québécois soient fermés d\u2019esprit, mais même si Radio-Canada n\u2019avait rien à se reprocher, il y a toute une industrie médiatique qui répète constamment à la population/nation/audimat que leur nombril, c\u2019est le plus beau.Qui, c\u2019est triste pour les Québécois qui se regardent le nombril, mais c\u2019est encore plus triste, selon moi, pour les centaines de milliers de fran-cophones/philes au pays, qui se forcent pour comprendre quelque chose qui ne les concerne pas, qui ne les concernera jamais.La volonté d\u2019ouverture envers le français, et envers le symbole de la SRC, que l\u2019on soit francophone hors Québec, French-but-I-don\u2019t-speak-it, ou simplement Canadien ouvert d\u2019esprit, se transforme rapidement en aliénation, et on se retourne vers CTV ou CBC parce qu\u2019on veut être informé de ce qui se passe dans notre pays.Et maintenant, j\u2019arrive à la partie de mon texte où je fais des grandes généralisations et où vous allez me dire que [.] que je suis démagogue, que je ne sais pas de quoi je parle, et (si j\u2019ai bien calculé) vous allez essayer de me prouver que j\u2019ai tort.Les médias québécois (dont fait partie de facto Radio-Canada) ont avantage à ce que le public québécois reste québécois.Qn chiale contre Pierre Elliott Trudeau (ou Justin, tiens), contre les écoles passerelles, contre l\u2019école d\u2019immersion anglaise, contre les noms de marque anglophones, contre les immigrants qui parlent anglais.Et c\u2019est vendu comme la réalité.Rares sont les bulletins de nouvelles québécois qui vont établir un lien entre la situation au Québec et la situation (souvent très semblable) ailleurs au Canada.Montréal s\u2019assimile?Sudbury aussi! Stephen Harper?Qn l\u2019aime pas plus nous autres! Gaz de schiste, je te présente sable bitumineux.Selon les médias, l\u2019exceptionnalisme québécois est un fait accompli, irréversible et coulé dans le RQC.Et ensuite on se demande pourquoi les Québécois semblent se [foutre] du Canada.Ce billet fut d\u2019abord publié sur le webzine franco-ontarien ta-Gueule.ca.Lire aussi > Ici Radio-Québec.Le québécocentrisme de Radio-Canada encore dénoncé.Page B 8 L\u2019EQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Information générale et métropolitaine : Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées), Marco Bélair-Cirino (général), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec)¥ah\\en Deg^se(société), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), lisa-Marie Gervais (éducation), Pauline Gravel (sciences), Caroline Montpetit (affaires sociales), Brian Myles (justice), Louise-Maude Rioux Soucy et Amélie Daoust-Boisvert(s«w?éJ ; information politique : Michel 'Dam6.(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Guillaume Bourgault-Côté et Kathleen Lévesque (reporters) ; information culturelle : Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Odile Tremblay (cinéma), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) ; informationéconomique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins, Éric Desrosiers et Alexandre Shields, (reporters), Gérald Dallaire (pupitre) ; information internationale : Serge Truffent (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy TaWXeier (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques), Émilie Folie-Boivin (pupitre) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; Michel Garneau (caricaturiste) ; Andréanne Bédard, Michèle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) ; Benoît Munger, Philippe Papineau et Laurence Clavel (pupitre internet), Marie-Pier Frappier et Geneviève Trembly (commis internet) ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction)-, Karl Rettino-Parazelli et Sophy Lambert-Racine (commis à la rédaction).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (Montréal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noël (Québec) .PUBOClTE , Jean de Billy, Jennifer Boily-Demers, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Stéphanie Déziel, Amel Elimam, Véronique Langlois, Simon Lanoie, Amélie Maltais, Maria M.Motta, Claire Paquet, Chantal Rainville, Isabelle Sanchez, Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web),'Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Maxim-Olivier Leclerc (responsable par intérim service à la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Marie-Lune Houde-Brisebois ; Jean-Robert Divers (responsable promotion).ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Céline Furoy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Pagé, Monique Proteau. A8 LE DEVOIR, LE MARDI 16 OCTOBRE 2012 ACTUALITES ZAMBITO SUITE DE LA PAGE 1 Lui-même a raconté avoir versé une somme forfaitaire de 25000$ à M.Vaillancourt par l\u2019interm^ diaire de Marc Gendron de la firme Tecsult (voir autre texte) pour un contrat remontant à 2002-2003.Cette somme était incontournable, a affirmé M.Zambito, pour obtenir le paiement d\u2019extras jugés nécessaires.«Vos extras sont possiblement recevables, mais je pense que fes au courant de la façon que ça fonctionne à Laval», a dit M.Zambito en rapportant les paroles de M.Gendron.Dans la foulée de la création de l\u2019escouade Marteau, à l\u2019automne 2009, M.Zambito a indiqué que le maire Vaillancourt avait lancé une directive pour que les joueurs du système réfrènent leurs ardeurs.Trafic d\u2019information lino Zambito a également affirmé que des municipalités de la couronne nord étaient visées par le trucage d\u2019offres.Il a parlé de Saint-Jérôme, Terr^ bonne, Mascouche, Blainville et Repentigny.Il a expliqué que le nerf de la guerre dans cette région était intimement lié aux firmes de génie-conseil qui détiennent l\u2019information sur les projets.En fait, ce sont les firmes qui ont en main les indices permettant à un entrepreneur ou à un autre de présenter une soumission gagnante, a affirmé M.Zambito.L\u2019ex-entrepreneur a également montré du doi^ l\u2019ancien candidat à la mairie de Montréal, Benoit Labonté, alors qu\u2019il était chef de Vision Montréal.M.Labonté lui aurait demandé un coup de main pour sa campagne électorale en 2009.«Je lui ai remis 25000$, 30000$ comptant, personnellement», a affirmé M.Zambito qui se souvient que le vers^ ment s\u2019est fait dans un restaurant de Laval.Pierre Bibeau, collecteur du PLQ Dès les premières minutes de son témoignage, lino Zambito a déclaré sous serment à la commission Charbonneau, avoir donné une enveloppe contenant 30000$ comptant au vice-président de Loto-Québec, Pierre Bibeau, afin de financer le Parti libéral du Québec.M.Zambito affirme qu\u2019il a remis cette somme en se rendant aux bureaux de M.Bibeau, à la société d\u2019Etat.La rencontre n\u2019aurait duré qu\u2019une dizaine de minutes.L\u2019argent lui avait été réclamé par M.Bibeau lui-même pour une activité de financement du PLQ organisée par la firme Génivar et s\u2019étant déroulée quelques jours plus tôt.Cet événement de financement s\u2019est tenu le 6 avril 2009 sous la présidence d\u2019honneur de l\u2019ex-ministre de l\u2019Environnement, line Beauchamp, qui était alors la conjointe de Rerre Bibeau.Ce dernier, ancien organisateur en chef des libéraux, n\u2019occupait alors aucune fonction officielle au sein du PLQ.Le déjeuner de financement réunissait une vingtaine de personnes, dont Paolo Catania, de la firme Catcan, le controversé homme d\u2019affaires Domenico Arcuri, qui est associé à la mafia montréalaise, et M.Zambito, qui était accompagné de son oncle, Jean Rizzuto.Selon M.Zambito, il en coûtait 1000$ par personne pour partidper à l\u2019activité.Sa contribution s\u2019est toutefois élevée à 30000$.Selon les documents du PLQ, cette activité a permis d\u2019amasser 61000$.Ce n\u2019est pas la première fois que M.Zambito d-ble Rerre Bibeau.L\u2019ex-entrepreneur a raconté devant la commission Charbonneau avoir rencontré M.Bibeau alors qu\u2019il avait été sollicité par un collecteur de fonds qu\u2019il ne connaissait pas.Christian Côté, employé d\u2019une filiale de la firme Dessau, travaillait à amasser des fonds pour le ministre David Whissel.Il aurait réclamé 50000$ comptant de la part de M.Zambito.Mal à l\u2019aise, lino Zambito a fait appel à son onde Jean Rizzuto, un libéral notoire, pour qu\u2019il intervienne auprès de Pierre Bibeau.Ce dernier a stoppé les élans de M.Côté en téléphonant à son fils, Alexandre Bibeau, alors chef de cabinet du ministre Whissel.Outre cet événement, lino Zambito a raconté que le PLQ lui avait