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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2012-07-25, Collections de BAnQ.

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[" Conseil de la fédération : Darrell Dexter lance un appel au calme Page A 3 Léo Bureau-Blouin se lance en politique avec le PQ Pages A 2 et A 7 >> www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.C I I I 1 6 6 LE DEVOIR, LE MERCREDI 25 JUILLET 2012 1,09 $ + TAXES = 1,25 Moins de crimes, mais toujours plus de prisonniers Le gouvernement Harper voit dans les dernières statistiques le fruit de son approche musclée envers le crime HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Les années se suivent et se ressemblent quand il s\u2019agit de criminalité.Le taux de crimes au Canada a poursuivi la tendance entamée il y a 20 ans et a diminué une fois de plus en 201 i pour atteindre son niveau de 1972.Le gouvernement conservateur y voit le fruit de son approche musclée envers le crime plutôt que la preuve de sa futilité.Le dernier rapport annuel de Statistique Canada indique que la criminalité a diminué de 6% par rapport à 2010, et la gravité de celle-ci a diminué d\u2019autant.Le crime au Canada est en diminution depuis 1991, dernier sommet atteint.Les tentatives de meurtre, les agressions sexuelles, les voies de fait graves, les vols de moins de 5000$, les méfaits, les introductions par effraction et les vols de véhicules sont tous en baisse.Dans ce portrait général, certaines statistiques sortent toutefois du lot Le taux d\u2019homicides a augmenté de 7% par rapport à Tannée précédente.Il s\u2019est produit 598 meurtres en 2011 au Canada par rapport à 554 en 2010, mais 610 en 2009.Reste qu\u2019à 1,7 pour 100000 habitants, ce taux d\u2019homicides suiL malgré les légères fluctuations annuelles, une tendance générale à la baisse depuis le sommet atteint au milieu des années 1970, note Statistique Canada.A titre de comparaison, il y a eu 15241 meurtres Le budget des services correctionnels est passé de 1,6 à 3 milliards depuis l\u2019arrivée au pouvoir des conservateurs VOIR PAGE A 8 CRIMES Aujourd\u2019hui Grande-Bretagne > Scandale des écoutes : un ex-conseiller de David Cameron et une ancienne directrice du News of the World sont inculpés.Page B 5 Politique > Démission de la responsable de la plateforme politique de la Coalition avenir Québec.Page A 2 Construction > Entente de principe à la CCQ.Les 600 employés étaient en grève depuis sept semaines.Page A 2 Avis légaux.Décès Météo Mots croisés Petites annonces Sudoku B4 B6 B2 A4 B6 B8 Entente politique entre les Cris et Québec CLEMENT ALLARD LA PRESSE CANADIENNE Le premier ministre Jean Charest et, à sa gauche, le grand chef du Grand Conseil des Cris, Matthew Coon Come, au moment où ministres et leaders autochtones ont applaudi la signature d\u2019une importante entente conclue entre les Cris et Québec, hier, au Salon rouge de l\u2019Assemblée nationale.M.Charest portait un costume traditionnel cri, que lui a offert M.Coon Corne pour l\u2019occasion.Un coup de pouce au Plan Nord KATHLEEN LEVESQUE Le premier ministte Jean Charest vient de donner un nouvel élan au Plan Nord, pièce maîtresse de sa prochaine campagne électorale, en faisant de la nation crie son partenaire de planification et de développement du Nord québécois.Afin d\u2019éviter les écueils d\u2019une négociation projet par projet avec les neuf communautés cries, le gouvernement du Québec et le Grand Conseil des Cris ont signé hier l\u2019Entente sur la gouvernance dans le territoire d\u2019Eeyou Istchee-Baie-James.Du coup, la nation crie acquiert des pouvoirs semblables à ceux conférés à une municipalité, une MRC, une conférence des élus et une commission régionale des ressources et du territoire.En clair, les Cris partageront à parts égales avec les autres Québécois habitant la région de la Jamésie (Jamésiens) les pouvoirs d\u2019un gouvernement régional.Cette nouvelle structure remplacera TactueUe municipalité de Baie-James, qui regroupe les maires et présidents de localités de la région.Ensemble, Cris et Jamésiens pourront définir les besoins de la région et planifier son développement, balisant ainsi l\u2019accès aux res- sources du Nord québécois en accord avec les volontés gouvernementales.«La mise en œuvre du Plan Nord ne peut se faire sans l\u2019appui et la collaboration de la nation crie et des Jamésiens», ont dit d\u2019un même souffle le gouvernement et les Cris.Le premier ministre du Québec, Jean CharesL L\u2019accord permettra à la nation crie de partager les pouvoirs d\u2019un gouvernement régional avec les autres Québécois habitant la région de la Jamésie et le grand chef du Grand Conseü des Cris, Matthew Coon Come, ont paraphé l\u2019entente de nation à nation au cours d\u2019une cérémonie tenue au Salon rouge de l\u2019Assemblée nationale.«Nous allons jouer une partie importante de l\u2019histoire du Québec», a lancé M.CharesL qui a dit être convaincu que «les leaders des Premières Nations du Canada vont regarder de près cette entente» avec les Cris.Plus tard, au cours d\u2019une rencontre avec la presse, le premier ministre a fait valoir le lien entre le Plan Nord, dont ü fait la promotion, et cette entente avec les Cris.«Oui, c\u2019est un fruit du Plan Nord.Les Cris le reconnaissent eux-mémes et les Jamésiens le reconnaissent aussi.C\u2019est donc la démonstration que le Plan Nord va donner des résultats très importants dans la vie des gens.» n a décrit l\u2019entente comme une action qui vient corriger une division qui n\u2019aurait pas dû être maintenue entre ceux qui sont autochtones et ceux qui ne le sont pas et qui partagent pourtant le même territoire.«C\u2019est vraiment un changement très radical dans la vision de la relation que nous avons avec les Premières Nations», a-t-il résumé, rappelant la création des réserves indiennes et le fait que les autochtones ont été des fiduciaires du gouvernement fédéral.De son côté, le grand chef du Grand Conseil des Cris, Matthew Coon Come, a lui aussi parlé d\u2019une «journée très spéciale» tant pour les Cris que pour «nos voisins sur le territoire de la baie James».Cette entente apparaît comme la suite de la VOIR PAGE A 8 CRIS Convention alpine Protéger et restaurer pour mieux développer Des cours d\u2019eau et des milieux humides revivent dans la région des Alpes Peu connue en Amérique, la Convention alpine, signée en 1991 par huit pays européens, est devenue une source d\u2019inspiration à l\u2019échelle internationale.Elle est notamment un soutien important à la restauration des milieux humides et des cours d\u2019eau, de même qu\u2019à l\u2019agriculture à petite échelle.Dernier de deux articles.LOUIS-GILLES FRANCŒUR dans les Alpes La Slovénie pourrait s\u2019asseoir sur ses lauriers.Ce petit pays, qui est né en même temps que la Convention sur la protection des Alpes en 1991, est en effet couvert à plus de 50% de forêts.Et il affiche un des plus hauts taux d\u2019espaces protégés d\u2019Europe, lesquels couvrent 36% de son territoire.En comparaison, le Québec, lui aussi couvert de vastes forêts, ne protège que 8,35% de son territoire.Comme les sept autres pays signataires de la Convention alpine, la Slovénie a néanmoins lancé un ambitieux programme de protection de ses principaux écosystèmes, conformément aux règles de l\u2019Union européenne.Mais -M \u201e 'yi ^*1 Tv 1 ^ LOUIS GILLES ERANCŒUR LE DEVOIR Un milieu humide restauré dans la vallée de Zelenci, en Slovénie, où prend naissance le fleuve Sava, qui baigne Belgrade.ce petit pays impressionne tout particulière- tauration sont présentement en marche, ment par son souci de restauration de ses mi- On suit un petit sentier parfaitement amé-lieux humides, dont 40% ont été détruits au XIX® siècle, parce que, comme ici, on les consi- VOIR PAGE A 8 ALPES dérait comme des milieux sans valeur et des vecteurs de transmission des maladies par les Lire aussi > Ours et ioups des Aipes: des projets insectes piqueurs.Six grands projets de res- de réintégration et d\u2019aménagement.Page A 4 77831302831730 A 2 LE DEVOIR LE MERCREDI 25 JUILLET 2012 ACTUALITES Entente de principe à la CCQ Les 600 employés étaient en grève depuis sept semaines Alors que les vacances de la construction battent leur plein, la Commission de la construction du Québec (CCQ) et le syndicat des employés ont conclu une entente de principe en vue de renouveler la convention collective et de mettre fin au conflit de travail qui dure depuis maintenant sept semaines.Cet accord sera soumis aux membres dans les prochains jours.Par voie de communiqué hier soir, la CCQ, présidée par l\u2019ex-ministre Diane Lemieux, a fait savoir qu\u2019elle ne commenterait pas le contenu de l\u2019entente d\u2019ici là.Les 600 travailleurs de la CCQ sont en grève depuis le 5 juin dernier, ils sont re- groupés sous la bannière du Syndicat des employés professionnels et de bureau (SEPB-Québec), lui-même affilié à la FTQ.Les 300 employés qui sont chargés des enquêtes et des inspections dans les chantiers ne sont toutefois pas en grève.Le conflit porte notamment sur des coupes dans le régime de retraite, la réduction de la masse salariale, la sécurité d\u2019emploi et les assurances collectives.Cet accord survient une semaine après que la ministre du Travail, Lise Thériault, eut nommé Normand Gauthier à titre de médiateur.La Presse eanadienne T.J.KIRKPATRICK AGENCE ERANCE-PRESSE L\u2019Américain Timothy Brown a été diagnostiqué séropositif en 1995 aiors qu\u2019ii était étudiant à Beriin.CONFÉRENCE AIDS 2012 L\u2019unique « miraculé » du sida donne espoir aux chercheurs e suis la preuve vivante ''J qu\u2019on peut guérir du sida », explique l\u2019Américain Timothy Brown, dit «le patient de Berlin», seul cas connu au monde de guérison du sida, qui a lancé une croisade pour mobiliser des fonds de recherche sur la maladie.Diagnostiqué séropositif en 1995 quand il était étudiant à Berlin, en Allemagne, il n\u2019a plus montré de signe d\u2019infection après 2007.«C\u2019est merveilleux de guérir de l\u2019infection du VIH [virus de l\u2019immunodéficience humaine] », dit-il dans un entretien avec l\u2019AFP en marge de la 19® conférence internationale sur la maladie, qui réunit 25000 personnes depuis dimanche à Washington et jusqu\u2019à vendredi.«Je n\u2019ai plus de sensation dans les pieds, mais je marche plus aisément et je me sens mieux, sans presque jamais avoir de douleurs, seulement parfois des maux de tête», poursuit Timothy, 47 ans, qui paraît frêle mais a une poignée de main vigoureuse.«Je me sens bien», dit-il, se plaisant même à être traité un peu comme «une vedette de rock».C\u2019est après avoir reçu une greffe de moelle osseuse en 2007, pour traiter une leucémie, que Timothy a cessé de prendre des antirétroviraux et ne montrait plus aucun signe d\u2019infection par le VIH.Les médecins qui le suivaient l\u2019ont alors déclaré guéri.La moelle greffée provenait d\u2019un donneur qui avait des cellules immunitaires mutantes résistantes au VIH.Selon les estimations, 0,3% de la population est dotée de cette immunité naturelle au VIH qui provient de la mutation d\u2019un gène dite CCR5.D\u2019après Timothy, cette proportion serait de 1% parmi les populations européennes.11 explique avoir reçu une seconde greffe de moelle osseuse en 2008 provenant du même donneur en raison d\u2019une réapparition de la leucémie, pas du VIH.Cette intervention lui a causé quelques problèmes neurologiques.Selon les estimations, 0,3% de la population est dotée de cette immunité naturelle au VIH Qutre ces greffes qui sont des procédures médicales lourdes et risquées, Timothy a aussi subi un traitement radiologique sur l\u2019ensemble du corps pour traiter son cancer du sang.Aujourd\u2019hui, «je veux aider par le biais de ma fondation à trouver un moyen de guérir du VIH pour tout le monde», assure-t-il, «personnellement impliqué» comme sujet de recherches à l\u2019Université de San Francisco, en Californie.11 indique avoir été indirectement contacté par les instituts nationaux américains de la santé (NIH) désireux de tester un échantillon de son sang pour voir s\u2019il y avait encore des traces de VIH vivant.Se référant à une récente polémique lancée par un chercheur français selon laquelle des traces de VIH auraient été détectées dans son sang, Timothy a assuré «être bien guéri».«Je suis séronégatif, assure-t-il.Je peux produire toutes les analyses médicales le confirmant.» «Je compte maintenant avec ma fondation trouver des donateurs pour obtenir des fonds permettant d\u2019aider la recherche», poursuit-il, soulignant que la biotechnologie est la voie la plus prometteuse pour trouver les moyens de ^érir du sida.Timothy juge que le gouvernement américain investit trop peu dans la biotechnologie avec seulement deux milliards de dollars par an alors que la Chine y consacre 60 milliards annuellement, selon lui.11 note aussi que l]Europe dépense plus que les Etats-Unis pour trouver ce moyen de guérir du sida.Interrogé sur le caractère « miraculeux » de sa guérison, comme le disent certains, il a répondu après une hésitation que c\u2019était «difficile à dire».