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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2012-04-06, Collections de BAnQ.

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[" WWW.ledevoir.com4- LE DEVOIR Vol.ClII N°76\t4 LE VENDREDI 6 AVRIL 2012 I,09$+taxes= 1,25$ Sondage Léger Marketing-Le Devoir-The Gazette Legault et la CAQ plus bas que jamais Le parti fait à peine mieux que l\u2019ADQ ¦ Marois consolide son avance en tête GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ\tvier, elle rejoindra bientôt les niveaux d\u2019appuis de la défunte Action démocratique du Québec, révè- François Legault doit avoir hâte que Jean Cha- le un nouveau coup de sonde qui confirme l\u2019avan-rest convoque des élections.Car au rythme ce du Parti québécois dans les intentions de vote, où la Coalition avenir Québec (CAQ) perd des Le sondage Léger Marketing préparé pour Le points dans les sondages depuis le mois de jan- Devoir et The Gazette montre en effet que la CAQ est au plus bas dans les appuis, à 22 % de soutien.\tPQ et le Parti libéral.Mais les temps ont changé.C\u2019est à peine quatre points de plus que ce que fai- Aujourd\u2019hui, le parti de François Legault se sait l\u2019ADQ de Gérard Deltell en octobre dernier, classe troisième dans les intentions de vote, à la Depuis le début de l\u2019année, la CAQ est en queue d\u2019un palmarès dominé par le PQ (33 %), constante perte de vitesse: au sommet de sa forme, elle culminait à 37 % d\u2019appuis, loin devant le voir page A lO: CAQ REGISTRE DES ARMES: QUÉBEC GAGNE LA PREMIÈRE MANCHE JACQUES NADEAU LE DEVOIR Une première victoire en Cour supérieure interdit pour Theure à Ottawa de détruire les données québécoises du registre des armes à feu.Fournier tend la main à Ottawa « Le gouvernement fédéral peut changer de cap et accepter de collaborer » ROBERT DUTRISAC MARIE VASTEL Québec et Qttawa \u2014 Tentant de préserver le registre des armes d\u2019épaule, le gouvernement du Québec a remporté, hier, une première victoire en Cour supérieiu-e qui en a interdit pour l\u2019heure la destruction.Le juge Jean-François de Grandpré, qui a réagi à la menace de destruction immédiate du registre, a émis une ordonnance de sauvegarde pom préserver ses données québécoises jusqu\u2019à ce que la Cour se prononce sur la requête présentée lundi par Québec.C\u2019est jeudi prochain que cette requête sera entendue.Le ministre de Injustice du Québec, Jean-Marc Fournier, a accueilli avec soulagement ce jugement, soulignant qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une «première manche» dans la bataille juridique qui oppose son gouvernement à Qttawa.Il a même tendu un rameau d\u2019olivier au gouvernement fédéral, affirmant que «le dossier peut se régler autrement».«Aujourd\u2019hui, maintenant, le gouvernement fédéral peut changer de cap et accepter de collaborer.« Nous agissons dans nos champs de compétence et nous allons défendre notre juridiction », réplique Maxime Bernier Les victimes de ces armes et leurs proches leur font cette même demande, a déclaré Jean-Marc Fournier./c pense que le gouvernement fédéral peut déjà capter le message d\u2019un appel à la collaboration que nous réitérons aujourd\u2019hui [hier].Peut-être qu\u2019il peut avoir une écoute différente maintenant.» Jusqu\u2019ici, le gouvernement fédéral est resté sourd aux appels répétés de Québec.L\u2019ordonnance empêche non seulement la destruction des données québécoises du registre, mais en maintient le fonctionnemeuL que ce soit l\u2019enregistrement courant des armes ou la consultation du registre par les forces policières.Le Procureur général du Québec a déposé une requête afin d\u2019obtenir un jugement déclaratoire qui reconnaît le caractère anticonstitutionnel de l\u2019article 29 de la loi C-19.Cet article prévoit la destruction des données du registre à l\u2019encontre de la volonté du gouvernement du Québec.La requête, qui doit être entendue jeudi, porte également sur une injonction permanente, une injonction VOIR PAGE A 10: REGISTRE Échec d\u2019une \u2022 V premiere tentative de sortie de crise Les étudiants disent non à la proposition de Québec mais reconnaissent l\u2019ouverture au dialogue LISA-MARIE GERVAIS ANTOINE ROBITAILLE Sitôt connue, la proposition du gouvernement d\u2019améliorer le programme de prêts et bourses a été balayée par les trois grandes organisations étudiantes.Mince espoir, toutefois, car bien que les leaders étudiants n\u2019aient pas du tout apprécié cette «fin de non-recevoir» qu\u2019ils ont qualifiée «d\u2019opération de relations publiques» et de «procédures préélectorales», ils ont néanmoins promis d\u2019y réfléchir et de la soumettre à leurs membres.«L\u2019accueil est assez froid, annoncés mais on va prendre le congé pascal pour analyser ça», a déclaré le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin.A la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), la réaction est déjà plus ferme: c\u2019est non.«Nos associations étudiantes ont déjà toutes adoptées des mandats et des positions pour ou contre.Et personne ne parle de RPR [remboursement proportionnel au revenu].C\u2019est non», a expliqué la présidente de la FEUQ, Martine Desjardins, qui dit néanmoins voir une ouverture au dialogue.La Coalition large de l\u2019Association pour une solidarité sjmdicale étudiante (CLASSE) soumettra la proposition à ses membres à son congrès en fin de semaine.Disant vouloir alléger le fardeau de la classe moyenne, les ajustements annoncés hier matin Les ajustements par Québec coûteront 21 millions supplémentaires, une facture refilée aux universités VOIR PAGE A 10: CRISE ¦\tL\u2019éditorial de Marie-Andrée Chouinard: L\u2019étincelle, page A 8 ¦\tLa chronique de Lise Payette : La ministre se mouille, page A 8 ii: AGENCE FRANCE-PRESSE CLAUDE MILLER 1942-2012 Un grand voyagent en eanx tronbles ¦ À lire en page B 2 INDEX Annonces.B 4 Avis publics.B 6 Cinéma.B 3 Décès.B 4 Éditorial.A 8 Idées .A 9 Météo.B 8 Monde.B 9 Mots croisés.B 3 Nature.B 8 Resto.B\t7 Sudoku.B 9 Télévision.B 2 Week-end.B 1 Voler avec des ailes fragiles Un avenir précaire pour les jeunes adultes issus des centres jeunesse CAROLINE MONTPETIT Antoine* a été placé dans un foyer pom enfants de la Protection de la jeunesse à l\u2019âge de cinq ans.Avant, il vivait avec sa mère, souffrant de déficience, qui vivait elle-même sous le contrôle du grand-père d\u2019Antoine, qui maintenait la mère et l\u2019enfant sous clé et contrôlait jusqu\u2019à