Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Annales de l'A.C.F.A.S.
Éditeur :
  • Montréal (Québec) :Association canadienne-française pour l'avancement des sciences,1935-1995
Contenu spécifique :
1957
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Annales de l'A.C.F.A.S., 1957, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Ir *4* BIBMOTHEQVE 0 MINT^VLPICEmJ Jb m^ [ mmimmmmrnmmm* ANNALES D E L\u2019ACFAS fT ¦¦\u2022\u2022\u2022 M.Abel Gauthier Président de l'Acfas pour l'année 1955-56 Volume 23 AHN ALES DE L'ACFAS POUR L\u2019ANNÉE 1955-1956 ASSOCIATION CANADIENNE-FRANÇAISE POUR L\u2019AVANCEMENT DES SCIENCES Siège social : MONTRÉAL, CANADA 1957 Les Annales de l\u2019Acfas sont publiées annuellement par l\u2019Association canadienne-française pour l\u2019Avancement des Sciences, Inc., qui a son siège social à l\u2019Université de Montréal, 2900, boulevard du mont Royal, C.P.6128, Montréal 3, Canada.Le volume XXIII est sorti des presses le 30 décembre 1957- SOMMAIRE I.\tConseil d\u2019Administration\tde\tl\u2019Acfas .13 II.\tRapport du président.14 III.\tRapport du secrétaire\tgénéral .17 IV.\tRapport du trésorier .24 V.\tRapport des sociétés affiliées: 1.\tSociété agronomique de l\u2019Institut agricole d\u2019Oka .26 2.\tSociété\tagronomique\tde Québec .26 3.\tSociété\tagronomique\tde Sainte-Anne-de-la-Pocatière .26 4.\tSociété canadienne d\u2019Histoire naturelle .27 5.\tSociété canadienne-française d\u2019Electro-Radiologie médicale 28 6.\tSociété\tde Biologie de Montréal .29 7.\tSociété\tde Biologie de Québec .29 8.\tSociété\tde Chimie de Montréal .30 9.\tSociété\tde Géographie de Montréal .30 10.\tSociété\tde Géographie de Québec .30 11.\tSociété\tde Philosophie de Montréal .31 12.\tSociété\tde Physique de Montréal .31 13.\tSociété d\u2019Histoire naturelle de la Pocatière .31 14.\tSociété entomologique du Québec .32 15.\tSociété\thistorique de\tJoliette .33 16.\tSociété\thistorique de\tMontréal .33 17.\tSociété\thistorique de\tQuébec .34 18.\tSociété\thistorique de Rigaud .34 19.\tSociété\thistorique du Nouvel-Ontario .34 20.\tSociété\tlinnéenne de Québec .35 21.\tSociété\tmathématique de Montréal\t35 22.\tSociété\tmédicale de Montréal .35 23.\tSociété\tmédicale des Hôpitaux universitaires de\tQuébec .\t36 24.\tSociété\tProvancher d\u2019Histoire naturelle du\tCanada .38 25.\tSociété\tthomiste de l\u2019Université d\u2019Ottawa .38 26.\tSociété\tzoologique de Québec .38 VI.Le vingt-quatrième congrès: 1.\tRapport général .39 2.\tSéance d\u2019ouverture .39 3.\tSymposiums .40 4.\tAssemblée générale .41 Appendice : I.Le président de l\u2019Acfas pour 1955-56: M.Abel Gauthier 41 II.\tAllocution de M.Abel Gauthier, président de l\u2019Acfas.\t42 III.\tPrésentation de M.Marcel Rioux, titulaire de la médaille Léo-Pariseau, par le R.P.Bernard Mailhiot, o.p.\t44 IV.\tRemerciements de M.Marcel Rioux .46 V.\tL\u2019avenir de l\u2019industrie chimique canadienne par M.Herbert H.Lank .49 VI.\tThe peaceful uses of Atomic Energy by W.J.Bennett .\t56 VII.\tDes problèmes techniques dans le développement de l\u2019énergie nucléaire\tpar\tJ.\tLavigne .63 VIII.\tAspects psychologiques du développement de l\u2019énergie nucléaire par Karl\tStem .70 7236476 VII.Résumés des communications présentées au XXIVe congrès: I.\tAgronomie .76 II.\tBiologie A .78 III.\tBiologie B .86 IV.\tBotanique .94 V.\tChimie .100 VI.\tEconomique .106 VII.\tGéographie .107 VIII.\tMathématiques .108 IX.\tPhilosophie .110 X.\tPhysique .111 XI.\tPsychologie .117 XII.\tSciences de l\u2019homme .119 Index des noms de personnes qui ont présenté des communications au XXIVe congrès .123 I.CONSEIL D'ADMINISTRATION DE L'ACFAS \t1955-1956 Président \t\t 1er vice-président\t\t\tPaul-A.Giguère 2' vice-président \t\t\tPierre Dansereau Président sortant \t\t\tLéo Marion Membres adjoints \t\t\tJean Bruchési Lionel Lemay Trésorier \t\t Conseillers \t\tPierre-R.Gendron André Lafond Edouard Pagé Albert Cholette Henri Gaudefroy Eugène Robillard Secrétaire général .Maurice L\u2019Abbé Secrétaire général adjoint (Québec) Claude Frémont Secrétaire général adjoint (Ottawa) J.-JACQUES LUSSIER II.RAPPORT DU PRÉSIDENT pour l'exercice 1955-56 Cette année, grâce au travail du Secrétaire général et d\u2019un comité présidé par M.Jean-Charles Falardeau, l\u2019Acfas a, dans une certaine mesure, insufflé une nouvelle vie aux sections des sciences de l\u2019homme.Le présent congrès, on doit l\u2019espérer, contribuera à établir des liens étroits entre les chercheurs de Montréal, Québec et Ottawa, dont les préoccupations intellectuelles se situent dans ces domaines si importants pour les Canadiens d\u2019expression française.L\u2019Acfas, au cours du dernier exercice, vous le verrez par le rapport du Secrétaire général, a continué ses oeuvres traditionnelles : octrois pour la formation de chercheurs, publication des Annales, organisation de conférences scientifiques dans les universités, causeries dans les collèges classiques et les écoles secondaires, etc.Je dois signaler une nouveauté : la générosité d\u2019un bienfaiteur anonyme de la région de Québec nous permettra désormais d\u2019accorder chaque année une aide financière à un finissant d\u2019école secondaire désirant poursuivre des études de sciences pures ou appliquées.Il y a quelques mois, le Conseil de l\u2019Acfas créait un comité chargé de réexaminer les buts de notre association.Quoiqu\u2019il n\u2019ait pas encore terminé son travail, je crois utile de faire de ses remarques préliminaires la substance principale de mon rapport.Ne peut-on pas se demander si l\u2019Acfas, telle qu\u2019elle se présente actuellement, avec son budget plutôt conservateur, est en mesure de répondre aux besoins de l\u2019heure et surtout de pourvoir à ceux de demain ?Quand elle fut créée, l\u2019Acfas s\u2019est proposé de grouper les scientifiques d\u2019expression française et de leur permettre d\u2019échanger les résultats de leurs recherches.Ces buts, ils sont maintenant atteints.Il est temps, c\u2019est l\u2019avis de plusieurs, d\u2019entreprendre aujourd\u2019hui des oeuvres de plus d\u2019envergure.Du fait du nombre restreint de travailleurs scientifiques, en ANNALES DE L\u2019ACFAS 15 particulier dans les universités, où les besoins de l\u2019enseignement accaparent souvent à peu près toutes les énergies, les résultats éclatants sont lents à se produire.Or les universités doivent créer la science avant de la transmettre.L\u2019Acfas pourrait, si son budget était accru, aider par des octrois à créer et à maintenir des équipes de chercheurs dans les laboratoires des universités.Jusqu\u2019où pourrait-elle s\u2019engager dans cette voie ?Cela dépendra des moyens financiers dont elle pourra disposer.Vous le savez, l\u2019Acfas tire à peu près tous ses revenus d\u2019une même source : le Secrétariat de la province de Québec.Je crois que l\u2019industrie, si elle était approchée, souscrirait avec plaisir à certaines de nos oeuvres.Des octrois pour la formation de professeurs de sciences des écoles secondaires et des collèges feraient plus que les beaux discours pour créer de l\u2019enthousiasme pour les carrières scientifiques.Voilà un exemple d\u2019oeuvre que l\u2019industrie soutiendrait de ses deniers, je crois, sans beaucoup de discussion.Les sciences ont avancé chez les Canadiens d\u2019expression française, mais le progrès scientifique et technique de notre pays ne puise pas toujours son inspiration dans notre milieu.Pourquoi la province de Québec n\u2019aurait-elle pas, à l\u2019instar de plusieurs autres provinces canadiennes, comme la Colombie britannique, l\u2019Alberta, l\u2019Ontario, son propre Conseil des Recherches, doté d\u2019un budget sérieux ?Une telle institution pourrait maintenir dans les universités des équipes de chercheurs intéressés aux domaines reliés de près ou de loin aux ressources naturelles de notre province.L\u2019Acfas devrait entreprendre de convaincre les gouvernants qu\u2019un organisme de ce genre pourrait bien être le meilleur placement de la Province.Un des buts de l\u2019Acfas, c\u2019est la vulgarisation des connaissances scientifiques.Nous n\u2019avons pas suffisamment jusqu\u2019ici utilisé les moyens modernes de diffusion de la pensée : je pense à la radio et à la télévision.Il serait plus facile d\u2019atteindre les objectifs que je viens de souligner, si l\u2019Acfas entreprenait de préparer les esprits par une campagne bien menée.L\u2019homme de la rue devrait être 16 ANNALES DE L\u2019ACFAS convaincu que la science doit être créée chez nous comme ailleurs, si nous voulons jouer un rôle actif dans l\u2019évolution de notre pays.Voilà les idées qui ont germé au cours des délibérations du comité des buts de l\u2019Acfas.Je vous les livre pour que vous les appréciiez vous-même et que vous communiquiez, si vous le jugez utile, vos propres opinions au nouveau Conseil que vous choisirez tantôt.Permettez-moi de remercier les membres du Conseil du dernier exercice; j\u2019ai eu, à travailler avec eux, beaucoup de plaisir.Je remercie aussi tous ceux qui, au cours de l\u2019année, ont aidé l\u2019Acfas, et, en particulier, les responsables du succès de ce Congrès.Abel Gauthier, président. III.RAPPORT DU SECRETAIRE GENERAL pour l'exercice 1955-56 L\u2019exercice 1955-56, qui se termine aujourd\u2019hui, le 4 novembre 1956, était la trente-troisième année de l\u2019Acfas.Conseil d'Administration Le Conseil d\u2019Administration en fonction depuis le 6 novembre 1955 comprenait: président: Abel Gauthier; 1er vice-président: Paul-A.Giguère; 2\" vice-président: Pierre Dansereau; président sortant: Léo Marion; membres adjoints: Jean Bruchési et Lionel Lemay; trésorier: Lucien Piché; conseillers: Jules Brunel, Pierre-R.Gendron, André Lafond, Edouard Page, Albert Chouette, Henri Gaudefroy et Eugène Robillard; secrétaire général: Maurice L\u2019Abbé; secrétaire général adjoint pour la région de Québec : Claude Frémont ; secrétaire général adjoint pour la région d\u2019Ottawa: Jean-Jacques Lussier.Le Conseil a tenu six réunions, dont une à Québec, quatre à Montréal et une à Ottawa.Comités Les comités suivants ont été nommés par le Conseil : Affiliation: Lionel Daviault, Cyrias Ouellet et W.Bonin; Bourses et Octrois : E.Pagé, Albert Cholette et Pierre-R.Gendron ; Règlements: Léo Marion, Cyrias Ouellet, Abel Gauthier et Pierre-R.Gendron ; Médaille Pariseau: Paul-A.Giguère, Guy Frégault et J.-M.Martin ; Médaille Archambault : Henri Gaudefroy, Louis-Charles Simard et Lucien Piché.Le Comité du XXIVe Congrès comprenait MM.Abel Gauthier, Maurice L\u2019Abbé, Claude Frémont et Jean-Jacques Lussier.Le Comité des Nominations, désigné par l\u2019assemblée générale, était composé de MM.Cyrias Ouellet, Paul Lorrain, 18\tANNALES DE L\u2019ACFAS André Desmarais, Abel Gauthier, Paul-A.Giguère et Pierre Dansereau.Délégué de l'Acfas M.Lionel Lemay, membre adjoint du Conseil d\u2019Administration et ancien secrétaire général, a été délégué pour représenter l\u2019Acfas au Congrès de l\u2019Association française pour l\u2019Avancement des Sciences, tenu à Dijon, du 16 au 21 juillet 1956.Conférences Vingt-sept conférences ont été données sous les auspices de l\u2019Acfas: C.R.Engel : Aspects de la chimie des stéroïdes, Montréal, 23 septembre 1955; Henri Enjalbert: Voyage en Afrique occidentale française, Montréal, 6 octobre 1955; B.Pullman : La structure électronique et l\u2019activité cancérogène des molécules organiques, Montréal, 12 octobre 1955; E.Cal-VET : L\u2019interférométrie, Montréal, 20 octobre 1955 ; Max Der-RUAU : Observation sur l\u2019Islande, Montréal, 10 novembre 1955 ; Henri Enjalbert: Voyage en Afrique occidentale française, Québec, 11 novembre 1955; C.A.McDowell: Le mécanisme de l\u2019oxydation de l\u2019acétaldéhyde, Québec, 15 novembre 1955; Max DERRUAU : L\u2019Autriche, Québec, 22 novembre 1955 ; Kai-Lai Chung : Some analytical problems arising out of the theory of probability, Montréal 25 novembre 1955; Alexis Moyse: Métabolisme des acides organiques chez les plantes, Québec, 28 novembre 1955, et Montréal, 29 novembre 1955; Guy Lansraux : L\u2019amélioration des instruments d\u2019optique au moyen des filtres d\u2019amplitude, Québec, 5 décembre 1955 ; Raymond Daudel : Relation entre la structure et la réactivité chimique des molécules, Montréal, 20 décembre 1955, et Québec, 22 décembre 1955; Abraham Robinson: Aperçu mathématique sur les nombres réels, Montréal, 23 et 24 février 1956; Maurice L\u2019Abbé: Les paradoxes de la logique, Québec, 22 mars 1956 ; Maurice L\u2019Abbé : Les propositions indécidables de Godel, Québec, 23 mars 1956; Erwin Kreyszig: Practical methods for the inclusion of eigenvalues, Montréal, 13 avril 1956 ; Robert Garry: Les grandes plantations tropicales en Indo- ANNALES DE L\u2019ACFAS\t19 chine, Québec, 24 avril 1956; A.Kastler: Résonances hertziennes étudiées par des méthodes optiques, Montréal, 1er mai 1956 ; G.P.S.Occhialini : Mesures d'ionisation dans les plaques nucléaires, Montréal, 8 mai 1956, et Québec, 10 mai 1956; André Maréchal: Quelques développements récents de la théorie des images optiques, Québec, 17 septembre 1956, et Montréal, 18 septembre 1956; S.J.Teichner: Structures électroniques dans la catalyse hétérogène, Montréal, 26 septembre 1956, et Québec, 27 septembre 1956; C.R.Engel: Constitution chimique et activité biologique dans la série des hormones stéroïdes, Québec, 15 octobre 1956.Causeries dans les collèges Les causeries suivantes, au nombre de cinquante, ont été prononcées dans les collèges et écoles supérieures de la province de Québec: L.-E.Hamelin: UUngava, Collège de Lévis, 12 février 1956; L.Boulet: La télévision, Académie de Québec, le 15 février 1956; L.Berlinguet: La chimie au service de la médecine, Académie de La Salle, Trois-Rivières, 15 février, 1956; C.Geoffrion: Energie nucléaire, Collège des Jésuites, Québec, 15 février 1956; L.Kerwin : Physique médicale, Collège Jésus-Marie, Sillery, 17 février 1956; P.Dan-SEREAU : L'Hérédité et le milieu, Séminaire de Joliette, 20 février 1956; E.Rouleau: L\u2019exploration botanique, Séminaire de Joliette, 20 février 1956 ; P.Lorrain : Le noyau de l\u2019atome, Séminaire de Sainte-Thérèse, 23 février 1956 ; L.Kerwin : L\u2019astronautique, Ecole supérieure Montcalm, Québec, 23 février 1956 ; C.Geoffrion : Energie nucléaire, Ecole supérieure Saint-Michel, Sillery, 23 février 1956; L.Lemieux: Les migrations des oiseaux, Collège de Lévis, 26 février 1956; A.Gauthier: Un monde mathématique, Séminaire de Joliette, 28\tfévrier 1956 ; G.PRÉVOST : Les poissons, leurs problèmes, Séminaire de Joliette, 28 février 1956 ; C.Geoffrion : Energie nucléaire, Ecole supérieure Montcalm, Québec, 29 février 1956; L.Kerwin: Physique médicale, Séminaire de Rimouski, 29\tfévrier 1956 ; C.Geoffrion : Energie nucléaire, Ecole supérieure Notre-Dame-de-Grâces, Québec, 1er mars 1956; L.Hamelin : Les inondations de la Chaudière, Séminaire de Ni-colet, 6 mars 1956 ; L.Boulet : La télévision, Académie de La 20 ANNALES DE L\u2019ACFAS Salle, Trois-Rivières, 7 mars 1956; J.Dumas: La télévision, Ecole supérieure Saint-Michel, Sillery, 8 mars 1956; J.BÉ-LAN : U évolution du globe terrestre, Académie de Québec, 9 mars 1956; F.Bonenfant: Les rayons cosmiques, Ecole supérieure Saint-Fidèle, Québec, 12 mars 1956; L.Berlinguet: La chimie au service de la médecine, Séminaire de Rimouski, 13 mars 1956 ; P.Lorrain : Le noyau de l\u2019atome, Séminaire de Marie-Médiatrice, 13 mars 1956; L.Boulet: La télévision, Collège de Lévis, 14 mars 1956; L.Boulet: La télévision, Ecole supérieure Notre-Dame-de-Grâces, Québec, 15 mars 1956; F.Bonenfant: Les rayons cosmiques, Ecole supérieure Montcalm, Québec, 15 mars 1956; P.Dan-SEREAU : L\u2019hérédité et le milieu, Séminaire de Sainte-Thérèse, 15 mars 1956; L.Kerwin : Physique médicale, Collège de Bellevue, Québec, 19 mars 1956; L.Berlin-guet: La chimie au service de la médecine, Ecole supérieure Saint-Michel, Sillery, 20 mars 1956 ; C.Geoffrion : Energie nucléaire, Ecole supérieure Immaculée-Conception, Shawini-gan, 22 mars 1956; J.Brunel: Quelques progrès récents de la microscopie, Séminaire de Marie-Médiatrice, 22 mars 1956 ; L.Hamelin : L\u2019Ungava, Collège de Sillery, 23 mars 1956; E.Pagé: La lutte contre le froid, Collège Notre-Dame, Montréal, 29 mars 1956; E.Pagé : La lutte contre le froid, Séminaire de Marie-Médiatrice, 5 avril 1956; Maurice L\u2019Abbé: Quelques propriétés des nombres premiers, Séminaire de Sainte-Thérèse, 5 avril 1956; L.Boulet: La télévision, Académie commerciale de Chicoutimi, 5 avril 1956; L.Lemieux: Les migrations des oiseaux, Ecole supérieure Notre-Dame-de-Grâces, Québec, 5 avril 1956; C.Geoffrion: Energie nucléaire, Collège de Bellevue, Québec, 9 avril 1956 ; C.Geoffrion : Energie nucléaire, Collège de Sillery, 11 avril 1956; P.De-mers: Les rayons cosmiques, Collège Notre-Dame, 12 avril 1956 ; J.-M.Demers : Le sang dans la vie de l\u2019organisme, Collège Sacré-Coeur, Victoriaville, 13 avril 1956; L.Kerwin: L\u2019astronautique, Ecole supérieure Immaculée-Conception, Shawinigan, 13 avril 1956; L.-P.Bonneau: L\u2019automatisation, Ecole supérieure de Sherbrooke, 18 avril 1956; A.Lafond: Les problèmes scientifiques que pose la forêt, Ecole supérieure Notre-Dame-de-Grâces, Québec, 19 avril 1956; M.L\u2019Abbé: ANNALES DE L\u2019ACFAS\t21 Quelques propriétés des nombres premiers, Collège Jean-de-Brébeuf, 20 avril 1956; A.Lafond: Les problèmes scientifiques que pose la forêt, Ecole supérieure de Sherbrooke, 25 avril 1956; L.Boulet: La télévision, Collège de Sillery, 2 mai 1956; P.Dansereau: L'hérédité et le milieu, Collège Jean-de-Brébeuf, 3 mai 1956; P.Demers: Les rayons cosmiques, Ecole supérieure de Sherbrooke, 23 mai 1956.Bourses et octrois Les octrois suivants ont été décernés : $300.00 à M.Vic-torin Lavoie pour un cours d\u2019été en écologie à l\u2019Université Rutgers, New-Jersey; $100.00 à M.Lévi Chouinard, pour des études en cytologie, au Sloan-Kettering Institute for Cancer Research, New-York; $300.00 à M.Jean-Paul Lachance, pour des travaux de recherches en enzymologie, au Laboratoire de Chimie biologique de la Faculté des Sciences de Paris; $300.00 à M.Guy Nolin, pour des cours et des recherches en génétique animale, à l\u2019Université de Californie, Berkeley; $300.00 à M.Guy Talbot, pour des recherches sur les produits de métabolisme des Actinomycètes, à l\u2019Ecole polytechnique fédérale de Zurich, Suisse; $300.00 à M.Hugues Marquis, pour des travaux pratiques sur un problème métallurgique, à l\u2019Université de Birmingham, Angleterre; $300.00 à M.Bernard Trottier, pour des recherches en histoire et en philosophie des sciences, à l\u2019Université de Wisconsin; $200.00 à M.Aubert Daigneault, pour des études et recherches en algèbre et en logique, à l\u2019Université de Princeton ; $250.00 à M.Benoît Lachapelle, pour des cours de spécialisation et de recherches en analyse mathématique, à l\u2019Université Cornell; $300.00 à M.Guy Paquette, pour des recherches en vue de l\u2019obtention d\u2019un doctorat de l\u2019University of British Columbia, Vancouver; $300.00 à M.Gilles Lamarche, pour des travaux et des études en vue de l\u2019obtention d\u2019un doctorat en physique, à l\u2019University of British Columbia, Vancouver.Médaille Pariseau La Médaille Léo Pariseau de l\u2019Acfas a été décernée en 1956 à M.Marcel Rioux, directeur de la Section d\u2019Anthropologie du Musée national et professeur à l\u2019Université d\u2019Ottawa, pour l\u2019importance de ses travaux en anthropologie sociale et culturelle. 22\tANNALES DE L\u2019ACFAS Sociétés affiliées Ving-cinq sociétés affiliées ont remis leur rapport au secrétariat de l\u2019Acfas dix jours avant le congrès et sont de ce fait autorisées à avoir des délégués à l\u2019assemblée générale : Société agronomique de l\u2019Institut agricole d\u2019Oka, Société agronomique de Québec, Société agronomique de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, Société canadienne d\u2019Histoire naturelle, Société ca-nadienne-française d\u2019Electro-radiologie médicale, Société de Biologie de Montréal, Société de Biologie de Québec, Société de Chimie de Montréal, Société de Géographie de Montréal, Société de Géographie de Québec, Société de Philosophie de Montréal, Société de Physique de Montréal, Société d\u2019Histoire naturelle de la Pocatière, Société entomologique du Québec, Société historique de Joliette, Société historique de Montréal, Société historique de Québec, Société historique de Rigaud, Société historique du Nouvel-Ontario, Société linnéenne de Québec, Société mathématique de Montréal, Société médicale de Montréal, Société médicale des Hôpitaux universitaires de Québec, Société thomiste de l\u2019Université d\u2019Ottawa, Société zoologique de Québec.Prix de l'Acfas Comme par les années passées, l\u2019Acfas a décerné dix prix pour encourager l\u2019étude des sciences dans les diverses maisons d\u2019enseignement à Montréal, Ottawa et Québec.Grâce à la générosité d\u2019un donateur, un nouveau prix annuel de $100.00 a été institué par l\u2019Acfas pour récompenser l\u2019élève finissant qui s\u2019est classé premier dans les matières scientifiques à l\u2019école secondaire publique et qui désire poursuivre une carrière scientifique.Cette année, ce prix a été attribué à M.Jacques Bellemarre, de l\u2019Ecole supérieure Saint-Stanislas, Montréal; M.Jacques Bellemarre poursuit actuellement ses études à l\u2019Ecole polytechnique de Montréal.Annales de l'Acfas Le vingt-deuxième volume des Annales, tiré à 1,000 exemplaires, est sorti des presses le 20 août 1956.En plus des rapports annuels, du rapport du vingt-troisième Congrès, ce volume contient les résumés de tous les travaux présentés au Congrès de 1955. ANNALES DE L\u2019ACFAS 23 Congrès de 1956 Trois cent trente-trois personnes se sont inscrites au Congrès de 1956.En plus de deux symposiums, l\u2019un portant sur La notion d\u2019évolution dans le phénomène humain de Teilhard de Chardin et l\u2019autre sur L'avenir de l\u2019énergie nucléaire, cent quarante-six communications scientifiques ont été présentées.Maurice L\u2019Abbé, secrétaire général. IV.RAPPORT DU TRESORIER Exercice clos le 30 juin 1956 Revenus et Dépenses Revenus : Octroi du Secrétariat de la Province de Québec .Congrès : Octroi du Conseil national des Recherches .\t$750.00 Inscriptions .482.00 Banquet .458.50 Intérêt sur fonds en banque .Dépenses : Conférences publiques .Causeries dans les collèges .Aide financière à la formation de chercheurs scientifiques .Congrès 1955 .Impression des Annales 1956 .Médaille Archambault .Prix de l\u2019Acfas .Traitement de la préposée au secrétariat, administration, frais de bureau, etc.$3,368.78 Frais divers .88.47 $3,457.25 Total des dépenses .Excédent des revenus sur les dépenses .875.00 190.10 2,350.00 1,507.45 886.95 150.00 250.00\t6,209.50 $9,000.00 1,690.50 9.92 $10,700.42 9,666.75 $1,033.67 ANNALES DE L\u2019ACFAS\t25 Bilan Actif : Fonds en banque .$3,820.22 $3,820.22 Passif : Créancier .$ 886.95 Octroi du Secrétariat de la Province de Québec payé d\u2019avance .2,250.00 Surplus : Excédent des revenus sur les dépenses pour l\u2019exercice clos le 30 juin 1956 .$1,033.67 Moins : Déficit au 1er juillet 1955 .350.40\t683.27 $3,820.22 J\u2019ai examiné le bilan au 30 juin 1956 de l\u2019Association canadienne-française pour l\u2019Avancement des Sciences, Inc., et j\u2019ai obtenu tous les renseignements demandés.Je suis d\u2019avis que le bilan et l\u2019état de revenus et dépenses ci-joints sont dressés de manière à donner une idée exacte de la situation financière de l\u2019Association canadienne-française pour l\u2019Avancement des Sciences, Inc., au 30 juin 1956 et du résultat des opérations pour l\u2019exercice terminé à cette date en autant que j\u2019ai pu m\u2019en rendre compte par les renseignements et les explications qui m\u2019ont été donnés et tel qu\u2019il appert aux livres.Paul Huot, C.A.Montréal, le 24 octobre 1956.Lucien Piché, trésorier. V.RAPPORTS DES SOCIÉTÉS AFFILIÉES I.\tSociété agronomique de l'Institut agricole d'Oka (1938, 1939) Conseil élu le 11 avril 1956: prés.: T.Simard; 1er v.-prés.: Fr.Laurent, o.c.r.2e v.-prés.: R.Poirier; sec.: Louis-Marie, o.c.r.Effectif: Tous les professeurs de l\u2019Institut sont membres actifs.Au cours de 1955-56, il y eut six réunions.Travaux présentés : 16 nov.1955.\u2014 J.Leber : Evolution de notre folklore québécois.J.Burns : Puissance d\u2019insémination d\u2019Arabis glabra.18 janv.1956.\u2014 T.Simard : Théories sur le rôle du bore dans la plante.R.Poirier : Orientations actuelles de la génétique.16 fév.1956.\u2014 P.Dansereau : Végétation de la Côte d\u2019ivoire.29 fév.1956.\u2014 M.Cailloux : Les micromanipulateurs en biologie.14 mars 1956.\u2014 E.Galiano : L\u2019agriculture en Espagne.Publications : La Revue d\u2019Oka, vol.30.Contributions de l\u2019Institut agricole d\u2019Oka, nos 11 et lia.2.\tSociété agronomique de Québec (1934, 1934) Conseil élu le 30 avril 1956 : prés.: J.-P.Lettre; v.-prés.: J.-M.Couture; sec.-trés.: R.Cayouette; dir.: M.Dirren, J.-A.Fournier, C.Héroux, R.Cayouette, L.Bélanger, B.Lavigne, Paul-H.Robitaille.Effectif : 159 membres actifs.Au cours de 1956-57, il y eut trois réunions.Travaux présentés : 12 déc.1955.\u2014 C.Montgrain : La pluie malgré le beau temps.23 janv.1956.\u2014 E.Mercier : La FAO.29 fév.1956.\u2014 Visite industrielle dans les magasins Steinberg.Initiatives diverses : Semaine agronomique les 20, 21 et 22 mars 1956.Thème: La famille rurale devant le progrès industriel et le changement social.3.\tSociété agronomique de Sainte-Anne-de-la-Pocatière (1935, 1936) Conseil élu le 11 mai 1956 : prés.: L.Laplante; v.-prés.: B.Forest; sec.-trés.: R.-G.Saint-Cyr; dir.: J.-P.Lemay, A.Boucher, E.Pageau, 1 Seules les sociétés qui ont présenté un rapport pour l\u2019année 1955-56 sont mentionnées dans cette section.On trouvera dans les Annales de 1948, Vol.14, p.21, la liste complète des sociétés qui un jour ou l\u2019autre ont fait partie de l\u2019Acfas. ANNALES DE L\u2019ACFAS\t27 R.\tCouture; publ.: L.-J.Coulombe; vér.: E.Caron.Effectif : 58 membres actifs.Au cours de 1955-56, il y eut onze réunions.Travaux présentés : 19 déc.1955.\u2014 B.Forest : Influence de la nutrition minérale et des facteurs écologiques sur l'aridité de la rhubarbe.R.Baril: Aperçu pédologique du diocèse de Sainte-Anne-de-la-Pocatière.E.Campagna : Variétés de pommes de terre résistantes aux maladies avec exposition de spécimens.27 janv.1956.\u2014 R.Caron : Résultats du travail expérimental dans les stations de démonstration du Bas Saint-Laurent.B.Gaudet : Connaissez-vous Caillette ?C.Perreault : Maladies des plantes les plus communes de notre région.23 fév.1956.\u2014 A.Hamel : Etude écologique du milieu cultural.A.Lemay : Résultats obtenus dans l'élevage des volailles à la Station expérimentale de Sainte-Anne-de-la-Pocatière.A.Mailloux : Particularités des sols du lac Saint-Jean.22 mars 1956.\u2014 J.Méthot : L'érable et ses produits.R.Paquin : Effet de la lycomarasmine et de l'acide fusarique des mitochondries.C.Montgrain: Film sur la mécanique agricole.10 avril 1956.\u2014 E.Mercier : Conférence sur un récent voyage à Rome.13 avril 1956.\u2014 L.Cinq-Mars : Vallée de l\u2019Ouest canadien.30 avril 1956.\u2014 J.Duncan : Les pucerons de la pomme de terre.A.Alarie : La cuisson des pois à soupe.R.Pelletier : La coexistence sur la ferme.4.Société canadienne d'Histoire naturelle (1923, 1924) Conseil élu le 27 janvier 1956 : prés.: Marcelle Gauvreau; 1,T v.-prés.: L.Cinq-Mars; 2e v.-prés.: A.Robert, c.s.v.; sec.: R.Gou-dreault; sec.adj.: L.Raynault; très.: E.Rouleau; anc.prés.: A.Blain; rep.bot.: Louis-Marie, o.c.r.: géol.: M.Racine; zool.: P.Boucher; autres disc.: R.Prévost; dir.des C.J.N.Sr Marie-Jean Eudes, s.s.a., D.Sénécal, s.j., Fr.Samuel, f.e.c.: dir.des C.N.A.: H.Larouche, S.\tLefebvre, G.Lebrun.Effectif : 70 membres à vie; 175 membres actifs; 550 membres C.J.N.et C.N.A.Au cours de 1955-56, il y eut cinq réunions.Travaux présentés : 4 oct.1955.\u2014 Repas chinois au Rice Bowl avec commentaires sur les plantes utilisées dans le menu.29 oct.1955.\u2014 Visite de la raffinerie de sucre de Saint-Hilaire, co.Rouville, Québec.27 janv.1956.\u2014 Forum sur les problèmes de la Société canadienne d\u2019Histoire naturelle et de ses mouvements affiliés, les C.J.N.et les C.N.A. 28\tANNALES DE L\u2019ACFAS 12 avril 1956.\u2014 J.-F.Mathys: L\u2019éboulis de Nicolet.2 juin 1956.\u2014 Excursion au lac des Castors dirigée par M.L.Cinq-Mars pour l\u2019étude des oiseaux qui fréquentent le mont Royal.Initiatives diverses : Organisation par la Commission des C.J.N.de cours d\u2019extension aux cours d\u2019été en sciences naturelles.Une série de 17 cours ont été donnés de novembre à mai 1956.Congrès annuel de la Commission des C.J.N.au Jardin botanique de Montréal, le 18 février 1956.Cours d\u2019été offerts aux directeurs et directrices de C.J.N.Ces cours sont organisés par la S.C.H.N.(par l\u2019entremise du Comité de Direction des C.J.N.), en collaboration avec le Service de l\u2019Aide à la Jeunesse, Québec.Campement pour l\u2019étude des sciences naturelles, au Camp Kalmia, au lac Ouareau, sous la direction de M.Raymond Goudreault.Trois groupes de jeunes filles âgées de 12 à 17 ans ont passé une à deux semaines pour l\u2019initiation à l\u2019étude des sciences naturelles.Une cinquantaine de jeunes naturalistes ont bénéficié de ces études.Campement sous la tente, sous la direction du Camping Club du Canada C.N.A., affilié à notre Société, sur le terrain de la S.C.H.N., au lac Ouareau, durant une partie de l\u2019été.Publications : Les cercles de Jeunes Naturalistes au service du programme d\u2019études primaires.Bulletin mensuel de septembre à juin à l\u2019adresse des directeurs de C.J.N.5.Société canadienne-française d'Electro-radiologie médicale (1928, 1935) Conseil élu le 5 nov.1955: prés.: A.Jutras; l,r v.-prés.: P.Brodeur; 2\u2019 v.-prés.: M.Samson; sec.: L.-I.Vallée; très.: D.Léonard; ass.-trés.: L.Payeur; sec.des séances : R.Vallée; arch.: R.Lessard.Effectif : 55 membres actifs; 8 membres honoraires.Au cours de 1955-56, il y eut cinq réunions.Travaux présentés : 5 nov.1955.\u2014 H.Lapointe : Le Dr Jules Gosselin et la Radiologie.P.-E.Côté : Maladie de Marie Strumpell et radiothérapie.R.Lessard : Ascaridiose.V.Lapointe : Néphrocalcinoses.10 déc.1955.\u2014 R.L\u2019Abbé : Ostéosarcome; étude et présentation de cas.A.Trépanier : Eléments de diagnostic différentiel des tumeurs intrathoraciques.A.Jutras et H.-P.Leves : Diagnostic radiologique de la vésicule fraise.18 fév.1956.\u2014 P.Brodeur : Hommage à la mémoire du Dr Jean Michon.A.Trépanier : Eléments de diagnostic différentiel des tumeurs intrathoraciques.R.Vallée : Contrôles radiologiques post-opératoires d\u2019un cas d\u2019hyperparathyroïdie; contrôles anatomoradiologiques.Mars 1956.\u2014 M.Gilson : Considérations actuelles sur le cancer.14 avril 1956.\u2014 M.Geoffroy : Dix cas de sarcoïdose pulmonaire prouvée par biopsie.O.Raymond, R.Samson et J.-E.Samson: Le kyste osseux anévrismal.L.Lafleur : Radiologie et obstétrique. ANNALES DE L\u2019ACFAS\t29 6.\tSociété de Biologie de Montréal (1922, 1924) Conseil élu le 27 juin 1956 : prés.: J.Frappier; l*r v.-prés.: E.Pagé; 2\u2019 v.-prés.: V.Fredette; sec.-très.: J.-M.Demers; cons.: O.Dufresne, L.-P.Bouthillier.Effectif : 152 membres actifs.Au cours de 1956-57, il y eut neuf réunions.Travaux présentés : 17 oct.1955.\u2014 E.Pagé : Poids vif et teneur de l\u2019organisme en lipides : méthodes indirectes de mesure.14 nov.1955.\u2014 P.Dansereau : Problème de la végétation des montagnes en Afrique occidentale française.12 déc.1955.\u2014 H.Prat : Modifications de la thermogénèse des blattes sous l\u2019influence a) d\u2019excitations olfactives, b) de la décapitation.30 janv.1956.\u2014 G.Vinet, A.Forget et S.Sonéa : Cultures bactériennes à pH constant par remplacement des phosphates par un tampon organique.J.Stenberg, A.Forget et S.Sonéa : Utilisation des milieux oligophosphorés pour la culture des microbes marqués au P\u201d.20 fév.1956.\u2014 J.Pellerin: Rôle de la DOPA dans la biogénèse de l\u2019adrénaline et de la noradrénaline.J.-P.Lachance et E.Pagé : Utilisation de l\u2019acétate 1-C14 et du palmitate 1-C14 par le foie et la graisse brune d\u2019animaux adaptés au froid.8 mars 1956.\u2014 A.Cantéro, C.Allard, G.de Lamirande, G.Weber et R.Mathieu : Symposium sur le cancer expérimental.16 avril 1956.\u2014 L.-P.Bouthillier et G.Letellier : Contribution à l\u2019étude du métabolisme de la Dl-hydroxyproline.R.Saucier et J.-M.Demers : Etude de l\u2019activité estérasique du tissu hépatique de souris nourries à des régimes hypolipotropes.30 mai 1956.\u2014 A Frappier, V.Fredette, S.Sonéa, J.De Repenti-gny et K.C.Gupta : Rôle initial de nouveaux antigènes dans les agressions bactériennes et dans l\u2019immunité.27 juin 1956.\u2014 H.Griff : Rôle initial de la colchicine dans la mitose.Initiatives diverses: Affiliation de la société à la Société de Biologie de Paris.Publications: Comptes rendus des séances de la société dans la Revue canadienne de Biologie.7.\tSociété de Biologie de Québec (1946, 1946) Conseil élu le 22 déc.1955: prés.: G.-W.Corrivault; l*r v.-prés.: F.Martel; 2* v.-prés.: L.-M.Babineau; sec.-trés.: A.Gagnon; sec.-trés.adj.: L.Chouinard.Effectif: 42 membres actifs; 2 membres honoraires.Au cours de 1955-56, il n\u2019y eut qu\u2019une réunion. 30\tANNALES DE L\u2019ACFAS Travaux présentés: 22\tdéc.1955.\u2014 P.-M.Gagnon et L.-P.Dugal: Effet de la vitamine C sur Vaction corticotrophique de l\u2019ACTH administrée à doses variables chez le rat hypophysectomisé.Publications: Comptes rendus des séances de la société dans la Revue canadienne de Biologie.8.\tSociété de Chimie de Montréal (1946, 1947) Conseil élu le 11 avril 1956: prés.: G.de Lamirande; v.-prés.: Cari von Seeman; sec.-trés.: W.Heumann; cons.: P.Charbonneau, H.Daoust, R.Leduc, E.Page, V.Portelance.Effectif: 124 membres actifs.Au cours de 1955-56, il y eut quatre réunions.Travaux présentés: 4 oct.1955.\u2014 M.Panisset: Simples propos sur Pasteur.16 déc.1955.\u2014 N.Anet: Transpositions dans la série des fluorènes.8\tfév.1956.\u2014 A.Noyes: Fluorescence et photochimie.11 avril 1956.\u2014 D.B.W.Robinson: Operational research.9.\tSociété de Géographie de Montréal (1939, 1940) Conseil élu le 25 janv.1955: prés.: G.Aumont, p.s.s.; v.-prés.: P.Dagenais; sec.-trés.: B.Brouillette; sec.adj.: N.Falaise; cons.: L.Beauregard, B.Chouinard, A.Courtemanche, P.Dansereau, R.Garry, T.L.Hills, R.Lapierre, C.Laverdière, P.-Y.Pépin, H.Prat, J.Rousseau.Effectif: 125 membres actifs; 1 membre à vie; 1 membre honoraire.Au cours de 1955-56, il y eut huit réunions.Travaux présentés: 6 oct.1955.\u2014 H.Enjalbert: Voyage en Afrique noire française.10 nov.1955.\u2014 M.Derruau: Observations sur l'Islande.6 déc.1955.\u2014 J.Corbel: Au fond des grands gouffres.9\tfév.1956.\u2014 L.Chevrier: L\u2019aménagement du Saint-Laurent.23\tmars 1956.\u2014 R.Viau: Un voyage autour du monde.20 avril 1956.\u2014 P.Pugin: L'oeuvre d\u2019Albert Schweitzer.3 mai 1956.\u2014 P.Dansereau: La nature et les hommes de la Côte d'ivoire.6 juin 1956.\u2014 J.L.Robinson: Geography and regional planning.Publications: Revue canadienne de Géographie.10.