Le devoir, 24 mai 2012, Cahier A
[" Soupçons de favoritisme à l\u2019embauche à Montréal Page A 5 Aux élus à faire leur devoir en matière de lobbyisme Page A 3 www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.C I I I N° 1 1 5 LE DEVOIR, LE JEUDI 24 MAI 2012 1,09 $\t+ TAXES =\t1,25$ Grand tintamarre contre la loi 78 Q mi ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Ils étaient plusieurs centaines à participer hier au tintamarre rue Masson, dans l\u2019arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie, à Montréal.Les casseroles s\u2019en mêlent MARCO BELAIR-CIRINO Ting! Ting! Ting!» L\u2019invitation à se joindre au mouvement «Nos casseroles contre la loi spéciale ! » s\u2019est répandue au cours des derniers jours comme une traînée de poudre dans les réseaux sociaux, si bien que des dizaines de milliers d\u2019indignés ont sorti hier soir leurs ustensiles, puis ont tapé.fort.Des personnes de tous âges \u2014 des tout-petits en pyjama enfreignant leur couvre-feu sous l\u2019œil complice de leurs parents aux mamies en bigoudis \u2014 s\u2019en donnaient à cœur joie sur leur balcon ou dans la rue.«On ne le prend pas, ce n'est pas compliqué!», a fait valoir Linda Jolicœur au cœur d\u2019un attroupement de plus de 250 protestataires rassemblés à l\u2019angle des rues Laurier et Fabre.La Loi permettant aux étudiants de recevoir l\u2019enseignement dispensé par les établissements de niveau postsecondaire qu\u2019ils fréquentent, adoptée la semaine dernière par l\u2019Assemblée nationale du Québec \u2014 68 pour, 48 contre, comme se plaît à le rappeler le premier ministre Jean Charest \u2014 restreint sévèrement les libertés de manifestations à leurs yeux.N\u2019hésitant pas à la comparer à la loi sur les mesures de guerre adoptée durant la Crise d\u2019octobre, Jolicœur juge la législation «trop sévère», «inutile» et «contribuant à amplifier la rage des gens».«Je suis sans mot devant l\u2019attitude du gouvernement», a-t-elle ajouté tout en donnant des coups de cuiller de bois sur son ustensile de cuisson.voir page a 10 : CASSEROLES Lire aussi > Reprise des pourpariers en vue?La ministre Courchesne se dit prête à négocier, mais les étudiants affirment attendre encore une invitation.Page A 2 Accusations retardées.Les organisateurs de la manifestation des 100 jours pourraient encore être accusés.Page A 3 Aujourd\u2019hui Festival de Cannes > Accident de la route.Attendue trop longtemps?L\u2019adaptation au grand écran du roman On the Road, de Jack Kerouac, déçoit.Page B 9 Économie > Rémunération honteuse.«Plus Ton tente d\u2019encadrer la rémunération des hauts dirigeants autour de paramètres socialement acceptables, plus elle échappe à tout contrôle», constate Gérard Bérubé dans sa chronique.Page B 1 7\t_______ ^ Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku .B5 B4 B6 B3 B4 B6 Van Gogh, visions rapprochées Le MBAC s\u2019intéresse au gros plan dans l\u2019œuvre du peintre Le Musée des beaux-arts du Canada (MBAC) présente à compter de demain Van Gogh.De près^ la première exposition explorant l\u2019usage du plan rapproché dans l\u2019œuvre du peintre d\u2019origine néerlandaise Vincent Van Gogh.Zoom sur un artiste qui cherchait l\u2019essence du monde dans l\u2019infiniment petit.ISABELLE PARÉ T ^ ft/ée d\u2019honorer un brin ^ -L/ d\u2019herbe» n\u2019est-elle pas plus fondamentale que «d\u2019étudier la distance de la Terre à la Lune ou la politique de Bismarck?» Une simple phrase, glanée dans l\u2019abondante correspondance laissée par le peintre à l\u2019esprit torturé, exprime en quelques mots la vision radicalement différente du monde qui a nourri l\u2019art singulier de Van Gogh.En zoomant sur l\u2019infiniment petit, le peintre a cherché à saisir la substantifique moelle de son univers, à accrocher l\u2019œil, à créer un « mur de sensations» projetant le spectateur au cœur du tableau.C\u2019est à ce voyage dans l\u2019espace que nous convie Van Gogh.De près, un corpus de quelque 47 toiles glanées par le MBAC dans les musées et les grandes collections privées du monde, pour cerner le rôle du gros plan dans l\u2019œuvre de ce peintre qui nageait dans l\u2019excès.Au moins le quart des 2000 œuvres réalisées par Van Gogh dans sa très courte et fulgurante carrière, concen- VOIR PAGE A 10 : VAN GOGH i MUSEE DES BEAUX-ARTS DU CANADA Iris, de Vincent Van Gogh (1890).Au moins le quart des œuvres de Van Gogh exploite la notion de plan rapproché.CHUM: le quart des lits seront fermés cet été Les chances de survie des patients sont compromises, affirment médecins, dentistes et pharmaciens AMÉLIE DAOUST-BOISVERT Avec un lit sur quatre de fermé ou d\u2019occupé par un patient qui ne devrait pas y être, un record, le CfJUM pourrait connaître un été très, très chaud.Les médecins, dentistes et pharmaciens de l\u2019établissement s\u2019en inquiètent: si le ministre de la Santé n\u2019agit pas, il devra porter l\u2019odieux des conséquences, avancent-ils.Urgence bloquée, chirurgies reportées et redirection de patients vers d\u2019autres hôpitaux sont les plats annoncés au menu estival.Quelque 122 lits seront fermés de la fin juin au début septembre.Ce sont 23% des lits de l\u2019hôpital, contre 18% l\u2019été dernier.La pénurie conjoncturelle d\u2019infirmières et d\u2019étudiantes en soins infirmiers Yves Bolduc causée par la grève alimente en partie cette situation exceptionnelle, indique le directeur général associé du CHUM, Yvan Gendron.Un nombre très important de patients en attente d\u2019hébergement ou de soins ailleurs dans le réseau occupe également des lits, causant un goulot d\u2019étranglement.Ils étaient 105 cette semaine.Un danger Dans une lettre envoyée le 18 mai au ministre Yves Bolduc, le comité exécutif du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens du CHUM, présidé par le D*^ Paul Perrotte, ne met pas de gants blancs et informe le ministre du «danger» encouru par les patients, conséquence directe de «l\u2019inaction» de Québec.Les «chances de survie» des patients seraient littéralement compromises.La direction du CHUM se fait moins dramatique, mais indique être très préoccupée.voir page a 10 : HÔPITAL La gestion des finances de la CSDM jngée déficiente Pour résorber son déficit, un rapport externe lui suggère notamment de revoir le rôle des directions d\u2019école LISA-MARIE GERVAIS La CSDM est aux prises avec des pratiques de gestion jugées déficientes, ce qui explique en partie son déficit chronique de 20 millions par année, a appris Le Devoir.Un plan de redressement financier élaboré par la firme externe PricewaterhouseCoopers (PwC), et dont nous avons obtenu copie, propose des pistes de solution qui pourraient entraîner des pertes d\u2019emplois administratifs, un resserrement du contrôle de la suppléance et une plus grande imputabilité des directions d\u2019école.Selon ce rapport, la CSDM pourrait résorber son déficit en moins de deux ans et même dé- VOIR PAGE A 10: CSDM 77831302832421 A 2 LE DEVOIR LE JEUDI 24 MAI 2012 ACTUALITES CONFLIT ETUDIANT Courchesne se dit prête à reprendre les pourparlers Les associations étudiantes affirment toujours attendre une proposition de rencontre MARTIN OUELLET à Québec La ministre de l\u2019Éducation, Michelle Courchesne, est prête à reprendre immédiatement les pourparlers avec les étudiants, pourvu qu\u2019ils renoncent à un moratoire sur la hausse des droits de scolarité et à la suspension de la loi spéciale.Le gouvernement ne reculera pas sur ces deux conditions, a statué Courchesne, hier, en point de presse au terme de la séance hebdomadaire du Conseil des ministres à Québec.«Je ne lâcherai pas, je suis très tenace, très déterminée.[.] Je veux leur parler, alors c\u2019est à eux à faire le bout de chemin nécessaire pour qu\u2019on puisse se parler», a-t-elle argué, ajoutant qu\u2019elle est disposée à convoquer les leaders étudiants dès maintenant.Le retrait ou la suspension de la loi 78 adoptée vendredi dernier n\u2019est pas une «condition sine qua non» à la reprise des négociations, a de son côté répliqué la présidente de la Fédération étudiante universitaire (FEUQ), Martine Desjardins.Quant au moratoire, la FEUQ apportera s\u2019il le faut «un dictionnaire des synonymes» à la table des négociations pour s\u2019assurer «qu\u2019on trouve d\u2019autres mots», a poursuivi M\u201c® Desjardins.«C\u2019est beau de dire que les canaux sont ouverts, mais s\u2019il n\u2019y a pas de moyens d\u2019action mis de l\u2019avant, on ne s\u2019en sortira pas, de cette crise-là», a souligné la présidente de la FEUQ, qui dit attendre encore une «proposition de rencontre» avec la ministre.La FEUQ et son pendant collégial, la FECQ, ont eu des échanges téléphoniques ces dernières heures avec des représentants du bureau de M\u201c® Courchesne, soucieux de tâter la température de l\u2019eau.Le président de la FECQ, Léo Bureau-Blouin, souhaite que la reprise attendue des pourparlers soit assortie d\u2019une «obligation de résultats».«Ça fait trois, quatre fois qu\u2019on se rend à Québec pour entamer des négociations et ça ne donne pas toujours les résultats escomptés pour des raisons multiples.L\u2019idée, c\u2019est qu\u2019on trouve une manière pour qu\u2019il y ait une certaine obligation de résultats et que ce ne soit pas juste parler pour parler», a-t-il opiné.Quant à elle, la CLASSE, la plus militante des associations étudiantes, attendait toujours un appel du bureau de la ministre, selon l\u2019attaché de presse de l\u2019organisation, Renaud Poirier-St-Pierre.Au lendemain d\u2019une manifestation monstre réunissant des dizaines de milliers de personnes à Montréal, le premier ministre Jean Charest et la ministre Courchesne ont tous deux affirmé que la porte restait ouverte pour une reprise des pourparlers avec les leaders étudiants.«Le gouvernement a bougé sur les prêts, a bougé sur les bourses, a bougé sur le remboursement proportionnel au revenu, a bougé sur l\u2019étalement [de la hausse des droits de scolarité].Le gouvernement a fait plusieurs gestes, mais à chaque fois que nous avons tendu la main, cette main-là a été refusée.Malgré cela, la porte reste ouverte», a déclaré M.Charest pendant la période de questions.Au cours des débats en Chambre, la ministre Courchesne a convenu que la reprise des échanges était essentielle à la résolution du conflit.Mais s\u2019ils veulent négocier, les étudiants devront avoir quelque chose d\u2019autre à soumettre qu\u2019une proposition de moratoire.«Je pense sincèrement que, oui, nous pouvons encore une fois nous rasseoir positivement, constructivement Mais encore faut-il que les trois associations étudiantes aient quelque chose de concret autre qu\u2019un moratoire à nous mettre sur la table», a-t-elle lancé.La ministre de l\u2019Éducation a rejeté du revers de la main les critiques de l\u2019opposition péquiste qui accuse le gouvernement de refuser de négocier une sortie de crise avec les leaders étudiants.Au contraire, a-t-elle rappelé, le gouvernement a bonifié à trois reprises ses programmes depuis le mois d\u2019avril en plus de signer l\u2019entente du 5 mai, rejetée plus tard par les associations étudiantes.Qr, il faut être deux pour négocier, a fait valoir M\u201c® Courchesne.«Est-ce que les associations étudiantes en ont, des propositions?Si elles en ont, à partir de maintenant, nous les accueillerons», a-t-elle promis.Encore une fois hier, l\u2019opposition péquiste n\u2019a pas ménagé les épithètes peu flatteuses pour qualifier la loi 78 visant à encadrer les manifestations de façon à mettre fin à la violence et au vandalisme.De l\u2019avis de la chef Pauline Marois, le gouvernement a cherché à «bâillonner le Québec avec son odieuse loi 78».«Depuis le début de cette crise, nous cherchons à raisonner le gouvernement, à l\u2019inviter à négocier de bonne foi.Nous lui demandons d\u2019arrêter de se comporter comme un gouvernement assiégé, de tendre la main vers sa jeunesse plutôt que la matraque et les lois spéciales», a-t-elle pesté.La Presse eanadienne Comment la Terre peut produire 50% plus de nourriture et générer 100% plus de ressources humaines.Quand la population est bien nourrie, elle peut espérer une vie meilleure.Il est estimé qu'en 2050, il y aura 9 milliards d'habitants sur la Terre.Nourrir tout ce monde posera un défi.La potasse et quelques autres engrais essentiels assurent présentement la moitié de la production agricole mondiale et permettent des récoltes plus abondantes et qui requièrent une utilisation moindre des terres arables.Ils enrichissent le sol et génèrent des récoltes plus fortes, plus saines et plus riches.Pour en savoir plus sur les avantages de la potasse et voir comment elle alimente notre potentiel humain, visitez PotashCorp.com.À la ferme modèle de PotashCorp à Trinidad, des agriculteurs apprennent à accroître leur productivité en utilisant des engrais et en mettant en pratique des techniques de développement durable.La potasse.On donne un coup de pouce à la nature.PotashCorp « é m m LOI BUDGETAIRE Un député conservateur critique, puis se ravise MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Un député d\u2019arrière-ban conservateur a critiqué auprès de ses électeurs le caractère omnibus du projet de loi budgétaire de son gouvernement.Mais son écart de conduife n\u2019a pas duré longtemps.À peine une heure après que la nouvelle eut fait son chemin jusqu\u2019à la colline parlementaire, David Wilks avait tenté de démentir ses propos.Comme ses collègues tous partis confondus, M.Wilks était de retour dans sa circonscription de Colombie-Britannique cette semaine.Lors d\u2019une rencontre avec des électeurs, le député a eu droit à une salve de critiques à l\u2019endroit du projet de loi C-38, qui prévoit à lui seul des changements à 60 lois.Et selon un quotidien local, le Revelstoke Times Review, qui a mis en ligne des extraits vidéo des discussions, M.Wilks leur a avoué qu\u2019il y a tout un «barrage de conservateurs qui partagent [leurs] préoccupations».«Et j\u2019en fais partie», a-t-il ajouté.Répondant à une citoyenne qui dénonçait la panoplie de mesures rassemblées dans C-38, il a en outre acquiescé.Pas au point de réclamer qu\u2019elles soient toutes scindées, «mais je crois que certaines devraient être séparées».Le député a cependant rapidement reconnu qu\u2019il n\u2019avait pas le poids nécessaire pour s\u2019opposer au projet de loi mammouth, expliquant candidement qu\u2019un tel vote est soumis à la ligne de parti, laquelle est dictée par le Conseil des ministres.