réclamé quelques mois plus tard une autre contribution de 30000$ comptant.La demande était alors venue de Bruno Lortie, alors chef de cabinet de la ministre des Affaires munidpales Nathalie Normandeau.M.Zambito a raconté n\u2019avoir jamais versé la somme puisque, la veille de l\u2019activité de financement, il a reçu un appel du PLQ (comme le démontre une facture téléphonique déposée en preuve).Cela correspondait à la diffusion d\u2019un r^ portage de l\u2019émission Enquête l\u2019impliquant dans des tractations douteuses à Boisbriand.PQ et ADQ sous pression Lino Zambito n\u2019a pas seulement égratigné le PLQ.Ce spécialiste des égouts a affirmé avoir fait des dons tant au Parti québécois qu\u2019à l\u2019Action d^ mocratique (maintenant la Coalition avenir Québec) notamment par le biais de prête-noms ou en argent comptant.Il répondait à des «commandes», a-t-il soutenu.«Ça pas été des montants qu\u2019on a versés par conviction.Cétait des montants qui ont été versés par obligation, des ententes, des demandes qui m\u2019ont été faites», a expliqué M.Zambito.Des factures de Bell ont été déposées à la commission confirmant que M.Zambito a été en contact téléphonique avec notamment la responsable du financement au PLQ, Violette Trépanier, et Alexandre Bibeau, alors directeur de cabinet du ministre David Whissell.De plus, il y aurait «une filiation» entre firmes de génie, cabinets d\u2019avocats et entrepreneurs qui ne trompent pas sur l\u2019organisation des marchés.Ainsi, M.Zambito a déclaré que le PLQ est surtout associé aux firmes Roche, Génivar et Dessau alors que le PQ est lié au Groupe Séguin (aujourd\u2019hui Génius), BPR-Triax.M.Zambito établit des liens entre l\u2019^Q et la firme Projeco de Saint-Eustache.Lino Zambito a précisé que c\u2019était toujours le même cercle d\u2019affaires qui se retrouvait semaine après semaine dans les cocktails de financement des différents partis.La situation lui a fait dire que les chefs de cabinets des politiciens jouent «un double rôle» qui peut être dangereux pour mener les affaires de l\u2019Etat.Plusieurs sont honnêtes, mais ils sont sous pression, croit-il.M.Zambito a même affirmé que des changements des règles de financement politique étaient devenus nécessaires.Ministère des Transports En après-midi, Rno Zambito a témoigné sur les contrats pour lesquels il a soumissionné au ministère des Transports (MTQ).Une liste de 50 contrats a été décortiquée.Id, il a dit avoir présenté une soumission de complaisance pour permettre à l\u2019entreprise de Tony Ac-curso de gagner l\u2019appel d\u2019offres.IA, il a affirmé que les firmes de génie qui autorisent les extras conservaient 25% du paiement pour elles.Et il a nommé les entreprises, toujours les mêmes, qui se partageaient la manne, dont Simard-Beaudry, Asphalte Desjardins, Sintra et autres Construction DJL M.Zambito a raconté avoir été obligé de verser 150000$ à Claude Chagnon, assodé de l\u2019ex-ministre David Whissel dans ABC Rive-Nord, pour obtenir un contrat.Cela remonterait à 2004.Selon M.Zambito, ce sont les firmes de génie-conseil qui agiraient comme pivot du grand jeu de la collusion et du financement des partis politiques.A plus d\u2019une reprise, le témoin a invité la commission à se questionner sur ceux qui orchestrent les appels d\u2019offres et les exécutent.L\u2019ex-entrepreneur a été appelé à témoigner concernant l\u2019important projet de reconstruction du rond-point de l\u2019Acadie.Déjà, il avait affirmé que le parrain de la mafia.Vite Rizzuto avait agi comme médiateur entre lui etTony Accurso.Lundi, il a affirmé avoir indisposé le bras droit de M.Accurso, Erank Minicucci, dans un autre contrat.«C\u2019était son rond-point à lui!», a-t-il laissé tomber.Les avocats du PLQ à la Commission Pour la première fois depuis l\u2019ouverture des audiences publiques de la commission Charbonneau en mai dernier, le Parti libéral du Québec a mandaté des avocats.M® Michel Décary et M® Maude Brouillette représentent le PLQ et ont réclamé un statut de participant pour leur client.La juge Erance Charbonneau a indiqué que la demande serait étudiée lorsque le témoignage de M.Zambito sera terminé.Cela doit se faire aujourd\u2019hui, mardi.Par la suite.Lino Zambito devra répondre à un contre-interrogatoire.Le Devoir ACCUSATIONS SUITE DE LA PAGE 1 ne connaissait pas.Elle est revenue sur ses pas pour filmer la scène, sans jamais s\u2019approcher à moins de 2 à 3 mètres de la policière.D)rsque St^ fanie Trudeau lui a crié de partir «maintenant!», elle est restée sur place.