lem accès au garde-manger.Enfant sauvage, Antoine ne savait pas parler.Après le foyer pom enfants, Antoine a fréquenté un foyer poiu- pré-adolescenf puis pom adolescents, avant d\u2019intégrer le centre de réadaptation, géré par le centre jeimesse de Laval.Aujoiu-d\u2019hui, Antoine a 17 ans.Dans quelques mois, il sera un adulte.Il devra alors quitter la Protection de la jeunesse et voler de ses propres ailes.Pour aller où?Il ne le sait pas encore.Dyslexique, Antoine sait à peine lire.Mais il a une passion pour les ordinateurs.Il y a quelques semaines, il participait à un des ateliers de cuisine VOIR PAGE A 10: JEUNESSE V JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les ateliers de cuisine du frère Toc sont destinés aux jeunes issus des centres jeunesse et considérés comme vuinérabies jusqu\u2019à i\u2019âge de 19 ans.77831302833114 A 2 LE DEVOIR, LE VENDREDI 6 AVRIL 2012 ACTUALITES Pierre Moreau défend son ministère « Le ministère des Transports n\u2019est pas un nid de patronage » KATHLEEN LEVESQUE Pierre Moreau défend son ministère bec et ongles, donnant l\u2019assurance d\u2019avoir mis en place tous les pare-feu nécessaires pour remettre les Transports sur les rails.En entrevue au Devoir pour souligner le centième anniversaire du ministère des Transports (MTQ), Pierre Moreau soutient que, s\u2019il y a des problèmes qui se posent, comme la collusion, cela se fait à l\u2019extérieur des murs du MTQ.«Le ministère des Transports n\u2019est pas un nid de patronage», affirme M.Moreau, qui est toutefois conscient que l\u2019image du ministère a été amochée au cours des dernières années.A la suite du rapport Du-chesneau de l\u2019Unité anticollusion, qui avait notamment le mandat de proposer des modifications aux façons de faire au sein du MTQ, les règles d\u2019attribution des contrats ont été resserrées, les mécanismes de contrôle ont été revus et un plan d\u2019embauche (970 ingénieurs et techniciens en cinq ans) a été adopté.De plus, des séances d\u2019information et de formation sur les questions d\u2019éthique ont été tenues; quelque 500 employés, dont la moitié de nouvelles recrues, en ont bénéficié.Selon Jacques Duchesneau, qui a mené une enquête inter- ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Pierre Moreau soutient que, s\u2019il y a des problèmes qui se posent, comme la collusion, cela se fait à l\u2019extérieur des murs du MTQ.ne au MTQ où 500 personnes ont témoigné d\u2019un «système» qui coûte cher aux contribuables (prix gonflés, extras), «les choses changent».«Il faut toutefois demeurer vigilant, car il y a une culture chez les entrepreneurs et les ingénieurs des firmes privées.Depuis toujours, ils ont un sentiment de propriété à l\u2019égard du ministère, qui est le plus gros donneur d\u2019ouvrage.Ça, ça ne se change pas en claquant des doigts et, surtout, il faut continuer d\u2019enquêter pour savoir à qui ils sont vé- ritablement redevables», estime M.Duchesneau.Cette même impression que les choses ont été corrigées du côté du MTQ, sans pour autant avoir un effet permanent sur l\u2019appétit des entreprises, est partagée par l\u2019ingénieur à la retraite François Beaudry.Ce dernier, qui a travaillé 33 ans au MTQ, a dénoncé plus d\u2019une fois la collusion entre des entrepreneurs qui fixaient les prix ou se répartissaient les contrats sans que le ministère bouge.Il s\u2019est ouvert publiquement, à l\u2019automne 2009, sur un dossier à Laval où le processus d\u2019octroi d\u2019un contrat était vicié, tellement que le gagnant était connu avant même d\u2019être choisi officiellement.«Le fait d\u2019en avoir parlé avec des éléments de preuve, ç\u2019a secoué les affaires.Il y a des enquêtes policières.Quant au ministère, tout n\u2019est pas pourri.C\u2019est une fausse impression.Mais tant mieux si tout ça a réveillé le monde et si on ne baisse plus les bras», a commenté M.Beaudry, qui souhaite apporter son témoignage à la commission Charbonneau qui enquête sur l\u2019industrie de la construction.Un monde difficile à brider Selon l\u2019historien Jean Pro-vencher, «le monde des entrepreneurs est difficile à brider».«Le patronage, ça va et ça vient.Le ministère des Transports, c\u2019est une assiette à beurre dans laquelle tout le monde pige allègrement et depuis longtemps», dit-il.Sous le gouvernement de Maurice Duplessis, il n\u2019y avait pas de soumission pour l\u2019octroi de contrats de la Voirie (ancêtre du MTQ).«Tu graisses la caisse électorale du parti et tu as le mandat.Duplessis avait construit tout un système qui a accéléré les travaux.[.] Et quand tu ne votais pas du bon bord, l\u2019asphaltage de la route s\u2019arrêtait net L\u2019état de la chaussée nous donnait des indications sur la couleur politique des habitants», raconte Thistorien.Ce n\u2019est qu\u2019avec l\u2019arrivée au pouvoir des libéraux de Jean Lesage, en 1960, qu\u2019on instaure les soumissions publiques généralisées.Mais ces balises ne furent pas une panacée.«Le patronage au sein du ministère, c\u2019est un classique, juge Paul Lewis, professeur d\u2019urbanisme à l\u2019Université de Montréal.Mais je ne crois pas que tout le système fonctionne avec des enveloppes brunes.S\u2019il y a un problème de corruption comme l\u2019affirme le rapport Duchesneau, il faut surtout s\u2019inquiéter de la sécurité des ouvrages, puisque le ministère est le gardien de l\u2019intérêt collectif.» Le Devoir l'héritage canadien Un recueil de récits uniques, de personnalités méconnues, de destinées brisées, racontés par les descendants de survivants canadiens.CESOIR21H deuxième partie ^ APRÈS LE TÉLÉJOURNAL Radio-Canada.ca/titanic RÉALISATION-COORDINATION : PETER JOHN INGLES ET MICHAEL CLAYDON La CCQ maintient la ligne dure Des concessions évaluées par le syndicat à 15 % de la masse salariale sont exigées BRIAN MYLES La Commission de la construction du Québec (CCQ) maintient la ligne dure à l\u2019égard des employés de bureau, en exigeant des concessions évaluées à 15 % de la masse salariale (6,75 millions) par le syndicat.C\u2019est sur ces nouvelles bases qu\u2019elle entend négocier.La p.-d.g.de la CCQ, Diane Lemieux, a refusé de commenter hier le dépôt d\u2019une offre «globale» comprenant 189 nouvelles demandes à ses 600 employés de bureau, sans contrat de travail depuis décembre 2009.Le Syndicat des employés professionnels et de bureau (SEPB-FTQ) considère cette offre comme «de la provocation».