«Ça ne veut pas dire que c\u2019est juste [.] Mais c\u2019est ce qui arrive à Ottawa [.] Et un seul député ne va pas faire la différence.» Si ses électeurs veulent qu\u2019il s\u2019y oppose, ils devront accepter qu\u2019il siège comme indépendant, leur a-t-il souligné.Qu encore ils devront convaincre suffisamment de Canadiens et leurs élus \u2014 au moins 12 pour faire pencher la balance et permettre aux opposants de remporter le vote.Selon le journal local, M.Wilks aurait même affirmé qu\u2019il allait se «tenir debout et dire que le gouvernement Harper doit se débarrasser du projet de loi C-38».11 est rare de voir un conservateur s\u2019opposer ouvertement au gouvernement et M.Wilks est rapidement rentré dans le rang.Dans une déclaration écrite publiée sur son site Internet hier après-midi, il ne fait pas mention de ses propos rapportés mais affirme soudainement qu\u2019il «appuie ce projet de loi ainsi que les mesures relatives aux emplois et à la croissance économique qu\u2019il entraînera».M.Wilks n\u2019a pas voulu commenter davantage l\u2019affaire et le biueau du premier ministre non plus.Le Devoir LE DEVOIR, LE JEUDI 24 MAI 2012 A 3 ACTUALITES On fait quoi i f, Michel David Avec les années, un écart se creuse inévitablement entre la réalité qu'un gouvernement doit gérer et la perception qu'il en a.C'est là une des manifestations de ce qu'on appelle l'usure du pouvoir.Après la marée humaine qui a déferlé dans les rues de Montréal mardi, on peut se demander sur quelle planète vivent ces ministres du gouvernement Charest qui auraient voulu donner encore plus de mordant à la loi spéciale qui a déclenché cette levée de boucliers.Le scénario initial, tel que rapporté par La Presse, avait au moins l'avantage de distinguer les pommes des oranges.Deux projets de loi distincts avaient été présentés au comité de législation.Le premier ne portait que sur la suspension des cours dans les établissements touchés par la grève, les mesures relatives à la sécurité publique étant regroupées dans un deuxième projet.Dans un premier temps, l'Assemblée nationale aurait très bien pu se contenter de mettre la session en veilleuse, en reportant l'adoption du volet répressif à plus tard, et mettre cet intervalle à profit pour tenter d'arriver à une entente.Tant que la session est suspendue, le discours gouvernemental, qui continue à justifier l'adoption de la loi 78 par la nécessité de protéger le droit à l'éducation, est sans objet.Manifestement, le gouvernement est en plein désarroi.Hier, il était savoureux d'entendre le ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil, qui ne faisait apparemment pas partie des «faucons», expliquer que la loi spéciale est simplement un instrument mis à la disposition des forces policières, qui peuvent décider de l'appliquer ou non, selon le lieu et les circonstances.On peut la défier à Montréal, mais pas à Sherbrooke ! À sa sortie de la réunion du conseil, Michelle Courchesne, qui n'avait qu'une heure à leur accorder la semaine dernière, brûlait de se rasseoir avec les représentants des associations étudiantes.La FECQ et la FEUQ ne pouvaient qu'accepter l'invitation sans poser de conditions, dans lesquelles l'opinion publique aurait pu voir de la mauvaise foi, mais elles n'ont aucune raison d'accepter maintenant des compromis qu'elles auraient refusés la semaine dernière.Sans aller jusqu'à un moratoire, le gouvernement devra vraisemblablement faire son «bout de chemin» sur les droits de scolarité.L'adoption de la loi 78, qui aurait dû réduire à néant le rapport de force des étudiants, l'a plutôt amélioré.Parmi ceux qui ont défié la loi mardi, il y avait un dénominateur commun: un ras-le-bol généralisé qui inspire de la sympathie pour quiconque s'oppose aux politiques de ce gouvernement.L'urgence d'un règlement n'en est pas moins réelle.La manifestation de mardi a été une sorte de moment de grâce qui a touché même les casseurs.Le pire a pu être évité depuis trois mois, mais il est bien difficile de croire que les manifestations pourraient se multiplier encore pendant des semaines sans incident grave.Sans exagérer l'impact négatif sur la saison touristique, le spectacle des charges policières et des vitrines fracassées ne constitue pas la meilleure publicité pour la métropole.Il faut surtout cesser de creuser le fossé entre les deux solitudes que sont devenues Montréal et les régions.À l'Assemblée nationale, l'imminence des élections provoque une polarisation telle que l'opposition est plus encline que jamais à accabler le gouvernement plutôt qu'à contribuer à la solution.Même la CAQ, qui a voté en faveur de la loi spéciale, semble surtout pressée de se retrouver en campagne électorale.D'ailleurs, il est loin d'être acquis que des élections permettraient de trancher le débat.Si les résultats étaient ceux du dernier sondage Léger Marketing-QMI, le PQ formerait un gouvernement fortement minoritaire, qui serait à la merci d'une alliance entre le PLQ et la CAQ.«On fait quoi maintenant?», demandait Pauline Marois.Si, par calcul ou par incurie, les politiciens sont incapables d'imaginer une issue à la crise, il faudra que d'autres s'en chargent.En mars dernier, Louis Bernard et Claude Caston-guay avaient tour à tour proposé une médiation que Line Beauchamp avait écartée.D'autres formules pourraient être explorées.Durant la Crise d'octobre 1970, alors que le gouvernement Bourassa semblait complètement dépassé par les événements, Claude Ryan avait pensé à un «comité de sages».Pourquoi pas?Sans avoir le pouvoir d'imposer un règlement aux parties, un groupe de personnalités indépendantes des partis politiques disposerait d'une autorité morale qui pourrait à tout le moins favoriser un déblocage.Il ne manque pas de sages au Québec.Outre MM.Castonguay et Bernard, on pourrait solliciter des gens comme lise Bissonnette, Pierre Lucier, Louise Otis, Jean Cournoyer, Claude Béland ou même \u2014 pourquoi pas?\u2014 l'ancien chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, qui a déjà inspiré des éléments de solution au président de la FECQ.Pour éviter tout soupçon, l'initiative devrait venir de quelqu'un qui n'a pas pris parti sur le fond du conflit.Tiens, pourquoi pas le maire Tremblay, qui se lamente de voir sa ville transformée en champ de bataille?Oui, je sais, mais au point où on en est.mdavid@ledevoir.com Lobbyisme : aux élus à faire leur devoir Le commissaire François Casgrain invite les élus et les administrateurs à appliquer la loi pour mettre au pas les firmes de génie-conseil KATHLEEN LEVESQUE Le commissaire au lobbyisme, François Cas-grain, propose une nouvelle stratégie afin de venir à bout de la résistance des firmes de génie-conseil à révéler l'influence qu'elles exercent pour obtenir des contrats publics.Il lance un appel aux élus et administrateurs publics pour qu'ils bloquent le chemin aux détracteurs.En entrevue au Devoir, M® Casgrain a rappelé que ce n'est que lorsque les ministres, les maires, les sous-ministres, les d.g.des municipalités et les dirigeants des organismes publics appliqueront «avec rigueur» la Loi sur la transparence et l'éthique en matière de lobbyisme, que les firmes de génie-conseil cesseront leur «lutte d'arrière-garde», «fai l'intention de ne pas me contenter de la persuasion.Il va falloir passer à un autre mode.[.] On a besoin que les titulaires de charges publiques jouent leur rôle.C'est eux qui reçoivent l'influence.C'est donc à eux d'être exigeants», a affirmé François Casgrain.C'est là l'une des recommandations que le commissaire a faites dans son rapport présenté il y a deux semaines.M.Casgrain souhaite un resserrement de la loi adoptée en 2002.Selon lui, certains ministères dont les Transports et le Conseil du trésor ont quelque peu modifié leur discours sur la question afin que les fonctionnaires aux premières loges de l'octroi des contrats soient conscients des exigences législatives.«Mais c'est encore bien timide», juge M® Casgrain.Depuis son arrivée en poste en 2010, le nouveau commissaire au lobbyisme, tout comme son prédécesseur, n'arrive pas à brider les firmes de génie-conseil.Là où tout le monde JONATHAN ERNST REUTERS Les titulaires de charges publiques doivent être plus exigeants envers les firmes, selon le commissaire au lobbyisme.voit du lobbyisme, les SNC-Lavalin, Cima +, Axor et autres Groupe SM voient un travail professionnel, souvent technique qui ne peut être associé à des communications d'influence.De plus, la transparence des activités qui seraient inscrites au registre des lobbyistes pourrait nuire à la concurrence, plaident-elles.Des discussions et des rencontres ont eu lieu, et même une formation a été donnée par l'intermédiaire de l'Association des ingénieurs-conseils du Québec, l'année dernière.Mais rien n'y fait, les firmes résistent encore.En fait, en juillet dernier, BPR a tenté d'inscrire un mandat général qui reprend la mission de fentreprise.Or, ce que souhaitait BPR ne permettait pas au public de savoir précisément auprès de qui une firme exerce des activités de lobbyisme et dans quel but.« On leur a dit que cela ne respectait pas les objectifs de la loi, que les mandats devaient être précis.[.] On leur a dit non», a expliqué François Casgrain.«Sinon, ça devient une déclaration-écran.C'est tellement général que l'on cache les activités précises faites par l'entreprise», explique-t-il.Mais voilà que Dessau a réussi à se faufiler entre les mailles du filet en s'inscrivant le 28 décembre dernier, en pleine période des Fêtes.La situation a soulevé un malaise chez le commissaire, qui a immédiatement demandé des précisions à Dessau qui tarde toujours à le faire.De son côté, BPR a fait une deuxième tentative en déposant un mandat précis, mais cette fois, en réclamant une ordonnance de confidentialité.Le commissaire a refusé d'emprunter cette voie qui est une exception à la loi.Finalement, BPR-Infrastructure a inscrit son mandat concernant une offre de service pour une étude de faisabilité d'un projet de cogénération qui implique la sollicitation de la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mau-ricie.Il s'agit de la transformation de biogaz provenant du site d'enfouissement de Saint-Etienne-des-Grès en électricité.Ce premier pas de BPR apparaît toutefois bien timide en regard de l'ensemble des projets que mène cette firme, ce qui est vrai pour toutes ses concurrentes.«C'est une résistance épidémique à prendre le tournant.En se faisant, les firmes de génie-conseil se tirent dans le pied à long terme.[.] Il y a une problématique chez les firmes à voir la différence entre le comportement dans le secteur privé et celui dans le public.Faire des affaires devient plus important que l'acceptation des règles», croit M® Casgrain.Le Devoir ANNIK MH DE CARUEEL LE DEVOIR Les images de manifestations qui dégénèrent, comme celles des derniers jours, font le tour du monde et nuisent à Limage du Québec à rinternational, déplore le Parti québécois.CONFLIT ÉTUDIANT Les libéraux nuisent à l\u2019image du Québec à l\u2019étranger, dénonce le PQ ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Le Parti québécois accuse le gouvernement Charest de nuire à f image du Québec à f étranger en maintenant la ligne dure avec les étudiants.Lors de la période de questions à l'Assemblée nationale, le député de Lac-Saint-Jean et porte-parole de l'opposition of ficielle en matière de relations internationales, Alexandre Cloutier, a relevé que des mif liers d'articles et de reportages ont été publiés à l'étranger depuis le début du conflit étudiant il y a plus de 100 jours.«L'entêtement du premier ministre ne cause pas juste un tort ici au Québec, mais cause également un tort à l'image du Québec à l'étranger», juge-t-Ü.«L'image d'un Québec ouvert, fier de ses jeunes, fier de ses politiques sociales, d'un Québec respectueux des droits fondamentaux est carrément mise à mal par le gouvernement libéral», a avancé Alexandre Cloutier.Le député péquiste a cité Le Figaro qui, dans un article pu- blié lundi, écrit: «Le gouvernement a tenté sans succès de briser le mouvement contre la hausse des frais universitaires en adoptant une loi polémique restreignant le droit de grève et instaurant de fortes amendes.» Le quotidien constate aussi que, «bien loin de restaurer l'ordre, l'adoption de la loi 78 a fait grimper d'un cran la tension au sein des manifestations Des milliers d\u2019articles et de reportages ont été publiés à l\u2019étranger depuis le début du conflit de reportages de la BBC, vendredi, de CNN, mardi, et d'af Jazira.«Le blocage du gouvernement a d'importantes répercussions sociales, mais, pire, le premier ministre est en train de ternir l'image du Québec à l'international», a-t-Ü déploré.«La seule solution réelle qu'il vous reste, la seule solution réelle qui s'inscrit dans le respect des droits fondamentaux, dans le respect de nos chartes, c'est de vous asseoir et de négocier avec les étudiants», a-t-il poursuivi.Ce n'est pas la ministre des Relations nocturnes», signalant que «sa- internationales, Monique Ga- medi soir, 69 personnes ont été arrêtées pour des agressions armées, lancers de projectiles sur les policiers et incendies criminels.Le lendemain, 305 manifestants ont été interpellés lors d'une soirée particulièrement violente».Alexandre Cloutier a cité La Tribune de Genève qui parle d'une «violation des droits fondamentaux».Mais c'est un jugement que le quotidien impute aux étudiants et à l'opposition.Le député a aussi fait état gnon-Tremblay, mais le ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil, qui lui a donné la réplique.«Hier [mardi], la meilleure preuve que l'on peut donner et que nous respectons le droit de manifester, c'est qu'il y a eu une manifestation qui s'est très bien déroulée», a déclaré le ministre qui, une heure plus tôt, reconnaissait que la loi 78 avait été défiée lors de cette manifestation à Montréal.Le Devoir MANIFESTATION Des accusations pourraient être portées plus tard GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Ce n'est pas parce que la loi 78 n'a pas été appliquée durant la manifestation monstre de mardi qu'elle ne le sera pas à retardement, a prévenu hier le directeur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).Des accusations pourraient ainsi être déposées contre les organisateurs.Marc Parent a rappelé hier matin que la loi prévoit une procédure «pour déposer des accusations contre les organisateurs» d'une manifestation.Ce n'est donc pas parce que les policiers ont toléré le changement de trajectoire de la manifestation du 22 mai qu'il n'y aura pas d'impacts pour les organisateurs de l'événement.Le porte-parole du SPVM a tenu le même discours un peu plus tard.«Lorsqu'on regarde le volet d'organisation d'une manifestation, ça se fait sur enquête, a mentionné lan Lafrenière.Alors, ce n'est pas parce que personne n'a été arrêté hier Si la CLASSE en vertu de la loi 78 que per-sonne ne le sera, et nous al- «a decide de Ions tout faire pour appliquer les lois que nous avons, la loi 78 aussi.» , , -78\t, respecter la Larticle 17 de la loi 78 prévoit que les organisateurs loi, elle devra (individu, organisme ou groupement) d'une manifes- vivre avec ça» tation sont tenus de «prendre les moyens appropriés afin que la manifestation se tienne conformément» aux nouvelles règles en vigueur \u2014 notamment de respecter le trajet prévu.Les associations étudiantes ont quant à elles la même responsabilité.même si elles n'organisent pas directement la manifestation.Les amendes peuvent aller de 7000$ à 125000$.La manifestation de mardi après-midi s'est déroulée sans anicroche.Une forte partie de f immense foule a toutefois suivi un trajet qui n'avait pas été approuvé, empruntant la rue Sherbrooke Ouest pour rejoindre la rue Peel et le boulevard René-Lévesque.En prévision de la manifestation, les fédérations étudiantes collégiale et universitaire (FECQ et FEUQ) et les centrales syndicales avaient fait approuver leur trajet.La CLASSE, l'autre grand groupe étudiant, avait par contre refusé de le faire.Devant l'ampleur de la manifestation \u2014 et parce qu'elle était pacifique \u2014, les policiers ne sont pas intervenus.Ils avaient promis dans les derniers jours d'appliquer la loi «avec discernement».Différence montréalaise A Québec, le ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil, a indiqué que c'est aux «policiers de faire leur travail et de décider s'ils imposent des amendes».