L'itinéraire, 1 janvier 2011, mardi 1 février 2011
[" 'K S HfePn^ 1^ Ici lllülllë du prix.K revient au camelot Volume XVIII, n°3 _ Montréal, 1er février 2011 BENOIT BRIER ON VEUT Æ VOUÈRÈ ZOOM CAMELOT Richard Prénovost CULTURE Survivre de sa plume SUR LES PAS DU DR JULIEN Sortir fort de Montréal- J Financière Sun Life tn/Mi**\t90// FEMMES À L'HONNEUR LORÊAL \t\t\t\u201d5B!H \t\tI** ''' 'rtf\tr*\"~ ^§^8 ^iJ\t FJJJpi\t\tED\tr*i \t¦J5Uj\tB\t MONTREALENLUMIERE.COM 1,7 AU 27 c_ » bsiumSbes FÉVRIER 2011 i«* DANS LE CADRE DU FESTIVAL MONTRÉAL EN LUMIÈRE, LE CAFÉ L\u2019ITINÉRAIRE PRÉSENTE WWW.ITINERAIRE.CA SAMEDI 26 FÉVRIER 2011 AU CAFÉ L\u2019ITINÉRAIRE À PARTIR DE 19H L\u2019ITINÉRAIRE VOUS PROPOSE EN EXCLUSIVITÉ UNE SOIRÉE DE COURTS MÉTRAGES DE LA RUE RÉALISÉS AU QUÉBEC ET À L\u2019ÉTRANGER.Vivez l\u2019expérience choc et inédite de la rue en images.Venez échanger avec des réalisateurs engagés et des jeunes ayant connu la réalité de rue au Café L\u2019Itinéraire.Soyez au rendez-vous au 2010, rue Sainte-Catherine Est, angle De Lorimier.Café chaud et collations sur place.Lili.NE RAI RE Fondation du Grand Montréal FESTIVAL MONTRÉAL EHUmilWL 1 Z' t-dlliEn SUIF lülF idlIHI JF! ! GRACE A VOTRE ABONNEMENT, 50% DU COUT DE VENTE DU MAGAZINE REVIENT AU CAMELOT! Vous recevrez toutes les deux semaines un magazine unique qui pose un regard engagé sur la société avec des entrevues de fonds de personnalités publiques impliquées et des témoignages de vie qui aident à lutter contre les préjugés Vous agissez concrètement auprès d\u2019un camelot pour l\u2019aider dans sa démarche de réinsertion sociale Vous participez à un mouvement de solidarité Vous partagez le quotidien des camelots sur leur blogue Un concept unique! Du EUR JULIEN Vous remarquerez que cette année le prix de l\u2019abonnement a augmenté.Notre nouveau concept d\u2019abonnement a pour objectif de vous permettre d\u2019aider directement une personne en insertion sociale.En effet, 50% du coût du magazine auquel vous vous abonnez revient au camelot qui travaille à la vente du magazine L\u2019Itinéraire et à la mise à jour de son blogue.Vous pourrez aussi maintenant, grâce à votre abonnement, choisir un camelot, suivre son évolution et partager ses succès grâce à son blogue-camelot disponible au www.itineraire.ca.GRÂCE À VOTRE ABONNEMENT,\t3 possibilités : 50% DU COÛT DE\t\u2022 Préférablement, par internet au WWW.ITINERAIRE.CA VENTE DU MAGAZINE\t\u2022 Complétez le coupon ci-joint et retournez-le à l\u2019adresse indiquée REVIENT AU CAMELOT!\t\u2022 Par téléphone en contactant Marie-Christine au 514 597-0238 poste 226 COMMENT S\u2019ABONNER?C\u2019est décidé! Je m\u2019abonne à L\u2019Itinéraire.JE DÉSIRE M\u2019ABONNER AU MAGAZINE L\u2019ITINÉRAIRE Pour une période de : O 12 mois, 24 numéros :_____123.04 $1 O 6 mois, 12 numéros :___________61.52$ PAIEMENT O Chèque au nom du Groupe communautaire L\u2019Itinéraire O Visa, Master Card Lin.NE RAI RE J\u2019ajoute un don de : _____________ $2 TOTAL: ______$ Numéro de carte L J _ J _ J _ J _ J _ J _ J _ J _ J _ J _ J _ J _ J _ J _ J _ J Un camelot vous a encouragé à vous abonner ?Nom ou numéro d\u2019identification : Expiration____/ 20____ Signature Mois Année COORDONNÉES O M.Prénom :_________________ Nom : ___________________ O Mme.Ville: ______________________________ Province : ___________ Code Postal : pttoiæ .KCMOOTSl www.itineraire.ca Entreprise : Téléphone : (\t) Adresse : Courriel3 : Postez votre coupon et votre chèque au Groupe communautaire L\u2019Itinéraire : 2100, BOULEVARD DE MAISONNEUVE EST, SUITE 001 MONTRÉAL (QUÉBEC) H2K 4S1 1 Veuillez noter que cette augmentation comprend : le coût du magazine dont 50% revient au camelot, l\u2019outil blogue d\u2019écriture thérapie, les frais de manutentions, les taxes et les frais d\u2019envois Des reçus de charité seront émis pour les dons seulement.3 Votre courriel est requis afin de confirmer votre inscription au blogue et ainsi recevoir un code d\u2019accès. ZOOM CAMELOT JOSÉE LOUISE TREMBLAY Journaliste de rue www.joseelouise.com RICHARD PRENOVOST L\u2019AVENTURIER Depuis trois ans, Richard Prénovost a relevé le défi de vendre le magazine L\u2019Itinéraire aux résidents de l\u2019Ile-des-Soeurs.«Je l\u2019ai écrit dans mon premier mot de camelot: Orgueil et préjugés.J\u2019ai été le premier surpris par l\u2019accueil et le support de mes clients.» Malgré sa petite taille et sa voix douce, le camelot a le courage d\u2019un lion.D\u2019une nature fonceuse, il trouve sa sérénité dans les arts.Après une séparation houleuse, Richard s\u2019est retrouvé à la rue du jour au lendemain.«Je dirais que c\u2019est la conséquence de ma problématique d\u2019alcoolisme et de toxicomanie.» Il a su conserver son leadership et ne s\u2019est pas laissé abattre pour autant.Sa situation était devenue alarmante, mais le camelot refusait de quêter ou de commettre des délits pour subvenir à ses besoins.«Dans les refuges, je cherchais une alternative et je connaissais quelques camelots de L\u2019Itinéraire.La vente du magazine m\u2019est venue tout naturellement.» Les défis ne font pas peur à Richard.«Des camelots m\u2019ont dit que j\u2019étais fou d\u2019aller vendre à l\u2019Ile-des-Soeurs.Maintenant, je ne suis plus le seul là-bas.La distribution a envoyé d\u2019autres camelots, parce que c\u2019est un large territoire à couvrir», ajoute-t-il fièrement.LES RACINES DE LA RÉVOLTE Richard avait quatre ans lorsque sa mère a été internée à Saint-Jean-de-Dieu pour des troubles psychiatriques.À partir de ce moment.Sa famille s\u2019est disloquée.«Mon père est parti avec le plus vieux, les trois autres et moi-même, nous nous sommes retrouvés chez ma grand-mère paternelle», dit-il gravement.La révolte de Richard puise ses racines dans un besoin de fuir la famille.«J\u2019avais cinq ans et j\u2019habitais devant le parc Lafontaine avec mes grands-parents.J\u2019ai fait trois fugues dans la même semaine pour me rendre jusqu\u2019au pont Jacques-Cartier.J\u2019étais révolté par le rejet de mon père.Cela a attiré l\u2019attention d\u2019un journaliste qui est venu en faire un reportage.J\u2019ai conservé l\u2019article.» Dès lors, le petit Richard a gardé ses habitudes de fugueur.La famille a finalement décidé de l\u2019envoyer au pensionnat.De 5 à 11 ans, le camelot a été pensionnaire dans une école pour garçons.Au collège, le jeune Richard développe quelques talents, dont celui de la musique.«J\u2019ai joué du cor anglais, du saxophone, du trombone et de la trompette.J\u2019ai une véritable passion pour la musique, mais l\u2019écriture et le dessin font aussi partie de mes dadas.J\u2019aime les arts en général.» LA VIE ADULTE Adulte, le camelot a débuté sur le marché du travail comme plongeur et est demeuré dans le domaine de la restauration quelques années.Puis, il a été fonctionnaire fédéral à Poste Canada.Après 10 ans, Richard a demandé un transfert interprovincial pour l\u2019Ouest canadien.«Je ne l\u2019ai pas obtenu.C\u2019est là que j'ai décidé de m\u2019en aller.Mon impulsion m\u2019a poussé à demander mon 4%.Ma nature finit toujours par prendre le dessus.Je suis foncièrement un aventurier», dit-il en rigolant.Aujourd\u2019hui à 54 ans, Richard Prénovost est grand-père de quatre enfants.Il a une fille de 32 ans et deux fils âgés respectivement de 28 ans et de 24 ans.L\u2019écriture est sa motivation à demeurer avec le groupe communautaire, parce qu\u2019il peut s\u2019exprimer régulièrement à travers les chroniques des mots de camelots.«J\u2019adore ça.Je me sens libre de dire ce que je ressens et de parler des sujets qui me touchent.» PHOTOS : LEILA STAALI L'ITINERAIRE 5 Tr février 2011 SOMMAIRE ZOOM CAMELOT 5 Richard Prénovost - L\u2019aventurier RÉSEAU SOLIDAIRE DE L\u2019ITINÉRAIRE 8 La soirée de Noël de L\u2019Itinéraire : un succès! ACTUALITÉ ET VIE URBAINE 11 Les Noirs, ces oubliés de notre histoire Le monde selon Ray Lengelé 13 Ferreira Café - Du Portugal à Montréal À LA UNE 15 Benoît Brière - On veut le vouèrel CULTURE 19 Concours des chroniqueurs de rue 2010 -Survivre de sa plume SANTÉ ET BIEN-ÊTRE 21 Mourir dignement 23 Réconfort pour poupons et parents 25 Brèves ENVIRONNEMENT 27 «Zaila» ou quand le désert se met au vert 29 Brèves ÉCONOMIE ET CONSOMMATION 31 Chronique de Pierre Duhamel - Ces formidables banques canadiennes MONDE DU TRAVAIL 33 Brèves DÉVELOPPEMENT SOCIAL 35 INFO RAPSIM - Le fédéral doit accélérer et accroître son aide 37\tSérie Sur les pas du DrJulien \u2014 Sortir fort de Montréal-Nord 38\tCameroun-Montréal : l\u2019allée simple d\u2019un journaliste 39\tMétro, hobo, dodo EXPRESSION 40\tChronique de rue - On est tu bien au Québec! 41\tChronique de rue - Vive la Sainte-Flanelle! 42\tMots de camelots 46 Mots croisés L\u2019ITINÉRAIRE EST MEMBRE DE:\tL\u2019ITINÉRAIRE EST APPUYÉ FINANCIÈREMENT PAR: Le Groupe communautaire L'Itinéraire est un organisme à but non lucratif fondé en 1990 pour aider les personnes de la rue.Le conseil d'administration est composé en majorité de personnes ayant connu l'itinérance, l'alcoolisme ou la toxicomanie.RÉDACTION ET ADMINISTRATION \u2022\t2100, bout de Maisonneuve Est, bur.001 Montréal (Qc) H2K 4S1 LES PRODUCTIONS L\u2019ITINÉRAIRE \u2022\t2101, rue Ste-Catherine Est MAGDVD LE3EŒIL \u2022\t2103, rue Ste-Catherine Est, 3e étage TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION 514 597-0238 SERVICES RUE STE-CATHERINE 514 525-5747 TÉLÉCOPIEUR: 514 597-1544 SITE :\tWWW.ITINERAIRE.CA LE MAGAZINE L\u2019ITINÉRAIRE Éditeur : Serge Lareault Rédactrice en chef : Catherine Girouard Superviseur de la rédaction : Jérôme Savary Adjointe à la rédaction : Marie-Lise Rousseau Commis à la rédaction : Josée Louise Tremblay Stagiaire à la rédaction : Sophy Lambert-Racine Responsable de l\u2019infographie : Morgane Saout Infographie - montage du magazine : Previn Pillay Photo de couverture : Hugo Trottier Révision : Édith Verreault, Hélène Pâquet, Sylvie Martin, Sophie Desjardins, Jean-Pierre Bourgault, Louise-Marie Dion, Lise Berthiaume, Catherine Flintoff, Julie Duchesne, Nadine Boccalini et Lise Laganière Design et infographie du site Internet : Serge Cloutier, www.drafter.com Conseillères publicitaires : -\tRenée Larivière: 514 461-7119 renee,lariviere@itineraire,ca -\tJosée Poirier : 514 273-5002 josee.po irier@it ineraire.ca -\tCéline Sénécal : 514 597-0238 celine.senecal@itineraire.ca Le conseil d\u2019administration Président : Jean-Paul Baril Vice-président : Gabriel Bissonnette Trésorière : Catherine Isabelle Secrétaire : André Martin Membre d\u2019office : Serge Lareault Conseillers : Yvon Massicotte (rep.camelots), Alexandre Péloquin, François Rousseau-Claire, Robert Stacey, Stéphan Morency L\u2019ADMINISTRATION Directeur général : Serge Lareault Directeur de l\u2019administration : Guillaume Lacroix Adjointe à l\u2019administration : Marie-Christine Demers Directeur marketing : Richard Turgeon Directrice médias et communications : Chloé Roumagère Directrice du développement social : Jocelyne Sénécal Coordonnatrice de la publicité : Karoline Bergeron Conseillère dons et partenariat : Amélie Godbout Conseillère en développement stratégique : Marie-Hélène Choinière LES CAMELOTS SONT DES TRAVAILLEURS AUTONOMES QUI ACHÈTENT LE MAGAZINE 1,50$ ET LE REVENDENT AU COÛT DE 3$.Convention de la poste publication No 40910015, No d\u2019enregistrement 10764.Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada, au Groupe communautaire L\u2019Itinéraire, 2100, boul.de Maisonneuve Est, Montréal (Québec) H2K 4S1 Nous reconnaissons l\u2019aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d\u2019envoi postal et nos coûts rédactionnels, par l\u2019entremise du Programme d\u2019aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.Canada ISSN-1481-3572 n° de charité: 13648 4219 RR0001 GESTION DE L'IMPRESSION Edition sur mesure - TVA Publications - 514 848-7000 Directrice du développement des affaires : Patricia Dionne poste 2362 Coordonnatrice de production : Audrey Messier-M.poste 2249 IMPRIMEUR: IMPRIMERIE SOLISCO réseau international des journaux d< aWecç L'Œuvre LÉGtK %* tu Û'dttr.m dim ti twt-#* ABONNEMENT WWW.ITINERAIRE.CA OU 514 597-0238 Le magazine L\u2019Itinéraire a été créé en 1992 par Pierrette Desrosiers, Denise English, François Thivierge et Michèle Wilson.À cette époque, il était destiné aux gens en difficulté et offert gratuitement dans les sen/ices d\u2019aide et les maisons de chambres.Depuis mai 1994, L\u2019Itinéraire est vendu régulièrement dans la rue.Cette publication est produite et rédigée en majorité par des personnes vivant ou ayant connu l\u2019itinérance, dans le but de leur venir en aide et de permettre leur réinsertion sociale et professionnelle.La direction de L\u2019Itinéraire tient à rappeler qu\u2019elle n\u2019est pas responsable des gestes des vendeurs dans la rue.Si ces derniers vous proposent tout autre produit que le journal ou sollicitent des dons, ils ne le font pas pour L\u2019Itinéraire, Si vous avez des commentaires sur les propos tenus par les vendeurs ou sur leur comportement, communiquez sans hésiter avec le 514 525-5747, poste 230, Qijebeçcw est Ihjtj de soutenu loctfcxr sociale cû uhnenaine ¦en lui aflfnnl des sendees d%ripnmi3f|p as pfun-.ot!o^ télé et HiDtirrtee ainsi aue le ccu>û gr internet haute vitesse VlaéoJrüh. ÉDITORIAL CATHERINE GIROUARD Rédactrice en chef PARCE QUE J\u2019AI MAL À MA VILLE Montréal, ville de bien-être.Montréal, ville de culture.Mais aussi Montréal, ville de survie.Les plus pauvres peinent à accéder au logement, aux services de santé et à combler leurs besoins de base.La classe moyenne n\u2019est pas à l\u2019abri non plus, avec les taxes qui se multiplient, les prix des loyers à la hausse et la précarité des emplois.Des propriétaires, même, se retrouvent à faire la file aux banques alimentaires, ayant à choisir entre manger et payer leur hypothèque.Au heu d\u2019attendre que d\u2019autres agissent pour renverser la vapeur, il faut parfois se demander ce qu\u2019on peut faire nous-mêmes.C\u2019est pourquoi je me retrouve aujourd\u2019hui assise dans la chaise de rédactrice en chef de ce magazine.On m\u2019a récemment demandé pourquoi je désirais travailler pour un magazine à mission sociale comme L\u2019Itinéraire, alors T A.que je travaillais depuis trois ans pour un grand quotidien montréalais, le journal Métro.Bien que j\u2019adorais mon précédent emploi, j\u2019ai répondu que je voulais travailler à L\u2019Itinéraire parce que C\u2019EST L\u2019Itinéraire.Rien d\u2019autre.Alors qu\u2019on estime à 30000 le nombre d\u2019itinérants à Montréal, que les besoins en aide alimentaire et en aide sociale ne cessent d\u2019augmenter, c\u2019est plus qu\u2019un privilège de travailler avec un groupe qui aide quelque 2 000 personnes démunies chaque année.Car je ne peux rester indifférente à la pauvreté des gens qui nous entourent.Je peux essayer de fermer les yeux, bien sûr.Je peux détourner le regard quand je croise quelqu\u2019un qui quête quelques pièces de monnaie.Je peux fixer le trottoir en marchant dehors pour ne pas voir le jeune qui dort sur un bout de carton sur la rue Ontario.Mais même si je ne regarde pas la misère en face, je sais pertinemment quelle est là, tout près.Certes, la pauvreté est plus sournoise chez nous que dans les pays sous-développés.Mais elle n\u2019en fait pas moins mal pour autant.Les centres d\u2019hébergement de Montréal débordent.Les banques alimentaires ne suffisent plus à la demande; plus de 140000 Montréalais par mois les ont fréquentées durant la dernière année, soit 25 000 personnes de plus qu\u2019en 2009.De plus, la portion de la population ayant besoin de programmes sociaux de dernier recours est plus élevée dans la métropole que partout ailleurs au Québec, révélait le rapport statistique 2010 sur la clientèle des programmes d\u2019assistance sociale du ministère de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale.Avec tout cela, moi j\u2019ai mal à ma ville.Mais en regardant les camelots de L\u2019Itinéraire prendre leur courage à deux mains pour s\u2019en sortir, affronter tous les caprices de dame Nature pour vendre leur magazine 365 jours par année, prendre la plume dans nos pages pour s\u2019exprimer, nous faire comprendre leur réalité et laisser aller leur belle créativité, je n\u2019ai qu\u2019une envie : leur lever mon chapeau et travailler d\u2019arrache-pied pour leur offrir le meilleur magazine qui soit.UNE ANNÉE PLEINE DE SURPRISES Dans un monde idéal, L\u2019Itinéraire n\u2019existerait pas.Aucun média n\u2019aurait besoin de sensibiliser la population à des problèmes comme l\u2019itinérance, l\u2019isolement, la discrimination et les problèmes de santé mentale.Malheureusement, il reste beaucoup de pain sur la planche avant d\u2019en arriver là.En attendant, ce ne sont pas les projets qui manquent à L\u2019Itinéraire pour les prochaines années.Nous avons l\u2019intention de vous en mettre plein la vue, avec un magazine de qualité que nos camelots vendront fièrement.Vous trouverez dans ces pages un contenu unique, que vous ne pourrez pas lire ailleurs.Un guide 101 pour «survivre dans la jungle urbaine» de Montréal.Mais je ne vous en dis pas plus pour l\u2019instant.il va falloir continuer de nous lire pour découvrir les surprises qu\u2019on vous réserve.Et ne vous gênez surtout pas pour passer le mot à vos voisins et amis! Je vous invite aussi à m\u2019écrire pour me dire ce que vous aimez ou aimez moins du magazine L\u2019Itinéraire, ce que vous voudriez retrouver dans ses pages.ou tout simplement pour me dire bonjour! CATHERINE.GIROUARD@ITINERAIRE.CA ET VOUS, QU'EN PENSEZ-VOUS?WWW.ITINERAIRE.CA PHOTO : DREAMSTIME/ALPTRAUM L'ITINÉRAIRE 7 1er février 2011 RESEAU SOLIDAIRE DE L\u2019ITINERAIRE RÉSEAU SOLIDAIRE DE L\u2019ITINÉRAIRE AMÉLIE GODBOUT Conseillère au développement stratégique en partenariats et dons amelie.godbout@itineraire.ca LA SOIRÉE DE NOËL UN SUCCÈS! DE LITINÉRAIRE La traditionnelle soirée de Noël de L\u2019Itinéraire s\u2019est tenue le 20 décembre dernier au Lion d\u2019Or sur la rue Ontario à Montréal.Les employés, donateurs, bénévoles, participants aux programmes de formation et les camelots étaient tous conviés à cette fête riche en émotions.La soirée de Noël est créée spécialement pour permettre un rassemblement entre camelots, amis et collègues, mais surtout, entretenir le lien d\u2019appartenance qui unit les gens du groupe L\u2019Itinéraire.Cette occasion permet également de récompenser les camelots et les bénéficiaires des services de L\u2019Itinéraire pour les efforts fournis tout au long de l\u2019année.N\u2019oublions pas que la période des fêtes est généralement synonyme de solitude et de grisaille pour les plus démunis.La soirée de Noël amène un peu de bonheur dans leur cœur le temps d\u2019une soirée.C\u2019est dans une ambiance conviviale et festive que les personnes présentes à la soirée ont pu se régaler d\u2019un repas préparé par le restaurant Au Petit Extra.Cent cinquante-six personnes étaient de la fête.un nombre record de participations! Parmi les convives, notons la présence de monsieur André Gauthier et de son épouse, madame Louise Mathieu, de la Fondation André Gauthier, qui permet à L\u2019Itinéraire de poursuivre sa mission.Cette année, un vent de nouveauté a soufflé sur le Lion d\u2019Or.En effet, l\u2019organisateur de la soirée Franz Paquette Wyszinski, épaulé par Julien L.Martineau et Patrice Jolivet, a mis sur pied un spectacle basé sur le concept de l\u2019émission Du talent à revendre.Tous les numéros présentés reflétaient la grande sensibilité et les talents cachés des participants.Le public a eu son lot de surprises et d\u2019émotions! Des sketches, de la danse, de la chanson, de la musique et de la poésie ont fait partie du programme de la soirée.Le public était invité à voter pour déclarer les gagnants.Pour une septième année consécutive, le Concours des chroniqueurs de rue qui récompense les camelots, chroniqueurs et journalistes de rue a été présidé par l\u2019écrivaine et scénariste Monique Proulx (lire l\u2019article de Marie-Lise Rousseau en page 18).L\u2019objectif du concours est de 8 UrtlNERAIRE 1sr février 