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Titre :
L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
jeudi 15 août 2013
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
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Références

L'itinéraire, 2013, Collections de BAnQ.

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[" Volume XX, n° 16 Montréal, 15 août 2013 www.Itineraire.ca j Êtes-vous iPrêts RENCONTRE A livre ouvert TRAJECTOIRE 1,'GAÊfàfEL | NADEAU-DUBOIS LE BONHEUR EST DANS LE PRE ¦¦MyREJEEQUI SENT LE MOISI ROBERT MORIN, SOLDAT DU CINÉMA \t\t¦ 1 \u2022 1 0-1\tt L\t\t5^3 ¦m * !i + ?\u2022 i W% + #* ¦'/ ¦ HU 5Pf a' ;£li: ¦ t*- i»1** U* U* WvAM V *¦ *p *1* *v\">* .¦¦ !.¦* 1:1+ \u2018A! \u2022* üVjL Æv-V/- V'-VA', : \u2019 ' *' l.vj AnimerMontréal La radio qui donne des idées ZOOM SUR Gaétan Prince Un homme retrouvé Homme au grand cœur, Gaétan Prince a connu plusieurs années difficiles, de l\u2019enfer de la drogue jusqu\u2019à la prison.Mais L'Itinéraire lui a donné une seconde chance, qu'il a su saisir.Aujourd'hui c'est un homme à la joie de vivre retrouvée, qui s\u2019est rebâti petit à petit.PAR THOMAS MARTEIL J'ai développé ma petite PME, sauf que mon bureau est sur la rue Fidèle à lui-même, Gaétan Prince se présente à l\u2019entrevue avec sa bonne humeur et son sourire.Originaire des Laurentides, il est arrivé à L\u2019Itinéraire en 2008, avant d\u2019être incarcéré pendant un peu plus de 8 mois.Redevenu camelot depuis novembre 2009, il a repris goût à la vie.«L\u2019Itinéraire m\u2019a permis de me reconstruire en tant qu\u2019homme.Je me suis repris en main.» Posté depuis 3 ans au métro Bonaventure et à la Promenade Masson, il a su développer des liens avec ses clients.Le camelot à la barbe poivre et sel a gagné en crédibilité, «je ne suis plus un simple poteau, je fais partie de la place, les gens me connaissent», m\u2019affirme-t-il fièrement.À 6 h du matin, plusieurs milliers de personnes transitent par la station Bonaventure.Et pourtant, chaque jour des gens s'arrêtent pour saluer et jaser deux minutes avec Gaétan.Ces liens sont importants, tant pour lui que pour ses clients.«Autant je suis leur rayon de soleil, autant eux le sont pour moi.Il y a des matins où je ne suis pas dans mon assiette, et là, une personne me dit bonjour avec un grand sourire et jase un petit peu avec moi.Ça me redonne la pêche et ma journée commence à cet instant, je fais la même chose pour eux.Un petit \u201cbonjour Madame, passez une bonne journée\u201d, les gens apprécient ça et me le disent, souligne-t-il.Ça m\u2019encourage à continuer.» Il raconte en souriant: «J\u2019ai appris, il y a quelques semaines seulement, que je vendais le magazine à trois membres d\u2019une même famille: le père, la mère et la fille.C\u2019est quand même drôle.Ça montre qu\u2019ils sont intéressés à la revue, mais pas seulement, ils s'intéressent aussi à la personne.Ça me fait chaud au cœur.» A la Promenade Masson, il est devenu un commerçant comme les autres.«J\u2019ai développé ma petite PME, sauf que mon bureau est sur la rue», lance-t-il en riant.Ses clients sont ses voisins, les petits commerçants.Vivant dans le secteur en colocation avec son frère, ils visent à se trouver chacun un appartement d'ici un an: un pas de plus pour lui vers sa reconstruction personnelle.«Tout se passe bien avec mon frère, mais à un moment donné on veut plus d'intimité.» Prendre soin de soi-même et profiter du moment présent «J'ai environ 200 clients réguliers au métro Bonaventure et entre 350 et 400 au total par numéro.» Maintenant que sa clientèle est établie, il se permet de prendre une ou deux semaines de vacances par année, souvent l'été, quand la majorité du monde est en congé.Il profite de la saison estivale pour relaxer et se promener à vélo.Mais, il prend surtout du temps pour s'occuper de lui.«Je fais beaucoup plus attention à moi, parce que depuis un an et demi j'ai des problèmes de santé.J'ai été hospitalisé et dorénavant je suis un traitement.L'été, quand l\u2019air est chaud et bien humide j'ai de la misère à respirer, je peux faire des chutes de pression.En plus, je fume, alors ça n'aide pas.» Camelot d'expérience, il aime la partager avec les nouveaux, leur donner des conseils et de petites astuces de vieux briscard.«Après, libre à eux de les suivre ou non», dit-il à la blague.Il avoue cependant que les novices appliquent souvent ce qu'il leur dit et ils lui en remercient.Enfin, Gaétan aime s'exprimer dans L'Itinéraire.Il peut ainsi partager ses humeurs, ses pensées; laisser une trace.Il y écrit en général une dizaine de fois par année.«Depuis que je suis à L'Itinéraire, j'ai arrêté de me stresser pour tout et rien.» m 15 août 2013 I ITINERAIRE.CA 3 NOS PARTENAIRES ESSENTIELS DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ L'Itinéraire a pour mission de combattre la pauvreté et l'exclusion par le travail et une place en société.Notre organisme soutient et Fait travailler quelque 200 personnes par semaine.Le magazine est donc une entreprise d'économie sociale qui s'autoFinance.Mais son volet services sociaux comprend diFFérents programmes pour oFFrir de l'aide psychosociale, du soutien alimentaire et en logement ou encore des services adaptés aux jeunes.Sans nos partenaires principaux qui contribuent de Façon importante à la mission ou nos partenaires de réalisation engagés dans les programmes, nous ne pourrions aider autant de personnes.L'Itinéraire, c'est aussi plus de 2 000 donateurs individuels et corporatiFs qui aident nos camelots à s'en sortir.Merci à tous! PARTENAIRES MAJEURS Canada Québec\"\" Ville-Marie Montréal @ -sC T ELU S [intact] PRINCIPAUX PARTENAIRES DE PROJETS RÉDACTION ET ADMINISTRATION 2103, Sainte-Catherine Est Montréal (Qc) H2K2H9 LE CAFÉ L'ITINÉRAIRE 2101, rue Sainte-Catherine Est TÉLÉPHONE: 514 597-0238 TÉLÉCOPIEUR : 514 597-1544 SITE: WWW.iTiNERAiRE.CA LE MAGAZINE L'ITINÉRAIRE Éditeur : Serge Lareault Rédacteur en chef intérimaire : Sylvain-Claude Filion Chef de pupitre Actualités : Marie-Lise Rousseau Chef de pupitre Développement social : Gopesa Paquette Coordonnatrice à la conception visuelle : Catherine Joannette Stagiaires à la rédaction : David Bigonnesse et Thomas Marteil Collaborateurs : Geneviève Gagné, Éric Godin et Denyse Monté Adjoints à la rédaction : Hélène Filion, Louis-Charles Trudeau, Lorraine Pépin et Emily Hill Photo de la une : Mario Langlois Révision : Hélène Paquet, Sophie Desjardins, Louise-Marie Dion, Catherine Flintoff, Nadine Boccalini, Lise Laganière, Marie-Françoise Lalande, Dominique Paquette et Édith Verreault Révision des épreuves : Charles-David Emery Design et infographie du site Internet : Vortex solution CONSEILLÈRES PUBLICITAIRES Renée La rivière: 514461-7119 | renee.lariviere18@gmail.com Josée Poirier : 514 273-5002 | josee.poiher@itineraire.ca LE CONSEIL D'ADMINISTRATION Président : Stephan Morency Vice-président : Gabriel Bissonnette Trésorier : Yvon Brousseau Secrétaire : Serge Lareault Représentant des camelots : Jean-Marie Tison Conseillers : Yvon Massicotte, André Malouin, Philippe Allard et Martin Gauthier L'ADMINISTRATION Directeur général : Serge Lareault Directrice générale adjointe : Sylvie Gamache Adjointe au développement social : Florence Ide Responsable de la comptabilité : Duffay Romano Adjoints aux communications et financement : Shawn Bourdages et Dorian Keller GESTION DE L'IMPRESSION Edition sur mesure -TVA Publications 514 848-7000 Directrice du développement des affaires : Patricia Dionne poste 5831 Coordonnatrice de production : Andrée-Anne Gauthier, poste 2330 IMPRIMEUR : IMPRIMERIE SOLISCO rauvtff IÉGÏR Fondation du Grand Montréal JE P Q N n * T I C3 fti *stm Convention de la poste publication No 40910015, No d'enregistrement 10764.Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada, au Groupe communautaire L'Itinéraire 2103, Sainte-Catherine Est, Montréal (Québec) H2K 2H9 FONDATION ANDRÉ GAUTHIER 4%.LîMSllÜlr.£ Canada-Vie LA PARFAITE ALLIANCE COMMUNAUTAIRE\"1 £51 Desjardins Caisse populaire du Mont-Royal Desjardins Caisse du Quartier-Latin de Montréal vlacapitale L'ITINÉRAIRE EST MEMBRE DE [H1!L Insp BE ^BE££ Canada ISSN-1481-3572 n lit charité : 13648 4219 RR0001 Le magazine L'Itinéraire a été créé en 1992 par Pierrette Desrosiers, Denise English, François Thivierge et Michèle Wilson.À cette époque, il était destiné aux gens en difficulté et offert gratuitement dans les services d'aide et les maisons de chambres.Depuis mai 1994, L'Itinéraire est vendu régulièrement dans la rue.Cette publication est produite et rédigée par des journalistes professionnels et une cinquantaine de personnes vivant ou ayant connu l'itinérance, dans le but de leur venir en aide et de permettre leur réinsertion sociale et professionnelle.ABONNEZ-VOUS AU WWW.ITINERAIRE.CA ou par téléphone au 514597-0238 poste 231 Mots de lecteurs Des fleurs pour Geneviève Gagné Je voudrais vous remercier pour la critique superbe que vous avez écrite dans le journal L'Itinéraire sur mon livre La chemise de l'écrivain, Quelle surprise! Quel bonheur! C'est très généreux de votre part et j'apprécie beaucoup.- Marilou Brousseau A propos de la Clinique OPUS J'ai remarqué une erreur dans l'article Clinique OPUS, Guérir les plus vulnérablesà la page 20 de l'édition du 1 erjuillet 2013.Vers la fin du texte, il est écrit : «.et participe au programme Pause Santé en partenariat avec Mission Old Brewery».En fait, Pause Santé est un projet initié par le Centre Associatif Polyvalent d'Aide Hépatite C (CAPAHC) et développé en partenariat avec la Mission Old Brewery.- Alain Bernier Des lettres courtes et signées svp! La Rédaction se réserve le droit d\u2019écourter certains commentaires.Écrivez-nous à courrier@itineraire.ca PRÉCISION Ne pas confondre humour noir et trouble de développement Dans l'article Sa Majesté Stephen Ier, publié dans notre édition du 1 erjuillet dernier, un passage se lisait «Au XXe siècle, le Canada jouissait d'un beau prestige sur la scène internationale.Aujourd'hui, ce pays a l'air d'un enfant autiste.» Cette comparaison, qui relève de l'humour cinglant, n'a pas plu à un de nos lecteurs.Il est parfois délicat d'utiliser une maladie pour illustrer une formule humoristique et nous corn prenons que cette allusion a pu ne pas plaire à des personnes autistes ou oeuvrantauprès de ces personnes.Nous offrons nos excuses à tous ceux que cette métaphore aurait pu offenser.- La rédaction Votre ado a fait une gaffe?Votre nouvelle maison présente un vice caché?Vos parents âgés sont devenus inaptes?QUE FAIRE?Envoyez-nous vos questions! Me François Râtelle du cabinet d'avocats Râtelle, Râtelle et Associés répondra à vos interrogations gratuitement! DROIT CIVIL- DROIT CRIMINEL ET PÉNAL- DROIT LOCATIF DRO IT IMMOBI Ll ER - D ROIT D E LA J EU N ESSE ET D ES J EU N ES CONTREVENANTS-DROIT MATRIMONIAL DROIT DES PERSONNES-SUCCESSION -RESPONSABILITÉCIVILE-FAILLITE ET INSOLVABILITÉ Posez des questions précises, dans des lettres courtes etsignées avec vos coordonnées complètes.Seuls les prénoms seront publiés pour préserver votre confidentialité.La rédactionse réserve le droit d'écourter les lettres.LA TRIBUNE JURIDIQUE Envoyez vos questions à courrier@itineraire.ca SOMMAIRE 7 ACTUALITÉS\t 8\tROND-POINT 11\tLOUISE PORTAL Comme un [ivre ouvert 14\tDOSSIER Êtes-vous iPrêts pour la iRentrée?\u2022\tBienvenue dans ['école du XXe siècle \u2022\tDu lobbying dans nos salles de classe?\u2022\tLe transfert technologique va-t-il créer des inégalités?20\tLe bonheur est dans le pré 23 LE CŒUR DE L'ITINÉRAIRE\t Les mots des camelots\t 35 CARREFOUR\t 33\tInfo RAPSIM 35\tSur les pas du Dr JULIEN 36\tLe Jarry-Deuxième 37\tCONSOMMATION 39 PANORAMA\t 41\tVIVRE 42\tLIVRES 43\tRobert Morin, soldat du cinéma québécois 44\tDÉTENTE 46\tFEU VERT À.GABRIEL NADEAU-DUBOIS \tD'un pays dévasté à un pays en deuil LES CAMELOTS SONT DES TRAVAILLEURS AUTONOMES.50% DU PRIX DE VENTE DU MAGAZINE LEUR REVIENT.La direction de L'Itinéraire tient à rappeler qu'elle n'est pas responsable des gestes des vendeurs dans la rue, Si ces derniers vous proposent tout autre produit que le journal ou sollicitent des dons, ils ne le Pont pas pour L'Itinéraire, Si vous avez des commentaires sur les propos tenus par les vendeurs ou sur leur comportement, communiquez sans hésiter avec Sylvie Gamâche, directrice générale adjointe par courriel à sylvie.gamache(ô) itinéraire.ca ou par téléphone au 514 597-0238 poste 222.Québécor est fière de soutenir l'action sociale de L'Itinéraire en contribuant à la production du magazine et en lui procurant des services de télécommunications. Dignité Pauvreté Les lecteurs de L\u2019Itinéraire font partie d\u2019une vaste communauté ! Plus de six millions de personnes à travers le monde votent pour la dignité en achetant un journal de rue.En agissant ainsi, ils participent à changer la vie de 27 000 camelots dans 40 pays, représentant plus de 120 journaux de rue différents.En retour, les lecteurs profitent d\u2019un journalisme indépendant de qualité, tout en sachant qu\u2019ils ont fait une différence.Votez pour la dignité.international Network of Street Papers L'jlj ir j?' ; f RAT RE f®?, * EJQFf IB\t\\ i //S/SPfRgpj Moment EDITORIAL La iGénération En cinq ans seulement, la prolifération des téléphones intelligents, et plus récemment, la popularité fulgurante des tablettes électroniques, ont changé la face du monde.Après les X et les Y, voici la iGénération, celle qui dort avec son iPhone et qui se sent désemparée dès qu\u2019elle égare son précieux joujou.SYLVAIN-CLAUDE FILION | sylvain-claude.filion@itineraire.ca Dans un essai paru dans Le Devoir, François Doyon, enseignant en philosophie au cégep de Saint-Jérôme, compare Steve Jobs à un revendeur de drogue.Car les interfaces toujours plus séduisantes, voire hypnotiques, sont irrésistibles et exercent une fascination sur la partie la plus paresseuse de notre cerveau.Voilà qui fait écho au retentissant essai du journaliste américain spécialiste des nouveaux médias Nicholas Carr, Internet rend-il bête?.Notre pratique du Web est en train de faire de nous des mutants.L'accès permanent à l'information change graduellement nos réactions cognitives et le fonctionnement de notre cerveau.Nos synapses ne se connectent plus de la même façon et notre façon de comprendre le monde change.L'esprit d'analyse, de comparaison de données, cède le pas à une culture prédigérée et surtout, superficielle.On n'apprend plus; on apprend simplement à cliquer pour connaître.Dans ce nouveau monde où le savoir est numérisé au lieu d'être acquis, on se coupe peu à peu du réel car, comme l'écrit Doyon, «le flot d'images artificielles du monde, avec lesquels nos appareils nous submergent, déracine l'humanité.» Au lieu d'apprendre à compter, à écrire, à s'orienter, on s'en remet à la calculatrice, au logiciel de correction et au GPS.«Le monde n\u2019apparaît plus comme un sol où l\u2019humain s'enracine pour laisser mûrir les fruits de son esprit, ajoute Doyon, il est vu comme un réservoir de ressources à exploiter.» Impact sur la santé Vous souvient-il que jadis, les pupitres, en classe, étaient inclinés ?Il y avait une raison : c'était ergonomique.Ce n'est plus seulement le tunnel carpien qui est mis à mal par l'addiction à la souris.On parle maintenant de pathologies au niveau cervical à force d'être toujours penché sur son écran portatif, de maux aux épaules et aux avant-bras, d'endormissement des doigts, de maux de tête ou oculaires dus à l'exposition prolongée aux ondes cathodiques.D'autres rapports suggèrent l'apparition du syndrome de l'hypersensibilité électromagnétique, de l'élévation du stress oxydatif qui pourrait endommager l'ADN cérébral, de perte d'efficacité de la mémoire spatiale, d'infertilité et même de cancer.Une étude toute récente de l'Institut de psychiatrie du King's College de Londres révèle que la génération iPad aura un vocabulaire plus limité.Passer son temps devant des écrans est moins enrichissant que la conversation pour développer un lexique personnel.La capacité de concentration, de mémorisation et de réflexion va en diminuant.Sans parler de l'émergence d'un nouveau langage essentiellement constitué de mots contractés et que l'expression des sentiments est souvent réduite à des emoticons, que je qualifierais bien d'émo-ticounes.Matière à réflexion Notre enquête, que vous pourrez lire en page 14, nous apprend que le nombre de tablettes électroniques va tripler cet automne dans les institutions scolaires.Vous ne serez pas surpris d'apprendre que c'est essentiellement l'apanage d'élèves issus de milieux aisés.Et le ministère de l'Éducation n'a aucune idée de l'ampleur du phénomène.Voilà qui creuse davantage l'écart entre les riches et les pauvres.On ne résistera pas au rouleau compresseur de la cybernétisation.Les parents, les profs sont également sous le charme de la bête.Les technologies, redoutablement efficaces, ont engendré une culture du tout, tout de suite.Mais dans une vision plus large de l'évolution de l'espèce humaine, où l'enseignement de l'écriture est désormais remis en question, d'aucuns décèlent un risque de décadence.La question se pose - et on ne trouvera pas la réponse en googlant.