«Cela dépend de vos convictions religieuses: si vous pensez que c\u2019est seulement le fait de la science médicale ou d\u2019une intervention divine», répond-il avant d\u2019ajouter : « Je dirais que c\u2019est un peu les deux.» Agence France-Presse % I JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE L\u2019ex-leader de la FECQ, Léo Bureau-Blouin, se mesurera au député libéral Alain Paquet dans Laval-des-Rapides.Léo Bureau-Blouin rejoint les rangs du Parti québécois Pauline Marois confirme la candidature de Bernard Généreux L> ancien président de la Fédération étudiante ' collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin, fait le saut en politique provinciale.11 sera le candidat du Parti québécois (PQ) dans la circonscription de Laval-des-Rapides.Le nouveau politicien a confirmé son intention de défendre les couleurs du PQ en publiant une lettre sur les réseaux sociaux en début de soirée, hier.Dans cette missive, M.Bureau-Blouin signale s\u2019être demandé, après avoir représenté des milliers de jeunes pour rendre le système d\u2019éducation plus accessible, s\u2019il était désormais temps d\u2019en faire davantage pour que les convictions qu\u2019il a défendues deviennent «de véritables politiques publiques ».«J\u2019ai pris la décision de me présenter avec Pauline Marois et son équipe du Parti québécois, car je crois qu\u2019un Québec plus juste, plus vert et plus fort sur la scène internationale est à portée de main», écrit-il.Car la réélection du Parti libéral du Québec à la tête du gouvernement, écrit-il, «entraînerait davantage de cynisme, d\u2019inégalités sociales et de désintérêt envers la chose publique».Léo Bureau-Blouin se mesurera au député libéral Alain Paquet dans la circonscription de Laval-des-Rapides.Ministre délégué aux Finances, M.Paquet était très présent lors des négociations entre le gouvernement québécois et les leaders étudiants ce printemps.S\u2019il est élu, le jeune homme actuellement âgé de 20 ans deviendra le plus jeune député à siéger à l\u2019Assemblée nationale.L\u2019ancien détenteur du titre, Simon-Pierre Diamond, avait 22 ans et 1 mois lorsqu\u2019il a été élu député adéquiste dans Marguerite-D Youville en 2007.Une conférence de presse organisée par le PQ aura lieu ce matin à Laval, pour une annonce «où il sera question de la prochaine élection générale».Plus tôt dans la journée, Pauline Marois n\u2019avait pas voulu commenter la rumeur persistante du passage de Léo Bureau-Blouin au PQ.M\u201c® Marois avait été questionnée alors qu\u2019elle officialisait la candidature du président de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), Bernard Généreux, lors d\u2019une conférence de presse à Blainville.La chef péquiste, qui multiplie les annonces de candidatures depuis les dernières semaines, a déclaré qu\u2019elle travaillait à bâtir une équipe «renouvelée et solide» alors que l\u2019équipe libérale, de son côté, perd ses piliers les uns après les autres.M\u201c® Marois a appelé les Québécois à montrer la porte à un gouvernement libéral «usé» et «corrompu».M.Généreux briguera le siège de Blainville, dans les Basses-Laurentides.Qriginaire de la région, il a promis de venir s\u2019établir dans la circonscription s\u2019il est élu.Dans une déclaration transmise hier soir par voie de communiqué, la FQM a dit prendre acte de l\u2019entrée de son président en politique active, et a annoncé qu\u2019une réunion de son conseil d\u2019administration serait organisée le plus tôt possible pour permettre l\u2019élection d\u2019un président intérimaire.Advenant une victoire de M.Généreux lors de la prochaine campagne électorale, ce dernier devra officiellement démissionner de son poste.Charest réagit Plus tôt dans la journée, le chef du Parti libéral du Québec, Jean Charest, a réagi à l\u2019annonce de la candidature de M.Généreux et à la rumeur qui envoyait M.Bureau-Blouin au PQ en attribuant au Parti québécois des candidatures «axées sur le prochain référendum » et le mouvement étudiant, alors que son parti, a-t-il dit, est plutôt tourné vers l\u2019économie.Pour M.Charest, les nouvelles recrues pé-quistes sont des souverainistes ou des leaders étudiants, ce qui corrobore le lien entre les carrés rouges et M\u201c® Marois que fait le chef libéral depuis plusieurs semaines.La Presse canadienne Lire aussi > La iettre de Léo Bureau-Biouin.« Faire une différence » pour tous les Québécois.Page A 7 Démission d\u2019une proche conseillère de Legault KATHLEEN LÉVESQUE La responsable de la plateforme électorale au sein de la Coalition avenir Québec (CAQ) tire sa révérence.Mais le parti de François Legault assure que cela n\u2019affectera en rien l\u2019élaboration des engagements à venir durant la prochaine campagne.«C\u2019est une course à relais.Dès la semaine prochaine, une nouvelle recrue sera en poste.Et puis, nous avons des gens aguerris autour de nous», a soutenu le nouveau directeur des communications de la CAQ, Richard Thibault.Selon ce dernier, il ne s\u2019agit pas d\u2019une remise en question de la CAQ mais d\u2019un choix strictement personnel pour la directrice du contenu, Nathalie Verge.En poste depuis janvier dernier, elle a remis sa démission la semaine dernière malgré l\u2019imminence du déclenchement des élections.«Ce n\u2019est pas un départ acrimonieux», assure la principale intéressée.Nathalie Verge a investi 10 ans de sa vie en politique active avec le Parti québécois.Elle a notamment été chef de cabinet de François Legault alors qu\u2019il était ministre dans l\u2019équipe de Bernard Landry.Après la victoire libérale de 2003, elle a travaillé dans le secteur privé; elle a notamment été secrétaire générale du Conseil de presse du Québec.«Je suis revenue en politique par nostalgie mais, après sept mois, je sais que ce n\u2019est plus le rythme de travail que je souhaite avoir», affirme M\u201c® Verge, qui se défend toutefois d\u2019être désillusionnée de la politique en général, et de la CAQ en particulier.«Je suis toujours convaincue que M.Legault est le meilleur parmi les chefs de parti qui se présentent.Il est le meilleur choix pour sauver le modèle québécois », soutient-elle.Pour M.Thibault, ce départ ne déstabilise pas du tout la CAQ qui, par sa nature de jeune organisation, est habituée aux mouvements de personnel.« On est suivis de près et c\u2019est normal, contrairement au Parti libéral qui est là depuis le Déluge et le Parti québécois qui a 45 ans», dit-il.Le Devoir Un nom, un lieu Des pistoles ou des pistolets ?On passe devant, on roule dessus, on s\u2019y rend tous les jours : ces places, ces rues, ces villages ont des noms parfois charmants qui cachent une histoire souvent insoupçonnée.Tout l\u2019été, nous partons à la découverte non pas des lieux, mais de leur toponyme.CAROLINE MONTPETIT Trois-Pistoles : trois pièces de monnaie tombées dans l\u2019eau.C\u2019est du moins ce que raconte la légende expliquant le joli nom de cette petite ville du Bas-Saint-Laurent et de la rivière qui la borde.En 1621, donc, selon la légende rapportée ensuite par le seigneur des lieux, un dénommé Riou, «une chaloupe se serait échouée en face d\u2019une rivière aux eaux limpides.Désirant boire de cette eau, un matelot aurait malencontreusement échappé un gobelet d\u2019argent et se serait écrié: \u201cVoilà trois pistoles de perdues !\u201d », comme le rapporte la Commission de toponymie du Québec.La dénomination figurait en tout cas sur l\u2019acte de concession de la seigneurie à Charles Denys de Vitré (1645-1703).Au sujet de la rivière des Trois-Pistoles, elle porta d\u2019abord le nom de rivière des Trois-Pistolets, sur la carte tracée en 1631 par le cartographe dieppois Jean Gué-rard, contemporain de Samuel de Champlain.En fait, explique la Commission de toponymie, « pistole » était le nom donné en France aux écus d\u2019Espagne, plus petits que les écus de France.«Toutefois, au xvf siècle, et probablement un certain temps au début du xviT siècle, le mot \u201cpistolet\u201d désignait surtout un poignard et par extension une arme à feu que l\u2019on tient à la main comme un poignard.Quoi qu\u2019il en soit, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019arme à feu ou de monnaie, il est encore impossible aujourd\u2019hui de connaître la véritable raison de cette appellation», écrit la Commission.Chose certaine, il y eut, au XVII® siècle, des Basques qui visitèrent la région, en provenance de France et d\u2019Espagne.Ils donnèrent d\u2019ailleurs leur nom à Pile aux Basques, qui se déploie dans le fleuve, à deux lieues (quelques kilomètres) au large de Trois-Pistoles.CLD DES BASQUES Le nom de Trois-Pistoles est déjà attesté en 1631 sur une carte de Jean Guérard.Qn dit que Cartier y trouva des baleiniers basques en pleine activité, et qu\u2019elle aurait été occupée par eux, au moins de 1584 à 1598.La ville de Trois-Pistoles compte d\u2019ailleurs un centre d\u2019interprétation consacré aux Basques, le parc de l\u2019Aventure basque en Amérique, où le club de pelote de Trois-Pistoles pratique la pelote basque, un dérivé du jeu de paume qui se répand çn Europe à la fin du Moyen-Age et qui a été modernisé au Pays basque au xix® siècle.Les Basques ont également donné leur nom à la grande fromagerie de Trois-Pistoles, la fromagerie des Basques, dont on dit qu\u2019elle est l\u2019une des meilleures fromageries du Québec.Son fromage L\u2019héritage serait d\u2019ailleurs élaboré selon la méthode ancestrale des Basques, lors du découpage du caillé, du pressage, de la mise en moule, du saumurage et de l\u2019affinage en hâloirs.Le Devoir LE DEVOIR, LE MERCREDI 25 JUILLET 2012 A 3 ACTUALITES Fariner!^ !' I ' ' n ! ¦ 1 ¦\t\u201e r .\u2019 t FRED CHARTRAND LA PRESSE CANADIENNE Le ministre de i\u2019Agricuiture, Gerry Ritz, affirme qu\u2019ii est trop tôt pour s\u2019inquiéter.Sécheresse : le NPD craint une flambée des prix Ottawa \u2014 La sécheresse n\u2019aura pas qu\u2019un effet sur les revenus des agriculteurs dont les récoltes seront affectées ; ce sont tous les Canadiens qui devront sortir davantage de billets de leurs poches, croit le Nouveau Parti démocratique (NPD).Les prk des fruits et légumes, du pain et de la viande risquent de monter en flèche, alors que les agriculteurs craignent pour leurs récoltes.Le NPD s\u2019inquiète de cette possible flambée des prk des aliments qui pourrait toucher l\u2019ensemble du pays et exhorte le ministre de l\u2019Agriculture à se faire plus présent sur le terrain.La situation est particulièrement inquiétante en Ontario, surtout pour les producteurs de maïs, dont certains constatent des dommages irréversibles en raison de la chaleur et du manque de pluie.Mais le Québec et les provinces atlantiques pourraient également écoper, ont soutenu des députés néodémocrates hier.Le porte-parole en matière d\u2019agriculture, Malcolm Allen, a soutenu que le gouvernement conservateur n\u2019était pas assez présent auprès des agriculteurs touchés.Il aimerait voir le ministre de l\u2019Agriculture, Gerry Ritz, s\u2019investir davantage sur le terrain et s\u2019abstenir de toucher au programme Agri-stabilité, destiné à compenser les agriculteurs lorsque leur production est affectée.«Il ne fait aucun doute que les prix sont en train de monter, a signalé M.Allen.Spécialement en ce qui a trait au bétail, aux produits de la viande, vous pourrez l\u2019observer à travers le pays.» Au bureau du ministre Ritz, on a voulu calmer le jeu.«Alors qu\u2019il est trop tôt pour déterminer à quel degré les producteurs seront affectés par les conditions sèches de croissance, notre gouvernement a demandé aux employés d\u2019Agriculture Canada de surveiller la situation et de travailler avec les agriculteurs pour les soutenir durant cette période difficile», a indiqué le ministre dans une déclaration envoyée par courriel.«Notre gouvernement continuera à être là pour les agriculteurs quand ils en ont besoin», a-t-il ajouté.Au Québec La situation semble être plus problématique en Ontario qu\u2019au Québec, ce dernier ayant reçu plus de précipitations depuis le début de l\u2019été.Mais les conditions pourraient s\u2019aggraver, selon la députée néo démocrate de Berthier-Mas-kinongé, Ruth Ellen Brosseau, qui a spécifié avoir rencontré des agriculteurs de sa circonscription.«C\u2019est vraiment chaud, il y a un manque de pluie.Ce n\u2019est pas vraiment catastrophique, mais si ça continue, si on a des températures assez hautes qui continuent, on peut avoir des conséquences», a-t-elle indiqué.Selon Rénald Lévesque, le directeur de l\u2019intégration des programmes à la Financière agricole du Québec, il n\u2019y a toutefois pas lieu de s\u2019alarmer de façon précipitée.Si le temps sec se poursuivait, il pourrait effectivement y avoir des dommages, mais il est trop tôt pour en anticiper l\u2019importance.