«On s\u2019en va en tournée pour aller chercher un mandat dégrève», a dit le président du SEPB, Serge Cadieux.Il a reçu un mandat en ce sens des instances syndicales lors d\u2019une réunion d\u2019urgence mercredi soir.Le SEPB a aussi l\u2019intention de déposer une plainte pour négociation de mauvaise foi à la Commission des relations de travail (CRT) si la CCQ ne change pas son fusil d\u2019épaule.«Tout le monde a le droit de faire des requêtes à la CRT», a commenté le conseiller politique de Mme Lemieux, Louis-Pascal Cyr.Il a déploré que M.Cadieux ait choisi de négocier sur la place publique en accordant une entrevue exclusive au Devoir mercredi.Un seul point M.Cadieux s\u2019est dit surpris que la CCQ arrive avec 189 nouvelles demandes lors de la dernière séance de conciliation, le 27 mars dernier.Selon le syndicat, le seul point en litige était le déficit du régime de retraite.«Tout le reste était réglé, et c\u2019était accepté de part et d\u2019autre», a déclaré M.Cadieux.M.Cyr conteste cette interprétation.«On ne peut pas affirmer que tout était réglé sauf le régime de retraite», dit-il.La CCQ évalue par ailleurs à 4 millions les économies résultant de l\u2019offre globale.Cette offre, précise-t-on, a été appuyée à huit voix contre deux par le conseil d\u2019administration.Les deux voix dissidentes étaient celles des syndicats affiliés à la FTQ-Construction.Selon la CCQ, ces réaménagements sont nécessaires pour préserver un régime de retraite à prestations déterminées.Le déficit actuariel du régime est évalué à 136 millions.Le déficit du compte courant est de 1,2 million par an.Présentement, les parties patronale et syndicale cotisent chacune à 9 % de la masse salariale (évaluée entre 40 et 45 millions).L\u2019offre prévoit de faire passer la cotisation de l\u2019employeur (assumée par les entrepreneurs en construction) à 7,5 %.Celle des syndiqués resterait à 9 %.La CCQ justifie la baisse de sa contribution par le fait qu\u2019elle a assumé des charges supplémentaires en raison des déficits récurrents du régime au cours des dernières années.Les parties sont copropriétaires du régime.S\u2019il n\u2019en tenait qu\u2019à la CCQ, il serait administré par quatre représentants de l\u2019employeur et un seul du syndicat.Le régime serait soustrait de la convention collective, ce qui priverait le SEPB d\u2019un droit de regard sur toute modification future.Le Devoir La CAQ accuse Charest d\u2019avoir fermé les yeux sur le casino mohawk Québec \u2014 Par l\u2019intermédiaire de trois négociateurs libéraux, le premier ministre Jean Charest a fermé les yeux sur un projet de casino illégal à Kahnawake, a soutenu hier la Coalition avenir Québec (CAQ).La députée caquiste Sylvie Roy a déclaré que le gouvernement a accepté cette situation en échange d\u2019une entente avec les Mohawks sur le tracé de l\u2019autoroute 30.Mme Roy a souligné que le document indique que «les parties accorderont également une attention immédiate à la détermination des terres adjacentes à l\u2019autoroute 30».Depuis 2008, John Parisella, Rémi Bujold et Daniel Gagnier ont été chargés des négociations avec la communauté mohawk de Kahnawake.Tous les trois sont des proches de M.Charest, ce qui, selon Mme Roy, fait en sorte que le premier ministre ne pouvait ignorer que des terrains ap- partenant au ministère des Transports pourraient servir à l\u2019établissement d\u2019un casino illégal.«Je pense que le premier ministre ferme les yeux sur le fait que ses proches conseillers, [qui ont reçu] pourprés de 1 million de dollars pour leurs honoraires, [ont négocié] la cession d\u2019un terrain pour faire un casino illégal en échange du tracé de l\u2019autoroute 30», a-t-elle dit lors d\u2019un point de presse.En Chambre, hier, le ministre des Transports, Pierre Moreau, a déclaré que ces lots excédentaires avaient été mis en disponibilité dans le cadre des discussions menées par le fédéral avec la communauté mohawk, qui a des revendications territoriales.M.Moreau a rejeté les allégations de Mme Roy, faisant valoir que ces négociateurs ont été embauchés en raison de leurs compétences.La Presse canadienne Un député libéral annonce son départ ANTOINE ROBITAILLE Québec \u2014 Un premier libéral annonce officiellement qu\u2019il quittera la politique au terme du présent mandat: le député de Rouyn-Noranda-Témisca-mingue, Daniel Bernard.Cet ingénieur géologue dit vouloir aller travailler dans le domaine des ressources naturelles à l\u2019international «comme consultant auprès des entreprises», a-t-il confié au Devoir.Elu en 2003 une première fois, il avait été défait par la péquiste Johanne Mo-rasse en 2007.Aux élections de 2008, il avait récupéré son siège.Dans l\u2019intervalle, il a œuvré comme vice-président de la minière Globex puis a été vice-président d\u2019Exploration NQ.M.Bernard estime avoir atteint les objectifs qu\u2019il s\u2019était fixés lors de son plongeon en politique, notamment la relance de Tembec et un dossier de radio-oncologie dans sa circonscription.Pourrait-il travailler pour la future Société du Plan Nord que le gouvernement est à mettre en place?«Je ne le sais pas.Des institutions, fen ai été pendant sept ans! Je vais probablement plus aller dans le privé proprement dit», a-t-il répondu.Ancien directeur général de l\u2019Association de l\u2019exploration minière du Québec, M.Bernard avait été accusé en 2009 par Amir Khadir d\u2019être le «commis des minières» à l\u2019Assemblée nationale.Le député de Québec solidaire estimait que le député Bernard avait une trop grande proximité, entre autres avec l\u2019entreprise Osisko.Aucune disposition du code d\u2019éthique et de déontologie ou de la Loi sur le lobbyisme ne limite un simple député dans la période de Taprès-mandat Le Devoir 7 LE DEVOIR, LE VENDREDI 6 AVRIL 2012 A 3 ACTUALITES The Artist contre la 3D Christian Rioux Imaginez, un film en noir et blanc! Personne n\u2019y croyait évidemment.Et muet en plus! Cela tenait du suicide.Et pourtant, qui aurait cru que le petit bijou de Michel Hazanavicius décrocherait tous les honneurs en Erance comme à Hollywood, jusqu\u2019à représenter le plus grand succès de l\u2019histoire du cinéma français aux Etats-Unis?En cette époque où l\u2019image est reine, il en va peut-être de la politique comme du cinéma.Il y a tout juste un an, personne n\u2019aurait parié un dollar sur le président du Conseil général de Corrèze.Voilà pourtant dix mois que, même si les écarts se resserrent au premier et au second tour, les sondages donnent Erançois Hollande largement gagnant à l\u2019élection présidentielle.Comme TTte Artist aux Oscar, le socialiste n\u2019ap-paraît-il pas comme le canclidat en noir et blanc de cette élection atypique?