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Titre :
L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
jeudi 15 septembre 2016
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
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Références

L'itinéraire, 2016, Collections de BAnQ.

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[" Volume XXIII, n\"18 Montréal, 15 septembre 2016 www.itineraire.ca ni RENDEZ-VOUS Centre-ville de Montréal 22 septembre de midi à 13h Hull c^MHLOr .JOUK &anKL|»Pr CONVERSATION AVEC Danielle Proulx VISITE GUIDEE Dans les coulissi de L'Itinéraire DOSSIER Éduquer autrement \t \t( ÆnSBtmm / A\t1 i.;.\t'?.wr.>.Kîl j ' j l El / V ^\tLdBrvCl 9kl L üflHLb J\t1\tYTl !¦!,\tF\tR ' K f\t.M\til i \\1 yr sip TOUS\u2019LES DIMÀNCHESoS DE ioh À wt&m.Il 0 30 ?>' >¦ fr- pyy »v J MW to-1 ÂiHlC li ftU p E T h £ \" .~ y.¦ MA PLACE EN SANTÉ, j\u2019y tiens SANTÉ ET SERVICES SOCIAUX La privatisation affaiblit \\ notre réseau public \u2019 1 L\u2019arrondissement de Ville-Marii l\u2019excellent travail de l\u2019équipe d CAHHL07- .Juf.JOUR e reconna u magazi L£verdjctdeGabn Points positifs : Je n\u2019ai pas grand-chose à reprochera André.Il était positif, persévérant, il continuait sans se laisser décourager par le manque d'intérét des gens.Il avait vraiment le profil du camelot : la barbe, les cheveux puis la casquette.Il disait toujours une petite phrase quand les gens refusaient de lui acheter le magazine : « Peut-être ta prochaine fois ! ».Ça a l'air de rien, mais ça permet de laisser l\u2019idée germer dans la tête des gens.Et peut-être qu\u2019une prochaine fois, ils achèteront le magazine.Le processus est parfois très long et j\u2019ai des clients comme ça qui me reviennent après beaucoup de tentatives.Ça peut même prendre des années avant qu\u2019ils se décident.Points à améliorer : Il faut s\u2019imposer, il faut que tu parles.Parce que si tes entre la peinture et le mur, les gens ne te remarquent pas ! Il faut toujours penser à 360 degrés.Quand tes dans le métro, il ne faut pas que tu regardes dans une direction, car les gens arrivent de toutes les directions.Il faut garder un bon ton de voix, du début à la fin.Il faut aussi savoir contrôler son impulsivité face aux gens qui sont indifférents.André m\u2019a dit qu\u2019il se demandait comment je faisais.drè Nom André Péloquin | Profession Journaliste Camelot d\u2019un jour | Pointdevente Station Berri-UQÀM Bénévole à L\u2019Itinéraire comme formateur depuis le début de l\u2019année, j\u2019étais curieux de relever le défi Camelot d\u2019un jour qu\u2019on m\u2019a proposé.« Césf un défi, André.Cést difficile.Tu vas voir! », qu\u2019on me disait.J\u2019ai accepté l\u2019offre à une seule condition : une initiation avant le jour fatidique.D\u2019où le fait que je me suis retrouvé, un mardi après-midi à la station Berri-UQAM, aux côtés de Gabriel Bissonnette, « vendeur numéro un » dans l\u2019histoire du magazine.De la rue à une carrière « Numéro un par défaut.Les autres camelots qui sont entrés avant moi sont décédés », lance-t-il.Bonhomme incroyablement charismatique, Gabriel a transformé son séjour dans la rue en véritable carrière.En plus de vendre L\u2019Itinéraire depuis les débuts de la publication, il est également à l\u2019occasion conférencier et porte-parole de la bande.« fai été à Tout le monde en parle et aux Francs-Tireurs, notamment », glisse-t-il, pas peu fier.Camelot sur Saint-Denis l\u2019été, il se réinstalle à Berri-UQÀM pour la rentrée.pour le plus grand bonheur de certains habitués qui s\u2019arrêtent pour lui serrer la pince.« Ça va bien aller! », pensais-je.Ou pas.Charmeur, mais.Dès que j\u2019enfile le dossard de L\u2019Itinéraire et que je m\u2019empare de la pile d\u2019exemplaires de Gabriel, un passant me donne un dollar dans la main.« Césf un défi, André.Cést difficile.Tu vas voir!», lançai-je, victorieux, pour narguer les membres de l\u2019équipe présents.Une question demeure : était-ce un dollar pour mes yeux de biche ou mes cheveux qui s\u2019en viennent un peu trop longs ?Sûrement mes yeux de biche, évidemment.C\u2019est donc avec une certaine confiance que j\u2019entame mon quart de travail.J\u2019applique tant bien que mal les conseils de Gabriel: prendre de la place, afficher le magazine fièrement, parler de son contenu avec bagout et faire le numéro de charme que je réserve habituellement à l^ belle-famille le soir du réveillon.Pourtant, rien n\u2019y fait ! Ça fait pitié ! On me sourit ou on me dit « non, merci », mais personne n\u2019achète d\u2019exemplaire.Pire encore, certains détournent le regard, m\u2019évitent, me font carrément la gueule ou vont jusqu\u2019à me mentir.« Corne on ! Tu ¦ viens d\u2019ouvrir ton portefeuille devant moi pour prendre ta carte Opus, je le vois que t\u2019as assez d'argent pour un exemplaire ! », pensais-je.Si, pour certains, l\u2019invisibilité est un superpouvoir rêvé, ici, il pèse lourd.« L\u2019indifférence, cést la pire des choses quand on vend », fait valoir Gabriel.C\u2019est finalement lorsque je serai complètement abattu qu\u2019un passant - et un ami d\u2019enfance du réalisateur en couverture de L\u2019Itinéraire de surcroît ! - va se procurer l\u2019unique copie que j\u2019aurai vendue.L\u2019honneur est sauf.ou presque.Ml ¦V NOS PARTENAIRES ESSENTIELS DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ 1 à Le magazine L'Itinéraire a été créé en 1992 par Pierrette Desrosiers, Denise English, François Thivierge et Michèle Wilson.À cette époque, il était destiné aux gens en difficulté et offert gratuitement dans les services d'aide et les maisons de chambres.Depuis mai 1994, L'Itinéraire est vendu régulièrement dans la rue.Le magazine bimensuel est produit par l'équipe de la rédaction et plus de 50 % du contenu est rédigé par les camelots.Le Groupe L'Itinéraire a pour mission de réaliser des projets d'économie sociale et des programmes d'insertion socioprofessionnelle, destinés au mieux-être des personnes vulnérables, soit des hommes et des femmes, jeunes ou âgés, à faible revenu et sans emploi, vivant notamment en situation d'itinérance, d'isolement social, de maladie mentale ou de dépendance.L'organisme propose des services de soutien communautaire et un milieu de vie à quelque 200 personnes afin de favoriser le développement social et l'autonomie fonctionnelle des personnes qui participent à ses programmes.Sans nos partenaires principaux qui contribuent de façon importante à la mission ou nos partenaires de réalisation engagés dans nos programmes, nous ne pourrions aiderautant de personnes.L'Itinéraire, ce sont plus de 2000 donateurs individuels et corporatifs qui aident nos camelots à s'en sortir.Merci à tous ! La direction de L'Itinéraire tient à rappeler qu'elle n'est pas responsable des gestes des vendeurs dans la rue.Si ces derniers vous proposent tout autre produit que le journal ou sollicitent des dons, ils ne le font pas pour L'itinéraire.Si vous avez des commentaires sur les propos tenus par les vendeurs ou sur leur comportement, communiquez sans hésiter avec Shawn Bourdages, chef du développement social par courriel à : shawn.bourdages@itineraire.ca ou par téléphone au : 514 597-0238 poste 222.Nous reconnaissons l'appui financier du gouvernement du Canada par l'entremise du Fonds du Canada pour les périodiques, qui relève de Patrimoine canadien.Les opinions exprimées dans cette publication (ou sur cesite Web) ne reflètent pas forcément celles du ministère du Patrimoine canadien.Canada ISSN-l 481 -3572 n° de charité : 13648 4219 RR0001 PARTENAIRES MAJEURS 11*1\t,\tvme-iviarie Canada Québec SS Montréal# Nous tenons à remercier le ministère de la Santé et des Services sociaux de même que le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l'île-de-Montréal pour leur contribution financière permettantainsi la poursuitede notre mandat.QUEBECOR PRINCIPAUX PARTENAIRES DE PROJETS ŒUVRE JuA Hfcf R ft laiBfliKji.