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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2012-05-16, Collections de BAnQ.

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[" Carlos Fuentes, romancier mexicain courageux et original, penseur politique osé, s\u2019est éteint hier à l\u2019âge de 83 ans.Il fut l\u2019un des auteurs latino-américains les plus marquants.Page b w ^ '' www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.C I I I 1 0 9 LE DEVOIR, LE MERCREDI 16 MAI 2012 1,09 $ + TAXES =1,2 5$ ODD ANDERSEN AGENCE ERANCE-PRESSE François Hollande et Angela Merkel ont tenu leur première rencontre au sommet, hier, à Berlin.Investiture du PRÉSIDENT FRANÇAIS « Redresser la France dans Injustice » François Hollande nomme Jean-Marc Ayrault premier ministre et propose « un nouveau pacte » à Merkel CHRISTIAN RIOUX Correspondant à Paris La première journée du président Hollande, officiellement investi hier, a pris des allures de marathon.Imrnédiatement après la cérémonie d\u2019investiture à l\u2019Élysée, le nouveau président a nommé Jean-Marc Ayrault au poste de premier ministre.Puis, il s\u2019est aussitôt envolé vers Berlin, où il a rencontré en soirée la chancelière Angela Merkel.En pleine crise de l\u2019euro, le second président socialiste de la V® République avait souhaité que cette journée se déroule sous les signes de la sobriété, du rassemblement et du redressement de la France.VOIR PAGE 10 : HOLLANDE Lire aussi > Nicoias Sarkozy: l\u2019avenir incertain d\u2019un ancien président Page A 7 N CLEMENT ALLARD LE DEVOIR Gabriel Nadeau-Dubois et Jeanne Reynolds, de la CLASSE, s\u2019adressant aux journalistes avant de rencontrer la ministre Michelle Courchesne, hier, à Québec.Courchesne rassure les étudiants La question d\u2019un moratoire d\u2019un an sur les droits de scolarité sera examinée ANTOINE ROBITAILLE à Québec Une trêve ou un moratoire d\u2019un an sur la hausse des droits de scolarité mettrait fin à la grève, ont assuré hier soir les associations étudiantes à la nouvelle ministre de l\u2019Éducation, Michelle Courchesne, lors d\u2019une rencontre de moins de deux heures.Cette dernière avait convoqué les représentants étudiants à Québec dès après son assermentation, lundi, ^in de dresser un «état de la situation» pour le Conseil des ministres d\u2019aujourd\u2019hui.Celui-ci devra prendre une décision à cet égard à partir de ce rapport, avait promis le premier ministre Charest lundi.M\u201c® Courchesne a aussi rencontré les dirigeants universitaires et collégiaux plus tôt hier.À leur sortie de la rencontre, les quatre représentants étudiants \u2014 FECQ, FEUQ, CLASSE et TaCEQ \u2014 se sont tous dits rassurés par les propos de la ministre.D\u2019abord, elle leur a garanti qu\u2019il n\u2019y aurait pas ôé«annulation de session assortie d'échec automatique».Malgré cette assurance, M\u201c® Courchesne \u2014 qui n\u2019a pas fait de commentaires hier soir \u2014 se serait montrée «vague», au sujet du scénario d\u2019une loi spéciale, selon Gabriel Nadeau-Du-bois, porte-parole de la Coalition large de l\u2019Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE).Ce dernier a toutefois conclu qu\u2019il ne s\u2019agissait pas d\u2019un scénario envisagé par le gouvernement.D\u2019autres sources racontent cependant que M\u201c® Courchesne ne s\u2019est aucunement engagée à ce qu\u2019il n\u2019y ait pas de loi spéciale forçant le retour en classe.Lundi midi.le premier ministre Charest avait semblé écarter cette possibilité, mais les rumeurs au parlement faisaient état hier de préparatifs de loi spéciale.Des membres du caucus libéral semblaient toutefois peu enclins à appuyer une telle solution.«Il me semble qu'une injonction ça parle par soi-même.On ne met pas une loi pardessus une injonction», a déclaré l\u2019ancien rec- VOIR PAGE A 10 : COURCHESNE Lire aussi > Des injonctions inopérantes.Une tentative de retour en classe par la force se solde par un échec au collège Lionel-Groulx.Page A 3 L\u2019éditoriai de Marie-Andrée Chouinard: malheur ! » Page A 8 < C\u2019est le Aujourd\u2019hui Idées > Victor-Lévy Beaulieu promet de combattre par tous les moyens, y compris le recours aux tribunaux, le règlement antimasques de «rhystérique maire de Montréal».Page A 9 Santé > Un virage communautaire est dans les plans de l\u2019Agence de la santé de Montréal.Page A 4 Actualités > Industrie de la construction : le projet de loi 75 propose de donner plus de pouvoirs à la commission Charbonneau.Page A 2 7\t.\u2014 w.___________\t.Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku .B5 B6 B8 B8 B6 B7 VALERY HACHE AGENCE ERANCE-PRESSE L\u2019un des immenses panneaux rendant gloire à Marilyn Monroe, muse du 65® Festival de Cannes.65^ Festival de Cannes Entre glamour, éclectisme.et retour des Américains ODILE TREMBLAY à Cannes Même si la blonde Américaine n\u2019a jamais mis les pieds sur la Croisette, son beau visage en noir et blanc illumine le Palais des festivals sur trois immenses panneaux.Muse de cette 65® édition, Marilyn Monroe, du haut de son éternelle jeunesse, contemple l\u2019agitation éperdue d\u2019une faune déjà surexcitée, des équipements et des valises roulant sous le beau soleil.Elle en verra ici des vertes et des pas mûres jusqu\u2019au 27 mai; ovations, huées et scandales.Ça commence aujourd\u2019hui.En amont déjà, quelques remous, ceux du collectif féminin La Barbe monté au fi'ont en France pour dénoncer l\u2019absence de réalisatrices dans la VOIR PAGE A 10 : CANNES Sables bitumineux Un patron de la NASA met en garde Obama LOUIS-GILLES ERANCŒUR Le grand patron de l\u2019Institut Goddard de la NASA, James Hansen, a lancé un véritable pavé dans la mare du projet Keystone XL en s\u2019en prenant directement au président Obama qui semble baisser les bras face à ce projet.En effet, le président Obama déclarait récemment que le Canada allait exploiter ses sables bitumineux «peu importe ce que nous ferons».James Hansen lui a répliqué il y a quelques jours dans une lettre ouverte envoyée au New York Times: «Le président Obama a non seulement le pouvoir de couper un accès additionnel aux raffineries de la côte du golfe [du Mexique] au pétrole des sables bitumineux, ce que le Canada souhaite pour augmenter ses exportations, mais aussi d'encourager par des incitations économiques les producteurs à laisser en place les sables bitumineux et leurs combustibles sales».«Si le Canada va de l'avant, a poursuivi ce membre éminent du Groupe intergouvememental d\u2019experts sur l\u2019évolution du climat (GIEC), et si nous laissons faire, ce sera la fin pour le climat actuel».Selon James Hansen, les sables bitumineux contiennent deux fois Iq quantité de dioxyde de carbone (CO2) que les États-Unis ont émis dans leur histoire, ce qui correspond à environ le tiers de tous les gaz à effet de serre présent dans l\u2019atmosphère terrestre.James Hansen VOIR PAGE A 10 : OBAMA 77831302831720 A2 LE DEVOIR LE MERCREDI 16 MAI 2012 ACTUALITES Pour que Beauchamp reste Une quinzaine d\u2019organismes communautaires de la circonscription de la ministre démissionnaire Line Beauchamp lui demandent de revenir sur sa décision de quitter ses fonctions de députée.Ils ont aussi lancé une pétition que les citoyens peuvent signer pour témoigner leur appui à la députée de Bourassa-Sauvé.«Son intégrité, son authenticité, son engagement, son écoute et son implication sont des valeurs que nous demandons à nos politiciens continuellement et Line Beau-champ a su incarner ces valeurs durant ces quinze dernières années, a indiqué la directrice des Fourchettes de l\u2019espoir, Brunilda Reyes.Il est difficile pour nous de devenir orphelins de la sorte.» Ces organismes de Montréal-Nord souhaitent une pacification du conflit étudiant.Beauchamp a annoncé lundi sa dérpission à la fois de son poste de ministre de l\u2019Education et de ses fonctions de députée.- Le Devoir Kent désavoue John Baird Le ministre fédéral de l\u2019Environnement, Peter Kent, a pris ses distances de son collègue John Baird hier à propos des raisons ayant conduit à l\u2019abolition de la Table ronde nationale sur l\u2019environnement et l\u2019économie dans le dernier budget fédéral.M.Baird a laissé entendre lundi que c\u2019est parce que la TRNEE avait signé plusieurs rapports recommandant l\u2019imposition d\u2019une taxe sur le carbone qu\u2019Ottawa a décidé de lui couper son financement de 5,2 millions de dollars.Vrai?«Mon collègue des Affaires étrangères a le droit à son opinion », a plutôt lancé en Chambre Peter Kent.Il a ajouté que la TRNEE, créée en 1988 quand les organismes prônant le développement durable n\u2019étaient pas légion, n\u2019est plus nécessaire.- Le Devoir Bronzage interdit aux mineurs La fréquentation des salons de bronzage, reconnue comme étant nuisible pour la santé, sera bientôt interdite aux moins de 18 ans.Soucieux de s\u2019attaquer à l\u2019apparition de mélanomes, en croissance exponentielle, particulièrement chez les jeunes, le ministre de la Santé, Yves Bolduc, a déposé hier un projet de loi en ce sens, et il espère qu\u2019il sera adopté avant l\u2019ajoiunement de juin, ayant déjà acquis l\u2019approbation de l\u2019opposition officielle.Un jeune qui bravera l\u2019interdit s\u2019exposera à une amende de 100$.Le propriétaire du salon, quant à lui, risque de devoir acquitter une amende pouvant aller jusqu\u2019à 15000$.Le ministère de la Santé embauchera deux ou trois inspecteurs chargés de faire le toiu des salons de bronzage artificiel afin de s\u2019assiuer qu\u2019ils respectent la loi.- La Presse canadienne La commission Charbonnean réclame plus de pouvoirs Le projet de loi 75, déposé hier, lui permettrait d\u2019effectuer des perquisitions KATHLEEN LEVESQUE La commission Charbonnean a demandé au gouvernement des pouvoirs additionnels, dont celui de perquisition, afin de mener à bien son mandat d\u2019enquête sur l\u2019octroi et la gestion des contrats publics dans l\u2019industrie de la construction.En effet, le ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier, a déposé hier à l\u2019Assemblée nationale le projet de loi 75 portant sur certains pouvoirs d\u2019inspection et de saisie.La Loi sur les commissions d\u2019enquête, en vertu de laquelle la commission Charbonnean a été instituée l\u2019automne dernier, permet seulement aux commissaires de contraindre des personnes à témoigner et «à déposer devant eux les livres, papiers, documents et écrits qu\u2019ils jugent nécessaires pour découvrir la vérité».Avec le projet de loi 75, s\u2019il est adopté, la commission Charbonnean poiura procéder à des perquisitions.Dans une première étape, la commission pourrait inspecter des lieux avec l\u2019autorisation de l\u2019occupant.Si l\u2019accès lui est refusé, une demande à un juge de paix pourrait être faite poiu avoir le droit de «pénétrer dans un lieu afin de rechercher et de saisir tout objet ou tout document pertinent à l\u2019exécution du mandant de la Commission».Cela se ferait sans avis préalable aux intéressés, indique-t-on dans le projet de loi.Ce dernier prévoit également l\u2019imposition d\u2019amendes si quelqu\u2019un «refuse, omet ou néglige, sans excuse légitime, de produire des documents ou objets ou de fournir les renseignements exigés».L\u2019infraction est passible d\u2019une amende de 1000$ à 10000$ pour une personne et de 3000$ à 30000$ pour «les autres cas».De plus, quiconque entrave l\u2019exécution d\u2019une saisie pourrait devoir payer entre 2500$ et 25000$ pour une personne physique et entre 7500$ et 75000$ pour les personnes morales.Ce projet de loi fait suite à une lettre de la juge France Charbonnean, qui préside la Commission d\u2019enquête sur l\u2019octroi et la gestion des contrats publics dans l\u2019industrie de la construction, envoyée au premier ministre.Par voie de communiqué, la Commission a dit accueillir avec satisfaction le dépôt du projet JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier, a déposé hier à l\u2019Assemblée nationale un projet de loi portant sur certains pouvoirs d\u2019inspection et de saisie.de loi et souhaite qu\u2019il soit adopté dans les meilleurs délais.«Ces pouvoirs seront nécessaires tout au long des travaux de la Commission », souligne-t-on.Des précisions Quelques heures plus tôt, le directeur des communications de la Commission, Richard Bourdon, avait indiqué que les enquêtes se poursuivent et pourraient évoluer en fonction des audiences publiques qui débutent officiellement mardi prochain.De nouvelles ressources pourraient même s\u2019ajouter à l\u2019équipe de quelque 60 employés, dont des enquêteurs, des recherchistes, des procureurs, du personnel administratif, sans compter les techniciens.M.Bourdon a donné ces explications en marge d\u2019une rencontre technique avec les médias.Il s\u2019agissait de visiter et de se familiariser avec les lieux où se dérouleront la grande majo- rité des travaux; il n\u2019est toutefois pas exclu que la Commission puisse siéger à l\u2019extérieur de Montréal.La salle du 500, boulevard René-Lévesque (9' étage) compte 125 places, dont 70 sont réservées au public et 12, aux journalistes, qui bénéficient toutefois d\u2019une petite salle de presse attenante.Les audiences seront diffusées sur le site Internet de la Commission, avec toutefois un délai de deux minutes, question de prévoir l\u2019émission d\u2019éventuelles ordonnances de non-publication.Les débats seront archivés et disponibles sur Internet.«La majorité des audiences seront publiques.Ce n\u2019est que l\u2019exception qui pourrait être à huis clos», a précisé M.Bourdon.La juge Charbonneau ouvrira les travaux par une allocution prévue le 22 mai à 11 h.Le Devoir Prix Reconnaissance UQAM 2012 L\u2019UQAM célèbre la réussite des diplômés qui contribuent à l\u2019avancement de la société.SCIENCE POLITIQUE ET DROIT ESC UQAM Amina,Nleung.Abah Gerba B.A.A.Gestion et intervention .touristiques 92, M.B.A.93 Présidente-directrice générale, Afrique Expansion Inc.Présidente-fondatrice, Laboratoires Kariliss ^ Vice-présidente-fondatrice, Flash Beauté Inc./Kariderm ARTS - B.A.Art dramatique 91 Comédien et animateur Hubert Bolduc B.A.Science politique 96 Vice-président, communications et affaires publiques.Cascades NanteliBergeron B.Sc.Mathématiques 86, M.Sc Mathématiques 87 Professeur et titulaire.Chaire de recherche du Canada en structures algébriques combinatoires.Université York COMMUNICATION B.A.Communication 98 Journaliste spécialisé en économie, Radio-Canada SCIENCES DE LiEDUCATION Marc St-Pierre B.Ed.Enseignement en adaptation scolaire 89 Directeur général adjoint.Commission scolaire de la Rivière-du-Nord SCIENCES HUMAINES Guy_Berthiaume B.Sp.Histoire 721 Président-directeur général.Bibliothèque et Archives nationales du Québec Programme d'assurances * habitation et auto www.prixreconnaissance.uqam.ca Financière Sun Life L\u2019effet UQAM LE DEVOIR, LE MERCREDI 16 MAI 2012 A3 ACTUALITES Réveillez-vous ! X Manon CORNELLIER à Ottawa Le ministre des Finances, Jim Flaherty, décrit toujours son projet de loi budgétaire de la même manière : résolument ambitieux, complet, conçu pour répondre aux défis, non seulement des prochaines années, mais des prochaines générations.Il l\u2019a répété hier encore devant deux comités parlementaires, soulignant à gros traits ces «réformes substantielles» destinées à assurer la prospérité à long terme du pays.Avec pareil menu, on s\u2019attendrait à ce qu\u2019il offre à tous le temps de digérer tous les plats.Le gouvernement a plutôt choisi de faire passer à peu près tout le monde sous la table, comme on dirait chez nous.Dommage, car une démocratie en santé ne se limite pas à l\u2019exercice du droit de vote tous les quatre ans.Elle suppose un 4ialogue constant entre les élus et les citoyens.