«Le monde n'apparaît plus comme un sol où l'humain s'enracine pour laisser mûrir les fruits de son esprit, il est vu comme un réservoir de ressources à exploiter.» 15 août 2013 | ITINERAIRE.CA 7 ROND-POINT PAR DAVID BIGONNESSE, ÉRIC GODIN, THOMAS MARTEIL ET MARIE-LISE ROUSSEAU questions a Johanne Brodeur Nouvelle bétonnière du Québec PAR MARIE-LISE ROUSSEAU Vous êtes une des fondatrices de Pro Bono Québec, qui offre des services juridiques gratuits.L\u2019accessibilité à la justice fait-elle partie de vos priorités?Les délais et les coûts de la justice font en sorte qu'on a l'impression qu'il est encore très difficile d'avoir accès à la justice.Je suis très sensible aux stress que vivent les gens en processus judiciaire, tels que les stress sociaux, familiaux, etc.Ce n'est pas facile pour l'individu de comprendre le processus judiciaire, de savoir dans quoi il s'est embarqué.C'est un milieu qui peut être hermétique en raison du vocabulaire.Un autre aspect important de l'accès à la justice est celui à un avocat.Des programmes de bénévolat comme Pro Bono aident en ce sens.Comment faire respecter les droits des personnes itinérantes, souvent victimes de profilage social?Le Barreau suit ce dossier depuis des années.Le forum de consultation pour une politique en itinérance qui a eu lieu en juin est fort important.J'espère que les travaux vont mener à l'adoption d'une politique nationale.Il faut qu'on y retrouve des mesures de prévention contre la judiciarisation et des mesures particulières pour les femmes et les autochtones.Les personnes itinérantes sont très vulnérables.Ça prend de l'énergie se tenir debout quand on essaie de survivre! Quel recours existe-t-il pour les personnes vulnérables?La cour municipale de Montréal est exemplaire.Les juges y sont très accueillants.Il y a des cours en santé mentale et des traitements particuliers pour les gens qui ont des problèmes d'alcool.Cette cour a rendu la justice plus compréhensible.Il faut un langage clair; trouver une façon de dire les choses pour qu'el-les soient comprises par tous.À ce sujet, je recommande le site educaloi.qc.ca Quand pauvreté rime avec mortalité Le revenu, facteur incontournable en matière de santé «Les résultats en matière de santé ont tendance à être moins favorables chez les personnes dont le revenu est faible que chez celles dont le revenu est plus élevé», résume une étude récente de Statistique Canada.Le constat est clair, selon les auteurs : les gens issus de catégories socioéconomiques plus élevées présentent un taux de mortalité plus faible que les moins nantis.L\u2019étude confirme que les classes moins aisées ont plus de chance d\u2019avoir des comportements à risque pour la santé (tabac et consommation excessive d\u2019alcool par exemple) que les classes socioéconomiques plus élevées.Les données résultent de l\u2019Étude canadienne de suivi de la mortalité et du cancer d\u2019après le recensement effectué de 1991 à 2006 sur un échantillon de 15 % de la population adulte au pays.(DB) Pourquoi donnez-vous?Donnez-vous à un organisme pour avoir bonne conscience ou par réelle compassion?Voici en ordre croissant les six raisons pour lesquelles les Québécois donnent, selon l\u2019Institut de la statistique du Québec : LES CYCLISTES COURTISÉS PAR LA MAIRIE des pistes considérée MM ITINERAIRE.CA | Ï5 août 2013 .t Pour la première fois dans une campagne électorale au Québec, les cyclistes forment un groupe de pression.Les candidats à la mairie de Montréal courtisent les 900 000 cyclistes urbains, leur promettant notamment plus de et de déneigement en hiver.Montréal est comme la ville la plus Amérique du Nord.(MLR) V,- - .¦ 1.\tCompassion 2.\tCroyance à la cause 3.\tContribution à la société 4.\tTouché par la cause 5.\tObligations religieuses 6.\tCrédits d'impôts (MLR) GODIN DANS LA RUE Trois, 2,1, courez! i3v .¦.Le samedi 17 août, au Parc Maisonneuve, se tiendra la sixième édition de la Course TROIS, 2, 1, GO!, organisée par Le Regroupement pour la Trisomie 21.Guillaume Lemay-Thivierge et Mari loup Wolfe sont de retourcomme porte-parole de cette course, qui vise à amasser des fonds pour l'aide aux familles et aux personnes atteintes de la maladie.(TM) le\tg \u2022T I ¦ ¦ ta.\tm f>OL.ir Iw LU OC 35% C\u2019est le pourcentage d\u2019élèves d\u2019âge scolaire qui commenceront l\u2019année scolaire 2013 sans les fournitures de base au Canada, selon un sondage réalisé auprès d\u2019enseignants et d\u2019éducateurs canadiens mené par Vision Critical pour Staples Canada/Bureau en Gros.Principal facteur à l\u2019origine de cette réalité?Les difficultés financières.(MLR) Pianoter dans la rue PHOTO : ARRONDISSEMENT DU SUD-OUEST D\u2019où viennent ces notes de piano que vous entendez en pleine rue?Des pianos publics de Montréal.Après le Plateau-Mont-Royal, c\u2019est au tour de l\u2019arrondissement Sud-Ouest de donner accès au public à trois pianos de rue.À la fin de l\u2019été, ces instruments seront prêtés à des organismes sans but lucratif.Concept international, l\u2019installation de pianos de rue a été initiée par l\u2019artiste londonien Luke Jerramen2008.(DB) Lorraine Klaasen, Oliver Jones et Huguette Roy, mairesse du Sud-Ouest, lors du lancement des pianos publics au parcSainte-Cunégonde.REDUCTION DES ILOTS DE CHALEUR Un prix européen aux Habitations Jeanne-Mance «Coup de cœur» du jury, voilà la mention qu\u2019a reçue la Corporation d\u2019habitation Jeanne-Mance en collaboration avec l\u2019équipe de l\u2019éco-quartier de Saint-Jacques (2009-2012), pour son projet de stationnement écologique.L\u2019idée, qui a permis le verdissement de cinq stationnements et des bâtiments adjacents en plus de récupérer les eaux de pluie, s\u2019est démarquée parmi 280 projets présentés lors de la huitième édition de la Conférence Internationale Novatech à Lyon, en France.Le stationnement écologique situé rue Sanguinet, au cœur du Quartier latin, a été réalisé entre 2010 et 2012 dans le cadre du programme de réduction des îlots de chaleur au centre-ville.Les Habitations Jeanne-Mance forment le plus grand complexe de logements sociaux au Québec avec 28 bâtiments.(DB) :'-V ¦Vitii- .Appel à la participation citoyenne Depuis le 26juin, la pétition «Le transporter! commun, la solution» invite la population québécoise à encourager le développement et l'utilisation du transport en commun.Celle-ci reprend les mêmes demandes que la Déclaration pour la mobilité durable, déposée le 23 mai dernier par 33 organismes et institutions.Elle demande la majoration de 1 milliard par an, sur 10 ans, des investissements dans les transports en commun collectifs.Le tout dans le but d'améliorer la qualité de vie et d'accroître le développement durable dans nos villes.Vous avez jusqu'au 17 septembre 2013 pour la signer.(TM) www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-4233/index.html 15 août 2013 | ITINERAIRE.CA 9 ROND-POINT INTERNATIONAL PAR GOPESA PAQUETTE i Biélorussie Théâtre d'ombres \\ V Chine Faux progrès?F'HOTO : GRACIEUSETE THEÀTF.'E LIBF.E E'E BIELORUSSIE Dans la dernière dictature soviétique de l\u2019Europe, une troupe de théâtre clandestine entretient la flamme de la contestation.Le Théâtre libre de Biélorussie est mené par des exilés qui organisent les répétitions et les représentations avec les opposants au régime via Internet.Une des organisatrices exilée à Londres affirme : «C'est compliqué et dangereux.Notre existence même est notre plus grande victoire, ça tient plutôt du miracle.» Toutes les performances clandestines de la troupe sont gratuites dans leur pays natal, mais les acteurs et les spectateurs risquent toujours d\u2019en payer le prix.(INSP) La troupe présente Trash Cuisine, une critique de la peine de mort toujours appliquée en Biélorussie, au Fringe Festival d'Édimbourg en août.L\u2019ONU applaudit le progrès de la lutte à la pauvreté extrême en Chine qui est passée de 60% en 1990 à 12% en 2010.Dans son Rapport sur les Objectifs du millénaire pour le développement de 2013, le pays est érigé en exemple à suivre, mais Roberto Bissio de l\u2019ONG Social Watch tempère l\u2019enthousiasme.Ce serait surtout une victoire statistique découlant d\u2019un abaissement des objectifs et le gros des progrès date du boom économique des années 1990 précédant l\u2019adoption des Objectifs du millénaire pour le développement en 2000.Cette baisse affichée de la pauvreté extrême serait le seul progrès dans l\u2019atteinte des objectifs établis par les Nations Unies.(IPS) Selon l'ONU, l'environnement est le grand perdant dans la course aux Objectifs du millénaire pour le développement.F'HOTO : F.'EUTEF.'S/sTF.'IMGEF: Etats-Unis Vétérans relogés Depuis 2008, le programme Opening Doors apporte une aide au logement pour les vétérans itinérants des Etats-Unis.Le programme s\u2019inscrit dans l\u2019approche du « Logement d abord» en concentrant son aide sur l\u2019obtention d\u2019un logement qui sert ensuite de point d\u2019ancrage pour les services dâide aux vétérans.Ils sont présentement plus de 42 000 à bénéficier du programme et une allocation de fonds supplémentaires permettra d\u2019élargir l aide à 9000 vétérans de plus au cours de la prochaine année.Entre 2009 et 2012, Opening Doors aurait contribué à diminuer de 17% le nombre de vétérans vivant dans la rue.(Street Sense) La vétérane Cassandra Lewis a connu l\u2019itinérance à Los Angeles, ville où ily aurait la plus grande concentration de vétérans itinérants au pays.fhoto: Reuters/ LUCY NICHOLSON Afrique du sud À l'école derrière les barreaux A partir de cet été, les prisonniers illettrés d\u2019Afrique du Sud devront suivre un programme d\u2019alphabétisation destiné à leur donner une meilleure chance lorsqu\u2019ils seront libérés.Le ministre des services correctionnels entend ainsi augmenter lâccès à l\u2019éducation des adultes dans les prochaines années.Le porte-parole de Nicro, une ONG travaillant à la réhabilitation des délinquants, espère que l\u2019éducation ne sera pas vue comme la panacée à un problème plus large, mais salue tout de même l\u2019initiative.Il ajoute: «Le stigmate de la prison est déjà un énorme obstacle pour trouver un emploi et l'analphabétisme rend la vie après la prison encore plus difficile.» (The Big Issue South Africa) 10000 volontaires se sont inscrits au nouveau programme d\u2019alphabétisation des services correctionnels d\u2019Afrique du sud.fhoto : reuters/einbarr o\u2019reilly Llltinéraire est membre du International Network of Street Papers (Réseau International des Journaux de Rue - INSP).Le réseau apporte son soutien à plus de 120 journaux de rue dans 40 pays sur six continents.Plus de 200 000 sans-abri ont vu leur vie changer grâce à la vente de journaux de rue.Le contenu de ces pages nous a été relayé par nos collègues à travers le monde.Pour en savoir plus, visitez www.street-papers.org.International Network of Street Papers LOUISE PORTAL Comme un livre ouvert Elle a 63 ans et resplendit comme une gamine.Depuis des débuts canon il y a une quarantaine d'années, alors qu'elle éclot à la télévision dans la comédie La Petite semaine et au cinéma dans Taureau, pas une saison ne s'est écoulée sans qu'elle ne soit présente au petit ou au grand écran.Au début des années 80, une incursion dans le rock lui procure des succès comme Le beau matou, T'es parti, Léo de Milano et Cauchemars.Elle chante encore, avec toute la sérénité qu'apportent les années.Depuis la parution de Jeanne Janvier en 1981, roman qui est en fait le journal de sa vingtaine, la littérature prend de plus en plus de place dans sa vie.Elle vient de publier son quatrième roman : Les sœurs du Cap.À l'occasion d'une rencontre intime, elle s'abandonne sans fard, comme un livre ouvert.TEXTES : SYLVAIN-CLAUDE FILION PHOTOS : MARIO LANGLOIS Wmm Dans la vie, on sait beaucoup de choses au niveau du ressenti et il suffit de s'ouvrir pour que ça monte.Les Sœurs du Cap vient clore une trilogie quia débuté en 2002 avec le roman Cap-au-Renard.Je n'avais pas prévu écrire une suite.C'est un ami, celui qui m'a inspiré le personnage du sculpteur que j'ai nommé Jocelyn comme lui, qui m'y a poussée.Il me disait : «je ne peux pas croire que l'histoire de Murielle est terminée à jamais.Il faut que tu ressuscites ses filles!» Il m'a raconté la légende de l'Anse-Pleureuse, les murmures de la forêt qu'on prenait pour les voix des âmes errantes.Comme cet ami avait un cancer, je me suis dit qu'il m'investissait d'une mission.Ce dernier volet permet au personnage de Murielle de clore sa quête de rédemption, suite à la mort de ses filles jumelles, dont l'une s'est suicidée.Le roman raconte la fugue de deux adolescentes, Marie-Fièvre et Marée-Douce.On y parle d\u2019inceste, d\u2019enfances blessées.Où te documentes-tu?Quand j'écris, je me laisse beaucoup guider par l'instinct.C'est comme lorsque j'incarne un rôle; je ne fais pas de recherche exhaustive sur le personnage, je lis ce qui est là, je le ressens, je pose des questions à mon metteur en scène pour en savoir plus mais je fais beaucoup confiance à l'instinct.Dans la vie, on sait beaucoup de choses au niveau du ressenti et il suffit de s'ouvrir pour que ça monte.L\u2019enfance blessée est un thème que tu abordes depuis longtemps, je pense à la chanson De l'enfance à la violence, qu\u2019on trouve sur un de tes albums du début des années 80.Effectivement, j'aurais pu en prêter les paroles à Marie-Fièvre, qui s'exprime souvent à travers des extraits de chansons à travers le roman.Ce sont tous des textes de chansons que j'ai écrites, même si parfois je ne les ai pas enregistrées.Avoir une sœur jumelle, de vivre ce type de relation, a été très déterminant dans ma vie.TS Marie-Fièvre et Marée-Douce sont des «soeurs d\u2019itinérance».C\u2019est la première fois que tu abordes ce thème?Oui et non, dans le premier tome, je raconte le parcours d'un personnage qui a vécu l'itinérance à Montréal.Quand il revient au Cap, il se retrouve dans une résidence pour personnes âgées, et.c'est Murielle qui va l'accompagner jusque dans sa mort.Ici, l'enregistreuse est mise sur pause.La voix de Louise se brise, des larmes jaillissent de ses yeux.L'évocation de la mort la bouleverse.Nous nous recueillons, un moment, en silence.Tu t\u2019es inspirée de faits qui se sont produits dans ta vie?Non, pas vraiment.Nous, les acteurs, on incarne.Quand j'ai écrit ça, je n'avais pas pour référence la mort de quelqu'un.D'ailleurs mon ami Jocelyn a vaincu son cancer.J'étais simplement habitée par un sentiment de compassion.Les Sœurs du Cap est dédié à ta sœur jumelle, la comédienne Pauline Lapointe, décédée en 2010.Pourquoi?Notre relation a toujours été difficile.Il y a eu des froids, des ruptures et des réconciliations.C'est notre histoire d'amour à nous.Lorsqu'elle a été hospitalisée, quelques jours avant de mourir, on ne s'était pas vues depuis cinq ans.J'avais fait mon deuil d'une réconciliation.Pauline avait fait des choix qu'il fallait que j'accepte.Vous vous êtes revues avant sa mort?Lorsqu'on m'a dit qu'elle était entrée aux soins palliatifs, je me suis rendue à son chevet.Le cancer était très avancé, elle avait des métastases, son cerveau était comme un gruyère.Sa meilleure amie m'a prévenue; la médication la rendait euphorique et elle disait que Jacques [ndlr : son conjoint] et moi on était allés lavoir.Vous avez pu faire la paix avant son départ?Oui.Je me sentais proche d'elle, comme si on ne s'était 12 ITINERAIRE.CA | 15 août 201 3 jamais laissées.