«C\u2019est très difficile d\u2019être capable d\u2019évaluer l\u2019ampleur de ces dommages-là.On n\u2019est pas assez avancés dans l\u2019année pour être capables d\u2019avoir des prévisions qui sont fiables, présentement», a-t-il expliqué.L\u2019Outaouais est la région la plus mise à mal par dame Nature cette année, a-t-il ajouté, et dans une moindre mesure l\u2019Abitibi-Témiscamingue.Quant à la flambée des prk, il a soubgné que le prk du maïs destiné aux bêtes était déjà en forte augmentation, mais que cela avait surtout à voir avec les pertes des apiculteurs du Midwest américain, les principaux joueurs de cette industrie.La Presse eanadienne Le Canada accusé de détourner des navires des États-Unis Une agence fédérale américaine a approuvé un rapport alléguant que les ports canadiens situés sur la côte ouest attirent débbérément des navires marchands qui iraient autrement mouiller dans les villes américaines.La Commission maritime fédérale a voté à trois vok contre deux, hier, poiu ce rapport.Les conclusions qui y sont inscrites seront présentées au Congrès américain.L\u2019agence non partisane avait reçu l\u2019an dernier le mandat du Congrès d\u2019enquêter siu des allégations avancées par deux sénateius de l\u2019Etat de Washinpon.Bien que la commission n\u2019ait pas d\u2019autorité sur le Congrès, elle poiurait modeler les opinions des législateius qui ont de l\u2019influence, à seulement quatre mois de l\u2019élection présidentielle.Le rapport poijrrait éprouver la relation entre le Canada et les Etats-Unis.La Presse eanadienne CONSEIL DE LA EEDERATION Darrell Dexter invite ses homologues au calme L\u2019Alberta refuse de partager ses redevances pétrolières avec la Colombie-Britannique, qui menace de bloquer le passage de l\u2019oléoduc Northern Gateway chez elle HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Alors que la réunion annuelle du Conseil de la fédération s\u2019ouvre ce soir à Halifax, l\u2019hôte de la cpnférence, le premier ministre de la Nouvelle-Ecosse, Darrell Dexter, invite ses homologues à calmer leurs esprits.Il espère que les querelles sur le partage des redevances pétrolières pourront se régler de manière constructive.«J\u2019en suis à ma quatrième rencontre du Conseil de la fédération, et fai appris que les premiers ministres arrivent à ces rencontres pour trouver des moyens constructif de bâtir des consensus.C\u2019est ce que je m\u2019attends qu\u2019il se produise ici», explique M.Dexter en entretien téléphonique avec Le Devoir.Il dit ne pas craindre que la conversation que les premiers ministres doivent avoir sur l\u2019énergie et le développement d\u2019une stratégie nationale soit minée par les prises de bec entre la Colombie-Britannique et l\u2019Alberta et que les premiers ministres vont tenter «de trouver des solutions plutôt qu\u2019insister sur les divisions».Lundi, la Colombie-Britannique a fait savoir qu\u2019elle ne donnerait son aval à la construction de l\u2019oléoduc Northern Gateway, qui acheminera le pétrole des sables bitumineux albertains jusqu\u2019à la côte, que si elle touche une part plus généreuse des bénéfices anticipés.Qr, hier, la première ministre albertaine, Abson Bedford, a répondu de manière on ne peut plus claire.«Nous ne partagerons pas les redevances», a-t-elle dit en entrevue au Globe and Mail.«Absolument pas.» M\u201c® Bedford a fait valoir que la Colombie-Britannique pourrait prendre des moyens dans ses champs de compétence pour toucher sa part du gâteau, par exemple en imposant une taxe à l\u2019exportation sur le pétrole qui traverse son territoire avant d\u2019être acheminé vers l\u2019Asie.Elle a un allié, le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, qui dirige lui aussi une province géographiquement enclavée.«Nous avons besoin d\u2019acheminer nos produits vers les marchés, alors je crois que nous sommes préoccupés par le précédent qui pourrait résulter de ceci», a-t-il déclaré.La Colombie-Britannique fait valoir que la moitié des 1177 kilomètres de l\u2019oléoduc d\u2019En-bridge se trouveront sur son territoire, tout comme le port duquel partiront les navires «C\u2019est quelque chose que nous trouvons inquiétant, à savoir que ces décisions sont prises sans collaboration et sans consultation [des provinces] » remplis de pétrole.Les risques de déversements dans la province sont donc élevés, mais celle-ci calcule qu\u2019elle ne touchera que 8% des revenus fiscaux générés par cet oléoduc.Elle veut plus.Lorsque la première ministre de Colombie-Britannique a pris connaissance de la fermeture de son homologue hier, elle a eu ces mots: «Si l\u2019Alberta n\u2019est pas même prête à s\u2019asseoir et à discuter, alors ça s\u2019arrête ici.» Elle continue d\u2019espérer un changement d\u2019attitude chez sa voisine.«Ce projet est bon pour le Canada, il est très bon pour l\u2019Alberta et pour le moment, il n\u2019est pas très bon pour la Colombie-Britannique.Si l\u2019Alberta veut que ce projet aille de l\u2019avant, alors l\u2019Alberta devra s\u2019asseoir à la table et discuter avec nous.» Le projet de Northern Gateway fait l\u2019objet d\u2019une évaluation en ce moment.Les premiers ministres des provinces et territoires se réunissent aujourd\u2019hui et jusqu\u2019à vendredi pour discuter de santé et d\u2019économie.L\u2019énergie, et le développement d\u2019une stratégie nationale, est également à l\u2019ordre du jour.Darrell Dexter (qui dirige un gouvernement néodémocrate) entend également envoyer le message ferme au gouvernement conservateur d\u2019Qttawa qu\u2019il ne peut pas prendre ses décisions unilatéralement lorsque celles-ci ont un impact siu les provinces.«Nous avons besoin de savoir quel sera le canal de communication qu\u2019Ottawa veut avoir avec les provinces», explique-t-il en entretien.M.Dexter mentionne la réforme de l\u2019assu-rance-emploi, le report de 65 à 67 ans l\u2019âge d\u2019admissibilité à la Sécurité de la vieillesse, ou encore l\u2019imposition unilatérale de la nouvelle formule de financement par Qttawa des soins de santé.« C\u2019est quelque chose que nous trouvons inquiétant, à savoir que ces décisions sont prises sans collaboration et sans consultation.Le projet de mise en oeuvre du budget est un bon exemple.Près de 60 lois ont été réécrites avec très peu de consultation avec les provinces.» Le Québec se tient légèrement à la marge de cette discussion.Dans les coulisses, on explique que Jean Charest ne se gêne pas pour faire savoir son mécontentement lorsqu\u2019Qttawa prend des décisions qui lui déplaisent et qu\u2019il ne ressent pas nécessairement le besoin de faire une sortie plus générale sur la question.Le Devoir De l\u2019aide attendue f m FRANÇOIS PESANT LE DEVOIR Le gouvernement Harper investit 12,8 millions pour favoriser 87 projets et organismes montréalais dont l\u2019objectif est d\u2019appuyer les langues officielles, le patrimoine, les arts et la culture.Plusieurs festivals et musées, de même que les Grands Ballets canadiens et l\u2019Orchestre symphonique de Montréal sont du lot.C\u2019est le ministre de l\u2019Industrie, Christian Paradis, qui en a fait l\u2019annonce hier sur le site du Festival Juste pour rire.Omar Khadr ne craint pas ponr sa ferveur religieuse à son retour Le fédéral hésite toujours à rapatrier le prisonnier canadien COLIN PERKEL à Toronto Le prisonnier canadien à Guantânamo Bay Omar Khadr ne craint pas une existence de musulman pratiquant au Canada même si la plupart des Canadiens n\u2019ont pas les mêmes croyances religieuses, selon des extraits d\u2019une entrevue que le gouvernement fédéral veut désormais voir en entier.Le ministre de la Sécurité publique.Vie Toews, a demandé à Washington de divulguer la vidéo de huit heures de l\u2019entrevue avec le psychiatre Michael Welner, dont le témoignage a contribué à mener un jury militaire à condamner Khadr à 40 ans de prison.Des retranscriptions partielles offrent un aperçu de l\u2019approche du psychiatre et de la façon dont Khadr, aujourd\u2019hui âgé de 25 ans, envisageait sa vie à son retour au Canada.Lors de cette entrevue, réalisée en juin 2010, Khadr dit ne pas craindre pour sa sécurité en raison de sa foi, et se dit persuadé qu\u2019il pourra pratiquer sa religion sans problème dans son pays natal.Cette entrevue a acquis une nouvelle notoriété avec la demande du ministre Toews pour en obtenir une copie, afin de déterminer si le citoyen canadien représente une menace poru la sécurité publique.En vertu de son entente qui a prévalu sur la peine imposée par le jury, Khadr, originaire de Toronto, a plaidé coupable à cinq accusations, dont une liée à la mort d\u2019un membre des forces spé- ciales américaines en Afghanistan.En échange, il a écopé une peine de huit ans d\u2019emprisonnement, en plus des huit ans déjà passés en cellule avant la tenue de son procès devant une commission militaire spéciale.L\u2019avis du D\"^ Welner, selon lequel Khadr a «mariné» dans le djihad radical et représente une menace sérieuse pour le public, est diamétralement opposé à deux autres études de cas préparées par la défense de lÜiadr, et dont M.Toews a déjà des copies.Comme les avocats canadiens de Khadr, le psychiatre Welner n\u2019a aucune objection à ce que les autorités américaines remettent une copie de la vidéo au ministre Toews.La Presse eanadienne UN AN APRES SA MORT Un nouvel hommage pour Jack Layton MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Un an après que Jack Layton eut surpris le pays et même ses plus proches collabora-tems en annonçant qu\u2019il se retirait de la politique le temps de soigner un nouveau cancer, sa famille et l\u2019Institut Broadbent soujiaitent lui rendre hommage une nouvelle fois.À compter d\u2019aujourd\u2019hui, le site Web cherjack.ca accueillera textes, vidéos et musique de la part de citoyens qui veulent témoigner de l\u2019héritage du politicien.«Cher Jack est une façon inspirante pour les Canadiens de se regrouper et d\u2019exprimer de quelle façon le travail et la vision de Jack survivent dans le cœur des Québécois et des Canadiens», a expliqué la directrice de l\u2019Institut Broadbent, iGthleen Monk.Le groupe de réflexion de gauche a été fondé par l\u2019ancien chef néodémocrate Ed Broadbent.Et c\u2019est le message lancé par Jack Layton dans sa lettre-testament écrite aux Canadiens que l\u2019Institut, de concert avec la famille de M.Layton, veut continuer de propager.Le défunt leader du Nouveau Parti démocratique avait plaidé dans sa missive que «l\u2019amour est cent fois meilleur que la haine.L\u2019espoir est meilleur que la peur.L\u2019optimisme est meilleur que le désespoir».«Nous croyons que cherjack.ca est l\u2019endroit parfait pour que les gens puissent se retrouver, un an plus tard, et démontrer à quel point le legs de Jack est toujours présent», a fait valoir M\u201c® Monk, qui était la directrice des communications de M.Layton jusqu\u2019à sa mort le 22 août dernier.La plateforme interactive sera aussi reprise sur Twitter, avec le mot-clic #cherjack (#dear-jack en anglais), de même qu\u2019avec une page Fa-cebook.Le tout va se clore le 22 août, avec un événement à la place Nathan Phillips de Toronto \u2014 là oû des milliers de citoyens avaient laissé des messages à la craie en hommage au chef néodémocrate dans les jours qui ont suivi son décès.Certains des nouveaux témoignages recueillis au cours du prochain mois sur le site cherjack.ca seront notamment reproduits.