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Titre :
L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
jeudi 15 mai 2014
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
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Références

L'itinéraire, 2014, Collections de BAnQ.

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[" ÉDITION SOUVENIR 20e ANNIVERSAIRE Volume XXI, n°10 Montréal, 15 mai 2014 www.itineraire.ca a?¦J1 - -.Vr ¦¦ -**.v- -jr i mm if.-çY \"'SS ^ ¦» LONGUE VIE À L\u2019ITINÉRAIRE! csn.qc.ca facebook.com/lacsn twitter.com/lacsn vimeo.com/lacsn une Centrale au service » Et soyons fiers de l'Itinéraire Mevcî îsfev* ! f facebook.com/lacsq/csq_centrale J4 twitter.com/csq_centrale CSQ des personnes, en mouvement avec son temps csq.qc.net 20 ! MARCHE DE L'ESPOIR genzyme jvl\ti SAÜCfi MARCHEZ PtDUfï QUELQU'UN QU I VOUS TIENT A CŒU Ft ! Dimanche 25 mai 2014 Montréal, parc An grig non I h 5CHI V Fl-VOUS H t r, A U J OU fU>' h U ! mir i hi-JrIt i jO i r.t* .SI4(44-1S91 ioe de l\u2019Itinéraire ! Bravo à toute l\u2019équipe et nécessaire iis 20 ans ! Merci pour votre action exceptionnelle la lutte aux inégalités sociales depuis HUWNHIHIWK\t-¦ \u2014 ««inks w isg-SP Françoise David, Députée de Gouin, Amir Khadir Député de Mercier Manon Massé, Députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques 4 * # #44 +*+*+ *+*+** viacapitale DU MONT-ROYAL Quand on aime on a toujours 20 ans PLATEAU 1152, ave du Mont-Royal E.Montréal Qc H2J1X8 514.597.2121 ROSEMONT 2339,Beaubien E.Montréal Qc H2G INI 514.721.2121 ?capitale MtRoyal r ViaCapitaleMontRoyal NOS PARTENAIRES ESSENTIELS DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ i L'Itinéraire a pour mission de combattre la pauvreté et l'exclusion par le travail et une place en société.Notre organisme soutient et Fait travailler quelque 200 personnes par semaine.Le magazine est donc une entreprise d'économie sociale qui s'autoFinance.Mais son volet services sociaux comprend diFFérents programmes pour oFFrir de l'aide psychosociale, du soutien alimentaire et en logement ou encore des services adaptés aux jeunes.Sans nos partenaires principaux qui contribuent de Façon importante à la mission ou nos partenaires de réalisation engagés dans les programmes, nous ne pourrions aider autant de personnes.L'Itinéraire, c'est aussi plus de 2000donateurs individuels et corporatiFs qui aident nos camelots à s'en sortir.Merci à tous! PARTENAIRES MAJEURS Canada Québec ü Ville-Marie Montréal @ La direction de LItinéraire tient à rappeler qu'elle n'est pas responsable des gestes des vendeurs dans ia rue.Si ces derniers vous proposent tout autre produit que le journal ou sollicitent des dons, ils ne le font pas pour LItinéraire.Si vous avez des commentaires sur les propos tenus par les vendeurs ou sur leur comportement, communiquez sans hésiter avec Shawn Bourdages, coordonnateur au développement social par courriel à shawn.bourdages@itineraire.ca ou par téléphone au 514 597-0238 poste 222.BECQR [intact] ELUS PRINCIPAUX PARTENAIRES DE PROJETS Nous reconnaissons l'appui financier du gou-vernementdu Canada par l'entremise du Fonds du Canada pour les périodiques, qui relève de Patrimoine canadien.Les opinions exprimées dans cette publication (ou sur ce site Web) ne reflètent pas forcément celles du ministère du Patrimoine canadien.Cai îada ISSN-1481-3572 n de charité : 13648 4219 RR0001 ITOUVEE Lf U K V at Mkîi IMTI'OK ¦\u201c-Jllll H!\tl I Fondation du Grand Montréal ^tm Oreat-West Canada-Vie LA PARFAITE ALLIANCE COMMUNAUTAIRE1* [gl Desjardins Caisse populaire du Mont-Royal \\/iut f/citcn FSI Desjardins Caisse du Quartier-Latin de Montréal MWDHTIOH viacapitale L'ITINERAIRE EST MEMBRE DE [inso \u201c°onfal\taïHecç Street Papers\t\u201cgSESËSSS* Le magazine L'Itinéraire a été créé en 1992 par Pierrette Desrosiers, Denise English( François Thivierge et Michèle Wilson.A cette époque, il était destiné aux gens en difficulté et offert gratuitement dans les services ddide et les maisons de chambres.Depuis mai 1994, L'Itinéraire est vendu régulièrement dans la rue.Cette publication est produite et rédigée par des journalistes professionnels et une cinquantaine de personnes vivant ou ayant connu l'itinérance, dans le but de leur venir en aide et de permettre leur réinsertion sociale et professionnelle.Convention de la poste publication No 40910015, N° d'enregistrement 10764.Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada, au Groupe communautaire L'Itinéraire 2103, Sainte-Catherine Est, Montréal (Québec) H2K 2H9 MIXTE Papier issu de sources responsables www.fsc.org FSC9 C011825 Québécor est fière de soutenir l'action sociale de L'Itinéraire en contribuant à la production du magazine et en lui procurant des services de télécommunications. RÉDACTION ET ADMINISTRATION 2103, Sainte-Catherine Est Montréal (Qc) H2K 2H9 LE CAFÉ L'ITINÉRAIRE 2101, rue Sainte-Catherine Est TÉLÉPHONE : 514 597-0238 TÉLÉCOPIEUR : 514 597-1544 SITE: WWW.ITINERAIRE.CA LE MAGAZINE L\u2019ITINÉRAIRE: Éditeur : Serge Lareault Rédacteur en chef : Sylvain-Claude Filion Chef de pupitre Actualités : Marie-Lise Rousseau Chef de pupitre Développement social: Gopesa Paquette Infographe: Louis-Philippe Pouliot Stagiaire à l'infographie: Antonio De La Cruz Stagiaire à la rédaction : Catherine Morasse Collaborateurs: Na fi Alibert, Gabriel Bissonnette, Valentine Bourgeois, Cylvie Gingras, Éric Godin, Serge Lareault, Linda Pelletier, Monique Proulx, Pierre Saint-Amour et Richard T.Adjoints à la rédaction: Caroline Velleca, Hélène Filion, Lorraine Pépin et Marie Brion Illustration de la une: Éric Godin Révision des épreuves: Michèle Deteix, Lucie Laporte et Sabine Schir Design et infographie du site Internet: Vortex solution CONSEILLÈRES PUBLICITAIRES Renée Larivière: 514 461-7119 | renee.lariviere18@gmail.com Josée Poirier: 514 273-5002 | josee.poirier@itineraire.ca LE CONSEIL D'ADMINISTRATION Président: Stephan Morency Vice-président: Gabriel Bissonnette Trésorier: Yvon Brousseau Secrétaire: Serge Lareault Conseillers: Jean-Paul Lebel, Philippe Allard et Martin Gauthier L'ADMINISTRATION Directeur général: Serge Lareault Conseillère au financement et aux partenariats: Elisabeth Julien-Rocheleau Conseiller au développement social: Philippe Boisvert Coordonnatrice de l'administration et des ressources humaines: Duffay Romano Adjoint aux communications et relations de presse : Dorian Keller ÉQUIPE DE SOUTIEN AUX CAMELOTS Coordonnateur au développement social : Shawn Bourdages Agent d'accueil et de formation : Pierre Tougas Agent de soutien communautaire: Geneviève Labelle Agent de soutien milieu de vie: Christian Torres Agent de soutien à la distribution: Yvon Massicotte GESTION DE L'IMPRESSION TVA ACCÈS INC.| 514 848-7000 DIRECTEUR GÉNÉRAL: Robert Renaud CHEF DES COMMUNICATIONS GRAPHIQUES: Diane Gignac COORDONNATRICE DE PRODUCTION: Édith Surprenant IMPRIMEUR: Transcontinental ABONNEZ-VOUS! au WWW.ITINERAIRE.CAou par téléphone au 514 597-0238 poste 231 Illustration de la une: Eric Godin ÉDITION SOUVENIR 20e ANNIVERSAIRE SOMMAIRE VolumeXXI, n° 10\t15mai2014 ÉDITORIAL 7 ROND-POINT 8 ROND-POINT INTERNATIONAL 10 4k ^ Serge Lareault ID L'HOMME DERRIÈRE LA CAUSE L'ITINÉRAIRE A 20 ANS Retour sur une épopée Hommage à nos CAMELOTS FLORILÈGE 37 personnalités témoignent 47\tLE CŒUR DE L'ITINÉRAIRE Des voeux et des textes lauréats Grand dossier INNOVATION SOCIALE f U\t 91\tPANORAMA Nos artistes en résidence INFO RAPSIM 69 DÉTENTE 96 FEU VERT À FRANÇOIS THIVIERGE 98 LES CAMELOTS SONT DES\t50% DU PRIX DE VENTE DU TRAVAILLEURS AUTONOMES MAGAZINE LEUR REVIENT l/> ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 VILLE-MARIE MON CENTRE \\ \" Félicitations à L\u2019Itinéraire pour ses 20 ans! LE DÉVELOPPEMENT SOCIAL AU CENTRE DE NOS PRIORITÉS Année après année, vos actions valorisent le travail et la participation de nombreuses personnes qui connaissent des difficultés liées à la marginalité et à l\u2019itinérance.Votre équipe engagée fait une différence significative dans leur vie.C\u2019est avec fierté que les membres du conseil de Ville-Marie et la direction de l\u2019arrondissement soutiennent vos projets.Ville-Ma rie Montréal ^5; EDITORIAL 1994, c'était hier SYLVAIN-CLAUDE FILION RÉDACTEUR EN CHEF sylva in-claude.filion@itineraire.ca Les camelots constituent le cœur de notre mission; ils demeurent le trait d'union entre les Montréalais avides d'une information différente, mais aussi, séduits par le contact humain.Et c'était il y a un siècle.Les téléphones cellulaires étaient gros comme des briques.L'Internet, c'était comme pour les ovnis: tout le monde en parlait mais personne ne l'avait vu.Les journalistes livraient leurs textes sur des disquettes, les écrans d'ordinateur étaient noir et blanc, les seuls écouteurs qu'on vissait à nos oreilles étaient reliés à des baladeurs.Ce printemps-là, les Expos entamaient la meilleure saison de leur histoire et les Canadiens étaient éliminés par Boston en sept matches.Kurt Cobain se suicidait et Céline Dion devenait une star planétaire avec The Power of Love où elle toni-truait son amour pour René.On inaugurait un tunnel sous la Manche et un casino à La Malbaie.Les Hutus massacraient 800 000 Tutsis au Rwanda et Nelson Mandela devenait président de l'Afrique du Sud.Les changements climatiques n'étaient encore qu'une légende urbaine et Justin Bieber avait les lèvres suspendues à ses premiers biberons.Puis, le 24 mai.À Montréal, où le règne du maire Jean Doré tire à sa fin, il se passe quelque chose: les itinérants, témoins muets des trépidations urbaines, encore invisibles pour la grande majorité des citadins, commencent à s'exprimer.La rue prend la parole.Avec l'éclosion de son journal de rue, la métropole québécoise joint le mouvement de libre expression qui fleurit déjà à New York, Paris et Londres.Devenus camelots, les sans voix ont enfin des pages pour s'épancher.Certains en ont long à dire, d'autres moins, mais pour une fois, au lieu de prêcher dans le désert urbain, ils peuvent enfin partager leurs sentiments sur papier et à défaut d'être entendus, ils peuvent être lus.Très tôt, des journalistes professionnels viennent leur prêter main-forte.De tabloïd de papier intermittent qui tache les doigts, le journal devient un mensuel, puis un bi-mensuel.En grandissant, il devient un magazine, se drape de papier glacé.Ultinéraire devient le sérail d'une presse indépendante qui s'affirme pendant que les empires médiatiques se forment en s'avalant les uns les autres pour devenir toujours plus gros.Informer.Inspirer.Innover.Vingt ans plus tard, L'Itinéraire est parvenu à une splendide maturité.Le magazine garde le cap sur sa mission première: informer, en abordant les grands enjeux sociaux que peuvent traiter les quotidiens du samedi ou L'actualité, mais avec un point de vue que dynamise la plume de jeunes loups et la foi en un progrès social.Ultinéraire continue à inspirer, en publiant les propos socialement engagés de personnalités provenant de divers milieux, et surtout, en permettant aux camelots de s'exprimer en toute liberté.Enfin, L'itinéraire désire continuer à innover, en cherchant toujours à décrypter des solutions nouvelles pour améliorer la société et en lançant ces jours-ci une nouvelle plate-forme web, PISTE - Pour innover socialement tous ensemble.Et surtout, les camelots, avec leurs mots, leurs émotions, leur désarmante simplicité ou leur colère contenue, continuent d'occuper le cœur de Ultinéraire, tant figurativement que littéralement.Ils constituent le cœur de notre mission: ils demeurent le trait d'union entre les Montréalais avides d'une information différente, mais aussi, séduits par le contact humain.Ce numéro spécial, qui souligne le 20e anniversaire de L'Itinéraire, est surtout le témoignage d'une histoire d'amour entre les Montréalais et les camelots, qui dure depuis deux décennies.Et qui est partie pour durer.Grâce à vous.¦ ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 PHOTO: OLIVIER GARIEPY ROND-POINT ouïes rosës sont de retour! Suspendues au-dessus de la rue SaiAte-Catherine entre Saint-Hubert et Papineau, elles maftjuent la piétonisation de ce pan tie rtie du 15 mâi au IdPseptembre^ (MLR) À pied sur Sainte-Catii La réinsertion, un Fil a la Fois Vous êtes à la recherche d'un nouveau sac d'école pour votre enfant?Les Glaneuses vous proposent divers modèles hors de l'ordinaire.Ce groupe de Laval formé de participants ayant un diagnostic en santé mentale récupère les morceaux rejetés des friperies pour les recycler en vêtements et accessoires.La fondatrice des Glaneuses, l'enseignante en santé mentale Manon Beaudet, veut que son collectif soit un outil de réinsertion sociale pour ses membres.(CM) Renseignement: Christian Tassé450662-0430 Je Br-'\tÜr -tm.Ift pu IL Afielp Ff-mutt ¦ Ann Hlbctif 31 taHÉHUirHf C bCr^iii tll cuisine images pf /Trlfmft [.|htb V t Dessine-moi une recette Plus d'un Canadien sur sept est incapable d'utiliser un livre de recettes conventionnel à cause de difficultés de lecture.C'est pourquoi Anne Perrault et Ann Mitchell ont conçu ce livre de recettes entièrement en images, accessible à tous, publié chez Carte blanche.(MLR) 3 Fois plus de travail pour payer ses études Les étudiants ont souvent été traités de paresseux lors de la grève du printemps 2012.Pourtant, les universitaires canadiens doivent travailler trois fois plus qu'en 1975 pour s'offrir des études supérieures, selon une carte interactive du Centre canadien de politiques alternatives.Seulement pour les frais de scolarité, les étudiants des années 70 devaient travailler 200 heures ou 5 semaines à temps plein au salaire minimum.Pour couvrir les mêmes coûts, la nouvelle génération bûche 650 heures, soit 16 semaines à temps plein, pour la même rémunération.La belle vie, comme dirait l'autre.(CM) 00 PAR CATHERINE MORASSE ET MARIE-LISE ROUSSEAU LItinéraire 2 Fois primé! L'Itinéraire a remporté pas un mais deux prix à la dernière remise des prix de l'Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ).La chef de pupitre aux actualités, Marie-Lise Rousseau, a remporté le deuxième prix dans la catégorie Reportage pour le dossier Un scandaleux gaspillage, publié en août 2013.De son côté, le troisième prix dans la catégorie Chronique a été décerné à Jean-Marie Tison pour son billet Les pelleteux de nuages (à lire en p.62 de ce numéro).Rock'n'roll pour la cause 3 QUESTIONS À r!Ïn SN.^fït 1 -J ¦ \" .T.dttjinmllï -j j* Les amateurs de rock sont invités à se brasser la chevelure pour une bonne cause.Un spectacle bénéfice au profit de la Maison du Père se tiendra le 30 mai au Petit-Campus.Les groupes Pork Chop Sideburns, Dizzygoth et T-Bone y seront, avec comme tête d'affiche Snàkeskyn Whiskey.Les billets d'On rock pour la Maison du Père se vendent 8$ en prévente et 12$ à la porte.(CM) PAR CATHERINE MORASSE Porte-parole de la Journée des musées montréalais 2014 et animatrice de Pénélope McQuade du lundi au jeudi 21 h à ICI Radio-Canada télé.Pourquoi avez-vous accepté d'être porte-parole de la Journée des musées?J'ai commencé à agir à titre de porte-parole il y a neuf ans.À cette époque, j'étais chroniqueuse au culturel à Salut Bonjour.Je trouvais que les musées n'avaient pas beaucoup de visibilité dans les médias.C'est encore pire aujourd'hui, car on parle de plus en plus de vedettes et de showbiz.J'étais également heureuse de devenir porte-parole, puisque la Journée permet de découvrir des musées pour tous les goûts et tous les intérêts.LE NOMBRE 40 000 C'est le nombre de personnes en attente d'une habitation à loyer modique (HLM) au Québec.Plus de la moitié de ces gens sont à Montréal.Pourquoi devrait-on fréquenter davantage les musées?Les gens sont intimidés par les musées.Ils ont l'impression que ce sont des endroits rigides et peu accessibles.Pourtant, les musées nous racontent nous-mêmes.Que ce soit le Musée d'art contemporain ou le Planétarium, ça parle de nous, ça parle de notre monde, présent, passé et futur.Nous sommes sur Terre pour découvrir et recenser de nouvelles choses.Si on passait à côté de notre but, l'expérience serait un peu manquée! Visitez-vous les musées dans vos temps libres?Ça ne m'arrive pas assez souvent à mon goût, car je suis très occupée! Mais j'aime aller dans les galeries, j'aime consommer l'art sous toutes ses formes.Mon préféré est le Musée d'art contemporain de Montréal.J'aimerais pouvoir en voir plus et la Journée des musées me permet de faire mon rattrapage! La Journée des musées montréalais 2014 a lieu le dimanche 25 mai.museesmontreal.org o\\ ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 ¦h.iriJ *11 ROND-POINT INTERNATIONAL Royaume-Uni | Aide inconditionnelle Depuis 2010, Turnaround accompagne les ex-détenues de Liverpool avec un franc succès.Une approche réaliste et ouverte assure un lien durable avec les ex-détenues.«Si elles rechutent, les femmes savent qu'elles peuvent revenir sans conditions», explique la responsable du projet.Turnaround offre de l'aide pour les relations conjugales, la toxicomanie, les responsabilités parentales, les finances et le logement en plus de groupes d'artisanat, de discussion littéraire, de cuisine et de troc de vêtements.L'accompagnement aide à réduire le taux de récidive en plus d'améliorer la santé physique et mentale des participantes.\tDes participantes au programme (The Big Issue in the North) Turnaround.| De milice à police Le gouvernement mexicain a décidé d'intégrer les milices anticartel de l'État du Michoacân au sein de la police et de l'armée.Ce dernier geste du gouvernement de Pena Nieta en laisse plusieurs sceptiques et on y voit plus un geste | Pauvres petits L'Espagne détient le deuxième plus haut taux de pauvreté infantile de l'Union européenne.Un rapport de l'ONU y dénombre 2,5 millions d'enfants vivant dans des familles sous le seuil de la pauvreté, près de 30% des enfants espagnols.Les ONG et organismes de charité du pays dénoncent une situation qui préoccupe avec l'augmentation persistante du chômage et des demandes d'aide alimentaire.Les mesures d'austérité mises en place par le gouvernement espagnol ne semblent pas améliorer la situation alors qu'autour de 700 000 familles n'ont aucune source de revenus.(IPS) Familles manifestant contre l'expulsion d'un squat à Malaga.PHOTO: INÈS BENITEZ/IPS d'autopromotion qu'une solution à la guerre larvée qui a I Patates en or fait 80 000 morts depuis 2006.L'Association nationale des avocats démocratiques affirme que le geste ne fait que souligner le désinvestissement de l'État dans le maintien de l'ordre.Des leaders locaux soutiennent que l'on coopte des groupes citoyens dans des corps policiers qui ont été impliqués dans plusieurs crimes.(IPS) Une milice d'autodéfense de la région de Michoacân.PHOTO: FÉLIX MÂRQUEZ/IPS Des milliers de femmes zimbabwéennes vivant dans les centres urbains ont touché le jackpot en cultivant des patates.Depuis 2013, il est interdit d'importer cet aliment de base, ce qui est devenu une occasion d'affaires pour les jardiniers urbains.La technique utilisée consiste à cultiver les plants dans des sacs de terre fertile, convertissant ainsi de minuscules lopins de terre en cultures à haut rendement.La pratique permet de combler les manques en nourriture tout en offrant un revenu aux femmes du pays, dont 66% sont sans emploi.