Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
mercredi 15 juillet 2015
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (24)

Références

L'itinéraire, 2015, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" - r-f\"' ¦ 35&Î3: iïÿtvii.Volume XXII, n°14 Montréal, 15 juillet 2015 www.itineraire.ca ¦inkw àff*® BOH Osti-rité!» Daniel Richer DOSSIER Aînés à la rue Itinérance en France Judiciarisation des amendes amères « retour sur U États génér de l'itinéran CoopTel Internet illimité à partir de 4Q95$ /mois * Depuis plus de 70 ans en coopération avec vous CoopTel jQr 4545 St-Denis, métro Mont-Royal | 1 -888-532-COOP | www.cooptel.qc.ca Certaines restrictions s'appliquent, là où la technologie le permet Merci Métro l Un merci i haLeureux au marché Métro du 2175.Mmil-kuyaJ ÜsL pour les nombreux dons de victuailles qui alimentent les soupers comiiiuiiaulaircs hebdomadaires de nos cumduis, orjfiLuîsés par Claudine Bouclier.2275 k La - TRAITEUR 514 856.033U André Ganépy Direitem Féstigoûl Trailtur Tel ;514\tposte 223 = El d i f q s i re 31 '¦ I n t d : b :: i i ! ; b-: »cLw.facofbeÊFlebi,oni Südij, mi Dudeiruim Montrer :0c i.H4J 1 Nù Li Corhoill», est un organism* i but non lucratif, qui favoris?l'autonomf* ainsi que I» dignité de sa clientele et est un acteur clé dans la vie sociale et économique du nord-ouest de Montrai depuis 19B7.2 ITINERAIRE.CA | 15 juillet 201 5 « àSfSSDL ¦ ¦¦ >- -r-jf+v » S-iSBK Aider les autres.Voilà une activité dont Daniel est un adepte et qui lui donne le sourire.Il a débuté cette relation d'aide en travaillant auprès de personnes âgées et la poursuit continuellement dans son travail.Aujourd'hui le camelot savoure la relation privilégiée qu'il entretient avec ses clients.« Quand je vois quelqu'un se détacher de la foule et venir dans ma direction avec un beau sourire pour me demander comment ça va.c'est un vrai trésor ».Pourtant, la vie n'a pas toujours été aussi paisible pour Daniel.Lorsqu'il parle de ses expériences antérieures, il fait référence à une «succession de tsunamis».Ses crises d'angoisses maladives combinées à des troubles maniaco-dépressifs l'ont mené dans le cercle vicieux de la consommation.La donne a changé il y a six ans, lorsqu'il entre pour la première fois au café de L'Itinéraire dans le cadre d'un programme de réinsertion sociale.En discutant avec des camelots, il développe à son tour le goût de vendre les magazines.«Ceta/t gros parce que moi, je suis une personne habituellement discrète ».Daniel relève le défi et se félicite de l'avoir fait.Il a retrouvé confiance en lui et son emploi de camelot lui assure ce rythme de vie stable dont il avait besoin.«Même si je devenais financièrement à l'aise pour ne plus être obligé de vendre le magazine, je le ferais pareil ».Il a même trouvé un logement grâce à L'Itinéraire, et attend de voir le ciel s'éclaircir encore un peu aux côtés de son chat et de son cochon d'Inde.¦ avisa Par Héloïse Bargain Photo: Alexandra Guellil 5rg6pÿ if Camelot N°: 513 | Age: 65 ans Point de vente : place Villa Maria M; 15 juillet 201 5 | ITINERAIRE.CA ¦RI NOS PARTENAIRES ESSENTIELS DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ i Le Groupe L'Itinéraire a pour mission de réaliser des projets d'économie sociale et des programmes d'insertion socioprofessionnelle, destinés au mieux-être des personnes vulnérables, soit des hommes et des femmes, jeunes ou âgés, à faible revenu et sans emploi, vivant notamment en situation d'itinérance, d'isolement social, de maladie mentale ou de dépendance.L'organisme propose des services de soutien communautaire et un milieu de vie à quelque 200 personnes afin de favoriser le développement social et l'autonomie fonctionnelle des personnes qui participent à ses programmes.Sans nos partenaires principaux qui contribuent de façon importante à la mission ou nos partenaires de réalisation engagés dans nos programmes, nous ne pourrions aider autant de personnes.L'Itinéraire, c'est aussi plus de 2000 donateurs individuels et corporatifs qui aident nos camelots à s'en sortir.Merci à tous! PARTENAIRES MAJEURS Canada Québec ü Ville-Marie Montréal @ La direction de Liltinéraire tient à rappeler qu'elle n'est pas responsable des gestes des vendeurs dans la rue, Si ces derniers vous proposent tout autre produit que le journal ou sollicitent des dons, ils ne le Pont pas pour LiItinéraire, Si vous avez des commentaires sur les propos tenus par les vendeurs ou sur leur comportement, communiquez sans hésiter avec Shawn Bourdages, chef du développement social par courriel à shawn.bourdages(ô)itineraire.ca ou par téléphone au 514 597-0238 poste 222.[intact] Nous reconnaissons l'appui financier du gouvernement du Canada par l'entremise du Fonds du Canada pour les périodiques, qui relève de Patrimoine canadien.Les opinions exprimées dans cette publication (ou sur ce site Web) ne reflètent pas forcément celles du ministère du Patrimoine canadien.PRINCIPAUX PARTENAIRES DE PROJETS Canada LŒUVKE LÉCÆR V Fnnmfimi ^telus [g] Desjardins Caisse populaire du Mont-Royal f/citën i Oreat-West a\tC Canada-Vie LA PARFAITE ALLIANCE COMMUNAUTAIRE» Desjardins Caisse du Quartier-Latin de Montréal ISSN-l 481 -3572 de charité: 13648 4219 RR0001 fondation ; inJLND KHIIH3III Le magazine L'Itinéraire a été créé en 1992 par Pierrette Desrosiers, Denise English, François Thivierge et Michèle Wilson.À cette époque, il était destiné aux gens en difficulté et offert gratuitement dans les services ddide et les maisons de chambres.) L'ITINÉRAIRE EST MEMBRE DE International Network of Street Papers « fiAPSIM t/l RIOCM RÉDACTION ET ADMINISTRATION 2103, Sainte-Catherine Est Montréal (Qc) H2K2H9 LE CAFÉ L'ITINÉRAIRE 2101, rue Sainte-Catherine Est TÉLÉPHONE: 514 597-0238 TÉLÉCOPIEUR: 514 597-1 544 SITE: WWW.ITINERAIRE.CA -Ci FSC www.fsc.org MIXTE Papier issu de sources responsables FSC® C011825 Depuis mai 1994, L'Itinéraire est vendu régulièrement dans la rue.Cette publication est produite et rédigée par des journalistes professionnels et une cinquantaine de personnes vivant ou ayant connu l'itinérance, dans le but de leur venir en aide et de permettre leur réinsertion sociale et professionnelle.Convention de la poste publication NCI4091001 S, NCI d'enregia.trement 10764.Retourner toute correspondance rie pouvant être livree.au Canada, au Croupe communautaire L'Itineraire 1106, Sainte-Catherine Est, Montreal (Quebec) HCR EH9 Québécor est fière de soutenir l'action sociale de L'Itinéraire en contribuant à la production du magazine et en lui procurant des services de télécommunications.Directrice générale: Christine Richard RÉDACTION Rédactrice en chef:Josée Panet-Raymond Chef de pupitre, Actualités: NaFi Alibert Journaliste, responsable société: Alexandra Guellil Responsables à la production écrite des camelots: Réal Noël et Simon Posnic InFographe: Frédérique Rivard Stagiaires à la rédaction: Héloïse Bargain et Alexandra Nadeau Collaborateur: lanik Mardi Adjoints à la rédaction: Christine Barbeau, Julian Ballester, Robin Bélanger, Marie Brion, Dany Chartrand, Sarah Laurendeau, Hélène Mai, Éliane Thivierge Photo de la une: Paul Fleurent Révision des épreuves: Paul Arsenault, Lucie Laporte, Michèle Deteix ADMINISTRATION CheF des opérations et des ressources humaines: DuFFay Romano Responsable de la comptabilité: Lyne Cousineau Adjointe administrative: NancyTrépannier Responsable du Financement: Gessie Vanessa Sérant ÉQUIPE DE SOUTIEN AUX CAMELOTS CheF du Développement social: Shawn Bourdages Agent d'accueil et de Formation : Pierre Tougas Agents de soutien communautaire: Geneviève Labelle, Jean-François Morin-Roberge, Dominic Grenier Agent de développement: Yvon Massicotte CONSEIL D'ADMINISTRATION Président: Philippe Allard Administrateurs: Yves Grégoire Guy Larivière Jean-Paul Lebel Geneviève Bois-Lapointe Jean-Pierre Bonin Jean-Pierre Ménard GESTION DE L'IMPRESSION TVA ACCÈS INC.| 514848-7000 DIRECTEUR GÉNÉRAL: Robert Renaud CHEF DES COMMUNICATIONS GRAPHIQUES: Diane Gignac COORDONNATRICE DE PRODUCTION : Marilyn Fortin IMPRIMEUR: Transcontinental VENTES PUBLICITAIRES 514 597-0238 CONSEILLÈRE: Renée Larîvîère 450-541-1294 renee.lariviere18@gmail.com 15 juillet 2015 Volume XXII, n° 14 SOMMAIRE \t\t\t\t ÉDITORIAL INFO CAMELOT LITTÉRATURE 7 Nos aînés laissés pour comptes par Christine Richard 28 La bonne attitude par Jean-Pierre Ménard INFO RAPSIM 30 Des bleus aux jambes, le temps d'une guerre par Josée Cardinal 8 ROND-POINT 10\tROND-POINT INTERNATIONAL COMPTES À RENDRE 11\tUn pape qui détonne par lanik Mardi DOSSIER 12\tAînés à la rue >\tTROUVER SON ESPACE >\tPORTRAITS CROISÉS >\tITINÉRANCE EN FRANCE >\tJUDICIARISATION >\t«OSTI-RITÉ!» ARRONDISSEMENT VILLE-MARIE 30 L'art de créer des liens 39\tEnjeux du partage de l'espace au carré viger par Bernard St-Jacques DANS LA TÊTE DES CAMELOTS 30 Quel artiste sommeille en vous?36\tCARREFOUR MOTS DE CAMELOTS 37\tJOHANNE BESNER 37 JACQUES ÉLYSÉ 37\tGISELLE NADEAU CHEMIN FAISANT 38\tMon chemin vers le bonheur par Monsieur Sutton 39 HORS PISTE HISTOIRE 34\tII était une Fois, au pays des vikings par Serge Trudel MUSIQUE 35\tUn retour à l'écriture pour vous parler de musique par Gabriel Bissonnette CLIN D\u2019ŒIL DU PASSÉ 40\t20 ans de lutte contre la pauvreté des Femmes PANORAMA 41\tExeko tisse des liens par Cuy Boyer 43\tLIVRE 44\tLE JOSÉE FLÉCHÉ 45\tDÉTENTE Apropos.46\tDu pauvre M TS\u201c LECTEURS LES CAMELOTS SONT DES\t50% DU PRIX DE VENTE DU TRAVAILLEURS AUTONOMES MAGAZINE LEUR REVIENT Félicitations pour le numéro 100 % Nous! De bons mots pour Cindy C\u2019est la deuxième fois que j\u2019achète L'Itinéraire et la première fois que je lis le journal! J\u2019y ai découvert des récits magnifiques, dont votre poème (NDLR : Cindy Tremblay), « Une renaissance».J\u2019avais simplement envie de souligner votre créativité, car quand bien même que ce ne sont pas les mots de Molière, votre poème m\u2019a énormément émue.Bonne journée, Cynthia Riel-Herbet Je désire vous remercier pour la publication de ce numéro «100% Nous».J\u2019ai apprécié l\u2019éditorial et j\u2019ai filé dans la lecture de tous les articles d\u2019un même souffle.J\u2019ai découvert des personnes talentueuses et j\u2019ai appris sur différents sujets.Je souhaite que ce projet puisse se réaliser à nouveau.Merci aux camelots d\u2019être les intermédiaires entre vous et nous.Un merci spécial à Nicole sur Côte-des-Neiges.Bravo à l\u2019équipe.Félicitations.Cordialement, Sylvie Latreille J\u2019ai lu le numéro de la première à la dernière page! Splendide réalisation sachant l\u2019énorme travail qui a été investi par tous.Toute mon admiration, Denise Lacroix à COURRIER@ITINERAIRE.CA Des lettres courtes et signées, svp! La Rédaction se réserve le droit d'écourter certains commentaires. S'abonner à L'Itinéraire C'est bien plus qu'acheter un bon magazine: C'est appuyer une cause Fondamentale.C'est oFFrir une alternative à la mendicité en permettant une revalorisation et une expérience d'emploi à des personnes itinérantes désireuses de reprendre leur vie en main.S'abonner à L'Itinéraire, c'est garder un lien constant avec le groupe et encourager nos camelots dans leur détermination.(Tous les exemplaires d'éditions précédentes sont disponibles pour une consultation.Pour commander une ou plusieurs éditions parues, veuillez composer le 514 597-0238, poste 240).Référence d'un camelot En réFérant un camelot, vous lui permettez de recevoir 24 magazines gratuits pour 1 an d'abonnement, ou 12 magazines gratuits pour 6 mois d'abonnement.VCtCHWGEM V- .c itnETOumni,.