\tSociété de Géographie de Québec (1877, 1937) Conseil élu le 8 octobre 1956: prés.: P.Camu; v.-prés.: Mgr A.-M.Parent; sec.-trés.: P.Bussières; dir.: M.Trudel, L.-E.Hamelin, F.Grenier, O.Villeneuve, L.Trottier.Effectif: 85 membres actifs.Au cours de 1955-56, il y eut huit réunions. ANNALES DE L'ACFAS\t31 Travaux présentés: 2 nov.1955.\u2014 M.Derruau: L\u2019Islande.8 nov.1955.\u2014 H.Enjalbert: L\u2019Afrique noire française.22 nov.1955.\u2014 M.Derruau: L\u2019Autriche.14 déc.1955.\u2014 L.-E.Hamelin: Les inondations de la Chaudière.18 janv.1956.\u2014 L.-E.Hamelin: Le bassin de la rivière Payne (Ungava).6 fév.1956.\u2014 P.Carau: Les caractéristiques physiques de la région suburbaine de Québec.29 fév.1956.\u2014 F.Grenier: Paris et sa banlieue.6 mars 1956.\u2014 J.Corbel: Les grands gouffres du monde.11.\tSociété de Philosophie de Montréal (1924, 1924) Conseil élu le 25 fév.1954: prés.: P.Lacoste; v.-prés.: R.Picard, s.j.; sec.-trés.: L.Martinelli, p.s.s.; cons.: L.Lachance, o.p., J.Lavigne, M.Ambacher, L.-M.Régis, o.p.Effectif: 1 membre à vie; 40 membres actifs.Au cours de 1955-56, il y eut deux réunions.Travaux présentés: 29 nov.1955.\u2014 L.Martinelli, p.s.s.: La foi philosophique: Karl Jaspers et José Ortega y Gasset.28 fév.1956.\u2014 J.Langlois, s.j.: Le problème de Dieu dans la Phénoménologie de l\u2019Esprit de Hegel.12.\tSociété de Physique de Montréal (1952, 1952) Conseil élu le 1er mai 1956: prés.: M.Rouault; v.-prés.: P.Lorrain; sec.-trés.: L.Grégoii'e; cons.: G.Gauthier.Effectif: 72 membres actifs.Au cours de 1955-56, il y eut trois réunions.Travaux présentés: 27 janv.1956.\u2014 D.K.C.MacDonald: Fluctuations and irreversible phenomena.12 mars 1956.\u2014 Z.Szepezi: Les cellules photoconductives au sulfure de cadmium.1er mai 1957.\u2014 A.Kastler: Résonnances hertziennes étudiées par des méthodes optiques.13.\tSociété d'Histoire naturelle de la Pocatière (1936, 1936) Conseil élu le 7 nov.1955: prés.: A.Roger; v.-prés.: J.Duncan; sec.: H.Généreux; dir.: L.Ouellet, P.Paulhus; publ.: J.-P.Berger, Madeleine Dumais.Effectif: 1 membre à vie; 40 membres actifs.Au cours de 1955-56, il y eut six réunions. 32\tANNALES DE L\u2019ACFAS Travaux présentés: 30 oct.1955.\u2014 M.Derruau: Voyage en Islande centrale.7 nov.1955.\u2014 Marie Boczkowska: Le doryphore de la pomme de terre en Europe.6 fév.1956.\u2014 A.Hamel: Théories des glaciations.Abbé R.Bélanger: Les alentours de VJJniversitê Cornell.5 mars 1956.\u2014 O.Beaudoin: Aspects de la photographie en couleurs.16 avril 1956.\u2014 J.Béland: L'éboulis de Nicolet.15 mai 1956.\u2014 P.Lajoie: Les possibilités agricoles de l'Ungava.Initiatives diverses: Concours de photographie.14.Société entomologique du Québec (1951, 1952) Conseil élu le 17 nov.1955: prés.: A.-A.Beaulieu; v.-prés.: J.Duncan; sec.-trés.: P.Morisset; dir.: F.O.Morisson, A.-D.Séguin, A.Doyle, E.-R.Bellemare.Effectif: 98 membres actifs; 3 membres honoraires.Au cours de 1955-56, il y eut onze réunions, dont six à la succursale de Montréal et cinq à la succursale de Québec.Travaux présentés: Succursale de Montréal: R.D.Gibbs: Insectivorous and other meat eating plants.H.Prat: Observations sur la thermogénèse de Periplaneta ame-ricana.J.-J.Cartier: Les races biologiques chez le puceron du pois, Macro-siphum pisi.E.-J.Leroux : How valid are pesticide data obtained in apple orchard.J.E.MacFarlane: The physiological role of Vitamin BT (carnitine).J.E.MacFarlane: Current research in physiology at Macdonald College.J.R.Reynolds: Regulations prescribed to prevent the introduction of the Golden Nematode (Heterodera Rostochiensis) into Canada.J.E.King: Forced recirculation in grain elevator fumigation.Succursale de Québec: A Daigle: Film sur la pollinisation du trèfle dans les grandes cultures.H.A.Tripp: Les insectes des cônes.H.-A.Richmond: Les problèmes forestiers causés par les insectes en Colombie Britannique, Canada.R.Couture: Fabrique des régimes alimentaires d\u2019insectes élevés en laboratoire.R.Béique: La Tordeuse des pousses du pin à Québec.R.Blais: Problème de la Tordeuse des bourgeons de l'épinette et sa situation en Gaspêsie.Initiatives diverses: Visite des collections Provancher au Musée provincial. ANNALES DE L\u2019ACFAS\t33 15.\tSociété historique de Joliette (1929, 1937) Conseil élu le 13 sept.1956: prés.: A.Geoffroy; v.-prés.: G.Denis; sec.: Mgr O.Valois; très.: chan.R.Bounadère.Effectif: 45 membres à vie; 45 membres actifs.Au cours de 1955-56, il y eut trois réunions.Travaux présentés: 17 nov.1955.\u2014 Abbé H.Geoffroy: Histoire des familles Geoffroy.15 déc.1955.\u2014 G.Courteau, s.j.: Archives paroissiales.21 avril 1956.\u2014 A.Charbonneau: La coopération dans la région de Joliette.Initiatives diverses: Noms tirés de la petite histoire de Joliette suggérés à la Commission scolaire et acceptés.Projet de classification des archives de la société, le secrétaire étant devenu depuis septembre 1956 archiviste du diocèse.16.\tSociété historique de Montréal (1858, 1924) Conseil élu le 25 janv.1956: prés.: Mgr O.Maurault, p.s.s.; v.-prés.: L.Trépanier; sec.: Marcelle Reeves-Morache; très.: J.-A.Claude Perreault; bibl.: C.-E.Lecompte; cons.: J.Poulin, P.Letondal, A.d\u2019Alvini-Archambault, G.Bellefleur.Effectif: 157 membres actifs.Au cours de 1955-56, il y eut neuf réunions.Travaux présentés : 28\tsept.1955.\u2014 L.Pouliot, s.j.: Voyage de Mgr Ignace Bourget en Europe en Vannée 1841.26 oct.1955.\u2014 J.-J.Penverne: Comités de réception.30 nov.1955.\u2014 G.Malchelosse: Le Richelieu historique, militaire, et légendaire.21 janv.1956.\u2014 C.de Lotbinière-Harwood : La clef d'un continent.29\tfév.1956.\u2014 L.Trépanier : Journalisme d'autrefois : trois figures, trois bohèmes.28 mars 1956.\u2014 G.Courteau, s.j.'.La paroisse de Saint-Jacques-de-V Achigan.25 avril 1956.\u2014 Ph.Laferrière: Frelateries, erreurs et mensonges historiques.30\tmai 1956.\u2014 Mgr O.Maurault, p.s.s.; Impressions de voyages.Initiatives diverses: Commémoration de la fondation de Montréal célébrée le dimanche, 20 mai 1956; démonstration publique annuelle organisée par la Société historique de Montréal: messe en l\u2019église Notre-Dame; discours à la Place d\u2019Armes; gerbes de fleurs déposées au pied du monument à Sieur Chomedey de Maisonneuve par les représentants de nombreuses sociétés invitées; parade militaire; réception à l\u2019Hôtel de Ville par Son Honneur 1» Maire Jean Drapeau. 34\tANNALES DE L\u2019ACFAS 17.\tSociété historique de Québec (1948, 1948) Conseil pour 1955-56: prés.: A.Pouliot, s.j.; l,r v.-prés.: A.Dufresne; 2\u2019 v.-prés.: Reine Malouin; sec.: abbé H.Provost; très.: C.PlamondoH.Effectif: 183 membres actifs; 10 membres honoraires.Au cours de 1955-56, il y eut quatre réunions.Travaux présentés: 26 oct.1955.\u2014 M.Allaire: Les fêtes du bicentenaire acadien.23 nov.1955.\u2014 J.Bruchési: Mgr Paul Bruchési à Québec (1881-188 U).19\tfév.1956.\u2014- G.Morisset: L'oeuvre du peintre Ozias Leduc.16 mars 1956.\u2014 R.Bertrand: Les cent ans de l\u2019Ecole normale Laval.Initiatives diverses: Causerie radiophonique hebdomadaire durant la saison d\u2019hiver au poste CHRC.Participation, le 26 mai 1956, au dévoilement de deux plaques commémoratives des débuts du téléphone à Québec.Publications: Cahiers d\u2019Histoire n° 8.18.\tSociété historique de Rigaud (1931, 1940) Conseil élu le 20 déc.1955: prés.: Y.Quesnel; v.-prés.: A.Gauthier, c.s.v.; sec.: chan.D.Fortier; arch.: Mme Y.Quesnel.Effectif: 24 membres actifs; 2 membres honoraires.Au cours de 1955-56, il y eut deux réunions.Travaux présentés: 20\tdéc.1955.\u2014 Y.Quesnel: La famille Rozon (généalogie).11\tavril 1956.\u2014 Y.Quesnel: Les ponts de Rigaud sur la rivière à la Graisse.19.\tSociété historique du Nouvel-Ontario (1942, 1943) Conseil élu le 25 fév.1956: prés.: J.-E.Lacoursière; v.-prés.: F.Morisset; sec.: G.Lemieux, s.j.; très.: P.Litalien; dir.: L.Cadieux, s.j.Effectif: 47 membres à vie; 166 membres actifs; 2 membres honoraires.Au cours de 1955-56, il y eut cinq réunions.Travaux présentés: 25 oct.1955.\u2014 Abbé W.Bradley: L'Italie, la France et le Portugal.13 nov.1955.\u2014 P.-E.Laplante: Impressions sur l\u2019Europe.22 janv.1956.\u2014 Annette Perron: Voyage autour du monde de l\u2019honorable Louis Saint-Laurent.12\tfév.1956.\u2014 Mère Sainte-Rose, s.g.c.: Les progrès de la pharmacie.22 fév.1956.\u2014 L.Gauthier: Le rôle que joue le Canada aux Nations-Unies. ANNALES DE L\u2019ACFAS\t35 Initiatives diverses: Les archives de la société s\u2019enrichissent de cinq nouveaux spicilèges.Voyage d\u2019étude du directeur de la société à Longlac, Ontario.Publications: J.Archambault, s.j.: Mgr Stéphane Côté; A.Gauthier, s.j.: Héros dans l\u2019ombre, mais héros quand même.En collaboration: Noëlville, un cinquantenaire.20.\tSociété linnéenne de Québec (1929, 1930) Conseil pour 1955-1956: prés.: L.Lemieux; v.-prés.: C.-E.Leclerc; sec.-trés.: P.Masson; dir.: C.-A.Kirouac, A.Doyle, R.Béique.Effectif: 2 membres à vie; 70 membres actifs.Au cours de 1955-56, il y eut cinq réunions.Travaux présentés: 8 nov.1955.\u2014 R.Cayouette: Un voyage sur la côte nord du Saint-Laurent.29 nov.1955.\u2014 P.Dansereau: La végétation naturelle et l\u2019influence humaine en Côte d\u2019ivoire.10 janv.1956.\u2014 G.Moisan: Le caribou de la Gaspésie.21 fév.1956 \u2014 O.Villeneuve: L\u2019utilité de la météorologie.24\tavril 1956.\u2014 R.Garry: Les grandes plantations en Indochine.21.\tSociété mathématique de Montréal (1952, 1953) Conseil élu le 17 avril 1956: prés.: A.Gauthier; v.-prés.: J.Anctil; très.: R.Brossard; cons.: R.Lessard, L.Colas, Roméo Beauséjour, s.j., Fr.Adelphe, s.c.Effectif: 64 membres actifs.Au cours de 1955-56, il y eut cinq réunions.Travaux présentés: 25\tnov.1955.\u2014 Kai-Lai Chung: Some analytical problems arising out of the theory of probability.23 et 24 fév.1956.\u2014 A.Robinson: Aperçu métamathématique sur les nombres réels.13 avril 1956.\u2014 E.Kreyszig: Practical methods for the inclusion of Eigenvalues.17 avril 1956.\u2014 T.V.Narayana: Quelques problèmes de la théorie des probabilités et des relations d\u2019ordre partiel.22.\tSociété médicale de Montréal (1874, 1924) Conseil élu en déc.1955: prés.: G.Hébert; v.-prés.: J.-M.Roussel; 2e v.-prés.: L.-P.Bélisle; sec.: G.Leclerc; très.: P.Marion; sec.des séances: P.-A.Turgeon; cons.: P.Dumas.Effectif: 1001 membres actifs; 23 membres honoraires.Au cours de 1955-56, il y eut douze réunions. 36 ANNALES DE L\u2019ACFAS Travaux présentés: La liste des travaux présentés a été publiée in extenso dans l\u2019Annuaire publié par la Société à l\u2019occasion des Journées médicales de 1956.Initiatives diverses: Journées médicales, les 1, 2 et 3 mai 1956.Publications: Annuaire 1956 de la Société médicale de Montréal.23.Société médicale des Hôpitaux universitaires de Québec (1931, 1935) Conseil élu le 13 janv.1956: prés.: M.Giroux; v.-prés.: S.Leblond; sec.: C.-A.Martin; très.: G.Saint-Arnaud; cons.: A.Bérard, C.-A.Gauthier, J.-M.Lemieux, A.Pelletier, R.Simard.Effectif: 218 membres actifs; 9 membres honoraires.Au cours de 1955-56, il y eut quinze réunions.Travaux présentés: 16 sept.1955.\u2014 E.Beaudry: Rupture de la rate.L.Gosselin: Rupture de varices du ligament large.J.Bruneau: Un cas de tumeur phyl-lode du sein.G.Boudreault: Sténose mitrale (à propos de 2 cas).30 sept.1955.\u2014 J.-T.Michaud: Phéochromocytome bilatéral.L.-N.Larochelle et J.-M.Julien: Quelques considérations sur la périartérite noueuse.P.Fugère: Résultats opératoires chez mes opérés de fenestration.M.Richard: Un cas de kemictère sans signe clinique d\u2019érythroblas-tose.7 oct.1955.\u2014 J.Grenier, M.Gervais, J.Turmel, R.Parent et J.Grenier: La réserpine en psychiatrie.M.Gervais et J.Lambert: Difficultés étiologiques du syndrome d\u2019hypertension intra-crânienne.J.Turmel, C.-A.Martin et R.Pion: Aspect psychiatrique de l\u2019hypo-thyroïdie.L.\tLemieux et D.Bédard: Syndrome de Gertsmann et apraxie constrictive.28 oct.1955.\u2014 J.Couture: Hygroma kystique chez un enfant de 10 mois.J.-M.Delage: Pancytopénie familiale.M.Carbotte: Papillome du col utérin.R.Thibodeau et M.Rousseau: Intoxications aiguës accidentelles chez l\u2019enfant.4 nov.1955.\u2014 C.-H.Dorval, J.-M.Lemieux et C.Lessard: Images thoraciques anormales et hernies diaphragmatiques.R.Desmeules, P.Richard, C.-H.Dorval, R.Dion, L.Montminy, F.Moisan et A.Côté: ACTH et antibiotiques dans la tuberculose pulmonaire.R.Desmeules, M.\tGiroux et R.Dion: Difficultés d\u2019interprétation pendant l\u2019évolution d\u2019un adénome bronchique.J.-P.Dechêne, F.Hudon et J.-A.Gravel: Hypothermie et chirurgie intra-cardiaque expérimentale.18 nov.1955.\u2014 G.Marceau et U.Blier: Un cas de hernie de l\u2019hiatus de Winslow.J.-M.Delage et L.Saint-Arnaud: Déficit idiopathique en facteur 5.G.Filteau, B.Boucher, R.Dunn et E.Pagé: La créatinine et le métabolisme basal.J.Bergeron: Un problème médico-chirurgical.2 déc.1955.\u2014 J.-A.Gravel: Fermeture du défaut interauriculaire sous hypothermie : étude expérimentale.F.Martel : Répartition des acides aminés chez des sujets cancéreux.G.Marceau: Expérimentation sur les ANNALES DE L\u2019ACFAS\t37 greffes d'artères.L.Berlinguet: L'électrophorèse : technique et applications.16 déc.1955.\u2014 G.Reinhardt: Aspect chirurgical des Hémorragies méningées.R.Pagé: Ostéomyélite vertébrale.Y.Gourdeau: L'uretère ectopique.J.-M.Lessard et G.Daigle: Embolie graisseuse mortelle et fracture des os longs.27 janv.1956.\u2014 J.Houde, F.Hudon et A.Jacques: Les anti-hista-miniques de synthèse en anesthésie.M.Guay, R.Lessard et J.Beaudoin: Myélose ostéolytique.L.Royer: Les atrésies congénitales de la choanne.M.Delage: Sequelles de poliomyélite.Traitement physique et réhabilitation.10 fév.1956.\u2014 L.-M.Gervais et J.-Y.Gosselin: Suicide et aliénation mentale.J.Lambert, A.Pelletier et G.Paradis: Maladie dégénérative familiale.(Présentation clinique.) M.Bouchard, G.-H.Larue et J.Turmel : Le Frenquel en psychiatrie.M.Coulombe et Y.Rouleau : Réponse favorable au traitement par la chlorpromazine dans un cas de schizophrénie.24 fév.1956.\u2014 H.Durand: Les avantages du bloc de jambe en chirurgie.R.Garneau et J.Francoeur: Un cas mortel d'embolie de liquide amniotique.P.Auger: Un cas de traumatisme abdominal et ses complications.R.Roberge: Coeur pulmonaire chronique par thromboses artérielles pulmonaires.R.Côté: Deux cas de lupus érythémateux.2 mars 1956.\u2014 P.Fiset: Fièvre Q: Etude antigénique.M.Bouchard et J.-C.Lessard: Tentative de traitement de l\u2019énurésie.R.Pichette et J.-M.Delage: Leucocytose et leucémie.A.Jolicoeur: Traitement de brûlures par rayons-X.(Présentation de 4 cas.) B.Paradis: L'usage de l'ion-calcium en anesthésie potentialisée-hibemante.16 mars 1956.\u2014 A.Larue: Anomalies des fibres élastiques de la peau.G.Drouin, P.Duchaine et P.-E.Fortier: Essai de l\u2019association Dé-mérol.Phénergan et de l\u2019Avacan en obstétrique.L.Rinfret: Analgésie et anesthésie en obstétrique.6 avril 1956.\u2014 R.Desmeules, M.Giroux et F.Moisan: Métastases pulmonaires d\u2019évolution prolongée et d\u2019interprétation difficile.M.Beau-lieu et J.-P.Dechêne: Arrêt cardiaque.(Présentation de 5 cas.) J.Hallé, L.Montminy et G.Paradis: Cinématographie endo-bronchique.(Présentation de films.) J.-A.Gravel et W.Lou: La sténose bronchique tuberculeuse et son traitement chirurgical.20 avril 1956.\u2014 G.Marcoux et G.Reinhardt: De l\u2019emploi de la trachéotomie chez les grands traumatisés du crâne.J.Sirois: Fistule artério-veineuse cérébrale.Diagnostic, traitement chirurgical.(Présentation de 3 malades.) B.Fortier, Y.Cossette, D.Jacob et F.Hould: L'infection digestive aiguë chez le nourrisson.C.-A.Gauthier et C.Bélanger: Quadriplégie cérébrale infantile avec hypotonie chez deux jumelles identiques.(Projection cinématographique.) 38\tANNALES DE L\u2019ACFAS 24.\tSociété Provancher d'Histoire naturelle du Canada (1918, 1933) Conseil pour 1955-56: prés.: J.-A.Bigonesse; v.-prés.: J.K.Hill; 2e v.-prés.: F.Hamel; sec.: G.-A.Leclerc; cons.: D.-A.Déry, N.Beaudet, V.Plamondon, J.Morin; dir.: R.Meredith, J.C.Price, T.J.A.Hunter, R.Blair, F.D.Ross, F.A.Blackadder.Effectif: 19 membres à vie; 195 membres actifs; 3 membres honoraires.Au cours de 1955-56, il y eut cinq réunions.Initiatives diverses: Conférences Audubon.Maintien des refuges d\u2019oiseaux à Trois-Pistoles.Diffusion des sciences naturelles par tous les moyens à notre disposition.Publications: Rapport biannuel.25.\tSociété thomiste de l'Université d'Ottawa (1929, 1936) Conseil pour 1955-56: prés.: J.Gervais, o.m.i.; v.-prés.: J.-M.Côté, c.s.s.r.; sec.: J.Coteau, o.m.i.Effectif: 150 membres actifs.Au cours de 1955-56, il y eut trois réunions.Travaux présentés: 10 oct.1955.\u2014 J.-P.Audette, o.p.: Le sacré et le profane dans le message chrétien.14 nov.1955.\u2014 R.Bellemai\u2019e, o.m.i.: L\u2019acte de foi et la Théologie.1er mars 1956.\u2014 M.Patry, o.m.i.: Le moment scientifique de la sagesse philosophique.26.\tSociété zoologique de Québec (1932, 1934) Conseil élu le 18 nov.1955: prés.: G.Gauthier; v.-prés.: J.Du-guay; sec.: J.-A.Brassard; sec.adj.: R.Bernard; très.: F.-E.Mathieu; dir.: L.-P.Audet, S.Brassard, L.Chollet, J.G.Coote, W.Corrivault, C.Delisle, Y.Desmarais, C.Frémont, L.-P.Gagnon, M.Gilbert, R.Gillet, J.-E.Laforest, C.-E.Leclerc, G.-A.Leclerc, L.Lemieux, G.Maheux, C.Mélançon, V.Plamondon, D.Potvin, L.Reid, L.-A.Richard, J.-A.Roy, J.-L.Tremblay, M.Veilleux, G.-O.Villeneuve.Effectif: 61 membres à vie; 175 membres actifs; 5 membres honoraires.Au cours de 1955-56, il y eut neuf réunions.Publications: Les Carnets de la Société zoologique de Québec. VI.LE VINGT-QUATRIEME CONGRES Montréal 1956 I.Rapport général Le vingt-quatrième congrès de l\u2019Acfas a eu lieu à l\u2019Université de Montréal, les 2, 3 et 4 novembre 1956.Trois cent trente-trois personnes se sont inscrites à ce congrès, et cent quarante-six communications ont été présentées.Le vendredi après-midi, 2 novembre, a été consacré à la présentation de travaux scientifiques dans les sections de psychologie et des sciences de l\u2019homme.Le même jour, à cinq heures, a été donné, en première mondiale, le film Stress and the Adaptation Syndrome tourné par le département des films médicaux des laboratoires Pfizer à l\u2019Institut de Médecine et de Chirurgie expérimentale de l\u2019Université de Montréal.La journée s\u2019est terminée par un symposium public, à 8 h.p.m., sur La notion d\u2019évolution dans le phénomène humain de Teilhard de Chardin.Dans la journée du samedi, 3 novembre, ont été présentés des travaux scientifiques dans les sections suivantes: agronomie, biologie, botanique, chimie, économie, géographie, mathématiques, physique, philosophie et sciences de l\u2019homme.Le samedi soir, avant la séance solennelle d\u2019ouverture, un cocktail a été offert aux congressistes et à leurs épouses au restaurant Hélène-de-Champlain.Le lendemain, dimanche, a eu lieu dans l\u2019après-midi un second symposium public sur L\u2019avenir de l\u2019énergie nucléaire.Immédiatement après s\u2019est tenu l\u2019assemblée générale.Le congrès s\u2019est terminé à cinq heures par un vin d\u2019honneur offert par le Recteur de l\u2019Université de Montréal.2.Séance d'ouverture La séance inaugurale a eu lieu le samedi, 3 novembre, à 7 h.30 p.m., lors d\u2019un dîner au restaurant Hélène-de-Cham-plain à l\u2019île Sainte-Hélène.M.Abel Gauthier préside la 40\tANNALES DE L\u2019ACFAS cérémonie à laquelle assistent quelque cent quatre-vingt-seize congressistes1.La médaille Léo-Pariseau est décernée à M.Marcel Rioux, du Musée national et de l\u2019Université d\u2019Ottawa.Le R.P.Bernard Mailhiot, o.P., professeur à l\u2019Institut de Psychologie de l\u2019Université de Montréal, présente le nouveau titulaire2.La séance d\u2019ouverture se termine par une conférence de M.Herbert Lank, président de Du Pont of Canada, sur l\u2019avenir de l\u2019industrie chimique canadienne3.3.Symposiums Le premier symposium, présidé par M.Paul Lacoste, de la Faculté de Philosophie de l\u2019Université de Montréal, portait sur La notion d\u2019évolution dans le phénomène humain de Teilhard de Chardin.Communications présentées: 1.\tMéthode générale de l\u2019auteur: application de cette méthode à la cosmogénèse : complexification et conscience.L.-M.Régis, O.P., doyen de la Faculté de Philosophie de l\u2019Université de Montréal.2.\tL\u2019homme et la collectivité : valeur biologique du fait social selon la conception évolutionniste de Teilhard de Chardin.D.Salman, O.P., professeur au Saulchoir et à l\u2019Institut de Psychologie de l\u2019Université de Montréal.3.\tLa survie au delà du collectif: VHyper-personnel ou l\u2019Esprit comme terme de l\u2019évolution humaine.J.Langlois, S.J., professeur au Scolasticat de l\u2019Immaculée-Conception.4.\tLe problème du mal et la fin du monde selon cette perspective évolutionniste: la parousie sera-t-elle catastrophe ou un dernier progrès de la noosphère ?I.Marrou, professeur à la Sorbonne et à l\u2019Institut d\u2019Etudes médiévales de l\u2019Université de Monti\u2019éal.Le Dr Julian Huxley, qui se trouvait à Montréal, a participé à ce symposium.Le second symposium, présidé par M.Pierre Gendron, doyen de la Faculté des Sciences de l\u2019Université d\u2019Ottawa, avait pour sujet: L\u2019avenir de l\u2019énergie nucléaire.'Voir appendice II pour le texte de l'allocution prononcée par M.Abel Gauthier.2Voir appendices III et IV pour le texte des allocutions du R.P.Bernard Mailhiot, o.p., et de M.Marcel Rioux.3Voir appendice V pour le texte de la conférence prononcée par M.Herbert H.Lank. ANNALES DE L\u2019ACFAS\t41 Communications présentées: 1.\tThe peaceful uses of Atomic Energy.W.J.Bennett, président de Atomic Energy of Canada.2.\tDes problèmes techniques dans le développement de Vénergie nucléaire pour la production de Vélectricité.Maurice-J.Lavigne, Département des Mines, Ottawa.3.\tAspects psychologiques du développement de Vénergie nucléaire.Karl Stern, psychiatre en chef de l\u2019Institut Albert-Prévost.4.Assemblée générale L\u2019assemblée générale, tenue le 4 novembre à quatre heures, dans la salle H\u2019404 de l\u2019Université de Montréal, réunissait, outre les membres du Conseil de l\u2019Acfas et deux anciens présidents, les délégués officiels de douze sociétés affiliées.Environ soixante membres de ces sociétés étaient présents.Le président, le secrétaire général et le trésorier ont présenté leurs rapports annuels, dont le texte est inclus dans le présent numéro des annales.L\u2019assemblée s\u2019est terminée par l\u2019élection du conseil pour 1956-57: président: Paul-A.GiguÈRE; Vt vice-président: Louis-Paul Dugal; 2e vice-président: Pierre Dansereau ; trésorier: Henri Gaudefroy ; membres adjoints: Jean Bruchési et Lionel Lemay; conseillers: Victorien Fredette, Maurice L\u2019Abbé, Maurice Tremblay, Maurice Boisvert, Adrien Pinard, c.s.v.MM.Eugène Robillard et Albert Cho-LETTE demeurent conseillers pour une autre année.APPENDICE i M.ABEL GAUTHIER Le président de l'Acfas pour 1955-56 NOTES BIOGRAPHIQUES M.Abel Gauthier est né aux Eboulements le 15 mai 1910.Il a fait ses études primaires aux Eboulements et à Montréal, et ses études 'Voir appendices VI, VII et VIII, pour le texte des communications présentées lors de ce symposium. 42\tANNALES DE L\u2019ACFAS secondaires au Collège Sainte-Marie, de Montréal.Il recevait en 1931 le baccalauréat ès arts de l\u2019Université de Montréal avec grande distinction.Il s\u2019inscrivait ensuite à la Faculté des Sciences de l\u2019Université de Montréal.Il obtenait en 1934 la licence ès sciences physiques, et en 1935 la licence ès sciences mathématiques et la médaille du lieutenant-gouverneur.M.Gauthier étudia ensuite à l\u2019Université Columbia, qui lui décernait la maîtrise ès arts (mathématiques) en 1939.Par la suite, il fit plusieurs stages d\u2019études aux universités Brown et Chicago.Successivement chargé de cours, professeur agrégé et professeur titulaire à la Faculté des Sciences de l\u2019Université de Montréal, M.Gauthier devenait directeur du Département de Mathématiques en 1947, secrétaire de la Faculté en 1949, et vice-doyen et directeur des études en 1950.M.Gauthier s\u2019est beaucoup intéressé aux questions d\u2019enseignement à tous les niveaux.Il fut membre de la sous-commission de coordination de l\u2019enseignement instituée par le Comité catholique du Département de l\u2019Instruction publique de la Province de Québec en 1951 et secrétaire-adjoint à l\u2019Immatriculation à l\u2019Université de Montréal, de 1954 à 1956.Il est secrétaire français de la Société mathématique du Canada, membre de l\u2019Office des Recherches scientifiques de la Province de Québec et du Conseil national des Recherches du Canada.M.Abel Gauthier a publié une dizaine d\u2019articles sur les mathématiques et les problèmes de l\u2019enseignement.Il Allocution de M.Abel Gauthier1 Président de l'Acfas Mes premiers mots s\u2019adressent à Son Honneur Jean Drapeau, maire de Montréal, qui nous a reçus avant ce banquet.Je veux en votre nom l\u2019en remercier; je veux le remercier aussi d\u2019avoir bien voulu mettre à notre disposition le restaurant Hélène-de-Champlain qui, vous en conviendrez tous, constitue un cadre magnifique pour ceux qui s\u2019intéressent aux sciences de la nature.Nous en sommes aujourd\u2019hui, Mesdames et Messieurs, au XXIVe congrès de l\u2019Acfas.Vous avez pu voir à la lecture du programme dans quel genre d\u2019activité notre association est engagée.Mais, le congrès terminé, l\u2019Acfas continue de vivre.Je me permettrai de rappeler devant vous quelques-unes de ses oeuvres principales.En cours d\u2019année, l\u2019Acfas organise dans les universités des conférences qui renseignent le public et permettent aux chercheurs scientifiques de prendre contact avec des 'Allocution prononcée par le président de l\u2019Acfas lors de la séance d\u2019ouverture. ANNALES DE L\u2019ACFAS\t43 savants étrangers.Elle facilite par des octrois des voyages d\u2019études spécialisées et la publication de mémoires originaux.Depuis quelques années, elle offre aux collèges et écoles d\u2019enseignement secondaire des conférences scientifiques qui aident à orienter les étudiants.Enfin elle publie annuellement les annales de l\u2019Acfas.Bref, l\u2019Acfas s\u2019intéresse à l\u2019avancement des sciences chez les Canadiens d\u2019expression française et elle emploie à cette fin tous les moyens à sa disposition.Elle est, on peut il me semble l\u2019affirmer, un élément d\u2019unité pour les chercheurs scientifiques de nos universités.Depuis deux ou trois ans, les réunions de notre société se situent dans un cadre plus vaste : aux premiers congrès, on ne rencontrait guère que des hommes de sciences de Laval et de Montréal; aujourd\u2019hui, grâce au développement de la Faculté des Sciences de l\u2019Université d\u2019Ottawa, apparaissent de nouvelles figures.C\u2019est avec une certaine fierté qu\u2019il convient de le signaler, car, de ce fait, l\u2019Acfas acquiert une vie nouvelle et élargit son horizon.Les congrès se tiendront désormais à tour de rôle dans les villes de Québec, Ottawa, Montréal.Si l\u2019Acfas s\u2019occupe surtout, Mesdames et Messieurs, des sciences mathématiques, physiques et naturelles, elle s\u2019intéresse aussi aux sciences de l\u2019homme.Le programme du présent congrès le montre de façon évidente.Hier, c\u2019était les communications des philosophes, des sociologues, des économistes, des historiens, le symposium sur l\u2019évolution; demain, se tiendra un autre symposium sur l\u2019énergie nucléaire, auquel participeront un économiste, un homme de science et un psychologue.Quand on songe que le Conseil de l\u2019Acfas se compose en grande partie de physiciens, de chimistes, d\u2019ingénieurs, de biologistes, on peut se demander si ces messieurs n\u2019ont pas cette année senti le besoin de se faire humaniser si on peut dire par les sociologues et les philosophes, ou bien encore s\u2019ils n\u2019ont pas voulu, clandestinement, en les prenant au piège, instruire les scientifiquement sous-développés .Ni l\u2019une ni l\u2019autre de ces interprétations ne saurait être juste.Il faut plutôt comprendre que l\u2019Acfas évolue comme le milieu qui l\u2019a vu naître.L\u2019activité intellectuelle s\u2019est accrue considérablement chez les Canadiens d\u2019expression française depuis quelque temps, non seulement dans les sciences exactes, mais aussi dans celles dites de l\u2019homme.N\u2019est-il pas nécessaire pour les spécialistes que nous sommes tous, peut-être même à notre insu, de chercher à échanger nos idées à un niveau où il nous est encore possible de nous comprendre.Dans ce genre de rassemblement, nous avons, je l\u2019espère, les uns et les autres, quelque chose à donner, mais nous avons tous aussi, j\u2019en suis sûr, beaucoup à recevoir.Je n\u2019irais pas jusqu\u2019à affirmer que le mariage sciences naturelles-sciences humaines apportera le bonheur parfait, des solutions définitives à tous les problèmes.Il en sera sans doute pour celui-là comme pour tous les mariages : malgré les discussions vives qui pourront s\u2019élever à l\u2019occasion, il se trouvera de bien doux moments où les conjoints s\u2019entendront sur 44 ANNALES DE L\u2019ACFAS certains points les plus fondamentaux, et, pour rien au monde, ces moments, il ne faudrait en sous-estimer la valeur.Mesdames et Messieurs, un des buts de l\u2019Acfas, est de récompenser le travail intellectuel scientifique.Ainsi elle accorde des prix aux étudiants dans les collèges classiques méritant en ce domaine.L\u2019Acfas attribue aussi deux médailles pour signaler au public les mérites des Canadiens d\u2019expression française qui se sont distingués par leurs travaux: la médaille Pariseau, pour les oeuvres de création intellectuelle, et la médaille Archambault, pour les réalisations concrètes.Cette année, par l\u2019octroi de la médaille Pariseau, l\u2019Acfas veut reconnaître les mérites d\u2019un Canadien qui brille dans le domaine des sciences de l\u2019homme.Je demande au Révérend Père Bernard Mailhiot de bien vouloir nous faire connaître le nom du récipiendaire.Présentation de M.Marcel Rioux, titulaire de la médaille Léo-Pariseau par le R.P.BERNARD MAILHIOT, O.P.En 1930, André Malraux convenait avec dépit dans la Voie Royale \u201cqu\u2019en profondeur toute civilisation est impénétrable pour une autre\u201d.\u201cIl faudrait, ajoutait-il, que l\u2019archéologue parvienne à accorder les mythes de sa propre culture aux mythes des cultures qu\u2019il tente d\u2019expliquer .