(IPS) Plants de patates dans une cour de photo: jeffreymoyo/ips\tNorton Town, à 40 km de la capitale.J.¦ Lltinéraire est membre du International Network of Street Papers (Réseau International des Journaux de Rue - INSP).Le réseau apporte son soutien à plus de 120 journaux de rue dans 40 pays sur six continents.Plus de 200 000 sans-abri ont vu leur vie changer grâce à la vente de journaux de rue.Le contenu de ces pages nous a été relayé par nos collègues à travers le monde.Pour en savoir plus, visitez www.street-papers.org.International Network of Street Papers PHOTO: KATHRIN OHLMANN ÉDUC'ALCOOL Quand célébration rime avec modération L'Itinéraire a 20 ans, quelle belle occasion de célébrer! Mais attention : qui dit célébration ne dit pas absolument consommation excessive d'alcool.De fait, l'abus d'alcool risquerait de gâcher une si belle fête.Pour passer une soirée réjouissante et profiter pleinement de l'événement, l'alcool a sans doute sa place, mais à la condition qu'il soit consommé avec modération.Vous connaissez la modération 2-3-4-0?Ce n'est pas la énième version d'un logiciel de haute technologie; il s'agit plutôt d'un repère qui aide à modérer sa consommation.En effet, on recommande aux femmes de limiter leur consommation à 2 verres par jour, alors que pour les hommes, cette limite est établie à 3 verres.C'est le 2-3 de la formule.Par ailleurs, pour des occasions spéciales, on peut, de temps à autre, consommer un peu plus.Ainsi, à titre d'exemple, pour le 20e anniversaire de L'Itinéraire, les femmes peuvent prendre 3 verres et les hommes 4.C'est le 3-4 de la formule.Enfin, pour éviter l'accoutumance, il est recommandé de s'abstenir totalement de consommer de l'alcool au moins un jour par semaine.C'est ça, le 0.Et tout cela doit se tenir à l'intérieur des limites de 10 consommations par semaine pour les femmes et de 15 pour les hommes.Les conseils du pro \u2022\tCassez la croûte.Il ne s'agit pas de grignoter une poignée de croustilles entre deux pintes.Avant de prendre un verre, offrez-vous un repas digne de ce nom.C'est fête, après tout! \u2022\tTournée générale?Tout le monde ne boit pas au même rythme, c'est bien connu.Il n'y a donc pas de mal à passer son tour ou à s'abstenir tout court.Un truc?Payez la traite à deux ou trois amis à la fois, pas plus.\u2022\tHydratez-vous! L'eau n'est certes pas la boisson officielle des célébrations.Pourtant, il n'y a rien de tel qu'un verre d'eau bien frappé entre deux verres pour rester frais et dispos plus longtemps! \u2022\tAllez-y mollo! Du petit verre entre copains à la virée sans lendemain, le chemin est parfois court.Donnez-vous une vraie bonne raison de ne pas dépasser les bornes en faisant des plans concrets pour le lendemain.Puis, modérez-vous pour être certain d'arriver à les mener à bien.\u2022\tLendemain de veille.Même après une bonne nuit de sommeil, même quand vous avez métabolisé tout ce que vous avez bu et même si le taux d'alcool dans votre sang est revenu à zéro, vous n'êtes pas forcément en pleine possession de vos moyens.Est-ce que l'ivresse aurait des effets prolongés?Et comment.Prendre un p'tit coup.Quiz utile et agréable.Vous voulez fêter les 20 ans de L'Itinéraire en grand et vous en rappeler le lendemain matin.Quoi faire?a)\tAppliquer la modération 2-3-4-0 d'Éduc'alcool b)\tBoire rapidement chaque verre d'alcool qu'on me sert c)\tPerdre le compte de mes verres et, du coup, perdre ma dignité À quel signe sentez-vous que vous avez peut-être trop bu?a)\tQuand je sens que j'ai la tête qui tourne b)\tQuand j'ai dit huit fois à chacun de mes amis que je les aime c)\tQuand je réalise que j'ai un abat-jour sur la tête Que faire pour atténuer les effets de l'alcool en cours de soirée?a)\tBoire plusieurs verres d'eau en alternant avec l'alcool b)\tManger un casse-croute de fin de soirée c)\tDanser sur ma chaise M £cfrre\"iJcoof La modération a bien meilleur goût, educalcool.qc.ca Ilya des machines qu\u2019on contrôle.Et des machines qu\u2019on ne contrôle pas.Aux machines à sous et aux appareils de loterie vidéo, rien ne peut augmenter les chances de gagner.C\u2019est toujours le hasard qui décide.Parce que le jeu doit rester un jeu, visitez lejeudoitresterunjeu.com LOTO QUEBEC Jeu : aide et référence 1800 461-0140 ?v SERGE LAREAULT L'HOMME DERRIÈRE LA CAUSE Depuis 20 ans, il s'acharne à développer un organisme qui vient en aide à des centaines de personnes vulnérables.Derrière son statut de directeur général et éditeur de magazine se cache un homme passionné, avec ses réussites et ses regrets.Voici l'homme derrière L'Itinéraire, Serge Lareault.TEXTE: CATHERINE MORASSE PHOTOS: SYLVIANE ROBINI Comment avez-vous vécu votre arrivée à L'Itinéraire?Quand je suis arrivé, j'ai eu un gros choc culturel.Parmi les membres du projet, il n'y avait que des gens de la rue.Je n'en savais pas beaucoup sur les itinérants et eux me jugeaient avec mon veston-cravate et ma mallette.Ils se demandaient bien pourquoi je venais les aider! Mais je suis un gars de nature curieuse, alors j'ai accepté de relever le défi.Quelle était alors votre perception des sans-abri?Je pensais que c'étaient tous des malades mentaux, des drogués, des gens avec qui il n'y avait rien à faire.Pour moi, il y aurait toujours des gens pour qui on ne peut rien faire.La première chose que j'ai découverte en leur parlant, c'était.Wow! Ce sont des gens allumés avec une vision du monde très spéciale.Ils ne sont pas nonos, simplement différents.Et le système fait en sorte que si quelqu'un n'est pas normal, si quelqu'un ne fait pas son 9 à 5, 35 heures par semaine, cette personne-là est foutue.Cette injustice, j'ai réalisé que ça pourrait m'arriver à moi aussi.C'est donc ça qui m'a attiré chez eux.Donc votre perception a changé?Ah mon Dieu! Pas seulement ma perception, les itinérants ont changé eux aussi.On évalue qu'entre 50 % et 75 % des sans-abri se droguent pour échapper à la souffrance.Quand j'ai commencé avec eux, la cocaïne et l'héroïne étaient les principales drogues néfastes.Pendant dix ans, on pouvait en consommer sans causer trop de lésions permanentes au cerveau, après quoi c'était encore possible de s'en sortir et de revenir à soi-même.Aujourd'hui, avec tous les médi- ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 caments et les drogues extrêmement fortes, ça prend seulement deux ans pour créer des lésions irréversibles.Rapidement, les consommateurs développent des maladies mentales.Donc, il ya 20 ans, je croyais que c'était tous des malades mentaux alors qu'ils ne l'étaient pas; maintenant, on gère beaucoup plus de cas de santé mentale.Même si ce sont des bonnes personnes, on ne peut pas leur demander de s'adapter au marché du travail; c'est le marché du travail qu'il faut adapter à eux.On doit créer un espace de vie pour ces gens-là et c'est devenu ma mission de créer un tel environnement.Avez-vous été touché par l'itinérance?Je viens d'un milieu ouvrier très pauvre.Nous n'avons connu ni l'itinérance, ni la désorganisation dans ma famille proche, mais nous avons été frappés par la pauvreté.J'ai vu comment ma famille en arrachait.Mes grands-parents et mes oncles étaient tous des gens qui travaillaient très fort à petit salaire, mais qui n'étaient pas des gagnants du système.Rien ne les a empêchés de se battre toute leur vie.Leur courage a été de ne pas décrocher.Je n'ai donc pas été frappé directement par l'itinérance, mais je sais ce que c'est que le stress d'avoir peur de ne pas gagner sa vie.Et la peur de devenir itinérant est assez effroyable.Comment L'Itinéraire a changé votre vision du monde?L'être humain a tendance à avoir une vision très manichéenne du monde.Le bien, le mal; le bon, le mauvais; t'es une bonne personne, t'es une mauvaise personne.Moi, j'ai toujours navigué entre Voltaire et Rousseau.Voltaire croyait que l'homme est une bête qu'il faut éduquer, alors que Rousseau disait que l'humain naît bon et c'est la société qui le corrompt.L'Itinéraire a fait qu'aujourd'hui, je suis un rousseauiste; je crois que l'humain naît bon mais que la société le rend mauvais.Personne n'a le mal en dedans de soi, mais le système peut faire de toi un Hitler.Ce sont les événements de la vie qui t'amènent dans le positif ou dans le négatif.- Les gens de la rue m'ont rendu non-conformiste.À ses débuts à L'Itinéraire, alors qu'il approchait pourtant la trentaine, Serge Lareault accusait une étrange ressemblance avec Harry Potter, personnage qui n'existait même pas encore.Où vous voyez-vous dans 20 ans?À la retraite ou en train de démarrer d'autres journaux de rue! Mais je me questionne à savoir si je passerai le reste de ma carrière à Ultinéraire.Je n'ai pas seulement eu une job il y a 20 ans, je me suis marié.Ultinéraire est devenu pour moi une mission.Les 10 premières années, je travaillais 70 heures semaine, 7 jours sur 7.Cest fou à quel point j'ai déplacé des montagnes! Je suis parti de rien et aujourd'hui j'ai une entreprise qui fait vivre 14 employés en plus de 150 personnes vulnérables qui travaillent de l'intérieur ou qui distribuent le magazine.Maintenant, je me demande si je me suis oublié quelque part.J'ai étudié en journalisme pour travailler dans les médias écrits.J'ai fait un peu de rédaction au début de ma carrière, mais dès la deuxième année du magazine je n'étais plus journaliste; j'étais devenu un entrepreneur.Jamais de ma vie je n'aurais pensé faire ça! 20 ans plus tard, je ne peux pas dire: «Mission accomplie».Il y a encore beaucoup trop de choses à faire.J'ai 48 ans, je suis à une croisée des chemins: soit je continue ce que je fais pour les 20 années qu'il me reste à travailler, soit je réalise les rêves que j'ai mis de côté lorsque Ultinéraire m'est apparu il y a 20 ans.Si vous ne travailliez pas à L'Itinéraire, que feriez-vous?J'écrirais.Ma passion, c'est l'écriture sous toutes ses formes.On est à l'heure des médias sociaux et de l'instantanéité et je suis peut-être un peu vieux jeu, mais pour moi l'écrit reste quelque chose d'extrêmement important.Cest quelque chose qui capte l'imaginaire de façon beaucoup plus forte que le visuel.Je reviendrais donc à mon rêve d'écriture, mais avec l'expérience que j'ai vécue en 20 ans, j'essaierais de changer les consciences.Je l'ai fait avec le magazine, mais je voudrais y aller à plus large échelle et écrire des livres sur l'économie sociale ou sur les préjugés.J'aimerais que les gens sachent à quel point les préjugés tuent, littéralement, les gens de la rue.Quand j'étais jeune, je lisais la Bible, qui commandait : «Tu ne jugeras point».Maintenant, je comprends pourquoi! Vous venez d'une famille religieuse.Vous voyez-vous comme un bon samaritain?Quand j'ai commencé, oui.Je me trouvais assez hot.Mais cinq ans après, j'ai réalisé que ce sont les camelots qui En 2012, il reçoit le prix Persillier-Lachapelle de reconnaissance de carrière.m'ont aidé.Je pense que si je n'avais pas rencontré les gens de ^Itinéraire, je serais quelqu'un d'un petit peu frivole, un consommateur assez BCBG.J'aurais pu devenir ce type de personne-là, mais je suis content de ce que je suis devenu.Ces gens-là m'ont apporté une conscience que j'aurai jusqu'à ma mort.Je pense que malgré tous mes défauts, je suis devenu une bonne personne grâce à eux - et grâce à ma famille, bien sûr! Avez-vous des regrets?Bonne question! Je ne veux pas me plaindre, mais j'aurais dû me garder une part de vie sociale un peu plus importante.Je ne suis pas marié, je n'ai pas d'enfants; j'ai compensé dans ma mission.C'est tant mieux, car ça m'a permis de construire quelque chose et de me donner une belle reconnaissance publique.Mais j'en ai peut-être trop fait.Aujourd'hui, je réalise que çaa été exagéré.Maisje suis un éternel insatisfait! Travailler auprès des sans-abri est difficile émotionnellement.Comment avez-vous réussi à y rester aussi longtemps?Quand j'ai gagné le prix Persillier-Lachapelle en 2012, j'ai reçu des dizaines de courriels qui me souhaitaient une bonne retraite.Mais ma carrière n'était pas finie! Cest assez rare que les gens restent aussi longtemps dans le milieu communautaire, surtout quand il s'agit de travailler avec des itinérants.Il arrive souvent qu'un ancien sans-abri qui s'est repris en main rechute et meure dans la rue.Chaque fois, je vis cela comme une peine d'amour.Mais il faut continuer à aider les autres.Pour rester dans le domaine, on doit se construire une carapace, sans qu'elle ne devienne trop épaisse, sans quoi on se déshumanise.Cest une gymnastique psychologique que peu de gens peuvent endurer pendant des années.Votre vie personnelle a été laissée pour compte.Avez-vous vécu moments difficiles?Jai eu des petites crises.Une fois, j'étais dans mon bureau, un itinérant à coté de moi pleurait parce qu'il voulait se suicider et un autre voulait me battre.Je sentais que je perdais le contrôle.Je suis sorti du bureau en courant.Je me suis demandé si j'étais en train de me rendre malade avec tout ça.Ça fai- J'ai 48 ans, je suis à une croisée des chemins: soit sait alors cinq ans que j'avais démarré le magazine.Quelle aventure de fou j'avais vécue! Peu après, j'ai quitté pour aller travailler aux communications à la Fondaction CSN.Deux ans et demi plus tard, des camelots sont venus me chercher en disant qu'on était en train de mettre la clé dans la porte à L'Itinéraire.Je suis donc revenu.Pourquoi y êtes-vous retourné?Je n'étais pas capable de travailler dans le vrai monde! Avant, je gérais des problèmes de prostitution et de drogue et là j'arrivais dans un milieu très sécuritaire où on parlait de REER, de l'achat d'une deuxième voiture ou de ses prochaines vacances.Je m'ennuyais! J'ai réalisé qu'une transformation intérieure s'était réalisée et que je ne pouvais plus revenir à un travail ordinaire.La vie devait être beaucoup plus active.J'ai quitté la meilleure job au monde, sécuritaire, avec un gros fond de pension et un gros salaire, pour relever une entreprise en faillite qui ne pouvait même pas m'assurer un petit salaire.Tout le monde pensait que j'étais fou! Et ça fait 12 ans de ça, mais je ne le regrette pas.Même si je gagnais un million par année, ça ne me donnerait jamais la satisfaction de sauver des vies humaines.Qui est l'homme derrière le directeur de L'Itinéraire?Un malade mental! Un marginal fonctionnel, peut-être?Je suis resté une personne fonctionnelle, même si les gens de la rue m'ont rendu non-conformiste.Il y a des gens dans le monde ordinaire, d'autres dans le monde de la rue; moi j'ai un pied dans les deux.Qui suis-je dans ça?Quelqu'un de réaliste qui doit vivre avec les contingences de la société actuelle, mais en même temps un rêveur qui croit en l'être humain et qui essaie seulement de trouver un équilibre entre les deux.¦ je continue ce que je fais pour les 20 années qu'il me reste à travailler, soit je réalise les rêves que j'ai mis de côté lorsque L'Itinéraire m'est apparu il y a 20 ans.ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 Quand on a beaucoup reçu, Il faut beaucoup donner.- Pierre Péladeau Le fondateur de Québécor n\u2019est plus, mais ses valeurs de solidarité et de générosité demeurent.Nous sommes fiers de soutenir Lltinéraire dans sa mission de redonner, chaque jour, confiance et estime de soi aux plus démunis.Ainsi, l\u2019espoir d\u2019une société meilleure et plus humaine ne peut jamais mourir. 20 ans plus tard, grâce à un grand partenaire À titre de magazine indépendant, L\u2019Itinéraire a dû compter sur l\u2019appui de partenaires importants dès sa fondation.Chaque dollar compte pour réussir à offrir des services aux personnes vivant en situation d\u2019itinérance.Depuis 2003, Québécor est le plus grand partenaire privé à avoir contribué à la cause soutenue par L\u2019Itinéraire, améliorant ainsi la vie de milliers de personnes de la rue.«Les frais de production et d\u2019impression, pour un petit magazine indépendant, représentent une facture substantielle.Il n\u2019était pas question que les dons des individus servent à l\u2019assumer.Il fallait réduire nos coûts.(.) Lorsqu\u2019en 2003, j\u2019ai reçu un courriel de Pierre-Karl Péladeau me disant lui-même qu\u2019il voulait nous aider, je savais que nous pouvions désormais compter sur des experts.», explique le Directeur général de L\u2019Itinéraire, Serge Lareault.Avec la collaboration de la Vice-présidente aux communications de Québécor, Sylvie Cordeau, L\u2019Itinéraire a pu dévelop- per un partenariat qui représente, après plus de dix ans, des centaines de milliers de dollars en retombées.Québécor, par le biais de ses filiales Vidéotron et TVA Accès, offre à L\u2019Itinéraire divers services de télécommunications dont une réduction importante sur les coûts d\u2019impression du magazine.Québécor contribue à faire croître une entreprise d\u2019économie sociale permettant d\u2019offrir toujours davantage de services sociaux aux personnes comptant parmis les plus vulnérables de notre société.Longue vie à cette relation essentielle à la réussite de notre mission! «Nous sommes très fiers de soutenir L\u2019Itinéraire, un organisme qui effectue un travail essentiel auprès des personnes les plus vulnérables.C\u2019est en encourageant des projets originaux tel que celui du magazine L\u2019Itinéraire que Québécor favorise la reprise d\u2019une place en société pour ces personnes.» - Pierre Dion, Président et chef de la direction, Québécor.Lors du 15e anniversaire du magazine L'Itinéraire, le directeur général de L'Itinéraire, Monsieur Serge Lareault, accueillait Madame Sylvie Cordeau et Monsieur Pierre-Karl Péladeau, de Québécor ainsi que Madame Jocelyn-Ann Campbell de la ville de Montréal. ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 ¦*'*«**> «a «C'est un beau roman, c'est une belle histoire», chantait Michel Fugain.Depuis son apparition dans les rues de Montréal le 24 mai 1994, L'Itinéraire est passé du statut de modeste journal de rue à celui de magazine de société, rejoignant 65 000 lecteurs fidèles et assidus toutes les deux semaines.Retour sur une épopée au parfum de chaleur humaine.00 A clia cett quai limn deux pour sonnq y a 20 1 n i V (A'''0\" -\t- (ivV'Vs ose, u c nU'V\\s oïlt uu out at _________ -O»™ ,'ct« V>^toriaVa.etsoigu 1V e.e ^4ant\ta\u201e ce .!.\u201c A\u2018\\\u2019\t, I ' (UU1 ' ;œ«l4e\tn20'ann'- ¦ « de ëOÏ1 ¦\u201e« you*11 \\ Voccasio L-Itinérair.de ges A-'eI5a ^i son^10,11, Ucu'o Pienl\u201cÙ>ni.aut-abg\" -\tèstVeut tte de ce ^ vo0.A» a recette yinuo^ati\tu \\jen uu *?' L'ItiTléral\"ïeïvdre J adapte' a ITINÉRAIRE ITINÉRAIRE *#//?