2011 2.3.4.5.6.7.8.JOSÉE LOUISE TREMBLAY, JOURNALISTE DE RUE, A ÉMU TOUTE LASALLE EN INTERPRÉTANT AVEC LE GUITARISTE, ANDRÉ THERRIEN, UNE CHANSON DE LUC DE LAROCHELUÈRE.ALBERT CARIGNAN, PARTICIPANT À UN PROGRAMME DE RÉINSERTION SOCIALE , A ÉPATÉ LA FOULE AVEC UNE INTERPRÉTATION ÉMOUVANTE A CAPELLA DAVE MARIA EN LATIN.FRANZ PAQUETTE WYSZINSKI, ORGANISATEUR ET ANIMATEUR DE LA SOIRÉE.SERGE LAREAULT, DIRECTEUR GÉNÉRAL ET ÉDITEUR, A REMIS DES PRIX DE VALORISATION ÀCHAQUE CAMELOT ET PARTICIPANT À DES PROGRAMMES DE L'ITINÉRAIRE.LE CAMELOT RICHARD LAROCHELLE A RÉCITÉ UN POÈME QU'IL ACOMPOSÉ LORS DU SPECTACLE DE TALENTS.LES FRÈRES GAÉTAN ET DANIEL PRINCE, TOUS DEUX CAMELOTS.LE CAMELOT BENOIT CHARTIER A OFFERT UNE PRESTATION DE GIGUE TRADITIONNELLE.LES 156 CONVIVES ONT MANGÉ UN REPAS DE QUALITÉ PRÉPARÉ PAR LE RESTAURANT AU PETIT EXTRA.souligner l\u2019excellent travail de tous celles et ceux qui font du magazine L\u2019Itinéraire ce qu\u2019il est : un magazine au contenu intelligent, humain et touchant.Pour conclure cette magnifique soirée, des prix de valorisation ont été remis à chacun des camelots et bénéficiaires de L\u2019Itinéraire.Ceci a pour but de souligner leur persévérance et leurs efforts pour regagner de la confiance en eux et rejoindre les rangs de la société.L\u2019Itinéraire tient à remercier spécialement l\u2019appui de la Caisse Desjardins du Mont-Royal, la Caisse Desjardins du Quartier-Latin et tous les partenaires qui ont non seulement permis la tenue de la soirée mais aussi d\u2019offrir des cadeaux à tous les camelots et bénéficiaires : un sac à dos (Mountain Coop), des T-shirts (Giant Fashions Ltd) et des casquettes (Janna Spots et Broderie Optimum).Un merci tout spécial à madame Lina Blain (tricots), à l\u2019entreprise Gildan (T-shirts) et à Garnier (produits capillaires).Merci également à nos bénévoles, au Lion d\u2019Or, Au Petit Extra et à leurs employés, qui, encore une fois cette année, ont accueilli chaleureusement et équitablement tous les invités de la soirée.Cette soirée de Noël, forte en émotions, fut encore une fois mémorable grâce à la participation de tout un chacun.Bravo! Desjardins Caisse populaire du Mont-Royal Desjardins Caisse du Quartier-Latin de Montréal PHOTOS : BRUNO RICCA 1er février 2011 M2> SANTÉ ET BIEN-ÊTRE MOURIR DIGNEMENT CAMILLE GAIOR Dans 20 ans, plus du quart de la population québécoise sera âgée de 65 ans et plus.Une augmentation qui sera particulièrement constatée auprès des personnes de plus de 85 ans, puisque leur nombre doublera.Mais quelle option la société proposera-t-elle aux individus en fin de vie?«Quand j\u2019ai perdu mon amie puis mon père, j\u2019ai réalisé à quel point il était déstabilisant de ne pas pouvoir aider une personne qu\u2019on aime», raconte Danielle, 57 ans, qui a accompagné deux êtres chers en fin de vie.Une impuissance ressentie par bien des proches aidants, selon elle.AVOIR LE CHOIX «Si on ne peut choisir le moment ou la maladie qui nous mènera à la mort, on devrait pouvoir choisir comment mourir!», soutient cette mère de famille.Une opinion partagée par Hélène Bolduc, présidente de l\u2019Association québécoise pour le droit de mourir dans la dignité (AQDMD), qui avance que ce droit relève de la dignité humaine : «la liberté de décision est capitale pour le respect de la personne.Euthanasie, suicide assisté ou soins palliatifs, les patients doivent avoir le choix.» Elle s\u2019indigne que des malades et leurs proches doivent agir dans l\u2019illégalité.Ce qui n\u2019est pas sans rappeler le cas de Stéphan Dufour d\u2019Alma qui avait aidé son oncle Chantal Maltais, lourdement handicapé, à se suicider en septembre 2006.Les jurés avaient finalement acquitté M.Dufour, estimant qu\u2019il n\u2019avait pas eu l\u2019intention de causer la mort de son oncle, puisqu\u2019il souffrait d'un léger retard mental.Danielle admet également que si l\u2019euthanasie ou le suicide assisté avait été permis, ces actes auraient pu abréger les souffrances de son défunt père.«Il s\u2019était déjà assez battu dans la vie.Il aurait aimé avoir recours à l\u2019aide de son médecin de famille, pour mettre fin à ces douleurs, ces attentes aux urgences et cette détresse de personnes âgées, cordées dans les corridors, fesses à l\u2019air et terriblement seules.» «QUAND J\u2019AI PERDU MON AMIE PUIS MON PÈRE, J\u2019AI RÉALISÉ À QUEL POINT IL ÉTAIT DÉSTABILISANT DE NE PAS POUVOIR AIDER UNE PERSONNE QU\u2019ON AIME.» \u2014 Danielle, 57 ans, qui a accompagné deux êtres chers en fin de vie DÉVELOPPER LES SOINS PALLIATIFS Certains opposants à la légalisation de l\u2019euthanasie et du suicide assisté prônent davantage un développement des soins palliatifs, actuellement utilisés par seulement 15 % des patients.C\u2019est pourquoi David Roy, directeur du Laboratoire de recherche en éthique et vieillissement de l\u2019Institut universitaire de gériatrie de Montréal, soutient que «la dignité en fin de vie passe par un meilleur contrôle de la douleur.Il faut continuer de faire évoluer les soins palliatifs pour les personnes âgées et vulnérables».Le ministère de la Santé et des Services sociaux a d\u2019ailleurs initié une Politique en soins palliatifs de fin de vie, dès 2004.Des mesures, qui, selon Danielle, également bénévole dans une maison de soins palliatifs, ont certaines limites.«Les soins palliatifs sont une bonne chose, mais cela ne répond pas à tous les besoins.En plus d\u2019une sélection des cas, les admissions ne se font que quelques jours avant le décès.Mon amie a été admise deuxjours avant sa mort, mais elle a souffert pendant un an», se souvient-elle.Après une trentaine de journées d\u2019audience, à l\u2019automne 2010, les 15 membres de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité devraient rendre leur rapport au printemps.PHOTO : DREAMSTIME/KENTANNENBAUM LrtlNERAIRE 21 1sr février 2011 crudessence L'art de manger la vie 100% BIOLOGIQUE VÉGÉTALIEN VIVANT mc.:* tu» Crudessence, jeune entreprise dynamique inspirée par l\u2019art de vivre, vous offre la quintessence de la nutrition : L\u2019Alimentation Vivante qui a pour bienfaits de détoxifier votre corps, le préserver en bonne santé en renforçant son système immunitaire et vous rendre votre poids santé! CRUDESSENCE, C\u2019EST TOUT D'ABORD : Un Restaurant : situé au pied du Mont Royal, au 105 Rachel Ouest, c\u2019est une oasis de fraicheur en plein coeur de Montréal où vous attendent de la fine cuisine vivante, prêt-à-manger, jus frais et smoothies ainsi que notre boutique d\u2019aliments spécialisés.Un Service traiteur : riches et colorés, les buffets Crudessence transformeront vos événements et réunions en festins inoubliables.Contactez-nous au (514) 271-0333.Des cours de cuisine : Devenez chef en alimentation vivante.Prenez votre santé en main en incorporant les principes d\u2019une alimentation optimale à votre table.Crudessence vous accueille dans son atelier et vous offre ses trucs et astuces de chef! 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C\u2019est un programme fantastique, des personnes incroyables qui amènent beaucoup de réconfort sur l\u2019étage.Les bonnes intentions se transmettent dans l\u2019air.» PHOTO : DREAMSTIME/ PAULPRESCOTT BÉNÉVOLE AU CHU SAINTE-JUSTINE Le programme de bénévolat de Sainte-Justine existe depuis la fondation de l\u2019établissement en 1907.Bien que le programme «Grand-maman tendresse» soit saturé, plusieurs autres unités accueillent les gens de bonne volonté.«Il y a deux ou trois périodes de recrutement par année, dit Valérie Tcholkayan.Les gens remplissent un formulaire, partagent leurs intérêts et participent à une soirée d\u2019information.Nous demandons un engagement de six mois, à raison de trois heures par semaine.Lorsque nous avons vérifié le passé judiciaire des futurs bénévoles et que tout est conforme, on procède à des journées de formation.» Us sont ainsi près de 300 personnes bénévoles à offrir temps et sourires dans le hall d\u2019entrée, en jouant avec les enfants, en aidant dans les unités de soins et même au comptoir de prêts de jouets et d\u2019équipement informatique.L'ITINÉRAIRE 23 LA FONDATION DU DR JULIEN A POUR MISSION DE PROMOUVOIR ET DE DÉVELOPPER LA PÉDIATRIE Ç SOCIALE POUR LE BIEN-ÊTRE DU PLUS GRAND NOMBRE D\u2019ENFANTS POSSIBLE.La Fondation du Dr Julien assure l'avancement et la défense des droits des enfants des milieux défavorisés par l'intermédiaire de la pédiatrie sociale.Elle a également pour objectif de permettre aux enfants de se développer selon leur plein potentiel.La Fondation du Dr Julien poursuit la promotion et le développement de la pédiatrie sociale à travers tout le Québec.OUA, Ccu F(yndaJsûyns cUu Julsi&ns nsejule/hs-wHucs cuiu in *t tt.ith-'teuirriil L'< H) IEp* ¦Lf.NjHi\\ru\t.4 -fi- t.1 t « p EourEïc Kl rüT ;¦¦ 3 H| ! tUA.jp La Capitate Ptait-su Mis;.av, duMont hojkî IE ŒHI 597 î 12 \\\tmont-rtjy^Ji'i-Mt^piialçvpnrtu.wTn &Q9emQfft ivrjltf Pj 11 nï ¦.22l'i.Sl; j 11 l'ilm i 1 ^5*-1 ¦ 72 \" ï 1 2 1\tUta jj -U Itïwdubiy i rtî*Wd» i r ::n,c j La Capitale du Mont RoyaJ 'jrfia r eï Ja n Ce d une praprrè W, c'wf tmtathin de- ectur et de faire Z ii unI ¦ lii1 ,.i i utcr ¦ UK, ¦¦ ;i if » 1 nr.i\"i,'ir' FMepnonriElfi-k Corwi + : * uçitn1 ¦* tpini ri ¦i' ii vnh'u1 piiuij fi^Hiv .