«Nous, on pense que c'est une mesure raisonnable [de dévoiler à l'avance l'itinéraire].La loi a été appliquée partout en province; elle n'est pas appliquée actuellement à Montréal», a-t-Ü noté.Or, selon M.Dutil, «il faut appliquer cette loi-là».Et si la CLASSE «a décidé de ne pas respecter la loi, elle devra vivre avec ça».Avec Robert Dutrisac Le Devoir A 4 LE DEVOIR LE JEUDI 24 MAI 2012 ACTUALITES COMPTEURS D\u2019HYDRO-QUEBEC La Santé publique prise à partie devant la Régie LOUIS-GILLES FRANCŒUR L> ACEF de la ré^on de Qué-' bec a demandé hier à la Régie de l\u2019énergie de retirer du dossier des compteurs intelligents l\u2019Avis de Santé publique publié récemment par le directeur national de la santé publique et sous-ministre adjoint de la Santé et des Services sociaux et aussi, de refuser de faire témoigner sa représentante désignée, Monique Beausoleil, une toxicologue.La Régie de l\u2019énergie a accepté que le directeur de la Santé publique, Alain Poirier, se fasse représenter aux audiences pour expliciter l\u2019avis de santé publique formulé pour contrecarrer le témoignage du spécialiste étasunien David Carpenter, qui a soutenu la nécessité d\u2019appliquer au dossier des compteurs intelligents le principe de précaution.Cette opinion rejoint celle de l\u2019Organisation mondiale de la santé et celle de Santé Canada en matière de champs électromagnétiques.Mais pour le ministère québécois, qui représente le principal actionnaire d\u2019Hydro-Québec, les radiofréquences de ces compteurs ne posent aucun problème de santé publique, ce qui rendrait inutile d\u2019appliquer le principe de précaution.Le procureur de l\u2019ACEF (Association des coopératives d\u2019économie familiale) de Québec, M® Denis Falardeau, a réclamé hier dans une demande écrite que la régie ne fasse pas témoigner la représentante de la Santé publique et que celle- ci retire du dossier son avis de santé sur les compteurs.L\u2019ACEF se base sur un arrêt de la Cour suprême du Canada, déposé en preuve dans une cause qui opposait en 1987 le Directeur des enquêtes sur les coalitions, la Newfoundland Telephone Company et le Newfoundland Board of Commis-sionners of Public Utilities.Se basant sur d\u2019autres arrêts, la plus haute cour du pays a expliqué que le pouvoir de témoigner d\u2019un «agent de l\u2019État» doit être expressément prévu dans sa loi constitutive pour qu\u2019il puisse ajouter «le poids de son opinion et de ses connaissances, acquises dans l\u2019exercice de ses fonctions officielles, sur les plateaux de la balance de la justice».Si sa loi constitutive ne le permet pas explicitemenL écrjt la Cour suprême, l\u2019agent de l\u2019État «élargit de sa propre initiative la portée et l\u2019influence effectives de sa charge et de son autorité, ce qui aura éventuellement un ^fet juridique direct».Dans le cas des compteurs intelligents, «l\u2019influence» semble d\u2019autant, plus directe que «l\u2019agent de l\u2019État» représente aussi le seul et unique actionnaire d\u2019Hydro-Québec, dont le projet est devant la Régie.De plus, ajoutait la Cour suprême, un tribunal administratif ne peut pas davantage (aire témoigner un agent de l\u2019État qui n\u2019a pas ce mandat sous le motif que son opinion éclairerait le dossier qui lui est soumis, car cela élargirait son mandat.Le Devoir L\u2019ACEF se base sur un arrêt de la Cour suprême du Canada datant de 1987 Compteurs intelligents : les craintes pour la santé sont injustifiées, selon 60 scientifiques PAULINE GRAVEL Un groupe de 60 universitaires québécois dénonce le discours alarmiste qui monopolise le débat sur de possibles effets dangereux pour la santé des compteurs intelligents qu\u2019Hy-dro-Québec installera prochainement dans les foyers québécois.À leurs yeux, ce débat suscite des craintes injustifiées et non fondées scientifiquement qui détournent l\u2019attention des véritables enjeux économique, politique et technique que soulève l\u2019installation de ces compteurs de nouvelle génération.Dans une lettre qu\u2019ils rendent publique aujourd\u2019hui dans Le Devoir en page Idées, ces 60 scientifiques des différentes universités du Québec attribuent l\u2019appréhension du public principalement à «une mauvaise lecture de la littérature scientifique sur le sujet».Une littérature qui compte aujourd\u2019hui des dizaines de milliers d\u2019articles, dont la grande majorité n\u2019a relevé aucun lien clair entre l\u2019exposition aux radiofréquences et de possibles effets sur la santé.Pour condamner les compteurs, les détracteurs de cette nouvelle technologie brandissent certaines études ayant montré que l\u2019usage du téléphone cellulaire accroît les risques de cancer du cerveau, car, rappelons-le, les compteurs intelligents émettent des ondes électromagnétiques (ou radiofréquences) de fréquences et d\u2019intensités semblables à celles générées par les téléphones cellulaires et les routeurs sans fil (WiFi).L\u2019initiateur de cette lettre publique, l\u2019ingénieur biomédical Thopias Gervais, qui enseigne à l\u2019École polytechnique de Montréal en plus d\u2019être journa- H'jdïO Québec JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les nouveaux compteurs d\u2019Hydro-Québec sont au centre d\u2019une polémique injustifiée selon un groupe de 60 scientifiques.liste scientifique à l\u2019émission Le code Chastenay diffusé à Télé-Québec, rappelle en entrevue que les quelques publications scientifiques ayant rapporté que les radiofréquences avaient un effet délétère sur la santé «n\u2019ont pas été répliquées de manière indépendante».Dans leur lettre, l,es scientifiques rattachés à l\u2019École polytechnique de Montréal, à l\u2019Institut national de recherche scientifique QNRS) ou aux universités de Montréal, de Sherbrooke, Laval, McGill, UQAM ou Concordia soulignent epa\u2019«un certain nombre de publications scientifiques rapportent des observations préoccupantes, mais [que] cela n\u2019élève aucunement ces observations au rang de preuve.La publication par un ou plusieurs chercheurs d\u2019une étude dans une revue avec comité de lecture ne constitue pas la preuve d\u2019un effet [.] Ce n\u2019est qu\u2019après la réplication subséquente des résultats expérimentaux par plusieurs scientifiques indépendants qu\u2019un consensus peut progressivement naître dans la communauté».Dans la foulée de la lettre, Thomas Gervais compte démarrer un projet de «Brigade électro-urbaine», qui offrira gratuitement aux citoyens qui le désirent de procéder à des mesures de radiofréquences dans leur résidence.Cette brigade, dont la création a été rendue possible grâce à un don du philanthrope Lome Trottier, se,composera de six étudiants de l\u2019École poljAech-nique, «des universitaires indépendants» qui seront là «pour recueillir les questions, les commentaires et les préoccupations des gens, ainsi que pour leur fournir les outils, les références et les ar- guments pour les aider à y voir plus clair».De plus, en collaboration avec le cardiolo^e David Lan-gleben de l\u2019Hôpital général juif de Montréal, la brigade proposera aux personnes qui se disent hypersensibles aux ondes électromagnétiques de se soumettre à une expérience visant à vérifier «si les malaises qu\u2019ils éprouvent sont de nature psychosomatique ou bien s\u2019ils sont réellement causés par les ondes», explique M.Gervais avant de préciser que rCrganisation mondiale de la santé recoimaît l\u2019existence de l\u2019hypersensibilité électromagnétique, qui chez les personnes qui en sont atteintes se manifeste par des maux de tête, des palpitations, ou de l\u2019insomnie lorsqu\u2019ils se retrouvent en présence d\u2019appareils émettant des radiofréquences.«Or, à l\u2019instar du vertige qui découle du malaise qu\u2019éprouve un individu face au vide devant lui, les manifestations de l\u2019électrohypersensibilité résultent, selon l\u2019OMS, de l\u2019anxiété générée par les appareils émettant des radiofréquences», précise M.Gervais tout en spécifiant que l\u2019expérience sera conduite à double insu, c\u2019est-à-dire que ni le chercheur ni le sujet se disant hyper-sensible ne sauront quand l\u2019émetteur de radiofréquences \u2014 soit un routeur sans fil \u2014 sera allumé.Les chercheurs s\u2019engagent à publier les résultats de leurs observations.Par cette démarche, Thomas Gervais espère rétablir le lien de confiance entre les scientifiques et les citoyens, car sur ce sujet, on a assisté jusqu\u2019à maintenant à «un dialogue de sourds», déplore-t-il.Le Devoir énergie des sables bitumineux offre des possibilités d\u2019emploi pour les gens partout au Canada}) L\u2019exploitation des sables bitumineux crée d\u2019exceilents emplois à iong terme.Le secteur offre des possibilités d\u2019emploi à plein de gens, quei que soit leur âge ou leur niveau de compétences, partout au pays.C\u2019est une source de croissance pour le Canada qui propose des carrières stimulantes aux Canadiens.Martyn A.Pi Fraternité unie des menuisiers et charpentiers d\u2019Amérique Larry Matychuk Association unie des piombiers et tuyauteurs L\u2019énergie qui profite à tous ies Canadiens.ACPP Un message des producteurs canadiens de sables bitumineux, sablesbitumineuxmaintenant.ca L\u2019Association canadienne des producteurs pétroiiers (ACPP) représente des sociétés membres, y compris ies expioitants des sabies bitumineux, qui produisent pius de 90 pour cent du gaz naturei et du pétrole brut au Canada.ASSOCIATION c4nADIENNE DES PRODUCTEURS PÉTROLIERS LE DEVOIR LE JEUDI 24 MAI 2012 A 5 ACTUALITES MATHIEU BELANGER REUTERS Par ses attraits comme le Château Frontenac, la ville de Québec est unique, rappelle la FIS.CONGRÈS SPORTACCORD JO : Québec devrait être candidate, affirme le président de la FIS ISABELLE PORTER à Québec Québec pourrait «faire des Jeux grandioses» selon le président de la Fédération internationale de ski (FIS) , Gian Franco Kasper.11 lui suffit seulement, dit-il, de se trouver une montagne à l\u2019extérieur du Québec pour appuyer sa candidature.«Comme ville et comme région, c\u2019est unique pour des Jeux d\u2019hiver», a-t-il déclaré hier en vantant la beauté de la ville et «la mentalité des gens de Québec».«Je crois qu\u2019on pourrait vraiment faire des Jeux grandioses.» Selon ce membre du Comité olympique, une éventuelle candidature pourrait inclure une épreuve à Lake Placid ou à Calgary.« Québec peut tout faire, dit-il.Sauf la petite chose pour la descente où il manque la montagne, pour le reste vous avez toutes les possibilités.» «C\u2019est à vous de le trouver.Je le sais, ce n\u2019est pas facile d\u2019aller aux Etats-Unis, mais vous pouvez aussi bien sûr aller à Calgary où à quelque part pour un seul jour.» Ce n\u2019est pas la première fois que M.Kasper s\u2019exprime sur les ambitions oljmipiques de Québec.Dans le passé, il avait vertement critiqué le scénario des épreuves de ski au Massif de la Pe-tite-Rivière-Saint-François et avait tourné en ridicule le projet de rehausser la montagne.Son équipe était à Québec cette semaine pour assister au Congrès SportAccord qui réunit les décideurs du monde sportif et olympique.Hier, la FIS donnait aussi son appui offi- ciel aux épreuves de ski de fond et de surf des neiges qui seront présentées l\u2019hiver prochain dans la capitale.Car en attendant d\u2019être candidate oljmipique, la ville et le promoteur d\u2019événements sportifs ôestev cherchent à se faire connaître et cumuler les expériences en accueillant des épreuves plus petites sur le circuit des championnats et coupes du monde.Une coupe du monde de ski de fond Ainsi, on annonçait hier que les Championnats du monde de surf des neiges auraient lieu à Québec et Stoneham du 16 au 27 janvier 2013.La capitale sera aussi l\u2019hôte d\u2019une épreuve de sprint en ski de fond devant l\u2019Assemblée nationale en décembre prochain.«Pour la province de Québec, il s\u2019agit de deux grandes premières, s\u2019est félicité Gestev.Les premiers Championnats du monde senior FIS toutes disciplines confondues et une première Coupe du monde FIS de ski de fond en milieu urbain en Amérique.» Le souci de présenter le sport sous de nouvelles formes était d\u2019ailleurs au cœur des débats de SportAccord hier.Le président de Québécor, Pierre Karl Péladeau, notamment, participait à une table ronde où on demandait si les amateurs de sport allaient toujours écouter des matchs de sport en direct à la télévision dans dix ans.Préférant parler d\u2019un «défi» que d\u2019une menace, M.Péladeau a cité en exemple la compétition de ski de fond en milieu urbain que son entreprise comptait télédiffuser.Le Devoir Soupçon de favoritisme à l\u2019embauche à Montréal Une enquête est en cours sur le processus de sélection dans l\u2019embauche de trois employés JEANNE CORRIVEAU Une enquête est en cours à la Ville de Montréal au sujet de l\u2019embauche de trois personnes à la Direction des communications, a appris Le Devoir.Le processus de sélection mené en 2010 et visant à pourvoir cinq postes à la ville centre aurait été entaché d\u2019irrégularités et de partialité, ce qui pourrait conduire à la reprise du concours.Saisie d\u2019une plainte au sujet de ce concours, la Commission de la fonction publique de Montréal, un organisme indépendant chargé de vérifier l\u2019application des règles d\u2019équité en matière de main-d\u2019œuvre, a conclu que des «manquements majeurs» ont marqué le processus de sélection et d\u2019évaluation des compétences de trois des cinq professionnels embauchés.Dans un rapport déposé en mars dernier et dans lequel les trois cas litigieux sont relatés, la Commission se garde bien de nommer le service et les postes visés, mais selon les informations obtenues par Le Devoir, il s\u2019agit du service des communications dirigé par Caroline Spandonide et des postes octroyés à Nicole Bastien, Marthe Lawrence et Myra Bar-notti.Le salaire annuel lié à ces emplois s\u2019élève à environ 82000$, auquel s\u2019ajoutent les avantages sociaux.La Commission note que l\u2019une des candidates n\u2019était pas admissible, car elle n\u2019avait ni l\u2019expérience ni la formation requise pour le poste, mais qu\u2019elle a tout de même été embauchée.Une autre candidate a obtenu de justesse la note de passage à l\u2019examen après que des points eurent été ajoutés sur sa copie d\u2019examen écrit.«La Commission a pu constater que le résultat d\u2019une question avait été effacé et modifié.La réponse ne méritait pas ce pointage selon le corrigé de l\u2019examen», peut-on lire dans le rapport.Malgré tout, cette candidate a obtenu le poste.Quant au troisième cas, la Commission signale que la candidate a obtenu une exemption après avoir été sélectionnée pour un autre em- «Les manquements observés ont entaché la crédibilité de ce concours et allaient à l\u2019encontre des valeurs d\u2019équité, d\u2019impartialité, de transparence et de compétence» ploi professionnel.«De l\u2019avis de la Commission, les emplois n\u2019étaient pas équivalents et ceci ne justifiait pas l\u2019exemption [.] accordée».«Les manquements observés ont entaché la crédibilité de ce concours et allaient à l\u2019encontre des valeurs d\u2019équité, d\u2019impartialité, de transparence et de compétence», estime la Commission, qui juge qu\u2019il y a eu «partialité» de la part du comité d\u2019entrevue et que «ces irrégularités ont favorisé indûment ces candidats».La plainte faisait également état de liens professionnels et personnels entre la gestionnaire et deux des trois candidates retenues, précise-t-on.«Je prends la situation extrêmement au sérieux», a indiqué hier le directeur du Service du capital humain, Jean Yves Hinse, à qui le directeur général de la Ville, Guy Hébert, vient de confier la responsabilité de la Direction des communications dans le cadre d\u2019une réorganisation des services à la ville centre.«J\u2019amorce mon enquête, a-t-il expliqué.Si je constate qu\u2019il y a eu des irrégularités, probablement que ma décision sera d\u2019annuler ce concours et de le reprendre.» M.Hinse souligne qu\u2019en raison du gel de l\u2019embauche décrété l\u2019an dernier à la Ville, l\u2019attribution des postes n\u2019a toujours pas été officialisée.«Il n\u2019est pas question que je procède aux nominations tant et aussi longtemps que je n\u2019aurai pas passé à travers tout ce qui s\u2019est fait: l\u2019affichage, les examens utilisés, la composition du comité d\u2019entrevue et les CV des candidats retenus et écartés, a-t-il affirmé.Pour l\u2019instant, je suis dans l\u2019hypothèse que tout s\u2019est fait correctement.» La présidente du syndicat des professionnels municipaux de Montréal, Gisèle John, n\u2019est pas convaincue que justice sera rendue dans ce dossier.La Commission dispose de moyens très limités pour effectuer son travail de vérification et ses recommandations sont rarement prises au sérieux, dit-elle: « J\u2019ai bien hâte de voir ce que ça va donner.Les gens sont convaincus qu\u2019il n\u2019y a rien qui va se passer.» Le Devoir 2 000 nouvelles raisons d\u2019aller à Toronto porter raffinée sur toute la ligne Accumulez 2 000 points bonis VIPorter à chaque aller-retour Montréal-Toronto : 1 000 points à l\u2019aller, 1 000 points au retour.Ces points s\u2019ajoutent aux points VIPorter que vous gagnez déjà à chaque vol.Ainsi, en deux aller-retour, vous pouvez obtenir un aller gratuit vers la destination Porter de votre choix.Réservez entre le 1®' avril et le 30 juin et voyagez entre le 15 avril et le 30 juin.Adhérez à VIPorter à flyporter.com.IWUVIIIWI.IW\tÉ ^\t¦ Vols au départ de Montréal.Réservation avant le 30 mai.Tarifs aller simple incluant les taxes, les surcharges et les frais obligatoires*.