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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2012-09-11, Collections de BAnQ.

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[" Bell défend l\u2019achat d\u2019Astral devant le CRTC Page B 1 Ottawa s\u2019attaque à la fraude en immigration Page A 3 www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.C I I I N° 2 0 6 LE DEVOIR, LE MARDI II SEPTEMBRE 2012 1,09 $\t+ TAXES =\t1,25$ Commémoration sous haute surveillance JACQUES NADEAU LE DEVOIR Proches, dignitaires et grand pubiic ont rendu hommage à Denis Bianchette.Malgré une forte présence policière, la première ministre élue, Pauline Marois, a été chaleureusement accueillie par la foule après avoir assisté lundi après-midi à la cérémonie de commémoration nationale organisée pour rendre hommage à Denis Blanchette, abattu au Métropolis en marge des célébrations entourant la victoire électorale du Parti québécois.«Nous devons beaucoup à la famille de Denis Blanchette, parce qu\u2019on sait qu\u2019il a probablement évité que le drame soit encore plus grand qu\u2019il ne l\u2019a été.Mes pensées vont à sa mère, à ses sœurs et à sa fille», a déclaré Marois, saluant le geste héroïque du technicien de scène.Page A 2 Aujourd\u2019hui a Éducation > Les filles auront leur propre pavillon à Brébeuf.S\u2019il s\u2019ouvre aux étudiantes, le collège tient à conserver la non-mixité de ses classes.Page A 2 Le monde > «Casse-toi, riche con ! ».Le patron de LVMH, Bernard Arnault, porte plainte contre Libération pour sa une controversée.Page B 5 7\t.W- .- ___ U Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku .B4 A4 B6 B6 A4 B8 L\u2019écran du soupçon Comment les téléséries américaines voient le monde depuis le 11-Septembre STÉPHANE BAILLARGEON La paranoïa télévisuelle recommence ce soir.Après avoir diffusé pendant des années la série 24 heures chrono, concentré cristallin de théories du complot de l\u2019ére bushienne, Télé-Québec lance la présentation de Homeland en ce 11 septembre symbolique.La production américaine encensée se révéle dans le même ton : haletante, captivante et à vrai dire complètement schizophrène.L\u2019héroïne, Carrie Mathi-son, travaille pour la CIA.Elle est convaincue qu\u2019un sergent des marines libéré après des années de captivité a été « retourné » par al-Qaïda.Elle prend donc sur elle de pister sans relâche voir page a 8 : SÉRIE P TELE-QUEBEC Dans Homeland, l\u2019héroïne Carrie Mathison, qui travaille pour la CIA, piste sans relâche un sergent des marines qu\u2019elle croit à la solde d\u2019al-Qaïda.La télésérie traduit l\u2019état d\u2019esprit de l\u2019Amérique : à qui se fier quand la menace peut désormais venir de l\u2019intérieur?Registre des armes : une victoire pour Québec La Cour supérieure ordonne à Ottawa de préserver et de remettre les données québécoises brian myles HÉLÉNE BUZZETTI Québec a remporté une autre manche dans sa bataille pour sauver le registre des armes d\u2019épaule bien que le gouvernement Harper ne semble pas près de capituler.Les conservateurs risquent fort de contester l\u2019injonction permanente prononcée hier par la Cour supérieure, qui force Ottawa à préserver et à remettre les données du registre au Québec.Le ministre de la Sécurité publique.Vie Toews, veut d\u2019abord lire le jugement, mais sa déclaration préliminaire laisse peu de doutes quant à l\u2019éventualité d\u2019un appel.« Je suis déçu de la décision et la réviserai de manière approfondie.La volonté du Parlement et des Canadiens a été claire.Nous ne voulons pas d\u2019une quelconque forme de registre d\u2019armes d\u2019épaule inefficace et coûteux», a dit M.Toews.«Notre gouvernement conservateur continuera de se battre contre toute mesure qui cible sans voir page a 8 : REGISTRE FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM DE TORONTO Sous le sang des autres ODILE TREMBLAY à Toronto \\ A la projection publique, elle était nerveuse, émue et très enceinte (huit mois), Anaïs Barbeau-Lavalette.La cinéaste québécoise du Ring accompagnait Inch\u2019Allah pour sa première mondiale au Eestival international du film de Toronto.Et ça la troublait de lancer son film à Toronto.Après le tumulte de notre soirée d\u2019élection, Anaïs appelait au partage, aux ponts à ériger.Son discours se cousait, se décousait.Une salle pleine.Il faut dire qu\u2019Inch\u2019Allah est produit par Micro_scope, la boîte derrière Incendies et Monsieur Lazhar, candidats tour à tour à l\u2019Oscar du meilleur film en langue étrangère.Le film d\u2019Anaïs est déjà vendu dans douze pays, dont l\u2019Australie et la Grèce qui l\u2019ont acquis cette fin de semaine.Il sortira chez nous le 28 septembre.Après la projection : des applaudissements discrets.Inch\u2019Allah, avec ses beautés (excellente caméra à l\u2019épaule de son père Philippe La-valette) et ses enfants brisés par la guerre ou errant dans ses ruines, demeure fragile.Le scénario avance sur le fil ténu d\u2019une déchirure intérieure, avec un sujet éprouvant.«Ce n\u2019est pas un film à ovation, admettait la cinéaste.Il est sans rédemption.» voir PAGE A 8 : TORONTO Anaïs Barbeau- Lavalette ÉCOUTEZ POUR VOIR René Homier-Roy en semaine s h AUJOURD'HUI  6H40 L'héritage du 11 septembre vu par Djemila Benhabib.Réalisation: Nadia Peiellon Radio-Canada.ca /bienmeilleur 18*95,1 FM PREMIERE CHAINE 77831302830037 A 2 LE DEVOIR LE MARDI II SEPTEMBRE 2012 ACTUALITES RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE Des centaines de personnes se sont massées dans la rue pour rendre hommage à Denis Blanchette.ATTENTAT DU METROPOLIS Les obsèques de Denis Blanchette sous haute sécurité La cérémonie de commémoration nationale organisée pour rendre Tiommage à Denis BlancTiette, ce tecTinicien en éclairage abattu au Métropolis mardi dernier en marge des célébrations entourant la victoire électorale du Parti québécois, s\u2019est déroulée lundi après-midi sous haute sécurité dans l\u2019est de Montréal.En début de cérémonie en l\u2019église Saint-Donat, le curé Joseph Dubé a demandé aux participants de méditer sur le pardon.«On ne peut pas penser fêter la mort, ça n\u2019aurait pas de sens, a-t-il lancé plus tard pendant son homélie.On peut alors penser fêter la vie, la vie de Denis, une vie humaine bien simple, qui a eu ses hauts et ses bas, la vie d\u2019un homme qui a cherché à aimer du mieux qu\u2019il a pu.» Devant les quelque 300 personnes qui s\u2019entassaient dans l\u2019église, un ami de la victime, Denis Bourgault, a rendu hommage à «son ami, son complice, son frère».«Aujourd\u2019hui, c\u2019était la dernière fois qu\u2019on te voyait avec nos yeux, mais on était habitués de te voir avec notre cœur plus qu\u2019avec nos yeux, nous autres, a-t-il affirmé, la voix chevrotante.C\u2019est comme ça qu\u2019on va te regarder, jusqu\u2019à ce qu\u2019on aille te rejoindre.Tu es sorti par la grande porte, le gros, tu es fidèle à ton image.Tu es passé outre les risques et les dangers, tu as encore pensé aux autres avant de penser à toi.C\u2019est pour ça qu\u2019on t\u2019aimait.» Puis, comme s\u2019il voulait exprimer que le Québec se souviendra de la mort de son ami, M.Bourgault a ajouté, la gorge nouée: «Je ne te dirai jamais adieu, le gros, je vais te dire au revoir.Je t\u2019aime.» A l\u2019extérieur de l\u2019église, entre 200 et 300 badauds, dont certains brandissaient des drapeaux du Québec ou des Patriotes, s\u2019étaient massés sur place, mais ils étaient tenus à l\u2019écart par la police.Des haut-parleurs avaient été installés pour leur permettre de suivre la cérémonie.Plusieurs rues avaient été fermées autour de l\u2019église Saint-Donat, dans l\u2019arrondisse- ment de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, pendant que des policiers équipés de détecteurs de métal et des maîtres-chiens patrouillaient sur les lieux.De nombreux dignitaires, dont la première ministre élue Pauline Marois, étaient sur place.«Nous devons beaucoup à la famille de Denis Blanchette, parce qu\u2019on sait qu\u2019il a probablement évité que le drame soit encore plus grand qu\u2019il ne l\u2019a été», a-t-elle déclaré, faisant référence à une probable intervention de la part de M.Blanchette mardi soir dernier pour empêcher que l\u2019auteur de la fusillade, Richard Henry Bain, entre dans le Métropolis et fasse encore plus de victimes.«Mes pensées vont à sa mère, à ses sœurs et à sa fille», a ajouté M\u201d® Marois.Nombreux dignitaires Le gouvernement libéral était représenté par le ministre des Finances, Raymond Ba-chand, et la ministre du Travail, Lise Thériault.Les députés péquistes Maka Kotto, Jean-François Lisée, Bernard Drainville et Léo Bureau-Blouin étaient aussi présents.Le gouvernement fédéral était représenté par le ministre des Anciens Combattants, Steven Blaney.La mère de Dave Courage, l\u2019autre technicien blessé lors de la fusillade, était présente pour témoigner de sa solidarité envers la famille de la victime.Une cérémonie de commémoration nationale est organisée pour rendre hommage à un individu ayant effectué un geste de bravoure ou encore à une victime innocente.Les drapeaux étaient en berne à l\u2019Assemblée nationale, à Québec.M.Blanchette, un homme de 48 ans père d\u2019une fillette de 4 ans, a perdu la vie quand il a été atteint d\u2019une balle apparemment tirée par Bain, à l\u2019entrée arrière du Métropolis.Richard Henry Bain fait face à 16 accusations, dont une de meurtre prémédité en lien avec la mort de M.Blanchette.La Presse canadienne Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 GREVE ETUDIANTE UQAM : les chargés de cours privés de paie LISA-MARIE GERVAIS La grève étudiante continue de créer des dommages collatéraux à l\u2019UQAM.Un imbroglio entre la direction et les chargés de cours privera ces derniers de leur salaire lors du prochain jour de paye, ce jeudi, a appris Le Devoir.Ces enseignants devront attendre jusqu\u2019au jeudi 27 septembre avant d\u2019être dûment payés pour leurs heures en cette période exceptionnelle de rattrapage.Les chargés de cours étant entre deux contrats, ils ont dû signer des ententes particulières et être payés selon un nombre d\u2019heures déclarées.Au 5 septembre, date li- mite de la déclaration pour les premières semaines de la reprise, aucun chargé de cours n\u2019avait transmis de feuille de présence au service de paie, a constaté la direction de l\u2019Université.«Les tableaux des heures sont arrivés après cette date», a confirmé Jenny Desrochers, porte-parole de fUQAM.«Où y a-t-il eu une faille ?Difficile à dire, mais je pense que c\u2019est un problème de compréhension», a-t-elle dit en ajoutant qu\u2019il y aurait eu une confusion sur la façon de transmettre les feuilles de présence.Les chargés de cours devaient-ils déclarer leurs heures sur une base hebdomadaire ou à la fin de la période de rattrapage ?Selon M\u201c® Desrochers, lors d\u2019un épisode de grève étudiante en 2008, les chargés de cours avaient été payés à la toute fin du parachèvement de la reprise.La direction ne s\u2019est donc pas étonnée de voir qu\u2019il n\u2019y avait eu aucune déclaration d\u2019heures travaillées le 5 septembre dernier.Le président du Syndicat des chargés de cours de l\u2019UQAM (SCCUQ), Zakaria El Mrabet, s\u2019est dit inquiet de la situation.«On est le 10 septembre et il reste 17 jours avant la prochaine paye.Sûrement que les gens vont devoir payer des factures ou des prêts hypothécaires.C\u2019est sûr qu\u2019on va faire notre possible pour que tout le monde puisse avoir accès au fonds de dépannage sous forme de prêts ou à des avances de fonds», a-t-il souligné.Selon lui, il est impossible de dire combien de personnes souffriront ainsi du retard de leur paie, mais il précise qu\u2019au moins la moitié des 1000 cours à rattraper sont donnés par des chargés de cours.Des notes d\u2019information devaient être envoyées dès aujourd\u2019hui à tous les chargés de cours pour leur rappeler comment réclamer leurs heures.Choqué par la situation, le syndicat songe à prendre les moyens d\u2019action nécessaires pour souligner cette «faille de la direction», moyens pouvant aller jusqu\u2019au grief Le Devoir N ^ P P ffl ffl FTP JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les garçons et les filles occuperont dès la première secondaire des pavillons différents à partir de Uannée scolaire 2013-2014.Les filles auront leur pavillon à Brébeuf En pleine tourmente financière et baisse démographique, plusieurs écoles privées non mixtes ont ouvert leurs portes au sexe opposé.Ce n\u2019est pas le cas du réputé Collège Jean-de-Brébeuf de Montréal qui, pour la première fois de son histoire, accueillera l\u2019an prochain des filles de la première à la cinquième secondaire, mais dans un pavillon «conçu rien que pour elles».EISA-MARIE GERVAIS \\ A l\u2019ombre du Mont-Royal, entourée d\u2019un boisé protégé, l\u2019ancienne résidence des jésuites se dresse dans un décor enchanteur tout en nature et en tranquillité.C\u2019est là, dans ce pavillon Vimont, que 70 jeunes filles feront leur entrée en première secondaire à l\u2019automne 2013.«Fini l\u2019asphalte.Nos filles auront une cour gazonnée», lance fièrement au Devoir le directeur général du Collège Jean-de-Brébeuf Michel April.La transformation de l\u2019établissement, oû ont logé les jésuites pendant des années, jusqu\u2019au parachèvement du déménagement au printemps dernier, aura coûté 11 millions.Même si la baisse démographique le touche autant qu\u2019ailleurs, le collège résiste à imiter ce que font ses concurrents depuis quelques décennies.«On ne pouvait pas répondre à des baisses démographiques par la mixité», affirme sans ambages, le président du conseil d\u2019administration du col- lège, François Morrison.