À travers les travaux parlementaires, les assemblées et consultations publiques, les échanges dans les médias sociaux et traditionnels.Depuis de trop longes années, le contrôle du message, la manipulation, la propagande ont pris le dessus sur l\u2019information lorsqu\u2019il est question de politiques publiques.Assez pour dégoûter un nombre croissant de citoyens qui, découragés, boudent les urnes.Mais avec sa stratégie bien peu démocratique de projet de loi budgétaire omnibus, le gouvernement conservateur est peut-être en train, bien malgré lui, de réveiller un géant qui dort.Pour la première fois depuis longtemps, tous les partis d\u2019opposition ont décidé de ne pas s\u2019en tenir à une guerre de procédures et de prendre les moyens pour informer les citoyens sur les ramifications du projet C-38 et, surtout, leur donner la parole.En plus de l\u2019habituel recours aux médias sociaux, le NPD tiendra dans différentes villes du pays, à partir d\u2019aujourd\u2019hui, des assemblées publiques où des experts seront invités à décortiquer des volets particuliers du projet de loi budgétaire, et le public à s\u2019exprimer.Une façon de redonner aux Canadiens le Parlement d\u2019où le gouvernement cherche à les écarter, de dire le leader parlementaire Nathan Cullen.01 reste à voir si l\u2019exercice du NPD ne sera pas à sens unique, étant donné le ton du site Internet créé pour l\u2019occasion et le contenu des trop brèves notes d\u2019information qui y apparaissent.) Les bbéraux, de leur côté, ont tiré avantage d\u2019un atout que les néodémocrates n\u2019ont pas: des sénateurs.Le gouvernement voulait que la Chambre haute entame tout de suite une étude préliminaire en comité, un procédé rarement utilisé qui exige le consentement de l\u2019opposition.Les libéraux l\u2019ont donné, mais en échange d\u2019une étude approfondie dans six comités sénatoriaux différents.Ils ont eu ce que le NPD espérait obtenir aux Communes, mais n\u2019a pas obtenu.Du coup, une des Chambres fera le travail attendu d\u2019un Parlement, entendra des témoins, donnera la parole aux Canadiens.Mais à cause du gouvernement, ce ne sera pas celle des représentants du peuple.Les libéraux tenteront aussi d\u2019alerter les citoyens, sur la Toile et sur le terrain.Comme le dit le leader parlementaire libéral Marc Carneau, le défi de tous les partis est d\u2019informer les Canadiens pour qu\u2019il y ait un «réveil» comme celui observé contre le projet de loi C-30 sur l\u2019interception des communications électroniques, projet que le gouvernement a mis sur la glace.Dans la bulle parlementaire trop souvent affectée de cynisme, les tentatives de mobilisation des citoyens provoquent souvent la même réponse : c\u2019est inutile, le gouvernement majoritaire n\u2019en fera qu\u2019à sa tête, les citoyens s\u2019en fichent.Mais même majoritaire, un gouvernement qui veut garder le pouvoir doit se faire réélire.Il doit, jusqu\u2019à un certain point, rester au diapason de la population.La tradition veut qu\u2019il y parvienne, entre autres, lors de ses échanges avec les partis d\u2019opposition et des audiences en comité où des témoins de tous horizons se présentent.Mais quand un gouvernement, comme celui de Stephen Harper, cherche par tous les moyens à escamoter les étapes du processus parlementaire et traite avec un mépris certain les élus de l\u2019opposition, il ne reste à ces derniers qu\u2019à se faire entendre ailleurs et autrement.Comme le disait Nathan Cullen, céder au défaitisme créerait un précédent dangereux et donnerait au gouvernement l\u2019impression qu\u2019il a maintenant le champ libre pour agir de la sorte à nouveau.Le défunt Jack Lajùon avait d\u2019ailleurs dit, en réabsant les limites de l\u2019opposition officielle dans un Parlement majoritaire, que son pouvoir viendrait du peuple.Et c\u2019est vrai.Le seul remède contre la politique du diktat majoritaire est une population qui refuse de laisser faire et de se laisser faire.Mais pour cela, elle doit savoir.Les partis d\u2019opposition ont tardé à se lancer dans ces campagnes alors que le temps presse pour quiconque veut vraiment provoquer une réaction citoyenne qui ne s\u2019est pas encore fait sentir.Les partis n\u2019auront peut-être pas gain de cause, mais en allant aux devants de la population en dehors du cycle électoral, ils arriveront peut-être à revigorer le débat démocratique.Ce serait toujours ça de pris.mcornellier@ledevoir.com f JACQUES NADEAU LE DEVOIR Manifestants et forces de l\u2019ordre se sont affrontés hier aux abords de l\u2019hôtel InterContinental, à Montréal, où se déroulait une assemblée d\u2019actionnaires de Power Corporation.Des injonctions inopérantes Une tentative de retour en classe se solde par un échec au collège Lionel-Groulx MELISSA GUILLEMETTE LISA-MARIE GERVAIS Alors que l\u2019Assemblée nationale adoptait hier une motion déposée par le Parti québécois pour que les injonctions dans les étabbs-sements d\u2019enseignement soient «respectées», un collège affirme être la preuve qu\u2019elles ne fonctionnent pas.Une nouvelle tentative de retour en classe imposé s\u2019est soldée par un échec.Le collège Lionel-Groulx de Sainte-Thérèse, où 53 étudiants ont obtenu une injonction, est fermé aujourd\u2019hui et demain, après deux journées d\u2019essais qui ont donné lieu à des affrontements entre policiers et manifestants opposés à la hausse des droits de scolarité.«On est allés jusqu\u2019au bout et on a démontré que l\u2019injonction n\u2019est pas le bon véhicule, que ça vient cristalliser des positions, a dit la directrice générale du collège, Monique Laurin, en fin de journée.Il faut absolument que ce gouvernement prenne des positions claires, parce que les étudiants sur les lignes de piquetage veulent retourner en classe, mais ils ont un combat autour de la facturation qui leur appartient.» Hier matin, l\u2019escouade antiémeute de la Sûreté du Québec (SQ) avait été appelée en renfort par la Régie intermunicipale de police Thé-rèse-De Blainville.Une centaine de manifestants refusaient de délaisser leur piquet «dur».Les policiers les ont invités à quitter les lieux à plusieurs reprises, puis des gaz lacrymogènes ont été utilisés.Cinq hommes, de 17 à 41 ans, ont été arrêtés.«Profilage politique» Parallèlement, un autobus qui devait se rendre à Sainte-Thérèse en partance de Montréal a été intercepté par la SQ à Laval.Les 17 militants à bord ont été fouillés, questionnés, puis relâchés.«On avait des informations voulant que les gens qui se trouvaient dans l\u2019autobus se déplaçaient vers le cégep dans le but d\u2019y commettre une infraction au Code criminel qui pourrait causer un danger pour la sécurité des gens, c\u2019est-à-dire qu\u2019ils n\u2019avaient pas nécessairement l\u2019idée de faire une manifestation pacifique», a dit le sergent Benoit Richard.Un membre de l\u2019exécutif de l\u2019Qrganisme de défense des prisonniers politiques, Patrick Si-cotte, juge plutôt qu\u2019il y a eu là «profilage politique».«Rien ne présumait qu\u2019on pouvait commettre moindrement un méfait.J\u2019ai senti que les agents essayaient de gagner du temps.Ils n\u2019ont pas fouillé réellement l\u2019autobus et n\u2019ont pas fait une fouille complète.On voyait que c\u2019était une mascarade [pour qu\u2019on ne se rende pas au collège].» L\u2019autobus est finalement retourné à Montréal.Le collège Lionel-Groulx a reçu une nouvelle ordonnance hier l\u2019obbgeant à donner les cours à 247 étudiants d,e plus à partir de vendredi.Au collège Edouard-Montpetit de Longueuil aussi, les cours sont suspendus aujourd\u2019hui malgré les injonctions obligeant le collège à offrir les classes à certains étudiants.L\u2019enseignement n\u2019a pas repris hier, bloqué par les étudiants en grève.Après une réunion en fin de journée pour dresser un bilan de la situation, le directeur général, Serge Brasset, a rappelé que l\u2019établissement d\u2019enseignement fait tout ce qu\u2019il peut pour assurer la tenue des cours, mais qu\u2019il doit maintenant «calmer le jeu».«Nous constatons que la tension monte entre les requérants, les étudiants qui bloquent l\u2019entrée au collège, et même certains parents.» Par ailleurs, le coporte-parole de la Coalition large de l\u2019Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), Gabriel Nadeau-Du-bois, devra se présenter devant la cour le 24 mai.Un étudiant a déposé une requête pour outrage au tribunal parce qu\u2019il juge que M.Na-deau-Dubois a incité les étudiants à défier les injonctions.Manifestations à Montréal A Montréal, les actions de soutien au mouvement étudiant ont continué avec une ardeur renouvelée depuis le départ de Line Beauchamp.Hier en matinée, plus d\u2019une centaine de mani- festants ont déambulé dans les rues du centre-ville de Montréal sans avoir divulgué leur itinéraire aux policiers qui les ont encadrés à cheval, à moto et à vélo.Ils ont fait un arrêt devant une entrée de l\u2019hôtel InterContinental, près du square Victoria, où se déroulait une assemblée d\u2019actionnaires de Power Corporation.Après avoir scandé des slogans anticapitalistes et insulté les policiers qui gardaient l\u2019immeuble, les manifestants ont vivement réagi à l\u2019interpellation de l\u2019un d\u2019entre eux, saisi par des agents, et ont été aspergés de poivre de cayenne et matraqués.Ils ont par la suite tenté de bloquer l\u2019autoroute 720.Mais c\u2019est une fois de plus devant l\u2019hôtel InterContinental, dans le quartier des affaires, qu\u2019ils ont terminé leur course.Dans une atmosphère extrêmement tendue, pobciers antiémeute et manifestants sont demeurés face à face pendant plusieurs minutes.Une violente altercation verbale a éclaté entre des passants et les manifestants.L\u2019arrestation d\u2019un des protestataires (suivie d\u2019une deuxième plus tard) a été l\u2019étincelle qui a mis le feu aux poudres et peu de temps après, la manifestation a été déclarée illégale.Chargés par des groupes de policiers, les manifestants se sont finalement dispersés.Certains sont allés rejoindre un groupe qui préparait un rassemblement masqué et festif au son de la musique de la Compagnie créole.Tôt, vers 8 h, un groupe de personnes avait brièvement bloqué le pont Jacques-Cartier, mais les policiers sont rapidement intervenus pour les déloger.Dix-neuf protestataires ont été arrêtés, dont Yalda Machouf-Khadir, la fille du député de Québec solidaire, Amir Khadir.Le porte-parole du Service de police de Montréal, lan Lafrenière, a indiqué que cette fois, plutôt que d\u2019écoper d\u2019amendes, comme lors du blocus du pont Champlain il y a deux mois, les personnes arrêtées seraient accusées d\u2019avoir enfreint le Code criminel.Puis en soirée, une 22® manifestation nocturne s\u2019est ébranlée dans les rues de Montréal.Le Devoir Uopposition divisée sur le maintien de la ligne dure ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec La chef du Parti québécois, Pauline Marois, juge que la ligne dure et les interventions policières ne régleront aucunement la crise engendrée par la grève étudiante.«Je ne crois pas que la méthode dure soit la méthode pour arriver à une sortie de crise», a fait valoir, hier, Pauline Marois dans un point de presse.«Ça exacerbe les tensions, ça augmente les risques pour la santé des personnes autant des policiers d\u2019ailleurs que des jeunes qui s\u2019opposent à la rentrée dans les cégeps.» Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legaulf a pris la position opposée, exigeant du gouvernement qu\u2019il fasse appel aux forces policières pour permettre aux étudiants de retourner en classe.«J\u2019ai vu comme vous les images à Lionel-Groulx, ce n\u2019est pas agréable de voir la situation, mais en même temps, on n\u2019a pas le choix, on doit faire respecter l\u2019ordre», estime le chef ca-quiste.«Ce n\u2019est pas aux manifestants radicaux de dicter l\u2019ordre du jour.Evidemment que les forces policières doivent agir avec précaution, mais elles doivent faire respecter la loi.» «Si on cède à l\u2019intimidation, ça va vouloir dire qu\u2019il y aura un autre groupe de pression, éventuellement, qui va essayer de faire reculer le gouvernement.Et là, on est dans un État qui perd le contrôle de la situation» craint François Legault.Appel à Jean Charest Lors de la période de questions à l\u2019Assemblée nationale, Pauline Marois a demandé à Jean Charest qu\u2019il participe, aux côtés de la ministre de l\u2019Éducation, du Loisir et du Sport, Michelle Courchesne, à la rencontre avec les étudiants d\u2019hier soir.«Au lieu de frapper sur nos jeunes, est-ce qu\u2019on n\u2019est pas capable de trouver une solution avec eux, une solution qui va faire des gagnants de chaque côté ?Oui, chacun doit faire son bout de chemin, le premier ministre y compris», a affirmé la chef péquiste.Reprenant les commentaires publiés par l\u2019ancien ministre péquiste Jacques Brassard, qui était présent dans les tribunes de l\u2019Assemblée nationale avec d\u2019anciens parlementaires, Jean Charest a accusé Pauline Marois de sombrer dans le «racolage électoral» et de faire de «la politique bassement politicienne».Tout en répétant que le gouvernement parle d\u2019une seule voix, le premier ministre a indiqué qu\u2019il a été «impliqué totalement dans les discussions, dans les politiques du gouvernement dans cette affairedà».«La chef de l\u2019opposition officielle porte le carré rouge, appuie le boycott étudiant et refuse de demander aux étudiants d\u2019intégrer leurs cours.Elle en portera la responsabilité», a lancé le premier ministre.Comme pour préciser la position de son parti, la députée de Joliette et porte-parole péquiste en matière de justice, Véronique Hivon, a présenté, hier, la motion suivante: «Conformément aux principes de la séparation des pouvoirs, que l\u2019Assemblée nationale exprime que dans une société de droit, les injonctions doivent être respectées.» La motion fut adoptée à l\u2019unanimité.Hier midi, quelques professeurs et parents, dont Janie Giard et Robert Michaud, sont venus défendre le carré blanc, un mouvement qui réclame du gouvernement un moratoire sur la hausse des droits de scolarité jusqu\u2019à l\u2019automne afin de tenir une vaste consultation sur l\u2019avenir de l\u2019éducation et son financement.Ils ont fait parvenir à tous les élus une lettre dans laquelle ils demandent qu\u2019on mette «fin aux hostilités avant que nous mettions la vie d\u2019autres jeunes en danger».Le député de Mercier, Amir Khadir de Québec solidaire, réclame aussi un moratoire, mais il tient à son carré rouge et ne veut pas porter le blanc.QS propose l\u2019imposition d\u2019une taxe de 0,8% sur le capital des sociétés financières qui permettrait à terme d\u2019assurer la gratuité scolaire.Le Devoir A4 LE DEVOIR LE MERCREDI 16 MAI 2012 ACTUALITES JACQUES NADEAU LE DEVOIR La nouvelle p.-d.g.aimerait notamment que chaque CSSS délègue des intervenants directement dans les urgences, lesquels pourraient « planifier le congé des patients vulnérables dès le triage ».Virage communautaire à l\u2019Agence de la santé de Montréal La nouvelle p.-d.g., Danielle McCann, misera sur la première ligne et les soins à domicile AMELIE DAOU ST-BOISVERT On dit de l\u2019tiôpital de Verdun qu\u2019il fait figure d\u2019exception dans le paysage montréalais, avec ses services proches de la communauté, la prise en charge globale des patients et l\u2019accent mis sur la prévention et les soins à domicile.La nouvelle p.-d.g.de l\u2019^ence de la santé et des services sociaux de Montréal, Danielle McCann, souhaite importer ce modèle développé sous sa gouverne au CSSS du Sud-Ouest -Verdun aux différents quartiers de la métropole.Première ligne et soins à domicile sont ses mantras, mais elle ne s\u2019en cache pas : on peut certes optimiser encore un peu, mais des investissements devront émaner de Québec pour permettre le virage.M\u201c® McCann a longuement répondu aux questions des journalistes hier, pour un premier bain médiatique depuis sa nomination à ce poste névralgique.Elle succède à David Levine.Elle compte entre autres sur la nouvelle politique Vieillir chez soi pour récolter les sommes nécessaires.«Il faudra voir ce que Montréal va obtenir pour augmenter les services à domicile.On attend des investissements du gouvernement», dit-elle, s\u2019engageant de son côté à «optimiser les ressources», c\u2019est-à-dire à faire plus avec moins.«Ça prend une optimisation majeure des services à domicile à Montréal, dit-elle.Ça peut être aussi simple que de mieux planifier les routes des intervenants et de déléguer leurs tâches administratives.» Elle aimerait que chaque CSSS délègue des intervenants directement dans les urgences, lesquels pourraient «planifier le congé des patients vulnérables dès le triage».Identifier les services disponibles peut permet- tre un retour à la maison harmonieux et éviter l\u2019hébergement.«On a trop hébergé à Montréal», lâche-t-elle.A l\u2019exemple de l\u2019hôpital de Verdun, M\u201d® McCann souhaite la revalorisation des hôpitaux de proximité, comme l\u2019hôpital Jean-Talon ou l\u2019Hôpital général du Lakeshore.«C\u2019est important d\u2019avoir des services de proximité comme la dialyse, l\u2019obstétrique, les chirurgies mineures, dans des hôpitaux communautaires.Le redéploiement des services de première et de deuxième lignes peut soulager nos hôpitaux universitaires», estime M\u201c® McCann.L\u2019idée n\u2019est pas d\u2019en sortir de force les patients suivis au CHUM ou au CUSM, mais de les attirer dans les plus petits établissements grâce à la qualité des services offerts.Elle croit ainsi qu\u2019on s\u2019attaquera au talon d\u2019Achille de Montréal, le suivi global.Le Devoir Montréal a son plan en cas de canicnle Le «plan canicule» de Montréal a été mis en branle aujourd\u2019hui en prévision des chaleurs de l\u2019été.Eorte des leçons de l\u2019épisode meurtrier de 2010, l\u2019Agence de la santé de Montréal entame dès maintenant une veille saisonnière pour voir venir tout épisode de chaleur accablante et agir promptement.La nouvelle p.-d.g.de l\u2019agence, Danielle McCann, précise que le nouveau plan a été élaboré à la lumière des épisodes de chaleur accablante passés, dont celui qui, en 2010, aurait coûté la vie à 106 personnes, dont une trentaine étaient atteintes d\u2019un problème de santé mentale.C\u2019était la première conférence de presse de M\u201d® McCann et du directeur de la santé publique de la métropole, également nouvellement en poste, le D\"^ Richard Massé.Appels et visites aux clientèles à risque comme les personnes âgées par des professionnels de la santé ou même des pompiers et des policiers, ouverture de haltes climatisées ou distribution d\u2019eau aux itinérants sont autant d\u2019exem- ples des actions qui seront entreprises.Le niveau « alerte » sera enclenché quand la température excédera 33 degrés trois jours consécutifs, ou 25 degrés deux nuits de suite.Par contre, bien avanf des actions progressives seront entreprises selon les prévisions météo.