\t1 AIDEZ L'ITINÉRAIRE: DONS ?CARTES-REPAS ?ABONNEMENT DON Je fais un don de: CARTES-REPAS2 J'offre_cartes-repas à 5 $ chacune = TOTAL DE MA CONTRIBUTION : ABONNEMENT AU MAGAZINE Je m'abonne pour une période de : O 12 mois, 24 numéros (124,18 $ avec taxes) O 6 mois, 12 numéros (62,09 $ avec taxes) Nom ou N° de camelot (s'il y a lieu) : IDENTIFICATION O Mme OM.S1 Nom:________________________________ Prénom: ________________________________ Nom de l'entreprise (Don corporatif):________________________________________ S1 Adresse: _________________________________________________________________________ çi Ville: ___________________________________________________________________________ Province: __________________________ Code postal:______________ _____________ Téléphone: (______) ______- _________________________________________________ Courriel: ___________________________________________________________________ -$ $ MODE DE PAIEMENT O Visa, MasterCard O Chèque au nom du Groupe communautaire L'Itinéraire N»de la carte: I__I__I____I__I___I__I___I___I__I___I___I___I___I__I___I___I__I Notes 1\tVous recevrez votre reçu d'impôt début janvier suivant votre don.2\tLes cartes sont distribuées par Lltinéraire, mais si vous voulez les recevoir pour les donner dans la rue, cochez ici et nous vous les enverrons avec le Guide du bénévole.Cochez ici ?Expiration______/__________ (Mois) (Année) Signature du titulaire de la carte Postez ce formulaire de don et votre chèque au Groupe communautaire L'Itinéraire: 2103, Sainte-Catherine Est, 3e étage, Montréal (Québec) H2K2H9.Pour toutes questions, contactez-nousau 514-597-0238 poste 246.Dons et abonnement disponibles en ligne au www.itineraire.ca http://itineraire.ca/ EDITORIAL Nos aînés laissés PAR CHRISTINE RICHARD UvUI\tDIRECTRICE GÉNÉRALE DU GROUPE L'ITINÉRAIRE Récemment, se tenait dans l\u2019arrondissement Ville-Marie la présentation du deuxième Plan d\u2019action pour l\u2019itinérance de Montréal.On y apprenait entre autres que le nombre de personnes âgées en situation d\u2019itinérance avait pris de l\u2019ampleur, tout comme les personnes souffrant de problèmes de santé mentale.Il y a quelques années, Détroit, ville américaine jadis glorieuse par son activité économique, avait été forcée de faire faillite suite à la crise de l\u2019industrie automobile.Dans un reportage, un foyer de personnes âgées appartenant à l\u2019Etat se voyait contraint de fermer ses portes, condamnant du même coup ses résidents à errer dans les rues et à dormir sous les ponts.Voilà une dérive possible dans une société qui ne pense qu\u2019en terme de facturable, jetant le bébé avec l\u2019eau du bain en désinvestissant progressivement dans les services sociaux.Quant aux problématiques de santé mentale, les chiffres n\u2019ont jamais été aussi inquiétants.L\u2019absence de filet social ou économique en sont des facteurs déterminants.De plus en plus de personnes vivent seules, de plus en plus de travailleurs n\u2019arrivent même pas à envisager leur retraite.Si l\u2019on ajoute à ce fait une pyramide démographique inversée, voilà un cocktail idéal pour une société en déclin.Penser en termes d\u2019investissement Devant ce constat, les économistes s\u2019activent à trouver des solutions.La capacité de rendre les seniors plus productifs est devenu un enjeu.Le recul de l\u2019âge de la retraite en est un exemple.Il est indéniable que le fardeau social pesant sur la vieillesse mérite qu\u2019on trouve des solutions rapidement.Mais comment faire si l\u2019on désinvestit dans les mesures sociales?Si l\u2019on réfléchissait plus à la rétention de l\u2019expertise des aînés qu\u2019en termes de fardeau économique, on comprendrait tout de suite l\u2019importance d\u2019investir dans des mesures telles que la santé mentale et physique des aînés.Qui peut se targuer parmi nous, en cette ère d\u2019individualisme farouche, de posséder un réseau social assez solide ainsi qu\u2019une capacité budgétaire à toute épreuve pour éviter de nous retrouver à la vieillesse en situation de précarité?Fini la Liberté 55 L\u2019âge d\u2019or du Liberté 55 est révolu depuis longtemps.J\u2019en profite ici pour faire un aparté.Au Québec, selon le Comité sectoriel de main-d\u2019œuvre et d\u2019action communautaire, le CSMO-ÉSAC, 214 000 travailleurs œuvrent dans le secteur communautaire, très souvent sans assurance collective ni fonds de pension.Ce sont ces mêmes travailleurs qui voient souvent leurs salaires coupés, faute de subventions.Dernièrement, un employé du secteur communautaire dans la soixantaine me confiait qu\u2019il avait passé toute sa vie à aider les autres.Or, pour lui-même, à la fin de sa carrière, il se voit contraint de demander de l\u2019aide aux organismes communautaires, faute de fonds.Quelle ironie, tout de même! Prenons conscience que les argents consentis pour les personnes aînées ne sont pas des dépenses, mais des investissements.A terme, c\u2019est tout le monde qui y gagnera.Car, ne nous leurrons pas, les coûts sociaux et économiques sont des vases communicants.Ce que nous n\u2019investissons pas aujourd\u2019hui dans le social coûtera plus cher en soins de santé, en diminution d\u2019une qualité de vie collective, en prévention et en réduction des méfaits.Le Plan d\u2019action sur l\u2019itinérance déposé par la Ville de Montréal a pour titre La rue est une impasse.Elle n\u2019en est pas seulement une pour les individus qui la vivent mais pour la société en général.Plus qu\u2019un fardeau fiscal, l\u2019accroissement du nombre de personnes âgées itinérantes représente une honte collective.¦ 15 juillet 201 5 | ITINERAIRE.CA 7 I ROND-POINT PAR HÉLOÏSE BARGAIN, ALEXANDRA NADEAU ET ALEXANDRA GUELLIL 3 questions a Claudette Coulombe PAR ALEXANDRA GUELLIL PHOTOS: REGROUPEMENT DES POPOTES ROULANTES Directrice du Regroupement des popotes roulantes, un organisme voué au bien-être des aînés reposant sur des bénévoles, Mme Claudette Coulombe nous alerte sur la Fin de l'admissibilité des popotes roulantes au programme Nouveaux Horizons.Quelle est l\u2019importance de ce financement pour le fonctionnement des popotes roulantes?Cet argent permettait aux organismes de financer les aménagements de la cuisine et du garde-manger pour se conformer aux règles du ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation du Québec.Cela peut représenter une perte de 25 0 00$ par année.Pour la région de Montréal, on parle d\u2019un peu plus 1500 bénévoles, 200 000 repas par année pour 4000 clients.Quelles suites peut-on envisager sans ce financement?Si on n\u2019a plus ce financement, on ne pourra plus avoir l\u2019argent nécessaire pour l\u2019achat des équipements et être conformes aux normes.Le fait que l\u2019on serve des repas fait de nous un organisme de santé et services sociaux.Or, notre mission cadre tout à fait avec les objectifs du programme Nouveaux Horizons.Il faudrait que la position d\u2019Em-ploi et Développement social Canada soit révisée pour que l\u2019on soit considérés comme des services communautaires et donc que l\u2019on puisse continuer de bénéficier de cette subvention qui nous est essentielle.En quoi ce service est important pour les aînés ?Le service de popote roulante est indispensable au soutien à domicile.La majorité des personnes en cuisine et qui livrent les repas sont des bénévoles aînés.La moyenne d\u2019âge est d\u2019ailleurs de 72 ans.C\u2019est un service qui contribue au maintien actif en société des personnes âgées.Il leur permet de s\u2019impliquer dans leur communauté et de partager leurs compétences avec d\u2019autres bénévoles.Ce n\u2019est pas uniquement un service communautaire, mais aussi une vigie puisque certains aînés vulnérables et isolés socialement bénéficient d\u2019une visite régulière.C\u2019est-à-dire que l\u2019on garde un oeil sur nos aînés à domicile.¦ CL LU LU ili I u LU LU < 21,22 ET 23 JULLET AMA '* l\u2019j itvwl 0S*V, SWMinS Z r\tassn K LA PLACE PA5TELÏÎ ¦FESTIVAL D'EXP^ESSON ?E LA RUE20I5 TTïn.n ïmrR-ÆJrn «ltoSSm Une tribune par et pour les jeunes de la rue Chaque année depuis 1997, les pairs-aidants du GIAP organisent le Festival d\u2019expression de la rue (FER).Une idée née pour rassembler les troupes de cirques et d\u2019artistes de la rue marginalisées le temps de performances musicales et artistiques.L\u2019événement donne lieu à une remise importante de matériel de prévention, à l\u2019organisation d\u2019activités et d\u2019ateliers de formation, d\u2019informations et sert de vitrine à des artistes de différents horizons.Plusieurs centaines de repas y seront également servis gratuitement.Une belle occasion pour les jeunes de fraterniser et d\u2019exprimer leur culture souvent marginalisée.(AG) \\_es P3 i'We: 8 ITINERAIRE.CA | 15 juillet 201 5 Le suicide en baisse Les chiffres sont très encourageants.En 12 ans, le taux de suicide a diminué de moitié chez les jeunes et de près d\u2019un tiers parmi le reste de la population.Selon l\u2019Institut national de santé publique, le taux de suicide serait revenu à celui d\u2019il y a 40 ans.De tels résultats découlent en partie des nouvelles méthodes de prévention qui ont été mises en place pour prévenir le suicide, et en particulier pour les cadets.Les intervenants se sont adaptés aux nouvelles technologies.Ils prennent connaissance des idées suicidaires des jeunes sur les forums de partage et préfèrent clavarder avec eux plutôt que de les appeler.Une grande avancée pour le Québec qui a longtemps eu un des plus forts taux de suicide en Occident.(HB) 20 00( toits pour sortir de la rue La Campagne 20 000 foyers est lancée à travers le Canada depuis la mi-juin.Au cours des trois prochaines années, 21 municipalités canadiennes se joindront à l\u2019effort national dans le but de loger 20 000 personnes sans-abri parmi les plus vulnérables.Le mouvement se joint à l\u2019Alliance canadienne pour mettre fin à l\u2019itinérance (ACMFI).S\u2019inspirant du succès de la campagne «100 000 homes» menée aux Etats-Unis, la Campagne 20 000 foyers veut sonder la population itinérante des collectivités participantes.Une équipe de bénévoles collectera ensuite les données afin de prioriser l\u2019emménagement des itinérants ayant des besoins complexes et qui sont à risque de décès.Aucune ville du Québec ne figure dans la liste des municipalités participantes.(AN) hebergementfemmes Protéger les Femmes Hébergementfemmes.ca estun nouveau site Internetfaisant le lien entre les 400 refuges au pays.Des contacts ainsi que des liens cliquables menant vers de l\u2019information sur les refuges sont aussi offerts.Si la carte interactive ne révèle pas l\u2019adresse exacte des refuges pour protéger les femmes, elle permet de prendre contact avec la maison d\u2019hébergement la plus proche de chez soi, plus rapidement.(AG) De la qualité pour tous Le dépôt alimentaire de NDG vient de lancer son premier marché Bonne Bouffe NDG.Au menu, des produits locaux de qualité et à prix abordables.Le marché a lieu tous les vendredis entre 14h et 19h sur le terrain extérieur en face du 2146 avenue Marlow.Des chefs y présentent leurs meilleures recettes autour des légumes vedettes.Qu\u2019ils soient biologiques, de saison ou «moches», tous les légumes seront au rendez-vous pour finir dans l\u2019assiette des gourmets.(HB) 15 juillet 201 5 | ITINERAIRE.CA 9 PHOTO: BUSANI BAFANA/IPS\tPHOTO: MATAILONC DU/IPS ROND-POINT INTERNATIONAL ÉTATS-UNIS | Genre à la rue Pas si simple pour les personnes transgenres de vivre leur transition.Aux Etats-Unis, une personne trans sur cinq a déjà connu l\u2019itinérance.Les femmes trans sont souvent le plus touchées: mal-logées, harcèlement, violence, etc.Ruby Corado est militante LGBT.Aujourd\u2019hui âgée de 30 ans, elle se souvient avoir eu de nombreux ennuis, principalement avec sa mère qui ne l\u2019acceptait pas.Elle a donc passé quelques années dans la rue.Comme elle, environ 62 % des jeunes transgenres homo-^ sexuels sans-abri ont déjà été victimes de discrimination venant de leur famille, selon une étude réalisée en 2010 par le Center for American Progress.Les personnes trans ont plus de risque de connaître l\u2019isolement social, le traumatisme physique et émotionnel, la dépendance ou encore de la discrimination.Et, vivre dans la rue ne fait qu\u2019augmenter ces risques.(IPS) | Des preuves troublantes Deux soldats accusés par Kiev d\u2019appartenir aux forces spéciales russes seront jugés pour actes de terrorisme.Les deux militaires, présentés comme le capitaine Eroféiev et le sergent Alexandrov, ont été capturés près de Chtchastia, ville sous contrôle des forces gouvernementales à environ 15 km du fief séparatiste de Louhansk.La Russie a toujours catégoriquement démenti toute implication de l\u2019armée.Selon le Kremlin, il s\u2019agit de «volontaires» partis combattre de leur propre chef.Reste que les témoignages ne vont pas tous en ce sens.Yevgeny Eroféiev (sur la photo) affirme être avant tout un «fonctionnaire» respectant un ordre de mission.S\u2019il a peur pour sa famille restée en Russie, il se sent surtout abandonné par son propre pays.(Reuters) ?.?| Vaincre la faim avec des paniers À Matabeleland North, à l\u2019ouest du pays, les femmes luttent contre la sécheresse et la faim grâce à leurs compétences artisanales.Comme Grace Ngwenya, âgée de 77 ans, plusieurs d\u2019entre elles gagnent 50$ par mois en construisant de leurs mains des paniers en palme et autres objets artisanaux, achetés la plupart du temps par des touristes.La petite entreprise qui chapeaute ce commerce local a été créée en 1997 par un groupe de femmes qui souhaitait utiliser son savoir-faire.L\u2019art de la vannerie a été transmis de famille en famille, de génération en génération.De plus en plus de femmes s\u2019adonnent à ce genre d\u2019activités qui permettent de renforcer les liens de la communauté.(IPS) LIBAN | Tout sauf Damas « Il est préférable d'être coincé ici plutôt qu'à Damas avec des bombes», explique Ghazi Ahmad Viadm, un réfugié syrien installé dans un camp situé à proximité du village d\u2019Ebel El Saqui, au sud du Liban.Quelques heures de route le séparent de la guerre qui continue à faire rage en Syrie.«Mon rêve est que mes enfants et mes petits-enfants puissent connaître autre chose que la guerre.Je prie Dieu tous les soirs pour qu'ils obtiennent un avenir et qu'ils n'aient pas à vivre ce que j'ai vécu», confie le père de famille.Depuis le début du conflit, plus de six millions de Syriens se sont réfugiés dans les pays limitrophes.Cela représente un peu plus d\u2019un quart des habitants du pays.(INSP/Megafon) 3fi L'Itinéraire est membre du International Net work of Street Papers (Réseau International des Journaux de Rue-INSP).Le réseau apporte son soutien à plusde 120 journaux de rue dans 40 pays sursix continents.Plus de 200 000 sans-abri ont vu leur vie changer grâce à la vente de journaux de rue.Le contenu de ces pages nous a été relayé par nos collègues à travers le monde.Pour en savoir plus, visitez www.street-papers.org.Internat Networl Street P 10 ITINERAIRE.CA | 15 juillet 2015 MAP OF WORLD WITH COUNTRIES - SINGLE COLOR BY FREEVECTORMAPS.COM PHOTO: THOMAS ANTHUN NIELSEN/INSP\tPHOTOS: VALENTYN OCIRENKO /REUTERS COMPTES À RENDRE Un pape qui détonne r™?