Ça s'est terminé en beauté.Je lui ai chanté des chansons, Jacques et moi nous l'avons veillée à l'hôpital.Il y a d'ailleurs un clin d'œil dans Les Sœurs du Cap, où je mentionne qu'un personnage meurt à l'hôpital Notre- Dame.Évidemment, je n'ai plus des rôles de premier plan tout le temps, comme j'ai eu durant la vingtaine, la trentaine et la quarantaine, mais ça fait mon affaire d'avoir un beau rôle périphérique.Ça me donne plus de temps pour moi.Est-ce que la gémellité influence ton rapport avec la création?Ben oui! Dans mes romans, chaque fois qu'apparaît le thème gémellaire, je sais que c'est parce que avoir une sœur jumelle, de vivre ce type de relation, a été très déterminant dans ma vie.Je sais précisément que même si je ne m'en rends pas compte pendant que j'écris, il y a une histoire derrière l'histoire qu'on crée.On s'en rend compte lorsqu'on est écrivain.Parfois, ce sont les gens qui nous lisent qui nous renvoient la vérité.On se rend alors compte qu'on écrit plein de choses inconsciemment.Tu t\u2019intéresses souvent à l\u2019enfance dans tes romans, peut-on faire un lien avec le fait que tu n\u2019as pas eu d\u2019enfants?Ben oui! Moi j'ai fait deux fausses couches et je suis sûre que ça vient de là.J'ai réalisé que j'ai pas des enfants qui vivent, j'ai des enfants qui meurent dans mes livres.C'est un peu ma manière de faire la paix avec cette maternité que je n'ai pas eue.Les comédiens et les comédiennes qui ont joué mes enfants à la télé, ce sont maintenant mes enfants.J'ai un côté «moman» très fort, je suis très affectueuse.Ton personnage, dans Destinées, s\u2019appelle Pauline.Est-ce un hasard?Oui.Et le plus curieux, c'est que Pauline est décédée le soir à 23 h 30 et le lendemain matin, j'avais ma première journée de tournage pour Destinées.Le réalisateur m'a appelée Pauline toute la semaine et c'était bien correct.J'avais l'impression que c'est ma sœur qui me portait.D'ailleurs, depuis son décès, mon travail a repris comme jamais et je suis sûre que Pauline y est pour quelque chose.L\u2019écriture prend de plus en plus de place dans ta vie.Tu donnes d\u2019ailleurs encore des conférences en compagnie de ton amoureux depuis vingt ans, Jacques Hébert, qui a lui aussi publié deux ouvrages.Nous racontons notre complicité dans l'écriture et dans l'amour.Jacques est un homme qui a une expérience de vie extrêmement riche.Il a vécu de terribles épreuves.Notre thème, c'est de redonner, de se tourner vers les autres, parce qu'on est gâté par l'amour.Il y a beaucoup de gens autour de chacun de nous qui ont des besoins, même si ça ne paraît pas toujours.¦ Le moment où je me suis sentie le plus démunie.Il a plusieurs années, j'ai eu un conflit avec tous les membres de ma famille et j'étais seule contre tous.Aujourd'hui je réalise que je prends toute la responsabilité de ça, je crois que j'étais tellement en dépendance affective que je n'avais pas le recul nécessaire pour faire les bons choix.On se sent démunie parce qu'on est coupé de ses racines familiales, de la complicité, de quelque chose d'essentiel, je me suis sentie très, très seule, mais en me responsabilisant au lieu de mettre la faute sur les autres, j'ai beaucoup appris, je pense que de chaque épreuve, on a une leçon à tirer.Depuis, la réconciliation a eu lieu.Depuis son décès, mon travail a repris comme jamais et je suis sûre que Pauline y est pour quelque chose.Tu entretiens des liens en dehors des plateaux de tournage avec ceux qui incarnent tes enfants?La personne avec qui ce lien est le plus fort, c'est Marie-Chantal Perron, qui a joué ma fille dans Le volcan tranquille en 1995, et qui joue maintenant ma belle-fille dans Destinées.Chaque fois qu'on se rencontre, elle m'appelle moman! Dans Tabou, au début des années 2000, je jouais une mère à la recherche de sa fille.La relation avec Catherine Trudeau, qui jouait ce rôle, a aussi été très importante.À la fin du tournage, je lui ai fait cadeau du journal que j'avais tenu durant cette époque.Tu es aussi la mère du comédien Eric Bruneau dans Toute la vérité, et on te voit aussi dans 19-2.C\u2019est peu commun d\u2019avoir une période aussi faste pour un comédienne dans la soixantaine.Nous sommes nombreuses en ce moment, je dirais que ça change.Je me trouve évidemment très gâtée.15 août 2013 I ITINERAIRE.CA 13 DOSSIER Si vous trouvez que le monde évolue vite, très vite, avec les nouvelles technologies, vous serez consterné de découvrir comment la vague cybernétique qui déferle est en train de bouleverser la vie de nos enfants.Après une première vague qui a vu les téléphones intelligents proliférer dans les sacs d'école, créant un premier fossé entre les nantis et les pauvres, voici que la tablette électronique envahit les salles de classe.Quand on sait que les familles à faible revenu ont déjà peine à payer pour la fameuse et onéreuse «liste scolaire», la technologie, dans les salles de classe, risque de creuser un profond abîme social.Allons-nous nous retrouver avec des Profs et des Élèves d'un côté et des classes cyber-analphabètes de l'autre?ITINERAIRE.CA | 15 août 201 3 -VXD III S i Prêts Bienvenue dans l\u2019école du XXIe siècle Depuis un peu plus d\u2019un an, des établissements scolaires du Québec suivent la vague mondiale en tentant l\u2019expérience iPad dans les salles de classe.À quelques jours de la rentrée scolaire, LItinéraire enquête : le iPad aide-t-il réellement à l\u2019enseignement?PAR THOMAS MARTEIL La présence du iPad accélère le fonctionnement général de la classe, le rythme du cours, et même celui des professeurs.~v~ élève du secondaire Observant l\u2019engouement sans précédent pour les tablettes numériques dans beaucoup d\u2019écoles primaires et secondaires du monde, notamment de France et de Belgique, des chercheurs de l\u2019Université de Montréal, de l\u2019UQAM et de l\u2019UQTR ont mis en place l\u2019été dernier un projet de recherche intitulé iPad à l'école: quels usages, quels impacts?Ils ont répertorié toutes les écoles du Québec utilisant la tablette d\u2019Apple.«Nous avons sollicité la participation de toutes les écoles en leur envoyant une série de questions en début et en fin d'année (octobre et mai) adressées tant aux enseignants qu'aux élèves», explique Aurélien Fievez, assistant de recherche à l\u2019Université de Montréal et membre du projet.Le but de cette démarche?Dans un premier de temps, de voir comment les enseignants et les élèves allaient se servir de l\u2019iPad et qu'est-ce que cette utilisation allait apporter à l'enseignement.Plus de pour que de contre «La grande question est de savoir si le iPad a un réel effet sur l'apprentissage.Est-ce que ça apporte quelque chose de plus ou non?C'est difficile à déterminer, explique M.Fievez.Mais ce qui est sûr, c'est que ça facilite certains points tels que : la recherche et l'accès à l'information, la prise de notes, une meilleure organisation du travail, le partage de données entre étudiants et enseignants, etc.» La tablette offre de nombreux avantages.La rapidité avec laquelle on peut rechercher une information, explorer une carte géographique ou encore observer un monument sous tous ses angles est extrêmement intéressante.Le partage de données y est très efficace.Sur l'App Store, on retrouve de nombreuses applications pour l'enseignement et il va y en avoir de plus en plus.Les élèves semblent également être plus impliqués dans le cours.Lors du premier sommet sur l\u2019iPad en éducation, le 1er mai dernier à Montréal, des élèves étaient invités à donner leurs avis.Le site internet infobourg.org était présent et a recueilli leurs propos: «La présence du iPad accélère le fonctionnement général de la classe, le rythme du cours, et même celui des professeurs», souligne l'un d'eux.«Grâce à Internet, on a toute l'information nécessaire au bout des doigts», poursuit un second.«C\u2019est moins lourd que des manuels», conclut un autre.Le président de l'Association québécoises des troubles de l'apprentissage (AQETA), Jean-Louis Tousignant affirme que les enseignants doivent faire évoluer leurs méthodes d\u2019enseignement.«L\u2019AQETA a donné à plusieurs reprises une formation pour l'utilisation del'iPad, pré-cise-t-il.Les diverses applications de la tablette peuvent soutenir l'organisation du travail, faciliter la gestion du temps, parfois exercer l'élève à certaines activités scolaires.» Le rôle de l'enseignant Il ne faut pas penser que l\u2019iPad est parfait pour autant.La distraction des élèves est un des problèmes observés.Ceux-ci sont tentés de jouer, d\u2019aller sur Facebook ou encore de s'envoyer des messages en classe.Aurélien Fievez rapporte qu'«un élève expliquait que, auparavant, pour faire passer un papier à un élève en avant de la classe ça prenait 5 minutes.Maintenant ça prend 0,5 seconde pour l'envoyer à 2 000 camarades.» Mais, selon lui, il n'y a pas de quoi s'alarmer.«La distraction en - 15 août 2013 I ITINERAIRE.CA 15 Leur utilisation permet aux élèves qui ont un trouble d\u2019apprentissage de passer de l\u2019échec à la réussite.Jean-Louis Tousignant, président de l\u2019AQETA classe a toujours existé.Ce n'est pas l'outil qui fait la qualité, c'est l'enseignant lui-même.C'est ce qu'il va faire et proposer pendant le cours qui fait la différence.» Lors de leur étude, les enseignants chercheurs ont déjà constaté une amélioration dans le comportement des élèves face à la tablette.«Au début, ils jouaient assez souvent dessus et en fin d'année, beaucoup moins.Il y a aussi l'âge.En 4e et 5e secondaire, ils sont beaucoup moins intéressés par les jeux, ils trouvent ça lassant.Ço diminue donc avec la maturité», précise Aurélien Fievez.La responsabilisation des élèves est un défi qui revient en grande partie à l'enseignant.M.Fievez nous relate une discussion qu'il a eue avec une enseignante : «Dans son cours, les élèves n'avaient pas le temps d\u2019être distraits, car ils travaillaient avec l'iPad durant tout le cours.» L'iPad pour soigner les troubles d'apprentissage?À ceux qui craignent que ces nouvelles technologies nuisent aux élèves aux prises avec des troubles d\u2019apprentissage, Jean-Louis Tousignant répond : «L\u2019iPad ou les tablettes numériques permettent d'avoir un accès direct à l\u2019apprentissage pour tous, et ce, plus rapidement.» Soucieux de trouver toujours plus de solutions pour remédier aux troubles d\u2019apprentissage, le président de l\u2019AQETA se réjouit de voir des outils technologiques à l\u2019école.«Leur utilisation permet aux élèves qui ont un trouble d\u2019apprentissage de passer de l'échec à la réussite.Les élèves qui ont des capacités, mais des difficultés importantes à lire, écrire ou compter peuvent ainsi aspirer à cette réussite que l\u2019on s'attend d'eux.Cela contribue alors à réduire l'échec scolaire, ce qui a un effet sur le décrochage scolaire également.» Aurélien Fievez se montre plus nuancé : «Le Collège de Montréal a tenté l'expérience de la tablette avec des élèves en difficultés d'apprentissage et les résultats se sont avérés positifs.Cependant, on ne peut déterminer de façon très précisesi c'est seulement dû à l'usage l'iPad.Il est trop tôt pour l\u2019affirmer.» Ce n\u2019est pas l\u2019outil qui fait la qualité, c\u2019est l\u2019enseignant lui-même.1/ Aurélien Fievez, assistant de recherche à l\u2019Université de Montréal et membre du projet iPadà l\u2019école: quels usages, quels impacts?De son côté, le ministère de l\u2019Éducation affirme croire en la modernisation de l\u2019enseignement.«Le ministère de l'Éducation, du Loisir Combien y a-t-il de tablettes dans les écoles?TTrT-rrr Cela peut paraître étonnant : le ministère ne sait pas combien il y a de tablettes dans les écoles du Québec.Aurélien Fievez, assistant de recherche à l\u2019Université de Montréal et membre du projet de recherche iPad d l'école: quels usages, quels impacts?précise : «/Vous ne savons pas non plus précisément combien il y a d\u2019iPad.La raison est simple; l\u2019apparition de la tablette dans nos écoles est trop récente pour collecter ces chiffres.» On estime qu\u2019il y avait 5 000 iPad dans les écoles l\u2019an dernier et qu\u2019il y en aura 15 000 cette rentrée.Il y a deux types d\u2019implantation de la tablette dans les classes : les chariots iPad (qui peuvent en contenir jusqu\u2019à 30) appartenant aux écoles et se baladant de classe en classe, et le iPad personnel, présent sur la liste de fournitures scolaires à acheter par les parents.Dans le cadre d\u2019un projet-pilote, la commission scolaire de Kamouraska-Rivière-du-Loup a choisi d\u2019investir dans des chariots.Elle a acheté 190 iPad pour ses classes de primaire et de secondaire.Celle de Sorel-Tracy a quant à elle décidé de prendre un grand virage technologique : elle a donné des iPad à plus de 2 000 de ses élèves.C\u2019est donc un grand pari sur l\u2019avenir.16 ITINERAIRE.CA | 15 août 201 3 et du Sport croit fermement que les technologies peuvent être une aide précieuse à l'enseignement et favoriser les apprentissages ainsi que le développement des compétences des élèves du Québec», souligne la responsable des relations de presse du ministère, madame Esther Chouinard.Elle poursuit en disant que «chaque année, le ministère attribue aux commissions scolaires des allocations [.] liées aux technologies de l'information qui visent à doter les commissions scolaires des technologies nécessaires pour rendre interactif l\u2019enseignement au primaire et au secondaire.» Selon M.Fievez, après cette première année d'étude, l'expérience iPad à l'école s'est avérée plus positive que négative, bien qu'il y ait certains points à corriger ou à améliorer.«C\u2019est un outil complémentaire qui amène une certaine valeur ajoutée, mais qui ne va pas non plus révolutionner renseignement.» DOSSIER iRENTRÉE LiPad cherche à s'imposer, sans même qu'on l'invite.PAR GENEVIÈVE GAGNÉ Boutique Apple de Montréal L'entrée des tablettes numériques dans les classes suscite d'autres questionnements dont celui du lobbying des grandes multinationales comme Apple, pour ne pas la nommer.En mai dernier, il y a même eu le Sommet sur le iPad en éducation.Non pas le «Sommet des tablettes numériques», mais bien du iPad.Un moyen clair et transparent de faire du marketing?Selon le professeur Thierry Kersanti, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les technologies de l'information et de la communication en éducation et un des organisateurs du sommet, il était impératif de rassembler les enseignants pour leur parler de ce nouvel outil puisque 6 000 tablettes de cette marque se trouvent sur les pupitres des élèves québécois.Un nombre grandement supérieur à toutes les autres marques de tablettes mobiles.Le sommet, selon lui, avait le but d'aider les enseignants à comprendre les avantages et les défis dans l'utilisation de ce nouveau moyen d'apprentissage.Pour sa part, le professeur Marc-André Éthier ne voit pas d'un mauvais œil la possible pression des compagnies de tablettes sur les écoles à des fins lucratives.«Il y a beaucoup d\u2019argent à faire dans ce secteur, ce serait étonnant de ne pas avoir du lobbying de la part des grandes compagnies.» Il croit plutôt que l'outil, quel qu'il soit, amènera des avantages dans les écoles et aidera les élèves en rendant certaines matières plus interactives et intéressantes, réduisant ainsi le haut taux de décrochage.Selon les recherches de Thierry Kersanti, 9 élèves sur 10 au Québec ne termineront pas leur secondaire et l'innovation dans les écoles pourrait aider ces derniers à ne pas décrocher.15 août 2013 I ITINERAIRE.CA 17 DOSSIER iRENTREE m i &/ubjM cuMJm/?Au Royaume-Uni, on enseigne maintenant Word dans les écoles primaires.Le virage technologique dans les écoles primaires et secondaires porte à croire que l'écriture manuscrite est vouée à la disparition.C'est encore plus inquiétant lorsque certains pays comme les Etats-Unis décident de privilégier les tablettes électroniques aux dépens du crayon de plomb.Un changement significatif, surtout lorsque la quasi-totalité des Etats américains (45 sur 50) rendront l'écriture manuscrite optionnelle dans les écoles primaires d'ici 2014.Le professeur et directeur du département didactique de l'Université de Montréal, Marc-André Ethier, ne voit pas de raisons de s'affoler.