«Nous avons modifié notre approche pour rejoindre la clientèle en santé mentale», explique aussi le D\"^ Massé.A cause de leur isolement ou de certains médicaments, ces personnes sont particulièrement menacées par la chaleur accablante.Autre leçon tirée: «nous avons compris l\u2019importance du voisinage.Il faut avoir le réflexe de téléphoner à nos parents, à nos amis, de cogner à la porte de nos voisins qui pourraient être isolés», ajoute le D\"^ Massé.11 importe de fréquenter des endroits frais et de boire suffisamment quand la température s\u2019élève.Les enfants, les personnes âgées, les personnes souffrant de maladie chronique ou prenant certains médicaments sont particulièrement à risque.Gambard Vente et service technique 630-A RUE CATHCART, CENTRE-VILLE MONTRÉAL (S 14) 866-3876 STACARO \u2014 AMBIANCE EUROPÉENNE \u2014 MOBILIER & DÉCORATION j ^¦4*1/\t^ ¦ T! 3, .-îi-ï t ROLEX VENTE D\u2019ENTREPOT \\\t18-19-20 mai de^30 à 60% sur tout 8639, Chemin Dalton, Viiie Mont-Royai.514.341.8778 stacaro.com Petits aéroports, beaucoup de plomb LOUIS-GILLES ERANCŒUR Une étude réalisée en Caroline du Nord indique que les enfants qui vivent à moins d\u2019un kilomètre d\u2019un petit aéroport sont plus contaminés au plomb que les autres.Cette étude, méconnue au Québec, jette un éclairage nouveau sur les risques courus à proximité de petits aéroports d\u2019où s\u2019envolent de petits avions à hélices, les seuls qui consomment encore de l\u2019essence au plomb en Amérique du Nord.Aucune étude semblable n\u2019a été réalisée au Québec ou évoquée dans le débat en cours depuis 15 ans entre les riverains de l\u2019aéroport de Saint-Hubert et la direction de cet établissement municipalisé.De plus, aucune étude d\u2019impact ni aucun débat public sur ces questions ne sont prévus dans le dossier du petit aéroport privé de Neuville, près de Québec, auquel s\u2019opposent massivement la Ville et la population riveraine.L\u2019étude sur la contamination des enfants au plomb à proximité des petits aéroports a été publiée dans Environmental Health Perspectives en juillet dernier.Elle est signée par Marie Lynn Miranda.Les taux de plomb dans l\u2019air et les sols ont baissé sensiblement depuis la disparition du plomb dans l\u2019essence pour les voitures, un métal lourd susceptible d\u2019altérer de façon significative le développement du cerveau et la per-formançe scolaire.Aux Etats-Unis, l\u2019Agence de protection environnementale (EPA) a démontré en 2010 que le plomb de l\u2019essence destinée aux petits moteurs d\u2019avions à hélices, l\u2019essence dite «avgaz» et même dans l\u2019essence «avgaz LL» (low lead), est de loin la principale source çonnue de plomb dans l\u2019air aux Etats-Unis.Une hausse mesurable Les chercheurs ont voulu vérifier si la proximité des petits aéroports se traduisait par une contamination effective dans un rayon de 2 km.Ils ont constaté qu\u2019il y avait effectivement une hausse mesurable de 2,1% à 4,4% des concentrations de plomb dans le sang des jeunes vivant à moins d\u2019un kilomètre de ces petits aéroports et que l\u2019impact demeurait encore sensible par endroits jusqu\u2019à un kilomètre.Leur étude ne démontre pas si cette augmentation a des impacts sur leur santé, mais ils affirment qu\u2019il n\u2019existe aucune concentration sans effet sur la santé chez les jeunes en pleine croissance.Ils souhaitent poursuivre leurs analyses dans les zones urbaines exposées aux décollages répétitifs.Ils recommandent à l\u2019EPA d\u2019entreprendre un suivi auprès (Je tous les petits aéroports des Etats-Unis.De son côté, l\u2019EPA, qui a été mise en demeurq par les Amis de la Terre des Etats-Unis pour réglementer cette industrie, entend effectivement faire des propositions pour faire passer ce segment de l\u2019aviation à fessence sans plomb, mais l\u2019organisme environnemental n\u2019a précisé aucun échéancier devant les pressions de l\u2019industrie, qui estime que trop d\u2019appareils ne pourraient s\u2019adapter à ce changement.Le Devoir JOURNEE INTERNATIONALE CONTRE L\u2019HOMOPHOBIE Les femmes homosexuelles encore plus discrètes que les hommes Les Québécois disent connaître plus de personnes homosexuelles dans leur milieu de travail que les autres Canadiens.Mais les femmes homosexuelles demeurent encore beaucoup plus discrètes que leurs collègues masculins.C\u2019est ce qui ressort d\u2019,un sondage de la Eondation Emergence, dif fusé à l\u2019occasion de la Journée internationale de l\u2019homo-phobie, le 17 mai.«Au Québec, lit-on dans le communiqué, 23 % des répondants disent connaître un ou des hommes homosexuels dans leur milieu de travail, contre 5 % pour les femmes homosexuelles».97% des personnes qui connaissent une personne homosexuelle disent entretenir de bons rapports avec elle.Reste que 50% des personnes interrogées croient qu\u2019il est toujours difficile d\u2019afficher son homosexualité en milieu de travail.11% croient qu\u2019un employeur hésiterait à embaucher une personne homosexuelle.47% croient enfin que les personnes homosexuelles sont difficilement acceptées par la direction.La Eondation Emergence a répertorié 325 activités qui auront lieu demain à l\u2019occasion de la Journée internationale contre l\u2019homophobie.Parmi celles-ci, on note que la Chambre de commerce du Montréal métropolitain tiendra un déjeuner-causerie au Reine Elizabeth sur le thème «Au travail, la diversité sexuelle, ça rapporte».Le Devoir 4 T MODE 4, BEAUTÉ ^ BIEN-ÊTRE Leslincontoijrnables f * L P\u2019tit Bonheur au Naturel Spécialistes en vitamines et suppléments Q Mentionnez Le DEVOIR lors de votre visite Et devenez membre gratuitement (valeur de 25$) Vous aurez droit à une réduction sur tous ies achats.(Offre valide jusqu\u2019au 15 juin 2012) 15% www.ptitbonheuraunaturel.com 5412, Avenue du Parc.Montréal T.514 277-3434 Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec François Tremblay au 514.985.3502 ou ftremblay@ledevoir.com LE DEVOIR, LE MERCREDI 16 MAI 2012 A5 ACTUALITES LOI BUDGETAIRE C-38 Ottawa tente de rassurer les chômeurs MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa La ministre des Ressources humaines a semblé vouloir calmer les craintes des chômeurs, hier, en précisant que les changements à Uassurance-emploi prévus par son gouvernement n\u2019obligeront pas tout citoyen qui perd son emploi à en accepter un autre sans condition.Mais l\u2019opposition n\u2019est pas rassurée.Le projet de loi de mise en œuvre du budget vient retirer certaines dispositions de la Loi sur l\u2019assurance-emploi, qui prévoyaient qu\u2019un chômeur puisse refuser un emploi sans voir sa prestation réduite si ce poste offrait des conditions inférieures, et qui offrait un «délai raisonnable» pour chercher un boulot dans son domaine.Les changements restent à être définis et devant ce flou législatif, l\u2019opposition craint de voir des chômeurs être forcés d\u2019accepter n\u2019importe quel emploi, n\u2019importe où.Or, la ministre Diane Finley a affirmé que ses troupes voulaient aider les chômeurs à dénicher un emploi «qui serait dans leur région, parmi leur niveau de compétences approprié».De maigres détails qui n\u2019ont pas réussi à calmer l\u2019opposition.«On ne sait pas ce qu'ils ont en tête, on n'a pas de définition», a déploré le chef libéral par intérim.Bob Rae, qui veut voir le libellé du règlement qui viendra confirmer la teneur des modifications.Lundi, le ministre des Finances, Jim Flaherty, a défendu que «le seul mauvais emploi, c'est de ne pas avoir d'emploi».Ses propos ont alarmé l\u2019opposition, mais lorsque cités par Thomas Mulcair, ils ont suscité des applaudissements nourris dans les banquettes conservatrices.Le chef néodémocrate n\u2019a pas semblé prendre acte des précisions de Finley, accusant le gouvernement de vouloir créer «du cheap labour» en forçant aînés et personnes handicapées à pallier les pénuries de main-d\u2019œuvre.«C'est scandaleux», a-t-il affirmé.En comité parlementaire, où il comparaissait pour défendre son projet de loi, le ministre Flaherty s\u2019est fait beaucoup questionner quant aux changements à l\u2019assurance-emploi et à ceux haussant l\u2019âge d\u2019admissibilité à la Sécurité de la vieillesse.Questionné par le libéral Scott Bri-son à savoir s\u2019il consentirait à exempter les travailleurs aux emplois très physiques qui ne pourraient pas continuer jusqu\u2019à 67 ans, le ministre a rétorqué cpx'«une personne n'a pas à occuper le même emploi toute sa vie», «ùi Chambre de commerce du Manitoba a mis sur pied un programme Internet mettant les travailleurs de 50 ans et plus en lien avec les emplois disponibles», a-t-il expliqué, disant vouloir financer une telle initiative à la grandeur du pays.L\u2019opposition interpelle la population Devant le refus du gouvernement de permettre une étude thématique de C-38, les partis d\u2019opposition s\u2019en remettent à l\u2019opinion publique.Car lorsque les Canadiens auront pris connaissance des tenants et aboutissants du projet de loi mammouth, ils joindront leur voix à la leur pour s\u2019y opposer, estiment néodémocrates et libéraux.Le Nouveau Parti démocratique convoquera dès aujourd\u2019hui les citoyens à une série d\u2019audiences publiques.La première se tiendra à Ottawa ce midi et dans plusieurs villes, dont Montréal.Les néodémocrates inviteront des experts «pour assurer une étude adéquate», a expliqué le député Nathan Cullen.Le NPD a aussi créé le site budget2012.npd.ca, où les Canadiens peuvent soumettre leurs commentaires et lire des capsules qui résument certaines mesures.Dans le camp libéral, on a rappelé qu\u2019on profiterait du caucus sénatorial pour décortiquer C-38 au sein de six comités.Or, puisque les conservateurs veulent voir C-38 adopté d\u2019ici la fin juin, les sénateurs devront malgré tout limiter leur étude.Avec Hélène Buzzetti Le Devoir Logements insalubres; Montréal traîne JEANNE CORRIVEAU \\ A Montréal, les délais pour traiter les plaintes concernant les logements insalubres sont trop longs et les constats d\u2019infraction trop peu nombreux, estime le vérificateur général de la Ville, Jacques Bergeron, qui plaide pour une gestion plus diligente de ces dossiers par les autorités municipales.Alors que les villes de New York, de Toronto et de Los Angeles ont un portrait précis de l\u2019état de leur parc locatif sur leurs territoires respectifs, Montréal ne dispose que d\u2019une étude vieille de 20 ans réalisée par l\u2019INRS-Urbanisation sur ce sujet.A titre d\u2019exemple, Los Angeles procède à une inspection systématique de l\u2019ensemble des logements de son territoire tous les quatre ans, souligne le vérificateur dans son rapport annuel déposé lundi.«Les actions de la Ville de Montréal sont uniquement rattachées à des plaintes.Il n'y a pas de gestion proactive, pas de portrait complet des logements insalubres», a expliqué hier Jacques Bergeron lors d\u2019une conférence de presse.Ainsi, entre 2007 et 2010, seulement 26084 inspections ont été effectuées sur plus de 487 000 logements, soit environ 5% du parc locatif.Et lorsqu\u2019un avis de non-conformité est délivré, il peut s\u2019écouler plus d\u2019un an avant que le dossier soit réglé.De plus, les constats d\u2019infraction sont rares.Les arrondissements, responsables de la gestion de ce dossier, préfèrent négocier avec les propriétaires négligents plutôt que d\u2019engorger les tribunaux, a noté l\u2019équipe de Jacques Bergeron.Pour le vérificateur, ces délais sont trop longs.Jacques Bergeron recommande donc que la Ville se dote d\u2019un programme d\u2019inspections préventives et que les arrondissements resserrent leurs échéanciers.Il suggère aussi que des tarifs soient imposés aux propriétaires pour financer la stratégie d\u2019intervention de la Ville.Le président du comité exécutif, Michael Applebaum, soutient que la Ville a amélioré ses pratiques d\u2019inspection au cours de la dernière année.Selon lui, la Ville a une bonne connaissance du portrait du parc locatif «Les équipes dans les arrondissements sont proches du terrain et ils connaissent les immeubles problématiques», a-t-il soutenu.Une étude réalisée avec la Société d\u2019habitation du Québec serait en cours pour brosser un tableau des conditions d\u2019habitation des locataires, a-t-on précisé.Montréal a aussi mis à l\u2019essai une tarification.Ainsi, l\u2019arrondissement de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce a mis sur pied un projet pilote et envoie une facture aux propriétaires lorsqu\u2019une deuxième inspection est nécessaire.Si elle est jugée concluante, cette mesure pourrait être exportée dans d\u2019autres arrondissements, a indiqué M.Applebaum.Le Devoir L\u2019ex-patron de l\u2019amphithéâtre dénonce la mainmise du gouvernement Jacques A.Bédard ISABELLE PORTER à Québec Ly ex-patron du projet d\u2019am-r phithéâtre, Jacques A.Bédard, a quitté son poste parce qu\u2019il n\u2019acceptait pas que le gouvernement du Québec et Infrastructure Québec prennent le contrôle de la construction.Dans sa lettre de démission du 27 avril, il écrit que la Ville «a perdu le contrôle» du projet et de son comité directeur.Il dénonce en outre qu\u2019on ait «subordonné» son poste «à l'autorité d'infrastructure Québec».Nommé il y a un an, M.Bédard devait piloter le projet de construction de l\u2019amphithéâtre jusqu\u2019à sa livraison en 2015.Or, comme il le raconte dans sa lettre, la Ville a annoncé le 11 avril qu\u2019il devait désormais se rapporter à un nouveau comité directeur.Dix jours plus tard, on lui apprenait qu\u2019il ne serait qu\u2019un «invité» au sein de ce comité.«Ce contexte nouveau est inacceptable», écrit-il.Les griefs de M.Bédard ne s\u2019arrêtent pas là.Plus loin dans la lettre, il suggère que certaines des exigences d\u2019infrastructure Québec (IQ) manquent de «vigilance».Selon les informations obtenues par Le Devoir, les relations entre M.Bédard et Infrastructure Québec se sont en effet beaucoup dégradées au cours des derniers mois.Préoccupé par l\u2019état du projet, le gouvernement a demandé à un groupe d\u2019experts indépendants de réviser tout ce qui avait été accompli depuis le début et les conclusions ont été sévères.Le gouvernement était inquiet Ses analyses ont révélé que le projet souffrait de problèmes majeurs en ce qui concerne la gouvernance, et que le directeur devait être mieux encadré.D\u2019emblée, le gouvernement n\u2019a guère aimé que l\u2019équipe dirigée par M.Bédard ait mis autant de temps à découvrir que le site choisi était lourdement contaminé et qu\u2019il fallait en trouver un autre.C\u2019est dans ce contexte que Jean-Guy René a été nommé à la tête du comité directeur en avril.Cet ancien dirigeant d\u2019Hydro-Québec International remplaçait le directeur général de la Ville de Québec à ce poste.Deux semaines plus tôt, on avait officialisé un autre changement majeur.Le 25 mars, lors de l\u2019annonce sur le montage financier avec Pierre Karl Péladeau et la ministre Michelle Courchesne, on avait décidé de changer complètement le mode de gestion du projet.Plutôt que de construire en mode «clé en main», l\u2019amphithéâtre serait conçu en «gestion par lots».La lettre de démission de M.Bédard a été rendue publique hier en fin de journée par la Ville de Québec.L\u2019opposition la réclamait avec insistance depuis la démission de M.Bédard, mais le maire Régis Labeaume martelait que ça ne se faisait pas et que c\u2019était impossible.Or la diffusion hier matin d\u2019une partie de son contenu par la station de radio 93,3 l\u2019a fait changer d\u2019avis à tel point qu\u2019il réclamait hier midi qu\u2019on la rende publique «au plus sacrant».Sur le contenu de la lettre, M.Labeaume s\u2019est clairement rangé aux côtés d\u2019infrastructure Québec.«On est très heureux des spécialistes de la construction qui sont maintenant au comité directeur», a-t-il dit.«Tout le monde est heureux, le gouvernement, nous autres, et on est en contrôle», a-t-il ajouté en soulignant que la Ville avait le contrôle depuis le 25 mars.Interrogé sur le fait que la Ville avait pu perdre ce contrôle, M.Labeaume a souligné que les problèmes appartenaient au passé.«Je ne vous dis pas qu'on avait perdu le contrôle parce que je ne veux pas le dire comme ça.Je ne veux pas accabler personne.C'est délicat cette affaire-là.» Ni Infrastructure Québec ni le Conseil du trésor n\u2019ont voulu commenter l\u2019affaire hier.À Infrastructure Québec, on a souligné que c\u2019est la Ville de Québec qui répond aux questions parce que c\u2019est elle le maître d\u2019œuvre.Le Devoir Un manque de vigilance ?Selon M.Bédard, il ne faut pas que le gestionnaire de construction soit le seul interlocuteur contractuel «pour l'administration des contrats incluant les décomptes mensuels, changements, avenants», comme le recommande un rapport d\u2019experts indépendants commandé par IQ.« Comment peut-on formuler une telle recommandation sur la base de ce qui est dé- noncé dans l'industrie de la construction présentement», écrit-il.A propos du poste de gestionnaire de construction dont le poste est actuellement en appel d\u2019offres, il avance que les candidats sont majoritairement des entrepreneurs généraux et que ces derniers «pourraient dans leurs affaires courantes transiger avec les mêmes sous-traitants que ceux impliqués dans le projet».Pompiers: Labeaume s\u2019excuse Québec \u2014 Le maire Régis Labeaume a voulu s\u2019excuser hier pour les propos qu\u2019il avait tenus à l\u2019endroit des pompiers de la ville de Québec depuis la semaine dernière.