¦- ui|u ynifjii ri Blûfltrf : wnw,lff£ipklfltatJ[ira0nlreyjil,£.Qm LOGIS PHARE LOGEMENTS DISPONIBLES Le projet Logis Phare est un immeuble d'appartements supervisés à prix modique pour des personnes en traitement de substitution aux opiacés (femmes enceintes, couples avec enfant(s) ou familles monoparentales).Des intervenants sont sur place pour offrir un support communautaire aux résidants.Les critères de base sont; \u2022\tÊtre sous traitement de substitution \u2022\tEtre parent d'un ou de plusieurs enfants de 0 à 5 ans \u2022\tÊtre prêt à s'investir, avec le support des intervenants, à l'élaboration et à l'application d'un plan d'intervention La durée maximale du séjour est de 3 ans.Si vous êtes intéressés ou aimeriez en savoir plus sur le projet, veuillez communiquer avec M.Daniel Harpin au (514) 523-3135 ÉCONOMIE ET CONSOMMATION PIERRE DUHAMEL Journaliste économique depuis 30 ans et un des grands experts en économie au Québec CES FORMIDABLES BANQUES CANADIENNES Il y a des pays qui se retrouvent dans la dèche parce que leurs banques ont pris des risques insensés et se sont trouvées en situation d\u2019insolvabilité ou presque.Des noms?L\u2019Irlande, bien sûr, mais aussi le Royaume-Uni et les Etats-Unis.Par ailleurs, si des pays comme l\u2019Irlande, la Grèce ou le Portugal n\u2019étaient plus en mesure de rembourser leur dette souveraine, des banques allemandes, françaises, espagnoles et britanniques absorberaient des chocs terribles.Pendant ce temps, au Canada, les banques affichent de solides profits et se découvrent un féroce appétit.Certains critiquent leur opulence, mais je préfère personnellement des banques solides et en santé que des institutions malmenées et fragiles.Je dors mieux.Vous me direz que leurs profits sont aussi insensés que la rémunération de leurs dirigeants.Cela reflète la place énorme que ces institutions prennent dans une société où l\u2019État et les consommateurs vivent à crédit.Il y a de plus en plus de transactions et de prêts, donc plus de frais et de revenus d\u2019intérêts.Certains trouvent que les banques ne paient pas assez d\u2019impôts.Je comprends leur malaise, mais je trouve leur analyse un peu courte.Nos banques font de plus en plus d\u2019affaires et de profits à l\u2019étranger et elles ont tout à fait raison de choisir d\u2019autres juridictions pour être imposées.Vous indignez-vous quand certains de nos plus grands artistes choisissent d\u2019habiter ailleurs qu\u2019au Québec pour des raisons fiscales?En décembre, les banques canadiennes ont investi 10,4 milliards de dollars chez nos voisins du sud.On peut ne pas aimer quand des entreprises américaines mettent la main sur des belles PME de chez nous, mais nous faisons la même chose quand nous en avons l\u2019occasion et les millions.Le Canada a peu de belles entreprises à dimension internationale et peu de marques canadiennes ou québécoises sont vraiment planétaires, mais nos institutions financières sont en train de s\u2019imposer.La TD, qui vient de dépenser 6,3 milliards de dollars pour acheter Chrysler Financial, a investi 20 milliards de dollars aux États-Unis depuis six ans.Il y a aujourd\u2019hui des banques TD du Maine à la Floride.Son dernier pari dans l\u2019automobile peut sembler risqué, mais les dirigeants de la banque croient que le marché américain, évalué à 700 milliards de dollars, devrait connaître une croissance de 200 milliards de dollars au cours des trois prochaines années.La Banque de Montréal vient de doubler son réseau de succursales dans le Midwest américain avec l\u2019achat de Marshall & Ilsley pour 4,1 milliards de dollars.La Banque Scotia est présente dans 50 pays et a des réseaux importants de succursales dans les Caraïbes, mais aussi dans des pays comme le Chili et le Venezuela du camarade Chavez.La RBC, qui a déjà un réseau de 420 succursales dans le sud-est américain, vient d\u2019acheter un gestionnaire de fonds britannique, BlueBay Asset Management.La Banque Royale est aujourd\u2019hui la sixième institution financière en Amérique du Nord et la 15e au monde au niveau de sa capitalisation boursière.LES BANQUES CANADIENNES OCCUPENT 6 DES 37 PREMIÈRES POSITIONS DANS CE CLASSEMENT QUI ÉVALUE LES 500 PLUS GRANDES BANQUES AU MONDE.La Banque Nationale n\u2019a pas les muscles de ses rivales, mais elle a affiché des profits en hausse de 19% au quatrième trimestre et elle a haussé son dividende de 6,5 %.Quand au Mouvement Desjardins, il a été choisi «Banque de l\u2019année» au Canada par la revue britannique The Banker.Global Finance classait la Caisse centrale Desjardins au 25e rang des «safest banks in the world».Les banques canadiennes occupent 6 des 37 premières positions dans ce classement qui évalue les 500 plus grandes banques au monde.Ce n\u2019est pas rien, surtout à l\u2019époque actuelle.PHOTO : DREAMSTIME/SAVAGEAIR L'ITINERAIRE 31 Tr février 2011 Mb* * OUS LA POU SI ELLE JR VOUS INAPTE DEVIENT su üfî-.uu.t 1 eut IM» Curateur pubitc Québei WWW.CURATtUR.GOUV.QC CA BENOIT BRIERE ON VEUT J UEVOUERE! ANNONCEZ-VOUS DANS L'ITINÉRAIRE ET AFFICHEZ VOS VALEURS CITOYENNES.Contactez Karoline Bergeron au 514 597-0238 poste 245 au par courriel à karoline.bergeron@itineraire.ca CODE D\u2019ÉTHIQUE DES CAMELOTS 1.\tNe jamais vendre L\u2019Itinéraire intoxiqué 2.\tRespecter son propre point de vente et celui des autres camelots 3.\tVendre L\u2019Itinéraire au prix indiqué sur la page couverture 4.\tNe jamais ternir la réputation des autres camelots et du Groupe L\u2019Itinéraire 5.\tToujours être courtois et respectueux envers la clientèle 6.\tSe tenir à une distance raisonnable du client ou des entrées d\u2019établissements 7.\tRespecter les employés et les membres du Groupe 8.\tMendier au nom de L\u2019Itinéraire ou en vendant L\u2019Itinéraire est interdit 9.\tNe vendre aucun produit avec le magazine L\u2019Itinéraire MONDE DU TRAVAIL /BRÈVES «DOMESTIQUER» LE BRUIT AU TRAVAIL Un grand nombre de travailleurs québécois sont exposés à des niveaux de bruits dangereux pour leur système auditif.Pour pallier cette situation, une équipe de scientifiques de l\u2019Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité au travail (IRSST) a mis au point un outil d\u2019encofffement pour réduire le bruit auquel les travailleurs sont exposés.L\u2019encoffrement ou le «capotage», qui isole la machine bruyante, présente l\u2019intérêt de ne pas remettre en cause la conception de la machine tout en assurant une bonne réduction sonore.Dans un guide sur le contrôle du bruit proposé par la CSST, l\u2019encoffrement est considéré comme une solution importante pour bloquer la transmission du bruit de machines et des procédés bruyants.Le nombre de travailleurs risquant de perdre l\u2019audition au Québec est estimé à 400000, soit un travailleur sur cinq, si on se fie à la limite légale d\u2019exposition au bruit de 90 décibels (dB) pour une journée de huit heures.Les normes internationales sont plus sévères : la Commission de la santé et de la sécurité au travail recommande un maximum de 85 dB, ce qui représente un demi-million de travailleurs québécois.SOURCE : FTQ ET IRSST PHOTO : DREAMSTIME/SEBASTIAN CZAPNIK INSOLITE! CONFLIT DE TRAVAIL À L\u2019OIT JOURNAL DE MONTRÉAL ET CODE DU TRAVAIL Le lock-out au Journal de Montréal aura des échos à l\u2019Assemblée nationale, les 1er et 2 février, alors que les membres de la Commission de l\u2019économie et du travail entendront les parties impliquées.Les dispositions anti-briseurs de grève, complètement désuètes, feront l\u2019objet d\u2019une attention spéciale.Les députés entendront notamment le président de Québécor, Pierre Karl Péladeau, le président du STIJM, Raynald Leblanc, ainsi que les chefs des principales centrales syndicales, dont la présidente de la CSN.Rappelons que ce conflit de travail, qui touche plus de 200 syndiqués, perdure depuis 2 ans.SOURCE : SNC «Les cordonniers sont les plus mal chaussés», selon un dicton connu.Cela se confirme actuellement à l\u2019Organisation internationale du travail (OIT), dont l\u2019image vertueuse est actuellement entachée par un conflit de travail.Cocasse pour une organisation dont la vocation est de «promouvoir la justice sociale et les droits internationalement reconnus de la personne humaine et du travail1».SOURCE : OIT L\u2019administration du Bureau international de Travail2 (BIT) et le syndicat du personnel du BIT se sont entendus sur le recours à une médiation afin de sortir de l\u2019impasse actuelle.La médiation devra rendre compte des progrès accomplis au conseil d\u2019administration de mars 2011.A suivre, donc.1\tSelon le site Internet de l'OIT 2\tLe Bureau international du Travail, situé à Genève, est le secrétariat permanent de l'Organisation internationale du Travail.L'ITINÉRAIRE 33 1er février 2011 * V.* .TA# *Ÿ ?*+v*s** Æ5ËJÏSÏZÏ:\" rrA'llMÂH t * 4-14 IJVjHI Lj-WkJ Les avocats de solutions MC |\t\t\t \\ Luc Audet Avocat audet@DroitDesPME.com\t\t\t \tAUDET & ASSOCIÉS™, AVOCATS-ATTORN EYS\t\t 164, rue Notre-Dame Est, Montréal OC Canada H2Y1C2\t\t\t T 514.954.9600 1.866.954.9600 C 514-914-0111 F 514-954-9547\tLigne directe 514-954-0362 www.DroitDesPME.com\t\t Collectivement pour un monde dd^QXQtà ON LUTTE À VOS CÔTÉS Syndicat canadien de T la fonction publique no Syndicat canadien de T ' talhlip n ppi JL i IBM .n#p Lf ,_irMr UIP Ivinfttttu du cnncxl du Yi'ni ihi le réseau d'aide www.ra pii m Pgrg INFO RAPStM Lerè&eaii J lle :i l: au * fïiFTï&nnt s iEjuTei\tItfréffrmeïSie f^ppUéfil T^l.: S14B79 1949 / / M\tW LE FEDERAL DOIT ACCELERER ET ACCROITRE SON AIDE PIERRE GAUDREAU coordonnateur du RAPSIM Juste avant les fêtes, le gouvernement fédéral mettait enfin en place le processus pour le déploiement de la Stratégie de partenariats de lutte contre l\u2019itinérance (SPLI) pour 2011-2014.Pour Montréal, cet investissement fédéral représentera au total 24 millions de dollars pour ces 3 ans.C\u2019est une bonne nouvelle pour les personnes itinérantes pour lesquelles ce programme est fort utile, soutenant tant l\u2019intervention, la construction de logements que l\u2019amélioration des installations.Il y a plusieurs bémols cependant.D\u2019abord, même si le gouvernement confirme son engagement jusqu\u2019en 2014, l\u2019attribution actuelle des fonds ne vise qu\u2019une mesure transitoire d\u2019un an, pour le maintien des services directs en 2011-2012.Pour Montréal, on parle ici de plus de 90 intervenants qui font un travail essentiel dans les refuges, les centres de jour, les hébergements, les logements, etc.Alors que l\u2019argent est prévu pour trois ans, on fragilise cette intervention et bureaucratise le processus en forçant de nouvelles demandes dans quelques mois.UN BUDGET INSUFFISANT Le plus décevant des nouvelles concernant le programme fédéral d\u2019aide aux sans-abri est le fait que son budget soit resté au même niveau depuis dix ans, malgré l\u2019augmentation des besoins