& fondation Carmand Normand E51 Desjardins Caisse populaire du Mont-Royal EPS Desjardins Caisse du Quartier-Latin de Montréal Fondation du Grand Montréal HA1\" U^upperkut \u2018\u2019stm L'ITINERAIRE EST MEMBRE DE insp AgECQ fï/yPSLM X.A-A faim RÉDACTION ET ADMINISTRATION 2103, Sainte-Catherine Est Montréal (Qc) H2K 2H9 LECAFÉ L'ITINÉRAIRE 2101, RUE SAINTE-CATHERINE EST Téléphone : 514597-0238 Télécopieur 514597-1544 Site : www.itineraire.ca DIRECTRICE GÉNÉRALE : CHRISTINE RICHARD RÉDACTION Chef du secteur magazine et rédactrice en chef : JOSÉE PANET-RAYM0ND Journaliste, responsable sociét ALEXANDRA CUELLIL Photograph' MARIO ALBERTO REYES ZAMORA Responsable de la formation des participants : CHARLES-ÉRIC LAVERY Chargé de l\u2019accompagnement des participants : SIMON P0SNIC Responsable de la création visuelle : MILTON FERNANDES Responsable de la création numérique : MACALIE PAQUET Journaliste affectée à la version numérique : GENEVIÈVE BERTRAND Collaborateur : IANIKMARCH Webmestre bénévole JUAN CARLOS JIMENEZ Adjoints à la rédactioi CHRISTINE BARBEAU, MARTINE BOUCHARD-PIGEON, MARIE BRI0N, LOUISE BRUNET, DANY CHARTRAND, SARAH DÉRY, SARAH LAURENDEAU, HÉLÈNE MAI, PIERRE DE M0NTVAL0N, JENNIFER PIT0SCIA, LAËTITIATHÉLÈME, CHANTAL VANASSE Révision des épreuves PAUL ARSENAULT, MICHÈLE DETEIX, LUCIE LAPORTE Photodelaune MILTON FERNANDES | CamelotJoseph-ClermontMathurin et la comédienne Danielle Proulx ADMINISTRATION Chef des opérations et des ressources humaines : DUFFAY ROMANO Responsable de la comptabilité ANYA SANCHEZ Adjointeadministrative : NANCYTRÉPANIER Responsable du financemen DOMINIQUE RACINE DÉVEL0PPEMENTS0CIAL Chefdu développement social :SHAWN BOURDAGES Intervenant psychosocial JEAN-FRANÇOIS M0RIN-R0BERGE Responsable du Café PIERRE T0UCAS Responsable de la distribution MÉLODIE ÉTHIER CONSEIL D'ADMINISTRATION Présiden GUY LARIVIÈRE - Glasford InternationalCanada Trésorier GRÉGOIRE PILON - Ernsts Young S.R.L./S.E.N.C.R.L.Vice-président: JEAN-PAUL LEBEL - Camelot de L'Itinéraire Administrateur ALEXANDRE PÉL0QUIN - Camelot de L'Itinéraire ISABELLE M0NETTE - Fondation CSN KATHERINE NAUD- Perspectives Jeunesse Représentant des camelots: GUY THIBAULT - Camelotée L'itinéraire VENTES PUBLICITAIRES 514 597-0238 poste 234 Conseillère RENÉE LARIVIÈRE (450-541-1294) renee.lariviere18@gmail.com GESTION DE L'IMPRESSION TVA PUBLICATIONS INC.DIVISION ÉDITIONS SUR MESURE 1514 848-7000 Directeur général ROBERTRENAUD Chef des communications graphiques DIANE GIGNAC Chargée de projet; MARILYN FORTIN Imprimeur : TRANSCONTINENTAL Convention de la poste publication N°40910015, ^d'enregistrement 10764.Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada, au Groupe communautaire L'Itinéraire : 2103, Sainte-Catherine Est, Montréal (Québec) H2K2H9 Québécor est Fière de soutenir l'action sociale de L\u2019Itinéraire en contribuant à la production du magazine et en lui procurant des services de télécommunications.A\tMIXTE V-||J FSC www.fsc.org\tPapier issu de sources responsables \tFSC* C011825 4 ITINERAIRE.CA | 15 septembre 2016 MOTS DE CAMELOTS France Lapointe.11 Gisèle Nadeau.11 Réal Lambert.11 Lucette Bélanger.18 Richard T.18 Cybelle Pilon.18 Rose.42 France Beaumont.42 Manon Fortier.42 H-» a .m\tM TxT- ai v DOSSIER ÉDUQUER AUTREMENT Réflexions sur notre système éducatif \u2022\tL'école publique mise à l'épreuve ?\u2022\tMisersur l'éducation \u2022\tL'école de la vie \u2022\tGarder le goût d'apprendre \u2022\tUne autre façon d'éduquer ?\u2022\tQuel rôle pour l'État?Par Alexandra Cuellil CAMELOT D'UN JOUR 2016 CAMELOT .tCt**.\u2022/OUR Le jeudi 22 septembre se tiendra la troisième édition de notre événement-phare, Camelot d'un jour, Le temps d'une heure, près d'une vingtaine de personnalités se prêteront à l'exercice de la vente de L'Itinéraire.Jumelées avec un camelot, elles iront à la rencontre des passants afin de leur parler du magazine, \u2022\tConversation avec Danielle Proulx \u2022\tCamelot d'un jour, c'est aussi à Sherbrooke,,, etàGatineau \u2022\tVisite guidée de L'Itinéraire AA AA I\t15 septembre 2016 rvi\u2014\tVolumeXXIII, n° 18 ÉDITORIAL.7 Passez le message, svp ! Par Josée Panet-Raymond ROND-POINT.8 RÉGIONS.9 GRANBY - Une réalité en mouvance et en mutation Par Nicolas Luppens ROND-POINT INTERNATIONAL.10 INFO RAPSIM.30 Ville et itinérance : Beaucoup reste à faire Par Pierre Gaudreau , coordonnateur du RAPSIM COMPTES À RENDRE.31 Faire réseau Par lanik Mardi, économiste indépendant CARREFOUR.32 BD.33 Par Siou DANS LA TÊTE DES CAMELOTS.34 ART URBAIN.36 L'étincelle qui a tout changé Par Suzanne Leblanc LIVRES.38 N'oublions pas les Panama Papers Par Guy Boyer VIE DE QUARTIER.40 Promenade à Terrebonne ParAdam Raymond DÉTENTE.44 À PROPOS DE L'ÉDUCATION.46 MtfS-LECTEURS Bonjour, je suis une cliente régulière.Je trouve que vous faites du beau travail et je vous aime.Madame St-George Soyez bénis !! xx Maika Message Facebook En villégiature à St-Alphonse Rodriguez, Lanau-dière, avec, sous la main, le numéro du premier juillet dernier comprenant le dossier spécial Logement.Bravo à L'Itinéraire, son équipe, ses sources pour la carte des différents arrondissements de Montréal centre et un aperçu du prix des logements, qui permet aux précarisés du logement de s'orienter dans la jungle locative montréalaise.Johanna Fontaine Les camelots sont des travailleurs autonomes 50% du prix de vente du magazine leur revient ECRIVEZ-NOUS ! COURRIER@ITINERAIRE.CA Des lettres courtes et signées, svp ! La Rédaction se réserve le droit d'écourter certains commentaires. Don en cartes repas geste solidaire! Le don d\u2019une carter-repas à 6S permet à une personne démunie de s'alimenter gratuite ment au Café L' I tinéra i re ou chez l'un de nos partenaires : Comité social Centre-Sud, MultiCaf, Resta Plateau.Le Phare et Chie Resta Pop.Grâce à vos dons, plus de ! 5000 repas complets sont servis chaque année aux personnes se retrouvant dans le besoin.Vous pouvez choisir de les distribuer vous- même ou bien nous laisser le soin de le faire pour vous à\tÆ Travers notre service d'in- - tervention et de réinsertion - jHM' sociale,\t\u201d i fl i1.1 f Pour plus d\u2019informations un faire un don en ligne: si sv'V.ïtin eraire.ca Oui, j'appuie L'Itinéraire \u2022\tDONS V \u2022\tCARTES-REPAS \u2022\tABONNEMENT Pour rejoindre notre service aux donateurs © 514 597-0238, poste 240 @ dominique.racine@itineraire.ca JE FAIS UN DON DE: O 40$ O 50$ O 75$ O 100$ ou ______________________$' IDENTIFICATION O Mme QM.JE VEUX ACHETER DES CARTES-REPAS : Nom : J'offre______cartes-repas à 6$ chacune =________________ TOTAL DE MA CONTRIBUTION:\t__________________ DONS + CARTES-REPAS JE VEUX M'ABONNER AU MAGAZINE : Je m'abonne pour une période de : 012 mois, 24 numéros (124,18 $ avec taxes) 06 mois, 12 numéros (62,09 $ avec taxes) Nom ou N° de camelot (s'il y a lieu) :__________________ Prénom:________________________________________________ Adresse :______________________________________________ $\u2019 Ville :_______________________________Code postal :_I__I.Courriel :_____________________________________________ Téléphone:!