L'itinéraire, 1 janvier 2015, mercredi 1 juillet 2015
[" Volume XXII, n\"13 Montréal, 1erjuillet 2015 www.itineraire.ca 9 V.REPORTAGE De camelots à journalistes! Jean Boisvert i Dossier Créer pour les émotions i Société t en commun: , ville inaccessible Projet Un calendrier 100 % camelots f0pii£i,net i partir de 4095$ /mois Depuis plus do 70 ans en coopération avec vous CoopTel Or 4545 5t-Denli, métro Mont-Roy al I !-¦\u2022*-JH-COOP | www.coopteLqc.ca Til^maUil iHhl Québec à tous et une heureuse AsstmXk KsaoKsiii Ou Quite.photographe Varna aat\tS*a.\t/ /O\t1\t/ t\tfete du Canada! » Jacques Chagnon J Député de / M.N.A.for Westmount-Saint-Louis 1155, boulevard Robert-Bourassa Bureau 1312 Montréal (Québec) H3B 3A7 ASSEMBLEE NATIONALE QUÉBEC « Joyeuse Fête nationale du Tél : 514-395-2929 ° Téléc.: 514-395-2955 j chagnon-wsl@assnat.qc.ca U GesiUitU TRAITEUR 514 856.08jB ; .no André Gariépy Directeur Festigoü! Traiteur 5 Oau, put Oudernjliii Montreal (Q£), Hi J IHù Te-1 : s 1 j sss.om pent îîs ¦i n d i n s i ro p ¦( \"¦ '\u2022 n - e : b- :¦ i ! ! ; b-:.c rq www.litorbtiiltbt ojij Le Corhoill», est un organisme i but msn lut-ratif, qui favorise l'autonomie ainsi que I» dignité dt sa dientéleel «si un atleur clé dans la rie sociale tléconomique du nord-ouest dt Montiéjiü depuis 19S7. Jean est un gars de famille!Même s'il a coupé ses liens familiaux depuis bientôt sept ans, il continue d'avoir une grande affection pour ses parents, ses frères et sœurs, spécialement pour sa mère qu'il qualifie de «sainte».Cadet d'une fratrie de neuf enfants, il confie qu'«/7 y avait de l'action chez les Boisvert de Rouyn-Noranda».tant bonne que tumultueuse.Son père était alcoolique et Jean a grandi dans ces effluves en commençant à consommer de l'alcool dès 12 ans.En 1987, il décide de s'établir à Montréal.Malheureusement, il flambe toutes ses économies en une fin de semaine.Ce sera le début de deux ans d'errance dans la rue.Cocktail de pilules et morphine nourrissent ses journées.Perdu dans sa dérive, Jean tente à deux reprises de se suicider.«/e suis arrivé à quatre pattes à Saint-Luc», se rappelle-t-il.Une médecin de l'hôpital a été le son de cloche de Jean.« Elle a sauvé ma vie.j\u2019ai arrêté à froid tout ce que je prenais.Ça a été difficile.» Les années ont passé.Jean a continué à se remettre sur le bon chemin jusqu'à sa rencontre avec son ami Claude Lyrette qui lui parle de L'Itinéraire.Toujours en froid avec sa famille de sang, il s'en est construite une autre au sein de l'organisme où il est camelot depuis cinq ans.«L'Itinéraire, c'est une histoire d'amour», confie celui qui adore sa relation avec ses clients et les membres du groupe.«C'est valorisant de parler avec les gens et d'en apprendre toujours plus sur eux», ajoute-t-il.Maintenant qu'il a retrouvé une stabilité, Jean veut reprendre contact avec sa famille.Il veut d'ailleurs communiquer avec ses deux sœurs sous peu.PAR ALEXANDRA NADEAU PHOTO: ALEXANDRA GUELLIL NOS PARTENAIRES ESSENTIELS DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ i Le Croupe L'Itinéraire a pour mission de réaliser des projets d'économie sociale et des programmes d'insertion socioprofessionnelle, destinés au mieux-être des personnes vulnérables, soit des hommes et des femmes, jeunes ou âgés, à faible revenu et sans emploi, vivant notamment en situation d'itinérance, d'isolement social, de maladie mentale ou de dépendance.L'organisme propose des services de soutien communautaire et un milieu de vie à quelque 200 personnes afin de favoriser le développement social et l'autonomie fonctionnelle des personnes qui participent à ses programmes.Sans nos partenaires principaux qui contribuent de façon importante à la mission ou nos partenaires de réalisation engagés dans nos programmes, nous ne pourrions aider autant de personnes.L'Itinéraire c'est aussi plus de 2000 donateurs individuels et corporatifs qui aident nos camelots à s'en sortir.Merci à tous! PARTENAIRES MAJEURS Canada Québec ü Ville-Marie Montréal @ La direction de Liltinéraire tient à rappeler qu'elle n'est pas responsable des gestes des vendeurs dans la rue, Si ces derniers vous proposent tout autre produit que le journal ou sollicitent des dons, ils ne le Pont pas pour LiItinéraire, Si vous avez des commentaires sur les propos tenus par les vendeurs ou sur leur comportement, communiquez sans hésiter avec Shawn Bourdages, chef du développement social par courriel à shawn.bourdages(ô)itineraire.ca ou par téléphone au 514 597-0238 poste 222.[intact] PRINCIPAUX PARTENAIRES DE PROJETS Nous reconnaissons l'appui financier du gouvernement du Canada par l'entremise du Fonds du Canada pour les périodiques, qui relève de Patrimoine canadien.Les opinions exprimées dans cette publication (ou sur ce site Web) ne reflètent pas forcément celles du ministère du Patrimoine canadien.Canada LŒUVKE LÉCÆR V FtiHptfimi ^telus [gl Desjardins Caisse populaire du Mont-Royal f/citën i Oreat-West a\tC Canada-Vie LA PARFAITE ALLIANCE COMMUNAUTAIRE» Desjardins Caisse du Quartier-Latin de Montréal ISSN-l 481 -3572 de charité: 13648 4219 RR0001 fondation ; inJLND KHIIH3III Le magazine L'Itinéraire a été créé en 1992 par Pierrette Desrosiers, Denise English, François Thivierge et Michèle Wilson.À cette époque, il était destiné aux gens en difficulté et offert gratuitement dans les services ddide et les maisons de chambres.) L'ITINÉRAIRE EST MEMBRE DE International Network of Street Papers « MPSIM t/l RIOCM RÉDACTION ET ADMINISTRATION 2103, Sainte-Catherine Est Montréal (Qc) H2K2H9 LE CAFÉ L'ITINÉRAIRE 2101, rue Sainte-Catherine Est TÉLÉPHONE: 514 597-0238 TÉLÉCOPIEUR: 514 597-1 544 SITE: WWW.ITINERAIRE.CA -0 FSC www.fsc.org MIXTE Papier issu de sources responsables FSC® C011825 Depuis mai 1994, L'Itinéraire est vendu régulièrement dans la rue.Cette publication est produite et rédigée par des journalistes professionnels et une cinquantaine de personnes vivant ou ayant connu l'itinérance, dans le but de leur venir en aide et de permettre leur réinsertion sociale et professionnelle.Convention de la poste publication NCI4091001 S, NCI d'enregia.trement 10764.Retourner toute correspondance rie pouvant être livree.au Canada, au Croupe communautaire L'Itineraire 1106, Sainte-Catherine Est, Montreal (Quebec) HCR EH9 Québécor est fière de soutenir l'action sociale de L'Itinéraire en contribuant à la production du magazine et en lui procurant des services de télécommunications.RÉDACTION Rédactrice en chef:Josée Panet-Raymond Chef de pupitre, Actualités: Nafi Alibert Journaliste, responsable société: Alexandra Guellil Responsables à la production écrite des camelots: Réal Noël InFographe: Louis-Philippe Pouliot, Catherine Joannette et Frédérique Rivard Stagiaires à la rédaction: Laurence Richard, Julie Levasseur, Héloïse Bargain et Alexandra Nadeau Collaborateurs: Martine B.Côté, lanik Mardi Adjoints à la rédaction: Christine Barbeau, Julian Ballester, Robin Bélanger, Marie Brion, Dany Chartrand, Sarah Laurendeau, Hélène Mai, Éliane Thivierge Photo de la une: Mario Faubert Révision des épreuves: Paul Arsenault, Lucie Laporte, Michèle Deteix Directrice générale: Christine Richard ADMINISTRATION Chef des opérations et des ressources humaines: Duffay Romano Responsable de la comptabilité: Lyne Cousineau Adjointe administrative: NancyTrépannier Responsable du Financement: Gessi Vanessa Sérant ÉQUIPE DE SOUTIEN AUX CAMELOTS CheFdu Développement social: Shawn Bourdages Agent d'accueil et de Formation : Pierre Tougas Agents de soutien communautaire: Geneviève Labelle, Jean-François Morin-Roberge, Dominic Grenier Agent de développement: Yvon Massicotte CONSEIL D'ADMINISTRATION Président: Philippe Allard Administrateurs: Yves Grégoire Guy Larivière Jean-Paul Lebel Geneviève Bois-Lapointe Jean-Pierre Bonin Jean-Pierre Ménard GESTION DE L'IMPRESSION TVA ACCÈS INC.| 514848-7000 DIRECTEUR GÉNÉRAL: Robert Renaud CHEF DES COMMUNICATIONS GRAPHIQUES: Diane Gignac COORDONNATRICE DE PRODUCTION : Marilyn Fortin IMPRIMEUR: Transcontinental VENTES PUBLICITAIRES 514 597-0238 CONSEILLÈRES: Renée Larîvîère 450-541-1294 renee.lariviere18@gmail.com Ann-Marîe Morîssette 514-404-6166 am.mori7@itineraire.ca 1er juillet 2015 Volume XXII, n° 13 SOMMAIRE \t ÉDITORIAL\tOPINION 7 Les solutions connues,\t24 La pauvreté: une fatalité le milieu communautaire\tou.une industrie prêt\tpar Jean-Marie Tison par Shawn Bourdages\t26 Des projets à profusion 8 ROND-POINT\tPARCOURS 10 ROND-POINT INTERNATIONAL\t27 Vive le théâtre COMPTES À RENDRE\tpar Guy Thibault 11 Le secret\t29 INFO-RAPSIM des ploutocrates?\tDANS LA TÊTE DES CAMELOTS par lanik Mardi\t32 C'est le temps REPORTAGE\tdes vacances 12 DE CAMELOTS *\tPROJET A JOURNALISTES\t34 Nouveau calendrier par Nafi Ali bert\tpar Jean-Pierre Ménard DOSSIER\tMots de camelots 16 Créer pour soigner\t28 SYLVAIN PÉPIN-GIRARD les émotions\t28 BENOIT CHARTIER > Art-thérapeutes.