«J'ai rencontré beaucoup de gens depuis lundi passé.Beaucoup de monde qui m'a convaincu que j'avais utilisé de trop gros mots envers les pompiers et très sincèrement, je m'en excuse», a-t-il dit.M.Labeaume avait traité les pompiers de «menteurs» avant de préciser qu\u2019il ne visait que le syndicat jeudi dernier.Hier, il n\u2019a pas voulu dire si ses excuses s\u2019adressaient aussi au syndicat.La Ville et le syndicat sont à couteaux tirés depuis des années, les pompiers étant sans contrat de travail depuis 2006.- Le Devoir Le maire de Mascouche peut demeurer eu poste Québec \u2014 Le ministre des Affaires municipales, des Régions et de l\u2019Occupation du territoire, Laurent Lessard, juge que le maire de Mascouche, Richard Marcotte, peut rester en poste, alors qu\u2019il doit faire face à la justice pour des accusations d\u2019abus de confiance, de corruption, de fraude et de complot pour fraude.Lors de la période de questions à l\u2019Assemblée nationale, le député de Verchères, Stéphane Bergeron, demandait au ministre d\u2019user des pouvoirs dont il dispose pour forcer le maire à abandonner ses fonctions pendant les procédures judiciaires.Le conseil municipal de Mascouche a adopté lundi à l\u2019unanimité une résolution à cet effet.«On respecte les tribunaux.On doit respecter les droits individuels», a fait valoir Laurent Lessard.Le député péquiste déposera une motion aujourd\u2019hui pour demander au gouvernement d\u2019intervenir.- Le Devoir Fatigue au volant Québec \u2014 Le coroner André Dandavino signale que ni le cellulaire, ni l\u2019état mécanique du camion, ni l\u2019absence de réflecteurs sur les vélos n\u2019ont été des facteurs ayant contribué à la collision qui a causé le décès de trois cyclistes sur la route 112, en mai 2010, à Rougemont, en Monté-régie.Cependant, le coroner a noté l\u2019état de somnolence du conducteur, qui peinait à s\u2019habituer à un nouveau travail de nuit et dont le sommeil de la veille avait été perturbé, pour diverses raisons.L\u2019homme a aussi fait usage de son régulateur de vitesse qui, selon le coroner, a nettement diminué sa vigilance.L\u2019état de la chaussée a obligé les cyclistes à s\u2019éloigner du bord de la route.De plus, un accotement aurait permis une circulation plus sécuritaire.- La Presse canadienne COMMISSION DE ['ÉTHIQUE EN SCIENCE ET EN TECHNOLOGIE m INVITATION CONSULTATION PUBLIQUE Consultation publique sur les soins de santé personnalisés POUR QUI, COMMENT ET À QUEL PRIX?La Commission de Téthique en science et en technologie (CEST) organise une consultation publique sur le thème des soins de santé personnalisés (SSP).Ses objectifs sont d'informer les citoyens sur la nature de ces avancés en matière de santé et de consulter la population afin que les décideurs puissent faire les bons choix.Pour soutenir la réflexion, la professeure Mélanie Bourassa Forcier, le professeur Hubert Doucet, le docteur Daniel Gaudet et le docteur Pavel Hamet prendront la parole.La journaliste indépendante Françoise Guénette animera les discussions.Horaire des rencontres : \u2022\tMontréal, mardi 22 mai 2012 Auditorium du Centre d'archives de Montréal, 19 h à 21 h.\u2022\tQuébec, mardi 29 mai 2012 La Margelle, Cégep de Sainte-Foy, 19 h à 21 h.\u2022\tRimouski, mardi 12 juin 2012 Amphithéâtre D114, Cégep de Rimouski, 19 h à 21 h.Documentation et sondage disponibles en ligne au www.ethique.gouv.qc.ca.À propos des soins de santé personnalisés : Les soins de santé personnalisés sont une approche en matière de soins de santé considérée par plusieurs comme une révolution dans ce domaine.Certains spécialistes disent que les SSP procureront de nombreux avantages aux Québécois en matière de santé.D'autres soulignent qu'elles comporteront des risques et mettront en jeu des valeurs chères à la société québécoise.Or, en mars dernier, le Gouvernement du Québec a annoncé qu'il injectera 20 millions de dollars pour soutenir le développement de ce secteur d'ici 2015.Dans un tel contexte, la Commission aspire à stimuler et à accompagner la réflexion collective sur le sujet.Québec q q A6 LE DEVOIR, LE MERCREDI 16 MAI 2012 LE MONDE La Grèce de nouveau aux urnes en juin Le parti Syriza part favori du scrutin, selon les sondages La Grèce va devoir retourner aux runes d\u2019ici fin juin après l\u2019échec de la formation d\u2019un gouvernement de coalition, qui a de nouveau perturbé les Bourses mondiales et ravivé les inquiétudes sur une sortie du pays de la zone eruo.Après le vote sanction du 6 mai contre les deux piliers du système politique grec, la Nouvelle Démocratie (droite) et le Pasok (socialiste) et l\u2019austérité stricte imposée depuis deux ans, aucune majorité ne s\u2019est dégagée, et les tractations menées depuis une semaine pour la constitution d\u2019un gouvernement de coalition se sont avérées infructueuses.Le dirigeant socialiste et exministre des Finances, Evànge-los Venizélos, a le premier annoncé l\u2019échec, à l\u2019issue d\u2019une réunion de la dernière chqnce convoquée par le chef de l\u2019Etat, Carolos Papoulias.«Nous allons hélas de nouveau vers des élections, dans quelques jours, dans de très mauvaises conditions », a-t-il affirmé.Selon les médias grecs, la date la plus probable du nouveau scrutin est le 17 juin, soit un mois après la proclamation officielle des législatives.La date devrait a priori être connue lors d\u2019une réunion des chefs de partis aujourd\u2019hui sous l\u2019égide du président de la République, Carolos Papoulias, destinée à former un gouvernement dit «de service», uniquement chargé d\u2019expédier YORGOS KARAHALIS REUTERS Alexis Tsipras, chef de la gauche radicale Syriza, hier, à son arrivée au palais présidentiel.affaires courantes et d\u2019organiser le scrutin.Déjà en campagne?Antonis Samaras, chef de la droite Nouvelle Démocratie, arrivé en tête du scrutin du 6 mai, mais sans majorité, a mis en garde contre «le populisme aventuriste» de la gauche en dénonçant, comme M.Vénizélos, le refus d\u2019Alexis Tsipras, chef de la gauche radicale Sjuiza, de participer à un gouvernement de coalition.De même, Potis Kouvelis, le chef de la formation de gauche modérée Dimar qui a refusé d\u2019apporter ses 19 députés en renfort d\u2019une alliance conservateurs-socialistes, a imputé le naufrage à M.Tsipras.11 avait conditionné son ralliement à une participation du Syriza, seul apte selon lui à prendre en compte le verdict des runes.Rejetant ces critiques, M.Tsipras, dont la formation a créé la sruprise le 6 mai en devenant le deuxième parti de Grèce avec 16,7% des voix et 52 députés, a rétorqué que «les partis du mémorandum [droite et socialistes] avaient refusé d\u2019adopter ses propositions» en mettant la gauche «devant le dilemme: mémorandum [plan d\u2019austérité] ou élections», ce qui équivaut pour lui à une sorte de chantage.«J\u2019ai fait tous les efforts possibles pour un gouvernement progressiste qui respecterait le vote du peuple.Notre principal axe est l\u2019annulation des coupes dans les salaires et les retraites», a ajouté M.Tsipras, qui a axé sa campagne électorale sru le rejet de la rigueur.Invoquant le «danger» pesant sru le pays du fait de l\u2019iijstabilité politique, le chef de l\u2019État lors d\u2019une ultime réunion avait demandé hier aux partis de s\u2019entendre sur un cabinet de technocrates, censé parer aux menaces de faillite et de sortie de l\u2019euro de la Grèce, où s\u2019est déclenchée la crise de la dette qui secoue l\u2019Eruope depuis 2010.Selon des sondages cette semaine, Sjuiza pourrait devenir le premier parti du pays aux prochaines élections, avec un programme combinant rejet du memorandum et maintien du pays dans l\u2019euro, qui a jusqu\u2019à présent été rejeté comme inacceptable par les partenaires de la Grèce dans la zone euro.Agence France-Presse COLOMBIE Un attentat contre nn ex-ministre fait cinq morts Au moins cinq personnes ont été tuées et dix-sept blessées hier matin à Bogota dans un attentat à la bombe visant l\u2019ancien ministre colombien de l\u2019Intérieur, Eer-nando Londono, qui a survécu à l\u2019explosion.La déflagration s\u2019est produite dans un quartier fréquenté du nord de la capitale colombienne, où se trouvent de nombreux commerces et des universités.«Je viens d\u2019apprendre que Fernando Londono a été la cible d\u2019un attentat.Il se trouvait dans sa voiture blindée», a annoncé le président colombien, Juan Manuel Santos, dans une allocution depuis le palais présidentiel.L\u2019explosion a tué au moins cinq personnes, a précisé Carlos Giraldo, un responsable de la délégation colombienne de la Croix-Rouge.«Il y a cinq personnes tuées et 17 blessées», a-t-il dit, précisant que l\u2019explosion avait détruit dix-sept véhicules.Quelques heures avant l\u2019explosion, les autorités avaient annoncé avoir déjoué un attentat à la voiture piégée devant le siège de la police à Bogota, une tentative attribuée à la guérilla des Eorces armées révolutionnaires de Colombie (EARC).Le dernier attentat à Bogota remonte au 12 août 2010.L\u2019explosion d\u2019une voiture piégée s\u2019était produite deux jours après l\u2019investiture de M.Santos, faisant neuf blessés et d\u2019importants dégâts.«Je ne sais pas quel est son but, mais soyez absolument sûrs que le gouvernement ne va pas se laisser déstabiliser par des actes terroristes », a affirmé le chef de l\u2019État.«Le terrorisme ne va pas nous intimider.Au contraire il nous remplit de courage pour aller de l\u2019avant», a-t-il lancé.L\u2019explosion s\u2019est produite sur l\u2019avenue Caracas, un axe important de la ville.Le trafic a été totalement interrompu dans ce secteur où les passants ont été évacuées par les forces de l\u2019ordre.Agence France-Presse I ^ : CHRISTOPHE ENA REUTERS François Hollande (à droite) a salué Nicolas Sarkozy hier, à rentrée de PÉlysée.France : l\u2019avenir incertain de l\u2019ex-président Nicolas Sarkozy Après cinq ans à la tête de la Erance, Nicolas Sarkozy est redevenu hier un citoyen ordinaire, libre de reprendre sa carrière d\u2019avocat, mais aussi à la disposition des juges qui pourraient le convoquer dès l\u2019été pour l\u2019entendre sur le financement de sa campagne en 2007.Une poignée de main avec son successeur Erançois Hollande,qui le raccompagne sur le perron de l\u2019Élysée, quelques pas sur le tapis rouge, main dans la main avec son épouse Caria Bruni, l\u2019ex-président conservateur adresse un dernier signe au personnel réuni dans la cour.Sa voiture s\u2019éloigne.Erançois Hollande lui a adressé ses «meilleurs vœux pour la nouvelle vie qui s\u2019ouvre devant lui».Mais Nicolas Sarkozy est resté vague sru ses intentions.En cas d\u2019échec, «vous n\u2019entendrez plus jamais parler de moi», avait-il lancé pendant la campagne.Mais au soir de la défaite, pressé par son entourage de «ne pas injurier l\u2019avenir», il avait opté pour une formule plus ambiguë, évoquant un «engagement différent».À 57 ans, dont «35 ans de mandats politiques» de la mairie de la ricjie banlieue parisienne de Neuilly-sur-Seine à l\u2019Élysée, arrêtera-t-il définitivement la politique?«Même pas en rêve», pour une de ses ministres.Son dernier chef de la diplomatie, Alain Juppé, le voyait hier «prendre un peu de recul.Puis, on verra bien.Je peux vous dire qu\u2019il réfléchit » Tant qu\u2019il n\u2019occupe pas de fonctions de direction au sein d\u2019un parti politique, il devrait siéger au Conseil constitutionnel où un fauteuil lui, est réservé de droit en tant qu\u2019ancien chef de l\u2019État.11 devrait aussi reprendre sa carrière d\u2019avocat d\u2019affaires: il a gardé des parts dans le cabinet qu\u2019il avait cofondé avec son associé, Arnaud Claude, il y a 25 ans.Auparavant, il ira «se reposer en famille», sans doute au Cap Nègre (sud de la Erance), dans la À 57 ans, dont 35 ans en politique, arrêtera-t-il définitivement la politique?propriété familiale de son épouse.Caria Bruni-Sarkozy.C\u2019est peut-être sous le soleil de la Côte d\u2019Azur que Nicolas Sarkozy, protégé pendant cinq ans par son immunité présidentielle, sera rattrapé par la justice.,Légalement, l\u2019immunité pénale du chef de l\u2019État \u2014 sur laquelle Erançois Hollande veut revenir \u2014 est levée un mois après son départ du pouvoir.11 pourrait donc en théorie être convoqué dès le 16 juin par les juges dans le cadre de deux dossiers: l\u2019affaire Bettencourt, qui soulève des questions sur le financement de sa campagne électorale en 2007, et le volet financier de l\u2019affaire Karachi, à l\u2019origine une enquête sur un attentat en 2002.Dans la première, l\u2019ex-président est directement mis en cause par des témoins, qui affirment qu\u2019il a touché au moins 50 000 euros de l\u2019homme de confiance de Liliane Bettencourt, l\u2019héritière du géant des cosmétiques L\u2019Oréal et généreux soutien de son parti, l\u2019UMP.En Erance, où le financement des partis politiques est très réglementé, le don de particuliers est plafonné à 4600 euros pour une campagne électorale.Nicolas Sarkozy a toujours nié avoir perçu de l\u2019argent liquide, tout comme il a récemment qualifié A «infamie» des accusations relayées par la presse sur le financement de cette même campagne par l\u2019ex-dictateur libyen, Mouammar al-Kadhafi.Pour le politologue Philippe Braud, «s\u2019il est poursuivi et condamné, cela éliminera pratiquement toutes ses chances d\u2019un retour en politique».Et cela lui fermerait aussi les portes du Conseil consfitufionnel, où Jacques Chirac, condamné fin 2011 pour des emplois fictifs, avait cessé de siéger depuis son inculpation.Agence France-Presse Le conflit syrien atteint le Liban L\u2019armée est déployée dans certains quartiers de Tripoli L> armée libanaise s\u2019est dé-' ployée hier dans l\u2019ensemble des quartiers de Tripoli (nord du Liban) touchés ces derniers jorus par des violences confessionnelles qui ont fait huit morts et qui sont liées au conflit en Syrie voisine.Des unités de l\u2019armée sont arrivées rue de Syrie, qui sépare le quartier de Bah el-Teb-baneh, majoritairement sunnite et hostile au régime sjuien de Bachar al-Assad, et celui de Ja-bal Mohsen, alaouite et sjunpa-thisant de ce régime.Elles ont achevé leru déploiement après être entrées lundi en soirée dans les quartiers touchés par les affrontements qui ont fait neuf morts et des dizaines de blessés depuis samedi à Tripoli, la principale ville du Nord.Dans le même temps, des bulldozers nettoyaient le quartier, enlevant les barrages installés par les groupes armés ainsi que les projectiles non ex-plosés.Des équipes de la compagnie libanaise d\u2019électricité s\u2019employaient pour leur part à rétablir le cornant.«Il y a un cessez-le-feu à Tripoli, les troubles qui ont eu lieu ces deux derniers jours sont finis», a affirmé aux journalistes le premier ministre, Najib Mi-kati, lui-même sunnite et originaire de Tripoli.11 a dit avoir rencontré «tous les responsables politiques concernés à Tripoli ainsi que les dirigeants salafistes qui ont convenu de cesser le feu».Les heurts confessionnels, fréquents à Tripoli, ont éclaté samedi soir après des échanges de tirs entre l\u2019armée et des islamistes.Ces derniers réclament la libération d\u2019un des leurs, Chadi al-Mawlawi, soupçonné de terrorisme par les autorités libanaises, mais présenté par ses proches comme un partisan de la révolte en Syrie.M.Maw-lawi est toujours détenu.De nombreux militants islamistes poursuivaient hier un sit-in réclamant sa libération et un jugement pour les détenus, notamment islamistes, incarcérés depuis des années et toujours dans l\u2019attente de leur procès.« Un sit-in pacifique et non-armé se poursuit à Tripoli au sujet des militants islamistes incarcérés», a précisé M.Mi-kati, jugeant «inacceptable de porter les armes et de menacer la sécurité».Alors que plusieurs dirigeants politiques ont dénoncé une tentative de Damas d\u2019exporter la crise qui secoue son régime depuis 14 mois, M.Mi-kati a estimé qu\u2019il n\u2019y avait «pas de doute que ce qui se passe en Syrie a un impact sur le Liban, car [les deux pays] sont liés».«Par conséquent, nous essayons d\u2019empêcher tout impact négatif sur le Liban », a précisé le chef du gouvernement libanais, dominé par le Hezbollah, un allié du régime sjnien.«Nous sommes sur un volcan, la situation dans la région évolue très vite dans la région et cela peut toucher le Liban», a-t-il ajouté, se disant plus rassuré après l\u2019arrivée de l\u2019armée.Agence France-Presse Strauss-Kahn porte plainte contre Diallo Dominique Strauss-Kahn a déposé plainte pour fausses déclarations, diffamation et procédure abusive contre la femme de chambre guinéenne Nafissatou Diallo qui l\u2019avait accusé d\u2019agression sexuelle au Sofitel de New York il y a un an.Selon la plainte déposée lundi devant le tribunal du Bronx, l\u2019ex-directeur général du Eonds monétaire international lui réclame un million de dollars, l\u2019accusant d\u2019avoir «en toute connaissance de cause et intentionnellement fait de fausses déclarations aux forces de l\u2019ordre» et d\u2019avoir ainsi porté atteinte à sa réputation dans le monde, lui faisant perdre «d\u2019autres opportunités professionnelles ».Dans les documents de justice cités dans un premier temps par le New York Post sur son site Internet, Dominique Strauss-Kahn rappelle qu\u2019il était au moment des faits «considéré par certains comme le prochain président français».La plainte affirme que la relation sexuelle qu\u2019il a eue le 14 mai 2011 avec Nafissatou Diallo était «mutuellement consentie», sans «violence ni contrainte», et précise qu\u2019elle n\u2019avait été blessée.