_______) ___________________________________ MODE DE PAIEMENT O Chèque au nom du Groupe communautaire L'Itinéraire O Visa O MasterCard ¦ fjij\t\u2019 Pour respecter l'écologie et réduire ses frais postaux, L'Itinéraire envoie le reçu d'impôt une seule fois par année, au début de janvier suivant le don.NE\tVous pouvez faire un don directement en ligne sur notre site www.itineraire.ca N°de la carte : I_I___I__I__I___I__I___I__I___I__I___I__I___I__I___I__I___I Expiration.RAI (Mois) (Année) Signature du titulaire de la carte RE Qx4ùwci/ N° de chanté de l'organisme : 13648 4219 RR0001 Postez votre coupon-réponse au Groupe communautaire L'Itinéraire 2103, rue Sainte-Catherine Est, 3e étage, Montréal (Québec) H2K2H9 EDITORIAL PAR JOSEE PANET-RAYMOND RÉDACTRICE EN CHEF Le camelot Michel Mardi lors del JCamelot d'un jour, édition 2015! camelot .t£ur».iOUR J\u2019ai tâté le terrain auprès de quelques-uns de nos camelots pour savoir quelle était la proportion des gens qui passaient sans les regarder lorsqu'ils étaient sur leur « spot » de vente.Selon la plupart, beaucoup de gens Font preuve d'indiFFérence à leur égard.« C'est comme si on était invisible», disaitl'un d\u2019entre eux.Heureusement que des gens comme vous prenez la peine de s'arrêter, d'acheter le magazine et de jaser un peu avec les camelots.Si la plupart de nos camelots sont aguerris et ne font pas trop cas de ceux qui les traitent comme s\u2019ils étaient des fantômes, ils affirment tous sans exception que lorsqu\u2019ils disent « bonjour » ou scandent le contenu du magazine aux passants et que ceux-ci les contournent sciemment, « ça fait un peu mal ».« Je me dis que personne n\u2019est obligé d\u2019acheter L\u2019Itinéraire, dit l\u2019une de nos camelots.C\u2019est un pays libre, j\u2019aime mieux qu\u2019on m\u2019ignore que l\u2019on me dise des bêtises », relativise-t-elle.Cependant, rien n\u2019est pire que l\u2019indifférence.La haine?Le mépris ?Non, l\u2019indifférence c\u2019est pire encore.C\u2019est l\u2019absence de reconnaissance de l\u2019autre, de sa valeur, voire même de son existence.Le Larousse propose d\u2019ailleurs cette définition au mot indifférence : « État, sentiment de quelqu'un qui ne se sent pas concerné, touché par quelque chose, ou qui n'accorde aucune attention, aucun intérêt à quelqu'un, à quelque chose ».Pouvez-vous vous imaginer vivre dans un monde comme ça?Mon non plus.Ne pas se sentir concerné par nos concitoyens qui surmontent de grands obstacles dans leur vie et travaillent pour améliorer leur sort ?Pour nous ici à L\u2019Itinéraire, et pour des gens comme vous, c\u2019est impensable.C\u2019est pour cela, et aussi pour sensibiliser les gens au fait que L\u2019Itinéraire c\u2019est bien plus qu\u2019un magazine, que nous tenons notre événement-phare Camelot d\u2019un jour.Le 22 septembre, des personnalités bien connues seront jumelées avec des camelots pour vendre le magazine dans les rues du centre-ville de Montréal.Cette année l\u2019événement se déroulera aussi dans plusieurs autres villes du Québec où L\u2019Itinéraire est distribué.Les journaux de rues de Sherbrooke et de Gatineau participeront aussi.Bien plus qu\u2019un magazine Le magazine, c\u2019est le moteur du Groupe communautaire L\u2019Itinéraire.Mais on offre plus que l\u2019opportunité de vendre la revue.Effectivement, nos camelots sont nombreux à profiter des nombreux services d\u2019aide alimentaire, de soutien au logement, d\u2019intervention psychosociale.Ils trouvent à L\u2019Itinéraire un sentiment d\u2019appartenance autour d\u2019un café ou d\u2019un repas à prix modique.De plus, beaucoup suivent ici des formations en informatique, prennent des cours de français, participent à des ateliers de tous genres et écrivent dans le magazine.D\u2019ailleurs, ils rédigent la moitié du contenu de L\u2019Itinéraire.Outre les mots de camelots et chroniques libres, des reportages et entrevues bien fouillés sont réalisés par nos participants, soutenus par notre équipe et des journalistes professionnels bénévoles.Et leur magazine, ils le brandissent fièrement sur la rue.Malheureusement, encore trop de passants font preuve d\u2019indifférence ou encore d\u2019évitement.On se demande ce que pensent ces gens qui font semblant de ne pas les voir.Peut-être pouvez-vous nous aider en passant le message ?Dites-leur que le magazine n\u2019est qu\u2019un des outils mis à leur disposition pour leur permettre de sortir de l\u2019exclusion sociale, de réduire leur vulnérabilité économique et de s\u2019autonomiser.D\u2019ici là, rendez-vous sur notre site web au itineraire.ca pour connaître les vedettes qui ont si généreusement accepté de faire équipe avec nos camelots et découvrir où vous pourrez aller les rencontrer.¦ 15 septembre 2016 | ITINERAIRE.CA 7 ROND-POINT PAR ALEXANDRA GUELLIL questions a Alain Brunet Spécialiste des impacts des psychotraumatismes sur la santé mentale, Alain Brunet est psychologue clinicien et professeur à l'Institut universitaire en santé mentale Douglas, affilié à l'Université McGill*.Précisément, le chercheur s'intéresse à l'impact des événements traumatiques et aux facteurs qui augmentent le risque d'avoir un trouble de stress post-traumatique (TSPT) ainsi que les traitements efficaces comme l'intervention précoce ou le blocage de la reconsolidation du souvenir traumatique.O Comment définissez-vous le choc post-traumatique et quelles en sont ses manifestations ?Pour vivre un tel choc, il faut avoir vécu un trauma, c\u2019est-à-dire une confrontation brutale et inattendue avec la mort, celle des autres ou la nôtre faisant naître un sentiment de surprise d\u2019avoir survécu.Pour être en choc post-traumatique, il faut donc avoir vécu un événement traumatique qui va mener vers le déclenchement d\u2019un trouble de choc post-traumatique.Il existe quatre grandes catégories de symptômes pour ce trouble.La première est en lien avec les pensées intrusives qui reviennent sans le vouloir comme des cauchemars, la seconde avec les conduites d\u2019évitement qui nous pousse à éviter tout ce qui pourra rappeler l\u2019événement.En parallèle à cela, les personnes seront dans un état d\u2019hyper-éveil et pourront être irritables ou sursauter facilement.Enfin, ces personnes ayant vécu un choc post-traumatique vont avoir une autre vision du monde en développant un regard sur sa dangerosité et l\u2019impossibilité de faire confiance à autrui.S\u2019ajoutent à cela les réactions que l\u2019on pourrait qualifier de cognitives.O Un attentat peut-il être considéré comme traumatique ?En particulier lorsqu\u2019il est relayé avec des photos et vidéos violentes par les médias et sur les réseaux sociaux ?Un attentat a un potentiel traumatique important parce que l\u2019idée derrière l\u2019acte est de tuer, mutiler un maximum de personnes et d\u2019horrifier ceux qui regardent ou qui survivent.C\u2019est donc eux qui sont à risque de développer un choc post-traumatique ou d\u2019autres difficultés de vie.Et si en ce moment il s\u2019agit de quelque chose dont on entend beaucoup parler, dans la psychologie du terrorisme, l\u2019idée est de transmettre que personne n\u2019est à l\u2019abri et que cela peut survenir n\u2019importe où et n\u2019importe quand.Bien que ce soit en partie vrai, il faut quand même garder à l\u2019esprit que le risque est, malgré tout, faible.En principe, l\u2019attentat ne peut mener vers un choc quand il est uniquement relayé par les médias sociaux parce qu\u2019on doit avoir vécu l\u2019événement.Il est vrai que des images et photos peuvent nous rendre plus anxieux et vigilants, mais ce n\u2019est pas en regardant les nouvelles ou en passant beaucoup de temps sur les réseaux sociaux que l\u2019on peut devenir traumatique.