{Dttçïqttçs unes mtjmirdljui Janvier 1996 ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 De la presse de précarité au magazine de société Printemps 2014.Le nouveau numéro de L'Itinéraire est prêt! Sylvain-Claude Filion, le rédacteur en chef distribue fièrement des exemplaires à toute l'équipe.Contenu dynamique et look bien léché, il est vrai que le magazine n'a plus rien à envier à ses congénères vendus en kiosque.Pourtant, qui aurait cru qu'une poignée de personnes itinérantes, des balafrés de la vie, pour la plupart alcooliques et toxicomanes, monteraient un journal et l'alimenteraient de leurs histoires pour le vendre dans ce milieu qu'ils ne connaissent que trop bien, la rue?Réponse: personne.Pas même les pionniers fondateurs de L'Itinéraire.'Itinéraire est le fruit de nombreuses années de travail.Si le magazine peut être fier de souffler ses vingt bougies, c'est aussi grâce à tous ces artisans de la première heure qui ont œuvré en amont pour donner à L'Itinéraire un bon point de départ.Parmi eux, François Thivierge, un jeune travailleur social encore loin de se douter qu'il donnera naissance à un magazine.Son mandat, qui pour l'époque s'apparente à un ro-cambolesque scénario de film, pourrait se résumer ainsi: «Votre mission, si vous l'acceptez, est d'aller à la rencontre des itinérants dans la rue et de transformer, avec eux, leur existence.» Un message qui ne s'est pas autodétruit dans les cinq secondes, puisqu'il fondera la base même de ce qui deviendra dans quelques années le Groupe L'Itinéraire, à savoir la prise en charge du milieu par le milieu.«C'était inédit! On avait réuni des hommes et des femmes itinérants dans un même projet, ce qui était totalement novateur, et on leur avait remis les clefs d'un nouveau local près du métro Popineou», raconte François Thivierge avec enthousiasme.Ce n'est que deux ans après la mise sur pied du groupe communautaire L'Itinéraire, en 1990, que le journal s'est imposé comme une évidence pour favoriser la prise de parole des personnes itinérantes.«Ils habitaient l'espace public, mais étaient exclus de la vie démocratique de la cité, déplore François.Le journal, c'était donc un moyen de leur donner le droit de cité» La noblesse d'une idée Peut-être parce que son père avait lui-même été journaliste au Devoir, lorsque François présente l'idée à ses acolytes, il leur lit un éditorial d'Henri Bourassa.Intitulé Avant le combat, il fait écho aux préoccupations des itinérants, «le Devoir appuiera les honnêtes gens et dénoncera les coquins.[.] Pour assurer le triomphe des idées sur les appétits, du bien public sur l'esprit de parti, il n'y a qu'un moyen: réveiller dans le peuple, et surtout dans les classes dirigeantes, le sentiment du devoir public sous toutes ses formes».Trois ex-itinérantes répondent à l'appel.Le petit journal, comme François nomme affectueusement cet ancêtre de L'Itinéraire, est un média avec lequel les gens voulaient se faire connaître.«C'était déjà beaucoup, ils ne s'exprimaient pas, ces gens-là!», témoigne- La protohistoire En 1992 et en 1993, François Thivierge fait circuler dans les maisons de chambres un petit fascicule qui donnera plus tard naissance à L'Itinéraire.ITINERAIRE ^ITINÉRAIRE ^HINfiRAIRE, rnNKRAIRE ïriit ttmp+i /Mfhi tV T7,TV*Mv4h icwmr mwm rr LfinH-J Si&BUbm tllBi ITT wn'-n f Février 1999 Novembre 1998 Octobre 1999 Mars 1997 Juin 1998 Ua\u2019ivl-iî* plliHHt W'\"ri' mNÉRAIRB TTMfeAïïÆ Quelle Février 2000 Octobre 2000 Juin 2001 Octobre 2001 Mars 2002 «Ils habitaient l'espace public, mais étaient exclus de la vie démocratique de la cité.Le journal, c'était donc un moyen de leur donner le droit de cité.» François Thivierge t-il.Sans le savoir, les premières pierres de la future entreprise d'économie sociale sont posées.Entre 1992 et 1993, le journal est distribué gratuitement dans les maisons de chambres et les services d'aide pour itinérants de Montréal.Il ressemble davantage à une brochure qu'à autre chose.À cette époque-là, «on prenait une page, on coupait, on collait, on photocopiait, puis après ça on brochait puis on pliait», mime François pour parler de ce temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître.Ce n'est que lorsqu'une connaissance revient de France avec, dans ses bagages, une copie du Réverbère, un journal de rue vendu sur les trottoirs parisiens, que tout s'éclaire.«On ne savait pas qu'il y avait des journaux de rue ailleurs! s'exclame François.C'est là qu'on s'est dit qu'on allait faire ça nous aussi.» Et hop, la petite équipe décide de tester le marché à Montréal pendant une semaine.«Quand on est allés chercher du financement pour cette opération, on l'a fait à coup de 100 piasses par-ci, 200 piasses par-là», souligne François pour rappeler que ce projet est né envers et contre tout.Près de 3000 copies furent vendues par une quinzaine de camelots.Devant un tel succès, L'Itinéraire obtient, non sans mal, le financement nécessaire qui permettra une vente régulière du journal dès 1994.C'est à ce moment-là que Serge Lareault, un journaliste en herbe, se joint au projet.Lui aussi est complètement incrédule.«J'avais bien des préjugés, donc c'est un peu à reculons que je suis venu rencontrer les gens du groupe», admet-il.La naissance d'un journal Serge forme son équipe avec les moyens du bord, et fait ressortir les talents cachés de ses collègues marginalisés.Il trouve un côté artistique à un homme qui dort dans une ruelle?Qu'à cela ne tienne! Il lui donne des cours de mise en pages.Au lieu de troquer son corps contre de l'argent, une ex-prostituée mettra son expérience de vente au service de la publicité.Serge lui-même se redécouvre en tant qu'entrepreneur social.C'est comme ça qu'une dizaine de personnes trouvent petit à petit leur place au journal.Le 26 mai 1992, le Musée d'art contemporain de Montréal organise une exposition intitulée Pour la suite du monde.Le Poliscar, une œuvre de Krzysztof Wodiczko, va avoir un impact considérable sur ce qu'allait devenir le journal L'Itinéraire.Imaginez un triangle en trois dimensions.Un véhicule urbain qui est à la fois une maison où un itinérant peut s'abriter.À l'intérieur de l'engin, une caméra enregistre les propos d'un sans-abri, qui sont retransmis sur un écran fixé à l'extérieur du Poliscar, et entendu par les autres citoyens.«L'œuvre était carrément dans le hall d'entrée, au niveau de la rue, qui était aussi mon lieu d'intervention», se remémore François Thivierge encore plein d'étonnement.Même si la machine est utopiste, elle lui fait prendre conscience du pouvoir qu'un journal de rue pourrait avoir.Il se souvient alors de la phrase emblématique du philosophe Marshall McLuhan, «le médium, c'est le message».En d'autres termes, le moyen par lequel le message est véhiculé a autant d'influence, si ce n'est plus que le contenu qu'il transmet.C'est justement l'idée que le Poliscar traduisait.Si on ignore les itinérants quand ils sont au coin de la rue, alors un journal serait cet écran qui capterait l'attention.Offrir un moyen de communication digne de ce non aux personnes itinérantes, c'était les aider à redevenir des citoyens parmi les citoyens.L'étincelle Le premier numéro du journal L'Itinéraire, imprimé à 5000 copies et lancé en mai 1994.^niNiteAnj$% pjuvfrW (OITirthinfluttr tUlUFT«t-t ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 CM CM Aujourd'hui, L'Itinéraire et ses camelots font partie intégrante du paysage urbain montréalais.Mais à ses débuts, une image de vilain petit canard lui colle à la peau.Dany Turcotte est la première personnalité publique à accepter de Faire la une de L'Itinéraire.Au bout de six mois «chaotiques et hystériques» commente Serge Lareault, le premier numéro sort enfin des presses.Avec ses 24 pages imprimées en noir et blanc sur du papier journal, L'Itinéraire est d'abord conçu sous un format hybride.De la taille d'un magazine, sa couverture se présente comme la Une d'un tabloïd.Les camelots devaient alors brandir le journal ouvert à bout de bras pour que les passants voient la couverture en entier.Avec le vent qui balançait le journal dans les airs, ce fut un fiasco et l'idée a été abandonnée au bout de trois numéros.À cette époque, le journal vise à sensibiliser le grand public à la pauvreté, en même temps qu'il offre une alternative à la mendicité aux camelots.Il est publié aux deux mois avec pour devise «Rien dans les mains, rien dans les poches, mais un journal en tête».Comme tout bon prestidigitateur faisant sortir un lapin de son chapeau, Serge et François avaient plus d'un tour dans leur sac pour faire surgir, comme par magie, ce journal dans les rues de la ville.Aujourd'hui, L'Itinéraire et ses camelots font partie intégrante du paysage urbain montréalais.Mais à ses débuts, une image de vilain petit canard lui colle à la peau.Même les bons hommes d'Eglise empreints de charité étaient loin de voir le projet d'un bon œil.«je me souviens de cet ancien mendiant sur Mont-Royal qui quêtait devant l'Église sans aucun problème.C'est quand il s'est mis à vendre le journal que le curé a appelé la police pour dénoncer cela», se souvient François.Le lot de préjugés avec lesquels doivent vivre les itinérants ne datent pas d'hier.François et Serge ont donc immédiatement entrepris un intense travail de relations publiques afin de prévenir toutes relations difficiles, notamment avec les agents de police, «je réalise à quel point on a fait preuve d'un bon instinct, analyse Serge, cor on a eu tous les deux l'idée d'aller voir tout le monde et de les embarquer dans le projet.» C'est grâce à l'appui d'un certain commandant Claude Lalonde que le réseau de vente assuré par les camelots a pu se mettre en place.«M.Lalonde, je l'ai rencontré à L'Itinéraire, c'était un des membres du groupe qui l'avait ramené, je ne sais même pas d'où ils se connaissaient», lâche François dans un éclat de rire.Lorsque François explique son projet fou au commandant adjoint, celui-ci au lieu de tourner les talons, lui répond: «Si t'as besoin d'aide, tu me feras signe.» Des L'Itinéraire en 12 dates 1990: le groupe innovateur L'Itinéraire voit le jour.1992: l'ancêtre de Ultinéraire est distribué gratuitement dans les ressources d'aide et les centres d'hébergement.C'est un outil d'information sur le Groupe L'Itinéraire.Sa devise: «Pour l'entraide et le cheminement des membres et de la communauté» 1993: projet-pilote de 15 pages pour tester le marché montréalais.L'aventure du journal de rue commence.24 mai 1994: première parution de L'Itinéraire.Janvier 1995: le journal devient un mensuel.Octobre 1995: Ultinéraire passe de 24 à 34 pages.N OVe m b re 1997: Dany Turcotte est la première personnalité à accepter de faire la Une de Ultinéraire.2000-2003 Il est de plus en plus difficile de financer un média imprimé au Québec.L'Itinéraire doit trouver des partenaires comme Québécor pour réduire ses frais de production.Décembre 2005: L'Itinéraire devient un bimensuel imprimé en couleur sur papier glacé et augmente encore son tirage.Novembre 2007: L'Itinéraire en couleur devient le «magazine des grandes causes».2009: L'Itinéraire passe définitivement de journal à magazine en adoptant une nouvelle maquette.2013 : Le magazine fait peau neuve et adopte une nouvelle devise à l'image de son concept: «Informer.Inspirer.Innover.» Février 2003 Juillet 2004 Novembre 2004 Mars 2005 Mai 2005 ïtm&M U N TEXTE INÉDIT DE FRÉDÉRIC BAC L'AME DE JEAN-MARIE LAPOINTE ZOOM SUR GILBERT POUUOT NOUVEAUTE : IANK MARCIL u-ku 4\u2019ITINEIUIÜ MAüUEGüÉRIN ENTRE ni r i m xK»n Les camelots, qui sont au cœur du magazine, apparaissent régulièrement sur la couverture.Ce fut notamment le cas lors des numéros spéciaux célébrant le 5e, le 10e, le 15e et le 18e anniversaire de L'Itinéraire.En février dernier, la porte-parole du 20e anniversaire, Maude Guérin, posait en compagnie de quelques camelots chanceux dans le cadre de la Semaine internationale des camelots.Octobre 2005 1er Août 2006 1er Septembre 2006 15 Janvier 2006 1er Mai 2007 paroles qui ne sont pas tombées dans l'oreille d'un sourd.Au moment de développer le réseau de distribution, c'est M.Lalonde qui a pensé à un vieil article de la Ville de Montréal qui permettait de vendre un journal à la criée.Il s'empresse d'écrire une lettre à tous les directeurs de postes de quartier, pour les aviser de la légalité de l'opération.Mais avant que les agents patrouillant dans les rues ne le comprennent, ça a été long! Le hasard faisant parfois bien les choses, le commandant Lalonde connaissait aussi le Directeur de la sécurité du métro.C'est lui qui a appuyé le projet auprès de la STM pour que les camelots puissent accéder aux stations, une stratégie indispensable en période hivernale.«L'Itinéraire est ainsi le seul journal de rue au monde à être implanté dans le métro.Partout ailleurs, ça ne s'est pas fait», insiste Serge Lareault.En constante évolution Le dilemme d'une entreprise d'économie sociale comme L'Itinéraire est de concilier le volet social et économique.«Si L'Itinéraire s'est fait, c'est parce que Serge et moi, nous n'avions pas les mêmes visions.Moi, j'avais l'optique sociale, et lui, l'optique journalistique.Mais ça prenait ces deux visions-là pour aboutir à quelque chose», reconnaît François.Un hiver, Serge entre aux bureaux de L'Itinéraire inquiet.«On n'a pas vendu dans le temps des fêtes, que s'est-il passé?» demande-t-il à son collègue.«On n'avait toujours pas d'argent, je me faisais une paye avec ce que les camelots vendaient dans la semaine», se souvient Serge qui s'est arraché plus d'un cheveu de la tête pour que le projet réussisse.Les camelots avaient tout bonnement pris des vacances.Partir en congé et prendre un break parce que c'est le temps des fêtes, c'est peut-être un succès au niveau social, mais sur le plan économique, c'est un peu catastrophique! Une fois que les ventes du journal ont commencé à porter leurs fruits, il fallait s'assurer de les maintenir.Et pour se vendre, L'Itinéraire devait rejoindre M.et Mme Tout-le-monde.Exit la presse radicale.Serge opte pour une presse objective qui allait convaincre un large lec-torat en se basant sur des articles d'intérêts publics.«Ils voulaient qu'on arrête de les juger, de penser qu'ils étaient tous des bons à rien, et qu'on comprenne leur réalité, on a donc créé un magazine de sensibilisation.» Pari réussi! La réponse positive du public encourage l'équipe de journalistes hors normes à changer de formule.Dès 1995, L'Itinéraire devient un mensuel et passe de 24 à 40 pages deux ans plus tard.Le nombre de camelots et de collaborateurs à la rédaction ne cesse d'augmenter.Au lieu de s'enfermer dans son cocon, L'Itinéraire s'adapte et continue sa mue dans les années suivantes pour égayer la parution, toujours dans l'optique «L'Itinéraire est le seul journal de rue au monde à être implanté dans le métro.» H Serge Lareault sais.w lisotcnte1103^ jÎLlTIHtBiliHI - Les 7 doigts de la main Prêts à décrocher la lune 1er Avril 2008\t15 Septembre 2008\t15 Octobre 2008 1er Août 2007 15 Août 2007 Lltinéraire aborde le XXIe siècle en revendiquant le statut de magazine des grandes causes.À la veille de son 10'anniversaire, L'Itinéraire modifie son logo pour adopter une signature des plus dynamiques.de rassembler un maximum de citoyens autour de préoccupations communes.«On s'est rendu compte un peu partout dans le monde, que le lecteur typique d'un journal de rue, c'est une femme qui est dans la quarantaine, qui est très éduquée et qui a de bons revenus, expose Serge.On a donc corrigé le tir pour s'assurer que ces lectrices-là se reconnaissent dans L'Itinéraire.» Petit à petit L'Itinéraire élargit ses horizons grâce à des rubriques connexes qui font leur apparition.En novembre 1997, Dany Turcotte ouvre le bal des personnalités qui feront la une du journal, non pas pour leurs beaux yeux, mais pour leur prise de position sur les grands enjeux de l'heure.S'adapter ou mourir Vient le début des années 2000, une épidémie frappe les journaux de rue partout dans le monde.Ils sont nombreux à mettre la clé sous la porte en raison d'un manque de fonds.Malgré des débuts prometteurs, L'Itinéraire frôle lui aussi l'asphyxie.François et Serge ne sont plus à la barre du magazine depuis quelques années déjà.Le premier a quitté le groupe en 1997, le deuxième, décide de prendre une pause pour se ressourcer, «essoufflé» par cinq années de développement «frénétique».En 2002, lorsqu'une délégation de camelots lui explique que L'Itinéraire est au bord du gouffre, Serge n'hésite pas longtemps.«On m'a demandé de quitter mon milieu très BCBG pour revenir à L'Itinéraire, expli-que-t-il.Je ne pouvais refuser, je ne pouvais pas croire que tout ce qu'on avait construit allait disparaître, et que toutes ces personnes ne seraient plus aidées.» 250$ Cest le montant record déboursé pour un exemplaire de Lltinéraire! Et pas n'importe lequel.Alors que le groupe U2 est en tournée à Montréal, Bono, le chanteur du célèbre groupe irlandais, signe un autographe sur un exemplaire du magazine qu'une fan s'est empressée de racheter à notre camelot.Non seulement il n'y avait plus d'argent, mais L'Itinéraire avait accumulé d'énormes dettes.«Ça a été les années les plus dures de ma vie.j'ai déployé toute mon énergie à chercher des sous pour que l\u2019on puisse repartir», dit Serge, qui après avoir réduit le journal à son strict minimum, réussit à le faire renaître de ses cendres au bout de trois ans.Un immeuble est acheté au coin des rues Sainte-Catherine et De Lorimier, pour réduire les frais d'exploitation et relancer le magazine.