À côté des effets spéciaux toujours hauts en couleur d\u2019un Nicolas Sarkozy, du rouge pétant des drapeaux d\u2019un Jean-Luc Mélanchon à la place de la Bastille et des envolées tonitruantes contre l\u2019islam d\u2019une Marine Le Pen, Hollande semble tout droit sorti d\u2019un vieux classique du cinéma muet.Avec ses complets gris, l\u2019antihéros n\u2019a guère que ses mots d\u2019esprit pour dérider les foules.Mots qui passent mal au petit écran, comme tout ce qui est un peu trop subtil.Se pourrait-il pourtant qu\u2019après avoir plébiscité The Artist, les électeurs français aient fait le choix d\u2019un candidat en noir et blanc?Comme si les citoyens souhaitaient inconsciemment renvoyer à leurs planches à dessin les wizkids des effets spéciaux et des courses-poursuites des mégaproductions berlusconiennes qui saturent nos écrans politiques depuis tant d\u2019années.Notons que les dirigeants qui prennent la relève en cette période de crise tranchent avec leurs prédécesseurs.Au fantasque Berlusconi a succédé la rigueur d\u2019un Romano Prodi, un professeur d\u2019économie surnommé «le Valium» à cause de son style effacé.Au jeune et pétillant Zapatero, l\u2019Espagne a aussi préféré un homme plutôt terne mais compétent, Mariano Rajoy.On saura le 6 mai prochain si la Erance leur emboîtera le pas.En attendant, le «candidat sortant», ainsi que Erançois Hollande aime qualifier son adversaire, multiplie les effets de manche.Après avoir conquis une légère avance au premier tour, il semble renouer avec le dynamisme de sa campagne de 2007.Et pourtant, le sourire retrouvé chez sa garde rapprochée parvient mal à dissimuler un malaise.Lace à un adversaire imperturbable, le président peine à égrainer une nouvelle proposition chaque jour.Et ses promesses souvent mal ficelées, destinées à faire oublier un bilan mitigé, sont aussitôt oubliées.Les arrestations d\u2019islamistes radicaux, sans aucun rapport avec les attentats de Toulouse, n\u2019ont berné personne.Même les analystes les plus réservés soupçonnent l\u2019esbroufe électorale.Hier encore, Sarkozy comparait le geste du tueur solitaire de Toulouse au.11-Septembre.Se pourrait-il que la droite ait un problème de casting! En dénonçant les élites et les corps intermédiaires, Nicolas Sarkozy tente en effet de jouer tous les rôles à la fois.Celui du jeune premier et du père de la fiancée.Celui du président et dq l\u2019opposition, de la continuité et de la rupture.À l\u2019image de son époux.Caria Bruni se peint elle-même, dans le Nouvel Observateur, en «première dame de Erance» charitable et en.Lady Gaga.Eaudrait choisir! Ce sont ces grands écarts à répétition qui faisaient dire au socialiste Arnaud Montebourg que, «à la tête de l\u2019État, nous avons une sorte de gamin mal élevé qui use et abuse de la France comme d\u2019un jouet qui ne lui appartient pas».La campagne française entre dans sa dernière ligne droite.Un regard superficiel pourrait laisser croire qu\u2019on n\u2019y discute pas des «vraies affaires», ainsi que l\u2019a récemment affirmé The Economist.Rappelons qu\u2019en 2007, le magazine de la City avait soutenu Nicolas Sarkozy dans l\u2019espoir qu\u2019il réduise le déficit.C\u2019est tout le contraire qui s\u2019est produit puisque celui-ci atteint des records.Il serait faux de penser que les Erançais ne discutent pas de ces questions.Les deux principaux candidats ont annoncé qu\u2019ils limiteraient le déficit budgétaire à 3 % dès l\u2019an prochain et rétabliraient l\u2019équilibre des comptes en 2017.Il ne fait de doute pour personne que les années qui viennent seront des années de vache maigre.La différence entre Hollande et Sarkozy, c\u2019est que ce dernier avait déjà promis en 2007 de rétablir l\u2019équilibre et qu\u2019il a fait le contraire malgré les mises en garde répétées de son premier ministre Erançois Eillon.On estime en ef fet que plus de 30 % de l\u2019augmentation de la dette française depuis cinq ans n\u2019est pas dû à la çrise, mais aux politiques suivies par la droite.Etrangement, les donneurs de leçons londoniens ont oublié de noter que la dernière fois où la Erance avait réduit ses déficits, c\u2019était à l\u2019époque du gouvernement socialiste de Lionel Jospin.La logique néolibérale ne s\u2019en serait peut-être pas remise.Non, l\u2019élection française n\u2019est pas dans le «déni».S\u2019y joue aussi une certaine idée de la politique.La simplicité du noir et blanc contre le retour de Titanic en 3D.Comme les cinéphiles, l\u2019électorat en a peut-être assez des ef fets spéciaux.crioux@ledevoir.corn CHRIS WATTIE REUTERS Le ministre de ia Défense, Peter MacKay, tout comme ie premier ministre et ies autres ministres concernés par i\u2019achat des F-35 refusent de dire depuis quand iis savaient que ies coûts des appareiis étaient estimés à 25 miiiiards de doiiars piutôt qu\u2019à 15 miiiiards.F-35 : les ministres connaissaient le vrai prix, affirme le VG MARIE VASTEL Ottawa \u2014 Le gouvernement refuse de répondre depuis trois jours, mais le vérificateur général l\u2019a fait à sa place hier.De l\u2019avis de Michael Eerguson, les ministres conservateurs savaient bel et bien que la Défense nationale anticipait que les E-35 coûteraient plus cher que ce qui était prétendu aux Communes.«Je ne peux pas dire quels individus le savaient, mais c\u2019était de l\u2019information qui était préparée par la Défense nationale et certainement, selon ma compréhension, oui, c\u2019est de l\u2019information que le gouvernement aurait eue», a laissé tomber le vérificateur général à sa sortie d\u2019un comité parlementaire.25 milliards de dollars Cette information, c\u2019est le fait que le ministère de la Défense estimait depuis 2010 que les avions de chasse de Lokheed Martin engendreraient des frais de 25 milliards de dollars.Or, quand le directeur parlementaire du budget Kevin Page a publié un rapport un an plus tard faisant état de coûts de 29 milliards, le gouvernement conservateur a rétorqué qu\u2019il n\u2019était pas crédible et que les avions de combat ne dépasseraient pas 15 milliards.