«Si l'utilisation se fait bien, pourquoi pas?Avant il y avait l'engouement des acétates et des Powerpoint et maintenant c'est la tablette.» Selon lui, les tablettes numériques peuvent permettre de faire des choses intéressantes, mais tout dépendra de l'utilisation qu'en feront les enseignants.«Si l\u2019élève écrit à l\u2019aide d\u2019un stylo électronique sur une tablette, le geste reste le même, c'est seulement le moyen qui change.» D'un autre côté, certains orthopédagogues et psychopédagogues croient que ces nouvelles formes de technologies auraient un impact à long terme sur le développement mental, intellectuel et psychomoteur des enfants.Certains craignent même la difficulté aux enfants de déchiffrer l'écriture manuscrite.Il reste que l'écriture à la main est loin de disparaître.Du moins, pas au Québec puisque la province n'est pas prête à implanter cette technologie à grande échelle.(GG) Les tablettes électroniques pénètrent le milieu scolaire depuis l\u2019an dernier et déjà deux scénarios se dessinent : des écoles privées qui intègrent la tablette graduellement et des écoles publiques issues de quartiers défavorisés pour qui le paysage technologique se fait presque absent.PAR DAVID BIGONNESSE Selon le site iPad à l\u2019école: quels usages, quels impacts?, plus de 15 000 élèves des écoles secondaires et primaires du Québec utiliseront possiblement la tablette électronique d'Apple dès l'an prochain.En ce moment, la majorité des 5000 utilisateurs de l'iPad fréquente l'école privée.Selon André Mondoux, professeur adjoint à l'Ecole des médias de l'UQAM et membre du Groupe de recherche interdisciplinaire sur la communication, l'information et la société (GRICIS), c'est toute la question de l'accessibilité qui est en jeu.«Que tout le monde ait accès aux communications (Internet notamment) a toujours été une politique nationale.Ço a toujours été la philosophie et il faut s'assurer que ça le reste», affirme-t-il.Dans les milieux défavorisés, on ne parle même pas d'accès aux tablettes numériques, mais d'accès tout court aux outils technologiques.Le Dr Gilles Julien, pédiatre social, affirme que selon les spécialistes de C\u2019est ce qui me préoccupe : la fracture numérique ou Digital Divide en anglais, ça crée un fossé \u2014^- André Mondoux, professeur adjoint à l\u2019Écoie des médias de l\u2019UQAM 18 ITINERAIRE.CA | 15 août 201 3 ILLUSTRATION ! CATHERINE JOANNETTE \t sa fondation, l'accessibilité aux ordinateurs portables est plus primordiale, surtout pour les enfants qui ont des difficultés d'apprentissage.«Pour les DGA (difficultés graves d'apprentissage), il manque d'outils.Chaque enfant, pour que ça aille bien, devrait avoir un portable.Présentement, il n'y en a qu\u2019un ou deux par classe», explique-t-il.Même constat à la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ), car le président Gaston Rioux reconnaît que «c\u2019est la clientèle en difficulté qui a besoin de ces outils-là.» Fracture numérique, Fracture sociale D'après M.Mondoux, dont les recherches se concentrent entre autres autour de la technologie et de la société, il ne faut pas oublier la fracture numérique.Cette fracture est en réalité ce qui divise la population entre ceux qui ont accès et ceux qui n'ont pas accès à l'économie, la culture, la politique, etc.à travers les technologies numériques.«C\u2019est ce qui me préoccupe : la fracture numérique ou Digital Divide en anglais, ça crée un fossé.» Comme le relève le professeur de l\u2019UQAM, «avec les idéologies misant sur le retrait de l'État - coupures des programmes «sociaux»- les inégalités vont en s'accentuant.» Le fossé se traduit dans toutes les sphères de la société, dont l'école.«C\u2019est un système à deux vitesses, totalement», affirme le Dr Julien, précisant qu'il n'est pas contre les écoles privées pour autant.Alors que ces dernières ont accès aux outils et au personnel qui les maîtrisent, les écoles publiques de milieux plus pauvres n'ont souvent pas les moyens d'avoir ces technologies.Quant à la FCPQ, son président Gaston Rioux va même jusqu'à affirmer «que même à l'intérieur du système public, il y a deux vitesses : des quartiers mieux nantis qui ont les moyens et d'autres défavorisés qui ont peu de sous.» Des idées pour l'accessibilité Selon le professeur André Mondoux, il y a peut-être un moyen de trouver une formule gagnante.«Il faut assurer une équité pour tout le monde, un peu comme le système de prêts et bourses.Ceux qui ont les moyens payent et on aide ceux qui en ont moins», donne-t-il en exemple.Pour sa part, M.Rioux soutient qu\u2019il revient à l\u2019établissement scolaire et aux parents «de voir s'il y a une manière d'organiser des fonds ou d\u2019avoir une commandite pour les tablettes.» Tout cela dans un contexte où les écoles publiques subissent des compressions budgétaires.Gaston Rioux, président de la fédération des comités de parents du Québec (FCPQ) C\u2019est un système à deux vitesses.D1 Gilles Julien, pédiatre social f Mkïf A A I\tc M 15 août 2013 | ITINERAIRE.CA 19 RETOUR A LA TERRE, PRISE 2 Le bonheur est dans le pré Loin des hippies de la Fin des années 60, ils sont généralement instruits, préfèrent s\u2019installer en campagne, mais ne refusent pas les contacts urbains.De qui parle-t-on?Des néo-ruraux.Ils sont les principaux acteurs du phénomène d'un nouveau retour à la terre, une tendance sociale qui intrigue autant par sa diversité que par ses impacts sur la ruralité québécoise.PAR DAVID BIGONNESSE Pour Joël Nadeau, résident de Saint-Camille dans les Cantons-de-l\u2019Est, la qualité de vie, l\u2019espace, la famille et le travail étaient autant de bonnes raisons pour s'installer dans cette municipalité.«Je ne m'imaginais pas avoir des enfants en ville.C'est un milieu plus sain ici», avoue le papa de deux petites filles.L'homme de 33 ans a pu développer son entreprise Projet oëb qui offre notamment des services Web et multimédia auprès des organismes et des institutions.Les urbains qui décident d'aller vivre à la campagne le font pour plusieurs raisons, stipule Gérald Domon.«Z.e cœur du mouvement est identifié à l'accès aux espaces de liberté.Le paysage y est pour beaucoup, mais c'est aussi l'attrait à un style de vie, à la beauté du lieu, etc.», résume le professeur titulaire à la faculté de l'aménagement de l'Université de Montréal (UdeM) qui a étudié le phénomène.Nicolas Falcimaigne, président de la Coopérative de journalisme indépendant (CJI) et rédacteur en chef du journal Ensemble, évoque sensiblement les mêmes arguments que son confrère néo-rural, «/.a campagne, c'est plus agréable pour vivre, pour élever ma famille.Il n'y a surtout aucun avantage à vivre en ville pour ma part», constate le père de deux garçons qui habite depuis 12 ans en campagne, à un jet de pierre de Trois-Pistoles, dans la municipalité de Notre-Dame-des-Neiges.Les néo-ruraux dans la mire des chercheurs «// n'y a pas de chiffres sur la quantité de néo-ruraux présentement.Il s'agit plutôt d'études de cas», avoue Gérald Domon.Myriam Simard, sociologue et anthropologue, responsable du Groupe de recherche sur la migration ville/campagne et 20 ITINERAIRE.CA | 15 août 201 3 les néo-ruraux, confirme qu'il est difficile d'avoir des statistiques sur leur nombre.«Même pendant mes recherches, je n\u2019ai pas réussi à en obtenir», admet-elle.Difficile d'avoir des statistiques, mais aussi de les définir, «/.a définition de néo-ruraux varie selon les auteurs.Chacun a sa propre définition», explique Myriam Simard de l'Institut national de la recherche scientifique (INRS).Selon le site Web du groupe de recherche de Mme Simard, les néoruraux «sont les individus ayant vécu en milieu urbain et qui ont fait le choix de venir s'établir en permanence en milieu rural.» On parle entre autres de jeunes professionnels, de parents et de retraités.Les deux professeurs insistent sur un fait primordial : il faut éviter les généralisations concernant la néo-ruralité, car plusieurs portraits peuvent être réalisés.Le premier mouvement du retour à la terre Gérald Domon, directeur scientifique associé à la Chaire en paysage et environnement de l'UdeM et de la Chaire UNESCO en paysage et environnement de cette même université explique qu'avec «le premier mouvement du retour à la terre, on ne parlait pas de néo-ruralité».La fin des années 60 ainsi que les années 70 étaient caractérisées notamment par les communes et les hippies.Selon Mme Simard, professeur au Centre Urbanisation Culture Société, ce qui marque une cassure entre le retour à la terre de cette II faut briser le cliché de l'urbain qui retourne à la campagne et se coupe totalement de la ville.On se rend compte qu'on peut être urbain à certaines périodes de la vie et rurales à d'autres - Gérald Domon période du XXe siècle et la néo-ruralité évoquée aujourd'hui, c'est qu'il n'y a «pas de rupture avec la société de consommation, contrairement au phénomène de mai 68».En ce qui concerne la rupture totale avec la ville, «// faut briser le cliché de l\u2019urbain qui retourne à la campagne et se coupe totalement de la ville.On se rend compte qu'on peut être urbain à certaines périodes de la vie et rural à d'autres», détaille M.Domon.Visions rurales et visions néo-rurales Si la qualité de vie en milieu rural est un motif important dans cette tendance migratoire, il reste que certains impacts négatifs existent dans le phénomène de la néo-ruralité.«On est toujours un peu étranger, on a des comportements différents», consent Gérald Domon.Questionné à ce propos, Joël Nadeau admet que certaines visions du développement rural et de l'économie, par exemple, se confrontent entre des manières plus traditionnelles et de nouvelles façons de faire, entre ruraux d'origine et néoruraux.«Mais il faut dire que c'est un fossé qui est présent partout», tient à rappeler le Camillois bien impliqué dans sa communauté.Nicolas Falcimaigne abonde dans le même sens à ce propos.«Les néo-ruraux arrivent avec un bagage différent et les ruraux d\u2019origine ne voient pas de la même manière certaines choses», confirme le Pistolois.La ville n'est pas absente de leurs vies, puisqu'ils y vont pour diverses raisons : le travail, les contacts, les amis, etc.«J\u2019ai le meilleur des deux mondes», assure Nicolas Falcimaigne.¦ La campagne, c'est plus agréable pour vivre, pour élever ma famille.Y'a surtout aucun avantage qu\u2019on y vive [en ville], pour ma part.- Nicolas Falcimaigne y * _- NOUVEAU RÈGLEMENT SUR L'USAGE DE L'EAU $ fV -.I II Montréal Depuis le 20 juin 2013 dans les 19 arrondissements L'arrosage est permis pour les adresses paires aux dates paires et pour les adresses impaires aux dates impaires.S'il ne pleut pas : \u2022\tPar arroseur amovible ou boyau poreux entre 20 h et 23 h, \u2022\tPar système automatique, muni d'une sonde d'humidité, la nuit entre 3 h et 6 h, \u2022\tL'arrosage manuel est permis en tout temps.Pour plus d'information sur tous les aspects de ce règlement, composez le 311, ou consultez ville.montreal.qc.ca/eaudemontreal Les bonnes pratiques deviennent la règle ! AVERTISSEMENT Chers lecteurs, soyez avisés qu\u2019en AUCUN CAS, les camelots sont autorisés à solliciter des fonds au nom de la Fondation du Dr Julien.Il s\u2019agit d\u2019un comportement frauduleux et nous vous invitons à signaler toute intervention de cette nature à Sylvie Gamache 514 597-0238 poste 222, ou à Sylvie.gamache@itineraire.ca Cindy Tremblay, Camelot pour L'Itinéraire, devant la SAQ angle Beaubien/30e Avenue PHOTO! ARIANNE CLÉMENT Le CŒUR de LES MOTS DE CAMELOTS 24 Souvenirs scolaires CHEM N FA SANT Heureuse, enfin! Par Linda Pelletier HORS P STE Pour lamour de la justice Par Anne Levasseur 15 août 2013 | ITINERAIRE.CA 23 Apprendre Dans la vie, l'école ne m'a pas appris ce que je voulais apprendre.Je n'y suis pas allé très longtemps (j'ai eu mon premier emploi en secondaire 3), mais j'aurais préféré apprendre ce qui m'intéressait : la mécanique, l'ébénisterie, la menuiserie.Heureusement, par contre, l'école de nos jours est plus accessible pour les jeunes quelle l'était dans mon temps.Maintenant, ils ont de bons outils : portables, téléphones intelligents, etc.Les appareils sont de plus en plus performants.Toutes les réponses sont à portée de leur main, et ça leur permet d'étudier et d'apprendre plus de choses.Nous, il fallait qu'on trouve tout dans notre tête, c'était plus difficile.Et puis il fallait tout écrire à la main, ce qui prenait beaucoup plus de temps.Si on avait eu tous ces outils dans mon temps, il y aurait moins d'itinérants maintenant : il y aurait plus de génies, de docteurs.C'est encourageant pour l'avenir.Je remercie mes lecteurs et lectrices de m'encourager.Richard T.Camelot, métro Place-des-Arts i.3 - 6 y Décrochage effrayant J'ai été à l'école jusqu'en secondaire 5.J'étudiais l'informatique, la menuiserie et la construction.Je n'avais pas le temps de poursuivre des études, j'étais déjà au travail dans la rénovation de maisons.Moi, je trouve que ce n'est pas assez valorisé, l'éducation.Le taux de décrochage me fait peur.J'en vois des décrocheurs et puis ils sont rendus délinquants, ils vendent de la drogue et toutes sortes d'affaires, c'est ça qui me fait le plus peur.Ce serait bien plus d'éducation dans l'informatique par exemple, pas seulement du français ou des mathématiques.Aussi, je trouve que les jeunes ne sont pas assez encadrés aujourd'hui.C'était très important pour mes parents, l'école, et j'aurais aimé me rendre plus loin.Sylvain Clot Instruction vs Education Avec mes parents de leur vivant, l'instruction n'était pas la vraie valeur principale.Fils d'un ouvrier dans la construction et ancien militaire, ladisplicine était de rigueur, donc on peut dire qu'une valeur primordiale était le travail.Disons que l'école était, sans mauvais jeu de mot, secondaire.Pour finir, le savoir-vivre et la bonne éducation arrivaient au premier rang.Mon père n'a jamais voulu que je devienne menuisier.Il voulait que je devienne électricien, moi qui en avait une peur bleue.Merci, bonne journée! / Benoit Chartier Camelot Metro Radisson et IGA Place Bercy / / 24 ITINERAIRE.CA | 15 août 201 3 X X X / X Memories of School Formation désuète J\u2019ai un an d\u2019école de marine et un cégep technique.Moi, ce que j\u2019ai trouvé déplorable quand je suis arrivé sur le marché du travail, c\u2019est que l'électronique avait déjà presque pris toute la place.Un mécanicien réparait des pièces, mais ça se faisait de moins en moins la réparation.En fait, j\u2019ai persévéré dans mes études parce que je m'intéressais beaucoup à la mécanique.J\u2019aimais ça travailler dans ce domaine-là avec les gens de mon école et on avait toutes sortes de projets en tête.Réal Lambert School is important.We all need education.I finished my grade 9 and some of my grade 10.1 took mechanics, machine shop in high school.And when I was 18 and 19 years old I took a welding fitting course.I had a lot of friends in elementary, we kids had dreams of being very successful in life.Some of us wanted to be doctors or lawyers; some of us wanted to be policemen or firemen.We used to play a lot of outdoor sports.We were very active and energetic.When we were young, we took our studies very seriously.In high school my friends were nice, but many of them were into drugs.Most of them didn't graduate.I only remember one teenager who graduated from Shawbridge High School.I took grade 10 math two times and failed, and grade 10 French.But I passed composition or literature, it was one of the two.In high school, I had low marks because I was taking too many drugs.I had a lot of friends in welding fitting course, one time a guy said \u201clet's smoke some hash,\u201d but luckily the hash was no good.Sometimes on our break we would drink a little beer.The teacher said that even though I didn't pass the CWB, I could still pass the course.At that time they were building a second track in Alberta with the CNR.He told us that underwater welders made $100 an hour, and today that would be $200 an hour.I'm glad I attended school for the time that I did.It gives you motivation and spiritual wellbeing to prepare yourself for the life ahead.Daniel Grady Camelot, angle de la Gauchetière/Mansfield L\u2019accessibilité, un point c\u2019est tout! Moi, j'ai fait un secondaire 5.Le coût des études est bien trop cher.Ce n'est pas accessible du tout.Pour un étudiant ordinaire, un jeune, je trouve ça assez aberrant.Il faudrait donner plus de chance aux jeunes.Il faudrait «slaquer» sur le montant des prêts à rembourser.Mettons, ils avancent 25 000 $, mais au lieu de charger le montant total, tu charges la moitié.C'est sûr que j'aurais aimé aller au cégep et à l'université.En premier, je voulais être chef cuisinier de haute renommée.Rendue à 45 ans, c'est certain que je ne retournerai pas à l'école! C'est une priorité l'éducation, mais pas pour le gouvernement.C'est plus important de construire des condos, des duplex, etc.parce que c'est payant.Josée Milot Retourner dans le système scolaire Je n'aimais pas l'école parce que je n'étais pas studieux.En mathématiques, j'avais de la misère.J'ai une septième année.