\u201d M.Marcel Rioux, le premier et pendant quelques années le seul Canadien français à se consacrer spécifiquement à l\u2019anthropologie culturelle, se refuserait sans doute en 1956 à endosser un jugement aussi pessimiste.C\u2019est que l\u2019anthropologie, après s\u2019être longtemps confondue avec l\u2019archéologie, pour devenir par la suite presque exclusivement une anthropométrie, a connu depuis vingt-cinq ans une rapide évolution.Surtout à partir du moment où elle a su se dégager du contexte mental sous l\u2019influence duquel elle s\u2019était constituée comme science distincte.Il importe ce soir de nous rappeler que l\u2019anthropologie est née en pleine euphorie darwinienne, pour se voir aussitôt confier la tâche de suppléer aux prétendues insuffisances de l\u2019histoire, les premiers tenants de l\u2019évo-lutionisme jugeant l\u2019histoire incapable de retracer les étapes préliminaires d\u2019où avait émergé l\u2019espèce humaine.L\u2019anthropologie, croyait-on alors, grâce à ses méthodes d\u2019exploration, pouvait seule reconstituer, à partir de ses études des cultures dites primitives, les premières sociétés humaines: anneaux qui manquaient encore à cette chaîne de l\u2019évolution ANNALES DE L\u2019ACFAS\t45 des espèces, imaginée non sans quelque candeur par les premiers disciples de Darwin.Vint Malinowski.Il rendit à l\u2019anthropologie ce service de la libérer des préoccupations apologétiques qui l\u2019avaient jusqu\u2019ici asservie aux à priori du positivisme.Les anthropologues, grâce à lui, durent reconnaître à quel point leurs travaux jusqu\u2019à date avaient été faussés par une surenchère des mythes occidentaux.Ils devinrent plus sensibles au ridicule dans lequel ils avaient versé depuis le jour où ils s\u2019étaient appliqués à partager arbitrairement notre cosmos en zones évoluées et en zones primitives selon qu\u2019elles étaient ou non occidentalisées.Depuis près de dix ans, l\u2019anthropologie a fait un dernier bond.Elle qui au début ne s\u2019était obsessivement intéressée qu\u2019aux reliquats de la préhistoire, se consacre de plus en plus à l\u2019étude comparée des sociétés existantes.Pour le moment l\u2019anthropologie ne semble préoccupée que de chercher à atteindre la nature des différents processus culturels dans le but avoué non seulement de les comprendre mais de les anticiper, ce faisant, de préparer et de contrôler l\u2019histoire.La skulls and pots phase, dont s\u2019amusent les anthropologues contemporains, est décidément révolue.L\u2019anthropologie physique a fait place à l\u2019anthropologie culturelle.C\u2019est nettement à l\u2019anthropologie culturelle qu\u2019il faut rattacher les remarquables travaux de M.Marcel Rioux.Qu\u2019il s\u2019occupe en 1952 et en 1953 de U évolution socio-culturelle de Vile Verte ou qu\u2019il entreprenne des travaux sur le terrain pour élucider si Les Hurons-Iroquois pratiquaient le totémisme, ou qu\u2019en 1951 il amorce des études sur La persistence chez les Cayuga de Grande Rivière de traits culturels propres aux Tutelo; qu\u2019encore en 1951 il fasse un relevé des Croyances et pratiques médicales chez les Iroquois de la Réserve des Six Nations, c\u2019est toujours en accord avec les prémisses de l\u2019anthropologie culturelle dans le but d\u2019élaborer, pour l\u2019intelligence de notre milieu, les concepts propres à l\u2019expliquer et à nous permettre d\u2019en favoriser ou hâter l\u2019évolution.C\u2019est ainsi qu\u2019en des articles et des exposés successifs il a tenté en 1948 et en 1949 de préciser le concept d\u2019éthos; en 1950 la notion de culture\u2019, en 1953 d\u2019établir les distinctions qui lui paraissaient s\u2019imposer entre les termes de sociabilité et de typologie sociale, ou d\u2019offrir en cette année 1956 des remarques pertinentes sur les concepts de schème et de modèle culturels, ainsi que de présenter en seminar à la Faculté des Sciences sociales de l\u2019Université Laval des considérations sur les variables culturelles.Formé au Musée de l\u2019Homme à Paris, après des études universitaires en philosophie et en économique, M.Marcel Rioux osa, le tout premier parmi nous, consacrer le meilleur de sa vie à une discipline que beaucoup d\u2019entre nous avaient pris l\u2019habitude d\u2019associer avec la gouverne des survivants de nos réserves indiennes.Il sembla bien d\u2019abord donner raison à nos préjugés en devenant en 1947 chargé de recherches en anthropologie au Musée national du Canada.Mais lorsqu\u2019en 1953 et en 1954 parurent deux articles de lui dans la Revue de la Psychologie des Peuples, lorsqu\u2019en 1954 il fut chargé de cours en Anthropologie à l\u2019Université d\u2019Ottawa et qu\u2019en 1955 il devint directeur de la revue 46 ANNALES DE L\u2019ACFAS Anthropologica, ceux qui parmi nous s\u2019intéressaient aux sciences de l\u2019homme durent convenir que ses recherches en anthropologie amérindienne l\u2019avaient très tôt amené à se poser, dans une optique très nouvelle pour nous, le problème de la survivance de notre milieu culturel.Les quelques cents pages qu\u2019en 1954 Marcel Rioux a publiées sur La Culture de Vile Verte devraient suffire à convaincre ceux de nos sociologues, de nos psychologues et de nos historiens, qui présentement tentent d\u2019expliquer notre devenir culturel, combien les résultats de leurs explorations gagneraient en intelligibilité en étant confrontées et intégrées par l\u2019anthropologie culturelle.En vertu de ses options méthodologiques, l\u2019anthropologie semble bien en effet la seule pour le moment à pouvoir opérer la synthèse et à dégager les liens de complémentarité des diverses interprétations, nécessairement fragmentaires, fournies tour à tour par la psychologie, l\u2019histoire et la sociologie sur l\u2019évolution de notre groupe ethnique.L\u2019Acfas, en reconnaissant publiquement les mérites des recherches de M.Marcel Rioux, a voulu exprimer au pionnier son admiration et sa gratitude.Elle voudrait, en lui octroyant ce soir la médaille Léo-Parizeau, lui signifier les grands espoirs qu\u2019elle place en ses futurs travaux pour le progrès des sciences sociales au Canada français.IV Remerciements de M.Marcel Rioux titulaire de la médaille Léo-Pariseau Je veux d\u2019abord remercier l\u2019Acfas du très grand honneur qu\u2019elle me fait en me décernant la médaille Léo-Pariseau.Ma première surprise passée, je l\u2019ai acceptée en pensant que c\u2019est l\u2019anthropologie culturelle que votre association veut ainsi reconnaître et associer à ses travaux.Soyez assurés que mes collègues et moi essaierons de nous rendre dignes de cet honneur.Que le R.P.Bernard Mailhiot, o.p., soit aussi très chaleureusement remercié; j\u2019admire la façon dont il s\u2019est acquitté de sa tâche : il n\u2019était pas facile, me semble-t-il, de présenter une médaille à quelqu\u2019un dont la carrière ne fait que commencer et qui sait mieux que quiconque qu\u2019il est encore loin de l\u2019idéal du travailleur intellectuel accompli.J\u2019essaierai donc de mériter de plus en plus les éloges qu\u2019il m\u2019a décernés.C\u2019est d\u2019anthropologie que je voudrais vous parler ce soir.Le R.P.Mailhiot en a tellement bien discouru qu\u2019il ne me reste qu\u2019à choisir un autre sujet; je vous dirai quelques mots de la liberté envisagée comme condition essentielle pour la pratique des sciences humaines.Je n\u2019oublie pas que nous sommes réunis ici, dans la province de Québec, en 1956, et que la liberté y devient une denrée de plus en plus rare.Si tous les groupes humains aspirent à la liberté, il n\u2019est peut-être pas ANNALES DE L\u2019ACFAS\t47 d'individus qui en aient le plus besoin pour accomplir leur fonction dans la société que ceux qui s\u2019adonnent aux sciences humaines.Le praticien de ces disciplines devrait être, en principe, un homme libre, libre des préjugés et des tabous de la culture dans laquelle il a grandi, libre vis-à-vis les puissances d\u2019argent, libre vis-à-vis tous les crédo métaphysiques, artistiques ou littéraires; mais, en pratique, il lui est impossible de faire table rase de toutes les croyances et l\u2019anthropologiste, qui vit lui-même en société, ne peut pas ne pas avoir de préférence pour tel ou tel système philosophique, pour telle ou telle confession religieuse, pour telle ou telle forme artistique.Il semble qu\u2019il ne gagne rien à vouloir ignorer ses préférences et à travailler comme si elles n\u2019existaient pas.Il lui faut, au contraire, essayer d\u2019expliciter ce que lui-même croit être juste, bon et beau.Si le sociologue en vient à se rendre compte de ses préférences, à expliciter ses positions métaphysiques par exemple, il pourra discerner plus clairement là où ses explications prennent la tangente, là où dans ses observations son système d\u2019idées et de croyances l\u2019ont fait opter pour telle ou telle direction; il s\u2019agit en somme de voir clair dans ce qu\u2019il fait et de savoir pourquoi il fait ce qu\u2019il fait.C\u2019est en adoptant cette solution de lucidité qu\u2019il aura chance d\u2019éliminer plus sûrement tout jugement de valeur de ses observations et de ses analyses.A supposer que le problème de la liberté personnelle de l\u2019anthropologiste soit résolu, à supposer qu\u2019il se soit débarrassé de la plupart de ses a priori, qu\u2019il ait pris conscience de ceux qui lui restent, se pose immédiatement la question de l\u2019existence et du degré de liberté de la société dans laquelle il vit.C\u2019est là que le bât blesse le plus souvent.Tant qu\u2019on se borne à étudier la nature, les plantes, les roches, les animaux, à créer de nouvelles formes picturales ou à assembler des sons, la société n\u2019intervient pas trop pour régler les activités de ces savants et de ces artistes; il est rare qu\u2019on invoque un principe moral pour réglementer leurs études et leurs conceptions.Ce n\u2019est que dans les cas de dictature et de terrorisme extrêmes que telle forme musicale est proscrite et que telle théorie botanique est tenue comme rétrograde.Mais sitôt que l\u2019anthropologiste veut étudier le comportement de ses semblables et surtout celui des membres de la société dans laquelle il vit, les mises en garde et les défenses commencent.Ces études intéressent trop directement l\u2019idée que les hommes se font d\u2019eux-mêmes, de leur société, pour qu\u2019on lui laisse la chance de troubler la quiétude que procurent tant de certitudes.Toute société, si peu évoluée soit-elle, possède ses vérités sur la nature de l\u2019homme, sur son origine, sur la façon dont les relations sociales s\u2019ordonnent et doivent s\u2019ordonner.Toute société possède une sociologie implicite qui concourt d\u2019ailleurs à son intégration; les mythes, les préjugés et les tabous peuvent aussi bien, et peut-être mieux que la vérité, servir à cimenter les éléments d'une société, à l\u2019unifier et à la faire vivre comme entité distincte.Toute société croit, d\u2019autre part, que ses membres sont des prototypes de l\u2019homme parfait.Les Esquimaux ne croient-ils pas qu\u2019eux seuls sont 48 ANNALES DE L\u2019ACFAS des hommes; les autres, leurs voisins, les Indiens et les Blancs, ne sont que des poux.Les Esquimaux ne font que reproduire, un peu plus crûment peut-être, ce que chaque société pense d\u2019elle-même et de celles qui l\u2019entourent.Si l\u2019on jette un rapide coup d\u2019oeil sur l\u2019histoire de l\u2019anthropologie, on se rendra compte que les sciences qui la composent sont nées et ne se sont développées que dans les régimes de liberté; ce n\u2019est pas un hasard qu\u2019elles soient nées en France et en Angleterre, pays qui ont su se libérer avant les autres de tous les jougs qui accablent les hommes dans leur marche vers la vérité et la liberté.Pour que la sociologie puisse se développer dans un pays, il faut que ce pays soit assez fort pour se libérer de la peur, il faut que ses habitants soient assez forts pour regarder la vérité en face.Comment supposer par exemple qu\u2019une dictature laisse imprimer des oeuvres qui analysent objectivement le comportement d\u2019hommes vivant heureux en démocratie; il faut que les gouvernés d\u2019une dictature croient que leur forme de gouvernement est la meilleure et que la démocratie est la pire qui soit.Comment concevoir d\u2019autre part qu\u2019une oeuvre comme Les Formes élémentaires de la vie religieuse de Durkheim puisse obtenir l\u2019imprimatur d\u2019une théocratie ?Les postulats sur lesquels s\u2019appuie une telle forme de gouvernement contiennent les réponses que Durkheim cherchait en étudiant le comportement des Australiens archaïques.Pour prendre un exemple récent et qui ne prête pas à controverse, le régime hitlérien, on peut dire que si toutes les activités intellectuelles de la nation allemande ont été brimées, il n\u2019en est peut-être pas qui aient été frappées de plus d\u2019ostracisme que l\u2019anthropologie.Les oeuvres marquantes des savants allemands, des Weber, des Scheler, des Von Wise, des Graebner, ont toutes été publiées avant l\u2019avènement de Hitler.Sous son régime, il n\u2019était pas permis d\u2019exposer des faits qui eussent pu infirmer la vérité du national-socialisme.Cette liberté dont nous croyons qu\u2019elle est la condition essentielle de l\u2019étude des sciences sociales, existe-t-elle au Canada français ?Il faudrait être bien optimiste pour répondre affirmativement.Sans mentionner les obstacles que peuvent opposer au bon usage des sciences sociales des institutions aussi puissantes que l\u2019Etat et l\u2019Eglise et qui, dans le Québec, s\u2019appuient l\u2019une sur l\u2019autre et se renforcent mutuellement, il n\u2019est que d\u2019examiner les limites que notre condition de minorité en Amérique nous ont imposées pour nous rendre compte que la liberté s\u2019est amenuisée chez nous.On a trop eu tendance à mobiliser toutes les connaissances et tous les talents pour le service de l\u2019action nationale; on a voulu enrégimenter l\u2019art et la science et les mettre au service du patriotisme : ces activités qui trouvent leur fin en elles-mêmes se sentent à l\u2019étroit dans quelque corset que ce soit, ce corset fût-il la survivance nationale.On voit ce que donnent la peinture et la science soviétiques quand elles sont au service d\u2019une idéologie.La plupart de nos oeuvres en sciences sociales sentent l\u2019apologie et la thèse.Nous sommes un peu comme cet étudiant polonais à qui on avait donné comme sujet d\u2019examen de parler de l\u2019éléphant et qui sans sourciller inscrivit ANNALES DE L\u2019ACFAS\t49 comme titre de sa dissertation: L\u2019éléphant et la question polonaise.Comme cet étudiant, nous ramenons à peu près toutes les questions à la mesure de nos particularités de Canadiens français catholiques.Si encore nous nous efforçions par là d\u2019atteindre à l\u2019universel, mais nous nous délectons dans notre individualité et, pour employer une expression de Gide, nous nous enfonçons toujours dans notre sens.Comme l\u2019a très bien montré mon excellent ami Maurice Tremblay, sociologue de Laval, l\u2019étude des sciences sociales chez nous s\u2019est souvent confondue et se confond encore, en beaucoup de milieux, avec l\u2019action nationale et l\u2019étude de la doctrine sociale de l\u2019Eglise.Il y a ici erreur sur les termes: ceux qui font de l\u2019action sociale, nationale et religieuse, ne sont rien moins que des sociologues; ce sont des hommes d\u2019action, des pro-pagandistes, des zélateurs, des publicistes, de bonnes âmes, tout ce que l\u2019on voudra, excepté des hommes de science.Une saine division du travail impose la répartition des tâches; nous ne gagnerons rien à vouloir tout mêler.La science s\u2019accommode mal des consignes, des thèses à prouver et des bonnes intentions, si bonnes soient-elles.Tant que nous ne saurons pas regarder les faits bien en face et les analyser rationnellement, les sciences humaines seront inexistantes chez nous.Et ce sera dommage, même du point de vue de l\u2019action nationale, car une action qui ne s\u2019appuie pas sur une solide connaissance de la réalité est condamnée à la stérilité.Heureusement, depuis quelques années, la Faculté des Sciences sociales de l\u2019Université Laval fait dans ce domaine un travail de pionnier qu\u2019on ne saurait trop louer.La fondation récente, à l\u2019Université de Montréal, du Centre de Recherches en Relations humaines devrait doter la métropole d\u2019un centre unique au Canada et comparable aux meilleures institutions de l\u2019étranger.Que ces institutions aient pu naître dans une société aussi fermée que la nôtre marque une conquête importante; puissent-elles progresser librement ! On voudra bien excuser le pessimisme de quelques-unes de ces remarques; j\u2019aurais cru manquer à mon devoir d\u2019homme et d\u2019anthropologiste en ne mentionnant pas les dangers que court la liberté dans la province de Québec, en l\u2019an de grâce 1956.V L'avenir de l'industrie chimique canadienne par HERBERT H.LANK' président de Du Pont Company of Canada Limited La chimie, comme toutes les sciences, ne connaît pas de frontières.Les résultats obtenus sur ce continent procèdent, dans une large mesure, du riche héritage scientifique qui nous vient d\u2019Europe.Dans le 'Conférence prononcée par M.H.H.Lank lors de la séance d'ouverture. 50 ANNALES DE L\u2019ACFAS processus d\u2019assimilation des connaissances, comme dans la création d\u2019une pensée originale, nos universités canadiennes-françaises ont joué un rôle remarquable.C\u2019est souvent la diversité ou, pour être plus précis, le dualisme essentiel de notre culture canadienne, qui nous a rapprochés de la pensée d\u2019autres continents.Il est heureux que notre culture canadienne-française n\u2019ait pas seulement des liens spirituels de l\u2019autre côté de l\u2019océan, mais aussi des racines profondes dans notre sol.Cet élément, loin d\u2019être incompatible avec l\u2019universalité de la science, est sa condition préalable la plus essentielle.Jacques Maritain a fort bien exprimé cette idée: \u201cLes oeuvres les plus universelles et les plus humaines sont celles qui portent le plus franchement la marque de leur Patrie.\u201d Jean Cocteau habille la même pensée de son style si personnel: \u201cPlus un poète chante dans son arbre généalogique, plus il chante juste.\u201d Vous me pardonnerez sans doute si j\u2019utilise une interprétation étroite de cet arbre généalogique comme prétexte d\u2019une brève digression sur l\u2019origine de l\u2019entreprise industrielle que je représente.E.-I.du Pont de Nemours, l\u2019homme qui a donné son nom à cette entreprise, appartenait en effet à une notable famille française.A l\u2019âge de seize ans, il avait étudié la chimie dans le laboratoire du célèbre Lavoisier.C\u2019est à Lavoisier, soit dit en passant, que nous devons l\u2019un des principes fondamentaux de la chimie théorique et pratique.Vous vous rappelez que Lavoisier fut guillotiné parce que la Révolution n\u2019avait pas besoin de savants.Pendant cette période turbulente, les du Pont, chassés par les vicissitudes de la fortune et de la politique, quittèrent leur France natale pour venir en Amérique.C\u2019est là qu\u2019en 1802 le fondateur de ma firme établit sa première entreprise: une fabrique de poudre, imitée des fabriques de l\u2019Etat français et utilisant les derniers progrès réalisés en France dans ce domaine.De ces modestes débuts naquirent les diverses branches d\u2019activité industrielle qui sont aujourd\u2019hui associées au nom de du Pont.La plus sobre évaluation de la situation actuelle et des perspectives d\u2019avenir de l\u2019industrie chimique au Canada nous ouvre de vastes horizons.Mais aucun des progrès qui se sont réalisés sous nos yeux ces dernières années n\u2019aurait été possible sans l\u2019apport fourni par la science, sous une forme ou sous une autre.Pour ne citer qu\u2019un exemple: il y a seulement une trentaine d\u2019années, les manuels de chimie organique décrivaient environ 100,000 produits chimiques organiques connus.Ce nombre atteint aujourd\u2019hui des millions, et les possibilités d\u2019avenir sont infinies.Les savants ont réussi à fabriquer des fibres, des plastiques, des réfrigérants et des antibiotiques synthétiques sur une échelle qui aurait semblé impossible il y a quelques générations.On peut cependant affirmer que la chimie est encore dans son enfance, auprès de ses réalisations virtuelles.L\u2019accession du Canada au rang de puissance industrielle a particulièrement influencé la demande de produits chimiques.La raison de ANNALES DE L\u2019ACFAS\t51 ce fait est évidente: il n\u2019y a guère de produit industriel dont la fabrication n\u2019exige pas l\u2019emploi de produits chimiques.La première chose à faire pour étudier les perspectives de l\u2019industrie des produits chimiques est donc une évaluation de la production nationale brute, de la valeur totale des marchandises et des services.Prenons 1955 comme point de départ.La production nationale brute de cette année-là fut de $26.8 milliards.Celle de 1956, d\u2019après les statistiques officielles du deuxième trimestre, atteindra vraisemblablement $29.5 milliards.Les placements de fonds dans l\u2019industrie chimique, à eux seuls, sont évalués cette année à $140 millions, contre $60 millions l\u2019an dernier.D\u2019après cette extraordinaire croissance industrielle, il n\u2019est pas surprenant qu\u2019on prévoie pour 1975 une production nationale brute de $56.8 milliards, soit beaucoup plus que le double du chiffre de 1955.Ces évaluations supposent que le degré d\u2019activité restera élevé pendant toute cette période, et que le taux d\u2019emploi de la main-d\u2019oeuvre se maintiendra à peu près à son niveau actuel.Avec l\u2019augmentation prévue de 2% par an, en moyenne, dans la productivité du personnel, nous obtiendrions un rendement moyen de $7,185 par employé en 1975, pour un effectif total de main-d\u2019oeuvre susceptible d\u2019atteindre 7,900,000 personnes.Ces prévisions encourageantes, couvrant les vingt années de 1955 à 1975, ont été exprimées en dollars de pouvoir d\u2019achat constant, pour former la base de mon mémoire à la Commission royale d\u2019Enquête sur les Perspectives économiques du Canada.La réalité pourra être encore plus étonnante: la valeur de la production dépassera probablement le chiffre de $56.8 milliards, parce que les prix, à la longue, ont tendance à monter.L\u2019expérience du passé et l\u2019étude détaillée des statistiques portent à croire que le rapport entre la production nationale brute et la demande de produits chimiques persistera dans l\u2019avenir prévisible.Une production nationale brute de $57 milliards en 1975 devrait donc créer un marché intérieur de $3.4 milliards pour les produits chimiques.Cela représente un niveau de consommation trois fois et demie plus élevé qu\u2019en 1955, ce qui entraînerait une expansion proportionnelle de l\u2019industrie des produits chimiques.Il y a peu de facteurs limitatifs de ces belles perspectives de succès.Les principales matières premières utilisées par l\u2019industrie chimique existent en abondance.L\u2019emploi croissant de pipe-lines et du transport par eau, peu coûteux, le perfectionnement des services routiers, ferroviaires et aériens se combineront pour rendre plus économique l\u2019utilisation des matières premières situées à une grande distance des usines et des marchés.L\u2019industrie canadienne des produits chimiques grandit à un rythme rapide et régulier depuis 1919, parrallèlement aux besoins du marché domestique.Les progrès les plus sensationnels se sont accomplis au cours de la période d\u2019après-guerre.De 1946 à 1955 inclusivement, $590 52 ANNALES DE L\u2019ACFAS millions ont été dépensés pour construction ou agrandissement d\u2019usines.Aujourd\u2019hui, l\u2019industrie des produits chimiques comprend une grande variété d\u2019usines (au nombre de 1,100), et des immobilisations sans précédent sont en cours, en comprenant le capital provenant de sources étrangères à l\u2019industrie, capital qui a déjà tant contribué à nos progrès d\u2019après-guerre.En étudiant la croissance de l\u2019industrie canadienne des produits chimiques et en cherchant à prévoir son avenir, on pourrait inconsciemment en venir à prendre le progrès pour certain et plus ou moins automatique.Il n\u2019en est pourtant pas ainsi.Cette industrie est sujette au vieillissement constant de ses produits et de ses procédés.Elle vit dans une atmosphère de changements et de progrès continuels, fondés sur les résultats des recherches.Le maintien et l\u2019amélioration de la position technologique du Canada exigent les efforts d\u2019esprits possédant une haute formation scientifique et technique, s\u2019appliquant à étendre nos connaissances dans de nouveaux domaines.Un tel progrès ne peut pas être automatique.Il est subordonné à la recherche (pure et appliquée), et la recherche à son tour est le fruit de tous les efforts des savants et des techniciens engagés dans cette tâche essentielle.Pour prendre d\u2019abord le problème plus large de la main-d\u2019oeuvre, nous constatons que le Canada pourrait subir une sérieuse pénurie.L\u2019étude des réserves de main-d\u2019oeuvre de notre pays montre à l\u2019évidence que l\u2019effectif ouvrier n\u2019augmentera probablement pas de plus de 50% au cours des vingt prochaines années.Comme je viens de le dire, on prévoit que la production de l\u2019industrie chimique, et celle d\u2019autres industries, sera triplée ou quadruplée au cours de la même période.Même en tenant compte du progrès appréciable prévu dans la productivité, l\u2019industrie chimique devra doubler son personnel pour atteindre son objectif.Pour que notre pays possède les savants et les chercheurs dont il a besoin, leur recrutement et leur formation doivent jouir d\u2019une priorité nationale.La pénurie de travailleurs spécialisés impose une responsabilité majeure à tous ceux qui s\u2019occupent de l\u2019éducation, de l\u2019orientation, du progrès et du placement de la jeunesse.Si l\u2019on examine ce problème au point de vue des recherches indispensables à l\u2019industrie chimique, on constate la nécessité d\u2019un plus grand développement de l\u2019instruction technique et scientifique.A l\u2019heure actuelle, la demande d\u2019hommes et de femmes compétents dépasse largement l\u2019aptitude matérielle de nos universités à les fournir.Et cependant, si nous prenons l\u2019ensemble de l\u2019enseignement universitaire au Canada, les inscriptions actuelles n\u2019atteignent que 25% de ce qui pourrait être considéré comme notre capacité intellectuelle.La proportion actuelle, de moins de cinq inscriptions universitaires par 1,000 habitants, montre que nous sommes très en retard dans ce domaine.Aux Etats-Unis, la proportion, de 15 inscriptions par 1,000 habitants, est triple de la nôtre; en Russie, avec près de 20 inscriptions par 1,000 habitants, elle est quatre fois plus forte. ANNALES DE L\u2019ACFAS\t53 En examinant la situation au point de vue de l\u2019industrie canadienne des produits chimiques, on évoque constamment la vision de H.G.Wells, d\u2019horizons infinis qui reculent à mesure que l\u2019homme conquiert les choses nécessaires à son existence.Mais le facteur déterminant de ce progrès est l\u2019intensification de l\u2019effort de recherche.La recherche a permis l\u2019application des toutes dernières connaissances technologiques aux problèmes canadiens.La nouvelle technologie se crée à l\u2019échelle mondiale, et le fruit des recherches franchit librement les frontières.Il n\u2019y a pas de place pour une perspective provinciale ou nationaliste ou pour toute autre limitation géographique.Les communications scientifiques, à l\u2019intérieur et au delà des frontières nationales, se multiplient et continueront de se multiplier énormément.Le résultat est qu\u2019il est inutile aujourd\u2019hui de gaspiller des efforts pour redécouvrir des domaines de connaissance que d\u2019autres ont explorés ailleurs, et comme l\u2019a dit un homme de science américain de mes amis: \u201cIl faut cesser de redécouvrir l\u2019Amérique.\u201d L\u2019analyse à l\u2019échelle mondiale montrerait que l\u2019effort de recherche s\u2019ajuste au climat social et économique particulier à chaque pays.Une comparaison avec la situation au Royaume-Uni et aux Etats-Unis est particulièrement intéressante pour nous, Canadiens.Tandis que notre pays s\u2019occupait d\u2019exploiter ses ressources en matières premières, un travail différent s\u2019accomplissait aux Etats-Unis.La production en série, en progrès rapide chez nos voisins, démontrait que la technique moderne est la clé qui donne accès à un niveau de vie plus élevé.En conséquence, la technique américaine s\u2019est principalement dirigée vers des objectifs strictement pratiques.Environ 95% des $5 milliards dépensés chaque année en travaux de recherche et de perfectionnement aux Etats-Unis sont consacrés à des travaux utilitaires, et moins de 5% à l\u2019accroissement des connaissances fondamentales.Nous savons tous qu\u2019à la suite de ce gigantesque effort, la technique est devenue le principal facteur de l\u2019essor de l\u2019économie américaine; 1 accroissement de la productivité et le remplacement des produits désuets en sont devenus les principaux stimulants.Au Royaume-Uni, nous constatons moins de hâte à appliquer la recherche à des fins de consommation.Comme aux Etats-Unis, l\u2019effort de recherche s\u2019est adapté aux circonstances, et au point de vue humain et au point de vue national.L\u2019Angleterre, différant des Etats-Unis par ses ressources, son pouvoir d\u2019achat et ses traditions nationales, s\u2019est davantage orientée vers les études fondamentales.Le résultat est une activité relativement plus intense dans cet important domaine des recherches.Après ce rapide coup d\u2019oeil aux tendances de la recherche à l\u2019étranger, examinons notre situation au Canada.Jusqu\u2019à une époque très récente, le Canada produisait essentiellement des matières premières.Il n\u2019était pas urgent d\u2019explorer les arcanes de la physique et de la chimie, qui forment les assises de notre économie moderne.Nos universités étaient à peu près seules à s\u2019en occuper, et leur compétence dans ce 54\tANNALES DE L\u2019ACFAS domaine est attestée par des noms comme ceux de Lord Rutherford et du Dr Banting.Dans d\u2019autres domaines, celui de la médecine en particulier, il suffit de penser à l\u2019Université de Montréal, et des noms comme ceux des docteurs Pierre Masson, Hans Selye et Armand Frap-pier viennent à l\u2019esprit.Il y avait toutefois un plus grand nombre d\u2019hommes de science canadiens qui apportaient leur contribution aux divers champs d\u2019étude dans d\u2019autres pays.Aujourd\u2019hui, le Canada entre dans une économie plus équilibrée, et cette situation change rapidement.Certains critiques de l\u2019industrie canadienne semblent porter sur la recherche au Canada un jugement moral de fondement quantitatif: beaucoup de recherche serait une bonne chose, un peu de recherche serait mauvais.Ils négligent ce fait que, particulièrement dans un pays de la taille du nôtre, le véritable critère est la qualité de la recherche, mesurée par les besoins spécifiques de l\u2019économie nationale.Je préfère la définition des objectifs proposés par le Dr Steacie, président de notre Conseil national de Recherches: \u201cLes organismes de recherche de notre pays, nécessairement plus petits, doivent soigneusement choisir leurs problèmes, s\u2019attaquer à un petit nombre d\u2019entre eux et bien les résoudre.\u201d Permettez-moi d\u2019illustrer la manière dont ma propre compagnie applique cette conception.Du Pont of Canada choisit, pour ses travaux de recherche, des problèmes ayant une importance technique et d\u2019éventuelles conséquences commerciales pour la compagnie, et un intérêt à longue portée pour le pays.La compagnie américaine à laquelle nous sommes affiliés, E.I.du Pont de Nemours, dépense environ $70 millions par an pour la recherche et $70 millions pour l\u2019aide technique à la production et à la vente.Ces deux chiffres, ensemble, forment le double de toutes nos ventes annuelles.On m\u2019a souvent demandé pourquoi Du Pont of Canada entreprend des recherches puisqu\u2019elle est associée à cette compagnie américaine.La réponse est que la compagnie américaine s\u2019inquiète d\u2019abord, tout naturellement, des possibilités techniques et commerciales existant aux Etats-Unis, tandis que nous élaborons notre programme de compagnie canadienne en fonction des besoins et des possibilités à long terme de notre pays.Le grand avantage de notre association avec une autre compagnie est l\u2019accès qu\u2019elle nous procure à un important secteur de travaux de recherches effectués ailleurs.En ayant cette réserve de connaissances à notre disposition, nous pouvons, par exemple, avec un seul homme, éviter la répétition des travaux de recherches poursuivis par dix hommes aux Etats-Unis.Les résultats obtenus par ces dix hommes finiront par être mis à notre service au Canada.Et notre propre effort peut se concentrer sur des problèmes d\u2019importance scientifique et commerciale, à longue portée, pour les Canadiens.Il était inévitable que, dans une allocution comme celle-ci, je fasse allusion aux biens matériels d\u2019une grande compagnie.Mais j\u2019insiste sur ce point que ces biens, si essentiels qu\u2019ils soient, ne constituent pas ANNALES DE L\u2019ACFAS\t55 l\u2019actif le plus précieux de l\u2019industrie moderne.La plupart des domaines industriels, même très fertiles, tomberaient bientôt en jachère sans le courant permanent des découvertes scientifiques.C\u2019est Pasteur, ce géant de la découverte scientifique, qui décrivit en ces termes les perspectives de la science dans notre ère: \u201cLa science est l\u2019âme de la prospérité des nations et la source vivante de tout progrès.\u201d L\u2019immense expansion de nos industries est dans une large mesure le fruit de la science, pure et appliquée.Les deux branches de la science sont importantes : la science appliquée a été définie comme l\u2019application pratique des grands principes fondamentaux à des fins précises.Mais avant de procéder à l\u2019application, il faut découvrir les principes.Tel est l\u2019objet de la science pure.La science pure, sans s\u2019occuper des utilisations éventuelles, a déverrouillé bien des portes conduisant à des vérités éternelles.Quand Michael Faraday découvrit les secrets de l\u2019électro-magnétisme, il y a plus de cent ans, quelqu\u2019un lui posa une question classique, que nous entendons souvent poser aujourd\u2019hui dans des circonstances analogues: \u201cSi je comprends bien, vous avez découvert qu\u2019une force magnétique peut faire tourner un pôle magnétique autour d\u2019un fil traversé par un courant électrique.C\u2019est très intéressant.Mais dites-moi, je vous prie, à quoi cela peut servir.\u201d Faraday rétorqua: \u201cA quoi peut servir un nouveau-né ?\u201d Nous connaissons aujourd\u2019hui la réponse: au moment de cette découverte, le dynamo, le moteur électrique, la bobine d\u2019induction, le transformateur, le téléphone, la radio et une foule d\u2019autres applications étaient nées.Des compagnies industrielles éminemment pratiques ont rendu hommage à la science pure en divertissant de leur programme de recherches appliquées des installations consacrées à la science pure et grâce auxquelles, sans souci d\u2019autres considérations, des savants peuvent suivre la voie de la vérité partout où elle conduit.Vous savez tous que nombre de découvertes scientifiques remarquables ont été faites par des chercheurs qui ne s\u2019y attendaient pas.Rappelez-vous le travail de Mme Curie dans son laboratoire parisien.Avec l\u2019aide de son mari, elle découvrit un élément nouveau en étudiant la radio-activité de la pechblende.La découverte du radium dans ce minerai mit tout le monde scientifique en révolution.L\u2019étude de ses propriétés, à son tour, entraîna une autre chaîne de découvertes scientifiques, mises en branle par Rutherford.Aujourd\u2019hui seulement, on commence à apprécier les conséquences de ces découvertes.Considérez aussi le brillant et pittoresque physicien allemand Paul Ehrlich.En l\u2019espace de vingt ans, il avait essayé sans succès 605 différents composés d\u2019arsenic.Finalement, il aboutit à l\u2019un des plus grands triomphes remportés dans la longue lutte de l\u2019humanité contre la maladie, en découvrant que certaines teintures d\u2019aniline sont de puissants antiseptiques en même temps que des poisons pour certains 56 ANNALES DE L\u2019ACFAS microbes infectieux.On a dit que sa découverte des vertus thérapeutiques du salvarsan fondait une nouvelle science et ouvrait à la chimie d\u2019innombrables voies de recherche.Ou prenez l\u2019exemple du Français Hilaire de Chardonnet qui conçut le premier, en 1884, l\u2019idée d\u2019un succédané commercial de la soie naturelle.En commençant ses recherches scientifiques, il ne se doutait guère du point où elles le mèneraient.Cependant Chardonnet a vécu assez avant dans le siècle actuel pour voir surgir toute une famille de fibres synthétiques, qui révolutionnent notre industrie textile et influencent les économistes agricoles eux-mêmes.Mais, en dépit des grands résultats du passé, nous ne nous sommes pas rapprochés de l\u2019horizon, essentiellement infini, des découvertes scientifiques.Des chercheurs dont les noms s\u2019ajouteront aux longues annales de la science accompliront des découvertes d\u2019aussi grande portée que celles du passé.Cet esprit de découverte est celui du génie solitaire.C\u2019est donc un paradoxe que l\u2019ère actuelle soit parfois appelée le siècle de l\u2019homme ordinaire.Aujourd\u2019hui plus que jamais, nous exigeons un niveau de vie qui résulte des découvertes de l\u2019homme sortant de l\u2019ordinaire.Dans leurs anticipations, T.S.Eliot, Aldous Huxley, George Orwell ont décrit une société future entièrement contrôlée et par conséquent pervertie.Nous nous sommes tous, à quelque moment, inquiétés du risque de déclin de l\u2019individu, du danger de Y inhumanisme.La recherche et les découvertes scientifiques continueront naturellement de combattre cete tendance, parce que l\u2019esprit scientifique est essentiellement dynamique et ne se prête pas à la systématisation.L\u2019âme de la découverte scientifique est ce corps de savants qui ont l\u2019imagination et le courage de s\u2019aventurer dans le vaste domaine de la vérité inexplorée, pour découvrir de nouveaux continents et illuminer les zones d\u2019ombre.Nos savants et nos universités possèdent largement ces qualités.C\u2019est un remarquable historien canadien-français, le chanoine Lionel Groulx \u2014 qui fut lui-même si longtemps un des piliers du corps enseignant à l\u2019Université de Montréal \u2014 qui a si admirablement exprimé cette conviction en ces termes: \u201cPar tout notre passé, nous sommes des enfants de lumière, des porteurs de flambeau.Restons-le.