© Existe-t-il des moyens d\u2019éviter le choc post-traumatique ?La grande question à laquelle il n\u2019y a malheureusement pas encore de réponse c\u2019est pourquoi certaines personnes développent un choc post-traumatique et d\u2019autres non.Il y a une probabilité de développer un tel choc suite à un événement traumatique vécu et nous sommes assez limités actuellement pour savoir qui en développera un.Typiquement, il va y avoir environ 10 % de personnes qui seront à risque, des fois plus, des fois moins, avec la violence interpersonnelle comme un déclencheur.On sait aussi que les femmes sont environ deux fois plus à risque que les hommes, tout comme les enfants.Autre élément important dans les recherches, dépendamment du sens donné à l\u2019événement, le choc pourrait s\u2019accentuer ou diminuer.Dans le cas de parents par exemple, il n\u2019est pas rare d\u2019être plus sensible à quelque * Précisons qu'il s'agit d'une installation du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l'Ouest-de-l'île-de-Montréal (CIUSSS de l'Ouest-de-l'île-de-Montréal).chose qui surviendrait à un enfant.Mais, nous restons ici dans l\u2019ordre de la probabilité.O Parlons enfin du sentiment de culpabilité dans le choc post-traumatique.Comment parvenir à l\u2019estomper ?Toutes les victimes de trauma sont tôt ou tard confrontées à cette notion de culpabilité, qu\u2019on le veuille ou non.Les questions comme « pourquoi moi ?», ou « est-ce que j\u2019aurais pu faire quelque chose pour éviter cela ?» seront présentes et difficiles à éviter.Et, quand il nous arrive quelque chose de vraiment épouvantable, ce sont des questions qui peuvent devenir obsessionnelles.Si on parle un peu des éléments qui peuvent atténuer le choc post-traumatique, il faut se rendre compte que le trauma n\u2019est pas inévitable.Le soutien social et les verbalisations sont des éléments très importants tout comme le fait de pouvoir se confier et raconter ce qu\u2019il s\u2019est passé.Au cours des semaines qui suivent un événement traumatique, on n\u2019a pas l\u2019impression d\u2019être en train de remonter la pente, c\u2019est pour cela qu\u2019il faut aller chercher de l\u2019aide d\u2019un professionnel.¦ 8 ITINERAIRE.CA | 15 septembre 2016 -lAgfew pfi.7,y fc\" «4.£Z«9fc **»¦« REGIONS PAR NICOLAS LUPPENS COORDONNATEUR DU GASP EN HAUTE-YAMASKA vM ¥ :/j-\u2019 L'itinérance en région Une réalité en mouvance et en mutation £ Pour beaucoup de gens, le phénomène de l'itinérance existe uniquement dans les grandes villes.Le magazine L'Itinéraire, implanté à Granby et Sutton depuis déjà plus d'un an, permet de sensibiliser la population à l'existence du phénomène dans la région et bouscule certaines idées préconçues.« Est-ce qu'il y a de l'itinérance dans notre région ?».« Est-ce qu'il y a beaucoup de personnes en situation d'itinérance à Granby ?».« Comment cela est-il vécu en région ?».Ces questions sont fréquemment adressées aux camelots et avec raison.En effet, l\u2019itinérance est beaucoup moins visible en région que dans les grands centres urbains.Pourtant cette réalité y est bien présente.Selon le Comité itinérance Haute-Yamaska, rattaché au Groupe actions solutions pauvreté (GASP), l\u2019itinérance plus visible est liée aux formes d\u2019itinérances plus chroniques.On parle d\u2019itinérance chronique lorsqu\u2019elle devient un mode de vie à long terme et s\u2019enracine dans l\u2019identité de la personne.Or, cette forme d\u2019itinérance sévit davantage dans les grandes villes puisque les services, qui y sont plus nombreux et complets, favorisent l\u2019attraction des personnes sans domicile fixe.Il n\u2019est donc pas étonnant de retrouver dans les plus petites villes davantage d\u2019itinérance ponctuelle ou cyclique que ses formes plus persistantes.Plus de femmes, d\u2019aînés.et de familles Bien que l\u2019itinérance soit plus cachée en région, le phénomène gagne de l\u2019ampleur ces dernières années.Ses visages se diversifient et se complexifient.Si autrefois, c\u2019était surtout des hommes qui cognaient à la porte des ressources d\u2019aide, aujourd\u2019hui, les intervenants ne se surprennent plus de voir des demandes provenant des femmes, des aînés, et même des familles.Par ailleurs, de plus en plus de travailleurs et de personnes vivant en milieu rural font également appel aux organismes communautaires.Aux yeux du GASP, ces nouvelles réalités sont le symptôme de l\u2019appauvrissement d\u2019une population qui arrive de plus en plus difficilement à boucler la fin du mois même, pour certains, en travaillant à temps plein.En conséquence, il n\u2019est pas étonnant de constater une GROUPE ACTIONS SOLUTIONS PAUVRETÉ augmentation et une dégradation des problèmes de toxicomanie et de santé mentale chez les demandeurs de ces services.La croissance du phénomène de pauvreté peut se mesurer au nombre de demandes d\u2019aide alimentaire qui augmentent de 15 % à 20 % annuellement auprès des deux plus grandes ressources d\u2019aide alimentaires de Granby, soit chez SOS Dépannage et au Partage Notre-Dame.Pour faire face à l\u2019émergence des nouveaux visages de la pauvreté et de l\u2019itinérance, les organismes de la Haute-Yamaska ont poussé leur créativité afin de développer des services adaptés.Par exemple, Logements-études, un projet novateur de logement social incluant une garderie favorisera, dans les prochains mois, le retour aux études des familles ayant des difficultés financières.De son côté, l\u2019implantation du programme Bonne boîte bonne bouffe permet aux ménages moins fortunés de se procurer des fruits et légumes frais à moindre coût.Les idées ne manquent pas localement mais il demeure utopique de penser que ces interventions puissent éradiquer au fléau de la pauvreté sans s\u2019attaquer à ses causes.Le coût de l\u2019itinérance Ainsi, pour lutter efficacement contre l\u2019itinérance, les différents paliers politiques doivent agir à la source du problème de pauvreté tel que sur le revenu, le logement et l\u2019accès à l\u2019éducation, aux soins de santé et aux services sociaux.Une récente recherche canadienne1 établissait le coût de l\u2019itinérance à 7 milliards $ par année, soit environ 0,70 $ par jour par habitant.A l\u2019heure actuelle, le fédéral investit environ 0,02 $ par Canadien, par jour dans sa stratégie des partenariats de lutte à l\u2019itinérance (SPLI) et le provincial environ 0,03 $ par Québécois, par jour dans son plan d\u2019action interministériel en itinérance.Même si elle est moins visible en région, l\u2019itinérance y est bien présente.Investir davantage dans des interventions en région permettrait également de développer des services adaptés aux nouvelles réalités et d\u2019éviter la migration des sans-abris vers les grands centres urbains et donc leur déracinement.Nous avons collectivement la possibilité, la responsabilité et les moyens d\u2019améliorer le sort des gens fragilisés.Il s\u2019agit d\u2019un choix de société.