Le devoir, 31 mars 2012, Cahier E
[" LE DEVOIR, LES SAMEDI SI MARS ET DIMANCHE 1\u201c AVRIL 2012 TELEVISION Comment expliquer le succès de Mad Men et d\u2019Apparences^! Page E 5 CINEMA Une Blanche Neige bonbon absolument irrésistible PageE12 CULTURE MIS .y-m CATHERINE HENRIETTE AEP r L\u2019impact inattendu d\u2019une coquille d\u2019œuf sur la vraie vie ordinaire MICHEL BELAIR ^ événement est ma- PEDRO RUIZ LE DEVOIR La metteure en scène Marie Gignac et Carole Fréchette, auteure de la pièce Je pense à Yu.Carole Fréchette remonte jusqu\u2019aux événements de la place Tiananmen pour mieux illustrer les liens qui unissent le théâtre au monde jeun le monde en-tier se souvient de .ce qui s\u2019est passé \u2019 place Tiananmen.La frêle silhouette défiant la colonne de chars d\u2019assauL l\u2019intervention militaire, les morts, les arrestations sous tous les prétextes possibles, le déni aussi.on connaît.Sauf qu\u2019il fallait l\u2019audace et le génie de Carole Fréchette pour faire de tout cela le point de départ d\u2019un drame tout ce qu\u2019il y a de québécois.Avec Marie Gignac venue exprès de Québec à la demande de Marie-Thérèse Fortin pour monter ce Je pense à Yu qui prend l\u2019afbche mardi au Théâtre d\u2019Aujourd\u2019hui, la dramaturge décrit le hl pas du tout évident qui relie, dans le temps et dans les thèmes, le Plateau aujourd\u2019hui et Tiananmen en 1989.Point de départ Nous sommes dans la grande salle de répétition à l\u2019étage du théâtre de la rue Saint-Denis, et les deux femmes racontent d\u2019abord toutes deux à leru façon le plaisir que fut dès le début cette aventure: le texte, le déh, le casting, le lieu, les complicités retrouvées, tout y a contribué.Puis Fréchette reprend l\u2019anecdote dont on trouvera facilement la référence sru le site Internet du Théâtre d\u2019Aujorud\u2019hui {www.theatredaujourdhui.qc.cd) : c\u2019est en lisant une brève nouvelle publiée dans Le Devoir, en 2006, que la dramaturge a commencé à penser à cette pièce qui connaît un départ fulgurant puisqu\u2019elle vient d\u2019être créée en France il y a quelques semaines et qu\u2019elle sera bientôt montée en anglais à Calgary.Dans l\u2019entrehlet, on faisait état de la libération d\u2019un des «criminels» de Tiananmen, Yu Don-g5me, après 17 ans d\u2019emprisonnement polu avoir lancé une coquille d\u2019œuf rempbe de peinture rouge sur une photo du Grand Timonier, Mao Tsé-toung lui-même.Yu fut libéré parce qu\u2019il était devenu fou.Une fois digé- rée l\u2019ampleur de la peine pour une si petite offense, c\u2019est la force du sjunbole \u2014 l\u2019œuf, la peinture rouge sru le visage du dicta-teru \u2014 qui a bttéralement sidéré Carole Fréchette.et qui l\u2019a presque forcée à écrire.«Cest la première fois, explique-t-elle, qu\u2019un fait réd m\u2019inspire au point déjouer un rôle aussi important dans une de mes pièces.D\u2019ailleurs, l\u2019écriture de ce t^e m\u2019a transformée.Pas tellement dans mon écriture, qui est toujours la même je crois, mais plutôt dans ma façon de travailler: cet article m\u2019a bouleversée et, sans m\u2019en rendre vraiment compte au départ, je suis partie de là pour écrire ce qui me tenaillait.» Fréchette dira encore qu\u2019il est dangereux de faire référence dans une pièce à des événements politiques et à l\u2019engagement: «Cest rempli de pièges partout pour un auteur!» N\u2019empêche qu\u2019elle a joué le jeu jusqu\u2019au bout et que poru la première fois elle a utilisé ce type de tension entre la réalité et la fiction, un peu comme dans un documentaire.pour construire une histoire.Mais que l\u2019on se rassrue tout de suite, Carole Fréchette n\u2019a surtout pas écrit un scénario de documentaire sru les retombées de Tiananmen en Occident! Son écriture est aussi intimiste, aussi fine, aussi «tête chercheuse» qu\u2019elle l\u2019a toujorus été.Marie Gignac \u2014 qui a donné il y a quelques années une lecture du Collier d\u2019Hélène au Trident \u2014 raconte que c\u2019est précisément la finesse de l\u2019analyse du texte de Fréchette qui l\u2019a tout de suite secouée.Qu\u2019elle s\u2019est sentie prise à partie dès sa première lecture.«Qu\u2019est-ce qu\u2019on peut faire devant le chaos du monde?demande la metterue en scène.Jusqu\u2019à quel point peut-on se laisser toucher par ce qui se passe un peu partout et comment être un citoyen engagé, utile, aujourd\u2019hui?Encore plus quand on tient compte du monde dans lequel on vit et des gens qui sont à côté de nous.Quelle est la portée, pas seulement symbolique, d\u2019un petit geste, aussi VOIR PAGE E 4: VIE ORDINAIRE y Si'' /i J AUJOURD'HUI, EN PROVENANCE DE REGINA Tous les personnages de l'émission À la semaine prochaine célèbrent de façon tonitruante le 100® anniversaire des Fransaskois, avec Alexis Normand et ses musiciens en performance.Réalisation: Sylvie Dignard #95,1 PREMIÈRE CHAÎNE Radio-Canada.ca/semaineprochaine E 2 LE DEVOIR LES SAMEDI SI MARS ET DIMANCHE I AVRIL 2012 CULTURE Un Canada, deux cultures ¥ Odile Tremblay Parfois, on en a marre de notre français ta-taouiné, de notre système d\u2019éducation pas foutu d\u2019enseigner aux élèves à maîtriser leur langue maternelle, de la nappe d\u2019huile d\u2019une médiocrité triomphante tous écrans unis.Le Québec nous tue alors.On rêve de suivre les oies dans le Grand Nord en méditant sur une banquise.Halte-là! Travailler dans le secteur culturel force à relever la tête.Tous ces films de qualité engendrés avec les moyens du bord mettent un baume sur les plaies vives.On n\u2019est pas si mal, après tout, regardez! Notre cinéma circule, gagne des prix, atterrit aux Oscar.Le théâtre, la danse, les arts technologiques, la musique sont des secteurs vivants, qui apaisent quelques désespoirs.Tant de spectacles roulent à Montréal, avec même un public devant, il n\u2019y a pas à dire.Ce n\u2019est pas que la culture, dans sa substantifique moelle, soit exaltée en haut Ueu: elle relève du mot creux que les politiciens lancent en l\u2019air, sans prendre le pouls de sa fragilité et de sa fantaisie.Ils ne multiplient guère sur leurs tribunes les références senties à des auteurs qui les ont inspirés, nos dirigeants.Et l\u2019enseigne-t-on si bien dans les écoles, cette culture vivante là?L\u2019humour, et pas dans sa fine mouture, semble avoir davantage la cote que l\u2019art.La culture n\u2019est pas chez nous une valeur de société, plutôt une herbe folle qui pousse malgré tout, au mépris de nos dirigeants souvent incultes.C\u2019est un souffle, une imagination, une inspiration de créateurs visionnaires dans cet îlot francophone 1^ en Amérique du Nord, que sa singularité pousse à créer.Une arme, un miroir, une force, pne ambassade.L\u2019Etat québécois sait qu\u2019il doit l\u2019appuyer.Notre culture, veux, veux pa^, c\u2019est nous.A l\u2019étranger, on nous bassine les oreilles avec nos artistes: Robert Lepage au MET de New York, l\u2019ineffable Céline Dion chantant urbi et orbi à Las Vegas comme sur la planète entière, les films de Denis Villeneuve, de Denis Côté, de mon ami Xavier Dolan, la chorégraphie de Marie Chouinard Le nombre d\u2019or, qui a fait bien rire les Parisiens en janvier avec ses danseurs arborant des masques de Sarkozy.Là-bas, des amis nous lancent: «Vos chanteuses, gardez-les donc chez vous!» N\u2019empêche, la Erance leur fait la fête, à nos vedettes populaires, depuis le sacre de Diane Dufresne au cours des années 70 jusqu\u2019au plus récent succès de la délicieuse Cœur de pirate.Le Canada anglais connaît moins nos artistes, et des fois, il s\u2019en passerait, faut dire.Au gala des Génies, qui couronne les artisans du septième art canadien, ça devient déprimant pour les Canadiens anglais de primer les films québécois, d\u2019un cru à l\u2019autre.On les comprend.Le cinéma de l\u2019autre solitude peine à décrocher un maigre 1 % d\u2019audi- PEDRO RUIZ LE DEVOIR Les compressions du budget conservateur visaient la CBC au premier chef, mais Radio-Canada, dernier bastion d\u2019une information à peu près de qualité, malgré ses dérives, en subit l\u2019affreux contrecoup.toire sur les grands écrans du pays, tant Hollywood, avec son star-système, balaie leur terrain de sa langue commune, clé de sa grande invasion.Au Québec, notre culture est forcément plus vivace à cause du fait français, terreau sur lequel les graines artistiques sont plantées.On est fous, on est différents.Ottawa coupe dans nos succès, dans notre âme, dans notre définition de nous-mêmes.Remarquez: à Toronto, on voit des gens se battre comme des diables dans l\u2019eau bénite pour la culture.Je pense à l\u2019équipe du ESPACE GO i Eestival du film de Toronto, qui tient à bout de bras le rutilant Bell Lightbox, temple dédié au cinéma d\u2019auteur.Ils en rament un coup, ces gens-là, pour attirer un public gorgé de culture américaine, qui ne bouffe un autre type de cinéma que durant le festival.Le milieu de la culture canadien-anglais est vraiment à plaindre.Oui, jl a besoin de la protection de l\u2019Etat pour survivre.Le Québec aussi, mais pour continuer à rayonner.On n\u2019a pas les mêmes besoins, tout en étant traités de laçon identique.Prenez la CBC.L\u2019Etat conservateur voit, d\u2019un œil noir la télé et la radio d\u2019Etat anglophones.Harper trouve leur esprit trop européen (traduisez: trop sophistiqué, trop cultureb.Pourtant, la pauvre CBC a dû abaisser ses critères (davantage encore que la SRC) dans l\u2019espoir d\u2019attirer le client qui le trompe ayec les chaînes et les postes des États-Unis.Elle compte si peu d\u2019adeptes, cette CBC saignée.Les compressions du budget conservateur la visaient au premier chef, mais Radio-Canada, dernier bastion d\u2019une information à peu près de qualité, malgré ses dérives, en subit l\u2019affreux contrecoup.La culture canadienne, c\u2019est beaucoup nous, qui ne votons pas Harper.Dix pour cent de coupes sur trois ans à Radio-Canada, à l\u2019Office national du film et à Téléfilm, dans le budget Elaherty de jeudi.Ces institutions portent et ensemencent des œuvres.Les animations de l\u2019ONE, les films comme Monsieur Lazhar, les émissions d\u2019enquête à Ra- ISABELLE BLAIS dio-Canada vont forcément en pâtir, tôt ou tard.Eaire plus avec moins, allons donc! Le gras avait déjà été coupé.Reste la chair vive et l\u2019effet domino.Parfois, j\u2019ai l\u2019impression que, dans les coulisses des institutions culturelles, même les plus fédéralistes des fonctionnaires francophones doivent éprouver un petit frisson souverainiste sous le règne de Stephen Harper, qui ne comprend rien à nos besoins et lait peu de cas de la culture.Laisser nos intérêts aux mains des conservateurs relève au Québec de l\u2019apathie collective.Justement, ça manifeste dans nos rues ces jours-ci.Paudrait pousser le vent d\u2019indignation vers le canal Rideau.Songer à couper le cordon aussi.otremblay@ledevoir.corn PIERRE-LUC BRILLANT I\tUn spectacle de redoux qui annonce le printemps, et qui veut simplement réchauffer nos âmes givrées.Luc Boulanger, La Presse Une histoire d\u2019amour intelligente, drôle et près du cœur, sans fioritures ¦ hollywoodiennes (.) David Lefebvre,\tül Montheatre.qc.ca H Midsummer est inat-.II\ttendu, rafraîchissant et Il follement drôle.