À l'issue de sa période de convalescence, Lltinéraire aborde le XXIe siècle en revendiquant le statut de «magazine des grandes causes» et entreprend au printemps 2003 un grand dépoussiérage.Après avec focalisé pendant neuf ans sur les enjeux liés à la pauvreté et ['exclusion, principalement par le biais des personnes ayant vécu ce rejet, Lltinéraire décide de combler la soif d'information de ses lecteurs en leur proposant plutôt des reportages sur les grands enjeux sociaux.Le monde du travail, l'environnement, la santé, l'économie socialement responsable ou la culture sont autant de thématiques au travers desquelles Lltinéraire donne un rendez-vous récurrent à ses lecteurs à chaque parution.Visuellement, le journal devenu magazine se transforme graduellement.L'ancien logo artisanal est remplacé par un design plus dynamique.La création graphique s'améliore, plein d'idées visuelles se déploient.Lorsque le prix de L'Itinéraire passe de un à deux dollars, le prix est parfois indiqué sur l'effigie d'une pièce de deux dollars ou sur une boussole.Mois après mois, une personnalité bien connue du grand public enlumine la une. En 2005, L'Itinéraire devient un bimensuel et paraît le 1er et le 15 de chaque mois.L'Itinéraire, leader mondial du réseau desjournaux de rue On double la cadence Chaque année, en décembre, un phénomène est observé: l'esprit de Noël qui incite les lecteurs à la générosité fait que L'Itinéraire s'envole à une vitesse telle que les camelots n'ont plus de magazines à ven- Dès sa création, LItinéraire s'est intéressé aux autres journaux de rue dans le monde.Grâce à la fondation des magasins Body Shop, le Groupe L'Itinéraire a pu inviter à Montréal l'éditeur John Bird, qui a créé le premier journal de rue européen à Londres en 1992.dre vers la fin du mois.L'idée surgit alors de publier une seconde édition des fêtes, le 15 décembre 2005.Et c'est un vif succès.Si bien que dès janvier 2006, L'Itinéraire paraît désormais deux fois par mois.Poussé par une nouvelle effervescence, L'Itinéraire actualise son contenu éditorial, la maquette est repensée de fond en comble, l'équipe se professionnalise et accueille dorénavant, sur une base régulière, davantage Dès janvier 2006, L'Itinéraire paraît désormais deux fois par mois.Dr Julien et L'Itinéraire S'il y a un habitué du magazine, c'est bien Gilles Julien, mieux connu comme le Dr Julien, fondateur de la pédiatrie sociale en communauté.Cet homme d'exception a toujours eu une place de choix dans nos pages, au grand plaisir de nos lecteurs, qui ont dévoré pendant plus de trois ans ' la chronique Sur les pas L'jjjlîil-i- ™ du Dr Julien.L'Itinéraire ^ i a donné un éclairage B,futunique sur le quotidien T KeKl-t j de ce héros en sarrau, qui consacre sa vie au bien-{ fi être des enfants.Il a fait ti la couverture du maga-& , zine à plusieurs reprises, i iVi=_\tnotamment le 1er août BELANGER COMME UNËC0SV5IËME H\t2009.En 1995, L'Itinéraire se joint à une vingtaine de journaux de rue canadiens et américains et l'éditeur Serge Lareault participe à Chicago à la fondation de la North American Street Papers Association (NASNA), assurant ensuite une présence continue à son conseil d'administration pendant dix ans.En 1998, Lltinéraire joint les rangs de l'International Network of Street Papers (INSP), fondée par John Bird à Londres en 1994.En 1998, Montréal est l'hôte de la conférence internationale de la NASNA, organisée par L'Itinéraire à l'UQÀM.En 2006, L'Itinéraire est l'hôte de la conférence internationale de l'INSP.Les membres de la NASNA étant aussi présents, il s'agit de la plus grande conférence internationale de journaux de rue jamais organisée.Serge Lareault est élu président de l'INSP et l'est toujours.Sous sa présidence, l'organisation est passée d'un à sept employés.Le nombre de journaux membres est passé de 60 à 123 répartis dans 40 pays.La NASNA a fusionné avec l'INSP pour former un seul grand groupe.L'INSP est aujourd'hui reconnue et financée par l'ONU, l'Union européenne et le Royaume-Uni.ILS TRAVAILLENT! ILS NE QUÊTENT PAS.t\u2019ITIHliRAIBi cHoéSoirtyM0™* V I Tl K BSSOtllEIlE\tI LUMINEUSE 15 Avril 2009 1er Décembre 2008 15 Octobre 2009\t15 Décembre 2009 15 Janvier 2010 «Je sou- VILLE OUVERT 'ÆRGEFIORl CHALEURhum; Entrevue exclusive DALAÏ-LAMA RESOR fUDICALCTE UsxBO®«Hti CH ARLES£AFORTUNE ¦ IIP* MUSELER 11 ces plumes qui DÉRANGENT Dany Lÿerrière F PLONGEUR EN EAU PROFONDE ' / 1\tt JS- rrj-_ 1er Septembre 2011 15 Juillet 2012 15 Septembre 2012 haite que L'Itinéraire soit reconnu par un nombre encore plus important de lecteurs à titre de magazine d'actualité incontournable.» Sylvain-Claude Filion 1er Novembre 2010 1er Mai 2011 En achetant L'Itinéraire, vous achetez deux choses: un contenu d'information et la possibilité d'entrer en contact avec quelqu'un de différent.L'Itinéraire, nouvelle mouture de stagiaires en journalisme et en graphisme.Même si les ordinateurs de L'Itinéraire ne sont pas toujours du dernier cri, le magazine gagne en qualité, tant au niveau rédactionnel que visuel, puisqu'en novembre 2007, L'Itinéraire passe de la monochromie à la couleur et se pavane désormais dans les rues de Montréal revêtu de son plus beau papier glacé.De 2007 à aujourd'hui, d'énormes progrès ont été faits sur tous les plans.Avec ses rubriques en constante évolution et la nouvelle organisation du magazine, L'Itinéraire est devenu un des rares médias capables d'aborder les grandes thématiques sociales sans tomber dans le piège du misérabilisme.Au-delà de l'information, il sait faire réfléchir et nous interpeller.Le magazine offre désormais 48 pages à ses lecteurs, soit un contenu deux fois plus étoffé qu'à ses débuts.Mais ce n'est pas encore assez pour l'équipe actuelle de L'Itinéraire.«Au lieu de dire c'est un journal de rue et qu'on va l'acheter pour la bonne cause, mais qu'on n'est pas obligé de le lire ensuite, ce que je souhaite, insiste Sylvain-Claude Filion, c'est que L'Itinéraire soit reconnu par un nombre encore plus important de lecteurs à titre de magazine d'actualité incontournable, un média animé par une vision plutôt centre-gauche.» Le plus récent relooking du magazine a porté fruit.De plus en plus de grands enjeux de société sont débattus dans les pages de Ultinéraire-, la notion de bonheur, les changements climatiques, l'espace public, aux côtés desquels des personnalités ajoutent leurs points de vue, par exemple lanik Mardi à titre d'économiste indépendant et Eric Godin, qui dessine à chaque numéro son commentaire social teinté d'humour acidulé.Avez-vous remarqué que votre magazine avait changé ces derniers mois?«Un produit média comme un magazine est en permanente évolution, parce qu'on doit être le reflet du monde d'aujourd'hui», glisse Sylvain-Claude Filion, le rédacteur en chef actuel.En véritable directeur artistique, il s'attelle à revamper le magazine depuis 15 mois, à l'extérieur, pour lui donner une facture plus urbaine et contemporaine, à l'intérieur, pour reformuler la façon dont on peut parler du «sans-abrisme» et des grandes questions sociales.«Il ne faut pas que le magazine soit déprimant, au-delà de le rafraîchir et de le rendre attrayant, c'est important d'élargir le terrain qu'on veut exploiter si on veut continuer de sensibiliser le plus grand nombre», justifie-t-il.C'est pourquoi, depuis un an, L'Itinéraire élabore des dossiers thématiques avant-gardistes comme celui sur l'obsolescence programmée, paru dans le dernier numéro.«Plutôt que de dire ça va mal, c'est dramatique, alerte!, on a voulu utiliser des moyens plus soft en traitant de grands enjeux où tout le monde pourra s'y retrouver», précise Sylvain-Claude qui a le but avoué de rejoindre aussi une clientèle plus jeune.-i, -, Le camelot Numéro 1 (T ¦JB ^ \"h L cT IL Dans les fichiers de L'Itinéraire, GABRIEL BISSONNETTE est le camelot N° 0001 - et il est toujours au poste, 20 ans plus tard, pour vendre L'Itinéraire à la station Berri-UQÀM.Membre du C.A.depuis HVplusieurs années, mentor pour ses collègues, artisan depuis toujours du développement de L'Itinéraire, il s'est tellement impliqué qu'il a reçu un prix d'engagement social ce printemps dans le cadre du concours Gens de cœur Radio-Canada/ Manuvie.L'Itinéraire, c'est sa vie! Avec des couvertures colorées, de plus en plus souvent exécutées par des illustrateurs de renom, comme Pascal Blanchet, Caroline Breau et Matthew Billington, ou des portraits réalisés par des photographes professionnels comme Raphaël Ouellet et Mario Jean du Studio MADOC, L'Itinéraire a peu à envier aux magazines professionnels que l'on retrouve en kiosque.Et la plus belle preuve de cette réussite est que depuis le début de 2014, la majorité des parutions ont été vendues à 100%, ce qui a entraîné une hausse du nombre de copies imprimées d'environ 10%.Une chose est sûre: on ne peut pas dissocier le contenu de l'expérience de vente des camelots.En achetant L'Itinéraire, vous achetez deux choses: un contenu d'information et la possibilité d'entrer en contact avec quelqu'un de différent.Comme le souligne Serge, «c'est une relation donnant-donnant qui fait du bien à tout le monde.On entend de plus en plus de lecteurs avouer qu'ils ont beaucoup reçu des camelots, qu'ils leur avaient ouvert les yeux sur une autre réalité».En 20 ans, L'Itinéraire a fait ses preuves et sa réputation n'est plus à faire.Dans un milieu en pleine transformation où la presse écrite doit rivaliser d'imagination pour survivre, L'Itinéraire a su trouver sa niche et devenir un incontournable.Dans le but de sensibiliser un public plus large, le magazine amorce son virage vers le numérique et envisage de créer une application.Avec plus de 60 000 lecteurs assidus à chaque deux semaines et un tirage à la hausse, l'avenir de L'Itinéraire s'annonce radieux.Un magazine célébré 1998\tMeilleur média communautaire selon l'Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ).1999\tL'éditeur Serge Lareault est l'une des 99 personnalités du Printemps du Québec à Paris.1999 Meilleur journal de rue selon la North American Street Newspaper Association (NASNA).2001 Prix spécial de l'Office de la langue française pour la qualité du français et l'expression des personnes vulnérables.2004 Premier prix d'excellence du Réseau de la Santé et des Services sociaux pour l'aide aux personnes vulnérables.2007 Prix d'excellence de la Fondation Desjardins pour l'aide humanitaire aux itinérants.2009 Prix Eva's Initiatives Banque CIBC pour le développement de la société civile.2011 Reconnaissance des partenaires de l'International Network of Street Papers (INSP), du gouvernement de l'Ecosse, de la mairie de Glasgow, de l'Agence Thompson Reuters et de la Fondation Open Society à Serge Lareault et à L'Itinéraire pour avoir été l'un des agents ayant le plus contribué au développement du concept des journaux de rue.2011\tPrix de l'entreprise sociale de l'année remis par la Ville de Montréal.2012\tPrix de l'entreprise d'économie sociale décerné par la Chambre de commerce de l'Est de Montréal.2012\tPrix Persillier-Lachapelle de reconnaissance de carrière remis à Serge Lareault par le ministère de la Santé et des Services sociaux.2013\tMarie-Lise Rousseau, chef de pupitre Actualités, reçoit la bourse Arthur-Prévost de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) pour son talent prometteur.2014\tMarie-Lise Rousseau, chef de pupitre Actualités, reçoit le T prix Reportage de l'AMECQ.OÙ SE CACHE LE BONHEUR FEUVEKTà HUBERT REVES ANDRÉE LACHAPELLE C'est le rôle de ma vie! GASPILLAGE ALIMENTA IRE QUI VA AGIR?Ipi&cëmL MERCI i STEVEN GUILBEAULT ToirdeTeire I ZOOM SUR RICHARD T.\tB GARBAGE BEAUTY\t1 LES ANGES DE LA RUE\tI DOSSIER CHANGEMENTS CLIMAT MARIE-THÉRÈSE FORTIN La femme phare LÉCOLE D'ÉTÉ DE LINM LE CHAÎNON A80 ANS HOIS DE LARCHÉ OLD GIE Limât de peur JOSÉE BLANCHETTE 15 Décembre 2013 15 Avril 2014 15 Mai 2013 1er Août 2013 15 Mars 2014 h* CM ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 \u2022Vf CHAMBRE DE COMMERCE ^ V DU MONTRÉAL MÉTROPOLITAIN BOARD OF TRADE OF METROPOLITAN MONTREAL 20 ANS DE DÉVELOPPEMENT.20 ANS DE TRAVAIL POUR BÂTIR UNE SOCIÉTÉ PLUS INCLUSIVE.K DE SENSIBILISATION POUR ABOLIR LES BARRIÈRES SOCIALES.CREATEURS D'AFFAIRES DONNER DU SENS  L\u2019ARGENT Plus 1le 1Î5 000 Québécoises, el Québécois investissent à Fondactiori.Conscients tte la portée be leur epargrie.its ameticrent leur situation financière h La retraite tout en contribuant à l'eiïOr (June écononi ie plus perlormante, plus équitable CL plus verte.www.foncJ3ct.ion .cotti FONDACTION ££jig J*Q W LA CWWOJ WV If ri ÉMPÏCY JIPa' ï ' ¦ ¦ i\u201d Dans leur bataille pour se construire un monde meilleur, plusieurs camelots sont morts au champ d'honneur.Retour sur quelquesfigures marquantes de L'Itinéraire qui sont disparues aufil des ans et coup de chapeau aux vétérans qui sont camelots depuis moult années.Hommage.o\\ CM ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 IN MEMORIAM Alcatraz (1952-2002) Notre Alcatraz national arborait fièrement une casquette rayée de prisonnier.Un jour, il l'a perdue et un lecteur lui en a fait parvenir une autre.Il était très malade et il avait fait deux vœux: atteindre ses 50 ans et suite à son décès, faire la une de Ultinéraire.Il a été le premier journaliste de rue à couvrir les Fêtes Gourmandes.Il était scandalisé par le fait qu'après l'événement, on jetait beaucoup de nourriture.Il a été le premier à dénoncer cette situation.Et cela a porté fruit puisque les années suivantes, la nourriture invendue a été distribuée dans les organismes communautaires et les refuges.Je te salue Alcatraz et j'espère que tu te paies la traite là où tu es.Nous pensons tous à toi lors de ce 20e anniversaire de L'Itinéraire.Tu as laissé ta marque, car tes paroles se sont envolées, mais tes écrits resteront.¦ TEXTE: CYLVIE GINGRAS PHOTO : ARCHIVES L'ITINÉRAIRE mars 2014.Manifestation organisée par le COBP (Collectif Opposé à la Brutalité Policière) pour dénoncer la brutalité policière.De nombreuses arrestations.L'ordre opposé au désordre.Des images se bousculent dans ma tête.Des images vieilles de quinze ans.Certaines sont floues, d'autres étonnamment nettes.Je me remémore des visages : Alexandre Popovic, du COBP; Yves Manseau, du Mouvement Action Justice.À l'époque, ils occupaient une place importante dans les médias.Symboles de la contestation.Et puis des noms.Des noms dont le rappel soulève en moi, avec la même intensité, un profond sentiment de révolte.Jean-Pierre Lizotte, bien sûr.Mais beaucoup d'autres aussi.Marcellus François.Martin Suazo.Anthony Griffin.Richard Barnabe Morts.Victimes de «bavures», de «dérapage».Victimes d'un système qui n'hésite pas à utiliser la force pour imposer sa souveraineté.Dans le cas de Jean-Pierre Lizotte, l'énormité des gestes commis avait frappé l'imaginaire collectif.Soudainement, tout devenait limpide.Quand on est dans la rue, on le reste.Sans protester.Sans faire de vagues.Il ne faut surtout pas troubler la quiétude des nantis.Jean-Pierre Lizotte avait «dépassé les bornes».Il avait empiété sur un territoire dont l'accès lui était interdit.Devant la vitrine du Shed Café, Jean-Pierre Lizotte avait baissé son froc pour adresser métaphoriquement ce message à la communauté : «Je m'en branle de votre système !» Pour avoir posé ce geste, il l'avait payé de sa vie.¦ TEXTE: PIERRE SAINT-AMOUR PHOTO: ARCHIVES L'ITINÉRAIRE IN MEMORIAM Jean-Pierre Lizotte (1954-1999) ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 N MEMORIAM CM m Claude est arrivé au journal en 1994, seulement quelques semaines après moi.On dit souvent que l'habit de ne fait pas le moine et Claude en était l'exemple.Son allure laissait deviner un personnage agressif, ses mains étaient habillées de nombreuses bagues imposantes, son regard était celui d'un gangster.Pourtant Claude était une personne généreuse, débordante d'humour.Son calme imposait le respect, tout autant qu'il respectait les autres, il avait sa place à L'Itinéraire.Claude était un camelot engagé qui s'investissait à la fois dans la vente de journaux et dans les locaux de L!Itinéraire.Quelques années plus tard, Claude s'est aussi impliqué dans le film Quiconque meurt, meurt à douleur, produit en 1998.Claude y était acteur et y a interprété un rôle de gangster.Il intégrait le personnage que son physique lui avait toujours attribué.Ce film mettait aussi en scène Cylvie Gingras et Jean-Marie Tison, deux autres camelots du journal L'Itinéraire.Quiconque meurt, meurt à douleur expose un groupe d'usagers de drogues et leur parcours, les difficultés qu'ils rencontrent au quotidien, ainsi que leurs démêlés avec la police.En 1999, Claude s'est éteint, laissant à chacun le souvenir d'un homme tourné vers les autres et passionné par ce qu'il faisait.Claude fait définitivement partie de la grande famille qu'est L'Itinéraire.Merci et adieu Claude, nous nous reverrons au ciel! ¦ PHOTO : ARCH IVES L'ITINERAIRE TEXTE: RICHARD T.Claude Brûlé (1958-1999) IN MEMORIAM lain est mort seul le 25 février 2014.Par contre, nous avons été plusieurs à lui rendre un ultime hommage à la chapelle de la Maison du Père.La soeur d'Alain a livré un témoignage si émouvant que je ne pouvais retenir mes larmes.Elle a parlé de l'étrange petit garçon qu'était Alain, enfermé dans son monde imaginaire.Adulte, il s'était taillé une place parmi les meilleurs journalistes.Il avait interviewé les plus grands du monde artistique.Alors, sa sœur nous a dit: «je suis parti vivre aux États-Unis durant douze ans.Quand je suis revenue, il avait perdu son emploi, sombré dans l'alcool et la drogue.Il vivait à la limite de l'itinérance.Plus tard, il sembla s'être repris en main.J'étais bien fière de lire ses chroniques dans L'Itinéraire.» Nous avons perdu un ami, un excellent écrivain et un bon camelot.Repose en paix Alain.¦ TEXTE: LINDA PELLETIER PHOTO: LAURENCE BOUCHER Alain Charpentier (1961-2014) m m ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 N MEMORIAM I[ y a quinze ans, le 5 janvier 1999, à ['âge de 37 ans Alain Demers quittait ce très bas monde.Ce monde où Alain travaillait durement, ardemment, avec passion et conviction.Il donnait aux gens et aux «individus, toxicomanes, alcooliques et marginaux, dépourvus d'illusion et d'espoir, une sorte de reconnaissance et une vie un peu plus sociale!».Alain travaillant d'arrache-pied, bras, cœur et même d'arrache-vie, pour que L'Itinéraire soit «la voix des sans-voix» et soit reconnu comme un mode ou une méthode d'une peut-être possibilité d'insertion ou de réinsertion sociale, en devenant un travailleur autonome et respecté face à la société de l'époque.En fait, «de se responsabiliser»! Quelques mois avant sa mort, Alain a affirmé dans un discours musclé, intitulé «17 octobre 98» et prononcé dans le cadre de la Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté, que L'Itinéraire pouvait réduire et même éliminer la pauvreté qui était causée par les préjugés.Alain Demers était un de mes meilleurs.Nous avons vécu le meilleur et le pire ensemble.Par contre sa mort m'a beaucoup ébranlé, mais avec les années, sa perte, sa lourde perte, m'a encouragé à continuer à promouvoir cet organisme qui, en fait, nous a volé notre vie, mais pas de la même façon! Ton «Doc Gab» ¦ TEXTE: GABRIEL BISSONNETTE PHOTO: ARCHIVES L'ITINÉRAIRE Alain Demers (1961-1997) O H TON Robert Stacey (1951-2011) tyjiNQtii IN MEMORIAM \t ll~\t¦™ n fj Jl'ai des souvenirs de nombreux camelots qui ont marqué I ma vie en 20 ans.L'un d'entre eux, décédé il y a trois ans, I s'appelait Rebecca, puis il est redevenu Robert.Un aller-re-our dans la souffrance, mais qui a aussi été parsemé de réussites, de grands rires et, à la fin, de chaleur humaine.Cétait en 1998.Je croyais qu'une femme voulait me voir pour un poste de réceptionniste, mais je me suis rendu compte que c'était un homme.Rebecca m'a fait son témoignage sans pudeur.Elle était transgenre, mais n'avait pas l'argent pour compléter l'opération.L'homme, Robert, avait été marié et fidèle jusqu'à la mort de sa femme.La faillite et les malheurs l'avaient jeté à la rue pour un temps.Un rêve enfoui dès l'enfance?Un jour, il était sorti de son appartement habillé en femme et, désormais, il s'appelait Rebecca Son père l'ajeté en bas du deuxième étage quand il l'a vu ainsi.Sa famille n'a plus jamais voulu en entendre parler.Rebecca me suppliait de lui offrir sa «première job» en tant que femme.Elle est devenue réceptionniste de L'Itinéraire.Elle faisait sont entrée dans le monde et, jusqu'à sa mort, elle n'a jamais cessé de me remercier de lui avoir offert sa première job en tant que femme.Les huit années qui ont suivi ont été de grands moments pour Rebecca qui se permettait d'être femme.Elle était si drôle et aimable que tous l'acceptaient désormais, du moins à L'Itinéraire.Dans la rue, elle subissait constamment des violences verbales et physiques.En 2006, Rebecca a fait une dépression majeure.Trop de méchancetés avaient eu raison d'elle.Pendant six mois, elle a refusé de sortir et ne voulait plus parler à personne autrement que par courriel.Un jour elle m'a écrit: «Rebecca est morte, assassinée par les gens.Tu ne la reverras plus.Il y a maintenant un homme à sa place.Robert.Un homme que tu ne connais pas et que tu ne veux pas connaître.» » l/> m ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 Rebeccaavait été rejetée par ses proches quand elle était devenue femme.Robert craignait d'être à nouveau mal aimé en redevenant un homme aux yeux de ceux qui ne l'avait pas connu ainsi.Je sentais qu'on ne pouvait faire mourir Rebecca sans tuer un peu Robert.Aussi je racontais que Rebecca était sa grande sœur qu'on aimait tous, qu'elle était partie pour un long voyage, en France probablement, et elle s'amusait follement en pensant à nous.Par la suite, nous avons toujours parlé de Rebecca comme d'une amie en voyage.Je lui écrivais qu'on l'attendait, qu'on aimerait Robert autant que Rebecca.Puis un jour, il est revenu.Ce fut un choc de le voir en homme, mais je l'ai serré dans mes bras en lui souhaitant bon retour à la maison.Il a entrepris le travail de camelot en face des studios TVA où il est devenu la coqueluche des employés.Il revenait au bureau avec des histoires sans fin de toutes les «vedettes» avec lesquelles il s'était entretenu.Ses préférés étaient Claude Poirier et Pierre Bruneau.Après avoir été rejeté de tous, il a passé les cinq dernières années de sa vie entouré de gens amicaux.Je suis allé le voir presqu'à tous les jours quand il a été hospitalisé pour un cancer des poumons.La veille de sa mort, il me racontait, en riant comme à son habitude, que Pierre Bruneau s'en venait le visiter et qu'il ne survivrait pas à ce plaisir.