\u201d VI The peaceful uses of Atomic Energy by W.J.BENNETT' President of the Atomic Energy of Canada Limited At the outset, may I apologize for my seeming inability to speak to you in the language of this Conference.I have resisted the temptation Communication présentée au symposium du dimanche après-midi, 4 novembre 1956. ANNALES DE L\u2019ACFAS\t57 to do so largely because I suffer from a second disability.While I appear before you as one who is reputed to be an expert on atomic energy, I assure you that my standing as a scientist is distinctly that of an amateur.I have thought it best not to increase this handicap by attempting to express in French the technical complexities of atomic energy.Generally a period of history is assigned an appropriate name many generations after the events which have given it its unique character.Although only 14 years have elapsed since man discovered how to unleash the power of the atom, it is already common practice to speak of this age as the Atomic Age.Surely this is because atomic energy has tremendous implications for the future of mankind.Used for war, it can bring upon the world a devastation frightful to contemplate: the immediate destruction of all life in large areas, the rendering uninhabitable of even larger areas, and after-effects which may well impair the physical well-being of generations to come.Used for peace, atomic energy can bring untold benefits to the world, since it provides a new and abundant source of energy.Perhaps I can indicate the true significance of these two possibilities by telling you that a large hydrogen bomb has an explosive power equivalent to 10 million tons of TNT and that a ton of natural uranium used as a fuel in a power reactor has a heat potential equivalent to 2,600,000 tons of coal.To-day I propose to speak to you about the peaceful uses of atomic energy and, in particular, its use as a source of electric energy.First, I think it important that we understand what nuclear power is.Such an understanding is essential to a proper assessment of its economic significance and its social and political implications.I mentioned a moment ago the heat potential of a ton of natural uranium.This heat is created when the uranium atom is split in a reactor.In reactors designed for research and experiment and for plutonium production, such as the NRX and NRU reactors at Chalk River, this heat is exhausted in the reactor coolant, it is a waste product.The objective of our programme at Chalk River and the objective of similar programmes in other countries is to find a way of using this heat.There is no magic about atomic energy.Stripped of its glamour, it is simply another source of heat and, as such, it is in the same category as coal, oil and natural gas; it can be used to produce steam to drive a turbo-generator in a power plant.It follows that the use of this new heat source will depend on the cost of producing it, translated into the cost per kilowatt hour of electric energy generated.It likewise follows that the cost target for nuclear power \u2014 that is, the cost at which it must be produced to be attractive \u2014 will vary from country to country and even from region to region within a given country, depending upon the availability and cost of conventional sources of electric energy.For example, the current and prospective cost of producing power in the United Kingdom and in Western Europe is such that nuclear power costs of 9 mills per kilowatt 58\tANNALES DE L\u2019ACFAS hour are attractive, whereas on this continent nuclear power must be produced for a cost of not more than 6 mills if it is to be economic in large power systems.Accordingly, we would expect to find nuclear power in use in some areas of the world at a much earlier date than in others, not because nuclear power of itself is a different or better kind of power, but simply because it is cheaper.The emphasis I have put on cost might suggest that our problem is an economic rather than a technical one.In fact, the technical and economic factors are inseparable.While it is true that we have now demonstrated that it is possible to achieve a controlled nuclear reaction, there is a wide range of technical problems which must still be solved if nuclear power is to become economic.One of the basic problems is to overcome the physical limitations which stand in the way of the full utilization of the heat potential of a ton of natural uranium.The content of natural uranium is roughly one part of uranium 235 to 139 parts of uranium 238.Or, in other words, the content of uranium 235 in natural uranium is about 0.7%.The combustible, or to be more exact, the fissionable part of uranium is the U-235.When uranium is burned in a reactor, several things happen.First, some part of the U-235 is consumed.Second, some atoms of the U-238 content are converted into plutonium, which is itself fissionable and can, therefore, be used as a reactor fuel.Third, certain new elements known as fission products are created.These fission products interfere with or poison the nuclear reaction.The effect of this poison is crudely analogous to the effect of combustion on the waste products when coal is burned.This fission product poisoning plus our inability thus far to fabricate a uranium fuel element which will stand long periods of irradiation at high temperatures make it necessary to remove the uranium fuel from the reactor when only a small fraction of its heat potential has been extracted.We must find a way of increasing the burning or irradiation time of uranium fuel.The solution of this basic problem and a host of other problems calls for intensive fundamental and applied research and a parallel effort in design and engineering.Dr.Maurice Lavigne will describe these problems to you in great detail and the steps which are being taken to solve them.On the assumption that they can be solved \u2014 which I believe to be a sound one \u2014 let us now consider the impact which nuclear energy is likely to have on the world economy.The analysis I shall present to you is based in large part on the papers delivered at the International Conference on the Peaceful Uses of Atomic Energy which was held in Geneva in August 1955.The papers in question are contained in Volume I of the Proceedings of the Conference.During the last 100 years man\u2019s use of energy in all forms has increased at about the rate of 2% per annum compounded.World consumption of energy in the year 1952 was equivalent to 29 billion megawatt hours of electricity or roughly 12 megawatt hours per capita.Most of this energy was obtained from solid fuels, principally coal; some was obtained from oil and natural gas, water power and vegetal ANNALES DE L\u2019ACFAS\t59 fuels, and a small part from animate sources.I have expressed the consumption rates in terms of megawatt hours electricity equivalent because this is the unit which is used universally to measure energy, and it so happens that it is also the term in which nuclear energy is most commonly described.The consumption of energy can also be expressed in terms of coal equivalent.For the world as a whole, the present consumption of energy averages just over the equivalent of one ton of coal per head of population per annum.When one considers the remarkable increase in the consumption of energy which has occurred in the world in the last 100 years, two facts stand out.First, in the same period there was also a large increase in world population, from 1,171,000,000 in 1850 to 2,500,000,000 in 1950.Second, productivity, as measured in the value of the gross national product and in per capita income, has also increased sharply.The statistics show clearly that energy requirements in all economies tend to increase at a rate only slightly less than that of the rate of increase in the gross national product.This increase in productivity has varied greatly from country to country, and there has been a similar variation in the consumption of energy from country to country.Of the total commercial supply of energy in 1950, about 88% is estimated to have been consumed by 28% of the world\u2019s population.What is of particular significance is the relationship between per capita income and per capita energy consumption.Perhaps I can illustrate this point by comparing the statistics for Canada and India.In 1952 the per capita energy consumption per annum in Canada, expressed in metric tons coal equivalent, was about 8 tons; the per capita income per annum was approximately $1,400.The corresponding figures for India are .35 tons and $60.It seems obvious that at this stage in the history of the world no country can maintain a high standard of living and no country can hope to achieve a high standard of living without becoming a large consumer of energy.This brings me to the question of the future world demand for energy and the sources which will be available to meet that demand.We must recognize at once that such a forecast can at best be indicative.However, there was common agreement in the papers presented at Geneva that it seemed reasonable to assume that the future rates of growth in world requirements of useful energy over the period up to the year 2000 will lie somewhere within the range of 4% to 6% per annum.The selection of a particular rate within this range will depend, first, on one\u2019s estimate as to the rate at which the world\u2019s population will increase and, second, on one\u2019s estimate as to the rate at which productivity can be maintained in highly-developed economies and the rate at which productivity can be increased in under-developed economies.Let us take a growth rate of energy consumption of 3% per year, although this may be a conservative figure.Such a rate would require a doubling of requirements for primary energy materials by 1975 and a 4-fold increase by the year 2000.Or, to put it another way, 60 ANNALES DE L\u2019ACFAS the energy consumption expressed in megawatt hours electricity equivalent would be 57 billion megawatt hours in 1975 and 120 billion megawatt hours in 2000, as compared with 29 billion megawatt hours in 1952.Expressed in coal equivalent, the energy consumption in 1975 would be 7.5 billion tons, and, in 2000, 20 billion tons, as compared with 3.6 billion tons in 1952.Where is this energy to come from ?The available statistics on the world reserves of coal, oil, gas and water power might lead one to conclude that the world\u2019s energy requirements over the next half-century could be met from these conventional sources.These reserves, expressed in terms of coal equivalent, have been estimated as follows: solid fuels, such as coal and lignite: 3,000 billion tons; oil and gas: 300 billion tons; tarsands and shales: 150 billion tons; water power: 2.5 billion tons per annum.However, there are several factors which must be taken into account when we attempt to match energy resources with energy requirements.First, we must note that only a small proportion of gross energy output from conventional energy sources is ultimately utilized.As recently as 1950 the average efficiency in the conversion of gross energy into useful energy for the world as a whole was only 22%.Second, there are cost limits to the amounts of coal, oil and natural gas which can be produced from known world reserves.The same applies in the case of water power resources.Already we are witnessing in many parts of the world, including Canada, the substitution of oil and natural gas for coal as energy sources, and largely on the basis of cost.Third, the known reserves of conventional energy resources are very unevenly distributed over the face of the globe and, in fact, are unevenly distributed within most countries.While it is possible to transport fuels and to transmit electric power from one area to another, in many cases this can only be done at a prohibitive cost.In other cases political frontiers may render such a course unacceptable.It seems a reasonable assumption, therefore, that if a better balance is to be achieved in world energy uses \u2014 not to mention energy uses within a single country \u2014 and if this balance is to be achieved at not too great a cost, a new and supplementary source of energy must be found.Atomic energy is such a source and because it is available in almost unlimited quantities it will place a ceiling on the cost of energy.The present reserves of cheap uranium in the Western World \u2014 that is, uranium which can be produced for an average price of about $10 per pound \u2014 are estimated at between one and two million tons.There are, of course, much larger reserves of high-cost uranium.If we bear in mind that the search for uranium deposits has only been under way for about 10 years, there is a strong probability that the reserves could be increased substantially.Our own experience certainly supports this view.We estimate that by 1958 uranium production in Canada will be fifty times as great as it was in 1946.Therefore, I believe that the high estimate of 2 million tons is a conservative one.This tonnage alone has a total energy potential equivalent to 12,000 billion ANNALES DE L\u2019ACFAS 61 megawatt hours or 6,000 billion tons of coal.However, as I have pointed out, all of the energy in a ton of uranium cannot be utilized, but even if only a small fraction is utilized the total energy available is still extremely large.Atomic power has the further advantage of mobility.The location of nuclear power plants, unlike the location of hydro and conventional thermal plants, is not limited by transmission or fuel transportation costs.The transportation cost of the fuel for such plants is a very small fraction of the total operating cost.The conclusions I have just drawn from the statistics on world energy sources and future world energy requirements can perhaps be pointed up if we look at the requirements for one form of energy, electric energy, in two countries : Great Britain and Canada, both of which have highly developed economies, and if we look also at the requirements for electric energy in the so-called under-developed areas of the world.The requirements of electric energy in Great Britain are expected to increase at an average rate of 6% per annum.Such an increase will require an installed capacity in 1965 of 30 million kilowatts and an installed capacity in 1975 of 57 million kilowatts, as compared with the present installed capacity of 20 million kilowatts.Coal has been and still is the main source of electric energy in Great Britain, but the exhaustion of indigenous economic coal resources is not too far distant.Already Great Britain is importing substantial quantities of coal each year.The substitution of oil for coal involves heavy transportation costs.Moreover, the unsettled political conditions in those areas of the world from which Great Britain normally draws its petroleum supplies must raise some question as to the reliability of such supplies.In such circumstances it is not surprising that even at this early stage in the development of the technology of nuclear power Great Britain has decided to embark upon a large-scale programme of nuclear power.This programme calls for the production of 2 million kilowatts of nuclear power by 1965 and of between 15 and 20 million kilowatts by 1975.There is every prospect that by 1975 all replacement and new generating stations in Great Britain will be nuclear.The demand for electric energy in Canada over the past 50 years has been at the rate of about 5% per annum.It is currently estimated that the growth rate over the next 25 years will be 6% and possibly as high as 7%.On the basis of a growth rate of 6% we will require an installed capacity of 50 million kilowatts in 1975 and 67 million kilowatts in 1980, as compared with the present installed capacity of approximately 16 million kilowatts.Now there are sufficient conventional energy sources in Canada to meet this demand.Our hydro resources alone are estimated at between 60 and 70 million kilowatts.We also have abundant resources of conventional thermal fuels such as coal, oil and natural gas.However, I need hardly point out that these resources are not distributed evenly across the country.As a consequence, some cost 62\tANNALES DE L\u2019ACFAS premium will have to be paid if we are to rely solely on these conventional sources for suppplying future power requirements in those regions of the country where these sources are not found.This cost premium could be prohibitive.I cite the example of Southern Ontario which has almost exhausted its hydro resources and which now must turn to thermal power.The Hydro-Electric Power Commission of Ontario has forecast that of an estimated total installed capacity in 1980 of 23 million kilowatts, approximately 18 million kilowatts will be produced in thermal stations.Ontario has no indigenous supplies of thermal fuels.These fuels, if they are to come from other Canadian sources, will undoubtedly be costly because of transportation expense.The alternative is heavy importations of American coal, unless nuclear power can fill the need, and I believe it can.Where comparable conditions arise in other parts of Canada over the years ahead, nuclear power should also play this supplementary role.In any consideration of energy requirements in under-developed countries a somewhat different approach is required.Unlike the case of countries with highly developed economies, reliable data on past growth rates of energy requirements are not available.We do know that the current rates of energy consumption are very much lower than the rates which prevail in highly developed countries.I have already referred to the relationship between productivity and energy consumption and the relationship between per capita energy consumption and per capita income.I have also expressed the view that any attempt to improve living standards must involve an increase in energy consumption.I take it that there is general agreement that it is in the common interest that living standards in under-developed countries should be raised and at as rapid a rate as local conditions will permit.Extreme poverty is one of the major causes of the political and social unrest which plagues the world in which we live.We should, therefore, expect that the growth rate of energy requirements in under-developed countries is likely to be higher than the 3% I have given for the world at large.The rate of increase required to bring standards of living to levels comparable to our own is so great that it will tax the existing sources of energy to the utmost.In this connection Dr.H.K.Bhabha, in a paper delivered at Geneva on India\u2019s energy requirements, has pointed out that if the per capita rate of energy consumption in India were to equal the per capita rate of consumption in the United States, this would require the burning of over 3600 million tons of coal per annum, which would exhaust India\u2019s coal reserves in about a decade.Because of the widely varied conditions in the countries of the under-developed areas of the world, both as regards availability and location of conventional fuel sources, it is quite impossible to forecast the probable role of nuclear power in these areas as a whole.However, it can be stated as a general proposition that nuclear power will make a major contribution to their development.This conviction prompted the decision of our Government to build a reactor of the NRX type in India.This project will be financed under the Colombo Plan and its facilities will be ANNALES DE L\u2019ACFAS\t63 available for the use of scientists and engineers in the countries of the Colombo Plan area, as well as those of India.The choice of a research and experimental reactor such as the NRX has a particular significance.The first step in any nuclear power programme must be the training of personnel.The Indian reactor is ideally suited for this purpose.In my opening remarks I warned you that I was amateur scientist.In closing, may I venture into the domain of theology, and again I do so very much as an amateur.Such a venture does not seem inappropriate in an institution which regards theology as the queen of the sciences.When this great discovery first burst upon the world there were some scientists who said : \u201cWe have now pushed our discoveries too far, we must scrap all our knowledge about atomic energy.\u201d There was a certain irony in this attitude, since it gave recognition \u2014 albeit belatedly \u2014 to something the theologians had been saying for some time, namely, that there is no necessary equation between human progress and material progress.The advent of the Atomic Age with its enormous potential for good or evil has brought home to the scientist as nothing else could the realization that man\u2019s dominion over nature is a God-given one : \u201cAnd He said : Let us make man to our image and likeness : and let him have dominion over the fishes of the sea and the fowls of the air, and the beasts and the whole earth, and every creeping creature that moveth upon the earth.\u201d This dominion must be exercised in accordance with divine law.Moral and not scientific principles must be the sole determinant of what man does with the power of the atom.To disregard this is to invite sure disaster.We can hope that this is a case where fear will be the beginning of wisdom.For those who have made some progress towards this wisdom \u2014 and I am sure this includes every member of this audience \u2014 the way is surely clear.We must meet the challenge of the Atomic Age with hope and not with despair.Recalling the words of our Holy Father : \u201cWe do not condemn what is a gift of God, who at the time the world was created hid in the inner recesses of the earth treasures which the hand of man had to draw from it for his needs and progress.\u201d VII Des problèmes techniques dans le développement de l'énergie nucléaire pour la production de l'électricité par J.LAVIGNE' Département des Mines, Ottawa M.W.J.Bennett vient de nous exposer les aspects économiques de l\u2019énergie atomique dans la production d\u2019énergie électrique au Canada.'Communication présentée au symposium du dimanche après-midi, 4 novembre 1956. 64\tANNALES DE L\u2019ACFAS A l\u2019heure actuelle le Canada n\u2019a pas besoin d\u2019avoir recours à l\u2019énergie nucléaire pour satisfaire à la demande d\u2019électricité, possédant encore des ressources hydrauliques et des réserves de charbon et de pétrole non exploitées.Toutefois une étude approfondie du volume probable de la demande canadienne d\u2019énergie nous indique qu\u2019avant dix ans certaines provinces canadiennes, particulièrement la province d\u2019Ontario, ne pourront plus suffire à la demande d\u2019énergie par leurs seules ressources hydrauliques et devront utiliser des centrales thermiques.Pour le moment du moins, il n\u2019est pas question de manquer de combustibles du type classique, tels que le pétrole et le charbon, ou de ne pas en avoir en assez grande quantité, mais le développement exponentiel probable des besoins d\u2019énergie électrique semble justifier une certaine inquiétude d\u2019avenir si les moyens classiques étaient seuls à envisager.C\u2019est pourquoi le Canada est très particulièrement intéressé par l\u2019énergie atomique, qui paraît devoir apporter, en temps utile, la relève à l\u2019hydraulique et permettre un développement des besoins de calories auxquels les ressources naturelles du Canada en combustible classique ne permettraient vraisemblablement pas de faire face.Il n\u2019y a aucun doute qu\u2019en ce moment l\u2019utilisation de réacteurs nucléaires pour la production d\u2019énergie ne serait pas économique.Il est cependant facile à concevoir que les prix de l\u2019énergie hydraulique monteront progressivement au Canada dans les prochaines dix ou vingt années et que la production thermique posera des problèmes de disponibilité de calories.Durant ce temps le prix de revient de l\u2019énergie atomique va se préciser et baisser probablement assez vite.Lorsque les courbes du prix de revient se recouperont, il y aura intérêt à faire un développement quantitatif important des centrales nucléaires.Pour être en état de le faire, il est donc nécessaire d\u2019avoir préalablement réalisé un développement à assez grande échelle de ces centrales, avant même que la rentabilité n\u2019en soit assurée.D\u2019après les calculs des économistes, basés sur les données d\u2019experts en énergie atomique, il est très probable que l\u2019énergie nucléaire au Canada, aussi bien qu\u2019ailleurs, pourra un jour faire compétition et peut-être remplacer avantageusement les moyens classiques de production d\u2019énergie.Il est cependant encore trop téméraire de prédire la date de cet avènement, qui aura une répercussion très importante sur notre économie nationale.La production économique d\u2019énergie électrique par l\u2019énergie atomique n\u2019est pas encore un fait accompli et ne le sera pas tant qu\u2019on n\u2019aura pas résolu les nombreux problèmes techniques associés à la conception, à la construction et au fonctionnement des réacteurs nucléaires.Il ne s\u2019agit pas de problèmes de physique nucléaire, car cette science a déjà devancé de plusieurs années toute autre science dans le domaine de l\u2019énergie atomique, mais de problèmes de chimie, de génie chimique, de génie mécanique et surtout de génie métallurgique.Ils sont si bien liés les uns aux autres qu\u2019ils ne peuvent être examinés indépendamment.Je ANNALES DE L\u2019ACFAS\t65 n\u2019ai pas l\u2019intention de les énumérer tous dans cette causerie, car le temps alloué ne me le permettrait pas.Je ne vais donc vous faire connaître que les plus importants dans un système donné.Les dimensions, la conception et les conditions de fonctionnement d\u2019un réacteur varient dans de très grandes limites suivant le but recherché.Puisqu\u2019il s\u2019agit ici d\u2019un réacteur destiné à la production d\u2019énergie électrique, ce réacteur pourra être de dimensions assez grandes et devra fonctionner à température suffisamment élevée.Pour réduire encore plus le cadre de la discussion, nous considérerons un réacteur hétérogène plutôt qu\u2019homogène, à neutrons thermiques plutôt qu\u2019intermédiaires ou rapides, utilisant des barreaux d\u2019uranium naturel contenant 0.7% en poids d\u2019uranium 235 et l\u2019eau lourde comme modérateur et fluide refroidisseur.Pour plus de précision, nous fixerons la température maximum de fonctionnement de l\u2019eau de refroidissement à 300° C.Je me garderai bien de vous présenter ce réacteur comme étant le meilleur et le plus économique des réacteurs nucléaires pour la production d\u2019électricité, car, aux Etats-Unis aussi bien qu\u2019au Canada et dans les autres pays, on n\u2019a pas encore trouvé un système nucléaire idéal pour la production économique d\u2019énergie.C\u2019est pour cela qu\u2019on a entrepris l\u2019étude et la construction de nombreux réacteurs de types différents.L\u2019ingénieur responsable du dessin d\u2019un tel réacteur se voit en présence d\u2019un système à température élevée et fonctionnant à une pression de l\u2019ordre de deux milles livres par pouce carré.Plusieurs des problèmes techniques qu\u2019il doit affronter sont de même nature que ceux associés à la construction de machines pour fonctionnement à hautes températures telles que les centrales thermiques, mais les variables additionnelles relatives à un système de réaction en chaîne imposent des problèmes spéciaux.Vous verrez tout à l\u2019heure que ces problèmes sont pour la plupart des problèmes de matériaux.Les divers matériaux qui doivent être utilisés dans un réacteur ont des rôles très différents à jouer.Il est commode de les classer comme suit: 1.Combustibles: Ils peuvent être l\u2019uranium naturel contenant 0.7% en poids d\u2019uranium-235, le plu-tonium-239, leurs alliages ou solutions.Pour le moment nous ne considérerons que l\u2019uranium naturel.2.Matériaux de structure : Les matériaux nécessaires à la construction des cuves pour contenir le modérateur, des canalisations pour le système réfrigérant et des recouvrements ou gaines pour la protection du combustible.3.Modérateurs et réflecteurs : Pour ralentir ou diminuer les pertes de neutrons.Les plus intéressants sont l\u2019eau lourde et le graphite.4.Fluides refroidisseur s : Gaz, eau naturelle, eau lourde et métaux fondus.5.Matériaux de protection : Us doivent limiter la valeur des radiations à un niveau acceptable autour du réacteur; ce sont le béton à divers composés absorbants et certains métaux et alliages suivant le genre de radiations considérées.Mon temps étant limité, je ne vous ferai connaître que les problèmes techniques relatifs au combustible choisi et les matériaux de structui\u2019e pour le système considéré. 66 ANNALES DE L\u2019AC FAS COMBUSTIBLES Dans la pile, le barreau d\u2019uranium est le siège de fissions qui provoquent son échauffement.Les calories ainsi produites sont évacuées par la circulation de l\u2019eau lourde.L\u2019uranium ne peut être mis en contact direct avec le fluide refroidisseur, parce qu\u2019il se corrode rapidement dans l\u2019eau et parce qu\u2019il faut éviter la pollution du refroidisseur par les produits de fissions qui proviennent de l\u2019uranium et qui créeraient des problèmes formidables dans l\u2019entretien du système réfrigérant.Il est donc nécessaire de le recouvrir d\u2019un autre matériel.L\u2019uranium est un métal allotropique, c\u2019est-à-dire qu\u2019il peut prendre différentes formes cristallines.A partir de son point de fusion, 1125° C., à 770° C., il prend la forme cubique à corps centré qu\u2019on appelle la phase gamma; de 770° C.à 660° C., il a la forme très complexe tétra-gonale appelée phase bêta; enfin, de 660° C.à la température de la chambre, il prend la forme orthorhombique ou phase alpha.Les deux dernières phases sont anisotropes de nature et, à cause de ces anisotropies du réseau cristallin, leurs coefficients de dilatation linéaire sont fonction des directions cristallographiques spécifiques considérées.Cette anisotropie et allotropie de l\u2019uranium présentent pour l\u2019ingénieur de nombreux et difficiles problèmes.Le changement de volume, de l\u2019ordre de 2%, qui a lieu au point de transition de la phase alpha à la phase bêta peut causer la rupture du revêtement protecteur.Pour éviter ce trouble, l\u2019ingénieur devra limiter la température de fonctionnement à moins de 660° C.et, par le fait même, diminuer le rendement calorifique du réacteur.Dans ses calculs de dilatation thermique pour canalisation et revêtements, il devra aussi tenir compte de l\u2019anisotropie de l\u2019uranium.L\u2019uranium soumis au bombardement de neutrons se déforme d\u2019une façon phénoménale.Cette déformation, due à la fission et à la chaleur provoquée par la fission, varie selon les conditions métallurgiques du métal.Un barreau d\u2019uranium peut changer de diamètre et de longueur.On a en effet observé des changements de longueur positifs et négatifs de l\u2019ordre de 10%.A cause de ces déformations physiques, on ne peut habituellement brûler plus que 0.3% du combustible U 235 dans l\u2019uranium naturel.On espère toutefois augmenter ce pourcentage jusqu\u2019à 0.6%, en utilisant comme combustibles des alliages d\u2019uranium ou des composés tels que les oxydes, tout particulièrement le bioxyde d\u2019uranium pressé sous forme de petits bari'eaux et recuit à hautes températures.Au-dessus de ce pourcentage, les pi\u2019oduits de fissions absorbeurs de neutrons seront si nombreux dans le barreau d\u2019uranium que la chaîne en réaction ne peut se maintenir.On dit communément que la pile est empoisonnée.C\u2019est un cas tout à fait analogue à celui du charbon où les cendres dans la fournaise s\u2019accumulent jusqu\u2019à étouffer ou éteindre le feu en empêchant l\u2019accès de l\u2019oxygène au combustible.Vous voyez donc qu\u2019il y aura une perte considérable du combustible U 235 et qu\u2019on ne pourra produire de l\u2019énergie économiquement que si l\u2019on trouve un procédé économique pour extraire du combustible non ANNALES DE L\u2019ACFAS\t67 brûlé à la pile.Pour accomplir cette tâche, des procédés chimiques et métallurgiques sont actuellement à l\u2019étude.La radioactivité de l\u2019uranium irradié rend le travail très difficile.Pour cette raison, les expériences sont effectuées à petite échelle.Les résultats semblent très encourageants, mais c\u2019est avec beaucoup d\u2019incertitude qu\u2019on peut estimer l\u2019économie du même procédé portée à grande échelle.Certains prétendent qu\u2019il serait pour le moment préférable et plus économique de développer des procédés pour réduire le coût de l\u2019uranium et de n\u2019employer que de l\u2019uranium vierge dans la pile jusqu\u2019à son empoisonnement.Le combustible partiellement brûlé, les produits de fission et peut-être aussi le plutonium seraient empilés pour être traités par les générations futures.Il est évident que cette seconde méthode ferait bien plus l\u2019affaire des mineurs d\u2019uranium.L\u2019uranium mis en forme coûte actuellement $20.00 la livre, et je ne serais pas surpris qu\u2019avec une étude plus approfondie de sa métallurgie extractive on en réduise le coût du quart et même de la moitié.Les deux procédés sont bons, mais seul l\u2019avenir nous dira lequel est le plus économique.Le débarras de produits de fissions obtenus dans le raffinage de l\u2019uranium irradié ou dans le fonctionnement du réacteur doit être inclus également dans le coût de l\u2019énergie développée.Des recherches ont été entreprises dans ce domaine, mais il reste encore beaucoup à faire avant d\u2019avoir un procédé économique qui ne mettra pas en danger la vie des générations présentes et futures.MATÉRIAUX DE STRUCTURE La protection chimique du barreau d\u2019uranium de l\u2019action de l\u2019eau et la non-pollution du fluide refroidisseur par les produits de fission provenant de ce barreau, doivent être assurées par un revêtement de ce barreau, lequel a reçu le nom de gaine.Cette gaine doit être étanche, permettre la transmission de la chaleur, résister aux déformations du combustible et à la corrosion du refroidisseur, demeurer stable sous l\u2019influence des rayonnements, inerte aux réactions chimiques avec le combustible, être aussi peu absorbante que possible pour les neutrons, être facile à former, usiner et souder, et enfin n\u2019être pas trop chère.Dans le tableau périodique des éléments, il n\u2019y a que quatre éléments qui satisfont plus ou moins bien les qualités d\u2019un métal pour gaine : le magnésium, le béryllium, l\u2019aluminium et le zirconium.Le magnésium a des propriétés mécaniques, physiques et nucléaires très satisfaisantes, mais il offre une très pauvre résistance à la corrosion dans l\u2019eau.Ses alliages ne sont guère meilleurs.Le béryllium jouit de bonnes propriétés, mais il est très coûteux et présente des difficultés de transformation dues à sa structure cristalline et à sa toxicité.L\u2019aluminium, ou ses alliages, est le matériel employé le plus souvent pour les réacteurs fonctionnant à basses températures.Il a un petit coefficient d\u2019absorption de neutrons, résiste bien à la corrosion 68\tANNALES DE L\u2019ACFAS dans l\u2019eau, peut être transformé facilement et ne coûte pas cher.Malheureusement l\u2019aluminium n\u2019est pas satisfaisant pour un réacteur fonctionnant à haute température.Ses propriétés mécaniques baissent rapidement au delà de 200° C.De plus, le métal réagit avec l\u2019uranium pour former des composés, qui, par leur changement de volume, peuvent causer la rupture de la gaine et ainsi exposer le combustible à l\u2019action corrosive de l\u2019eau.On a développé récemment des alliages aluminium-nickel (2% Ni), qui résistent bien à la corrosion de l\u2019eau dans un système statique à 300° C., mais, malheureusement, ils sont sujets à une corrosion plutôt élevée