¦ Marie-Claire Girard, nomag.ca Isabelle Blais et Piene-Luc Brillant sont tout a fait naturels, à l\u2019aise, d\u2019une belle complicite I aux guitares et aïK voix.¦ Francine Grimaldi, Samedi et rien d\u2019autre m ?m tt ncwf cynsons TEXTE DAVID GRBG ET GORDON MCIIITYRE TRADUCTION OUVIER CH MISE EN SCÈNE PHIUPPEÏAMDERT ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE JEAN GAUDREAU COSTUMES ET ACCESSOIRES JOSÉE BERGEROH-PROUlX ÉCLAIRAGES ANDRÉ RIOUX NOUVELLE SÉRIE DE SUPPLÉMENTAIRES Mercredi 18 avril à 19h Jeudi 19 avril à 19h Vendredi 20 avril à 20h 13 AVRIL 2012 SUPPLÉMENTAIRES LES SAMEDIS 24,31 MARS et 14 AVRIL À16H THEATRE ESPACE GO 4800, BOUL.SAINT-LAURENT, MONTRÉAL BILLETTERIE :514845-4eg0 ESPACEGO.COM CxinlIdKAitt loV Québi ^transat i CONSEIL DES ARTS DE MONTRÉAL Conseil des Arts Canada Council du Canada\tfor the Arts Télé'Québec LE DEVOIR -THEATRE SALLE c/3\u2019,' FRED-BARRY Big^ger than Jesus (version française) Du 12 au 21 avril 2012 Conception et texte : Rick Miller et Daniel Brooks I Traduction : Rick Miller et Marie Gignac Mise en scène : Daniel Brooks I Avec Rick Miller Une production de WYRD Productions et Necessary Angel présentée par le Théâtre Denise-Pelletier Billetterie 514 253-8974 Jlllll Variations et résonances www.denise-pelletier.qc.ca Extraordinaire.Fabuleux.Étonuaut.Je recomuiaude le i^ectacle aux gens de tous âges À voir absolument.Georges Nicholson, Je l\u2019ai vu à la radio, RC, j^in 2010 1 ^496 LE DEVOIR LES SAMEDI SI MARS ET DIMANCHE 1\u201c AVRIL 2012 E 3 CULTURE DANSE «Je trouve qu\u2019en brandissant les idées avec autant d\u2019assurance, on ne laisse pas vivre toutes les nuances.Je ne cherche pas l\u2019ambivalence, je ne cherche ni à être entre deux discours, ni à dire une chose et son contraire, mais plutôt à dire tout le prisme du senti et de l\u2019être.» La subtilité comme nouvelle subversion «J\u2019aime sentir les non-dits.J\u2019aime voir le doute chez quelqu\u2019un qui affirme quelque chose.J\u2019aime voir les nuances.J\u2019aime à penser qu\u2019on n\u2019est pas une seule chose, d\u2019un seul hloc.» C\u2019est avec ces mots que la jeune chorégraphe Catherine Gaudet trace le chemin pour sa deuxième pièce longue, le duo Je suis un autre, sur les demi-teintes et la finesse.Danser l\u2019amhiguïté, ou de la subtilité comme nouvelle subversion.Je suis un autre, de la chorégraphe Catherine Gaudet JULIE ARTACHO CATHERINE LALONDE Elle parlait, dans sa première pièce longue L\u2019invasion du vide, le titre le dit, du manque et des lacunes.Membre du collectif chorégraphique La 2\" Porte à gauche et de la compagnie Lorganisme, Catherine Gaudet s\u2019est tôt fait remarquer dans le milieu de la danse par la particularité de sa signature, plus expressive que formelle.Son nouveau duo Je suis un autre provient en droite ligne des recherches menées pendant ses études.«Quand je suis entrée à la maîtrise en danse, se rappelle la chorégraphe au-dessus d\u2019un morceau de gâteau d\u2019après-midi, j\u2019étais frustrée, si je puis dire, par cette manière qu\u2019on a de s\u2019intéresser, semble-t-il, seulement aux gens qui ont des opinions claires, qui utilisent des images fortes, percutantes, et même un certain sensationnalisme, présenté souvent comme un séduisant vernis de rébellion.» Catherine Gaudet prend le temps de chercher et de choisir ses mots, de préciser sa pensée au fil des paroles sans se rendre compte qu\u2019elle souligne ainsi son propos.«Je ne pense pas juste en danse et en art, mais en général aussi.Je sentais que le public aimait être transporté par des images tellement claires, tranchées, comme s\u2019il s\u2019agissait d\u2019une avancée, alors que moi, f avais alors l\u2019impression de me faire prendre par la main, de me faire dire quoi penser, quoi sentir, et qu\u2019au cas où je n\u2019aurais pas senti assez, on m\u2019en rajoutait une couche.Même au niveau social, cette attitude est véhiculée par les grandes gueules, qui semblent avoir des opinions bien affirmées mais qui sont très souvent récupérées de quelqu\u2019un d\u2019autre.» La danse des doutes Catherine Gaudet devient dès lors obsédée par la recherche d\u2019un «langage du corps et d\u2019un propos qui seraient ambigus.Je me suis mise à chercher ce que pourraient être de nouvelles subversions.Qu\u2019est-ce qui secouerait le public, qui se tiendrait en dehors des conventions, à l\u2019opposé des idées reçues?J\u2019ai posé toutes sortes d\u2019hypothèses, comme l\u2019extrême lenteur, et je me suis finalement arrêtée sur l\u2019idée de l\u2019ambiguïté.Je trouve qu\u2019en brandissant les idées avec autant d\u2019assurance, on ne laisse pas vivre toutes les nuances.Je ne cherche pas l\u2019ambivalence, je ne cherche ni à être entre deux discours, ni à dire une chose et son contraire, mais plutôt à dire tout le prisme du senti et de l\u2019être.» Avec les danseurs Caroline Gravel et Dany Desjardins, complices depuis l\u2019école, la chorégraphe travaille à transmettre physiquement cette idée, cette complexe incertitude.«On est partis de choses très subtiles \u2014 des images, des personnages, des sensations, des émotions.Comme un tremblement, par exemple, ou une respiration qui s\u2019accélère, ou un sourire qui ne se rend pas jusqu\u2019au visage, mais qu\u2019on sent dans le corps.On a utilisé ces portes d\u2019entrée pour amorcer le mouvement, et de façon vraiment fluide, on a suivi le trajet: ça amène une sensation, qui fait naître une image, qui elle va provoquer d\u2019autres résonances.Ça devient un flot continu, un trajet dans le corps, une structure mobile qui pourrait être infinie.» Concrètement, ça se traduit en gestuelles, en respirations, en états de corps, en sketchs?«Ça donne tout ça.Mais surtout des états de corps.Du texte, pas fixé, des mots qui sortent parfois.Des moments de gestuelle vraiment très précise, aussi, exécutée comme en état de possession, comme si les danseurs y étaient entraînés, parce que je ne vou- lais pas qu\u2019on sente la chorégraphe derrière eux.On a identifié des zones de détente et de tension qui reviennent: on libère beaucoup la nuque; on travaille un regard flottant parce qu\u2019on s\u2019est rendu compte qu\u2019en accrochant les yeux, on devenait tout de suite conscient du regard du spectateur et on tombait dans la représentation.» La chorégraphe ne tarit pas d\u2019éloges envers ses deux interprètes, qu\u2019elle estime sensibles, subtils justement dans les possibilités de leurs instruments-corps.Malgré sa recherche en demi-tons, Gaudet n\u2019a pas négligé l\u2019ancrage et les moments de confort.«J\u2019ai été préoccupée par l\u2019idée de ne pas laisser le spectateur dans le flou, de lui donner de temps à autre la sécurité dont il a besoin \u2014 une image plus claire, par exemple, pour qu\u2019il puisse souffler \u2014 quitte à venir la brouiller tout de suite après.» On lui demande ce qui l\u2019inspire et, surprise, alors qu\u2019on s\u2019attend à des noms de chorégraphes, de musiciens ou de livres, Catherine Gaudet enchaîne illico sur la société.«Je nous sens vraiment contraints.» Nous?«Je parle de moi et, j\u2019imagine, du Québec.J\u2019ai l\u2019impression qu\u2019on a mis l\u2019Eglise dehors par la porte d\u2019en avant, à grands coups de pied, qu\u2019on a festoyé pendant quelques années et qu\u2019insidieusement, ce carcan qu\u2019on pensait avoir évacué est revenu par la porte d\u2019en arrière.J\u2019ai l\u2019impression qu\u2019on est dans une psychose sociale sur la santé, sur le besoin de manger les 25 portions de fruits et légumes recommandés par le Guide alimentaire canadien, de surveiller son poids, de s\u2019affirmer, oui, \u201cmais pas trop, pour ne pas déplaire aux autres\u201d, comme si on n\u2019arrêtait plus de se questionner sur comment bien vivre, comment bien vivre ensemble, comment atteindre le bonheur.Je me sens contrainte par ça.Ça me révolte.Je veux qu\u2019on me foute la paix avec cette obligation du bonheur, cette obsession de la perfection complètement névrosée.» Une opinion, du moins, qu\u2019on ne peut dire ambiguë.Le Devoir JE SUIS UN AUTRE De Catherine Gaudet.Avec Dany Desjardins et Caroline Gravel.Au Théâtre La Chapelle, du 3 au 7 avril.V ledevoir.com Pour consulter la capsule vidéo de Je suis un autre, visitez le http://vimeo.com/37082413 QmïBüs IHcorps Jab H w Foin de la bonne conscience ! 27 MARS » 21 AVRIL 2012 de JEAN ASSELIN et RÉAL BOSSÉ avec SYLVIE MOREAU » AAARIE LEFEBVRE » AUDREY BERGERON » ANNE SABOURIN » GUILLAUME CHOUINARD » BRYAN MORNEAU » SACHA OUELLEÜE-DEGUIRE Scénographie et costumes SOPHIE BOURGEOIS ossisiée de SARAH SIOAN lumières MAIHIEU MARQL Son ÉRIC FORGET Discussion avec réquipe de création, leudi 5 avril, apiés le spectacle de 19 h ÛÛÛ BILLEnERIE 514.521.4191 Tarifs : Régulier 29 $.