¦ Source : http://homelesshub.ca/node/35375 15 septembre 2016 | ITINERAIRE.CA 9 3 S O d DT VH1MVW E- T ^îats ¦m 1 .-\" )f,?ATa ITALIE | Dure cohabitation à Rome Les esprits s\u2019échauffent entre les résidents et les migrants africains du centre Baobab, ce camp de fortune érigé par des bénévoles à proximité d\u2019une gare de Rome.Des milliers de migrants venus par bateau y transitent depuis plus de sept mois dans des conditions insalubres.A tout moment, quelque 300 personnes y vivent, dormant sur des matelas à même le trottoir.« Nous ne pouvons pas ouvrir nos fenêtres à cause de l\u2019odeur des toilettes chimiques qui ne sont jamais changées et des fuites d\u2019eau sale », se plaint Valeria, qui vit à côté du camp avec son enfant de six ans et son mari.« C\u2019est inhumain pour eux et pour nous aussi.» L\u2019Italie a accueilli plus de 420 000 migrants depuis 2014 et offre un refuge à quelque 140 000 demandeurs d\u2019asile, soit sept fois plus qu\u2019en 2013.(Reuters/INSP) ROND-POINT INTERNATIONAL ÉTATS-UNIÎ | Cap sur l\u2019université pour une jeune sans-abri Agée de 16 ans, Destyni Tyree fera son entrée à l\u2019université à la fin de l\u2019été.Outre son jeune âge, ce qui rend la chose encore plus admirable, c\u2019est que Destyni a réussi à compléter ses études secondaires en seulement deux ans, alors quelle vivait dans un refuge pour sans-abri de Washington D.C.Dotée d\u2019une grande ténacité et d\u2019une volonté incomparable de réussir, l\u2019étudiante s\u2019est inscrite au Potomac State College en enseignement secondaire pour pouvoir répondre à son aspiration de devenir un jour directrice d\u2019école.Destyni vivra dans un dortoir de l\u2019institution post-secondaire où elle sera chargée de l\u2019accueil des résidents.Pour payer ses études, la jeune femme a lancé une campagne de sociofinancement GoFundMe et a déjà recueilli près de la moitié de son objectif de 50 000 $.(Spare Change News) CANADA | Trans oui, mais des êtres humains avant tout ! A13 ans, Tru Wilson est reconnue pour son implication en faveur du respect des droits des personnes trans.Ce qui la différencie des autres jeunes de son âge est le genre féminin auquel elle s\u2019identifie.L\u2019adolescente a fait les manchettes des journaux nationaux quelque temps avant que le gouvernement Trudeau ne mette à son agenda politique les questions reliées à l\u2019identité et à l\u2019expression de genre.Née garçon, Tru se rendait à l\u2019école avec l\u2019uniforme des filles.Scolarisée dans une école catholique, l\u2019adolescente vivait mal le regard et le jugement des autres jusqu\u2019à vouloir quitter l\u2019école.N\u2019ayant pas envie de laisser ses amis derrière elle, Tru a finalement porté plainte afin de prouver que les jeunes trans avaient eux aussi des droits.Sa transition, elle l\u2019a entamée en 4e année, soutenue par sa mère qui l\u2019emmenait faire les magasins.C\u2019est donc en partie grâce au combat mené par Tru que les jeunes trans peuvent aujourd\u2019hui être appelés par le prénom qu\u2019ils choisissent, porter les vêtements qu\u2019ils souhaitent et accéder aux salles de bain qui correspondent le mieux à leur genre.« Nous sommes encore des êtres humains et nous avons autant besoin d'amour que les autres », expliquait-elle aux médias.À ce jour, au Canada, l\u2019Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba, l\u2019Ontario, l\u2019Ile-du-Prince-Edouard, Terre-Neuve et les Territoires du Nord-Ouest font partie des provinces ayant des lois qui protègent explicitement l'identité de genre et son expression.[Mégaphone / INSP) ' UItinéraire est membre du International Network of Street Papers (Reseau International des Journaux de Rue - INSP) Le réseau apporte son soutien à près de 120 journaux de rue dans 35 pays sur six continents.Plus de 250 000 sans-abri ont vu [eur vie changer grâce à [a vente de journaux de rue.Le contenu de ces pages nous a été relayé par nos collègues à travers le monde.Pour en savoir plus, visitez www.street-papers.org International Network of Street Papers 10 ITINERAIRE.CA | 15 septembre 2016 PHOTO : REUTERS - MAX ROSSI Des Fruits et légumes d'ici Vous l\u2019aurez sans doute remarqué, le coût de la vie ne cesse d\u2019augmenter.Les épiceries, tout comme n\u2019importe quel commerce, le ressentent particulièrement.En effet, il y aurait de grandes pertes de produits dans la section des fruits et légumes.Ceux-ci étant devenus trop chers, de moins en moins de personnes les achètent.Les propriétaires des épiceries perdent du profit, mais les clients et les producteurs sont aussi affectés par cette réalité.En premier, les clients n\u2019ont pas l\u2019argent pour payer des fruits et légumes, mais ils ont tout de même faim ! Ils se rabattent donc sur de la nourriture qui est moins bonne pour leur santé.A court terme, le problème semble moindre, mais c\u2019est sur le long terme que des conséquences se présentent.Par exemple, à force de ne pas s\u2019alimenter correctement, plusieurs individus développent des problèmes de santé, tels que le cholestérol, le diabète et l\u2019embonpoint.En second, les cultivateurs sont aussi grandement affectés par la baisse de consommation de fruits et légumes.Tout d\u2019abord, si personne n\u2019achète leurs produits, ils n\u2019ont pas d\u2019argent pour payer des employés pour produire, et les fruits et légumes pourrissent dans les champs et dans les arbres.De plus, au Québec l\u2019été, plusieurs agriculteurs font affaire avec le Mexique afin de donner des possibilités d\u2019emploi aux Mexicains.Mais comme leurs papiers tardent à arriver, cela prend plus de temps pour que ces futurs employés puissent venir travailler au Québec.Je trouve dommage que cela affecte autant le roulement de l\u2019économie.Peut-être que s\u2019il y avait une meilleure gestion du travail à l\u2019immigration, la chaîne pourrait être inversée : plus de travailleurs, moins de fruits et de légumes perdus, diminution du prix de ceux-ci et augmentation des ventes.Il est important de favoriser la production au Québec plutôt que d\u2019importer des autres pays ; achetez des produits d\u2019ici et participez à notre économie ! FRANCE LAPOINTE\tK CAMELOT MONT-ROYAL/MENTANA À Montréal Quand j\u2019étais enfant et adolescente, je rêvais de venir vivre et travailler dans une grande et grosse ville.Etant originaire de la Gaspésie, dans la campagne, plus précisément à Amqui, je rêvais de grandeur.J\u2019ai toujours été attirée par les villes.La première fois que je suis montée ici, à Montréal, c\u2019était pour l\u2019Expo 67.J\u2019avais 17 ans, j\u2019étais étudiante, c\u2019était lors d\u2019un voyage d\u2019école ; j\u2019ai beaucoup aimé cette ville.Après cela, comme étudiante, je suis