- Le pape n'en appelle à rien de moins qu'à révolutionner notre monde économique.Pas pour rien qu'il a choisi François comme nom, ce pape.Cet hommage à François d'Assise, il le justifiait en affirmant que saint François «nous enseigne le respect profond de toute la création et de la protection de notre environnement que trop souvent, même si cela est parfois pour le bien, nous exploitons avec avidité, au détriment d'autrui».On ne s'étonnera donc pas que l'encyclique qu'il a publiée en ce début d'été constitue une charge à fond de train contre la destruction de la planète par l'humain.Cette encyclique est exceptionnelle à plusieurs égards.D\u2019abord, du fait que ça soit le pape qui publie ce texte.Dans notre Québec sécularisé, nous avons tendance à croire que l\u2019Eglise et la papauté sont des institutions dépassées, qui n\u2019ont guère d\u2019influence.Or, c\u2019est tout le contraire.De nombreux pays en Amérique latine, en Afrique et en Asie connaissent une croissance de la pratique religieuse catholique.C\u2019est, de plus, sans compter que le pape demeure une personnalité politique internationale - ainsi il sera invité à prononcer dans les prochains mois deux discours, devant le Congrès des Etats-Unis et devant l\u2019Assemblée générale del\u2019ONU.Son contenu est toutefois tout aussi exceptionnel.D\u2019abord parce qu\u2019un homme de foi utilise autant la science que les principes moraux pour dénoncer le saccage de la planète et l\u2019urgence de s\u2019attaquer sérieusement aux changements climatiques.François montre ainsi que la réflexion éthique peut et doit se baser sur la connaissance scientifique, d\u2019une part, et que les décisions humaines ne peuvent se passer de principes moraux, d\u2019autre part.Appel à l\u2019urgence Un élément important de la pensée de François est d\u2019affirmer que la protection des écosystèmes ne peut être dissociée du développement social.Ainsi, écrit-il, «toute approche écologique doit incorporer une perspective sociale qui prenne en compte les droits fondamentaux des plus défavorisés».Cette idée est primordiale, car ce sont largement les plus pauvres sur la planète qui font les frais des désastres écologiques actuels.Un autre élément essentiel de ce texte est l\u2019appel à l\u2019urgence.Les scientifiques et les grandes institutions internationales le répètent depuis des années, mais c\u2019est probablement la première fois qu\u2019une figure politique de cette pointure le clame aussi clairement.«Il ne suffit pas de concilier, en un juste milieu, la protection de la nature et le profit financier, ou la préservation de lenvironnement et le progrès.Sur ces questions, les justes milieux retardent seulement un peu l'effondrement.Il s'agit simplement de redéfinir le progrès.» A peu près au même moment où cette encyclique était publiée, des chercheurs britanniques dévoilaient les résultats d\u2019une étude affirmant que la civilisation industrielle actuelle pourrait s\u2019effondrer totalement en 2040, soit dans moins de trente ans, à cause des changements climatiques, des crises alimentaires et énergétiques et de l\u2019instabilité politique.Y a-t-il un quelconque espoir face à un aussi sombre pronostic?L\u2019appel du pape François en est porteur, car il s\u2019appuie sur une notion fondamentale à la théologie catholique: l\u2019espérance.Il la fait reposer sur la capacité de l\u2019humanité à se solidariser et à trouver des solutions collectives.Mais cette espérance ne pourra se passer d\u2019institutions politiques internationales et coordonnées, prévient François.Voilà un discours aussi révolutionnaire que nécessaire.¦ 15 juillet 201 5 | ITINERAIRE.CA 1 1 DOSSIER VX En quête de sens Dans la rue, on vieillit vite, mais on meurt jeune.Intervenants sociaux et communautaires ou chercheurs s'entendent pour dire que ce vieillissement prématuré doit être pris en compte dans les mesures de lutte contre l'itinérance.Que l'on soit jeune ou plus âgé, vivre dans la rue représente un risque élevé de contracter diverses maladies physiques et mentales.Les aînés sont plus susceptibles d'être affectés par plusieurs problèmes de santé en plus d'être en quête d'un sens à (re)donner à leur vie.\t\t\t \t\t\u2014\t \t\t \t/v/ \\\tM K 1 1\t\\\tÆÊ\t \t\\ 1\t^\t\u2022*\"\tmm -\tHLk v\t\u2018.v\tMl\tk.\t* milX/Or C^n\tpar ALEXANDRA nadeau I I \\#U V W I\tI VrfUQVV PHOTO: ALEXANDRA GUELLIL «Pour se réinsérer, [il faut miser] sur les activités qui sont plus de l'ordre de la recherche du sens de la vie, de se raconter.» Jean Gagné 7^~ Les traits tirés, la santé Fragile, les aînés de 55 ans et plus sont nombreux à se retrouver à la rue.Ces nouveaux itinérants peinent à trouver leur place dans une société qui ne semble plus vouloir d'eux.Perte d\u2019emploi ou de logement, maigres économies, isolement social, problèmes de santé, autant de raisons qui expliquent la hausse récente du nombre de personnes de 55 ans et plus se retrouvant en situation d\u2019itinérance.L\u2019arrivée des baby-boomers à la retraite combinée à la précarité de l\u2019économie donne lieu à un nouveau phénomène d\u2019itinérance en croissance.«Quelle est leur place dans la société?», s\u2019interroge Sébastien Payeur, le directeur du PAS de la rue, un organisme qui accueille et réinsère les personnes itinérantes de 55 ans et plus.«C'est banalisé, cést une non-place trop souvent», complète-t-il.A Montréal, la Maison du Père, un refuge et un lieu de réinsertion pour sans-abri, ouvre quotidiennement ses portes à l\u2019avance, dès 14 h, afin de permettre aux plus âgés d\u2019avoir accès à un lit pour la nuit.Quand le vintage passe date Dans le domaine du travail, des soins de santé ou dans le milieu de l\u2019itinérance, les aînés à la rue se font rejeter sur plusieurs pans, comme l\u2019explique Emanuel Jonquat, un travailleur de rue.«La société fait croire à la population vieillissante qu'elle est de moins en moins utile, de moins en moins pertinente, qu'elle ne vaut plus rien et qu'elle devient une dépense», soutient-il.Et les préjugés sont aussi nombreux.Jean Gagné, professeur associé à l\u2019Ecole de travail social à la TELUQ, croit que la société actuelle souffre d\u2019âgisme, une discrimination basée sur l\u2019âge.«On a un peu l'image que ces gens-là ont été gâtés, mais il y a une proportion de gens qui ne sont pas préparés, n'ont pas d'argent, de REER, de pension, et qui arrivent à la retraite monétairement mal pris», ajoute-t-il.Selon le professeur, beaucoup d\u2019aînés perdent leur emploi dans la cinquantaine, et la notion de réinsertion n\u2019est pas la même que pour les plus jeunes.De nombreux intervenants sociaux le confirment: dans la société actuelle, une valeur est accordée seulement aux individus qui occupent un emploi.Si le gouvernement offre l\u2019aide sociale, nombreux sont ceux qui considèrent ces 616$ par mois insuffisants pour bien vivre.Et pour cause, plusieurs personnes qui bénéficient de cette somme attendent impatiemment l\u2019âge de 65 ans afin de recevoir leur rente de retraite du Québec qui représente au maximum 1065$ par mois.Une attente de cinq années qualifiée par Jean Gagné de « trou noir».Des soins de santé sélectifs Certaines personnes âgées itinérantes ont difficilement accès au réseau de santé.«Si tu acceptes un itinérant [à l'hôpital ou dans une clinique], on est pris avec comme institution.Il va falloir faire le cheminement, qu'il ait un hébergement, etc.» constate Jean Gagné.S\u2019opère donc une forme de discrimination sociale où le système se déresponsabilise.Pour Julie*, une participante aux Etats généraux de l\u2019itinérance, il existe une problématique des «tags».Elle explique que certaines adresses civiques sont «mal vues» par les CLSC, ce qui fait en sorte que les professionnels ne s\u2019y rendent pas.«Il y a une alerte rouge qui indique sur l'ordinateur de ne pas y aller», affirme-t-elle.?15 juillet 201 5 | ITINERAIRE.CA 13 si: -V t;X?À cela s\u2019ajoute la valse des règlements qui restreignent l\u2019accès au service de soins pour ces personnes marginalisées.«Pour avoir un service de convalescence, il faut une adresse.Une adresse de retour pour pas qu'ils \"gardent le paquet!\"» s\u2019émeut Jean Gagné.Et, cette réticence de la part des institutions s\u2019accompagne de la méfiance chez plusieurs aînés de la rue qui hésitent à consulter lorsqu\u2019ils sont malades.La loi de la rue Sur le plan des refuges, la clientèle plus âgée n\u2019est pas très glamour auprès des intervenants.C\u2019est ce que pense Jean Gagné qui estime que «ce n'est pas un travail très gratifiant pour les intervenants».Tous ne sont pas de cet avis.Jean-François Truchon, intervenant psychosocial à la résidence pour les aînés de la rue de la Maison du Père, trouve sa tâche extrêmement valorisante.Pour lui, la création du lien de confiance avec les résidents et leur progression sont deux éléments très stimulants.«On a de très grandes victoires ici», dit-il avec fierté.Jean-François Truchon mise beaucoup sur l\u2019importance de l\u2019adaptation.Tous viennent de milieux et d\u2019expériences différents, c\u2019est pourquoi il soutient que l\u2019intervenant doit s\u2019ajuster pour que les résidents se sentent chez eux.De son côté, Micheline Cyr, administratrice à la Maison Madeleine, un centre d\u2019hébergement pour femmes en difficultés, croit en la mixité des personnes âgées en situation d\u2019itinérance.L\u2019important, selon elle, est de ne pas isoler les personnes âgées des plus jeunes.«Il y a un enrichissement qui peut se faire des deux parties par l'échange de leurs expériences», informe-t-elle.Un toit pour tous et toutes Pour ces aînés qui se retrouvent à la rue, avoir un espace à soi apparaît comme une réelle quête de sens, bien plus que retenter sa chance sur le marché du travail.Plusieurs acteurs du milieu communautaire le soutiennent, l\u2019une des solutions est d\u2019offrir plus de logements abordables.Si quelques organismes proposent un espace provisoire où dormir et des services pour sortir de la rue, la demande ne cesse d\u2019augmenter, chiffres à l\u2019appui.Depuis l\u2019automne dernier, la clientèle qui fréquente le PAS de la rue a augmenté de 20 %.À la Maison du Père, de 1998 à 2015, la population des 55 ans et plus pour les nuitées a augmenté de 24 %.Toutes les chambres sont donc occupées.Et ceux qui n\u2019en ont pas encore sont sur liste d\u2019attente.Autre clé importante, l\u2019accompagnement psychosocial des aînés.Pour beaucoup, les intervenants sont devenus comme une nouvelle famille.Jean-François Truchon le confirme : «ils nous donnent leur vie et leur confiance absolue.Ils me disent souvent que je suis la seule personne qu'ils ont dans leur vie.» ¦ * Nom fictif Jean-François Truchon 14 ITINERAIRE.CA | 15 juillet 201 5 Portraits croises PAR ALEXANDRA NADEAU PHOTOS: ALEXANDRA GUELLIL Changer de chapeau Sur la route feiiSi M Jacques se balance doucement dans sa chaise berçante.Son regard est tourné vers sa petite télévision, sa chambre est bien décorée et impeccable.Les rayons du soleil sont filtrés par un tissu rouge sur la fenêtre.L\u2019atmosphère est chaleureuse.En guise de décoration, un rideau de bambou affichant un bouddha souriant tombe du plafond dans le coin de la pièce.«je ne sais pas trop ce que je pense de Bouddha, mais je trouvais ça joli», dit Jacques.Trois chapeaux sont accrochés au mur à distances égales.Il en fait la collection.Même si ça ne fait qu\u2019un an que Jacques habite à la résidence de la Maison du Père, il s\u2019y est installé confortablement.Son environnement de vie reflète bien sa sagesse acquise avec les années.A la lueur de sa petite lampe de chevet, Jacques enchaîne les idées et les mots.Sa vie n\u2019a pas été simple et il veut en témoigner.Après 25 ans passés en prison pour divers délits reliés à la drogue, Jacques se retrouve à la rue.A sa libération, ses amis et sa famille n\u2019étaient plus là: «Quand on s'absente pendant 25 ans, c'est difficile de maintenir des liens.» Pendant trois ans en situation d\u2019itinérance, il replonge dans la consommation d\u2019héroïne: « Tout ce qui comptait c'était d'avoir ma dose.Ma dose, ma dose, ma dose.» A la suite d\u2019une chute dans la rue, Jacques est amené à l\u2019hôpital et il est référé pour s\u2019établir à la résidence.A la Maison du Père, il a trouvé son salut.Depuis, la rue n\u2019est plus une option pour lui.«je ne sais pas comment les gars arrivent encore à s'y faire, c'est une vie difficile», dit-il avec un mélange de regret et de compassion dans la voix.Maintenant âgé de 59 ans, il voit ses anciennes connaissances vieillir à vitesse accélérée et les presse de quitter la rue.Il y a 13 ans, on lui a diagnostiqué un cancer des intestins.L\u2019équipe de la Maison du Père s\u2019est alors occupée de lui, et les intervenants sont devenus son nouveau cercle social, «j'ai trouvé ma place ici», conclut Jacques.«je suis un homme voyageur».Rideaux sombres fermés, néons au plafond qui remplacent le soleil, John est assis sur son lit et regarde la télévision.Le volume de la série d\u2019action américaine qu\u2019il aime regarder est haut dans les décibels.Une odeur de cigarette flotte dans l\u2019air.John n\u2019est pas très bavard.Derrière quelques silences semblent se cacher un vécu et des mystères.Sa maison à lui depuis quatre ou cinq ans, c\u2019est la Maison du Père.Les années se font sentir sur sa mémoire incertaine.Malgré tout, son regard est lucide et empreint d\u2019une émotion inexplicable, comme un mélange de curiosité et de méfiance.