Étudiant 22 $ Omnibus.1945, rue Fullum, Montréal, ©Frontenac WWW.ininieOninihuS.qC.Ca Montréal© QuébecHH M> SÎSÎÆ\"\u2019 SSS\" E 4 LE DEVOIR LES SAMEDI 31 MARS ET DIMANCHE 1'\u201c AVRIL 2012 CULTURE VIE ORDINAIRE SUITE DE LA PAGE E 1 historique soit-il, sur la vraie vie d\u2019un peu tout le monde?» Crises La conjonction est assez bizarre et inattendue, avouons-le.Comment un événement surgi du passé vient-il s\u2019insérer dans la vie de personnages que rien ne semblait relier jusque-là.Trois Chinois d\u2019un côté, arrêtés il y a presque un quart de siècle à l\u2019autre bout du monde, et trois Montréalais aujourd\u2019hui, trois êtres en crise pour des raisons différentes qui, en plus, ne se connaissent pas vraiment.C\u2019est Marie Gignac qui a eu l\u2019idée de demander à Marie Brassard de jouer le rôle de la Madeleine de Fréchette, une femme en pleine crise de la cinquantaine autour de laquelle orbite toute cette histoire.Ancienne activiste un peu techno, à la Marie Brassard tiens, Madeleine lit son journal du matin sur un grand écran et découvre l\u2019entrefilet qui est à la source de toute cette histoire.Quelques touches sur le clavier épicées de deux ou trois recherches Google.et voilà les centaines de milliers de manifestants de Tiananmen sur l\u2019écran.C\u2019est dans ce contexte et au milieu des questions que se pose Madeleine sur sa place dans le monde que surgissent Jérémie et line.«On fait rapidement face à la fragilité des trois personnages, poursuit Gignac: ils sont tous les trois en état de crise.Chacun se demande différemment ce qu\u2019il fait là, à quoi il sert.Quelle est l\u2019importance des choix que l\u2019on fait?Quelle trace laissons-nous de notre passage?» «On ne peut pas vraiment vivre en dehors de la vie collective et de ses incidences politiques parce que tout cela conditionne aussi notre vie, poursuit Carole Fréchette.Ici, trois solitudes échangent à partir de gestes posés il y a longtemps par trois Chinois et chacun y trouve quelque chose de différent: Madeleine ravive sa flamme, Jérémie retrouve sa colère enfouie et même Line sera rattrapée et transformée par une histoire à laquelle elle n\u2019a jamais voulu s\u2019intéresser.Bref ce n\u2019est pas une \u201cpièce d\u2019action\u201d, mais il s\u2019y passe beaucoup de choses.» La metteure en scène souligne encore la complexité et la densité que Marie Brassard \u2014 que l\u2019on a surtout vue travailler en solo au cours des dernières années \u2014 donne à son personnage.Ce qui amène Carole Fréchette, qui a assisté aux «filages» de la dernière semaine de répétition, à conclure en disant que les trois comédiens Gean-François Pichette en Jérémie et Marie-Christine Lê-Huu en Line, qui surgissent tous deux dans la vie de Madeleine) montrent à quel point on peut être transformé de façon différente par un même geste.Surtout quand le geste a une portée plus large que celui d\u2019acheter des p\u2019tits Chinois de la Sainte Enfance.Le Devoir JE PENSE À YU Texte de Carole Fréchette mis en scène par Marie Gignac.Une production du Théâtre d\u2019Aujourd\u2019hui présentée du 3 au 28 avril.On peut rencontrer l\u2019auteure après la représentation du 10 avril et toute l\u2019équipe de production après celle du 11 avril.k\tü> ' ici CATHERINE HENRIETTE AGENCE ERANCE-PRESSE Un étudiant demande aux soldats de rentrer à la maison, alors qu\u2019ils investissaient le centre de Shanghai en 1989.THEATRE Feuilleton politisé Les artistes libanais Lina Saneh et Rabih Mroué débarquent au CNA avec Photo-romance PHILIPPE COUTURE Dénonçant le fascisme qui, à leur avis, terrasse le Liban d\u2019aujourd\u2019hui, les artistes libanais lina Saneh et Rabih Mroué font leur première visite en sol canadien avec Photo-romance, un spectacle éminemment politique qui, tout en s\u2019attachant à une forme narrative traditionnelle et intimiste, cherche à provoquer une distance réflexive chez le spectateur.Dans la lignée de Brecht, certes, mais avec de nouveaux moyens.Brouiller les repères Au liban, ils sont peut-être les premiers artistes de théâtre à oser placer un écran sur scène.Ils font figure de pionniers dans un pays où, suivant la tradition du théâtre Hakawâti (une forme de conte puisant ses récits dans la mémoire collective et la réalité sociopolitique), le théâtre embrasse une forte tradition parlée.Lina Saneh et Rabih Mroué sont des amis de Wajdi Mouawad, que le Festival d\u2019Avignon a programmés en 2009 à sa suggestion (c\u2019est là que je les ai découverts).N\u2019allez pas croire qu\u2019ils sont pour autant les adeptes d\u2019un théâtre ultratechnologique.L\u2019écran n\u2019y est qu\u2019un support, qu\u2019une surface permettant de diffuser un photo-roman bricolé à la bonne franquette, suivant à la lettre les règles du genre.Comme dans les journaux italiens des années 40, c\u2019est bel et bien une histoire d\u2019amour que ces clichés naïfs nous racontent Mais derrière ces images à l\u2019aura sentimentale se cache une réalité socio-politique dérangeante, une «impasse» qui n\u2019offre pas d\u2019autre option aux libanais que l\u2019utrafonda-mentalisme religieux ou le capitalisme sauvage.lina Saneh et Rabih Mroué ne sont pas différents de leurs compatriotes libanais qui, à l\u2019exception de ceux qui se dédient à un théâtre commercial de boulevard, utilisent toujours la scène théâtrale comme un lieu de prise de parole politique, comme une occasion de faire entendre un discours dissident et de créer un théâtre de résistance.theAtre erançais Dans Photo-romance, Lina Saneh et Rahih Mroué assument leur nouveau penchant pour la Action Si leurs premiers spectacles flirtaient avec le théâtre documentaire, s\u2019inspirant de faits divers ou d\u2019une abondante documentation qu\u2019ils avaient plaisir à mettre en scène, le couple assume dans Photo-romance un nouveau penchant pour la fiction.S\u2019entremêlent toutefois le réel et l\u2019inventé, alors que sur l\u2019écran Lina Saneh et Rabih Mroué jouent des personnages fictifs et que, sur scène, la femme semble jouer son propre rôle en prenant les traits d\u2019une artiste venue présenter son projet de photo-roman au responsable d\u2019un comité de censure.Voilà qui installe une distance et invite le spectateur à réfléchir aux enjeux du photo-roman sans se laisser entraîner complètement dans le sentimentalisme bon enfant qui s\u2019y décline.Distanciation brechtienne, je vous disais.La pièce propose aussi un dialogue avec le cinéma.La situation reproduit une scène du film italien Une journée particulière, d\u2019Ettore Scola, en l\u2019adaptant à la réalité du Beyrouth de 2006, peu après l\u2019attaque israélienne contre le Liban.Une jeune femme au foyer fait la rencontre d\u2019un jeune intellectuel de gauche, militant Marie Brassard Marie-Christine Lê-Huu Jean-François Pichette CO aborateurs Stéphanie Capistran-Lalonde Jessie Miii Jean Bard Cynthia Saint-Geiais André Rioux Philippe Brault David Leclerc Loïc Lacroix Hoy Suzanne Trépanier s.N I 1 Carole Fréchette Mise en scène Marie Gignac du 3 au 28 avril 2012 Une création du Centre du Théâtre direction artistique Marie-Thérèse Fortin informations et reservations 3900, rue Saint-Denis, Montréal QC H2W 2M2 514-282-3900 vuvvw.theatredaujoutdhui.qcxa/yu partenaires de saison CONSEIL UES AOn DEMOimEAL d\u2019Aujourd\u2019hui Le DEV( )IR\tBMO\tGroupe financier communiste, qui atterrit par hasard chez elle pendant une mani-festation politique qui occupe tout le reste de la vüle.Deux exclus d\u2019une lutte où s\u2019opposent sans nuances deux camps aux idées tranchées et extrémistes.Lina Saneh et Rabih Mroué font par là un parallèle entre l\u2019Italie mussolinienne des années 30 et le Liban contemporain, déchiré entre fondamentalisme et néolibéralisme.La gauche se cherche Dans le dossier de presse préparé pour le Festival d\u2019Avignon, Lina Saneh explique que «la plupart des partis sont à tendance fasciste, repliés sur eux-mémes, racistes et intolérants.Par ailleurs, dans la société, il y a une mentalité de petits-bourgeois honnêtes, bons citoyens, bons pères et mères de famille, qui est sans cesse mise en avant alors que partout la corruption et le clanisme régnent.[.] Mais notre propos n\u2019est pas le fascisme, plutôt la place de la gauche prise au piège entre les deux extrêmes actuels au Liban.Il nous semble que la gauche ne joue aucun rôle actif mais tente plutôt de vivre en parasite dans un camp ou un autre.Manipulée et rejetée.» Cette situation est-elle irrémédiable, sans issue, sans espoir?Dans le film d\u2019Ettore Scola, à la fin de la journée, la ménagère n\u2019a d\u2019autre choix que de retourner à ses fourneaux et l\u2019intellectuel homosexuel qui est venu à sa rencontre sera arrêté par la police.Retour à la case départ.Mais l\u2019espoir a pu se loger quelque part en eux, la connaissance de l\u2019existence d\u2019une vie meilleure les a peut-être rassurés.On peut tirer la même conclusion de Photo-romance.Toutefois, Lina Saneh, dans la documentation avignonnaise, tient des propos très durs à l\u2019endroit de cette gauche libanaise pour laquelle elle espère pourtant un avenir meilleur.