remontée travailler ici pendant l\u2019été, comme servante dans une famille.Cela a vraiment été plaisant et agréable.Là, j\u2019ai « pogné la piqûre » de la ville, comme on dit ! Ensuite, en 1980, mon mari et moi nous sommes installés à Montréal ; c\u2019est beaucoup plus avantageux, une grande ville.Ce qui est plaisant, pour aller travailler et se déplacer, c\u2019est que c\u2019est simple : nous pouvons prendre les transports en commun.C\u2019est pratique d\u2019avoir accès à des autobus et au métro.Il y a aussi beaucoup de monde et de belles places et beaux coins à visiter, tels que le Vieux-Montréal, dont j\u2019ai parlé dans mon dernier article Vie de quartier dans l\u2019édition de L\u2019Itinéraire du 1er mai 2016.J\u2019ai également remarqué qu\u2019il y a aussi du beau et bon monde.Un exemple qui m\u2019a beaucoup marquée, c\u2019est la rencontre de l\u2019une de mes clientes.Un jour, en allant prendre mon café en face du métro Jarry, avant d\u2019aller travailler, elle m\u2019a offert de se joindre.Nous sommes donc rentrées toutes les deux dans le restaurant.Elle est une personne très sociable, chaleureuse et humaine, avec le sens de l\u2019humour ; je suis heureuse de l\u2019avoir rencontrée et je l\u2019apprécie beaucoup en tant que cliente.J\u2019aime vraiment cette ville, car c\u2019est beaucoup mieux pour tout.Nous avons presque tout à la portée de main.Merci sincère à ma clientèle.CISÈLE NADEAU CAMELOT MÉTROS IBERVILLE ET JARRY MOTS DE CAMELOTS Les voitures anciennes Quand j\u2019étais jeune adolescent et que je restais chez mes parents, je m\u2019intéressais beaucoup aux autos anciennes.Je voulais voir comment elles fonctionnaient, aussi j\u2019aimais lire dans Science Mécanique pour voir s\u2019il y avait de nouvelles découvertes en ce qui concerne les moteurs.J\u2019allais voir des expositions de vielles automobiles à Cap-Santé et Québec, puis je prenais des photos et je posais des questions aux collectionneurs.Comme il m\u2019était impossible d\u2019en avoir une, même devenu grand, car cela demande beaucoup d\u2019argent en rénovation, je me suis mis à collectionner des cartes de voitures anciennes et j\u2019ai fabriqué des modèles 1/30 en plastique.Ainsi, j\u2019ai pu avoir le plaisir d\u2019avoir une Corvette des années 1960 et d\u2019autres modèles anciens, comme un camion Ford des années 1950.Pour me les procurer, je pouvais aller les chercher dans les grosses succursales de Hobby, car je ne pouvais les trouver près de chez moi.Certains modèles sont plus difficiles à construire, car ils comportent beaucoup de pièces.Aussi, pour appliquer la peinture, il faut être adroit, car les pièces sont petites, mais pour moi, c\u2019est comme faire un tableau en peinture ; il faut de bons pinceaux et quand on a fini, c\u2019est comme une œuvre d\u2019art.Les anciennes voitures avaient du style et je pouvais les admirer.RÉAL LAMBERT\tK CAMELOT LAURIER/DE LANAUDIÈRE Réflexions sûr motre système éducatif l.îïi .Wï^s'i^aiKtsigjif pa jfhurri- jp*L§j rasa pass Au Québec, un enfant sur cinq fait partie de ces élèves qui ont des besoins spécifiques.À Montréal, quelque 84 % des jeunes en difficulté obtiennent leur diplôme d'études secondaires en sept ans, comparé à une moyenne de 78 % pour l'ensemble des jeunes de la province.Quant au taux de décrochage, selon les dernières statistiques, il est équivalent à 25,6 %.L'école, qu'elle soit publique, privée, alternative ou démocratique est un sujet de plus en plus présent dans l'actualité.Que ce soit dans les budgets, dans les réformes des différents gouvernements ou dans les doléances des enseignants et des parents, il semble que l'on soit arrivé à un tournant où une réflexion s'impose dans le seul objectif d'offrir le meilleur aux citoyens de demain.DOSSIER ¦V-v-y 0 f#gt > jfl*.1* ->,1 '-Vf V*-'-' %**n, ¦¦ ¦;J- * SÜra&K & :T*.¦i- ''V; W®S£\\{- ,« N^j; V%»v ¦vV f !'< v ¦.->¦ msm WMïï as \u2019¦ ïv> ma# ¦j'-ï\u2019fSr jSÛW L'école publique mise à l'épreuve ifcfivS PAR ALEXANDRA GUELLIL Abolir des commissions scolaires ou réduire leur nombre, transférer la gestion des infrastructures éducatives et du transport scolaire aux municipalités, réduire d'au moins de moitié le financement des écoles privées, créer un ordre professionnel des enseignants, réduire le nombre d'épreuves ministérielles, instaurer un taux unique de taxation scolaire par région ou encore supprimer les comités consultatifs au ministère de l'Éducation.Telles étaient les grandes « hypothèses » de la réforme du réseau scolaire proposée par le gouvernement Couillard.Gain souhaité alors : un milliard de dollars.L\u2019annonce de ces coupes budgétaires majeures a été l\u2019occasion d\u2019amorcer une réflexion sur le système éducatif québécois.Devant les nombreuses indignations de la population, le premier ministre du Québec, Philippe Couilllard a annoncé en mars dernier vouloir « faire de l\u2019éducation une priorité nationale ».Les budgets ont ainsi été augmentés de 3 % pour une hausse totale de 500 millions de dollars.Un répit qui a eu sa part de désillusions.Bien que la sortie de ce troisième budget Leitao ait pu laisser entrevoir un léger adoucissement des restrictions budgétaires liées à l\u2019éducation, pour certains il ne s\u2019agit que d\u2019un moyen de calmer la grogne publique.« En analysant les annonces du gouvernement, on se rend compte qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019argent neuf ou réinjecté.En réalité, très peu de fonds sont destinés aux services aux élèves.On a eu des compressions de 350 millions et des investissements de 252 millions, donc on ne rattrape pas la situation » se positionne la porte-parole du mouvement populaire « Je protège mon école publique », Pascale Grignon.Elle rappelle que « les coupes budgétaires dans le système de l\u2019éducation ont démarré ilyaà peu près six ans, et au-dessus d\u2019un milliard de dollars à été coupé au fil des années et des gouvernements ».Moins de services et surpopulation La goutte d\u2019eau qui fait déborder le vase est en lien avec ce que Pascale Grignon qualifie de « double étranglement » des écoles pour illustrer les pertes de financement alors que le nombre d\u2019enfants scolarisés ne cessait d\u2019augmenter.« Ça a été comme une sorte de point de non-retour ».Le mouvement est donc parti de l\u2019école Saint-Jean-de-Brébeuf à Montréal avant d\u2019atteindre d\u2019autres écoles aussi concernées par ces problématiques.En mai 2015, c\u2019est avec des chaînes humaines que ce mouvement a fait parler de lui.Plus de 100 000 citoyens se sont tenus par la main autour des établissements scolaires d\u2019un peu partout au Québec pour dénoncer les compressions du gouvernement provincial dans les écoles primaires et secondaires.Et la tâche qui préoccupe ce mouvement citoyen est loin d\u2019être une mince affaire puisqu\u2019il se donne comme mission de « promouvoir un financement adéquat de l\u2019école publique au Québec tout en sensibilisant la population aux enjeux des coupes en éducation ».Pour Pascale Grignon, il s\u2019agissait d\u2019une sorte d\u2019éveil sur la situation vécue dans les écoles, car dit-elle, « même si l\u2019argent ne coulait pas à flot, on a tout d\u2019un coup été confrontés à des problèmes liés au système d\u2019éducation en entier.D\u2019où l\u2019idée de regrouper les parents, mais aussi d\u2019alerter les citoyens alors que l\u2019éducation ne semblait pas L\u2019école de la vie À seulement 15 ans, Joël Lacoste-Therrien, étudiant au Collège Héritage à Châteauguay, a fait parler de lui en créant une pétition pour créer des cours « utiles à la vie » permettant de mieux préparer les jeunes à la vie en société.En créant la page Mouvement de l\u2019Affranchissement de la Jeunesse sur le réseau social Facebook, c\u2019est une réelle démarche qu\u2019il a entreprise allant jusqu\u2019à rencontrer les politiciens.Comprendre le fonctionnement du gouvernement, le rôle des élus, les impôts, préparer une entrevue, savoir se défendre, administrer les premiers soins ou encore la mécanique de base ne sont que les quelques intitulés de ces cours qui permettraient, selon le jeune étudiant, de mieux se préparer à l\u2019avenir.15 septembre 2016 | ITINERAIRE.CA 13 zr?m' lïwws®*.»