Étant gay, plus jeune, il y avait le taxage.En réalité, je n'aimais pas l'école au départ.J'y retourne parce que je veux aller chercher mon secondaire 5.C'est certain que j'aurais aimé me rendre plus loin dans mes études.Par contre, je n'ai jamais eu de la misère pour travailler.J'ai toujours eu des jobs.Moi, je trouve que la société en fait beaucoup pour l'éducation.Il y a plus d'avantages aujourd'hui pour retourner faire ton secondaire 5.C'est une question de fierté aussi, au moins avoir un secondaire 5! J\u2019ai la chance de le faire, il n'est jamais trop tard.André Giroux Modifier le programme de l\u2019école J'ai fait mon secondaire 3.L'école, ce n'était pas assez concret, pas assez manuel, trop dans les livres et rien sur le terrain.J ai un secondaire professionnel en menuiserie.Moi, j'arrêterais de mettre des cours d'arts plastiques, de couture, pis je mettrais plus de cours de philosophie de la vie, pour montrer aux jeunes c'est quoi la vie.Moi, ce qui me fait peur, ça concerne l'orientation des jeunes.Ils ne savent plus dans quoi se diriger.À l'université par exemple, ils essaient une branche et au bout d'un an, ils changent de branche.Ils vont passer dix ans à l'université au lieu de trois! Ils sont mal orientés.Ça prendrait des tests plus poussés pour connaître les forces et les faiblesses de la personne ainsi que leurs intérêts.Serge Savard 15 août 2013 | ITINERAIRE.CA 25 MOTS DE CAMELOTS i Les yeux du coeur GENEVIÈVE GRAVEL Camelot, angle Sainte-Catherine/Union Perdre son enfant, c'est difficile.Perdre son enfant alors qu'il est toujours en vie, c'est vraiment tough.J'ai un enfant, un garçon qui va avoir 17 ans le 20 août.Ladernière fois que je l'ai vu, il avait 10 ans et était haut comme trois pommes, tout mignon avec son grand sourire.Depuis, aucun contact : pas de nouvelle par sa grand-mère, pas de nouvelle par sa famille d'accueil (mon frère), pas même une photo, rien.C'est inhumain de se faire repousser comme ça par sa propre famille.Je suis bloquée, je ferais tout pour le voir, mais je n'ai pas la possibilité.Mes démarches ne mènent à rien.J'ai changé.Je suis devenue une autre, j'ai évolué, mais on ne prend pas toujours le temps de voir à quel point j'ai pu changer.Je ne suis plus la balle de ping-pong que j'étais à 20,25 ans, je me suis calmée et j'ai entrepris de nouvelles choses.J'ai arrêté les drogues dures, j'ai tourné la page, j'ai commencé à vendre L'Itinéraire : je me suis refait une vie.Et ce qui me manque, c'est mon fils.Mais je suis optimiste : j'ai confiance de le revoir, d'entrer en contact avec lui.Et je vais continuer à essayer : je n'ai pas l'habitude d'abandonner.J'imagine ce à quoi il doit ressembler, avec ses yeux bleus, ses cheveux blonds et ses 6 pieds 1 pouce (c'est à peu près tout ce que j'ai réussi à savoir de lui ces dernières années).L'année prochaine, il aura 18 ans.Ce sera plus facile pour moi d'entrer en contact avec lui, s'il le veut : plus d'ordre de la Cour, plus de pression de la famille.Ce sera à lui de prendre ses décisions.C'est lui qui va pouvoir m'aider à le revoir.En attendant, j'espère qu'il va bien, qu'il est prudent sur la route, que sa vie n'est pas trop difficile.J'ai encore l'instinct maternel, et je l'aurai toujours, même après tout ce temps.\u2018tite Coquette DENIS TRUDEAU Camelot, angle De Maisonneuve/ Saint-André Bonjour mes amis, j'aimerais aujourd'hui vous parler de Coquette, ma chienne de 6 ans, qui occupe une grande partie de ma vie.Je l'ai eu alors quelle n'avait que quatre mois.Au début, ça m'a coûté assez cher puisque j'allais de façon régulière chez le vétérinaire.Mais rien n'était trop beau pour mon petit bonheur à quatre pattes.J'ai retrouvé Coquette cette année après un an et demi de séparation.Quand elle m'a vu, elle m'a fait une de ces joies, je croyais que son cœur allait arrêter.C'est fou comme ces petites bêtes ont une mémoire incroyable des gens.Cela dit, il y a deux choses que je déplore, hiver comme été, ce sont les gens qui promènent leur chien sans laisse et qui n'ont pas le cœur de ramasser les excréments de leur animal.C'est si facile d'apporter un petit sac avec toi et de respecter l'espace des gens qui t'entourent.Je tiens à vous dire qu'un animal comme le chien, ce n'est pas un jouet ni un bibelot, il faut être présent et attentionné.Alors faites comme moi et prenez soin de votre animal de compagnie ! Il en sera reconnaissant, c'est garanti.Le bout d'une vieille branche ROBERT MÉNARD Camelot, Caisse populaire du Mont-Royal Je débute comme nouveau camelot à L'Itinéraire, et quoi de plus de circonstances que de me présenter et de vous faire part de ce qui m'amène à vous vendre ce journal, qui, j'espère, vous plaît.Tout d'abord, j'ai été élevé par ma mère et un tuteur très sympathique, mais je n'ai jamais rencontré mon père.J'ai connu l'amour avec une amie pendant quatorze ans.J'avais beaucoup d'amis, mais avec l'âge tout ce petit monde a disparu.Je crois que ce phénomène arrive fréquemment avec le vieillissement, à ce que j'ai entendu.Ce qui donne comme résultat que je me sens pas mal étranger sur cette planète, avec l'impression que ma vie est à la frontière des catacombes.Tout cela me cause beaucoup de solitude.Je pourrais la noyer dans la consommation, mais je sais que cette dernière ne respecte jamais ses promesses.Et voilà pourquoi je vais me présenter à mon point de vente, en souhaitant rencontrer des gens que je n'indifférerai pas.À bientôt, j'ai hâte de vous voir! 26 ITINERAIRE.CA | 15 août 201 3 CHEMIN FAISANT Heureuse, enfin! J\u2019ai 58 ans.J\u2019ai pu me dire, pour la première Fois, vers l\u2019âge de 53 ans que je m\u2019aimais et ne pas me sentir ridicule.J\u2019ai su que c\u2019était vrai.Enfin.PAR LINDA PELLETIER | Chroniqueuse de rue Depuis que je suis toute petite, je n'ai pas vécu.J'étais en état de survivance.Survivante de l'inceste, survivante de tous les abus physiques, psychologiques, moraux, verbaux que mon père m'a fait subir, appuyé de la non-assistance de ma mère, jusqu'à ce quelle parte quand j'avais 10 ans, me laissant seule avec un père fou, trois frères plus jeunes et une lettre me disant d'élever mes frères et d'embrasser mon père tous les jours en lui disant je t'aime.Je me suis enfuie à l'âge de 18 ans, alors qu'il était à l'église avec mes frères.Je fis ce que je connaissais le mieux : la destruction.J'étais autodestructive.Je me concoctais de puissants explosifs.Parfois, j'hallucinais tellement que je ne savais plus qui j'étais et c'était mon but : sortir de moi, ne plus me reconnaître pendant un ou deux jours.Avec l'acide, c'est possible.J'ai beaucoup voyagé.C'était une période heureuse dans ma vie.J'étais serveuse, je gagnais bien ma vie.Avec Marielle, ma meilleure et seule amie, nous économisions notre argent durant un an et partions un an dans des pays où la dope ne coûtait pas cher et où le coût de la vie était bas.Nous avons vécu en Afrique du Nord.Par exemple, au Maroc, ça nous coûtait 20 $ chacune par semaine pour vivre! C'était les années 70.En Egypte, j'ai fait ma première psychose.J'ai passé trois jours en prison, parce que j'avais déchiré mon passeport, m'étant déclarée Égyptienne, et cinq jours à l'hôpital psychiatrique pour être finalement rapatriée par le médecin de l'ambassade canadienne.Le tout aux frais de mon père, qui devait payer aussi, bien sûr, le billet de retour du médecin.À ce moment, a commencé ma lamentable dégringolade.Mon psychiatre à Louis-H.me voyait comme une maladie sur deux pattes, me bourrait de médicaments.Je continuais à boire et à me geler autant.Je faisais psychose sur psychose et passais plus de mois à l'hôpital que chez moi dans une année.Puis, je suis devenue suicidaire.Une autre étiquette qu'on a ajoutée à mon pedigree.À l'âge de 34 ans, alors que j'étais en profonde dépression, mon con de psychiatre m'a fortement proposé de rejoindre le lot des assistés sociaux.Ne plus travailler à 34 ans, c'est jeune! Remarquez qu'aujourd'hui, je m'en fous! Quand je vois comment ça se passe sur le marché des travailleurs, les pauvres! Je suis une privilégiée! En plus, je suis étiquetée folle, donc irresponsable, je m'en sers lucidement et allègrement! Ça me fait bien rire moi les contrats! Changer de compagnie, briser des contrats, aller voir un avocat gratuitement qui leur écrit de me foutre la paix! C'est plutôt comique.Je connais ça la vente.J'ai connu le télémarketing, la vente porte-à-porte, alors inutile de vous dire que pour moi, vendre L'Itinéraire c'est plutôt facile.Je suis arrivée à L'Itinéraire vers 2002.Comment?Je n'en ai aucune idée.Je souffre de l'oubli.Un des mécanismes de défense que mon cerveau a mis en place quand j'étais petite afin de survivre.Une des choses que j'ai apprises en quatorze ans de thérapie.Le problème, c'est que je n'ai pas appris à le désamorcer.Ça comporte ses bons côtés : je ne peux pas être rancunière très longtemps! Très timide, j'ai mis beaucoup de temps à me lier avec les gens de L'Itinéraire.J'étais tellement pognée tout en essayant de sauver les apparences.Ma détresse, je la cachais sous un beau sourire, ma pauvreté sous de beaux vêtements.Comme je voulais avoir l'air normale, je me sentais si monstrueuse.Je n'avais plus d'ami.Marielle était loin, je la voyais rarement.Après quelques années, j'ai commencé à être moins timide.Maintenant, je suis comme un poisson dans l'eau à L'Itinéraire! ¦ Parfois, j\u2019hallucinais tellement que je ne savais plus qui j\u2019étais et c\u2019était mon but : sortir de moi, ne plus me reconnaître pendant un ou deux jours.15 août 2013 | ITINERAIRE.CA 27 MOTS DE CAMELOTS i Le chemin de l'école ANNE-MARIE BONIN Camelot, angle Beaubien/Saint-André J'ai presque fini ma thérapie d'un an, suite à mon agression sexuelle.Après neuf ans d'attente, j'ai finalement eu un HLM en octobre 2012, mais j'ai dû me battre tout l'été pour l'avoir.Pourtant, il me semble que j'ai lu dans la charte des droits et libertés de la personne qu'avoir un logement est un droit fondamental.En plus, je me suis battue pour avoir un système d'alarme pour pouvoir me sentir en sécurité chez moi.Oui, j'ai mon appartement depuis octobre, mais malgré tous mes efforts, j'ai de la difficulté à m'acheter le nécessaire.Petit à petit, je réussis à acheter les choses qui me manquent, mais, disons-le, je n'ai même pas les moyens pour m'acheter des lunettes, me faire réparer une dent, me payer des séances d'acupuncture pour mon dos (hernie discale, arthrose, etc.) ou traiter la bosse que j'ai sur la cuisse.Et je ne vous parle même pas de mon habillement! Je suis très déterminée à reprendre ma vie en main en recommençant à m'entraîner et en retournant à l'école.Présentement, je suis en attente pour savoir si Emploi Québec va payer mes cours de technique juridique cette année.J'aurais déjà fini ces cours si j'étais allée à l'école au lieu d'être agressée.Je suis en train d'essayer de monter mon dossier pour l'école, car ça améliorerait mes chances d'être acceptée si j'avais une certaine expérience juridique.Je me demande aussi si c'est possible qu'IVAC (Indemnisation des victimes d'actes criminels) puisse payer cela si Emploi Québec ne le fait pas.Ce n'est pas mon genre de me plaindre, mais là je suis vraiment bloquée.J'aimerais beaucoup trouver un acupuncteur abordable et avoir des réponses à mes questions à propos d'IVAC concernant le paiement de mes études.Merci de m'encourager.La retraite JACQUES ÉLYSÉ Camelot, cabaret Juste pour rire et Le Lion d'Or Pour ceux qui ont quitté leur travail, il y a un changement dans leur vie.Question de s'y adapter, c'est une nouvelle vie qui commence.Comment s'y faire ?Sortez de chez vous, en faisant des promenades sur le mont Royal.La nature, c'est bon pour le moral.Faites de la lecture, et surtout du bénévolat, parce qu'on peut se permettre de rester en contact avec le monde extérieur, d'acquérir de nouvelles relations et de mieux accepter les journées d'automne et d'hiver qui sont parfois sans soleil.Sans oublier de fréquenter les organismes communautaires.Pour ceux qui viennent tout juste de quitter leur emploi, Montréal nous gâte en festivités, ce qui nous donne le choix de commencer la retraite en beauté.Pensée du jour : Dans la vie, c'est pas ce qu'on a, c'est ce qu'on garde.Sur ce, je vous dis à bientôt.Merci encore, fidèles lecteurs.À chaque fois que vous achetez le journal, vous créez de l'emploi et n'oubliez pas que les gens généreux sont des gens heureux.Bonne fin d'été et à bientôt ! En route vers la liberté NANCYBOUCHER Camelot, angle Mont-Royal/Saint-Denis Guérir.Pour certains d'entre nous, ce sera un processus rapide.Pour les plus amochés, ce sera peut-être très long, parfois même le travail d'une vie entière.Cela dépend d'où nous partons et quelle partie de notre personnalité a été touchée.Il y a une différence entre se faire marcher sur un gros orteil et se faire mettre le cœur en pièces.C'est plus facile de se relever quand notre famille et nos amis nous soutiennent à 100 % que si nous sommes livrés à nous-mêmes dès notre jeune âge, que nous grandissons sans amour, sans personne pour nous montrer le chemin qui mène à la vie.Cela fut mon cas.Heureusement, L'Itinéraire m'a démontré un amour inconditionnel qui m'a permis de relever la tête, de savoir que j'étais une femme de grande valeur.Cela m'a permis de retrouver ma dignité en tant que femme et de continuer d'avancer.Cet amour, j'en avais grandement besoin : il m'a donné une force inouïe, la force de me battre parce que j'en vaux la peine et que nous en valons tous la peine.Chaque être humain, petit et grand, est un cadeau à développer et à découvrir.28 ITINERAIRE.CA | 15 août 201 3 la justice LEVASSEUR^ Chroniqueuse de PARANNE Mon but est d'informer sur une persécution qui dure depuis 1999 en Chine et ailleurs dans le monde.Vous avez sûrement entendu parler des prélèvements d'organes sur des prisonniers vivants.Je trouve important de parler pour ceux qui ne peuvent pas.Emprisonnés, souvent recherchés par leur famille, ils demeurent introuvables parce que leurs corps sont souvent brûlés après la boucherie.Imaginez si au Canada, nous faisions une banque d'organes avec nos prisonniers.C'est impensable puisque nos prisonniers ont des droits et même le droit de vote.Nous sommes contre la peine de mort et nous faisons beaucoup pour les réhabiliter.Ce n'est pas le cas en Chine, car les prisonniers sont déclarés ennemis de l'Etat et c'est souvent la peine de mort même s'ils sont innocents.David Kilgour, ancien Secrétaire d'Etat du Canada pour la région Asie-Pacifique, et David Matas, avocat spécialiste des droits internationaux, ont démontré après enquête que plusieurs prisonniers sont morts parce que leurs organes ont été prélevés lorsqu'ils étaient encore vivants et en santé.Vous trouverez sur internet leurs deux rapports : organharvestinvestigation.net.Ils ont publié un livre Prélèvements meurtriers en 2009 et suite à leur travail, ils ont été en nomination pour le prix Nobel de la paix en 2010.Un second livre, Organes de L\u2019État, étoffe leur enquête en 2012.Pour obtenir justice face à l'injustice, il faut informer le plus de monde possible.Dans ce cas-ci, ça prend plus que deux David pour combattre Goliath.Depuis 1999, des gens innocents sont emprisonnés et torturés à mort, laissant des orphelins alors que d'autres se retrouvent dans la rue sans emploi.C'est beaucoup de souffrance.Quand nous combattons une persécution, nous combattons toutes les persécutions, nous combattons pour toutes les injustices.Ne gardez surtout pas le silence comme pour les orphelins de Duplessis.En Chine actuellement les militants en faveur de la démocratie et les avocats défenseurs des droits de l'homme continuent d'être harcelés et emprisonnés.Le jour de Noël 2009, Lu Xiabo fut condamné à 11 ans de prison.Il a reçu le prix Nobel de la paix l'année suivante pour sa lutte de longue durée et sans violence en faveur des droits de l'homme dans son pays.De sa cellule, M.Lu a déclaré: «Ce prix est aussi une récompense pour tous ceux qui ont sacrifié leur vie à la cause de la liberté dans ce pays.Pas seulement en 1989, mais pendant ces 21 dernières années.» Bravo pour le courage du comité Nobel d'avoir nommé un dissident du Parti communiste chinois pour le Prix Nobel.Ce parti qui emprisonne des innocents pour les torturer et vendre leurs organes.C'est illégal, cruel et criminel.Ce n'est surtout pas de la compassion ni de la tolérance.Le peuple chinois a le droit au respect tout comme le peuple tibétain dont les droits sont bafoués depuis 1950.Je termine par les félicitations du Dalai Lama faites à Lu Xiabo : «La récompense du prix de la paix est la reconnaissance de la communauté internationale de voix grandissantes parmi le peuple chinois pour pousser la Chine vers des réformes politiques, juridiques et constitutionnelles.» En attendant ces réformes, ne gardez pas le silence sur les violations des droits de l'homme en Chine et au Tibet.Je vous salue chers lecteurs et chères lectrices.Merci à tous nos lecteurs et lectrices de nous lire et de continuer à nous encourager en achetant le magazine L'Itinéraire.