«La gauche, dit-elle, est cantonnée dans une naïveté un peu romantique; elle croit diriger l\u2019Histoire, empêchant le pire.C\u2019est en fait elle qui est utilisée et manipulée à ses dépens.Il y a un aveuglement terrible: soit ses dirigeants sont assimilés peu à peu aux partis traditionnels, soit ils sont assassinés.Qn met donc la gauche libanaise en question, avec un mélange de douceur mélancolique et de dureté.» La démarche artistique est courageuse et lucide.Espérons que nous les reverrons: leur nouveau spectacle, 33 tours et quelques secondes, vient notamment d\u2019être présenté au Kuns-tenfestivaldesarts de Bruxelles et sera de la programmation du Festival d\u2019Avignon cet été.Les portes de la scène internationale leur sont grandes ouvertes, et les enjeux sociopolitiques libanais méritent bien que la scène artistique mondialç leur accorde cette attention.A suivre.Collaborateur du Devoir PHOTO-ROMANCE De lina Saneh et Rabih Mroué.Un spectacle présenté au Théâtre français du Centre national des arts, du 4 au 7 avril.III \u2022Vaille Confesstonà'mcossé^^ pleare IjrfEÎbwfe m Dérobe Ae 1^\u2019 \"Production de l\u2019année, La Presse, décembre 2011\" etdesfetfrH (^ébecaa Une création IL VA.DU THÉÂTRE SANS DIRE laplacedesarts.com 514 842 2112/1 866 842 2112 IVDG LE DEVOIR LES SAMEDI SI MARS ET DIMANCHE I AVRIL 2012 E 5 CULTURE TELEVISION Les capteurs de rêves Comment expliquer les succès de Mad Mm et d'Apparences ?STEPHANE BAILLARGEON Mad Men recommence et fait sacrer son héroïne québécoise.Apparences vient de se terminer et la malheureuse disparition fait sacrer les fidèles du Québec.O.K., mais c\u2019est quoi, le vrai rapport?La qualité, évidemment.Cette qualité qui découle d\u2019un long et patient travail de conception, d\u2019écriture et de réalisation d\u2019une sorte de slow TV, comme il existe du slow food par opposition au fast food.Après 17 longs mois de pause et de création, Mad Men a repris l\u2019antenne dimanche dernier pour une cinquième saison que Télé-Québec programmera l\u2019hiver prochain.The Telegraph de Londres a aussitôt titré que cette série s\u2019avère Musée des beaux-arts de Montréal Billets en vente maintenant 15% de rabais aux VIP du Musée ¦2000 m.rOIMSFIl nps ARTS DE MONTRÉAL ANALEKTA Québec El El www.angeledubeau.comanalekta.com Alternatives Construire ensemble ide un mon de différent Pour nous appuyer : www.aiternatives.ca \u2022 514.982.6606 E 8 LE DEVOIR LES SAMEDI SI MARS ET DIMANCHE 1\u201c AVRIL 2012 CULTURE GUY L\u2019HEUREUX Les fameuses bobines de Joseph Benys \u201c(DC pdajunior ® SERIE DE LA PLACE DES ARTS DAME NATURE AUX RYTHMES DE LA MEDITERRANEE Sons et Brioches - Présenté par la Place des Arts et Vision Diversité Musique\t15 AVRIL 3 ans et +\t11 h - Piano nobile Le printemps est là et Dame Nature revit grâce aux airs de la Méditerranée de Dabi Macaluso ! Musique, chanson, conte et animation pour mieux protéger La nature et y faire bien attention ! PROGRAMMATION COMPLÈTE PDAJUNIOR.COM FONDATION DE LA IBIWig DES ARTS laplacedesarts.com 514 842 2112/1 866 842 2112 R OSSINI PETITE MESSE SOLENNELLE LES ÉLÈVES DU CONSERVATOIRE DE MONTRÉAL ET DE L\u2019ÉCOLE JFP E NTRENT EN SCÈN E SAMEDI 31 MAR S / 19 H 30 - DIMANCHE AVRIL / 14 H 30 ÉGLISE SAINT-JEAN-BAPTISTE / 309, RUE RACHEL EST/ BILLETS; 10$ g de musique de Montreal mCHAPELE DE QUEBEC 2012.2013 ABONNEZ- VOUS!\tHAMELIN ET HAYDN PALAIS MONTCALM: 28 SEPT.MAISON SYMPHONIQUE: 29 SEPTEMBRE 2012 \tLUMINEUSE SANDRINE PIAU PALAIS MONTCALM : 2 NOV.MAISON SYMPHONIQUE : 3 NOVEMBRE 2012 CINQ SÉRIES DE CONCERTS AU PALAIS MONTCALM À QUÉBEC\tLES MESSES LUTHÉRIENNES DE BACH PALAIS MONTCALM: 6-7 FÉV.MAISON SYMPHONIQUE: 10 FÉVRIER 2013 QUATRE GRANDS RENDEZ-VOUS À LA MAISON SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL NEUF CONCERTS À LA SALLE BOURGIE DU\tTHEODORA PALAIS MONTCALM: 23-24 MAI MAISON SYMPHONIQUE: 25 MAI 2013 MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL\tPhotos : Marc-André Hamelin par Fran Kaufman, Sandrine Piau par Antoine Le Grand/NùlVe, Bernard Labadie par François Rivard, Karina Gauvin par Michael Slobodian.palais\tpartenaire de\tpartenaire de MONTCALM\t^\tSASONAMOEA^ ^ la >yias'i.gu^ ^0 514 842 2112/1 866 842 2112\tLaCapitalc LE DEVOIR 418641-6040/1877-641-6040\t~Groupe financier\t \t EXPOSITIONS Le silence et ses figures Deux galeristes s\u2019unissent et combinent leurs espaces pour mieux marquer le vide dont ils s\u2019abreuvent MESURES DE SILENCE Galerie Roger Bellemare Galerie Christian Lambert 372, rue Sainte-Catherine Ouest, Montréal Espaces 501 et 502 Jusqu\u2019au 14 avril MARIE-ÈVE CHARRON Le duo de galeristes n\u2019en est pas à sa première exposition thématique.Roger Bellemare et Christian Lambert, avec leurs espaces combinés, en remettent encore avec Mesures de silence, une exposition qui a été concoctée sur quelques années afin de regrouper des oeuvres de provenances très diverses.L\u2019exposition comprend certaines pièces rares ou inusitées tirées de la réserve de Roger Bellemare, une véritable «caverne d\u2019Ali Baba», comme se plaisait à me dire, il y a quelque temps, un artiste de la galerie.Mesures de silence reste dans le ton d\u2019expositions précédentes, comme Nocturnes (été 2011) et Chants sans paroles (été 2009), mais se déploie avec plus d\u2019ampleur, occupant tous les espaces des galeristes.Le montage est pourtant aéré, suivant une pratique de la maison qui sert particulièrement bien le propos de cette exposition où le silence a besoin du vide pour se manifester.Du reste, les oeuvres répondent librement au thème dont la ligne directrice s\u2019affirme clairement sans se ri-gidifier.Nul texte n\u2019est là d\u2019ailleurs pour statuer les intentions; seul le libre cours des interprétations est privilégié.Abstraction et méditation Si le silence renvoie bien sûr au monde de la musique, il a aussi à voir avec l\u2019isolement, la mort et le vide.L\u2019art abstrait, bien représenté dans l\u2019exposition, peut relever de tout ça à la fois, dans la perspective où il ouvre avec le silence sur la méditation.C\u2019est le cas du magnifique diptyque de Jérôme Bouchard, prêté pour l\u2019occasion par un collectionneur, dont les surfaces blanc rosé sont parcourues d\u2019un fin réseau de lignes onduleuses, comme si la peinture avait desquamé.Au mur d\u2019à côté, Flamants roses (1985-1986) de Lernand Leduc impose bellement sa couleur qui se découpe en six sections, un écran pictural subjuguant.Là, comme ailleurs dans l\u2019exposition, le voisinage des oeuvres propose des rapprochements fructueux entre des générations d\u2019artistes.Les analogies formelles entre le visuel et le sonore, le visuel et le rythme, qui ont été faites par les pionniers de l\u2019abstraction résonnent chez les successeurs dont l\u2019exposition montre des exemples.Près d\u2019un dessin minimaliste d\u2019Yves Gaucher, une petite lithographie de Josef Albers, intitulée Silence (1965), enchâsse des carrés gris suggérant des réverbérations.Plus loin, c\u2019est une surface en GUY L\u2019HEUREUX La partition de Marco Fusitano contreplaqué de Stéphane La Rue qui est rythmée par des traits colorés à la craie tandis que, dans les trois oeuvres sur papier de Marcel Marois, les lignes d\u2019aquarelle bleue s\u2019étirent et s\u2019étiolent jusqu\u2019à l\u2019épuisement du liquide.Notation musicale D\u2019autres oeuvres emploient plus ou moins directement l\u2019écriture musicale et son système de notation.Sur une toile Giacometti et un lavis sur papier de Jean-Paul Lemieux dépeignant une figure esseulée et la désolation d\u2019un paysage.L\u2019œuvre, toutefois, qui frappe le plus est celle de Joseph Beuys intitulée Dos Schweigen [Le silence] (1973), point nodal de l\u2019exposition.Elle abrite dans une vitrine les cinq bobines scellées du film du même titre d\u2019Ingmar Bergman.Le dispositif redouble en quelque sorte le thème de la difficulté de communiquer en réduisant le film au Si le silence renvoie bien sûr au monde de la musique, il a aussi à voir avec l\u2019isolement, la mort et le vide de John Reward, un rectangle rouge, grossier, rappelle vaguement le signe pour marquer la durée d\u2019une pause, ou d\u2019une demi-pause.Une sérigraphie de Rodney Graham revisite avec humour la partition d\u2019une étude de Czerny en introduisant de longs silences entre les notes du morceau qui a été écrit pour exercer la vélocité des pianistes.L\u2019autre partition de l\u2019exposition est celle de l\u2019artiste australien Marco Lusi-nato, qui a joint par des traits les notes de la Symphonie Mo-noton-Silence d\u2019Yves Klein, pour créer un point graphique convergent qui a des allures de trou noir.Quelques œuvres sont le fait de figures historiques, par exemple une petite eau-forte de silence tout en le magnifiant Il n\u2019est guère surprenant par ailleurs de retrouver parmi les œuvres John Cage, l\u2019auteur de 4\u201933\u201d, une pièce entièrement dédiée au silence.Ce qui est montré de Cage dans l\u2019exposition est un dessin réafisé en faisant le contour de pierres, en référence à un jardin bouddhiste visité au Japon.L\u2019œuvre sur papier cohabite particulièrement bien avec une sculpture de Martha Townsend constituée de trois pierres partiellement habillées de cuir.D\u2019autres œuvres encore composent cette exposition qui porte à ralen-hr le pas.Les œuvres de Betty Goodwin, de Barbara Steinman et de Roger Bellemare invitent par exemple à suivre des oiseaux dans leurs premiers et derniers soupirs.Collaboratrice du Devoir LE DEVOIR, LES SAMEDI 31 MARS ET DIMANCHE I\" AVRIL 2012 E 9 DE VISU SERGE TOUSIGNANT Mona à la chaise^ 1972-1974, photographie couleur, 1/1, 78 x 123 cm.Les mirages de Tousignant SERGE TOUSIGNANT, ŒUVRES CONCEPTUELLES: 1969-1980-2010 Galerie Graff, 963, rue Rachel Est, Jusqu\u2019au 7 avril.JÉRÔME DELGADO Présent depuis les années 1960 avec des concepts faits d\u2019illusions optiques, Serge Tousignant n\u2019a jamais pour autant cessé de se renouveler.Le revoici à sa galerie de toujours, Graff, avec une exposition à teneur rétrospective, mais pas seulement.C\u2019est devant le corpus des «liquides», réalisé en 2010 lors d\u2019une résidence au centre VU de Québec et exposé là pour la première fois, que les yeux des visiteurs s\u2019arrêtent d\u2019abord.Non sans étonnement: cette série, éclatante par sa polychromie, semble inhabituelle à l\u2019artiste, bien que pas nouvelle.En 2003, l\u2019ensemble Les phases de la lune mettait en vedette des sacs de diverses couleurs.Dans Liquide vert, liquide rouge.