«Moi?Etre visité par Pierre Bruneau à l'hôpital?» On a reparlé de Rebecca.Il ne regrettait plus d'avoir été une femme pendant quelques années malgré les épreuves psychologiques.Il m'a dit à quel point L'Itinéraire lui avait sauvé la vie, deux fois.«Serge, je meurs heureux.Je n'aurais pas cru cela possible avec tout ce qui m'est arrivé.J'ai eu la chance de rencontrer plein de gens extraordinaires grâce à L'Itinéraire, d'avoir été accepté dans mes deux réalités, et je ne meurs pas seul comme je le craignais.» Comme il l'avait prédit, Robert s'est éteint dans la nuit, à 58 ans, après le trop-plein de bonheur d'avoir reçu la visite de M.Bruneau.À la cérémonie funéraire, Pierre Bruneau, Claude Poirier et bien d'autres ont livré des témoignages qui auraient fait pleurer comme une Madeleine autant Robert que Rebecca.J'ai eu deux amis en une seule et même personne.Un homme et une femme qui partageaient le même cœur, dont l'histoire me rappelle qu'il faut garder la foi en l'humanité.Merci Rebecca de m'avoir fait tant rire, merci Robert des belles leçons de vie que tu m'as apprises.¦ TEXTE: SERGE LAREAULT PHOTO: ARCHIVES L'ITINÉRAIRE VO m Depuis 1994 Depuis 1994 Depuis 1994 Depuis 1994 Michel Desjardins Jean-Paul Lebel ^t-Denis & Berri-XJQA^L La Cordée Gabriel Bissonnette ^^CDènis & Bem-ÜQANL^ Richard Larochc11e Square Phillips Depuis 1994 Depuis 1995 VETERANS Richard Touzin Michel Côté jherbroke & Trirentenaire, Métro Place-des-Arts Depuis 1995 Depuis 1996 Depuis 1997 Depuis 1997 Normand Desjardins Gilbert Pouliot Métro Crémazie Métro Cartier France Lapointe Gilles Bélanger Mont-Royal/Mentafla, Complexe Guv-Favreau Irréductibles camelots depuis 17, 18, 19 et 20 ans, voici les vétérans qui ont fait de L\u2019Itinéraire le cœur de leur vie.h* m ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 PARTENAIRES DE L\u2019ITINERAIRE ESPACE OFFERT PAR L\u2019ITINÉRAIRE À SES PARTENAIRES Encan Bénéfice Les artistes se mobilisent pour une bonne cause Les \"Lundis Atelier Libre\" au Studio Backstage, est heureux de présenter son tout premier Encan bénéfice d\u2019œuvres d\u2019art et d\u2019inviter tons les collectionneurs et amateurs à participer à cet événement.Les artistes ont choisi de dédier leur premier Encan bénéfice à L\u2019ITINERAIRE, qui célèbre cette année ses 20 ans d\u2019existence.30% des profits provenant des ventes seront dirigés vers la lutte contre Fitinérance.Nous vous invitons à vous anmser à miser, renchérir et surenchérir lors de l\u2019encan en ligne, via Facebook, qni aura lien dn 14 mai au 15 juin prochain.Cet événement-bénéfice lions permettra de poursuivre nos activités, d\u2019en développer de nouvelles, mais surtout de continuer à présenter notre passion an public.Si les artistes n\u2019existaient pas, la société ne serait qu\u2019un lieu d\u2019échanges mercantiles triste et sombre.L\u2019atelier créatif, initié par l\u2019artiste Diana Polizeno, est situé à Montréal, dans le Village, sur la rue Sainte-Catherine.Il est un lieu de rencontres pour des artistes tels que : Jean Chaîney, Margotella, Simon Duplessis, Patricia Klimov et G.A.De Homa, le duo PABO et beaucoup d\u2019autres.Zilon y devient DJ pour un soir afin de créer un univers musical inspirant accompagné de films muets.Convivialité et créativité sont au rendez-vous par des passages fluides de la musique d\u2019opéra à Led Zeppelin, permettant ainsi de briser l\u2019isolement cathodique, où tous sont rivés à un écran petit ou grand et de créer un lieu de créativité artistique collectif.Les lundis du petit bar créatif, le Studio Backstage, est dorénavant un rendez-vous à porter à votre agenda.Texte : Alain Clavet journaliste https://www.facebook.com/pages/Atelier-Libre/ Contact : Diana Polizeno: polizeno@hotmail.com Studio Backstage 1661 Ste-Catlierine Est Les Lundis festifs et créatifs du Studio Backstage ne sont pas des fantasmes de bobos rêveurs.Ils existent bel et bien, et ce, grâce à l\u2019initiative de l\u2019artiste Diana Polizeno.L\u2019événement constitue un bel exemple d\u2019un art vivant dans une ville créative.Tout l\u2019argent et le béton du monde ne peuvent remplacer une communauté d\u2019artistes qui tentent de vivre de leur art.Cela, malgré le lourd coût de la vie et le cynisme ambiant. VI£ D 'un numéro à l\u2019autre, des personnalités populaires et en provenance de divers milieux se confient à nos journalistes.Leurs propos inspirants sur la société, les inégalités sociales et le drame de l'itinérance vont droit au cœur.Florilège.o\\ m ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 Marc Favreau février 2005 Clemence DesRochers 2005 «Contrairement aux femmes battues ou aux enfants maltraités, l'itinérance n 'attire pas la pitié, alors ça m'interpelle, parce que SOL représente l'image d'un sans-abri sympathique qui dédramatise le problème tout en le cernant [.] J'admire les camelots de L'itinéraire, parce qu'ils sont courageux et le courage est devenu une denrée rare dans notre société.» «Pour moi, la clé de l'équilibre et du bonheur, c'est de s'ouvrir à ceux qui ont moins que soi.» «Quand tu donnes, tu reçois automatiquement.On a tous la responsabilité défaire notre part pour améliorer notre société.» «Ce magazine est humain, près des gens et vrai dans son expression.Je suis loin d'être parfaite, mais il y a une chose que je déteste parmi toutes, c'est le mensonge.Les camelots qui prennent la parole disent des choses dures mais vraies, et ça, c'est vraiment unique à ce magazine.» Angèle Dubeau 15 mai 2009 Chantal Lacroix 2007 «En tant qu 'artiste, notre quête est celle de l'amour.Est-ce qu 'ily a quelque chose de plus humain que l'amour?À L'itinéraire aussi, vous êtes de grands humanistes.Vous choisissez les personnes que vous mettez en frontispice de votre revue en fonction de ce qu 'elles ont à donner, à montrer, à partager, à sensibiliser.Et ça, c'est de l'humanité, finalement.» Marina Orsini 1er septembre 2010 «Je me sentais moi-même comme un mendiant à l'extérieur de la microsociété qu 'était pour moi l'ADISQ.Ma chanson, L'Opéra du mendiant est une métaphore sur les mendiants de notre société se voyant à l'extérieur et gravitant autour, mais qui veulent s'intégrer, tout en ne sachant pas par où commencer.» Nicola Ciccone Tl «Même si je ne suis pas croyant, je pense que ce qui donne un sens à la vie humaine passe par le don désintéressé.La plupart des gens vivent en ne pensant qu 'à leur bénéfice personnel et ça entrave les liens avec l'Autre.On vit dans un monde cruel et je pense qu 'on ne s'en sortira pas si on ne revient pas à la logique du don désintéressé.» Bernard Émond 1er novembre 2009 15 iuin 2010 LPUUH r '\u2018lil Danièle Henkel 2014 Josélito Michaud David Si lerjuillet Yann Perreau, chanteur 1er janvier 2006 «Ce qui m'intrigue beaucoup des gens qui dorment dans la rue est la façon dont ils gèrent leur peur.On est dans notre maison, les portes verrouillées, et on a peur; alors, imagine dans la rue!» 15 avril 2011 mm Gilles Vigneault «Y a bien du monde qui habitent le chemin de nos jours et qui sont en quelque sorte eux aussi des itinérants.Je pense à ceux qui sont toujours avec leur cellulaire sur la route et qui n'ont finalement aucune minute à eux pour réfléchir.» «L'autre jour je suis passé devant la Mission Old Brewery.J'ai vu des gars désemparés.Ils n'ont personne à qui parler, pas de place où se réfugier, pas de frigidaire à ouvrir, j'en ai pogné le shake en voyant ça.Moi j'me suis jamais rendu là, parce que j'ai une bonne famille.Quandj'étais sur le B.S., des fois ma mère venait me porter de la bouffe.Ça me faisait chier, parce que ça atteint notre dignité.C'est ça qui est le plus tough là-dedans, la dignité.» Suzuki 2012 «Nous ne pouvons nous vanter de vivre dans une démocratie lorsque certains citoyens sont considérés comme des citoyens de seconde classe.» «Si tu t'aimes, si tu penses une minute que tu as une valeur, une valeur en tant qu'individu, en tant qu'être humain, personne, personne, ne pourra jamais t'enlever ça.Tu peux tout perdre dans la vie, tu peux perdre l'argent, la famille, les amis, les conjoints, y a rien d'acquis.Mais il y a une chose que tu ne peux pas perdre et qui t'appartient à toi seul: c'est l'estime de toi.» 2003 ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 «Je m'emporte parfois contre ceux qui jugent les gens de la rue.On n 'a pas à les juger, car on ne sait pas ce qui leur est arrivé, on a le devoir de s'en traider.» | Denise Fihatrault 1 er octobre 2009 «Une personne peut vivre une situation difficile, mais elle continue de faire partie de cette société qu'est l'humanité.Je crois qu'il est dans la nature humaine d'aider un semblable qui traverse une période difficile.[.] Alors de ce point de vue, pour les itinérants, dont la maison immédiate a disparu, la maison à plus grande échelle, la maison universelle, est toujours là.» «Pour moi, la pauvreté est un drame.Tous ceux que je vois dans cet état, je voudrais tous qu'ils aient mangé et qu'ils soient en santé.Je voudrais tous les prendre dans mes bras et les aider!» Sa Sainteté le dalaï-lama 1er septembre 2012 «Si j'avais une fille qui se retrouvait dans la rue, je serais rassuré de savoir qu 'elle fréquente des organismes comme le Café L'Itinéraire.Comme père, je me dirais qu 'au moins elle n 'est pas seule, qu 'elle mange bien en bonne compagnie d'autres personnes qui vivent des difficultés semblables aux siennes.» Ricardo 1er mars 2010 Janette Bertrand 1er mai 2010 Biz 1er novembre 2009 «J'aime le magazine parce qu 'il donne accès aux citoyens à une réalité qu 'il n'y a pas dans les autres médias et j'aime les personnes qui me le vendent! Les camelots me regardent dans les yeux.Je vois qu 'ils ont retrouvé leur dignité parce qu 'ils écrivent et vendent leur magazine, parce que c'est un travail! Je sais combien l'écriture peut sauver des vies.» «Moi, quand je me promène, je regarde tout le temps là où je pourrais m'installer si j'étais sans-abri, parce ça n 'a pas de sens de vivre dehors quand on y pense!» Mario Lirette 1er mai 2010 v->) Bossé Alain Gravel 1er juin 2006 «Le magazine L'Itinéraire est très précieux à Montréal et au Québec, car il ajoute beaucoup à la diversité médiatique, surtout dans un contexte où peu de propriétaires possèdent de plus en plus de médias.Les journaux de rue comme L'itinéraire nous donnent un point de vue unique, car ils entrouvrent une porte sur une réalité que nous ne voulons souvent pas voir.» «.L'Itinéraire: le magazine qui dénonce l'injustice et la pauvreté! Non seulement c'est un produit qui est bien fait, mais il est un outil venant en aide à des gens désirant s'en sortir ou se sortir de l'itinérance.» François Parenteau «Ce qui me révolte le plus, c'est le manque de conscience de certaines personnes.Les gens ont parfois envie d'aider dans des pays éloignés, alors qu'à côté d'eux, dans un 4 et demi, se trouve une famille dans une situation extrêmement précaire, avec des enfants qui n'ont peut-être pas ce qu'ils devraient avoir.» Bruno reiieiier 1 er octobre 2009 Zachary Richard 1er janvier 2010 «Mon attitude, c'est d'être constamment engagé.Il faut y mettre son cœur tout le temps et être constamment engagé envers la vie et les autres.Être le plus généreux, le plus engagé, le plus solidaire possible.» «On est dans un monde où on doit toujours être fort, vainqueur, winner.Les loosers, on les cache, mais on a tout faux.On perd une vision réelle de ce qu'est la vie, et en perdant cela, naît le mépris.» Hélène Bourgeois-Leclerc 1er mai 2010 «Je trouve ça épouvantable qu'on ne prenne pas soin des itinérants.C'est comme si on les laissait seuls au bord de l'autoroute et qu 'on leur demandait de traverser sans se faire frapper.Voyons donc, tabarnak, c 'est sûr qu 'ily a un truck qui va leur rentrer dedans.» «La partie du magazine «Les Mots des camelots» est d'ailleurs celle que je préfère.Pour moi, ces témoignages sont un partage et c'est ce qui est l'fun avec L'itinéraire, c'est ce mur qui est brisé et ce lien qui est créé entre nous tous.» Réal 15 avril 2012 Chloé Sainte-Marie 15 octobre 2009 m ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 «C'est fucké, comment on peut marcher sur la lune et il y a encore du monde qui crève dans la neige!» «Je me fais un devoir de lire le magazine.Il me semble que tout le monde devrait acheter L'Itinéraire.Personne ne peut être insensible à l'itinérance.» Catherine Proulx-Lemay 15 janvier 2014 «Quand on y pense, L'Itinéraire est mille fois plus qu 'un journal destiné à soutenir financièrement ceux et celles qui s'improvisent camelots.C'est une porte sur l'été après l'hiver.» Louis-Jean Cormier 15 novembre 2013 «C'est autour de nous, au quotidien, que la générosité fait son chemin et non uniquement lors de campagnes de financement.» Edgar Bori 1er novembre 2013 «Deux fois, dans mon cheminement, je me suis ramassé avec pas une cenne dans mes poches et pas une cenne dans un compte en banque.Quandje suis sorti de prison, j'avais tout perdu.Il faut alors que tu te reconstruises et c'est pas facile même si tu as une volonté de réussite.» Commandant Robert Piché 1er mai 2013 «Des fois, j frapperais certains politiciens à coups de boule de bingo quand ils donnent des millions pour toutes sortes d\u2019affaires, mais qu'ils ne sont pas capables d'investir vraiment pour aider les itinérants!» Mado Lamotte 1er août 2006 Maude Guérin 1er février 2014 Paulo Coehlo 5 décembre 2012 Dominic Champagne 1er novembre 2011 Bernard Voyer 1er août 2010 Dan Bigras 15 juillet 2013 «Je ne connais pas encore beaucoup les camelots, mais je sais la base : ce sont des êtres humains qui veulent avoir une place en société comme tout le monde, pis c'est toute!» «J'estime qu'on doit s'aider les uns les autres surtout quand ces autres sont des gens qui ont eu moins de chance que nous.C'est ce que font les journaux de rue.En achetant régulièrement votre exemplaire auprès de votre camelot local, vous le faites vous aussi.» «Depuis des années des consignes émanent d'on ne sait jamais vraiment où pour.faire le ménage des sans-abri.Le ménage?Les sans-abri sont des déchets?La souffrance est sale?On ne la soigne plus on la nettoie?Même pas.On nettoie la ville de ses déchets, des êtres humains abaissés au rang de déchet pour que le mal qu'on leur fait nous soit tolérable.» «Je suis très riche des moments de pauvreté que j'ai vécus.J'aurais pu aller faire des études en business ou en droit, mais j'ai décidé d'aller dans la rue, parce que pour moi, la richesse était là.» «Lorsqu'on escalade en cordée, on n'est pas seul.On ne monte pas que pour soi, on le fait aussi pour ceux qui nous accompagnent.Voilà le défi de la pauvreté, prendre soin les uns des autres.La solidarité est le vrai sens de la vie.» «Dans le fond, ce qui m'intéresse, c'est de savoir comment on se sort de nos difficultés.et à L'Itinéraire, on en est témoin.À travers tout cela, il y a de la lumière qui perce.Et c'est inspirant!» ITINERAIRE.CA L'OMNIUM de L'ŒUVRE LÉGER au profit des jeunes de la rue du Québec Présente par DU Financière Manuvie Pour votre avenir Le mercredi 18 juin 2014 CÉLÉBRONS ENSEMBLË LE 25e ANNIVERSAIRE DE L'OMNIUM DE L'ŒUVRE LÉGER AU CLUB DE GOLF LES QUATRE DOMAINES Une fête animée par Marc-André Coal lier, porte-parole de L'ŒUVRE LÉGER pour les jeunes de la rue du Québec.100% des profits serviront la cause.Hâtez-vous! Les places sont limitées! Inscription: Marie-Luce Altémé (514) 495-2409, poste 115 Courriel: golf@leger.org Internet: mercidedonner.leger.org/golf * Le CŒUR de LES MOTS DE CAMELOTS Le camelot Christian Ratellejttfus accueille avec sdh plus beau sourire au Café L'itinéraire.PHOTO: GOPESA PAQUETTE h* ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 Qui peut m'aider ?CENTRE DE RÉFÉRENCE DU GRAND MONTRÉAL 514 527-1375 SÉCURITÉ DU REVENU PtienP www.info-reference.qc.ca SANTÉ 'DEPANNAGE LOGEMENT (ALIMENTAIRE TRAVAIL AIDE MATERIELLE crgm@info-reference.qc.ca Q Un organisme appuyé par canurBi*t Votre proche souffre d\u2019un problème de santé mentale.Nous sommes là pour vous aider.[ INFORMATION, REFERENCE ET ECOUTE ' SUIVIS INDIVIDUELS ET FAMILIAUX FORMATIONS ET GROUPES DE SOUTIEN CONFÉRENCES MENSUELLES PUBLIQUES Aqp AMM «FSV Association québécoise des /f\\\tJA\\ parents et omis de la personne f\\ /1\t/1 atteinte de maladie mentale J \\ J \\ 514 524-7131 accueil@aqpamm.ca www.aqpamm.ca PHOTO: GOPESA PAQUET' 20 flN§ ! ?)