¦ Pour obtenir justice face à l\u2019injustice, il faut informer le plus de monde possible.15 août 2013 | ITINERAIRE.CA 29 S\u2019abonner à L\u2019Itinéraire C\u2019est bien plus qu\u2019acheter un bon magazine : C\u2019est appuyer une cause fondamentale.C\u2019est offrir une alternative à la mendicité en permettant une revalorisation et une expérience d\u2019emploi à des personnes itinérantes désireuses de reprendre leur vie en main.S\u2019abonner à L\u2019Itinéraire, c\u2019est garder un lien constant avec le groupe et encourager nos camelots dans leur détermination.(Tous les exemplaires d\u2019éditions précédentes sont disponibles pour une consultation.Pour commander une ou plusieurs éditions parues, veuillez composer le 514 597-0238, poste 240).Référence d\u2019un camelot En référant un camelot, vous lui permettez de recevoir 24 magazines gratuits pour 1 an d\u2019abonnement, ou 12 magazines gratuits pour 6 mois d\u2019abonnement.vjc CV^MAGEM AIDEZ L\u2019ITINÉRAIRE: DONS ?CARTES-REPAS ?ABONNEMENT DON Je fais un don de: CARTES-REPAS2 J'offre_____cartes-repas à 5 $ chacune = ABONNEMENT AU MAGAZINE Je m'abonne pour une période de: O 12 mois, 24 numéros (124,18 $ avec taxes) O 6 mois, 12 numéros (62,09 $ avec taxes) Nom ou N° de camelot (s'il y a lieu) : IDENTIFICATION OMme OM.S1 Nom:_______________________________ Prénom:_________________________________ Nom de l'entreprise (Don corporatif) :______________________________________ S1 Adresse: _______________________________________________________________________ Ville: _____________________________________________________________________ Province :_________________________ Code postal :_____________ _____________ Ç Téléphone: (__________)_______-_________________________________________________ ^ Courriel : _____________________________________________________________________ MODE DE PAIEMENT O Visa, MasterCard O Chèque au nom du Groupe communautaire L'Itinéraire TOTAL DE MA CONTRIBUTION : Notes 1\tVous recevrez votre reçu d'impôt début janvier suivant votre don.2\tLes cartes sont distribuées par L'Itinéraire, mais si vous voulez les recevoir pour les donner dans la rue, cochez ici et nous vous les enverrons avec le Guide du bénévole.Cochez ici ?N»de la carte : I___I___I___I___I___I___I___I___I___I___I___I___I___I___I___I___I___I Expiration (Mois) (Année) Signature du titulaire de la carte Postez ce formulaire de don et votre chèque au Groupe communautaire L'Itinéraire : 2103, Sainte-Catherine Est, 3e étage, Montréal (Québec) H2K2H9.Pour toutes questions, contactez-nousau 514-597-0238 poste 231.Dons et abonnement disponibles en ligne au www.itineraire.ca Merci M.Cossette pour votre solidarité! PAR YVON MASSICOTTE CamelotsurCôte-des-Neiges entre Jean-Brillant et Queen-Mary Au nom du Groupe L'Itinéraire, je désire remercier M.Regent Cossette gérant de l'épicerie Metro Côte-des-Neiges.Lui et son équipe m'ont permis de réaliser mon projet visant à faire connaître le magazine dans le quartier.Notre équipe de camelots a pu insérer des exemplaires gratuits du magazine dans les sacs d'épicerie des clients, 1 200 copies ont ainsi été distribuées.Nous sommes fiers de vendre un magazine constamment amélioré et qui donne une voix aux sans voix tout en combattant la pauvreté.¦ ; .P i\t1 :\u2022 i Hi r'-\u2018 ûï1' ¦ ¦ ¦Li I j al* Regent Cossette, gérant de l'épicerie Métro Côte-des-Neiges en compagnie du camelot Yvon Massicotte.YJi Les camelots Diane Gariépy, Sadesh Samsoudin, Pierre Saint-Amour et Denis Trudeau ont participé au projet d'Yvon Massicotte visant à faire connaître L'Itinéraire dans le quartier Côte-des-Neiges.VOTRE AVIS NOUS INTÉRESSE Nos articles vous font réagir?Les mots des camelots vous touchent?Vous avez des suggestions ou des commentaires?Écrivez-nous à l\u2019adresse suivante: Groupe L\u2019Itinéraire À l\u2019attention de Marie-Lise Rousseau 2103, Sainte-Catherine Est, 2e étage Montréal (Québec) H2K 2H9 Ou par courriel à: courrier@itineraire.ca Rejoignez-nous sur Facebook, Twitter et notre site Web Suivez en direct nos actualités sur nos réseaux sociaux L'Itinéraire à la 17e conférence annuelle de l'INSP PAR SHAWN BOURDAGES Deux délégués de L\u2019Itinéraire, Serge Lareault et Shawn Bourdages, représentent le magazine à la conférence annuelle du Réseau international des journaux de rue (International Network of Street Papers - INSP), organisée par le journal de rue B/SS Magazin à Munich en Allemagne.Cette conférence est une occasion privilégiée pour 98 délégués de 57 journaux de rue de se rencontrer et de discuter des défis communs à relever ainsi que des meilleures pratiques de fonctionnement pour ce modèle d\u2019économie sociale qui a maintenant 25 ans.À l\u2019agenda cette année, on retrouve notamment la question du rôle des journaux de rues au XXIe siècle et de leur adaptation à l\u2019ère numérique.En effet, dans un contexte ou l\u2019information est de plus en plus accessible Tourde l\u2019Hôtel de ville de Munich, où le Maire-adjoint Hep Monatzeder a reçu les délégués de l'INSP pour la réception d'ouverture.sur le web, l'avenir d'un média écrit à vocation sociale peut sembler tumultueux.C'est pourquoi les journaux de rue doivent trouver un créneau unique sur le marché, tout en maintenant leur mode de distribution novateur.D'ailleurs, les délais d'impression m'obligeant à écrire cet article alors que la conférence n'est qu'à ses débuts, je vous invite, chers lecteurs, à lire la suite de cet important rendez-vous dans notre prochaine édition.L'INSP regroupe 122 journaux dans 40 pays, ses journaux offrent une information alternative à plus de 6 millions de lecteurs.\u2022 _ _ I International INSIS Network of ¦¦\tStreet Papers Shawn Bourdages, adjoint aux communications et financement, et Serge Lareault, directeur général et éditeur de L\u2019Itinéraire à Munich.V* lVi CARTES REPAS Faites un don autrement.Le groupe L'Itinéraire, par le biais du Café L'itinéraire, offre la possibilité à des personnes à revenus modestes de se nourrir avec dignité.Pour les modalités, consultez notre formulaire dans le magazine ou sur notre site web www.itineraire.ca PROGRAMME ACTION Action est un programme de pré-employabilité dont l'objectif est de permettre aux personnes éloignées du marché du travail de cheminer personnellement et professionnellement.Cette expérience se vit dans un cadre préparatoire à un retour sur le marché du travail.Pour participer au PROGRAMME ACTION La personne doit être prestataire du Programme d'aide sociale ou du Programme de solidarité sociale et présenter des caractéristiques associées aux personnes éloignées du marché du travail.Si vous désirez participer au PROGRAMME ACTION, veuillez communiquer avec Sylvie Gamache par courriel à sylvie.gamache@itineraire.ca ou par téléphone au 514 597-0238 poste 222. INFO RAPSIM MAISONS DE CHAMBRES Des habitations à préserver en bon état! Depuis plusieurs années, le RAPSIM s'intéresse à la question de la salubrité des logements, particulièrement dans le cas des maisons de chambres.La Ville de Montréal a récemment présenté le bilan de son action pour la salubrité des logements, qui comportait notamment un volet pour présenter les conclusions d\u2019un projet pilote sur la salubrité des maisons de chambres.Le 26 juin dernier, une Commission présentait ses recommandations.PAR MARJOLAINE TAPIN | Organisatrice communautaire, RAPSIM Un plan d'action multi-facettes Pour le RAPSIM, il est essentiel de poursuivre le travail d\u2019identification des maisons de chambres à Montréal.Nous nous sommes donc réjouis de lire dans les recommandations de la Commission que «les objectifs de veille et de recension des maisons de chambres (.) soient poursuivis en élargissant cette recension aux arrondissements pertinents Le recensement, qui a été réalisé en 2012 dans trois arrondissements (Ville-Marie, Mercier-Hochelaga-Maisonneuve et Plateau Mont- Royal) devrait être complété cet été.Il permettra à la Ville d\u2019établir ou de revoir les stratégies de conservation des maisons de chambres.A ce niveau, nous attendons avec impatience les suites de la recommandation pour mettre en œuvre «un plan d'action qui tienne compte de toutes les facettes de la problématique des maisons de chambres et des personnes qui les habitent et que ce plan inclut un échéancier de travail»?Dernier rempart avant la rue Le lien est étroit entre les maisons de chambres et les personnes à risque d\u2019itinérance.Comme ce type d\u2019habitation est généralement moins cher et plus accessible aux personnes vulnérables, il demeure le dernier rempart avant la rue, ou à l\u2019inverse, un levier vers la réinsertion en logement.Mais les maisons de chambres sont fragiles, le parc est vieillissant et tend à diminuer.Si le levier vers la réinsertion en logement se trouve à être une chambre en mauvais état, qui nuit à la santé ou la sécurité du locataire, on part sur de mauvaises bases.C\u2019est la raison pour laquelle le RAPSIM réclame depuis plusieurs années une intervention accrue de la Ville de Montréal pour améliorer les conditions de salubrité des chambres.Cela passe entre autres par : \u2022\tl\u2019application rigoureuse du règlement sur la salubrité des logements; \u2022\tune procédure de relogement en cas d\u2019éviction pour insalubrité; \u2022\tla création d\u2019une catégorie «maisons de chambres» qui empêche la conversion; \u2022\tle soutien de la Ville dans la transformation de maisons de chambres privées en projet de logements sociaux.L'insalubrité : une barrière aux projets Même avec la volonté de sauvegarder les maisons de chambres en les transformant en logement sociaux, il arrive que la réalisation de ces projets soit tout simplement impossible à cause du trop grand volume de travaux à réaliser pour remettre la bâtisse en bon état.Les budgets d\u2019acquisition ne permettant pas toujours l\u2019achat des bâtisses, celles-ci tombent alors dans les mains de propriétaires privés qui pourront les convertir en gîtes, hôtels, condos ou logements locatifs.À titre d\u2019exemple, nous avons vu cette année une bâtisse de 12 chambres se faire convertir en trois grands logements.Les grands logements n\u2019étant pas accessibles financièrement pour les locataires, cela a eu comme conséquence de devoir reloger 12 personnes.Les 19 recommandations de la Commission sont disponibles sur le site internet de la Ville de Montréal : ville, montreal.qc.ca/pls/portal/docs/PAGE/COMMISSIONS_PERM_V2_ FR/MEDIA/DOCUMENTS/RECOMM_20130626.PDF 1)\tRecommandations sur le Bilan de l'action municipale pour l'amélioration delà salubrité des logements 2008-2012.Commission permanente sur le développement économique et urbain et l\u2019habitation.26 juin 2013, p.4 2)\tIdem POUR UNE POLITIQUE EN ITÎNÉRANCE U A nÇ II IlJ| Le réseau d'aide au* personne* seules ei itinérantes de Montréal l\\/An J 11*1 WWw.rapsim.org | Tel.514 879-1949 15 août 2013 | ITINERAIRE.CA 33 professionnelle * Cocktails \u2022 Événements corporatifs ou privés \u2022 Repas pour écoles et CPE \u2022 Service de comptoir alimentaire \u2022 Pâtisseries pour cafés, restaurants, cafétérias ou pour vos occasions personnelles \u2022 Service aux tables \u2022 Location de salle.Bis est une entreprke d'insertion sociale et d but non lucratif Jbédalisée dans la Problèmes avec le jeu?JEU : AIDE ET REFERENCE 514 527-0140 1 800 461-0140 1 866 SOS-JEUX www.jeu-aidereference.qc.ca L\u2019achat et la vente d\u2019une propriété, c\u2019est une affaire de coeur et de savoir-faire! IMK Via Capitale du Mont-Royal AGENCE IMMOBILIÈRE Plateau 1152, avenue du Mont-Royal Est 514.597.2121 Rosemont 2339,rue Beaubien Est 514.721.2121 capitaleMtRoyal | J Via Capitale MontRoyal www.viacapitaledumontroyal.coTn tt ÔURRlEZ-VOQ s VOUS EN O SI VOUS ACCEPTEZ DE LE FAIRE, VOUS DEVREZ DONC L\u2019HÉBERGER POUR LA NUIT, LE NOURRIR TROIS FOIS PAR JOUR ET LUI SERVIR UNE COLLATION, LUI FOURNIR DES VÊTEMENTS PROPRES ET, SURTOUT, L\u2019ENCADRER POUR LUI PERMETTRE DE SE RÉINSÉRER SOCIALEMENT.MAIS SI VOTRE HORAIRE NE VOUS PERMET PAS DE VOUS EN OCCUPER.ALORS, AIDEZ-NOUS À LE FAIRE.514 845-0168 poste 314 MAISONDUPERE.ORG la Mai^n du Père POUR QUE LA RUE AIT UNE ISSUE. photo: olivier lauzon Sur les pas du Une rentrée qui sent le moisi Liste de Fournitures scolaires longue et dispendieuse, nouveaux vêtements à acheter, intimidation dans la cour d\u2019école.La rentrée scolaire est synonyme de grand stress.Particulièrement pour les Familles d\u2019Hochelaga-Maisonneuve, où trois écoles primaires sont Fermées pour cause de moisissures.PAR MARIE-LISE ROUSSEAU C'est comme les routes et les ponts, tant que ça ne tombe pas, personne ne bouge.\u2014 Baril, Hochelaga et Saint-Nom-de-Jésus sont des établissements scolaires devenus tristement célèbres.Tour à tour, les trois écoles primaires du quartier Hochelaga-Maisonneuve ont dû fermer en raison des moisissures néfastes pour la santé dans les bâtiments.Pour les élèves venant déjà de milieux fragiles et vulnérables, la transition vers de nouvelles écoles se vit mal.«C'était déjà des classes difficiles; là c'est encore plus déstabilisant pour eux et pour leurs enseignants», affirme le Dr Julien rencontré au centre Assistance d'enfants en difficulté (AED) dans Hochelaga-Maisonneuve.A l'heure actuelle, les élèves des trois écoles fermées ont été relocalisés dans deux écoles secondaires à l'extérieur du quartier.Qui dit école secondaire, dit présence de drogues et autres stresseurs.«Les enfants sont forcément plus exposés à la consommation entre autres», s'inquiète le pédiatre social.Autre conséquence : déracinés de leur milieu de vie, les jeunes doivent se rendre à l'école en autobus scolaire.«Tout ce qui compte pour qu\u2019un enfant se développe bien n'est plus là : stabilité, repères.Et là ils perdent leur sentiment d\u2019appartenance et leur motivation.» r I De mal en pis L'équipe de travail du pédiatre social, dont les bureaux sont situés tout près des trois écoles fermées, a perdu la proximité qu'elle entretenait avec les élèves, leurs parents et le personnel enseignant des écoles.«Il y a plein d'information que je n\u2019ai plus», se désole Gilles Julien.Par exemple, son équipe était auparavant en mesure d'intervenir rapidement si un enfant était en crise, ou encore, elle pouvait savoir si un jeune avait bien mangé sur l'heure du midi.Maintenant, plus rien.«Ce n'est pas ça, l'approche de pédiatrie sociale en communauté!» Le pédiatre social se sent autant découragé et démuni que les parents des enfants qu'il accompagne.«Rien ne marche.Ça devait être temporaire, ils devaient détruire les écoles et les reconstruire, lance-t-il.C'est comme les routes et les ponts, tant que ça ne tombe pas, personne ne bouge.» Gilles Julien est carrément outré par la mauvaise gestion du gouvernement dans ce dossier.