\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t CHICAGO NEW YORK\tWASHINGTON Dulles 381 $\t255 $\t359 $ ^ Taxes et frais compris\tTaxes et frais compris\tTaxes et frais compris ^ Réservez en ligne, appelez au 1-888-619-8622 ou contactez votre agent de voyages.flyporter.com 'Réservation avant le 30 mai 2012.Voyage avant le 31 août 2012.Description détaillée des tarifs pour tous les itinéraires sur flyporter.com.Porter peut exiger un achat à l\u2019avance dans certains marchés.Tarifs aller simple en classe Fixe au départ de la ville.Les tarifs à destination de la ville peuvent être différents.Nouvelles réservations seulement.Les tarifs incluent les taxes gouvernementales et les frais obligatoires.Ces montants peuvent aller jusqu\u2019à 150 $ par aller simple selon la destination.Les taxes étrangères fluctuent selon le taux de change en vigueur.Les frais pour des services optionnels, tels que les changements d\u2019itinéraire, les bagages supplémentaires, la présélection de siège ou d\u2019autres demandes spéciales, peuvent s\u2019ajouter au montant total.Tarifs non remboursables.Il est possible de changer d\u2019itinéraire moyennant des frais allant jusqu\u2019à 200 $ par personne et par trajet, plus toute différence de tarif.Les tarifs sont fonction de la disponibilité.Certaines conditions (incluant des frais de 20 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un deuxième bagage, et les frais pour bagages excédentaires et/ou trop lourds) peuvent changer sans préavis et ne sont garanties qu\u2019à l\u2019émission du billet.Renseignez-vous auprès de Porter ou de votre agent de voyages. A 6 LE DEVOIR LE JEUDI 24 MAI 2012 ACTUALITES Enbridge, un projet plus néfaste que prévu L\u2019acheminement par pipeline de sables bitumineux constitue un risque sérieux selon une étude LOUIS-GILLES FRANCŒUR Le projet d\u2019Enbridge d\u2019acheminer par pipeline du pétrole des sables bitumineux vers Montréal à partir des raffineries de Sarnia pourrait s\u2019avérer beaucoup plus problématique que prévu, selon un rapport publié hier par le groupe Environmental Defense.Le projet, selon ce rapport, serait particulièrement risqué pour l\u2019Ontario, qui en accueille la majeure partie.En-bridge se proposait initialement d\u2019inverser son pipeline n\u201c 9, qui pompe le pétrole importé, du port de Montréal vers Sarnia.En inversant le flux du pipeline, le pétrole de l\u2019Ouest canadien, qui se voyage présentement de l\u2019Ouest à Sarnia, filerait dorénavant jusqu\u2019à Montréal et de là, vers Portland dans le Maine.Ce projet, nommé Trailbreaker, ne serait plus actif, soutient Enbridge.Elle a plutôt présenté un projet d\u2019inversion limitée de sa ligne n\u201c 9 de Sarnia jusqu\u2019à Westover, près de Hamilton.C\u2019est ce projet qui fait depuis hier l\u2019objet d\u2019audiences de- Le projet réel pose des risques sérieux parce qu\u2019il traverse trois rivières importantes vant l\u2019Office national de l\u2019énergie (ONE) à London, en,Ontario.À ces audiences, TONE refuse de considérer que ce projet va transporter en réalité du pétrole des sables bitumineux jusqu\u2019à Montréal, expliquait,hier Steven Guil-beault, d\u2019Equiterre.L\u2019ONE s\u2019en tient à la description du projet par Enbridge, soit que l\u2019inversion débattue ne touche que le tronçon Sarnia-Wes-tover et qu\u2019il s\u2019agit de pétrole léger.Or, la semaine dernière, par communiqué officiel, Enbridge annonçait que son pipeline n\u201c 9 allait transporter du bitumen, et non du pétrole léger, de Sarnia à Montréal.L\u2019ONE a accordé tout juste trois semaines aux groupes environnementaux pour analyser le projet d\u2019Enbridge, pour dénicher des experts et préparer une contre-expertise sur un projet qui n\u2019est pas celui rendu public par Enbridge.Or, selon l\u2019étude d\u2019Environ-mental Defense, le projet réel pose des risques sérieux parce qu\u2019il traverse trois rivières importantes, le lac Ontario et les falaises de Niagara.Le bitumen qu\u2019il trans- LUCAS JACKSON REUTERS Les pipelines transportant du bitumen seraient plus à risque de fuites, selon une étude.portera est 20 fois plus acide que du pétrole léger.Il contient 10 fois plus de soufre, ce qui aura des impacts sur la qualité de l\u2019air à Montréal et à Sarnia.Son taux de corrosion double chaque fois qu\u2019on augmentera la température du bitumen pour faciliter son écoulement, sans compter le fait que ce pétrole «épais et gluant» est aussi abrasif puisqu\u2019il contient du quartz et des particules de pjjrite.Parce que ce bitumen de l\u2019Ouest est de 40 à 70 fois plus épais que du pétrole léger, la pression doit être radicalement augmentée dans le pipe- line, qui date de 1975, ce qui augmente de trois fois le risque de fuites majeures.Dans un cas similaire en 2010 au Michigan, le nettoyage d\u2019une de ces fuites a coûté 18 fois plus cher qu\u2019une fuite de pétrole classique.Le Devoir m PROFITEZ DE CHAQUE MINUTE ET ÉCONOMISEZ! Avec une minuterie pour filtre de piscine, vous pourriez économiser plus de 85 $ par été sur vos coûts d'électricité, sans compromettre la qualité de l'eau.De plus, vous éviterez les arrêts et démarrages manuels de la pompe.Une façon simple et économique de profiter de l'été ! Recherchez le rabais à la caisse de 10 $ chez les détaillants participants.www.hydroquebec.com/residentiel/minuterie Quebec ASSURANCE-EMPLOI Ottawa ne fournit plus de données complètes HEATHER SCOFFIELD à Ottawa Le gouvernement conservateur a cessé la publication de données importantes sur l\u2019emploi au pays alors qu\u2019il s\u2019apprête à effectuer des changements au programme d\u2019as-surance-empîoi.La ministre des Ressources humaines, Diane Einley, doit annoncer les détails de cette réforme aujourd\u2019hui.Les modifications viseraient plus particulièrement les travailleurs qui font fréquemment des demandes de prestations d\u2019assurance-emploi.Des sources ont révélé que les changements pourraient comprendre une baisse progressive des prestations pour les gens qui ont souvent recours au programme, une mesure qui toucherait directement les employés saisonniers.La refonte, qui aurait fait l\u2019objet de multiples ajustements même à la veille de son dévoilement d\u2019après les sources, doit resserrer les règles de l\u2019assurance-emploi et la définition de ce qui constitue un « travail approprié » et une «offre d\u2019emploi raisonnable» tout en tenant compte des réalités régionales.La Presse canadienne a toutefois appris que le ministère de M\u201c® Einley avait cessé de transmettre à Statistique Canada les renseignements les plus récents concernant les sommes versées par le fédéral à chaque province pour l\u2019assurance-emploi, et le nombre moyen de semaines de prestations dans chaque région du pays.Un porte-parole de l\u2019organisme fédéral a déclaré que des incohérences avaient été découvertes il y a un an dans les chiffres fournis par le ministère des Ressources humaines et que personne n\u2019avait réussi à résoudre le problème.Une note de service interne obtenue par La Presse canadienne montre que, en dépit de ces incohérences.Statistique Canada avait été capable de réaliser des tableaux durant la dernière année, mais que, à compter de mai 2012, il n\u2019y aurait plus assez de données pour le faire.La Presse eanadienne Dernière journée du couple princier Regina \u2014 La dernière journée du prince de Galles et de la duchesse de Cornouailles au Canada a été passablement occupée, le couple princier rencontrant encore plus de ces gens qui, selon ses dires, ont été une source d\u2019inspiration tout au long de son bref voyage.De passage à l\u2019Assemblée lé^slative de la Saskatchewan hier, le prince Charles et son épouse Camilla ont fait la connaissance du premier ministre de la province.Brad Hall, et remis six médailles du Jubilé de diamant.Ces médailles ont été créées à l\u2019occasion du 60® anniversaire de l\u2019accession d\u2019Elizabeth II au trône afin de récompenser les citoyens ayant apporté une contribution importante à la société.Des centaines de personnes avaient bravé la pluie et le vent pour saluer le couple princier à son arrivée au siège du pouvoir de la Saskatchewan à Re^a.Leur journée bien remplie s\u2019est conclue par une réception en compagnie du premier ministre Stephen Harper, suivi d\u2019un concert de l\u2019Orchestre symphonique de Regina.Le prince Charles et la duchesse Camilla, qui ont amorcé leur périple de quatre jours au Nouveau-Brunswick lundi, devaient reprendre l\u2019avion pour la Grande-Bretagne hier soir.- La Presse canadienne LE DEVOIR, LE JEUDI 24 MAI 2012 A 7 LE MONDE LES ETATS CHARNIERES Le nouveau spot anti-Obama à 25 millions de dollars PHILIPPE BERNARD ¦ lie a voté pour Obama en 2008 mais on ne l\u2019y ^ reprendra plus.Elle n\u2019a pas de nom mais va evenir l\u2019une des vedettes de la campagne prési-entielle américaine.Le spot télévisé sur lequel apparaît cette mère de famille déçue par le président américain est la pièce maîtresse d\u2019un pilonnage, publicitaire programmé sur les chaînes de dk Etats ciblés, les «swing states», où se joue le scrutin du 6 novembre.Budget: 25 millions de dollars financés par Crossroads GPS, officine de propagande pro-ré-publicaine créée par Karl Rove, ancien stratège de George W.Bush.L\u2019identité du producteur de ce film de 60 secondes, révélé par le New York Times, laissait présager le pire : Larry McCarthy est l\u2019auteur de plusieurs des publicités les plus agressives et parfois les plus diffamatoires de Lhistoire politique américaine récente, celles qui sont censées avoir «tué» les candidatures des démocrates Michael Dukakis en 1988 et John Kerry en 2004.Le produit fini se présente tout au contraire comme la chronique toute en nostalgie des espoirs déçus d\u2019une famille américaine moyenne.Une femme regarde ses enfants jouer : « J\u2019ai toujours aimé regardé les gosses jouer au basket», confie-t-elle.Mais, tandis que son sourire se fige, ses cheveux ^isonnent.Là voilà 20 ans plus tard, triste et inquiète, ses enfants sont revenus habiter à la maison parce qu\u2019ils n\u2019ont pas trouvé de travail; elle-même n\u2019est pas certaine de pouvoir se permettre de prendre sa retraite.Pourquoi?Parce que Barack Obama, le beau parleur pour lequel elle a voté et qui promettait le changement, a dépensé sans compter «comme si nos cartes de crédit n\u2019avaient pas de limites», rendant la dette insupportable.Assurance maladie, plan de relance, sauvetage des banques.16 000 dollars de dette par Américain.Qui va payer ?La dame ne voit pas comment ses enfants chômeurs pourront s\u2019en sortir et son beau sourire du début s\u2019est changé en une moue de désespoir.«Dites à Obama de stopper la dette tueuse d\u2019emplois», implore-t-elle en conclusion de ce spot qui ne cite pas une fois le nom de Mitt Romney, le challenger du présidenf dont il assure pourtant la promotion.Basketball \u2014 c\u2019est le nom du spot \u2014 est clairement destiné à recentrer le débat de la présidentielle sur la préoccupation centrale des électeurs, l\u2019économie, après les tentatives de Barack Obama de mettre en avant des questions de société \u2014 le droit à la contraception, le mariage des homosexuels, les prêts aux étudiants \u2014 âin de mobiliser son électorat.Mais sa forme doucereuse souligne de façon intéressante, la difficulté auquel se heurtent les professionnels de la propagande anti-Obama: beaucoup des électeurs centristes conservent de l\u2019affection pour lui.«Ils l\u2019ont aimé sincèrement», admet M.Mc Carthy.Les choses ont empiré Les argumentaires mettant en cause son intégrité ou le présentant comme un dangereux extrémiste ne les convainquent pas.C\u2019est pourquoi le message de Basketball, conçu après une série d\u2019entretiens avec des groupes tests composés d\u2019anciens électeurs d\u2019Obama, est différent.Il ne s\u2019attaque pas directement à la personnalité du président et ne met pas en cause sa légitimité, mais instille l\u2019idée que les choses ont empiré pour les familles sous sa présidence, ce que 30% des Américains pensenf selon un sondage publié mardi par le Washington Post (16% estiment que leur situation s\u2019est au contraire améfiorée).Le spot implicitement anxiogène correspond bien aussi à un autre résultat de la même enquête d\u2019opinion: 58% des Américains sont pessimistes sur leur avenir financier.Pour autanf Mitt Romney serait-il capable de faire mieux?Sur ce point l\u2019opinion est extrêmement partagée puisque chacun des deux futurs candidats ralfie 47 % des électeurs à propos de leur capacité en matière économique.Sur ce terrain a commencé une autre empoignade entre les deux hommes par spots télé interposés : alors que M.Romney met en avant la compétence que lui donnerait son passé de patron de Bain capital, une grosse société d\u2019investissement, M.Obama met en lumière les suppressions d\u2019emploi auxquels les montages financiers de Bain ont abouti.Au spot de la campagne démocrate mettant en scène l\u2019aigreur d\u2019ouvriers de l\u2019Indiana ayant perdu leur emploi à la suite du rachat de leur aciérie par Bain capital et qualifiant M.Romney de «vampire», ce dernier a répfiqué par une autre pubficité télévisée et en accusant le président de s\u2019attaquer à la fibre entreprise.Les critiques de Cory Booker, maire démocrate de Newark qualifiant A\u2019«écoeurante» cette campagne négative des deux côtés, ont fait l\u2019effet d\u2019une douche froide et ont été exploitées par le camp Romney.Ils veulent faire croire que «je ne suis pas quelqu\u2019un d\u2019honnête, que je ne suis pas une bonne personne», s\u2019est indigné le futur candidat républicain.«Etre président, ce n\u2019est pas diriger une société d\u2019investissement, a répfiqué M.Obama.Créer de la richesse, est-ce créer des emplois?La campagne américaine pourrait se focaliser sur le fonctionnement même du système capitaliste.Avec une difficulté particulière pour Barack Obama: le monde de la finance \u2014 et en particulier Bain capital \u2014 qui avait généreusement contribué à sa campagne de 2008, appréciera-t-il, cette année, ses clins d\u2019œil aux électeurs touchés par la crise et ses piques anti-Wall Street?Le Monde f AMMARAWAD REUTERS Les Égyptiennes ont fait la file hier pour voter au Caire.L\u2019Égypte élit le successeur de Moubarak Les Égyptiens élisaient hier un successeur au président déchu Hosni Moubarak, dans un scrutin historique âprement disputé par 12 candidats après des décennies d\u2019élections acquises à l\u2019ancien régime.L\u2019issue du vote est cruciale pour l\u2019orientation que prendra le pays le plus peuplé du monde arabe, avec quelque 82 millions d\u2019habitants, partagé entre la tentation islamiste et celle d\u2019une normalisation incarnée paradoxalement par des personnalités de l\u2019ère Moubarak.Les principaux prétendants sont le candidat des Erères musulmans Mohammed Morsi, l\u2019islamiste indépendant Abdel Moneim Aboul Eoutouh, le dernier premier ministre de M.Moubarak Ahmad Chafiq, l\u2019ex-minis-tre des Affaires étrangères et ancien patron de la Ligue arabe Amr Moussa et le nationaliste arabe Hamdeen Sabbahi.La participation, qui semblait moins importante qu\u2019attendu pendant la journée, était en forte hausse après le coucher du soleil et la baisse de la température.La fermeture des bureaux de vote a été repoussée d\u2019une heure, a annoncé la télévision d\u2019État.Et le vote s\u2019étale sur deux jours.Dans le quartier populaire de Saj^yeda Zeinab, des policiers assurant la sécurité d\u2019un des bureaux de vote ont demandé aux électeurs qui y ont afflué dans la soirée de «revenir demain», selon, une correspondante de l\u2019AEP.