et la hausse des coûts.Les organismes, les refuges, mais aussi les hébergements, les centres de jours, les ressources en toxicomanie et celles d\u2019aide alimentaire, voient un nombre sans cesse croissant d\u2019hommes et de femmes en situation d\u2019itinérance.Pour répondre aux besoins exprimés par le milieu, la demande de budget annuel pour la SPLI est de 21 millions par an.Une demande appuyée unanimement par le conseil municipal de Montréal, de même que par le Bloc Québécois et le NPD, alors que le PLC soutient un rehaussement de ce budget.De nombreux projets pertinents pour répondre aux besoins de ces personnes sont en attente de soutien, que ce soit pour acquérir des logements ou des chambres privés et les transformer en logement social, améliorer ou accroître l\u2019hébergement, permettre la relocalisation d\u2019organismes qui débordent dans leurs locaux exigus, développer de nouvelles interventions en accompagnement ou en travail de rue, etc.La capacité de réaliser ces projets avec un budget gelé depuis dix ans est très réduite.UN BUDGET NON DISPONIBLE! Non seulement le budget n\u2019a pas été augmenté, mais les fonds pour de nouveaux projets, tout en étant prévus et budgétés par le gouvernement fédéral, ne sont pas disponibles.Des négociations sont en cours avec le gouvernement du Québec pour revoir l\u2019Entente Canada-Québec sur la Stratégie de partenariats de lutte contre l\u2019itinérance.Les communautés désignées pour ce financement au Québec, soit Montréal et 11 autres centres urbains, devront aussi revoir leur plan communautaire qui balise et priorise ce financement dans leur communauté.L\u2019horizon annoncé d\u2019un appel pour de nouveaux projets est «avant l\u2019été», ce qui avec le délai de traitement des dossiers, voudrait dire un début des projets à l\u2019hiver 2012, dans un an.Un délai indu et inacceptable.Ce processus doit être accéléré pour que de nouveaux projets apportant des réponses aux grands besoins ressentis dans la rue puissent se développer rapidement en 2011.AU QUEBEC, SVP CONTACTER DOMINIQUE VIEN, MINISTRE DÉLÉGUÉE AUX SERVICES SOCIAUX.PAR LA POSTE : 1075, CHEMIN SAINTE-FOY, 15e ÉTAGE, QUÉBEC, G1S 2M1 PAR TÉLÉPHONE : 514-873-3604 PAR COURRIEL : MINISTRE.DELEGUEE@MSSS.GOUV.QC.CA AU FEDERAL, CONTACTER DIANE FINLEY, MINISTRE DES RESSOURCES HUMAINES ET DU DÉVELOPPEMENT DES COMPÉTENCES.GRATUITEMENT PAR LA POSTE : CHAMBRE DES COMMUNES, OTTAWA, KIA OA6 PAR TÉLÉPHONE : 613-996-4974 PAR COURRIEL : FINLEY.D@PARL.GC.CA APPUYEZ LE MILIEU ! Le RAPSIM et ses 93 organismes membres mènent depuis les fêtes différentes actions pour que le soutien que la SPLI doit apporter au milieu se concrétise rapidement avec un investissement supplémentaire.Alors qu\u2019Ottawa veut dépenser neuf milliards de dollars pour de nouveaux avions de combat, la lutte à l\u2019itinérance vaut assurément quelques millions de plus! Vous pouvez soutenir cette demande en demandant aux ministres responsables du dossier d\u2019accélérer le processus pour que les fonds de la Stratégie de partenariats de lutte contre l\u2019itinérance pour 2011-2014 soient accrus et rapidement disponibles.L'ITINÉRAIRE 35 1er février 2011 > jri, ¦¦ 1T- - V -' ?ET ACTION! Ensemble, tout devient possible La Banque Nationale est heureuse d'apouycrdes cenminES d'organismes canadiens afin d'améliorer la qualité de vie des communautés.BANQUE NATIONALE GROUPE FINANCIER SUR LES PAS DU DR JULIEN JÉRÔME SAVARY MARCHE SUR LES TRACES DU DR JULIEN.À CHAQUE NUMÉRO DE L'ITINÉRAIRE, LES NOMBREUSES RENCONTRES DU JOURNALISTE AVEC LE CRÉATEUR DE LA PÉDIATRIE SOCIALE, DES ENFANTS ET DES PERSONNES DE L\u2019ENTOURAGE DE CET HOMME EXCEPTIONNEL VOUS PERMETTENT DE COMPRENDRE SON QUOTIDIEN ET DE DÉCOUVRIR SON UNIVERS.LAISSEZ-VOUS INSPIRER PAR LE DR JULIEN.LE DR GILLEs JULIEN SORTIR FORT DE MONTRÉAL-NORD JÉRÔME SAVARY uperviseur de la rédaction et journaliste Grandir en santé à Montréal-Nord, c\u2019est possible.Depuis un an, le centre de pédiatrie sociale (CPS) de Montréal-Nord souligne les forces des enfants de ce territoire, car celui-ci est autre chose que le repère de prédilection des gangs de rue.Monique Desrosiers, initiatrice du centre et directrice d\u2019une école dans le quartier, réfute cette association négative : «Nos enfants ont des forces, alors on doit tout mettre en œuvre pour qu\u2019ils sortent forts de Montréal-Nord.» La directrice de l\u2019école primaire Adélard-Desrosiers croit manifestement en «ses» enfants.Par exemple, elle a déjà appris à la mère d\u2019un enfant pris avec de grosses difficultés à l\u2019école que son fils était excellent en musique, ce quelle ignorait.«Le visage de la mère s\u2019est tout à coup éclairé», se souvient Monique Desrosiers.Dans cette école, située dans le secteur nord-est de Montréal-Nord, où la pauvreté s\u2019exprime de façon criante, la directrice rappelle que chaque enfant a des forces, même si celles-ci ne sont pas toujours visibles du premier coup d\u2019œil.«Vous êtes des futurs premiers ministres», se plaît-elle souvent à dire aux élèves qui fréquentent l\u2019école.PRÈS DES GENS Selon Mme Desrosiers, le quart des enfants vulnérables de son école, et leurs familles, n\u2019accèdent pas aux services mis à disposition par les nombreux organismes de Montréal-Nord.Très appauvries et souvent récemment immigrées au Québec, ces familles ont besoin d\u2019être prises par la main.Du moins pour un moment.Mme Desrosiers est alors allée rencontrer le Dr Julien afin d\u2019amener la pédiatrie sociale à Montréal-Nord et d\u2019offrir toutes les chances de réussite aux enfants.Fin 2009, le CPS de Montréal-Nord a établi ses quartiers dans un 5 Vi situé au rez-de-chaussée du HLM de la Place Normandie.Tout près de sa clientèle cible : les enfants les plus pauvres de ce secteur déjà défavorisé de l\u2019île de Montréal.«Avec nos services, on accompagne maintenant davantage les familles, qui sont souvent isolées», indique Mme Desrosiers.Ce soutien aux familles peut prendre diverses formes.«Si un enfant doit absolument aller voir le dentiste, nous nous assurons qu\u2019il y est bien allé», ajoute-t-elle.Lors de la première année, 52 familles ont été suivies par l\u2019équipe du CPS, composée alors de la Dre Sabrine Manoli, d\u2019une travailleuse sociale (prêtée par le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) d\u2019Ahuntsic et Montréal-Nord) et d\u2019une directrice générale, auxquelles s\u2019ajoute cette année une psychomotricienne, chargée de développer le potentiel moteur des enfants.Depuis le début 2011, la Dre Nicole Audet assure les rencontres cliniques du CPS de Montréal-Nord, à raison d\u2019une fois par semaine.Dre Audet dirige également l\u2019unité de médecine familiale de la Cité de la Santé de Laval et tient à souligner «l\u2019esprit de bâtisseuse» de la Dre Manoli dont elle prend la relève.BEAUCOUP DE MONDE À AIDER Selon la Direction de santé publique de Montréal*, 35,6% des familles habitant le secteur nord-est de Montréal-Nord vivent sous le seuil de faible revenu, soit plus que le double de la proportion montréalaise (16,6%).Seul, le CPS ne réussira pas à gommer la très grande pauvreté de la carte de Montréal-Nord.Mme Desrosiers insiste DRE NICOLE AUDET, MÉDECIN AU CENTRE DE PÉDIATRIE SOCIALE DE MONTRÉAL-NORD, ET LE DR GILLES JULIEN ainsi sur l\u2019importance du travail en réseau avec les autres organismes et institutions.Le CSSS, la Direction de la protection de la jeunesse et la Commission scolaire de la Pointe-deTIle sont des partenaires importants associés au projet.L\u2019ensemble de la communauté de Montréal-Nord doit s\u2019engager auprès de ses enfants, selon Monique Desrosiers.On croirait entendre le Dr Julien, très attaché au principe d\u2019engagement de la communauté.«Mon objectif premier pour ce projet est que la communauté se préoccupe de ses enfants, car c\u2019est ainsi qu\u2019une communauté construit son avenir.Il faut croire aux enfants», précise-t-elle en entrevue dans les locaux de L\u2019Itinéraire.\u2018Données issues du recensement de 2006 PHOTO : DANIEL DUMONT PHOTO VIGNETTE : CHRISTIAN TREMBLAY BANQUE NATIONALE LA BANQUE NATIONALE EST FIÈRE DE VOUS PRÉSENTER SUR LES PAS DU DR JULIEN, 37 UNE SÉRIE SUR LE FONDATEUR DE LA PÉDIATRIE SOCIALE AU QUÉBEC, DÉVELOPPEMENT SOCIAL CAMEROUN-MONTRÉAL L\u2019ALLER SIMPLE D\u2019UN JOURNALISTE DELPHINE DENOISEUX V LE JOURNALISTE JEAN-MARC SOBOTH A DÛ QUITTER LE CAMEROUN POUR ÉVITER LA PRISON.«La parole est d\u2019argent, mais le silence est d\u2019or», dit le proverbe.Au Cameroun, la presse est encore exposée aux excès de zèle des forces de l\u2019ordre.Des propos jugés diffamatoires peuvent conduire un journaliste à une peine d\u2019emprisonnement.C\u2019est pour cette raison que Jean-Marc Soboth a quitté Douala pour Montréal.C\u2019est au Canada qu\u2019a atterri Jean-Marc Soboth, journaliste camerounais et ancien secrétaire du Syndicat national des journalistes du Cameroun.Arrivé en janvier 2010, il séjourne à Montréal avec l\u2019espoir d\u2019obtenir un statut de réfugié politique.«En juin 2008, un débat sur STV2 a été consacré à une opération de lutte contre la corruption lancée à la fin de 2004 par les autorités, relate-t-il.Nous avons dénoncé une justice à double vitesse, preuves à l\u2019appui.J\u2019ai été victime de menaces.J\u2019ai donc fui le Cameroun.» Selon le bureau africain de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), les journalistes camerounais font davantage l\u2019objet de pression depuis janvier 2010.«En mars 2010, trois directeurs de publication ont été placés en détention et l\u2019un d\u2019eux est décédé en prison, faute de soins», déclare Libasse Hane de la FIJ.«Le régime camerounais tente de museler la presse libre et indépendante, car l\u2019élection présidentielle est fixée à 2011», termine-t-il.FRAPPER LE PORTEFEUILLE Si les enjeux semblent essentiellement politiques, ils sont aussi économiques.«Les journalistes camerounais font également face à d\u2019importantes difficultés financières, explique Jean-Marc.