\t38 KATTY D'AMOUR des profesionnels illégaux?\t38 DOMINIC MERCIER > Cet art qui fait du bien\t42 JACQUES ÉLISÉ > Les mélodies du quotidien\t42 GILLES BÉLANGER > L'incroyable force des mots\ts'\ta n n r r\ti in SOCIETE 30 Montréal, ville inacessible par Laurence Richard CHEMIN FAISANT 37 La vie est belle.par Diane Cariépy HORS PISTE 39 Le stress chez les jeunes au primaire par Yanick Larouche CULTURE 40\tCLIN D'ŒIL DU PASSE 41\tPANORAMA 43\tLIVRES 44\tLE JOSÉE FLÉCHÉ 45\tDÉTENTE 46\tÀ PROPOS DE.La créativité MÜ6\u201cLECTEURS 1 1 LES CAMELOTS SONT DES TRAVAILLEURS AUTONOMES 50% DU PRIX DE VENTE DU MAGAZINE LEUR REVIENT On aime ça vous lire! Quand on vous croise dans la rue, vous nous dites souvent que vous aimez votre camelot, que vous avez apprécié tel article, que vous aimez notre magazine.Eh bien, écrivez-nous pour nous le dire ! Cette section vous est réservée tout spécialement.Voici, par ailleurs, une petite sélection de commentaires glanés sur la page Facebook de L\u2019Itinéraire : A chaque fois que je vois un camelot, j'en achète un (magazine).Les articles sont divins et c'est un excellent moyen de réinsérer les gens qui ne l'ont pas eu facile.Bravo! - Julie Précourt-Gagné Le positif de ce journal est la création d'emplois et la possibilité de travailler dans la dignité.Milles MERCIS au groupe de L'Itinéraire.- Anne Levasseur ÉCRIVEZ-NOUS! à COURRIER@ITINERAIRE.CA Des lettres courtes et signées, svp! La Rédaction se réserve le droit d'écourter certains commentaires. S'abonner à L'Itinéraire C'est bien plus qu'acheter un bon magazine: C'est appuyer une cause Fondamentale.C'est oFFrir une alternative à la mendicité en permettant une revalorisation et une expérience d'emploi à des personnes itinérantes désireuses de reprendre leur vie en main.S'abonner à L'Itinéraire, c'est garder un lien constant avec le groupe et encourager nos camelots dans leur détermination.(Tous les exemplaires d'éditions précédentes sont disponibles pour une consultation.Pour commander une ou plusieurs éditions parues, veuillez composer le 514 597-0238, poste 240).Référence d'un camelot En réFérant un camelot, vous lui permettez de recevoir 24 magazines gratuits pour 1 an d'abonnement, ou 12 magazines gratuits pour 6 mois d'abonnement.VCtCHWGEM V- .c itnETOumni,.\t1 AIDEZ L'ITINÉRAIRE: DONS ?CARTES-REPAS ?ABONNEMENT DON Je fais un don de: CARTES-REPAS2 J'offre_cartes-repas à 5 $ chacune = TOTAL DE MA CONTRIBUTION : ABONNEMENT AU MAGAZINE Je m'abonne pour une période de : O 12 mois, 24 numéros (124,18 $ avec taxes) O 6 mois, 12 numéros (62,09 $ avec taxes) Nom ou N° de camelot (s'il y a lieu) : IDENTIFICATION O Mme OM.S1 Nom:________________________________ Prénom: ________________________________ Nom de l'entreprise (Don corporatif):________________________________________ S1 Adresse: _________________________________________________________________________ çi Ville: ___________________________________________________________________________ Province: __________________________ Code postal:______________ _____________ Téléphone: (______) ______- _________________________________________________ Courriel: ___________________________________________________________________ -$ $ MODE DE PAIEMENT O Visa, MasterCard O Chèque au nom du Groupe communautaire L'Itinéraire N»de la carte: I__I__I____I__I___I__I___I___I__I___I___I___I___I__I___I___I__I Notes 1\tVous recevrez votre reçu d'impôt début janvier suivant votre don.2\tLes cartes sont distribuées par Lltinéraire, mais si vous voulez les recevoir pour les donner dans la rue, cochez ici et nous vous les enverrons avec le Guide du bénévole.Cochez ici ?Expiration______/__________ (Mois) (Année) Signature du titulaire de la carte Postez ce formulaire de don et votre chèque au Groupe communautaire L'Itinéraire: 2103, Sainte-Catherine Est, 3e étage, Montréal (Québec) H2K2H9.Pour toutes questions, contactez-nousau 514-597-0238 poste 246.Dons et abonnement disponibles en ligne au www.itineraire.ca http://itineraire.ca/ 3e États généraux de l'itinérance : Les solutions connues, le milieu communautaire prêt Près de 300 participants de 12 régions du Québec se sont réunis pour les 3e États généraux de l\u2019itinérance les 15 et 16 juin dernier PAR SHAWN BOURDAGES | Chef du développement social EDITORIAL On nomme « états généraux » des assemblées extraordinaires visant à effectuer une consultation élargie sur un dossier de société important et complexe.Or, l\u2019itinérance est un de ces dossiers fondamentaux, qui nous emmène nécessairement à analyser les ratés d\u2019un système social et économique qui crée de l\u2019exclusion.Si l\u2019itinérance est un dossier complexe, c\u2019est que les réalités de l\u2019itinérance sont nombreuses, on parle ici de trajectoires multiples, qui requièrent des réponses différentes selon les besoins des personnes touchées.Au-delà du symptôme Beaucoup de chemin a été fait depuis les premiers états généraux en 2005, le milieu communautaire a identifié les principaux facteurs sociaux derrière le phénomène et ceux-ci ont été intégrés à la Politique nationale de lutte à l\u2019itinérance adoptée en 2014: la pauvreté, le manque de logements abordables, salubres et sécuritaires, les transformations du tissus social et les sorties d\u2019institution.Il est essentiel d\u2019œuvrer sur tous ces facteurs à la fois.La nouvelle orientation de la Stratégie priorisant le modèle Housing First au détriment des autres modes d\u2019intervention, alors que le problème de l\u2019itinérance prend une telle ampleur qu\u2019il mine la cohabitation sociale, est un leurre.L\u2019imposition de ce modèle d\u2019intervention fragilise tous les autres services qui servent à prévenir l\u2019itinérance et à outiller ceux qui en souffrent, à L\u2019Itinéraire on parle d\u2019une coupure de 46%.Pire, ce sont près de 30% des fonds fédéraux de lutte à l\u2019itinérance qui iront dans les poches de propriétaires de logements privés au lieu de favoriser le développement à long terme de formes durables de logements abordables.L'à-plat-ventrisme du gouvernement du Québec dans ce dossier est inacceptable.Il suffirait pourtant qu'il fasse preuve d'un peu de rigueur dans l'application de sa propre politique.Il aurait pu demander le rapatriement des fonds de la SPLI, l'itinérance entrant clairement dans les champs de compétences provinciaux.Et puisqu'il y a une telle allergie à bonifier l'aide sociale, dont le niveau actuel condamne ses prestataires à vivre dans une pauvreté abjecte au point d'entraver fortement toute tentative de réintégration sociale, pourquoi ne pas permettre à ces personnes d'effectuer un retour progressif vers une vie active en société en travaillant sans coupure de prestations jusqu'à l'atteinte de la mesure du panier de consommation*?Pourquoi nous parle-t-on sans cesse d'optimisation depuis les dernières élections alors que les personnes démunies doivent faire face à un appareil administratif kafkaïen qui semble tout faire pour rendre l'accès à ses services le plus ardu et désagréable possible?Les solutions sont connues et le monde communautaire est prêt à les déployer.Nous n'attendons qu'un peu d'audace et d'ambition de la part de nos dirigeants.¦ * La Mesure du panier de consommation (MPC) sert depuis 2009 de repère au Québec poursuivre les situations de pauvreté du point de vue de la couverture des besoins de base.Il s'élevait en 2014 à 17 246$ par année après impôts.1er juillet 201 5 | ITINERAIRE.CA 7 ROND-POINT PAR NAFI AUBERT, HÉLOÏSE BARGAIN, ALEXANDRA GUELLIL ET ALEXANDRA NADEAU 4 questions à France Guillemette Directrice générale de Logis Rose-Virginie, un organisme qui hébergent des femmes en difficulté et les accompagne dans leur réinsertion, Mme Guillemette a répondu à nos questions, une semaine après avoir appris qu'elle ne recevrait plus aucun financement public pour faire fonctionner leurs deux maisons pouvant accueillir jusqu'à 47 femmes.PAR NAFI AUBERT Est-ce que ces coupes remettent en cause votre existence?C'est vraiment très dommage, mais ce n'est pas juste la perte de 40 000$ [NDLR Plus de 10% de leur budget] qui nous préoccupent, c'est aussi le fait de ne plus pouvoir mentionner à nos partenaires que nous bénéficions de financements publics.Quand les donateurs voient qu'on ne reçoit pas d'argent récurrent du gouvernement, ce n'est pas aidant pour demander des appuis.Nous n'avons jamais reçu d'argent du provincial, ce qui est complètement inacceptable.On va donc faire un peu plus de bruit cette année pour demander une révision de l'octroi de ces subventions.Vous avez lancé en janvier dernier une campagne de financement d'envergure.Quels objectifs visez-vous?Amasser 1 million de dollars en deux ans ! À l'image de la parade de mode que nous organisons chaque année pour lever des