À l\u2019aube, des files d\u2019attente s\u2019étalent formées dans une ambiance bon enfant avant même l\u2019ouverture des 13000 bureaux de vote placés sous la protection d\u2019un important dispositif militaire et policier.«C\u2019est un jour merveilleux pour l\u2019Egypte.Aujourd\u2019hui, je sens que mon pays et ma dignité m\u2019ont été rendus», a affirmé avec émotion Neh-medo Abdel Hadi, une femme de 46 ans portant le niqab, devant un bureau de vote du quartier populaire de Chobra, au Caire.«S\u2019il n\u2019y avait pas eu la révolution, nous serions en train de féliciter Gamal Moubarak sur sa victoire électorale aujourd\u2019hui », a dit une autre électrice.Dalla Gamal, en allusion au fils et probable héritier de l\u2019ancien président.«Aujourd\u2019hui, je sens que mon pays et ma dignité m\u2019ont été rendus» Plus de 50 millions d\u2019électeurs sont appelés à choisir entre 12 candidats : islamistes, laïcs, de gauche ou libéraux, partisans de la révolution ou anciens responsables du régime Moubarak.Les résultats du premier tour doivent être annoncés en principe le 27 mai.Si aucun candidat ne remporte la majorité absolue, un second tour est prévu les 16 et 17 juin.«Deux types de vote sont en concurrence: le vote islamiste et le vote pour la stabilité», a affirmé Hicham Kassem, un commentateur politique.«Toutes les combinaisons sont possibles pour le second tour.» MM.Moussa et Chafiq pourraient compter sur le vote de ceux qui «veulent un retour à la normale» après 15 mois d\u2019une transition mouvementée, estjme-t-il.À Chobra, un quartier populaire du Caire, de nombreux chrétiens disaient voter pour Ahmad Chafiq.« Que Dieu nous protège si les islamistes arrivent au pouvoir et contrôlent à la fois le Parlement et la présidence», confiait l\u2019un d\u2019eux, Nassim Ghaly.Mais M.Chafiq, ancien général abhorré par les partisans de la révolution, a été la cible de jets de chaussures à la sortie d\u2019un bureau de vote.Malgré l\u2019obligation de respecter le « silence électoral», des candidats ont continué à donner des interviews pour appeler leurs partisans à voter pour eux et dénoncer leurs rivaux.Pa-rouk Soltane, le chef de la commission électorale, a déclaré lors d\u2019une conférence de presse avoir renvoyé les violations devant le Parquet général.Le Conseil militaire au pouvoir depuis la chute de Moubarak, très critiqué pour sa gestion de la transition, émaillée de violences, s\u2019est engagé à remettre le pouvoir au nouveau président avant la fin juin.De nombreux analystes estiment toutefois que l\u2019armée, épine dorsale du système depuis la chute de la monarchie en 1952 et qui détient un patrimoine économique considérable, restera un acteur important de la vie politique.Agence France-Presse Amnistie internationale accuse l\u2019armée birmane de crimes contre l\u2019humanité Amnistie internationale a accusé hier l\u2019armée birmane de crimes contre l\u2019humanité dans les régions habitées par des minorités ethniques où des combats avec les rebelles ont jeté une ombre sur les réformes du gouvernement.«Le gouvernement a mis en place des réformes politiques et économiques limitées, mais les violations des droits de la personne et les violations du droit international dans les zones des minorités ethniques ont augmenté» en 2011, a dénoncé l\u2019organisation dans son rapport annuel.«Certaines d\u2019entre elles ont constitué des crimes contre l\u2019humanité ou des crimes de guerre.» Amnistie a accusé les soldats birmans d\u2019avoir déclenché des «attaques aveugles» qui ont parfois visé des ciyils membres de minorités ethniques.Dans l\u2019État du Kachin, dans l\u2019extrême nord de la Birmanie, où des combats font rage depuis près d\u2019un an, il y a eu des témoignages d\u2019exécutions extrajudiciaires, de bombardements aveugles ayant provoqué la mort d\u2019enfants, de travail forcé et de destruction illégale de biens ef de nourriture, a ajouté le rapport.Dans l\u2019État de Shan voisin, des civils ont été torturés et détenus arbitrairement, a encore assuré Amnistie.«Des soldats ont sexuellement agressé des civils kachin et shan», a-t-il insisté.L\u2019organisation a en outre accusé les autorités de bloquer l\u2019aide humanitaire destinée aux dizaines de milliers de personnes déplacées par les combats.Le gouvernement birman constitué d\u2019anciens militaires réformateurs, qui a succédé à la junte en mars 2011, a depuis multiplié les réformes politiques spectaculaires.Il a notamment en- rv Lire aussi > Amnistie salue le courage des \" manifestants partout dans le monde.ledevoir.com tamé des négociations avec les minorités ethniques, dont beaucoup n\u2019ont jamais pacifié leurs relations avec le pouvoir central depuis l\u2019indépendance en 1948.Agence France-Presse REPERES La méthode Poutine Claude cx / Lévesque La Chambre basse de la Eédération de Russie, la Douma, a approuvé en première lecture, cette semaine, une nouvelle loi qui multiplie par 200 le montant des amendes imposées aux citoyens qui participent «activement» à des manifestations non autorisées.Plusieurs députés d\u2019opposition ont dénoncé les nouvelles mesures, y voyant une tentative d\u2019étouffer la critique et mettant le pouvoir en garde contre la colère et les possibles débordements qu\u2019elle pourrait susciter.Mardi, jour du vote en première lecture, la police a arrêté le chef et plusieurs membres du parti d\u2019opposition Yabloko, qui tentaient de manifester à l\u2019extérieur du parlement.Eaisant fi des critiques, Vladimir Poutine, le président russe, a par ailleurs nommé à de hauts postes certaines des personnalités les plus détestées de son entourage.Plusieurs manifestations réunissant parfois plus de 100000 personnes ont eu fieu à Moscou pendant l\u2019hiver au lendemain des législatives jugées truquées et au cours de la campagne pour la présidentielle qui a suivi et qui s\u2019est terminée avec le retour à la fonction suprême de M.Poutine.La veille de la prestation de serment de ce dernier, début mai, une nouvelle manifestation a dégénéré en un violent affrontement avec la police dans un parc de Moscou.Des centaines de protestataires ont été arrêtés, et plusieurs dizaines d\u2019entre eux ont été blessés.Human Rights Watch a sévèrement condamné ces arrestations, qui auraient visé aussi bien les manifestants pacifiques que la poignée de casseurs, et l\u2019usage d\u2019une «force excessive».«Même quand une protestation publique devient désordonnée et que les policiers font face à de la violence de la part de certains protestataires, cela ne justifie ni l\u2019usage sans discernement d\u2019une force excessive ni les détentions arbitraires», a écrit Hugh Williamson, le directeur de la division Europe et Asie centrale de HRW, dans un communiqué.Après ces événements, les opposants au maître du Kremlin ont organisé des manifestations quotidiennes dans différents parcs et boulevards de Moscou, chaque fois dispersées par les forces de l\u2019ordre.D\u2019autres politiciens appartenant à des partis d\u2019opposition ont été emprisonnés.La nouvelle loi fait passer l\u2019amende pour la participation à une manifestation interdite de 160$ à 32250$.Vladimir Poutine a succédé à Boris Eltsine comme président de la Russie en 1999.Il a occupé ce poste pendant deux mandats, de 1999 à 2008, avant de le céder à Dmitri Medvedev puisque la loi lui interdisait de solliciter un troisième mandat consécutif.Disons-le tout de suite, le Québec n\u2019est pas la Russie, même si les deux pays possèdent beaucoup de taïga et de toundra et qu\u2019ils subissent des hivers la plupart du temps rigoureux.D\u2019abord, les Russes réussissent mieux le bortsch, et les Québécois la.poutine.Ensuite, les systèmes politiques sont différents.Les hommes qui les dominent aussi.Idem pour la férocité de la répression, la plupart du temps.D\u2019autre parfi il faut remonter beaucoup plus loin dans l\u2019histoire du Québec que dans celle de la Russie pour pouvoir parler sans déconner d\u2019une opposition qui a recours aux bombes et aux prises d\u2019otages.Cela dit, les politiques gouvernementales font de très nombreux mécontents dans le monde entier par les temps qui courent et le dialogue, entre deux élections, se limite souvent à ces deux mots : cause toujours.La nouvelle loi fait passer l\u2019amende pour la participation à une manifestation interdite de 160$ à 32250$ Appel à Monsieur Jean Charest, premier ministre du Québec\t J'ai un fils révolté Un fils humilié J'ai un fUs qui demain Sera un assassin\tMonsieur Charest, Vous connaissez ies paroies du poète.Faites qu'eiies ne deviennent pas prophétie.Alors moi j'ai eu peur Et J'ai crié à l'aide Au secours, quelqu'un Legros voisin d'en face Est accouru armé Grossier, étranger Pour abattre mon fUs Une bonne fois pour toutes Et lui casser les reins Et le dos et la tête Et le bec, et les ailes Alouette, ah!\tAiors vous devez rappeier votre ioi et vos chiens.Rappeiez aussi les policiers.Dans ia rue, ce sont nos fiis et nos fiiies, nos frères et nos sœurs, nos pères et nos mères qui sortent aujourd\u2019hui vomir vos poiitiques et vos magouiiies.Laissez dire aux québécois qu\u2019iis n\u2019en peuvent plus de votre gouvernement.Ne transformez pas nos fils et nos filles en malfaiteurs par association.Célébrez plutôt la pugnacité et la conviction de cette jeunesse.Elle est l\u2019armature du Québec de demain et nous la voulons ainsi, instruite et volontaire.Mon fils est en prison Et moi Je sens en moi Dans le tr^onds de moi Malgré moi, malgré moi Pour la première fois Malgré moi, malgré moi Entre la chair et Vos S'installer la colère\tJe me souviens et je ne souviendrai.Faites néanmoins que le rouge auquel on vous associe soit celui du parti Libéral et non le sang de notre famille dans la rue.Déjà il y en a trop eu.Beaucoup trop Monsieur Charest.Richard Brunet, citoyen.Félix Leclerc.\t A 8 LE DEVOIR LE JEUDI 24 MAI 2012 EDITORIAL FACEBOOK Un citron trop pressé ?L\u2019arrivée en Bourse du plus important réseau social au monde, Facebook, ne s\u2019est pas faite sans heurts pour les nouveaux actionnaires, dont plusieurs rêvaient sans doute d\u2019empocher un gain aussi rapide que facile.Pas de chance puisque le titre a perdu 20 % de sa valeur initiale en quelques séances.Ce qui amène les autorités à enquêter pour savoir si tout a été fait selon les règles.Q Jean-Robert Sansfaçon uelques jours à peine après son premier appel à l\u2019épargne publique, Facebook fait face à des enquêtes de la part de trois organismes de contrôle américains et à plusieurs poursuites de firmes d\u2019investissement qui prétendent qu\u2019on leur a caché des renseignements financiers de dernière minute.Il va sans dire que la chute de l\u2019action y est pour quelque chose dans cette réaction rapide des autorités et surtout des investisseurs frustrés.Si l\u2019action avait grimpé à 60$ au lieu de baisser à 30$, personne ne se serait plaint! il n\u2019en est pas moins troublant d\u2019apprendre que les analystes des banques d\u2019affaires chargées de fixer le prix initial de l\u2019action auraient informé certains investisseurs d\u2019une révision à la baisse des prévisions des profits de Facebook dans les jours qui ont pré-cédé son entrée en Bourse.f\tMais par-delà ces irrégularités présumées, il y a le prix de départ lui-même qui pose problème, v ; ^ À l\u2019heure actuelle, une société comme Apple qui A ,\ttrône au sommet des valeurs en capital sur les jj\tBourses américaines s\u2019échange selon un ratio y/ approximatif de 12 fois les bénéfices annuels, et ^\tGoogle à 15 fois pour l\u2019année en coins.En fixant le prix de l\u2019action à 38$ au lieu de 26$ comme il avait été prévu initialement, et en émettant une quantité de titres plus importante, les preneurs fermes et les propriétaires ont voulu profiter de la grande notoriété de Facebook pour tirer le plus d\u2019argent possible de l\u2019opération.En d\u2019autres mots, ils ont poussé le bouchon de la cupidité un peu loin ! Il n\u2019est pas anormal que les propriétaires d\u2019une société privée qui choisissent de faire appel à l\u2019épargne publique pour croître tentent d\u2019obtenir le plus possible de leurs nouveaux actionnaires.De même pour le sjmdicat financier, dont les honoraires sont proportionnels à l\u2019importance de l\u2019émission.Dans le cas présent, il est question d\u2019honoraires de 100 millions pour le leader du groupe, la banque Morgan Stanley, ce qui est considérable ! Mais pour assurer la réussite de l\u2019opération, il faut aussi que les nouveaux actionnaires aient l\u2019espoir de voir le titre s\u2019apprécier.Si tout est fait dans les normes, c\u2019est aux investisseurs qu\u2019il appartient donc de décider s\u2019ils sont prêts à prendre le risque de payer un prix plus élevé qu\u2019à l\u2019habitude dans l\u2019espoir d\u2019un gain futur.A 75 fois les profits, ces investisseurs misent essentiellement sur le potentiel de croissance à moyen et long terme.Dans le cas de Facebook, ce potentiel réside dans un public cible pour la publicité de 900 millions d\u2019utilisateurs.Ce n\u2019est pas rien, mais il s\u2019agit d\u2019un marché très convoité par d\u2019autres géants comme les quotidiens, la télévision, Google, YouTube, et tous les sites Web qui naissent chaque jour.Hier, le titre Facebook (FB-U) avait repris 3,5%, à 32,09$, dans un marché baissier, ce qui le laisse encore largement sous son prix initial.Ainsi va la Bourse pour les titres de technologie dont le passé n\u2019est jamais gage d\u2019avenir.CRISE ÉTUDIANTE DANS LE MONDE Le serpent de mer Serge Truffaut 1 se passe dans les rues de Montréal, ce qui se passe dans les rues de Madrid, Rome, Athènes, Santiago et ailleurs en Europe comme en Amérique du Sud : après leurs collègues britanniques, les étudiants clament des slogans contre les augmentations des droits de scolarité souvent accompagnés par une réduction des services.Aux Etats-Unis également ils ont défilé, mais dans le cadre d\u2019un mouvement plus large : Occupy Wall Street.En effet, ils ont rejoint et animé ce dernier afin de sensibiliser leurs concitoyens à la traduction financière de la hausse évoquée plus haut, soit un taux d\u2019endettement record.Comparativement à l\u2019Europe, le Chili et le Québec, les Etats-Unis ont ceci de riche en enseignements divers qu\u2019ils proposent un historique, un bilan inhérent y à la majoration des coûts décrétée au début des I\t¦ années 90.Antérieurement à celle-ci, 40% des %_______ étudiants à l\u2019université avaient contracté un prêt- bourse.Aujourd\u2019hui, leur nombre avoisine les deux tiers.On vous fera grâce de la batterie de chiffres qui émaillent les analyses récentes de l\u2019agence de potation Moody\u2019s et de la Réserve fédérale de l\u2019État de New York pour mieux retenir que la dette « scolaire » combinée des jeunes Américains totalise 1000 milliards de dollars.Pour plus d\u2019un observateur, le pays est confronté à une nouvelle bulle financière propre à faire tanguer l\u2019économie du pays.Cela souligné, l\u2019exemple américain mérite, pour ne pas dire commande, une méditation, une réflexion approfondie sur ce qu\u2019il faut bien appeler les effets pervers de l\u2019augmentation.Au cours des dernières semaines, une ribambelle d\u2019enquêtes journalistiques ont mis en relief un nombre sidérant de dérives.Forts de la manne découlant de cette hausse des coûts et afin d\u2019attirer les meilleurs profs et les meilleurs étudiants, les administrateurs ont beaucoup dépensé à la périphérie de l\u2019enseignement et de la recherche comme tels.A l\u2019Université de l\u2019Ohio, qui symbolise à elle seule les dérives en question, là on a construit un golf.Ici, on a construit un aéroport.Là, on a érigé des murs pour les amateurs d\u2019alpinisme.Ici, le recteur a dépensé plus d\u2019un demi-million en voyages professionnels sur un an pt plus pendant que son collègue responsable d\u2019une université d\u2019État enregistrait une augmentation prononcée de son salaire annuel (2 millions).Là, on s\u2019est doté d\u2019un gymnase qui, selon le témoignage d\u2019un journaliste du New York Times, rivalise, pour ce qui est de l\u2019équipement et de l\u2019esthétique, avec les gymnases fréquentés par les courtiers de Wall Street.Ici, pour attirer les «bons» profs, on a greffé un certain nombre d\u2019années sabbatiques à un bon salaire.Quoi d\u2019autre?Pratiquement partout, on a multiplié les services d\u2019aide professionnelle et psychologique.Autrement dit, la hausse des coûts décrétée au nom du juste et noble principe de la recherche et d\u2019un enseignement de qualité s\u2019est muée à bien des égards en un serpent de mer.De fait, aujourd\u2019hui, une majorité de dirigeants d\u2019universités estiment qu\u2019il faut modifier le modèle d\u2019affaires de fond en comble pour mieux intégrer des sources de financement autres que les étudiants.