À Douala, je vivais de piges et j\u2019arrivais à peine à payer mon loyer.» «La sanction économique a rapidement été mise en place au Cameroun», analyse François Bugingo, journaliste et animateur à Radio-Canada, lui-même issu de parents réfugiés rwandais.«Au pouvoir depuis 1982, Paul Biya a pris des mesures d\u2019une efficacité redoutable, explique-t-il.En rehaussant les frais d\u2019électricité dans les imprimeries privées ou indépendantes, il s\u2019est assuré quelles travailleraient avec lui et quelles n\u2019achèteraient pas d\u2019espace publicitaire dans les médias dits d\u2019opposition.» Depuis 20 ans, le nombre de journaux africains s\u2019est multiplié.Une presse spécialisée a vu le jour et les nouveaux médias ont fait leur entrée sur le continent.Selon Jean-Marc, cette diversité n\u2019est pas pour autant synonyme de liberté.«Il faut connaître des gens pour avoir accès à l\u2019information, ce qui fait qu\u2019une bonne partie de la presse vit de spéculation et fonctionne chaque fois, à la limite de la diffamation», explique-t-il.ACTEURS DE DÉVELOPPEMENT Pour Jean-Marc, l\u2019avenir est encore incertain.Une procédure qui nécessite une période d\u2019attente est en cours à la Commission de l\u2019immigration du statut de réfugié.«Je viens d\u2019arriver et je suis encore en train d\u2019essayer de comprendre ce nouveau pays, explique-t-il.Mais si je retravaille un jour en tant que journaliste, ce ne sera pas pour écrire dans la rubrique des chiens écrasés.» François Bugingo estime que les journalistes venus d\u2019ailleurs ont un rôle crucial à jouer dans la société.«Etant loin des risques de tractation et d\u2019oppression de nos différents régimes, nous avons le devoir sacré d\u2019être les porte-voix de ceux qui sont restés au pays, soutient-il.Nous devons également veiller à ce qu\u2019une information nuancée existe à propos de notre continent.L\u2019Afrique, ce n\u2019est pas uniquement le sida, la guerre et les droits de la femme bafoués.C\u2019est aussi des combats et des figures qui essaient de faire changer les choses.» Au Québec, le Cameroun figure parmi les 15 principaux pays de naissance des immigrants admis sur le territoire.Entre 2005 et 2009, 2% de ressortissants du Cameroun ont été reçus dans le cadre d\u2019une immigration permanente.SOURCE : RAPPORT2009 DELA FÉDÉRATION INTERNATIONALE DES JOURNALISTES.PHOTO : DELPHINE DENOISEUX 38 L'ITINERAIRE 1sr février 2011 MÉTRO, HOBO, DODO CAMILLE LAURIN-DESJARDINS Juan* est un sympathique coiffeur d\u2019origine argentine.Il a le sourire facile et les yeux rieurs.Vêtu d\u2019un jean impeccable, d\u2019un blouson en velours cordé et de chaussures au look itahen, on jurerait qu\u2019il est un homme d\u2019affaires accompli.Pourtant, sous son regard chaleureux se cache une profonde angoisse : il ne sait pas où il dormira ce soir.Juan est arrivé au Québec à l\u2019âge de cinq ans, dans une famille québécoise bien nantie, après avoir été vendu dans son pays d\u2019origine.Ses parents adoptifs le battaient régulièrement.A 13 ans, il a mis le feu à leur maison pour exprimer sa détresse.La DPJ est venue le chercher et l\u2019a placé en foyer d\u2019accueil jusqu\u2019à ses 18 ans.Au fil du temps, il a appris par lui-même à coiffer et à couper les cheveux.«Je suis bon dans ce que je fais.Mais aussitôt que j\u2019ai une paye, je la dépense en alcool ou en drogue, pour oublier mon passé.L\u2019alcool me réchauffe, c\u2019est comme une fausse bonne humeur», raconte-t-il.À cause de ce problème de consommation, Juan peut difficilement garder un emploi.Ayant été viré de son dernier travail, il n\u2019a plus d\u2019argent pour payer son loyer, et donc plus de domicile fixe.«Durant le jour, je dors dans le métro.Je fais la ligne verte aller-retour.Ça me garde au chaud», confie-t-il.AU-DELÀ DES FRONTIÈRES MONTRÉALAISES Pierre Gaudreau, coordonnateur du Réseau d\u2019aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM), soutient que le phénomène de l\u2019itinérance ne s\u2019arrête pas aux frontières de Montréal.«L\u2019itinérance, il y en a un peu partout.C\u2019est un phénomène croissant à Trois-Rivières, Valleyfield.Ça augmente constamment.» En 2009, le comité de la Nuit des sans-abris (NSA) a noté une augmentation de fréquentation des refuges montréalais de plus de 30% chez les femmes et de 5 % chez les hommes.«Depuis 3 ans, il y a une augmentation de 5 % à chaque année chez les hommes», ajoute M.Gaudreau.À 35 ans, Juan fait sûrement partie de ces 5 %.Avant l\u2019été dernier, où il est resté plus d\u2019un mois dans la rue, il n\u2019avait jamais eu à fréquenter un refuge pour sans-abri.DES SERVICES D\u2019AIDE NECESSAIRES Selon Pierre Gaudreau, pour réduire les risques de l\u2019itinérance, il faut du soutien.Du soutien pour les gens qui demandent de l\u2019aide - toxicomanes, alcooliques, joueurs compulsifs, personnes atteintes de maladies mentales - afin d\u2019éviter que ces personnes ne se retrouvent à la rue.C\u2019est, entre autres, le financement de ces services d\u2019aide que revendiquent la NSA et le RAPSIM.Depuis dix ans, la Stratégie des partenariats de lutte contre l\u2019itinérance (SPLI) est le principal financement gouvernemental dans le domaine.Le gouvernement fédéral s\u2019est ainsi engagé à financer plusieurs organismes d\u2019aide aux itinérants (L\u2019Itinéraire, le Comité social Centre-Sud, par exemple).Un plan d\u2019action interministériel en itinérance a aussi été déposé en 2009.Ce plan, qui regroupe huit ministères, identifie les problèmes de l\u2019itinérance et propose des solutions.«On attend toujours les actions, par contre», souligne Pierre Gaudreau.Plusieurs événements sont organisés chaque année pour sensibiliser le public à la cause des itinérants, comme la Nuit des sans-abri, qui a fêté son 21e anniversaire en octobre dernier.Si de tels événements peuvent faire avancer les choses à long terme, petit à petit, ils ne changent pas dans l\u2019immédiat les conditions de vie des milliers d\u2019itinérants qui les fréquentent.Marianne Longpré, intervenante sociale pour la Maison du Père, rappelle que le sort des sans-abri ne changera pas du jour au lendemain.«Le public est sensible au sort des sans-abri, mais cela ne change rien à leur situation», déplore-t-elle.Juan, en ce matin glacial, n\u2019a nulle part où aller.Il remonte le col de sa veste, met les mains dans ses poches et marche sous le soleil levant dans Montréal, jusqu\u2019à la prochaine station de métro.*Nom fictif PHOTO : DREAMSTIME/JDAZUELOS L'ITINÉRAIRE\t39 UN ITINÉRANT DANS LE MÉTRO ' _ ! M i fcl II M M\u2014 1er février 2011 EXPRESSION HÉLÈNE OUELLETTE Chroniqueuse de rue «ON EST TU BIEN AU QUÉBEC! Je ne suis plus capable d\u2019entendre cette phrase de résignés, de colonisés.Elle reflète l\u2019attitude passive de nombreux citoyens envers la pauvreté de notre société, celle-ci réduisant de trop nombreuses personnes à l'humiliation et au rejet social! «On est tu bien au Québec!» Ben oui, nous sommes bien! Les plus pauvres d\u2019entre nous ont eu droit à une énorme augmentation de 0,48 % sur leur chèque d\u2019aide sociale au début de l\u2019année 2010.Et de quoi se plaignent les travailleurs au salaire minimum?Avec un gros 25 cents de plus de l\u2019heure, accordé en mai dernier, ils n\u2019ont vraiment pas de quoi se plaindre.Et sans compter qu\u2019on mange à bon prix, puisque le prix des aliments n\u2019a augmenté que de 20% cette dernière année! Etre pauvre, au Québec, signifie avoir de moins en moins la possibilité de s\u2019acheter les éléments essentiels à une vie décente.Les effets de la pauvreté sont de plus en plus néfastes pour notre santé physique et mentale.Je m\u2019en rends compte quotidiennement, à mon point de vente, alors que je vois des gens fouiller dans les poubelles, sales, bavant à force d\u2019être médicamentés.Ces visages de la pauvreté me «sautent aux yeux», me font mal, moi qui suis tant éprise de justice.Etre pauvre, c\u2019est n\u2019avoir jamais de loisirs, de vacances, être constamment angoissé par la peur du manque.Les pauvres finissent par endosser les préjugés véhiculés à leur égard dans notre société de classes: «Tu n\u2019es rien; pourquoi ne te trouves-tu pas un de ces nombreux emplois dits \u201cdisponibles\u201d?» Pauvre, c\u2019est aussi vivre dans des logements qui coûtent plus cher que la moitié du revenu et qui sont trop souvent insalubres.La population attend de gagner à la loterie, seul espoir réaliste qui lui reste avec les gouvernements que nous nous sommes donnés.REVENU MINIMUM GARANTI Pourtant, il existe des solutions.Entre autres, celle d\u2019un revenu minimum garanti.Cette revendication était principalement défendue par le militant et syndicaliste Michel Chartrand.J\u2019ai pu me rendre compte à travers mes lectures que cette idée n\u2019était pas nouvelle et quelle continue de vivre, ce qui me rassure! En 1787, un journaliste américain, Thomas Payne, considérait qu\u2019un revenu de base devait être octroyé à chaque citoyen, afin que justice soit rendue à ceux qui avaient perdu l\u2019appropriation de la richesse naturelle, soit la terre, au bénéfice de quelques-uns.C\u2019était, pour Paine, une part équitable de l\u2019héritage naturel qui devait revenir à tous de plein droit.Le revenu minimum garanti signifierait la fin du joug des gagnes-petits, des personnes âgées, et de tous ceux qui, de plus en plus nombreux et vulnérables, sont marginalisés par leur pauvreté.Les travailleurs ne seraient plus à la merci de leur employeur.Depuis des années, des États ont initié avec succès des mesures s\u2019inspirant du revenu minimum garanti.Par exemple, le Brésil a mis en place un programme d'équité citoyenne.Aux États-Unis, l'État de l'Alaska a instauré une mesure égalitaire basée sur les revenus miniers et pétroliers régionaux.Au Québec, on attend toujours.Mais pourquoi changer?«On est tu bien au Québec!» SOURCES : PIERRE DESJARDINS, «LA PROPOSITION DE MICHEL CHARTRAND MÉRITE D\u2019ÊTRE ÉTUDIÉE», LE DEVOIR, 20 NOVEMBRE 1998.NORMAND LEBEAU, «LE REVENU MINIMUM GARANTI», SUITE101.FR, 13 FÉVRIER 2010.PHOTO : DREAMSTIME/STUARTKEY 40 ITINERAIRE EXPRESSION QUAPRYCE BASQUE Chroniqueur de rue VIVE LA SAINTE-FLANELLE! Je suis gaga de hockey, pas le choix, c\u2019est requis quand on est Montréalais.