«J\u2019ai vu des Canadiens de tout le pays s\u2019approprier le message de Jack.Je suis heureuse de voir son héritage reconnu par le biais de cherjack.ca», a à son tour commenté sa veuve, la députée torontoise Qlivia Chow.Après la mort de M.Layton, la famille avait invité les citoyens à faire un don à l\u2019Institut Broadbent, plutôt que d\u2019envoyer des fleurs.Une demande qui avait été critiquée, puisque le centre n\u2019avait pas encore été formellement mis sur pied et que l\u2019argent devait donc transiter par le NPD, qui offrait en retour le crédit d\u2019impôt disponible pour les dons faits à des partis politiques.Les néodémocrates ont par la suite dû reculer, car la Loi électorale interdit à un parti politique d\u2019amasser de l\u2019argent pour une autre entité.Jack Layton Le Devoir A 4 LE DEVOIR LE MERCREDI 25 JUILLET 2012 ACTUALITES Dans les Âlpes, ours et loups ne sont plus des bêtes mythiques Des projets de réintroduction et d\u2019aménagement permettent à ces animaux de regagner le terrain perdu LOUIS-GILLES FRANCŒUR dans les Alpes Edolo dort doucement au fond d\u2019une magnifique vallée de la Lombardie, écrasée de soleil en cet après-midi de juillet.Les dk journalistes qui participent au SuperAlp 2012 y arrivent un peu essoufflés car, même s\u2019ils ont dévalé 18 km de pente depuis le col de Passo Del Tonale, ils ont dû travailler fort sur le petit pédalier pour atteindre le village.Difficile d\u2019imaginer que, dans cette ré^on idyllique et dolente, le sujet des ours divise aujourd\u2019hui autant les habitants.Et que des maires de communes qui avaient signé en faveur de leur réimplantation dans les Alpes italiennes en viennent, sous la pression populaire, à entonner un discours anti-prédateurs qu\u2019on n\u2019avait pas entendu depuis plus d\u2019un siècle.Ours et loups ont de tout temps été des bêtes mythiques en Europe.Les rois des pays nordiques revendiquaient le droit d\u2019avoir dans leur lignée rien de moins que de vaillants ours bruns.Et il suffit de se remémorer les histoires du loup de Gévaudan ou du petit Chaperon rouge pour comprendre quelle place ce «vilain» occupait dans l\u2019imaginaire collectif.Ce qui explique ces autodafés prononcés par l\u2019Inquisition contre cette réincarnation de Satan, lesquels pouvaient mener jusqu\u2019à l\u2019excommunication ceux qui refusaient de participer aux battues d\u2019extermination.Eelipo Ziburdi, un biologiste italien de la région lombarde qui coordonne la réimplantation des ours dans sa région, raconte que plusieurs facteurs ont contribué à la disparition des ours dans les Alpes.Ils y étaient omniprésents, explique-t-il, au xviP siècle.Mais au xviiP, tout change.Les régions de Lombardie et de Trentino ont alors commencé à se peupler.Les forêts ont été abattues au profit de l\u2019agriculture.Les trappeurs se sont mis de la partie et la vieille ancestrale de l\u2019ours brun, de la taille de nos ours noirs au Québec, a fait le reste, d\u2019autant plus que les abattre affirmait une valeur culturelle importante, la suprématie de l\u2019homme sur la nature.On abat des loups sur une base de quota [.] «quand la pression sociale et politique est trop importante» Éric Marboutin, un biologiste de l\u2019Office national de la chasse et de la faune sauvage de la région Rhône-Alpes, raconte pendant un dîner en plein air au sommet de la Chartreuse une histoire assez semblable pour le loup.Ce coordonnateur du dossier des loups et des lynx dans les Alpes françaises précise que ceux-ci avaient totalement disparu du massif au début du XX® siècle, pourchassés sans merci.Un berger qui en abattait un à cette époque touchait une prime équivalant à un an de salaire ! Mais les loups ont amorcé un lent retour au début des années 1990 à partir du nord de l\u2019Italie.Certains ont suivi par ailleurs à peu près la même route que l\u2019ours, soit en passant par les denses forêts de la Slovénie et certains corridors fauniques aménagés en Autriche.Les autoroutes et les canaux, nombreux dans les vallées autrichiennes, ont exigé la construction de tunnels sous les autoroutes, une stratégie classique maintenant.Mais pour les ouyrages plus anciens, il a fallu innover.À Dobratsh, en Autriche, si les ours ont suivi la piste des cerfs sous les nouvelles autoroutes, ils étaient néanmoins bloqués par le canal situé en parallèle.Grâce à un projet Life, financé par l\u2019Union européenne, on a construit un pont par-dessus le canal et un plus grand encore par-dessus l\u2019autoroute locale.Cet ouvrage a été totalement recouvert de végétation, de sorte que les ursidés, et les canidés, n\u2019hésitent plus à le franchir.Mais, explique Marco Onida, le secrétaire général de la convention alpine, il a fallu vaincre une certaine résistance locale de la part des agriculteurs, qui auraient voulu avoir le droit d\u2019utiliser ce «pont» ou d\u2019obtenir pour l\u2019agriculture les millions budgétés pour la faune.Dans la région lombarde, les pourparlers sur le retour des ours ont débuté dans les années 1970 et se sont concrétisées par un protocole de conservation, signé par les autorités locales en 1977.C\u2019est un parc de la région, l\u2019Adamello Brenta, qui a été choisi comme site de réimplantation.Les premiers ours réimplantés ont été capturés en Slovénie, où on compte la plus forte population d\u2019Europe (2000 têtes).11 en a coûté environ lOOOOeu-ros pour chacun des 10 ours ainsi réimplantés en- AVIS LEGAUX ET APPELS D\u2019OEERES AVIS DE RÈGLEMENT AYANT TRAIT AUX BARDEAUX ORGANIQUES BP Pour les propriétaires admissibles d\u2019immeubles sur lesquels des bardeaux organiques BP ont été installés.Quel est l\u2019objet du litige?Il est allégué dans les procédures {Marvin Sherebrin étal.c.Building Products of Canada Corp., Cour supérieure de justice de l\u2019Ontario, Dossier n\u201c 4367/11 CP; Diane Fitzsimmons c.La de Matériaux de Construction BP Canada, Cour supérieure du Québec, Dossier n\u201c 500-06-00580-114; et Roberts.Melillo étal.v.Building Products of Canada Corp., Cour supérieure du Vermont, district de Chittenden, Dossier n\u201c s618-11 cnc) que les Bardeaux organiques BP sont sujets à des défaillances prématurées.Building Products of Canada Corp./La Cie Matériaux de Construction BP Canada (la « Défenderesse ») nie ces allégations et affirme que les Bardeaux organiques BP sont exempts de tout défaut et qu\u2019ils dureront pendant toute la période de garantie.Toutefois, afin de déterminer avec certitude l\u2019étendue de ses obligations continues, la Défenderesse a convenu de conclure un règlement qui mettra fin au litige.Le règlement représente une résolution volontaire des réclamations.La Défenderesse n'admet aucune action fautive ou responsabilité.Des auditions seront tenues devant les Tribunaux de l\u2019Ontario, du Québec et du Vermont afin de décider si le règlement proposé est juste, raisonnable et adéquat.En Qntario, l\u2019audition aura lieu le 12 octobre 2012 à lOhOO, dans la ville de London.Au Québec, l\u2019audition aura lieu le 21 septembre 2012 à 9h30, dans la ville de Montréal.Au Vermont, l\u2019audition aura lieu le 12 décembre 2012 à lOhOO, dans la ville de Brattleboro.Vous pouvez obtenir les adresses complètes des Tribunaux sur Internet à: www.bDreqlementbardeau.com.Vous pouvez obtenir d\u2019autres informations sur les procédures et le règlement (y compris, des copies de l\u2019entente de règlement et de l\u2019Avis de règlement détaillé) sur Internet à: www.bDrealementbardeau.com.Quels bardeaux organiques font l\u2019objet du règlement?Les bardeaux organiques qui font l\u2019objet du litige sont des bardeaux composés d\u2019une sous-couche de renforcement de feutre saturée de bitume, également nommés bardeaux de toiture « organiques », fabriqués durant la période s\u2019échelonnant de 1985 à 2010 sous les noms de marque suivants : Eclipse, Eclipse H/R, Eclipse LS, Super Eclipse, Weather-Tite, Mirage, Rampart, Tradition, Tite-Lok, Esgard Pro-Standard, Pro-Standard, Esgard 20, Esgard 25, Citadel, Tite-On, Roofmaster, Roofmaster Classic, Roofmaster Plus, Elegance, Elegance II, Europa, et Super Lok (les « Bardeaux organiques BP »).Qui est touché par le règlement?Vous pourriez être touché(e) par le présent règlement si vous êtes ou avez été propriétaire d\u2019un Immeuble situé au Canada ou aux États-Unis, dont le toit contient ou contenait des Bardeaux organiques BP.Vous aurez droit à un dédommagement en vertu du règlement, uniquement si : (1) vous êtes un membre du groupe; (2) vous soumettez, en temps opportun, un Formulaire de réclamation complété, accompagné des autres Informations exigées; (3) vos Bardeaux organiques BP ont subi un dommage admissible, tel que décrit dans le règlement; et (4) le dommage aux Bardeaux organiques BP n\u2019a pas été causé par une Installation Inappropriée, un entretien Inapproprié, un événement Hé aux conditions météorologiques, ou un autre facteur qui n\u2019est pas Hé au processus de fabrication, tel que décrit dans le règlement.Quels sont les termes du règlement?Le règlement codifie la garantie applicable aux Bardeaux organiques BP et améliore certains autres aspects de cette garantie.Le montant du dédommagement payable aux réclamants admissibles dépendra des facteurs suivants : (1) les conditions de la garantie applicable; (2) le nombre de Bardeaux organiques BP endommagés sur le pan du toit concerné; (3) la période de temps durant laquelle les Bardeaux organiques BP endommagés ont été Installés sur le toit; et (4) selon que le réclamant choisit l\u2019option de règlement en espèces ou l\u2019option de règlement par le paiement des réparations.Si je suis touché(e) par le règlement, quelles sont mes options?Vous exclure.SI vous vous excluez ou vous retirez, vous n\u2019aurez pas droit à un dédommagement en vertu du règlement, mais vous serez libre de poursuivre, à titre personnel, la Défenderesse, en rapport avec les réclamations discutées dans le présent Avis.À défaut de vous exclure, vous serez Hé par les termes de Règlement, et pourrez faire une réclamation selon ses termes mais vous ne pourrez poursuivre Individuellement en votre nom la défenderesse pour toute réclamation dont H est fait mention dans le présent avis.SI vous êtes un membre du groupe au Québec et vous avez déjà entrepris une poursuite Individuelle contre la défenderesse et que celle-ci est toujours pendante, vous serez réputé vous exclure à moins que vous vous désistiez de votre poursuite Individuelle contre la défenderesse avant le 19 septembre 2012.Pour obtenir les Instructions pour vous exclure, veuillez lire l'Avis de règlement détaillé, dont vous pouvez obtenir une copie sur Internet à: www.bDrealementbardeau.com.La date limite pour vous retirer est le 19 septembre 2012.Faire des représentations.SI vous désirez faire des représentations au Tribunal approprié concernant le règlement, vous pouvez produire des représentations écrites ou demander de faire des représentations verbales.Pour obtenir les Instructions pour faire des représentations écrites ou verbales, veuillez lire l\u2019Avis de règlement détaillé, dont vous pouvez obtenir une copie sur Internet à: www.bDrealemenlbardeau.com.La date limite pour faire des représentations écrites ou pour demander de faire des représentations verbales est le 19 septembre 2012.Produire un Formulaire de réclamation.Pour avoir droit à un dédommagement en vertu du règlement, vous devez soumettre, en temps opportun, un Formulaire de réclamation complété.Vous pouvez obtenir un Formulaire de réclamation sur Internet à: www.bDreglemenlbardeau.com ou en téléphonant, sans frais, au: 1-800-515-3626.Veuillez lire l\u2019Avis de règlement détaillé pour obtenir les détails concernant la date limite pour produire une réclamation.Procureurs du Groupe et honoraires des Procureurs du Groupe.La Défenderesse a convenu de payer tous les honoraires des Procureurs du Groupe canadiens et américains, ainsi que les taxes applicables et les frais et déboursés raisonnables, jusqu\u2019à concurrence de 2 400 000 $CAN, pour tout le travail passé et futur, y compris l\u2019approbation et l\u2019administration du règlement.Les honoraires des Procureurs du Groupe sont soumis à l\u2019approbation de la Cour supérieure du Vermont, de la Cour supérieure de justice de l\u2019Ontario, et de la Cour supérieure du Québec.Par contre, pour ce qui est du recours au Québec, soyez avisés que les réclamations des membres seront soumises à l\u2019application du Règlement sur le pourcentage prélevé par le Fonds d\u2019aide aux recours collectifs.Comment puis-je obtenir d\u2019autres informations?Vous pouvez obtenir d\u2019autres informations concernant vos droits en vertu du règlement proposé, y compris des copies de l\u2019entente de règlement et de l\u2019Avis de règlement détaillé, sur Internet à: www.bDrealementbardeau.com.ou en téléphonant au: 1-800-515-3626.VEUILLEZ NE PAS APPELER LES TRIBUNAUX.m- ___._^^j.y .\t\u2022.'i.U''!'.\t:i ijÊtyèi,.\u2014 -.Jl.-\t\"ïlil LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR C\u2019est par ce pont de près de 100 mètres de largeur que les ours et les loups franchissent désormais i\u2019autoroute de ia viiie de Drobratsh, en Autriche, pour aiier repeupier ies Aipes.Construit sans interrompre ia circuiation, ce «pont» a été totaiement renaturaiisé pour mieux rassurer ies grands prédateurs dont on veut faciiiter ia réinsertion dans ies Alpes.tre 1999 et 2002.Le potentiel des habitats régionaux était alors évalué à 60 bêtes.Elle en compte présentement entre 33 et 36.La première naissance a été observée en 2002 à Trentino.Mais depuis, des ours de Slovénie se sont ajoutés grâce aux corridors naturels aménagés.On sait maintenant que les ours réimplantés, équipés de colliers émetteurs, ont commencé à peupler d\u2019autres régions alpines.Ce qui explique, raconte Eelipo Ziburdi, «qu\u2019ils font la manchette tous les mois même s\u2019ils ont pour réaction naturelle de fuir les humains».En tout, 300 rencontres ont été documentées, mais aucune attaque n\u2019est jamais siu-venue.La dernière attaque mortelle d\u2019un ours contre un humain dans les pays alpins, précise le biologiste, remonte à 1850 ! Ils fuient tout autant les chiens qui accompagnent les randonneurs, même les mères accompagnées d\u2019oiusons.Gérer les grands prédateurs Les oius font cependant des dommages .Tout comme les loups, dont on évalue l\u2019actuelle population alpine à 250 têtes qui forment 22 meutes de 5 à 10 bêtes.Généralement, les gouvernements nationaux remboursent les animaux domestiques tués par ces trois grands prédateurs.Dans la région de Trentino, le gouvernement a déboursé à cettq fin quelque 50 000 euros, ce qui est très peu.A certains endroits, on ne rembourse que les dommages causés à d,es établissements protégés par des systèmes.A d\u2019autres, comme en Erance, on rembourse même la mise en place des systèmes des clôtures électriques, voire l\u2019achat de chiens entraînés.Par contre, la prédation des loups est plus intense, car ce grand canidé ne craint pas autant les humains en Eiuope que le nôtre.11 se comporte plutôt comme notre coyote, qui peut venir très près des habitations pour profiter des élevages.On a dénombré 1500 attaques d\u2019animaux domestiques en 2011, ce qui a coûté aux différents gouvernements 7 millions d\u2019euros.Mais aucune attaque contre des humains.Dans les Alpes italiennes, précise le biologiste Ziburdi, on a retiré deux ours seulement, qui ne semblaient pas craindre la présence humaine.Seulement deux bris de chalets ont été signalés.Et, malgré la directive Habitat de l\u2019Union européenne, qui interdit l\u2019abattage des grands préda-teius sauf en cas de nécessité validée par les gouvernements, un oius «qui avait coûté des millions» a été abattu en AUemagpe par un chasseiu.En Erance, précise Éric Marboutin, on n\u2019abat sélectivement que les lynx considérés comme des «tueurs en série», dont la population, est évaluée entre 100 et 150 têtes.Par contre, dit-il, on abat depuis dix ans des loups sur une base de quota pour réduire le cheptel «quand la pression sociale et politique est trop importante».11 comprend, dit-il, le sentiment de perte que ressentent les petits éleveurs à propos de bêtes qu\u2019ils chérissent au point de les nommer.Mais la crainte ancestrale des prédateurs mythiques fait le reste auprès de ces citadins et des médias à sensation, que le moindre signalement électrise.Le Devoir MOTS CROISES 8 9 101112 HORIZONTALEMENT 1.