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOFARO ¦p0NN\u20ac i A LETTRES Enfants-rois?Qn peut faire dire ce qu\u2019on veut aux chiffres et le gouvernement Charest ne s\u2019en prive pas.Il n\u2019en demeure pas moins que certains étudiants de milieu modeste, surtout s\u2019ils viennent de l\u2019extérieur des villes, ne pourront jamais accéder à une université de plus en plus chère.Et cela n\u2019est pas acceptable dans la social-démo-cratie du Québec oû la marchandisation de l\u2019éducation n\u2019a pas sa place, peu importe que ce soit la norme dans l\u2019Amérique du Nord anglo-saxonne.Plusieurs traitent les étudiants qui manifestent depuis 100 jours d\u2019enfants-rois.Mais sont-ce bien eux les enfants gâtés ?Qui a payé 600 $ par année à l\u2019université ?Les baby-boomers.Qui a eu des emplois à volonté à la fin des études ?Les babyboomers.Qui profite de retraites à 55 ou 60 ans?Les baby-boomers.Qui jouit de pensions dorées ?Les baby-boomers.Qui a droit au fractionnement des revenus à la retraite ?Les baby-boomers.Je le sais, j\u2019en suis un et j\u2019ai eu tout cela.Tout cela, les jeunes ne l\u2019ont pas ou ne l\u2019auront pas parce que les baby-boomers ont endetté la société sans compter et parce qu\u2019en plus, ces jeunes devront continuer de payer durant toute leur vie adulte de travailleur pour maintenir les privilèges des baby-boomers âgés.Et voilà qu\u2019à des milliers de dollars en droits de scolarité et en frais afférents à l\u2019université, on veut leur rajouter en 1625 et indexer le tout ! Les jeunes en ont ras-le-bol et je les comprends tout à fait.C\u2019est aux baby-boomers rois, pas encore et toujours aux jeunes, d\u2019en donner plus maintenant.Et personnellement, je suis prêt à le faire.Nous avons une belle jeunesse qui rêve d\u2019un monde meilleur, plus égalitaire et plus écologique et nous devons en être fiers et les appuyer.Ce serait bien que notre ministre de la Jeunesse comprenne cela.Jean Pinze Baby-boomergâté de 66 ans Québec, le 23 mai 2012 Victoire collatérale Au nombre des dommages collatéraux causés par les offensives malsaines du Fard libéral du Québec, on peut compter le discrédit jeté à la face des policiers, le doute sur l\u2019intégrité des juges, l\u2019honnêteté biaisée des maisons de sondages et même, mardi, la crédibilité des météorologues.Coudonc ! Qnt-ils fait exprès pour nous assurer qu\u2019il y aura des orages tout l\u2019après-midi au-dessus des manifestations à Montréal?Mais il y a aussi une victoire collatérale inattendue.Avec toutes ces soirées animées aux chaudrons et cuillères, ces manifestations improvisées dans les différents coins de la ville, il souffle un vent de fraîcheur dans les rues de Montréal: les voisins se voient.Qn associe des visages, souvent entrevus mais jamais remarqués, à des événements communautaires importants pour tous.Le lien vient de se faire entre la maison, le quartier, la politique locale, la politique nationale et la polidque internationale.Désormais, les gens vont se saluer, se parler.Maintenant, mine de rien, s\u2019amorcent entre voisins des rencontres, des discussions, des veillées sur les perrons et sur les balcons de Montréal.Le voisinage sera de moins en moins étranger.Ça, c\u2019est une vraie de vraie victoire politique ! Il faut répéter ce tapage sympathique, éventuellement sous d\u2019autres formes, jusqu\u2019à ce que le territoire soit entièrement occupé par des voisins qui se reconnaissent, se parlent, se fréquentent au hasard des jours et se connaissent au fil des ans.C\u2019est comme ça qu\u2019on habite un lieu, c\u2019est comme ça que nous devenons citoyens.J\u2019ai le cœur gonflé de joie.Jaber Lutfi Le 23 mai 2012 LIBRE OPINION Mauvaise foi populaire ISABELLE MORISSETTE Enseignante au collège Bois-de-Boulogne Je suis une enseignante en littérature au collège Bois-de-Boulogne, dont la session vient d\u2019être suspendue en vertu de la loi spéciale.Je suis contre la hausse des droits de scolarité, mais contre la gratuité scolaire.Je suis pour le droit de grève voté démocratiquement par les associations étudiantes et contre les injonctions.Je suis contre la loi spéciale et contre la désobéissance civile.Depuis le début du conflit, je n\u2019ai jamais eu peur d\u2019exprimer mes opinions, ni d\u2019en débattre avec mes étudiants, mes collègues, ma famille et mes amis, dont je respecte tous les points de vue.Cependant, je suis indignée par la mauvaise foi populaire, qui se lave les mains de toute responsabilité en poussant l\u2019odieux jusqu\u2019à se positionner en tant que victime et dont l\u2019opinion trahit à la fois son mépris des étudiants et son incompréhension générale du système de l\u2019éducation.L\u2019absence d\u2019ouverture du gouvernement Charest est certainement responsable de la dérive de la situation, mais elle résulte de l\u2019encouragement public à maintenir la ligne dure et à ne pas négocier.[.] Une bonne partie de la population croyait que les étudiants se payaient des vacances et rentreraient en classe la queue entre les jambes quand la menace d\u2019annulation de session se ferait sentir.Je suis personnellement très impressionnée par la ténacité des étudiants en grève et le courage de leurs convictions, car même si on ne semble s\u2019en rendre compte qu\u2019au-jourd\u2019hui, le combat des étudiants contre la hausse n\u2019est depuis le début que le germe d\u2019un combat idéologique contre un système libéral capitaliste qui essaie de faire croire aux Québécois que la province n\u2019a pas les moyens de ses idéaux et que notre salut ne dépend que de l\u2019économje.Quand le ménage des finances de l\u2019État commencera par la condamnation de la corruption, des abus administratifs, des évasions fiscales et par la limitation des parachutes dorés des entreprises subventionnées ; quand le gouvernement sera capable de négocier des redevances décentes dans l\u2019exploitation de nos ressources naturelles, plutôt que de vendre notre électricité au rabais et de promettre des infrastructures dans le Grand Nord alors que celles de ses métropoles tombent en morceaux, bref, quand on fera un vrai ménage en commençant par le haut dans la volonté de mettre en place un système qui profite à tous, alors peut-être que la classe étudiante aura envie elle aussi de se serrer la ceinture, en signe de solidarité.La gauche étudiante est dépeinte comme un regroupement d\u2019enfants-rois qui devront apprendre à se faire dire non [.].Des enfants gâtés qui possèdent tous des iPhone et voyagent à Cuba, quand ils ne sirotent pas des sangrias sur une terrasse à Qutremont.En tant qu\u2019enseignante au collégial, je connais bien cette génération dépeinte de façon condescendante par nos médias, seulement ce portrait n\u2019est pas celui des étudiants militants, car un enfant-roi, par définition, est égocentrique et a-social.Il n\u2019est surtout pas prêt à risquer sa session pour que tops aient un meilleur accès à l\u2019éducation.A vrai dire, la génération des enfants-rois regroupe plutôt la majorité des étudiants qui ne votent pas, parce que quatre heures d\u2019assemblée, ce sont qua- tre heures de trop dans leur horaire plein de vide, et qui se plaignent d\u2019insolation quand le débat se fait à l\u2019extérieur pour réunir tout le monde, selon les règles du code Morin.[.] Comme plusieurs, je suis outrée par la loi spéciale décrétée par le gouvernement, mais je lui suis reconnaissante de m\u2019avoir libérée du cauchemar des injonctions, dans lequel m\u2019ont plongée la Cour et mes concitoyens.Cette loi spéciale plonge maintenant l\u2019ensemble de la population dans la situation des professeurs soumis aux injonctions, c\u2019est-à-dire face à des manifestants de plus en plus en colère, revendiquant la désobéissance civile qui a commencé par le non-respect des injonctions.Les questions que l\u2019on se pose aujourd\u2019hui, à savoir si le port du carré rouge est un geste de désobéissance civile, à délimiter ce qu\u2019il est possible de dire et d\u2019écrire, de faire ou de ne pas faire, je me les suis toutes posées avant de me présenter en classe pour UN étudiant, après plusieurs nuits d\u2019insomnie alimentées par les images des situations de Rosemont et de Lionel-Groulx.Je n\u2019en voudrai jamais à cet étudiant qui a dû débourser les frais élevés d\u2019un avocat pour une solution qui, comme la loi spéciale, en plus de ne pas régler le problème, l\u2019a simplement envenimé.Mais je me souviendrai d\u2019une société obnubilée par l\u2019ordre qui n\u2019a jamais pris en considération la praticabilité des injonctions et le danger dans lequel elles plaçaient les professeurs et les établissements d\u2019enseignement, en leur refilant le problème d\u2019un gouvernement encouragé par sa population à ne pas céder sous la pression des étudiants.[.] LE DEVOIR, LE JEUDI 24 MAI 2012 A 9 IDEES TECHNOLOGIES RADIOEREQUENCES Pour un débat guidé par la science COLLECTIF D\u2019UNIVERSITAIRES ous formons un groupe de scientifiques et d\u2019ingénieurs préoccupés par la perception des dangers pour la santé des ondes électromagnétiques dont les fréquences sont comprises entre 3 kHz et 300 GHz (ci-après nommées «radiofréquences») au Québec et ailleurs dans le monde.Nous déplorons que les véritables enjeux pour la société concernant l\u2019utilisation des systèmes de communication radiofréquences soient occultés par l\u2019unique question des soi-disant effets de ces ondes sur la santé.Nous croyons que les craintes suscitées par les radiofréquences sont basées principalement sur 1.une méconnaissance de la nature de ces ondes et de leurs interactions avec le corps humain, 2.une mauvaise lecture de la littérature scientifique sur le sujet, et 3.une méfiance envers les organismes locaux, nationaux et internationaux de santé publique.11 serait dommage que des décisions politiques ou économiques importantes pour notre nation soient prises dans un climat de peur plutôt qu\u2019à la suite d\u2019un raisonnement scientifique posé.C\u2019est pourquoi nous espérons que cette lettre ouverte contribuera à ramener la perception du danger posé par ces ondes au niveau de leurs dangers réels afin de permettre au débat de progresser de manière responsable, éclairé par la démarche scientifique.Compteurs « intelligents » Depuis le début de l\u2019année 2012, le sujet des effets des radiofréquences sur la santé est omniprésent dans les médias québécois.Les préoccupations latentes de nos concitoyens ont été exacerbées par l\u2019annonce d\u2019Hydro-Québec de l\u2019installation imminente de 3,8 millions de compteurs dits «intelligents» dans les foyers québécois.Ces compteurs émettent à des fréquences très proches de celles utilisées par les téléphones cellulaires et les routeurs sans fil (WiFi).Quant à l\u2019intensité des émissions, Hydro-Qué-bec certifie qu\u2019elle est environ 100000 fois inférieure aux normes canadiennes.Et pourtant, plusieurs regroupements citoyens continuent de clamer haut et fort les dangers de ces compteurs pour la santé.Une pétition souhaitant un moratoire sur l\u2019installation des compteurs intelligents, déposée à l\u2019Assemblée nationale du Québec, a recueilli environ 10000 signatures en janvier 2012.Ceux qui proposent ce moratoire souhaitent ainsi emboîter le pas au comté de Santa Cruz, en Californie, qui le 25 janvier 2012 a décrété un tel moratoire d\u2019un an sur l\u2019installation de compteurs intelligents dans les foyers.En désaccord Les principaux arguments contre l\u2019installation des compteurs intelligents, comme relevés dans les médias et ayant trait à leurs soi-disant effets sur la santé, sont les suivants.Nous les rapportons de bonne foi, mais nous sommes en désaccord avec ceux-ci.1.\tCertaines études montrent que l\u2019usage du téléphone cellulaire augmente les risques de cancer du cerveau chez l\u2019utilisateur.De plus, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) classe les ondes électromagnétiques dans la catégorie 2B, soit possiblement cancérogènes pour l\u2019homme.Ainsi, il vaudrait mieux employer le principe de précaution et réduire nos expositions à ces ondes.2.\tCertaines personnes rapportent des problèmes de santé (stress, maux de tête, insomnies, palpitations cardiaques) qu\u2019ils attribuent à la présence de radiofréquences dans leur entourage.Qn api^lle communément cette condition l\u2019hypersensibilité électromagnétique (HSEM).Qn avance qu\u2019elle pourrait devenir beaucoup plus fréquente avec l\u2019installation des compteurs intelligents.3.\tLes normes de sécurité actuelles ne prennent pas en compte les effets biologiques non oJ^ ^%^^ace\\fT i I ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Février 2012.Des citoyens opposés à i\u2019instaiiation des nouveaux compteurs manifestent devant ie siège sociai d\u2019Hydro-Québec.D\u2019autres manifestations du genre ont depuis eu iieu dans ia métropoie, notamment iors des premiers jours d\u2019audiences devant ia Régie de i\u2019énergie.thermiques, c\u2019est-à-dire les effets autres que le simple échauffement des tissus après une exposition aux ondes.Ils ne tiennent pas compte, non plus, des effets d\u2019accumulation dans le corps pour une exposition à long terme aux radiofréquences.4.\tContrairement à un téléphone cellulaire ou à un routeur sans fil, les citoyens n\u2019ont aucun contrôle sur les compteurs intelligents qui émettraient des ondes jusqu\u2019à 1500 fois par jour pendant 0,06 s chaque fois (soit environ 90 s d\u2019émissions totales par jour).De plus, Hydro-Québec ne mesure que les intensités moyennes du rayonnement et ne se préoccupe pas des intensités de pointe (peak) qui sont beaucoup plus élevées.5.