«Les gens sont sympathiques ici.L'atmosphère est bonne, jusqu'à maintenant, je ne peux pas me plaindre».Anglophone originaire d\u2019Edmonton, John a parcouru le Canada et les Etats-Unis à pied et sur le pouce.Trente ans après, il atterrit à Montréal.Il apprécie les espaces verts, dont le parc Jean-Drapeau pour ses arbres et sa belle nature.Paralysé de sa jambe gauche, le fauteuil roulant qui traîne dans le coin de sa chambre ne peut lui assurer la même fluidité de mouvement.La liberté demeure tout de même une valeur primordiale pour cet homme quia atteint 69 ans à la fin juin.Sans célébration toutefois, car il n\u2019aime pas cela.Avant d\u2019entrer à la résidence, John a voyagé sans adresse fixe dans les rues de la métropole pendant sept ans.«je ne connaissais personne, je ne connaissais rien, je ne savais pas où aller!», se souvient-il.Il a appris beaucoup de choses dans la rue, dont l\u2019importance du silence: «Certaines personnes ne veulent pas t'écouter, d'autres oui.Mais beaucoup ne veulent pas.Il y a assez de gens qui sont snobs ici», raconte-t-il.S\u2019il avait un conseil à donner aux personnes âgées itinérantes, ce serait d\u2019essayer de sortir de la rue, d'aller dans les refuges, de voir s\u2019ils peuvent recevoir de l\u2019aide ou obtenir une chambre.Pour lui, il n\u2019y a pas de vie possible dans la rue.«justget off the street!», insite-t-il.15 juillet 201 5 | ITINERAIRE.CA 15 ?fi Itinérance en France (Un No man's land politique PAR ALEXANDRA GUELLIL PHOTO: ALEXANDRA GUELLIL Rencontré lors des 3es États généraux de l'itinérance, Florent Gueguen plaide pour un réengagement de l'État en Faveur de la lutte contre l'exclusion et l'itinérance.Pour le directeur de la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (FNARS), il est urgent d'agir pour l'égalité de tous.Qu\u2019est-ce qui vous a frappé par rapport aux mesures politiques instaurées au Québec?L\u2019inquiétude sur les risques de désengagement de l\u2019Etat quant à la lutte contre l\u2019exclusion et l\u2019itinérance.Une inquiétude partagée par les différents groupes communautaires et organismes qui se demandent si cette lutte est une priorité pour les pouvoirs publics.Surtout lorsque l\u2019on constate que les mesures d\u2019économies se font sur le dos des plus pauvres.J\u2019ai aussi senti de l\u2019inquiétude concernant la répartition des compétences entre le fédéral et le provincial.Où en est-on en France quant à la lutte contre l\u2019exclusion et la pauvreté?On a le même débat.Avec l\u2019adoption de la loi donnant la possibilité aux métropoles (NDRL: les grandes régions françaises) de récupérer sur demande les compétences concernant le logement des plus démunis.Historiquement, en France, c\u2019est l\u2019Etat qui est responsable des politiques de lutte contre l\u2019exclusion et nous plaidons pour que cela reste ainsi.La décentralisation favorise des formes d\u2019égoïsmes locaux.C\u2019est-à-dire que cela ira dans le sens des villes qui ne souhaitent pas avoir de pauvres chez eux.Quels sont les critères qui permettent de définir la pauvreté?Il y a deux modes de calcul.Le premier, européen, mesure la pauvreté monétaire sur la base du revenu médian d\u2019un pays.Ceux qui sont en dessous de 60 % du revenu médian sont considérés comme pauvres.En France, cela correspond à toutes les personnes qui vivent avec 970 \u20ac (1350 $) par mois.Le second se calcule en fonction des conditions de vie et mesure le degré de privation basé sur l\u2019accès aux biens essentiels (logement, nourriture, loisirs).Quel est le visage actuel de la pauvreté et des itinérants?Traditionnellement, le profil du sans-abri, c\u2019est l\u2019homme seul, isolé, blanc, un peu âgé.C\u2019est un profil qui a tenu jusqu\u2019à la fin des années 90.Depuis le début des années 2000, on constate une très forte augmentation des familles avec enfants.En se fiant au baromètre du 115*, ce sont des familles qui sont victimes de la crise économique.Elles sont souvent menacées d\u2019expulsion et vivent dans des campements, chez un tiers ou en squat.Et ces familles sont-elles prises en charge par l\u2019État?En France, il y a actuellement 40 000 personnes vivant en famille qui sont hébergées à l\u2019hôtel, à titre d\u2019hébergement d\u2019urgence, pour un coût de 200 millions \u20ac chaque année.Il faut développer des offres de logement qui seront des alternatives à l\u2019hôtel.C\u2019est-à-dire permettre à des familles d\u2019avoir des logements abordables moins chers.L\u2019un des visages de la pauvreté qui se retrouve souvent en une des médias français et internationaux est celui des migrants.La population migrante est beaucoup plus importante en France qu\u2019au Canada.Il faut être prudents avec la statistique ethnique pour éviter la récupération politique.C\u2019est vrai qu\u2019il y a une pression des flux migratoires sur la demande d\u2019hébergement.Cette différence est liée au fait que l\u2019Europe est une terre d\u2019immigration importante.Ici, ce sont des populations d\u2019Afrique de l\u2019Ouest, d\u2019Europe de l\u2019Est ou centrale qui font beaucoup de demandes d\u2019hébergement.Que ce soit avec la Droite ou la Gauche, les évacuations des camps de réfugiés se font encore.Quelles sont les conséquences de cette mesure?Pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, il y a eu de nombreuses évacuations des bidonvilles roms.Le gouvernement actuel est dans cette continuité.En 2012, une circulaire a été négociée avec le gouvernement de Jean-Marc Ayrault qui prévoyait de faire un diagnostic social de toutes les personnes présentes sur le campement en proposant des situations d\u2019hébergement, de relogement et d\u2019accompagnement.Cette circulaire n\u2019est pas respectée.Cela signifie 16 ITINERAIRE.CA | 15 juillet 201 5 que les campements sont évacués et que les personnes se réinstallent à quelques mètres plus loin.Une politique dangereuse et inefficace qui inquiète beaucoup les associations en charge de la santé des migrants.Si on perd de vue la personne malade pendant six mois, elle est dangereuse pour elle-même, mais aussi pour les autres.C\u2019est l\u2019une des conséquences négatives des expulsions sans relogement.Le Front national, parti d\u2019extrême droite, dit souvent que la France ne peut plus accueillir toute la misère du monde.Que faire pour éviter que ces personnes se retrouvent à la rue?En France, le nombre de demandeurs d\u2019asile était en 2014 de 64 000.À titre d\u2019exemple, l\u2019Allemagne était à 200 000.Même si les Allemands sont plus nombreux, les chiffres parlent d\u2019eux-mêmes, ce n\u2019est pas du simple au triple.La France n\u2019a donc pas une politique d\u2019accueil plus généreuse que d\u2019autres.D\u2019ailleurs seuls 20 % d\u2019entre eux obtiennent le statut de réfugiés.Beaucoup demandent l\u2019asile sans l\u2019obtenir, restent sur le territoire et se retrouvent dans une zone grise.Sans titre de séjour, pas de logement, pas de travail et pas d\u2019exclusion possible.Il faut donc que le gouvernement s\u2019attaque à ce problème de régularisation de toutes ces personnes qui gonflent les chiffres de la précarité.Si on ne peut pas les expulser, il faut les intégrer au lieu de les maintenir dans un no man's land juridique et social.Pourquoi ça ne bouge pas?A cause, entre autres, de la crise économique, de la montée de l\u2019individualisme, de la rigueur budgétaire et de la montée du nationalisme dans toute l\u2019Europe.Le gouvernement français est paralysé.S\u2019il régularise les sans-papiers, le risque lié à la montée de l\u2019extrême droite est énorme.Mais, c\u2019est l\u2019inverse.C\u2019est parce qu\u2019on maintient ces personnes dans la précarité que le vote xénophobe monte.Cela renvoie à une image systématiquement négative de l\u2019immigration.¦ La FNARS (Fédération nationale des associations d\u2019accueil et de réinsertion sociale) lutte contre les exclusions en favorisant l\u2019accès à l\u2019emploi et au logement des personnes qui en sont les plus éloignées.En tout, 870 associations de solidarité et organismes dénoncent les décisions et les actions qui augmentent les inégalités sociales.L\u2019organisme, qui existe depuis les années 50, était au départ focalisé sur l\u2019accompagnement des sortants de prison.Aujourd\u2019hui, c\u2019est le plus gros réseau de lutte contre l\u2019exclusion en France qui s\u2019occupe de l\u2019hébergement, de l\u2019accompagnement des personnes sans-abri en difficulté et propose une aide à la réinsertion professionnelle.* Les résultats du baromètre 115 montrent une augmentation des propositions d'hébergement faites aux personnes sans abri sur un mois (+30 %).En France, toute personne souhaitant solliciter le SAMU social peut composer le 115.C'est le numéro d'appel national pour les personnes sans-abri.La plateforme téléphonique tient un fichier regroupant des informations sur l'ensemble des personnes qui sont prises en charge.Dans les 37 départements du baromètre 18 382 personnes différentes ont sollicité le 115 en décembre 2014 pour un hébergement w ft Composition familiale des personnes ayants sollicité le 115 Hommes seuls Personne en famille \u2022 seuls ?A 39% n £ 0 Couple sans enfant H » ftftft Femmes seules Groupe d'adulte sans enfants 43 2% 0/ de personnes ayant /O sollicité le 115 n'ont jamais été hébergées 0/ don,66% pour absence de places disponibles Type proposé opour les personnes ayant sollicité le 115 d'hébergement Q Q % Hébergements O O d'urgence 36% Hôtels Hébergements 90% d'urgence ^ \" hiernal 6 % Autres CREDIT: FNARS fcf PAR HELOISE BARGAIN PHOTO: ALEXANDRA GUELLIL Des amendes amères _ .* ¦ \t\t \t\t¦||ira *\t\t \t\t \t\ts f/\t\t \tJH\tm ¦W\t-,\t1 jH\t\\\t^\t%\tSi m\t4 1-\tc£L Jaül.tjL ¦> Tl\t«\t//«Bl \t \t 1 400$, 20 000$ ou 110 000$ pour avoir traversé la rue au Feu rouge ou uriné derrière une église.Voilà des réalités auxquelles sont confrontées les personnes en situation d\u2019itinérance, ou marginalisées.Mais, comment honorersesdettes lorsqu'elles sontjugées injustifiées ou que l'argent manque?En 2013, Sylvio Hébert, camelot à L\u2019Itinéraire a perdu son automobile, son emploi de livreur et son logement.Tout cela en une journée pour avoir enlevé sa ceinture de sécurité en se stationnant.A cause des 46 $ d\u2019amende, il n\u2019a pas pu régulariser ses plaques d\u2019immatriculation et s\u2019est fait saisir son véhicule dans lequel il dormait et avec lequel il travaillait.Depuis, Sylvio a perdu son permis de conduire.Il ne pourra le récupérer que lorsqu\u2019il aura payé les frais de son dossier judiciaire.Or, sa dette estimée a grimpé à 1 400$, une somme qu\u2019il n\u2019a pas les moyens de verser.Comparativement à d\u2019autres, cette somme n\u2019est pas si élevée.La plus grosse dette judiciaire enregistrée à la Clinique Droit Devant, un centre d\u2019accompagnement judiciaire pour les personnes en situation d\u2019itinérance à Montréal, dépasse les 110 000$.«Mais ce que l'on retrouve souvent c'est 15 000 à 30 000$», nuance Isabelle Raffestin, coordinatrice de la clinique.Quelles infractions peuvent bien mériter de tels montants?La plupart du temps, il s\u2019agit de contraventions en lien avec l\u2019espace public comme dormir Isabelle Raffestin dans des lieux publics, dans le métro, uriner, flâner.Ces comportements sont inévitables et sont directement «en lien avec la stratégie de survie des personnes en situation d'itinérance», précise Marie-Eve Sylvestre, professeure à la Faculté de droit de l\u2019Université d\u2019Ottawa et recherchiste dans le domaine de la judiciarisation.Des tickets dirigés?Et si Sylvio n\u2019était pas en situation d\u2019itinérance?S\u2019il ne dormait pas dans sa voiture?Aurait-il reçu une amende pour s\u2019être stationné sans ceinture de sécurité?Il pense que «sa personnalité était visée ».Pour lui cet acte aurait pu être commis par d\u2019autres personnes sans être puni, et ça, « c'est ce que ion appelle du profilage social ».Le profilage social commence lorsqu\u2019un groupe d\u2019individus est surexposé aux interventions policières en raison de critères sociaux.Isabelle Pour comprendre La judiciarisation désigne l\u2019intervention croissante de la justice pour régler des affaires ordinaires, notamment en ce qui concerne les infractions commises par les personnes itinérantes.En d\u2019autres mots, elles recevront des amendes, auront un dossier judiciaire, seront appelées à la Cour.Et ce, même si elles n\u2019ont pas les moyens de payer. En dedans À l\u2019extérieur de Montréal, l\u2019emprisonnement pour non-paiement d\u2019amende est toujours en vigueur.Sébastien Harvey, coordonnateur de la section Québec de la Ligue des droits et libertés, explique le flou qui règne concernant l\u2019emprisonnement des personnes itinérantes à Québec.«Il y a surtout des mandats qui sont émis, après est-ce qu'ils les appliquent?» Selon Gilbert Lafrance*, en situation d\u2019itinérance à Québec, la réponse est oui.Il avoue connaître au moins cinq personnes «qui se sont fait emmener en dedans».Quoi qu\u2019il en soit, «les mandats sont extrêmement anxiogènes pour ceux qui les reçoivent, explique Sébastien Harvey.On a une histoire d'une fille qui s'était blessée au pied et sachant qu'elle avait un mandat, elle refusait d'aller à l'hôpital, par crainte que l'hôpital ne la dénonce».Malgré la pétition et les campagnes de la Ligue des droits et libertés, la ville de Québec n\u2019a toujours pas adopté de directive en matière d\u2019emprisonnement, mais a mis en place un tribunal alternatif.Raffestin explique qu\u2019il découle de la théorie américaine de la vitre brisée.Selon ce concept, un délit visible en entraîne automatiquement un autre.C\u2019est pourquoi chaque délit est réprimé même s\u2019il est mineur.En s\u2019inspirant de cette théorie, la Ville de Montréal a mis l\u2019accent sur la lutte aux incivilités depuis les années 2000.