«La non-mixité est une partie de la recette du collège.» S\u2019ils se font rares dans le réseau public, les établissements à vocation non mixte au privé sont de moins en moins nombreux, hormis ceux de confessions juives et dans le secteur anglophone.Selon la Fédération des établissements d\u2019enseignement privé (FEEP), qui représente 190 écoles privées surtout francophones, il ne resterait que 12 établissements non mixtes, dont un seul de garçons.Pour le Collège Jean-de-Bré-beuf presque centenaire, est-ce un mouvement révolutionnaire à contre-courant ou tendance rétrograde ?«Il y a des choix qui ont été faits dès les années quarante pour la mixité, qui a de bons côtés, dont la socialisation.On ne nie pas ça.Mais c\u2019est aussi une bonne chose d\u2019être \u201cfocussé\u201d chacun de son côté sur ses études à un âge aussi difficile que l\u2019adolescence», a soutenu M.April.C\u2019est le meilleur des deux mondes parce que les filles auront leurs classes à elles, mais dans un environnement mixte plus large, croit M® Julie Latour, ex-bâtonnière du Barreau de Montréal et marraine du projet.«En termes de maturité intellectuelle et de maturité affective et de croissance, surtout de la première à la troisième secondaire, je vois moins de corrélation entre les garçons et les filles», a-t-elle avancé.Le sexe et la réussite Sur la réussite des élèves en classes non mixtes, il n\u2019existe pas d\u2019études fiables et longitudinales qui permettent de faire une association entre une plus grande réussite et la non-mixité, souligne Pierrette Bouchard, professeure émérite en sciences de l\u2019éducation de l\u2019Université Laval.Selon elle, il est difficile d\u2019attribuer à la non-mixité seule les effets positifs observés dans les classes de ce type.Car une panoplie d\u2019autres facteurs entre dans le calcul, soit la taille de l\u2019école et des groupes classes, la sélection des candidats à l\u2019entrée, le milieu socio-économique des élèves.«Le sexe n\u2019est pas une compétence pédagogique», soutient M\u201c® Bouchard.Ni chez les élèves ni chez les enseignants.Pour cette politologue de formation, tous les élèves, garçons comme filles, ont le même potentiel de réussite; c\u2019est la lecture à un jeune âge qui fait surtout la différence.Certains points positifs de la non-mixité ont cependant été observés, notamment une plus grande estime de soi chez les filles.«Encore là, il faut y aller avec une grande prudence.Ça ne veut pas dire que ça se traduit par de meilleurs résultats scolaires», note M\u201c® Bouchard.La tendance semble toutefois s\u2019inverser pour les garçons: sans les filles, ils semblaient avoir plus de difficulté à l\u2019école.Un constat encore à prendre avec circonspection, tient à souligner la chercheuse retraitée.Si les jeunes filles et les garçons du Collège Jean-de-Bré-beuf feront classe à part durant tout leur secondaire, hormis pour la cinquième secondaire qui est mixte du côté des garçons, ils partageront néanmoins la bibliothèque et quelques sorties.Et selon M.April, même loin de leurs consoeurs, les garçons ne pourront faire autrement que d\u2019être tentés par le défi de faire aussi bien \u2014 et même mieux \u2014 que leurs rivales.Le Devoir PRÉ SENTÉ PAR MONTREAL D'ECOLES GXpOS PRIVÉES Le 16 septembre HILTON MONTRÉAL BONAVENTURE SÉMINAIRES D\u2019INFORMATION: 10H30 - 12H00 SALLE D\u2019EXPOSITION: 12H00 - 16H00 NUMÉRISATION UTILISER VOTRE APPAREIL MOBILE POUR UN ENREGISTREMENT RAPIDE OURKIDS COMMANDITAIRES JS PARTENAIRE MÉDIA LE DEVOIR Utire rte p«ns«r économisez 50% SUR LE PRIX DÉNTRÉE RÉGULIER 20 $ inscrivez-vous V ourkids.net/expo http://www.ourkids.net/expo/mobile-register.php?id=30 LE DEVOIR, LE MARDI II SEPTEMBRE 2012 A 3 ACTUALITES Ottawa règle à l\u2019amiable avec Suaad Hagi Mohamud La Canadienne faussement accusée d\u2019usurpation d\u2019identité a mis trois mois à revenir du Kenya HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa C?est une victoire qu\u2019il est interdit de crier sur tous les toits.La Canadienne Suaad Hagi Mohamud a obtenu d\u2019Ottawa un dédommagement pour avoir été empêchée pendant trois mois de rentrer au pays, a appris Le Devoir.L\u2019entente à l\u2019amiable interdit toutefois d\u2019en divulguer le montant.«Il y a eu une entente hors cours dans la cause au civil, et la poursuite en Cour supérieure de l\u2019Ontario est donc terminée.Les termes de cette entente sont confidentiels», se borne à dire l\u2019avocat de Mohamud, Julian Falconer.L\u2019entente est survenue «récemment».Le ministère des Affaires étrangères confirme seulement que cette entente est «mutuellement satisfaisante ».M\u201c® Mohamud réclamait une somme de 2,5 millions de dollars du gouvernement fédéral.La Cour fédérale avait ordonné à Ottawa il y a deux ans de lui verser 13 510$ plus TPS pour payer une partie de ses frais d\u2019avocats.Ottawa avait tenté en vain de contester cet octroi.M\u201c® Mohamud s\u2019était rendue au Kenya visiter sa famille au printemps 2009.La dame s\u2019apprêtait à rentrer à Toronto quand un agent à l\u2019aéroport de Nairobi s\u2019est mis à douter de son identité: ses lèvres étaient plus pulpeuses que sur sa photo de passeport.En outre, elle ne ressemblait pas à la photo qui avait été prise d\u2019elle à son entrée au Kenya: elle était plus maigre et la monture de ses lunettes était différente.(On saura par la suite que la première photo, prise avec une KHALIL SENOSI ASSOCIATED PRESS Suaad Hagi Mohamud, lors de son retour au pays en 2009 caméra de surveillance, avait un effet déformant.) La police l\u2019arrête.Elle rencontre un responsable consulaire canadien le lendemain, lui montre une douzaine de cartes d\u2019identité canadiennes, mais rien n\u2019y fait.L\u2019agent invalide son passeport sur-le-champ.Une semaine plus tard, la première secrétaire au Haut Commissariat canadien de Nairobi écrit aux autorités kenyanes pour confirmer que «la personne soupçonnée d\u2019être un imposteur I.] n\u2019est pas la détentrice légale du passeport canadien».Elle affirme que cette personne est entrée illégalement au Kenya et suggère que le Kenya entame les procédures appropriées.Suaad Hagi Mohamud restera huit jours en prison.Un test d\u2019ADN Ce n\u2019est que deux mois et demi plus tard que le Canada consent à faire passer à M\u201c® Mohamud un test d\u2019ADN qui confirme qu\u2019elle est bien la mère du garçon de 12 ans resté à Toronto, Mohamed Hussein.Elle mettra au total trois mois pour rentrer au Canada.Le gouvernement conservateur a toujours refusé de présenter des ,excuses à M\u201c® Mohamud.À son retour au Canada, elle vient livrer sa version des faits en comité parlementaire à Ottawa, mais deux députés conservateurs laissent planer des doutes sur sa franchise.Comme le cas fait l\u2019objet d\u2019une enquête interne pour comprendre ce qui est arrivé, les députés exigent de M\u201c® Mohamud qu\u2019elle s\u2019engage immédiatement à accepter que les résultats en soient divulgués publiquement même s\u2019ils devaient contenir des renseignements personnels.M\u201c® Mohamud avait éveillé les soupçons, car, au moment de ses interrogatoires au Kenya, elle s\u2019était trompée de deux jours dans la date de naissance de son fils, d\u2019une décennie dans la date de son mariage et n\u2019avait pas su nommer une seule station de métro de Toronto, qu\u2019elle prétendait pourtant utiliser tous les jours.Les documents juridiques ont permis de savoir que les agents canadiens soupçonnaient que la personne à l\u2019aéroport était en fait la sœur de M\u201c® Mohamud.Le test d\u2019ADN prouvera que tel n\u2019était pas le cas.Le Devoir SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE Le ministre de l\u2019Immigration, Jason Kenney, affirme que le Canada serait la cible d\u2019un vaste système de fraude internationale.Citoyenneté : Ottawa intensifie sa lutte contre les inunigrants fraudeurs Quelque 3100 individus pourraient perdre leur citoyenneté canadienne MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Le gouvernement fédéral n\u2019a pas fini de serrer la vis aux immigrants qu\u2019il soupçonne d\u2019avoir fraudé pour obtenir leur citoyenneté canadienne.Ottawa a maintenant dans sa mire 3100 individus qui auraient contourné le système et, si tel est le cas, il entend leur retirer ce statut.Et 7500 autres personnes font l\u2019objet d\u2019une enquête d\u2019immigration Canada a annoncé lundi le ministre Jason Kenney.Le ministre de l\u2019Immigration en a assez d\u2019entendre parler de résidents permanents ou de citoyens canadiens qui résident toujours dans un pays étranger, tout en profitant du système de santé public ou des universités canadiennes sans payer pour leurs enfants les coûteux frais d\u2019étudiants étrangers.Le Canada serait la cible d\u2019un vaste système de fraude internationale, selon le ministre, qui a souligné avoir pris connaissance de publicités sur Internet qui vantent les avantages d\u2019une citoyenneté canadienne et qui encouragent à en tirer profit.«Malheureusement, il y a une industrie mondiale d\u2019agents d\u2019immigration et de citoyenneté sans scrupules, sans éthique,^ qui se font passer pour de légitimes consultants, qui vendent aux gens des conseils pour escroquer Les républicains dénichent un faux Américain canadien Ottawa \u2014 En vue de l\u2019élection présidentielle aux Etats-Unis, les républicains de l\u2019État de la Éloride tentent eux aussi de débusquer de faux citoyens, dans le cadre d\u2019une campagne pour restreindre les mesures d\u2019identification des électeurs.Après des mois d\u2019enquête, ils en ont trouvé un : le Canadien Josef Sever, 52 ans, qui a plaidé coupable en Cour fédérale la semaine dernière d\u2019avoir faussement allégué être un citoyen américain et d\u2019avoir voté illégalement aux élections présidentielles de 2004 et 2008.La fausse citoyenneté de M.Sever lui a aussi permis d\u2019acheter des armes à feu et d\u2019obtenir un permis de port d\u2019arme dissimulée.M.Sever risque cinq ans d\u2019emprisonnement.Il connaîtra sa sentence le 9 novembre, trois jours après l\u2019élection présidentielle américaine.le système canadien», a-t-il déploré.L\u2019exemple le plus répandu, c\u2019est de fournir une fausse adresse en sol canadien, ce qui permet aux demandeurs de devenir citoyens même s\u2019ils n\u2019ont pas résidé trois ans au pays avant de faire leur demande, tel que requis par la loi.«Une famille de cinq peut payer jusqu\u2019à 25000$ sur une période de quatre ans ou plus pour maintenir l\u2019illusion qu\u2019elle réside au Canada t.] La citoyenneté canadienne n\u2019est pas à vendre», a martelé M.Kenney en point de presse.Résidents permanents Son ministère tentera donc de révoquer la citoyenneté de 3139 citoyens canadiens.Et quelque 5000 résidents permanents qui auraient aussi fraudé «feront l\u2019objet d\u2019une surveillance accrue» s\u2019ils tentent de revenir ou de devenir citoyens.Jusqu\u2019à présent, 530 lettres d\u2019avis ont été envoyées, 506 demandes de citoyenneté ont été refusées et 614 résidents permanents ont été renvoyés chez eux.Chaque année, quelque 160 000 personnes obtiennent leur citoyenneté.Depuis 2010 et le début de cette campagne d\u2019immigration Canada, 19 citoyennetés ont été révoquées \u2014 un processus complexe qui dure en moyenne deux ans.Le ministre doit obtenir l\u2019aval du Conseil des ministres, qui fait la recommandation, après quoi le dossier aboutit en Cour fédérale.Afin d\u2019accélérer le tout, M.Kenney a dit qu\u2019il proposera d\u2019éliminer le recours à ses collègues pour aller directement aux tribunaux \u2014 ce qui permettrait de gagner 18 mois, croit-il.Et à son avis, il était grand temps d\u2019agir.Depuis l\u2019adoption de la Loi sur la citoyenneté en 1947, 70 personnes s\u2019étaient vu retirer leur citoyenneté.«La vraie question, c\u2019est pourquoi on ne l\u2019a pas fait auparavant», a-t-il dénoncé.Or, selon l\u2019opposition, le problème existe, mais ce ne devrait pas être la priorité absolue du ministre.«Le plus gros problème c\u2019est les individus qui sont qualifiés, qui répondent aux critères, et dont les délais de processus les privent de leur citoyenneté \u2014 un chiffre qui dépasse les 100000 personnes», a accusé le libéral Kevin Lamoureux.Sa collègue néodémocrate Sadia Groguhé estime que M.Kenney ferait mieux d\u2019agir en amont, en s\u2019assurant d\u2019avoir assez de fonctionnaires pour que le système roule rondement et en s\u2019attaquant aux consultants malhonnêtes.Le ministre a indiqué qu\u2019il tenterait de modifier la Loi pour exiger que les consultants des demandeurs de citoyenneté soient reconnus par un organisme de réglementation.Le Devoir L\u2019ex-ministre Philippe Couillard songe à la chefferie du PLQ Un comité organisateur définira début octobre les règles de la course à la succession de Jean Charest MARCO BELAIR-CIRINO Le prochain chef du Parti libéral du Québec (PLQ) ne pourra compter sur un sacre expéditif \u2014 comme celui de Jean Charest en 1998 \u2014, à en croire le nombre de prétendants.L\u2019ancien ministre de la Santé Philippe Couillard a confirmé lundi étudier en profondeur la possibilité de prendre part à la course à la direction de la formation politique.