\u2014 ça se décline ainsi en cinq paires monochromes \u2014, on retrouve néanmoins sa prédilection pour les compositions simples, ainsi que pour le diptyque et les possibilités qu\u2019il offre de jumeler fond et forme, contenu et contenant.La couleur concrète, telle que photographiée par Tousignant, y côtoie son équivalent virtuel.Espaces illusoires et réalités intangibles L\u2019histoire a classé Serge Tousignant comme photographe.Pas d\u2019erreur, il en est un.Et la qualité des récentes impressions numériques le prouve une fois de plus.Sauf que la pratique de cette photographie, l\u2019artiste l\u2019applique de manière presque sculpturale, inspiré sans doute par une carrière débutée en sculpture et en installation \u2014 en estampe et en peinture aussi, remarquez.Digne collègue de feu Pierre Ayot, le fondateur de Graff célèbre pour ses œuvres en trompe-l\u2019œil, Tousignant cherche depuis quarante ans, sinon à créer des espaces illusoires, du moins à relever des r/ SERGE TOUSIGNANT Ruban gommé sur coins d\u2019atelier, 4 points de vision, 1973, photographie par photostat réalités intangibles, une ombre ici, une couleur là.Il est autant question de perception que de manipulation, comme dans un pliage, geste que Serge Tousignant a plus Uhistoire a classé Serge Tousignant comme photographe.Pas d\u2019erreur, il en est un.Et la qualité des récentes impressions numériques le prouve une fois de plus.d\u2019une fois mis en pratique.L\u2019image photographique semble avoir été son support idéal: un deux-dimensions où surgissent des formes cubiques, des volumes et des impressions d\u2019objets qui demeurent dans la sphère de l\u2019apparence, de l\u2019imaginaire.On est dans l\u2019immatériel.Ou alors, à l\u2019inverse, il s\u2019agit de réalités tridimensionnelles qui s\u2019aplatissent, qui prennent l\u2019aspect de surfaces lisses et unies.En dix œuvres des années 1970, l\u2019expo de la rue Rachel donne à voir toute l\u2019étendue de cette pratique à cheval, dès le départ, sur plus d\u2019une dimension.Elle ressort des classiques, présents (trop?) dans le retour historique sur l\u2019art conceptuel que l\u2019on vit au Québec actuellement.La mosaïque Coins d\u2019atelier (1972-1974), vues frontales et brutales de plafonds, intégrait par exemple l\u2019expo Cabinet d\u2019images, au Musée national des beaux-arts du Québec, en cours jusqu\u2019à la fin d\u2019avril.La variante Ruban gommé sur coins d\u2019atelier (1973), elle, faisait partie, en début d\u2019année, de Trafic, à la galerie Leonard et Bina Ellen.Uart du mirage Chez Graff, mieux vaut la redécouverte des mises en scène espiègles, en photo et en vidéo, qui se paient la tête de la Jocon- Exposition d\u2019art et d\u2019édition chez Artexte Le centre d\u2019information Artexte, un des occupants du 2.22, le nouveau complexe culturel du centre-ville, s\u2019est doté d\u2019un espace de diffusion, accessible du mercredi au samedi.L\u2019expo inaugurale Constellations et correspondances met en lumière tous les efforts que les artistes canadiens ont déployés, au tournant des années 1970, pour faire de l\u2019art postal, des tracts d\u2019information et des magazines de nouvelles voies de diffusion, l\u2019exemple le plus connu étant le Life, devenu File dans la parodie du collectif General Idea.Les documents ont fait l\u2019histoire et sont perçus, aujourd\u2019hui, comme étant à l\u2019origine du réseau de centres d\u2019artistes autogérés, bien en place depuis.L\u2019expo, présentée d\u2019abord à la bibliothèque du Musée des beaux-arts du Canada, est le projet de l\u2019artiste et archiviste Lelicity Tayler et ressemble à une fourmilière de précieuses données et de vastes concepts artistiques.Dans ce sens, elle est de la même veine que l\u2019expo Trafic et de toute cette réévaluation de l\u2019art conceptuel au Canada.Jusqu\u2019au 26 mai, au 2, rue Sainte-Catherine Est, salle 301.Le Devoir de (la nôtre aussi, bien sûr) et qui se basent sur une reproduction morcelée de l\u2019œuvre de De Vinci.L\u2019art de Tousignant, disait le poète Gilles Hénault, aujourd\u2019hui décédé, est «une réflexion sur l\u2019art»; il est «l\u2019art de la réflexion», «du mirage», tel que le sourire de cette Mona Lisa qui fait tant parler depuis des siècles.Il n\u2019y a donc pas que du déjà-vu dans cette expo.On y retrouve même une série de 1979-1980 méconnue, parce que publiée seulement, selon la directrice de Graff, dans la revue d\u2019architecture pour laquelle elle avait été conçue.Les diptyques Vestiges urbains, Montréal, encadrés pour l\u2019occasion, opposent différentes traces d\u2019architecture, l\u2019ombre immatérielle d\u2019un bâtiment à la silhouette d\u2019un autre, celle-ci imprimée et bien visible sur le mur d\u2019un édifice voisin.Entre ces images noir et blanc du Montréal d\u2019hier, mais pas si loin de celui d\u2019aujourd\u2019hui, et l\u2019éclat des couleurs des «liquides», il n\u2019y a finalement pas une grande distance.La cohérence du travail de Serge Tousignant imprègne cette expo \u2014 le lot de toute rétrospective, n\u2019est-ce pas.Sa cohérence et sa longévité, sa pertinence, malgré les années, son legs.Ce regard, ces idées sur les choses et leur représentation, leur présence dans l\u2019espace, en ombre ou en mirage, on les retrouve chez les artistes des générations suivantes.Manon de Pauw, Gwenaël Bélanger, artistes de l\u2019image, même un Stéphane La Rue, peintre fasciné par la simplicité d\u2019une ligne, lui sont sûrement redevables.La véritable rétrospective, qui devrait incomber à un musée, ou à une plus grande institution, reste à monter.Souhaitons que quelqu\u2019un y pense bientôt.Collaborateur du Devoir VERNISSAGE BASQUE Du 1®\u201c^ au 29 avril GALERIE Linda Verge 1049, AVENUE DES ÉRABLES QUÉBEC (418) 525-8393 www.galerielindaverge.ca 7 - 8 - 9 mai : TORONTO PICASSO Chefs-d\u2019œuvre du Musée Picasso de Paris Date limite 6e réservation : 6 avril 22 avril : QUÉBEC Mode et apparence dans Fart québécois 28 avril : GATINEAU Art et sacré : exposition Dieu(x) ^^%eaux ^détours www.lesbeaux(detours.com 514 352-3621 En collaboration avec Club Voyages Rosemont Le Centre d\u2019exposition de Repentigny présente U JE VIS DE SEIRLES EERH SIIE Doismsny 15 mil 3013 3, place d\u2019Évry, Repentigny (Quebec) J6A8H7 www.ville.repentigny.qc.ca/expositions Entrée libre gepentigny Sepcmouir Appels de candidatures Concours nationaux Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine INTÉGRATION DES ARTS À L'ARCHITECTURE ET À L'ENVIRONNEMENT Le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) et le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine annoncent la tenue de concours en vue de la création de deux œuvres d'art pour le site Glen, soit une œuvre pour la place d'accueil (œuvre 01) et une œuvre à l'intérieur de l'Institut de recherche (œuvre 06).Ces concours sont lancés en vertu de la Politique d'intégration des arts à l'architecture et à l'environnement des bâtiments et des sites gouvernementaux et publics du gouvernement du Québec et dans le cadre du projet de redéploiement du CUSM.Le CUSM regroupe des hôpitaux d'enseignement affiliés à l'Université McGill : l'Hôpital de Montréal pour enfants, l'Hôpital général de Montréal, l'Hôpital Royal Victoria, l'Institut et Hôpital neurologiques de Montréal ainsi que l'Institut thoracique de Montréal.Depuis 2008, l'Hôpital de Lachine et le Pavillon Camille-Lefebvre sont également membres du CUSM.CONCOURS ŒUVRE 01 - PLACE D'ACCUEIL La place d'accueil du site Glen permettra d'offrir à tous ceux qui fréquenteront le CUSM un parc aménagé qui se voudra à la fois une place publique ainsi qu'un lieu de passage, de rassemblement et de détente où ils pourront circuler pour se rendre au centre de santé ou s'arrêter pour s'offrir un moment de repos.Le CUSM désire poser un geste significatif par l'intégration d'une œuvre d'art surtout riche de portée.Fragmentée ou d'une seule pièce, l'œuvre doit être une sculpture monumentale de facture contemporaine, très visible en toutes saisons.L'ensemble de ses qualités, tant conceptuelles que plastiques et esthétiques, lui conférera un caractère identitaire et signalétique.En synergie avec son environnement, elle suscitera un fort sentiment d'accueil, de fierté et d'humanité.Un espace au sol circulaire, d'un diamètre de 30 m, est mis à la disposition de l'artiste et correspond à la partie centrale du parc aménagée en place publique.Un comité de sélection retiendra la candidature de sept artistes qui seront invités à proposer une œuvre en en présentant le concept accompagné d'une maquette et de divers devis.Une somme forfaitaire de 11 500$ sera accordée à chaque artiste pour l'élaboration de sa proposition.Le budget total alloué à la conception finale, à la réalisation et à l'installation de l'œuvre choisie sera de 919 500$.CONCOURS ŒUVRE 06 - INSTITUT DE RECHERCHE L'œuvre pour l'Institut de recherche doit être une sculpture aérienne qui prendra place dans la partie supérieure de l'atrium qui est d'une hauteur équivalant à cinq étages.L'espace mis à la disposition de l'artiste est un volume mesurant environ 7 m de large, 18m de long et 8m de haut.Fragmentée ou d'une seule pièce et ancrée sur les colonnes de béton des murs longitudinaux, l'œuvre pourra tirer profit de la lumière naturelle provenant de lanterneaux disposés au niveau de la toiture de l'atrium.Sur le plan conceptuel, et en plus des valeurs fondamentales du CUSM, l'artiste doit prendre en compte l'esprit de recherche, de découverte et d'innovation qui anime les usagers du lieu et la notion de synergie qui caractérise leur travail.L'œuvre en sera une évocation mais non pas une illustration littérale.Un comité de sélection retiendra la candidature de cinq artistes qui seront invités à proposer une œuvre en en présentant le concept accompagné d'une maquette et de divers devis.Une somme forfaitaire de 10000$ sera accordée à chaque artiste pour l'élaboration de sa proposition.Le budget total alloué à la conception finale, à la réalisation et à l'installation de l'œuvre choisie sera de 690000$.CONDITIONS D'ADMISSIBILITÉ Pour que sa candidature soit considérée admissible, le candidat doit notamment : \u2022\tavoir la citoyenneté canadienne ou le statut de résident permanent; \u2022\tavoir sa résidence principale au Québec depuis au moins 12 mois; \u2022\têtre un artiste professionnel en arts visuels ou en métiers d'art au sens de la Loi sur le statut professionnel des artistes des arts visuels, des métiers d'art et de la littérature et sur leurs contrats avec les diffuseurs.Dans le cadre de ce concours, on entend par « artiste professionnel » un individu ou un collectif, permanent ou non; \u2022\tavoir soumis, au plus tard le 18 mai 2012, un dossier de candidature complet, en français, et constitué des pièces suivantes : -\tun curriculum vitæ d'un maximum de trois pages; -\tun dossier visuel composé de photos numériques d'œuvres récentes, accompagné d'une description de chacune d'elles; -\tune lettre d'intérêt, d'un maximum de deux pages, dans laquelle figurent les motifs justifiant le dépôt de la candidature.Le candidat désirant s'inscrire aux deux concours doit présenter un dossier complet pour chacun.Le candidat doit obligatoirement prendre connaissance des explications plus détaillées sur le contexte du concours, les programmes d'intégration et les modalités d'inscription, disponibles au vwvw.mcccf.gouv.qc.ca/concoursnational.