«C'est ce qu'on a appelé le nettoyage social.Ça a eu un impact proportionnel pour les personnes itinérantes», dit Mme Sylvestre.C\u2019est-à-dire que les personnes en situation d\u2019itinérance ont plus de risques de recevoir des contraventions, car chaque geste de leur vie quotidienne, comme uriner ou dormir, peut être considéré comme un délit.La Commission des droits de la personne etdes droits de lajeunesse a reconnu en 2009 l\u2019existence d\u2019un profilage social dans les pratiques du SPVM.Elle précise que les plans d\u2019action du SPVM de 2007, 2008 et 2009 font «mentions explicites des groupes considérés par le SPVM comme étant les premiers producteurs d'incivilités: itinérants, squeegees, prostituées, jeunes de la rue.» « Oh de toute façon t'es qu'une poubelle!» Voici les mots adressés à Serge Lapointe*, une personne en situation d\u2019itinérance, par un policier.Des propos rapportés à la Clinique Droit Devant.D\u2019autres témoignages mentionnent également des insultes, des passages à tabac etdes menaces de mort.D\u2019autres expliquent aussi que les policiers les connaissent.Parfois, elles se font suivre par l\u2019un deux de manière régulière.Sylvio Hébert le confirme.Le policier qui lui a donné une contravention de 46$ l\u2019avait déjà interpelé pour avoir traversé à un feu rouge un mois plus tôt.Mais selon Isabelle Billette, conseillère en planification au SPVM, «seule une minorité de personnes reçoivent des contraventions».Durant 'Jdfty\t-J* /iVjJHjyV'.! 15 juillet 201 5 | ITINERAIRE.CA 19 Écrire une nouvelle histoire Ils sont une dizaine à attendre devant la salle R-10 de la Cour municipale pour effacer leur dette judiciaire.Les participants du Programme d\u2019accompagnement justice-itinérance à la cour (PAJIC), espèrent rencontrer pour la dernière fois la procureure qui les a suivis ces derniers mois.Une fois l\u2019audience levée, la juge les appelle un par un.Ils doivent prouver qu\u2019ils s\u2019inscrivent dans une démarche d\u2019insertion sociale, tant au niveau de l\u2019emploi, de la consommation que des relations sociales.Suivant les suggestions de la procureure, la juge peut choisir de retirer toutes les contraventions de la personne.Nombreux sortent le sourire aux lèvres, les yeux humides, fiers de brandir leur certificat de participation au programme.« Une autre histoire commence», s\u2019exclame l\u2019un d\u2019eux.Durant l\u2019année 2014-2015, ils étaient 170 à intégrer le programme.Malgré les gains qu\u2019il procure, le PAJIC écarte complètement le profilage social, «ça met de côté la cause de la problématique, c'est-à-dire qu'on donne des tickets pour rien!».Parole due.| l\u2019année 2008-2009, 5,9 % à 12,7 % des personnes itinérantes auraient reçu un constat d\u2019infractions, selon un rapport coécrit avec Rémi Boivin, professeur en criminologie à l\u2019Université de Montréal.Delà rue à la Cour Au Québec, l\u2019emprisonnement pour non-paiement d\u2019amende est toujours en vigueur en vertu du Code de procédure pénale.Particularité montréalaise: depuis 2006, un moratoire interdit ce type d\u2019emprisonnement.Selon Isabelle Raffestin, même l\u2019incarcération n\u2019est plus une menace, la judiciarisation reste un poids «symbolique» pour les personnes itinérantes.Pour aider les personnes à se libérer de leur dette judiciaire, la Clinique Droit Devant les aide à contester une contravention, les accompagne dans le processus de déontologie judiciaire et négocie leurs paiements.En collaboration avec la Cour municipale, la clinique propose également un Programme d\u2019accompagnement justice-itinérance à la Cour (PAJIC).Ce dernier peut dans certains cas effacer l\u2019ensemble des contraventions d\u2019une personne si elle s\u2019inscrit dans une démarche de réinsertion.2015: où en est-on?Travailleurs sociaux, recherchistes, politiciens, tous étaient au rendez-vous des 3es Etats généraux de l\u2019itinérance pour discuter des problématiques actuelles.La judiciarisation était un des thèmes abordés.Animé par Céline Bélot, professeure en travail social à l\u2019Université de Montréal et recherchiste sur la judiciarisation, cet atelier visait à dresser un constat de la situation jugée alarmante.Parmi les pistes d\u2019actions proposées : renforcer les partenariats entre les travailleurs sociaux et policiers, bannir l\u2019emprisonnement pour non-paiement d\u2019amende sur l\u2019ensemble du territoire et demander plus de financement au gouvernement.Si toutes ces réclamations étaient entendues, les personnes marginalisées et itinérantes ne seraient plus prises pour cible.Sylvio pourrait peut-être même récupérer son permis de conduire, son véhicule et prétendre à un nouvel emploi.¦ * Noms fictifs Police à l'écoute En 2009, la Ville de Montréal a mis en place une Equipe multidisciplinaire en référence et intervention auprès des itinérants (EMRII).Cette dernière est composée de travailleurs sociaux et d\u2019agents de police.Elle intervient auprès des personnes qui cumulent des constats d\u2019infractions et les oriente vers des solutions non judiciaires.Le service EMRII fait également de la sensibilisation auprès des autres agents de police pour inspirer les bonnes méthodes d\u2019intervention et donner les outils nécessaires relatifs à l\u2019itinérance.Plusieurs initiatives ont été implantées ailleurs au Québec pour parler des pratiques d\u2019interventions avec des personnes itinérantes, notamment à Longueuil où une équipe mixte s\u2019est mise en place et aurait déjà sensibilisé «jusqu'à 700 policiers», selon Marco Carpentyrio, coordinateur de la Table Itinérance Rive-Sud.20 ITINERAIRE.CA | 15 juillet 201 5 Cette bande dessinée est inspirée de faits réels.a f'Ûg* junv ytvtWaJï d* &Yd!riû(irucatyL^V c \u2022> ftwlv d'i^côté il f qJ /«W ^ W vW ( -S Û-/L A Si.rAts' >W.c\\ y\u2019ad°çe 'oe3^éco'a;J Qo**>ëC Ve'\"* .e C't'3' .rdP' ia'\" Sa' ,pce- Süre/i .^«er lesPrit [VISPresiB ^ndj-fSf.r\u201e on F0 .esPr/t W//39PCba^ame/ot °n°''«,r«L,Ct^ 3ass/ 'Ps et Aj.CC/// on ïêve j'a^^®®esa^a^ce,daP^ u0e aft'Stee MatéVé'^ye aWée ào^z:^°^e0\\^ül< ^?^-:J\u2019aü-^Vète pPe dV'1',\\tpVP- w:;:« 3ubV\\c-tw.era^aP \u201e,e \\_aP'\t.v- Ffa0 ravPeVot i ^ -R0VaV f e\u2019 ^op' :0^e; .tapa (aAoPb' \u2022*>/,_ e/> Jer % A .*\u201c°fecScVdaaSl«\u201ce»e Win*, car e»frSde à refaire one .d''StanSÏpÇoP-eproté9-\t( Benoit Chartier ^\u2018ïSS.\u2014 Il était une fois, au pays des Vikings PAR SERGE TRUDEL, CAMELOT SAINTE-CATHERINE/ MORGAN PHOTOS: MARIO ALBERTO REYES ZAMORA HISTOIRE Les Vikings sont des explorateurs, commerçants, mais également pirates Scandinaves.Ils Furent principalement actifs au cours de la période qui s'étend du VIIIe siècle au Xe siècle de notre ère.Par extension, on emploie le terme Viking en français pour désigner la civilisation Scandinave qui se situe de l\u2019âge de fer tardif, soit à partir de la fin du IIe siècle, à l\u2019âge du fer de l\u2019époque romaine.Contrairement aux autres peuples de la Germanie de l\u2019Europe méridionale, ils sont demeurés païens jusqu\u2019à la première moitié du Xe siècle.C\u2019est l\u2019une des raisons pour laquelle il se dégage des textes européens du début du Moyen-âge une image négative de leur action, réduite à des actes de piraterie et de pillage caractérisés par la violence et la barbarie païenne.Toutefois, la documentation contemporaine a permis de nuancer le propos, en insistant sur l\u2019aspect positif de leur action dans certains cas, car ils furent également de grands marins, explorateurs et guerriers qui atteignirent les côtes atlantiques de l\u2019Europe, la Méditerranée, l\u2019Orient, voire même l\u2019Amérique du Nord.Ils établirent au passage des comptoirs commerciaux et des colonies comme sur les Iles Féroé, les Orcades, l\u2019Islande et le Groenland.Ils fondèrent des établissements en Normandie et en Russie.Dans le monde des Vikings, on a pu observer un phénomène d\u2019expansion démographique, dû au réchauffement climatique qui se produisit autour du Xe siècle.Ceci aurait amplifié les raids des Vikings et entraîné la croissance des productions agricoles, et, par le fait même, occasionné un hausse de la population.Beaucoup plus tard, les archéologues ont découvert que la culture de fruits et légumes était en effet une source de richesse importante du peuple viking.L\u2019ère des Vikings prit fin à la suite de la venue des Chrétiens, venus pour étendre leur pouvoir, tant monarchique que religieux.¦ Vikings 101 Connaissez-vous vraiment les Vikings?Quelques Faits inusités nous les Font découvrir sous un autre jour.Casques cornés?Les Vikings ne portaient pas de casques avec des cornes; il s\u2019agit d\u2019une mode inventée par des peintres du XIXe siècle.Propres et bien peignés Les Vikings n\u2019étaient pas des êtres hirsutes et mal dégrossis que l\u2019on croyait.Plutôt propres de leur personne, ils étaient reconnus pour leur excellente hygiène.Ils prenaient un bain au moins une fois par semaine, ce qui est beaucoup plus que les autres Européens de l\u2019époque.Ils aimaient aussi faire saucette dans les sources thermales, abondantes dans leur coin du pays.Par ailleurs, on doit l\u2019invention du peigne aux Vikings.Et puis, des fouilles archéologiques sur des sites vikings ont mis au jour des articles d\u2019hygiène personnelle dont des pinces à sourcils, des rasoirs et des cure-oreilles fabriqués d\u2019os et de cornes d\u2019animaux.Les Vikings préfèrent les blonds Pour se conformer à leurs idéaux de beauté, les Vikings aux cheveux bruns - surtout les hommes - se servaient d\u2019un savon à haute teneur de soude caustique pour se décolorer les cheveux.Ils s\u2019en servaient aussi pour blondir leur barbe.Ce qui aidait aussi à régler les problèmes de poux.Du ski pour le plaisir Les Scandinaves skiaient déjà il y a 6000 ans, bien que l\u2019invention des skis pourrait remonter aux anciens Russes avant eux.À l\u2019ère des Vikings, les ancêtres de Hàgar Dünor utilisaient les skis non seulement comme mode de déplacement, mais également comme loisir.Ils avaient même un dieu du ski : Ullr.Plus fermiers que pirates Bien que les Vikings comptaient dans leurs rangs des pirates sanguinaires et sans pitié, la majorité étaient de paisibles fermiers qui cultivaient de l\u2019orge, du seigle et de l\u2019avoine.Ils élevaient aussi du bétail, des chèvres, des cochons et des moutons sur de petites fermes, dont la production suffisait pour nourrir une famille.¦ JPR Source: HistoryLists 34 ITINERAIRE.CA | 15 juillet 201 5 Un retour à l'écriture pour vous parler de musique PARGABRIEL BISSONNETTE, CAMELOT METRO BERRI-UQAM PHOTOS: MARIO ALBERTO REYES ZAMORA MUSIQUE \t\t \t\t j* ( r* * -T\tt ! J\tf 1 Après 20 ans de loyaux services, et en plus d'être sur le terrain pour solliciter les gens à acheter L'Itinéraire sur la rue et dans les métros de Montréal, j'ai le goût de vous partager ma plus grande passion: la musique! À partir du prochain numéro, vous retrouverez ma chronique musicale en partenariat avec le magasin FreeSon.A 57 ans, j\u2019ai toujours une très grande passion pour la musique.Malheureusement je ne joue d\u2019aucun instrument, avec regret car je n\u2019ai jamais eu de patience.Mais en revanche, je suis un mélomane.Pour mon 11e anniversaire, j\u2019ai reçu comme cadeau de mes parents l\u2019album de Led Zeppelin III.C\u2019est à ce moment-là que tout s\u2019est déclenché pour l\u2019amour de la musique! En 1977, j\u2019ai été DJ dans un club à Mercier, L\u2019Excalibur.Trois ans plus tard, j\u2019animais pour la toute première fois à la radio communautaire de Châteauguay, sur la bande radiophonique 101.9 FM, qui fête aujourd\u2019hui son 35e anniversaire.Je ne peux pas oublier la date de ma première émission de radio, « Information Rock», car c\u2019était le 8 décembre 1980, quand John Lennon se faisait assassiner à New York.Je touchais de près ou de loin la musique, comme technicien de son ou d\u2019éclairage, ou encore comme stage-man.J\u2019ai appris sur le tas comme on dit! Mes goûts musicaux sont le rock, le blues, le jazz mais surtout le rock progressif.Depuis mes débuts à l\u2019écriture dans LItinéraire, j\u2019ai souvent fait des entrevues avec des musicien(ne)s du Québec.Ma première entrevue, en 1995, a été réalisée avec Musical Box, un groupe montréalais qui rendait fidèlement hommage à Genesis, à l\u2019époque de Peter Gabriel.Un FreeSon musical Je serai aidé pour cette chronique par Marc Lemieux, propriétaire de la boutique de disques FreeSon, et spécialiste du rock progressif sur le Plateau, en plus de son équipe.Son fils Marc-Philippe Lemieux (prog-métal, métal), Dominique Braseaux (tous les genres de rocks progressifs, folk, rock, blues, jazz), qui a déjà travaillé à l\u2019ancienne boutique Le Va-et-vient, et pour finir le grand spécialiste René Larose (heavy métal, métal avec des voies féminines, et prog-métal), qui travaillait à la défunte boutique Le Rock en Stock, rue Crescent.Marc Lemieux a ouvert la boutique en 1988 avec Christian Bertrand, son associé des premières années qui s\u2019occupe aujourd\u2019hui des mises à jour du site Internet.Les deux premières années, la boutique vendait seulement des vinyles usagés de progressif et de rock classique.Mais à partir du début des années 1990, Marc se retrouve seul et décide de vendre des CD neufs d\u2019importation, dans sa spécialité : le prog-rock et autres genres progressifs.C\u2019est seulement au début des années 2000, avec la fermeture du magasin Rock en Stock, que Marc fait entrer le heavy métal, le métal et le prog-métal.Depuis 2013, avec le retour du 33 tours, le magasin se met en mode vinyle : 75 % de neuf, 25 % d\u2019usagé dans tous les styles (progressif, rock, saoul, blues, jazz, métal) en plus des CD.Après presque 28 ans de service exemplaire et de très bon conseils à sa clientèle (23 ans que je m\u2019empiffre de bonne musique!), Marc voudrait profiter de l\u2019occasion pour remercier tous les employés qui, de près ou de loin, ont fait que le magasin FreeSon est peut-être le meilleur de son genre.A partir du 1er août, je vous ferai découvrir de la musique qui vient de partout dans le monde.