«Suite aux résultats des dernières élections générales, l\u2019avenir de cette grande institution qu\u2019est le Parti libéral du Québec est!.] l\u2019objet de nombreuses discussions.Il s\u2019agit évidemment d\u2019une question sérieuse, importante pour le Québec, qui mérite qu\u2019on s\u2019y attarde de façon profonde et raisonnée.Ce que je ferai», a-t-il souligné par courriel à Radio-Canada.Philippe Couillard a tourné le dos à la vie politique en juin 2008, soit à peine 15 mois après l\u2019élection d\u2019un gouvernement libéral minoritaire.Il soutenait alors ignorer ce que l\u2019avenir lui réservait.Le neu- rochirurgien de formation s\u2019est toutefois retrouvé en un rien de temps consultant au Fonds de capital d\u2019investissement Persistence Capital Partners (PCP).En janvier 2008, soit six mois avant sa démission M.Couillard était ouvertement à la recherche d\u2019un emploi et, en mars, il s\u2019est entretenu avec des dirigeants de PCP qui «se concentre exclusivement sur les occasions d\u2019affaires qui ont un potentiel de forte croissance dans le domaine des services de santé », avait révélé le commissaire au lobbyisme, André C.Côté, en mars 2009.À l\u2019instar de M.Couillard, plusieurs personnalités s\u2019avancent discrètement vers les blocs de départ.L\u2019ancien ministre responsable des Affaires intergouvemementales Benoit Pelletier a indiqué réfléchir à se porter candidat.Les ministres sortants Yves Bolduc, successeur de Philippe Couillard au ministère de la Santé, Sam Hamad, Pierre Philippe Couillard Moreau, Lise Thériault et Raymond Bachand se laisseraient également courtiser.Même le député de Brome-Missisquoi, Pierre Paradis, n\u2019écarterait pas l\u2019idée de faire partie de la course à la direction du PLQ.L\u2019état-major du parti politique, qui a fait le choix lundi soir de mettre sur pied un «comité organisateur» de la course à la succession de M.Charest qui définira «début octobre» une série de règles, devait recommander Jean-Marc Fournier au poste de chef intérimaire, et par ricochet de chef de l\u2019opposition officielle.«On a fait une proposition qui va être soumise mercredi matin au caucus», a affirmé le directeur des communications du PLQ, Michel Rochette, refusant de confirmer le choix du comité exécutif.«Si le caucus propose quelqu\u2019un d\u2019autre, on va recommencer la discussion.» Le Devoir Second dépouillement dans la circonscription de Saint-François Le PLQ a réclamé un second dépouillement dans la circonscription de Saint-François en Estrie où le candidat du PQ, le D\"^ Réjean Hébert, l\u2019a emporté la semaine dernière par une mince majorité.La candidate du PLQ, Nathalie Goguen, a soumis lundi une requête au palais de justice de Sherbrooke afin de tenir un dépouillement judiciaire des 42756 bulletins de vote.Le PLQ y souligne avoir «des motif raisonnables de croire que des scrutateurs ou le Directeur du scrutin ont compté ou rejeté illégalement des bulletins de vote ou dressé un relevé defépouillement inexact».«Etant donné qu\u2019une erreur semble s\u2019être glissée dans le processus, que les résultats sont serrés et compte tenu du nombre élevé de bulletins rejetés 1574 bulle- tins c\u2019est-à-dire 1,34% de tous les bulletins de vote], il est dans l\u2019intérêt de la démocratie et des citoyens du comté de Saint-François que les résultats finaux reflètent le plus fidèlement possible la volonté des citoyens qui se sont exprimés le 4 septembre», a déclaré M\u201c® Goguen.M.Hébert, qui est pressenti pour se voir confier le portefeuille de la Santé et des Services sociaux, disposait le 4 septembre d\u2019une majorité de 110 voix sur celle qui comptait succéder à Monique Gagnon-Tremblay, représentante de Saint-François à l\u2019Assemblée nationale depuis 1985.Cette majorité aurait toutefois fondu en raison d\u2019une erreur de retranscription faisant que 50 voix auraient été accordées par erreur à M.Hébert.Immunité réclamée: Lise Thibault porte sa cause eu appel Québec \u2014 L\u2019avocat de l\u2019ex-lieu-tenante-gouverneure du Québec Lise Thibault tente d\u2019en appeler d\u2019une décision récente de la Cour supérieure nuisant à son projet d\u2019éviter la tenue d\u2019un procès.Selon l\u2019avocat de Mme Thibault, M® Marc Labelle, celle qui était la représentante de la reine Élisabeth II au Québec ne devrait pas être tenue de subir un procès, en vertu d\u2019un principe de droit statuant que la reine ne peut se poursuivre elle-même.Par extension, Mme Thibault jouirait de la même immunité, selon cette logique.En septembre 2009, M\u201c® Thibault a fait l\u2019objet de six chefs d\u2019accusations, dont celles de fraude, mensonge, abus de confiance et utilisation de faux documents, pour des notes de frais de voyage, de réception et de déplacement.L\u2019accusée a toujours nié toute malversation ou dépense excessive.M® Labelle demandait à la Cour supérieure d\u2019annuler la citation à procès de sa cliente, mais sa requête a été rejetée le 27 août dernier.La Presse canadienne A 4 LE DEVOIR, LE MARDI II SEPTEMBRE 201 ACTUALITES Accès restreint au conseil municipal de Québec L\u2019attentat perpétré au rassemblement péquiste inquiète l\u2019administration Labeaume ISABELLE PORTER à Québec Inquiétée par Tattentat du Métropolis à Montréal la semaine dernière, l\u2019administration Labeaume envisage de restreindre l\u2019accès des citoyens aux séances du conseil municipal de Québec.En vertu du nouveau système, les citoyens n\u2019auraient accès à la salle du conseil qu\u2019au moment où ils posent leur question.Plutôt que de rester assis dans la salle pendant le reste de la séance, ils auraient accès à un autre local avec télédiffusion.L\u2019attaché de presse du maire, Paul-Christian Nolin, souligne que la proposition vient du service de police et de la direction générale et que les policiers en particulier réclament ces changements depuis des années.1 {W\\ Il ajoute que deux événements l\u2019ont fait cheminer récemment: la bousculade lors de l\u2019adoption du règlement sur les manifestations (en juin) et l\u2019attentat de la semaine dernière au Métropolis: «Est-ce qu\u2019on a n\u2019a pas tous été bouleversées par ce qui s\u2019est passé la semaine dernière ?»y a-t-il déclaré.Interrogé sur l\u2019apparence antidémocratique de la proposition, M.Nolin fait valoir qu\u2019un tel système existe à Montréal et que la ville n\u2019est pas jugée antidémocratique pour autant.Pour l\u2019opposition, cette proposition est disproportionnée.«S\u2019ils ont décidé de faire ça à Montréal, ce n\u2019était pas pour des raisons de sécurité, mais d\u2019espace», plaide la conseillère Anne Guérette.«À part Montréal, on serait les premiers de la province à prendre des mesures aussi drastiques.» Le conseiller Yvon Bus-sières fait valoir qu\u2019il y a déjà deux policiers armés à l\u2019entrée de la salle.«Il y a comme une psychose présentement avec la sécurité», dit-il.Jean Guilbault, lui, trouve la proposition «farfelue» et souligne que la bousculade de juin, «c\u2019est M.Louis Côté [le chef de cabinet du maire] qui l\u2019a initiée.» Enfin, le parti Québec Autrement estime qu\u2019il «est abusif de prendre prétexte d\u2019un événement malheureux pour éloigner les citoyens de leurs élus».JACQUES BOISSINOT PC Régis Labeaume Le Devoir Le maire de Strasbourg à Québec pour parler de tramway Après le maire de Bordeaux Alain Juppé, ce sera au tour du maire de Strasbourg, Roland Ries, de visiter Québec la semaine prochaine.M.Ries prononcera une conférence le 19 septembre dans le cadre de la Semaine des transports collectifs et actifs.Le groupe Vivre en ville qui milite pour le projet de tramway à Québec l\u2019a invité à parler de l\u2019expérience de Strasbourg avec ce mode de transport, en passant par les bienfaits comme les complications.La programmation de la Semaine des transports collectifs et actifs doit par ailleurs être dévoilée mardi matin au Complexe G.Ê PEDRO RUIZ LE DEVOIR Uédifîce du 1000, rue Saint-Jacques, deviendra vacant en 2013 lorsque la construction du nouveau Planétarium au Parc olympique sera terminée.Pancien Planétarium est en mal d\u2019acheteurs La seule offre d\u2019achat a été rejetée par la Ville de Montréal JEANNE CORRIVEAU Les acheteurs ne se bousculent pas pour se porter acquéreurs de l\u2019ancien Planétarium de Montréal.A la suite d\u2019un appel de propositions lancé au printemps dernier, la Ville de Montréal n\u2019a reçu qu\u2019une seule offre, celle de l\u2019Académie culinaire.La jugeant incomplète, la Ville l\u2019a rejetée.En mars dernier, la Ville avait mis en vente l\u2019édifice du 1000, rue Saint-Jacques, qui deviendra vacant en 2013 lorsque la construction du nouveau Planétarium au Parc olympique sera terminée.La Ville avait alors fixé à un minimum de 1,8 million de dollars le prix de vente de l\u2019immeuble en plus d\u2019imposer une série d\u2019exigences aux acheteurs potentiels, dont celle d\u2019investir au moins 1 million pour rénover le bâtiment.Aucune nouvelle construction ne devait être permise sur le terrain de stationnement.Lorsque la Ville a procédé à l\u2019ouverture des propositions le 27 juin dernier, elle a constaté qu\u2019une seule offre lui avait été soumise, soit celle de Erançois Martel, p.-d.g.et fondateur de l\u2019Académie culinaire, qui proposait d\u2019acheter l\u2019immeuble pour 1,85 million.Mais selon la Ville, plusieurs éléments étaient manquants dans cette proposition, dont la description détaillée du projet, son échéancier et sa valeur, de même que la copie de l\u2019acte de naissance ou du passeport du soumissionnaire.Lors de sa réunion hebdomadaire, mercredi dernier, le comité exécutif a donc rejeté la proposition.Pour l\u2019instant, la Ville ignore si elle relancera un appel de propositions.«On réfléchit à la suite des choses.De toute façon, l\u2019immeuble sera occupé jusqu\u2019en 2013, donc il n\u2019y aura pas de détérioration possible parce qu\u2019il va être chauffé et entretenu», a indiqué Jacques-Alain Lavallée, chargé de communication à la Ville.Actif stratégique De son côté, Erançois Martel ne jette pas l\u2019éponge.Vendredi dernier, lors d\u2019une rencontre avec des représentants de la Direction stratégies et transactions immobilières de la Ville, il a demandé un délai supplémentaire afin de pouvoir fournir les éléments manquants.«On ne savait pas qu\u2019il fallait donner un document aussi précis sur les rénovations extérieures alors que la Ville exigeait qu\u2019on ne touche pas à l\u2019enveloppe extérieure du bâtiment, a-t-il dit au Devoir.Il y a des architectes et d\u2019autres intervenants spécialisés qui sont impliqués dans le dossier et je me suis fié à eux.» A l\u2019heure actuelle, l\u2019Académie culinaire loue des locaux dans un immeuble de la rue du Champ-de-Mars, mais elle souhaite devenir propriétaire.L\u2019achat de l\u2019ancien Planétarium lui permettrait aussi de disposer d\u2019espaces suffisants pour ses activités de multimédia.«Le dôme du Planétarium se prêterait bien à notre studio de production et à la gestion d\u2019événements à saveur internationale», a souligné M.Martel.Pour Dinu Bumbaru, d\u2019Héritage Montréal, le rejet de la proposition n\u2019est pas une mauvaise nouvelle.Selon lui, la Ville devrait profiter de ce délai pour mener une réflexion sur l\u2019avenir de cet «actif stratégique» dans le secteur de Griffin-town.«Il aurait été naturel de faire une alliance avec l\u2019Ecole de technologie supérieure», croit-il.Le Devoir La rareté de l\u2019eau, une menace réelle Ottawa \u2014 Un prestigieux groupe d\u2019anciens leaders mondiaux et d\u2019experts tire la sonnette d\u2019alarme à propos d\u2019une crise de l\u2019eau qui menace la paix, la stabilité politique et le développement économique sur la planète.L\u2019InterAction Council a publié son nouveau rapport, qui conclut que l\u2019impact futur de la rareté de l\u2019eau pourrait être dévastateur.Ce rapport est publié alors que les ministres des Affaires étrangères de plusieurs pays préparent une rencontre spéciale sur la crise de l\u2019eau qui aura lieu plus tard ce mois-ci en marge de l\u2019Assemblée générale des Nations unies.Le document du conseil ne réclame pas une intervention spécifique de l\u2019ONU.L\u2019ancien premier ministre canadien Jean Chrétien, qui copréside le conseil, affirme cependant que le groupe tente d\u2019attirer l\u2019attention sur l\u2019urgence de la crise, dans l\u2019espoir que le Conseil de sécurité reconnaisse l\u2019eau comme un important enjeu de sécurité à l\u2019échelle mondiale.La Presse canadienne Un milliard de tonnes de GES en moins selon l\u2019ONU L\u2019ONU a confirmé lundi qu\u2019un milliard de tonnes de gaz à effet de serre (GES) avaient été évitées grâce au Mécanisme de développement propre (MDP), créé sous l\u2019empire du protocole de Kyoto.Le MDP permet aux 39 pays assujettis à des réductions de GES de réaliser une partie de leurs réductions d\u2019émissions chez d\u2019autres signataires du protocole qui ne sont pas assujettis à des réductions pour l\u2019instant.Ces initiatives qui favorisent les pays en développement ont permis d\u2019importants transferts technologiques ainsi que des investissements de plusieurs dizaines de milliards.Parmi les projets les plus prisés par des entreprises des pays développés, on note le captage et la réutilisation à des fins énergétiques du méthane émis par les sites d\u2019enfouissement, la biométhanisation des déchets et la production d\u2019électricité au moyen de techniques comme l\u2019éolien et le solaire.Le Devoir Téléphone :\t514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel : petitesannonces@ledevoir.com AVIS DE DECES I «N *0 REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100*199\tIMMOBILIER RÉSIDENTIEL \t100 \u2022 150 Achat vente échangé 160 \u2022 199 Location 200 \u2022 299\tIMMOBILIER COMMERCIAL \t200 \u2022 250 Achat vente échangé 251 \u2022 299 Location 300 \u2022 399\tMARCHANDISES 400 \u2022 499\tOFFRES D'EMPLOI 500 \u2022 599\tPROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 \u2022 699\tVÉHICULES TERRAINS St AIME DES LACS, CHARLEVOIX Lac Nairne, vue magnifique sur les montagnes, façade de lac (34m) Superficie totale 3 000 m2 325 000$ 418 439-3177 APPARTEMEN15ET LOGEMENT À LOUER 31/2-41/2 560$ 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chats lapins et autres animaux sympathiques jusqu a ce quils puissent être places pour I adoption Le service de soins vétérinaires est disponible en échangé d une contribution minime La nourriture et I équipement peuvent egalement être fournis Lhebergement peut durer quelques jours ou plusieurs mois Pour en savoir plus sur le programme des familles d accueil de la SPCA visitez www spcamontreal corn ou téléphonez au 514735.2711, poste 2237 Construire ensemble ide un mon de différent Pour nous appuyer : www.alternatives.ca \u2022 514.982.6606 LE DEVOIR LE MARDI II SEPTEMBRE 2 0 12 A 5 ACTUALITES #CHRONIQUEFD Numériquement à côté du réel Fabien Deglise epuis le 4 septembre dernier, il est un peu moins possible d\u2019en douter: les réseaux sociaux en général et Twitter en particulier sont devenus des outils incroyablement redoutables pour déformer le réel et surtout pour amplifier et faire rayonner cette déformation.Le scrutin provincial de la semaine dernière en a d\u2019ailleurs fait une énième démonstration en laissant les urnes mettre en lumière ce délirant fossé entre l\u2019état d\u2019esprit des univers numériques et ceux qui ne le sont pas.Un fossé qui devrait nous inciter à remettre ces nouveaux espaces de socialisation et de communication à la place qui leur revient dans la sphère publique.Au bénéfice de tous.Deux sièges pour Québec solidaire, aucun pour Option nationale, un gouvernement minoritaire et surtout un Parti libéral formant la première opposition permettent de prendre la pleine mesure de la chose.Les résultats électoraux de mardi dernier n\u2019ont pas seulement brouillé les frontières entre perdants et vainqueurs en ne matérialisant pas une vague contestataire que « le peuple » réclamait casseroles à la main.Ils ont aussi confirmé la difficulté évidente de Twitter à lire correctement le présent.Et comment! A suivre les échanges et à s\u2019enivrer du bruit qui s\u2019y est développé pendant près de 33 jours, le Québec, en plus d\u2019être au bord de la rupture était également sur le point d\u2019effacer toutes traces de libéraux sur l\u2019échiquier politique pour mener au pouvoir un gouvernement de Québec solidaire majoritaire.L\u2019opposition officielle, elle, allait être formée d\u2019Option nationale et de son chef Jean-Martin Aussant.Sans l\u2019ombre d\u2019un doute numérique, ou si peu.Quand on remonte un peu le fil frénétique de la twittosphère, on ne s\u2019en étonne pas.L\u2019ultime rupture des négociations entre étudiants et feu le gouvernement libéral a produit un décalage similaire.A l\u2019écouter, la communauté Twitter allait donner le coup d\u2019envoi d\u2019une guerre civile dans les minutes suivantes.Des têtes allaient même tomber.Au sens propre.Les grands théoriciens de la communication ont toujours prévenu: «médiatisation» rime avec «distorsion» et ce n\u2019est pas un hasard.Dans le cas de Twitter, cette distorsion est particulièrement évidente et s\u2019explique facilement lorsque l\u2019on se penche un peu sur la faune qui donne corps à ce réseau.Olivier H.Beauchesne, analyste de nos vies numériques, aime faire l\u2019étude fine de l\u2019endroit: Les grands théoriciens de la communication ont toujours prévenu: «médiatisation» rime avec «distorsion» selon lui, le réseau est habité par environ 5% de la population branchée du Québec, mais il est surtout animé par une infime partie de ce groupe qui «parle» alors que la grande majorité écoute.Le ratio est sans doute de 1 pour 9.La mesure des conversations qui ont eu lieu sur le thème de la politique québécoise dans les dernières semaines permet de préciser ce trait de caractère collectif Au total, 83 000 personnes se sont partagé plus de 1,5 million de micromessages sur le sujet, ce qui peut paraître énorme.Or, une poignée d\u2019à peine 200 abonnés a véritablement dirigé et donné les grandes tonalités de cette conversation numérique en produisant chacun entre 800 et 5829 tweets (pour l\u2019abonné le plus prolifique).Deux cents abonnés ! Matérialisés, cela représente le contenu de deux autobus articulés de Montréal qui circuleraient sans doute dans un espace géographique restreint, quelque part entre la République du Plateau, celle de Rosemont et l\u2019Ou-tremont pas cher qui penche à gauche, et où les abonnés et grandes gueules de ce réseau se concentrent généralement.Le «biais» sociodémographique, quantifiable entre autres par le positionnement déclaré des abonnés, est perceptible.Il s\u2019accompagne égale-menf sans l\u2019expliquer forcémenf d\u2019un changement de ton sur ce réseau qui, de ses premières adoptions par une petite clique de communicateurs à aujourd\u2019hui, est passé d\u2019un canal d\u2019information à un fil de transmission d\u2019émotions en 140 caractères, avec ses trois vecteurs de prédilection : l\u2019affirmation, la confrontation et la farce ou message à saveur comico-cynique.Le tout puise d\u2019ailleurs dans des bassins idéologiques, comme l\u2019a décrit l\u2019équipe de la Boussole électorale, finalement très homogènes, surtout à bâbord, et également repliés sur eux-mêmes : les rouges d\u2019un côté, les bleus de l\u2019autre, sans réels ponts entre les deux.La conversation numérique telle qu\u2019on aime la rêver en parlant de démocratie 2.0 est à l\u2019usage un monologue « superficiel » entre des personnes de même croyance qui articulent un ici-maintenant étriqué, surtout lorsqu\u2019on le confronte à la diversité d\u2019opinion d\u2019une société ou aux résultats d\u2019un vote.Cet été, dans la série #A_suivre du Devoir consacrée à quelques acteurs de Twitter, l\u2019un d\u2019eux proposait de voir ce réseau comme rien d\u2019autre que la transposition en ligne des 5@7 dans les bars de l\u2019époque pré-2.0 ou des conversations du café du commerce où l\u2019on vient refaire le monde en parlant de tout et de n\u2019importe quoi.Une perspective finalement moins décalée que le réel construit par Twitter et qui invite à prendre le réseau avec sérieux, oui, mais aussi avec modération.Sur Twitter: ©FabienDeglise La fonte du pergélisol va intensifier le réchauffement climatique Les rejets de carbone emprisonné dans les sols vont entraîner une rétroaction difficile à arrêter, selon une étude LOUIS-GILLES FRANCŒUR Une étude que vient de publier la revue Nature Géoscience indique que la fonte du pergélisol dans la région arctique risque d\u2019engendrer, en raison d\u2019importants rejets du carbone emprisonné depuis des millénaires, une rétroaction qu\u2019il sera difficile, voire impossible de freiner dans certains scénarios, même si l\u2019humanité cessait à la limite toute contribution supplémentaire au réchauffement de la planète.Selon cette étude, la fonte déjà en cours du pergélisol devrait libérer entre 68 et 508 péta-grammes (millions de millions ou 10^^ kg) de carbone emprisonné dans le sol d\u2019ici la fin du siècle.Selon les plus récentes évaluations, le pergélisol arctique contiendrait 1700 Pg de carbone, soit deux fois ce que contient présentement l\u2019atmosphère terrestre.La libération de ce carbone constitue pour les chercheurs un risque de «rétroaction positive» dans le sens qu\u2019elle va intensifier le problème qui est à son origine : le carbone libéré va, en somme, contribuer à un réchauffement qui va lui-même accélérer la fonte du pergélisol.Publiée sous la directiqn du professeur Andrew H.MacDougall de l\u2019École des sciences de la terre et des océans de l\u2019Université de Victoria, en Colombie-Britannique, cette étude est la première du genre à utiliser un modèle mathématique prévisionnel qui intègre les processus terrestres, atmosphériques et océaniques, ce qui permet de calculer dans quelle mesure l\u2019un ou l\u2019autre de ces systèmes arrive \u2014 ou pas \u2014 à neutraliser cet apport supplémentaire de carbone dans l\u2019atmosphère terrestre.Le phénomène va de pair avec un autre qui se produit dans la même région, soit la réduction de la taille de la banquise arctique, qui a atteint cet été un niveau record.La diminution de la banquise, qui permet à cet océan polaire de se réchauffer davantage et ainsi de réduire davantage sa taille, de même que la libération du pergélisol pourraient rendre très difficile ensemble, sinon impossible, le contrôle du réchauffement de la planète par les humains au-delà d\u2019un seuil critique que plusieurs situent d\u2019ici à une décennie, deux au maximum.La surface terrestre touchée par le dégel du pergélisol va continuer de s\u2019agrandir, à une vi- JOHN MCCONNICO ASSOCIATED PRESS La réduction de la taille de la banquise arctique a atteint cet été un niveau record.tesse différente mais néanmoins dans tous les scénarios envisagés pour le siècle en cours, quels que soient les efforts de l\u2019humanité.Selon l\u2019équipe à l\u2019origine de cette recherche, la rétroaction engendrée par cette fonte pourrait à elle seule provoquer une hausse du climat moyen de la Terre de 0,13 °C à 1,69 °C, selon les différents scénarios analysés.Cette hausse s\u2019ajouterait à celle attribuée par les chercheurs à la hausse des émissions de GES d\u2019origine humaine.Lors du dernier rapport du GIEC, l\u2019effet de boucle ou de rétroaction des deux phénomènes, soit la fonte du pergélisol et l\u2019absorption croissante de la chaleur solaire par l\u2019océan arctique, n\u2019avait pas été intégré aux modèles mathématiques prévisionnels dors disponibles.Le Devoir Opinion d\u2019un scientifique qui a contribué au ieadership technoiogique du Québec sur les accumulateurs au lithium : I.\tLes dirigeants récents d\u2019Hydro-Québec et ie gouvernement ont trahi ie rêve de René Lévesque Lorsque René Lévesque a nationalisé l\u2019électricité, il a donné au Québec le contrôle d'une source d'énergie renouvelable qui a généré et générera encore des revenus de milliards de dollars pour des décennies.Ce faisant, il a également doté le Québec d\u2019un outil de développement économique unique qui n\u2019est pas étranger au succès de nos firmes d\u2019ingénierie partout dans le monde.La nationalisation a également entraîné la création de l\u2019IREQ, son centre de recherche, mis en place en 1970 dans la foulée des grands barrages tels que Manicouagan.L\u2019IREQ est associé à de grands succès tels que les lignes de transport de l\u2019électricité à 700kV mais aussi à des mises en valeur plus problématique comme celle du Moteur-Roue du Dr.Couture.Le développement des accumulateurs au lithium où le Québec a été un pionnier reconnu mondialement mérite un examen sérieux car, après 40 ans de recherche et développement (R&D), l\u2019auteur conclut que les dirigeants d\u2019Hydro-Québec n\u2019ont pas su ou voulu, mener à terme des développements technologiques capables d\u2019entraîner des développements industriels dans des secteurs d\u2019avenir : stockage de l\u2019énergie, transport électrique, production et exportation de produits à haute valeur ajoutée (les accumulateurs et leurs composantes) et même, à terme, la transformation secondaire de minerais abondants au Québec ( lithium, phosphates, fer.).De 1976 à 1999, la R&D sur d\u2019accumulateurs au lithium fut un objectif corporatif à Hydro-Québec.Ce mode de stockage de l\u2019électricité ouvrait la porte au remplacement du pétrole dans le transport et à l\u2019amélioration de l\u2019efficacité du réseau (réserve d\u2019énergie et de puissance et stockage d\u2019énergies intermittentes); des problèmes d\u2019actualité dans un domaine où le Québec avait un atout créatif pour innover : l\u2019hydro-électricité.Avec le soutien des dirigeants de l\u2019époque, une expertise a été développée sur la technologie films-minces ACER, celle des Accumulateurs au lithium métallique à Électrolyte Polymère.En 20 ans, on a appris à transformer des lingots de lithium en kilomètres de feuillards minces, on appris à rendre conducteurs des films de plastiques (polymères -I-sels de lithium) et à en faire des piles électrochimiques en films minces jamais réalisées auparavant et, non le moindre, on a développé au Québec les procédés de fabrication des accumulateurs qui sont passés de cellules de laboratoire de 4 cm2 à des installations de 30 kWh installées dans un véhicule électrique.Ces développements ne se sont pas faits en vase clos.Grâce aux moyens et à l\u2019engagement soutenu d\u2019Hydro-Québec, des collaborations internationales ont pu être mises en place : avec le CNRS France à l\u2019origine de la pile polymère film-minces, avec la pétrolière Elf-Aquitaine, avec la société Yuasa du Japon et finalement avec la société américaine 3M dans le cadre de contrats de ~ 120 M$ du Consortium américain USABC pour développer un accumulateur pour le véhicule électrique.Le résultat : en 1999, Hydro-Québec se retrouvait avec des équipes de plus de 140 chercheurs, techniciens et ingénieurs à l\u2019IREQ, au LIEE et dans la filiale de production Argo Tech et surtout avec un savoir-faire et un portefeuille de brevets lui assurant un monopole sur la technologie.En 1999, André Caillé, alors PDG d\u2019Hydro-Québec, s\u2019est fait convaincre que le stockage de l\u2019électricité par accumulateur n\u2019était plus un objectif d\u2019affaires et que la société n\u2019avait plus à poursuivre de R&D corporative.Il ainsi provoqué le départ de l\u2019équipe dirigeante du projet et la disparition de la R&D sur les accumulateurs.HQ vend alors la moitié de la