«Ce chiffre de 25 milliards, c\u2019est quelque chose qui à l\u2019époque était connu du gouvernement, selon moi», a noté M.Eerguson, en précisant qu\u2019il parlait de «l\u2019exécutif», et donc du Conseil des ministres.Mardi, le vérificateur a déposé un constat accablant qui conclut que la Défense a sous-estimé le coût des E-35 et manipulé le processus d\u2019approbation de l\u2019acquisition.Depuis, tous les ministres concernés et le premier ministre Stephen Harper refusent de répondre à l\u2019opposition, qui demande sans relâche de savoir depuis quand ils savaient que la Défense prévoyait des coûts surpassant de 10 milliards ceux qu\u2019eux-mêmes ont défendus.«La réponse [au rapport de M.Page] ne comprenait pas les coûts de fonctionnement, du personnel et de l\u2019instruction continue», note le rapport de M.Eerguson pour expliquer le prix sous-estimé qui a été fourni aux parlementaires.Or les conservateurs plaident en coulisse qu\u2019il aurait été inutile de fournir ces chiffres supplémentaires, car ce sont des coûts margmaux qui figurent déjà au budget de la Défense puisqu\u2019ils s\u2019appliquent à tout avion de combat.Bien sûr, le ministre de la Défense, Peter MacKay, savait qu\u2019il y aurait des coûts additionnels aux 16 milliards brandis par le gouvernemenf mais il n\u2019a rien dit car il s\u2019est contenté d\u2019annoncer l\u2019argent frais qui serait nécessaire, comme c\u2019est toujours le cas lors d\u2019annonces d\u2019acquisitions militaires, a-t-on défendu sous le couvert de l\u2019anonymat Aux Communes, les conservateurs ont évité de dire s\u2019ils connaissaient les prévisions de la Défense, et depuis quand.«C\u2019est très clair que le ministre de la Défense et le premier ministre devaient effectivement savoir les coûts de ces avions de chasse et ils ont compté cacher la vérité aux Canadiens», a accusé le néodémocrate Peter Julian.Accord ou désaccord?Les partis d\u2019opposition en ont marre d\u2019entendre les conservateurs affirmer qu\u2019ils acceptent les conclusions du rapport de M.Fer^son.Car le document met en doute «l\u2019exhaustivité des renseignements sur les coûts fournis aux parlementaires», ime conclusion avec laquelle les ministères de la Défense et des Travaux publics sont en désaccord.Or le leader du gouvernement en Chambre, Peter Van Loan, a répliqué que ce sont les fonctionnaires de ces ministères qui ont rejeté les constats et que cela ne reflète pas la position de son gouvernement «Si vous acceptez les conclusions du vérificateur général, vous acceptez le fait que le Parlement a été induit en erreur», ce qui implique des conséquences, a scandé le leader libéral par intérim Bob Rae.Il s\u2019est adressé au président des Communes dans l\u2019espoir qu\u2019il statue, le moment venu, que les conservateurs sont coupables d\u2019outrage au Parlement L\u2019an dernier, le gouvernement minoritaire de M.Harper avait été renversé sur une modon de blâme portant notamment sur son refus de dévoiler le coût des F-35.Le Devoir Le NPD lance une offensive publicitaire pour vanter son nouveau chef MARIE VASTEL Ottawa \u2014 Le Nouveau Parti démocratique voulait s\u2019assurer de dépeindre son nouveau chef avant que les conservateurs le fassent à leur place, sous un jour moins beau, et c\u2019est maintenant chose faite.C\u2019est au Québec que le parti commence son offensive publicitaire, même si Thomas Mul-cair y est pourtant déjà bien connu de par son parcours politique dans la province.Le message est clair: la publicité s\u2019ouvre sur des images de M.Mulcair qui reprend l\u2019un des slogans phares de Jack Layton lors de la dernière campagne électorale.Dans ses discours prononcés aux quatre coins du pays, M.Lajûon arguait il y a un an être un combattant qui ne reculerait pas tant que le travail ne serait pas accompli.Il promettait de retrousser ses manches et de se mettre au travail dès le lendemain de l\u2019élection.Et c\u2019est ainsi que son successeur entame sa publicité, en relevant ses manches de chemise.Puis, il affirme, souriant, en regardant droit la caméra: «On continue.» Un appel sans équivoque aux partisans du défunt chef néodémocrate, qui avaient voté en grande majorité pour sa personnalité charismatique quand ils ont élu 59 dépu- CHRIS WATTIE REUTERS Thomas Mulcair tés au Québec en mai dernier, et auxquels le NPD promet de poursuivre le combat.«Un gouvernement qui écoute les Québécois.Une économie plus verte et plus prospère pour tout le monde.C\u2019est possible.On a une vision, on a un but.Bâtir l\u2019avenir ensemble», promet ensuite Thomas Mulcair.Le NPD avait annoncé, avant même l\u2019élection du nouveau leader, qu\u2019il lancerait rapidement une campagne publicitaire pour présenter le leader avant que les conservateurs le fassent à sa place.Le message en français \u2014 qui est sur Internet et qui sera diffusé à la télévision pendant des émissions populaires, comme Tout le monde en parle \u2014 est le premier d\u2019une série qui sera dévoilée dans les prochaines semaines.Selon le parti, il s\u2019agit de sa plus importante campagne publicitaire hors d\u2019une campagne électorale, mais on refuse d\u2019en dévoiler le prix.Les messages en anglais apparaîtront après Pâques.«Contrairement à ses prédécesseurs, le NPD ne reste pas les bras croisés à attendre que les conservateurs attaquent», a expliqué la directrice nationale du parti, Chantal Vallerand.Les libéraux ont payé les frais des campagnes négatives des conservateurs contre leurs anciens chefs, Stéphane Dion et Michael Igna-tieff, qui ne s\u2019en étaient jamais remis dans l\u2019opinion publique.Récemment, le Parti conservateur s\u2019en est aussi pris au chef intérimaire du Parti libéral.Bob Rae.Mais pour le moment, pas d\u2019attaque envers Thomas Mulcair.Le porte-parole du Parti conservateur n\u2019a pas souhaité préciser si ses troupes s\u2019en prendraient bientôt au leader néodémocrate.«On ne commente pas notre stratégie», a indiqué Fred DeLorey.Le Devoir E N BREF Démission controversée autour du ministre Paradis Qttawa \u2014 Un autre membre du personnel politique du ministre fédéral de Hndustrie, Christian Paradis, vient de démissionner sur fond de controverse.Un porte-parole du ministre n\u2019a pas voulu e^liquer pourquoi l\u2019ancien directeur des communications Richard Walker avait quitté ses fonctions la semaine dernière.La chaîne CTV rapporte toutefois que M.Walker avait accumulé des dépenses personnelles sur une carte de crédit du gouvernement lors d\u2019un voyage à Las Vegas, et qu\u2019il avait ensuite mis cinq mois avant de les rembourser.Le bureau du ministre Paradis et le leader du gouvernement à la Chambre des communes, Peter Van Loan, ont tenté de désamorcer la situation hier.