fonds, nous faisons aussi cela pour nous faire connaître, car on s'est aperçu que le grand public n'entendait pas parler de nous auparavant.Inconnues, mais cela fait un quart de siècle que vous offrez vos services aux femmes en difficultés.En 25 ans, la situation des femmes ne s'est pas améliorée, au contraire.Avec les coupures, nous devons faire la démonstration de la nécessité de notre existence.Or il est important de développer des ressources dédiées uniquement aux femmes pour la simple et bonne raison que nos femmes ont souvent été abusées, violées et battues souvent par des hommes.Certaines les perçoivent comme une menace.Ici, chacune a son appartement où elles peuvent se sentir en sécurité.En plus de l'hébergement, comment les aidez-vous?Nous poursuivons avec elles le travail qui a été amorcé dans des ressources de première ligne comme le Y ou la Rue des Femmes.Avec les blessures et les traumas qu'elles traînent, ce n'est pas vrai qu'un accompagnement de juste 6 mois ou un an peut réparer quoi que ce soit.Plus les services sont coupés, plus il risque d'y avoir ce qu'on appelle « le syndrome de la porte tournante » : elles viennent ici puis repartent ailleurs.Ce qu'on souhaite pour elle c'est une autonomie au bout de trois ans, et une réinsertion dans la société de façon durable.C'est difficile.Il y en a de plus en plus et on sait que l'itinérance des femmes est différente de celle au masculin.Nous les accompagnons aussi dans leurs projets de vie qu'on développe.Ce qu'on leur apporte pour les aider, c'est le moyen de s'en sortir.Du sirop d'érable dans les médicaments Bon pour les papilles, bon pour la santé ! Le sirop d'érable renforcerait l'efficacité des antibiotiques contre les bactéries.C'est ce qu'a découvert l'équipe de recherche de Nathalie Tufenkji, professeure au Département de génie chimique de l'Université McGill.Si les tests cliniques sont concluants, cette découverte permettrait de réduire les doses d'antibiotiques prescrites.(HB) 8 ITINERAIRE.CA | 1er juillet 2015 Sois belle et paye! Coiffeur, vêtements, tampons et serviettes wgiéniques.Beaucoup de produits et services destinés aux femmes coûtent plus cher que ceux pour les hommes.Dès le 1er juillet prochain, la taxe fédérale (TPS) sur serviettes hygiéniques, tampons, ceintures hygiéniques, coupelles menstruelles et autres produits semblables sera abolie.Dabolition de la taxe sur les produits féminins était réclamée depuis des années par des politiques et des groupes féministes qui jugeaient cette mesure discriminatoire.(AG) A pour alphabétisation L'Écomusée du fier monde donne la parole à une vingtaine d'adultes en processus d'alphabétisation.L'exposition La parole est à nous met en avant les photographies prises par les participants de l'Atelier des lettres qui dépeignent le quartier Centre-Sud de Montréal.Les clichés montrent des lettres dissimulées dans le paysage urbain; des images qui ont ensuite été assemblées afin de former des mots.L'exposition se veut un outil d'éducation populaire grâce auquel les participants ont eu l'opportunité de développer leur estime personnelle et leur capacité à se prendre en main.(AN) Écomusée du fier monde, 2050, rue Amherst, Montréal, jusqu'au 2 août 2015.Tarifs: 8$/adulte 6$/étudiant-aîné-enfant de plus de 6 ans 16$/famille Cuisine inuite : un menu santé La viande d'animaux sauvages à la base de l'alimentation inuite traditionnelle comporte plus de vertus que de danger pour la santé.Selon une étude conjointe du CHU de Québec et de la Faculté de médecine de l'Université Laval, leur consommation devrait même être encouragée.Phoques, caribous et autres bêtes à poils, plumes ou écailles sont remplis de nutriments! Tout est bon à l'exception de la chair de béluga qui renferme une trop grande quantité de mercure.Particulièrement nocif pour les femmes enceintes, ce polluant peut notamment causer certains troubles du développement chez l'enfant.Mais les amateurs de bélugas pourront se rabattre sur le gras et la peau de ce mammifère marin qui renferment une moindre quantité de mercure et beaucoup de sélénium et d'oméga-3.Des larmes au rire Ne manquez pas la grande soirée du Téléthon Juste pour Aider dont la majorité des profits sera reversée à la Maison du Père, un organisme qui offre des services auprès des hommes sans-abris depuis plus de 40 ans.Au programme : des témoignages, des entrevues de personnalités, des quiz; sans oublier une bonne dose de fous rires ! Un événement d'entraide auquel vous pourrez contribuer en effectuant un don depuis votre canapé ou en croisant une des célébrités qui se mobiliseront autour de la Place des Arts.(NA) Dès 18H30, le dimanche 12 juillet, sur les ondes de TVA.1er juillet 201 5 | ITINERAIRE.CA 9 CRÉDIT: THE CURBSIDE CHRONICLE ROND-POINT INTERNATIONAL 1 SRI-LANKA | Éduquées, mais au chômage MV b 5 toHE ÉTATS-UNIS 11 sur 3 C'est la proportion de personnes itinérantes qui souffrent d'un trouble mental aux Etats-Unis selon la National Coalition for the Homeless.Or, les statistiques officielles indiquent que les personnes atteintes de maladie mentale ont 2,4 fois plus de risque de mourir prématurément que le reste de la population.Une réalité particulièrement frappante chez les personnes en situation d'itinérance qui, faute de moyens, ont du mal à obtenir leur traitement.Ce problème de santé publique se retrouve également derrière les barreaux des prisons, où plus de la moitié des détenus sont en proie à des troubles psychologiques.Malgré l'ampleur de ce phénomène, les pouvoirs publics n'investissent pas suffisamment de ressources pour remédier à ce fléau.Dans un État comme l'Okla- ' homa, les dépenses gouvernementales en santé mentale sont à peine de 53,05 $ par habitant, soit la moitié des montants investis en moyenne à l'échelle nationale.(The Curbside Chronicle) Tel est le paradoxe que vivent les Sri-lankaises malgré elles.En comparaison aux pays voisins, le taux d'alphabétisation chez les femmes est «impressionnant» puisqu'elles sont 90% à savoir lire et écrire.Selon le Forum économique mondial, elles sont même bien plus instruites que leurs compatriotes masculins.Toutefois, ce niveau d'éducation ne les aide pas pour autant à rejoindre les rangs de la population active.Non seulement les Sri-lankaises ne représentent qu'un tiers de l'ensemble des travailleurs au pays, mais leur taux de chômage est 2,5 fois plus élevé que celui des hommes.Une aberration que l'économiste Anushka Wijesinha explique, en partie, par la pénurie d'emplois qualifiés offerts sur le marché du travail qui ne répond plus aux aspirations professionnelles de ces femmes éduquées.(IPS) AFRIQUE DU SUD | Espoir de camelot Depuis qu'il est camelot à The Big Issue, Cyril Mambiso a retrouvé confiance en lui.Suite à une rupture amoureuse, Cyril s'est retrouvé sans emploi à l'âge de 39 ans.Le plus dur pour lui a été de ne pas voir ses enfants autant qu'il le souhaitait.C'est son emploi de camelot et son implication dans le journal qui lui ont permis de retrouver la stabilité et l'estime dont il avait besoin pour renouer des liens avec ses enfants.Aujourd'hui, Cyril est fier de vendre les magazines et vient même d'être élu vendeur du mois, bravo ! (The Big Issue South Africa) | Souffrir en silence Le 26 mai de chaque année, des cérémonies, des marches et des discours sont organisés à travers le pays pour commémorer le Sorry Day.Ce jour rend hommage aux enfants autochtones arrachés à leurs communautés entre les années 1890 et 1970.Ces enfants, souvent de mère aborigène et de père blanc, étaient placés dans des orphelinats ou des familles d'accueil blanches.Selon Hazel Auntie, membre d'un groupe militant autochtone, les excuses ne suffisent pas à réparer le tort causé à la stolen generation.Elle explique qu'après les excuses formulées en 2008, «la communauté se sentait déresponsabilisée, obligée de souffrir en silence».Des dizaines de milliers d'enfants sont concernés par ce drame.