technologie pour plus de 100M$ à l\u2019Américaine Kerr-McGee; il s\u2019ensuit une accélération forcée de la commercialisation qui conduit l\u2019entreprise conjointe d\u2019AVESTOR à la faillite après des investissements additionnels de plus de 200M$.L\u2019aventure se termine en 2006 par le rachat de la technologie pour une quinzaine de millions de $ par Bolloré France.Heureusement, ce dernier consente la vision du véhicule électrique et décide de garder une partie de la production au Québec.Interrogé en 2010 par Radio-Canada sur la vente, le PDG d\u2019Hydro-Québec Thierry Vandal, certainement mal conseillé, déclare alors que la technologie n\u2019était plus prometteuse pour le véhicule électrique! Peu de temps après.Investissement Québec décide d\u2019investir 16 M$ dans l\u2019entreprise française pour la production à Bouchewille d\u2019accumulateurs pour véhicules électriques.Au moment où en 1999, Hydro-Québec décide de couper dans la R&D, un groupe de recherche à l\u2019Université de Montréal (UdeM) découvre un procédé qui rend possible l\u2019utilisation d\u2019un matériau d\u2019électrode révolutionnaire : le phosphate de fer et de lithium (LiFePQ4) récemment breveté par l\u2019Université du Texas (UT).Pour poursuivre leurs recherches, quelques chercheurs travaillant à UdeM créent en 2001 Phostech Lithium afin de développer et produire commercialement le matériau.Des accords de licences sont signés entre Phostech, UdeM/CNRS, HQ et UT pour obtenir de cette dernière en particulier les droits sur les accumulateurs au lithium-ion, le marché principal visé par Phostech.La licence de fabrication et vente du C-LiFePQ4 accordée à Phostech est alors exclusive et inclut l\u2019obligation de produire un tiers de la production mondiale au Québec (\u2018clause Québec\u2019) ce qui garantissait au Québec un rôle majeur dans les nouvelles technologies du lithium.Après l\u2019incorporation de Phostech, l\u2019importance du C-LiFePQ4 comme le matériau d\u2019avenir pour les accumulateurs au lithium est enfin reconnue et divers groupes s\u2019y intéressent.Une compagnie japonaise NTT \u2018emprunte\u2019 l\u2019invention de l\u2019Université du Texas et dépose un brevet au Japon.UdeM/Phostech découvre le brevet et informe HQ et UT qui décident conjointement de poursuivre NTT pour rien de moins que 500M$ US.D\u2019autres sociétés américaines produisant en Chine brevètent les inventions \u2018redécouvertes\u2019 de UT et de UdeM, signe que les enjeux sont désormais énormes.L\u2019effet de ces litiges est de retarder l\u2019adoption du nouveau produit chez les utilisateurs et le développement du marché, particulièrement au Japon.Pour Phostech, il faut trouver des partenaires financiers solides.Après deux ans de négociations avec des partenaires internationaux : Mitsui, Umicore, Al 23.c\u2019est la société allemande Süd-Chemie qui accepte d\u2019investir et de s\u2019installer au Canada, une demande de Phostech garantie par la \u2018Clause Québec\u2019.Süd-Chemie devient alors l\u2019actionnaire unique de Phostech en 2008 après que la SG F (actionnaire au départ) ait renoncé à investir dans le projet d\u2019usine pour des raisons demeurées inconnues.Phostech met en place deux usines : St-Bruno et Candiac avec une capacité de production de 3000t/an, équivalente à 10% du marché mondial de ce type d\u2019électrodes positives.En 2010, volte-face : les responsables d\u2019Hydro-Québec décident que la propriété intellectuelle concentrée chez Phostech a une valeur commerciale plus grande que prévue, que la croissance du marché du LiFePQ4 doit être accélérée, que Phostech ne développe pas le marché suffisamment vite et que ses produits sont de mauvaise qualité! En 2011, à !a suite de pressions sur !es autres copropriétaires des brevets ücenciés et sur l\u2019actionnaire de Phostech (alors contrôlé par le groupe financier JP Morgan), l\u2019exclusivité de Phostech est levée et des accords de licences multiples (de 5 à 10?) sont annoncés générant des revenus de 50-60M$ instantanément.Qr, c\u2019est dans un contexte d\u2019exclusivité lui permettant d\u2019exporter partout dans le monde que Phostech avait fait le choix d\u2019un procédé de haute qualité mais exigeant des investissements coûteux (80M$).Avec la multiplication des licences, Phostech se retrouve prématurément en compétition avec des fabricants asiatiques dont les pratiques commerciales obéissent à des règles différentes, une situation que l\u2019auteur, président-fondateur de Phostech, a dénoncée en 2010 car elle remettait en jeu l\u2019avantage dont le Québec avait pu se doter pour produire et exporter des produits transformés.Depuis, malgré l\u2019octroi de licences tous azimuts, le marché n\u2019a pas explosé, par contre Phostech fait désormais face à une compétition féroce.C\u2019est toute la percée technologique et le rôle de leader du Québec sur les accumulateurs au lithium qui ont été remis en cause par des décisions d\u2019Hydro-Québec.La politique de R&D à Hydro-Québec, maintenant orientée vers la vente de licences, retournera le Québec dans la cour des petits.Aucune société privée ou publique ne peut raisonnablement espérer rentabiliser ses investissements en R&D par des ventes de licences; les brevets et le savoir-faire sont des outils de développement d\u2019opportunités d\u2019affaires, pas des opérations monétaires spéculatives.Le développement de la technologie ACEP représente à date des investissements de près d\u2019un milliard de dollars (Gauthier, ACFAS 11 Mai, 2012).Qu\u2019en est-il resté?Une dizaine de millions pour la vente de feu de la technologie Avestor.Heureusement que Bolloré a maintenu une partie de ses activités au Québec car le Québec n\u2019est plus propriétaire de la technologie! Que représentent d\u2019autre part !es 50-60M$ des ücences reprises de Phostech, en regard de !a mise en p!ace d\u2019usines de fabrication de phosphates.découiant de !a \u2018Clause Québec\u2019?Ne serait-il pas normal qu\u2019Hydro-Québec rende compte de ses décisions et explique l\u2019abandon de son rôle d\u2019outil de développement technologique.II.\tUn gouvernement qui parle d\u2019économie mais n\u2019intervient pas.Après la vente à rabais des intérêts d\u2019Hydro-Québec dans Avestor, cautionnée par son PDG, on aurait pu espérer que le gouvernement demande des comptes pour les centaines de millions de dollars d\u2019argent public investis.Rien de la sorte ne s\u2019est produit et il est difficile de dire si c\u2019est par ignorance ou par aveu d\u2019impuissance envers la société d\u2019État.Dans le dossier Phostech, avec l\u2019ouverture des droits exclusifs concédés à l\u2019entreprise locale et surtout l\u2019abandon de la \u2018Clause Québec\u2019, le gouvernement ne peut plaider l\u2019ignorance.L\u2019auteur de cette opinion, après avoir écrit personnellement en 2009 au PDG d\u2019Hydro-Québec, Thierry Vandal, a écrit au ministre Béchard des Ressources naturelles (MRNF), au ministre Bachand du Développement Économique, de l\u2019Industrie, de l\u2019Innovation et de l\u2019Exportation (MDÉIIE) et même au premier ministre Charest pour expliquer les enjeux et l\u2019importance de la \u2018Clause Québec\u2019 et leur demander d\u2019exiger des explications de la société d\u2019État.En 2010, après avoir démissionné de ses fonctions dans Phostech pour pouvoir exprimer son opinion, l\u2019auteur a écrit de nouveau aux ministres Normandeau (MRNF) et Gignac (MDEIIE) avec copie à Jean Charest pour expliquer plus précisément les enjeux; de plus il a provoqué une rencontre non partisane avec la ministre Nomiandeau, avec l\u2019appui du député de La Prairie à l\u2019époque, pour suggérer des solutions qui respectent les intérêts du Québec.Il n\u2019y a pas eu de suite.Après l\u2019ouverture de l\u2019exclusivité de Phostech en 2011 et les sorties publiques de l\u2019auteur, le ministre Gignac a repris à son compte les arguments d\u2019Hydro-Québec comme quoi plus d\u2019une licence est nécessaire pour développer le marché (la licence exclusive de Phostech avait pourtant une clause prévoyant un second fournisseur!) et que se!on !ui d\u2019autres usines viendraient sous peu s\u2019instaüer au Québec pour fabriquer du phosphate et même des accumuiateurs au phosphate de fer.Rien de te! ne s\u2019est produit et maintenant Phostech (dans iaqueüe Investissement Québec a mis 8M$) subit une compétition implacable des autres licenciés dans un marché qui ne s\u2019est pas accéléré pour autant et aucune usine additionnelle n\u2019est en vue malgré les promesses faites pour justifier l\u2019abolition de la \u2018Clause Québec\u2019.A la veille des élections, ce même gouvernement promettait un Plan Nord pour extraire des roches et les exporter comme moyen de relancer l\u2019économie.Après 40 ans de R&D, la conclusion de l\u2019auteur est celle d\u2019un retour à la case départ dans un pays sous-développé.Le gouvernement sortant ne peut certainement pas nier sa responsabilité dans cette incroyable occasion ratée de se doter d\u2019une nouvelle base industrielle.Il faut souhaiter que le nouveau parlement questionne les dirigeants d\u2019Hydro-Québec sur les motifs de leurs décisions.Cela fait, l\u2019auteur souhaite que les partis résistent à l\u2019idée de réorganiser et de couper dans la société d\u2019état simplement pour avoir l\u2019air de changer quelque chose mais au contraire, y regardent de plus près pour comprendre comment la société a pu développer une technologie de classe internationale et comment s\u2019assurer dans le futur que des improvisations de dernière minute ne viennent ruiner les investissements.Pour l\u2019auteur, Hydro-Québec en plus de générer des profits pour les dépenses du gouvernement, doit, plus que jamais, assumer son rôle unique d\u2019outil de développement technologique du Québec dans le domaine de l\u2019énergie au sens large.Qn n\u2019est plus à l\u2019époque ou la recherche se faisait dans le fond d\u2019un garage! MICHEL GAUTHIER L\u2019auteur a travaillé à L\u2019IREQ de 1972 à 1999 au développement des accumulateurs ACER En 2001, il a incorporé Phostech Lithium pour produire et vendre le phosphate de fer.I! est chercheur invité à UdeM depuis 2000 et professeur associé au département de génie chimique de !\u2019Éco!e Polytechnique de Montréal depuis 2010 où il poursuit le développement d\u2019un nouveau procédé de production de LiFePQ4.Les documents auxquels il est fait référence sont disponibles à : jmgauthier@videotron.ca.Le coût de cette publication, retardé par Le Devoir durant la campagne électorale, est assumé par l\u2019auteur et n\u2019est aucunement lié à un parti politique. A 6 LE DEVOIR LE MARDI II SEPTEMBRE 2012 EDITORIAL BELL-ASTRAL Non, merci ! Après quelques semaines d\u2019une guerre de relations publiques sans merci déclenchée par les opposants à l\u2019acquisition d\u2019As-tral Media par Bell Canada, les joueurs de l\u2019industrie défilent depuis hier devant le CRTC.Sous des airs de défense du consommateur, ces géants prêchent pour un même modèle de concentration des contenus qui nuit à la qualité et à la diversité de la télévision canadienne.Q Jean-Robert Sansfaçon ui n\u2019a pas lu ou entendu ces publicités fracassantes de la coalition « Dites non à Bell » lancée cet été par Québécor et Cogeco en réaq-tion à l\u2019acquisition d\u2019Astral Media par Bell?À voir l\u2019ampleur de la campagne, on devine l\u2019importance des enjeux.Une des publicités produites par la coalition affirme que «si Ottawa permet à Bell Canada de faire l\u2019acquisition d\u2019Astral Media, la nouvelle mégaentreprise contrôlerait 72% des revenus de la télévision spécialisée francophone».C\u2019est juste, mais dans cette phrase, le mot « spécialisée » a son importance puisque si Astral est le numéro un dans ce genre de télévision, c\u2019est TVA qui conserve le titre en télévision généraliste.Le malheur, c\u2019est qu\u2019on ait permis à la télévision spécialisée qui investit peu dans le contenu d\u2019avoir accès au /- marché publicitaire.f\tPuisqu\u2019il est question du marché franco- phone, précisons qu\u2019il serait toujours dominé v\t, par Québécor après la transaction, avec 30,5% 1\tde l\u2019auditoire contre 26,6% pour Bell au lieu de à\t8 % à l\u2019heure actuelle.Du côté du Canada anglais, l\u2019acquisition ferait de Bell le géant incontesté de la radiodiffusion avec presque 40% des parts de marché, ce qui est nettement trop.En autorisant cette transaction d\u2019une valeur de 3,38 milliards de dollars, le CRTC permettrait donc à Bell de concurrencer Québécor d\u2019égal à égal en territoire francophone.En théorie, on ne peut pas s\u2019opposer à ce qu\u2019il y ait plus de concurrence au Québec, où Québécor contrôle une très forte proportion des médias.En revanche, on ne peut pas non plus accepter que Bell mette la main sur la seule grande entreprise de radio et de télévision indépendante avec siège social au Québec.En acquérant Astral, Bell, dont la quasi-totalité de la direction est à Toronto, ne mettrait que quelques années à faire de même avec l\u2019administration d\u2019Astral.Pour les consommateurs du Québec, la concurrence Bell-Québecor ne serait donc qu\u2019illusion puisqu\u2019avec seulement deux grands distributeurs de contenu par câble ou par satellite, la variété et le prix en souffriraient autant qu\u2019aujourd\u2019hui.