Ça ne sera pas une critique d\u2019albums mais plutôt de la référence musicale et de l\u2019information sur des types musicaux.Je vous invite à me suivre dans cette aventure ! ¦ La boutique FreeSon, au 1744 Mont-Royal www.freesonrock.com.I n mmoN CD i VINYLES - ROCK -PROG - MÉTAL 514-521'5159 JF\tFl E E S O ]\\r Cet article a été réalisé grâce à l'appui financier de la boutique FreeSon O C 15 juillet 201 5 I ITINERAIRE.CA 35 CARREFOUR ?Les camelots au défilé de la Saint-Jean! -L, Les participants au défilé : Le 24 juin dernier, lors de la Fête nationale du Québec, 22 participants de L'Itinéraire ont pris part à la parade.Une action rendue possible grâce au travail de notre participante Manon Fortier.«Depuis un bon nombre d\u2019années, je participe à l\u2019événement de la Saint-Jean, que ce soit pour la maintenance, la sécurité ou la danse (Les balles de neige).Cette année, quand la responsable de la Société Saint-Jean-Baptiste m\u2019a appelée, je lui ai expliqué ce que je voulais faire : je voulais intégrer des camelots dans la parade pour qu\u2019ils aient une expérience plaisante, et ce fut le cas! Plusieurs m\u2019ont dit qu\u2019ils avaient eu du plaisir et qu\u2019ils étaient prêts à recommencer.C\u2019était la première expérience avec des camelots.Une centaine de revues ont été données.Certaines personnes acclamaient les camelots qu\u2019ils connaissaient.Et n\u2019oublions pas nos camelots parmi le public! Merci aux organisateurs de la Fête nationale qui ont appuyé L\u2019Itinéraire et les camelots: Daniel Dion, Gilles Hené, Julie Félix, Emilie Therrien et notre guide pour leur collaboration.» Manon 36 ITINERAIRE.CA | 15 juillet 201 5 Les camelots ont découvert le fonctionnement du defile.Diane Curadeau Jean-Claude Nault Geneviève Bois-Lapointe Tuan Trieu Hoang Jean-Pierre Ménard Jo-An Blanchet-Girard Diane Gariépy Mario Reyes Pierre Touchette Christine Lévesque Jean-Paul Lebel Manon Fortier André-Guy Charron Serge Trudel Nicole Giard Christine Lévesque Normand Vernier Dan Touchette et Rosy Johanne Besner Sylvio Hébert Hoa Nguyen France Lapointe sim UCs sont à / H\tr P3\t% MOT DE CAMELOT La vente du magazine camelot Beaudry / Sainte-Catherine Ou\u2019est-ce que cela me procure?Le contact avec les gens, le dialogue avec eux et de plus, cela m\u2019inspire aussi pour écrire et pour pratiquer mon art, soit la peinture.Selon mon expérience, il y a plusieurs façons d\u2019approcher les gens pour leur proposer la lecture du magazine.Par exemple, en les voyant venir vers moi, je souris en les regardant.Le sourire n\u2019est pas mis de côté.Un autre exemple: «Je vous en ai gardé une copie, Madame».Un troisième, je dis au lecteur ou à la lectrice: «Chaque fois que vous achetez le magazine, cela crée de l\u2019emploi et vous faites des heureux».J\u2019aime aussi parler de l\u2019entrevue qu\u2019on a réalisée avec l\u2019artiste qui apparaît sur la couverture du magazine.Par contre, on peut s\u2019attendre comme réponses: «Je suis désolé.», un balayage de la main ou de l\u2019indifférence.Il faut dire qu\u2019il y a encore des préjugés, tout dépend du niveau intellectuel de la personne, ce qui détermine son attitude.Mais de façon générale, les gens sont très généreux et nous l\u2019apprécions.Pensée.Quelqu\u2019un me disait :«Tu as l\u2019air d\u2019un intellectuel».Je lui ai répondu: «J\u2019aime l\u2019actualité».Jacques Elysé, camelot Théâtre d\u2019Aujourd\u2019hui Une rencontre Il y peu de temps, après avoir pris le dîner, je suis partie de la station Mont-Royal pour aller chercher mes journaux à la station Berri.Il y avait une dame, assise sur le banc, comme moi, qui attendait de prendre le métro.J\u2019ai eu l\u2019impression quelle était une de mes clientes de la station Iberville, elle me faisait beaucoup penser à elle.Je me suis adressée à elle.Très poliment, je lui ai dit: « Madame, vous me faites penser à une de mes clientes de la station Iberville».Là, elle m\u2019a regardée, et j\u2019ai bien vu qu\u2019elle ne me connaissait pas.Nous avons quand-même parlé ensemble, elle m\u2019a demandé quel était mon travail.Je lui ai répondu que je travaillais comme vendeuse de journaux L'Itinéraire.Lorsqu\u2019elle a vu cela, elle m\u2019a demandé bien gentiment si elle pouvait m\u2019acheter un journal.Je lui ai répondu : «Certainement, Madame» avec empressement.J\u2019ai remarqué que cette personne était simple et ouverte envers les gens, elle m\u2019a dit aussi qu\u2019elle avait été infirmière pendant plusieurs années et quelle aimait son travail.De la manière dont elle me le disait, on voyait que c\u2019était vrai.Nous nous sommes laissées à la station Jean-Talon, et je suis allée à mon poste à la station Iberville.Je remercie toujours sincèrement mes clients et clientes.V Giselle Nadeau, camelot métro Iberville et métro Jarry Difficile, les maisons d'hébergement J\u2019étais en santé, mais au mois de mars 2003, je me suis retrouvée à la rue, sans logement, sans être capable de me trouver une seule place en maison d\u2019hébergement pour femmes.J\u2019ai donc passé toute la nuit debout, car souvent une femme seule qui dort dans la rue risque le viol.Donc je me suis mise à vendre de la drogue pour avoir de l\u2019argent afin de me payer une chambre de motel pour la nuit et à consommer pour rester debout pendant toute la nuit.Les maisons n\u2019ont souvent pas assez de places et ont des règlements qui sont difficiles pour certaines et elles se retrouvent dehors.J\u2019ai fait le tour de toutes les maisons d\u2019hébergement à Montréal, même sur la Rive-Sud et à Laval.J\u2019ai dû me battre pendant trois ans pour une place dans chaque maison avant de pouvoir avoir un logement.Maintenant, cela fait quatre ans que j\u2019ai un domicile fixe et que ça va bien.Le gouvernement oublie les gens dans la rue qui ont besoin d\u2019une place et je trouve cela incroyable qu\u2019une section des gens à la rue ne reçoive pas assez d\u2019aide et n\u2019ait pas assez d\u2019endroits où aller dormir.En passant, je tiens à dire un merci tout spécial à une amie! vente à Granby dcsormarseii Le magMin CHEMIN FAISANT Mon chemin vers le bonheur PAR MONSIEUR SUTTON, CAMELOT À SUTTON ET GRANBY talon drift! Je me nomme Monsieur Sutton.Cela Fait bientôt quatre ans que je vends le magazine L'Itinéraire à Sutton.Grâce à mon deuxième portrait publié dans L'Itinéraire et écrit par Marie-Lise Rousseau, j'ai pu commencera vendre le magazine à Granby.Dans les rues de Granby, j\u2019ai de très bons commentaires et je sens que les gens m\u2019apprécient beaucoup.Plusieurs personnes m\u2019aident à sensibiliser le monde à l\u2019itinérance et à la pauvreté, ce qui représente la cause que je cherche à faire connaître.Après de longues années de toxicomanie et d\u2019itinérance, au mois d\u2019août 2008, j\u2019ai été admis au Foyer de Charité où René Tessier, un ex-toxicomane, m\u2019a accompagné durant ma retraite spirituelle.Grâce aux étapes de cette retraite, j\u2019ai réalisé que je pouvais travailler mes comportements négatifs.Cela m\u2019a ouvert les yeux.Depuis, il ne m\u2019arrive que du positif et désormais, le bonheur fait partie de ma vie.Je me rends compte que même dans les moments difficiles et avec l\u2019aide des personnes qui m\u2019entourent, il m\u2019est plus facile de surmonter les obstacles.Pour moi, c\u2019est une chance unique d\u2019être supporté dans mes choix et dans mon cheminement.« La star de Sutton » En mai 2014, la lettre de félicitations qui m\u2019a été envoyée par le maire de la ville de Sutton et son conseil municipal m\u2019a donné des ailes pour l\u2019avenir.Suite à cette lettre, j\u2019ai été nommé «la star de Sutton » dans un article paru dans L'Itinéraire du 15 septembre 2014.On a également parlé de moi dans différents journaux locaux des Cantons-de-l\u2019Est.Cela m\u2019a rendu tellement fier! En ce sens, je voudrais remercier monsieur Gagnon qui a incité la journaliste Marie-Eve Martel à écrire un article à mon sujet dans le journal «La Voix de l\u2019Est».Le fait de vendre L'Itinéraire à Sutton est une très belle opportunité pour le journal de se faire connaitre en région.Cela permet de sensibiliser les gens à la cause de l\u2019itinérance et de la pauvreté.Si je vous raconte mon parcours, c\u2019est pour dire aux personnes qui passent par des moments difficiles comme ceux que j\u2019ai connus qu\u2019il est possible de s\u2019en sortir et même de devenir précurseur dans son domaine.Je dis cela car je suis le premier camelot dans la région de Granby.J\u2019en remercie le maire et le comité du Groupe actions solutions pauvreté (GASP) qui m\u2019ont permis de vendre L'Itinéraire dans leur ville.Cela ouvre la porte à d\u2019autres itinérants de Granby qui décideraient de sortir de la rue.J\u2019aimerais remercier mes parents, le Foyer de Charité, le Centre Jean-Paul-Régimbald, mon ami Jean-Paul, monsieur Richard, mon client et toutes les personnes qui se sont retrouvées sur mon chemin.Elles m\u2019ont permis de devenir une meilleure personne.Si aujourd\u2019hui je suis un homme plus tolérant, moins orgueilleux, plus respectueux envers moi-même et envers les autres, si j\u2019ai plus d\u2019estime de moi-même et si je suis plus fier de ma personne, c\u2019est grâce à toute l\u2019équipe de Lltinéraire qui m\u2019a permis de me réaliser et de la représenter en vendant son journal.Ma bataille contre la drogue et l\u2019itinérance, je l\u2019ai gagnée, mais la guerre n\u2019est pas terminée.Si je suis sorti de la rue, la rue n\u2019est pas définitivement sortie de moi ! ¦ 38 ITINERAIRE.CA | 15 juillet 201 5 ILa superstition jà son top PAR MANON FORTIER, CAMELOT VILLAGE CHAMPLAIN ET MÉTRO HONORÉ-BEAUGRAND On évite certains gestes au cas où les croyances reposeraient sur un fond de vérité.En voici quelques exemples.HORS PISTE Dans un livre de superstitions, voici ce qui suit : un homme avec son chien trouve un trèfle à cinq feuilles, plus de feuilles, c\u2019est plus chanceux.Le chien se met à parler.Quelques jours après il perd le trèfle.Le chien arrête de parler.Le maître retrouve le même trèfle et le chien se remet à parler.De là à lui prêter le don de la parole, c\u2019est exagéré, mais j\u2019aimerais quand-même trouver un trèfle à quatre feuilles pour avoir des superpouvoirs.A ce moment-là, j\u2019ai fermé le livre et je suis allée le rapporter à la bibliothèque.Pour le trèfle à quatre feuilles, les Américains soutiennent que si vous le mettez dans votre chaussure, la première personne du sexe opposé qui vous accompagnera en promenade sera votre futur-e conjoint-e.Une nouvelle arme en Thaïlande: «L\u2019arsenal thaïlandais s\u2019enrichit d\u2019amulettes.L\u2019armée a distribué des talismans à tous les soldats en poste près du temple de Preah Vihear.Les Khmers sont réputés pour être de redoutables jeteurs de sort.Les tensions restent très vives à la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande.Le lieutenant général Thawatchai Samutsakhon compte sur ces talismans bouddhistes pour se protéger des pratiques occultes de l\u2019armée cambodgienne et pour booster le moral des troupes», rapporte le Bangkok Post.Allumer une cigarette, un feu ou quoi que ce soit à l\u2019aide d\u2019une bougie fait mourir un marin quelque part sur terre.Un accident de la route est officiellement causé par un phénomène magique.Il existe beaucoup de causes pour un accident de la route: l\u2019endormissement au volant, la consommation d\u2019alcool ou.la magie! Un homme conduisait en compagnie de sa famille et d\u2019une servante quand, tout à coup, l\u2019auto s\u2019est retournée sur la route.Ses passagers ont été légèrement blessés et la police a alors examiné l\u2019auto pour en arriver à une conclusion surprenante: un phénomène magique aurait provoqué l\u2019accident.Leurs conclusions se sont appuyées notamment sur un foulard rempli d\u2019ongles et de cheveux humains retrouvés sous un siège.La police ajoute quelle se demande si la servante qu\u2019ils voyaient dans l\u2019auto ne serait pas à l\u2019origine de cette magie.Oui, la magie serait donc la cause d\u2019un accident de la route survenu aux Emirats arabes unis.On ne met pas le pain à l\u2019envers parce que ça attire le diable.C\u2019est ainsi que le boulanger présentait le pain destiné au bourreau sous l\u2019ancien régime, en France.Mon grand-père, qui n\u2019avait pas une grosse formation universitaire en histoire, expliquait plus volontiers qu\u2019on ne gagne pas son pain sur le dos.