«Il est question ici d\u2019un ancien employé, a dit M.Van Loan en Chambre.Il s\u2019agit d\u2019un détail important L\u2019autre détail, c\u2019est que tout l\u2019argent a été récupéré.Les contribuables n\u2019ont pas perdu un sou.C\u2019est exactement ainsi que notre gouvernement devait agir en de telles circonstances.» Il y a deux semaines, M.Paradis a été lui-même blâmé pour un conflit d\u2019intérêts après avoir consenti à un homme d\u2019affaires conservateur un accès privilégié à son ministère.- La Presse canadienne Un résidant d\u2019Ottawa est expnlsé vers la France Qttawa \u2014 Le ministre fédéral de la Justice, Rob Nicholson, a ordonné l\u2019expulsion d\u2019un enseignant d\u2019Qttawa vers la France, où il doit répondre d\u2019accusations de terrorisme.Mais cette décision est contestée devant les tribunaux.Les autorités françaises affirment que Hassan Diab a participé en 1980 à un attentat à la bombe contre une sjmagogue de Paris qui avait fait quatre morts et des dizaines de blessés.M.Diab nie toute implication dans cet attentat.M.Diab a 30 jours pour demander une révision judiciaire de la décision du ministre.De plus, il en a appelé de son extradition devant la Cour d\u2019appel de l\u2019Qnta-rio, a écrit dans un courriel un porte-parole du ministère de la Justice.-Zzü Presse canadienne A 4 LE DEVOIR LE VENDREDI 6 AVRIL 2012 ACTUALITES Montréal rachète l\u2019immeuble du Taz Frais d\u2019avocats du VG Montréal en appel JEANNE CORRIVEAU Le bras de fer se poursuit entre la Ville de Montréal et son vérificateur général.La Ville souhaite maintenant porter en appel le jugement rendu le mois dernier par la Cour supérieure qui l\u2019oblige à payer les frais d\u2019avocats de M.Bergeron.La Ville estime que la juge Guylène Beaugé a commis plusieurs erreurs de droit en rendant une décision favorable à Jacques Bergeron le 5 mars.Dans une requête déposée mercredi et visant à obtenir le droit d\u2019en appeler de la décision de la Cour, la Ville soutient que la juge aurait dû se contenter d\u2019examiner le droit du vérificateur au paiement des honoraires de ses avocats par la Ville et non pas de chercher à savoir «s\u2019il jouissait d\u2019un droit clair ou apparent à faire valoir sur le fond du litige».La Ville juge par ailleurs que la Loi sur les cités et villes est claire quant aux règles encadrant les frais liés aux litiges devant les tribunaux.Une municipalité assume les frais d\u2019avocats d\u2019un fonctionnaire lorsque celui-ci fait l\u2019objet d\u2019une poursuite, mais elle n\u2019est pas tenue de le faire quand le fonctionnaire intente un recours contre son employeur, ce qui est le cas du vérificateur général, dit la Ville.Finalement, la Ville estime que Jacques Bergeron n\u2019a pas prouvé qu\u2019il n\u2019avait pas les moyens d\u2019assumer les frais de sa défense.Les deniers publics doivent servir à l\u2019exercice des fonctions de vérification et non à financer une poursuite qu\u2019il intente contre son employeur, souligne la Ville.Dans les circonstances, permettre au vérificateur de puiser dans son budget pour payer ses avocats «créerait un dangereux précédent», ajoute-t-elle.La Ville demande aussi à la Cour de surseoir à l\u2019exécution provisoire du jugement du 5 mars dernier et d\u2019obliger M.Bergeron à fournir personnellement un cautionnement afin de garantir le remboursement des honoraires d\u2019avocats advenant une décision iavorable à la Ville.Rappelons que Jacques Bergeron a intenté une poursuite contre la Ville pour faire déclarer illégal l\u2019espionnage dont il a fait l\u2019objet.La cause n\u2019a pas encore été entendue.En marge de ces procédures, le vérificateur a déposé trois requêtes, dont l\u2019une visait à forcer la Ville à assumer ses frais d\u2019avocats, ce que celle-ci faisait jusqu\u2019en août 2011.Le Devoir L\u2019organisme, auquel la Ville est déjà venue en aide, est acculé à la faillite JEANNE CORRIVEAU Montréal a décidé de voler au secours du Taz acculé à la faillite.La Ville rachètera l\u2019immeuble de l\u2019avenue Papineau construit au coût de 10 millions de dollars en 2008 avec des fonds publics.La responsable des sports au comité exécutif, Manon Barbe, a expliqué hier que les obligations financières liées au bâtiment dédié au patin à roues alignées et à la planche à roulettes étaient trop lourdes pour l\u2019organisme à but non lucratif (OBNL) qui en assurait la gestion.L\u2019acquisition du bâtiment, situé aux abords de l\u2019ancienne carrière Miron, se fera au coût de 4,3 millions, mais le montant net payé par la Ville sera réduit à 2 millions compte tenu d\u2019une subvention de 2,,3 millions du ministère de l\u2019Education, du Loisir et du Sport.Sans une intervention immédiate, la Ville risquait de perdre le bâtiment.Rappelons que la Ville avait versé 2,5 millions de dollars pour la construction du MIKE BLAKE REUTERS Montréal soutient que les activités du Taz s\u2019inscrivent dans la mission de la Ville au même titre que d\u2019autres équipements sportifs, comme les arénas et les piscines.Taz inauguré en 2009.Le reste de la facture avait été assumé par Québec et Ottawa.La Ville avait ensuite cédé l\u2019immeuble au Taz par l\u2019entremise d\u2019un bail emphjdéotique de 30 ans.Dès l\u2019année suivante, le Taz s\u2019est retrouvé en difficulté financière, et la Ville avait dû lui consentir une aide d\u2019urgence de 1,3 million de dollars.En 2010, l\u2019organisme avait d\u2019ailleurs tenté d\u2019obtenir une exemption de taxes foncières, une dépense de 450 000 $ par année, mais la Commission municipale du Québec avait rejeté sa demande.Hier, Manon Barbe a soutenu que les activités du Taz s\u2019inscrivaient dans la mission de la Ville au même titre que d\u2019autres équipements sportifs, comme les arénas et les piscines.Malgré ses difficultés financières, l\u2019OBNL le Taz continuera de s\u2019occuper des activités du centre puisque la Ville lui a accordé un contrat de gestion de 480 000 $ pour les trois prochaines années.«Nous assurerons une surveillance serrée et nous aurons deux observateurs au conseil d\u2019administration», a expliqué Johanne Derome, de la Direction des sports de la Ville.Payer deux fois La mairesse de l\u2019arrondissement de Villeray-Saint-Mi-chel-Parc-Extension, Anie Sam-son, ne comprend pas que la Ville rachète un immeuble dont elle a payé la construction.