À l\u2019heure actuelle, le Canada est l\u2019un des pays où les consommateurs paient le plus cher pour le téléphone, la télévision et Internet, soit quelque 180$ par mois en moyenne.Rien ne démontre qu\u2019il en serait autrement après une telle transaction, et seuls les actionnaires de Bell y gagneraient.Si le passé récent est garant de l\u2019avenir, le CRTC autorisera la transaction en l\u2019assortissant de quelques conditions plus ou moins agaçantes pour Bell.Dans le cas contraire, si la transaction est annulée, le CRTC devra aussi interdire aux autres distributeurs d\u2019acquérir Astral, que ce soit Teins, Rogers, Québécor ou Cogeco.Car l\u2019une des plus graves erreurs que l\u2019on ait commises au cours des trente dernières années, ce fut d\u2019autoriser les distributeurs par câble et par satellite, ces propriétaires de la tuyauterie, à mettre la main sur les contenus.Il est peut-être trop tard pour revenir en arrière, mais certainement pas pour corriger le tir.ATTENTAT AU METROPOLIS L\u2019huile sur le feu Marie-Andrée Chouinard e nez encore trop collé sur la vitre du 4 septembre dernier, nous voilà occupés à chercher un sens à la tragédie du Métropolis.Deux malheureuses phrases lancées par le suspect Richard Henry Bain, J alors que les policiers venaient de l\u2019arrêter, colo-^^=1 rent tant le questionnement que les réponses.«It\u2019s f.payback time!» Puis: «Les Anglais se réveillent! Les Anglais se réveillent ! » Et nous voilà collectivement de nouveau étendus sur le divan, à nous tâtonner le bobo linguistique.Si compréhensibles soient-ils \u2014 la nature ayant horreur du vide \u2014, ce réflexe et les maladresses qu\u2019il entraîne risquent d\u2019attiser une braise que l\u2019on devrait plutôt s\u2019employer à éteindre.Dans la réflexion, la modération a (aussi) meilleur goût.L\u2019ironie, cette diablesse s\u2019amusant avec les fils du destin, a voulu que Pauline Ma-rois ait été retirée de manière soudaine de la scène du Métropolis par sa garde rapprochée alors qu\u2019elle venait de tendre la main à la communauté anglophone : « Je voudrais dire ceci à nos compatriotes québécois de la communauté anglophone.Et je voudrais que vous m\u2019entendiez bien.To my fellow Anglo-Quebe-cers, I say: \u201cDon\u2019t worry.Your rights will be fully protected.We share the same history and I want us to shape together our common future.\u201d » Dans l\u2019analyse, les dérapages se multiplient depuis, d\u2019un côté comme de l\u2019autre d\u2019ailleurs.Le spectre du «racisme» est brandi pour résumer le PQ.Qu peint les «Anglos» comme un bloc monolithique prêt à déserter le Québec \u2014 lire en page Idées une voix anglophone qui offre un rafraîchissant contraste, et il y en a d\u2019autres ! L\u2019écho médiatique contribue à créer une enflure s\u2019éloignant des positions plus modérées du terrain.Qu s\u2019accroche aux réseaux sociaux comme s\u2019ils constituaient un véridique pouls social, alors qu\u2019ils véhiculent mieux les coups de gueule que les analyses posées.Ne nous extirpions-nous pas pourtant tout juste d\u2019un printemps chaotique où les dérapages ont été dénoncés ?Et cela, tant dans le choix des mots qui ne cadraient pas avec la réalité \u2014 la «violence» et !\u2019« intimidation » serinées pour parler d\u2019un mouvement entier \u2014 que dans la propension des médias, traditionnels et sociaux, à montrer le spectaculaire, si anecdotique soit-il ?Le rapport Bouchard-Taylor avait noté dans la saga des accommodements raisonnables cette tendance des médias à transformer parfois jusqu\u2019à la caricature des situations d\u2019accommodement qui n\u2019en étaient pas, contribuant à nourrir le dérapage et à forger les préjugés.Au feu linguistique, qui a déjà brûlé trop fort au Québec, n\u2019ajoutons aucune huile.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOFARO 4CAN'AAAî^C\tClfff fAP Tcviik ( rcHik O NC \u2019Æ A X l AM l I LETTRES Du changement ?L\u2019analyse des résultats des élections du 4 septembre dernier démontre clairement que les Québécois veulent du changement.Mais, attention, il faut savoir décoder leur volonté réelle.Après avoir évalué le contexte desdits résultats, ma conclusion est la suivante : tous les Québécois veulent du changement, mais pas tous dans le même sens.Le taux de ceux qui veulent vraiment changer les choses se situe à environ 27%, tandis que 73% veulent des changements sans rien changer.Voilà le dilemme auquel les personnes qui veulent s\u2019imphquer en pohdque sont confrontées.Actuellement, au Québec, nous vivons dans un monde individuahste exagéré qui a été créé par une super sjmdicahsafion ainsi que par un état de fonctionnaires à outrance.Chaque individu imphqué dans cette réahté est conscient que des changements doivent être effectués dans le fonctionnement du gouvernement, mais ne veut vraiment pas être affecté personnellement et réduire le, confort que son petit royaume lui apporte.Evidemmenfi cela est humain et sa volonté réelle du changement n\u2019existe vraiment pas.Et cela, les Québécois l\u2019ont exprimé de façon très démocratique lors de cette élection en votant à plus de 73% pour le statu quo.Il faut respecter cette décision que les Québécois ont prise en ce 4 septembre 2042.Quelles conséquences résulteront de celle-ci?Seul, l\u2019avenir nous le dira.Ce- pendauL je crois que les personnes voulant s\u2019imphquer en politique et désireuses de vraiment changer les choses seront de moins en moins nombreuses.Le système actuel continuera de permettre de laisser courir la corruption et la collusion, et nécessitera automatiquement des hausses d\u2019impôt et de taxes pour les citoyens du Québec.Réjean Langlois Saint-Bruno, le 8 septembre 2012 Nous ne sommes pas tous responsables Je ne suis pas d\u2019accord avec Nicolas Lévesque.Tous les Québécois francophones ne sont pas responsables de l\u2019attentat du Métropolis.Les Québécois francophones pensent et discutenfi mais le font en privé seulement parce que les gouvernements et les médias censurent selon leurs intérêts idéologiques et financiers, et les citoyens ont peur.La dernière élection a démontré à quel point les médias contrôlaient et conditionnaient le discours et ils continuent de le faire depuis l\u2019attentat.Quel culot d\u2019en venir à accuser les Québécois francophones d\u2019être la cause de l\u2019attentat, du bashing des journaux anglophones et de quoi encore! Nos anglophones sont inquiets et ont pem.Depuis quand lem faisons-nous pem?Ils se conduisent comme la majorité au Québec et nous, comme des colonisés et.une fois encore, ils nous le rappellent, car nous osons dire que nous n\u2019avons pas à nous excuser d\u2019être ce que nous sommes.En existe-t-il des minorités mieux protégées et mieux servies que celle des anglophones québécois?Lise Lavigne Montréal, le 9 septembre 2012 Les clôtures des Plaines Pendant presque tout l\u2019été, les Plaines d\u2019Abraham ont été enlaidies par des clôtures métalliques.Certaines sont restées sur place entre les événements.Après le Pesfival d\u2019été, on a promis que le terrain redeviendrait comme avant.Pourtant, il y a quelques années, le site du festival était une belle pelouse au heu du champ de sable et de gravier actuel.Il faut dire qu\u2019à une époque pas si lointaine, on allait écouter les spectacles assis sur l\u2019herbe alors qu\u2019aujourd\u2019hui, c\u2019est debout sm du gravier pour danser et on juge la qualité au nombre de décibels.Qn a même lu des commentaires de spectatems qui se plaignaient des arbres qui obstruaient îem vue.Se plaindre des arbres sur les Plaines, c\u2019est le signal que trop, c\u2019est trop.[.] Il y a un danger d\u2019être victime de son succès.Les Plaines doivent être avant tout un havre de repos et de silence.Louis Duchesne Québec, le 9 septembre 2012 LIBRE OPINION Place au démantèlement de Gentilly-2 JACQUES DAGENAIS Intervenant privé à Gentilly-2 depuis 1999 L> élection d\u2019un gouvernement minori-' taire du Parti québécois vient de sonner le glas de la centrale atomique de Gentilly-2 et annonce la fin immédiate au Québec de la désastreuse aventure nucléaire.Cependant, cette sortie du nucléaire ne peut se faire dans un tour de clé comme lors d\u2019une fermeture d\u2019usine ou de centrale thermique ; la fermeture de Gentilly-2 va demander la mise en place d\u2019un plan d\u2019action sur quelques décennies et représentera des coûts importants.Il va falloir procéder à la gestion et à l\u2019évacuation des trois mille tonnes de combustible irradié, démanteler la centrale et restaurer le site.La façon la plus harmonieuse d\u2019y arriver sera la création, un peu comme en Angleterre, d\u2019un organisme qui sera responsable de superviser toutes ces opérations de déclassement de la centrale.Hydro-Québec devrait sortir immédiatement Gentilly-2 de ses livres par un transfert de propriété de la centrale vers cet organisme avec la provision d\u2019environ 700 millions de dollars qu\u2019il y a présentement aux livres de la société d\u2019Etat pour cette fermeture.Le gouvernement assurera au cours des ans les flux monétaires supplémentaires nécessaires pour effectuer l\u2019opération.Cela enlèverait l\u2019obligation à Hydro-Québec de prendre une charge de 4,5 à 2 milliards de dollars dans le trimestre où une telle annonce serait faite.Cet organisme, un genre de secrétariat atomique québécois ou Société québécoise de déclassement de sites nucléaires (SQD) serait dans une position unique pour créer à Gentihy un centre d\u2019excellence en déclassement nucléaire.En effet, la petite centrale Gentilly-f, qui a fonctionné à peine une centaine de jours, est en dormance depuis environ 40 ans.Son niveau de radioactivité est assez réduit pour que l\u2019on commence le démantèlement.Comme elle appartient au gouvernement fédéral et que celui-ci l\u2019a désignée comme l\u2019un des sites nucléaires canadiens à restaurer avec accès au fonds monétaire approprié, la SQD pourrait obtenir d\u2019Qttawa ce contrat de démantèlement qui permettrait de développer une expertise dans ce domaine.Le développement de cette expertise permettra non seulement de maintenir un niveau d\u2019emploi plus important, mais aussi de réduire les coûts nécessaires pour démanteler Gentihy-2 et offrir un contexte de travail beaucoup plus sécuritaire pour les travailleurs et la population environnante.Avec une centaine de centrales qui arri-yeront bientôt à la fin de leur vie aux Etats-Unis, au coût unitaire d\u2019environ un milliard de dollars uniquement pour leur déclassement, le combustible irradié étant la propriété du gouvernement américain, on voit donc que c\u2019est une industrie de près de f 00 milliards de dollars qui va se développer et où l\u2019on pourra avoir une longueur d\u2019avance grâce à Gentilly-f si l\u2019on joue bien nos cartes.Quelle que soit la stratégie retenue pour procéder au déclassement de Gen- tilly-2 et pour mettre en place un plan de gestion à long terme du combustible irradié, elle devra être transparente et obtenir un vaste appui populaire.L\u2019annonce de la sortie du nucléaire devrait créer un climat favorable à une large acceptation sociale d\u2019un plan bien présenté.La création de la SQD pourrait contribuer largement à l\u2019instauration d\u2019un tel climat favorable tout en retirant des livres d\u2019Hydro-Québec ce boulet économique sans pour autant imposer une charge immédiate au gouvernement qui pourra étaler les dépenses supplémentaires sur vingt ou trente ans.Même si l\u2019arrêt du réacteur et le retrait du combustible du cœur du réacteur vont diminuer de beaucoup les risques et l\u2019ampleur d\u2019un désastre atomique éventuel à Gentihy, tant qu\u2019une solution acceptable pour l\u2019évacuation des 3000 tonnes de combustible irradié qui y sont accumulées ne sera pas trouvée, le risque de contamination va demeurer élevé.Un tel organisme pourrait assurer à la population que les opérations qui risquent d\u2019impliquer des mouvements de matières dangereuses se feront en respectant des normes de sécurité les plus élevées.Le personnel d\u2019opération demeurerait employé par Hydro-Québec, qui deviendrait un sous-traitant de la SQD dont le conseil serait composé de représentants gouvernementaux ou d\u2019Hydro-Québec, d\u2019écologistes et d\u2019experts indépendants.Une toute petite équipe serait nécessaire pour assurer le fonctionnement de cette société. LE DEVOIR LE MARDI II SEPTEMBRE 2012 A 7 IDEES TENSIONS LINGUISTIQUES Lettre d\u2019une anglophone à son Québec ERIN MOORES Verdun anglophone en moi a été ré- Lf|\tvoltée d\u2019entendre les mots / que Richard Henry Bain aurait criés avant d\u2019ouvrir le feu la semaine passée au Mé-tropolis, car les relations entre anglophones et francophones au Canada représentent un enjeu très important pour moi.