\tDéfaite totale.2.\tSouverain toucouleur -Plante herbacée.3.\tDepuis peu - Couleur locale.4.\tA deux mors - Obstinés.5.\tFemme du fils -Démonstratif.6.\tAnimal têtu -Contredire - Collation.7.\tNote - Éclairage - Joli.8.\tRépétition - Pierre le Grand.9.\tDanse antillaise -Déesse de la Chasse.10.\tQuantité d\u2019argent - Gl ou SS.11.\tCourante - Il hiberne.12.\tMet fin à - Joie collective.VERTICALEMENT 1.\tPromptement - Liquide organique.2.\tFormule - Mortification.3.\tCrie comme une perdrix - Terre végétale.4.\tCelle de l\u2019ail est forte -Appelés.5.Patronyme - Page d\u2019un Journal - Crie comme un mouton.Exhale de la vapeur -La moindre chose.Cadeau de Balthazar -A un goût âcre.Résonner - A moins de 20 ans.Machin Chouette - Est lumineux.10.\tRuthénium - Palpe -Talus pour protéger des plantes.11.\tPersonne choisie -Équipement du cheval.12.\tSous un véhicule -Créature.8 9 1011 12 6.7.8.9.EM 2008 SOLUTION DU DERNIER Orages: des Québécois toujours privés d\u2019électricité Le service d\u2019électricité est graduellement rétabli à la suite des récents orages qui ont traversé le sud du Québec, et en milieu d\u2019après-midi hier, seulement 6200 foyers québécois demeuraient toujours privés de courant.Les secteurs toujours touchés sont principalement à Montréal, en Montéré-gie et en Qutaouais.Hydro-Québec précise que 92% de ses abonnés ont retrouvé le courant.Au plus fort des pannes, lundi soir, 79500 clients n\u2019avaient pas d\u2019électricité.Le rétablissement du courant s\u2019est poursuivi et a permis à quelque 50 000 clients de retrouver le courant en cours de nuit lundi.Hydro-Québec affirme que le rétablissement a débuté dès que les conditions extérieures l\u2019ont permis.Dans certains secteurs cependant, de violents orages ont traversé des zones boisées et provoqué des bris sur le réseau à quelques endroits, rendant les travaux plus complexes.Dans ces secteurs, le temps requis pour réparer le réseau sera plus long.Le rétablissement se poursuivra donc au cours de la journée et même en soirée, précise Hydro-Québec.Rappelons qu\u2019Environnement Canada avait émis des alertes d\u2019orages violents pour les secteurs de Gatineau, de Lachute-Saint-Jé-rôme, de Vaudreuil-Soulanges-Huntingdon, de Montréal mé-tropolitain-Laval, de Lanau-dière, de Vallée-du-Richelieu-Saint-Hyacinthe et de l\u2019Estrie.La Presse eanadienne porter raffinée sur toute la ligne Économisez haut la main ! 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A 6 LE DEVOIR LE MERCREDI 25 JUILLET 2012 EDITORIAL SCANDALE MURDOCH Douche écossaise Il y a un peu plus d\u2019un mois, l\u2019ex-bras droit de Rupert Murdoch au Royaume-Uni, Rebekah Brooks, et son mari étaient accusés d\u2019entrave à la justice et de corruption de fonctionnaires.Depuis hier.Brooks, des cadres supérieurs de News Corporation, des journalistes et un certain Andy Coulson sont officiellement accusés d\u2019avoir piraté les téléphones de plus de 4700 personnalités.Particularité de Coulson?Il fut directeur des communications du.premier ministre Dave Cameron ! D Serge Truffaut e 2000 à 2009, des journalistes de The Sun et de News of the World, propriétés de Murdoch, ont intercepté des conversations téléphoniques de vedettes des sports et des variétés, de politiciens, de parents et amis des victimes des attentats terroristes commis à Londres en 2005, alors que des cadres signaient des chèques destinés à des policiers ripoux.Le culte de l\u2019information conjugué avec le vénéneux suintait à ce point sur les murs de ces quotidiens que certains employés sont allés jusqu\u2019à « bidouiller » la boîte vocale d\u2019une gamine assassinée, faisant croire ainsi à sa famille qu\u2019elle était peut-être en vie.Avant que The Guardian ne lève le voile sur les turpitudes des vautours travaillant pour Murdoch, le sentiment d\u2019impunité qui habitait ces derniers était si trempé qu\u2019ils n\u2019avaient de journaliste que le nom.En réalité, ils étaient tous des metteurs en scène.On insiste: ils tendaient des pièges.Ils magouillaient avec la complicité de fonctionnaires.Ils tor-'\\ daient les faits à des fins que l\u2019on devine essen-^ \" tiellement pécuniaires.Quand on connaît le -V\t^ nombre d\u2019individus mis sur écoute par les ^_______ sbires de Murdoch, c\u2019est à se demander si ces derniers n\u2019étaient pas plus zélés que les maîtres-espions du MI5.Cela étant, les plaintes déposées hier contre Brooks et Coulson ont dû avoir l\u2019effet d\u2019une douche froide au 10 Downing Street.D\u2019abord, lorsque Dave Cameron a été élu premier ministre au printemps 2010, il n\u2019était pas sans savoir qu\u2019en bombardant Coulson au poste de porte-parole, il nommait quelqu\u2019un qui cachait un certain nombre de casseroles dans le placard.Avant d\u2019être le directeur des communications de la campagne électorale, Coulson fut le numéro 2 de News of the World.Il était là lorsque des coyotes de ce journal ont « malaxé » le répondeur de l\u2019adolescente évoquée plus haut.Deuxièmement, Cameron était un ami proche de Brooks et de son mari, qu\u2019il a d\u2019ailleurs connu au collège Eton.On dira qu\u2019après tout il est du domaine du plausible qu\u2019un chef de l\u2019État fréquente régulièrement une journaliste si celle-ci est.Bon.Rebekah Brooks a reconnu avoir discuté avec Cameron, alors qu\u2019il était premier ministre, du dossier BskyB, soit le bouquet satellite dans lequel Murdoch voulait porter sa participation de 37 à 100%.En entreprenant cette démarche.Brooks espérait s\u2019assurer que le ministre de la Culture, des Médias et du Sport favoriserait News Corporation.Bref, sur ce flanc, Cameron est confronté à une bombe à retardement.Avant-hier, comme par hasard, Murdoch a annoncé qu\u2019il abandonnait toutes les fonctions qu\u2019il occupait aux conseils d\u2019administration de ses filiales britanniques.Le geste posé à la veille d\u2019une addition d\u2019accusations contre ses plus proches collaborateurs annonce en fait que Murdoch semble décidé à diviser son empire médiatique en deux.D\u2019un côté seront regroupés les journaux, les imprimés.De l\u2019autre seront rassemblés les télévisions, les satellites, etc.En attendant la clarification que cela suppose, il faut espérer que l\u2019idée avec laquelle jongle le juge Levenson chargé de la commission d\u2019enquête, à savoir l\u2019érection de balises assurant la protection de la vie privée, ait un large écho auprès de la population britannique.URBANISME Melon, potiron, gazon Marie-Andrée Chouinard ors-la-loi pour avoir voulu réinventer leur parterre de maison en accord avec l\u2019écologie et le développement durable ?Si la Ville de Drummondville choisit de rester dans le camp des obtus et des réfro^ades, c\u2019est exactement le statut qui attend des audacieux comme Michel Beauchamp et Josée Landry.Hors-la-loi! Leur crime ?En agriculteurs urbains semant l\u2019exemple \u2014 et non la zizanie ! \u2014, ils ont troqué le gazon du parterre de façade pour cultiver un potager, dont les semis, au fil des mois, ont produit une végétation luxuriante.C\u2019était une première pour ces jardiniers en herbe et oui, c\u2019est confirmé, ils ont le pouce vert! Pour profiter de la générosité du soleil, ingrédient indispensable à un jardin qui ne fait pas chiche, ils ont choisi l\u2019avant de la maison.Inédit.Audacieux.Judicieux.Mais.contre le règlement.A la municipalité, on a grogné.En vertu du nouveau règlement de la Ville, ces deux originaux contreviennent à «l\u2019uniformité de la trame», l\u2019ennuyeux de perfection tronçon de gazon en bordure de rue.Ils ont eu un sursis, flou.Mais si d\u2019ici le W septembre ils ne satisfont pas au « nouveau » règlement, ils risquent des amendes pouvant avoisiner les 300$.par jour.L\u2019absurde côtoie ici le révoltant: si au moins la Ville plaidait le caractère passéiste d\u2019un règlement vieillot en promettant de se mettre à la page sous peu.Mais non!!! Le règlement est tout neuf! C\u2019est avec un tiers de gazon qu\u2019on choisit de faire révolution.Cette histoire avait le piment nécessaire pour faire le tour du monde : alors que les adeptes d\u2019un mode de vie plus écologique se multiplient, les appuis bien sûr déferlent, Drummondville décrochant au passage le titre bien sombre mais mérité de ville dénuée de toute capacité d\u2019innovation, totalement indifférente aux nécessités appelées par un environnement fragilisé.La ville légume, quoi ! Le Centre-du-Québec fait la manchette de manière tout à fait surprenante, mais bien d\u2019autres municipalités cachent dans leurs livres des règlements semblables, en totale contradiction avec les impératifs environnementaux qui appelleront bientôt un urbanisme écologique.Par exemple, aucune ville au Québec n\u2019encourage les initiatives visant à construire des toits verts, alors que leurs bénéfices sont nombreux.C\u2019est de souplesse, de flexibilité, d\u2019audace et d\u2019un minimum de vision verte qu\u2019auront besoin les villes pour suivre et encourager les citoyens à prendre le virage de l\u2019écologie urbaine, plutôt que de passer la tondeuse sur les bonnes idées.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOFARO >r r LETTRES Expo-Cité Monsieur le Maire Régis Labeaume, je ne veux pas opposer hockey et patrimoine.Mais cette façade de l\u2019hippodrome, dont malheureusement vous annonciez la simple démolition, a ce petit quelque chose d\u2019hyper beau, d\u2019hyper harmonieux datant d\u2019une époque oû tout était majestueux.Le patrimoine d\u2019Expo-Cité est remarquable, et presque le seul qui soit di^e de mention dans le secteur Limoilou-Vanier.Il y a là un ensemble architectural très étonnant qui mérite de coexister avec les projets que vous mettez de l\u2019avant.Je suis totalement d\u2019accord avec vous qu\u2019intégrer un élément ancien dans un bâtiment contemporain, c\u2019est rarement réussi.Mais je suis étonné que la façade disparaisse sans que d\u2019autres avenues vous soient suggérées.QUI, ces quartiers n\u2019ont pas le panache de la haute ville.Mais pourquoi défaire par petits morceaux le si peu qui s\u2019y trouve ?Monsieur le Maire, s\u2019il vous plaîf mettez autant d\u2019ardeur à préserver celui-ci que vous en consacrez pour l\u2019amphithéâtre.Pourquoi cette façade ne serait-elle pas reconstruite pour être l\u2019équivalent d\u2019une grande porte ouvrant l\u2019accès à Expo-Cité ?Québec n\u2019a-t-elle pas de ces grandes portes qui contribuent à sa renommée?Cela serait aussi respecter la population des quartiers Limoilou et Vanier et valoriser leur rare patrimoine.Vous aviez les sous pour la re- construire.Alors un petit mandat à votre excellente équipe pour trouver une vocation (porte pour piétons, porte cochère, etc.) et une délocalisation à cette magnifique façade (en totalité ou en partie) est tout à fait plausible tout en enrichissant ce grand projet d\u2019amphithéâtre.Pierre-Jules Lavigne Le 24 juillet 2012 Léo Bureau-Blouin plonge Personne n\u2019est vraiment si^ris en apprenant que Léo Bureau-Blouin se lance en politique sous la bannière du PQ.En fait, il aurait accepté n\u2019importe quel parti sauf, évidemment, celui du PLQ l\u2019ennemi jiné.Bureau-Blouin présentait de plus en plus un discoms qui dépassait de loin son mandat initial d\u2019étudiant en grève.Son manifeste allait dans tous les sens et les éléments ciblaient le néolibéralisme du PLQ.Sa verve et sa fougue laissaient croire, parfois, à de l\u2019ultralibéralisme démesmé.Réussira-t-il à redéfinir un nouveau pacte social oû l\u2019on cesse de transformer l\u2019homme en machine?Doté d\u2019un