À noter que tout dossier incomplet ne sera ni évalué ni retourné au candidat.f H Centre universitaire de santé McGill McGill University Health Centre .SANII' VI( Gill ?)) Les Services SNC*LAVALIN Quebec QQ FONDATION JEUNES ET SOCIÉTÉ\ta( )o n 0\t \t LES ENFANTS DU MONDE ONT BESOIN DE VOTRE AIDE ?comme coopérant A comme bénévole A comme donateur (514) 387-2541, poste 240 Nous vous aiderons à les aider www.monde.ca E 10 LE DEVOIR LES SAMEDI SI MARS ET DIMANCHE 1\u201c AVRIL 2012 CULTURE Feuilleton à intensité variable LES HOMMES LIBRES DTsmaël Ferroukhi.Avec Tahar Rahim, Michael Lonsdale, Mahmoud Shaiabi, Lubna Azabal.Scénario: Alain-Michel Blanc, Ismaël Ferroukhi.Image: Jérôme Alméras.Montage: Annette Dutertre.Musique: Armand Amar.France, 2011,100 minutes.MARTIN BILODEAU La haute valeur œcuménique et les bonnes intentions qui ont présidé à la création de cette production d\u2019époque ne suffisent pas à faire oublier la raideur télévisuelle de la mise en scène du Franco-Marocain Ismaël Ferroukhi et les faiblesses d\u2019un scénario qui met beaucoup de temps avant de révéler son véritable sujet, et consacre ensuite très peu d\u2019énergie à l\u2019approfondir.Pourtant, deux enjeux puissants et rarement abordés au cinéma dominent ici.D\u2019abord, le sort des immigrants maghrébins en France durant l\u2019Occupation, illustré à travers le personnage de Younes ÇPahar Rahim), un jeune Algérien vivant du marché noir dans Paris.Ensuite, le secours apporté aux juifs par une poignée de musuhnans afin de leur éviter la déportation, représenté par deux personnages: accessoirement Ali (Farid Larbi), cousin de Younes engagé dans la Résistance, et principalement Si Kaddour Ben Ghabrit (Michael Lonsdale), recteur de la Mosquée de Paris, qui héberge secrètement une militante communiste recherchée par les Allemands (Lubna Azabal) et protège un chanteur algérien à la voix d\u2019or qui deviendra l\u2019ami de Younes.Leur amitié tissée d\u2019ambiguïtés, au cœur du récit, lui fera rompre son pacte avec la police de Vichy qui l\u2019oblige à espionner les allées et venues à la mosquée en échange de sa liberté.Ce feuilleton à intensité va- -y m » I f I 1 r T t t t f 1 II K'*!cv' % FILMS AMERIQUE Dans son film, Ismaël Ferroukhi veut rapprocher les hommes et signaler leurs ressemblances, au-delà des confessions.riable sur la prise de conscience d\u2019un jeune Algérien qui apprend à devenir Français se double d\u2019un hommage aux Maghrébins qui, dans l\u2019ombre à l\u2019époque et peur, la tension, l\u2019anxiété.La réalisation manque de fougue, le récit, de fureur, si bien que l\u2019ensemble distille un ennui poli.Et cela, malgré l\u2019interprétation solide de Ta- Ce feuilleton à intensité variable sur la prise de conscience d\u2019un jeune Algérien qui apprend à devenir Français se double d\u2019un hommage aux Maghrébins sans reconnaissance officielle de l\u2019Histoire ensuite, ont contribué à l\u2019effort de guerre contre Vichy et l\u2019occupant allemand.Le récit, fertile en petits événements, s\u2019échelonne sur trois ans, mais on sent rarement la bar Rahim.Le jeune acteur, doublement césarisé pour son jeu dans Un prophète de Jacques Au-diard, avance tel un éclaireur dans ce monde de corruption et de trahisons, de solidarité et de bonté aussi, dont on apprend les codes en même temps que lui.Mahmoud Shaiabi compense par sa forte présence et son regard perçant les fai- blesses d\u2019un personnage qui manque d\u2019étoffe, tout comme Lubna Azabal, dont la nature et la fonction sont révélées trop tard, sans que nous puissions saisir la fascination charnelle qu\u2019elle exerce sur le héros.Michael Lonsdale met pour sa part à contribution son expérience des rôles de vieux sages.Son Ben Ghabrit n\u2019est guère différent du moine humaniste qu\u2019il campait dans Des hommes et des dieux.Et ça n\u2019est pas innocent: Ismaël Earroukhi veut visiblement rapprocher les hommes, signaler leurs ressemblances, au-delà des confessions.Je confesse qu\u2019à ce titre son film est réussi.Collaborateur du Devoir ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN YANNICK NËZET-SÉGUIN ^Desjardins ABONNEZ- Société de Musique de Chambre de Montréal Présente A partir de 124 $ orchestremetropolitain.com 514598-0870 MontréalSfë LE DEVOIR MAXIM VENGERO EN RECITAL A) Lundi 14 mai à 20n Maison symphonique de Mo^^I\" Maxim Vengerov - violon ,\t,.» Patrice Laré - piano\t' Oeuvres de Haendel, Bach et Brahms ©laplacedesarts.com 514 842 2112/1 GCe 042 2112 Informations : 514-483-2021 \u2022 www.smcm.ca |*j ESPACE iSS* MUSIQUE ^ Desjardins ?SECOR ^ jjQg\tCentre LE DEVOIR Musicüle Dérives tout en surface FM YOURS Réalisation et scénario: Leonard Farlinger.Avec Karine Vanasse, Rossif Sutherland, Don McKellar, Nicholas Campbell, Marie Hélène Fontaine.Image: Jonathon Cliff.Musique: Justin Small.Montage: Matthew Hannam.79 min.ODILE TREMBLAY Vraiment, on se désole pour Karine Vanasse de jouer sur des canevas aussi faibles.Ce film anglophone de l\u2019auteur cinéaste ontarien Leonard Farlinger se noie dans des eaux qui rappellent le mauvais Angle mort, dans lequel l\u2019actrice québécoise s\u2019était fourvoyée.Prévisible dans l\u2019ensemble, incongru dans ses détails, sans profondeur, béant sous ses trous scé-naristiques.Dm Yours est d\u2019un amateurisme à hurler.Ce road movie dont le très petit budget montre sans cesse ses lacunes se double d\u2019une comédie romantique.Rossif Sutherland, fils de Donald, incarne un agent de change paumé.Il rencontre dans un bar de Manhattan \u2014 qui a l\u2019air situé en Ontario \u2014 une jolie étrangère nommée Daphné (Karine Vanasse).Après une nuit torride, elle le force à venir rencontrer ses parents en Ontario, histoire de le faire passer pour son fiancé.Chacun a ses secrets, qui seront plus ou moins dévoilés en cours de route, avec un tas d\u2019omissions dans J\u2019histoire qui laissent perplexe.A un moment donné, ils montent dans le véhi- cule d\u2019un Amérindien.Un règlement de comptes aura lieu quelque part sans qu\u2019on comprenne bien pourquoi et le périple reprend comme si de rien n\u2019était, une valise est trimballée allez savoir comment, etc.Les mystères révélés apparaissent trop anodins pour pimenter une intrigue ou sont insuffisamment développés.Karine Vanasse joue le rôle d\u2019une femme au passé trouble et aux mobiles douteux, mais l\u2019actrice québécoise, plus vivante que son partenaire toutefois, a l\u2019air tellement bonne fille que son doux visage peine à évoquer la part d\u2019ombre et les éclats de perfidie.Quant à Rossif Sutherland, ses traits poupins et son manque de charisme renvoient à l\u2019insignifiance de son personnage au destin nébuleux qui n\u2019intéresse personne.Même les scènes d\u2019amour ont l\u2019air plaquées.Le voyage en question ouvre sur de belles images du paysage ontarien, volée d\u2019oies sauvages y comprise, mais les confrontations manquent de sel, le profil des héros, d\u2019audace, et on voit arriver le dénouement bon enfant à cent pieds.Les pannes d\u2019inventivité de ce cinéaste (derrière The Perfect Son en 2000 et AU Hat en 2007), également producteur, semblent liées à des freins intérieurs qui le maintiennent en surface des dérives humaines qu\u2019il prétend explorer.Le Devoir FILMS SEVILLE Karine Vanasse et Rossif Sutherland, fils de Donald.Constantinople &.LE CHŒUR Barbara Furtuna (Corse) présentent CANTI DI A TERRA Une rencontre audacieuse entre les polyphonies corses et les musiques persane et ancienne.Lundi 2 avril, 20h À LA SALLE Pierre-Mercure - Montréal Centre pierre-Péladeau - 300 boue.Maisonneuve - H2X 3X6 METRO BERRI-UQAM Billetterie Salle : 514'987'6919 - www.centrepierrepeladeau.uqam.ca RÉSEAU ADMISSION : 514'790'1245 - WWW.ADMlSSION.COM Régulier ; 30$ - aîné : 24$ - Étudiant : 15$ Taxes et frais de service en sus www.constantinople.ca Québec SS POUR ETRE BIEN INFORME, SUIYEZ-NOUS ! f ledevoir.com facebook.com/ledevoir twitter.com/ledevoir LE DEVOIR, LES SAMEDI 31 MARS ET DIMANCHE I'*\u2019' AVRIL 2012 E 11 TAHAft MICHAEL MAHMOUD LUBNA\tCS RAHIM LONSDAU SHALADY AZABAL LeHgarosœpe LES HOMMES LIBRES un film de ISMAËL flRROUKHl [CINÉMA BEAUBIENJ|~ EXC3NTRIS A L\u2019AFFICHE! NUIT#] de Anne Emond Canada (dluébec).2011.91 min.Avec Catherine De Léan et Dimitri Storoge.