«Je ne pouvais pas partir parce qu\u2019elle était en train de battre et d\u2019étouffer ces gens, dit-elle en entrevue.Je cherchais une preuve vidéo, parce qu\u2019il y avait une injustice.» Le Devoir a mis en ligne vendredi une vidéo de M\u201c® Molina, filmée par un autre témoin, Kyle Morin.Après avoir visionné le segment, le criminaliste Alain Arsenault est plus que jamais convaincu que Stéfanie Trudeau «a fabriqué des preuves» pour faire accuser M\u201c® Molina d\u2019entrave, ce qui constitue une infraction criminelle de sa part.«Cette vidéo of fre une preuve irréfutable de méfait public, dit-il.Il faut une enquête criminelle sur Stéfanie Trudeau.» Pour être accusé d\u2019entrave, un accusé doit nuire au travail des policiers «par des propos ou des gestes», enchaîne M® Arsenault.«Une personne qui filme une arrestation, à moins d\u2019être à six pouces du nez du policier, ne commet pas une entrave», expliquât-il.Selon le témoignage d\u2019une voisine rapporté par Radio-Canada, Stéfanie Trudeau aurait incité ses collègues à modifier leurs notes préliminaires après l\u2019arrestation musclée de Serge Lavoie, Rudi Ochietti et Simon Pagé.Selon Catia Moreau, les agents étaient de connivence pour modifier leur JACQUES NADEAU LE DEVOIR Karen Molina ne comprend toujours pas les raisons de son arrestation pour entrave au travail des policiers.version des faits.Elle a même entendu Stéfanie Trudeau dire: «Ecrispas ça comme ça, parce que si ça va en cour, je ne veux pas me faire écœurer.» Si tel est le cas, il s\u2019agit d\u2019une autre infraction criminelle.Le témoignage de Karen Molina confirme le rôle prépondérant joué par la policière Trudeau.Après avoir été détenue pendant une quarantaine de minutes, M\u201c® Molina a été relâchée sous promesse de comparaître.Une policière a proposé de la reconduire chez elle, ce qu\u2019elle a accepté.A peine avait-elle quitté le lieu de l\u2019incident dans l\u2019auto de patrouille qu\u2019elle a entendu la voix de Stéfanie Trudeau sur les ondes, intimant à sa collègue l\u2019ordre de ramener la «Plateaunienne».«On m\u2019a ramenée, et c\u2019est alors qu\u2019elle [M\u201c® Trudeau] a saisi mon téléphone cellulaire.J\u2019ai protesté, mais elle m\u2019a dit: Ju m\u2019as filmée et je me suis sen- tie intimidée\u201d», se souvient M\u201c® Molina.Deux semaines après l\u2019incident, malgré ses multiples appels au Service de police de la Ville de Montréal, elle attend toujours qu\u2019on lui rende son portable.Malgré tous les ennuis que lui cause son arrestation, elle ne regrette pas un instant de s\u2019être arrêtée pour immortaliser sur ce précieux téléphone la bêtise policière.«Moi, je n\u2019étais pas là pour nuire.Dans ma tête, elle n\u2019avait pas le droit de faire ça.Et filmer quelqu\u2019un, à ce que je sache, c\u2019est légal», dit-elle.Kyle Morin, dont la vidéo disculpe Karen Molina, est du même avis.Quand il a vu qu\u2019on passait les menottes à la jeune femme, il a tenté de persuader deux patrouilleurs qu\u2019elle n\u2019avait «rien à se reprocher».«Ils m\u2019ont ignoré», dit-il.M.Morin a eu la présence d\u2019esprit de ne pas rester sur les lieux, évitant ainsi la confiscation de son téléphone cellulaire.Kyle Morin se trouvait du côté ouest de l\u2019avenue Papineau.Il a tout vu de l\u2019arrestation de Rudi Ochietti, sans entendre les paroles prononcées de part et d\u2019autre.Selon lui, Stéfanie Trudeau a mis «une vingtaine de secondes, et peut-être moins» à parler à M.Ochietti avant de se jeter sur lui pour l\u2019arrêter.«J\u2019étais très surpris parce qu\u2019il n\u2019y avait aucune altercation entre les deux.» Rudi Ochietti n\u2019était même pas sur la voie publique, mais «juste sur le bord de la porte» de la Casa Obscura, affirme-t-il.