£puis 20 ans, Isltin£rair£ vous ost vondu do main à main par dos eamolots valouroux, eouragoux ot surtout fiors do gagner tour vio ot lour indopondaneo.Nouvoaux ot aneions, ils ont dovoloppo un solido sontimont d\u2019appartonaneo.Voici eommont ils so sontont à l\u2019occasion du 20 annivorsairo du magazine kltinpmirp.Il y a 20 ans, L'Itinéraire RICHARD T.Camelot, métro Place-des-Arts Je suis un vieux de la vieille à L'Itinéraire.J'y travaille comme camelot depuis les tout débuts.Dans ce temps-là, il y a 20 ans, le local de 0 L'Itinéraire était situé à l'angle de Beaudry et Ontario.C'était dix fois plus petit que le local actuel.La revue elle-même coûtait un dollar.Les pages n'étaient pas en beau papier glacé comme aujourd'hui et tout y était en noir et blanc.Les parutions étaient mensuelles et la revue ne comptait qu'une vingtaine de pages.Pour toutes ces raisons, et parce qu'à l'époque la revue n'était pas aussi connue qu'aujourd'hui, surtout avec toute la publicité dont elle bénéficie actuellement, on en vendait moins, bien entendu.Comme les choses ont changé! Merci au Groupe L'Itinéraire de m'avoir soutenu depuis tant d'années.Merci aussi à mes lecteurs et lectrices de continuer à m'encourager et passez un bon été ! Longue vie a L'Itinéraire GENEVIÈVE BOIS-LAPLANTE Camelot, métro Laurier Je trouve ça le fun que le magazine ait réussi à persister dans le temps.Je suis très heureuse que les gens soient toujours intéressés à l'acheter après 20 ans.J'espère qu'il continuera à exister encore très longtemps! Bonne nouvelle! ANDRÉ-GUY CARON Camelot devant Radio-Canada J'aime beaucoup L'Itinéraire.C'est un très bon organisme.Ça fait longtemps que je le connais, depuis le début.Je suis content que ça existe depuis 20 ans.Une équipé extraordinaire SYLVAIN CLOT Camelot, angle Saint-Denis / Ontario Moi, ça me fait chaud au cœur! Ça fait 20 ans que L'Itinéraire existe, c'est une preuve que ça fonctionne bien.L'administration a bien géré les moments de crise et a toujours réussi à se remettre debout.Même si des fois c'était difficile, jamais le magazine n'est tombé à l'eau.0^ ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 Une prise de conscience Reprise en main After All These Years BILL ECONOMOU Camelot, Marché Atwater I started working for L'Itinéraire in March 2006.1 was introduced to the company by my friend Carl who had already been selling the magazine at Atwater Market in the fall of 2005.1 had never heard about this publication before and was unemployed at the time.Since I needed a job, I gave it a go, and it worked out well.After staying at the Atwater Market for over eight years, I have figured out the better times to work, plus my ways to commute there have improved as well as finding parking.I have many regular customers who know me and want to support me.They have seen me persevere during the different seasons.I am part of the market now and I feel comfortable there.I've had many interesting conversations during my time selling L'Itinéraire that were useful in my life.I look forward to seeing familiar faces and chatting more.This job has been a positive stepping stone and has definitively given a boost to my confidence; I deal better with people than I used to years ago and it feels great.I thank the organization for giving me the chance to work.I'd like to wish L'Itinéraire a happy 20th year anniversary and more success in the future.C'est ma famille CÉCILE CREVIER Camelot, métros Fabre et L'Assomption Ma famille fête son vingtième anniversaire, car c'est bien ce qu'est devenu L'Itinéraire pour moi, une grande famille.Le magazine m'a fait découvrir beaucoup.J'y ai connu l'amitié et une nouvelle façon de vivre.J'ai aussi eu l'opportunité de participer à un programme gouvernemental qui m'a permis de travailler à la cuisine.J'y ai rencontré l'entraide, l'esprit d'équipe et de nouvelles techniques de travail qui me servent encore aujourd'hui.Je m'y sens toujours à l'aise, acceptée telle que je suis.Ce que je remarque surtout, c'est l'évolution du journal.La présentation graphique s'est nettement améliorée et aussi la qualité des articles.En tout cas, c'est les commentaires que me font tous les jours mes nombreux clients.Je souhaite donc longue vie à L'Itinéraire et que la famille s'agrandisse.CYLVIE GINGRAS Camelot, angle Papineau / Fleury Wow! Je n'aurais jamais imaginé que L'Itinéraire durerait aussi longtemps.On a failli mettre la clé dans la porte quand on était sur la rue Amherst.On a vécu des eaux troubles, et si Serge Lareault n'était pas revenu, on aurait fermé.De fils en mère GINETTE LAMARCHE Camelot, angle Beaubien / 10e avenue Ça fait 16 ans que mon fils est dans la rue et qu'il vend L'Itinéraire.Il m'a proposé de le faire aussi, et j'ai embarqué sans hésitation.J'ai à cœur la revue, et j'ai à cœur le problème de l'itinérance.ROGER PERREAULT Camelot, angle Masson /13e Avenue Au début, le magazine ne vendait pas fort, parce que l'itinérance, ce n'était pas très connu.Mais il y a eu une progression.Ça prouve que la prise de conscience s'élargit.Maintenant, les gens comprennent la nécessité de supporter la cause.Un emploi permanent RAOULJOUBERT Camelot, métro Montmorency Le magazine a acquis une certaine renommée, c'est une bonne chose! Uitinéraire est fait J pour durer.Je i souhaite que ça \" continue à bien | aller.Mon emploi est amusant, t et je suis ici pour I rester. L'amour des gens NICOLAS PLOUFFE Préposé à la cuisine 20 ans déjà! Qui l'aurait cru?J'ai eu quelques commentaires concernant le magazine ^Itinéraire et j'ai été agréablement surpris de voir que les gens s'intéressaient à son contenu, car il était d'ordre humanitaire et non lucratif.Moi qui travaille à L'Itinéraire, je côtoie l'ensemble des camelots tous les jours et je peux voir une grande différence entre un travail d'ordre lucratif et un travail d'ordre humanitaire.Le matin, lorsque les camelots vont vendre le magazine, remplis d'enthousiasme et de bon vouloir malgré leurs blessures, malgré leurs douleurs, malgré leurs peines, malgré leurs deuils, je suis vraiment surpris de les voir aller travailler avec tant d'empressement.Et dites-vous bien que ce n'est pas seulement une question de sous, mais aussi, et c'est ce qui est encore plus important, le contact que l'on peut avoir quand on vend le magazine, le contact humain que l'on peut échanger.Ce n'est pas surprenant que le magazine ait pu survivre après tant d'années, malgré les difficultés financières.J'ai espoir que les gens vont continuer à se procurer le magazine parce qu'il est différent, parce qu'il est humain, parce qu'il parle des vraies choses, et moi personnellement, à travers le magazine, à travers les camelots, et à travers les gens que je côtoie tous les jours je peux enfin me reconnaître.En constante évolution MANON FORTIER Camelot, angle Sherbrooke / Lepailleur C'est bien, car L'Itinéraire est un organisme qui peut aider les gens.On est de plus en plus reconnus, tellement que maintenant ils parlent de nous à la télévision.Les employés essaient tou- Lj jours d'améliorer le style code la revue.C'est bien, < parce que les gens s'y in- ÿ téressent plus.Pour nous, 8 être camelot, ça aide à se reconstruire.8 J'espère que L'Itinéraire vivra aussi long- ï temps que ça peut durer! Trouver sa place ROBERTSINGH Camelot, angle Sherbrooke / Larousselière Je suis bien content de participer à ce projet-là.J'ai commencé à la mi-avril et la première semaine j'ai vendu tous mes magazines.J'ai trouvé ma place.Merci à L'Itinérairel 20 ans pour L'Itinéraire, 6 pour moi LUC TANGUAY Camelot, Marché Maisonneuve Ça ne fait pas 20 ans que je vends L'Itinéraire, mais quand même un bon 6 ans, et je suis tellement satisfait de ma clientèle et de ce qu'elle m'apporte, que je vais probablement fêter mes 20 ans comme camelot un jour.La vente du journal m'a en plus permis de renouer des liens avec ma famille que je n'avais pas vue depuis 20 ans.C'est grâce à mes mots de camelot que ma sœur, ayant entendu dire que je vendais le magazine, a consulté le site de l'organisme et a découvert ma photo et l'endroit où je travaillais.Elle est donc venue me voir au marché Maisonneuve.Depuis ce temps, elle passe me saluer au moins une fois par année quand elle quitte son Abitibi natale pour venir à Montréal.Je suis aussi allé une semaine chez mes parents il y a 3 ans, grâce à elle.Ainsi, sans L'Itinéraire, je n'aurais jamais revu ma famille et je l'en remercie.Un magazine hors de l'ordinaire YANNICK LAROUCHE Camelot, métro Atwater Il y a beaucoup de travail qui a été fait pour construire le magazine.Si ça marche encore après 20 ans, c'est parce que c'est un magazine très spécial.Des camelots libres JEAN DEVOST Camelot devant TVA Je le savais que ça durerait plus que 15 ans! Je suis là depuis les débuts.Les gens achètent le magazine parce qu'ils appuient notre cause.Aussi, ça nous fait du travail qui nous offre une liberté qu'on n'aurait pas ailleurs.PHOTO: JEROMESAVARY ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 ¦*'*«**> «a Avec leurs propos sans détour, ils sont au cœur du magazine depuis ses débuts, et ils le seront toujours.Les textes qui suivent, tous lauréats des plus récents concours de journalisme de rue de L'Itinéraire, demeurent marquants.Tableau d\u2019honneur.CM l/> PHOTO: ERIC CARRIERE Vous, les alchimistes Jl e me souviens de l'émotion des débuts, quand j'ai commencé à vous lire.C'était il y a longtemps, grâce à Serge Lareault ui avait décelé que j'étais d'une eau faite pour plonger dans vos mots et les apprécier - et ne pas m'en lasser, puisque j'y nage encore.Je me souviens d'avoir eu le cœur chaviré par votre courage.Vous osiez étaler sur la place publique les épisodes rocailleux de vos vies, vous osiez vous regarder en face, là où ce n'est pas joli et où ça saigne.Dans le soi-disant vrai monde, on n'exhibe surtout pas ses faiblesses, on travaille d'arrache-pied pour sauvegarder les apparences.Et vous, esprits rebelles et douloureux, non seulement vous osiez, mais je vous voyais plonger dans cet exercice périlleux qu'est l'écriture comme dans une mer noire où on peut se noyer -mais aussi trouver la bouée qui nous sauve.Quand je vous lis maintenant, l'émotion est aussi grande.Je vois non seulement que vous avez saisi la bouée, mais que vous avez découvert l'essence précieuse et secrète de l'écriture.Ecrire, c'est faire de la beauté.C'est faire de la beauté, même avec de la merde, et peut-être surtout avec de la merde.Comme les mythiques alchimistes qui transmutaient le vil métal en or, voilà que vous parlez encore de vos fissures et de vos rêves émiettés, mais avec une élégance de cœur et de style qui les transmute en art.Je pense à vous : Pierre Saint-Amour, authentique écrivain au verbe savant, Jean-Marie Tison à la parole si musclée, Norman Rickert notre barde comique et subversif, Cylvie Gingras et son humour salvateur, Linda Pelletier et ses chaudes histoires tristes, Quapryce Basque, Josée-Louise Tremblay, Micheline Rioux, Gabriel Bisson-nette, Frank Lambert.Je pense à vous que je ne peux nommer tous, chaque fois que je m'attelle à mes difficiles écritures pour capturer la beauté.¦ ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 Mon dieu, répare mon corps cassé PIERRE-ACHILLE ST-LOUIS Aide-moi à changer mes pensées.Elles ne sont ni noires ni blanches, mais nébuleuses.C'est pire.J'ai la rage de vivre et l'envie de mourir.Je perds la mémoire, mais je me rappelle toujours du passé douloureusement.Répare mon nez qui saigne incessamment.Je veux sentir les fleurs encore une fois.Débloque mes oreilles que j'entende de la belle musique et mes cris de joie.Nettoie ma bouche que je prononce des mots d'amour et d'honnêteté.J'ai un goût amer et je crache le sang.Renforcis mes muscles et mes os.Je me sens tellement faible et fébrile.Je manque de courage pour me motiver.Remplis mon coeur de bonnes intentions.Donne-moi l'espoir d'écraser ma peur et de prendre des risques.J'ai récité cette prière avec sincérité et j'ai lâché prise.J'ai admis et accepté que je ne pouvais pas surmonter ma consommation problématique d'alcool sans son aide! Je me suis levé le lendemain comme tous les jours, sans la «guérison miraculeuse», mais avec un sentiment de paix.Au début, c'était «lent», «épeu-rant», mais la rage de vivre m'a envahie.J'ai choisi Dieu en premier.Moi-même après! Ma santé et l'estime que j'ai de moi-même.Pour moi, aimer et partager sont des qualités qui sont instiguées à notre naissance par Dieu lui-même.Même lors de mon rétablissement, j'ai toujours trouvé le temps de faire un beau geste ou d'encourager quelqu'un.De jour en jour, mes idées deviennent lucides.Ma mémoire est revenue, claire et vive.Je regarde en avant et non en arrière.Mon écoute est plus attentive à mes besoins et à ceux des autres.Je place l'honnêteté avant tout.J'ai encore le corps ankylosé, mais ma consommation est responsable de ça.Et moi aussi! Ma motivation est plus durable que jamais.Je remercie tous les citoyens de Montréal qui m'ont encouragé alors que j'étais en détresse.Sans vous, je serais probablement mort.¦ En 2010 Le réchauffement climatique De mes deux tempes arctiques Fond À vue d'oeil Ma banquise Madame la marquise Sur laquelle trône un ours polaire Vogue À la dérive Je me leurre Car j'ai peur Mais là, mon chat a soif Demain est si loin Maintenant est si proche C'est si facile De perdre le nord Quand on s'inquiète de notre sort Les chips que je mange Ode au réchauffement NORMAN RICKERT Camelot, métro Edouard-Montpetit et angle Van Home / Dollard (Pharmaprix) Pourraient être avalées de travers À quoi ça sert D'extrapoler l'effet de serre Blotti Contre mes cuisses dodues Assoupi, la patte gauche un peu tordue Miaulant et ronronnant comme un perdu Mon chat se fout éperdument D'écouter des émissions de radio Où des hordes d'animateurs jojo Rapportent les propos pas très beaux Des savants climatologues Fendants comme il faut Des données égarées, a-t-on appris Ça a généré toute une hystérie Ça a suscité toute une controverse Quand on interprète celles-ci Hors de leur contexte Le réchauffement du climatologue Entre ses deux tempes arctiques Fond À vue d'oeil Sa banquise Madame la marquise Sur laquelle trône un ours polaire Vogue À la dérive Mais maintenant le jour de l'An Se pointe le nez Oublions nos tracas Puisqu'on va chanter Mes deux tempes arctiques fondent comme du chocolat Mes deux fesses libèrent du gaz à effet de serre On est comme des rats dans une cage à chats On est comme des chats sur un radeau à la mer Tarn ti la di ti la di la da poooooooow! ¦ l/> La Fuite LINDA PELLETIER Camelot, angle Bélanger/ Marquette (marché Metro) Comme il est difficile de m'échapper de moi, De jaillir de cette âme engluée dans son carcan, De ces matins douloureux, d'éprouver n'être que moi.En nomade, j'ai vagabondé, écrasant mon impuissance.Etourdie des splendeurs qui m'éblouissaient, Je ressentais alors la grandeur du Tout-Puissant.Comme tous les manèges s'arrêtent un jour, Menée par mon licou, dans mon pays je revenais.Je reprenais alors cette routine assourdissante : Les sorties en boîte, l'alcool, les speeds, la mescaline, Quand je n'en pouvais plus de cette masse qui frappe, De ces réveils honteux oubliés dans l'oubli.D'un brusque coup sur le harnais, d'une ruade, Je changeais de quartier, d'amour et d'amitiés.Puis j'ai fait un pas et j'ai fait un constat De cette vie d'échecs dont je jetais le blâme Sur ma mère, mon père, sur ce monde pourri, Les voisins, les amis, le travail, la pauvreté.Je tire encore sur le harnais, je veux encore m'enfuir, Mais je vois bien que y'a nulle part où aller Sauf en moi, focaliser, me comprendre et trotter.¦ Voir l'iceberg NANCY BOUCHER Camelot, métro Villa-Maria et angle Ste-Catherine / McGill Qu'est-ce qui amène certaines personnes à abuser de l'alcool et des drogues jusqu'à en devenir dépendantes?Le plus souvent, un ou plusieurs chocs émotionnels violents ont marqué l'histoire de ces personnes.Ces chocs ont généralement provoqué des blessures de l'âme et même des désordres psychiques.Pour nous qui souffrons, l'alcool et les drogues nous permettent de survivre malgré ces blessures et désordres.Dans mon cas, à l'âge de 15 ans, après une rupture avec mon copain, je suis tombée dans un monde imaginaire et j'ai commencé à consommer de l'alcool à profusion.Cela m'a aidée à survivre car ma souffrance était trop grande.Les dépendances que l'on voit ne sont que la pointe de l'iceberg.En dessous de l'eau, il y a des blessures graves et de pénibles maladies de l'âme : anxiété chronique, insomnie, agitation, mal de vivre, peur de mourir et autres phobies, paranoïa, confusion face à son identité, insatisfaction permanente.Si on veut aider les personnes dépendantes, il ne sert à rien de s'attaquer aux dépendances: ce serait comme de frapper dans le vent.Par contre, si on traite la souffrance, les dépendances risquent bien plus de disparaître.Ce sont les blessures qui sont Hannibal Lecteur PIERRE SAINT-AMOUR Camelot, métro Berri-UQÀM Métro Mont-Royal, fin d'après-midi, en pleine canicule.Une marée humaine, composée principalement de touristes, s'engouffre sur le pont franchissant la voie ferrée en direction de la sortie.Malgré le vent qui gémit à chaque départ ou arrivée d'une rame, je sens que j'ai atteint mon degré de sublimation absolu.Diaphorétique, je me liquéfie à mort.Dans un instant, si rien ne se passe, je vais me transformer en vapeur céleste et, orageux, me distiller au hasard Balthazar dans un cumulo-nimbus chargé de menaces.Depuis une heure, je n'ai rien vendu.J'ai beau clamer la bonne nouvelle, celle de la dernière parution de L'Itinéraire, apparemment tout le monde s'en balance.Mais que fous-je ici?Mentalement, je m'allonge tout nu dans un hamac tissé en chanvre de Manille que j'ai empli de neige et je lisse ma barbe encroûtée de givre.«Changez de cap: voguez avec L'Itinéraire/» Personne ne m'entend.Soudain, je l'aperçois.Un hybride de Raoul Duguay et Lucien Francoeur, version hirsute.Il s'avance vers moi, le nez plongé dans un livre.L'espoir renaît.Je hausse le ton pendant qu'il passe dans le tourniquet: «L'Itinéraire, une alternative à la mendicité!» Impossible de ne pas m'entendre.Il n'a pourtant aucune réaction.Rien.Un mort-vivant.Un golem.Qu'est-ce que je fais?Je lui balance une grenade?Il poursuit sa route en lisant.Mais c'est quoi son foutu livre?Je concentre mon regard sur la couverture et comprends enfin ce qui mobilise si complètement son attention.Il s'agit d'un bouquin de John Kenneth Galbraith qui s'intitule: L'art d'ignorer les pauvres.L'homme se dirige alors vers l'escalier mécanique, sans dire un mot, sans un regard.Vers la lumière.¦ en dessous de l'eau qu'il faut toucher, surtout qu'elles sont parfois disparues de la conscience de la personne qui souffre.Il est alors important de les faire remonter à la surface pour que la personne blessée puisse retrouver la sérénité et voir autrement la vie dans son ensemble.La guérison des souvenirs douloureux est comparable au fait d'enlever enfin une paire de lunettes à travers laquelle on voyait la vie de façon confuse et mensongère.Pour aider les personnes dépendantes, il faut aller à la source du problème.Une fois les blessures soignées, l'esprit va reprendre sa place, tant du côté créatif que du côté rationnel, et l'âme sera guérie.Alors le corps manifestera la liberté retrouvée en étant capable de faire les bons choix.Finies les dépendances! ¦ l/> l/> ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 PMX 2010 S^ONVCÎ^ Le vieil homme et le Ah!, clergé, clergé! Tu ne veux pas nous toucher, nous aimer, nous parler sur un pied d'égalité.