«Ça taponne.La reconstruction de l'école Baril a été annoncée, mais il n'y a ni argent, ni échéancier pour concrétiser le projet.On fait quoi alors?», lance-t-il, visiblement découragé.Pendant ce temps, ce sont des familles déjà écorchées par la vie qui écopent.«Ces enfants risquent de ne pas réussir ou même passer au secondaire, ça va entraîner plein de décrochage scolaire, déjà que nos taux ne sont pas reluisants, poursuit-il.Cette cohorte d\u2019enfants est perdue pour moi.» Trop alarmant, le Dr Julien?Selon lui, la population ne réalise pas la gravité de la situation.«Lesgens se disent : c'est des quartiers pauvres, c'est Hochelaga.Mais des droits d'enfants sont présentement bafoués.» D'ici à ce qu'un gouvernement prenne la situation en main - ce que Gilles Julien n'ose plus espérer -, le pédiatre social et son équipe redoublent d'efforts pour donner le meilleur suivi médical et psychosocial possible aux familles qui en ont bien besoin.Fondation du DrJulen 1601, rue Aylwin, Montréal, Québec H1W 3B9 Téléphone: 514 527-3777 Fondation@pediatriesociale.org 15 août 2013 I ITINERAIRE.CA 35 Le Jarry-Deuxième, un café-bistro à saveur sociale Intégrer des personnes présentant une déficience intellectuelle dans le monde du travail, tel est le projet du Jarry-Deuxième, un bistro ouvert depuis avril dernier dans le quartier Saint-Michel.PAR LUDIVINE MAGGI Nous misons sur l'humain, pas dans l'argent De prime abord, rien ne différencie Le Jarry-Deuxième d'un autre café ou restaurant, presque rien, si ce n'est que tous les employés, des cuisines à la plonge en passant par le service, vivent avec une déficience intellectuelle (DI) légère ou moyenne.Porté par l'organisme communautaire Le Parrainage Civique Les Marronniers (PCM), le bistro est né de l'idée de ses membres d'avoir un lieu où se retrouver.«Le bistro est un lieu de passage où la différence peut être vécue comme une normalité», sou- Éliza beth Doiron-Gascon, directrice générale du Parrainage Civique Les Marronniers tient la directrice générale, Elizabeth Doiron-Gascon.Le premier café a ouvert il y a une dizaine d'années dans le quartier Rosemont.Victime de son succès, il a fermé en 2009 en raison de sa faible capacité d'accueil.Quatre ans après, Le Jarry-Deuxième voit le jour agrémenté Sur la photo, de gauche à droite : Olivier Therriault (parti cipant), Jean-Sébastien Ruel-Biron (chef formateur), Sylvain Blanchette (cuisi-nier-Bénévole) d'un espace de restauration.«Ce n\u2019est pas seulement un café-bistro qui vient d'ouvrir, c'est un lieu où les personnes avec une déficience intellectuelle sont connues et reconnues», explique la directrice générale.À ce jour, il accueille une vingtaine de stagiaires présentant une DI.«Pour une fois, ils sont dans leur élément, ils ne vont pas être rejetés», précise Mme Doiron-Gascon.Le café s'est donné pour mission de «favoriser leur employabilité en leur offrant une formation novatrice et spécialisée dans le domaine de la restauration et du service à la clientèle».Pour ce faire, l'équipe en cuisine est encadrée par deux professionnels de la restauration, dont un chef-cuisinier, qui forment les stagiaires.Imagination et motivation L'introduction de la restauration dans le projet a impliqué de nouveaux défis.Il a donc fallu faire preuve d'une grande organisation et d'une adaptation aux employés comme le précise la directrice générale.Tous les dessus de table sont différents et ont été photographiés, puis reproduits sur des badges où la facture y est accrochée.Ainsi, les stagiaires peuvent identifier rapidement les consommations commandées par chacune des tables.Bien que les jeunes générations soient plus éduquées et plus instruites, il n'en est pas de même pour les plus anciennes, qui ne savent parfois ni lire ni écrire.Même si le café-bistro s'adapte aux stagiaires, Elizabeth Doiron-Gascon souligne que les exigences n'en sont pas diminuées.Les employés doivent être à la hauteur des responsabilités qui leur sont confiées et manifester un grand professionnalisme.«Nous misons dans l\u2019humain, pas dans l'argent», précise la directrice générale.Monique, analphabète, n'était plus motivée, mais son stage au Jarry-Deuxième lui a redonné de l'espoir.Depuis l'ouverture, elle fait la vaisselle quatre jours par semaine.«Ça change les idées, je vois du monde, et puis, ça me BLOC-NOTES Pour une rentrée sans souci Distribution de fournitures scolaires La Mission Bon Accueil distribuera 2600 sacs à dos remplis de fournitures scolaires lors de leur événement annuel Rentrée la Tête Haute.Quand : 21 et 22 août, entre 9h et 16h.Où : Centre Multiservices de la Mission Bon Accueil, 4755 D, rue Acorn (Saintt-Henri) 514 523-5288 Le regroupement des Magasins-Partage permettra aux enfants de choisir gratuitement des fournitures scolaires dans 18 de ses succursales.Quand : 20 au 23 août Où : 18 Magasins-Partage répartis sur l\u2019île de Montréal 514 842-6822 magasinpartage.org \t donne un cadre de vie», assure-t-elle.Même si elle ramasse toujours les bouteilles dans la rue, le stage lui offre une véritable structure.Certains trouveront même un emploi après leur stage.Depuis son ouverture, Le Jarry-Deuxième participe à démystifier la déficience intellectuelle auprès de la population montréalaise.À présent, Mme Doiron-Gascon reconnaît que le défi est de faire vivre le bistro.Elle aspire àfaire du lieu un espace occupé par des organismes communautaires.Le Jarry-Deuxième café-bistro 2590, rue Jarry Est, (438) 764-8826 36 ITINERAIRE.CA | 15 août 201 3 Donnez une seconde vie à votre cellulaire Au lieu de reléguer votre ancien téléphone au fond d'un tiroir, voici quatre façons intelligentes de vous en débarrasser.protégez-ous par maxime Johnson Le vendre Avant d\u2019offrir votre appareil sur un site de ventes aux enchères comme eBay ou de petites annonces comme LesPAC.com, faites une recherche sur ces sites pour estimer la valeur de votre téléphone.Vous apprendrez par exemple que le prix d\u2019un iPhone 3GS de 8 Go en bon état varie de 100 à 150 $.Une fois que vous aurez trouvé preneur, il vaut mieux facturer les frais d\u2019envoi à l\u2019acheteur pour éviter les mauvaises surprises.Dans le cas des petites annonces, privilégiez les transactions en personne pour éviter la fraude.L'échanger Plusieurs opérateurs, par exemple Bell et Telus, vous permettent d'échanger votre vieux téléphone en boutique contre un rabais pour un appareil neuf, qu'il ait été acheté chez eux ou non.Valeur d'un iPhone 3GS de 8 Go en bon état: environ 30 $.Le donner S'il fonctionne toujours, il est bien sûr possible de donner votre téléphone à un ami ou à un membre de votre famille.Plusieurs organismes de charité, comme l'Armée du Salut, acceptent aussi les vieux appareils électroniques.Le recycler La valeur des appareils diminue rapidement et l'effort nécessaire pour revendre un vieux cellulaire ne vaut pas toujours la peine.L'Association canadienne des télécommunications sans fil permet le recyclage de vieux appareils gratuitement par le biais de son programme Recycle mon cell.Les points de collecte et les étiquettes affranchies à imprimer sont disponibles au Recyclemoncell.ca.Vous trouverez aussi un répertoire de points de collecte sur le site du programme AppelàRecycler, géré par l'industrie des piles rechargeables et des produits électroniques.Quelques précautions Les téléphones contiennent beaucoup de données personnelles.Il est important de les effacer avant de vous débarrasser de votre vieil appareil.Avant de vous défaire de votre téléphone, il faut aussi enlever la carte SIM et la carte mémoire microSD lorsqu'il y en a une.Pour vous départir d'un appareil pour lequel une entente est toujours en vigueur, deux options sont possibles: transférer votre contrat au nouveau propriétaire ou annuler l'entente.Dans ce dernier cas, il faut rembourser au fournisseur une partie du rabais obtenu à l'achat de l'appareil.Par exemple, si vous avez reçu gratuitement un téléphone d'une valeur de 450 $ avec une entente de trois ans, il vous faudra rembourser 300 $ si vous annulez l'entente après un an et 150 $ après deux ans.¦ Que font les opérateurs avec les vieux téléphones?En 2012, Telus a repris 545 872 téléphones usagés grâce à son programme d'échange.De ce nombre: 251728 ont été revendus à des compagnies tierces pour être remis à neuf: 132314 ont été recyclés: 89213 ont été remis à neuf et revendus à des compagnies tierces (pour la revente à l'étranger, par exemple) : 72617 ont été remis à neuf et revendus aux clients de Telus.protëgezvous www.protegez-vous.ca 4 TESTS \u2022 ENQUÊTES \u2022 GUIDES D\u2019ACHAT \u2022 ÉVALUATIONS POUR CEUX QUI VEULENT MIEUX CONSOMMER 15 août 2013 | ITINERAIRE.CA 37 VITRINE COM ASSOIFFES D\u2019ART ET DE CULTURE?La Vitrine vous offre toutes les activités du grand Montréal au cœur du 2-22, le nouveau phare culturel du Quartier des spectacles! INFORMATION CULTURELLE BILLETS AU TARIF RÉGULIER ET DE DERNIÈRE MINUTE Découvrez toutes les activités culturelles en un tour de main! 2, RUE SAINTE-CATHERINE EST ©Saint-Laurent I 514 285.4545 Q vitrineculturelle Q la_vitrine \t\tm \t¦\tJ Québec SS Montréal® IBÏÏSSfal 1*1 «HT S \u2022«- ïï* r\t*bl PAR SYLVAIN-CLAUDE FILION PANORAMA FESTIVAL DE THEATRE DE RUE DE LACHINE Elle est pas belle, la vie ?T f La troupe La Salamandre présente un événement de feu à grand déploiement.(photo : ANTHONY SACCO) met le public dans C\u2019est le thème de la 8e édition de ce festival, qui est tout sauf conventionnel et qui réunit 135 artistes/créateurs provenant de France, de l\u2019Ontario et du Québec dans une vingtaine de lieux bordant le canal Lachine et le lac Saint-Louis.Performances interactives, spectacles, événements et happenings démontent les classiques et flirtent avec le dadaïsme.Au programme: un gala de lutte dans lequel s\u2019affrontent des objets de la vie courante, une partie de cache-cache avec des Blanche-Neige déprogrammées, une boîte à cris pour aller se défouler, des cavernes lumineuses i et bien d\u2019autres attractions insolites.Pour ajouter àf* l\u2019ambiance de fête foraine, le Speakeasy Electro Swing!® marie mélodies des années 20 et électropop, et on se .sustente avec la cuisine sans compromis de la roulotte f mobile Pas d'cochon dans mon salon.\t'\t^ Du 15 au 17 août renseignements : www.theatrederue.com PROJET BOCAL D'abord, c'est quoi l\u2019amour ?À leur sortie du Conservatoire d\u2019art dramatique de Montréal, Raphaëlle Lalande, Sonia Cordeau et Simon Lacroix n\u2019attendent pas que les agences de casting les appellent.Ils créent à l\u2019automne 2011 le Projet Bocal, un spectacle constitué d\u2019un chapelet de courtes scènes où l\u2019on pose des questions existentielles, mais sans nécessairement y répondre! Dans cette frénésie de saynètes jouées ou chantées, l\u2019amour, l\u2019espérance et le temps qui file sont explorés sur un mode inattendu, qui a séduit lors de passages pas assez remarqués à La Licorne et au volet Zoofest.Six représentations seulement, au petit Outremont, les vendredis et samedis dès le 29 août.Renseignements : www.theatreoutremont.ca Aller au marché en 1750 Evénement annuel fort couru, le Marché public du XVII Ie siècle, présenté par le Musée Pointe-à-Callière, fait revivre l\u2019atmosphère des premiers marchés publics de Ville-Marie le temps d\u2019un week-end.Animé par ses conteurs, musiciens et artisans, le Marché propose aussi de savourer les spécialités culinaires du temps.Un vrai bain de culture avec les nombreux tableaux vivants qui font que le temps suspend son vol! Les 24 et 25 août.Renseignements : pac.musee.qc.ca Le quatrième pouvoir Ce thriller allemand, bien reçu en France, n\u2019est pas sorti en salles au Québec.Disponible en DVD depuis peu, voici l\u2019occasion de l\u2019apprécier.\\ Voulant changer d\u2019air parce que sa vie est en pleine déconfiture, un journaliste berlinois s\u2019exile à Moscou pour travailler dans un tabloid.Alors qu\u2019il s\u2019étourdit dans le tourbillon du jet-set, il rencontre une jeune femme qui le sensibilise aux grands enjeux sociaux.Mais les tables tournent subitement lorsqu\u2019il est accusé d\u2019avoir participé à un attentat terroriste.Le film met notamment en vedette Moritz Bleibtreu, que les cinéphiles québécois ont pu voir dans Cours, Lola cours et Munich de Steven Spielberg.LE QUATRIEME POUVOIR 15 août 2013 | ITINERAIRE.CA 39 fondsftq.com de solidarité FTQ DES CHOIX QUI ONT DE L\u2019AVENIR De par son origine, ses valeurs et ses pratiques, le Fonds a adopté une stratégie liée aux objectifs de développement durable, tant d\u2019ordre économique, social et environnemental, contribuant ainsi à FAIRE TOURNER L'ÉCONOMIE D'ICI.! SEULEMENT ¦\t¦\tm Au lieu d\u2019accumuler des points pour un malaxeur, vous pourriez assurer la sécurité d\u2019un défenseur des droits humains.La seule carte qui sert de vrais intérêts.La carte VISA Desjardins Amnistie internationale Demandez cette carte via amnistie.ca/visa AMNISTIE INTERNATIONALE PAR DENYSE MONTÉ VIVRE i Du sexe pour avoir l'air jeune Comment paraître de 7 à 12 ans plus jeune?Trois rapports sexuels par semaine! C\u2019est la recette que l\u2019on peut tirer des résultats d\u2019une longue enquête menée pendant 10 ans sur 3 500 hommes et femmes vivant en Amérique et en Europe, dont la plupart étaient dans la cinquantaine.Pour le chercheur David Weeks, qui a dirigé l\u2019étude, «une attitude plus positive à l\u2019égard de la sexualité des personnes âgées doit être vigoureusement promue».Ajoutons à cela l\u2019exercice physique et des activités sociales avec des gens de sa génération.Les résultats de l\u2019étude ont été présentés, début juillet, à la British Psychological Society.Mouvement = vivre plus longtemps Sachant que 15 minutes d\u2019activité physique par jour peuvent prolonger la vie de trois ans, qui peut refuser de vouloir allonger ses jours ?Voici quelques suggestions : danser dans votre salon au rythme d\u2019une musique qui vous stimule, faire une randonnée pédestre, jogger à rythme lent, pédaler, parcourir un 18 trous au mini-golf, jouer au ballon, au badminton, au frisbee.Passer l\u2019aspirateur, laver le plancher, les fenêtres, l\u2019auto, monter des escaliers et boxer dans le vide sont d\u2019autres façons de se bouger le popotin au quotidien.Toute activité physique qui vous fait transpirer et vous essouffle un peu vous sera bénéfique.Banqu sperme de È)QDÈ0ÜD®QDS® La disparition des abeilles est alarmante.Notre alimentation dépend en grande partie de la pollinisation des plantes à fleurs (30% de ce que nous mangeons).Le syndrome d'effondrement des colonies est à tel point catastrophique que des chercheurs de l\u2019université de Washington sont en train de créer une banque de sperme dans l\u2019espoir de hausser leur population déclinante.Du sperme d\u2019abeilles italiennes, reconnues pour se reproduire rapidement, mêlé à celui d\u2019abeilles américaines est ensuite injecté à une reine.Reste à espérer que cette fécondation in vitro portera fruit.et abeilles! Le pouvoir de la canneberge La résistance accrue aux antibiotiques oblige la médecine à trouver d\u2019autres moyens de lutter contre ces maladies.Des chercheurs de l\u2019Université McGill ont récemment fait la lumière sur les mécanismes biologiques à l\u2019origine du rôle protecteur de la canneberge contre divers types d\u2019infections, dont les infections urinaires.Ils ont aussi découvert que des dérivés de la canneberge pourraient aussi prévenir la colonisation bactérienne de dispositifs médicaux, tels les cathéters.Les résultats obtenus, publiés en juin dernier dans la Revue canadienne de microbiologie, sont d\u2019une grande importance puisque chaque année dans le monde, on rapporte plus de 150 millions de cas d\u2019infections urinaires.Belle baie Champion des petits fruits pour sa capacité antioxydante, le bleuet contient des flavonoïdes impliqués dans la neutralisation des radicaux libres du corps, permettant ainsi de prévenir l\u2019apparition des maladies cardiovasculaires, de certains cancers et de diverses maladies chroniques.Le bleuet sauvage aurait une capacité antioxydante encore plus élevée que le bleuet cultivé.15 août 2013 I ITINERAIRE.CA 41 LIVRES PAR DAVID BIGONNESSE, GENEVIÈVE GAGNÉ ET SYLVAIN-CLAUDE FILION Maintenant le «Premier sexe»?