(IPS) Lltinéraire est membre du International Network of Street Papers (Réseau International des Journaux de Rue - INSP).Le réseau apporte son soutien à plus de 120 journaux de rue dans 40 pays sur six continents.Plus de 200 000 sans-abri ont vu leur vie changer grâce à la vente de journaux de rue.Le contenu de ces pages nous a été relayé par nos collègues à travers le monde.Pour en savoir plus, visitez www.street-papers.org.International Network of Street Papers 10 ITINERAIRE.CA | 1er juillet 2015 CRÉDIT: SILVIA BOARINI/IPS\tCRÉDIT: AMANTHA PERERA/IPS Le secret des ploutocrates Des traités commerciaux d'une portée inédite sont conclus sur l'ensemble de la planète depuis des années.Des accords négociés dans le plus grand secret.Et pas par n'importe qui : Pierre-Marc Johnson, ancien premier ministre du Québec et chef du PQ, par exemple, est l'un des représentants du Canada et le représentant du Québec à la table des négociations de l'Accord de libre-échange entre l'Europe et le Canada PAR IANIK MARCIL | Économiste indépendant (COMPTES A RENDRE Cet accord est dit de «deuxième génération».Comme les accords classiques, ces traités visent d'abord à réduire les tarifs et droits de douane sur le commerce des marchandises et des services, en l'occurrence entre les pays de l'Union européenne et le Canada.Mais s'y ajoutent de nombreuses clauses «non tarifaires» - qui ratissent très large.Ces ententes visent autant la propriété intellectuelle et les brevets, que les marchés publics (c'est-à-dire les achats des gouvernements ou des municipalités), l'environnement, l'éducation, les normes et règlements, ou la mobilité de la main-d'œuvre.En réalité, ces traités couvrent à peu de choses près la totalité des sphères de l'activité d'une société.Encore pires, ces accords de deuxième génération poussent la logique des accords commerciaux internationaux en soumettant les Etats à des tribunaux administratifs, non élus.Ceux-ci pourront être poursuivis par des entreprises qui s'estimeront lésées et condamnée s à verser des compensations.Ce pourrait être le cas, par exemple, si un gouvernement favorise la protection d'une industrie locale voire même de l'accès public à l'éducation.Etant donné que les accords de deuxième génération ratissent à ce point large, il y a lieu de s'inquiéter, d'autant que ces accords sont négociés dans le plus grand secret et que même les élus ne sont pas informés de leur teneur.Démission de la politique Bienvenue dans l'ère du «néolibre-échange», selon le terme forgé par le sociologue Jacques B.Gélinas dans un ouvrage percutant publié récemment.Un libre-échange extrême au cœur duquel se situe donc une collusion entre les grands intérêts économiques mondiaux et les gouvernements qui en négocient les accords.Il s'agit, ni plus ni moins, d'une démission de la politique face aux intérêts économiques privés des multinationales qui s'appuient sur le pouvoir de tribunaux supranationaux.La situation est d'autant plus odieuse que le pouvoir qui est accordé à ces tribunaux se base sur des clauses négociées en secret.Au Québec, dans un passé pas si lointain, des ténors souverainistes, Bernard Landry au premier chef, ont défendu le principe du libre-échange, sans s'intéresser au détail des ententes.Un chèque en blanc que Jacques Autrement dit, Parizeau lui-même avait regretté .d'avoir signé, comme nous l&S êlUS SlÇPent UP le rappelle Gélinas.En effet, rhpnilP PD en 2001, Parizeau y est allé\t** d'une «grande fâcherie», prenant connaissance de l'article 11 de l'Accord de libre-échange nord-américain, qui autorise les entreprises étrangères à « poursuivre les Etats quand une législation menace d'affecter leurs profits ».Malheureusement, Parizeau n'a pas donné suite à sa grande fâcherie, nous dit Gélinas, et nous voici encore une fois face au fait accompli, celui de la démission du politique face aux intérêts privés internationaux.¦ Le néolibre-échange: L'hypercollusion business-politique Jacques B.Gélinas, Éditions Écosociété, 190 pages blanc 1er juillet 201 5 | ITINERAIRE.CA 1 1 DE CAMELOTS A Objectif: Transformer vos camelots en véritables journalistes autonomes capables de réaliser des reportages comme ceux qui ont été publiés, il y a 15 jours, dans La Presse et La Presse+.Les profs principaux: Katia Gagnon, Michèle Ouimet et Martin Tremblay PAR NAFI AUBERT PHOTO: MARTIN TREMBLAY C'est une grande première pour La Presse et L'Itinérairel Le quotidien et votre magazine de société se sont associés pour offrir une série d'ateliers de formation en journalisme à quatre participants de L\u2019Itinéraire.Formés par la crème des journalistes, Marie-Andrée, Mario, Guy et Yanick ont été les stagiaires privilégiés de classes de maîtres dispensées dans les locaux revampés de La Presse le mois dernier.« C'est une bonne façon de contribuer à la communauté en montrant des techniques de journalisme à des gens qui en ont besoin pour progresser au sein de L'Itinéraire et écrire davantage de textes, pour être moins camelots et plus journalistes.» - Katia Gagnon 2 hors du commun Une équipé David Boily, photojournaliste à La Presse depuis 10 ans; Guy Boyer, apprenti journaliste, camelot angle Saint-Denis/Duluth ; Martin Tremblay, Photojournaliste affecté à l'équipe d'enquêtes à La Presse; Mario ReyesAlberto Zamora, apprenti photographe, préposé à la cuisine à L'Itinéraire; Marie-Andrée B., apprentie journaliste, camelot métro Pré fontaine ; Yannick Larouche, apprenti journaliste, ¦\ti\t\t\t\t1\t\ti Ji\tS \t\t\t\t¦.T i*\t:\t\t\t 12 ITINERAIRE.CA | 1er juillet 2015 REPORTAGE l JOURNALISTES camelot angle Beaubien/Saint-Hubert; Réal Noël, responsable de la production écrite des camelots à L'Itinéraire ; Katia Gagnon, journaliste à La Presse depuis 1996.Expertise : les sujets sociaux; Jean-Marc Heneman, formateur en informatique à La Presse; Michèle Ouimet, chroniqueuse à La Presse depuis plus de 20 ans.Expertise: questions locales et internationales.Retour à l'école Des cours théoriques mis sur pied par Michèle Ouimet et Katia Gagnon, l'ABC du terrain expliqué par Hugo Meunier, des reportages publiés dans les différentes plateformes de La Presse.Avec cette collaboration exclusive, les camelots de L'Itinéraire ont de quoi rendre jaloux la plupart des étudiants en journalisme! PAR NAFI AUBERT Mardi 2 juin 2015, 10h.Marie-Andrée, Yanick et Guy sont installés à leurs pupitres et suivent, les oreilles grandes ouvertes, leur troisième journée de formation à La Presse.«Mon métier est semblable à celui d'éclairagiste: je regarde l'actualité, et moi je peux placer ma lumière comme je veux » Aujourd'hui, c'est le célèbre chroniqueur et blogueur Patrick Lagacé qui explique les principes de base de la chronique à nos apprentis journalistes «La chronique permet de dire «je pense que», expose-t-il, mais il faut aussi essayer de limiter au maximum les poignées que les autres vont pouvoir prendre pour vous reprocher de ne pas être objectif.» Un cours suivi avec attention, car les participants ont l'habitude d'écrire surtout ce genre de textes dans L'Itinéraire, «/e comprends l'importance de l'objectivité en journalisme, mais je me sens trop militante pour m'effacer systématiquement dans les textes que j'écris pour L'Itinéraire, lance Marie-Andrée à la classe, je ressens encore ce besoin de dénoncer ce qui doit l'être.» « je veux aussi faire réagir, lui répond Patrick Lagacé.Mais je ne suis pas un acteur social, je donne mon opinion et puis c'est tout.».» 1er juillet 201 5 | ITINERAIRE.CA 13 PHOTO: NAFI AUBERT rKVESALBERTO ZAMORA- De retour de leur affectation, David Boily et Mari classent et commentent leurs prises du jour.\u2022 \u2022 e- «Je ne S\"'S son travail de p 10\tindications sociales.À mesure que les minutes du cours défilent à toute vitesse, les échanges se poursuivent ainsi entre ces stagiaires hors du commun et le journaliste de carrière.Pendant ce temps.Armé de son Nikon, Mario est sur le terrain en compagnie de David Boily, photojournaliste à La Presse.«Ce matin, on est allé couvrir une conférence de presse et prendre des photos d'un bar à jus pour le cahier Pause», raconte David Boily à leur retour d'affectation.Pour Mario, l'idée est de pratiquer la prise de vue dans différents contextes.L'apprenti photographe se souvient encore de l'exercice de la semaine précédente: réaliser un photoreportage de portraits de touristes dans le Vieux-Montréal.«Ce n'est pas facile de s'imposer devant les gens pour les prendre sur le vif, et leur demander l'autorisation après», confie-t-il.Grâce à l'encadrement de David Boily et de Martin Tremblay, autre photojournaliste à La Presse, Mario a vite oublié sa gêne et s'adapte, comme ses formateurs l'ont fait avant lui, à cette réalité.«Je suis un gars gêné à la base, admet David Boily.Mais quand j'ai la caméra en main, j'y pense pas, je ne suis plus mal à l'aise.Mais c'est sûr que dans un reportage sur les Hells Angels, on est mieux de demander la permission avant de shooter!» L'Itinéraire parle aux bourgeois d'une réalité qu'ils ont éclipsée.» - Patrick Lagacé Une journée bien remplie Après la pause-repas, vient le temps de la correction des textes qui ont été produits lors de la première semaine de formation.« On s'adapte au niveau de chacun, commente Katia Gagnon, certains ont besoin de plus de corrections de base, d'autres ont un assez bon niveau de français » C'est le cas de Marie-Andrée: «]'ai fait des études universitaires, À gauche: la chevelure éclatante de Réal Noël, accompagnateur des participants et Yanick Larouche.A droite: Marie-Andrée B.et Guy Boyer.Tous écoutent attentivement les conseils de Patrick Lagacé.k PHOTO: MARTIN TREMBLAY 14 ITINERAIRE.CA | 1er juillet 2015 bulletin DCDADTAr.C GUI BOYER «% » ™ ».capitalisme sauva®' etc7r ^T\" n.: Poésie bucolique i\u2019ai deun rumen il pruzmien.c\u2019eût Æacheta un chalet en Gaûpénie î± mmend, c\u2019eût à Partin Madone l\u2019&unepe.1en châûen.1en menumentn rdtenn en minai de panne den imcancen ?