humoin caustique, Léo Bmeau-Blouin, fertile en rebondissements, rêve de causer de la forte turbulence chez le PLQ poin ainsi atteindre la torn du pouvoir.Il rejettera toutes les étiquettes que l\u2019on voudra lui lancer.C\u2019est clair, Léo Bureau-Blouin a le verbe à gauche et couche à gauche.Il aina eu, manifestement, l\u2019immense avantage d\u2019avoir commencé sa campagne électorale avant tout le monde.Michel Beaumont Québec, le 24 juillet 2012 Un été meurtrier Ce qui s\u2019est passé au Colorado, cette invraisemblable tuerie dans un cinéma populaire et, à moindre échelle, à Toronto ou ail-leins, ne doit pas simplement nous laisser songeur.Il y va de la responsabilité collective de nous prendre en main et d\u2019exiger de nos dirigeants une rapide mise en place de lois très sévères soumettant le permis de possession d\u2019armes à des cas très limités et surveillés.Si Qbama veut s\u2019élever à la hautein d\u2019un président responsable, il doit tout de suite s\u2019engager dans une telle démarche avec les risques qu\u2019elle comporte d\u2019une opposition maladive des prétendus ayants droit à se défendre au moindre soupçon de danger personnel.Nous sommes à un tournant décisif oû se joue l\u2019avenir des civilisations dites humaines.Attendre et se fermer les yeux nous conduira à la lente disparition d\u2019un respect fondamental de la vie et à sa destruction progressive et généralisée.Jacques Léger Montréal, le 22 juillet 2012 LIBRE OPINION Les twits et les pros LUC PAPINEAU L\u2019Assomption Depuis quelques semaines, on parle d\u2019une éventuelle campagne électorale au Québec, mais aussi de l\u2019impact qu\u2019auront les nouvelles technologies de l\u2019information et des communications sur celle-ci, dont évidemment Twitter.Deux événements sont venus alimenter ce débat: un commentaire prétendument sexiste écrit par le chef de la Coalition avenir Québec, Erançois Legault, selon lequel les femmes accorderaient moins d\u2019importance au salaire dans le cadre du choix d\u2019un emploi; et un échange accusant les souverainistes d\u2019être racistes de la part de Kamal G.Lutfi, candidat de la même formation politique dans Chomedey et démis le 22 juillet de ses fonctions à la suite de ses propos controversés.D\u2019ailleurs, le lendemain, le «loose cannon » de Laval tirait cette fois sur son ancien chef, affirmant que celui-ci lui aurait confié que «quand il était au PQ, il y avait effectivement des séparatistes racistes».Réglons tout de suite deux choses : la première est que M.Legault n\u2019est pas sexiste et que ses propos \u2014 au demeurant très défendables \u2014 s\u2019appuient entre autres sur une étude de l\u2019QCDE.Qui plus est, son intervention sur Twitter a été rapportée par certains hors contexte, comme ce pourrait être le cas pour n\u2019importe quel commentaire fait oralement ou à l\u2019écrit.Twitter n\u2019est donc pas en cause ici.La deuxième est que M.Lutfi a tenu des récriminations qu\u2019il aurait pu transmettre oralement ou par le biais d\u2019un courriel.Certains pjnomanes n\u2019ont pas besoin de Twitter pour se brûler et mettre le feu partout.Si l\u2019on résume les propos de divers commentateurs, Twitter serait donc un véritable piège pour les politiciens et il conviendrait qu\u2019ils ne l\u2019utilisent pas pour plusieurs raisons.Tout d\u2019abord, Twitter ne permettrait pas de développer une pensée approfondie à cause de la longueur des messages que l\u2019on peut écrire grâce à celui-ci.Pourtant, si je veux, je peux twitter la Bible au complet par le biais de ce média.Ça serait long, mais possible.Qn peut aussi greffer des liens à un message, au besoin, pour appuyer ou illustrer notre pensée.Enfin, il est possible de spécifier que le twitt que l\u2019on a écrit est le premier d\u2019une série de dix, par exemple (1/10), ou utiliser «TwitLonger ».Qui, il est vrai que Twitter est conçu pour transmettre préférablement des messages courts, d\u2019oû les risques de raccourcis dangereux.Mais un message court ne signifie pas nécessairement qu\u2019il soit superficiel.Je pense à toutes ces citations de George Bernard Shaw ou de Cioran.Elles contiennent peu de caractères, ce qui n\u2019enlève rien à leur caractère profond et sage.Mais voilà: nos politiciens ne sont pas tous des Churchill, ce célèbre premier ministre anglais et Prix Nobel de littérature.Ils ne savent pas tous manier le verbe avec autant d\u2019intelligence et d\u2019esprit de concision.Il est bien connu d\u2019ailleurs qu\u2019ils écrivent rarement leurs discours politiques.De plus, autrefois, peu d\u2019hommes politiques voyaient leurs propos diffusés de façon aussi importante alors qu\u2019aujourd\u2019hui, même le dernier des candidats d\u2019un troisième parti peut envoyer ses écrits dans la sphère publique à l\u2019aide d\u2019un simple cellulaire.Et puis, il y a le caractère instantané de Twitter qui peut jouer de vilains tours au politicien intempestif.Doit-on toujours réagir publiquement dans la seconde à une situation?Je ne crois pas.Mais aujourd\u2019hui, le politicien qui n\u2019occupe pas immédiatement l\u2019espace public est désavantagé par rapport à un concurrent.Une autre difficulté avec Twitter réside aussi dans son caractère interactif qui permet difficilement d\u2019installer un dialogue, contrairement à la fonction clavardage de MSN ou de Eacebook.Qn y va davantage selon le mode «un twitL une réponse.» Ici, ce n\u2019est pas la longueur des twitts qui limite la réflexion, mais leur caractère même qui nuit à l\u2019approfondissement de la pensée.Par ailleurs, chaque réaction est autant d\u2019occasions de faire dévier le propos de l\u2019autre.Si Twitter peut être un instrument de communication efficace, il permet aussi de montrer publiquement que certains de ses utilisateurs politiques sont simplement des individus aux propos douteux ou très malhabiles en ce qui a trait à leur façon de s\u2019exprimer à l\u2019écrit.L\u2019homme politique traditionnel doué d\u2019une grande éloquence à l\u2019oral et qui s\u2019appuie sur une bonne équipe de rédacteurs ne correspond plus aux exigences qu\u2019on a envers le politicien 2.0.Cette nouvelle ère des communications est bien plus exigeante que celle que l\u2019on a précédemment connue.Souvenons-nous d\u2019ailleurs de ce moment historique oû Jean Lesage avait battu à plate couture le premier ministre unioniste Daniel Johnson lors du premier débat des chefs télévisé sur les ondes de Radio-Canada en 1962.Plus que les talents de tribun du chef libéral, c\u2019est le brio avec lequel on avait amené cet homme politique à bien utiliser ce nouveau média qu\u2019était la télévision à l\u2019époque qui aura permis au chef libéral de terrasser son adversaire. LE DEVOIR, LE MERCREDI 25 JUILLET 2012 A 7 IDEES TERRORISME D\u2019ETAT Canada, Guatemala et crimes de guerre MARY ELLEN DAVIS Documentariste indépendante es citoyens de tous les hori- Dzons parviennent jusqu\u2019au Canada à titre de réfugiés ou d\u2019immigrants.Leurs histoires sont étonnantes pour qui veut les écouter et les croire.Parfois même, elles se croisent.Il en va ainsi du destin de deux hommes d\u2019origine gua-témaltéque qui ont abouti séparément au Canada et sont devenus citoyens canadiens: Ramiro Cristales et Jorge Vinicio Sosa Crantes.Chacun à sa manière, ils ont vécu le massacre de Las Dos Erres, survenu le 7 décembre 1982 dans le Peten, en pleine guérilla.Au petit matin, un groupe de Kaibiles, les forces spéciales de l\u2019armée guatémaltèque, est entré dans le petit village de Las Dos Erres, forçant les habitants à sortir des maisons pour se rendre à l\u2019école et à l\u2019église du village, où hommes, femmes et enfants furent torturés, violés et assassinés.Après plus de 24 heures de massacre, quelque 250 personnes étaient tuées.Ramiro Cristales est un des rares survivants de cet événement, qui est survenu alors qu\u2019il avait cinq ans.Quant à lui, Jorge Vinicio Sosa Crantes est un ancien militaire et il est accusé de crimes de guerre et contre l\u2019humanité dans son pays d\u2019origine.Il se trouve depuis janvier 2011 dans une prison, en Alberta, et le Canada a le pouvoir \u2014 et même, le devoir \u2014 de l\u2019extrader vers le Guatemala pour qu\u2019il y subisse son procès, à moins de le traduire ici même en justice.Cr notre gouvernement s\u2019abstient d\u2019agir, bien que les motifs ne manquent pas, ce dont je peux témoigner personnellement.Troublantes exhumations Cette histoire me touche parce que je m\u2019en suis approchée.Le 24 avril 2012, je me trouvais aux confins de la base militaire de Coban, au Guatemala, en compagnie de Blanca Rosa Qui-roa de Hernandez, survivante de la guerre et membre de EAMDEGUA (Eamiliares dp dete-nidos-desaparecidos de Guatemala).Etaient également présents sur les lieux un fonctionnaire du ministère de la Justice guatémaltèque, un officier de l\u2019armée guatémaltèque, un avocat militaire, plusieurs archéologues et fossoyeurs de la EAFG (Eundaciôn de antropologia fo-rense de Guatemala) qui y menaient des exhumations depuis quelques semaines.Ils en étaient à la 17® fosse commune, et ils avaient trouvé une centaine d\u2019ossements non identifiés.Le résultat des fouilles dans la fosse no 15, par exemple: 37 jeunes de moins de 18 ans et plusieurs femmes.D\u2019après les vêtements et les ornements trouvés, il s\u2019agirait, m\u2019informa-t-on, de gens issus de communautés mayas-achis.D\u2019autres fosses restent à ouvrir.Non loin de là, à l\u2019extérieur de la base, d\u2019autres membres de la EAFG, aidés de traducteurs, recueillaient les témoignages de la parenté de personnes disparues, dans leur langue natale autochtone, à propos des circonstances de chaque enlèvement.Les survivants fournissent un échantillon de salive comme preuve d\u2019ADN à des fins d\u2019identification scientifique.Ces exhumations renvoient à d\u2019autres événements tragiques survenus au Guatemala.Dix ans auparavant, un témoin avait révélé que des individus séquestrés (ou «forcés à disparaître») avaient été livrés à la base militaire pour être interrogés.C\u2019est-à-dire torturés à des fins de renseignement.Après quoi, ils avaient été exécutés et jetés dans des fosses communes.Les fouilles qui sont toujours en cours au Guatemala sont le résultat de 10 ans de démarches juridiques : les efforts inlassables de MARY ELLEN DAVIS Des archéologues inspectent l\u2019une des fosses communes de la base militaire de Coban, au Guatemala.l\u2019organisation EAMDEGUA et de leurs représentants légaux.En effet, entre 1960 et 1996, on compte 45 000 victimes de disparition forcée et d\u2019exécutions extrajudiciaires : étudiants, professeurs, syndicalistes, travailleurs, intellectuels, écrivains, artistes, mères de famille.Les régimes militaires les percevaient comme des ennemis internes, des « subversifs » de gauche, qu\u2019il fallait liquider.Des survivants racontent Autre retour dans le temps : en 1999, je filmais des séquences pour le documentaire Le pays hanté sur le site du hameau de Petanac où, le 14 juillet 1982, l\u2019armée guatémaltèque massacrait tous les villageois sur place \u2014 des Mayas Chuj \u2014 avant de mettre le feu aux maisons.J\u2019étais en compagnie de Mateo Pablo, survivant et témoin oculaire de cette tuerie.Réfugié au Canada, il vit à Montréal.Les résultats de ces exhumations corroboraient en tout point les témoignages précis de la douzaine de survivants.Cinq ans plus tôt, en 1994, je m\u2019occupe d\u2019un autre tournage, avec EAMDEGUA, dans un autre cimetière clandestin.Avec mon équipe, on recueille des témoignages à propos du massacre de Las Dos Erres, perpétré par un bataillon de Kaibiles de l\u2019armée guatémaltèque.Des survivants, des voisins racontent ce qu\u2019ils ont vu et entendu.Les anthropologues allaient découvrir des horreurs sans nom.Après le tournage, je rencontre un autre survivant: Ramiro, qui avait cinq ans lorsqu\u2019un des militaires impliqués dans l\u2019opération l\u2019a séquestré, alors que sa famille se faisait éliminer.EAMDEGUA avait requis ma présence à l\u2019ambassade du Canada, car Ramiro, 18 ans, allait donner son témoignage devant une cour guatémaltèque et voulait donc demander le refuge politique.Le statut lui serait accordé.Il vit maintenant au Canada, avec sa femme et ses deux jeunes enfants.Peines d\u2019emprisonnement Retour en 2012.Le général Efrain Rios Montt, âgé de 86 ans, est appelé deux fois devant les tribunaux pour faire face à des accusations de génocide et crimes contre l\u2019humanité.A la fin de la lecture des preuves et des conditions, on entend jaillir un cri collectif, mélange de joie, de soulagement et de victoire.Moment historique : la libération est refusée.Il n\u2019est pas emprisonné, mais il est au moins assigné à domicile pour la durée des procès.Il était au pouvoir du 23 mars 1982 au 8 août 1983.Il était aux commandes du pays lors des deux massacres que j\u2019ai mentionnés.En 2011 et 2012, cinq ex-militaires accusés du massacre de Las Dos Erres ont été condamnés chacun à 6000 ans de prison.Ces peines \u2014 de durées qui semblent