Ça y est, c\u2019est le retour du hockey, des Canadiens, des bouh, bouh ,yeah,yeah, au centre Bell.Les journaux ne parlent que de ça; Charest peut reprendre son souffle, il n\u2019est plus l\u2019enfant martyr du Québec.Pour les huit mois que dure la saison, notre précieux Price a repris le flambeau à titre de sujet préféré des Montréalais.Le hockey à Montréal, c\u2019est comme les décorations de Noël, ça commence toujours trop tôt, puis on sait jamais quand on va avoir la sainte paix.Toutes les questions sociales prennent le bord dans notre belle ville dès qu\u2019il est question de hockey.Les citoyens se comportent automatiquement comme s\u2019ils étaient bipolaires non médicamentés, leur santé mentale suivant les résultats de l\u2019équipe.Le boomerang d\u2019émotions est reparti.«Ils ne feront pas les séries», disaient un million d\u2019imbéciles heureux et ça, seulement après quelques matchs perdus en début de saison.«Ça sent la coupe!», diront les mêmes, trois matchs plus tard.Montréal est assurément la ville la plus psychotique de la planète.Pour rajouter à cette clownerie, j\u2019ai appris dernièrement qu\u2019une émission de téléréalité allait suivre les joueurs du Canadien en dehors de la patinoire.On avait vraiment besoin de ça! Merci Bell (à l\u2019origine du projet)! En y pensant encore un peu, il doit sûrement exister une façon d\u2019exploiter davantage la vache à lait qu\u2019est le Tricolore.Mais oui! Si on met ces joueurs-là à la tête du Parti québécois, oh que Saint-Christophe, la souveraineté passerait à 100%! Même Charest voterait secrètement PQ_, combien on parie?Et c\u2019en serait fini des propos des souverainistes désignant le Canadien comme un outil de propagande libérale.C\u2019est drôle de constater qu\u2019on voit plus de drapeaux du Canadien que du Québec! Comme m\u2019a dit mon coloc, la question nationale n\u2019est pas de savoir si on doit se séparer du reste du Canada, mais bien «Qui sera le gardien numéro 1 de notre équipe?» «MÊME ENTRE FRANÇAIS ET ANGLAIS, DÈS QUE LA SIRÈNE RÉSONNE, C\u2019EST LA PAIX POUR UNE HEURE ET DEMIE, ENTRE DEUX ROTEUX PIS UNE BIÈRE, AU SON DES «LET\u2019S GO LES BOYS, GO HAB\u2019S GO!» Notre société divisée a besoin du Canadien, car il panse nos plaies sociales.Il est notre Jésus.Même entre Français et Anglais, dès que la sirène résonne, c\u2019est la paix pour une heure et demie, entre deux roteux pis une bière, au son des «Let\u2019s go les boys, go Hab\u2019s go!» Pourquoi chercher midi à 14 heures, lorsque tout peut se régler simplement à 19 heures au centre Bell?! Par ailleurs, qui aurait pu se douter que tous les problèmes raciaux et accommodements raisonnables puissent se régler avec une rondelle à 2 $?Un midi, je jouais au hockey avec des Haïtiens, des Mexicains, des Arabes et des Chinois.Le hockey est un outil merveilleux pour mettre de côté les différences culturelles.Voilà, let\u2019s go les boys, donnez-vous à 100%, pour qu\u2019on ait une bonne saison; de toute façon on va vous échanger la saison prochaine pour rien.Mais ce n\u2019est pas grave, parce que jouer à Montréal, ça paraît toujours bien sur un CV de hockey; c\u2019est une excellente base : stress, réprimande et gloire.HEDMC ANDREI MARKOV PHOTO : DREAMSTIME/SPOPHO L'ITINÉRAIRE 41 MOTS DE CAMELOTS THE IMPORTANCE OF LOVE // BILL ECONOMOU // Camelot, Marché Atwater LE POUVOIR DES MOTS // CYLVIE GINGRAS // Chroniqueuse de rue On February 14th, we celebrate Valentine\u2019s Day.The day got its name from a Christian martyr named Valentine.By the 14th century, the holiday became linked to romance.It\u2019s more than just celebrating this holiday on this particular date.Love and affection have to be present in us every day in order to make this world a better place.How easy it is to love those who love us, but how hard it is to love those who hate us.If I have a problem with someone, I try to keep my distance from this person because it\u2019s going to affect my well-being.Love is important because it brings joy and happiness into our lives.I can make many accomplishments and gain much knowledge and wealth, but without love I haven\u2019t done anything.I don\u2019t express myself in many words, my actions reveal who I truly am.My good deeds are done with pure motives and not with deception.Everything done with good motives will count in the end.If I\u2019m not willing to do something, it\u2019s better if I don\u2019t do it at all.Even though I might stumble, I try to bring myself up and fight for a better life.Quand je lis un livre d\u2019un auteur que je ne connais pas et que je me dis : «J\u2019aurais aimé écrire ça!», c\u2019est qu\u2019il m\u2019a fait tripper ben raidel Je m\u2019empresse alors de lire tout ce que cet auteur a écrit.J\u2019encourage d\u2019abord et avant tout nos écrivains montréalais et québécois.Au Québec, ce n\u2019est pas la créativité qui manque, et ce, dans tous les domaines artistiques! Lorsqu\u2019une amie m\u2019a prêté le premier polar de Patrick Senécal, j\u2019ai eu un coup de foudre pour notre Stephen King québécois.Ce livre de 365 pages m\u2019a tenue en haleine jusqu\u2019à la fin! Il contient deux histoires distinctes : Sur le seuil et Les sept jours du talion, qui ont toutes deux été adaptées au cinéma.J\u2019aime aussi l\u2019auteure Marie Gagnon, qui relate son parcours d\u2019itinérante au cours duquel elle enduisait son ventre d\u2019une couche d\u2019amiante pour voler des bouquins et les revendre pour payer son héroïne.Cette auteure a raconté son séjour dans un centre de désintoxication et je me suis beaucoup identifiée à elle en tant qu\u2019ex-itinérante et ex-junkie.Dernièrement, dans un journal, on a donné à la chroniqueuse judiciaire Isabelle Richer le mandat d\u2019écrire une chronique mensuelle sur trois livres : un français, un étranger et un québécois.J\u2019ai appris cela en écoutant une entrevue quelle a accordée à la radio.Je téléphone régulièrement à ma bibliothèque pour savoir si les livres présentés y sont disponibles.Si c\u2019est le cas, je demande qu\u2019on me les réserve.J\u2019achète aussi Le Devoir chaque samedi parce qu\u2019on y parle de littérature.J\u2019ai un cahier dans lequel je confine tous les articles que je lis sur ce sujet.Ça me stimule au point où, à la suite d\u2019un émerveillement littéraire, je me remets à l\u2019écriture de mes romans en chantier.Vive le pouvoir des mots! une qtriie >enécq/, jqi eu 42 L\u2019ITINÉRAIRE 1er février 2011 À QUAND LA RÉPARTITION DES RICHESSES?Camelot, métro Square-Victoria et avenue Mont-Royal Oc consiste aue, dons notre société, les riches s'enrichissent de plus en plus, qlors que es pquvres s'qppquvrissent.\u201d Les primes extravagantes qu\u2019on donne aux dirigeants de compagnie font partie des inégalités qui me fâchent le plus dans la société.Au lieu de récompenser les personnes les plus riches, pourquoi n\u2019essaie-t-on pas de mieux répartir les richesses et d\u2019en faire profiter les moins nantis?Moi qui travaille à L\u2019Itinéraire depuis trois ans et demi, je peux vous dire que cet organisme fait énormément pour aider les gens à se sortir de la rue.Pourtant, il reçoit seulement 24000$ de subventions pour soutenir notre mission de base.Nous sommes 127 camelots actifs présentement et, si on fait un petit calcul rapide, on arrive à une moyenne de 190$ par camelot par année.Est-ce équitable?Quand on pense que les PDG reçoivent des milliers de dollars en plus de leurs salaires faramineux! Pendant ce temps, un gars comme moi, qui travaille 80 heures par mois pour la distribution du magazine, reçoit 130$ par mois, soit 1,63 $ de l\u2019heure.Je constate que, dans notre société, les riches s\u2019enrichissent de plus en plus, alors que les pauvres s\u2019appauvrissent.Et la classe moyenne?Bientôt, il n\u2019y en aura plus! Ce que je nous souhaite pour 2011, c\u2019est une société où tout le monde recevra un juste salaire pour les tâches accomplies.RÉTABLIR LA RÉPUTATION D\u2019UN ÊTRE D\u2019EXCEPTION // LYNNE PAQUETTE // Camelot, métro Honoré-Beaugrand Fin octobre, une forte fièvre me frappe; je me demande si c\u2019est déjà la fin.Je perds ongles, cheveux, et une de mes dents se déracine.La névralgie envahit mon visage, conséquence d\u2019une chirurgie réparatrice qui n\u2019a toutefois pas permis à mon cœur de se cicatriser.Le souvenir d\u2019un meurtre m\u2019empêche de m\u2019envoler en paix.Un être d\u2019exception, il y a plus de 34 ans, est mort dans le déshonneur.Sa réputation détruite par des photos d\u2019enfants et des drogues dures.Je rêvais qu\u2019à l\u2019aube de ma mort, je vérifierais les archives des journaux.Que j\u2019établirais ce que je sais de plus pour prouver que j\u2019étais là.Mais je n\u2019ai plus la moindre crédibilité à cause d\u2019un lâche et d\u2019un hôpital qui ne pense qu\u2019à cacher sa négligence criminelle.C\u2019était un intervenant très populaire qui subissait la jalousie des autres.Motocycliste, il convainquait les garçons qu\u2019ils pourraient l\u2019être aussi sans se compromettre avec les motards.Malgré son bureau toujours plein à craquer, il s\u2019obstinait à approcher les jeunes refusant toute aide.Son secret?Fumer un joint avec ceux qui s\u2019enfermaient dans le mutisme pour obtenir leurs confidences.J\u2019étais une bête sauvage entre deux fugues, absente même quand j\u2019étais là.Il a voulu changer le destin d\u2019une enfant prostituée par un ascendant au prix de sa vie.J\u2019ai été hantée à jamais par les maudits ouï-dire.Certains prétendaient qu\u2019il était un pédophile, sympathisant des motards et vendant de la drogue aux mineurs.Tout le monde me semblait trop stupide pour percevoir que ce qui était évident n\u2019était en fait qu\u2019une mise en scène.Les monstres qu\u2019on voudrait tant oublier, on n\u2019arrive pas à s\u2019en débarrasser.Les êtres qu\u2019on n\u2019oublie jamais, Dieu nous les enlève pour en faire des anges.L'ITINERAIRE 43 1sr février 2011 HOW LONG CAN WE LIVE?