* ; ^ .j Miser sur l\u2019éducation En 2007, la Finlande a complètement réformé son système éducatif en abandonnant le modèle centré sur l\u2019évaluation des du tout être une priorité dans les médias.On était rendus au point où rien n\u2019allait plus à l\u2019école primaire et personne n\u2019en parlait ! » Et le mouvement a réussi à renverser la tendance, allant jusqu\u2019à intéresser les médias et d\u2019autres parents à travers la province.« C\u2019était comme s\u2019il fallait montrer à quel point les citoyens tenaient à la valeur de l\u2019école publique et à son importance dans la société et qu\u2019il était inconcevable de réaliser qu\u2019elle était mise à l\u2019épreuve par des restrictions budgétaires », se souvient Mme Grignon.« Cela a démontré que les Québécois partagent cette valeur d\u2019assurer l\u2019éducation inspirante et la réelle réussite à nos enfants, loin de l\u2019unique employabilité, en impliquant les élèves, les professeurs, les parents ou les chercheurs ».acquis.Aujourd\u2019hui, qu\u2019il plaise ou non, il est reconnu comme l\u2019un Commencer à la petite enfance De son côté, Camil Bouchard tire un double constat quant au système éducatif québécois.L\u2019ancien professeur en psychologie à l\u2019Université du Québec à Montréal, estime que si « d\u2019énormes progrès ont été faits depuis I960 », matérialisés par un taux de décrochage scolaire en amélioration constante, il reste encore à faire pour obtenir une moyenne de décrochage qu\u2019il qualifie de « constante », c\u2019est-à-dire allant de 5 à 10 %.Statistiquement, le ministère de l'Education, du Loisir et des Sports (MELS) a révélé dans son dernier rapport que les jeunes du secondaire étaient de moins en moins nombreux à décrocher.Ainsi, le taux de décrochage est passé de 20,3 % en 2007-2008 à 15,3 % en 2012-2013, une baisse de 5 points de pourcentage en cinq ans.Et, les résultats sont encourageants pour Montréal où a été observée une diminution de 7,5 points de pourcentage en cinq ans, soit un taux équivalent à 25,6 % en 2012-2013.Pour obtenir une réduction de ce taux, Camil Bouchard estime que « des efforts considérables doivent être faits d\u2019abord au niveau de la petite enfance, là où se bâtissent les structures qui permettent aux enfants d\u2019aborder l\u2019école du bon pied aussi bien au niveau de l\u2019acquisition des compétences en langage, en relations interpersonnelles ou en contrôle des émotions.En somme des éléments qui sont nécessaires à la réussite à l\u2019école ».Quant aux coupures, M.Bouchard estime que le gouvernement doit « être capable de calculer correctement, en regardant certes la colonne des dépenses, mais aussi celle des revenus engendrés par elles ».Car, rappelle-t-il, « au Québec, nous avons déjà fait preuve de sagesse en investissant en éducation ».¦ des meilleurs au monde.En chiffres, c\u2019est un peu plus de 66 % des élèves qui entament des études supérieures pour un peu plus de 93 % qui réussissent leurs études secondaires.Il s\u2019agit d\u2019ailleurs du plus haut taux d\u2019Europe.Citons ici quelques points clés du fonctionnement de ce système : ^ Les enfants commencent l'école à 7 ans et n'ont aucune évaluation pendant les 6 premières années.Leur seul test est passé à l'âge de 16 ans.Jusqu'à cet âge, les fournitures scolaires et la cantine sont gratuites.^ 30 % des élèves ont une aide spécialisée pendant leurs 9 premières années d'école.Et, qu'ils aient des difficultés d'apprentissage ou pas, ils apprennent dans les mêmes classes.^ Les classes de sciences sont limitées à 16 élèves afin de favoriser les travaux pratiques.^ Les élèves ont le droit à 75 minutes de récréation par jour.^ Il existe des cours de couture, de cuisine, de menuiserie, sculpture ou même d'électricité et de jardinage.^ C'est l'État finlandais qui finance à 100 % le système d'éducation.^ Les enseignants n'ont que 4 heures de cours par jour et 2 heures de formation continue par semaine.Ils détiennent tous une mai-trise, entièrement payée par l'État.Leur statut social se compare à celui des médecins et des avocats.Source: Buisiness Insider International, décembre 2011 \t\t L > ç T\t¦\t\t.l s S\ti ntf-Vil\t\t\t WJ\t\t} 1\tPfHF i 1 \t\t¦\t/ ÉK\" rl\t \t\t Flv\t\t!\" PHOTO : ALEXANDRA GUELLIL ENTREVUE Charles E.Caouette Garder le goût d'apprendre [ PROPOS RECUEILLIS PAR ALEXANDRA GUELLIL Professeur retraité en psychologie, Charles E.Caouette est le coFondateur de l'école alternative Jonathan, située dans l'arrondissement de Saint-Laurent.Il porte un regard critique sur notre système éducatif tout en offrant quelques solutions pour l'envisager autrement.Si vous aviez un constat général à tirer aujourd\u2019hui sur le système éducatif québécois, quel serait-il ?Globalement, je dirai que le système éducatif québécois rétrograde et a, selon mes valeurs, une influence négative sur le développement de lènfant.En les amenant à se résigner au système en place, nous conditionnons les enfants à devenir performants et compétitifs les uns envers les autres.L\u2019école actuelle convient parfaitement à la société en place avec un rôle de sélection, élimination et de conditionnement des enfants pour qu\u2019ils fonctionnent bien dans le système industriel et capitaliste.De sorte que tous les enseignants ont comme préoccupation première de préparer les jeunes aux examens du Ministère.Tant qu\u2019on ne réalisera pas qu\u2019on déforme beaucoup plus qu\u2019on ne forme, parce qu\u2019on apprend à l\u2019enfant à ne plus se poser de questions, le changement de système ne sera pas possible.Alors, les incohérences du système éducatif font qu\u2019il semble évoluer au niveau du langage bien que dans la réalité tout soit complètement différent.C\u2019est une forme de schizophrénie : on a développé un langage très humaniste dans une école où l\u2019on transmet le savoir très mécaniquement.Que pensez-vous de la vision de l\u2019éducation du gouvernement actuel comme de ceux antérieurs ?On veut que l\u2019école prépare les enfants à s\u2019intégrer et qu\u2019ils deviennent des citoyens productifs et rentables.L\u2019école est surtout évaluée par le monde du travail, il s\u2019agit d\u2019une préparation à la société actuelle dans laquelle on vit.C\u2019est un paradigme industriel que j\u2019ai toujours contesté.Et votre position quant au taux de décrochage