dans un système d\u2019eau circulant à des vitesses de vingt à quarante pieds par seconde.Cette augmentation de la vitesse de corrosion semble être due à l\u2019érosion du film d\u2019oxyde protecteur.Ces alliages sont eux aussi sujets à l\u2019interaction métallique.Pour éviter la formation de composés, il est nécessaire d\u2019introduire par un moyen quelconque entre le combustible et l\u2019aluminium une couche intermédiaire d\u2019un métal qui servira d\u2019isolant chimique.Le zirconium a en général des propriétés mécaniques, physiques, chimiques et nucléaires, meilleures que celles de l\u2019aluminium, mais il est très cher, $20.00 la livre à l\u2019état de lingot.Après son extraction de la gangue, on doit le raffiner pour le séparer de l\u2019hafrium, élément très absorbeur de neutrons, qui le rendrait inutilisable dans un réacteur.Comme c\u2019est un métal plutôt récent, il a donc été nécessaire d\u2019effectuer des déterminations de ses caractéristiques.Bien que l\u2019étude de cet élément ait été commencée depuis cinq ou six ans, il manque encore beaucoup de données, tout particulièrement sur ses possibilités technologiques de transformation.C\u2019est ce qui le rend très coûteux.Actuellement on paye la jolie somme de $150.00 à $200.00 la livre pour un tube de plus d\u2019un pouce de diamètre et d\u2019une épaisseur de 0.03 po.Après de longues études de corrosion dans l\u2019eau pure à 350° C., on a découvert que dans certains cas le zirconium se corrodait rapidement.On attribua cette corrosion élevée à la présence d\u2019un trop fort pourcentage d\u2019azote dans le métal et à la formation d\u2019hydrures de zirconium en dessous de la couche protectrice d\u2019oxyde.Pour éviter cette continuation gazeuse et augmenter la résistance à la corrosion, on développa des zircabys, alliages zirconium-étain (1.5 à 3.0% Sn).Ces alliages ont de meilleures propriétés mécaniques que le métal pur, mais leur transformation est aussi compliquée.Comme le zirconium, ils réagissent chimiquement avec l\u2019uranium à 850° C.pour former des alliages.L\u2019emploi des aciers inoxydables comme gaine dans un réacteur à uranium naturel n\u2019est pas trop à désirer, surtout à cause de leurs caractéristiques nucléaires.Pour faire compétition aux matériaux mentionnés en premier lieu, ils ne peuvent être utilisés qu\u2019en petites épaisseurs de l\u2019ordre de 0.003 po., ce qui présente un problème de transformation intéressant.Les mêmes considérations s\u2019appliquent au titane, au molybdène, au columbium et aux aciers au carbone, qui ont des propriétés mécaniques, physiques et chimiques assez intéressantes.Vous voyez maintenant que l\u2019ingénieur en mécanique n\u2019a pas un très ANNALES DE L\u2019ACFAS 69 grand choix de matériaux pour le revêtement du combustible.Il doit aussi envisager la possibilité de ruptures de gaine, qui peuvent être dues soit à la corrosion par le fluide refroidisseur, soit à la déformation du combustible, ou encore à l'interaction de l\u2019uranium avec le matériel de la gaine.Pour éviter la contamination de la turbine génératrice d\u2019électricité, son dessin des canalisations devra être tel que l\u2019eau ne vienne pas en contact direct avec la turbine mais transmette sa chaleur à un autre fluide au moyen d\u2019un échangeur de chaleur.Cela constitue donc une autre source de perte d\u2019énergie.Le dessin de la turbine devra aussi inclure dans le système du fluide refroidisseur des appareils enregistreurs de radioactivité, capables de signaler en quelques secondes la présence de particules radioactives introduites dans l\u2019eau par la rupture d\u2019une gaine, de façon qu\u2019on puisse enlever de la pile au moyen d\u2019un dispositif spécial l\u2019élément combustible défectueux avant qu\u2019il ne se désintègre entièrement.Il est évident que le système d\u2019eau requerra aussi des appareils de purification.Des aménagements spéciaux devront être réalisés pour assurer l\u2019entretien des différentes parties de la pile, tout particulièrement les pompes et les soupapes.Les caractéristiques des matériaux pour la construction de cuves, de canalisations, de supports, etc., doivent en général être les mêmes que celles des matériaux pour gaines.Cependant, dans bien des cas, leurs caractéristiques nucléaires ne joueront pas un rôle prépondérant et leur choix devra être basé plus particulièrement sur leurs caractéristiques classiques correspondant à l\u2019usage que l\u2019on compte demander à la pièce considérée et à leur comportement sous l\u2019influence des rayonnements.Les propriétés des métaux qui, comme le fluage, la diffusion, la résistance à la corrosion, dépendent de la mobilité des atomes ou des dislocations et des imperfections du réseau, peuvent être affectées par l\u2019irradiation.On a déjà déterminé les effets des radiations sur plusieurs métaux et alliages à basses températures considérées pour la production d\u2019énergie électrique.On employera donc comme matériaux pour cuves, canalisations et supports, des matériaux classifiés comme absor-beurs modérés de neutrons, tels qu\u2019aciers au carbone, aciers inoxydables, ou encore les matériaux pour gaines.Le choix dépendra jusqu\u2019à un certain point du système considéré.On pourra faire travailler sous même pression et aux mêmes températures la cuve et les canalisations, ou seulement les canalisations, se servant alors de deux systèmes d\u2019eau à différentes pressions et températures.Il convient d\u2019ajouter également que le fonctionnement de tels systèmes requiert une multitude d\u2019appareils de contrôle, qui doivent être développés, parce qu\u2019ils n\u2019existent pas sur le marché ou n\u2019ont pas les qualités requises.Vous voyez donc que le développement d\u2019un réacteur hétérogène, utilisant l\u2019uranium naturel comme combustible et l\u2019eau lourde comme fluide modérateur et refroidisseur pour la production d\u2019énergie électrique, présente de nombreux problèmes de matériaux.Il en est de même pour tout autre type de réacteur qu\u2019on puisse concevoir pour la 70 ANNALES DE L\u2019ACFAS production économique de l\u2019énergie électrique.Ces problèmes sont définitivement responsables du délai apporté à l\u2019intégration de l\u2019énergie nucléaire parmi les moyens de production d\u2019énergie, aussi bien au Canada qu\u2019ailleurs.Les problèmes sont très nombreux.Pour arriver à les solutionner au plus tôt, la compagnie responsable des développements atomiques au Canada aura besoin de la collaboration des universités et des industries canadiennes.Le recrutement et la formation du personnel scientifique et technique sont aussi indispensables.Voilà pourquoi certaines universités ont institué cette année des cours de génie nucléaire.Je crois qu\u2019il convient de vous faire remarquer ici qu\u2019un trop petit nombre de professionnels canadiens-français sont engagés dans le domaine de l\u2019énergie atomique.Il est à souhaiter que le Canadien de langue française prenne lui aussi une part plus active dans ce grand développement industriel.VII! Aspects psychologiques du développement de l'énergie nucléaire par KARL STERN' Psychiatre en chef à l'Institut Albert-Prévost Les psychiatres sont, de nos jours, souvent critiqués parce qu\u2019ils semblent s\u2019ingérer dans beaucoup de domaines qui ne dépendent pas de leur compétence.J\u2019appuierais, moi aussi, ce point de vue.Je pense que vraiment on nous demande trop souvent des déclarations sur des sujets qui n\u2019ont pas de rapport direct avec notre expérience de clinicien.Je ne serais donc pas surpris si quelqu\u2019un d\u2019entre nous demandait pourquoi un psychiatre fait partie d\u2019un symposium sur l\u2019énergie nucléaire.Cependant, nous savons tous que l\u2019énergie nucléaire n\u2019est pas uniquement un principe abstrait dont s\u2019occupent les manuels de physique.L\u2019expérience d\u2019Hiroshima nous l\u2019a fait comprendre à tous d\u2019une façon bien tragique.Voici donc un problème qui prend souche dans des valeurs profondément humaines et vitales, dans l\u2019éternelle polarité de l\u2019amour et de la haine qui régit la vie communautaire des individus tout comme celle des nations.Il n\u2019est donc pas tellement paradoxal que ceux qui étudient les déviations des émotions humaines aient leur mot à dire dans la discussion de l\u2019instrument de guerre le plus destructif que l\u2019homme ait jamais conçu.Il faut remarquer de plus que l\u2019énergie nucléaire soulève non seulement la peur mais aussi l\u2019espoir.Ainsi l\u2019aspect destructeur de ce problème se dédouble en un aspect créateur, et nous nous trouvons de nouveau face à une éternelle polarité qui relève de l\u2019ordre psychologique.Communication présentée au symposium du dimanche après-midi.4 novembre 1956. ANNALES DE L\u2019ACFAS\t71 Se peut-il que survienne dans l\u2019esprit de certains d\u2019entre nous, même au plus secret de notre imagination, la possibilité qu\u2019à un moment donné une force puisse être déferlée sur la terre qui dévasterait des contrées entières et qui, par quelque influence irréversible sur le matériel héréditaire humain, déformerait peut-être des générations d\u2019êtres humains à venir?L\u2019imagination de l\u2019homme se refuse à envisager une scène aussi horrible.Cette éventualité demeure présente pourtant et vous n\u2019avez qu\u2019à ouvrir les journaux pour vous apercevoir que c\u2019est l\u2019arrière-pensée du grand nombre.Pour qu\u2019une puissance destructive aussi vaste et inimaginable soit libérée, il faut en réalité trois éléments convergents : d\u2019abord l\u2019énergie nucléaire elle-même, puis certaines constellations politiques et économiques dans le monde et enfin certaines conditions psychologiques.Si jamais ce moment effroyable se produisait, il combinerait ces trois éléments de quelque façon.Je ne suis pas un expert dans les deux premiers domaines, mais mon expérience médicale me donne un certain entendement de l\u2019aspect psychologique du problème que nous discutons.Nous pouvons dire de la force destructrice latente chez l\u2019homme qu\u2019elle diffère de l\u2019énergie destructrice de la matière en ce qu\u2019elle peut être connue sans études spécialisées.Nous pouvons tous savoir par introspection qu\u2019il y a en nous une tendance latente vers l\u2019hostilité, et, même si nous ne la voyons pas en nous-même, nous l\u2019observons facilement autour de nous dans le monde où nous vivons.Chez l\u2019homme les tendances destructrices s\u2019expriment de bien des façons.Elles peuvent être d\u2019abord manifestes.Aux Etats-Unis, les statistiques révèlent que des actes d\u2019agression tels qu\u2019assauts au couteau, étranglements, etc., se produisent aux taux d\u2019environ quinze cas par heure, et, en moyenne, un être humain par heure est fusillé dans ce pays seulement.Je parle ici d\u2019actes destructeurs comme tels, sans y inclure tous ces actes hostiles que sont les querelles, les sentiments de haine, etc.Il y a cependant d\u2019autres signes d\u2019hostilité chez l\u2019homme qui sont moins perceptibles pour le non initié.Je veux mentionner principalement cette forme de destruction qui, au lieu de se diriger sur un autre être humain, s\u2019attaque au sujet lui-même.Nous savons maintenant que plusieurs, sinon tous les cas de suicide, sont en dernière analyse des homicides renversés; en d\u2019autres termes, la personne qui se suicide tourne contre elle-même une puissance destructrice qu\u2019elle destine, inconsciemment, à une autre personne.De plus, beaucoup de maladies psychiques, telles que l\u2019alcoolisme, etc., où une personne semble détruire sa propre vie systématiquement, proviennent aussi de mécanismes d\u2019agression et de destruction dirigés inconsciemment vers d\u2019autres.En dehors de ces considérations, une quantité considérable d\u2019hostilité inconsciente se manifeste de diverses façons, soit par la tension nerveuse, les états dépressifs, les désordres psychosomatiques, qui, dans ce dernier cas, sont de réelles maladies capables de détruire organiquement des vies humaines.Ce triste tableau vous montre bien qu\u2019à toute heure de la vie nous vivons 72 ANNALES DE L\u2019ACFAS dans ce qu\u2019on pourrait appeler un océan d\u2019hostilité humaine et de destruction éparpillée parmi la population.Imaginez la fusion de tous ces courants, leur convergence vers un seul but, et vous verrez que la somme totale de la capacité de haine chez l\u2019homme est de bien des façons aussi abyssale et cosmique que l\u2019énergie latente de l\u2019atome.La puissance de cette hostilité est telle que, comme beaucoup d\u2019entre vous le savent, Freud, l\u2019inaugurateur de la psychologie moderne des profondeurs, avait envisagé dans les dernières années de sa vie la possibilité théorique d\u2019accepter la destruction chez l\u2019homme comme une poussée instinctive vitale, aussi vitale et irréductible qu\u2019Eros, la capacité d\u2019aimer, ou que la faim, l\u2019instinct de préservation.Je ne veux pas aborder ce problème aujourd\u2019hui, mais il est intéressant de noter que, historiquement, nous avons plus appris sur les tendances destructrices de l\u2019âme humaine durant les dernières cinquante années que pendant plusieurs siècles précédents, et il est fort possible que les historiens futurs ne voient pas une coïncidence dans le fait que le premier essai systématique de l\u2019homme vers l\u2019étude de ses propres forces destructrices latentes appartienne à la même période de développement scientifique où l\u2019énergie latente dans la matière fut découverte.Malgré ce tableau lugubre que je viens de vous dépeindre, ce développement simultané nous laisse entrevoir cependant une lueur d\u2019espérance.Nous nous intéressons aujourd\u2019hui ici non pas à la destruction chez l\u2019homme en tant qu\u2019individu mais en tant que problème de groupe, c\u2019est-à-dire au mécanisme de la haine et de l\u2019agression dans les groupes et les nations.Ici je voudrais distinguer immédiatement entre ce qui est rationnel et objectif d\u2019une part, et ce qui d\u2019autre part est surimposé sur le plan affectif.Par exemple, tout comme vous, je déteste la philosophie communiste.La morale que nous acceptons tous nous enseigne que nous pouvons bien détester le communisme pourvu que nous ne haïssions pas les communistes en tant qu\u2019êtres humains.Cependant, les mécanismes usuels de la psychologie de la foule ne font pas cette distinction.Cela dépend d\u2019un double jeu irrationnel, de la superstructure irrationnelle qui existe dans tous les antagonismes humains.Je voudrais illustrer tout de suite ces paroles par l\u2019exemple d\u2019une situation qui ne comporte pas une opposition de philosophies.Il y a quelques années, j\u2019ai lu une étude sur la haine de groupe entreprise par un psychologue social qui avait observé un cas de lynchage dans l\u2019un des Etats du sud des Etats-Unis.L\u2019importance du mécanisme de projection, inhérent dans la haine de groupe, ressortait clairement de cette étude.Par projection, nous entendons en psychiatrie le mécanisme qui nous fait détester chez un autre ce qui en réalité représente pour nous un problème personnel.Lorsqu\u2019une fille dit que dans le bureau où elle travaille tout le monde est contre elle, un psychiatre observera généralement qu\u2019inconsciemment c\u2019est elle-même qui s\u2019oppose à ces gens, et, comme elle refuse d\u2019accepter son hostilité, elle renverse la situation et s\u2019imagine que les autres la détestent.Dans le cas du lynchage, ceux qui examinent avec attention les rapports et qui ont en surplus une connaissance psychanalytique, ANNALES DE L\u2019ACFAS\t73 constatent que le noir qu\u2019on sacrifie, apparemment à cause d\u2019un crime sexuel, présente au groupe des blancs leurs propres poussées instinctives auxquelles ils ne peuvent pas faire face.Selon nos observations, nous savons qu\u2019il existe un symbole archaïque de la bête noire en nous-même qui représente ces poussées instinctives incontrôlables.Le pauvre noir qui est lynché devient pour le groupe ameuté un profond symbole inconscient projeté sur le monde extérieur, un bouc émissaire de gens qui essaient d\u2019anéantir quelque chose qu\u2019ils n\u2019ont pas été capable d\u2019étouffer dans les replis les plus sombres et les plus secrets de leur âme.Ce mécanisme de projection se retrouve dans toutes les formes d\u2019hostilité de groupe.Un autre exemple bien connu est celui d\u2019Hitler qui accusait les Juifs d\u2019être un groupe avide de pouvoir aspirant à asservir et à dominer le monde entier.Vous voyez tout de suite qu\u2019en réalité Hitler ne faisait que projeter ses puissants désirs à demi réprimés sur un objet extérieur.L\u2019exemple du lynchage et celui de l\u2019antisémitisme d\u2019Hitler nous révèlent combien profondément la plus violente et inhumaine tendance destructrice est liée au mécanisme de la projection.Nous en venons maintenant à un autre élément important de la psychologie de la haine collective, c\u2019est la formation de tableaux simplifiés, schématisés, qui en fait sont dépourvus du concret qu\u2019on retrouve normalement dans les rapports humains.Par exemple, lorsqu\u2019un Allemand sous le régime nazi d\u2019Hitler parlait du Juif, lorsqu\u2019un habitant du Québec parle des francs-maçons et le citoyen d\u2019Ontario du catholique romain, vous remarquerez vite que ces gens jouent avec une sorte de diagramme symbolique vide de tout sens.Pour entretenir la haine dans un groupe, il faut un schème simplifié de l\u2019ennemi, et il faut se garder d\u2019un contact personnel et individuel qui risquerait d\u2019humaniser les rapports.Le troisième élément qu\u2019il faut examiner dans l\u2019étude de la psychologie de la haine collective serait, selon l\u2019expression d\u2019un psychologue social, l\u2019acceptation collective.Ce terme fut employé dans l\u2019article que j\u2019ai mentionné sur le lynchage.L\u2019auteur entendait par là qu\u2019un acte d\u2019une extrême cruauté que l\u2019individu ne pourrait pas accomplir habituellement contre un autre individu, devient possible par le fait qu\u2019il existe une loi non écrite d\u2019acceptation collective, dispersée comme telle et diluée dans la foule.Je pourrais vous nommer beaucoup d\u2019individus qui, en principe, ne s\u2019objectent aucunement à la guerre atomique, mais qui ne seraient jamais capables de lancer une bombe sur une ville si vous la mettiez entre leurs mains.On ne peut concevoir qu\u2019un être humain, sauf un déséquilibré, soit capable d\u2019utiliser l\u2019énergie atomique contre un autre être humain, non seulement pour l\u2019anéantir lui-même, mais pour détruire, dévaster et soumettre à de terribles mutations génétiques tout son entourage.Du moins, pour moi personnellement, il m\u2019est impossible d\u2019imaginer un tel individu.Et cependant il y a ce phénomène mystérieux de l\u2019acceptation collective et cette dilution presque proportionnelle de la culpabilité qui est si caractéristique de l\u2019hostilité de groupe. 74\tANNALES DE L\u2019ACFAS Ce que je viens de vous dire sur le mécanisme de la projection sous-entend dans plusieurs cas un détournement de la culpabilité.Vous savez tous que chacun de nous est enclin à se chercher un souffre-douleur lorsqu\u2019il a une mauvaise conscience.Ce mécanisme est exploité soit consciemment, soit inconsciemment, par les démagogues.Les politiciens sans scrupule cherchent à mobiliser ces mécanismes latents de projection parmi la population.Nous le constatons bien dans la psychologie politique des pays à gouvernement dictatorial.Cependant, il s\u2019en faudrait de peu pour que toutes les tendances projectives latentes mineures, telles que présentes disons parmi beaucoup de gens des Etats du sud envers le noir, soient mobilisées et canalisées en une très puissante source de haine.Ceci m\u2019amène à un point très important.J\u2019ai dit au début que l\u2019atome, c\u2019est-à-dire la découverte de l\u2019énergie nucléaire, évoque pour l\u2019humanité et la peur et l\u2019espoir.La destruction et l\u2019annihilation d\u2019une part, et l\u2019utilisation créatrice de l\u2019énergie nucléaire d\u2019autre part, ont chacune une extension pratiquement illimitée.On pourrait dire que c\u2019est le plus grand bouleversement depuis l\u2019avènement préhistorique de la découverte de l\u2019utilité du feu.Malheureusement, la psychologie humaine est telle qu\u2019il est beaucoup plus facile de mobiliser la peur que l\u2019espoir, tout comme il est beaucoup plus facile de mobiliser la haine que l\u2019amour.Cela provient du fait que l\u2019anxiété se rapproche beaucoup plus des couches profondes de l\u2019être humain, plus près pourrait-on dire de notre nature animale, tandis que l\u2019espérance suggère un acte volontaire qui comporte peut-être toujours un élément transcendantal.De plus, aussi menaçantes qu\u2019elles soient, les fantaisies de violence exercent une certaine fascination.Tous les démagogues s\u2019en sont servis.Hitler remarquait dans son livre que les masses sont toujours fascinées par la violence.Il ne faudrait pas l\u2019oublier lorsque nous proposons des moyens de renseigner le public en général sur la guerre atomique.Le psychologue sait bien que ces dangers que nous voulons trop ardemment éviter et qui nous fascinent en même temps sont précisément ceux auxquels nous devons faire face.Il est évident qu\u2019il faut stimuler l\u2019importance de ces dangers chez ceux qui dirigent les affaires de l\u2019Etat.Cependant, en même temps qu\u2019on renseigne le public en général sur les dangers de la guerre atomique, on devrait l\u2019instruire au moins également des possibilités fantastiques d\u2019une utilisation pacifique de l\u2019énergie atomique.Un homme bien connu, très au courant des affaires de l\u2019Etat, m\u2019a confié un jour que beaucoup d\u2019hommes d\u2019Etat sont de l\u2019opinion que la guerre atomique n\u2019aurait lieu que si un seul névrosé devenait chef du pays avec des pouvoirs illimités à sa disposition.Cet homme me dit encore qu\u2019il était sûr qu\u2019Hitler, lorsqu\u2019il s\u2019aperçut que la fin était proche et qu\u2019il ne pouvait rien faire pour se sauver, aurait sans scrupule lancé la bombe à hydrogène.D\u2019après ma propre connaissance de la situation, je suis certain, moi aussi, de la vérité de cette affirmation.Par ailleurs, plus le principe démocratique sera bien intégré avec toutes ses possibilités de vérification et de contrôle du pouvoir, plus sera réduite l\u2019é- ANNALES DE L\u2019ACFAS 75 ventualité de l\u2019utilisation de l\u2019énergie atomique pour la guerre.Le comportement \"névrotique se caractérise en effet par l\u2019impossibilité d\u2019attendre et par le besoin de trouver une solution prompte et immédiate.Ceci s\u2019applique à tous les instincts, y inclus l\u2019instinct d\u2019agressivité.C\u2019est un signe de maturité que de laisser les événements poursuivre leur cours et d\u2019être capable d\u2019attendre la solution la plus raisonnable.Mais c\u2019est un signe d\u2019immaturité et de névrose que d\u2019agir impulsivement, par un mouvement de court-circuit, ou encore \u2014 j\u2019hésite à dire le terme exact \u2014 par explosions.Notre système de gouvernement démocratique a l\u2019effet d\u2019une structure bien ordonnée de perches de graphite dans une pile atomique.Si ce que les Russes disent du gouvernement collectif était vrai, ce serait encore, quoique bien loin de la démocratie, une meilleure prophylaxie psychologique contre les décisions impulsives qu\u2019une dictature par un seul.Enfin je voudrais signaler une erreur dangereuse, caractéristique de notre temps.Beaucoup de ceux qui travaillent dans le domaine des sciences sociales semblent croire que le problème de l\u2019hostilité, y compris l\u2019hostilité de groupe, peut être résolu par des moyens scientifiques.Us croient que nous pourrions utiliser les merveilleuses découvertes de la psychologie moderne de telle sorte que la haine soit éliminée du monde.Dans un livre excellent paru dernièrement The Hostile Mind, l\u2019auteur, un psychiatre et psychanalyste américain éminent, propose de fonder une sorte de Manhattan Project, comprenant un groupe de psychiatres, psychologues sociaux et autres, précisément afin de résoudre le problème de la haine dans le monde.Mais, ici, il faut faire une distinction importante.J\u2019admets que les découvertes de la psychologie moderne des profondeurs devraient être transmises aux éducateurs, parents, ministres, prêtres, autant que possible.Il y a dans le monde une quantité incroyable d\u2019hostilité névrotique qu\u2019on pourrait éliminer.Il faut espérer qu\u2019il y aura des générations futures de parents et d\u2019éducateurs qui sauront ce que les psychopathologues d\u2019aujourd\u2019hui savent, c\u2019est-à-dire l\u2019existence de germes potentiels de haine et les moyens de les éviter.Il ne faut pas non plus être victime de cette erreur que Gabriel Marcel appelle l\u2019optimisme de la technique.On peut produire la haine collective : les ingénieurs sociaux et politiques de tous les siècles nous l\u2019ont prouvé amplement.Cependant, on ne peut pas produire l\u2019amour collectif.L\u2019amour, au contraire de la haine, ne se manufacture pas.L\u2019amour est intimement lié à l\u2019unicité et au système de la personnalité individuelle, et les lois qui gouvernent son développement, quoiqu\u2019on les connaisse déjà beaucoup, dépassent le domaine de la science.Par conséquent, sans négliger les données scientifiques que j\u2019ai brièvement indiquées ici, l\u2019éducation, qui a pour but la paix dans le monde, commence par l\u2019individu et avec des valeurs qui sont de l\u2019ordre transcendantal. VII.RÉSUMÉS DES COMMUNICATIONS PRÉSENTÉES AU XXIV® CONGRÈS Section I : Agronomie 1.\t\u2014 Sur le développement du trèfle d\u2019odeur (Melilotus alba) sur des terrils à Malartic.\u2014 Auguste Scott, Laboratoire des Sols, Sainte-Anne-de-la-Pocatière.Pour empêcher les terrils, très finement moulus, des mines d\u2019or de Malartic d\u2019être entraînés par le vent, nous y avons semé du trèfle d\u2019odeur (Melilotus alba), avec du fumier de ferme et des vidanges de la ville de Malartic, en comparaison d\u2019une parcelle témoin.La végétation sur le témoin a été nulle, pendant que les parcelles ayant reçu des vidanges et du fumier ont permis une croissance très luxuriante.Dès la deuxième année, le trèfle atteignait une hauteur moyenne de six pieds.Nous croyons pouvoir conclure qu\u2019un moyen pratique et peu dispendieux de fixer ces terrils serait d\u2019enfouir à la charrue une couche de quelques pouces de vidanges et d\u2019y semer du trèfle d\u2019odeur (Melilotus alba) préalablement inoculé.2.\t\u2014 Influence de l\u2019âge et de la saison sur l\u2019acidité de la rhubarbe.\u2014 Bertrand Forest, Sainte-Anne-de-la-Pocatière.Les résultats de ces expériences ont démontré qu\u2019il existe une relation assez étroite entre l\u2019acidité titrable et le pH du jus de rhubarbe.Les jeunes pétioles sont plus acides que les pétioles plus âgés.Au début de la saison de végétation, les pétioles sont moins acides que vers la fin de la saison.Les pétioles provenant de plants cultivés en plein soleil sont plus acides que ceux de plants cultivés à l\u2019ombre.Des différences variétales considérables furent aussi notées dans la teneur en acide des variétés de rhubarbe.3.\t\u2014 Caractéristiques, importance et origine d\u2019une couche indurée (fragipan) dans les sols appalachiens.\u2014 Roger Baril et Bertrand Rochefort, Sainte-Anne-de-la-Pocatière.Le matériel parental ou l\u2019horizon C des podzols et sols associés sur till glaciaire en pays appalachien forme une couche contrastante à ANNALES DE L\u2019ACFAS\t77 divers points de vue.Il est très dur à l\u2019état sec, peu poreux et de densité apparente élevée.La texture est généralement celle du loam.A cause de sa grande étendue cette couche indurée est importante au point de vue pédologique, voire agronomique et écologique.D\u2019après Fitzpatrick, une couche indurée analogue dans certains sols d\u2019Écosse se serait formée à la faveur d\u2019un ancien permagel.La présence de critères semblables dans les sols appalachiens invitent les auteurs à considérer cette hypothèse comme très plausible.4.\t\u2014 Tolérance du lotier cornicule à l\u2019excès d\u2019eau.\u2014 J.-E.Chevrette et F.-M.Gauthier, Station expérimentale, Sainte-Anne-de-la-Pocatière.Dix mélanges de plantes fourragères dont sept comprenant du lotier ont été ensemencés en 1951 à Saint-Alexandre-de-Kamouraska sur terrain d\u2019alluvion régulièrement inondé au printemps et à l\u2019automne pendant de longues périodes.L\u2019inondation se répète aussi à intervalles irréguliers au cours de l\u2019été.Dans ces conditions, le lotier corniculé a montré une résistance supérieure à celle des autres légumineuses essayées, à l\u2019exception du trèfle blanc sauvage.La compétition des graminées résistantes à l\u2019eau, tel que l\u2019alpiste roseau, est plus dommageable au lotier que l\u2019eau elle-même.5.\t\u2014 Sélection de la luzerne pour tolérance à la toxicité du manganèse.\u2014 Lionel Dessureaux et G.-J.Ouelette, Station expérimentale, Sainte-Anne-de-la-Pocatière.Un excès de manganèse est dommageable à la luzerne croissant en sols acides.Clones, variétés et croisements ont réagi différemment en solutions nutritives comportant un surplus de manganèse.La nature de la tolérance à la toxicité du manganèse semble résider dans un taux de translocation différentiel du manganèse, des racines où il est inoffensif, aux tiges et feuilles où il est le plus nuisible.6.\t\u2014 Durée des applications de borax aux sols légers du Québec.\u2014 G.-J.Ouellette, Sainte-Anne-de-la-Pocatière.Le lavage du borax dans les sols légers du Québec se fait à un degré tel qu\u2019il est absolument nécessaire, lorsque requis, d\u2019ajouter ce fertilisant tous les ans, ou au moins tous les deux ans, pour les plantes à racines profondes.L\u2019effet de la réaction du sol sur la vitesse de descente du borax en bas du niveau des racines est étudié dans ce travail. 78 ANNALES DE L\u2019ACFAS 7.\u2014 La linaire vulgaire et son parasite, le charançon du muflier (Gymnaetron antirrhini).\u2014 Louis-Marie, o.c.s.o., Institut agricole d\u2019Oka.Distribution du Linaria vulgaris et du Gymnaetron antirrhini dans la province de Québec et au-delà.Cultivé sous moustiquaire métallique (trame 2-3mm.), le Linaria vulgaris tarde à fleurir durant plusieurs semaines.Modifications de la fleur (jaune plus pâle, éperon plus long, fleur à trois éperons, forme semi-pylorée) sont relevées dans une colonie de linaires fleurissant sur rocher basaltique faiblement éclairé.L\u2019ovaire de la fleur non parasitée porte en moyenne 70 ovules et la capsule 32 graines; ce fort pourcentage d\u2019avortement ne semble pas dû à l\u2019action de parasites.Les divers parasites rencontrés sont étudiés dans leurs rapports avec la linaire.Brachypterolus pu li cari us pond dans la corolle et ses larves se nourrissent de périanthe et d\u2019étamines.Le Gymnaetron pond dans l\u2019ovaire et dans la jeune capsule plusieurs oeufs dont les larves dévorent les ovules de la linaire et les autres larves indistinctement.L\u2019étude du cycle vital du charançon du muflier se poursuit, mais son élevage en milieu artificiel reste difficile.Section II : Biologie A 1.\t\u2014 Activité anti-coquelucheuse des gamma-globulines humaines provenant d\u2019adultes normaux.\u2014 J.De Repentigny, A.Frappier et A.-G.Borduas, Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène, Université de Montréal.La gamma-globuline, provenant de placentas humains, confère une protection à la souris infectée par le bacille coquelucheux.Pour résister à des doses mortelles de bacilles injectés par voie intracérébrale, la souris doit recevoir par injections intrapéritonéales des doses considérables de gamma-globuline.Les résultats permettent de conclure que les adultes normaux possèdent dans leur sérum des anticorps coquelucheux capables de protéger la souris.2.\t\u2014 Activité anti-staphylococcique de la gamma-globuline humaine d\u2019adultes normaux.\u2014 S.Sonea, A.Frappier et A.-G.Borduas, Département de Bactériologie de la Faculté de Médecine et Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène, Université de Montréal.La gamma-globuline placentaire d\u2019humains normaux protège la souris ayant reçu des doses mortelles de staphylocoques par voie intracérébrale.Cette propriété protectrice de la gamma-globuline semble liée ANNALES DE L\u2019ACFAS 79 aux anticorps anti-staphylococciques à une concentration moyenne suffisante dans une population considérée normale.3.\t\u2014 Action pro-infectieuse et immunisante des eaux de lavage et des filtrats du bacille pyocyanique.\u2014 A.Frappier et C.K.Gupta, Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène, Université de Montréal.Des substances non toxiques, présentes autour des bacilles pyocyaniques jeunes, sont capables de rendre mortelles pour les souris des doses inoffensives de ces bacilles.Ces mêmes substances, obtenues par filtration ou par lavage des bactéries, sont antigéniques.Elles peuvent immuniser les souris contre des doses mortelles de bacilles pyocyaniques.Ces observations s\u2019ajoutent à la liste des nouveaux antigènes d\u2019amorce, qui jouent un rôle initial dans les agressions bactériennes et dans l\u2019immunité.4.\t\u2014 Toxinogénèse tétanique et acides aminés du bouillon VF.\u2014 G.Vinet et V.Fredette, Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène, Université de Montréal.Par chromatographie sur papier, il a été constaté que le bouillon VF fabriqué à 1 Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Montréal renferme au moins treize acides aminés et deux dipeptides, dont quelques-uns n\u2019ont pas été signalés auparavant.Parmi les acides aminés, on note la présence de deux acides qui ont été rapportés comme essentiels ou stimulants, ceux aussi utilisés par les resting-cells.La présence de carnosine expliquerait peut-être, à la lumière des travaux sur les milieux synthétiques, les résultats supérieurs obtenus en bouillon VF.Des considérations sur le métabolisme du soufre par Pleetridium t étant indiquent une voie possible pour la détermination des facteurs qui conditionnent la toxinogénèse chez ce bacille.5.\t\u2014 Modifications des protéines plasmatiques par la formaldéhyde et la chaleur.\u2014 A.-G.Borduas et A.Frappier, Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène, Université de Montréal.Les protéines du plasma bovin traitées par la formaldéhyde à la concentration de 2.5% résistent, sans coaguler, au chauffage à 120° C.pendant une demi-heure.L\u2019analyse électrophorétique et l\u2019étude immunologique des protéines ainsi traitées révèlent des transformations profondes associées à la perte presque totale de l\u2019activité antigénique. 80 ANNALES DE L\u2019ACFAS 6.\t\u2014 La diffusion bactérienne est-elle un critère de l\u2019immunité?I.Méthodes.\u2014 J.