«Avec l\u2019aide du personnel du Sofitel», une heure après cette relation sexuelle, Nafissatou Diallo a faussement déclaré à la police que M.Strauss-Kahn l\u2019avait agressé sexuellement «alors qu\u2019elle savait que c\u2019était faux», précise également la plainte.DSK rappelle dans sa plainte qu\u2019il a été ensuite arrêté, puis «soumis à une fouille dégradante et humiliante; photographié nu; et forcé de fournir des échantillons pour l\u2019enquête».La plainte accuse aussi la femme de chambre de 33 ans d\u2019avoir «falsifié des éléments» et rappelle que DSK avait dû démissionner de ses fonctions de directeur général du EMl.Nafissatou Diallo a porté plainte au civil le 8 août et cette plainte est toujours en cours devant un tribunal du Bronx.Le juge Douglas McKeon a en effet refusé son classement le 1®\"^ mai, rejetant l\u2019argument selon lequel DSK bénéficiait à l\u2019époque d\u2019une immunité diplomatique.Sa plainte au pénal avait en revanche été abandonnée en août.L\u2019ex-directeur général du EMl est par ailleurs mis en examen à Lille pour proxénétisme aggravé en bande organisée et placé sous contrôle judiciaire dans l\u2019affaire dite du Carlton.Agence France-Presse Le Pakistan est invité au sommet de l\u2019OTAN Bruxelles \u2014 L\u2019OTAN a annoncé hier qu\u2019elle allait inviter le président pakistanais, Asif Ali Zardari, à son sommet organisé les 20 et 21 mai à Chicago.Une décision qui fait suite à la proposition d\u2019Islamabad de rouvrir sa frontière afghane aux fournitures militaires de l\u2019Alliance atlantique.Oana Lungescu, porte-parole de l\u2019OTAN, a précisé que le Pakistan et d\u2019autres pays non membres de l\u2019Alliance, dont le Japon, étaient invités à la réunion.Au total, une soixantaine de pays et organisations sont attendus au sommet, qui «soulignera l\u2019engagement fort de la communauté internationale envers le peuple de l\u2019Afghanistan et son avenir», a déclaré M\u201c® Lungescu.L\u2019accès au territoire pakistanais est une question importante pour la force de l\u2019OTAN en Afghanistan.Le Pakistan a fermé cet accès il y a six mois en représailles à des frappes aériennes américaines.Associated Press LE DEVOIR, LE MERCREDI 16 MAI 2012 A 7 LE MONDE La lutte palestinienne non violente marque des points accord de levée de la grève de la faim mas-> sive des détenus palestiniens d\u2019Israël éloigne le risque de confrontation et consacre le succès de la stratégie de mobilisation non violente commune aux mouvements palestiniens.Le dénouement de la crise, quelques heures avant l\u2019anniversaire de la Nakba (catastrophe en arabe, terme par lequel les Palestiniens désignent la création d\u2019Israël en 1948), propice aux affrontements, soulage tous les protagonistes, régionaux et internationaux.L\u2019envoyé spécial du Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, Union européenne et ONU), Tony Blair, a assuré avoir «exhorté les responsables israéliens à plusieurs reprises la semaine dernière à résoudre rapidement la crise afin d\u2019éviter une issue tragique susceptible de déstabiliser la situation sur le terrain».Le mouvement islamiste Hamas et le Djihad islamique, auquel appartenaient la plupart des grévistes de longue durée, avaient promis à Israël des représailles en cas de décès d\u2019un d\u2019entre eux.Le Hamas a dépêché la semaine dernière au Caire une délégation d\u2019ex-prisonniers pour participer aux tractations, sous la médiation des services de renseignements égyptiens.«Outre l\u2019inquiétude d\u2019Israël, certains milieux palestiniens redoutaient que la grève ne dégénère en nouvelle Intifada, à laquelle participeraient des dirigeants de la première et la deuxième, mais cette fois à l\u2019intérieur des prisons israéliennes», a indiqué l\u2019analyste politique palestinien Khalil Chahine.Le porte-parole du premier ministre israélien.Benjamin Nétanyahou, Mark Regev, a présenté l\u2019accord comme un geste envers le président palestinien, Mahmoud Abbas, afin d\u2019« établir la confiance entre les parties».Mais l\u2019ONG Médecins pour les droits de l\u2019Homme-Israël (PHR-Israël) a «déploré que les autorités israéliennes aient violé pendant des années les droits des détenus, les obligeant à risquer leur vie dans leur lutte».«Les détenus palestiniens ont prouvé qu\u2019une lutte juste et non violente peut apporter d\u2019importants succès et éveiller la conscience mondiale», a estimé Anat Litvin, directrice du département des prisonniers de l\u2019ONG.Le Centre palestinien pour les droits de l\u2019Homme (PCHR) à Gaza a également rendu hommage dans un communiqué à «la plus sérieuse et plus longue grève de la faim dans les prisons israéliennes».«L\u2019accord n\u2019aurait pas été obtenu sans la lutte et l\u2019obstination des prisonniers qui ont mis leur vie en danger, dans l\u2019une des plus hautes formes de résistance et de protestation pacifique», ajoute l\u2019ONG.Le président Abbas a évoqué, dans un discours lundi soir à l\u2019occasion de la Nakba, «la résistance populaire pacifique contre l\u2019occupation, la colonisation et le mur, à laquelle participent des militants étrangers et pacifistes israéliens», ainsi que le «boycottage des produits des colonies, surplace et à l\u2019étranger».«Nos nouveaux héros sont Gandhi, Mandela et Martin Luther King», se plaît à répéter le négociateur palestinien Nabil Chaath, en référence au mot d\u2019ordre de résistance populaire pacifique, auquel le Hamas s\u2019est officiellement rallié en 2011.Dans un rapport publié hier, le directeur d\u2019un des principaux instituts de sondage palestiniens, Khalil Chikaki, rappelle qu\u2019une «majorité de Palestiniens s\u2019oppose au recours à la violence comme moyen de résister à l\u2019occupation israélienne».Agence France-Presse GRANDE-BRETAGNE Inculpations dans le scandale des écoutes auiV^s of tiw World enquête policière sur la ten-> taculaire affaire des écoutes au tabloïd britannique News of the World a débouché hier sur les premières inculpations dont celles de Rebekah Brooks, ex-protégée du magnat des médias, Rupert Murdoch, et de son époux, ami du premier ministre David Cameron.Au total, six personnes ont été inculpées pour entrave au cours de la justice, un délit théoriquement passible d\u2019une peine de prison à vie.Dans la pratique cependant, les peines d\u2019emprisonnement prononcées sont beaucoup moins longues.Rebekah Brooks, ex-directrice de News International, qui chapeaute les journaux britanniques de l\u2019empire Murdoch, quatre de ses collaborateurs et son mari ont été inculpés pour avoir tenté de dissimuler des preuves à la police, dans l\u2019enquête sur le scandale des écoutes au News of the World (NotW).Ils devraient être présentés à la justice le 13 juin.Dénonçant un «emballement judiciaire sans précédent», Mme Brooks et son mari Charlie, un entraîneur de chevaux, ont regretté une décision «injuste» et dénoncé «une tentative pour les transformer en boucs émissaires».«Quand tous les détails de cette affaire seront connus, ce qui s\u2019est passé aujourd\u2019hui sera perçu comme un cirque coûteux», a assuré l\u2019ex-reine des tabloïdes, pâle et visiblement émue, devant la presse.Ces inculpations sont les premières depuis la réouverture en 2011 de l\u2019enquête sur les écoutes, une affaire aux innombrables ramifications et qui a conduit à l\u2019arrestation d\u2019une cinquantaine de personnes, dont un ex-conseiller de Cameron.STEFAN WERMUTH REUTERS Rebekah Brooks hier en compagnie de son époux, Charlie, à Londres.NotW, fleuron du groupe Murdoch et premier tirage de la presse britannique, est soupçonné d\u2019avoir fait écouter environ 800 personnes au début des années 2000 afin d\u2019alimenter sa machine à scoops.Face à ces révélations, Rupert Murdoch a dû fermer le journal l\u2019été dernier et son groupe a indemnisé des dizaines de victimes.Le scandale a aussi obligé Rebekah Brooks à démissionner de son poste à News International.Son inculpation marque une nouvelle étape dans la chute de cette flamboyante rousse de 43 ans, présentée comme la «cinquième fille de Rupert Murdoch», dont l\u2019ascension avait été fulgurante et qui entretenait des relations étroites avec le pouvoir.Son inculpation est de nature à embarrasser encore davantage le premier ministre, déjà éclaboussé par ce scandale.Les Cameron avaient passé chez les Brooks le réveillon de Noël 2010.Et Rebekah Brooks a révélé la semaine dernière que le premier ministre lui envoyait des textes signés «loi» pour «lots of love».Downing Street s\u2019est refusé hier à tout commentaire.M.Cameron est déjà dans une situation extrêmement délicate dans cette affaire, qui a coûté sa place à son conseiller en communication, Andy Coul-son, lui-même ex-rédacteur en chef du NotW.Son ministre de la Culture, Jeremy Hunt, est aussi soupçonné de favoritisme vis-à-vis de l\u2019empire Murdoch,.Selon l\u2019acte d\u2019inculpation, Rebekah Brooks a cherché à «enlever sept caisses de documents des archives de News International» en juillet 2011.Elle a aussi tenté, avec la collaboration notamment de son mari, de «dissimuler à la police des documents, des ordinateurs et du matériel électronique».Agence France-Presse Premier raid contre une base de pirates somaliens Un hélicoptère de la force européenne Ata-lante a frappé hier une base de pirates sur la côte somalienne, une première qui démontre la volonté de la communauté internationale de lutter plus énergiquement contre la piraterie dans l\u2019océan Indien.Cette opération a été conduite par un hélicoptère ayant décollé de l\u2019un des neuf navires de guerre déployés par les pays européens au large des côtes somaliennes depuis le lancement d\u2019Atalante en 2008.L\u2019appareil a «visé des bateaux de pirates sur une plage» dans la région de Galmudug, au centre de la Somalie, a indiqué un porte-parole d\u2019Atalante, Timo Lange.Cette opération nocturne n\u2019a fait aucune victime à terre et «les moyens mobilisés sont retournés sains et saujs», selon Atalante.Elle a été longuement préparée et a reçu l\u2019accord des autorités somaliennes alors que, jusqu\u2019à présent, les forces internationales n\u2019avaient agi contre les pirates que sur la mer.Mais, en mars, l\u2019Union européenne a décidé de durcir Atalante en donnant son feu vert à des mesures plus énergiques, avec la possibilité de neutraliser les dépôts des pirates, à savoir leurs bateaux et leurs réserves, notamment de carburants, sur le littoral.Pour ce faire, les navires ou les hélicoptères peuvent tirer sur ces repaires dans des conditions très définies, en s\u2019assurant de ne pas faire de dommages collatéraux et de ne pas mettre pied à terre, selon un responsable européen.L\u2019objectif déclaré est de «casser le modèle économique des pirates» à tous les niveaux, des préparatifs des attaques aux opérations de blanchiment des profits qu\u2019ils en tirent.Les pirates utilisent essentiellement de petits bateaux côtiers, des skiffs, équipés de puissants moteurs, pour attaquer cargos, pétroliers ou chalutiers.Si l\u2019abordage réussit, ils prennent en otage les équipages et réclament des rançons qui s\u2019élèvent à plusieurs millions de dollars.Le commandant d\u2019Atalante, l\u2019amiral Duncan Potts, a affirmé que l\u2019opération menée hier allait «encore accroître la pression sur eux et perturber leurs efforts pour sortir en mer afin d\u2019attaquer des navires».Outre la protection des navires marchands, Atalante a permis l\u2019arrestation de 117 pirates présumés et le démantèlement de 27 groupes de pirates en 2011.Le nombre d\u2019attaques réussies par les pirates a diminué, mais huit navires et 235 marins seraient toujours otages.Agence France-Presse Un^OH de cartes-repas, un\tet de boH ^oAt Dons en ligne et informations : WWW.ITINERAIRE.CA NE RAI RE 30000 personnes sont sans-abn a Montreal Grâce a vos dons de 4$ en cartes-repas, 15000 repas sont servis chaque annee au Cafe L\u2019itineraire Htrci ü iMtter fOMtre U Mtc nom \u201cS blogues DEVOIR Les mutations tranquilles LE DEVOIR Libre de penser vwvw.ledevoir.com/blogues Tous les aspects de la culture numérique scrutés par le journaliste Fabien Deglise.Les réseaux sociaux et la planète web comme phénomènes culturels.ELECTIONS PARTIELL dans les circonscriptions d\u2019Argenteuil et de LaFontaine le 11 juin 2012 Contributions politiques Les règles qui entourent le financement politique permettent de participer de façon transparente et équitable à la vie démocratique québécoise.Qui peut contribuer et quelle est la contribution totale permise?Seul un électeur peut verser une contribution d'au plus 1 000$ par année à chacun des partis, des députés et des candidats indépendants autorisés.Toute contribution doit être accompagnée d'une fiche de contribution dûment remplie et signée par l'électeur.Pour en savoir davantage : \u2022\tConsultez notre site Web au www.electionsquebec.qc.ca \u2022\tÉcrivez-nous par courriel à info@electionsquebec.qc.ca \u2022\tCommuniquez avec notre Centre de renseignements en composant sans frais le 1 888 ÉLECTION (1 888 353-2846) Les personnes sourdes ou malentendantes peuvent composer sans frais le 1 800 537-0644.LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC Parce qu'un vote, ça compte A 8 LE DEVOIR LE MERCREDI 16 MAI 2012 EDITORIAL CONFLIT ETUDIANT « C\u2019est le malheur ! » Les irréductibles qui croient encore que seule une «ligne dure » cassera ce conflit sans fin n\u2019auront qu\u2019à revisionner en boucle les scènes de cbaos vécues hier à Lionel-Groulx, et lundi à Rosemont, pour se convaincre que cette voie ne peut qu\u2019empirer les tensions.Dans les temples sacrés que sont les écoles, les policiers sont incongrus.D es scènes de désolation.De véritables scènes de désolation.Après la violence inouïe de Vic-toriaville, après les fins de manifestation nocturnes tournant en affrontements, après des opérations policières devenues nécessaires pour cause de sécurité publique, voilà que les maisons d\u2019enseignement sont le théâtre de foires d\u2019empoigne, en raison d\u2019injonctions impossibles à faire respecter.Le cégep Lionel-Groulx a vécu un affrontement troublant.Rosemont la veille avait connu tumulte semblable.Pour ceux qui veulent terminer leur session mise en péril, la voie des tribunaux a paru l\u2019unique manière d\u2019atteindre un retour en classe autrement impossible.Dans cette crise déroutante, même ces sanctions venues du tribunal, tombées par dizaines, ont souvent été bafouées.Et le «mordant» ajouté par le tribunal pour commander aux directions de collège de recourir aux forces policières n\u2019a pas eu raison de ceux qui s\u2019opposent à cette voie d\u2019évitement qu\u2019est le juridique, en lieu et place du politique.Cela est troublant.À l\u2019Assemblée nationale, une motion a été votée hier à l\u2019unanimité pour que dans notre Etat où le droit prime, on respecte ces appels venus du pouvoir législatif.La tourmente est devenue telle que ces raisonnements logiques et balisés n\u2019ébranlent plus la portion jusqu\u2019au-boutiste du mouvement étudiant qui semble prête.à tout.«C\u2019est le malheur!», dénonçait hier matin la directrice ébranlée du collège Lionel-Groulx devant les affrontements terribles qui venaient de se jouer sous ses yeux.Ils mêlaient policiers, parents, professeurs, verts, rouges et blancs dans une fumée de gaz lacrymogènes.«Le gouvernement nous a largués!», ajoutait-elle, cassante mais pleine de vérité.Une première injonction a mené à la fermeture du collège aujourd\u2019hui et demain.Mais pour vendredi, un nouvel ordre de la cour force le retour en classe de quelque 300 élèves.