surgies d\u2019un roman de Gabriel Garcia Marquez \u2014 étaient l\u2019aboutissement de décennies d\u2019efforts de la part d\u2019activistes et de professionnels déterminés à défendre la mémoire des 200 000 morts pendant les 36 ans du conflit.Ces organisations avaient réussi, malgré tous les obstacles, à recueillir et à fournir des preuves irréfutables.Au Canada maintenant Aujourd\u2019hui, le Canada a une occasion unique d\u2019emboîter le pas aux tribunaux guatémaltèques.Un sixième accusé du massacre de Las Dos Erres, derrière les barreaux en Alberta, sp bat contre une requête d\u2019extradition des Etats-Unis pour fraude de citoyenneté.La prochaine audience de Sosa Orantes a lieu le 25 juillet.S\u2019il est extradé aux Etats-Unis, sa peine ne sera pas à la mesure des atrocités dont il est accusé au Guatemala.C\u2019est pourquoi plusieurs organisations (dont Maritimes-Guatemala Breaking the Silence Network, le Projet accompagnement Québec-Guatemala, le Centre canadien pour la justice internationale.Rights Action, le Comité de justice sociale) exigent depuis un an que le Canada respecte les conventions internationales qu\u2019il a signées, sa propre Loi sur les crimes contre l\u2019humanité et les crimes de guerre, et qu\u2019il ordonne une enquête sur les responsabilités de Sosa Orantes ; ou bien que le ministère de la Justice sorte de son tiroir secret la demande d\u2019extradition livrée en juin 2011 par le Guatemala, un dossier d\u2019environ 400 pages selon la correspondance gouvernementale qui m\u2019a été fournie par les juristes de ce pays.A cet égard, le gouvernement du Canada fait preuve de moins de transparence que celui du Guatemala, car si notre ministère des Affaires étrangères reconnaît avoir reçu ce dossier et l\u2019avoir transmis au ministère de la Justice, celui-ci, en revanche, refuse d\u2019en reconnaître l\u2019existence.Le Groupe d\u2019entraide internationale (ministère de la Justice), qui reçoit les demandes d\u2019extradition, ne répond pas aux appels.Le Canada doit aussi répondre à la demande soumise par Ramiro Cristales qui, à titre de survivant de ce massacre et citoyen canadien, exige que justice soit faite au Canada, ou au Guatemala, pour les horreurs commises à Las Dos Erres.Voici une bonne occasion pour que le Canada défende les valeurs familiales si chères au gouvernement conservateur.Les victimes de terrorisme d\u2019Etat le méritent.PARTI QUEBECOIS « Faire une différence » pour tous les Québécois LEO BUREAU-BLOUIN ans les derniers mois, j\u2019ai eu la chance de représenter des milliers de jeunes désireux de doter le Québec d\u2019un système d\u2019éducation plus accessible.Ce fut pour moi un honneur de porter les revendications de milliers d\u2019individus auprès du gouvernement du Québec.Vient cependant un moment où on se demande si on peut faire plus pour que nos convictions les plus profondes deviennent de véritables politiques publiques.Vient un moment où on se demande si on peut faire plus pour bâtir un Québec où il fait mieux vivre.C\u2019est à la suite de ces questions et après maintes consultations auprès de mes proches, amis et collègues que j\u2019ai pris la décision de me présenter comme candidat pour le Parti québécois lors de la prochaine élection dans la circonscription de Laval-des-Rapides.J\u2019ai pris la décision de me présenter avec Pauline Marois et son équipe du Parti québécois, car je crois qu\u2019un Québec plus juste, plus vert et plus fort sur la scène internationale est à portée de main.Je crois que maintenant, et ce plus que jamais, nous avons la possibilité de faire une différence dans la vie de milliers de travailleurs, d\u2019aînés, de familles et de jeunes.Nous avons la possibilité d\u2019améliorer la qualité de nos écoles, de développer nos infrastructures, d\u2019augmenter l\u2019efficience de notre système de santé, de devenir un pays et surtout, de bâtir une démocratie plus participative.A l\u2019opposé, je crois que la réélection du Parti libéral entraînerait davantage de cynisme, d\u2019inégalités sociales et de désintérêt envers la chose publique.J\u2019ai choisi de dévoiler cette information en primeur sur les réseaux sociaux par respect pour les milliers de concitoyens qui m\u2019ont fait confiance au cours des derniers mois.J\u2019entends utiliser ce moyen de communication tout au long de ma campagne pour rester à l\u2019écoute de mes pairs.Je dévoilerai également sous peu les dix engagements que j\u2019entends mettre de l\u2019avant lors de ma campagne.Dix engagements qui, je le souhaite, pourront faire une différence pour que tous ensemble, nous reprenions confiance envers la chose publique et améliorons la participation citoyenne aux projets collectifs.ERANCIS VACHON AGENCE ERANCE-PRESSE Léo Bureau-Blouin a présidé la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) jusqu\u2019au 1®\"^ juin dernier.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Information générale et métropolitaine : Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées), Marco Bélair-Cirino (général), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec)Y3b\\en\t(société), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), Lisa-Marie Gervais (éducation), Pauline Gravel (sciences), Caroline Montpetit (affaires sociales), Brian Myles (justice), Louise-Maude Rioux Soucy et Amélie Daoust-BoisvertésawféJ ; information politique : Michel DevAdjchroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Guillaume Bourgault-Côté et Kathleen Lévesque (reporters) ; information culturelle : Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Odile Tremblay (cinéma), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) ; informationéconomique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins, Eric Desrosiers et Alexandre Shields^ (reporters), Gérald Dallaire (pupitre) ; information internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy 'TsSWeier (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques), Emilie Eolie-Boivin (pupitre) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; Michel Garneau (caricaturiste) ; Andréanne Bédard, Michèle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) ; Benoît Munger, Philippe Papineau et Laurence Clavel (pupitre internet), Marie-Pier Erappier et Geneviève Tremblay (commis internet) ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction)', Karl Rettino-Parazelli et Sophy Lambert-Racine (commis à la rédaction).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (Montréal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noël (Québec) .PUBLICITE , Jean de Billy, Jennifer Boily-Demers, Jean-Erançois Bossé, Marlène Côté, Stéphanie Déziel, Amel Elimam, Véronique Langlois, Simon Lanoie, Amélie Maltais, Maria M.Motta, Claire Paquet, Chantal Rainville, Isabelle Sanchez, Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Eilion, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Maxim-Olivier Leclerc (responsable par intérim service à la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie Eilion, Marie-Lune Houde-Brisebois ; Jean-Robert Divers (responsable promotion).ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Céline Euroy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Pagé, Monique Proteau. A 8 LE DEVOIR LE MERCREDI 25 JUILLET 2012 ACTUALITES CRIMES SUITE DE LA PAGE 1 aux États-Unis en 2009 selon le FBI, soit un taux de 5 meurtres par 100000 habitants.Encore en 2011, ce sont le Manitoba, la Saskatchewan et l\u2019Alberta qui ont affiché les taux d\u2019homicides les plus élevés, qui varient de 2,9 à 4,2 par 100000 habitants.Winnipeg, avec ses 39 meurtres, arrive en tête avec un taux de 5,1.Fait à noter, le Québec a subi une hausse importante du nombre de meurtres sur son territoire.Il s\u2019y en est commis 105, soit 21 de plus qu\u2019en 2010 (-h24%).Le taux d\u2019homicide y reste en deçà de la moyenne canadienne quand même, à 1,3 pour 100000 habitants.Autre statistique qui se démarque, celle du nombre de cas de pornographie juvénile rapportés.Il a bondi de 40% par rapport à l\u2019an dernier.Statistique Canada prévient que cette hausse découle probablement de l\u2019augmentation des ressources policières déployées pour débusquer les pédophiles actifs sur Internet.«Les variations du taux de pornographie juvénile sont probablement tributaires des programmes et des initiatives ciblant cette infraction qui sont lancés par les services de police», écrit l\u2019agence.Au pâmarès de la gravité de la criminalité, l\u2019Ouest trône également, avec Regina et Saskatoon qui arrivent en tête de liste.Cinq autres villes de l\u2019Ouest se classent parmi les dix premières (Winnipeg, Kelowna, Vancouver, Edmonton et Abbotsford), de même que Thunder Bay et Brantford, en Ontario, et St.John\u2019s à Terre-Neuve.Montréal arrive en 12® place.Viennent ensuite les villes de Saguenay (17® place), Trois-Rivières (19®), Gatineau (22®), Sherbrooke (26®) et Québec (32®).Seule Guelph a un indice de criminalité inférieur à la ville de Québec.Ottawa, la capitale, arrive en 30® position.Toujours plus de prisonniers Cette prédominance de la violence dans l\u2019Ouest explique peut-être en partie la perception du gouvernement conservateur \u2014 composé en majorité de députés provenant de ces provinces \u2014 qui persiste à me- AARON VINCENT ELKAIM LA PRESSE CANADIENNE Hier, le premier ministre Stephen Harper a rencontré Rob Ford, le maire de Toronto, où une fusillade a fait deux morts et 23 blessés la semaine dernière.ner une lutte sans merci contre le crime.Depuis l\u2019arrivée des conservateurs au pouvoir, le budget des services correctionnels canadiens a plus que doublé, passant de 1,6 à 3 milliards de dollars par année.Un ajout net de 1600 cellules s\u2019est opéré, malgré la fermeture de trois pénitenciers.Le nombre de prisonniers a augmenté de 19%, passant de 12600 à presque 15000.Hier, le ministre de la Sécurité publique, Vie Toews, lui-même député du Manitoba, s\u2019est vanté de ces statistiques sur Twitter.«Le taux de crime diminue de 6%.Cela démontre que l\u2019approche conservatrice \u201ctough on crime\u201dfonctionne.Le taux est quand même 208% [plus élevé que] celui de 1962, alors le gouvernement a encore du travail à faire.» En 1962, le taux de crimes déclarés à la police était de 2771 par 100000 habitants, contre 5757 en 2011.Harper à Toronto Le premier ministre Stephen Harper était de passage dans la région de Toronto hier, ayant profité d\u2019un point de presse à l\u2019usine de GM d\u2019Oshawa pour s\u2019arrêter en banlieue de la Ville reine, où une fusillade a fait deux morts et 23 blessés la semaine dernière.11 n\u2019a pas commenté directement les nouvelles statistiques, mais selon lui, cette fusillade est la preuve qu\u2019il faut lutter contre la criminalité au Canada et qu\u2019il «est essentiel d\u2019avoir des peines sévères contre les cripnes commis avec une arme à feu».À ce sujet, il en a contre les tribunaux, à qui il reproche de ne pas respecter les efforts d\u2019Ottawa en ce sens.«Il est important que les réformes que nous avons déjà faites restent en place [.] et j\u2019appelle les tribunaux à prendre ces peines au sérieux.Ce n\u2019est pas un problème théorique.» Le printemps dernier, la Cour supérieure de l\u2019Ontario a refusé d\u2019imposer la peine minimale prévue au Code criminel à Leroy Smickle, qui s\u2019était carrément retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment.En visite à l\u2019appartement de son cousin, à Toronto, M.Smickle a été surpris par la police qui venait mener une rafle dans le logement après avoir été informée qu\u2019il s\u2019y trouvait des armes à feu illégales.Lorsque les policiers ont défoncé la porte, M.Smickle se photographiait avec une arme chargée et des lunettes de soleil \u2014 une photo destinée à sa page Facebook.La juge n\u2019a pas tenu compte de la peine minimale, estimant qu\u2019un emprisonnement de trois ans \u2014 tel que prévu dans le Code criminel pour possession d\u2019arme à feu prohibée \u2014 imposé à un citoyen sans dossier criminel serait «grossièrement exagéré».Après avoir obtenu 5 millions de la part du premier ministre ontarien lundi pour l\u2019unité spéciale antiviolence de son service de police, le maire de Toronto, Rob Ford, espérait se voir promettre une enveloppe semblable de la part d\u2019Ottawa.Depuis la fusillade survenue à Scarborough il y a dix jours, M.Ford a multiplié les sorties controversées, disant notamment vouloir bannir de sa ville les criminels qui utilisent des armes à feu.Mais aucune annonce n\u2019a suivi sa rencontre d\u2019une demi-heure avec M.Harper hier.Le premier ministre s\u2019est contenté d\u2019affirmer que les deux hommes avaient discuté de «mesures coercitives» et de la nécessité que celles-ci soient appliquées.«Nous allons tous deux étudier d\u2019autres mesures additionnelles que nous pourrions prendre», a dit M.Harper.L\u2019Ontario est la province où la gravité des crimes est la moins élevée au Canada.Les crimes à Toronto sont moins violents qu\u2019à Ottawa.