\"oute la semaine suivant la mort de Denis Blanchette, j\u2019ai attendu qu\u2019une voix anglophone modérée avance qu\u2019il est temps pour tout le monde au Québec, surtout les anglophones et les francophones, de cesser d\u2019alimenter cette mentalité du « nous et vous » qui crée des conditions précédentes un tel événement tragique.Je n\u2019ai pas encore entendu cette voix.J\u2019ai déménagé au Québec, car j\u2019ai appris que les valeurs de solidarité, d\u2019engagement communautaire et d\u2019inclusion sont plus fortes ici qu\u2019ailleurs au Canada.De plus, je suis souverainiste, car je crois que le Québec est capable d\u2019avoir une société plus juste et équitable si on lui donne une plus grande autonomie politique, et je crois que la souveraineté est une façon d\u2019y arriver.J\u2019ai appris le français ici et je suis fière de le parler avec ses mots, ses expressions, son accent.Si demain le Québec devait quitter le Canada, je ne penserais même pas à quitter le Québec.Tensions enracinées Néanmoins, tout cela ne suffit pas.Vivre ici, c\u2019est pour moi l\u2019obligation de contribuer de manière constructive aux dialogues sur les droits linguistiques des minorités, la souveraineté, et les tensions profondément enracinées entre les anglophones et les francophones et entre le Québec et le Canada.Cela devient difficile si je me définis comme anglophone et Canadienne d\u2019abord et avant tout, au lieu de me voir d\u2019abord comme citoyenne de la communauté où j\u2019habite.Au cours de la semaine dernière, j\u2019ai appris que si je veux contribuer à adoucir les rapports de tension et les malentendus entre les anglophones et les autres, je dois me définir comme Québécoise d\u2019abord et avant tout, bien que ma perspective soit colorée par mes origines linguistiques et ethnoculturelles.Comme ça, je peux arrêter de me demander ce qui nous arrivera à «nous, les anglophones» au Québec et commencer plutôt à me demander ce que je peux faire, comme Québécoise, pour contribuer à l\u2019évolution de cette société.Nous existons, nous les anglophones qui reconnaissons notre statut de groupe minoritaire privilégié au Québec, un statut qui nous donne une très grande responsabilité dans l\u2019établissement d\u2019un dialogue respectueux et inclusif avec la majorité.Nous existons, nous les anglophones qui choisissons de mettre l\u2019accent sur la construction d\u2019une meilleure JACQUES GRENIER LE DEVOIR Les relations entre anglophones et francophones représentent un enjeu important dans l\u2019évolution de la société québécoise.société québécoise pour tous.De mon côté, j\u2019essaierai plus fort d\u2019aborder mes relations avec les francophones du Québec avec humilité et compréhension.Après tout, le Québec m\u2019a appris récemment que quand nous agissons ensemble, en solidarité, nous arrivons souvent à faire de beaux changements pour tout le monde, et chez nous.LE 11 SEPTEMBRE DU CHILI En souvenir de Salvador Allende OSVALDO NUNEZ Ex-député du Bloc québécois es Etats-Unis commémorent, le 11-Septembre, l\u2019attentat du World Trade Center et la mort de 3000 personnes.11 s\u2019agit d\u2019un tragique événement, in-J justifiable à tout point de vue, qu\u2019il faut condamner.Mais ces faits ont eu po,ur conséquence de faire oublier le coup d\u2019Etat et la mort du président Salvador Allende, survenue le 11 septembre 1973.Passent également sous silence les exécutions et disparitions de plus de 3000 Chiliens, ainsi que les arrestations arbitraires et les tortures infligées à plus de 30000 personnes au cours des 17 ans de dictature du général Pinpchet.11 ne faut pas oublier non plus que les Etats-Unis et particulièrement la CIA et des multinationales, telles que l\u2019ITT, sont intervenues et ont été en partie responsables du coup militaire.Beaucoup de Québécois d\u2019origine chilienne sont arrivés à Montréal et au Québec pour fuir les atrocités commises par le régime militaire au Chib.Cela fait partie de nos traditions ici de commémorer, depuis 1974, notre 11 septembre.Allende, président de 1970 à 1973, avait mis en place des changements très importants en faveur du peuple, dont nous avons été des témoins.A titre indicatif, il est utile de mentionner la na-tionabsation du cuivre qui constituait, à ses yeux, le salaire du Chib, principal pays producteru de ce métal au monde, encore aujorud\u2019hui.Avec ces revenus, ü voulait financer une partie de son vaste pro^amme de réformes économiques, sociajes, pobtiques et culturebes.Cependant, le coup d\u2019Etat mbitaire a brutalement mis fin à ce projet de justice sociale et à la voie chibenne vers le sociabsme.Allende, l\u2019une des personnalités les plus remarquables du XX® siècle, est devenu ainsi un I _ nÔMlîM\u2019 MARTIN BERNETTI AGENCE ERANCE-PRESSE Des manifestations pour commémorer ia mort de Saivador Aliende de même que ies exécutions et ies disparitions de nombreux Chiiiiens ont eu iieu dimanche dans piusieurs viiies du Chiii.symbole de militant socialiste engagé, d\u2019un combattant par des moyens démocratiques, d\u2019un homme de convictions profonde.Les événements tragiques survenus au Chib ont suscité beaucoup d\u2019émoi au Québec.Un grand nombre de Québécois ont manifesté beaucoup de sympathie pour le peuple chilien.Je me dois de remercier les Québécois de leur accueil très chaleureux et fraternel de milliers de réfugiés chiliens dans les mois et les années qui ont suivi le coup militaire.Le cas de Carmen Gloria Quintana, cette jeune brûlée atrocement par les militaires en 1986, constitue un exemple vivant de cette solidarité.Comme on le sait, elle a été traitée et soignée avec succès à Montréal par des médecins québécois.En 1990, la communauté chibenne de Montréal a entrepris des démarches poru qu\u2019une rue ou un parc porte le nom de Salvador Abende ou pour qu\u2019un monument soit érigé ici à sa mémoire.Einalementi en 2009, avec l\u2019appui financier de la vüle et des Ctiibens, notre rêve s\u2019est concrétisé avec la construction, au parc Jean-Drapeau, d\u2019une oeuvre d\u2019art dont l\u2019auteur est le réputé sculpteru québécois Michel de Broin.Parmi d\u2019autres activités, ce sou à 18 heures, les Chiliens et leurs amis québécois se rencontreront au pied de ce monument pour rendre ho^nmage, une fois de plus, à ce grand chef d\u2019Etat que fut le président Salvador Allende.ATTENTAT AU METROPOLIS Le contexte social derrière un geste isolé DOMINIQUE DAMANT, SIMON LAPIERRE ET VALÉRIE ROY Les auteurs sont professeurs à l\u2019école de service social de leurs universités respectives, soit l\u2019Université de Montréal, l\u2019Université d\u2019Ottawa et l\u2019Université Laval lors que mardi sou dernier plusieurs milliers de Québécois se réjouissaient de voir Pauline Marois devenu la première femme première ministre du Québec, le geste de violence inacceptable commis au Métropolis par Richard Henry Bain est venu assombrir la célébration.Nous sommes profondément désolés pour les familles des victimes et pour l\u2019ensemble des Québécois.Alors que plusieurs commentateurs invoquent la folie sous-jacente à un tel geste, nous tenons à rappeler le contexte bien défini dans lequel cet attentat a été effectué.En effet, il s\u2019est produit au moment précis où la première femme élue première ministre du Québec tenait son discours de victoire et où une autre femme, Erançoise David, se faisait élue.Le fait que ces femmes soient féministes, progressistes et souverainistes a-t-il un ben ou non avec ce qui s\u2019est passé ?Nous n\u2019avons pas de réponse, mais nous posons la question, car elle nous apparaît importante.Notre propos vise simplement à soulever certaines questions susceptibles d\u2019alimenter les réflexions entourant ce geste, mais plus par-ticubèrement les réactions qu\u2019il a engendrées.Au-delà de la folie Ce qui nous préoccupe surtout concerne la manière dont cette affaire est traitée dans les médias sociaux, les médias traditionnels et la presse écrite.Les divers articles et commentaires sur le sujet nous semblent présenter des lacunes eu égard à l\u2019intégration des dimensions sociales dans l\u2019analyse de cet événement, qui est probablement plus complexe qu\u2019un geste déplorable commis dans un moment de folie.Lorsque des groupes qui ont longtemps été exclus de certaines sphères de la société \u2014 en raison de leur sexe, de leur langue, de leur culture, etc.\u2014 résistent et accèdent finalement à des positions où ils ont davantage de pouvou, il se trouve d\u2019autres individus ou d\u2019autres groupes qui ont recours à différentes stratégies, y compris la violence, dans le but de maintenir le statu quo ou de revenir à la situation antérieure et, ainsi, de conserver leurs privilèges.En effeti comme les recherches l\u2019ont déjà documenté, être une femme constitue un vecteur majeur de vulnérabilité à la violence.Ce n\u2019est pas d\u2019hier qu\u2019est née la problématique de la violence duigée spécifiquement vers les ferqmes.Rappelons ici simplement la tuerie de l\u2019École polytechnique survenue en 1989.Un jeune homme avait alors abattu 14 jeunes femmes parce qu\u2019elles étudiaient dans un domaine traditionnellement réservé aux hommes.Par ailleurs, en plus d\u2019être des femmes progressistes et féministes, Pauline Marois et Françoise David sont également souverainistes.Cet autre vecteur suscite également, comme nous l\u2019avons vu pendant la période électorale, des passions, des menaces et des propos violents diffusés de manière véhémente et décomplexée, particulièrement dans les réseaux sociaux.Expliquer pour se rassurer Notre questionnement est donc le suivant: où en sommes-nous en 2012 pour justifier des gestes violents en affirmant que «l\u2019agresseur est sûrement un fou!».Peut-être que certains se rassureront de trouver une explication simple centrée sur l\u2019individu, comme cela a déjà été observé dans le passé avec le cas Marc Lépine ou plus récemment avec le cas Guy Turcotte.Ést-ce une manière facile de se déresponsabiliser d\u2019un engagement social dans la lutte contre toute forme de violence et particulièrement celles envers les femmes ?Pourtant, la violence faite aux femmes est un problème social majeur reconnu sur la sphère internationale.Elle ne s\u2019explique pas simplement par les caractéristiques individuelles de l\u2019agresseur.Bien que les problèmes de santé mentale puissent parfois se juxtaposer à ceux de la violence et accentuer les risques de violence, il existe de nombreuses personnes atteintes de différents problèmes de santé mentale qui n\u2019exercent pourtant pas de violence.Est-ce donc une explication suffisante ?Et qu\u2019en est-il des caractéristiques des personnes vers lesquelles la violence est dirigée ?Accepte-t-on dans notre société que certaines personnes ou certains groupes sociaux soient plus à risque de subu des violences en raison de leur genre, de leur idéologie ou de leur orientation politique?Les événements violents qui font malheureusement trop de victimes innocentes chaque année doivent à notre avis être examinés et traités comme des problèmes sociaux qui concernent l\u2019ensemble de notre société.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Information générale et métropolitaine : Dominique Reny (adjointe au directeur de l'information), Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées), Marco Bélair-Cirino (général), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec)Y2Aoien T>eg^se(société), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), lisa-Marie Gervais (éducation), Pauline Gravel (sciences), Caroline Montpetit (affaires sociales).Brian Myles (justice), Louise-Maude Rioux Soucy et Amélie Daoust-Boisvertf'saw^éJ ; information politique : Michel Y>dmA(chroniqueur), Héléne Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Guillaume Bourgault-Côté et Kathleen Lévesque (reporters) ; information culturelle : Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Odile Tremblay (cinéma), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) ; informationéconomique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins, Éric Desrosiers et Alexandre Shields {reporters), Gérald Dallaire h^upitre) ; information internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy Tailleferfrçpcr^crsJ, Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques), Émilie Folie-Boivin (pupitre) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; Michel Garneau (caricaturiste) ; Andréanne Bédard, Michéle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) ; Benoît Munger, Philippe Papineau et Laurence Clavel (pupitre internet), Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (commis internet) ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction)\u2019, Karl Rettino-Parazelli et Sophy Lambert-Racine (commis à la rédaction).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (Montréal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noel (Québec) .PUBOClTÉ , Jean de Billy, Jennifer Boily-Demers, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Stéphanie Déziel, Amel Elimam, Véronique Langlois, Simon Lanoie, Amélie Maltais, Maria M.Motta, Claire Paquet, Chantal Rainville, Isabelle Sanchez, Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web),Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Maxim-Olivier Leclerc (responsable par intérim service à la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Marie-Lune Houde-Brisebois ; Jean-Robert Divers (responsable promotion).ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Céline Furoy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Pagé, Monique Proteau. A8 LE DEVOIR LE MARDI II SEPTEMBRE 2012 ACTUALITES REGISTRE SUITE DE LA PAGE 1 raison les chasseurs, agriculteurs et amateurs de tir qui respectent la loi», a-t-il ajouté.Sur Twitter, le ministre est allé plus loin en écrivant que la volonté du Parlement et des Canadiens «doit être respectée».Le juge de la Cour supérieure Marc-André Blanchard n\u2019est pas tendre à l\u2019égard de la refonte de la Loi sur les armes à feu, qui a imposé la destruction des données sur les armes d\u2019épaule, sans égard aux volontés du Québec.Ce faisant, Ottawa a empiété «de façon très substantielle, même exorbitante sur les pouvoirs des provinces», sans «aucune justification rationnelle ou fonctionnelle», tranche-t-il.Le juge Blanchard assimile l\u2019article 29 de la loi, qu\u2019il déclare inopérant, à un «exercice abusif de la compétence fédérale en matière de droit criminel».L\u2019objectif avoué de la loi n\u2019est pas de protéger le public contre le péril de l\u2019enregistrement des armes, mais plutôt «d\u2019empêcher les provinces» d\u2019exercer leurs compétences par la création de registres provinciaux des armes à feu, insiste-t-il.