(16 ans +).NUFT #1 a remporté le Prix du meil leur film canadien au Festival de Vancouver 2011 et le Prix de l'innovation au Festi\\^ du nouveau cinéma de Montré 2011.Guerre d\u2019usure FOOTNOTE (HEARAT SHULAYIM) Réalisation et scénario: Joseph Cedar.Avec lio Ashkenazi, Shlo-mo Bar-Aha, Aliza Rosen, Alma Zak.Image: Yaron Scharf.Montage: Einat Glaser-Zarhin.Musique: Amit Poznansky.Israël, 2011,105 min.V.o.avec sous-titres anglais.ANDRÉ LAVOIE Depuis Le déclin de l\u2019empire américain, peu de gens ignorent encore à quel point le monde universitaire n\u2019est pas en marge du reste de Tunivers: l\u2019ouverture d\u2019esprit et la mesquinerie s\u2019y côtoient tous les jours.Si vous y ajoutez de vieilles rancœurs professionnelles et des rivalités père-fils sa- Cette\tvamment en- tretenues, comédie\ttout cela res- semble à un aux accents\tjoli champ de J.\tbataille, parfois\tCinéaste israélien né tragiques\tà New York, illustre\tJoseph Cedar ne les ravages\tmanque pas \u201e\t.J.de cohéren- d une sou\taimant intarissable, affronte-\u2019 ments spec- celledela taculaires comme ceux reconnaissance qu\u2019il avait récréés dans Beaufort, le récit bouleversant de soldats palestiniens à la frontière du liban.Dans Footnote, il règle le combat épique entre deux universitaires du même sang et œuvrant dans le même domaine de la même université.Cette comédie aux accents parfois fragiques, en nomination en février dernier pour l\u2019Oscar du meilleur film en langue éfrangê-re aux côtés de Monsieur Lazhar et d\u2019Une séparation, illustre les ¦/.\t-ii A ! FILMS METROPOUS Une scène de Footnote ravages d\u2019une soif intarissable, celle de la reconnaissance.Elle empoissonne toujours un peu plus les rapports entre Eliezer (Shlomo Bar-Aba), un vieux chercheur misanthrope, et son fils Uriel (lio Ashkenazi), un intellectuel de renom dont les livres trouvent vite preneurs.Les deux hommes s\u2019intéressent avec une égale passion au Talmud, mais Eliezer, chercheur infatigable, n\u2019a jamais récolté que des miettes de gloire (une note en bas de page d\u2019un éminent collègue.), tandis qu\u2019crie! accumule tous les honneurs.Le vent serait-il sur le point de tourner?On annonce à Eliezer qu\u2019il est, enfin, le lauréat d\u2019un prix prestigieux, mais cela au grand désespoir de son fils.et pas pour les raisons que l\u2019on croit.C\u2019est plutôt Uriel l\u2019heureux élu, mais un imbroglio a laissé croire que c\u2019était enfin le tour du paternel de faire le paon devant ses collègues qui le méprisent depuis si longtemps.Dans ce contexte explosif faut-il que la vérité soit révélée?Sujet d\u2019allure aride que ces chicanes universitaires et ces névroses freudiennes, Joseph Cedar propose une approche dynamique, reproduisant parfois l\u2019imagerie des microfiches comme autant de clins d\u2019œil à cet univers d\u2019observations attentives et laborieuses.Les situations cocasses ne manquent pas non plus, ne tirant jamais du côté du burlesque mais épinglant avec subtilité les incongruités de la vie en Israël, dont la sécurité omniprésente.D\u2019autres moments affichent avec force leur caractère absurde, comme ce conciliabule de bonzes universitaires dans un bureau étroit et sans fenêtre pour tenter de dénouer l\u2019impasse au- tour de cette erreur aux conséquences souvent inattendues.Ce qu\u2019il faut bien qualifier id de guerre d\u2019usure ne serait jamais aussi percutant sans ces deux fiers combattants que sont le vétéran Shlomo Bar-Aba, dont l\u2019allure antipathique semble une seconde nature, et l\u2019une des grandes stars du cinéma israélien, lio Ashkenazi {Late Marriage, Walk on Water), méconnaissable derrière sa longue barbe mais qui ne masque jamais sa prestance.Même si cela n\u2019a pas suffi à Joseph Cedar pour repartir d\u2019Hollywood avec une statuette {Beau-fort était également en lice pour le même honneur en 2008), il a su faire du territoire universitaire le théâtre d\u2019un affrontement où les bons mots fusent autant que les coups bas.Collaborateur du Devoir Jamais à bout de souffle L\u2019actrice et réalisatrice Zabou Breitman parle de son filmTVo et moi ANDRÉ LAVOIE Zabou Breitman a raconté au Figaro Magazine qu\u2019elle avait été «conçue au Québec, par -20 degrés, un jour de grève des artistes»! Eruit d\u2019une comédienne québécoise, Céline Léger, et d\u2019un scénariste français, Jean-Claude Deret, elle a fait ses premiers pas à la télévision française en 1965 dans Thierry la Fronde', pas mal pour une fille née en 1959! Aujourd\u2019hui, tout à la fois actrice, cinéaste et met-teure en scène, qu\u2019est-ce qui la faif courir?A en juger par nos difficultés à nous joindre par téléphone au cours de la semaine pour parler de son dernier film.No et moi, ses raisons sont sûrement nombreuses et témoignent d\u2019une curiosité insatiable.Aussi à l\u2019aise dans la comédie {La crise.Tenue correcte exigée) que dans le drame {Vérités assassines.L\u2019exercice de l\u2019État), c\u2019est tout de même derrière la caméra qu\u2019elle a su dévoiler sa vraie nature, celle d\u2019une femme sensible, autant devant les émotions que pour ses camarades de jeu.Les eaux tumultueuses de l\u2019adolescence Depuis Se souvenir des belles choses (2001), sur les ravages de la maladie d\u2019Alzheimer, le ravissement s\u2019est poursuivi avec L\u2019homme de sa vie (2006) et Je l\u2019aimais (2009), deux visions troubles de l\u2019amour où les personnages masculins se dévoilent de manière inattendue, et presque impudique.Dans No et moi, une adaptation du roman à succès de Delphine de Vigan, elle plonge pour la première fois dans les eaux tout aussi tumultueuses de l\u2019adolescence, avec un regard en biais sur le sort des jeunes sans-abri.«C\u2019est l\u2019histoire d\u2019un sauvetage, mais pas nécessairement celui qu\u2019on croit», se plaît à dire Zabou Breitman, qui s\u2019excuse d\u2019avoir été prise dans les embouteillages parisiens pour justifier son retard, ce que les Montréalais pardonnent facilement en période de festival du cône orange.Dans No et moi, la rencontre fracassante entre Nora (excellente Julie-Marie Parmentier), une itinérante toutes griffes dehors, et Lou (fragile Nina Rodriguez), une fillette de bonne famille, est évoquée à travers le strict regard de cette première de classe dont les parents semblent aller à la dérive.Avec le prétexte d\u2019un exposé oral pour parler de AXIA FILMS La réalisatrice Zabou Breitman la réalité des jeunes de la rue, Lou tente de venir en aide à celle qui préfère s\u2019appeler No.«C\u2019est un sauvetage, oui, mais quand on l\u2019effectue, on sait parfois confusément que l\u2019on essaie de se sauver soi-même», précise la cinéaste.Ceux qui connaissent son parcours s\u2019étonneront de ce choix d\u2019adaptation.Elle ne cache pas qu\u2019il s\u2019agit d\u2019abord d\u2019«une idée de producteur» et que leurs motivations étaient nombreuses.«Ils ont apprécié mon travail sur le roman d\u2019Anna Gavalda \\Je l\u2019aimais], voulaient une femme cinéaste pour ce roman écrit par une femme et savent depuis longtemps mon souci pour le jeu des acteurs.» En effet, celle qui a participé à plus d\u2019une quarantaine de longs métrages, tourné trois films à succès et fait de multiples expériences théâtrales (dont l\u2019une, marquante, â partir de deux documentaires de Raymond De-pardon) en connaît un brin sur l\u2019art de dirigea «Disons que je sais ce qu\u2019il ne faut pas dire à un acteur!», soulîgne-t-elle le sourire dans la voix.Et c\u2019est aussi avec appréhension qu\u2019elle a cédé â une autre demande des producteurs: Interpréter la mère de Lou, une femme dépressive â la suite de la mort de son deuxième enfant, absence qui se fait d\u2019ailleurs lourdement sentir.«Ça leur semblait naturel puisque pour eux fêtais déjà la mère du tournage! Il faut dire que je n\u2019avais qu\u2019une semaine de tournage pour mes scènes et que fêtais en compagnie d\u2019acteurs très à l\u2019écoute, comme la formidable Julie-Marie Parmentier [aujourd\u2019hui pensionnaire â la Comédle-Erançalse] et d\u2019autres que je connais très bien, comme Bernard Campan que j\u2019ai dirigé dans trois films sur quatre.Dans son cas, on peut parler de fidélité!» Et elle était mère â plus d\u2019un titre puisqu\u2019elle y dirigeait son propre fils, Antoine Chalon, qui endosse le rôle du copain tur- bulent de Lou {«On ne partage pas de scènes ensemble.Ç\u2019aurait été un peu étrange, car on décèlerait la ressemblance»), tandis que sa fille Anna Interprète la chanson du générique final.Comme quoi certains enfants de la balle n\u2019hésitent pas â la lancer â leur progéniture.No et moi prendra l\u2019affiche â Monfréal le vendredi 6 avril.Collaborateur du Devoir www.cinemaduparc.com Gonmuit&x notr& mlt& Int&rn&t JIRO DREAMS OF SUSHI A SEPARATION \u2022 ARRAB AL A BOTTLE IN THE GAZA SfEA I^IIDDIPI^ EYES WIDE SHUT ¦VUDIllUIV THE KILLING LA GRANDE INVASION des vents contraires Métro Place des Arts rCINÉMA DU PARCi ^ Autobus 80/129 1 3575 du 514-281-1900 I Un film de IVAN GRBOVIC avec: ALI AMMAR JOSEPH BOU NASSAR SANDABOURENANE WWW.ROMEOONZE.COM - leuiibe métrog:^ m A L'AFFICHE! j[\u2019*metrôpoletilms.com PRKDUPUBUC ^ IGUflJRACmii B 2011 CMEinlNSPftlAUDUJUnV^ IBTKlCEROUflI-IICRAIIOA bUNE oeuvre SiPLI ET TOUCHANTE.UN MESSAGE DÏSPOR.LES JEUNES INTERPRÈTES SONT PARFAITS!* > UNE RARE INTENSTTE.PORTEUR DESPOR!» STÉPHANE VALIET lA PRESSE TS PRODUCTIONS ?«UN MESSAGE UNIVERSEL.:r Avoir ABSOLUMENT!» UNE âOUTEILLE DANS LA MER DE GAZA UN FILM DE THIERRY BINISTI D\u2019APRÈS njW BOUTEUf DANS LA HER DE GAZA* DE VALÉRIE ZENATTI -UIB (ËDITKf'lS L'ÉCaE DES LOSIRS) M PRÉSENTEMENT À L\u2019AFFICHE «DE PREMIERE CUSSE, REMARQUABLE!» -Lisa Schwaizbamn, ENTERTAINMENT WEEKLY «EXCELLENT!» -Ridiafd Corliss, TIME «EXCEPTIONNEL!» -Kenneth Tntan, LOS ANGELES TIMES %, \\ GAGNANT J NOMINATION aux oscars MEILLEUR FILM EN LANGUE ETRANGERE rm DE L'ACADÉMIE ISRAÉLIENNE Dom MEILLEUR FILM GAGNANT \\ / FESTIVAL DU nSi DE \\ iff FESTIVAL DU FILM DE \\ ff FESTIVAL DU HLM DE 11 NEW YORK# I TORONTO | ItELLURIDE FOOTNOTE UN FILM UE J OSE ni C E D R VVWW.FOOTNOTEMOVIE.COM vorsion originalo avoc sous-titres anglais métropde  ïf A t?KÏ^Ï¥17l I CINÉMAS AMC 1 pCINEPLEXDIVERUSSEMEMT-i ALArrlvllE! Ile forum 22 II cavendish (Maio I CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS 2' semaine au claéma BEAUBIEN - F' semaine au cinéma LE CLAP « Merci (.) pour cette fenetre ouverte sur la vie.»