«Odieux», conclut la directrice, qui porte, en lieu et place du gouvernement, le fardeau de ce non-règlement par voie négociée.Déterminée à ne plus laisser ce scénario se jouer dans sa cour, qu\u2019a choisi la directrice ?Le dialogue.Comme d\u2019autres collèges avant celui-là, elle essaie l\u2019entente négociée entre l\u2019association étudiante, les profs et les demandeurs, pour permettre un retpur sans violence.Et préserver le climat! À cette heure grave de la crise, c\u2019est le seul sentier possible.Espérons que du côté gouvernemental comme dans le camp des étudiants, qui hier ont échangé, il s\u2019agit aussi de l\u2019unique planche de salut.A la lumière de ce qu\u2019on a vu ces derniers jours autour de ces cégeps, la coercition ne peut vraisemblablement faire partie de la solution finale.Nos écoles ne peuvent pas être assiégées.MASCOUCHE Marie-Andrée Chouinard S\u2019en mêler ! état de droit est un concept crucial en démocratie, mais il devient franchement gênant de mesurer à quel point il est le paravent derrière lequel le gouvernement libéral se réfugie pour camoufler son incapacité à faire face aux dossiers délicats.Le printemps étudiant en est le symbole, mais il y en a d\u2019autres.Il fallait entendre hier le ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, que le député du Parti québécois Stéphane Bergeron interrogeait sur le sort du maire de Mascouche, devenu clairement indigne de sa fonction.Il est ici question d\u2019un homme accusé de fraude, de corruption et d\u2019abus de confiance, dont les agissements douteux ont été largement répertoriés ces dernières années, exemple même du climat délétère qui a conduit à la mise en place de la commission Charbonneau.Richard Marcotte ne doute pourtant même pas de sa capacité à rester en poste.Le ministre pourrait agir à cet égard.Il ne peut certes, de lui-même, destituer M.Marcotte.Mais il ne manque pas d\u2019outils pour démontrer qu\u2019il prend la situation avec le sérieux qu\u2019elle mérite.Son ministère a reçu des plaintes demandant la destitution du maire.Il aurait pu les transmettre au procureur général en vue de procédures judiciaires.Loin de lui cette idée ! Il ne trouve pas plus valide de demander à la Commission municipale de se livrer à une enquête sur l\u2019administration Marcotte qui pourrait mener à une mise en tutelle de Mascouche, ville où le maire fait depuis plus de vingt ans la pluie et le beau temps devant des élus qui semblent avoir fermé les yeux.Le tribunal ne s\u2019intéressera pas à cet aveuglement.Le ministre ne peut pas même envisager, comme l\u2019y incite le Parti québécois, à demander à M.Marcotte d\u2019au moins se retirer durant les procédures judiciaires.Les conseillers municipaux, pourtant vivement critiqués, ont été plus courageux en invitant ^ l\u2019unanimité lundi soir M.Marcotte à quitter ses fonctions.À défaut de bâton, l\u2019autorité morale a au moins le mérite du poids symbolique aux yeux d\u2019une population inquiète.A tout cela, le ministre Lessard répond non, s\u2019en tenant à une lecture ultra-légaliste de la situation : des accusations ont été déposées au criminel, le tribunal tranchera.C\u2019est le seul «processus démocratique» \u2014 ce sont ses mots \u2014 qui trouve grâce à ses yeux, soulignant au passage la valeur suprême du droit d\u2019un individu à se défendre.Comme si ce souci, nécessaire, excluait pour autant les préoccupations de la collectivité.Il est tout aussi légitime pour ces individus-là de se demander s\u2019ils ont été bien représentés, si on ne les a pas leurrés ! Eaut-il vraiment souligner à un ministre qu\u2019avoir confiance en ses élus, cela participe aussi du processus démocratique?Et quand des accusations aussi sérieuses que favoritisme et pots-de-vin sont portées contre un maire dans le cadre de ses fonctions, c\u2019est la démocratie même qui est bafouée.Un ministre des Affaires municipales devrait tout faire pour nous prouver qu\u2019il s\u2019en indigne et s\u2019en préoccupe.Le respect de la démocratie n\u2019est pas qu\u2019affaire de juges et d\u2019enquêteurs de police.Josée Boileau LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOFARO T>f Ton VpaçPRWPRtz BiÇCUiTS (îrtRWpTirf LETTRES Une harmonieuse polyphonie La plupart du monde voit dans la crise actuelle un conflit entre deux parties.J\u2019y vois plutôt un exemple touchant de collaboration, une communauté de pensée et d\u2019action entre le gouvernement et les représentants étudiants, un engagement mutuel en faveur du développement durable d\u2019une pagaille historique, jusqu\u2019à ce jour magnifiquement réussie et pleine de surprises qui nous enchanteront dans les prochains mois.Les paroles des uns et des autres se répondent dans une harmonieuse polyphonie et leurs gestes procèdent d\u2019une chorégraphie presque sans faute.Certes, une entente en forme de compromis provisoire a failli mettre un terme précoce à l\u2019œuvre collective, mais les protagonistes se sont vite rattrapés : d\u2019un côté, les ministériels, cassettophones ambulants, se sont empressés de crier à la victoire totale, de l\u2019autre, les leaders à la parole d\u2019or ont bien insisté pour dire qu\u2019ils ne recommandaient pas l\u2019adoption du texte qu\u2019ils venaient de signer.Et tous en chœur de reprendre leur partition après ce bref, mais pardonnable, moment d\u2019égarement.Et chaque jour qui passe, ces partenaires peuvent se congratuler en disant : «We are the champions» et parlant du bon peuple : «Hahaha, on les a bien eus cette bande d\u2019imbéciles.» François Thérien Montréal, le 13 mai 2012 L\u2019école, cette maquette de société En mathématiques, et donc en physique, ce sont souvent des simplifications extrêmes qui permettent de dénouer la complexité la plus extrême.De la même façon, l\u2019école est sans doute l\u2019outil le plus simple pour comprendre la complexité extrême d\u2019une société.Toute école est donc, en quelque sorte, une maquette de société.Or, au lieu de porter une plus grande attention à tout ce qui se passe dans cette maquette, nos élus dépassés font l\u2019erreur de n\u2019y voir qu\u2019une quantité socialement négligeable : ils ne voient pas le réservoir immense de solutions qui se trouve là, pour dénouer une crise de société.Aussi, ils restent fermés aux soubresauts les plus contestataires qui agitent l\u2019école, alors que ceux-ci ne font simplement qu\u2019exprimer les dérives insoutenables d\u2019une société.Incapables de gérer ces dérives et ces soubresauts, ils s\u2019en remettent alors uniquement à la loi et à l\u2019ordre, quand ce n\u2019est pas au jugement populaire, dont la partie la moins instruite va même jusqu\u2019à déclarer l\u2019école inutile.Trop de citoyens et trop d\u2019élus ne semblent pas encore avoir compris que la santé démocratique est essentiellement fonction du niveau d\u2019accessibilité à l\u2019école et du regard porté à cette maquette de société.Christian de Coninck Montréal, le 12 mai 2012 L\u2019autonomie de Force étudiante critique J\u2019ai été étonné de lire, dans un article paru dans Le Devoir {«Un gouvernement dépassé par les événements»), que «Force critique étudiante» [sic] est un «mouvement» plus radical que la CLASSE, «qui prend au mot les thèses de Francis Dupuis-Déri, professeur de sciences politiques à l\u2019UQAM».Mais c\u2019est moi, ça! Je sais bien sûr que Eorce étudiante critique existe depuis de longs mois, même si les médias publics et privés ne viennent que de découvrir son existence, de par son association présumée avec une action de perturbation du service de métro de Montréal.Je ne veux pas me dissocier de sa cause ni de ses analyses politiques.Mais je tiens à préciser que s\u2019il y a une influence quelconque, elle s\u2019exerce sans doute dans l\u2019autre direction : c\u2019est le mouvement étudiant qui m\u2019inspire et que je trouve inspirant.[.] Déjà dans mon coins Théories et pratiques de la démocratie, enseigné à l\u2019automne 2010, j\u2019avais distribué pour discussion et analyse des extraits du texte «Bases préliminaires pour une grève générale illimitée victorieuse», signé par Eorce étudiante critique, et qui traitait, entre autres choses, de démocratie directe.Eorce étudiante critique n\u2019a pas besoin d\u2019un professeur pour développer sa pensée et ses discours, son organisation et ses actions.[.] Francis Dupuis-Déri Montréal, le 12 mai 2012 LIBRE OPINION Zone de turbulences en assurance-emploi PIERRE CERE Porte-parole du Conseil national des chômeurs et chômeuses (CNC) Le ministre des Finances du Canada, Jim Flaherty, a déclaré il y a quelques jours qu\u2019il fallait «se débarrasser des mesures tendant à décourager l\u2019emploi».Le ministre faisait référence au programme d\u2019assurance-emploi.Quelques chiffres: en 2010-2011, 2,9 millions de demandes d\u2019assurance-emploi ont été traitées au Canada, dont 1,4 million de nouvelles demandes de prestations régulières.De ce nombre, plus de 75,2% ne se rendront pas à la fin de leur période de prestations, la période moyenne de prestations étant de 20,4 semaines.Est-ce que tous ces gens, et ils sont nombreux, sont des citoyens qui ont choisi le chômage et qui ne veulent pas travailler ?Ah.Restons encore quelques instants avec les chiffres pour rappeler les caractéristiques mêmes du marché de l\u2019emploi: l\u2019emploi à temps partiel représente 19,5% de l\u2019emploi à l\u2019échelle canadienne (les deux tiers étant occupés par des femmes) alors que le travail temporaire représente 13,4% de l\u2019ensemble des travailleurs.Un salarié sur trois est à statut précaire.Cela, sans compter les ralentissements économiques, les fermetures, les mises à pied, les difficultés d\u2019un secteur et d\u2019un autre.«Débarrassons-nous des mesures qui découragent l\u2019emploi.» Voilà qui laisse pan- tois.En fait, le ministre Flaherty nous prépare aux plus importantes modifications à l\u2019assurance-emploi depuis 1996, annoncées dans son budget de mars dernier.Aussi loin que peuvent remonter notre expérience et notre mémoire, la Loi sur l\u2019assurance-chômage, devenue assurance-emploi, contient une définition de l\u2019emploi convenable et de l\u2019emploi non convenable.Cela régit et encadre les droits et obligations d\u2019un prestataire envers la Commission, ce qu\u2019il doit faire comme recherche d\u2019emploi, ce qu\u2019il peut chercher comme emploi, et ce qu\u2019il peut refuser.«Pouvait» devra-t-on dire bientôt.En effet, toute cette définition sera abrogée.Ainsi, concrètement, avant ces modifications, un prestataire d\u2019assurance-emploi bénéficiait d\u2019un délai raisonnable pour chercher de l\u2019emploi dans son secteur de travail habituel.Cela se rapportait au fait, aussi, qu\u2019on pouvait refuser un emploi qui offrait des conditions moins favorables que celles appliqués dans un secteur d\u2019emploi semblable ou différent.En d\u2019autres mots, le travailleur en aéronautique mis à pied temporairement chez Bombardier pouvait refuser un travail d\u2019agent de sécurité au salaire minimum, ou le menuisier refuser un emploi de menuisier à ll,50$/rheure.Nous avons d\u2019innombrables témoignages d\u2019employeurs qui ne veulent pas perdre leurs salariés temporairement mis à pied, après par exemple un ralentissement d\u2019activités ou une fin de sai- son.Ils ne veulent pas perdre leur expérience, leur savoir-faire, leur expertise.Les modifications annoncées vont tout bouleverser cela.Avec cette abrogation de l\u2019emploi convenable, les conservateurs vont couper les prestations à quiconque refuserait un emploi de type cheap labor, devenu dorénavant «emploi acceptable».Cela aura aussi des conséquences directes sur le monde du travail, sur les conditions et les salaires offerts.Il s\u2019agit là, il ne faut pas en douter, de changements majeurs, structurels, qui s\u2019ajoutent à d\u2019autres mesures annoncées : abolition des tribunaux administratifs et leur remplacement par un guichet unique dont les signes annoncent le pire; abolition des projets pilotes qui adoucissaient les effets pervers de la Loi sur l\u2019assu-rance-emploi pour les régions à haut taux de chômage (prolongation de cinq semaines et calcul sur les 14 meilleures semaines de travail) ; abolition du plancher de gain admissible.Tout cela n\u2019augure rien de bon.Ce gouvernement n\u2019est plus minoritaire, il ne reculera pas et n\u2019entendra pas raison.Pour notre part, notre décision est prise : il n\u2019y a plus rien à faire là, il faut rapatrier au Québec ce pouvoir de mettre en place notre propre programme d\u2019assurance-chômage qui protège mieux, et de bonne foi, sa population.Un pro^amme normal et équilibré qui puisse jouer le rôle qui lui est dévolu. LE DEVOIR LE MERCREDI 16 MAI 2012 A9 IDEES JACQUES NADEAU LE DEVOIR Des policiers interviennent pour disperser des manifestants à Montréal.RÈGLEMENT ANTIMASQUES Le fascisme au bout de la matraque VICTOR-LEVY BEAULIEU Ecrivain epuis que les étudiants sont en grève, le pouvoir politique, les autorités policières et les «généraux» des escouades antiémeute n\u2019ont pas cessé de nous dire quel travail admirable policiers et escouades antiémeute accomplissent «avec discipline, discernement et sans user de force excessive», selon les mots mêmes du directeur de la Sûreté du Québec.Sauf quelques exceptions, les journalistes, commentateurs et chroniqueurs se sont rangés du côté de ce qu\u2019ils ont appelé la nécessité de faire respecter la loi et l\u2019ordre quand on vit en démocratie.On a déjà oublié comment la violence a commencé : par des bidons d\u2019essence soi-disant trouvés par la police devant les maisons de certains ministres, de faux cocktails Molotov lancés à l\u2019intérieur des bureaux du gouvernement et des tas de briques jetés sur les rails du métro de Montréal.Les autorités policières et le pouvoir politique ont immédiatement associé les étudiants à ces actions «terroristes» et promis d\u2019arrêter promptement les coupables de ces actions.Ce qui devrait nous sembler curieux, c\u2019est que les autorités policières sont restées depuis absolument silencieuses là-dessus et, à ma connaissance, aucun journaliste ne s\u2019est inquiété de la chose.Mais l\u2019effet de ces actions «terroristes» s\u2019est rapidement répandu dans la population, particulièrement auprès des personnes plus ou moins âgées dont les sondages faits auprès d\u2019elles révèlent ceci : les soins de santé et la sécurité à tout prix sont leurs priorités.Dans les foyers et les centres d\u2019accueil qu\u2019ils habitent, les gens préfèrent vivre comme des prisonniers (portes extérieures et intérieures fermées à clé 24 heures par jour, couvre-feu et gardien de sécurité en permanence), de sorte que leur univers est celui d\u2019un camp concentrationnaire.La moindre violence dont ils entendent parler les remplit de terreur.Par qui au juste?Aussi faut-il poser la question : les premiers actes de violence commis devant les maisons des ministres, leurs bureaux et dans le métro, de qui sont-ils l\u2019œuvre?Des étudiants, des casseurs ou de la police elle-même ?Ça ne serait pas la première fois qu\u2019elle se livrerait ainsi à la provocation dans les conflits sjmdicaux ! Des dirigeants de la Sûreté du Québec et des escouades antiémeute ont avoué devant les caméras de télévision que plusieurs de leurs agents avaient in-fdtré le milieu étudiant, aussi bien dans leurs assemblées que dans leurs manifestations.Po- sons donc une deuxième question: la première pierre lancée dans une vitrine de magasin l\u2019a été par qui?Il est tout de même curieux qu\u2019avec tous les moyens dont elles disposent, les forces policières n\u2019aient pu remonter à ce premier casseur.Il est aussi curieux que la Sûreté du Québec et les escouades antiémeute, qui fichent depuis des années les membres des groupes radicaux, les ont d\u2019abord laissés agir en toute impunité.Doit-on comprendre qu\u2019elles se sont servies d\u2019eux Québec nous révèle que l\u2019objectif ultime que l\u2019on vise dans la formation des policiers qui feront partie des escouade^ antiémeute est L\u2019EFFICACITÉ (l\u2019emploi des majuscules est de lui).Au fond, peu importe comment on s\u2019y prend, c\u2019est l\u2019efficacité qui prime.En 2004, le Code criminel du Canada a été réformé, notamment pour encadrer cette fameuse efficacité, autant chez les policiers que chez toute personne ayant autorité dans notre société : Victor-Lévy Beaulieu «Si ce règlement absurde [antimasques] devait être adopté, je m\u2019engage, au nom de la liberté qui est le gage de la démocratie, à faire tout ce que je pourrai pour mettre en échec une telle initiative, y compris le recours aux tribunaux» pour mieux avoir recours a une force excessive dans le but d\u2019apeurer aussi bien les manifestants qu\u2019une population qui mange mou et pense mou ?Tandis qu\u2019on nous montrait à la télévision ces terribles images de policiers matraquant sans discernement des étudiants qui ne faisaient que crier des slogans, le directeur de la Sûreté du Québec déclarait que ses policiers et ses escouades antiémeute «ne faisaient pas un usage excessif de la violence».Sagement réfugié au quartier général de ses troupes, ce n\u2019était évidemment pas lui qu\u2019on matraquait! En regardant ces images et en entendant le directeur de la Sûreté du Québec, je me suis souvenu de ce jour oû Maurice « Mom » Boucher a été arrêté.Ce criminel, responsable de plusieurs meurtres, est sorti de chez lui, escorté gentiment par des policiers dont certains lui ont même demandé des autographes ! [.] Deux poids, deux mesures A mon avis, cela est fort éclairant sur notre système policier: quand nos escouades ont affaire à des bandits armés que rien n\u2019arrête, surtout pas l\u2019assassinat, ça file plutôt doux dans les quartiers généraux de nos casernes ! Mais quand on a devant soi de simples étudiants, on peut les gazer, leur lancer à bout portant des grenades assourdissantes, leur tirer au hasard des balles de caoutchouc, les poivrer à trois pieds de distance et les matraquer férocement comme s\u2019ils étaient les pirps gangsters qui soient! A quoi cela tient-il?Pourquoi certains policiers acceptent-ils de faire partie d\u2019une escouade antiémeute ?Comment les choisit-on?Quelle formation leur donne-t-on ?