au Québec ?Comment se fait-il que nous ne soyons pas plus préoccupés positivement par les décrocheurs ?J\u2019en ai connu assez, notamment dans les fermes éducatives, pour savoir qu\u2019ils ont quitté un système dans lequel ils ne se sentaient pas bien et où ils ne voulaient pas vivre.Ils sont souvent considérés comme marginaux alors qu\u2019on pourrait trouver des solutions pour que l\u2019école aille rejoindre ce monde-là.Un peu en suivant le même principe de l\u2019éducation populaire ?Oui, mais en veillant à ne pas les dévaloriser.Cela ne signifie pas qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une éducation qui amuse et qui occupe pour éviter la flânerie.Il s\u2019agit plus d\u2019une éducation qui dit « vos ressources et vos talents nous intéressent.Peut-on vous aider à les acquérir et les maîtriser ?» Puis, cela se peut que si une personne n\u2019a jamais aimé la lecture, par exemple, elle y trouve un certain intérêt.Prenons le cas des itinérants : beaucoup d\u2019entre eux sont très cultivés et peuvent devenir des ressources pour les autres s\u2019il n\u2019y a pas de climat de compétition ou de rejet.C\u2019est pour cela que l\u2019éducateur populaire devient plus un médiateur d\u2019apprentissage collectif dont la mission est de regrouper des personnes de différents horizons et milieux et qui, ensemble, sortiraient de la précarité en développant leurs talents, en leur redonnant confiance en eux.Quel que soit ce qu\u2019ils veulent apprendre : lecture, cuisine ou autre.Trouvez-vous que notre société est assez ouverte pour accomplir une telle vision de l\u2019éducation ?Elle n\u2019est pas ouverte, mais elle est tolérante.C\u2019est-à-dire que ceux qui la dérangent, comme les écoles alternatives, doivent quand même entrer dans les objectifs définis par les commissions scolaires.On dérange, mais ils ne peuvent pas être contre parce qu\u2019ils ne veulent pas que ces enfants s\u2019en aillent au privé, au risque de les perdre.Il ne s\u2019agit que de tolérance dans le sens où le degré d\u2019ouverture est plus lié à un certain nombre de concessions pour finalement garder ces élèves et les garder sous contrôle surtout.Tout projet alternatif doit passer par les commissaires de chaque commission scolaire et ce sont les parents qui appuient ou non le projet.Quelles seraient vos solutions pour concrétiser votre vision de l\u2019école ?Je conçois l\u2019école comme un lieu de développement c\u2019est-à-dire un endroit suivant le concept d\u2019éducation permanente.Il faudrait dans un premier temps conscientiser les citoyens à la situation actuelle : leur prouver que l\u2019école est au service du système capitaliste, qu\u2019elle est difficile à transformer et que la différence n\u2019est pas forcément négative.Ensuite, il faut se rendre compte qu\u2019il est nécessaire d\u2019avoir moins devaluations et de statistiques pour évaluer le progrès.L\u2019évaluation peut être faite sans forcément qu\u2019elle passe par la quantification et la compétition.Chacun apprend à sa manière, il suffit d\u2019être à l\u2019écoute de son rythme.En conscientisant, on développera une certaine forme de respect de tous.Tout enfant a un droit fondamental de vivre à l\u2019école des expériences positives, d\u2019apprentissage, de succès et de valorisation.C\u2019est un droit que l\u2019on se doit de respecter.¦ Essai Éduquer.Pour la Vie ! Charles E.Caouette Édition Écosociété, 2016, 168 page 15 septembre 2016 | ITINERAIRE.CA 15 Une autre façon d'éduquer 11 1h jrajff1-'1 J VVt.iv.- ¦ ¦.< y- ¦*A\tR\tT\tS expert; difficile ; MOYEN ' I \t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t4\t\t\t\t 5\tCO\t\t\t1\t6\t7\t\t\t \t\t\t\t\tCO\t\t5\tCO\t CO\t\to>\t\t5\t7\t\t4\t6\t 6\t\t5\t4\tCM\tCO\t\tCO\t\t 1\t5\tCO\t\t7\tCM\t4\t\to>\t 7\t\t4\t\t\to>\t\t1\t\t o>\t\tCO\t\t4\t\t6\t\tCO\t ¦\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t MÈÈÈÈÈÊÈÈÈÊm\t\t\t\t\t\t\t\t\t N E U R G O 6\t8\t3\t7\t9\t4\t5\t1\t2 7\t4\t1\t2\t8\t5\t9\t3\t6 9\t5\t2\t1\t3\t6\t4\t7\t8 4\t1\t7\t9\t6\t8\t3\t2\t5 3\t6\t5\t4\t2\t1\t8\t9\t7 8\t2\t9\t5\t7\t3\t1\t6\t4 1\t3\t8\t6\t4\t2\t7\t5\t9 2\t7\t4\t3\t5\t9\t6\t8\t1 5\t9\t6\t8\t1\t7\t2\t4\t3 capitale AGENCE IMMOBILISE & Vitrine de la rénwation écologique 1152, avenue Mont-RoyaL Est, 514.597.2121 j\twww.viacapitaLedumontroyaL.com l'une propriété, c'est une affaire de coeur et de savoir-fairej! http://naquebec.org À PROPOS DE.l'éducation La bonne éducation de la jeunesse est le garant le plus sûr de la prospérité d'un État.Tout homme reçoit deux sortes d'éducation : l'une qui lui est donnée par les autres, et l'autre, beaucoup plus importante, qu'il se donne à lui-même.Edward Gibbon Axel Oxenstierna Connaissez-vous la différence entre l'éducation et l'expérience ?L'éducation, c'est quand vous lisez tous les alinéas d'un contrat.L'expérience, c'est ce qui vous arrive quand vous ne le faites pas.Quand j'étais petit, ma mère m'a dit que le bonheur était le but de la vie.À l'école, quand on m'a demandé d'écrire ce que je voulais être plus tard, j'ai donc répondu: heureux.Ils m'ont dit que je n'avais pas compris la question; j'ai rétorqué qu'ils n'avaient pas compris la vie.John Lennon Pete Seeger Les êtres humains naissent ignorants, pas idiots.C'est l'éducation qui les rend ainsi! Bertrand Russell L'éducation consiste à nous donner des idées, et la bonne éducation à les mettre en proportion.Montesquieu L'instruction des enfants est un métier où il faut savoir perdre du temps pour en gagner.Jean-Jacques Rousseau L'éducation se compose de ce qu'il faut dire et de ce qu'il faut taire.Chacun est le fruit d'une éducation mais le plus grand éducateur, c'est la personne elle-même.Ludmila Oulitskaïa Une bonne éducation est la source et la racine d'une vie vertueuse.Plutarque Joseph Joubert Il y a peu d'hommes vraiment originaux, presque tous se gouvernent, pensent et sentent par l'influence de la coutume et de l'éducation.Rien n'est si rare qu'un esprit qui marche dans une route nouvelle.Voltaire Éducation - Ce qui manque à l'ignorant pour reconnaître qu'il ne sait rien.Albert Brie L'éducation est le point où se décide si nous aimons assez le monde pour en assumer la responsabilité, et de plus, le sauver de cette ruine qui serait inévitable sans ce renouvellement et sans cette arrivée de jeunes et de nouveaux venus.C'est également avec l'éducation que nous décidons si nous aimons assez nos enfants pour ne pas les rejeter de notre monde, ni les abandonner à eux-mêmes, ni leur enlever leur chance d'entreprendre quelque chose de neuf, quelque chose que nous n'avions pas prévu, mais les préparer d'avance à la tâche de renouveler un monde commun.Hananh Arendt AU CŒUR DE MONTRÉAL MOUVEMENT COLLECTIF BD stm.info/50ans MIEUX VAUT BOIRE RÉGULIÈREMENT AVEC MODÉRATION « V* * $ * î» un QU\u2019AVEC EXCES À L\u2019OCCASION.Le corps humain ne réagit pas mal à l'alcool, mais plutôt à l'excès d'alcool.Pour la femme, boire sans excès consiste à se limiter à 2 verres par jour sans dépasser 10 par semaine.Chez l'homme, à 3 verres par jour pour un maximum de 15 par semaine.Et on ne boit pas tous les jours.Dans ces conditions, l'alcool, ça se prend bien ! ft iduc^ ^alcool La modération a bien meilleur goût.educalcool.qc.ca/2340 "]
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