-C.Benoit, J.Mrozewska et M.Panisset, Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène, Université de Montréal.Les auteurs ont mis au point une technique permettant la détection de petits ou de grands nombres de bacilles dans les organes des animaux infectés expérimentalement.L\u2019injection se fait par voie veineuse (jugulaire) et la mise en évidence des bacilles dans les organes se fait par broyage et ensemencement du produit en un milieu de culture solide et transparent réparti en couche mince à l\u2019intérieur de petits flacons (Julius).7.\t\u2014 Production expérimentale chez un primate de périartérite noueuse et de lésions rénales par une substance minéralocorticoïde.\u2014 Pierre Bois et Hans Selye, Institut de Médecine et de Chirurgie expérimentales, Université de Montréal.Jusqu\u2019à maintenant on n\u2019a pu produire de la périartérite noueuse expérimentale par des minéralocorticoïdes que chez le rat.La synthèse récente du 2-méthyl-9 (a)-fluorocorticol (Me-F-COL) nous a permis d\u2019explorer la possibilité de reproduire cette lésion chez le singe.Des substances minéralocorticoïdes moins actives n\u2019arrivent pas à produire ce changement pathologique chez le primate, probablement parce que des doses suffisamment élevées entraînent une hypokalémie habituellement accompagnée de paralysie mortelle.Chez quatre singes macaques Rhésus, préalablement sensibilisés aux actions des minéralocorticoïdes par néphrectomie unilatérale et diète riche en sodium, le Me-F-COL, en doses quotidiennes de deux à seize mg., a produit une périartérite noueuse typique, surtout au niveau des vaisseaux coronaires du coeur, accompagnée de néphrite glomérulaire hémorrhagique et de néphro-sclérose.8.\t\u2014 Effet des hormones adaptives sur le lathyrisme expérimental du rat.\u2014 Hans Selye et Pierre Bois, Institut de Médecine et de Chirurgie expérimentales, Université de Montréal.On sait, par des travaux antérieurs, que l\u2019aminoacétonitrile (AAN) produit régulièrement du lathyrisme, caractérisé par des exostoses multiples et des déformations osseuses chez le rat.Après un traitement prolongé, celles-ci peuvent s\u2019accompagner de lésions articulaires.De plus cette substance provoque l\u2019apparition d\u2019anévrismes aortiques.Nous avons ANNALES DE L\u2019ACFAS 81 pu démontrer que, grâce à un traitement hormonal approprié, ces différentes manifestations du lathyrisme expérimental peuvent être inhibées, augmentées ou dissociées les unes des autres.Ainsi l\u2019acétate de corticol (COL-Ac) inhibe les lésions osseuses et articulaires.La STH les augmente et, sous certaines conditions, elle peut, en combinaison avec une dose autrement inactive d AAN, produire une polyarthrite des petites articulations des extrémités.La rapidité du développement et l\u2019incidence des anévrismes aortiques, d autre part, sont fortement augmentées par l\u2019acétate de désoxycorticostérone (DOC-Ac).9* \u2014 Action locale de la désoxycorticostérone.\u2014 Gaétan Jasmin, Institut de Médecine et de Chirurgie expérimentales, Université de Montréal.Au site d implantation (région sous-cutanée interscapulaire) de comprimés de DOC-Ac chez le rat, nous avons noté, après 50 jours, la disparition complète des poils et une dystrophie de la peau.L\u2019examen histologique de tissu cutané nous montrait une atrophie régulière dans tous ses constituants aussi bien dans la region dermique qu\u2019épidermique.Dix jours après avoir retiré le comprimé, des phénomènes inverses apparurent.On pouvait voir en effet, une accélération de la poussée des poils, une reconstitution du tissu epidermique et un développement exagéré des follicules pileux, des glandes sébacées et des vaisseaux.Pour juger de la spécificité de cette action, nous avons répété l\u2019expérience en incluant cette fois un groupe de rats implantés avec des comprimés de cholestérol du même volume.Le cholestérol était inefficace à produire ces changements.Sur la base de nos expériences antérieures on peut conclure que 1 action locale de la DOC-Ac est contraire à ses effets systémiques.10.\u2014 Action du jeûne partiel sur l\u2019hypertension hormonale.Joachim Ventura, Institut de Médecine et de Chirurgie expérimentales, Université de Montréal.L\u2019administration chronique de DOC-Ac chez le rat sensibilisé produit un syndrome caractérisé par de la néphrosclérose, myocardite, périartérite noueuse et de l\u2019hypertension.L\u2019injection simultanée de STH effet.L interruption du traitement n\u2019entraîne aucune régression de ce syndrome; en 1 occurrence on réfère à des manifestations métacorticoïdes.Le jeûne partiel inhibe complètement la toxicité de la DOC-Ac, même administrée conjointement avec STH ou ACTH.Si, une fois le traitement discontinué, on redonne à l\u2019animal une diète 82 ANNALES DE L\u2019ACFAS ad libitum, il ne s\u2019ensuit pas davantage un syndrome hypertensif de type métacorticoïde.11.\t\u2014 Sensibilisation par l\u2019insuline à la réaction anaphilac-toïde au dextrane.\u2014 V.-W.Adamkiewicz et Y.Langlois, Laboratoire de Physiologie, Université de Montréal.Une seule injection intrapéritonéale de dextrane (1.00 ml.6% sol.) produit chez le rat une inflammation aigüe du type appelé ana-philactoïde.Il y a gonflement, oedème et hyperémie des pattes, oreilles, nez, clitoris, pénis, scrotum et région anale.Les organes affectés ont reçu le nom d\u2019organes de choc.En injectant le dextrane dans un des organes de choc, on peut reproduire le même type de réaction anaphilac-toïde générale, ou seulement une réaction locale selon la dose de dextrane injectée.Nous rapportons qu\u2019une seule injection sous-cutanée d\u2019insuline (10 unités d\u2019insuline de Toronto) amène une grande sensibilisation des rats pour la réaction anaphilactoïde au dextrane.L\u2019insuline accélère cette réaction pour une très petite dose de dextrane (0.01-0.05 ml., 6% sol.) injectée dans l\u2019organe de choc.Tandis qu\u2019une dose aussi faible, sans insuline, ne produit pas en général de réaction.L\u2019insuline exerce cette action même lorsque le dextrane (1.00 ml., 6% sol.) est injecté hors de l\u2019organe de choc, sur le dos par exemple.Au contraire chez les rats témoins, sans insuline, l\u2019injection de dextrane à cet endroit et à cette dose ne produit presque jamais de réaction.La sensibilisation par l\u2019insuline se manifeste encore chez des animaux prétraités à la cortisone.12.\t\u2014 Les polysaccharides de l\u2019appareil de Corti chez le rat.\u2014 Léonard-F.Bélanger et Cécile Bélanger, Laboratoire d\u2019Histologie et d\u2019Embryologie, Faculté de Médecine, Université d\u2019Ottawa.La réaction de Hotchkiss-McManus et la coloration au bleu de tolui-dine associées à l\u2019étude autoradiographique de la synthèse du sulfate marqué, ont permis de constater la formation progressive et la distribution intime des polysaccharides de l\u2019appareil de Corti.L\u2019établissement graduel de la fonction auditive a pu être apprécié à la lumière de l\u2019his-togénèse.13.\t\u2014 Effet de la castration sur le métabolisme in vivo de l\u2019acétate-l-C'4 chez le rat albinos.\u2014 Louis-Paul Dugal et Guy Saucier, Département de Biologie, Université d\u2019Ottawa.Chez le rat castré, l\u2019incorporation en cholestérol du C14 à partir de l\u2019acétate-1-C14 est significativement plus grande dans le foie, les ANNALES DE L\u2019ACFAS 83 surrénales et le coeur que chez les témoins.L\u2019excrétion métabolique du Cl402 venant de l\u2019acétate est la même dans les deux groupes.Il n\u2019y a pas de différence absolue ou en pourcentage dans le cholestérol du foie et du coeur chez le rat castré ou témoin.Dans les surrénales toutefois, les différences sont significatives : le cholestérol total et le pourcentage en cholestérol sont plus grands chez les castrés, compte tenu du fait que les surrénales des castrés sont plus pesantes.14.\t\u2014 Effet de l\u2019association STH-vitamine C sur la résistance du rat blanc au froid.\u2014 Didier DUFOUR et Louis-Paul Dugal, Département de Biologie, Université d\u2019Ottawa.Le but de ce travail a été d\u2019apprécier l\u2019influence de l\u2019association de la STH et de la vitamine C sur la résistance du rat blanc au froid.Les résultats que nous avons obtenus montrent les faits suivants : la combinaison STH + acide ascorbique diminue nettement la résistance du rat au froid; cette action nocive serait attribuable à l\u2019hormone de croissance qui stimulerait la sécrétion minéralocorticoïde de la surrénale; la DCA, associée à la vitamine C, diminue aussi la résistance au froid.15.\t\u2014 Les effets de l\u2019acide ascorbique en regard des fonctions thyroïdienne et surrénalienne chez le rat exposé au froid.\u2014 A.Desmarais, Département de Biologie, Université d\u2019Ottawa.Chez le rat sans thyroïde ni surrénales recevant de la cortisone à fortes doses et exposé au froid, l\u2019administration d\u2019ascorbate ne peut empêcher ni la chute du poids corporel ni la thymolyse; cependant l\u2019administration de thyroxine seule à la dose de dix microgrammes, ou encore de thyroxine à la dose de trois microgrammes combinée à l\u2019ascorbate, rétablit la croissance et supprime partiellement l\u2019involution thymique.Chez le rat sans thyroïde exposé au froid, l\u2019administration d\u2019ascorbate seul ou de thyroxine seule à la dose de trois microgrammes est sans effet sur la résistance au froid, alors que l\u2019administration de thyroxine seule à la dose de dix microgrammes combinée à l\u2019ascorbate, assure à l\u2019animal une croissance sensiblement normale, sans hyperthrophie des surrénales ni thymolyse.16.\t\u2014 Métabolisme de l\u2019acétate au niveau du tissu adipeux brun.\u2014 Jean-Paul Lachance et Edouard Pagé, Département de Biologie, Université de Montréal.L\u2019utilisation de l\u2019acétate-C14 par des tranches de tissu adipeux brun est considérablement réduite chez le rat adapté au froid, même si l\u2019on 84 ANNALES DE L\u2019ACFAS stimule la lipogenèse par jeûne et réalimentation (toujours au froid).Si de tels rats sont réalimentés à température du laboratoire, la lipogenèse à partir de l\u2019acétate et l\u2019oxydation de ce composé en COz atteignent des taux voisins de ceux que l\u2019on observe chez les témoins.Il existe une corrélation étroite entre l\u2019oxydation de l\u2019acétate et sa conversion en acides gras.17.\t\u2014 Etude quantitative de la spermatogénèse de rats hy-pophysectomisés injectés de propionate de testostérone et de thyroxine.\u2014 Y.Clermont et L.Genender, Department of Anatomy, McGill University, Montreal.La population cellulaire des tubes séminifères a été analysée quantitativement chez des rats hypophysectomisés injectés de propionate de testostérone (en solution huileuse, et sous forme d\u2019une suspension cristalline) et de thyroxine.Ces données quantitatives furent comparées à celles déjà obtenues chez des rats normaux et hypophysectomisés.Le propionate de testostérone en suspension cristalline maintient à la normale la spermatogénèse des rats hypophysectomisés.Cette hormone en solution huileuse ne maintient la spermatogénèse que partiellement soit à 75% de la normale.La thyroxine seule ne semble avoir aucun effet sur la spermatogénèse mais ramène à la normale la spermatogénèse des rats hypophysectomisés et injectés de propionate de testostérone en solution huileuse.18.\t\u2014 Etude radioautographique de la distribution du P32 dans les tissus de rat.\u2014 B.Messier et P.R.Vankataraman, Département d\u2019Atonomie, Université McGill, Montréal.Les auteurs ont appliqué la technique radioautographique à l\u2019étude de la distribution du radio-phosphore dans les tissus de rats sacrifiés sept minutes après injection de phosphate marqué au P32.Les réactions observées après fixation au Bouin mercurique étaient intenses (cortex rénal, foie, surrénale, corps jaune), moyennes (thyroïde, épithéliums) ou négligeables (cerveau, muscle lisse, poumon).L\u2019analyse chromato-graphique a révélé que la production de ces images était due surtout à la rétention de l\u2019ion phosphate lui-même.Cependant, le choix du fixateur a une profonde influence sur la quantité de radioactivité retenue (grande avec l\u2019Orth et le Bouin mercurique, faible avec l\u2019acide trichloracétique).Les liaisons (chimiques ou physico-chimiques) qui retiennent le phosphate dans les tissus peuvent donc être dues, au moins en partie, au type de fixation utilisé. ANNALES DE L\u2019ACFAS 85 19.\t\u2014 Etude de certaines propriétés des granules chro-maffines de la médullosurrénale.\u2014 Antoine D\u2019IORIO, Laboratoire de Physiologie, Université de Montréal.On a séparé par centrifugation différentielle les granules de la médullosurrénale contenant la totalité des catécholamines de la glande.A l\u2019analyse, ces granules se révèlent très riches en adénosine triphosphate.Le rapport moléculaire catécholamine ATP demeure constant et semble indiquer que l\u2019ATP joue un rôle dans la rétention ou la sécrétion des amines de ces granules.La libération et l\u2019hydrolyse de l\u2019ATP par ces granules ont été étudiées et ce s résultats seront discutés.20.\t\u2014 Synthèse et métabolisme de l\u2019acide pyrrolécarboxy-lique (C,400H)-2.\u2014 L.-P.Bouthillier et G.Letellier, Département de Biochimie, Université de Montréal.Nous avons déjà montré que chez l\u2019homme et chez le rat l\u2019acide pyrrolécarboxylique-2 est un produit du catabolisme de l\u2019hydroxy-D-pro-line et de l\u2019allohydroxy-D-proline.Nous avons entrepris par la suite l\u2019étude du métabolisme de l\u2019acide pyrrolécarboxylique (Cl4OOH)-2.Ce composé préparé par réaction de pyrrylmagnésium avec du Cl402 fut administré par voie intrapéritonéale à des rats.L\u2019anhydride carbonique respiratoire, recueilli au cours des vingt-quatre heures qui suivirent l\u2019injection, renfermait environ 5% de la dose de radiocarbone injectée.La majeure partie de la radioactivité injectée aux rats fut retrouvée dans l\u2019urine sous forme d\u2019acide pyrrolécarboxylique-2 à l\u2019état libre, de pyrrolyglycine et de B-pyrroly-D-glucuronide.21.\t\u2014 Rôle de la DL-3, 4-dihydroxyphénylaIanine-a-C'4 J.Pellerin et A.D\u2019Iorio, Laboratoire de Physiologie, Université de Montréal.De la DL-3, 4-dihydroxyphénylalanine-a-C4 (DL-DOPA) a été incubée en présence d\u2019un homogénat de medulla de surrénales de boeuf.Les métabolites radioactifs, au nombre de sept, ont été séparés à l\u2019aide de la chromatographie sur papier.Cinq d\u2019entre eux ont été identifiés : la DOPA, la dopamine, la noradrénaline, le complexe pyridoxal phos-phate-DOPA, et l\u2019acide 3, 4-dihydroxyphénylacétique.La noradrénaline radioactive représentait de 5% à 14% de la radioactivité initiale selon les cas.Par contre l\u2019adrénaline des surrénales ne contenait aucune trace de radioactivité.La même remarque s\u2019appliquait aussi aux composés 86\tANNALES DE L\u2019ACFAS suivants : la 3, 4-dihydroxyphénylsérine, l\u2019isoprénaline, l\u2019épinine, et l\u2019acide homovanillique.L\u2019influence du cortex et celle de divers cofacteurs ont aussi été examinées.22.\t\u2014 Incorporation de l\u2019acide radioactif dans l\u2019os : influence de l\u2019hormone parathyroïdienne.\u2014 Jean-Paul Lussier et Jean Leduc, Laboratoire de Physiologie, Université de Montréal.Les auteurs ont déterminé la vitesse d\u2019incorporation de l\u2019acide citrique (l,5-Cl4OOH) dans le squelette du rat normal ou traité à l\u2019hormone parathyroïdienne.La radioactivité retrouvée dans le COz respiratoire, l\u2019urine et l\u2019os, se distribue dans les proportions de 60% et 5% respectivement.Le temps après l\u2019injection correspondant à ces maxima a permis d\u2019établir certaines conditions optimum en vue d\u2019études ultérieures de ce composé de l\u2019os.23.\t\u2014 Consommation d\u2019oxygène par des homogénats de foie chez le rat âgé.\u2014 J.Leduc, Y.Dyrda et E.Robillard, Laboratoire de Physiologie, Université de Montréal.La consommation d\u2019oxygène par des homogénats, des mitochondries et des noyaux de foie de rat âgé, s\u2019est révélée de même ordre que chez le rat adulte jeune.Mais le poids du foie par rapport au poids maigre de l\u2019animal était plus grand chez le rat âgé.Section III : Biologie B 1.\t\u2014 Sur une méthode d\u2019appréciation quantitative de l\u2019activité amylasique dans le bois d\u2019érable.\u2014 Marcel Cailloux, Département de Biologie, Université de Montréal.A notre connaissance, aucune méthode permettant d\u2019apprécier l\u2019activité amylasique d\u2019un tissu ligneux n\u2019avait été décrite à date.Notre méthode consiste à trancher le bois en copeaux, à le sécher et à le réduire en poudre dans un moulin Wiley.La poudre est mouillée à raison de 5 ml.d\u2019eau par gramme de bois, agitée pendant vingt minutes et le liquide extrait au centrifuge ou à la presse hydraulique.Le test de Smith and Roe pour la détermination de l\u2019amylase dans le sang et dans l\u2019urine a été modifié pour tenir compte du palier différent de digestion.2.\t\u2014 L\u2019amylase dans la sève de l\u2019érable à sucre (Acer saccharum).\u2014 Marcel Cailloux et Yvan Lemay, Département de Biologie, Université de Montréal. ANNALES DE L\u2019ACFAS\t87 La présence dans la sève d\u2019érable à sucre d\u2019enzymes capable de digérer l\u2019amidon avait été mise en relief par Bois et Nadeau ainsi que par Meeuse.Cependant, Pollard, en étudiant les produits de la dégradation de la fraction azotée de la sève, prétendit qu\u2019aucune protéine enzymatique n\u2019y pouvait exister.En adaptant le test de Smith and Roe pour la détermination de l\u2019amylase dans le sang et l\u2019urine, nous avons été en mesure de prouver que la sève peut digérer de l\u2019amidon en accord avec toutes les caractéristiques classiques d\u2019un système enzymatique.3.\t\u2014 Un nouveau liquide anticoagulant pour la conservation des banques de sang.\u2014 J.-L.Tremblay, Département de Biologie, Université Laval, Québec.Le citrate de soude que contient la solution généralement en usage pour la conservation des banques de sang humain est toxique pour les chiens, comme nous l\u2019avons constaté et comme plusieurs auteurs le signalent.Après beaucoup de tâtonnement, nous avons substitué au citrate un agent séquestrant, l\u2019éthylène diaminetétraacétate de soude.Cette substance se montre efficace à une concentration trois fois moindre que celle à laquelle le citrate est employé.De plus, des essais de toxicité ont montré que cette substance n\u2019est pas toxique à la concentration préconisée, soit 6/00.4.\t\u2014 Variations des cations (Na, K, Ca, Mg) au cours de la métamorphose chez Tribolium confusum Duval.\u2014 Lucien Huot, André Lemonde et Richard Bernard, Département de Biologie, Université Laval, Québec.Nous avons étudié les variations que subissent les cendres totales au cours de la métamorphose chez Tribolium confusum.De ces cendres, nous avons déterminé quantitativement le sodium, le potassium, le calcium et le magnésium.Afin de bien couvrir toute la durée de la métamorphose, nous avons effectué nos mesures sur des larves de quinze jours, sur des prépupes, sur des pupes et enfin sur des adultes d\u2019un et de quinze jours.Nous discutons de l\u2019importance de chacun de ces cations et des relations possibles entre eux.5.\t\u2014 Les exigences du caneton (Pékin blanc) en acide folique pour l\u2019utilisation de la choline de sa diète.\u2014 Roger Moussalli et J.-M.Demers, Département de Biologie, Université de Montréal.Dans le but de connaître le niveau d\u2019acide folique requis dans l\u2019alimentation du caneton (Pékin blanc) afin que ce dernier puisse utiliser la 88 ANNALES DE L'ACFAS choline de sa diète, les auteurs ont soumis les animaux à un régime de base contenant 52% de sucrose et 15% de caséine.L\u2019examen de la croissance et de la pérose de même que le dosage des lipides totaux du foie ont permis aux auteurs de connaître quelques-uns des effets d\u2019additions à ce régime de base, de choline seule, d\u2019acide folique seul, ou des deux vitamines à la fois.6.\t\u2014 Comparaison des effets produits par le largactil, le phénergan et le nembutal sur la thermogénèse du souriceau.\u2014 H.Prat, Département de Biologie, Université de Montréal.Le largactil, administré par voie buccale à des doses de 0.8 à 1.6 gammas par gramme peut produire chez le souriceau nouveau-né un abaissement de la thermogénèse avec régularisation complète, se prolongeant pendant 1 à 12 heures.Ces doses sont environ mille fois plus faibles que celles de Nembutal nécessaires pour obtenir le même résultat.Le phénergan, à des doses de 0.4 à 0.5 milligramme par gramme, déprime la thermogénèse, mais ne produit jamais un effet de régularisation aussi complet; son activité est environ 500 fois moindre que celle du largactil.La réactivité des sujets vis-à-vis des trois substances présente de très larges variations individuelles.7.\t\u2014 Distribution verticale des bactéries dans six lacs du Parc du Mont Tremblant.\u2014 Raymond Desrochers, Office de Biologie, Université de Montréal.Des numérations de bactéries furent faites dans six lacs du Parc du Mont Tremblant.Ces lacs se classent comme suit : lacs Lauzon et Poisson, oligotrophes; lacs Brochet et Mallard, eutrophes; lacs aux Atocas et La Grosse, dystrophes.Les lacs de même type se comparent entre eux et diffèrent des autres types par le nombre total de bactéries par cm3 d\u2019eau, par le nombre de bactéries pigmentées et par la couleur dominante des pigments.Il semble donc qu\u2019une flore microbienne spécifique habite chaque type de lac.8.\t\u2014 Paternité des auteurs Provancher, Huard et autres collaborateurs de 1869 à 1892.\u2014 N.-M.Comeau, Musée de la province de Québec.Si on veut l\u2019accord avec les exigences de l\u2019article 21 du Code international de nomenclature zoologique qui stipule que l\u2019auteur d\u2019un nom spécifique est la première personne qui publie ce nom avec une indication, ANNALES DE L\u2019ACFAS 89 une définition ou une description, il y aurait alors lieu de reviser certaines paternités de plusieurs espèces que les auteurs ont attribuées à Provancher, à Huard, à Burque, à Brodie ou à Ashmead.Bien que l\u2019on sache de façon certaine, par le texte même de la publication, qu\u2019une personne a partiellement participé à la description d\u2019une espèce nouvelle en donnant quelques indications, il semble quand même inéquitable de lui en attribuer la propriété entière quand la publication de la description en est faite par une autre personne trois ou quatre ans après la mort du premier; il ne semblerait pas plus équitable d\u2019attribuer au responsable de la publication la propriété d\u2019auteur d\u2019un nom spécifique nouveau qu\u2019une autre personne a attribué à une espèce en la décrivant en entier ou en plus grande partie; i.e., les espèces Provancher de 1892 à 1896, dont les descriptions sont publiées par Huard dans le Naturaliste canadien.9.\t\u2014 Validation et usage du terme topohomoéotype.\u2014 N.-M.Comeau, Musée de la Province de Québec.Il semble bien désirable qu\u2019un courant d\u2019échanges de spécimens clés devant servir à la taxonomie soit mis en marche de façon sérieuse et amplifié constamment entre les diverses institutions dépositaires de matériel type entomologique dont la principale participation à cette discipline zoologique est la systématique.Le topohomoéotype peut très bien combler cette lacune des possibilités d\u2019accès au matériel type primaire dont la nécessité toujours de plus en plus grande est maintenant reconnue par tous les savants entomologistes.A ce titre, le topohomoéotype se devrait d\u2019être considéré, bien que n\u2019étant pas de la catégorie des types primaires, comme un suppléant de rang égal et supérieur à tout autre matériel type du groupe secondaire; en autant, il va de soi, que cette désignation d\u2019un tel matériel type rencontre les exigences et desiderata des règlements et opinions qui régissent la sélection des types selon les données établies, ou à établir au besoin, par la Commission internationale de Nomenclature zoologique.10.\t\u2014 Le parasitisme chez la truite mouchetée (Salve-linus fontinalis) dans les lacs des en visons de la Station biologique dans le Parc du Mont Tremblant.\u2014 G.Roussow, Office de Biologie, Université de Montréal.Les truites mouchetées capturées dans les lacs des environs de la Station biologique dans le Parc du Mont Tremblant sont assez parasitées.De 8% à 10% portent la ligula dans la cavité générale.On trouve des 90\tANNALES DE L\u2019ACFAS parasites dans presque tous les organes : peau, écailles, branchies, bouche, intestins, foie, bile, reins, vessie natatoire, vessie urinaire, etc.Les parasites appartiennent aux différents groupes suivants; protozoaires, vers, crustacés, etc.Ce sont surtout les branchies, la bile et les intestins qui sont infestés.11.\t\u2014 Croissance et longévité de la truite mouchetée dans le Parc des Laurentides.\u2014 Yves Desmarais, Département de Biologie, Université Laval, Québec.Les travaux poursuivis depuis quelques années à la Station biologique du Parc des Laurentides nous permettent de tirer les conclusions suivantes : a) le taux de croissance des truites vivant dans des lacs rapprochés est différent pour chacun de ces lacs, et varie considérablement d'une année à l\u2019autre; b) dans un même lac, les individus montrent des taux de croissance très variés; c) dans un lac, la croissance s\u2019effectua surtout durant la saison froide, alors qu\u2019elle fut presque nulle durant les mois d\u2019été; d) dans nos lacs, la durée de la vie des truites ne semble pas dépasser cinq ans.12.\t\u2014 Sur la distribution et la biologie de la truite rouge et de la ouananiche dans le Québec.\u2014 Yves Desmarais et Robert Bourassa, Département de Biologie, Université Laval, Québec.De nouvelles localités viennent s\u2019ajouter chaque année à l\u2019aire de distribution de la truite rouge du Québec (Salvelinus marstoni Garman, sensu lato).Nos observations sur le comportement de cette truite nous permettent de supposer une abondance beaucoup plus grande et une distribution plus étendue que celle que nous lui connaissions.Nous confirmons également la présence de saumon d\u2019eau douce (Salmo salar ouana-nicbe McCarthy, s.1.) dans plusieurs lacs et rivières de la côte nord du Saint-Laurent.13.\t\u2014 Comportement et biologie de la truite mouchetée dans le Parc des Laurentides.\u2014 Yves Desmarais, Département de Biologie, Université Laval, Québec.Dans un des lacs étudiés, la truite habite un territoire bien défini durant l\u2019été; si on la déplace, elle devient nomade et a de la difficulté à retrouver son territoire.Dans un même milieu, certaines truites ont un régime alimentaire très varié; d\u2019autres font une sélection pour un type particulier de nourriture.Les recaptures de truites étiquetées démontrent ANNALES DE L\u2019ACFAS\t91 que les truites de certains lacs sont très mordeuses, celles d\u2019autres lacs, beaucoup moins.Il ne semble pas exister de corrélation entre la couleur de la chair et celle des oeufs.14.\t\u2014 Aménagements, résultats de pêche et croissance de la truite mouchetée (Salvelinus fontinalis) à l\u2019étang Baldwin, comté Stanstead, Québec.\u2014 R.-L.Séguin, Office de Biologie, Université de Montréal.L\u2019étang Baldwin a été empoisonné à l\u2019automne 1953 afin de le débarrasser des espèces de poissons indésirables qu\u2019il contenait.A partir du printemps 1954 et en 1955, plusieurs ensemencements de truites mouchetées eurent lieu en cet endroit.Depuis l\u2019ouverture de la pêche à cet étang, au printemps 1955, les résultats de pêche ont été régulièrement recueillis afin d\u2019y étudier la valeur de la pêche et d\u2019y procurer le meilleur aménagement pour l\u2019avenir.La première journée de pêche soit le 23 mai 1955, 384 pêcheurs ont capturé 2,759 truites mouchetées pour obtenir un rendement de 2.20 truites par heure de pêche.La pêche à la ligne morte fut la plus en vogue avec 2.04 truites par heure de pêche, quoique le rendement fut meilleur au lancer léger avec 2.95 truites par heure de pêche.Les nombreuses captures de la première journée nous ont permis d\u2019étudier le facteur d\u2019embonpoint du groupe des truites de deux ans, lequel est en moyenne C(LT)32.5.L\u2019équation exprimant la relation longueur-poids est la suivante : W = 2.995xl0-5L2-781.Le rendement de la pêche par pêcheur pour toute la saison a été de 1.28 truite par heure de pêche, nombre qui classe l\u2019étang Baldwin comme très bon pour l\u2019année 1955.15.\t\u2014 L\u2019utilisation de la farine de carapace de homard dans l\u2019alimentation artificielle de la truite mouchetée (Salvelinus fontinalis).\u2014 L.-R.Séguin, Office de Biologie, Université de Montréal.L adjonction d\u2019un à dix pour-cent de farine de carapace de homard à un régime de foie de boeuf favorise la croissance de la truite mouchetée, réduit la mortalité chez cette dernière et abaisse le coefficient alimentaire, indice d\u2019une bonne utilisation de la nourriture.Cependant, la farine de carapace de homard n\u2019améliore en rien la coloration de la peau et de la chair des truites mouchetées de pisciculture.16.\t\u2014 La durée du séjour en mer des saumons a-t-elle une influence sur le taux de croissance de la génération suivante ?\u2014 R.Lagueux, Office de Biologie, Université de Montréal. 92\tANNALES DE L\u2019ACFAS L\u2019analyse des populations de saumons en migration potamotoque dans la région de Tadoussac, comté de Saguenay, Québec, montre la présence de deux groupes distincts : ceux ayant fait un séjour de deux ans en mer, et ceux ayant fait un séjour de trois ans.L\u2019étude des écailles montre aussi que le taux de croissance de ces deux groupes est différent, ceux ayant fait un séjour de deux ans seulement en mer ayant une croissance relativement plus rapide que les seconds.Quatre groupes d\u2019oeufs de 2,000 chacun ont été obtenus par croisements entre ces différents groupes et la croissance des fretins a été étudiée pour voir si l\u2019appartenance des parents à l\u2019un de ces groupes pouvait en changer le taux.De fait, les descendants de parents ayant tous les deux fait un séjour de deux ans seulement en mer ont accusé une croissance plus rapide.Cette expérience préliminaire semble indiquer la possibilité que le taux de croissance pourrait être un caractère héréditaire.17.\t\u2014 Toxicité possible de Dinobryon pour les poissons.\u2014 R.Lagueux, Office de Biologie, Université de Montréal.La présence d\u2019un water bloom (fleur d\u2019eau) composé d\u2019une culture pure de Dinobryon provoqua, le 4 avril 1956, une hécatombe à la station piscicole de Tadoussac, où, en l\u2019espace de 24 heures, on a accusé une perte de plus de 1,000,000 d\u2019alevins vésiculés de saumons et de 200,000 alevins vésiculés de truites mouchetées.Environ 10% des adultes de truites mouchetées (1, 2, 3 et 4 ans) ont aussi été affectés.L\u2019analyse de l\u2019oxygène a démontré que celle-ci se maintenait à son point de saturation durant une période de 24 heures éliminant ainsi la possibilité d\u2019un Spring kill.D\u2019autre part, le fait que plusieurs espèces et plusieurs âges aient été affectés en même temps nous a permis d\u2019éliminer aussi la possibilité d\u2019une maladie.Seul Dinobryon semble être en cause et la rapidité de son action laisse soupçonner la présence d\u2019un alcaloïde.De tels alcaloïdes ont d\u2019ailleurs déjà été signalés chez Microcystis et Anabaena ainsi que chez les organismes provoquant les marées rouges et la toxicité des clams.Toutes ces espèces appartiennent au même groupe.18.\t\u2014 Comportement hivernal et croissance du saumon de l\u2019Atlantique en milieu lacustre.\u2014 Adrien Robert, c.s.v., Département de Biologie, Université de Montréal.A l\u2019automne de 1954, quelques milliers de saumons ont été introduits à titre expérimental dans un petit lac du Parc du Mont Tremblant, le lac Tador.Les données recueillies portent sur 120 saumons et couvrent la première et la deuxième années de séjour en milieu lacustre, y ANNALES DE L\u2019ACFAS 93 compris une période hivernale.Elles permettent de déceler l'évolution saisonnière de l\u2019alimentation et d\u2019établir la courbe de croissance de ce nouveau venu dans les lacs des Laurentides.19.\t\u2014 Comportement alimentaire de truites mouchetées élevées en pisciculture et ensemencées à l\u2019état adulte dans un lac.\u2014 Adrien Robert, c.s.v.et Albert Courtemanche, Station biologique du Mont Tremblant.En juin 1956, 450 truites mouchetées (Salvelinus fontinalis) âgées de deux ans, provenant de la pisciculture de Saint-Faustin, ont été ensemencées dans un lac expérimental situé près de la Station biologique du Mont-Tremblant.Des recaptures, faites à intervalles réguliers entre le 15 juin et le début de septembre, ont permis de suivre l\u2019évolution en milieu naturel du comportement alimentaire de truites mouchetées élevées en pisciculture et ensemencées à l\u2019état adulte dans un lac.L\u2019expérience a permis également d\u2019observer l\u2019amélioration progressive de la qualité de la chair, tant du point de vue coloration que du point de vue saveur.20.\t\u2014 Données sur la croissance du brochet (Esox lucius L.) dans le lac Monroe, Parc du Mont Tremblant.\u2014 J.-R.Mongeau, C.S.V., Service de Biogéographie, Université de Montréal.Grâce à la méthode d\u2019étiquetage utilisée depuis 1954 et aux recaptures nombreuses réalisées en 1955 et en 1956, il devient possible de connaître l\u2019allure exacte de la croissance du brochet dans le lac Monroe.Ces données permettent également de déterminer avec plus de précision l\u2019âge des sujets, des écailles étant prélevées au moment de l\u2019étiquetage et des recaptures.21.\t\u2014 The subtropical pluvial problem.\u2014 P.-S.Martin, Institut de Biologie, Université de Montréal.A correlation of certain subtropical wet periods with retreating, rather than advancing, glaciers is evident.Evidence to support such a view includes : 1 ) radiocarbon dates and post Wisconsin climates in the Valley of Mexico; 2) cultural and climatic deterioration in the 15th Century; 3) the relict distribution of montain Mexican and Cordilleran biotas which meet but do not integrate in the Southwest.22.\t\u2014 The significance of rarity in animal populations.\u2014 J.-E.Mosimann, Institut de Biologie, Université de Montréal. 94 ANNALES DE L\u2019ACFAS The phenomenon of underpopulation has received scant attention from students of population dynamics.This work concerns the effect of rarity of mating in animal populations, and its evolutionary significance.Mathematical models are described and their use and limitations discussed.It is concluded that under certain ecological conditions, natural selection can be a very strong factor in the evolution of animals showing rarity in mating.This, coupled with the possible effects of gene drift in such populations, could result in rapid evolution.It is suggested that conditions similar to those considered here are most likely to occur in tropical areas.Section IV : Botanique 1.\t\u2014 Les bryophytes d\u2019une sablière à Spiranthes cernua.