[.] L\u2019efficacité Dans une communication faite à l\u2019Université de Montréal sur le Troisième sommet des Amériques (avril 2001), Jean-Pierre Poirier de la Sûreté du «Il incombe à quiconque dirige l\u2019accomplissement d\u2019un travail ou l\u2019exécution d\u2019une tâche ou est habilité à le faire de prendre les mesures voulues pour éviter qu\u2019il n\u2019en résulte de blessures corporelles pour autrui.» Malgré les recherches que j\u2019ai entreprises, aucun policier ni aucun membre des escouades antiémeute n\u2019ont été poursuivis au nom de l\u2019article 217.1 du Code criminel.Est-ce à dire qu\u2019ils n\u2019ont jamais rien à se reprocher ?Que pas un seul parmi eux n\u2019abuse du pouvoir qu\u2019il a?Ce sont de bons pères de famille comme nous tous, a déclaré un représentant de la Sûreté du Québec après la manifestation de Victoriaville.De bons pères de famille sans doute, mais pourquoi deviennent-ils membres des escouades antiémeute ?Une première réponse : la paie qui est substantiellement plus élevée que ce qu\u2019ils toucheraient s\u2019ils étaient de simples policiers, et les alléchants avantages sociaux qui vont avec.[.] L\u2019article 217.1 Depuis le début de la grève étudiante, les escouades antiémeute l\u2019ont aussi démontré : faire gicler du poivre de Cayenne en plein visage d\u2019un manifestant qui se tient à quatre pieds de vous vous rend imputable selon l\u2019article 217.1 du Code criminel; être au volant d\u2019une auto-patrouille et foncer à toute allure sur un groupe de manifestants (comme cela a été le cas à Victoriaville) vous rend imputable selon l\u2019article 217.1 du Code criminel; lancer à ce point des gaz irritants sur des manifestants qu\u2019on a failli (toujours à Victoriaville) évacuer l\u2019hôtel oû se tenait le congrès du Parti libéral est imputable selon l\u2019article 217.1 du Code criminel; utiliser des bombes assourdissantes et des balles de plastique Qu-gées trop dangereuses par les Américains, ce qui est tout dire) est imputable aussi selon l\u2019article 217.1 du Code criminel.Pourtant, à la conférence de presse donnée par la Sûreté du Québec le 15 mai dernier, aucun journaliste n\u2019a fait état de l\u2019article 217.1 du Code criminel [.] Membres radicaux fichés Depuis le début de la grève étudiante (qui est légale, rappe-lons-le), les médias radiophoniques et télévisuels ont fait appel abusivement à tous ces prétendus experts issus des coips policiers qui n\u2019ont cessé de faire î\u2019éloge des escouades antiémeute.Tous ces prétendus experts ont admis que les organisations étudiantes étaient infiltrées par des espions, qu\u2019on les trouvait aussi au cœur des manifestations, que la majorité des membres des groupes radicaux étaient fichés depuis longtemps.Pourquoi alors les a-t-on laissés agir?Par stratégie?Pour que les manifestations étudiantes déraillent et qu\u2019on puisse faire avaliser par cette grande partie de la population qui mange mou et pense mou toutes les actions de la police et des escouades antiémeute ?Règlement antimasques Les sondages nous disent que cette stratégie a été fort efficace.Le sénateur Boisvenu voudrait qu\u2019Qttawa punisse de dix ans de prison toute personne portant un masque dans une manifestation! L\u2019hystérique maire de Montréal présentera vendredi prochain un «règlement antimasques» qui va interdire à tout manifestant d\u2019avoir le visage couvert par un masque, une cagoule ou.un simple foulard! L\u2019hystérique maire de Montréal semble encore ignorer que les étudiants se sont mis à porter masques, cagoules et foulards pour assurer leur sécurité face à des escouades antiémeute qui les poivraient et les gazaient de façon éhontée.Souvenons-nous qu\u2019au milieu des années 1960, cet autre maire hystérique que fut Jean Drapeau avait fait adopter un règlement antimanifestations, règlement qui fut jugé anticonstitutionnel, et ne put donc être appliqué.Celui que propose l\u2019hystérique maire de Montréal ne contrevient-il pas à nos chartes des droits et libertés et, bien loin de protéger les citoyens pacifiques, ne donne-t-il pas encore plus de pouvoir arbitraire à un système policier qui en a pourtant déjà trop ?Recours devant les tribunaux Si ce règlement absurde devait être adopté, je m\u2019engage, au nom de la liberté qui est le gage de la démocratie, à faire tout ce que je pourrai pour mettre en échec une telle initiative, y compris le recours aux tribunaux.J\u2019invite donc toutes celles et tous ceux qui craignent pour l\u2019avenir de notre démocratie à manifester activement leur désaccord.Devant l\u2019injustice, l\u2019iniquité et l\u2019abus du pouvoir, on n\u2019a pas le droit de rester les bras croisés.L\u2019injustice, l\u2019iniquité et l\u2019abus du pouvoir sont les portes qui nous mènent tout droit au fascisme.LES AMERIQUES La géopolitique du pétrole en Amérique latine Nous publions le deuxième de trois textes sur les Amériques à l\u2019heure de la manne minière et pétrolière, thème retenu cette année par l\u2019École internationale d\u2019été sur les Amériques de l\u2019Université Laval.ERANÇOIS-XAVIER DRAPEAU Etudiant chercheur au Département de géographie de l\u2019Université Laval ?Amérique du Sud a longtemps été perçue comme la, cour arrièrç des États-Unis.A la suite de l\u2019implantation de la doctrine Monroe en 1823, aucune influence extérieure n\u2019était tolérée sur le territoire latino-américain.Toutefois, le régime des Castro à Cuba est un des rares gouvernements qui a été capable d\u2019opposer systématiquement la volonté de Washington et l\u2019île a payé cher cet antagonisme en subissant un embargo depuis 1960.Néanmoins, depuis les attentats du Jl-Septembre, le regard des États-Unis s\u2019est fermement tourné vers des territoires beaucoup plus lointains, notamment le Moyen-Qrient et la périphérie chinoise.Ce détachement de la part du Nord a permis à des dirigeants de gauche en Amérique latine de se faire élire en promettant des changements importants et en s\u2019opposant aux politiques économiques véhiculées par le consensus de Washington.Un des premiers présidents à se faire élire sur une telle plateforme estje Vénézuélien Hugo Châvez.A la suite de sa prise de pouvoir en 1999, il a rapidement pris le contrôle de la compagnie nationale de pétrole, Pe-trôleos de Venezuela (PDVSA), en remplaçant les hauts dirigeants par des gens qui lui étaient loyaux.De plus, l\u2019échec de la grève générale de 2002-2003 et le congédiement de 19000 employés de PDVSA lui auront permis de transformer cette compagnie en outil de propagande de sa politique révolutionnaire, souvent nommé socialisme bolivarien.De même, les discours antioccidentaux ont été suivis par des nationalisations et des renégociations de contrats dans le secteur énergétique.[.] Nationalisations Maintenant, ce type d\u2019action est devenu chose commune chez les alliés de Châvez.En 2006, le président bolivien, Evo Morales, a nationalisé l\u2019industrie gazière et en 2012 le réseau de distribution d\u2019électricité.Quant à la présidente de l\u2019Argentine, Cristina Fernândez de Kirchner, elle a nationalisé en avril 2012 la Yacimientos Pe-troliferos Fiscales (YPF), une des plus grandes compagnies pétrolières qui opérait dans son pays et filiale de la compagnie espagnole Repsol.Ces interventions contre des propriétaires occidentaux isolent ces pays des grands centres d\u2019échanges économiques ipternationaux comme les États-Unis et l\u2019Union européenne.L\u2019Argentine a d\u2019ailleurs vu ses coûts d\u2019emprpnt à l\u2019étranger augmenter et l\u2019État pourrait encore avoir besoin d\u2019un nouvel appui vénézuélien pour l\u2019achat de bons gouvernementaux.Des accords importants Parallèlement à ces actes, le Venezuela a développé des liens économiques importants avec certains de ses voisins latino-américains en utifisant le pétrole comme monnaie d\u2019échange.Ainsi, plusieurs accords ont été signés pour l\u2019obtention de services médicaux en échange de pétiole à bon marché avec Cuba et de l\u2019équipement accole pour des produits pétroliers en Ar- gentine.Ceci permet aussi aux gouvernements de contourner toute utifisation du dollar américain lors des échanges.De plus, la création de l\u2019Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA) avait pour objectif d\u2019encadrer les liens économiques et politiques, de favoriser les relations entre les membres et de promouvoir la coopération entre les différents pays latino-américains.En conséquence, plusieurs organisations reçoivent une part importante de leur financement ^âce aux pétrodollars vénézuéliens tels que les compagnies TeleSur et Banco del Sur.Toutefois, les fonds disponibles pour ses initiatives ne sont pas illimités, car la compagnie PDV^A finance aussi le budget de l\u2019État vénézuélien, plusieurs programmes sociaux et certains accords internationaux.Cette limite de budget se fait aussi sentir dans des investissements locaux et étrangers.Ainsi, plusieurs initiatives vénézuéliennes demeurent inachevées.[.] Recherche d\u2019investisseurs Depuis l\u2019arrivée au pouvoir d\u2019Hugo Châvez, le gouvernement vénézuélien a cherché à développer des liens économiques et politiques avec ses voisins latino-américains, car l\u2019industrie pétrolière du Venezuela a aussi besoin d\u2019investissements massifs pour conserver le rjtihme actuel de production.Le pays se retrouve maintenant à la recherche de partenaires pour investir dans ses projets.Mais les politiques polarisantes du gouvernement vénézuélien ne rassurent pas les investisseurs occidentaux qui hésitent à injecter des fonds dans le pays.De nouvelles sources de financement ont été convoitées, notamment auprès des gouvernements qui soutiennent les politiques antioccidentales d\u2019Hugo Châvez.Des intérêts russes et chinois se retrouvent donc dans des positions avantageuses puisqu\u2019ils sont capables d\u2019investir massivement dans des pays qui étaient majoritairement sous l\u2019emprise économique américaine et augmenter ainsi leur influence politique et économique dans la région.Le Venezuela est rapidement devenu la première destination d\u2019investissement chinois en Amérique Iqtine.Conséquemment, les États-Unis, plus grand acheteur de pétiole vénézuélien, subissent une perte potentielle de ressources énergétiques qui sont redirigées vers le marché asiatique.Le 7 octobre prochain, lors des élections présidentielles vénézuéliennes, les problèmes de santé d\u2019Hugo Châvez pourraient avoir modifié l\u2019échiquier géopolitique régional et les liens avec ses partenaires russes et asiatiques.Sans l\u2019administration de Châvez, la cohésion de ce bloc régional antiaméricain pourrait souffrir un dur coup.La volonté de sacrifier la richesse d\u2019un pays, au profit d\u2019une idée comme l\u2019anti-impé-rialisme, ne sera probablement pas une priorité pour une administration non châvezienne.La 9* édition de l\u2019Ecole internationale d\u2019été sur les Amériques a lieu jusqu\u2019au 18 mai sous l\u2019égide du Centre d\u2019études interaméricaines de l\u2019Institut québécois des hautes études internationales de l\u2019Université Laval.Demain : Les minières canadiennes à l\u2019étranger, loin d\u2019être sages.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Information générale et métropolitaine : Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées), Marco Bélair-Cirino (général), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, QwcèccJFabien T>eg^se(société), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), lisa-Marie Gervais (éducation), Pauline Gravel (sciences), Caroline Montpetit (affaires sociales), Brian Myles (justice), Louise-Maude Rioux Soucy et Amélie Daoust-Boisvertésaw^cJ ; information politique : Michel T>?N\\&(chroniqueur), Héléne Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Guillaume Bourgault-Côté et Kathleen Lévesque (reporters) ; information culturelle : Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Stéphane BaiUargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Odile Tremblay (cinéma), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) ; informationéconomique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins, Éric Desrosiers et Alexandre Shields (reporters'), Gérald Dallaire (pupitre) ; information internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy DsàWeier (reporters) ,Iean.-Vierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques), Emilie Folie-Boivin (pupitre) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; Michel Garneau (caricaturiste) ; Andréanne Bédard, Michéle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) ; Benoît Munger, Philippe Papineau et Laurence Clavel (pupitre internet), Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay^ (commis internet) ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction)\u2019, Karl Rettino-Parazelli et Sophy Lambert-Racine (commis à la rédaction).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (Montréal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noël (Québec) .PUBOClTE , Jean de Billy, Jennifer Boily-Demers, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Stéphanie Déziel, Amel Elimam, Véronique Langlois, Simon Lanoie, Amélie Maltais, Maria M.Motta, Claire Paquet, Chantal Rainville, Isabelle Sanchez, Nadia Sebai' (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web),Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Maxim-Olivier Leclerc (responsable par intérim service à la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Marie-Lune Houde-Brisebois ; Jean-Robert Divers (responsable promotion).ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Céline Furoy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Pagé, Monique Proteau. A 10 LE DEVOIR, LE MERCREDI 16 MAI 2012 ACTUALITES COUECHESNE SUITE DE LA PAGE 1 Leur de l\u2019Université Laval Michel Pigeon, député libéral de Charlesbourg depuis 2008.Injonctions : pas une solution Les porte-parole de la CLASSE se sont aussi dits rassurés par les propos de M™® Cour-chesne sur les injonctions : «Évidemment ça va rassurer les étudiants et les étudiantes.Évidemment, nous, on était très contents de ça», a opiné la co-porte-parole de la CLASSE Jeanne Reynolds.Selon des sources, M™® Courchesne a indiqué que le gouvernement n\u2019était pas «à l\u2019aise» avec les scènes d\u2019affrontements comme celle qui est survenue au collège Lionel-Groulx hier entre étudiants et policiers ; et entre les étudiants portant carrés rouges contre ceux qui en portent un vert.Présent sur place, l\u2019étudiant Laurent Prouk, qui avait déposé la première injonction à l\u2019Université Laval le mois dernier, s\u2019est dit amèrement déçu de ces échos des discussions: «Si les injonctions ne sont pas la solution, qu\u2019on nous en donne une solution.Il n\u2019y en a pas de solution en ce moment», a dit celui qui se présente comme le porte-parole du Mouvement des étudiants socialement responsables du Québec.Courchesne ne fait aucune offre Pendant la rencontre, la ministre n\u2019a fait aucune offre aux étudiants.Elle s\u2019est contentée d\u2019écouter les associations étudiantes qui ont réitéré leurs demandes.Gabriel Nadeau-Du- La nouvelle ministre de l\u2019Éducation, Michelle Courchesne CLEMENT ALLARD LE DEVOIR Martine Desjardins, de la FEUQ, et Léo Bureau-Blouin, de la FECQ, commentant leur rencontre tenue hier soir à Québec avec la nouvelle ministre de l\u2019Éducation, Michelle Courchesne.bois a soutenu que la rencontre avait permis de «déboucher certains canaux de communication qui avaient peut-être été bouchés par certaines mésententes avec [Line] Beauchamp», qui a démissionné lundi.« On a défait certains flous, certaines incompréhensions [.] Courchesne nous a assuré qu\u2019elle allait faire rapport à son Conseil des ministres demain [aujourd\u2019hui] et qu\u2019elle allait nous recontacter par la suite pour nous faire état des réflexions et des décisions du Conseil des ministres», a rapporté le co-porte-parole de la CLASSE.«On va rester à Québec pour suivre le tout», a indiqué la présidente de la Eédération étudiante universitaire (EEUQ), Martine Desjardins.Léo Bureau-Blouin, le président de la Eédération étudiante collégiale du Québec (EECQ), a dit espérer une «nouvelle ronde de négociations».«On est bon espoir qu\u2019il y a encore des pistes de solution [.] on croit tou- jçurs à un règlement politique», a soutenu Paul-Emile Auger, le secrétaire général de la Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ).Pour Gabriel Nadeau-Dubois, même si les représentants étudiants ont été rassurés, il était trop tôt pour conclure que le conflit tirait à sa fin.