à la campagne quelique part en tunepe\tw^gm 3 tje ûuin certain que la me an cm de la\t: nature mmpiMnai de heaue peèmen\tJ K: H K S: *SÉ , , ¦ \u2022 cmm ».» optant ?\t& h partain dm ^ ! K ^ panait je ^ gm& de là-ban umert t4 :.*.*\u2022¦\t.\tU-:-¦ ¦ ; ¦\u201c¦¦-P:**\tNS\tk\" -j- ¦'¦ Uji.v-\t.n^fi ,\th ¦ r ntfl'ik.^\tjl i5Sr J \u2019m\tJ -r *1 -\ti,- .' ¦_¦ w '_¦' - -\u2022 «\t_,.\t-K\t¦*.' »k .\u2019 ', .*\u2019* *¦! PROJET Nouveau calendrier: nouveau départ Cette année, c'est l'année du nouveau départ! Depuis janvier, on a monté une belle équipe pour un projet qui nous tient à cœur et qui se développe très rapidement.Il s'agit de la production d'un calendrier 2016 créé à 100 % par les camelots, avec le soutien des employés.L'idée est venue d'un groupe de six camelots de créer un produit qui donnera le pouls sur ce que L'Itinéraire représente pour nous.PAR JEAN-PIERRE MÉNARD Ce calendrier de 48 pages vous informera sur l'histoire, sur le développement et sur les services offerts par l'organisme.L'Itinéraire est un organisme à but non-lucratif (OBNL) qui œuvre depuis plus de 20 ans à améliorer les conditions de vie des personnes en vulnérabilité économique et sociale.Notre calendrier sera fabriqué et distribué par les membres du Groupe communautaire Ultinéraire dans la plupart des métros et autres lieux achalandés de la ville de Montréal.Plus de 20 000 exemplaires seront disponibles dès le 15 octobre 2015.Un projet qui a pris de l'ampleur Nous avons pensé à un calendrier qui consisterait en un produit à la fois pratique et informatif.Ce projet, qui a commencéà 36 pages avec une vingtaine de camelots,a pris de l'ampleur et nous sommes maintenant rendus à 48 pages, soit le maximum, et plus de 50 camelots.Le calendrier sera fabriqué et vendu par nous et il sera très diversifié : mots de camelots, dessins, photos, poèmes, historique du magazine, présentation de l'organisation, jeux et beaucoup d'autres informations pertinentes.Les commanditaires et partenaires de l'organisme, qu'ils soient actuels ou nouveaux, qui prennent l'initiative d'annoncer dans le calendrier en bénéficieront sur plusieurs niveaux.Cela leur permet en même temps d'augmenter leur capital de sympathie auprès de leur clientèle et offre à L'Itinéraire la possibilité de bonifier les services offerts aux camelots.Une réalisation collective On se rencontrait initialement à toutes les semaines, et comme le projet va bon train, nos réunions sont maintenant à toutes les deux semaines.Nous avons créé plusieurs comités qui s'occupent de différentes facettes du produit.De la rédaction à la publicité, tout le monde y trouve son compte.Une équipe travaille sur la promotion, une autre sur le certificat de reconnaissance aux participants.Nous avons un comité de production, de direction, de rédaction, de révision et de correction, de distribution du produit et d'infographie.Bref, nous sommes bien occupés.En plus d'être valorisant pour les camelots, le projet du calendrier développe entre nous une grande entraide et de la solidarité.De plus, grâce aux commanditaires et supporteurs financiers, le camelot pourra acheter le calendrier 50 sous et le revendre 2 dollars, ce qui lui permet de faire 1 dollar et demi de profit.Il permet d'offrir une diversité dans les produits offerts aux clients.Ils auront donc le choix d'acheter la revue, le calendrier, ou les deux.Le projet, depuis le départ, est en constante évolution.De janvier à mai, plusieurs idées se sont rajoutées, ce qui a contribué à enrichir le projet.Maintenant, nous sommes dans la phase de finition, en train de compléter le produit.Le calendrier a fait des petits: nous faisons maintenant des affiches publicitaires.Nous avons développé les ventes-trottoirs et les kiosques pour les salons.Nous sommes en train d'élaborer un guide-camelot qui donne la chance aux nouveaux de s'orienter dans le milieu.Nous concevrons également un programme pour la soirée de Noël incluant le certificat de reconnaissance des participants.Nous vous en reparlerons d'ici-là, mais il sera en vente dès le 15 octobre 2015 ! ¦ 34 ITINERAIRE.CA | 1er juillet 2015 UN CALENDRIER 100% CAMELOTS ! Aidez-nous à véhiculer les valeurs de L'Itinéraire 365 jours par année TlUn-i 5 RESPECT EGALITE CREATIVITE DYNAMISME AUTONOMIE CALENDRIER-AGENDA 2016 CONÇU 100% PAR LES CAMELOTS Votre publicité sera accessible à l'année dans le calendrier et, pendant un mois, elle sera visible 24h par jour! Selon la disponibilité, vous aurez la possibilité de choisir votre mois d'affichage, qui sera le plus propice à vos ventes.20 000 exemplaires seront mis en vente dès octobre 2015.Tarifs pour les commanditaires: un espace à partir de 325$ format carte professionnelle.Date limite: 31 juillet pour réserver vos espaces publicitaires.Un contenu de 48 pages incluant textes, photos, illustrations, témoignages, jeux, historique de l'Itinéraire, et plus encore.Plus de 200 points de vente à l'année principalement sur l'île de Montréal et quelques-uns à l'extérieur. CARREFOUR une fois complétée.Le 30 mai dernier lors d'un barbecue annuel, l'équipe de L'Itinéraire et près d'une trentaine de bénévoles et d'ambassadeurs de Telus ont offert, sous le pont Jacques-Cartier, des hamburgers à près de 400 personnes.La belle température et la bonne humeur étaient au rendez-vous ! Merci à Paul Lepage de chez Telus, Isabelle Huot, docteure en nutrition et Bruno Heppell ambassadeur des Alouettes de Montréal et commentateur/analyste à RDS (tous deux membres du comité d'investissement communautaire de Telus) ainsi qu'à Monique Vallée et Tim Fournier de la Ville de Montréal, Médecins du Monde, Exeko, SBI Audiovisuel et la pharmacie Brunet qui ont contribué au succès de cette journée inoubliable! ¦ |i » m Parmiles nombreux bénévoles de Isabelle Huot est venue donner un CcmmTHIUS'13 p°Pulaire nutritionniste coup de main pour la journée.¦ L'équipe de monde était surplace.' 36 ITINERAIRE.CA | 1er juillet 2015 jrr*W La vie est belle.DIANE GARIÉPY | CAMELOT MÉTRO PLACE SAINT-HENRI ET ANGLE SANGUINET/SAINTE-CATHERINE e suis une personne merveilleuse, créée avec amour, mais ma vie n'a pas toujours été facile.Après le décès de mon père, ma mère est tombée dans une profonde dépression.Pendant sa maladie, elle nous a placés chez des membres de la famille, mes 6 sœurs, mes 3 frères et moi.À12 ans, je me suis sentie délaissée par ma mère qui préférait mon frère.J'ai abandonné mes études à 14 ans, oubliant mon rêve de devenir infirmière.Puis j'ai enchaîné les petites jobs à temps plein.De 1975 à 1984, j'ai travaillé à Cameo Bakery comme opératrice de machine.Ensuite, j'ai travaillé deux ans en couture, puis deux autres années dans une manufacture d'habits pour hommes.J'ai connu plusieurs années de bonheur paisible et je me suis retrouvée mère d'un garçon à l'âge de 36 ans.Quelques années plus tard, j'ai vécu un drame qui bouleversa ma vie.Chaque colère ressentie, je l'ai retournée contre moi avec des comportements destructeurs, ce qui a rendu mon corps malade.Heureusement, une très bonne amie, Christiane, m'a aidée à sortir de la rue.De 2000 à 2005, j'ai été peintre chez Kaba llco.J'ai été plongeuse au restaurant Pinocchio en 2008 et 2009.J'ai beaucoup aimé travailler dans ma vie.Je me levais à 4 heures du matin et j'étais toujours de bonne humeur.J'ai maintenant un logement, je suis très heureuse et très fière de moi.Mon fils Jonathan et mon petit-fils Loïc sont les amours de ma vie.Je me suis rapprochée de mes sœurs et de mes frères, spécialement de mon petit frère Michel et de son fils Serge qui est mon filleul.Il se confie beaucoup à moi et je l'aime comme mon fils.J'ai repris ma vie en main.J'ai entrepris les démarches pour obtenir ma place dans un HLM.CHEMIN FAISANT Mon engagement: m'aimêr J'ai pris l'engagement de m'aimer telle que je suis, avec mes imperfections.Je vais prendre soin de moi comme j'ai pris soin des autres.Je vais me respecter à l'aide d'une saine alimentation, un changement non-radical mais assumé, un pas à la fois, comme on me l'a enseigné.Je veux m'accorder des plaisirs sereins, tels que la détente, les massages, bains de pieds et une meilleure hygiène.Je suis fonctionnelle et je veux le rester.Je suis maître de mon temps et l'amour est son premier fruit.Alors je vais m'aimer de façon inconditionnelle, malgré mes défauts et mes faiblesses.Je vais célébrer ce beau cadeau qui m'a été donné : la vie.Quand je me suis baigné dans la mer avec les dauphins, je leur donnais des poissons, j'ai ramassé des beaux coquillages.J'ai nagé avec les dauphins.Ma sœur m'a dit: «l/as-y, saute dans l'eau!».J'avais peur avant d'y aller, je me suis dit que peut-être ils allaient me faire quelque chose.Finalement, je les ai touchés et ils étaient très doux.Femme collectionneuse : dauphine Si tu m'arrives avec un collier avec un dauphin, je te l'enlève du cou! Je veux trouver pour ma fête au mois de juillet une chaîne avec un petit dauphin en or.Grosse étagère avec plein de dauphins.Si je vois au Dollarama des bibelots de dauphins, je les achète.Si je ne les ai pas déjà! J'ai écouté le film Flipper quand j'étais petite.Je l'écoute encore! J'ai reçu de ma marraine un porte-savon en dauphin.Elle m'a dit: « Diane, je sais que tu aimes les dauphins».