Ça se tient ! En ce qui concerne le bois, une autre bonne théorie : en Grèce antique, on touchait le bois pour éviter que les esprits entendent nos conversations.Pour que la chance soit avec vous, remplissez votre grille de Loto-Québec sur le bon support : du bois.En jetant une pièce dans une fontaine on peut faire un voeu qui va se réaliser.Y croyez-vous?Méfiez-vous de vos doigts.Ils ont une langue secrète.Vous pouvez exprimer des intentions auxquelles vous n\u2019aviez pas songé en croisant les doigts ! Méfiez-vous de l\u2019oiseau qui fait couic-couic sur le lac, c\u2019est peut-être.un mauvais cygne! Toutes ces histoires nous disent à quel point les superstitions nuisent terriblement à la logique.Alors, soyez raisonnables ! Si vous ne partagez pas cet article avec dix personnes avant minuit, vous serez transformés immédiatement en chien parlant.15 juillet 201 5 I ITINERAIRE.CA 39 CLIN D'ŒIL DU PASSÉ Série sur l\u2019Histoire de la pauvreté au Québec La pauvreté est une réalité qui ne date pas d\u2019hier, et les ressources pour la combattre non plus.A travers une série de dix textes, L\u2019Itinéraire dresse un portrait historique de l\u2019aide offerte aux personnes vulnérables et en situation d\u2019itinérance au Québec depuis la colonisation.20 ans de lutte contre la pauvreté des femmes PAR HELOÏSE BARGAIN En 1995, 850 Femmes ont marché en direction de l'Assemblée nationale sous les bannières de la marche Du pain et des roses.Des roses pour symboliser le mouvement des Femmes et du pain contre la pauvreté des leurs.20 ans plus tard, le «mouvement des Femmes» a pris de l'ampleur, mais la pauvreté est restée.Au début des années 90, le Québec se relève doucement de la récession économique de 1980.La pauvreté est alarmante et les femmes en sont les premières victimes.Selon Françoise David, députée de Québec solidaire et ancienne présidente de la Fédération des femmes du Québec «près d'un million de personnes avait des revenus modestes ou vivait carrément dans la pauvreté, parmi elles une majorité de femmes ».Pour interpeller le gouvernement et sensibiliser la population, Françoise David a eu l\u2019idée d\u2019une marche.Une action inhabituelle pour créer une cohésion entre les femmes, mais surtout pour aller à la rencontre de la population.Sur la route Même si la route est longue, l\u2019ambiance est à la fête.Le soleil est au beau fixe et les cloches d\u2019église sonnent sur leur passage.Françoise David s\u2019en souvient comme d\u2019un moment «festif, convivial, avec beaucoup de bonne humeur et sans découragement».Dans chaque ville où les marcheuses passent, des bénévoles sont là pour les accueillir et leur préparer des repas.L\u2019hébergement se fait principalement dans des gymnases et dans des sous-sols d\u2019église aménagés pour l\u2019occasion.Au fil des kilomètres, les marcheuses attirent l\u2019attention, autant des médias, des personnalités politiques que de nombreux sympathisants.Lisette Lapointe leur a même fait livrer des milliers de bouteilles d\u2019eau parce qu\u2019elle s\u2019inquiétait pour leur santé ! À l\u2019arrivée Près de 15 000 personnes, femmes, hommes et enfants attendent les marcheuses devant l\u2019Assemblée Nationale, à Québec, le 4 juin 1995.Le gouvernement a finalement apporté des réponses aux revendications des femmes, notamment en mettant en place deux lois, l\u2019une sur l\u2019équité salariale et l\u2019autre facilitant le versement des pensions alimentaires.Pari réussi, la marche a véritablement mis à l\u2019agenda le problème de la pauvreté des femmes.«Même si le gouvernement n'a pas répondu à toutes nos revendications, la sensibilisation que la marche a permis de faire représente déjà des gains en soi » explique Mercédez Roberge, ancienne secrétaire de la Fédération des femmes du Québec.Demi-tour?«Sur le coup on a obtenu des gains intéressants, mais on regarde 20 ans plus tard et on se dit que l'austérité fait mal aux femmes », nuance Françoise David.Les compressions dans les services publics nuisent aux femmes qui sont plus nombreuses à y travailler.Mais ces coupes gênent également les utilisatrices.Un exemple parlant: le financement des services de garde sera réduit entre 9 % et 43 %, selon les organismes, durant l\u2019année 2015-2016.Or, tout comme les services de garde, les logements sociaux étaient aussi une cible privilégiée des marcheuses en 1995.Selon le Front d\u2019action populaire en réaménagement urbain, les femmes sont les principales concernées, mais le gouvernement du Québec a décidé d\u2019en construire deux fois moins que les années précédentes.La marche Du pain et des roses a cédé le pas à la Marche mondiale des femmes.La prochaine aura lieu au Québec cette année sur le thème «Libérons nos corps, notre terre et nos territoires ».¦ 40 ITINERAIRE.CA | 15 juillet 201 5 PAR GUY BOYER, CAMELOT SAINT-DENIS / DULUTH PHOTOS: MARIO ALBERTO REYES ZAMORA PANORAMA fer**- rM & ft : I'V Fr.zi\t\"\t \tr in, \t \tFZSzS1!*.- ~~ ~1 Le 21 juin, journée du solstice d'été et Journée nationale des autochtones, a été dévoilée une oeuvre hors normes au Jardin des Premières Nations du Jardin botanique de Montréal.L'œuvre collective, une murale sur bois, est le Fruit de l'imagination des artistes Frédéric Péloquin et Geronimo Inutiq, qui ont associé quelque 200 personnes au projet.Le Jardin botanique de Montréal, trop peu fréquenté, est un joyau pour la ville.En 2001, on y a aménagé un espace en hommage aux Premières Nations.Le Jardin des Premières Nations est un endroit magique, sacré, qui nous permet de redécouvrir le savoir et la culture des peuples autochtones.Exeko a eu la bonne idée de s\u2019associer au Jardin botanique de Montréal pour y exposer une oeuvre picturale éphémère pendant un an sur un mur extérieur du pavillon du Jardin des Premières Nations.Ce pavillon est sobre mais fait pour durer.Son architecture est symbolique de notre relation avec les peuples autochtones.C\u2019est un lieu de rencontres chaleureux et en harmonie avec la nature.\t Le dévoilement de l\u2019oeuvre de Fred Péloquin et de Geronimo Inutiq a été précédé d\u2019une cérémonie traditionnelle afin de souligner la Journée nationale des autochtones.Celle-ci, empreinte de sobriété, souligne le solstice d\u2019été.Depuis très longtemps et bien avant la colonisation, on célébrait l\u2019arrivée de l\u2019été par des rituels et des cérémonies pour remercier la Terre-Mère et ses généreuses récoltes tout en rendant hommage aux ancêtres.Un organisme qui lutte pour l\u2019inclusion sociale Exeko est un organisme à but non lucratif, fondé en 2006, qui a pour mission de favoriser, par l\u2019innovation en culture et en éducation, l\u2019inclusion sociale des personnes marginalisées par l\u2019itinérance et la pauvreté, la toxicomanie, la maladie mentale ou la judiciarisation.Exeko et son atelier-bibliothèque mobile se déplacent là où se trouvent ces personnes : La Maison du Père, l\u2019Accueil Bonneau, le PaO (Projets autochtones du Québec), un refuge pour itinérants d\u2019origine autochtones, etc.Exeko oeuvre avant tout dans l\u2019arrondissement Ville-Marie mais a aussi des projets en milieu carcéral et en province dans des communautés autochtones.Comme le dit si bien la directrice et fondatrice, Nadia Duguay, dans une entrevue à Matv en 2014, qui résume un peu le but des différents projets de l\u2019organisme: «L\u2019itinérance est un contexte et on doit vraiment prendre la personne pour tout le potentiel qu\u2019elle peut avoir et continue d\u2019avoir.» Frédéric Péloquin est un artiste multidisciplinaire, un musicien et un bachelier en arts visuels et médiatiques.Geronimo Inutiq, originaire du Nunavut, détient quant à lui un bac en arts et sciences, avec une majeure en sociologie et en anthropologie.Leur oeuvre a été imaginée et réalisée de façon tout à fait inédite avec la collaboration d\u2019Exeko et d\u2019environ 200 participants trouvés là où Exeko poursuit des projets et offre des ateliers de création, souvent dans la rue-même.L\u2019oeuvre murale, de 9x8 pieds, est basée sur une vieille légende indienne et un conte.Elle est accompagnée d\u2019une trame sonore captée durant les ateliers - paroles exprimées, sons de la ville et de la nature - qui tisse un lien entre l\u2019oeuvre visuelle, le contexte de création et les participants.¦ 15 juillet 201 5 I ITINERAIRE.CA 41 HORS PISTE Des mal programmes PAR YANICK LAROUCHE CAMELOT SAINT-HUBERT/BEAUBIEN PHOTO: GOPESA PAQUETTE adaptés Souvent, les entants qui souFFrent de troubles de l'attention avec hyperactivité manquent de ressources et de programmes thérapeutiques.Malgré le Fait que nos jeunes soient évalués par plusieurs spécialistes, ces derniers sont sans ressources.La seule solution, c\u2019est que l\u2019enfant finisse son année scolaire avec un accompagnateur ou une accompagnatrice, et soit référé dans une école spécialisée dans le but de se débarrasser de l\u2019élève trop difficile pour l\u2019école régulière.Rendu en école spécialisée, on va vous dire que votre enfant ne va que régresser dans son comportement, même que les rapports de spécialistes en maternelle ne sont pas consultés par l\u2019école spécialisée.Par exemple, le rapport psychologique (valide environ deux ans) qui recommande des services tels que l\u2019orthophonie pour traiter sa dyspraxie (qu\u2019il n\u2019a pu débuter seulement qu\u2019à la mi-janvier 2015), des pauses fréquentes en classe pour éviter la fragilité et une variation des activités, n\u2019a pas été consulté.Le seul programme qui est offert par la Commission scolaire de Montréal pour les enfants qui ont des problèmes de comportement agressif est Fluppy.Cette thérapie commence à la maternelle et devient très rigoureuse en première année du primaire.J\u2019ai consulté les éléments descriptifs du programme : il consiste en une intervention destinée à stimuler le développement des comportements prosociaux chez les enfants de 4, 5 et 6 ans qui éprouvent des difficultés à vivre des interactions positives avec leur entourage.Environ 20 % des enfants du préscolaire présenteraient des problèmes d\u2019agressivité.Le programme consiste en trois volets : 15 ateliers en classe pour les enfants, une série de rencontres structurées en famille pour les jeunes ayant un problème de comportement et un soutien direct à l\u2019enseignant-e apporté par l\u2019intervenant-e qui fait le suivi familial.Le programme de la maternelle a intérêt à être prolongé par un programme très similaire en première année du primaire, offert par l\u2019enseignant-e seul-e.Ce programme de conception montréalaise a été expérimenté il y a une douzaine d\u2019années et une évaluation scientifique a livré des résultats significatifs sur les problèmes de santé mentale et d\u2019adaptation scolaire et sociale évités chez des garçons agressifs qui ont vécu l\u2019intervention, comparativement à d\u2019autres garçons agressifs qui n\u2019ont pas été soumis au programme.1 Solutions incomplètes et manques de financements Donc, j\u2019ai conscience que mon fils est inscrit dans ce programme depuis la maternelle, cependant aucun thérapeute ne m\u2019a téléphoné pour faire le suivi de mon enfant.J\u2019ai essayé d\u2019avoir accès au volet Ya nick eteonfils Nathan.parent du programme par l\u2019entremise du CLSC et de l\u2019école de mon fils et mon expérience m\u2019a fait penser aux Douze travaux d'Astérix.Je me suis tout d\u2019abord adressé au directeur de l\u2019école qui m\u2019a dit que ce n\u2019était pas le CLSC qui m\u2019offrirait le volet parent du programme Fluppy.Le CLSC m\u2019a offert d\u2019autres programmes moins pertinents, cependant la travailleuse sociale ne connaissait pas le programme Fluppy.Mon enfant a des problèmes de comportements et j\u2019ai l\u2019impression que c\u2019est plus facile pour l\u2019école de régler le problème avec les médicaments que de le faire travailler sur lui.Sauf que s\u2019il n\u2019apprend pas à travailler sur ses problèmes à 6 ans, comment fera-t-il pour les régler à 30 ans sans médicament (ou drogue et alcool) ?A titre d\u2019ancien alcoolique et toxicomane, j\u2019ai apaisé mon mal intérieur de l\u2019âge de 16 ans à 24 ans avec l\u2019alcool et la drogue .Je pense qu\u2019il est important qu\u2019il trouve des techniques pour s\u2019adapter à sa condition sans béquille parce qu\u2019elle ne partira pas.Je pense que les programmes pour les enfants qui ont un TDAH ne visent pas à améliorer leur condition, car ils sont incomplets et sous-financés.Il est moins coûteux pour le gouvernement de payer des pilules que de mettre en place des bons programmes qui seraient bénéfiques pour l\u2019enfant et pour venir en aide à la famille.Et ce n\u2019est pas parti pour s\u2019améliorer, car on parle encore de couper dans les écoles spécialisées.¦ 1 COM EAU, Manon.