«Il rebute au sens commun, pour ne pas dire au bien commun, que Von puisse empêcher le Québec d\u2019utiliser les données qu\u2019il participe à colliger, analyser, organiser et modifier», écrit-il.Le jugement établit un lien de causalité entre l\u2019enregistrement des armes d\u2019épaule et la diminution des crimes par armes à feu.Selqn l\u2019avocat du Procureur général du Québec, Eric Dufour, cette preuve a pesé fort dans l\u2019analyse du juge Blanchard.« On voit bien la différence dans nos vies quotidiennes entre un registre avec ou sans armes d\u2019épaule », a-t-il dit.Si le fédéral avait obtenu gain de cause, les policiers québécois auraient perdu la trace d\u2019environ 1,6 million d\u2019armes de chasse.Le ministre sortant de la Justice, Jean-Marc Fournier, s\u2019est dit «heureux» que le Québec ait remporté cette bataille.«Les données du registre des armes d\u2019épaule et son fonctionnement sont ainsi préservés dans leur dimension québécoise», s\u2019est-il réjoui.Les tenants du contrôle des armes ont aussi exprimé leur satisfaction, mais ils se font peu d\u2019illusions sur les intentions des conservateurs.«Ils ont toujours agi de mauvaise foi, ils n\u2019ont jamais été prêts à faire de compromis.La priorité a toujours été de plaire au lobby des armes à feu avec un mépris total pour la sécurité publique», a déploré Heidi Rathjen, de Polysesouvient.«C\u2019est un baume, mais, en même temps, la SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE Le jugement établit un lien de causalité entre l\u2019enregistrement des armes d\u2019épaule et la diminution des crimes par armes à feu.destruction du registre national, c\u2019est une grande grande perte», a fait valoir Nathalie Provost, survivante du massacre de Polytechnique en 1989.«Comme il y a libre circulation des biens et des personnes à travers le Canada, ça affaiblit beaucoup le registre que de n\u2019en avoir un qu\u2019au niveau provincial.» La Cour invalide l\u2019article 29 de la loi uniquement pour les données du Québec.Elle oblige le fédéral à poursuivre l\u2019enregistrement des armes de la province jusqu\u2019au transfert des données dans un délai de 30 jours.La décision ne touche pas les autres provinces même si elles pourraient s\u2019inspirer de ce précédent.Queen\u2019s Park a accueilli positivement la décision, mais ne souhaite pas pour autant emboîter le pas au Québec.«On ne croit pas qu\u2019une approche à la pièce soit appropriée.On aurait voulu un registre national», indique-t-on au bureau du minisfre de la Justice de l\u2019Qntario.L\u2019Ile-du-Prince-Edouard s\u2019est dite heureuse de la décision, mais attendra de voir si elle est portée en appel par Qttawa avant d\u2019agir.Nouvelles avenues La Cour supérieure défriche de nouvelles avenues en droit constitutionnel avec cette décision.« C\u2019est une application assez nouvelle des principes du fédéralisme coopératif», estime Sébastien Grammond, doyen de la section de droit civil à l\u2019Université d\u2019Qttawa.Le registre des armes à feu, créé en 1995, est le résultat d\u2019un partenariat entre les provinces, le fédéral et les municipalités, tous impliqués à différents degrés dans sa mise en oeuvre.Le juge Blanchard a interprété cet enchevêtrement de responsabilités comme une preuve qu\u2019il n\u2019existe pas de «propriétaire unique» du registre, contrairement aux prétentions du gouvernement Harper.«Dans le fond, la Cour nous dit qu\u2019on ne peut pas briser un partenariat aussi facilement que ça», résume M.Grammond.La décision donne du muscle au fédéralisme coopératif.Ce principe, souvent évoqué par les tribunaux, trouve désormais une application concrète.«La décision donne une assise juridique à la notion de fédéralisme coopératif, ce qui n\u2019existait pas avant», expbque M® Grammond.Le NPD jubile Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, affirmait dimanche qu\u2019il était favorable à l\u2019enregistrement des armes d\u2019épaule.11 reconnaissait toutefois la nécessité de simplifier le registre pour en éliminer les lourdeurs administratives.Sa critique en matière de Justice, Françoise Boivin, jubilait à l\u2019annonce de la décision.Elle espère que le gouvernement Harper ne portera pas la cause en appel.«Ça pourrait coûter possiblement des centaines de milliers de dollars en frais juridiques.Et pourquoi?Ils disaient qu\u2019ils ne voulaient pas criminaliser les bons Canadiens utilisateurs des armes à feu.Mais un registre provincial ne criminaliserait pas.Ce n\u2019est pas logique», a commenté Mme Boivin.Mme Boivin rage contre la logique provocatrice des opposants à l\u2019enregistrement des armes.Elle cite l\u2019exemple du ministre Toews, qui a annoncé l\u2019abolition d\u2019un règlement encadrant les expositions d\u2019armes à feu, quelques jours après l\u2019attentat meurtrier survenu lors de la soirée électorale du PQ.«En termes d\u2019avoir le cœur à la bonne place, disons que j\u2019ai déjà vu mieux», a-t-elle lancé.Avec La Presse canadienne Le Devoir LES EILMS SEVILLE Inch\u2019Allah suit le trouble intérieur de Chloé, une obstétricienne vivant en Israël mais travaillant dans une clinique de Cisjordanie, devant l\u2019omniprésence de la violence et des injustices commises envers la population cisjordanienne.TORONTO SUITE DE LA PAGE 1 Dans Ingh\u2019Allah, une obstétricienne québécoise (Evelyne Brochu) traverse les territoires bouleversés.Chloé travaille dans une clinique en Cisjordanie, mais vit en Israël.Le film suit le trouble intérieur de l\u2019héroïne devant l\u2019omniprésence de la violence et des injustices commises envers la population cisjordanienne.La voici déchirée entre son amitié pour sa voisine juive (Sivan Levy) et pour une de ses patientes palestiniennes (Sabrina Quazani) qui vivra une tragédie.Et peut-on adopter la guerre des autres?demande le film.Anaïs connaît bîen la région.Elle avait signé le making of A\u2019Incendies de Denis Ville-neuve, a appris l\u2019arabe, parcouru la Jordanie, Israël, la Cisjordanie, etc.Son héroïne s\u2019inspire de plusieurs personnages rencontrés, avec des bouts d\u2019elle-même, bien entendu.Et comment faire autrement?«On a surtout tourné en Jordanie, dit-elle, dans deux camps de réfugiés.Le checkpoint, le mur furent recréés.» Une femme de l\u2019assistance lui demanda où se terrait l\u2019espoîr dans son film.«Il réside dans le personnage secondaire du petit garçon palestinien habillé en Superman, répondit-elle.Safi rêve de voler, de briser les murs, de capturer les ondes de partout avec sa radio.Il offre une ouverture pour demain.» Sur la figure centrale de celle qui, au fil des jours, perd ses repères, elle dira : « Chloé a oublié le principe de la réalité.Quand la guerre te mange, elle le fait de l\u2019intérieur.» A la suite de la projection, Anaïs avouait en entrevue trouver son film dur.Elle n\u2019avalt pas, précisera-t-elle plus tard, mesuré l\u2019Impact émotif que son film produit.« Certains sont venus me voir après, troublés, confrontés ou bouleversés.A cohabiter de si près pendant si longtemps avec cette histoire-là, j\u2019en avais oul)lié la charge.» Evelyne Brochu (vue dans Café de Elore, Erisson des collines) évoquait les gens de toutes origines rencontrés lors du tournage en Jordanie autour d\u2019un café avec des conversations sans tabous et passionnantes sur la situation au Moyen-Qrlent.«Et du précédent documentaire d\u2019Anats, f avais appris que, là-bas, plus tu sais, moins tu comprends.» Vu hier matin, le sanglant The Iceman d\u2019Arlel Vromen, cinéaste né en Israël.Qn n\u2019y échappe pas.Ce thriller américain est adapté d\u2019une biographie signée Anthony Bruno.Place au parcours réel de Richard Kukllnskl, mort en 2006 en prison, tueur à gages de la mafia particulièrement efficace entre les décennies 50 et 80 : plus de cent victimes, deux cents assurent certains.Kukllnskl se doublait d\u2019un mari et d\u2019un père modèle, dont la famille Ignorait les activités véritables.Le personnage est très bien joué par Michael Shannon Impassible devant ses victimes, émotif avec les siens.Qn plaint Wlnona Ryder, qui Incarne son épouse.Ici abandonnée à son sort, sans substance ni répliques éclairant la psyché de cette femme.New York s\u2019anime.Le sang gicle.Les années passent.Derrière la caméra nerveuse et la mise en scène Impeccable, cette histoire sinistre s\u2019offre à nous sans point de vue.D\u2019un crime à l\u2019autre, le spectateur finit par se lasser.Et que ressentait vraiment ce Kukllnskl?«Pas de regrets, dlra-t-11 en fin de vie, sauf pour ma famille.» C\u2019est un peu court.Je quitte Toronto, en manquant des films et des événements Importants, hélas! m\u2019en excusant d\u2019avance.Le Devoir SÉRIE SUITE DE LA PAGE 1 cette potentielle menace pour la sécurité nationale.Pour ne rien arranger, l\u2019agent Mathlson souffre de psychoses Intermittentes.Qui dit vrai?Qui ment?Peut-on faire confiance à son plus fidèle soldat, à son père, à son mari, à son meilleur ami?La série superpose les questions troublantes et les réponses ambiguës.Elle donne aussi une bonne Idée de l\u2019état d\u2019esprit de l\u2019Amérique plus d\u2019une décennie après les attentats fondateurs du xxP siècle.Les tours se sont effondrées en direct à la télévision et l\u2019événement monument ne cesse de s\u2019y retrouver depuis.«Le 11-Septembre a engendré une télévision paranoïaque, une fiction du soupçon,, résume le professeur Pierre Barrette, de l\u2019École des médias de l\u2019UQAM, rare spécialiste québécois de la télévision.Les séries de l\u2019après 11-Septembre montrent que les Américains ne croient plus en leurs institutions.Quand le président peut mentir pour partir en guerre, les héros solitaires ne peuvent plus avoir confiance en personne.» La terreur en direct Le spectacle de la terreur a répondu à la terreur du spectacle.Toutes les disciplines artistiques ont réagi, la musique {The Rising de Bruce Springsteen en 2002), le documentaire (Pahrenheit 9/11 en 2003), la littérature (Extremely Loud and Incredibly Close de Jonathan Safran en 2006), le cinéma avec des dizaines de films.Une des premières séries télévisées.Rescue Me (2004 à 2011) traitait des héros d\u2019une caserne de pompiers.«C\u2019est une réaction à chaud, de premier niveau, juge le professeur Barrette.Le plus intéressant me semble ailleurs.La télévision américaine est plus significative quand elle se fait symptomatique, quand elle métaphorise le réel.» 11 préfère les influences indirectes, moins appuyées et plus subtiles qu\u2019il expose dans quatre productions, quatre exemples types : 24, Heroes, Lost et Homeland.La première est entrée en ondes le 6 novembre 2001, alors que la riposte américaine faisait déjà rage en Afghanistan.Elle en est sortie huit saisons et près de 200 épisodes plus tard, en 2010.Chaque fois, l\u2019agent Jack Bauer des forces spéciales lutte en temps réel, pendant « 24 heures chrono », contre des terroristes infiltrés partout dans la société américaine, jusqu\u2019aux plus hauts sommets.Et cette noble fin justifie tous les mauvais moyens.«C\u2019est une autre série du premier degré, dit le professeur.C\u2019est aussi la production d\u2019une Amérique vengeresse qui lutte avec le mensonge, la torture et l\u2019assassinat.Mais elle me semble plus intéressante par son style, ce défilement imitant le temps réel qui traduit un état d\u2019urgence chaotique, paniqué et angoissé de l\u2019Amérique.» Perdus à la maison Le spécialiste a décroché après quelques saisons.Heroes (2006-2010) offre autre chose de plus naïf.«Les institutions sont gangrenées et seuls des individus ordinaires dotés de pouvoirs extraordinaires peuvent résister, explique Pierre Barrette.Au fond, la série dit que chacun doit trouver en lui-même la force de lutter contre le mal à l\u2019échelle mondiale.» Le choix de Lost (2004-2010) intrigue puisque cette fiction fantastique se déroule sur une île perdue dans le Pacifique.«La série concentre l\u2019état d\u2019esprit de l\u2019Amérique de la dernière décennie, explique alors le professeur.Elle débute avec un accident d\u2019avion symbolique.Une fois le choc passé, les survivants doivent refaire le monde.Ils revivent le mythe de Robinson à l\u2019ère postapocalyptique en suivant deux leaders charismatiques, un médecin [Jack Shephard] incarnant la raison et un miraculé [John Locke] attiré par les explications mystiques.La tension fondamentale de l\u2019Amérique s\u2019y retrouve.Cette création métaphorise non pas le 11-Septem-bre, mais les conséquences morales du geste.Je pense que c\u2019est pour cette raison qu\u2019elle a tant marqué les esprits, surtout les franges plus intellectuelles.» Carrie Mathlson, au centre de Homeland, est parfois décrite comme une Jack Bauer en jupon.Pierre Barrette accentue sa monomanie paranoïaque dans un univers complexe.Le fait qu\u2019Homeland soit adaptée d\u2019une création Israélienne rajoute à l\u2019Intérêt.La nouvelle version a donc Incorporé au passage certaines obsessions américaines.D\u2019ailleurs, la production originale en hébreu s\u2019intitule Hatufim, ce qui veut dire kidnappé, pas Homeland, qui peut être tout à la fols le pays, la patrie, le heu d\u2019appartenance.« On ne sait plus qui dit vrai et qui dit faux, qui est bon et qui est méchant, conclut le professeur.Avec cette série on se retrouve dans une Amérique de moins en moins manichéenne.Ce n\u2019est d\u2019ailleurs pas pour rien qu\u2019elle s\u2019intitule Homeland.Dans les autres productions, le mal était ailleurs.Maintenant, le germe du mal est tout près, dans la communauté, et la voisine blanche, née aux Etats-Unis devient une terroriste potentielle.» Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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