¦ 1er juillet 201 5 | ITINERAIRE.CA 37 MOT DE CAMELOT Les disjonctés J'ai passé une partie de ma vie sur une autre planète et avec un comportement assez hors de l'ordinaire.Je suis toxicomane, extrémiste et passionnée.Je suis une personne qui aime parler au monde même sans les connaître, mais je ne voulais pas vous faire peur dans le rôle d'une disjonctée, dans le grand théâtre de la vie et dans mon bal masqué.Je suis une comédienne parmi tant d'autres et vous les acteurs et les comédiens ici bas.Je voudrais juste être un petit peu écoutée et être comprise et surtout croire en quelqu'un et vous dire que je vous aime.N'allez pas croire que je me prends au sérieux.C'est le grand théâtre de la vie.Alors je vous applaudis.Continuez de grandir.Gardez le sourire.C'est le grand théâtre de la vie.Je ne voulais surtout pas vous voler la vedette, j'avais juste le goût, un petit peu, de me sentir écoutée et non marquée par la vie.J'ai besoin de vous dire que je vous aime et d'être parmi vous, parmi tant d'autres.J'ai peur de n'être que l'ombre de mes peurs, peur de moi et de croire que je suis quelqu'un.Je veux arrêter de me prendre pour quelqu'un, je veux juste être prise un peu plus au sérieux et rester moi-même pour toujours et garder le sourire avec vous, les comédiens et avoir mon bal masqué.Je l'aurais voulu comme vous.Je n'étais que de passage dans une vie pour une vraie de vraie disjonctée.LA SOUCOUPE KATTY D'AMOUR 38 ITINERAIRE.CA | 1er juillet 2015 La lumière au bout du tunnel J'utilise les services de L'Itinéraire depuis plusieurs années.Tout allait bien et je m'en étais sorti.Je ne pensais pas pouvoir retomber, mais il m'est arrivé un accident de travail.Je me suis blessé et je suis tombé en dépression.La dépression est un trouble mental qui n'est pas bien reconnu par les employeurs.Je ne me suis pas senti compris et soutenu.Ils m'ont fait savoir qu'ils ne croyaient pas vraiment à ma maladie et à mon retour, lorsque j'étais rétabli, ils m'ont congédié.Je me suis retrouvé du jour au lendemain sans aucun revenu.J'ai dû faire ma demande à l'aide sociale et au chômage, ce qui m'a beaucoup humilié puisque j'ai toujours travaillé.J'ai dû faire ses démarches en même temps que gérer ma dépression.Heureusement qu'il y avait ^Itinéraire parce que je me suis senti écouté et non jugé.Grâce aux lecteurs, cela m'a permis d'avoir de l'aide financière pour me sortir du trouble.Vos petits trois dollars me rapportaient beaucoup.Aujourd'hui, je vends moins L'Itinéraire parce que je m'en suis sorti.Cependant, je fréquente le Café quand même parce que je veux garder un filet de sécurité où je sais que je peux avoir de l'aide rapidement.J'ai trouvé un autre travail qui me convient, pas autant que l'autre, mais où je suis quand même valorisé dans le sens que je n'ai pas besoin de dépendre de la société.Merci beaucoup de vos encouragements et de vos sourires.En espérant vous revoir bientôt! La dépression est un trouble mental qui n'est pas bien reconnu par les employeurs.DOMINIC MERCIER Camelot marché Métro angle Boucher/Saint-Hubert Le stress chez les jeunes au primaire HORS PISTE Les écoles primaires sont stressantes pour un jeune enfant qui commence la première année.Si l'on compare ça à une institution carcérale fédérale, les enfants sont quasiment plus surveillés.YANICK LAROUCHE | CAMELOT ANGLE BEAUBIEN/ST-HUBERT 1er juillet 201 5 | ITINERAIRE.CA 39 D'hier à aujourd'hui Lorsque j'étais au primaire, de 1978 à 1984, nos parents pouvaient voir nos performances très rapidement sans avoir une formation en psychologie.Les bulletins étaient détaillés et clairs, avec des notes allant de 0 % à 100 %, et les comportements étaient très peu remarqués.Maintenant, les enfants du primaire ne l'ont pas facile entre l'âge de 6 ans jusqu'à 11 ans.Il y a un plan d'intervention selon les besoins de chacun, un bulletin de 10 pages où ça prend des explications très détaillées.On Mon fils de six ans me rapporte souvent des faits étranges qui se produisent à l'école.Un matin, alors qu'il joue tranquillement avec ses jouets, il se met à pleurer et me dit: «Papa, le professeur de judo à l'école veut m'arracher deux dents.» Ou encore: «Papa, mon professeur ne veut pas que faille à la toilette quand j'ai envie.».L'école est pire que les institutions carcérales fédérales, car au moins, là-bas, sûrement peuvent-ils aller aux toilettes ! Trop souvent chez les enfants qui sont stressés par l'école, on blâme soit les parents ou on dit que l'enfant a un TDAH (trouble du déficit de l'attention).Mais ce ne serait pas plutôt un comportement psychologique développé par l'enfant stressé, qu'on appelle l'acting out ?« L'acting-out est un terme de psychologie lié aux mécanismes de défense et d'autocontrôle.Ce terme signifie qu'on effectue une action au lieu d'y résister ou de maîtriser ses pulsions.L'action va habituellement au-delà des règles sociales et peut prendre des formes diverses: s'abandonner à une dépendance (alcool, drogue, vol, .) ou, inconsciemment, attirer l'attention par des provocations ou des comportements anormaux.De manière générale, l'action est auto-destructive ou dérangeante envers autrui, et empêche le développement de réponses plus appropriées aux sentiments ressentis.» Pourtant, à la maison, ça va bien.Mon fils n'a aucun comportement tel que relaté à l'école, même que dans la pratique de ses sports, comme la gymnastique et la natation, il n'a aucun problème.À l'inverse, dans le para-scolaire, mon fils s'est fait renvoyer de ses cours de judo.retrouve presque plus rien sur les performances académiques, cependant beaucoup de remarques sur le comportement et sur la façon dont l'élève circule dans l'école.Savoir écouter Quand mon enfant de 6 ans me parle, je l'écoute toujours avec grande attention, même si je suis occupé.Ce que je fais toujours comme bon parent c'est de demander à l'école ce qui se passe.Cette action d'aller voir les personnes concernées ne porte pas fruit, à 90 % du temps, car on ne se sent pas écouté.Ou encore on se fait dire que c'est l'enfant lui-même qui invente tout ça pour manipuler.Je me rappelle quand mon fils était dans une halte-garderie, il y avait un employé qui criait après mon garçon de 3 ans et l'avait pris par un bras en le levant dans les airs.Je l'ai vu faire, et pourtant c'est moi qu'on a traité de menteur.Je constate qu'il est possible que du personnel de garderie et d'école exagère dans leur façon de faire avec vos enfants.J'ai observé que dernièrement, mon fils a uriné deux fois dans ses vêtements au lieu d'aller à la toilette.Je pense que le stress vécu à l'école est en arrière de tous ces comportements.¦ Source: Wikipedia (Acting Out) .Uy avait un employé qui criait après mon garçon de trois ans et l'avait pris par un bras en le levant dans les airs. CLIN D'ŒIL DU PASSE 1 i Série sur l'Histoire de la pauvreté au Québec La pauvreté est une réalité qui ne date pas d'hier, et les ressources pour la combattre non plus.A travers une série de dix textes, L'Itinéraire dresse un portrait historique de l'aide offerte aux personnes vulnérables et en situation d'itinérance au Québec depuis la colonisation.Les années fragiles L'histoire de la pauvreté au Québec est marquée par plusieurs visions de ce qu'est la pauvreté.D'un phénomène individuel et « méritoire», elle est devenue un problème collectif dont l'État doit s'occuper.Les années 1990 et 2000 apportent une nouvelle vision de la pauvreté, de nouvelles idées de solution, mais malheureusement, pas son élimination.PAR MARTINE B.CÔTÉ La fin de la décennie 1990 et les années 2000 amènent de «nouveaux pauvres».Les inégalités augmentent à mesure que le monde du travail change.Les entreprises exigent des travailleurs de plus en plus qualifiés, laissant en plan les gens peu scolarisés.La définition de la pauvreté se modifie et la notion de bien-être fait son apparition.On considère maintenant que la pauvreté n'est pas qu'un manque de revenus ou de ressources matérielles.On la voit désormais comme une condition dans laquelle se trouve une personne qui est privée des ressources, des moyens, des choix et du pouvoir nécessaires pour acquérir et maintenir son autonomie tout en pouvant intégrer la société et y participer activement.En 1998, quand le Collectif pour