\u201clis nice -to be hqppy qnd live io q long qge.\u201d // DANIEL GRADY // Camelot, angle Des Pins et Saint-Laurent et angle de la Gauchetière et Mansfield I don\u2019t know how long I will live but I have to be honest and say maybe about seventy - seventy-five years old.I have not been taking any drugs the last couple of years and had only one slip in the last few years with alcohol.I guess if I stay off the drugs and alcohol I would be fine and maybe not ruin a lot of my brain cells.It\u2019s nice to be happy and live to a long age.I know life can be great at times and the older you\u2019ll be, the better off you\u2019ll get.My father was seventy- nine when he died, my mother was eighty and my grandmother on my father\u2019s side was ninety-six when she died.I guess in order to live a long life you have to eat a lot of fruits and vegetables and eat a lot of rice, chicken, fish and pasta, and do a lot of exercises and drink a lot of milk and water.And maybe by taking a lot of vitamins you can live a long life.I also want you to know that a relationship with a woman is important.Maybe the more sex you have, the more you will have a long life! It is important to have friends too but only the right ones that can give you good advice.Praying to God for help and knowing that the Lord is with you until your last dicing pays.Life is in God hands and to go to church at least once a month is something we all should do.And I trust in the Holy Father for peace and spiritual well-being.A JEUN D UN AN ET C Q Camelot, angle Saint-André et Roy J\u2019aimerais vous raconter une histoire vraie.J\u2019étais rendu à bout dans ma vie.J\u2019ai donc fait une prière et demandé à Dieu de changer ma vie et de me mettre avec du monde que je pourrais aider.L\u2019Itinéraire est alors apparu sur mon chemin.La première chose que l\u2019organisme a faite pour moi a été de me donner un déjeuner chaud et un emploi.Plutôt cool! Cétait un bon commencement pour moi, devenu itinérant pour la première fois de ma vie.La consommation m\u2019avait fait bien du dommage.Un des intervenants du groupe, Francis, m\u2019a suggéré de suivre une thérapie.Je l\u2019ai fait durant six mois, mais je suis tombé en amour et j\u2019ai rechuté.La rechute de ma vie! Je vendais beaucoup de magazines pour essayer de survivre, mais les choses empiraient.Francis m\u2019a alors questionné : «Pierre, pourquoi tu n\u2019essaies pas une autre thérapie?» J\u2019ai fait les démarches nécessaires.Je suis arrivé à la Villa de la Paix le 24 juin 2009, le jour de la Saint-Jean-Baptiste.J\u2019ai fini ma thérapie le 24 décembre de la même année.Ce Noël, j\u2019ai célébré un an et demi de sobriété, sans une goutte d\u2019alcool.À tous les membres de l\u2019équipe de L\u2019Itinéraire, je vous salue pour vos encouragements et votre amour.^ U iQpr&viêre ch ose que forges 1 ie de ^ d°Wer un déjeuner plutôt c oolb 44 L'ITINÉRAIRE 1er février 2011 JAMAIS JE NE ME MARIERAI // LINDA PELLETIER // Camelot, devant le Provigo Beaubien I1 MA CLAUDINE // RICHARD LAROCHELLE // Camelot, métro McGill À toi ma vieille face lette de mautadit vieux canard coin coin A la tête de tout petit immonde auguste poussin bancal À la cervelle de singe comme un pois retrouvé dans un racoin Au cerveau rempli de grasses molles puantes matières fécales À la popoche qui traîne jusqu\u2019à terre que pauvre lui il doit ramasser Avec son mini minuscule ver verdâtre qui grouille au-dessus Aussi patient qu\u2019un bulldog qui depuis cinq mois aurait été affamé Gégé t\u2019es qu\u2019un vieux fou! Aux objets perdus tu cries comme un perdu Mon Gégé à moi il dit des étoiles y s\u2019tuses pis s\u2019arrosent Quand il m\u2019appelle sa vieilleplotte je sens qu\u2019il m\u2019aime en titi Il me traite de vieille sacoche mais il m\u2019offre des roses Il porte des combines Watson qu\u2019il nomme ses combines tipi Quand je suis dans ses bras j\u2019oublie toutes les niaiseries qu\u2019il ânonne Ah! J\u2019oublie toutes les niaiseries qu\u2019il ânonne Ah! J\u2019oublie toutes les niaiseries qu\u2019il ânonne Ah! J\u2019oublie toutes les niaiseries qu\u2019il ânonne Mon Gégé à moi il dit des étoiles y s\u2019tuses pis s\u2019arrosent Quand il m\u2019appelle sa vieille plotte je sens qu\u2019il m\u2019aime en titi Il me traite de vieille sacoche mais il m\u2019offre des roses Il porte des combines Watson qu\u2019il nomme ses combines tipi Quand je suis dans ses bras j\u2019oublie toutes les niaiseries qu\u2019il ânonne Ah! J\u2019oublie toutes les niaiseries qu\u2019il ânonne Ah! J\u2019oublie toutes les niaiseries qu\u2019il ânonne Ah! J\u2019oublie toutes les niaiseries qu\u2019il ânonne Pourquoi me marierais-je à n\u2019importe quel prince même déguisé en canard rémiz?Alors que lorsque j\u2019étais une\tpetite\tenfant toute de blanc vêtue à l\u2019église Je me marierai\tavec le bon\tDieu,\toui\tle bon\tDieu,\tle\tcuré l\u2019a\tbien dit Je me marierai\tavec le bon\tDieu,\toui\tle bon\tDieu,\tle\tcuré l\u2019a\tbien dit Je me marierai\tavec le bon\tDieu,\toui\tle bon\tDieu,\tle\tcuré l\u2019a\tbien dit Ma Claudine chérie, Ma Claudine d\u2019amour, Je t\u2019aime pour toujours, Et je voudrais être Le Roméo de ta vie, Le Roméo que tu aimes.Ma Claudine chérie, Ma Claudine d\u2019amour, Je t\u2019aime pour toujours.Si tu me dis oui, Ce sera un honneur, Ce sera le bonheur D\u2019être dans ton cœur, Car tu es dans le mien.Ma Claudine chérie, Ma Claudine d\u2019amour, Je t\u2019aime pour toujours.Si tu me dis oui, Ce sera un honneur, Ce sera le bonheur D\u2019être dans ton cœur, Car tu es dans le mien.Ma Claudine chérie, Ma Claudine d\u2019amour, Je t\u2019aime pour toujours.Ma Claudine tu es digne d\u2019être aimée, Quoi que tu décides, Je resterai digne Si tu changes d\u2019idée, Lais-moi signe Pour être ma Valentine.Ma Claudine chérie, Ma Claudine d\u2019amour, Je t\u2019aime pour toujours.De ton Richard Larochelle À toi ma Claudine Laçasse Ma Claudine chérie, Ma Claudine d\u2019amour, Je t\u2019aime pour toujours.Et tu es pour moi La Juliette de ma vie, La Juliette de mes rêves.A** HORIZONTAL Intoxication chronique par les sels de plomb / Trompa, abusa.Insecte adulte, arrivé à son complet développement et apte à se reproduire / Il vagit.Qui sert à la nage / Ane.Mesure de longueur.Sans mouvement / Plante herbacée d\u2019Europe et d\u2019Amérique.Stokes / Salle voûtée quadrangulaire, d\u2019origine iranienne / Liquide extrait du sang par les reins.Retiré / Qui n\u2019a subi aucune atteinte.Période d\u2019activité sexuelle des mammifères mâles / Corps simple de no.Atomique 53 / Conjonction / Pillage d\u2019une ville.Devient malingre / Conduit par lequel les œufs passent de l\u2019ovaire hors du corps, chez les animaux.Ce qu\u2019il y a de plus vil / Véritables.10.\tPersonnage biblique / Art.arabe / Sonnerie de clairon / Vent d\u2019ouest dans le bas Languedoc.11.\tNickel / Bordure réduite ne touchant pas les bords de l\u2019écu / Ventilée.1 2.Déformé / Cécité plus ou moins complète.13.\tNœuds coulants pour prendre le gibier / Ce qui dépasse la mesure normale.14.\tAppareil de détection sous-marine / Celles qui tiennent.15.\tÉtablir un lien d\u2019amitié / Localité de Libye, gisement de pétrole / Adj.poss.6 8 9 * ¦ VERTICAL De façon sinistre / Appris.Mari, mec / Ane.Do / Instrument de musique à quatre cordes.Sonde qqn.pour connaître ses intentions / Inflammation de l\u2019oreille / Femme d\u2019un raja.Cité antique de la côte syrienne / Prénom masculin ou récompense.Chien de garde / Conjugaison.Organisation intergouvernementale fondée en 1948 / Plante herbacée.Riv.De l\u2019Asie / Repaire de brigands / Sainte.8.\tIndividu peu recommandable / Triste / Nouveau / Ville du Texas (.Paso).9.\tV.de l\u2019Inde / D\u2019une manière effective, réelle.10.\tEn ville / Groupe de langues indoeuropéennes/ Orientée.11.\tAssassin d\u2019un roi / Pas un, nul.12.\tAtteint d\u2019une conduite insensée, bizarre / Plaies sur un arbre.13.\tPrairie permanente / Indu rat ion pathologique d\u2019un organe, due à une augmentation du tissu conjonctif qu\u2019il contient (Pluriel).14.\tBateau de Malaisie / Coupes à boire évasées / Sélénium.15.\tDirection dans la rose des vents / Qui ont pris fin.10 11\t12\t13 14 15 Conception : Gaston Pipon alyjalli n|3|iaj a n Nlla nia\t\t uMi \\ a oMi a N i ilü vIiai\t\t aMJn a o Nia Ml v üBBn ¦ÿis ïfî y y a Tp|T i n a y vltfi y a i n aIiajI i\t¦ s a a Jjdlla a i h opivfmH a v o NfïïMyli n i ÉÉaÉBmgp v afvWsîvMT oWifs lAiBa n\t o vlla dlvlo\tslaHi n\taïs i ¦J.-.\talw i irnla yJaLua y n|y\t\tils a i ¦ a Nlola NHdHi a nIy o\t\to n a illi alilo i\ty iHa a\tn v a ailla a MJ s i\toil a s i\tV 1 v y 1 vld ala i\tvlily n o\ty aw si tn si il BESOIN DE BENEVOLES EN TRADUCTION L\u2019Itinéraire est devenu un modèle de journal de rue sur la scène internationale.De plus en plus d\u2019organisations à travers le monde nous demandent des informations pour démarrer un journal de rue dans leur ville.Malheureusement notre site web est en français seulement.Nous aimerions pouvoir le rendre accessible aux organismes de charité.Nous avons donc besoin de bénévoles pour la traduction du français à l\u2019anglais.Si vous pouvez nous aider, prière de communiquer avec Amélie Godbout par courriel à amelie.godbout@itineraire.ca 46 L ITINÉRAIRE 1er février 2011 LE JEU EN LIGNE : CHOISIR.1995:\tZ 010: 15\t2358.SITES\tSITES PciLii tout connaître surtes jeup dct hasard et d'agent en jigne et la s risques qui y sont associés, télécharger notre publication gratuite La jeu en iïgnè savoir pvar choisir à rnisesurtQÎ.tfi au coin inonder la au t 3ÎÏS 6fSÜ-Q6A4, ¦\" ¦ 1 ¦ ¦ MISE SUR roi LE JEU - -¦ '¦ ¦ - MONTRÉAL Sl717 iucüé'ii rPi-fle-çJiDuHBè* lÜ8Û.cùt((ki &f?îivff H*A.L'nii' i-i lld'L BROSSA k[\\ iÉÜS.Kiul LuiiniHc.fU'dE^ritauïLH LAVAL 1^1X1 mjia 1 (< C^utJur Uuirju tO^-Uti PK MfFfwIK hntri StM-ChnriK fClHTÏ ALrWRf.MBLES LiîlimtShHtomcta a hlLdpei ffûUrtHura: L ir w üu wnaro* te * h ïO a i& ¦, A pjflkr
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