Ça suffit ton obsession ancestrale de vouloir contrôler le corps des femmes par tes discours discriminatoires.Et tu as maintenant l'audace de nous revenir encore contre l'avortement! Si j'étais toi, clergé, j'essaierais de me faire oublier et je me tairais pour des siècles et des siècles.Clergé, tu pousses de nouveau ton obscénité, ton mépris envers les femmes, jusqu'à vouloir même nous interdire les avortements issus de viols.Tu préfères sans doute que nous utilisions encore les aiguilles à tricoter, dangereuses, douloureuses et souvent mortelles.Voilà sans doute le juste sort que méritent les femmes qui font l'amour ou subissent la haine des violeurs.Tu as créé et imposé un Dieu tout HÉLÈNE OUELLETTE | Chroniqueuse de rue puissant, et toi, tu t'es désigné comme son digne représentant auprès des «pauvres pécheurs».Ainsi, tu peux te doter toi-même d'une partie de sa puissance.Tu t'es servi de la spiritualité présente dans nos âmes pour nous imposer ton Dieu.Il n'y a pas si longtemps, M.Le Curé rendait visite une fois par année à ses paroissiens, afin d'aller chercher sa dîme, sa redevance financière.La population montréalaise était en bonne partie composée d'ouvriers et d'anciens cultivateurs essayant de survivre à l'exode des terres vers les villes.Ils n'avaient que peu ou sinon rien à donner.Lors de cette visite, le bon curé rappelait aux femmes l'importance d'exercer leur devoir conjugal.Aux femmes à qui le médecin ne garantissait pas la vie après un énième accouchement, toi, clergé, tu leur répondais de croire en la magnificence de Dieu.Tu nous incitais à suivre les lois divines du foetus mariage, soit «de te taire et de ne jamais empêcher la famille».Combien de femmes sont mortes, après avoir porté trop d'enfants, dans des conditions souvent inacceptables?Clergé, tu n'es connecté qu'avec le pouvoir patriarcal.Les femmes, seules, savent très bien si elles sont en mesure d'avoir un enfant, selon leurs conditions de vie, leur santé, leur entourage, leur capacité financière de faire vivre dignement un enfant afin de lui offrir autre chose que la pauvreté et l'ignorance.Clergé, parfois, j'ai le goût de méditer et de parler à l'infini, mais sans ta présence.Je me coupe souvent de ce plaisir, car je te revois malsain, épiant et faussant l'attrait du merveilleux silence de nos églises.Tes épouvantails ancestraux nous ont fait dériver de l'essence même de la vie et de la mort.Puissions-nous, chacun, retrouver la spiritualité qui est en nous.[.] ¦ VO m Le boutte d'là marde JEAN-MARIE TISON | Chroniqueur de rue Ultime virage, de l'autre côté de l'ombre.Voici le genre de bannière auréolée de promesses sous lesquelles s'affichent les centres de désintoxication qui, comme des agences de voyage, accueillent les êtres défaits venus échouer à leur porte.Le voyage se résume à tenter d'atterrir en douceur en soi-même sur le site de «l'agence», en «tassant la bête» temporairement.Je dis bien «tenter», car même tapie dans l'ombre, la bête est là pour rester, toujours.Le contact avec soi s'avère souvent difficile, voire périlleux, jusqu'à prendre des allures d'atterrissage en catastrophe quand ce n'est pas de crash total nécessitant un transfert d'urgence vers l'hôpital ou la morgue, sans passer par GO.On n'est pas «au pays de l'arc-en-ciel» et si j'avais un jour à diriger un lieu semblable, je l'appellerais sans hésiter LE BOUTTE D'LA MARDE, où chacun occuperait le temps de son séjour à creuser sa propre tombe et ce qui reste de sa cervelle à composer une brève épitaphe résumant son existence de bête aux abois, à l'instar d'un Charles Bukowski qui a eu l'humilité d'inscrire sur la sienne un Don't Try tonitruant! Arrêter de se gTer, c'est une chose.Rester arrêté en est une autre.Et c'est pas parce qu'il faut parfois se fendre en quatre pour y arriver que ça doit nécessairement donner quatre quarts! Nous étions deux toxicomanes, deux paparmanes, un Superman et un anglaisf!) rejetés par nos houleux cauchemars sur les plages du doute.Fiévreux, nous nous épuisions en vaines errances, recherchant au nom de qui ou de quoi nous pourrions encore une fois confisquer nos vies, tandis que nous frissonnions toujours sous les caresses humides du poison qui s'échappait en larmes nauséabondes de nos corps cristallisés.On avait mal, et y'avait rien à faire.Rien d'autre que de s'évacher d'vant la tivi et de regarder s'écouler le temps, goutte à goutte, comme un sérum de vérité obscur s'insinuant telle une rivière de clous dans nos veines de bois.Seul Superman, debout, oscillant le torse d'avant en arrière, supputait le bon moment pour prendre son envol en serrant la télécommande de la tivi sur sa poitrine comme si les dix commandements étaient gravés dessus.Après nous avoir longuement regardé dans le jaune des yeux, l'intraveinant céda devant nos supplications et prolongea le couvre-feu.Comme une meute en quête d'une proie, nous attendions l'Émotion qui nous emporterait tous un court instant loin de nous-mêmes.Entre les contorsions spectaculaires de Joannie Rochette aux Jeux d'hiver et celles déployées par les survivants pour s'extraire des décombres encore fumants d'Haïti, on apprenait qu'un tremblement de terre de magnitude 8,8 à l'échelle de Richter frappait le Chili.[.] Sur l'horloge, la petite aiguille pointait sur le 11, la grosse entre le 7 pis le 8, pis l'autre longue arrêtait pas d'tourner en rond en me regardant d'un air d'agace.J'allais quand même pas me laisser envahir par un craving à cause d'une p'tite crisse d'aiguille d'horloge! J'ai donc fait un noeud avec mes bras, pis j'ai fixé la tivi en m'répétant «qu'un jour à la fois», j'allais bientôt passer au travers une autre journée «à frette»! Tel un oiseau dans une cage de verre, la callipyge Joannie se démenait en tabarouette d'un bout à l'autre de l'écran, sous l'oeil céleste de sa mère et aussi, ça vaut la peine de le noter, d'un milliard et quelques d'homo et d'hetero sapiens suspendus à ses patins.Une pirouette en entraînait une autre, et vice versa, à tout bout d'champ jusqu'à la finale.Nous fûmes profondément.éberlués et on s'est vite rendu compte qu'elle-même était vraiment fière d'être contente d'être heureuse.Dignement, les yeux humides, Joannie a ouvert les bras pour étreindre la clameur planétaire qui s'élevait vers elle et nous nous sommes élancés ENFIN à notre tour.Fallait voir ça; nos coeurs battant à l'unisson avec Joannie et la planète entière.Nous étions liquéfiés par l'émotion.Littéralement; y'en avait deux en train de se noyer dans leurs larmes, un autre dans sa «bave de pauvre» et du sang s'écoulait de la main libre de Superman, qui avait malencontreusement trouvé refuge dans sa gueule.Et tandis que j'essuyais du revers de la main les balounes 2010 de morve qui s'échappaient de mon nez, je remarquais que la pisse sur le sol menait directement à l'antre de l'anglais qu'on entendait gémir dans son dialecte.On l'avait eu, not' buzz! [.] parce qu'au cas où vous le sauriez pas, on n'est pas des monstres.On est comme vous, on a les mêmes besoins, la même détermination, la même bêtise, la même frénésie de consommation.Sauf que nous, on consomme quelque chose d'illégal qui coûte la peau des gosses.Nous sommes une caricature de vous-mêmes; une forme évoluée de votre maladie.Vous faites des trous dans les budgets et dans la couche d'ozone, nous aut' on s'fait des trous dans les bras pi on s'biodégrade de not'vivant.(dixit Yellow).La dope et moi, c'est une histoire d'amour qui débute passionnément et qui s'achèvef?) dans les cris et les larmes.Elle fait battre mon coeur en le dévorant.Elle fond tous mes besoins en un seul: elle-même.Elle «gèle» les blessures inhérentes à la vie en société et celles plus profondes que je porte à bout de bras ou dans ma poche.C'est «bon» pendant un boutte.[.] ¦ h* l/> ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 Le Météore Pour établir un contact avec les gens, j'ai un truc infaillible: le jeu d'échecs.Je m'assieds à une table dans un café ou un lieu public, je dispose les pièces sur l'échiquier et j'attends.Invariablement, quelqu'un finit par se pointer.Un homme, la plupart du temps.PIERRE SAINT-AMOUR | Chroniqueur de rue n s'en fait une petite?-Mais, je vous en prie, installez-vous.Je vous offre un café?-Avec plaisir.» Et la partie peut alors commencer.L'embêtant avec ce genre d'approche passive, c'est qu'on ne sait jamais sur qui on va tomber.Si on a de la chance, la personne qui se présente à soi peut réellement valoir la peine d'être connue.Parfois aussi, on peut avoir affaire à un vieux croûton rance sentant le roquefort.Ça dépend des jours.Et du temps qu'il fait.La tempête faisait rage.Montréal, figée et dépeuplée, ressemblait à s'y méprendre à l'intérieur de mon congélateur trente jours après l'émission du chèque.Au Café L'Itinéraire, tout fonctionnait au ralenti.Nancy et Claudine, les deux accortes préposées au service à la clientèle, avaient beau émailler le silence ambiant par de ponctuels éclats de rire, on sentait que le cœur n'y était pas.Qu'il était ailleurs.Qu'il battait, pour la forme, dans l'attente de quelque chose.À l'occasion, quand la vie souffle en rafales, on la met entre parenthèses.Je songeais depuis un bon moment déjà à lever l'ancre quand, soudainement, elle franchit le seuil de l'établissement, couverte de neige et de grésil.Chargée comme un mulet, elle halait péniblement trois ou quatre sacs d'épicerie réutilisables, visiblement trop lourds pour elle, qu'elle déposa sur une table dans un accès de toux.Elle rabattit sur son dos la cuculle de son anorak en la secouant.Une abondante chevelure aux reflets argentés tomba négligemment sur ses épaules.Elle jeta un regard dans ma direction.Ses yeux azuréens illuminaient un joli visage ovale duquel émanait un je-ne-sais-quoi de candeur et d'abandon.Pendant qu'elle se délestait de son at- tirail, je l'observais à la dérobée, intrigué par cette insolite epiphania.Qui était-elle?Que venait-elle faire ici?Elle semblait désorientée.Elle se rendit au comptoir et commanda une tasse de café.Elle tendit une pièce à Nancy, fit volte-face et marcha résolument vers moi.Je saisis un pion que je triturai nerveusement.«Salut.-Salut.» Elle but une gorgée de café, sourit, puis dit: «On s'en fait une petite?» Nous jouâmes aux échecs durant plus d'une heure dans le silence le plus complet.La partie terminée, elle se leva sans prévenir, alla au comptoir et revint avec un plateau débordant de nourriture.Elle revint s'asseoir au bout de cinq minutes et dit : «J'avais faim.» En dévorant son repas, elle me confia qu'elle s'appelait Marie, qu'elle ne consommait ni drogue ni alcool et qu'elle était végétarienne.«C'est pourtant de la viande que tu manges en ce moment.-Je mange comme je peux.» Elle vivait depuis une semaine dans un centre d'hébergement pour femmes en attendant de cohabiter avec un ami le premier du mois suivant, c'est-à-dire dans quatre jours.Les contraintes imposées par le centre d'hébergement l'exaspéraient, mais elle n'avait pas le choix : elle devait s'en accomoder.Faute de mieux.Un long silence s'ensuivit.Puis elle dit : «Je peux dormir chez toi?» Je loge dans une maison de chambres située sur la rue Sainte-Catherine, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.Ma chambre, vaste 00 l/> et éclairée, est confortable, mais elle n'offre que le strict nécessaire : une commode, une table de travail, une chaise, une table de chevet.Et, naturellement, un lit à deux places.J'avais accepté de l'héberger pour la nuit, le temps pour elle de récupérer un peu.«J'espère que ça te convient?-C'est parfait pour moi.» Nous discutâmes un long moment.Vers minuit, elle s'étira en bâillant et manifesta le désir de dormir.Pendant que je m'affairais à rafraîchir la literie, elle se déshabilla.Elle n'avait conservé qu'une petite camisole vaporeuse et un slip minuscule d'une immaculée blancheur.Elle se glissa sous les draps et s'endormit presque aussitôt.Je m'allongeai à ses côtés, puis éteignis.Je mis cependant un long moment à m'endormir.Je n'arrivais pas à me souvenir à quand remontait la dernière fois où une femme avait partagé mon lit.Le lendemain, Marie s'éveilla bouillante de fièvre.Je lui ordonnai de s'aliter : avant de partir, elle devait d'abord se remettre sur pied.J'avisai mes voisins chambreurs, qui comprirent la situation.Deux jours plus tard, le vendredi matin, je me rendis au travail.À mon retour, Marie m'attendait : «J'ai parlé au concierge, ce matin.-Ah, bon?-Demain, c'est le premier du mois.Il m'a informée qu'il y avait présentement une chambre inoccupée.Je l'ai louée.» J'étais stupéfait.«Actuellement, mes affaires sont stockées dans un entrepôt.Je peux continuer à vivre chez toi, en attendant de les rapatrier?-Fais comme tu penses.» Les jours passaient.Marie se rétablit rapidement.Je m'absentais le matin pour me rendre à L'Itinéraire et revenais à la maison en fin d'après-midi.De son côté, Marie vaquait à ses travaux d'aménagement.Souvent, nous mangions ensemble et discutions jusqu'à tard dans la soirée, car Marie était une commensale d'un commerce fort agréable.A la nuit tombée, elle reprenait possession de mon lit pour dormir.Mon insomnie était devenue permanente.Quand je m'éveillai ce matin-là, tyrannisé par une tension intérieure insoutenable, je mis un certain temps à comprendre ce qui m'arrivait.J'étais allongé sur le flanc.Marie, blottie dans mes bras, la croupe fermement appuyée contre mon bassin, avait été attirée tel un aimant par la chaleur apaisante de mon épiderme.Tous mes sens étaient en émoi.De capiteux effluves émanaient de ses cheveux, mais j'avais l'impression qu'ils me fouettaient le visage, comme le souffle brûlant du sirocco.J'hésitais pourtant à me dégager de cette position ambiguë, le corps soulevé d'ivresse.Un reste de lucidité me ramena à la raison, et je me précipitai sous la douche.Au bout de trois mois, Marie s'éclipsa discrètement et je n'entendis plus parler d'elle.Fugace, elle avait été un météore qui a traversé la voûte céleste de mon existence.La nuit, parfois, je me plais à imaginer Marie sous l'aspect d'un succube qui s'unissait aux hommes désemparés pour leur faire prendre conscience de leur identité, car elle m'avait permis de mettre en évidence ce que j'avais eu tendance à occulter durant si longtemps.Trop longtemps.J'étais un gars.Juste un gars.¦ o\\ l/> ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 MAUDIT B.S.Digne, dingue, dope.Tout est lié.Qu'il soit question d'éducation, de santé, d'environnement, de richesse ou.de pauvreté, les prises de conscience que nous faisons et les gestes que nous posons aujourd'hui détermineront si notre futur aura un avenir devant lui! PAR JEAN-MARIE TISON | Chroniqueur de rue On n'ajamais autant parlé des itinérants, mais on parle peu de l'itinérance et du système qui, pour se maintenir, crée et entretient la pauvreté d'où elle est (souvent) issue.Un système à bout de souffle qui multiplie les trous dans les budgets, dans la couche d'ozone et même dans notre cœur, mais dont nous nous accommodons raisonnablement bien parce que nous chérissons la certitude de pouvoir, tôt ou tard, en tirer profit, même si c'est aux dépens des autres là-bas.Mais LÀ-BAS, c'est ICI! Et tôt ou tard, il sera trop tard.C'est apparemment, hélas, depuis le jour funeste où l'on a retrouvé une balle dite perdue dans le corps d'un citoyen plutôt que dans celui de l'itinérant à laquelle elle était destinée, qu'on a commencé à douter de l'efficacité de gagner la guerre à la pauvreté à coup de Taser et de guns! En attendant l'invention de la balle intelligente (qui ne saurait tarder!), il y a peut-être lieu d'envisager le fait que lui ou eux, c'est aussi nous finalement.Le matraquage médiatique qui nous brosse un portrait apocalyptique du centre-ville n'est sans doute pas étranger à la naissance de l'escouade EMRII, chargée d'intervenir en première ligne auprès des cas «lourds» qui pètent une coche dans le métro ou dans la rue.près de chez vous! Timide, mais louable initiative qui ne doit pas nous faire oublier que le SPVM n'a pas pour mandat de solutionner le phénomène de l'itinérance, mais bien de régler le problème que représentent les itinérants pour nous! En nous détaillant en haute-définition le vécu de l'itinérant pris en flagrant délit d'itinérance afin de susciter l'intérêt des cotes d'écoute, blasés que nous sommes devenus, les médias ne font que renforcer l'opposition qu'on voudrait nous voir admettre une fois pour toutes, entre citoyen et itinérant.C'est la notion même de citoyenneté que l'on remet en question par la bande, si j'ose dire.À partir de quand un pauvre n'est-il plus un citoyen?Lorsqu'il n'a plus d'adresse, lorsqu'il n'achète plus de biens de consommation ou lorsqu'il agresse des sacs de vidanges à coups de couteaux?L'individu qui vit sa misère en errant sur les trottoirs est devenu le prototype de l'itinérant visible qu'on voit venir de loin puisqu'il traîne dans son sillage autant d'épithètes que le nombre d'activités auxquelles il s'adonne ponctuellement.S'il mendie, c't'un quéteux.S'il boit, c't'un robineux.Et s'il mange?C't'un mangeux?Quel qualificatif résumera le mieux la fin de sa digestion à ciel ouvert puisque «les toilettes sont réservées aux clients de notre établissement»?[.] Qu'est ce que ça donne de voir les choses en 3-D dans son salon si notre esprit critique, aussi plat que nos écrans, fonctionne encore dans un monde à deux dimensions?«For your eyes only» dirait James Bond.Dites-nous vite qui est le bon et qui est le méchant! ^9\t'T- vlLE£V PMX iPierre L'Israélien ou le Palestinien?Les «Halal» ou s'autoriser à ne plus éprouver ou pour une autre, ils ne pouvaient plus vendre les «pas Halal»?Les «pour la hausse» ou autre chose que du dégoût et le journal.Lorsqu'on parle des coûts sociaux de les «contre la hausse»?Le mendiant ou le de la haine à leur égard.Non la pauvreté et de la misère, c'est de cela qu'on camelot de Ultinérairel Ainsi on pourra faire seulement on ne leur pardon- devrait parler.Les arguments qui soutiennent l'économie d'une véritable réflexion et passer ne pas d'être devenus ce qu'ils que les impératifs économiques commandent à autre chose.En cristallisant l'attention jusqu'à sont, mais on ne leur donne pas les coupures de subventions aux organismes l'écœurement sur du cas par cas spectaculaire, les moyens de se reprendre en qui aident directement les gens comme le fait on occulte complètement la signification du main.On en fait des exemples L'Itinéraire, ne tiennent pas la route.[.] phénomène qu'est l'itinérance et on banalise à ne pas suivre, des bonshom- L'économie de marché (le néolibéralisme le scandale qu'il constitue en faisant porter mes sept heures sociaux.On a planétaire pour ne pas le nommer), qui accé-toute la responsabilité de la situation sur les les épouvantails qu'on peut! [.] 1ère la privatisation des ressources et des ser-épaules des individus concernés.Nous som- La plupart des vendeurs de vices, contribue directement à l'élargissement mes tous concernés! Va toujours bin un boutte Ultinéraire dont je suis, qui de la précarité de l'emploi à tous les échelons à accuser la drogue, la boisson, le jeu et la folie sont devenus, grâce à la vente de la société.Tout le monde vit dans la hantise qui, sauf la première, ont toutes pignon sur rue de celui-ci, des ex-itinérants(!) de perdre sa job.