«Pourquoi les Montréalais sont-ils obligés de payer deux fois?Je trouve ça immoral.Je crois que c\u2019est un cas que le vérificateur général devrait laminer», a-t-elle dit.Elle dénonce aussi la décision de l\u2019administration de confier la gestion du Taz à un organisme qui a connu de sérieuses difficultés financières.Selon elle, la Ville aurait dû procéder par appel d\u2019offres.De son côté, le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, estime que ce dénouement était prévisible.Selon lui, le Taz n\u2019aurait jamais dû être construit dans un endroit aussi difficile d\u2019accès en transports en commun.En 2006, M.Bergeron avait d\u2019ailleurs suggéré que le Taz s\u2019installe au Parc olympique: «Les personnes visées par ce genre d\u2019activités sont les 9 à 16 ans.Or ils se déplacent en transport collectif Mais le site actuel du Taz nécessite un transport en auto.C\u2019était écrit dans le ciel que ça ne fonctionnerait pas aussi bien que ce que le maire racontait à l\u2019époque.» Le Devoir QUEBEC Conseils de quartier : une première candidate « spontanée » se présente ISABELLE PORTER Québec \u2014 Les nouvelles règles d\u2019élections commencent à s\u2019imposer dans les conseils de quartier.Pour la première fois cette semaine, un conseil a été saisi d\u2019une candidature improvisée, ce qui était autrefois impossible.La candidate en question, Joanne Carolyne McGowan, a été élue membre du conseil de quartier de Saint-Sacrement, dans la haute ville, mercredi soir.«La personne a pu remplir un bulletin surplace et recueillir les 10 signatures sur son bulletin parmi les personnes présentes dans la salle.Cela n\u2019aurait pas été possible avant», a souligné le porte-parole de la Ville, François Moisan.Les nouvelles règles édictées par l\u2019administration du maire Régis Labeaume permettent à n\u2019importe quel citoyen d\u2019un quartier donné de poser sa candidature à l\u2019un des postes le soir même de l\u2019élection.Auparavant, les candida- tures étaient enregistrées à l\u2019avance et les citoyens en étaient avisés par la poste.Comme l\u2019expliquait mardi le responsable de la réforme, Sylvain Légaré, ces nouvelles façons de faire visent à augmenter la participation et à élargir le bassin des élus afin d\u2019éviter que ce soit «toujours les mêmes» qui se présentent.Participation « normale » Qr, si on se fie aux premiers scrutins qui ont eu lieu cette semaine, la participation n\u2019a pas augmenté.Les postes n\u2019ont pas tous été pourvus, mais à la Ville de Québec on souligne que la participation est «normale par rapport aux années précédentes».Sur les sept conseils de quartier qui tenaient des élections mardi et mercredi soir, un seul n\u2019avait pas suffisamment de candidats, et les élections ont dû être annulées (Notre-Dame desLaurentides).Ailleurs, beaucoup de citoyens ont été élus par accla-matioq faute d\u2019adversaires (Saint-Emile, Saint-Sacrement, Vieux-Limoilou, Sillery).Dans deux cas (Chutes-Montmorency et Loretteville), la présence d\u2019un ou deux candidats Résultats des tirages du : 2012-04-04 18 23 25 26 45 48 02 15 23 24 37 39 compl.Prochain gros lot (approx.) : 13 000 000 $ La liberté de rever annee apres anneel A gagner, six gros lots de 100 000 $ par année à vie! En cas de disparl» entre cette liste et la liste officielle de Loto-Quebec, cette derniere a priortte de plus a permis la tenue d\u2019élections.Les conseils de quartier ont chacun huit postes à pourvoir: quatre pour les hommes et quatre pour les femmes.Jusqu\u2019à trois autres postes peuvent s\u2019ajouter pour des représentants du milieu (commerçants, représentants d\u2019organismes communautaires, etc.).Ceux-là, toutefois, sont nommés par les membres du conseil.Enfin, le conseiller municipal du district peut aussi y siéger, mais il ne détient pas de droit de vote.Créés au milieu des années 1990 sous le règne du maire Jean-Paul L\u2019Allier, les conseils de quartier n\u2019existent que dans la ville de Québec.Conçus pour tisser des liens entre l\u2019Hôtel de Ville et les citoyens, ils peuvent être consultés par les élus et jouissent de certains pouvoirs, dont celui de faire des consultations publiques.Pour la première fois cette année, l\u2019ensemble des conseils de quartier tiennent des élections au cours de la même période.Une vingtaine de scrutins doivent avoir lieu d\u2019ici au 20 avril en plus des neuf qui se sont déroulés cette semaine.Le Devoir La LNI au Planetarium ?JEANNE CORRIVEAU Projet Montréal suggère que la Ville de Montréal renonce à la mise en vente de l\u2019ancien planétarium et qu\u2019elle loue l\u2019immeuble à la Ligue nationale d\u2019improvisation (LNI) pour que celle-ci puisse y aménager une salle de spectacle et une école de formation.Dans une motion qui sera présentée à la séance du conseil municipal du 16 avril prochain, le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, rappelle qu\u2019en 2009, la LNI avait manifesté de l\u2019intérêt pour l\u2019immeuble de la rue Saint-Jacques, qui sera inoccupé à compter de 2013.La LNI avait alors souligné que la forme arrondie de la salle de l\u2019ancien planétarium se prêterait parfaitement à la présentation de matchs d\u2019improvisation.Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, proposera donc que la Ville mette fin aux procédures d\u2019appel de proposi- tions en vue de vendre l\u2019immeuble et qu\u2019elle engage des négociations avec la LNI, qui pourrait partager les lieux avec d\u2019autres organismes culturels.M.Bergeron suggère aussi que la Ville consacre un million de dollars à la rénovation de l\u2019immeuble pour ce projet.Depuis la fermeture du Medley en 2009, la LNI se cherche un nouveau domicile.