État de situation sur l'implantation du programme Fluppy d'entrainement aux habiletés sociales dans la région de Québec et proposition de consolidation progressive du programme (juillet 1999).42 ITINERAIRE.CA | 15 juillet 201 5 LIVRE l3WVIt> LEVINE SANTE ET KHJTJQIJt Santé et politique, un point de vue de l'intérieur David Levine, Éditions du Boréal, 376 pages Une cure pour le système de santé PAR ALEXANDRA NADEAU PHOTO: ÉDITIONS DU BORÉAL «Le problème de notre système de santé, c'est qu'il est hospitalo-centrique.» David Levine Après 40 ans passés au cœur du système de santé, David Levine, l'ex-président-directeur général de l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, peut aujourd'hui proposer des solutions pouraméliorerson eFFi-cacité.Son diagnostic: le système actuel a besoin d'être soigné.L\u2019auteur de Santé et politique, un point de vue de l'intérieur propose une réflexion sur le système de santé québécois.Selon David Levine, le remède pour «guérir» le réseau de la santé tient en deux concepts : la décentralisation et l\u2019amélioration des services de première ligne, c\u2019est-à-dire les soins primaires, généraux et courants administrés par exemple dans les CLSC.Son ouvrage comporte trois aspects majeurs : les questions reliées aux enjeux politiques et administratifs de la santé, les facteurs ayant mené à la situation actuelle et les solutions et les obstacles aux changements.Une dose de gros bon sens David Levine a une fierté bien placée de son travail, loin de l\u2019arrogance ou de la prétention.Les leçons qu\u2019il tire de ses expériences se basent sur le respect et le leadership des intervenants du milieu.Il croit que ceux-ci ont besoin d\u2019une autonomie importante pour exercer leur créativité, car ce sont eux qui sont au courant des réalités du domaine de la santé.Selon lui, médecins, membres du conseil d\u2019administration et directeur général font une danse à trois, déterminante dans la gestion des hôpitaux du Québec.La solution est d\u2019instaurer un modèle axé vers les besoins de la population, comme la gestion de maladies chroniques ou de problèmes de santé mentale.David Levine dénonce le fait que le budget provincial se concentre surtout dans les hôpitaux et les projets de méga-hôpitaux.En effet, dans la région de Montréal pour la période 2011-2015, huit milliards de dollars ont été investis dans la construction et la rénovation d\u2019hôpitaux.Quant aux infrastructures des médecins de première ligne comme les plus petites cliniques, aucun dollar n\u2019a été investi.Selon l\u2019auteur du livre, le Québec doit offrir davantage de financement pour plus de services dans les cliniques publiques et y assurer une meilleure présence de médecins de famille afin d\u2019améliorer les services de première ligne.«Le besoin de technologie, les coûts, le prix des médicaments, le nombre de cancers, tout augmente», souligne le gestionnaire de la santé lors d\u2019une conférence de presse tenue en mai dernier pour le lancement de son nouveau livre.Un remède vieux comme le monde Si les problèmes en santé sont vraisemblablement les mêmes depuis 40 ans, les solutions de David Levine n\u2019ont pas beaucoup changé depuis non plus.En 1967, le rapport Castonguay-Nepveu de la Commission d\u2019enquête sur la santé et le bien-être social proposait 106 recommandations en matière de santé qui soutenaient la même thèse que l\u2019auteur de Santé et politique.Toutefois, le réseau de la santé québécois s\u2019est de plus en plus bureaucratisé et centralisé, engendrant «une ère d'autodéfense», comme l\u2019explique David Levine.Il indique que le gouvernement s\u2019est immiscé dans les institutions de la santé pour contrôler toujours plus son fonctionnement.Il croit d\u2019ailleurs que les nouvelles réformes du gouvernement libéral en matière de santé ne sont pas nécessairement mauvaises, mais qu\u2019elles comportent beaucoup d\u2019écueils difficiles à éviter qui aggraveront sûrement les problèmes existants au lieu de les régler.¦ 15 juillet 201 5 | ITINERAIRE.CA 43 \tT\t\t\tT\t\t\tT\t\t\tT\t \t\t\t\t\t\t\t JM\t\t4\t\t4\t\t4\t \t»\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t \t>\t\t\t\t\t»\t \t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t¦>\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t \t>\t\t4\t\t\t»\t \t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t \t\t\t»\t4\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t4 \t\t»\t\t\t\t\t \t\t\t\t»\t\t\t LE JOSEE FLÉCHÉ «Je m'appelle Josée, je travaille à la distribution et voici mon petit fléché» \t\u2022p C\t\t¦ir A\t\t\u2022ir S\t\t\u2022ir A G\tR\tA\tV\tI\tT\tA\tS \t* E\tP\tA\tV\tE\t\ts I\tS\t0\tL\tE\tR\tA\tI g\t> S\tS\tE\t\tN\tE\tM D\t0\tT\t\t> P\tE\tR\tI \tN\tI\tN\tA\t\t> E\tL E\tN\tL\tE\tV\tE\tR\tA \t* E\tL\tL\tE\tS\t\tS 0\tT\tE\tS\t\t> T\tI\t \t*T\tR\t0\tN\tE\tR\tA M\tE\tA\tN\tD\tR\tE\tS Solution dans le prochain numéro Solutions du 1er juillet 2015 Jeu réalisé par Josée Cardinal joseecardinala! oyahoo.ca Les réponses du quiz de L'Itinéraire, diffusé dans l'édition «100 % nous» du 15 juin 2015.\t\t D B\t13) A\t22) L\u2019homophobie 2) A\t14) A\t23) La maltraitance 3) A\t15) A\tdes personnes 4) C\t16) Les enfants\tâgées 5) A\tsoldats\t24) Les réfugiés 6) A\t17) La francophonie\t25) Les coopératives 7) C\t18) La discrimination\t26) L\u2019aide humanitaire 8) C\traciale\t27) La paix 9) C\t19) L\u2019eau\t28) La pauvreté 10) A\t20) La santé\t29) La gentillesse 11) c\t21) Les accidents\t30) Le SIDA 12) A\tde travail\t L\u2019heureuse gagnante du quiz de l\u2019édition 100% Nous, du 15 juin dernier (pp24-25) est madame Francine Forest.Notre fidèle lectrice se mérite un abonnement gratuit d\u2019un an de L'Itinéraire.Bravo Mme Forest! Et merci pour le gentil mot qui accompagnait vos réponses : Félicitations pour votre numéro 100% nous! Vous pouvez être fiers; cette parution était impeccable, touchante et intéressante.Je nous souhaite que vous fassiez à nouveau cette expérience car vous avez fait vos preuves et obtenu 100%! Vous trouverez en pièce jointe mes réponses au quiz; mon conjoint et moi avons aimé faire ces recherches! Merci! 44 ITINERAIRE.CA | 15 juillet 201 5 DÉTENTE 1 1\t2\t3\t4\t5\t6\t7\t8\t9 10 11 12 Solution dans le prochain numéro HORIZONTALEMENT 1.\tProtestation 2.\tParadis - Assécherai 3.\tAbris - Crevé 4.\tFichue - Paresseux -\tConjonction 5.\tExclamation espagnole -\tNote - Service de la Police française - Roulé 6.\tEffraierons 7.\tÉbranle - Astate 8.\tMétro - Chicon 9.\tInapaisées 10.\tPuis - Chef-lieu de canton de l'Orne - Dans VERTICALEMENT 1.\tPacotille 2.\tA la perfection 3.\tAtténuera 4.\tAlliée - Ruisseau - Sélénium 5.\tIsraélites 6.\tSaison - Arbre - A nous 7.\tCoupa - Inappropriée 8.\tArgon - Colère - Labiée 9.\tBer - Montes 10.\tPays de l'Asie occidentale - Enlevée 11.\tRelatif à une région du désert fertile - Pronom.12.\tDément - Éroder Jeu réalisé par Josée Cardinal joseecardinalal ©yahoo.ca Solutions du 1er juillet 2015 1 2 3 4 5 6 7 8 9 LO 4\t6\t3\t9\t2\t5\t7\t1\t8 1\t2\t9\t7\t8\t4\t5\t3\t6 8\t5\t7\t6\t1\t3\t9\t2\t4 9\t1\t4\t8\t3\t6\t2\t7\t5 2\t8\t6\t5\t7\t9\t1\t4\t3 3\t7\t5\t2\t4\t1\t6\t8\t9 5\t4\t8\t1\t9\t2\t3\t6\t7 6\t3\t2\t4\t5\t7\t8\t9\t1 7\t9\t1\t3\t6\t8\t4\t5\t2 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.\t7\t\t\t1\t\t4\t\t 5\t\t\t\t\t3\t9\t2\t \t2\t\t\t\t\t\t3\t \t\t\t6\t\t\t\t7\t2 1\t4\t\t\t8\t\t6\t\t \t\t7\t\t3\t\t\t\t \t1\t\t\t\t\t\t9\t 7\t\t\t\t4\t\t\t6\t8 2\t8\t\t\t\t5\t7\t\t Solution dans le prochain numéro Notre logiciel de sudokus est maintenant disponible.10 000 sudokus inédits de 4 niveaux par notre expert, Fabien Savary.En vente exclusivement sur notre site.www.les-mordus.com Jeu réalisé par Ludipresse infooles-mordus.com 15 juillet 201 5 | ITINERAIRE.CA 45 A PROPOS.r Les pauvres sortent dans la rue C'est pour tomber su'l cul Y r'çoivent des briques s'a tête, pour eux le temps s'arrête Les pauvres, ça mange le pain qu'les autres jettent dans l'chemin Les pauvres c'comme les oiseaux, C'est fait pour vivre d'ins pays chauds.PLUME LATRAVERSE C'EST UNE GRANDE FOLIE QUE DE VIVRE PAUVRE POUR MOURIR RICHE.JUVÉNAL C\u2019est le cœur qui témoigne de la richesse d\u2019un homme.Il est pauvre ou riche non selon ce qu\u2019il possède, mais selon qui il est.HENRY WARD BEECHER Du pauvre La charité a toujours soulagé la conscience des riches, bien avant de soulager l\u2019estomac du pauvre.ALFRED SAUVY Mangez avec le riche.Mais allez jouer avec le pauvre: il est capable de joie.LOGAN PEARSALL SMITH LE PAUVRE SANS DÉSIR POSSÈDE LE PLUS GRAND DES TRÉSORS; IL SE POSSÈDE LUI-MÊME.LE RICHE QUI CONVOITE N'EST QU'UN ESCLAVE MISÉRABLE.ANATOLE FRANCE À quelle heure faut-il dîner?Si l\u2019on est riche, répondit-il, quand on veut; si l\u2019on est pauvre, quand on peut.DIOGÈNE DE SINOPE Garde au sein du malheur l\u2019espérance et la foi: Tout pauvre peut trouver un plus pauvre que soi.DON JUAN MANUEL L'argent ne fait pas le bonheur des pauvres.COLUCHE Les mécontents, ce sont des pauvres qui réfléchissent.C.-M.DE TALLEYRAND-PÉRIGORD Dans notre société de consommation et d'épargne, un homme qui a de l'argent est un homme considéré.Un homme qui n'en a pas est également un homme considéré, mais lui, comme un pauvre type.PIERRE DAC Le vrai pauvre, le grand déshérité, c\u2019est celui que personne n\u2019écoute.JACQUES CHANCEL Si votre quotidien vous paraît pauvre, ne l\u2019accusez pas.Accusez-vous vous-même de ne pas être assez poète pour appeler à vous ses richesses.RAINER MARIA RILKE C\u2019EST LE PRIVILÈGE DU PAUVRE DE NE JAMAIS PERDRE QUE PEU.PROVERBE ITALIEN C'est parfois l'homme le plus pauvre qui laisse à ses enfants l'héritage le plus riche.RONALD ROSS 46 ITINERAIRE.CA | 15 juillet 201 5 ÉDUC'ALCOOL L'alcool et les vacances: Un combo populaire! C'est l'été, vous êtes en vacances, le soleil brille de tous ses feux, il fait chaud,.Quoi de mieux qu'une bonne bière froide ou un verre de blanc bien frais pour que la journée soit parfaite?Peu de choses en effet, à condition de boire de façon modérée! Plusieurs considèrent l'été comme une période de pause, une parenthèse de la « vraie vie » en quelque sorte et se permettent donc des excès à répétition en se disant que « ça ne compte pas ».Un peu comme lorsque l'on passe une semaine dans un tout inclus et qu'on en profite pour boire de façon excessive tous les jours.Comme si on allait pouvoir effacer les effets néfastes infligés à notre corps en rentrant à la maison! On croit encore que le danger vient d'une consommation quotidienne alors qu'il est beaucoup plus néfaste de s'abstenir pendant plusieurs jours pour ensuite abuser de l'alcool pendant la fin de semaine, par exemple.En effet, il a été démontré que l'on bénéficie des effets favorables de l'alcool lorsqu'on en consomme régulièrement à petites doses.Un petit verre de rosé les pieds dans la piscine pour se détendre après le travail, c'est oui.Attendre impatiemment le vendredi pour faire la rumba en vidant la bouteille, c'est non.Les conseils du pro \u2022\tGare à la déshydratation.N'oubliez pas de toujours garder de l'eau à portée de la main, surtout par jour de grand soleil.Bien qu'il vous rafraîchit, l'alcool ne vous permet pas de rester hydraté, au contraire! Une petite insolation avec ça?\u2022\tAlcool et vélo?C'est l'été, la saison du vélo bat son plein.Peut-être êtes-vous tenté d'aller à une soirée à bicyclette alors que vous prévoyez revenir en état d'ébriété?Souvenez-vous qu'un accident de vélo peut aussi être mortel.\u2022\tAttention aux blessures.Le beau temps nous donne souvent envie de bouger à l'extérieur, mais une soirée alcoolisée est peu propice au sport! En effet, la consommation d'alcool peut transformer le sport le plus simple en une activité plutôt dangereuse.\u2022\tNon, c'est non.Les vacances sont souvent l'occasion pour de nombreux repas entre amis.Si quelqu'un refuse le verre que vous lui offrez, n'insistez pas.Ayez toujours sous la main des boissons non alcoolisées à offrir à vos invités.\u2022\tLa modération a bien meilleur goût! Ce n'est pas pour rien qu'Éduc'alcool en a fait son mantra.Rappelez-vous qu'une seule cuite a des effets néfastes sur votre corps alors qu'un verre par jour aurait même des effets bénéfiques! /Il Prendre un p'tit coup.Quiz utile et agréable Vos amis vous invitent pour une promenade en bateau.À votre arrivée, vous remarquez la glacière remplie d'alcool sur le ponton.Que faites-vous?a)\tVous demandez pour qui est la bière en informant vos amis qu'il est aussi illégal de conduire un bateau en état d'ébriété qu'une voiture.b)\tVous vous assurez qu'il y aura au moins une personne sobre à bord pour vous ramener à bon port.c)\tVous vous installez au soleil, une bière à la main, une autre pas loin.La journée s'annonce belle! On annonce 30 degrés à l'ombre, vous partez faire un pique-nique avec des amis.Qu'apportez-vous?a)\tUn bon lunch, une bouteille de blanc, beaucoup d'eau et un frisbee.b)\tQuelques trucs à grignoter, une bouteille d'eau, deux bouteilles de blanc et de la bière.c)\tVotre glacière de bière! Ah, vous aviez dit un pique-nique?Oups, vous avez oublié la nourriture.Vos principales activités vacancières pourraient se décrire comme suit: a)\tBalades à vélo, barbecues entre amis, baignade, promenades au parc, le tout accompagné d'un p'tit verre de temps à autre, la belle vie, quoi! b)\tPasser du temps dehors quand il fait beau, préférablement avec un verre à la main, que vous sirotez lentement! c)\tBoire! Que ce soit sur le bord de la piscine en vous déshydratant lentement mais sûrement, en bateau avant de tomber à l'eau ou lors de barbecues qui n'en finissent plus, toutes les occasions sont bonnes pour se réveiller avec la gueule de bois le lendemain.duel \"alcool La modération a bien meilleur goût,\teducalcool.qc.ca ma \u2022 VOIX ma STM JOIGNEZ VOTRE VOIX et contribuez à l\u2019essor du transport collectif Partagez votre opinion en devenant membre de Ma voix ma STM et courez la chance de gagner des prix en argent.Inscrivez-vous dès aujourd\u2019hui stm.info/mavoix MOUVEMENT COLLECTIF https://www.mavoixmastm.info/R.aspx?a=32 "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.