« On verra demain après le Conseil des ministres si on sort de l\u2019impasse.Il n\u2019y a pas eu d\u2019offre formelle.AP® Courchesne nous a posé des questions pour clarifier nos positions», a-t-il copimenté.A leur arrivée, les associations étudiantes s\u2019étaient montrées revendicatrices.Jeanne Reynolds, de la CLASSE, avait dit ne pas craindre un ultimatum de la part du gouvernement: «S\u2019il y a un ultimatum à lancer, c\u2019est davantage de la part des étudiants et des étudiantes au gouvernement.C\u2019est nous actuellement qui sommes en grève et c\u2019est au gouvernement à prendre ses responsabilités.» Son collègue Nadeau-Dubois avait ajouté: «Tous les yeux sont rivés sur M\u2019\u201d® Courchesne au Québec.Tout le monde s\u2019attend à ce qu\u2019elle formule une nouvelle offre.Nous aussi.J\u2019espère que ça va être beaucoup plus intéressant que ce qu\u2019on nous a offert jusqu\u2019à maintenant», avait-il dit.Martine Desjardins, de la Eédération étudiante universitaire du Québec, avait dit espérer retrouver chez M™® Courchesne la «même ouverture d\u2019esprit dont elle a fait preuve lors de la dernière négociation», soit la nuit du 4 au 5 mai.Toutefois, Léo Bureau-Blouin s\u2019était dit en «mode compromis»: «L\u2019objectif d\u2019aujourd\u2019hui, c\u2019est de démontrer que les étudiants sont ouverts, sont prêts à des compromis, sont là pour régler le conflit», avait-il déclaré à son arrivée à la rencontre.Il avait toutefois soutenu que les étudiants avaient déjà fait leur «bout de chemin».Lundi, M™® Courchesne avait soutenu l\u2019inverse, accusant les associations étudiantes de ne pas avoir fait de compromis.Le Devoir HOLLANDE SUITE DE LA PAGE 1 On n\u2019avait jamais vu ça, un président français qui respecte les feux rouges! De,sa résidence dans le 15® arrondissement jusqu\u2019à l\u2019Élysée, Erançois Hollande a traversé la capitale sous escorte, mais en s\u2019arrêtant systématiquement aux feux rouges.En cette journée d\u2019investiture, le symbole n\u2019était pas anodin.La cérémonie qui s\u2019est déroulée hier matin à l\u2019Élysée se voulait d\u2019ailleurs tout en symboles.Loin de la cérémonie glamour qui avait inauguré le mandat de Nicolas Sarko^ il y a cinq ans, le nouveau président socialiste a voulu amorcer son mandat dans la sobriété.Pas de robes longues, d\u2019invités people et d\u2019étalage de la frmille présidentielle comme cela avait été le cas avec son prédécesseur.Alors que la crise des dettes souveraines européennes ne semble pas vouloir faiblir, le ton était empreint de gravité.D\u2019entrée de jeu, Erançois Hollande a dit mesurer «le poids des contraintes» auxquelles la Erance faisait face.Ces difficultés, dit-il, le pays les affrontera «en restant lui-même, toujours dans l\u2019élévation et Ijouverture, jamais dans l\u2019abaissement et le repli».Évoquant le défi de la dette française, le président dit vouloir «redresser la France dans la justice».Selon lui, «il n\u2019y a pas de fatalité».Il propose même à l\u2019Europe, et tout particulièrement à l\u2019Allemagne, «un nouveau pacte qui alliera la réduction nécessaire des dettes publiques avec l\u2019indispensable stimulation de l\u2019économie».«Plus que l\u2019argent» Le nouvel élu a consacré quelques mots à souligner l\u2019importance qu\u2019il accorde au «rayonnement» de la culture et de la langue française.Dans une allusion évidente aux discours très clivants de son prédécesseur, il a affirmé que le pays avait «besoin d\u2019apaisement, de réconciliation, de rassemblement».Après avoir salué l\u2019apport politique de tous ses prédéces- Le nouveau premier ministre français, Jean-Marc Ayrault seurs de la V® République, il s\u2019est contenté d\u2019adresser à Nicolas Sarkozy ses «vœuypoursa nouvelle vie».Ce dernier a quitté l\u2019Élysée au bras de son épouse.Caria Bruni, et sous les applaudissements de militants de l\u2019UMP qui l\u2019attendaient à l\u2019extérieur., Le ton entre l\u2019ancien et le nouvel occupant de l\u2019Élysée a semblé plutôt froid.Les sourires étaient limités au minimum et Erançois Hollande n\u2019a pas reconduit son prédécesseur jusqu\u2019à sa voiture, comme l\u2019avait fait Nicolas Sarkozy avec _ Jacques Chirac en 2007.i^rès la cérémonie, Iç nouveau président a remonté les Champs-Elysées jusqu\u2019à l\u2019Arc de Triomphe dans une DS 5 décapotable sous la pluie battante pour rallumer la flamme du soldat inconnu.Erançois Mitterrand avait inauguré son mandat en se recueillant au Panthéon sur les tombeaux de Jaurès et de Jean Moulin.Hollande a choisi de rendre honneur à deux personnages historiques tout aussi symboliques: Jules Eerry, le père de l\u2019école laïque, gratuite et obligatoire, ainsi que Marie Curie, une immigrante polonaise deux fois Prix Nobel.A^rès son investiture, il a donc adressé ses premières paroles aux enseignants et «à tous ceux qui ont fait le choix de la transmission des connaissances».Celles-ci, promet-il, seront sous sa présidence des vertus cardinales «bien plus que l\u2019argent».Erançois Hollande a ensuite été applaudi par les chercheurs de l\u2019Institut Curie.Ayrault premier ministre Le nouveau président a aussitôt nommé Jean-Marc Ayrault premier ministre.Le maire-député de Nantes est un fidèle de Erançois Hollande et jouit d\u2019un fort ancrage régional.Il était depuis quinze ans président du groupe socialiste à l\u2019Assemblée nationale.S\u2019il n\u2019a jamais été ministre, cet ancien professeur d\u2019allemand connaît le parlement comme sa poche.Il est considéré comme un atout pour resserrer les relations avec l\u2019Allemagne.Il est aussi bien placé pour mener la campagne des législatives qui commence.Jean-Marc Ayrault a été préféré à Martine Aubry.La première secrétaire du Parti socialiste fut l\u2019adversaire de Hollande lors des primaires.Elle est aussi associée à la vieille garde et à la très controversée réforme des 35 heures sous le gouvernement de lio-nel Jospin.Elle devrait néanmoins obtenir un ministère important dans le nouveau gouvernement, dont la composition sera connue dès aujourd\u2019hui.Contrairement à Aubry, Ayrault frit partie de cette gauche modérée plus encline à s\u2019intéresser à la compétitivité des entreprises et à l\u2019équilibre des budgets.La droite a aussitôt reproché au président d\u2019avoir nommé un premier ministre qui a été condamné en 1997 à sk mois de prison avec sursis pour ne pas avoir respecté des règles d\u2019appel d\u2019offres.Une condamnation aujourd\u2019hui effrcée de son casier judiciaire.En campa^e, Erançois Hollande avait promis de ne pas avoir autour de lui «à l\u2019Élysée des personnes jugées et condamnées».L\u2019ex-pre mier ministre de droite Jean-Pierre Raffarin a malgré tout souhaité bonne chance au nouvel occupant de Matignon.Hier, Le Nouvel Observateur voyait dans ce nouveau premier ministre «un partenaire idéal pour François Hollande qui s\u2019apprête à danser un sacré pas de deux avec Angela Merkel».Hollande chez Merkel Malgré un avion retardé par la foudre, Erançois Hollande a rencontré la chancelière en soirée.Même si Merkel a jusqu\u2019ici refusé toute renégociation du traité de stabilité budgétaire, comme le demande Erançois Hollande, la rencontre a semblé plus que cordiale.Les deux pays se sont entendus pour que les discussions du conseil européen informel du 23 juin prochain portent essentiellement sur la croissance.Quant à savoir si le traité de stabilité budgétaire sera renégocié, Erançois Hollande s\u2019est contenté de dire que «tout sera mis sur la table».La chancelière estime que, malgré leurs différends, elle peut avoir des points d\u2019accord avec Erançois Hollande sur la croissance.Quant au nouveau président, il répète qu\u2019il est «pour le sérieux budgétaire, mais pour cela il faut de la croissance».Le Devoir OBAMA André Boisclair, consultant pour l\u2019industrie des sables bitumineux SUITE DE LA PAGE 1 Si l\u2019humanité ajoute les sables bitumineux aux combustibles qu\u2019elle utilise actuellement, les concentrations de CO2 dans l\u2019atmosphère vont atteindre un niveau supérieur à celui qui existait durant le Pliocène, il y a 2,5 millions d\u2019années, alors que le niveau des mers était au moins de 15 mètres plus élevé que présentement, précise Hansen.L\u2019intensification ,du débat sur l\u2019avenir du pipeline Keystone XL aux États-Unis inquiète l\u2019industrie pétrolière de l\u2019Ouest qui ne néglige pas pour autant les marchés qu\u2019elles pourraient gagner en Asie grâce au pipeline Northern jGateway, voire du côté de l\u2019est du Québec et des États-Unis via le projet Trailbreaker.Ce dernier pourrait transporter le pétrole controversé via Montréal jusqu\u2019à Portland dans le Maine.Les défenseurs de cette industrie viennent de retenir les services d\u2019André Boisclair, ancien ministre québécois de l\u2019Environnement et ancien chef du Parti québécois, pour restaurer, à titre de consultant, l\u2019image des sables bitumineux au Québec, révélait en de semaine le journal Les Affaire.André Boisclair travaillait déjà comme consultant pour la société Questerre, un exploitant des gaz de schiste au Québec.André Boisclair est le deuxième chef du Parti québécois à s\u2019allier aux industriels des combustibles fossiles.En effet, Lucien Bouchard préside de son côté aux destinées de l\u2019Association pétrolière et gazière du Québec.Le consultant Boisclair a été embauché par l\u2019Alberta Enterprise Group (AEG), un organisme créé par Mark Norris qui, à une autre époque, visait la tête du Parti progressiste-conservateur albertain.Norris, un ancien ministre du Développement économique dans le gouvernement Klein, proposait de séparer l\u2019Alberta du Canada si Ottawa s\u2019avisait de mettre en place une taxe sur le carbone.Une Amérique durement touchée Dans sa lettre ouverte, le grand patron de l\u2019Institut Goddard de la NASA propose à l\u2019administration Obama une taxe sur le carbone, qu\u2019on imposerait directement aux producteurs de pétrole.Les milliards de cette taxe substantielle seraient redistribués égalemçnt à chaque citoyen des États-Unis, pour que l\u2019État n\u2019en touche pas un sou.Les consommateurs seraient ainsi incités à réduire leur consommation.Ceux qui utiliseraient peu de combustibles se verraient pratiquement remboursés ou pourraient même y trouver un revenu.Par contre, les gros utilisateurs paieraient pour leur boulimie énergétique.Ce sont eux qui financeraient la transformation de l\u2019économie sur des bases plus vertes.Ainsi, explique James Hansen, on n\u2019aurait plus besoin de pipelines comme celui de Keystone XL.Hansen estime que deux menaces pourraient rendre les changements climatiques irréversibles et terriblement dommageables pour l\u2019Amérique du Nord.La combustion du pétrole des sables bitumineux, a-t-il écrit, ajouterait à l\u2019atmosphère terrestre 240 gigatonnes (milliards de tonnes), ce qui hausserait les concentrations de gaz carbonique atmosphérique de 120 parties par millions à l\u2019actuelle concentration de 393 ppm.Il a fallu 150 ans pour que l\u2019humanité ajoute par sa consommation d\u2019énergie 113 ppm de CO2 à l\u2019atmosphère terrestre.Mais, ajoute James Hansen, le pétrole de schiste présent dans le sous-sol des États-Unis, qu\u2019on extrait d\u2019ailleurs grâce à une technique apparentée à celle des gaz de schistes, pourrait ajouter à l\u2019atmosphère terrestre 300 autres ÿgatonnes de CO2, ce qui porterait les concentrations atmosphériques bien au-delà des 500 ppm, un seuil où le «climat deviendra hors de contrôle» par les humains, dit celui qui avait alerté la communauté scientifique sur les dangers des changements climatiques dès 1981.Le Devoir CANNES SUITE DE LA PAGE 1 course à la Palme d\u2019or, contre quatre l\u2019an dernier (record et exception).De fait, le festival se met peu à l\u2019écoute des réalisatrices et pourrait, sans instaurer de quotas, leur accorder une attention plus aiguë.L\u2019obsession du délégué général, Thierry Erémaux, semble se porter plutôt sur.les Américains.Boudent-ils le festival?Revien-nenf-ils en force?Là est la question.Cette année, les États-Unis s\u2019étalent partout, dont en compétition avec quatre cinéastes indépendants nouveaux ici.Parmi eux: Wes Anderson qui ouvrira ce soir le 65® festival avec le rétro pop Moonrise Kingdom, une histoire d\u2019enfants amoureux disparus et recherchés par tous.Bruce Willis, Bill Murray, Tilda Swinton y tiennent l\u2019affiche.On annonce un beau party.Du sang neuf aux côtés des habitués, soit, mais aucun cinéaste de la vingtaine en compétition {Laurence Anyways de Xavier Dolan, aurait abaissé la moyenne, mais bon!), un seul trentenaire.Quant aux stars : Nicole Kdman, Brad Pitt, Robert Pattinson, Kristen Stewart, Bill Murray, Marion Cotillard, Isabelle Huppert et compagnie, elles sont omniprésentes, ce qui fait bien sur le tapis rouge et parfois à l\u2019écran.Ici règne le fragile équilibre entre art, glamour et industrie (Cannes est le LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 plus gros marché du film au monde).Thierry Prémaux espère un cru aussi fertile que l\u2019an dernier.La carrière de The Artist démarra après tout sur la Croisette.Adaptations littéraires Bienvenue comme aux derniers Oscar, aux adaptations littéraires: du Cosmopolis de Cronenberg (d\u2019après Don DeliUo) à On the Road de Walter Salles (sur les traces de Kerouac), en passant par Vous n\u2019avez encore rien vu d\u2019Alain Resnais, inspiré d\u2019Anouilh, au morceau de clôture Thérèse Desqueyroux du défunt Claude Miller adaptant Mauriac, etc.Côté ton, signe des temps : l\u2019humour grince, le drame règne en majesté, le futurisme carbure à l\u2019angoisse.Thierry Prémaux, qui s\u2019avoue éclectique, aimerait ouvrir ses portes du futur à la comédie.Éour l\u2019instant, ça pleure et ça crie.De rouille et d\u2019os, du Érançais Jacques Audiard (derrière Un prophète), adapté d\u2019une nouvelle du Canadien Craig Davidson, arrive à Cannes déjà auréolé par la critique.Marion Cotillard incarne une employée de Marineland aux jambes broyées et le Plamand Matthias Schoenaerts, un agent de sécurité coupé de ses émotions.Des séances de presse à Paris ont débouché sur des critiques élo-gieuses.Pas d\u2019embargos en Erance pour les films de la compétition.Autres mœurs.Amour de l\u2019Autrichien Michael Haneke (palmé d\u2019or avec Le ruban blanc) allèche aussi.Le cinéaste à la précision de bistouri aborde l\u2019histoire d\u2019un couple à la retraite dont la vie bascule après un accident (avec Isabelle Huppert, Jean-Louis Trintignant, Emmanuelle Riva).Sur la route du Brésilien Walter Salles {Centro do Brasil), d\u2019après le roman de Kerouac, avec ses héros joués par Kristen Stewart, Kirsten Dunst et Sam Riley, fera courir les foules, mais les critiques sont mitigées.Reality de l\u2019Italien Matteo Garrone derrière Gomorra pourrait créer l\u2019événement.Son acteur principal Aniello Arena, emprisonné pour meurtre, avait quand même pu tourner à Naples cette histoire de poissonnier épris de téléréalité jusqu\u2019à la folie.Le nonagénaire Alain Resnais n\u2019a jamais eu la palme et a tout pour la briguer : vertigineux parcours et santé déclinante.Avec Vous n\u2019avez encore rien vu (Lambert Wilson, Mathieu Amalric, Sabine Azema, Pierre Arditi, Michel Piccoli), il revisite deux pièces de Jean Anouilh dans un hommage au théâtre, au cinéma, sur une note plus sombre que ses derniers films.Douze ans après Pola X, Leos Garas sort du tombeau à travers Holy Motors.Cette œuvre d\u2019anticipation située à Paris met en scène Denis Lavant en personnage aux multiples identités, aux côtés d\u2019Eva Mendes et Kylie Minogue.Et puisque le futur inspire, le Torontois David Cronenberg, en adaptant avec Cosmopolis le roman de Don DeLillo, retrouve ses ingrédients consacrés: mort, violence et sexe, en plein Manhattan de fin du monde (avec Robert Pattinson, Juliette Binoche et Mathieu Amalric).Hâte aussi de voir Paradis: amour, premier volet d\u2019une trilogie du brillant et sans pitié Autrichien Ulrich Seidl (derrière Import/Export), qui aborde au Kenya le tourisme sexuel féminin.Après Lumière silencieuse, c\u2019est dans la veine autobiographique impressionniste que s\u2019inscrit le Mexicain Carlos Reygadas à travers Post tenebras lux.L\u2019an dernier en Italie, l\u2019Iranien Abbas Kiarostami, un des quatre palmés d\u2019or de retour à la course, a tourné cette fois au Japon Like Someone in Love.Le Roumain Cristian Mungiu, autre palmé d\u2019or, revient avec Au-delà des collines, et le Britannique Ken Loach avec La part des anges (assez faible, dit-on).Le Danois Thomas Vinterberg derrière l\u2019éblouissant Festen, signe La chasse.On a de grosses attentes et le président du jury, Nanni Moretti, du pain sur la planche.Grosse édition d\u2019interprètes en vue.Bonne nouvelle pour les quotidiens québécois.On a obtenu cette année la carte blanche, reine des coupe-file.Tout est hiérarchisé ici, et les cartes de presse se déclinent en diverses couleurs : du sceau de respect au feu d\u2019infamie.Des journalistes torontois avaient déjà cette blanche, créant le déséquilibre ! A nous aussi, la politesse des placiers.Le Devoir D Le Devoir sur ledevoir.com GO sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel Par télécopieur redaction@ledevoir.com 514 985-3360 Publicité Au téléphone\t514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur\t514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone\t514\t985-3344 Par courriel\tavisdev@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514\t985-3322 Par télécopieur\t514\t985-3340 Abonnements (lundi a vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, a l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnes a la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service a la clientele.Le Devoir est publie du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siege social est situe au 2050, rue De Bleury, 9® etage, Montreal (Quebec), H3A 3M9.Il est imprime par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal, qui a retenu pour la region de Quebec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Quebec, 450, avenue Bechard, Quebec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt legal: Bibliothèque et Archives nationales du Quebec, 2007."]
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