\u2014 J.Kucyniak, Jardin botanique de Montréal.Une flore muscinale, presque aussi variée et aussi riche que celle des plantes supérieures, a été observée dans un habitat pionnier, à Farn-ham, comté de Missisquoi.L\u2019auteur énumère les espèces qui ont été récoltées dans cette station, dont l\u2019aspect n\u2019est pauvre qu\u2019à première vue.2.\t\u2014 Un Fissidens nouveau pour le Québec.\u2014 J.Kucyniak, Jardin botanique de Montréal L\u2019auteur signale la découverte de Fissidens exiguus Suit, le 5 septembre 1956, dans un ravin, à Howick, comté de Châteauguay.Abondamment fructifiée, l\u2019espèce tapisse les roches d\u2019un bras desséché de la rivière English.Position systématique, traits distinctifs et répartition géographique.3.\t\u2014 Contribution à la flore desmidiale d\u2019Haïti.\u2014 Conrad-Marie, f.e.c., Université de Montréal.Au cours des cinq dernières années, l\u2019auteur a observé et dessiné au microscope 187 espèces de Desmidiées récoltées aux environs de Ouana-minthe en Haïti.Dix-sept genres (sur trente que compte la famille entière) sont représentés, dont quelques-uns par de nombreuses espèces : Cosmarium (68), Clos ter ium (44), Euastrum (18), Micrasterias (15), Staurastrum (12), etc.Ces illustrations, exécutées en grand format et en couleurs, sont peut-être la première contribution à la flore desmidiale d\u2019Haïti.L\u2019étude critique de ces matériaux est actuellement en cours.4.\t\u2014 Le Stephanodiscus binderanus est-il une introduction européenne ou bien un constituant normal du phytoplancton du Saint-Laurent ?\u2014 Jules Brunel, Université de Montréal. ANNALES DE L\u2019ACFAS 95 Comme suite à l\u2019étude publiée en mai dernier sur l\u2019apparition subite et catastrophique du Stephanodiscus binderanus dans les eaux du Saint-Laurent et dans l\u2019eau d\u2019alimentation de la cité de Montréal (avant filtration), l\u2019auteur rapporte qu\u2019en vue de déterminer les fluctuations saisonnières de cette Diatomée planctonique, nouvelle pour l\u2019Amérique du Nord, des prélèvements hebdomadaires sont effectués à l\u2019usine de filtration de l\u2019Aqueduc de Montréal, depuis le début de l\u2019année 1956.L\u2019étude de ces 52 échantillons, à la fin de l\u2019année, permettra de dresser la courbe annuelle d\u2019abondance du S.binderanus.La comparaison de cette courbe avec celle dressée par Krieger (1927) en Allemagne, et l\u2019observation du comportement futur de la Diatomée dans les eaux du Saint-Laurent, permettront peut-être d\u2019élucider la question encore ouverte de sa provenance, à savoir : s\u2019agit-il d\u2019une introduction européenne récente, ou bien est-ce un constituant normal de phytoplancton du Saint-Laurent qui jusqu\u2019ici avait échappé à l\u2019observation ?5.\t\u2014 Le catalogue des algues du Canada: son état actuel.\u2014 Jules Brunel, Université de Montréal.Lors du Congrès International de Botanique de Stockholm, en 1950, l\u2019auteur avait présenté une Etude historique et phytogéographique de la phycologie canadienne basée sur une compilation, aussi complète que possible, des travaux se rapportant aux algues du Canada.Par la suite, cette bibliographie fut non seulement tenue à jour, mais chacun des travaux en question fut l\u2019objet d\u2019une analyse systématique complète, en vue de l\u2019élaboration d\u2019un Catalogue des Algues du Canada.Après six années de travail, la compilation de ce catalogue est maintenant presque terminée, sur fiches, et le travail de préparation du manuscrit commencera prochainement.Les travaux analysés sont au nombre de 542, environ 8000 fiches (représentant chacune un seul taxon) ont été dressées, et approximativement 80,000 entrées ont été faites sur ces fiches.Cet énorme travail de base a été exécuté sous la direction de l\u2019auteur par Madeleine Gervais, à qui revient par conséquent une large part du mérite de cette entreprise.6.\t\u2014 Notes floristiques québécoises.\u2014 Marcel Raymond, Jardin botanique de Montréal.Nouvelles localités de Peltandra virginica (English River, comté de Châteauguay), de Rhus Vernix (baie Missisquoi), de Carex lupuliformis (île aux Noix), d\u2019Asplénium platyneuron (Freligsburg), d'Amelanchier 96\tANNALES DE L\u2019ACFAS amabilis (Mont Saint-Grégoire).Car ex virescens (Freligsburg) et Viburnum recognitum (Sainte-Agathe-des-Monts) sont nouveaux pour le Québec.7.\t\u2014 Le Scirpus pumilus Vahl en Afghanistan.\u2014 Marcel Raymond, Jardin botanique de Montréal.Connu des montagnes de la Perse et des Indes, ce minuscule scirpe n\u2019avait pas encore été signalé en Afghanistan.Exemple d\u2019un type polycen-trique alpin à la synonymie chargée.8.\t\u2014 Traversée de la rivière Fort George à la rivière Eastman par la voie du lac Sakami en 1956.\u2014 A.Dutilly, o.m.i., Washington, D.C., et Abbé E.Lepage, Rimouski.Les auteurs donnent un aperçu de l\u2019itinéraire qu\u2019ils ont suivi au cours de ce voyage d\u2019exploration et soulignent quelques faits intéressants au point de vue botanique.9.\t\u2014 Notes sur quelques taxa nouveaux ou récents.\u2014 Abbé E.Lepage, Rimouski.L\u2019auteur décrit une forme nouvelle du Lycopodium annotinum L.et les hybrides suivants, nouveaux pour la science : Eriophorum angusti-folium ssp.Scabriusculum x E.spissum; Carex miliaris x recta; Carex paleacea x salina; Carex nigra x paleacea.L\u2019occurrence de l\u2019hybride Carex Bigeloivii x salina est signalée pour la première fois.Le Carex Grantii Ar.Benn.(C.aquatilis x recta) est un hybride de vaste distribution qui peut être utile pour retracer l\u2019histoire de l\u2019évolution des marais où il se rencontre.Quant au Carex super-Goodenoughii (Kukenth.) Lepage (C.nigra x recta), souvent confondu avec le C.haematolepis Drej., il semble assez fréquent dans le Québec, dans les Provinces Maritimes et dans les pays Scandinaves.10.\t\u2014 Deux Betula hybrides, nouveaux pour la Science.\u2014 Abbé E.Lepage, Rimouski.Le Betula borealis x pumila var.glandulifera a été récolté à Rupert House, baie James, Québec, par l\u2019auteur.Le Betula populifolia x pumila var.glandulifera fut découvert par Marcel Raymond et Lionel Cinq-Mars, à Lacolle, comté de Saint-Jean, et à Farnham, comté de Missisquoi.Les caractères distinctifs de ces deux hybrides nouveaux sont donnés.11.\t\u2014 Les herbiers de l\u2019ouest canadien.\u2014 B.Boivin, Ministère de l\u2019Agriculture, Ottawa. ANNALES DE L\u2019ACFAS 97 Les principaux herbiers sont ceux des universités provinciales : Winnipeg (25,000 spécimens, récoltes de Lowe, Love, etc.); Saskatoon (22,000 spéc., Willing, Fraser, Coupland); Edmonton (20,000 spéc., Moss, Turner); Vancouver (50,000 spéc., Eastham, Taylor, Davidson).Mentionnons encore : Victoria, Musée provincial (25,000 spéc., Hardy, Munro); Régina, Régina College (5,000 spéc., Ledingham, surtout Carex et Astragalus); Swift Current, Station expérimentale (10,000 spéc., Budd, Campbell, flores des prairies et steppes); Saskatoon, Laboratoire de Phytopathologie (5,000 spéc., Russell).12.\t\u2014 Note sur la distribution de Waldsteinia fragarioides (Michx.) Tratt.et d\u2019Anemone quinquefolia.\u2014 L.-R.Cayouet-te, Division des Mauvaises Herbes, Ministère de l\u2019Agriculture, Québec.Deux récoltes de l\u2019auteur étendent jusqu\u2019à l\u2019embouchure de la rivière Chaudière, dans le comté de Lévis, l\u2019aire de distribution de Waldsteinia fragarioides (Michx.) Tratt.et à\u2019Anemone quinquefolia L.13.\t\u2014 The life cycle of Mycosphaerella tassiana.\u2014 Margaret E.Barr Bigelow, Institut botanique, Université de Montréal.Mycosphaerella tassiana, an Ascomycete ubiquitous on ' dead plant parts in northern altitudes and latitudes, has been grown to maturity in culture.The life cycle of the fungus is described in detail.The type of development of the ascostroma is discussed and illustrated.Both the imperfect and perfect stages of the fungus are described.14.\t\u2014 Recent investigations in the genus Clitocybe.\u2014 H.E.Bigelow, Institut botanique, Université de Montréal.Study of the Clitocybe flora in Michigan has revealed new evidence which contributes to a revision of the genus.Certain characters of the fruiting body are emphasized, more than in previous works, in separating taxa within Clitocybe.The genus is divided into sixteen sections.Previously proposed type species do not satisfy the requirements of the International Rules of Nomenclature, and a new lectotype, Clitocybe clavipes (Fr.) Kummer, is proposed.The fruiting patterns of Clitocybe are discussed, with special comment upon the length of growing season, and on the various habitats where Clitocybes have been found.15.\t\u2014 La végétation comparée de deux frayères à Brochet.\u2014 Rolland-Germain, f.e.c., Service de Biogéographie, Université de Montréal. 98\tANNALES DE L\u2019ACFAS Ces deux frayères sont éloignées l\u2019une de l'autre d\u2019une centaine de milles du sud au nord.Dans les deux cas la végétation est à base de fortes Cypéracées dont la pousse annuelle s\u2019écrase à l\u2019automne et forme au printemps un abri et un support à la ponte du brochet.Au Lac Monroe (Parc du Mont Tremblant) les Carex et Scirpus forment de solides toura-dons, tandis qu\u2019au lac des Deux-Montagnes les Scirpus sont stolonifères à tiges plus ou moins séparées.16.\t\u2014 Pollens des épinettes du Québec et leur diagnose.\u2014 Marcellin-Sylvio, f.e.c., Service de Biogéographie, Université de Montréal.La valeur d\u2019une analyse pollinique repose toute entière sur la précision des déterminations de grains de pollen.Dans un domaine où l\u2019on peut, dans certains cas, confondre les genres entre eux, l\u2019auteur essaie de distinguer les différentes espèces d\u2019épinettes du Québec.17.\t\u2014 Etalonnage fonctionnel de diverses associations végétales.\u2014 Pierre Dansereau, Institut botanique, Université de Montréal.Quatorze relevés phytosociologiques, se rapportant à autant d\u2019associations communes dans la vallée moyenne du Saint-Laurent, ont été passés au crible de diverses classifications qui caractérisent les principales fonctions des plantes.Ainsi, la distribution, dans chacune d\u2019elles, des éléments floristiques (indigènes vs introduits; nordiques vs appalachiens, etc.) manifeste un patron caractéristique.De même, les types de dispersion (anémochore, zoochorore, etc.) sont très différents.Une application systématique de ces critères est appelée à révéler des aspects de la végétation que la seule phytosociologie ne fait pas ressortir.18.\t\u2014 Variations des violettes jaunes caulescentes dans les aires glaciées et non glaciées.\u2014 L.Lévesque, C.S.C., et Pierre Dansereau, Institut botanique, Université de Montréal.L\u2019est de l\u2019Amérique du Nord compte quatre espèces de violettes jaunes caulescentes : Viola tripartita Ell., V.hastata Michx., V.pubescens Ait.et V.pensylvanica Michx.Des mass collections ont été récoltées dans la majeure partie des aires de distribution de ces deux dernières.L\u2019étude comparative a porté principalement sur les feuilles basales et caulinaires, les tiges et les fruits.Des indices d\u2019introgression ont été appliqués à ces populations afin de mesurer la gravité de l\u2019hybridation et le sens des recombinaisons. ANNALES DE L\u2019ACFAS\t99 19.\t\u2014 Mégasporogénèse, formation du mégagamétophyte et mode de reproduction chez Solidago altissima L.\u2014 J.-R.Beaudry et R.Gauthier, Institut botanique, Université de Montréal.Chez Solidago altissima, quatre mégaspores dérivent d\u2019une arché-spore unique par l\u2019intermédiaire de deux divisions à caractère nettement méiotique.La mégaspore chalazienne donne naissance au gamétophyte qui est du type normal ou Polygonum.L\u2019embryon et l\u2019albumen sont apparemment produits par un processus régulier de double fécondation.L\u2019existence d\u2019une corrélation positive entre la longueur de l\u2019ovule et la succession normale des différents stades de la mégasporogénèse, de la formation du mégagamétophyte, de l\u2019embryon et de l\u2019albumen, est un indice que l'apomixie ne constitue pas un mode régulier de reproduction chez S.altissima.20.\t\u2014 Nombre chromosomiques de différents taxa du genre Solidago L.\u2014 Denise L.Chabot et J.-R.Beaudry, Institut botanique, Université de Montréal.Les nombres chromosomiques de dix-sept taxa différents du genre Solidago ont été déterminés.Des dix-sept taxa étudiés, quatorze sont diploïdes (2n = 18), deux sont constitués par des individus diploïdes ou tétraploïdes (2n = 36) et un par des individus hexaploïdes (2n = 54).Il existe donc dans le genre Solidago une série polyploïde dont le nombre de base est 9.Les deux taxa contenant des individus diploïdes et tétraploïdes sont apparemment des complexes constitués par deux entités biologiques.Des chromosomes surnuméraires ont été observés dans trois taxa.21.\t\u2014 Rumex thyrsiflorus en Amérique du Nord.\u2014 Askell et Doris Love, Institut botanique, Université de Montréal.Il y a quelques semaines nous avons découvert ici une espèce de plante nouvelle pour l\u2019Amérique du Nord, Rumex thyrsiflorus Fingerh.Elle croît dans la région entre Lévis et Beaumont près de la cité de Québec, et sur la côte est de l\u2019île d\u2019Orléans.En contrôlant les herbiers, on a trouvé des anciennes collections de cette plante identifiées sous le nom R.Acetosa; la majorité de ces collections provenaient de la même région.Une seule collection vient d\u2019Ontario (coll.Macoun, 1871).La plante est apparemment bien établie dans sa région limitée du Québec. 100\tANNALES DE L\u2019ACFAS 22.\u2014 Biosystématique du genre Acorus.\u2014 Askell et Doris Love, Institut botanique, Université de Montréal.Le genre Acorus est représenté en Europe par Acorus Calamus L., introduit en 1562.Il provient de l\u2019Inde, où il est à la fois cultivé et indigène.Ses racines contiennent plus de substance médicinale que ceux des autres Acorus de cette région : A.gramineus et A.cochinchinensis.Ceux-ci sont diploïdes et fertiles (2n = 24), mais A.Calamus est toujours stérile et évidemment un autotriploïde (3n = 36) de VA.cochinchinensis.Dans le nord-est de l\u2019Asie et de la Sibérie, on trouve l\u2019espèce tétraploïde, A.triqueter (2n\t48).On a cru jusqu\u2019ici que l\u2019Acorus de l\u2019Amérique du Nord était introduit, mais on a maintenant établi qu\u2019il est fertile, diploïde (2n = 24) et indigène.Il s\u2019appelle correctement A.americana.Section V : Chimie 1.\t\u2014 Variation avec la concentration du volume spécifique apparent de hauts polymères en solutions diluées.\u2014 Alcide Horth, Département de Chimie, Université de Montréal.Le volume spécifique apparent de l\u2019acétate de polyvinyle en solution dans le chlorobenzène et le volume spécifique apparent du polyisobuty-lène en solution dans le benzène et le chlorobenzène ont été mesurés à différentes températures à l\u2019aide d\u2019un densimètre de Lamb et Lee.Les résultats montrent que le volume spécifique apparent n\u2019est pas indépendant de la concentration lorsque la solution est diluée.Ceci peut s\u2019expliquer en supposant que la solution est discontinue lorsque la concentration est inférieure à environ 1% et continue lorsque la concentration est supérieure.2.\t\u2014 Sur le taux maximum de transport de la chaleur aux liquides à l\u2019ébullition.\u2014 A.Cholette, Faculté des Sciences, Université Laval, Québec.Le taux maximum de transport de chaleur à un liquide à l\u2019ébullition est plus facilement mesuré au moyen d\u2019un élément chauffé électriquement.Une étude récente (W.R.VanWijk, A.S.Vos, S.J.D.VanStralen, Chem, Eng.Sci., 5 : 50-56; 68-81.1956.) montre que le taux maximum varie rapidement avec la concentration pour plusieurs solutions et souvent passe par un maximum.Une explication du phénomène fait intervenir la différence de température entre le point de rosée des bulles de vapeur ANNALES DE L\u2019ACFAS 101 et la température de la solution.Elle ne semble pas valable d\u2019après les résultats obtenus avec des solutions aqueuses de saccharose.Le taux maximum passe par un sommet; il varie rapidement avec la concentration précisément lorsque sont négligeables les différences entre le point de rosée de la vapeur et la température de la solution.3.\t\u2014 Cinétique de l\u2019hydrolyse de l\u2019ATP.\u2014 L.Ouellet et A.-M.Couture, Université d\u2019Ottawa.La cinétique de l\u2019hydrolyse de l\u2019ATP a été étudiée à des pH variant de 9.5 à 12.Le taux de la réaction est de la forme : v = k (H+) (ATP).La constante k peut être exprimée par la relation (Eyring) : k = RT/NH exp (39/R) exp ( \u2014 29100/RT).Ces résultats, du point de vue de l\u2019entropie d\u2019activation, sont en accord avec les résultats obtenus à partir d\u2019autres réactions ioniques.4.\t\u2014 Sur le rôle de l\u2019acide peracétique dans l\u2019oxydation de l\u2019acétaldéhyde.\u2014 L.-P.Blanchard, J.-B.Farmer et C.Ouellet, Département de Chimie, Université Laval, Québec.Au moyen d\u2019un spectromètre de masse à balayage rapide, on a suivi pour la première fois les concentrations de l\u2019acide peracétique dans les trois modes d\u2019oxydation de l\u2019acétaldéhyde en phase gazeuse.Cet intermédiaire disparaît soudainement au début d\u2019une flamme froide ou d\u2019une flamme chaude; sa décomposition en chaînes ramifiées semble être le phénomène qui provoque l\u2019allumage.5.\t\u2014 Etude spectrale des photo-oxydes et des photodimères de quelques dérivés de l\u2019anthracène.\u2014 N.ILIESCO et C.Sandorfy, Département de Chimie, Université de Montréal.Les spectres électroniques et les spectres de vibration permettent d\u2019éclaircir plusieurs détails de la structure de ces corps.Les dimères de l\u2019anthracène, du 9-méthyl-anthracène, du 9-bromo-anthracène et de l\u2019a-cridine sont liés aux carbones 9 et 10.Les spectres permettent de conclure que, dans certains cas, même les noyaux benzéniques A et C sont perturbés.Une tentative est faite en vue d\u2019interpréter les spectres infrarouges d\u2019un certain nombre de photo-oxydes aromatiques et d\u2019établir des rapports entre leur spectre et leurs propriétés physico-chimiques.6.\t\u2014 Essai d\u2019identification de l\u2019anhydride sulfureux par spectroscopie infrarouge.\u2014 P.-A.Giguère et M.Falk, Faculté des Sciences, Université Laval, Québec. 102 ANNALES DE L\u2019ACFAS Toutes les tentatives faites jusqu\u2019ici pour isoler ou caractériser l\u2019acide sulfureux H2S03 ont échoué.Nous avons étudié ce problème au moyen de l\u2019infrarouge, mais sans plus de succès.Les spectres d\u2019absorption entre 1.5 et 25 de mélanges équimoléculaires d\u2019eau et d\u2019anhydride sulfureux dans les états liquide et solide ne montrent aucune bande pouvant indiquer la formation d\u2019un composé quelconque; d\u2019où l\u2019on peut conclure que la concentration d\u2019acide sulfureux dans ces solutions ne dépasse certainement pas 1%.Une étude semblable est en cours sur l\u2019acide sélénieux.7.\t\u2014 La semi-conduction dans les sulfures métalliques à l\u2019état de fusion.\u2014 Marcel Bourgon, Département de Chimie, Université de Montréal.Des mesures de la conductivité électrique de quelques sulfures métalliques à l\u2019état de fusion indiquent que celle-ci augmente avec la température.De plus, des mesures de l\u2019efficacité de courant ont montré, dans quelques cas, que la conduction est de nature électronique plutôt qu\u2019ionique.Des études de la variation de la conductivité du sulfure de cuivre en fonction de la teneur en soufre de ce composé indiquent que celui-ci se comporte comme un semi-conducteur du type p.8.\t\u2014 Titrage cérimétrique du fer avec un indicateur mixte.\u2014 Walter Heumann et Branco Belovic, Département de Chimie, Université de Montréal.Le sulfate ferreux de 1,10-phénantroline est un indicateur très exact pour le titrage cérimétrique du fer.Son seul désavantage réside dans l\u2019absence complète de tout signe précédant son virage brusque.La présente méthode utilise un deuxième indicateur dont le potentiel standard d\u2019oxydo-réduction est inférieur au potentiel du point final du titrage et qui produit par conséquent un virage avant celui de l\u2019indicateur principal.9.\t\u2014 Etude physico-chimique du système du TiCl3OBu-n butanol.\u2014 Jacques Archambault et Roland Rivest, Département de Chimie, Université de Montréal.Le tétrachlorure de titane réagit sur l\u2019alcool butylique pour donner une réaction de substitution d\u2019après l\u2019équation générale : TiCl4 + nBu(OH) = TiClm(OBu)n + (4-m)HCl A une température basse, i.e.en bas de 70° C, la réaction mentionnée s\u2019arrête à une valeur de n = 1.Nous avons étudié les solutions de TiCl3OBu dans le butanol pour déterminer le degré de solvatation de ce composé.Les mesures de viscosité, densité et conductivité de ces ANNALES DE L\u2019ACFAS 103 solutions nous indiquent la présence de deux composés solvatés correspondant aux formules TiCl3OBu.2BuOH et TiCl3OBu.BuOH.10.\t\u2014 Kinetics of the cathodic hydrogen evolution reaction : the distribution of rate determining mechanisms amongst various metals.\u2014 B.E.Conway, Department of Chemistry, University of Ottawa.The overall electrolytic hydrogen evolution reaction 2H30+ -f 2eH2 + 2HzO can proceed by several possible rate determining steps.Methods for distinguishing these at a given metal under various experimental conditions are discussed and the relationship between exchange currents for the reaction at various groups of metals and the hear of adsorption of H at these metals is examined.Metals at which an adsorbed H atom is formed in the rate determining step fall in a series where the exchange currents appear to increase with increasing heat of adsorption of H at the metal whereas those metals at which a desorption reaction is rate determining have exchange currents which decrease as the heat of adsorption of H increases.This is discussed with regard to the mechanism of rate determining steps and to the d-band character and electronic work function of the metals.11.\t\u2014 Synthèses des acides 4-amino et 2,4-diamino butyriques.\u2014 Guy Talbot, Roger Gaudry et Louis Berlinguet, Université Laval, Québec.L\u2019ouverture de la Y-butyrolactone avec une molécule de phtalimide de potassium et l\u2019hydrolyse subséquente du produit intermédiaire a donné avec un rendement excellent l\u2019acide 4-amino butyrique.La condensation d\u2019une molécule de phtalimide de potassium avec la 2-bromo-4-butyro-lactone a donné une lactone 2-phtalimidée, laquelle peut aussi s\u2019ouvrir avec une deuxième molécule de phtalimide de potassium.L\u2019hydrolyse de cet acide di-phtalimidé donne avec un très bon rendement le dichlorhy-drate de l\u2019acide 2,4-diamino butyrique.12.\t\u2014 Synthèses d\u2019acides aminés hydroxylés non-naturels.\u2014 Guy Talbot, Roger Gaudry et Louis Berlinguet, Université Laval, Québec.L\u2019acide Y,8-dihydroxy-valérianique a été préparé par hydroxylation de l\u2019allyl acétamido-malonate d\u2019éthyle au moyen de l\u2019acide formique, et par hydrolyse subséquente du produit intermédiaire.L\u2019acide Y-hydroxy-valérianique ou hydroxy-norleucine a été obtenu par addition d\u2019eau sur 104 ANNALES DE L\u2019ACFAS la double liaison de l\u2019allyl acétamido-malonate d\u2019éthyle, lors de l'hydrolyse de cet intermédiaire.Les conditions expérimentales permettant d\u2019obtenir ces produits et d\u2019éviter les produits secondaires font l\u2019objet d\u2019une brève étude.13.\t\u2014 Synthèse de peptides de cystine par hydrogénolyse catalytique.Nouvelle préparation du glutathion.\u2014 C.Berse, R.Boucher et L.Piché, Département de Chimie, Université de Montréal.Lorsque White a montré l\u2019impossibilité d\u2019éliminer le groupe carbo-benzoxyle par hydrogénation catalytique en présence du soufre de la cystine, du Vigneaud a mis au point la méthode de réduction par le sodium dans l\u2019ammoniac liquide qui devait le conduire à la synthèse de l\u2019oxytocine.En bloquant les groupes basiques de la cystine par le radical p-nitrocarbobenzoxyle, l\u2019hydrogénolyse catalytique est de nouveau possible; nous avons pu, en deux étages distinctes, hydrogéner la di-p-nitrocarbobenzoxy-L-cystine pour l\u2019obtention de cystine et, si on le désire, continuer la réduction jusqu\u2019à la cystéine.Une nouvelle synthèse du glutathion, dans laquelle cette méthode est utilisée, est présentée.14.\t\u2014 La synthèse et la structure des thiopyrophosphates organiques.\u2014 Robert A.McIvor et G.A.Grant, Defence Research Chemical Laboratories, Ottawa.Nous avons étudié plusieurs méthodes pour la synthèse des esters de l\u2019acide thiopyrophosphorique.Une de ces méthodes est très rapide et donne de très bons rendements.L\u2019étude des spectres infrarouges a montré que toutes les méthodes donnent exclusivement l\u2019isomère thiono et nulle trace de l\u2019isomère au groupement P-S-P a été identifiée.15.\t\u2014 Hydrolyse de l\u2019ester sulfurique du nitrate de cellulose non stabilisé.\u2014 Paul-E.Gagnon, Karl F.Keirstead et Brian Newbold, Université Laval, Québec.Des études sur l\u2019hydrolyse de l\u2019ester sulfurique du nitrate de cellulose non stabilisé ont été faites à 25° C.en solution eau-acétone.Une série de nitrates de cellulose ont été préparés à partir de la cellulose du coton et du bois en utilisant des mélanges d\u2019acides nitrique et sulfurique.Pratiquement, il n\u2019y eut pas hydrolyse dans l\u2019acétone 88%, mais, dans l\u2019acétone 99%, l\u2019hydrolyse fut complète après vingt-quatre heures.16.\t\u2014 Sur la configuration du groupe méthyle en position 20 de la conessine.\u2014 H.Favre et B.Marinier, Institut de Chimie, Université de Montréal. ANNALES DE L\u2019ACFAS 105 Dans le but d\u2019élucider les relations structurales entre la conessine et l\u2019hétéroconessine \u2014 selon Haworth ces deux bases se différencieraient par la configuration a ou /3 du groupe méthyle en position 20 \u2014 nous avons dihydroxylé la conessineméthine en 20-21 et l\u2019apoconessine, d\u2019une manière sélective, en 20-21 également par le tétraoxyde d\u2019osmium.L\u2019oxydation de ces glycols par l\u2019acide périodique donne des aldéhydes instables.Nous attribuons cette instabilité à une interaction entre les groupes -N(CH3)2 en position 18 et formyle en position 17.Nous nous proposons de rapprocher cette interaction de la cyclisation en milieux acide, neutre ou alcalin, des bases méthines ou de leurs sels d\u2019ammonium quaternaire dans la série de la conessine et des cyclisations, avec perte des groupes fonctionnels azoté ou hydroxylé, dans la série de l\u2019holarrhimine : ceci en fonction de la configuration /3 que nous dérivons des travaux de Tschesche (B.89 : 1288.1956.) pour le groupe méthyle en position 20 de la conessine.17.\t\u2014 Etude stéréochimique des alcools épimères dérivés de l\u2019homocamphre et de l\u2019homoépicamphre.\u2014 H.Favre, Département de Chimie, Université de Montréal, et M.Lefebvre, Shawinigan Chemicals, Ltd., Shawinigan Falls, Qué.Dans ce travail, il est montré que le ( \u2014 )homocamphre conduit à deux alcools épimères, le ( \u2014 )triméthyl- l,8,8bicyclo(3,2,l)octanol-2 F 235° (réduction catalytique) et le ( + )triméthyl \u2014l,8,8bicyclo-(3,2,l)octanol-2 F 212° (réduction Na/EtOH) et que le ( + )ho-moépicamphre conduit à deux alcools épimères le ( + )triméthyl-5,8,8 bicyclo(3,2,l)octanol-2 F 206° (réduction catalytique) et le (+)tri-méthyl-5,8,8bicyclo(3,2,l)octanol-2 F 166° (réduction Na/EtOH).Ces quatre alcools ont été caractérisés par leur p-nitrobenzoate, dinitro-3, 5 benzoate et phthalate acide.La conformation des alcools a été déterminée par les méthodes de l'analyse conformationnelle traitant : a) de leur mode de formation; b) de la vitesse de l\u2019oxydation chronique; c) de la vitesse de saponification.Les spectres infra-rouges mesurés dans la région de 1000 à 1100 cm'1 ne rentrent pas dans les cadres des règles générales émises pour les alcools de conformation axiale et équatoriale.18.\t\u2014 Inhibition de la phosphorylation oxydative de mitochondries isolées par la ribonucléase.\u2014 Pierre Couillard, Institut de Biologie, Université de Montréal.Des mitochondries de foie de souris, préincubées en présence de ribonucléase, accusent une inhibition presque complète de leur phosphorylation oxydative et une activité respiratoire accrue.Cette action semble 106 ANNALES DE L\u2019ACFAS spécifique à l\u2019enzyme actif et n\u2019est pas due à l\u2019activation de phosphatases de la fraction cellulaire utilisée.Section VI : Economique 1.\t\u2014 Le chômage régional du Canada.\u2014 Pierre Harvey, Université de Montréal.Une étude déjà publiée a fait ressortir de fortes disparités régionales des niveaux du chômage et de leur évolution.Ces disparités mettent en cause la structure industrielle des régions canadiennes et leur type de croissance, mais aussi l\u2019orientation de la politique économique du gouvernement fédéral dont les critères semblent de moins en moins bien adaptés à la tâche qu\u2019il s\u2019est fixé.2.\t\u2014 Le renouvellement récent de la politique monétaire.\u2014 Jacques Parizeau, Université de Montréal.Depuis quelques années la politique monétaire s\u2019est considérablement assouplie dans plusieurs pays.Certains instruments traditionnels n\u2019ont plus cependant leur efficacité passée et la théorie monétaire, en Angleterre en particulier, est en voie de renouvellement.Au Canada, depuis 1954, les initiatives de la Banque du Canada ont transformé non seulement le marché monétaire mais aussi certains des principes de la politique financière de l\u2019Etat.3.\t\u2014 L\u2019oligopole et le monopole imparfait.\u2014 Maurice Bouchard, Sciences sociales, Université de Montréal.Le grand nombre des économistes qui s\u2019intéressent à l\u2019étude des marchés nord-américains remarquent que l\u2019oligopole est la structure type de nos économies contemporaines.Ils soulignent en même temps que dans son état actuel la théorie de l\u2019oligopole n\u2019autorise aucune conclusion certaine sur le comportement de ce marché.Nous disposons en fait de plusieurs théories plus ou moins satisfaisantes à divers égards.Celles des pionniers, Cournot et Bertrand, font le tableau d\u2019un processus vraiment concurrentiel et aboutissent à des résultats déterminés, quoique différents.Elles s\u2019appuient malheureusement sur des hypothèses incompatibles avec l\u2019interdépendance très étroite qui caractérise l\u2019oligopole par rapport au marché atomistique.Les successeurs immédiats, tels que Bowley et Stackelberg, concilient mal les éléments concurrentiels et monopolistiques du comportement oligopolistique, pour finalement parvenir à la conclusion stérile d\u2019une indétermination de l\u2019équilibre.Certains contemporains, dont Chamberlin et Fellner, croient que l\u2019oligopole est une ANNALES DE L\u2019ACFAS 107 forme hypothétique ou transitoire.L\u2019incertitude de la partie concurrentielle mène les oligopoleurs vers le monopole collectif, grâce à des ententes plus ou moins explicites.Le conférencier propose une solution nouvelle à ce problème de l\u2019oligopole et souligne la nécessité de distinguer une autre sorte de structure, celle du monopole imparfait.Section VII : Géographie 1.\t\u2014 Grandeurs et disgrâces des maisons de chaume.\u2014 M.-A.Guérin, Institut de Géographie, Université de Montréal.Le chaume a connu, au Canada français, une telle popularité comme matériau de revêtement des maisons rurales qu\u2019il est légitime de nous poser à son sujet quelques questions : 1) à quelle époque le chaume est-il apparu dans l\u2019histoire de l\u2019habitation canadienne?2) Le chaume connut-il, au Canada français, une grande extension ?Si oui, quelles furent les limites du phénomène étudié ?3) Pourquoi le chaume a-t-il disparu ?Est-ce pour des motifs industriels, est-ce pour des raisons géographiques ?4) Existe-t-il encore des îlots géographiques où l\u2019on rencontre des maisons de chaume ?5) Conclusion.2.\t\u2014 Tourisme et géographie.\u2014 Roger Brière, Collège militaire royal, Saint-Jean, Québec.Le tourisme, phénomène social, peut être étudié à divers points de vue; entre autres, au point de vue de ses aspects géographiques.Cette brève communication a pour objet de rappeler les composantes géographiques de l\u2019activité touristique et d\u2019esquisser un plan d\u2019étude d\u2019une région touristique quelconque.3.\t\u2014 Le dernier abaissement du niveau du petit lac des Esclaves, Alberta.\u2014 T.Jost, Université d\u2019Ottawa.Les rivières qui débouchent dans le petit lac des Esclaves creusent dans leurs plaines alluviales de nouveaux lits d\u2019une profondeur d\u2019environ quinze pieds.La cause en est dans l\u2019abaissement tout récent du niveau du lac.On attribue cet abaissement à la destruction massive des castors par les chasseurs de la fin du XIXe et du commencement du XXe siècle.L\u2019écoulement du lac se fait uniquement par la petite rivière des Esclaves.Or les digues construites par les castors le long de cette rivière maintenaient le haut niveau du lac.La destruction de vastes régions forestières par l\u2019homme et les incendies avait provoqué un afflux d\u2019eau vers le 108 ANNALES DE L\u2019ACFAS lac.En conséquence l\u2019écoulement de ces masses d\u2019eau détruisit les digues que les castors ne réparaient plus.L\u2019érosion intervint ensuite pour niveler les irrégularités du lit de la rivière et en accroître la profondeur.Ainsi, le niveau du lac s\u2019abaissa avec l\u2019augmentation de l\u2019écoulement.4.\u2014 Clientèle touristique des Laurentides.\u2014 R.Viau, Institut de Géographie, Université de Montréal.Les Laurentides sont la région touristique la plus importante de la province de Québec.Chaque année elles sont fréquentées par un nombre toujours croissant de visiteurs.On étudiera plus particulièrement ce qui compose la clientèle touristique de la région : le nombre des touristes, leur lieu d\u2019origine, ainsi que leur race et condition sociale.Section VIN : Mathématiques 1.\t\u2014 Conférence sur l\u2019espace et la dimension.\u2014 Istvan Fary, Département de Mathématiques, Université de Montréal.Le but de cette conférence est de donner une vue d\u2019ensemble de la théorie de dimension à l\u2019intention des non spécialistes.Après avoir esquissé certaines notions de la topologie générale, nous donnons la définition de la dimension d\u2019un espace, et nous formulons quelques résultats fondamentaux de la théorie.Les problèmes concernant la dimension d\u2019un espace produit sont traités plus en détails, et un résultat récent de l\u2019auteur est mentionné : dim X > n implique dim (X x X) > 2n-l.2.\t\u2014 Orbites particulières du problème de Stormer.\u2014 G.Roy, Université Laval, Québec.Données de la question.Région permise pour une particule dans des conditions données.Point d\u2019équilibre.Forme des trajectoires dans le plan équatorial.Les orbites périodiques ont dans leur voisinage des solutions assez stables.On recherchera donc les orbites périodiques.Région où existent ces orbites.Calcul de quelques-unes.3.\t\u2014 Construction effective d\u2019un ensemble non-projectif.