un Québec sans pauvreté se créé, à la suite notamment de la marche Du pain et des roses, la pauvreté et l'exclusion sont bien présentes, atteignant particulièrement les femmes, les mères monoparentales, les immigrants récents, les personnes handicapées et les Autochtones.L'idée du Collectif: faire voter une loi sur l'élimination de la pauvreté.On raconte qu'un jeune ministre de l'époque aurait déclaré «et pourquoi pas une loi contre la pluie?», comme si l'éradication de la pauvreté était une idée dénuée de sens.Le «travailleur pauvre» La loi fut finalement adoptée le 13 décembre 2002, accompagnée d'une stratégie concrète qui visait à tendre vers un Québec sans pauvreté.Le bilan du plan d'action qui a découlé de cette loi n'est pas très réjouissant.La loi aura permis à plusieurs familles de sortir de la pauvreté, mais cela s'est fait au détriment de plusieurs autres catégories de personnes, notamment les personnes seules.Les années 1990 et 2000 marquent l'apparition du «travailleur pauvre».Les réformes de l'assurance- chômage, de l'assurance sociale rendent les prestations plus minces et plus difficiles à obtenir.Les coupes de services publics, les hausses de tarifs (électricité, loyer, etc.) et l'augmentation du coût de la vie pèsent lourd sur les épaules des petits salariés.La mondialisation des marchés fait baisser les salaires, les taux de syndicalisation sont plus faibles, les conditions d'emploi se dégradent.quand emploi il y a! Les gouvernements adoptent des mesures qui privent les gens de revenus comme la hausse des taxes de vente, l'imposition d'une taxe santé et la lutte aveuglée au déficit zéro.Ainsi, le salaire minimum ne permet pas à une personne seule, par exemple, de sortir de la pauvreté, même en travaillant à temps complet.Plusieurs groupes communautaires, dont L'Itinéraire, naissent dans les années 1990.Leur force?Ils travaillent en concertation et de plus en plus en amont, dans une forme de prévention des problématiques qui mènent à la pauvreté et à l'exclusion sociale.Les interventions ont pour but de développer l'empowerment et l'employabilité.Austérité Les groupes obtiennent des financements relativement stables, mais leur charge de travail est décuplée.Comme si les gouvernements avaient trouvé une cour dans laquelle pelleter beaucoup de problèmes.En plus, les groupes communautaires se voient obligés d'adapter leurs services selon les objectifs du gouvernement.La lutte pour que les politiques sociales soient créées selon les besoins de la base et les besoins locaux n'est pas encore gagnée.Les années 2010 sont à mi-chemin, mais déjà, on peut penser qu'un autre volet de l'histoire s'écrit.Que les politiques d'austérité appliquées par l'État réduisent le filet social et fragilisent les gens qui sont déjà dans des situations précaires.Le développement du logement social, les programmes d'employabilité et les Centres de soins et de services sociaux sont frappés de plein fouet.Les structures d'économie sociale instaurées dans les années 1980 et 1990, comme les CDEC et les Centre locaux de développement sont sérieusement affaiblies.Actuellement, au Québec, une personne sur dix n'a pas un revenu suffisant pour couvrir ses besoins de base.L'histoire de la pauvreté en est une qui continue de s'écrire, malheureusement, et dont on doit se souvenir.¦ 40 ITINERAIRE.CA | 1er juillet 2015 PANORAMA Viejha^ Le groupe Los lauréat du Syli d'argent 2015) Le groupe Kassav' pionniers du zouk UltUIti CouvercWe de l'album Sa papang, de Maya Kamaty { Musiques d'ici, rythmes d'ailleurs Même après 29 ans d'existence, le Festival International Nuits d'Afrique continue de surprendre avec une programmation riche de plusieurs talents.L'occasion parfaite pour découvrir ces artistes qui valorisent le métissage.1er juillet 201 5 | ITINERAIRE.CA 41 FESTIVAL INTERNATIONAL NUITS D'AFRIQUE PAR ALEXANDRA GUELLIL PHOTOS: NUITS D'AFRIQUE 1Ce titre appartient au répertoire du Son Jarocho, un rythme marqué par les influences africaines et espagnoles.DU 7 AU 19 JUILLET 2015 MONTREAL D e Patrice à Zebda en passant par Marema, plus de 600 artistes I en provenance de plusieurs pays se regrouperont, du 7 au 19 juillet 2015, à Montréal.Si le Festival International Nuits d'Afrique laisse une place de choix à la découverte des musiques du monde, l'évènement fait aussi un clin d'œil au métissage de la métropole.De nombreux artistes québécois seront à (re)découvrir: du rap avec Vox Sambou (Nomadic Massive), La Bamba\u2019 de Los Viejha, le gospel aux accents de soul de H'Sao sans oublier le gnawa de Marocouleurs.La programmation de cette édition se veut éclectique et surtout originale.Ce mélange de goûts musicaux fait en sorte que Stefie Shock se sent «dans son élément» comme porte-parole.En plus des nombreux spectacles en salle, le traditionnel village des Nuits d'Afrique proposera différentes prestations gratuites du 15 au 19 juillet prochain.Le concert d'ouverture sera donné par Zebda au Métropolis, le 7 juillet.Le groupe toulousain y présentera son plus récent album, Comme des Cherokees.Douze ans après leur première visite, ceux qui ont fait tomber les chemises sur les pistes de danses promettent cette fois-ci d'apprendre de nouveaux «pef/ïs pas» de danses aux spectateurs.Du zouk au maloya Le 12 juillet, le Grand Méchant Zouk fera son entrée dans la métropole avec le groupe mythique antillais Kassav' accompagnés de leurs nombreux invités.Si le zouk a été popularisé par des morceaux phares comme Zouk la sé sel médikaman nou ni (le zouk est notre seul médicament), c'est d'abord un genre musical qui regorge de techniques tout en étant porteur d'une identité culturelle forte.L'histoire sera aussi au rendez-vous avec la présence de Maya Kamaty et de son maloya à la fois «élégant et cabossé».Accompagné de ses quatre musiciens, l'artiste transmet des messages doués d'images et d'émotions.Le maloya est pour les Réunionnais ce qu'est le blues aux Américains, deux styles musicaux issus de l'esclavage et de la traite négrière.Quant aux paroles, elles sont teintées de nostalgie, de liberté mais aussi de la joie de vivre.\t29e édition du Festival international Nuits d'Afrique Du 7 au 19 juillet à Montréal festivalnuitsdafrique.com Prix: de 0$ à 48$ MOT DE CAMELOT Un changement Un beau printemps On a encore du travail à faire.On n'est pas encore prêt, mais cela s'en vient.Le monde évolue, après d'autres générations, l'ignorance disparaîtra.Le jour où tout le monde sera rendu là, le monde commencera à s'aimer un peu plus.On arrêtera de juger.Là on pourra dire qu'on commence à progresser.L'ignorance sera mise de côté.Il faut aussi écouter, cela améliore ton niveau intellectuel.Celui qui écoute est un sage.Tu marches dans la rue, tu dis bonjour aux gens, les gens ne se parlent plus.Au moment où il y a la guerre quelque part sur la planète, ici, au Québec, on commence à se détester.Uneraisonquin'améliorepas lasituation, c'est lesystème politique.Un exemple: le ministre de l'éducation Bolduc avec son raisonnement stupide, avec son jeu de prime de départ.Quand on lui posait des questions il donnait toujours des réponses sans réponse, il exprimait son désintérêt.Quant à Harper au fédéral, il veut supprimer tout ce qui fait du bien aux gens.Exemple: coupures à Radio-Canada, ce qui affecte notre culture québécoise.Le monde artistique fait partie de notre mental, parce que, pour moi, l'art est un moyen d'évasion, de médiation.Si on observe les gens qui sont artistes, on remarque qu'ils sont calmes.Lui, Harper, ne voit pas ça.Il n'aime pas Ici Radio-Canada parce que le siège social est au Québec.Pour moi, l'art est un moyen d'évasion, de médiation.juillet 2015 42 ITINERAIRE.CA | î Je veux vous souhaiter un bon été, des bonnes vacances, du beau temps et du soleil.Si vous partez en voyage, soyez prudents.Regardez dans vos miroirs, pour prévenir les méchants.Bonne journée et à bientôt ! JACQUES ÉLYSÉ Camelot au Théâtre du Rideau Vert Je travaille dehors, dans le gros froid.Les gens me disent souvent que je suis bien courageux.Les autres camelots le sont aussi quant à moi.Pourtant, j'aime beaucoup l'hiver.Comme j'ai grandi sur une ferme, je travaillais tous les jours dehors depuis que je suis jeune, et ce, durant les quatre saisons de l'année.Quand je ne travaillais pas, je faisais de la motoneige en forêt ou je jouais au hockey sur une patinoire extérieure.J'ai trouvé la situation surtout difficile en mars parce que tout le monde était plus maussade.Ils avaient hâte que la mauvaise température finisse.En effet, vers le mois de mars, les gens me disent souvent qu'ils n'en peuvent plus et me demandent si j'ai hâte que le printemps arrive.Cette année a été particulièrement difficile parce qu'il faisait exceptionnellement froid.Pour moi, le travail de vente a été plus exigeant.Par contre, dès qu'il a recommencé à faire un peu plus chaud, les gens ont commencé à être de meilleure humeur.Les rayons de soleil apportent de grands espoirs et à tous les jours, il y a de nouveaux avant-goûts de bonheur.Les clients sont plus encourageants et on s'aide à garder le moral.GILLES BÉLANGER Camelot au Complexe Desjardin Avec le retour du printemps, les gens recommencent à avoir un beau sourire aux lèvres.Ils marchent plus à l'extérieur et sortent de leur bureau.Les gens me demandent si je suis content que l'hiver finisse, mais je suis surtout content de les revoir.Certains ne sortent pas de leurs bureaux de l'hiver Ils me demandent alors : « Comment a été l'hiver ?».