\tjosée blanchehe, le devoir On ne mourra pas d'en U n re a a pdïb Le ija.d e.vMeiiiijIHBflB® A voir absolument si voifs pensez mourir un jour UN DOCUMENTAIRE DE VIOLETTE DANEAU BLANC\t® WWW.LAMORT-LEFILM.COM CINEMA BEAUBIEN 239B,PUB Beaubien Est 514 721- CONSULTEZ LES GUIOES-HOBAIRES 0E8 CINEMAS SELECTION\tSELECTION - OFFICIELLE ^\t^ OFFICIELLE FO\\-,festivalCINÉMA^\tX .MERVEILLEUSE ET LUDIQUE AUTOBIOGRAPHIE DE PAULEDAILLARGEON \u2014 ODILE TREMBLAY, LE DEVOIR TOUTES LES VIES MERITENT D'ETRE RACONTEES trente tableaux I\tUN FILM DE Paule Baillargeon PRODUIT PAR COLETTE LOUMEDE PRESENTEMENT A L\u2019AFFICHE onf.ca/trentetableaux EXC3NTRIS E 12 LE DEVOIR, LES SAMEDI SI MARS ET DIMANCHE 1\u201c AVRIL 2012 CINEMA Une sorte d\u2019ennui.DES VENTS CONTEÎAIRES Réalisation: Jalil Lespert.Scénario: Jalil Lespert, Olivier Adam, Marion Laine, d\u2019après le roman d\u2019Olivier Adam.Avec Benoît Ma-gimel, Isabelle Carré, Antoine Du-léry, Ramzy Bedia, Bouli Banners, Audrey Tautou, Marie-Ange Casta, Lubna Azabal, Aurore Clé-meuL Hugo Fernandes, Cassiopée Mayance.Image: Josée Deshaies.Musique: DJ Pone, David François Moreau.Montage: Monica Coleman.ODILE TREMBLAY La figure de l\u2019épouse disparue qui hante le cœur du mari brisé avait été brillamment explorée en 2006 à travers le personnage de François Cluzet dans le thriller psychologique Ne le dis à personne de Guillaume Canet.En comparaison.Des vents contraires de Facteur cinéaste Jalil Lespert paraît plus terne et son scénario, en panne de tonus, malgré une mise en scène de qualité.Il y a pourtant de jolies choses dans ce film, qui repose surtout sur ses acteurs.Benoît Magîmel (que le cinéaste avait déjà dirigé dans 24 mesures) apparaît Ici en écrivain, époux et père de famille, dont la femme (Audrey Tautou) disparaît après upe crise de ménage.Morte?Evadée?Maglmel peut endosser tous les registres et joue de subtilité.Jalil Lespert sait de plus diriger ses comédiens, mais pour rendre les tiraillements familiaux, n\u2019est pas Desplechîn qui veut.Le héros troublé quitte Paris poiu Saint-Malo, où 11 se réfugie avec ses enfants (excellents Hugo Per nanties et Cassiopée Mayance).Ses comportements erratiques dans le terreau familial qu\u2019il avait jadis fui deviendront autant d\u2019étapes vers une forme de résurrection.Il y a de belles scènes avec les enfants siu la plage, des appels d\u2019air qui retombent un peu, sans créer l\u2019envolée.Le beau personnage du frère du héros, joué par Antoine Duléry, plein de souffrance et de frustrations rentrées, constitue un des points forts du film.Tout comme celui de l\u2019homme malchanceux, fort bien Interprété par Boull Banners.Par contre, Ramzy Bedia en père musulman qui enlève son fils hérite d\u2019un profil convenu et Isabelle Carré, en policière solaire, ne renouvelle nullement son propre registre de lumière.Des rôles secondaires sont attribués à Lubna Azabal et à Aiuore Clément, mais leurs partitions trop ténues ne permettent pas à ces grandes actrices de vraiment briller.Des vents contraires, très franco-français dans son traitement et ses thèmes, emprunte des voies balisées sans leur apporter une énergie ou des effets de surprise pour pimenter la sauce.Le scénario, tiré du roman d\u2019Olivier Adam, dégage une sorte d\u2019ennui, un manque d\u2019humour surtout, que les qualités du film, la direction d\u2019acteurs comme la photogénie des paysages de Saint-Malo, ne parviendront pas à balayer.Le Devoir AZ FILMS ?« UN VERITABLE FESTIN.» Véronique Harvey, Journal de Montréal « TRÈS APPÉTISSANT.EXCELLENT.FAUT VOIR.» Chef PasqualeVari, ITHQ « EXTRÊMEMENT RIGOLO ET DIVERTISSANT.» Chef Martin Juneau, Pastaga & vins natures 1 Cmunm JEAN RENO MICHAËL^ YOUN UNE COMÉDIE GASTRONOMIQUE DE DANiEL COHEN remstarfilms.com Remstan Grand étalage de bonbons colorés MIRROR MIRROR (V.F.: MIROIR MIROIR) Réalisation: Tarsem Singh.Scénario: Melissa Wallack, Jason Keller.Avec L% Collins, Julia Roberts, Armie Hammer, ^an Bean, Nathan Lane.Image: Brendan Galvin.Montage: Robert Duffy, Nick Moore.Musique: Alan Menken.États-Unis, 2012,106 min.ANDRE LAVOIE Les frères Grimm, et même Walt Disney, ne reconnaîtraient pas «leur» Blanche-Neige, car celle du cinéaste Tarsem Singh ij'he Cell, Immortal^, toujours aussi belle et gracieuse, peut parfois être confondue avec Robin des Bois.Et que dire des sept nains qui, dans Mirror Mirror, ressemblent parfois à une version miniature du groupe Village People.Ces comparaisons n\u2019ont rien de farfelu devant cette luxueuse et flamboyante adaptation de ce conte moral sur la vanité, l\u2019ivresse du pouvoir, la puissance enivrante de l\u2019amour et les vertus de la solidarité.Tout cela est préservé dans ce formidable étalage de bonbons colorés, déballés avec une maîtrise technique qui force constamment l\u2019admiration.Et les choses démarrent dans une atmosphère envoûtante avec ce prologue où l\u2019on use de marionnettes pour décrire les hauts et les bas de cette famille royale disloquée par l\u2019arrivée de l\u2019horrible belle-mère de Blanche-Neige devenue la méchante reine d\u2019un royaume autrefois prospère et maintenant au bord de la ruine.Dans des costumes dont les couleurs et les étoffes rendraient la vue aux aveugles, Julia Roberts interprète avec un perpétuel sourire en coin cette marâtre dont tous connaissent le narcissisme exacerbé.Et elle n\u2019attend pas les compliments ou les mises en garde de son miroir pour se débarrasser de sa belle-fille (Lily Collins, plus crédible en mignonnette qu\u2019en guerrière), elle qui a déjà conquis le cœur d\u2019un prince (Armie Hammer, le physique de l\u2019emploi mais sans la prétention) tombé sous les griffes des sept nains, ici de flamboyants renégats malgré leur petitesse.La reine croyait bien avoir éliminé sa rivale, mais c\u2019était sans compter sur la relative incom- pétence de son laquais (Nathan Lane, son génie comique sous-exploité ici), responsable bien malgré lui de la déchéance de cette Joan Collins au sang bleu.Tarsem Singh affiche dans Mirror Mirror une générosité peu commune, distribuant à tout le monde ses sucreries cinématographiques.Avec ses allures de divertissement familial consensuel et grâce à une imagerie que l\u2019on pourrait croire empruntée parfois à Tim Burton, cette fantaisie réussit à rendre quasi inoffensif ce qui grouille sous la siuface dorée de méchancetés perverses et de pulsions sexuelles inassouvies.Et c\u2019est sans doute là le petit drame de cette production vi- suellement irréprochable, servie par une distribution de grande classe, qui n\u2019a pas toujoius en bouche les dialogues mordants que des scénaristes moins frileux auraient pu leur servir.La matière parfois hautement psychanalytique!) semble déposée sur un immense plateau d\u2019argent, mais par souci de ne pas trop effrayer les âmes pures et républicaines, le côté corrosif de Mirror Mirror est constamment poli, voire laminé.Vous pouvez donc amener vos enfants sans crainte de les traumatiser; les adultes qui ont vu neiger, et pas qu\u2019en hiver, sauront bien lire entre les lignes.Collaborateur du Devoir Benoît Magimel Des vents contraires un film de Jalil Lespert ?«Une réussite.» ?Le Journal du Ouest France Dimanche Studio Ciné Live rw\\ I www.azfilms.ca ?\tiriririr Le Parisien\tPositif\tPremière ?.Téié7Jours\tEiie\t20 Minutes .-D\u2019après le roman de Olivier Adam larie-Ange Casta BraYouim IBi iKaSsaniKr weempeneipeiion Isabelle\tAntoine\tRamzy Bouli\tMarie-Ange\tAudrey Carré\tDuléry\tBedia\tLanners Casta\tTautou PRÉ^FRfTFMEHT\tversion originale française\tV.O.avec sous-tttbes anglais 1^ Ai\tBEAUBIEN! rCINÉMA DU PARCl ÆSISS |æ| a k AFFICHE! I quartier UVTIN I i ESBO, aeaubion e.721-0000 | | SSTS Du Pare 514-201-1900 I ?«UNE FORMiDABLE MAÎTRISE DANS .L'ART DE RACONTER.» pierre VAVASSEUR, U parisien «JEAN-PIERRE DARROUSSIN EST SAISISSANT.» MARG-ANDRf LUSSIER, ut PRESSE JEAN-PIERRE UNFI.MDE JEAN-MARC MOUTCUT AC»W ET LIS HUMS DU 3 MARS PRÉSENIENT UN FILM DE JEAN-CLAUDE GOULBOIS ROBERT ÛRAVEL Un film tonique et décapant sur un homme doté d\u2019une énergie hautement contagieuse.I-1 CDCCElirVIIEIir rCINEPLEXDIVEFfTlSSEMEWT-i rr»IMCMA RCAIimCMIl-MAISON DU CINEMA-il-CINEMA- ra WSBfrtMEKr rQUARTIER LOTInI f\te ^^1 rSHERBROOKEl IlE OLAP A L AFFluHE\tconsultez les guides-hofiaires des cinémas «Une fasdnante m&litation.la photo de Vincent Biron est splendide.» Martin Bilodeau, Le Devoir «Un captivant mélange de curiosité et de compassion.» Peter Debruge, Variety «T ITE TIEATIE PRESENTEMENT A L\u2019AFFICHE VEUILLEZ CONSULTER LES GUIDES-HORAIRES Montage CATHERINE LfGAULT I Montage Sonore OUVIER CALVERT I Musique MICHEL SMTTH Productrice NICOLf HUBERT I Productrice Exécutive BERNADETTE PAYEUR I Une production de UACPAV WWW.acpaKCawww.13m.ca ®CoiporatlonACnWMC.2011 PnODUr AVEC la PARnciroTION niUNatHE de SODEC - SDCËIé ce üévelimemait des enk^rlKs culibrelles ¦ Quibec I Québec ¦ Mdt d'Inv» cbiéma et téléviilcn - 6eWcii SODECI CcikII arts du Cnigdel Fonde Itogen pour dooimerMelAMi eu cMmo lndiipeiijiiit,Canja(AaC)-ONFIPnM-Pro(rniiniAldi&lsMaNcnlCanedB-M(ltd'ltn(dtp«ir [roduEion dniinntDtrvIilque (XI inegnilxoplque csRdenne I Soclitt CMIe da oulm imMinide I AVEC LA COLlAimTION DE ns Québec CDRde I DMtui fer IB FUS DU 3 MAM Venez rencontrer le léalisaleiv et les caiKdiens aqonid\u2019hui et demain an Cinéma Beanbien ! n TOUJOURS À L\u2019AFHGHE! \u201c.SS\u201d 2396, Beaubien E.721-0000 I CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS wmmmimMm UN FILM DE Denis Cote Un0 presentation Metafilms nihilprioiductions Le Fresnoy - Studio national des arts contemporains Production Sylvain Corbeil Image Vincent Biron Son Frédéric Cloutier Montage Nicolas Roy Conception, production, réalisation Denis Côté Q.uébecat5 www.funfilm.ca - www.1bc«binkxc)in/liinfilmdisb1bution 1^ DÈS LE VENDREDI 6 AVRIL Q "]
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