\tLa décision d\u2019imposer des compteurs a été prise sans véritable débat de société et notamment sans la participation du Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE) ou de commissions d\u2019études indépendantes.Pas une preuve Les actions et revendications de plusieurs poupes citoyens se basent en partie ou en totalité sur ces arguments.En tant que scientifiques, nous nous devons ici de rappeler des faits importants sur la démarche scientifique et le processus de publication chers à nos disciplines.11 est vrai que, dans chacun des cas susmentionnés, un certain nombre de publications scientifiques rapportent des observations préoccupantes, mais cela n\u2019élève aucunement ces observations au rang de preuve.La publication par un ou plusieurs chercheurs d\u2019une étude dans une revue avec comité de lecture ne constitue pas la preuve d\u2019un effet.Elle ne marque pas non plus la fin d\u2019un débat scientifique, mais bien son commencement.Ce n\u2019est qu\u2019après la réplication subséquente des résultats expérimentaux par plusieurs scientifiques indépendants qu\u2019un consensus peut progressivement naître dans la communauté.Quant aux arguments présentés ci-dessus, les expertises diverses que nous représentons nous permettent d\u2019y répondre point par point: En réponse à 1.: Les milliers d\u2019études réalisées, tant épidémiologiques qu\u2019expérimentales chez l\u2019humain, ne montrent pas de hausse des cas de cancer à la suite d\u2019une exposition aux radiofréquences de faible intensité, c\u2019est-à-dire à des intensités égales ou inférieures à celles émises par les téléphones cellulaires.Quelques études ponctuelles révélant un lien direct entre radiofréquences et santé ont été publiées, mais elles sont sévèrement critiquées par la communauté scientifique et n\u2019ont pas encore été répliquées de manière indépendante.De plus, malgré un usage croissant du téléphone cellulaire, l\u2019incidence globale du cancer du cerveau n\u2019a pas augmenté au cours des dernières années.Ces points ont été largement discutés dans les rapports de l\u2019QMS, par l\u2019j^ence française de santé et sécurité dans l\u2019environnement de travail (AESSET) efi plus près de chez nous, dans l\u2019avis de Santé publique publié par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSS) le 16 mars 2012.En réponse à 2.: L\u2019QMS et le MSSS ont aussi émis des avis clairs en ce qui concerne l\u2019hjqier-sensibilité électromagnétique, à savoir que la condition existe, mais qu\u2019elle provient de l\u2019anxiété suscitée par l\u2019existence des sources de radiofréquences dans l\u2019environnement proche de la personne et non par un effet vérifiable des ondes sur le corps.11 n\u2019existe pas non plus de preuve convaincante que quiconque soit capable, dans un test à l\u2019aveugle, de reconnaître la présence de ces ondes par leurs effets sur son corps.En réponse à 3.: En biophysique, il n\u2019existe aucun mécanisme établi par lequel une onde radiofréquence pourrait induire un effet néfaste sur les tissus humains autrement que par chauffage (effets thermiques).De plus, contrairement aux rayonnements ionisants (rayons X, LTV, gamma), il n\u2019existe aucune indication que le rayonnement radiofréquence entraîne des dommages chimiques ou physiques qui soient « bioaccumulables ».En réponse à 4.: La mesure d\u2019intensité à préconiser dans un cas comme celui-ci est la mesure de l\u2019intensité moyenne d\u2019exposition.Toute autre approche, comme la mesure de l\u2019intensité de pointe ou le nombre absolu d\u2019impulsions, confère un biais alarmiste aux résultats.De plus, nous considérons que si un débat devait avoir lieu, celui-ci devrait se concentrer exclusivement sur les effets des téléphones cellulaires sur la santé.Même si les niveaux de puissance concernés pour ceux-ci sont également faibles, ils constituent, par leur proximité avec le corps, une source d\u2019exposition supérieure à la somme de toutes les autres sources de radiofréquences dans l\u2019environnement urbain.En réponse à 5.: Dans le cas particulier des compteurs intelligents, nous sommes tous d\u2019avis qu\u2019un moratoire et une commission publique dominée largement par la question des effets des radiofréquences sur la santé ne feraient rien d\u2019autre que répéter ce qui a déjà été dit ailleurs : c\u2019est-à-dire qu\u2019il n\u2019existe pas de lien clair entre l\u2019exposition aux radiofréquences (en deçà des normes prescrites) et les problèmes de santé quels qu\u2019ils soient.Nous sommes d\u2019autant plus préoccupés qu\u2019un tel moratoire sur les compteurs basé sur des raisons de santé mène, par analogie directe, à un moratoire sur les émetteurs WiEi dans l\u2019environnement urbain.En effet, si nous condamnons les compteurs, il faut aussi logiquement condamner les émetteurs WiEi, les téléphones cellulaires, les téléphones sans fil de maison et les fours à micro-ondes, puisque tous ces appareils émettent des radiofréquences à des niveaux d\u2019intensité égaux ou plus élevés que les compteurs.Nous croyons que de telles mesures constitueraient un recul socio-économique majeur sans aucun bienfait significatif sur la santé ou l\u2019environnement.Einalement, nous croyons que le débat actuel sur les radiofréquences et la santé humaine a pour effet de masquer les enjeux réels de l\u2019installation de ces compteurs.Ces enjeux sont, à notre avis, de nature économique, politique et technique : prouver hors de tout doute la rentabilité économique du projet pour le Québec ; convaincre la population que l\u2019installation de ces nouveaux compteurs ne se traduira pas par une hausse des coûts de l\u2019électricité pour le contribuable ; et s\u2019assurer de la qualité, de la durabilité et de la sécurité (informatique) des installations.Nous laissons à d\u2019autres experts le soin de répondre à ces questions qui sortent du domaine strictement scientifique.Ont signé ce texte les scientifiques suivants: Thomas Gervais, Richard Leonelli, Jean-Jacques Laurin, Lome Trottier, Pierre Savard, Léon Sanche, Normand Mousseau, Joe Schwarcz, Victoria Kaspi, Matt Dobbs, Panagiotis Vasilopou-los, Ricardo Izquierdo, Andrew Kirk, Guy Marteau, Alain Pignolet, Yves-Alain Peter, Michel Perrier et plus de 40 autres signataires, dont la liste complète se trouve sur ledevoir.com.Le déclencheur La réplique > agriculture Disparition des fermes\tMoins de feimes, iTiais tant mieux pour qui ?«Le rapport de Statistique Canada nous indique que l\u2019agriculture se dirige vers un modèle plus concurrentiel, plus moderne.Reste à savoir si la cadence est suffisamment rapide pour permettre à notre agriculture de suivre le rythme des autres économies agricoles.Notre souveraineté alimentaire sera assurée uniquement si nous avons l\u2019audace de miser sur une stratégie qui choisit des secteurs agricoles dont l\u2019avantage concurrentiel est porteur d\u2019un avenir meilleur.Cela veut donc dire que nous avons toujours trop de fermes, et certaines doivent disparaître.» Sylvain Charlebois, chercheur en distribution et politiques alimentaires au Collège en management et études économiques de l\u2019Université de Guelph, dans Le Devoir, 15 mai 2012.CHARLES-FELIX ROSS Agronome, économiste en chef à l\u2019Union des producteurs agricoles élimination des plus faibles, voilà ce que préconise le professeur Sylvain Charlebois dans un texte intitulé «Les fermes disparaissent, et c\u2019est tant 1 mieux».11 invite même les pouvoirs publics à favoriser le phénomène, en les exhortant à «se désinvestir de l\u2019agriculture».Quelle compassion éprouve Sylvain Charlebois, du haut de sa chaire universitaire, pour les hommes, les femmes, les familles qui perdent leur entreprise et leur gagne-pain, souvent après des décennies d\u2019efforts?Et quand il dit «tant mieux», il veut dire tant mieux pour qui, au juste ?Pour les multinationales ?Pour l\u2019économie de nos régions?Au Québec, l\u2019agriculture et la transformation génèrent plus de 120000 emplois directs et indirects (MAPAQ, 2012), en région principalement.C\u2019est six fois plus que ce que prévoit le Plan Nord, et ce sont des emplois durables.Pourquoi serait-il tant mieux, dans pareilles conditions, de voir décrépir notre secteur agroalimentaire ?Sylvain Charlebois dénonce le soutien à l\u2019agriculture, mais oublie de nous dire ce que celle-ci signifie en matière d\u2019investissements et de revenus de taxation.Au Québec, l\u2019agriculture génère des investissements de 625 millions par année (MAPAQ, 2009).Avec le secteur de la transformation, elle retourne aux gpuvernements 4 milliards en taxes et impôts (EcoRessources, 2009).Quatre milliards de revenus contre un milliard en soutien agricole, une équation rentable.11 s\u2019en prend également à la compétitivité de nos fermes, en oubliant de souligner là aussi que nos producteurs font face à l\u2019agriculture de pays où le climat est souvent plus clément et les règles sur l\u2019environnement et la main-d\u2019œuvre beaucoup moins exigeantes.Qu qu\u2019ils affrontent des mégafermes à l\u2019américaine dont une poignée peut, dans certaines productions, fournir tout le marché canadien en entier.Autant de modèles que nos concitoyens rejettent.Un tel propos traduit une vision restrictive de la réalité agricole, également peu soucieuse des préférences sociétales des Québécois et des agriculteurs eux-mêmes.Qn y devine, à peine voilés, les préceptes d\u2019une idéologie ultralibérale qui prône les mérites de la sélection naturelle.Voilà justement qui l\u2019amène à conclure que c\u2019est tant mieux si nous perdons des entreprises bien de chez nous.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Information générale et métropolitaine : Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Mane-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idees), Marco Bélair-Cinno (general), Jeanne Cornveau (affaires municipales, JMIontreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec)Y2Ao\\en T>egh.se(societe), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), Dsa-Marie Gervais (education), Pauline Gravel (sciences), Caroline Montpetit (affaires sociales), Brian Myles (justice), Louise-Maude Rioux Soucy et Amélie Daoust-Boisvertf'saw^cJ , information politique Michel T>am6.(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutnsac (correspondants parlementaires a Quebec), Guillaume Bourgault-Côté et Kathleen Lévesque (reporters) , information culturelle Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Odile Tremblay (cinema), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Juhe Carpentier (pupitre) , informationéconomique Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins, Enc Desrosiers et Alexandre Shields {reporters), Gérald Dallaire h^upitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy DaiWeier (reporters) ,Jean.-V\\erre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives) , Diane Précourt (responsable des pages thématiques), Emihe Eolie-Boivm (pupitre) , Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) , Michel Garneau (caricaturiste) , Andréanne Bédard, Michèle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) , Benoît Munger, Phihppe Papineau et Laurence Clavel (pupitre internet), Mane-Pier Erappier et Geneviève Tremblay (commis internet) , Améhe Gaudreau (secretaire a la redaction), Karl Rettino-Parazelli et Sophy Lambert-Racine (commis a la redaction) DOCUMENTATION GiUes Paré (directeur), Manon Derome (JMIontreal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBOClTÉ , Jean de Billy, Jennifer Boily-Demers, Jean-Erançois Bossé, Marlène Côté, Stéphanie Déziel, Amel Ehmam, Véronique Langlois, Simon Lanoie, Amélie Maltais, Maria M Motta, Claire Paquet, Chantal RainviUe, Isabelle Sanchez, Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secretaire) PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Eihon, Yannick Monn, Nathahe Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Maxim-Ohvier Leclerc (responsable par interim service a la clientèle), Nancy Beauheu, Manon Blanchette, Nathahe Eihon, Mane-Lune Houde-Bnsebois , Jean-Robert Divers (responsable promotion) ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béhveau (adjointe administrative), Céhne Euroy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Pagé, Monique Proteau 47 A 10 LE DEVOIR LE JEUDI 24 MAI 2012 ACTUALITES CASSEROLES SUITE DE LA PAGE 1 À 20 h tapantes, des milliers de personnes, comme Linda Jolicœnr, sont sorties à l\u2019extérieur tenant fermement une casserole et une cuiller n\u2019attendant qu\u2019un voisin fasse résonner les premières notes pour à leur tour entrechoquer leurs ustensiles.D\u2019autres «casseroles» se sont agglutinées par dizaines à des intersections animées afin de faire entendre leur grogne à l\u2019égard du gouvernement libéral, avant de mettre le cap vers la 30® manifestation nocturne contre la hausse des droits de scolarité dans le centre-ville.Du haut de sçs six ans, Théo Pelletier et sa sœur cadette, Eve \u2014 surnommée affectueusement « Eille » pour sa personnalité affirmée \u2014, ont aussi fait entendre leur mécontentement donnant consciencieusement des coups de cuiller sur leur bol.En milieu de soirée, ils se faisaient tranquillement à l\u2019idée de se mettre au lit regardant avec envie des centaines de personnes défiler à proximité, dans la rue Masson.«Demain ! », a promis papa.Le mouvement, né vendredi dernier dans les arrondissements Villeray - Saint-Michel - Parc-Extension, Rosemont - La Petite-Patrie, Mercier - Hochelaga-Maisonneuve et Le Plateau-Mont-Royal, embrassait hier soir Ahuntsic-Car-tierville.Le Sud-Ouest, Verdun et.Outremont, en plus de la Ville de Québec.«Tapez dessus avec toute la rage que cette loi spéciale fait naître en vous!», a lancé sur Pace-book l\u2019instigateur du mouvement de contestation, Prançois-Olivier Chené.«J\u2019ai lancé l\u2019invitation sur Facebook dans la nuit de jeudi à vendredi au moment où il y avait les débats sur la loi spéciale.J\u2019ai lancé la bouteille à la mer ne sachant pas qui allait répondre à l\u2019appel», a-t-il expliqué.Quelque 1000 personnes étaient associées publiquement sur le réseau social au groupe lorsque les premiers coups de casserole ont été donnés vendredi dernier à 20 h.Hier, ils étaient dix fois, vingt fois plus à participer à la démonstration de force aux quatre coins de la métropole.M.Chené s\u2019est dit «agréablement surpris» de l\u2019engouement populaire suscité par son idée, mais du même souffle ne revendique pas le dtre 6!«organisateur» de ce tintamarre.«Ce n\u2019est plus du tout de mon contrôle.J\u2019ai lancé l\u2019idée et tous ceux qui étaient intéressés l\u2019ont reprise», a-t-il précisé.Le professeur de science politique au cégep de Saint-Hyacinthe \u2014 toujours en grève \u2014 a souligné le caractère «accessible» de cette action politique.«Ça permet à tous ceux qui ne veulent pas ou ne peuvent pas participer aux manijs nocturnes.Parfois, ce n\u2019est pas rassurant de voir ce qui s\u2019y passe.» « Cacerolazos » Prançois-Qlivier Chené s\u2019est notamment inspiré des dissidents à la dictature chilienne, qui considérait tout regroupement de plus de quatre personnes comme des «attroupements illégaux».«Evidemment, nous ne vivons pas dans une dictature.Par contre, cette loi-là est un pas dans la mauvaise direction.» S\u2019ils étaient appelés à faire un maximum de bruit pendant un quart d\u2019heure, plusieurs personnes ont tapé de la cuiller pendant plus de quatre heures à proximité de leur domicile, non sans susciter quelques soupirs d\u2019exaspéradon de certains de leurs voisins.«Taper sur des casseroles pendant trois heures a un effet positif: c\u2019est ben tri-pant.En revanche, les effets négatif: [.] on dérange le voisinage, qui se met à nous détester en silence.[.] On attire la police.On attire TVA, qui mettra bien vite un micro sous le nez d\u2019un enfant qui pleure et de sa mère paniquée», a souligné Luc Tremblay, sur la page Eacebook du groupe avant le coup d\u2019envoi du tintamarre d\u2019hier.Manifestation nocturne Bien que déclarée illégale avant même de s\u2019ébranler, la 30® manifestation nocturne consécutive s\u2019est mise en marche peu avant 21 h sous forte présence policière.La première demi-heure s\u2019est déroulée dans un climat festif et même sous le signe de l\u2019humour, alors que quelques groupes de 49 protestataires sillonnaient les rues de Montréal.Mais, par la suite les choses se sont quelque peu corsées.Les policiers avaient procédé au moment de mettre sous presse à l\u2019arrestation de deux personnes, mais encerclaient quelques centaines de personnes à l\u2019intersection des rues St-Denis et Sherbrooke.Le Devoir Les chauffeurs de la STM mis en garde «Par mesure de sécurité», le Sjmdicat des chauffeius d\u2019autobus et d\u2019opérateius de métro de la Société de transport de Montréal (STM) presse ses membres de ne pas effectuer d\u2019heiues supplémentaires siu une base volontaire afin d\u2019échapper aux opérations de transport des policiers affectés aux manifestations quotidiennes des étudiants opposés à la hausse des droits de scolarité.