À la crainte d'être exploité, et engraissent le système en toute légalité.Si ne sont en fait que des iti- s'ajoute désormais celle de ne plus être ex-pour certains, l'itinérance semble relever d'un nérants en sursis! Ceux d'entre ploitable! Devant cet état de fait, on peut rai-choix, ayons au moins l'honnêteté de nous de- nous qui n'ont pas la chance sonnablement se demander si la façon dont mander quel était l'autre choix.\tet le privilège (le logement nous réglons le sort des personnes démunies La question n'est pas «Qu'est ce que tu fais décent n'est pas encore un aujourd'hui ne préfigure pas la manière dont le pour t'en sortir?» puisque t'es sorti.Mais plutôt: droit pour tous!) d'occuper un système réglera le nôtre demain.Aux Etats-«Veux-tu ou peux-tu encore entrer?».En laissant HLM se retrouveraient rapi- Unis, ce ne sont plus de jeunes boutonneux des gens s'enfoncer dans leur misère jusqu'à de- dement à la rue, à l'hôpital ou qui vous accueillent au comptoir d'un McDo-venir des nuisances publiques, il devient facile de en prison si, pour une raison nald, mais des têtes blanches.¦ Lors de la sortie du premier numéro, en mai 1994, Jean-Paul Baril a tout de suite compris que quelque chose d'extraordinaire se produisait.Une publication donnait la parole aux exclus, aux personnes de la rue.Il a lu le journal en profondeur et l'a envoyé à la rédaction, couvert de corrections et de suggestions, accompagné d'une note proposant ses services bénévoles en tant que réviseur.Cet ex-professeur de français et de littérature, ex-directeur de collège, avait beaucoup voyagé et travaillé en Chine ainsi qu'au Maroc.Sa culture était vaste.Pourtant issu d'un monde bien éloigné de la rue, il s'est lié d'amitié avec tous les camelots.Il a mis sur pied la première équipe bénévole de réviseurs qui, encore aujourd'hui, aide les camelots à rédiger leurs textes.Jean-Paul a démontré qu'avec l'ouverture d'esprit nécessaire, on peut développer des relations durables, malgré les grandes différences de conditions de vie.Même s'il n'avait pas vécu l'itinérance lui-même, personne ne doutait de sa véritable acceptation des problématiques diverses vécues par les camelots.Il a passé les 17 dernières années de sa vie à réfléchir aux meilleures approches pour aider les camelots, allant à leur rencontre chaque fois qu'il le pouvait pour mieux comprendre leurs besoins et les aider.Jean-Paul Baril est décédé à l'âge de 79 ans le 11 juin 2011.¦ VO ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 Les pelleteux de nuages «Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux» - Étienne de La Boétie, Discours de la servitude volontaire PAR JEAN-MARIE TISON | Chroniqueur de rue PRIX JSn-fierae 1 P Il n'y a plus de forêts dignes de ce nom ni de bauxite (minerai d'aluminium) en Haïti! Le minerai a fait la fortune des minières et des Duvalier, qui ont bradé les ressources du pays.Ça a donné des jobs à des milliers d'Haïtiens pendant quelques années sans améliorer pour autant la qualité de vie là-bas et les minières s'en sont allées depuis longtemps.Au Québec, depuis 1880, c'était bar open pour les minières.Leurs redevances à l'État québécois se chiffraient autour de 1,5% de leurs bénéfices; c'est 10 fois moins qu'un tip au restaurant! Aujourd'hui, c'est à peu près l'équivalent! La prose des économistes-démagogues «me fascine autant qu'elle me répugne», comme dirait Gerry Boulet.«Faut développer l'économie et être compétitif!» Pourtant, le «Laure-Waridellisme» m'apprend que si je paye les bananes du Costa Rica moins cher que les pommes de Rougemont, c'est que quelqu'un s'est fait fourrer et que ce ne sont sûrement pas les dirigeants de la compagnie Del Monte.On semble s'être fait à l'idée que l'économie soit au service de.l'économie! Ce qui n'est pas exploitable et profitable immédiatement n'a aucune raison d'être.On ne remet jamais en question le cadre qui justifie la pertinence à long terme de nos actions.On va extraire du fer pour fabriquer des pelles mécaniques afin d'extraire plus de fer! Ca va créer des jobs et même une ville.à moyen terme fantôme (Schefferville).Ce qui est économiquement rentable, ce n'est pas que le monde soit en santé; c'est de faire rouler l'ambulance.C'est de subventionner des fabricants de pilules afin de créer des jobs dans les usines à pilules pour que leurs ouvriers rendus malades par leurs conditions de travail aient les «moyens» d'acheter leurs pilules! Le pillage des ressources en amont et le consumérisme effréné en aval, qui constituent le moteur de cette «croissance» dont dépend notre «mode de vie», nous laisse en héritage une planète dévastée, aux perspectives d'avenir peu reluisantes, où la moitié de ses habitants n'ont pas d'endroit décent où se loger et ne mangent pas à 2013 k^fONVC^ leur faim et où l'autre moitié dépend des aliments saturés d'hormones, de pesticides ou modifiés génétiquement qui feront d'eux, tôt ou tard, des mangeurs de pilules! [.] On traite de rêveurs et de pelleteux de nuages ceux qui font valoir l'interdépendance de notions comme développement durable, écologiquement responsable, production équitable, partage des ressources, redistribution de la richesse, solidarité et souveraineté.Les rêveurs ne sont-ils pas ceux qui nous bercent de mensonges en nous promettant des lendemains qui chantent à condition de les laisser mener le train la pédale au fond?[.] Les nuages sont désormais au ras du sol.Ils constituent une brume épaisse aux horizons toxiques, qui nous obscurcit autant la vue que le jugement.Il est urgent de commencer à pelleter, au lieu d'obéir à ceux qui nous invitent à continuer à creuser ce qui s'apparente de plus en plus à un confortable et colossal tombeau.¦ CM VO Partenaires de L'Itinéraire C[MT![ Espace offert par L\u2019Itinéraire à ses partenaires Partenaire de L\u2019Itinéraire depuis 20 ans Le Centre de référence du Grand Montréal : Informer pour aider Parmi les partenaires de lutte contre la pauvreté et l\u2019exclusion sociale, le Centre de référence du Grand Montréal (CRGM) est un acteur majeur avec lequel nous entretenons des liens très précieux.Soutenant notre organisme depuis une dizaine d\u2019années, le CRGM, un organisme sans but lucratif autonome et bilingue donne gratuitement de l\u2019information sur les ressources sociales et communautaires du Grand Montréal.Poursuivant sans relâche sa mission Informer pour aider, il se fait un devoir d\u2019orienter rapidement vers l\u2019organisme approprié toute personne qui cherche une réponse à ses besoins, notamment en sécurité sociale, dépannage alimentaire et matériel, logement, travail, etc.Le Centre gère également trois autres services téléphoniques spécialisés : un service de référence pour les aînés, ainsi que deux services d\u2019aide et de référence sur les dépendances, le premier pour les problèmes de drogue et le second pour les problèmes de jeu excessif.Ces deux derniers sont disponibles 7 jours semaine, 24 heures, 365 jours par année.De plus, le CRGM agit également à titre d\u2019éditeur en publiant des répertoires spécialisés portant sur les services communautaires du Grand Montréal, les groupes d\u2019entraide et de soutien, les ressources alimentaires pour personnes à faible revenu, les ressources communautaires pour personnes itinérantes ainsi que sur les résidences pour personnes âgées autonomes.La réputation du CRGM n\u2019est plus à parfaire.Véritable organisme phare en matière de développement social, l\u2019organisme a répondu au fil des ans à des centaines de milliers de demandes d\u2019aide, a mené de multiples recherches et accompagné d\u2019innombrables démarches afin de donner la réponse pertinente ou la référence adéquate.Aujourd\u2019hui, le Centre de Référence du Grand Montréal est considéré comme un pilier incontestable de l\u2019information sociale.D\u2019ici peu, le CRGM mettra en ligne sa base de données colligeant plus de 6 000 ressources sociocommunautaires du territoire métropolitain.C\u2019est donc tout le réseau des organismes communautaires qui pourra bénéficier de cette initiative.Eclaireur sur les enjeux sociaux du grand Montréal, le CRGM peut rendre compte de l\u2019évolution des besoins de la population et de l\u2019état du développement des services collectifs mis en place pour y répondre.Il démontre avec éloquence que le rôle social d\u2019un service communautaire d\u2019information ouvert à tous, confidentiel et accessible, a plus que jamais sa place dans notre communauté.EKl GfiAHD AflONTEÉAl Madame Pierrette Gagné, Directrice générale du CRGM, crédit photo : Gilles Savoie ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 VO WHAN Unejournée dans les bureaux de L'ItinérairéjL 4.C'est au deuxième étage que Philippe «Batman» Boisvert a son bureau.qu'il doit souvent déserter pourvolerau secours de quelqu'un! 6.On y trouve aussi le bureau de Jean-Philippe Grondin (enseignant au CREP), alias le confessionnal des participants en reinsertion sociale à L'Itinéraire.ni-ant des entrailles 1.Remontant a du sous-sol, Pni PH au Boisvert (c°ne4 S.ft social) et développements\tde ss-rMta-\u2014*» des camelots.îïasBss ., , e pierre Tougas (agent d accueil et^a \\u Café L' 't'nera,« ramelots, sauf lorsqu il est absoro rMÆrïc'Sito i.nun.™,™- 3.Geneviève Labelle (agente de soutien communautaire) se prépare à un duel en règle avec l imprimante qui ne veut pas lui publier le journal interne des camelots.7.Dans la salle de rédaction, le rédacteur en chef Sylvain-Claude Filion orchestre la symphonie d'idées qui jaillit des cerveaux en ébullition de Marie-Lise Rousseau (chef de pupitre, actualités), Gopesa Paquette (chef de pupitre, développement social) et Louis-Philippe Pouliot (infographiste). pours'assur^qu'Ka'mis^abon^ephotoave^te bon^as'cte v^gnett^ 9.Pendant ce temps, Gopesa tente de déconcentrer Marie-Use qui elle, ne peut qu'éclater de rire.10.Louis-Philippe procède à l'insertion des publicités dans le magazine en compagnie de Dorian Keller (adjoint aux communications, financement et relations de presse).11.1 a\\ ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 A PROPOS DES.ANNIVERSAIRES SOLIDARITE DANS LE METRO Aux âmes bien nées, (a valeur n'attend point le nombre des années.CORNEILLE Vieillir est encore le seul moyen qu'on ait trouvé de vivre longtemps.SAINTE-BEUVE Quand on a vingt ans, on pense avoir résolu l'enigme du monde ; ù trente ans, on commence O réfléchir sur elle et O quarante, on découvre qu'elle est insoluble.Une amitié improbable Mon conjoint et moi, nous habitons près du métro Joliette.L'année dernière, nous nous sommes liés d'amitié avec un jeune homme, Eric, qui quêtait souvent dans cette station.Ça a commencé tranquillement: un jour qu'il était grippé, mon conjoint lui a acheté des pastilles.AUGUST STRINDBERG Tout âge porte ses fruits, t\t.K faut savoir les cueillir.Je me demande si fêter ses anniversaires Raymond radiguet ça ne fait pas vieillir.De fil en aiguille, nous sommes devenus amis, nous l'invitions parfois à déjeuner dans un restaurant de la rue Ontario et il nous racontait son histoire.Mon conjoint lui achetait quelquefois un paquet de cigarettes.Eric restait dans une maison de chambres et, un jour qu'il était en difficulté, mon conjoint a payé son loyer.NANCY ASTOR Lorsqu'on a vingt ans, on est incendiaire, mois apres la quarantaine, on devient pompier WITOLD COMBROWICZ L'âge, c'est juste un chiffre.Il n'a aucune espère d'importance, sauf si tu es une bouteille de vin.JOAN COLLINS Nous lui donnions parfois un peu d'argent pour lui donner un coup de main.Mon conjoint a fini par savoir qu'il l'utilisait pour s'acheter de la drogue et ça l'a mis en colère.Ils ont eu une dispute et, du jour au lendemain, Eric a disparu.Il y avait presque un an que nous ne l'avions pas vu quand j'ai reçu un message Facebook d'Eric.Il a suivi une cure de désintoxication et il est sobre depuis neuf mois.Il habite en appartement avec son amoureux.J'aime penser que mon conjoint et moi, nous ne sommes pas étrangers au ménage qu'il a fait dans sa vie.Françoise, Hochelaga-Maisonneuve Envoyez-nous vos propres histoires de solidarité ou de beaux gestes dont vous avez été témoin ou partie prenante dans le métro et les autobus de Montréal à: courrier©itineraire.ca À vingt ans, la volonté est reine; ù trente c'est l'esprit; O quarante, le jugement.BENJAMIN FRANKLIN Vous commencez ù vous rendre compte que vous vieillissez quand les bougies coûtent plus cher que le gâteau.BOB HOPE Chaque année, j'ai un an de moins que Cannée d'après.Dieu sait comment ça va finir VO o\\ TONY DUVERT DÉTENTE 1 Solution dans le prochain numéro Jeu réalisé par MaxwoodMedia | grilleomaxwood.ca HORIZONTALEMENT 1.\tL'été, ils sont choyés à Montréal.2.\tDisperser.3.\tCourant africain - Convenables.4.\tHameaux - Ont de la difficulté à se faire obéir.5.\tDéfavorisées - Sacrum - Passage de Sibérie.6.\tArticle - Allié - Tranche de saucisson.7.\tEncaisses - Prépare la crème anglaise.8.\tBout.9.\tMesure la résistance électrique - Canal - Retire.10.\tTout juste sortie - Commence la nuit.VERTICALEMENT 1.\tIl est plein de rebondissements.2.\tToutes nommées - Quartier de Châteauguay.3.\tOsés - Indique la moitié.4.\tSupports.5.\tAdresse - Israélites.6.\tSerrée pour être sévère - Montagne.7.\tRisque - Offre le premier repas.8.\tGrandes plaines - Place.9.\tCoule en Asie.10.\tRomain de Tirtoff - Roi de Germanie.11.\tFourrage - Hauteur grecque.12.\tPériode d'examen - En pente.Solution du 1er mai 2014 NIVEAU DE DIFFICULTÉ: DIFFICILE \t1\t2\t3\t4\t5\t6\t7\t8\t9\t10\t11\t12 1\ti\tM\tM\tA\tN\tG\tE\tA\tB\tL\tE\ts 2\tM\tO\tI\tT\tE\tU\tR\t\tA\tR\tM\tE 3\tA\tN\tN\tO\tT\tE\tR\tA\tS\t\tP\tN 4\tG\tE\tI\tN\tT\t¦\tA\tN\t\tD\tA\tT 5\tI\tT\tE\t\tO\tU\tI\tS\tT\tI\tT\tI 6\tN\tA\tR\tC\tI\tS\tS\tE\t\tO\tH\tM 7\tA\tI\tE\t\tE\tU\t\tE\tC\tR\tI\tE 8\tI\tR\t\tT\tS\tE\tT\tS\tE\t\tQ\tN 9\tR\tE\tI\tS\t\tL\tA\t\tS\tA\tU\tT 10\tE\tS\tQ\tU\tI\tS\tS\tE\t\tS\tE\tS \t\t\t2\t\t\t9\t6\t1 7\t\t5\t\t9\t\t\t\t \t6\t\t\t\t\t2\t\t \t\t6\t\t8\t\t\t\t \t4\t3\t\t\t\t\t\t7 \t\t\t1\t\t\t4\t\t \t3\t\t\t\t4\t\t5\t 5\t\t1\t3\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t2\t\t1\t Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.NOTRE LOGICIEL DE SUDOKUS EST MAINTENANT DISPONIBLE.10 000 sudokus inédits de 4 niveaux par notre expert, Fabien Savary.En vente exclusivement sur notre site.www.les-mordus.com Solution dans le prochain numéro 6\t\t1\t8\t\t2\t\t\t \t\t\t\t\t9\t\t\t 5\t\t\t\t\t\t\t6\t7 \t\t4\t\t\t1\t3\t\t \t\t\t2\t3\t\t\t\t4 \t\t\t\t\t\t9\t7\t2 \t\t\t\t2\t\t\t5\t \t1\t\t\t6\t\t8\t\t \t\t7\t\t8\t\t\t3\t Jeu réalisé par Ludipresse | infooles-mordus.com h* a\\ ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 ITINERAIRE.CA 15 mai 2014 FEU VERT A.FRANÇOIS THIVIERGE la peau François Thivierge est l'un des fondateurs de L'Itinéraire Lorsque j'ai été engagé au Centre Préfontaine en 1982, je n'aurais pu imaginer tous les chemins que j'allais parcourir et surtout toutes ces personnes qui allaient faire partie de ma vie.De tous les projets auxquels j'ai participé, le journal L'Itinéraire demeure celui qui a représenté pour moi le plus grand défi.Aujourd'hui, quand je pense à L'Itinéraire, j'ai le souvenir d'un groupe de personnes itinérantes qui avaient accepté de s'impliquer dans un projet pour améliorer leurs conditions de vie et celles de leurs camarades.Un projet qui leur permettrait de se faire entendre et d'influencer leur destinée.Cela a débuté en 1992.Le groupe communautaire L'Itinéraire avait emménagé dans un grand local situé sur la rue Ontario.Cet espace ouvert aux personnes itinérantes et à la communauté était le lieu de toutes les activités, réunions et assemblées de l'organisme.On y discutait ferme des causes et des enjeux liés à l'itinérance et à la pauvreté.Le souvenir que je conserve de cette époque est celui d'un groupe dont l'action se basait sur l'entraide et la volonté de chacun, malgré les problèmes personnels, de changer le cours des choses.Il peut-être difficile de bien saisir les problèmes qu'ont dû surmonter les personnes itinérantes lors de la mise sur pied de L'Itinéraire.Pour vous aider à comprendre les épreuves qu'ils ont traversées, vous pouvez vous imaginer avec un revenu qui comble à peine le coût de location d'une chambre, si vous en avez une.Sinon, vous devez vous conformer à l'horaire du refuge qui vous héberge et prévoir les déplacements nécessaires pour vous alimenter dans une soupe populaire.Du- «J'ai été témoin de changements profonds chez des personnes itinérantes, qui sont devenues, en prenant la parole et en vendant L'Itinéraire, des acteurs importants dans la ville.» rant vos déplacements à pied, vous êtes confrontés aux agents de police et de sécurité privée qui vous contrôlent ou exercent de la pression dès que vous apparaissez suspect à leurs yeux, c'est-à-dire la plupart du temps.Les citoyens que vous croisez vous ignorent, parfois vous prennent en pitié, et souvent vous jugent du regard en vous faisant ressentir encore davantage le fossé qui vous sépare.Le stress qui vous habite alors peut vous inciter à consommer plus d'alcool et de drogue et vous amener vers une dépendance de plus en plus grande.Tout cela peut finir par déstabiliser le fragile équilibre dans lequel se maintient votre santé mentale.Ce sont ces personnes en mode de survie qui se sont impliquées, l'estomac vide pour la plupart du temps, dans la mise sur pied du journal L'Itinéraire.J'ai une immense admiration pour toutes ces personnes qui malgré toute l'adversité à laquelle elles étaient confrontées se sont impliquées dans ce projet et l'ont porté à bout de bras pour en faire ce qu'il est devenu aujourd'hui.Des premiers numéros distribués dans les maisons de chambres et auprès des décideurs jusqu'à l'implantation en mai 1994 du journal de rue, L'Itinéraire s'est installé tranquillement et graduellement dans la vie montréalaise.Jamais nous n'aurions réussi à implanter L'Itinéraire dans les rues de Montréal, si le journal n'avait pas été porté par les personnes itinérantes elles-mêmes.Durant la mise sur pied du réseau de distribution du journal, j'ai été témoin de changements profonds chez des personnes itinérantes, qui vivaient dans l'anonymat et l'indifférence depuis des années et qui sont devenues, en prenant la parole et en vendant L'Itinéraire, des acteurs importants dans la ville.J'ai quitté L'Itinéraire en 1997.En tant qu'organisateur communautaire, j'avais atteint mes objectifs, le projet avait acquis une maturité qui assurait maintenant sa survie.Mais quitte-t-on jamais LUtinérairel.C'est un projet qui vous rattrape toujours sur le coin d'une rue!.¦ 00 Q\\ JOIGNEZ VOTRE VOIX et contribuez à l\u2019essor du transport collectif Partagez votre opinion en devenant membre de Ma voix ma STM et courez la chance de gagner des prix en 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