«Il était tranquille, il n\u2019avait pas l\u2019air hostile ni agressif», se souvient Kyle Morin.Le Devoir SUZUKI SUITE DE LA PAGE 1 milliards de dollars de pétrole dans le sol.Et le Québec, qui est un Etat riche, pourrait aller de l\u2019avant avec l\u2019exploitation pétrolière dans le golfe du Saint-Laurent ?En Équateur, on a décidé de ne pas détruire le parc Yasuni, mais au Québec, on voudrait courir le risque pour le golfe ?» Selon lui, une seule marée noire importante pourrait dévaster toute la zone.Le Parti québécois ne cache pas son intérêt pour l\u2019exploitation pétrolière en sol québécois.La première ministre, Pauline Marois, souhaite toutefois attendre les résultats d\u2019une évaluation environnementale stratégique menée par la firme d\u2019ingénierie Génivar avant de décider de la suite des choses.Cette évaluation porte sur un territoire maritime de plus de 110 000 km^, encore méconnu et abritant plusieurs espèces menacées.Des permis d\u2019exploration pétrolière et gazière sont en vigueur dans différents secteurs du Saint-Laurent.Mais c\u2019est le secteur d\u2019Old Harry, LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9^ étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 situé à 80 kilomètres des îles de la Madeleine qui attire pour le moment le plus l\u2019attention.En plus d\u2019une éventuelle exploitation maritime, le gouvernement péquiste se dit ouvert à l\u2019exploitation d\u2019énergie fossile sur la terre ferme.«Du pétrole, on en consomme, donc on va devoir un jour prendre nos responsabilités», a récemment fait valoir au Devoir la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet.David Suzuki a par ailleurs tenu à saluer les engagements en matière environnementale pris par M\u201c® Marois depuis septembre.«Elle a fait des gestes extraordinaires.Elle a décidé de fermer une centrale nucléaire et elle a annoncé son intention d\u2019imposer un moratoire sur le gaz de schiste, une des industries les plus dangereuses qui existent.Elle a aussi décidé de ne pas accorder de prêt pour la relance de l\u2019industrie de l\u2019amiante.Je la félicite pour cela.» Tourner le dos à la croissance effrénée Ces décisions ont provoqué des réactions très négatives de la part des chambres de commerce, du lobby patronal et de plusieurs joueurs importants du secteur privé.«Oui, et puis après ?a-t-il répliqué.Il y a des décisions plus importantes à prendre que de se soucier de ces gens qui pensent d\u2019abord à faire des profits.Ils vont se plaindre de toute décision qui va à l\u2019encontre de leurs objectifs économiques.» Le militant écologiste mène présentement une tournée pour promouvoir son plus récent livre.Everything Under the Sun, en compagnie de l\u2019économiste Jeff Rubin, qui vient lui aussi de publier un ouvrage, The End of Growth.Les deux livres traitent de la nécessité de tourner le dos à la croissance effrénée promue par le système capitaliste actuel.Dans le cas de M.Suzuki, il s\u2019agit tout simplement de s\u2019assurer du maintien de la vie sur terre.«Tout ce que nous faisons doit nous permettre de protéger la qualité de l\u2019air, de l\u2019eau et du sol.C\u2019est la base.Ensuite, on peut se demander comment bâtir une économie en tenant compte de ces éléments essentiels.Mais ce n\u2019est pas ce que nous faisons.Nous élevons l\u2019économie au-dessus de tout en disant que tout le reste doit servir l\u2019économie.Et la nature en paie le prix.C\u2019est suicidaire.» Le Devoir HOLLANDE SUITE DE LA PAGE 1 1977 par le gouvernement de Valéry Giscard-d\u2019Estaing.La formule avait survécu à l\u2019élection de Erançois Mitterrand puis à celle de Jacques Chirac, malgré leurs familles politiques différentes.Le 8 mai 2008, Nicolas Sarkozy avait abandonné la formule en affirmant: «On aime le Québec.Mais on aime le Canada.On aime les deux», avait-il déclaré, sans plus.Cette décision avait alors embarrassé nombre de personnalités françaises, de droite comme de gauche, dont le futur ministre des Affaires étrangères de Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, son premier ministre d\u2019alors, Erançois Eillon, et son proche conseiller Henri Guaino.Lan dernier, le Parti socialiste avait adopté une résolution réclamant le retour à la politique traditionnelle.Une politique qui avait, à l\u2019origine, permis de rétablir des relations avec le Canada tout en exprimant un préjugé favorable au Québec.Dans la cour de l\u2019Elysée, Pauline Marois semblait visiblement réjouie, d\u2019autant plus que les signaux envoyés depuis quelques jours par le ministre des Affaires étrangères, Laurent Ea-bius, semblaient moins clairs.Selon une source bien au fait du dossier, l\u2019influent ministre de l\u2019Économie, Pierre Moscovici, aurait joué un rôle important dans cette décision.