«Des manifestants ou des émeutiers pourraient associer nos membres au travail policier et les intimider, voire les prendre à partie.A notre avis, le travail de conduire les autobus dans ces circonstances extrêmes appartient aux corps de police», a souligné le président du SCEP1983, Denis Vaillancoiut.HÔPITAL SUITE DE LA PAGE 1 «Alors que vous nous promettiez des ressources intermédiaires pour permettre la sortie des patients qui n\u2019ont plus besoin d\u2019être au CHUM, la situation non seulement ne s\u2019est pas améliorée, mais elle est pire que jamais.Ceci met en péril les soins aux patients, allonge les listes d\u2019attente en chirurgie, compromet les missions du CHUM et diminue les chances de survie de certains de nos patients», écrit le D® Perrotte dans sa lettre au ministre de la Santé.«Il est impossible de demander davantage au corps médical qui oeuvre au CHUM et qui tous les jours doit pallier des situations difficiles pour maintenir la qualité des soins et prodiguer le maximum de soins à nos patients avec le minimum de ressources, ajoute-t-il.Il vous incombe donc à partir d\u2019aujourd\u2019hui de porter le fardeau de votre inaction, de votre incapacité à fournir les ressources nécessaires et promises et vous devez dès à présent assumer les conséquences de votre immobilisme.» C\u2019est la deuxième fois en l\u2019espace de quelques mois que le D® Perrotte interpelle directement le ministre de la Santé, Yyes Bolduc.Mais cette fois-ci, le ton s\u2019est durci.À l\u2019automne dernier, il lui avait écrit une première fois pour lui demander de débloquer les ressources nécessaires pour désengorger les étages.Le ministre Yves Bolduc n\u2019a pas encore reçu la missive envoyée ces derniers jours, indique son attachée de presse, Natacha Joncas Boudreau.11 en appelle à la patience.« [Le ministre] l\u2019a dit à plusieurs reprises, Montréal, c\u2019est sa grande priorité, dit M\u201c® Joncas Boudreau.Ça prend du temps pour ouvrir des ressources intermédiaires, mais c\u2019est enclenché.La politique Vieillir et vivre ensemble va aussi donner un coup de main.Tout le monde travaille fort, le plan se met en place.» D\u2019autres points chauds A l\u2019Agence de la santé de Montréal, on indique que la situation du Centre hospitalier universitaire de Montréal n\u2019est pas unique.«On va passer une période estivale difficile, avec plus de lits fermés que d\u2019habitude dans la région», concède la D®® Louise Ayotte.L\u2019Hôpital général juif, l\u2019hôpital Notre-Dame du CHUM et l\u2019hôpital Maisonneuve-Rosemont devront être surveillés de près, dit la directrice des affaires médicales et universitaires.Patients blo- qués sur les étages en attente d\u2019hébergement ou de soins à domicile, pénurie d\u2019infirmières causée par la grève étudiante et désir de diminuer le re-coius aux agences poiu les soins infirmiers sont autant de facteius aggravants, selon la D®® Ayotte.L\u2019agence assure passer à l\u2019acdon.La vision apportée par la nouvelle p.-d.g.Danielle McCann poiurait très vite être mise en place.En effet, elle confiait dernièrement vouloir implanter dans les urgences des intervenants capables de planifier le congé des patients dès leur hospitalisation, que ce soit poiu leiu trouver des ressources à domicile ou un hébergement, par exemple.Elle souhaite également instaurer une gestion par communauté, avec la collaboration étroite de tous les intervenants et établissements d\u2019un quartier.Des projets ont commencé à se planifier, indique la D®® Ayotte, dont au CHUM.«On va suivre la situation de très près et tenter d\u2019aider les hôpitaux les plus encombrés», promet-elle.Quand Le Devoir lui a parlé mardi, le D® Perrotte soulignait le «désespoir» des professionnels de la santé.11 venait de donner son congé à une patiente qui a passé sa convalescence dans un lit du CHUM, après une chirurgie, alors qu\u2019elle aurait dû se trouver ailleurs dans le réseau.« Cet été, il va y voir des ruptures dans l\u2019offre de soins au CHUM.Comme d\u2019habitude, les listes d\u2019attente en chirurgie vont allonger!» dit-il, excédé par la situation.Le CHUM devient un véritable goulot d\u2019étranglement, explique-t-il, d\u2019où on peine à faire sortir les patients.Le manque de places en ressources intermédiaires dans la métropole, pourtant promises, est à blâmer selon lui.L\u2019Agence de la santé de Montréal soutient que 181 places en ressources intermédiaires ouvriront d\u2019ici la mi-juin.11 craint qu\u2019on en arrive à refuser des patients prêts pour une transplantation d\u2019organe, faute de lits pour les hospitaliser.Qu encore de se retrouver avec des équipes complètes prêtes à opérer, sans patient sur la table, pour les mêmes raisons.En sa qualité d\u2019hôpital universitaire, «le CHUM devra donc refuser l\u2019accès à des soins que lui seul peut offrir aux patients et ceci aura des conséquences dramatiques », écrit le D® Perrotte au ministre de la Santé.«La pression va être forte, dit le directeur général associé du CHUM, Yvan Gendron.Mais nous sommes en mode action, il n\u2019est pas question de céder au découragement.» Le Devoir VAN GOGH SUITE DE LA PAGE 1 trée sur dix ans, exploite d\u2019une façon ou d\u2019une autre cette notion de plan rapproché, de sujet exacerbé à l\u2019avant-plan, tranchant sur l\u2019impressionnisme qui porte alors le milieu de l\u2019art.«A cette époque, personne n\u2019avait utilisé le plan rapproché de cette manière.Parmi ses contemporains, Caillebotte a été le seul à recourir au gros plan et Van Gogh a eu recours à ce procédé dans le quart de ses oeuvres.En choisissant ce thème, on a voulu montrer qu\u2019il était unique, en réinventant tout, à partir de la connaissance totale qu\u2019il avait de l\u2019histoire de l\u2019art et des grands maîtres», explique Cornelia Homburg, commissaire invitée de l\u2019exposition et historienne de l\u2019art, qui a commencé sa carrière au Musée Van Gogh à Amsterdam.Dès l\u2019entrée, le visiteiu est accueilli par un miu tapissé d\u2019une reproduction géante de Touffes d\u2019herbes et papillons.Immergé dans les traits de pinceaux furtifs du peintre qui cherchait à rendre le moindre frémissement d\u2019un brin d\u2019herbe, d\u2019un insecte ailé.Cette obsession poiu la vision de près.Van Gogh l\u2019exprime autant dans le traitement original de ses sujets, plaçant à l\u2019avant-plan des détails qui attirent l\u2019œil loin de la perspective.Dès 1887, Van Gogh expérimente ce rapport à l\u2019espace dans une série de natures mortes d\u2019abord très classiques, mais basculant vite dans un univers revisité.Autoiu des vases fleuris, des paniers de fruits, l\u2019espace se dématérialise.L\u2019objet se met à flotter dans un fouillis de traits vibrants, aux couleius exacerbées.Les contrastes s\u2019accentuent, les objets sont présentés hors contexte, sans aucun égard à l\u2019arrière-plan.Des influences Si Van Gogh flirte avec le zoom, c\u2019est après avoir découvert les peintres japonais, notamment Hiroshige et Hokusai, qu\u2019il considère comme de grands maîtres.Contrairement aux peintres occidentaux, les artistes nippons exploitent à l\u2019envi les gros plans, les motifs décoratifs, la texture, présentant la nature dans sa grande simplicité, sans chercher à la singer.Toute une salle est d\u2019ailleurs dédiée aux estampes japonaises qui ont nourri l\u2019art de Van Gogh, lui qui possédait une collection personnelle de plus de 400 estampes nippones.Une autre salle présente les natures mortes de grands maîtres quî ont aussî marqué la manière du peintre.Le parcours s\u2019intéresse ensuite aux paysages où l\u2019artiste, encore, esquive les conventions en plaquant à l\u2019avant-plan des sujets qui prennent le pas sur le tableau général comme dans Vue d\u2019Arles avec Iris au premier plan (1888).Les diagonales traversent la toile, la ligne d\u2019horizon se défile, la couleur accentue la mise en scène du plan rapproché.Les sous-bois, d\u2019abord impressionnistes, se font de plus en plus expressionnistes, les arbres traversant la toile de bas en haut, laissant le reste dans un flou.Un procédé, qui n\u2019est pas sans rappe- MBAC Champ de blé avec gerbes, de Van Gogh (1888) 1er celui du gros plan utilisé dans l\u2019art de la photo, un art que Van Gogh n\u2019apprécie guère d\u2019ailleurs.C\u2019est dans les dernières salles que le rapport intime du peintre avec la nature s\u2019exprime le plus puissamment.Van Gogh fouille dans le moindre épi de blé, le chardon poussiéreux et la branche d\u2019amandier en fleur, le vrai sens de la nature.Plusieurs historiens ont affirmé que ce regard microscopique sur le monde apaisait la furie de son cerveau agité, secoué par des crises intermittentes, surtout vers la fin de sa vie.«C\u2019est ainsi que je retrouve le calme», confie en effet Vincent dans une énième lettre à son frère Théo.Cornelia Homburg rejette toutefois l\u2019idée que la maladie puisse expliquer seule l\u2019attrait du gros plan, choyé par Van Gogh.«Je ne pense pas que sa maladie soit à la source de cette vision puisqu\u2019il cessait de peindre en temps de crise.Bien avant d\u2019être interné à Saint-Rémy, il avait eu recours à ces plans rapprochés et cette pulsion était là, très tôt.Mais il est sûr que cette fascination pour le petit calmait son caractère bouillant et intense», dit-elle.Ce périple bucolique à travers l\u2019œil de l\u2019artiste, qui contraste avec la fin tragique qu\u2019a connue Van Gogh, se déploie sur huit salles, 4ont cinq dédiées aux seules toiles du peintre.À l\u2019instar du peintre néerlandais, dont les détails de la vie sont aujourd\u2019hui connus grâce aux centaines de lettres partagées avec ses proches, les visiteurs du MBAC seront invités à écrire leur propre lettre au peintre mal aimé de son vivant, porté aux nues au xx® siècle.Présentée en collaboration avec le Philadelphia Museum of Art, l\u2019exposition s\u2019accompagne d\u2019un catalogue et d\u2019audioguides, dont un conçu spécifiquement pour les enfants.Comme on attend une foule nombreuse, le MBAC invite le public à réserver sur Internet des billets pour une date et une heure fixes, afin de limiter les files d\u2019attente et la cohue dans les salles.Le Devoir VAN GOGH.DE PRES.Du 25 mai au 3 septembre 2012 Musée des beaux-arts du Canada CSDM SUITE DE LA PAGE 1 gager des surplus nets de 44 millions d\u2019ici 2017 si elle revoyait ses pratiques dans quatre catégories : la gestion des revenus, les coûts liés aux activités scolaires, les coûts liés à sa structure administrative et le sous-financement.Sur ce dernier point, il est en effet reconnu que la Commission scolaire de Montréal (CSDM), qui gère un budget de 900 millions, souffre d\u2019un sous-financement important de 14,6 millions dont le gouvernement du Québec est responsable.Après avoir reconnu qu\u2019elle ne «ménage aucun effort pour la réussite de ses élèves», PwC montre néanmoins du doigt sa gestion financière et déplore le manque de rigueur des contrôles internes, qui «ne sont pas effectués de façon uniforme dans l\u2019ensemble des établissements».La firme remet en cause le rôle des directeurs d\u2019école, en suggérant qu\u2019ils soient davantage imputables des dépenses et que la CSDM fasse un suivi plus serré de leurs budgets.Elle sème aussi le doute sur leurs compétences et recommande que le processus de sélection, de formation et d\u2019encadrement des gestionnaires d\u2019écoles soit complètement repensé.Des millions à épargner Ainsi, cet examen révèle que c\u2019est dans la catégorie des coûts liés à la « structure administrative » que la CSDM a le plus d\u2019économies à faire, soit 17 millions.Elle pourrait épargner jusqu\u2019à 4,5 millions si elle faisait le grand ménage dans son personnel de soutien administratif.Le ratio du personnel, qui y est de 10 pour 1000 contre 6,5 pour 1000 en moyenne dans les autres commissions scolaires, engendre des coûts supplémentaires de 11 millions.PwC recommande également à la CSDM de couper dans le personnel de l\u2019entretien ménager, où le ratio d\u2019employés par 1000 élèves est plus élevé qu\u2019ailleurs.Elle gagnerait aussi à confier au privé l\u2019exploitation des cafétérias.Dans la catégorie «gestion des revenus», la CSDM pourrait économiser jusqu\u2019à 9 millions en revoyant notamment le financement des programmes de soutien alimentaire (1,8 million), celui des programmes pour les activités communautaires comme les comités de quartier et le service de navettes (2,3 à 4,8 millions) et en améliorant la gestion de ses immeubles excédentaires (2 à 4,5 millions).Sur ce dernier point, la CSDM dispose effectivement de 62 immeubles excédentaires qui lui ont rapporté 5 millions en 2010-2011, mais PwC a constaté que des immeubles sont déficitaires et que plusieurs d\u2019entre eux sont loués à perte.Qn propose donc la création d\u2019une entité vouée exclusivement à la gestion et location de ces immeubles.Dans la catégorie des coûts liés aux « activités scolaires», la firme externe propose des solutions permettant de réaliser des économies moindres, mais tout de même substantielles de 5,5 millions.Qn y cible les coûts liés à la suppléance, dont l\u2019enveloppe budgétaire est déficitaire de 4 millions par année, et suggère que les budgets des directions d\u2019école soient imputables des coûts de remplacements de courte durée.Ces remplacements d\u2019urgence coûtent cher, souligne le rapport.La gestion de la masse salariale «souffre d\u2019un manque de planification et de contrôle» à la formation générale des jeunes, contrairement à la formation professionnelle et aux adultes.La gestion des postes est à revoir et permettra d\u2019économiser jusqu\u2019à 4 millions, souligne la firme indépendante.Les EHDAA sous-financés La CSDM a une autre épine au pied, un sous-financement de près de 15 millions.PwC a analysé les pires secteurs où les coûts réels dépassent le financement alloué par le MELS.Ces sont les services pour les élèves handicapés et en difficulté d\u2019adaptation ou d\u2019apprentissage (EHDAA) qui souffrent le plus du sous-finance-ment.Au total, PwC estime qu\u2019en revoyant avec le MELS les règles budgétaires pour ces services, la CSDM pourrait aller chercher de 7 à 8 millions.S\u2019il y a sous-financement, c\u2019est que la CSDM dessert une clientèle particulière qui a de grands besoins, notamment les immigrants en francisation.Près de 50% des élèves de la CSDM n\u2019ont ni le français ni l\u2019anglais comme langue maternelle, note le rapport.11 souligne également qu\u2019il y a deux fois plus d\u2019EHDAA que dans toute autre commission scolaire et que 94% des élèves de la CSDM fréquentent une école se situant dans la tranche des 20% des secteurs les plus défavorisés au Québec.Rappelons que le ministère de l\u2019Education (MELS) avait autorisé la CSDM à présenter un budget déficitaire de 19 millions pour l\u2019année 2011-2012 en échange d\u2019un examen de ses finances.La commission scolaire s\u2019est prêtée au jeu de bonne foi en mandatant la firme PwC.Accusées d\u2019avoir du gras à couper et craignant d\u2019être abolies, les commissions scolaires avaient lancé il y a un an un plan de renouvellement de leur gouvernance.En fin de semaine dernière, elles sonnaient toutefois l\u2019alarme sur leurs finances, alléguant qu\u2019une trentaine d\u2019entre elles prévoyaient faire des déficits cette année en raison des compressions budgétaires imposées par Québec.Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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