«Le planétarium pourrait être une option; mais l\u2019important, pour nous, ce n\u2019est pas le planétarium comme tel, mais plutôt l\u2019idée qu\u2019il y ait des gens qui, dans un cadre non partisan, travaillent à aider la LNI à se doter d\u2019un lieu», a indiqué au Devoir Pierre Guillot-Hurtubise, membre du conseil d\u2019administration de la LNI.Pour la LNI, il ne saurait être question d\u2019acheter un immeuble.Dans le passé, la LNI avait aussi manifesté de l\u2019intérêt pour le Musée Juste pour rire.Le Devoir Membre O.P.Q.et R.C.P.O.S.S.Psychologue clinicienne Adultes \u2022 Couples 25 ANS d\u2019expérience 1 514*861 *0630 Vieux-Montréal Le Devoir Libre de penser SERVICE À LA CLIENTÈLE HORAIRE POUR LA FÊTE DE PÂQUES EN BREF Attawapiskat: Ottawa rappelle radministrateur externe Toronto \u2014 Le gouvernement fédéral a annoncé hier qu\u2019il mettait fin au mandat du gestionnaire externe qui administrait les finances de la communauté autochtone en difficulté d\u2019Attawapiskati dans le nord de l\u2019Qntario.Jason MacDonald, un porte-parole du ministre des Affaires autochtones John Duncan, a confirmé dans la soirée hier que Jacques Marion quittait son poste en raison de progrès dans la gestion de la réserve.Selon M.MacDonald, une passation des pouvoirs aura lieu au cours des deux prochaines semaines, et le conseil de bande devrait revenir à un rôle de «cogestion» de ses finances le 19 avril.Cela signifie que le conseil de bande aura plus de contrôle sur ses finances et les décisions locales.Des responsables gouvernementaux ont déclaré hier que le gestionnaire n\u2019avait pas été rapatrié parce qu\u2019il avait effectué un mauvais travail, mais parce le conseil de bande lui-même avait amélioré de façon satisfaisante les conditions de santé et de sécurité qui avaient nécessité un contrôle externe au départ.- La Presse canadienne Lundi, 9 avril : FERMÉ *** Pour Être effectives le 9 avril, les demandes d\u2019arrêts temporaires de livraison par camelot doivent nous parvenir au plus tard le veudredl 6 avril avaut 16h30.Iltfll Votre magazine d\u2019information sur la recherche universitaire Campus Cette semaine : Lutter contre i\u2019homophobie \u2022 Le Compiexe LEED de McGiii \u2022 Retrouver ia forêt origineiie Lundi 20 h 30 En rediffusion : mercredi 11 h 30, dimanche 19 h J canal SAVOIR > POUR TOUT SAVOIR : WWW.CANALSAVOIR.TV PARTi^AIRE MÉDIA : LE DEVOIR LE DEVOIR LE VENDREDI 6 AVRIL 2012 A 5 ACTUALITES GREVE ETUDIANTE Marches, vitre cassée et concert extérieur MELISSA GUILLEMETTE Pour souligner leur 52® journée de grève, soit autant de jours que lors du débrayage record de 2005, et dénoncer l\u2019annonce de Québec concernant le programme de prêts, les étudiants ont bloqué le centre de distribution de la SAQ, cassé symboliquement de la vitre et dansé lors d\u2019un concert en plein air.En matinée, différents groupes d\u2019étudiants s\u2019opposant à la hausse des droits de scolarité décrétée par le gouvernement libéral ont marché à travers la métropole.L\u2019un d\u2019eux s\u2019est rendu au centre de distribution de la Société des alcools du Québec, à proximité du pont-tunnel Louis-HippoljAe-La Fontaine, pour bloquer la circulation.En milieu de journée, un petit groupe d\u2019étudiant s\u2019est réuni devant la Bibliothèque nationale pour casser de la vitre.Ce ne sont pas les fenêtres qu\u2019ils ont abîmées, mais bien des morceaux de verre qu\u2019ils avaient apportés dans un bac.Ils ont aussi renversé une voiture.en format jouet.Ils dénonçaient ainsi la «médiatisation de la violence».Une cinquantaine de policiers surveillaient les lieux.I\\ds à la fin de l\u2019après-midi, la Coalition large de l\u2019Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) a convié ses mepibres à une manifestation improvisée à la place Emilie-Gamelin.Cette manifestation visait à dénoncer la mesure de rem- JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le duo Orange Orange a encouragé les étudiants lors d\u2019un concert à la place du Canada: «Vous êtes des leaders!» boursement proportionnel splon le revenu annoncé hier par la ministre de l\u2019Éducation, Line Beau-champ, et le ministre des Finances, Rajunond Ba-chand.Les ministres ont également annoncé que les prêts seront accessibles à plus d\u2019étudiants à compter de l\u2019automne prochain.Un spectacle en plein air organisé par la Fédération des associations étudiantes du campus de l\u2019Université de Montréal a réuni environ 250 personnes à la place du Canada en soirée.Le duo Qrange Qrange, Doha, Boni Suba et Malajube ont livré quelques chansons et des mots d\u2019encouragement aux étudiants.La chef de l\u2019opposition, Pauline Marois, est venue sur scène pour réitérer son engagement à annuler la hausse des droits de scolarité si le Parti québécois est porté au pouvoir à la prochaine élection.«C\u2019était le minimum que de proposer d\u2019augmenter l\u2019amélioration du programme d\u2019aide financière aux études, a-t-elle expliqué après son discours.J\u2019appelle maintenant au dialogue de la part du gouvernement.» Le coporte-parole de Québec solidaire Amir Khadir était aussi du loL pour dénoncer «l\u2019entêtement idéologique du gouvernement».La proposition de la ministre, «c\u2019est encore davantage d\u2019endettement Les gains, au final, ce sont les institutions financières qui vont les recueillir.» Le chef d\u2019Qption nationale, Jean-Martin AussanL a qualifié l\u2019annonce de la ministre de «poudre aux yeux».L\u2019Alliance des professeurs de Montréal a donné publiquement son appui au mouvement étudiant hier, plus particulièrement aux futurs enseignants.Dans une action surprise tôt le matin, ils ont accroché des carrés rouges sur le site des 36 écoles de leur réseau.Avec la collaboration de Lisa-Marie Gervais Le Devoir Avec La Presse canadienne Milieux humides : Québec stoppe deux promoteurs LOUIS-GILLES ERANCŒUR Le ministre du Développement durable, de l\u2019Environnement et des Parcs, Pierre Arcand, entend révoquer le certificat d\u2019autorisation (CA) que son ministère avait accordé en juin 2009 à un promoteur immobilier qui voulait remblayer ce qui apparaissait alors comme un tout petit rnilieu humide isolé pour ériger un important projet résidentiel connu sous le nom du Domaine des Frênes.C\u2019est parce que le promoteur et ses consultants lui ont soumis de fausses informations que le ministre entend révoquer le CA accordé.La production de faux renseignements est un des motifs de révocation prévus par la loi.Mais le ministre a un pouvoir plus général de révocation même en cas d\u2019erreur de son ministère.Ce motif a été confirmé par les tribunaux à la suite d\u2019une révocation décidée par un ancien ministre de l\u2019Environnement, Paul Bégin, dans un dossier de petite centrale hydroélectrique sur la rivière Batiscan.Dans son «Avis préalable à la révocation» du CA accordé en 2009 à 6234135 Canada Inc., le ministre Arcand rappelle les faits exposés dans la chronique Nature du Devoir de vendredi dernier.Les consultants de cette société à numéro ont en effet appuyé leur demande de CA sur ime caractérisation «préparée par M.Hugues Lachance, géographe, et M.Stéphane Pratt, ingénieur, en collaboration avec Mme Anne Keough, biologiste, et signée par ces derniers le 15 septembre 2008».Dans cette étude, ils font état de la présence de deux
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