ÛEs^,,, Depuis quelques temps, les femmes brisent les barrières dans toutes les sphères de la société.Elles dépassent même les hommes dans le domaine de l\u2019éducation, car elles réussissent mieux à l\u2019école secondaire et sont plus nombreuses que leurs confrères à occuper les locaux des universités.Le phénomène est observable dans plusieurs pays, d\u2019après le livre The End of Men : Voici venu le temps des femmes.Écrit par Hanna Rosin, journaliste et rédactrice en chef pour le magazine états-unien The Atlantic, ce livre d\u2019enquête illustre que les femmes prennent de plus en plus les commandes au travail, dans la cellule familiale et même au lit! Un changement de paradigme qui ne se fait pas sans heurts.Le livre captive par des témoignages croustillants et directs, recueillis auprès de jeunes femmes par la journaliste.Si The End of Men nous fait sourciller à cause des mots et expressions franco-françaises que l\u2019on retrouve ici et là, il démontre que la remise en question des modèles sociaux est inévitable.(DB) The End of Men : Voici venu le temps des femmes Par Hanna Rosin, Éditions Autrement, 298 pages.Chers Indignés, c'est votre tour.Après les livres Indignez-vous et Engagez-vous, le célèbre écrivain et militant Stéphane Hessel, qui s\u2019est éteint en février dernier, propose un dernier essai incitant les lecteurs et les indignés de ce monde à franchir le pas et agir.À vous de jouer! n\u2019a qu\u2019un seul but : tous doivent s\u2019unir et passer à l\u2019action pour créer un monde meilleur.De l\u2019Espagne à la Syrie en passant par la Palestine, Stéphane Hessel invite les gens à se doter de plus de compassion vis-à-vis les autres et de mettre de côté l\u2019individualisme, synonyme de contre-productivité.Selon l\u2019homme, qui était présent lors de la proclamation de la Déclaration universelle des droits de l\u2019homme en 1948, le monde est indéniablement interdépendant.L\u2019ensemble des mouvements d\u2019indignation locaux renvoie à de graves problèmes mondiaux qui doivent être contrés tous ensemble.Ce livre réveille les consciences et engage le lecteur à agir pour initier un réel changement dans nos sociétés.(GG) A nous de jouer! Appel aux indignés de cette Terre Par Stéphane Hessel, avec la collaboration de Roland Merk, Éditions Autrement, 160 pages.Y\u2019a une histoire dans la prison L\u2019Établissement de détention de Montréal, mieux connu sous le nom de «prison de Bordeaux», a fêté son 100e anniversaire l\u2019automne dernier.Deux férus d\u2019histoire œuvrant dans les services correctionnels ont passé quatre années à fouiller le passé de la geôle mythique, et bien au-delà, pour écrire un ouvrage passionnant à lire.Plus qu\u2019une histoire de sa construction, de ses exécutions, de ses évasions et de ses pensionnaires célèbres, c\u2019est aussi un panorama de l\u2019histoire des crimes et des prisons depuis le régime français que l\u2019on apprend à découvrir.On y suit l\u2019évolution du lieu en parallèle avec celle de la société québécoise, avec force détails sur les mesures d\u2019ouverture qui ont mené, entre autres, à la radio des Souverains anonymes.Richement documenté, d\u2019une précision parfois chirurgicale, le livre est une mine d\u2019informations grâce aussi à ses nombreuses annexes.Malgré certains passages un peu rhétoriques, l\u2019écriture est fluide et ne manque pas de touches d\u2019humour.Un ouvrage de référence qui mérite une longue vie.(SCF) Bordeaux Bordeaux - L'Histoire d'une prison Par Sébastien Bossé et Chantal Bouchard, Éditions au Carré, 264 pages.42 ITINERAIRE.CA | 15 août 2013 Robert Morin, soldat du cinéma québécois Quatre jeunes protagonistes, de l'amitié et une guerre : tels sont les éléments qui composent Les 4 soldats, la nouvelle fable cinématographique de Robert Morin, en salles le 16 août.À l'extérieur du pays au moment de notre entrevue, le cinéaste a pris le temps de répondre à nos questions.Son point de vue sur le cinéma reste toujours aussi percutant.PAR DAVID BIGONNESSE *ifr.\u201c*¦ Le cinéaste Robert Morin sur le ^ plateau de tournage de Les 4soldats.Au point où nous sommes rendus dans notre formatage, peu de gens veulentse faire bousculer par des films engagés pour vrai.Monsieur Morin, pourquoi avoir choisi d\u2019adapter ce roman de Hubert Mingarelli ?Parce que je voulais créer un film qui contient tous les paradigmes du conte : lieux indéfinis et plus ou moins réalistes, et personnages assujettis à la leçon de vie que veut donner l\u2019auteur.Le roman offrait tout ça.Il est question ici de ne pas confier aux autres le soin de conserver ses souvenirs les plus chers, en occurrence les souvenirs d\u2019une première grande amitié.A-t-il été difficile de traduire cinématographiquement l\u2019univers du livre Quatre soldats?Au début, oui.Le roman se situe dans le cadre de la révolution russe.Et comme j\u2019ai horreur des films d\u2019époque à moins qu\u2019ils ne se rapportent à la grande Histoire, j\u2019ai beaucoup pioché sur le contexte dans lequel se déroule l\u2019histoire.Le contexte irréel, fantastique, à la base de tout conte.Une guerre dans le futur rapproché inspirée des effets de la mondialisation sur les classes moyennes et pauvres a fini par s'imposer.Votre nouveau film semble privilégier le clan, la famille, contrairement à une certaine vague du cinéma québécois actuelle qui met en scène l\u2019individualisme contemporain.Est-ce sur ce point que votre film se distingue de l\u2019offre actuelle?Peut-être, mais je l'ai pas fait pour cette raison.Enfin pas consciemment.Je trouvais l'histoire touchante et j'avais plutôt l'intention de faire un film qui tranche avec mes trois films précédents qui étaient assez violents ou didactiques.Les sans-voix et les marginaux ont toujours fait partie de votre univers créatif (Quiconque meurt, meurt à la douleur par exemple).Est-ce que de nouveaux thèmes ou nouvelles réalités sociales vous préoccupent en ce moment?Plein de choses me préoccupent.Mais pas pour nécessairement les transcrire dans des films.Le cinéma pour moi est avant tout de l'art.À ce titre, il doit suivre les méandres émotifs de l'artiste.Il ne doit pas être forcé dans des thèses.Demain, je pourrais avoir le goût de faire une comédie sentimentale et le faire avec plaisir quitte à déplaire à ceux qui m'attendent avec un autre Quiconque meurt, meurt à la douleur.Selon vous, le cinéma dit «engagé» perd-t-il du terrain dans l\u2019océan du cinéma commercial?Mais le cinéma commercial est un cinéma engagé! Le plus engagé des cinémas.Engagé à formater les gens en consommateurs.Il laisse peu de place aux autres engagements, effectivement.Et au point où nous sommes rendus dans notre formatage, peu de gens veulent se faire bousculer par des films engagés pour vrai.A la limite, ces films servent à conforter les spectateurs déjà politisés.Le cinéma d\u2019auteur est souvent oublié dans la panoplie de films diffusés.Comment faire en sorte qu\u2019il soit mieux projeté?Par le web sans doute, jusqu'à ce que celui-ci se fasse récupérer par la finance.En fait, le problème n'est pas de les diffuser mais de les encadrer en publicité, voire en propagande, de façon à les faire émerger de la masse de films insignifiants qui eux bénéficient de bulldozers publicitaires.¦ 15 août 2013 I ITINERAIRE.CA 43 À PROPOS DE.L'ÉDUCATION SOLIDARITE DANS LE METRO %sbf matbiebr cL écoÊ© bout clei> j/a/bdx/rvtehA» e/rv mbeffil^aœ du/irvai/net.-*üidbon< ^xicjo- oteûy umAe&j\tl eJtacaiiû/v àm6 amÀ/mj, mxxj&j sue&j àm6 êmw.- AvaM& De l\u2019éducation de son peuple f f dépend le destin d\u2019un pays.-DISRAELI Celui qui rro pœ tfèdueofen, ressemble à un ©@rps sans âme, ÏPraverbe arabe! djM&tt pain, IMotmdt k |MTYm himn iuapzupk.L\u2019éducation ne consiste pas à gaver» mais à donner faim.- MICHEL TARDY - Canton La vie doit être une éducation incessante, il faut tout apprendre depuis parler jusqu'à mourir.- Gustave Flaubert JL eooLe, cjuuei/rLciy te&- tmxL jneitot, tuu ccvn/mcuA-jnaA-, tek- jnaA-e/rua©An cla/nA- £ éncLL.tuu t a/rrtuAeA oàjJj3uAs, tuu jxwneA cla/nA- b j\\AÂs ^coLcuAe, tuu MüA- Annle/nne/rnt leA- ccvuTA cle, -'LécAéaÿtucvru.Si vous trouvez que l\u2019éducation coûte cher, essayez l\u2019ignorance.- Abraham Lincoln Le meilleur aboutissement de (education est la tolérance.- Helen Keller Solidarité environnementale PAR DAVID BIGONNESSE manque de respect des espaces publics est souvent pointé du doigt par tout le monde.En revanche, lorsque quelqu'un pose un geste hors du commun, il s'avère impératif de le raconter.Il y a deux semaines, à la station de métro Berri-UQAM, divers journaux du matin tapissaient le sol du wagon.Ce revêtement temporaire témoigne d'un certain je-m'en-foutisme de certains utilisateurs du transport en commun.Toutefois, il est assez étonnant de voir qu'un homme se lève d'un banc et décide de ramasser tous les journaux qui traînent dans le wagon.Peut-être était-il exaspéré par le peu de respect que certains de ses concitoyens ont parfois envers leur environnement.Quoi qu'il en soit, en sortant du métro, il a pris sa pile et l\u2019a mise au recyclage.Quand est-ce possible de voir cela?Rarement.Il est important de le souligner.44 ITINERAI DETENTE L 1\t2\t3\t4\t5\t6\t7\t8\t9\t10 11\t12 Vous trouverez la solution dans l'édition du 1er septembre 2013 HORIZONTALEMENT 1.\tRidicules au théâtre.2.\tRedonnent de la vigueur.3.\tLes murs peuvent en avoir- Négation.4.\tLa nouvelle URSS - Unités de champ magnétique.5.\tFamilier de Ferré - Dans la bière - Participe.6.\tNoir-Article- Loijuive.7.\tA chaud - Quartier de Naples - Méchant.8.\tSouvent répétées.9.\tRêve olympique-A succédé au franc-Conjonction.10.\tAmstellodamoise ?VERTICALEMENT 1.\tRassemble du monde.2.\tRecherché-Après l'un.3.\tVivement intelligente.4.102 pour César- Bouts d'ébène - Fait sortir de Paris.5.\tDôme de glace - Apôtre.6.\tAmaintenantson facteur-A une opinion extrême.7.\tPas du même père - Il est chargé.8.\tTamise - Envoyé avant entrevue.9.\tPréposition - Présent à Noël.10.\tFlomme du jour- Ralliai une cause.11.\tSupporte - Est anglais.12.\tInconvenants-Voisine de la sardine.Jeu réalisé par MaxwoodMedia | Renseignements : grilleomaxwood.ca SOLUTIONS DU 1ER AOUT 2013 \t1\t2\t3\t4\t5\t6\t7\t8\t9\t10\t11\t12 1\tp\tE\tR\tF\tO\tR\tA\tT\t'\tO\tN\ts 2\tO\tR\tA\tI\ts\tO\tN\t¦\tN\tU\tE\tE 3\tN\tI\tE\tN\tT\tMK\t\tA\t\tR\tE\tR 4\tT\tE\tL\tE\t¦\tM\tE\tL\tA\tS\tS\tE 5\t'\t¦\t'\tS\tS\tU\tE\t\tP\t°\t¦\tN 6\tF\tI\tE\tS\tT\tA\t\tB\tA\tN\tN\t 7\tI\tN\tN\tE\tE\t\tR\tA\tB\t¦\t°\tT 8\tC\tU\t\t\tR\tO\tU\tI\tL\tL\tE\tE 9\tA\tL\tI\tZ\tE\tS\t\tS\tE\tA\tu\t¦ 10\tT\tE\tI\tN\tS\t\tR\tE\tS\t1\t»\t 2\t8\t1\t3\t4\t9\t6\t5\t7 4\t7\t6\t1\t5\t2\t3\t9\t8 9\t5\t3\t6\t8\t7\t1\t4\t2 5\t3\t2\t4\t6\t8\t9\t7\t1 6\t1\t7\t9\t2\t5\t8\t3\t4 8\t9\t4\t7\t3\t1\t2\t6\t5 7\t2\t9\t5\t1\t6\t4\t8\t3 1\t4\t5\t8\t9\t3\t7\t2\t6 3\t6\t8\t2\t7\t4\t5\t1\t9 NIVEAU DE DIFFICULTÉ : FACILE 7\t\t4\t9\t\t\t\t\t \t\t\t2\t5\t\t9\t\t 9\t\t\t\t6\t\t5\t\t3 2\t1\t\t\t\t\t\t\t6 \t\t\t\t\t9\t\t5\t \t3\t5\t6\t7\t\t\t\t 5\t\t\t1\t9\t\t\t8\t \t2\t\t\t\t\t\t\t 4\t\t6\t8\t\t\t\t\t2 Vous trouverez la solution dans l'édition du 1er septembre 2013 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boite 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans un colonne et dans une boite 3x3.NOTRE LOGICIEL DE SUDOKUS EST MAINTENANT DISPONIBLE.10 000 sudokus inédits de 4 niveaux par notre expert, Fabien Savary.En vente exclusivement sur notre site.www.les-mordus.com Jeu réalisé par Ludipresse | infooles-mordus.com 15 août 2013 | ITINERAIRE.CA 45 FEU VERT À.GABRIEL NADEAU-DUBOIS II n'y a pas de pétrole propre, mais il y en a du plus sale que les autres.\"-T Gabriel Nadeau-Dubois est ancien coporte-parole de la CLASSE, coalition d'associations étudiantes.Il est présentement étudiant en philosophie à l'Université de Montréal et blogueur occasionnel dans le HuffingtonPost Québec, lia été membre de la délégation québécoise à Fort McMurray initié par Alternatives.DE FORT McMURRAY À LAC-MÉGANTIC D'un pays dévasté à un pays en deuil Lorsque j\u2019ai appris ce qui s\u2019était produit à Lac-Mégantic le 6 juillet dernier, j\u2019étais à Fort McMurray en Alberta, centre névralgique du plus grand projet industriel au monde : les sables bitumineux.Vue de là, la tragédie du 6 juillet prenait une signification claire : qu\u2019il soit conventionnel ou non, transporté par train, camion, bateau ou pipeline, le pétrole tue.De retour au Québec, je suis frappé par le discours totalement inverse des partisans des pipelines.Certains éditorialistes affirment en toute candeur que les événements viennent plaider en faveur des projets de pipelines actuellement à l\u2019étude.Il s'agit une pente bien glissante.Soyons clairs : les pipelines ne sont pas moins dangereux que les trains.Un rapport de l'Agence internationale de l'énergie rappelait récemment qu'ils ont déversé trois fois plus de pétrole dans les huit dernières années que les wagons-citernes.Plus de pipelines, ce n'est pas moins de fuites, ce n'est pas moins de pétrole sur notre territoire.Il faut prendre la mesure de l'opportunisme dont font actuellement preuve les avocats des pipelines.La tragédie de Lac-Mégantic est une occasion trop belle pour qu'ils la laissent passer.Or, les projets de pipelines dont il est actuellement question précèdent de beaucoup cet événement et sont fondamentalement motivés par des intérêts passablement moins nobles que la protection de l'environnement et des communautés vivant en bordure des chemins de fer.Derrières les tuyaux, les sables Les pétrolières albertaines veulent doubler leur production d'ici 2020, et la tripler d'ici 2030.Pour ce faire, elles doivent impérativement augmenter leur capacité de transport.On ne transporte pas cinq millions de barils de pétrole lourd par jour avec un baluchon.Les Britanno-Colombiens ont récemment bloqué - pour le moment -le controversé projet Northern Gateway, et Barack Obama ne cesse de repousser son approbation de Keystone XL.Il ne reste donc plus que l'Est : TransCanada et Enbridge font les yeux doux au gouvernement québécois afin d'être autorisés à faire transiter 850 000 barils de pétrole par jour à travers la Belle Province.Il n'y a pas de pétrole propre, mais il y en a du plus sale que les autres.Celui que l'on fabrique autour de Fort McMurray est le pire.La production de ce pétrole extrême émet entre 3 et 5 fois plus de gaz à effet de serre que le pétrole «conventionnel» que nous consommons à l'heure actuelle.Chaque jour, les installations pétrolières albertaines émettent en gaz à effet de serre l'équivalent de 15 millions de voitures.Collectivement, nous ne pouvons nous permettre d'encourager l'expansion d'une telle catastrophe écologique et sociale en permettant le passage de ces pipelines.Rendons-nous à l'évidence : il n'y a pas d'avenir dans le pétrole.Sortons-en.Cela ne se fera pas facilement et, surtout, cela ne se fera pas du jour au lendemain.Mais il faut commencer, maintenant.Par ailleurs, le Québec est probablement moins désarmé que l'on ne le croit pour faire face à ce défi.Nous avons des institutions politiques et économiques puissantes : la Caisse de dépôt et de placement en est une, Hydro-Québec en est une autre.Servons-nous en.«Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, mais parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles», disait un célèbre tragique latin.Et si on osait?46 ITINERAIRE.CA | 15 août 201 3 ma \u2022 VOIX ma STM JOIGNEZ VOTRE VOIX et contribuez à l\u2019essor du transport collectif Partagez votre opinion en devenant membre de Ma voix ma STM et courez la chance de gagner des prix en argent.Inscrivez-vous dès aujourd\u2019hui stm.info/mavoix MOUVEMENT COLLECTIF https://www.mavoixmastm.info/R.aspx?a=32 Ceci pourrait être votre café au bureau Déguster un café savoureux au quotidien ne devrait pas être un plaisir réservé à la maison ou au restaurant.C'est pourquoi, nous, les Services de café Van Houtte, offrons une vaste sélection de cafés de première qualité et de spécialité qui sauront vous séduire.Jumelé à notre gamme de systèmes d'infusion innovants de Keurig® et à un service clé en main d'échelle nationale, vos besoins en cafe au bureau seront satisfaits et délicieusement surpassés.SERVICES DE CAFÉ ServicesCafeVanHoutte.com "]
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