«Une société moins dangereuse» Les partis d\u2019opposition ont raillé le gouvernement qui attribue la diminution du crime à ses politiques.«C\u2019est une tendance qui existe depuis plusieurs années.C\u2019est une tendance sociétale qui s\u2019explique par plusieurs facteurs, notamment le vieillissement de la population, précise le député libéral Francis Scarpaleggia La société est de moins en moins dangereuse, même si ça ne paraît pas en écoutant les nouvelles.» Le critique en matière de sécurité publique du NPD, Randall Garrison, ajoute que les politiques conservatrices n\u2019auraient pas eu le temps de toute manière d\u2019avoir un effet Notons par ailleurs que les cas de possession de cannabis ont augmenté de 7%, tandis que ceux de trafic, de production et de distribution ont chuté de 11%, laissant croire qu\u2019une certaine ligne dure a été appliquée aux usagers de la drogue.De plus, il semble que la conduite avec facultés affaiblies soit redevenue populaire: 3000 cas de plus ont été recensés (-h2%), ce qui constitue la quatrième hausse en cinq ans.Toutefois, les cas de conduite avec facultés affaiblies ayant causé la mort sont en diminution de 29%.Avec Marie Vastel Le Devoir ALPES SUITE DE LA PAGE 1 nagé sur un parcours encadré par de hauts sommets rocheux, typiquement alpins, pour accéder au site de Zelenci, près de Porkoren, dans la Haute-Carniole.L\u2019ancien lac, totalement drainé à l\u2019époque et en bordure duquel se trouvait même un vieux dépotoir, a été totalement restauré.Un immense milieu humide, formé d\u2019herbiers et même d\u2019une petite tourbière, y a été recréé pour redonner vie à ce milieu naturel où les espèces aquatiques et ailées sont revenues.Mais on l\u2019a aussi aménagé pour protéger la qualité de l\u2019eau du fleuve Sava Dolinka, qui baigne Belgrade, plus en aval.Alors qu\u2019au Québec, les milieux humides, et particulièrement les plus petits, continuent de disparaître à un rythme alarmant, en Europe, on ne parle plus de les protéger, mais de les restaurer.Et on n\u2019y touche pas dans les Alpes à moins de démontrer qu\u2019il n\u2019existe aucune autre option, ce qui, le cas échéant, exigera d\u2019importantes compensations environnementales.La Bavière, par exemple, a décidé de consacrer 12 millions d\u2019euros provenant de son fonds pour le climat pour renaturaliser en quatre ans toute une série de tourbières \u2014 qu\u2019on élimine dans le sud du Québec pour créer des canne-bergières \u2014 et de petits et grands milieux humides.Une partie des fonds provient du programme Life-Nature de l\u2019Union européenne (UE), lequel contribue à appliquer la Directive Habitat, soit le texte juridique qui impose une politique de conservation et de restauration aux 27 pays membres.La Convention alpine, précise Pia Bucella Conti, directrice de la direction Environnement de la Commission européenne, est une «alliée précieuse dans l\u2019élaboration de ces projets», car ses huit protocoles, qui couvrent notamment la protection de la biodiversité, servent avec le personnel du secrétariat à coordonner les projets issus des communautés locales ou des gouvernements des régions alpines afin de mettre fin au développement anarchique qui a détruit plusieurs maillons, naturels et culturels, de l\u2019écosystème montagnard.«Protéger la nature, c\u2019est aussi lutter contre les changements climatiques», explique de son côté Els de Roeck, qui fait le suivi des projets Life pour le compte de la Commission européenne.Sac au dos, bâtons de marche à la main et sueurs au front, elle explique que le réseau d\u2019écosystèmes protégés Natura 2000 de l\u2019UE ainsi que les projets Life, qui peuvent naître en pleîn mîlîeux développés pour en préserver des maillons natu- ^ \u2022 t A- - ¦V\t.3__ 1 \\ S» t $ _\tTîS 't - ' t'* J LOUIS-GILLES ERANCŒUR LE DEVOIR Klaus Michor a coordonné la «reconstruction» de la rivière Drau, en Autriche, avec ses méandres, des milieux humides, de nouvelles îles et une connectivité récente avec les nappes souterraines.rels importants, sont autant de puits de carbone et de réservoirs de biodiversité.Restaurer les rivières Mais on dépasse dans les régions alpines les classiques restaurations de marais et de tourbières, comme le fait en Amérique du Nord un organisme comme Canards illimités, par exemple.On s\u2019attaque désormais, comme dans la vallée de la Drau, en Autriche, à remodeler ce cours d\u2019eau majeur.Historiquement, la Drau a été redressée pour permettre au chemin de fer de filer en ligne droite.Des tronçons de route l\u2019ont déplacée ici, des infrastructures routières et des habitations de toute sorte ont rétréci son cours à d\u2019autres endroits.«Résultat: le débit de la rivière redressée s\u2019est accéléré, charriant de plus en plus de sédiments, de roches de plus en plus grosses tout en provoquant une importante érosion des talus qui osaient freiner son cours.Cette prise de conscience nous a obligés à nous attaquer au problème de l\u2019érosion jusque dans les montagnes», raconte Klaus Michor, de la société Revital.C\u2019est à cette société qu\u2019a été confiée la restauration de cette rivière qui draine les majestueuses Alpes de la Carin-thie, une province de l\u2019Autriche.D\u2019abord, explique Klaus Michor, on a refait les études sur le transport des sédiments pour constater que les modèles mathématiques sous-évaluaient le problème d\u2019au moins 30%.On a ainsi installé de grosses boîtes dans l\u2019eau pour recueillir le sable et les pierres poussées par le courant.Devant l\u2019acuité du problème, un vaste plan d\u2019ensemble a été élaboré.Alors qu\u2019au Québec on continue de redresser les cours d\u2019eau et de les emprisonner dans le corset trop serré des berges habitées, là-bas, on a entrepris de recréer les anciens méandres qui ralentissaient le courant.On ajoute des îles pour freiner davantage le cours de l\u2019eau et on construit des tranchées et de petits lacs qui connectent les nappes souterraines locales au cours d\u2019eau.On multiplie aussi les milieux humides, qui servent d\u2019éponge et ralentissent le courant.Les habitations cycliquement noyées en périodç de crues sont déplacées chaque fois que l\u2019État paye des dédommagements, ce qui est fort loin de la politique québécoise adoptée sur la Richelieu.Maintenant que l\u2019eau peut s\u2019étaler librement dans la vallée de la Drau, explique Beate Prett-ner, ministre régionale de l\u2019Ènvironnement en Carinthie, la capacité de stockage de la vallée protège beaucoup mieux les autres régions en aval contre les coups d\u2019eau intempestifs (flash floods), qui seront de plus en plus fréquents avec les changements climatiques en région alpine.Mais les projets de restauration ne touchent pas que les milieux humides et les cours d\u2019eau, même s\u2019il s\u2019agit d\u2019exemples spectaculaires.Des dizaines de projets mis sur pied par les communautés alpines locales, d\u2019Italie et de France notamment, visent à consolider l\u2019agriculture à petite échelle dans une région qui n\u2019a pas échappé au mouvement de concentration des établissements agricoles, ce qui englobe aussi la consolidation du pastoralisme en montagne.Pour Marco Onida, secrétaire de la Convention alpine, il ne fait aucun doute que la consolidation de la ruralité et du patrimoine montagnard, naturel et culturel, constitue le meilleur antidote à la fois contre la concentration du tourisme \u2014 saisonnière ou géographique \u2014 et contre les grands projets immobiliers ou les grandes infrastructures de transports qui ont dénaturé jusqu\u2019ici plusieurs régions alpines, sous la poussée des grands capitaux et d\u2019une vague touristique ininterrompue.Le Devoir Louis-Gilles Francœur a été invité au 6® Défi Su-perAlpes qui permet à une dizaine de journalistes de se familiariser avec les politiques environnementales de la région alpine.CRIS Matthew Coon Come a décrit l\u2019entente comme le troisième chapitre des relations entre Québec et les Cris, après la Convention de la Baie-James et du Nord québécois, puis la Paix des braves SUITE DE LA PAGE 1 «Paix des braves» (Entente concernant une nouvelle relation entre le gouvernement du Québec et les Cris du Québec), qui a permis de renforcer les relations avec Québec et surtout, d\u2019assurer une plus grande autonomie de la nation crie.La Paix des braves fut signée en février 2002 par l\u2019ancien premier ministre Bernard Landry.Un an plus tard, M.Landry déclenchait des élections générales en brandissant cette entente historique comme élément positif du bilan du gouvernement péquiste.Deux semaines avant le scrutin, le grand chef du Grand Conseil des Cris d\u2019alors, Ted Moses, avait même donné son appui au Parti québécois.Neuf ans plus tard, Jean Charest emprunte la voie du consensus avec les Cris à quelques jours d\u2019un possible déclenchement électoral.Le premier ministre a soutenu qu\u2019il ne fallait toute-fois pas tirer de conclusions de cet ordre concernant l\u2019entente.Pour Tina Petawabano, directrice des relations avec le Québec pour le Grand Conseil des Cris, «l\u2019entente élargit, par rapport à la Paix des braves, notre responsabilité de gouvernance».«Cela démontre aux autres Premières Nations que les choses sont possibles», a ajouté M\u201c® Petawabano.Les pourparlers ont débuté en février 2010.M.Coon Corne croyait en la nécessité d\u2019un «changement fondamental» dans l\u2019approche de la gouvernance dans le Nord.«La solution ne pouvait pas passer par des modifications mineures aux structures existantes», a expliqué M.Coon Corne.Un accord-cadre a donc été signé l\u2019an dernier, puis l\u2019entente finale, hier.Le leader cri a décrit l\u2019entente comme le troisième chapitre des relations entre Québec et les Cris, après la Convention de la Baie-James et du Nord québécois, puis la Paix des braves.Pouvoirs de gestion municipale Cette entente vise le «développement harmonieux» du territoire visé, tant sur le plan économique, comme la gestion des ressources naturelles, que de la gouvernance, et ce, sur un vaste territoire de plus de 330000 kilomètres carrés, a souligné le premier ministre Charest.Plus précisément, l\u2019entente prévoit l\u2019octroi aux Cris de pouvoirs exclusifs de gestion en matière municipale, foncière et de ressources naturelles pour les terres dites de catégorie 2, soit sur 56000 kilomètres carrés.Ces terres correspondent aux pourtours des communautés cries.Il s\u2019agit d\u2019un territoire appartenant à l\u2019État québécois, mais sur lequel les Cris bénéficient de droits exclusifs de chasse, de pêche et de piégeage.Ces terres sont subdivisées en territoires de trappes, chacun d\u2019eux étant occupé pour les activités traditionnelles par un maître de trappe et sa famille.L\u2019entente prévoit également la création d\u2019un gouvernement régional afin de gérer les terres dites de catégorie 3, soit 277 000 kilomètres carrés.Ce territoire correspond à la deuxième couronne autour de chacune des réserves cries comme Waswanipi et Mistissini.Les Cris auront également l\u2019exclusivité du développement des projets hydroélectriques de 50 MW et moins, ainsi que des projets éoliens.Le premier ministre a précisé que pour parvenir à cette entente de gouvernance, les parties avaient dû «innover», car il n\u2019existait aucun précédent au Québec ni au Canada et «pas de précédent ailleurs dans le monde non plus».Afin d\u2019assumer ses nouvelles fonctions, la nation crie obtient une aide financière de 25 millions de dollars sur une période de cinq ans.Une seconde entente précise le maintien des services municipaux et le transfert des employés de la municipalité de Baie-James au gouvernement régional.Réactions favorables Deux groupes, l\u2019Initiative boréale canadienne et le Pew Environment Group, ont favorablement réagi à l\u2019annonce de l\u2019entente.«Cet accord est la démonstration d\u2019un modèle de mise en œuvre des principes enchâssés dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, qui reconnaît aux autochtones le droit de participer pleinement à la vie politique, économique, sociale et culturelle de l\u2019Etat, ainsi que le droit de maintenir et de renforcer leurs liens avec les terres, territoires et autres ressources qu\u2019ils possèdent ou occupent.Cet accord démontre que la mise en œuvre de ces principes est non seulement souhaitable, mais aussi essentielle», a souligné l\u2019Initiative boréale canadienne dans un communiqué.Le Pew Environment Group a écrit une lettre au premier ministre Charest, dans laquelle il indique que «depuis longtemps, nous affirmons que la vision enchâssée dans le Plan Nord visant à établir un équilibre entre la croissance économique et la conservation en partenariat avec les collectivités autochtones pourrait créer un nouveau modèle mondial en matière de développement durable.Laccord conclu représente une étape clé dans la mise en œuvre de cette vision».Avec La Presse canadienne Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 Abonnements (luncU à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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