«J\u2019avais dit que le président choisirait ses mots, et le président a choisi ses mots en disant qu\u2019il serait toujours à nos côtés et que cette relation de solidarité allait se perpétuer, a déclaré Pauline Marois.Nicolas Sarkozy avait utilisé d\u2019autres propos sur lesquels je ne reviendrai pas.» En 2008, le président avait en effet accusé les souverainistes à mots à peine couverts de pratiquer le «sectarisme» et la «détestation».Selon un membre de la délégation québécoise, la rencontre a été cordiale.Erançois Hollande et Pauline Marois s\u2019étaient déjà rencontrés au Québec en 2008 alors qu\u2019ils étaient respectivement à la tête du Parti socialiste et du Parti québécois, qui sont depuis longtemps des partis frères.Erançois Hollande avait alors rencontré aussi le futur ministre des Relations extérieures, Jean-Erançois Lisée.Exception culturelle Dans un entretien d\u2019une cinquantaine de minutes, Erançois Hollande et Pauline Marois ont discuté de l\u2019avenir de la coopération entre la Erance et le Québec.Ils se sont mis d\u2019accord pour que l\u2019exception culturelle soit clairement reconnue dans le traité de libre-échange actuellement en négociation entre le Canada et l\u2019Union européenne.Un plan d\u2019action plus précis devrait être annoncé aujourd\u2019hui ou demain.Il est notamment question de coopération renforcée en matière de jeunesse, d\u2019éducation et de formation professionnelle.«C\u2019est dire l\u2019étroitesse, la fraternité du lien que nous avons avec le Québec», a pondu Erançois Hollande, avant de regagner l\u2019Élysée.Peu après, la première ministre a eu un déjeuner officiel avec le président de l\u2019Assemblée nationale, Claude Bartolone.Celui-ci lui a présenté la plaque apposée en 1995 à côté de l\u2019entrée principale de l\u2019Assemblée nationale pour commémorant la visite de René Lévesque en 1977.Un événement digne d\u2019attention puisque cette porte n\u2019est utilisée que pour les très grands événements.Claude Bartolone a estimé que le retour du Parti québécois au pouvoir représentait «un lien politique renforcé», mais aussi «amical et familial».Il a souligné les points communs entre les socialistes français et le Parti québécois.«Nous avons eu un repas officiel il y a quelques instants, dit-il, yhf l\u2019impression que c\u2019est un repas familial.» Aujourd\u2019hui, Pauline Marois rencontrera le premier ministre Jean-Marc Ayrault et prononcera une allocution à l\u2019Institut français des relations internationales.Le Devoir Retour du « ni-ni » : les partis fédéraux évitent le débat Ottawa \u2014 Les partis fédéralistes à Ottawa se sont contentés de peu de commentaires à la suite de la déclaration du président Erançois Hollande, se gardant de se mêler du débat.Un porte-parole du premier ministre Stephen Harper a souligné, par courriel, que «le Canada et la Erance sont des alliés, mais aussi des partenaires et des amis», réitérant en outre une nouvelle fois le discours des dernières semaines voulant que «les Québécois ne souhaitent pas rouvrir les vieilles chicanes constitutionnelles».La réaction a été semblable dans l\u2019entourage du chef néodémocrate, Thomas Mulcair, son porte-parole ayant lui aussi noté que «la Erance est un allié important du Canada et, à ce titre, nous continuons d\u2019apprécier l\u2019intérêt des Erançais envers le Canada et le respect qu\u2019ils savent démontrer concernant les affaires intérieures du pays».Dans le camp bloquiste, sans surprise, on s\u2019est réjoui de cette «continuité».«Pour nous, c\u2019est le fait que le gouvernement de la Erance va accompagner le Québec au fur et à mesure de son développement», a noté le chef Daniel Paillé.Le libéral Marc Garneau s\u2019est abstenu de faire des commentaires.Marie Vastel Le Devoir D Le Devoir sur ledevoir com CO sur Facebook et 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