Ça me touche beaucoup qu'ils viennent me revoir alors que ça fait une saison qu'on ne s'est pas vus.Je fais aussi beaucoup de nouvelles connaissances et de nouveaux clients.Ça, je l'apprécie beaucoup, comme plusieurs de mes clients réguliers partent à la retraite.Enfin, l'hiver est terminé! Je vous souhaite un beau printemps et un bel été.Merci à tous ! Quand la revendication passe par la création Si l'art permet de s'exprimer, c'est aussi un outil de revendications sociales.Art communautaire militant met de l'avant des initiatives inspirantes menées par ceux et celles qui sont victimes d'injustice et qui veulent faire bouger les choses.PAR ALEXANDRA NADEAU 4 RT Les cinq projets d'art communautaire militant que l'on retrouve dans le livre sont soutenus par le programme ROUAGE de l'organisme artistique indépendant et sans but lucratif, Engrenage noir.L'objectif est double: permettre aux participants d'exprimer par l'art une réalité d'injustice qui sera ensuite diffusée publiquement afin d'avoir un impact sur leur milieu.«L'art permet défaire sortir d'autres façons de s'exprimer pour des personnes qui ne sont pas nécessairement à l'aise avec les mots» -Johanne Gagnon, cofondatrice d'Engrenage noir Les 1000 exemplaires disponibles documentent les initiatives réalisées en 2012-2013 et présentent leur déroulement, les intervenants et les participants impliqués, ainsi que les difficultés rencontrées.Travailleurs immigrants, analphabètes, locataires d'un quartier qui se gentrifie, jeunes contrevenants en garde fermée, ils sont plusieurs à se rallier autour d'une injustice.« Ce type de projet n'existe pas beaucoup.Il y a de l'art communautaire, mais combiné avec de l'art militant, c'est assez particulier», explique la cofondatrice d'Engrenage noir, Johanne Gagnon.«Chaque printemps, on pourra s'attendre à une nouvelle mouture», mentionne-t-elle.Provoquer pour mobiliser Les thèmes d'intervention dans Art communautaire militant sont vastes, mais critiquent de près ou de loin les inégalités générées par le système capitaliste, explique Johanne Gagnon.Ceux qui décrient une injustice choisissent leur public cible, autant des agents d'un centre local d'emploi que certaines organisations d'un quartier.En combinant art et militantisme, ils tentent ensuite de trouver la meilleure manière de rejoindre ce public.Johanne Gagnon croit que l'art est une opportunité plus grande d'aller sensibiliser les citoyens: «Si on organise une conférence sur le logement social, c'est moins tentant peut-être que d'aller écouter une chorale de locataires qui chantent leur réalité Le même message passe, mais rejoint autrement.» Un exemple de projet cité dans le livre est celui des résidents en processus d'alphabétisation du quartier Saint-Henri.Ne sachant ni lire ni écrire, ils se plaignaient que les agents gouvernementaux ne les aidaient pas à remplir leurs formulaires d'aide sociale.Ils ont donc déposé dans les présentoirs des bureaux d'aide sociale des «bâtons de dynamite», représentés par des formulaires peints en rouge avec une mèche au bout.«Ça a eu un effet assez incroyable», commente Johanne Gagnon, «je ne sais pas si les agents ont apprécié de se faire bousculer, mais n'empêche qu'il y a eu des suites.Ces gens ont finalement eu l'aide qu'ils demandaient», constate la cofondatrice d'Engrenage noir.Selon elle, les participants sont grandement influencés par ces projets de création qui leur permettent de reprendre confiance en eux-mêmes.Grâce au soutien d'un groupe, les individus victimes d'injustice voient qu'il est possible d'entreprendre des actions et de se mobiliser pour améliorer leur situation.¦ 100 pages Éditions Engrenage Noir / ROUAGE Art communautaire militant Projets 2012-2013 1er juillet 201 5 | ITINERAIRE.CA 43 P intenter ivette sinuosités notera titane otera biens coupes amiral oiseau écarterai notre-dame aire de vent le espagnol orbitas pronom présidera ventiler digéras courroux Solution dans le prochain numéro LE J,OSE=E FLECHE «Je m'appelle Josée, je travaille à la distribution et voici mon petit fléché» À SOLUTION DU 15 JUIN \t'P\t\t\u2018S\tH\t\u2018E\tB\t\u2018P \tA\tR\tT\tA\tG\tE\tR \tV\t1\t0\tL\tA\tC\tE *G\t1\tV\t\t\u2018E\tL\tU\tS \t\tE\tT\tR\tE\tE\t3 *P\tE\tR\t1\tT\t\t*'l\tE \tN\tA\t\t\u2019E\tL\tL\tE E\tT\t1\tR\tE\tE\t\t g\t\u2022e\tN\tA\tB\t'0\t+ 1\tL G\tU\tE\tM\tA\tN\tD\tE \t¦p S\tT\tA\tR\t1\tE\tS F\tE\tE\tB\t» A\tN\tS\tE ICARDINALl Distributrice $'une propriété, c'est une affaire de coeur et de savoir-fair^j AGENJE IMMOBILIÈRE Vitrine de la rénwation écologique 1152, avenue Mont-Royal Est, 514.597.2121 4\twww.viacapitaledumontroyal.com DÉTENTE 1 1\t2\t3\t4\t5\t6\t7\t8\t9 10 11 12 1 2 Solution dans le prochain numéro HORIZONTALEMENT 1.\tNotation chorégraphique.2.\tSusceptible de provoquer une chute massive de neige.3.\tEnfilèrent.- Tortille.4.\tSymbole.- Dieu solaire.- Harmonieux.- Légumineuse.5.\tBateaux.- Pays américain.6.\tParesseux.- Organe.- Prêtresse d'Héra.7.\tGrappiller.- Etre troué (se).8.\tChoisis.- Allongea.9.\tPiquant littéraire.- Argon.- Région formée de sept os.10.\tQue tu reprisses.VERTICALEMENT 1.\tAmarrages.2.\tApprovisionner.3.\tPoisson.- Elytre.4.\tAigles.5.\tNavet.- Astate.6.\tDétiennent.- Rôdera.7.\tTechnétium.- Elime.8.\tHan.- Copia.9.\tPareil.- Lieras.10.\tMille - pattes.- Luths.11.\tPlantation.- Sélénium.12.\tIssues.- Bords.Jeu réalisé par Josée Cardinal | joseecardinala1®yahoo.ca Solutions du 15 juin 2015 12\t3\t4\t5\t6\t7\t3\t9 1C 11 12 4\t6\t3\t9\t2\t5\t7\t1\t8 1\t2\t9\t7\t8\t4\t5\t3\t6 8\t5\t7\t6\t1\t3\t9\t2\t4 9\t1\t4\t8\t3\t6\t2\t7\t5 2\t8\t6\t5\t7\t9\t1\t4\t3 3\t7\t5\t2\t4\t1\t6\t8\t9 5\t4\t8\t1\t9\t2\t3\t6\t7 6\t3\t2\t4\t5\t7\t8\t9\t1 7\t9\t1\t3\t6\t8\t4\t5\t2 NIVEAU DE DIFFICULTÉ: FACILE 7\t\t9\t\t6\t\t3\t\t1 \t\t\t\t5\t1\t\t\t \t\t1\t\t\t\t\t7\t \t8\t6\t\t\t5\t\t\t 1\t9\t\t8\t7\t\t\t\t \t\t\t\t9\t\t\t2\t4 \t\t4\t\t\t\t\t\t7 \t\t\t6\t\t\t\t8\t 9\t\t8\t\t\t\t5\t3\t Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.NOTRE LOGICIEL DE SUDOKUS EST MAINTENANT DISPONIBLE.10 000 sudokus inédits de 4 niveaux par notre expert, Fabien Savary.En vente exclusivement sur notre site.www.les-mordus.com Solution dans le prochain numéro Jeu réalisé par Ludipresse | info®les-mordus.com 1er juillet 201 5 | ITINERAIRE.CA 45 A PROPOS DE.LaOiéativité Dans chaque enfant il y a un artiste., Le problème est de savoir comment rester un artiste en grandissant, PABLO PICASSO L'art est le fruit de la créativité des gens libres.JOHN F.KENNEDY C'est la société qui fait les pauvres.Lorsque les gens sont autorisés à libérer leur créativité, la pauvreté disparait.MUHAMMAD YUNUS Créer, c'est vivre DEUX FOIS.ALBERT CAMUS.Le p/tts grand danger gui nous guette n'est pas de viser un but trop étevé et de te manquer, mais plutôt de choisir une cibte trop modeste et de /'atteindre, MICHEL-ANGE Les idées sont tes racines de la création.ERNEST DIMNET Vous voyez des choses et vous dites: «Pourquoi?» Mais moi je rêve de choses qui n'ont jamais existé et je dis : « Pourquoi pas ?» GEORGE BERNARD SHAW Dessiner, c'est mettre des patins à sen imasinaticn, c'est réinventer les clicses, des cblets, c'est parler et dire à travers des fcones, des embres.LOUISE PORTAL Chaque homme doit inventen son chemin.JEAN-PAUL SARTRE Celui qui marche su*i les pas d'un aut*ie ne laisse jamais de traces.PROVERBE CHINOIS L\u2019imagination est plus importante que la connaissance, La connaissance est limitée, tandis que l\u2019imagination est infinie, ALBERT EINSTEIN Faites de la place dans un coin de votre esprit et la créativité va imm édiatement le remplir.\tCette histoire est entièrement vraie, puisque je t'ai dee hock\timaginée d'un bout à fautre.Wk BORIS VIAN\\ 46 ITINERAIRE.CA | 1er juillet 2015 PHOTO: 123RF.COM/NINCLU ma \u2022 VOIX ma STM JOIGNEZ VOTRE VOIX et contribuez à l\u2019essor du transport collectif Partagez votre opinion en devenant membre de Ma voix ma STM et courez la chance de gagner des prix en argent.Inscrivez-vous dès aujourd\u2019hui stm.info/mavoix MOUVEMENT COLLECTIF https://www.mavoixmastm.info/R.aspx?a=32 INFORMER _ INSPIRER.INNOVER IE MMAZINESOCKHIESPONSABLE bfxwcbé sur Moot réd wwj^lttierdli^g "]
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