\u2014 F.Rothberger, Université Laval, Québec.Pour tout a < O, on peut construire, dans le plan xy, un ensemble Pa universel pour la classe projective a.Par une méthode de Lebesgue, on peut éliminer les a en utilisant une fonction effective (quoique non biunivoque) « = f (t), où 0 < t < 1 ; et, avec cela, on peut rendre la construction effective simultanément pour tous les a.On arrive ainsi, ANNALES DE L\u2019ACFAS 109 dans l\u2019espace xyt, à un ensemble qui n\u2019est projectif d\u2019aucune classe.On peut arithmétiser cette définition en symboles logiques, mais on a besoin de quantificateurs du 2e et 3e type.4.\t\u2014 Solutions univalentes des équations différentielles linéaires du second ordre.\u2014 Viktors Linis, Université d\u2019Ottawa.L\u2019auteur démontre quelques critères d\u2019univalence pour les solutions de l\u2019équation différentielle w\u201d + p(z)w = O, où p(z) est une fonction régulière dans le cercle-unité.La méthode employée consiste dans l\u2019application de théorèmes du type Sturm-Liouville au domaine complexe et l\u2019utilisation de la relation 2 p(z) \u2014 -j f, z }?, où -{ f, z J* est la dérivée schwarzienne de f(z), le rapport de deux solutions indépendantes.Par exemple : étant donné un segment y de longueur 1 à l\u2019intérieur du cercle-unité, la condition Jy|p(z)dz[ < 4/1 est alors suffisante pour l\u2019univalence de f(z) en y.5.\t\u2014 Différentielles d\u2019une certaine algèbre spectrale.\u2014 Istvan Fary, Université de Montréal.Soit -( Erla suite spectrale d\u2019un espace fibré p : EBW.Hurewicz et E.Fadell ont donné récemment une interprétation de la différentielle dm dans le cas où -ni(B) = 0 pour i = 1, ., m-1.Nous envisageons dans la suite seulement le cas où l\u2019anneau des coefficients est le corps des nombres rationnels.Affaiblissons l\u2019hypothèse tt/(B) = 0 comme suit : 7r/(B) opère trivialement sur la cohomologie de la fibre.Nous donnons une nouvelle démonstration du théorème de Hurewicz et Fadell sous ces hypothèses, et nous interprétons les dr pour tout r > 2.Nous utilisons la structure multiplicative de la suite spectrale, ainsi que la théorie de R.Thom concernant la représentation des classes d\u2019homologie de B par des cycles qui sont des images continues des variétés.6.\t\u2014 Sur la théorie multiplicative des idéaux.\u2014 Jean Maranda, Université de Montréal.Soit O un anneau commutatif avec élément unité dans lequel chaque élément régulier est inversible.Nous définissons la notion de valuation spéciale de O comme généralisation de la notion de valuation discrète de rang 1 d\u2019un domaine d\u2019intégrité et nous démontrons l\u2019équivalence des trois propositions suivantes : 1) Il existe un ensemble de valuations spéciales Vi \\ i£I de O tel que pour chaque élément régulier aEO, Vi(a) = O pour tout i£I sauf un nombre fini, et pour tout a£0, 110 ANNALES DE L\u2019ACFAS a£0 si seulement si Vi(a) > O pour tout LEI.2) Chaque idéal propre de o engendré par un élément régulier de o est l\u2019intersection d\u2019un nombre fini de puissances formelles d\u2019idéaux premiers réguliers minimaux de o.3) Le semi-groupe ordonné des classes de o-idéaux réguliers quasi-égaux de O est un groupe.Nous obtenons ainsi une généralisation d\u2019une théorie de W.Krull sur les domaines d\u2019intégrité.Dans le cadre de cette théorie, nous définissons la notion d\u2019anneau de Dedekind généralisé et nous démontrons que si a est un idéal d\u2019un tel anneau o, alors a = as pf\u2019 p\u201c2.p\u201cr, où S est l\u2019ensemble des éléments réguliers de o et où Pi, P2, .Pr sont des idéaux premiers réguliers minimaux de o.Finalement, si la condition de chaîne descendante est valide pour les idéaux de O, nous déterminons tous les ordres de O qui sont des anneaux de Dedekind généralisés noethériens.7.\u2014 Note sur l\u2019inversion des limites.\u2014 G.E.N.Fox, Université de Montréal.Soit f(x,y) une fonction définie sur un sous-espace du produit topologique de deux espaces topologiques E et F, et prenant ses valeurs dans un espace uniforme complet G.Soit (x», y0) un point de E x F tel que : 1) lorsque x tend vers Xo, f(x,y) tend uniformément vers une limite; 2) lorsque y tend vers y«, f(x, y) tend vers une limite, quel que soit x.Sous ces conditions, on peut démontrer que lim lim x-*x0 y->y\u201e f(x, y) = lim lim y->yD x->x0 f(x, y) = (x, y)\u2014>(x0, y0)f^x\u2019 8.\u2014 Moments de distribution de statistiques ordonnées.\u2014 Jacques Saint-Pierre, Université de Montréal.Dans ce travail, l\u2019on obtient des expressions générales pour le Kieme moment par rapport à l\u2019origine dans le cas de distributions centrales de contrastes de statistiques ordonnées.Section IX : Philosophie 1.\t\u2014 Toynbee et la religion.\u2014 Benoît Lacroix, o.p., Institut d\u2019Etudes médiévales, Université de Montréal.An Historian\u2019s Approach to Religion, paru en 1956, nous amène à nous demander s\u2019il s\u2019agit ici d\u2019une philosophie chrétienne de l\u2019histoire.Cette philosophie est religieuse, sans aucun doute.Est-elle chrétienne ?2.\t\u2014 Heidegger, Max Muller et le thomisme.\u2014 J.Langlois, S.J., Scolasticat de l\u2019Immaculée-Conception, Montréal ANNALES DE L\u2019ACFAS 111 Un essai de définition de l\u2019ek-sistence heideggerienne, permettant une comparaison avec l\u2019existence, dont traite la philosophie thomiste.3.\u2014 Philosophie et histoire de la philosophie.\u2014 Vianney Décarie, Institut d\u2019Etudes médiévales, Université de Montréal.La philosophie se présente comme une tentative d\u2019explication du réel.Mais comment s\u2019assurer de la validité d\u2019une solution sans la confronter à celles qui ont déjà été proposées du même problème ?De là découlent la nécessité d\u2019une étude des philosophies pour la constitution même d\u2019une philosophie et, du même coup, celle d\u2019une connaissance sérieuse des conditions qui en ont permis l\u2019élaboration.Cette nécessité s\u2019avère encore plus impérieuse au niveau de l\u2019éducation et de la formation philosophiques.Section X : Physique 1.\t\u2014 Une émulsion ionographique à l\u2019alcool polyvinylique.\u2014 Pierre Demers et André K.Schwerin, Département de Physique, Université de Montréal.Dans une émission contenant 82.2% AgBr, 17.8% alcool polyvinylique (CH2CHOH)n, on a réussi à enregistrer des traces de rayons « longues de 10 microns comptant 10 à 15 grains de diamètre 0.1 à 0.2 microns.Cependant jusqu\u2019ici la seule région sensible est très près de la surface, à moins de 0.5 microns de celle-ci : effet de l\u2019image latente interne, de développement physique ou autre.On précipite comme dans la formule de Demers Can.J.Phys.(1954) : 191 cm3 AgN03 0.6 g./cm3; 194 cm3 KBr 0.42 g./cm3;15 g.Elvanol (aie.polyv.Dupont) 72-60, 7.5 g.Elvanol 52-22, 315 cm3 eau.On congèle; après dégel, on a une gelée lavable devenant fluide à 70° C.Révélateur à la chlorohydro-quinone 1:1 à 0° C.cinq au lieu de dix minutes pour réduire le voile.Alcool, triéthanolamine et glycérine sont inutiles.Ces résultats donnent l\u2019espoir qu\u2019on pourra enregistrer de façon pratique les trajectoires sans gélatine et sans azote.2.\t\u2014 Structure des trajectoires dans les émulsions à grain fin.\u2014 Ishfaq Ahmad et Pierre Demers, Département de Physique, Université de Montréal.L\u2019identification d\u2019une particule en nature et en énergie repose sur l\u2019analyse de la trajectoire matérialisée, formée de lacunes et de paquets 112\tANNALES DE L\u2019ACFAS alternés.Dans notre émulsion, les paquets présentent une forme où l\u2019oeil peut reconnaître le nombre ng de grains constituants avec assurance, si n« = 1, 2, 3 et même 4.Nous avons mesuré ng, la longueur d et le nombre des paquets sur des segments de mésons, de protons, de deutérons et de rayons a ionisant entre une et 400 fois le minimum.A toutes les ionisations, pour ng = 1, 2, 3, 4 et 5, d = 0.18, 0.45, 0.88, 1.12 et 1.32.La proportion des paquets ng = 1 et la longueur médiane des paquets sont des paramètres très sensibles à l\u2019ionisation I pour 1-20 KEV/jli.La densité linéaire des paquets est maximum pour I = 6.5 et vaut 1,4 par Nous discuterons l\u2019application de cette analyse à l\u2019identification des particules de haute et de basse énergie.3.\t\u2014 Structure de la molécule de fulvène par diffraction des électrons.\u2014 Marcel Rouault et Zofia Lechno-Wasiu-tynska, Département de Physique, Université de Montréal.Un échantillon de fulvène préparé au laboratoire de l\u2019Ecole normale supérieure (J.Wiemann et Mlle Thiec) a permis d\u2019obtenir la répartition angulaire des électrons diffractés par la vapeur de ce composé.Les résultats ont été comparés avec une répartition théorique calculée pour quatre modèles moléculaires dans lesquels les angles du pentagone varient de l\u2019un à l\u2019autre.Le modèle en meilleur accord avec l\u2019expérience a des angles du pentagone voisins de 110°, 105° et 109°, et des distances C \u2014 C: 1.40 A° et C-C: 1.51 A°, un peu différent du modèle utilisé pour les calculs théoriques de G.Berthier.Des mesures plus précises sont projetées.4.\t\u2014 Compteur absolu et spectromètre pour neutrons rapides.\u2014 Bertrand Banville, Département de Physique, Université de Montréal.Des protons de recul sont produits par le passage des neutrons rapides dans un feuillet de polyéthylène en contact avec un cristal mince de Nal(Tl) monté sur une cellule photomultiplicatrice.Grâce à la linéarité de la réponse en énergie lumineuse du cristal pour les protons, le spectre des énergies des protons de recul est identique au spectre des hauteurs des impulsions électriques observées à la sortie de la cellule photomultiplicatrice.Le cristal mince permet une discrimination partielle contre les rayons gamma, les électrons ayant des parcours résiduels beaucoup plus grands que des protons de même énergie.La contribution des rayons gamma peut être déterminée en faisant des mesures en l\u2019absence du diffuseur hydrogéné.Ce spectromètre utilisé dans un cas extrême ANNALES DE L\u2019ACFAS 113 de mauvaise géométrie peut servir de compteur pour la mesure du flux absolu d\u2019une source de neutrons.Le calcul ne fait intervenir que la section efficace totale (n, p), la relation énergie-parcours des protons dans la substance hydrogénée utilisée, et finalement l\u2019énergie de discrimination du compteur.L\u2019auteur présentera quelques spectres de neutrons calculés suivant deux différentes méthodes à partir des spectres des protons de recul.5.\u2014 Spectromètre à temps de vol pour neutrons d\u2019énergie moyenne.\u2014 Paul Lorrain, Bertrand Banville et Claude Saint-Pierre, Département de Physique, Université de Montréal.Le spectromètre décrit utilise la méthode du temps de vol pour déterminer l\u2019énergie des neutrons diffusés inclastiquement dans différents éléments.Les neutrons ont des énergies de l\u2019ordre de quelques Mev.Le faisceau de deutérons de l\u2019accélérateur de 500 kilovolts est balayé à 3.8 Mc sur une cible de deutérium, de façon à puiser la source de neutrons à une fréquence de 7.6 x 106 par seconde.La durée des impulsions est 2 x 10'9 seconde.Les neutrons sont détectés au moyen d\u2019un scintillateur hydrogéné et d\u2019un photomultiplicateur.Les impulsions produites par le photomultiplicateur sont appliquées, après amplification, sur un oscillographe dont le balayage est en synchronisme avec le balayage du faisceau de l\u2019accélérateur.L\u2019énergie des neutrons est déduite de leur temps de vol sur une distance d\u2019un mètre.On peut évaluer la position d\u2019une raie à environ 4 x 10'10 seconde près, ce qui correspond à une incertitude de 1% sur l\u2019énergie d\u2019un neutron de 1 Mev, la largeur à la demi-hauteur de 4 x 10'9 seconde.On présentera quelques spectres de neutrons obtenus au moyen du spectromètre.6.\u2014 The galvanomagnetic effects in metals under extreme conditions.\u2014 D.K.C.MacDonald, National Research Council and Department of Physics, University of Ottawa.In a metal of conductivity a, the electric current density J is related to the electric field E through J = a E.In the case of a cubic metal (such as the alkalis or group IB metals), a is a scalar and the current everywhere follows the lines of electric field.When a magnetic field is applied, the Lorentz force qv X H/c acts on the charge-carriers q (usually electrons) tending to displace the lines of current flow.The initial displacement of current flow generally gives rise to an electric 114\tANNALES DE L\u2019ACFAS field tending to oppose further displacement; this electric field is the Hall field, Eh, whose magnitude is of the order (1/R) E, where 1 is the electron mean free path and R the radius of curvature of a free conduction electron.At the same time a change of resistance, the magnetoresistance, occurs which is also a function of 1/R.Now at room temperature, in sodium for example, 1/R is only of order 10-2 in magnetic fields as high as 20,000 gauss and these effects are small; in particular, it is generally assumed (e.g.W.R.Smythe : Static and Dynamic Electricity.McGraw-Hill, 1939.) that one may neglect entirely any distortion of the current flow pattern by the magnetic field.In liquid helium however (~ 4.2° K), we can achieve values of 1/R in very pure sodium in excess of 50, and the galvanomagnetic effects then become dominant and very striking.Recent experiments (cf.also D.K.C.MacDonald, Phil.Mag., 1956.In press.Bull.Inst.Int.Froid.Proceedings of Louvain Meeting, Sept.1956.) and the new problems presented thereby will be reviewed.7.\t\u2014 Limites supérieures d\u2019abondance de quelques isotopes.\u2014 Larkin Kerwin et D.E.McElcheran, Département de Physique, Université Laval, Québec.Seront présentées les limites supérieures récemment déterminées pour l\u2019existence de plusieurs isotopes des éléments Ne, Cl, A, Mn, Ga et Cd.8.\t\u2014 Une source d\u2019ions d\u2019usage général.\u2014 Larkin Kerwin et D.E.McElcheran, Département de Physique, Université Laval, Québec.On décrira une source d\u2019ions destinée à l\u2019alimentation d\u2019un spectro-mètre de masse.La source est rapidement adaptable pour les échantillons solides, liquides ou gazeux, ainsi que pour l\u2019emploi de filaments en métal ou en carbone.9.\t\u2014 Appareil servant à déterminer en valeur absolue la perte d\u2019énergie des mésons de la radiation cosmique.\u2014 Georges Hall, Département de Physique, Université Laval, Québec.Cet appareil comporte essentiellement : a) un télescope de compteurs; b) une chambre d\u2019ionisation à pression et à collection d\u2019électrons; c) un amplificateur linéaire; d) un dispositif d\u2019enregistrement des impulsions. ANNALES DE L\u2019ACFAS\t115 10.\t\u2014 Mesure de la perte d\u2019énergie des mésons de la radiation cosmique.\u2014 Georges Hall, Département de Physique, Université Laval, Québec.Description des résultats obtenus avec l\u2019appareil décrit dans la communication précédente.Ces résultats s\u2019accordent avec les prévisions théoriques en ce qui concerne la distribution statistique de la perte d\u2019énergie des mésons-mu dans l\u2019argon ainsi que la valeur absolue de la perte d\u2019énergie la plus probable.11.\t\u2014 Amélioration d\u2019un amplificateur à galvanomètre.\u2014 Jean Lefaivre, Département de Physique, Université d'Ottawa.Dans un amplificateur décrit par D.K.C.MacDonald on fait usage de cellules au sélénium comme cellules photovoltaïques.Pour améliorer le rendement de l\u2019amplificateur du côté des plus grandes impédances permises dans la source, on a fait usage d\u2019un circuit comprenant des cellules photoconductrices au sulfure de cadmium, d\u2019une pile sèche et de résistances.Un montage a montré que l\u2019on peut gagner un facteur de dix.12.\t\u2014 Un nouveau circuit détecteur F.M.\u2014 M.W.OvER-hoff, Département de Génie électrique, Université Laval, Québec.On modifie le circuit d\u2019un détecteur F.M.courant.Ce circuit modifié permet d\u2019utiliser deux diodes faisant partie d\u2019une lampe multiple (triode-diode double) au lieu des deux diodes séparées.En plus l\u2019inductance de filtrage se trouve éliminée.L\u2019accouplement à l\u2019étage d\u2019amplification suivant n\u2019exclut pas la composante continue du courant, et la source de tension négative est éliminée.On illustrera une application du détecteur à la mesure des pressions faibles.13.\t\u2014 Non-linéarités dans les amplificateurs à contre-réaction.\u2014 Igor Gumowsky, Département de Génie électrique, Université Laval, Québec.Lorsqu\u2019on applique de la contre-réaction à un amplificateur avec distorsion non linéaire, il se produit un effet hétérodyne entre le signal appliqué et le signal retourné.On examine l\u2019effet de cet effet hétérodyne sur le signal transmis.14.\t\u2014 Analyse directe des systèmes physiques linéaires. 116\tANNALES DE L\u2019ACFAS \u2014 K.-P.-A.Robichaud et M.Boisvert, Département de Génie électrique, Université Laval, Québec.L\u2019analyse directe est une méthode qui permet de résoudre les systèmes physiques linéaires à constantes localisées à partir d\u2019un diagramme représentatif sans avoir à écrire les équations ou matrices du système.Cette méthode est basée sur l\u2019isomorphisme entre les diagrammes dirigés et les diagrammes des systèmes physiques.L\u2019analyse directe est plus générale que les règles de Kirchhoff ou que les méthodes basées sur les réseaux non maillés.Elle s\u2019applique également aux systèmes contenant des éléments non réciproques, mutuels et actifs.15.\t\u2014 Etude physique des guides d\u2019ondes.\u2014 Alexis Guer-bilsky, Faculté des Sciences, Université Laval, Québec.Le but de ce travail est l\u2019application d\u2019une méthode d\u2019analyse des guides d\u2019ondes à des systèmes particuliers.La méthode est basée sur la décomposition de l\u2019onde et la considération de l\u2019impédance d\u2019une onde élémentaire dans une direction donnée.L\u2019application est faite à l\u2019étude des ondes de surface entre deux plans conducteurs et aux guides rectangulaires à deux diélectriques.La méthode présentée est comparée aux procédés classiques.Une extension aux systèmes à symétrie cylindrique est indiquée.16.\t\u2014 La détermination du coefficient de traînée des sphères.\u2014 Charles R.Vincent, Laboratoire d\u2019Aérodynamique, Université Laval, Québec.Un programme de recherche sur la détermination du coefficient de traînée des sphères est actuellement en cours au Laboratoire d\u2019Aérodyna-mique de l\u2019Université Laval.Les sphères employées ont différents coefficients de rugosité, et leurs nombres de Reynold varient entre 5 x 103 et 1 x 10fc.Les expériences ont lieu aux vitesses transoniques dans un petit tunnel d\u2019essai aérobalistique.17.\t\u2014 La cinématique des erreurs de profil dans les engrenages à développante de cercle.\u2014 V.Tordion, Faculté des Sciences, Université Laval, Québec.L\u2019auteur développe la formule générale qui permet de calculer l\u2019erreur dans la position et dans le rapport de vitesse de deux engrenages aux axes parallèles et dentures droites en fonction d\u2019une répartition quelconque des erreurs le long des profils des dents.Discussion des résultats. ANNALES DE L\u2019ACFAS 117 La variation du rapport de vitesse introduit des phénomènes dynamiques indésirables dans la transmission du mouvement.18.\t\u2014 Etat de l\u2019oxygène dans le titane.\u2014 Fernand Clais-SE, Laboratoire du Ministère des Mines, Québec, et Paul Koenig, Département de Physique, Université Laval, Québec.Pour expliquer la charge que portent les atomes d\u2019oxygène en solution solide dans le titane, un modèle de l\u2019état de l\u2019oxygène dans ce métal est décrit.Il est en accord avec l\u2019échelle des électronégativités, le caractère directionnel des liaisons et avec les variations des paramètres cristallographiques observés dans la phase alpha et dans celle dite TiO du système titane-oxygène.Il permet d\u2019expliquer la solubilité de l\u2019oxygène ainsi que la dureté que ce dernier confère au titane.19.\t\u2014 Diffusion de l\u2019oxygène dans le titane.\u2014 Fernand Claisse, Laboratoire du Ministère des Mines, Québec, et Paul Koenig, Département de Physique, Université Laval, Québec.Dans des fils de titane, la diffusion de l\u2019oxygène ainsi que la migration de ce même élément lorsque la diffusion a lieu dans un champ électrique, ont été mesurées.La connaissance des constantes physiques de ces deux phénomènes permet de calculer la charge électrique portée par les atomes d\u2019oxygène.Section XI : Psychologie 1.\t\u2014 Développement de la notion d\u2019objet de relation ob-jectale.\u2014 Thérèse Gouin-Décarie, Université de Montréal.En utilisant, comme premier instrument de travail, une échelle basée sur la théorie de Piaget en ce qui concerne l\u2019évolution de la notion d\u2019objet et, comme second instrument de travail, une série d\u2019indices représentatifs du développement du lien objectai (object-relationship}, nous avons essayé de dégager la relation qui peut exister entre ces deux modes de connaissance.La recherche porte sur 90 sujets, dont l\u2019âge chronologique va de trois mois à vingt mois.Elle a permis d\u2019établir, expérimentalement, la correspondance entre les stades de Piaget et les phases psychanalytiques.2.\t\u2014 De deux modes de présentation d\u2019une discussion et de leurs effets sur celle-ci.\u2014 Léo Dorais, Montréal. 118\tANNALES DE L\u2019ACFAS Dans le contexte des séminaires organisés par le Centre de Recherches en Relations humaines sur les relations inter-ethniques à Montréal, un essai est présenté qui lie des modes de discussion à des façons de présenter l\u2019objet des rencontres.Au moyen d\u2019une méthode d\u2019analyse du contenu dite signvehicule analysis, dont l\u2019unité est le mot, deux types différents de présentation d\u2019une discussion sont considérés.Il semblerait que, pour un rendement optimal durant la période de discussion, un mode de présentation doctrinal, à contenu conceptuel, l\u2019emporte sur un mode pédagogique, à contenu imagé.3.\t\u2014 Elaboration d\u2019un examen individuel de développement mental pour les enfants de langue française âgés de deux à douze ans.\u2014 Monique Laurendeau, Institut de Psychologie, Université de Montréal.La communication est un résumé du travail actuellement en cours à l\u2019Institut de Psychologie de l\u2019Université de Montréal, en vue de l\u2019élaboration d\u2019un premier examen d\u2019intelligence spécialement adapté à la population enfantine de la province de Québec.Cet examen a été presque totalement construit à partir de la théorie opératoire de l\u2019intelligence telle que formulée par Piaget.L\u2019exposé comprendra les deux parties suivantes : 1) la description sommaire de la batterie expérimentale actuellement soumise à l\u2019expérimentation; 2) un aperçu des premiers résultats (analyse des item et valeur discriminative).4.\t\u2014 Stress et mécanismes psychologiques d\u2019adaptation.\u2014 D.Bélanger, Université de Montréal.Dans une situation de conditionnement, des rats apprennent à se soustraire à un choc électrique d\u2019une intensité considérable ou à l\u2019éviter en réagissant à un signal qui précède la présentation du choc.Les résultats d\u2019une telle expérience se prêtent à une analyse détaillée, qui permet de distinguer trois phases dans ce processus d\u2019apprentissage : acquisition de la réaction d\u2019évasion, acquisition de la réaction d\u2019évitement et extinction de l\u2019une et de l\u2019autre.Cette technique permet donc d\u2019étudier la contribution de l\u2019axe hypophyso-adrénalien vis-à-vis de l\u2019adaptation psychologique.On peut démontrer l\u2019effet de l\u2019extirpation des diverses glandes et du remplacement des hormones sur chacune des phases de ce processus.5.\t\u2014 L\u2019âge et la détérioration mentale.\u2014 M.Chagnon, Université d\u2019Ottawa. ANNALES DE L\u2019ACFAS\t119 A l\u2019occasion de la normalisation de l\u2019échelle d\u2019intelligence Ottawa-Wechsler, on a étudié les résultats de 750 sujets distribués dans huit groupes d\u2019âge afin de mettre à l\u2019épreuve trois hypothèses émises par certains psychologues : 1) chez les adultes, il y a décroissance graduelle de l\u2019intelligence générale; 2) la décroissance de diverses capacités intellectuelles se poursuit à des rythmes différents; 3) cette décroissance n\u2019est qu\u2019apparente parce que les résultats inférieurs des groupes âgés s\u2019expliquent par l\u2019affaiblissement des fonctions sensorielles et physiologiques.6.\t\u2014 Que mesure l\u2019Ottawa-Wechsler?\u2014 L.Dayhaw, Université d\u2019Ottawa.Comme étude complémentaire à l\u2019enquête de standardisation du Wechsler à la population de langue française sous la direction du Dr Maurice Chagnon de l\u2019Université d\u2019Ottawa, une analyse factorielle fut entreprise à diverses fins : a) établir les composantes psychologiques sensibilisées par les dix sous-tests à chaque niveau d\u2019âge adulte; b) découvrir si des changements systématiques dans la composition des facteurs se produisent avec l\u2019âge; c) suggérer des modifications aux futures retouches du test par rapport aux fonctions qu\u2019il est censé juger.7.\t\u2014 Le problème du scrupule et la psychologie religieuse.\u2014 N.Mailloux, o.p., Université de Montréal.Jusqu\u2019ici, on a eu tendance en psychopathologie à voir dans le scrupule tout simplement une obsession à contenu moral ou religieux.L\u2019étude systématique d\u2019une vingtaine de cas révèle qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019une interprétation réductionnelle.De même, loin de revêtir uniformément un caractère obsessionnel, la scrupulosité mobilise souvent des constellations de mécanismes fort disparates.Ces observations suggèrent la nécessité d\u2019une nouvelle approche dans l\u2019étude empirique de l\u2019attitude religieuse.Elles contribuent aussi à nous éclairer sur certaines déviations apparentes : révolte contre la Foi, indifférence, angoisse morale.Section XII : Sciences de l'Homme 1* \u2014 Le port de Québec, son trafic et ses fonctions.\u2014 Pierre Camu, Institut de Géographie, Université Laval, Québec.La présente communication est le résultat d\u2019une étude analytique du trafic dans le port de Québec de 1935 à 1955, et d\u2019une analyse plus 120\tANNALES DE L\u2019ACFAS fouillée pour l\u2019année 1955.L\u2019étude du trafic permet ainsi de déterminer l\u2019importance des fonctions portuaires d\u2019après la nature des denrées.Deux autres séries de fonctions portuaires sont également décrites et expliquées, les unes sont étudiées d\u2019après l\u2019arrière-pays ou la clientèle portuaire, les autres d\u2019après les relations maritimes du port.Dans les deux cas, les fonctions sont soit locales, soit régionales, soit nationales ou internationales.2.\t\u2014 Observations sur la situation démographique des Canadiens français.\u2014 J.Henripin, Faculté des Sciences sociales, Université de Montréal.Exposé de l\u2019évolution récente des principaux phénomènes démographiques : population totale, urbanisation, fécondité, mortalité, nuptialité, scolarité, etc.Exploration des problèmes économiques et sociologiques posés par ce phénomène de population.3.\t\u2014 L\u2019esclavage au Canada français.\u2014 M.Trudel, Faculté des Lettres, Université Laval, Québec.Un phénomène social qui apparaît vers 1689.Les autorités coloniales demandent l\u2019introduction de l\u2019esclavage au Canada et la métropole donne son adhésion officielle.Les Canadiens se conforment au Code noir sans peut-être y être tenus.La population esclave est surtout composée de sauvages panis.Qui possède des esclaves?Les esclaves meurent avant d\u2019avoir atteint vingt ans.Le comportement des esclaves dans la société.Le régime français transmet au régime anglais une population esclave qui décroît.L\u2019esclavage s\u2019éteint au Canada français avant la loi formelle d\u2019abolition.4.\t\u2014 Le concept de folk-société et l\u2019utilisation de l\u2019histoire en anthropologie synchronique.\u2014 M.Rioux, Musée national du Canada.On se demandera si le concept de folk-société et celui de continuum folk-urbain sont des outils heuristiques qui peuvent être utilisés dans l\u2019étude des sociétés paysannes contemporaines.On essaiera aussi de préciser dans quelle mesure une anthropologie synchronique est valable.5.\t\u2014 Histoire de la pédiatrie au Canada français.\u2014 P.Letondal, m.d., Hôpital Sainte-Justine, Montréal.L\u2019auteur définit tout d\u2019abord la pédiatrie, la médecine des enfants.Au Canada français, les pionniers de la pédiatrie furent les docteurs Sé-verin Lachappelle, Raoul Masson et J.-A.Leduc, de Montréal; René ANNALES DE L\u2019ACFAS 121 Fortier et Albert Jobin, de Québec.Ils étaient professeurs de la Faculté de Médecine.Il faut également mentionner le docteur Alphonse Ferron, premier titulaire de la chaire de chirurgie infantile et d\u2019orthopédie à l\u2019Université de Montréal.S\u2019il existe plusieurs sociétés de pédiatrie, il n\u2019y a qu\u2019une seule revue à date consacrée à la médecine et à la chirurgie des enfants : Les annales médico-chirurgicales de l\u2019Hôpital Sainte-Justine de Montréal.6.\t\u2014 Le premier prêtre-aviateur canadien, le R.P.Joseph Couture, s.j.\u2014 L.Cadieux, S.J., Collège du Sacré-Coeur, Sudbury, Ontario.Le R.P.Joseph Couture, s.j., a été missionnaire dans l\u2019Ontario-Nord, de 1920 à 1949.Homme d\u2019une force extraordinaire, il visita d\u2019abord ses missions en canot et en traîne à chiens.Sa paroisse couvrait une étendue de 74,437 milles carrés.Il faillit abandonner son oeuvre à cause d\u2019une arthrite du genou qui l\u2019empêchait de marcher.Pour continuer à visiter ses missions indiennes, il acheta un avion, qui fut piloté par un aviateur distingué, M.Louis Bisson, de Hull; celui-ci deviendra un des as de la deuxième Grande Guerre.Le Père Couture obtint son brevet de pilote le 16 janvier 1936; il réussit son examen en un temps record.Les journaux canadiens et américains signalèrent le courage et l\u2019habileté du Père Couture; \"Canada\u2019s Only Flying Priest\u2019\u2019, dit le Toronto Daily Star, le 11 janvier 1936; le Globe, dans un reportage du 16 janvier, écrit au sujet du nouvel aviateur : \"Wins His Wings.\u201d 7.\t\u2014 Stratification sociale et système de valeurs.\u2014 G.-A.Fortin, Centre de Recherches sociales, Université Laval, Québec.Le but de cette communication est de formuler les concepts de stratification sociale en termes qui soient utiles à la fois au théoricien et au chercheur.Le processus de stratification sera d\u2019abord examiné et une distinction sera établie entre stratification objective et subjective.La relation entre le système de stratification et le système de valeurs d\u2019une société sera ensuite étudiée.Enfin, la possibilité d\u2019employer la stratification des occupations comme indicateur universel de stratification sociale sera examinée.En conclusion, des suggestions de recherche dans notre milieu seront présentées.8.\t\u2014 Discussion du problème des relations inter-ethniques par des représentants de quatre groupes d\u2019âge et de milieux 122 ANNALES DE L\u2019ACFAS professionnels différents.\u2014 Monique Lortie-Lussier, Université de Montréal.Des participants d\u2019origine ethnique différente mais de même milieu professionnel prirent part à quatre séminars portant sur les relations communautaires.Grâce à une technique d\u2019analyse du contenu, dite analyse thématique, nous avons pu observer des approches différentes à ce problème identique.Il semble que l\u2019expérience sociale variée, que favorise un milieu professionnel donné, influence la motivation et les intérêts révélés au cours de la discussion. VIII \u2014 Index des noms de personnes qui ont présenté des communications au vingt-quatrième congrès Adamkiewicz, V.-W\t\t\t 82 Ahmad, I\t\t\t 111 Archambault, J\t\t\t 102 Banville, B\t\t\t 112, 113 Baril, R\t\t\t 76 Beaudry, J.-R\t\t\t 99 Bélanger, C\t\t\t 82 Bélanger, D\t\t\t 118 Bélanger, L.-F\t\t\t 82 Belovic, B\t\t\t 102 Benoit, J.-C\t\t\t 80 Berlinguet, L\t\ts i-i O CO Bernard, R\t\t\t 87 Berse, C\t\t\t 104 Bigelow, H.E\t\t\t 97 Bigelow, M.E.Barr\t\t 97 Blanchard, L.-P\t\t\t 101 Bois, P\t\t\t 80 Boisvert, M\t\t\t 116 Boivin, B\t\t\t 96 Borduas, A.-G\t\t\t 78, 79 Bouchard, M\t\t\t 106 Boucher, R\t\t\t 104 Bourassa, R\t\t\t 90 Bourgon, M\t\t\t 102 Bouthillier, L.-P\t\t\t 85 Brière, R\t\t\t 107 Brunei, J\t\t\t 94, 95 Cadieux, L., s.j\t\t\t 121 Cailloux, M\t\t\t 86 Camu, P\t\t\t 119 Cayouette, L.-R\t\t\t 97 Chabot, D.L\t\t\t 99 Chagnon, M\t\t\t 118 Chevrette, J.-E\t\t\t 77 Cholette, A\t\t\t 100 Claisse, F\t\t\t 117 Clermont, Y\t\t\t 84 Comeau, N.-M\t\t\t 88, 89 Conrad-Marie, f.e.c\t\t\t 94 Conway, B.E\t\t\t 103 Couillard, P\ti\\*i.\t Courtemanche, A\t\t\t 93 Couture, A.-M\t\t\t 101 Danser eau, P\t\t\t 98 Dayhaw, L\t\t\t 119 Décarie, V\t\t\t 111 Demers, J.-M\t\t\t 87 Demers, P\t\t\t 111 De Repentigny, J\t\t\t 78 Desmarais, A\t\t\t 83 Desmarais, Y\t\t\t 90 Desrochers, R\t\t\t 88 Dessureaux, L\t\t\t 77 D\u2019Iorio, A\t\t\t 85 Dorais, L\t\t\t 117 Dufour, D\t\t\t 83 Dugal, L.-P\t\t00 K) 00 00 Dutilly, A., o.m.i\t\t\t 96 Dyrda, Y\t\t\t 86 Falk, M\t\t\t 101 Farmer, J.-B\t\t\t 101 Fary, I\t\t\t 108, 109 Favre, H\t\t\t 104, 105 Forest, B\t\t\t 76 Fortin, G.-A\t\t\t 121 Fox, G.E.N.110 Frappier, A.78, 79 Fredette, V.79 Gagnon, P.-E\t\t\t 104 Gaudry, R\t\t\t 103 Gauthier, F.-M\t\t\t 77 Gauthier, R\t\t\t 99 Genender, L\t\t\t 84 Giguère, P.-A\t\t\t 101 Gouin-Décarie, T\t\t\t 117 Grant, G.A\t\t\t 104 Guerbilsky, A\t\t\t 116 Guérin, M.-A\t\t\t 107 Gumowsky, I\t\t\t 115 Gupta, C.K\t\t\t 79 Hall* G\t\t\t 114, 115 HaWéy/\u2019K I.\".*\t\t\t 106 124 ANNALES DE L\u2019ACFAS Henripin, J.Heumann, W.Horth, A.Huot, L.Iliesco, N.Jasmin, G.Jost, T.Keirstead, K.F.Kerwin, L.Koenig, P.Kucyniak, J.Lachance, J.-P.Lacroix, B., o.p.Lagueux, R.91 Langlois, J., s.j.Langlois, Y.Laurendeau, M.Lechno-Wasiutynska, Z.Leduc, J.Lefaivre, J.Lefebvre, M.Lemay, Y.Lemonde, A.Lepage, E., ptre.Letellier, G.Letondal, P., m.d.Lévesque, L., c.s.c.Linis, V.Lorrain, P.Lortie-Lussier, M.Louis-Marie, R.P.Love, A.et D.99, Lussier, J.-P.Mailloux, N., o.p.Maranda, J.Marcellin-Sylvio, Fr., f.e.c.Marinier, B.Martin, P.-S.Messier, B.Mongeau, Fr.J.-R., c.s.v.Mosimann, J.E.Moussali, R.Mrozewska, J.\u2022 McDonald, D.K.G.; McElcheran, D.E\t\t.\t114 Mclvor, R.-A\t\t.\t104 Newbold, B\t\t.\t104 Ouellet, C\t\t.101 Ouellet, L\t\t.101 Ouellette, G.-J\t\t.\t77 Overhoff, M.W\t\t.\t115 Pagé, E\t\t.\t83 Panisset, M\t\t.80 Parizeau, J\t\t.106 Pellerin, J\t\t.\t85 Piché, L\t\t.\t104 Prat, H\t\t.88 Raymond, M\t\t95, 96 Rioux, M\t\t.120 Rivest, R\t\t.102 Robert, Fr.A., c.s.v\t\t\t.92, 93 Robichaud, K.-P.-A\t\t.116 Robillard, E\t\t.86 Rochefort, B\t\t.\t76 Rolland-Germain, Fr., f.e.c.\t.\t97 Rothberger, F\t\t.108 Rouault, M\t\t.112 Roussow, G\t\t.\t89 Roy, G\t\t.108 Saint-Pierre, C\t\t.\t113 Saint-Pierre, J\t\t.110 Sandorfy, C\t\t.101 Saucier, G\t\t.82 Schwerin, A.K\t\t.111 Scott, A\t\t.\t76 Séguin, R.-L\t\t.\t91 Selye, H\t\t.80 Sonea, S\t\t.\t78 Talbot, G\t\t.\t103 Tordion, V\t\t.116 Tremblay, J.-L\t\t.\t87 Trudel, M\t\t.120 Vankataraman, P.R\t\t.\t84 Ventura, J\t\t.81 Viau, R\t\t.108 Vincent, C.-R\t\t.116 \u2022V>rfet,.\u2019G,:.l.v^\t\t.\t79 120 102 100 87 101 81 107 104 114 117 94 83 110 , 92 110 82 118 112 86 115 105 86 87 96 85 120 98 109 113 122 78 100 86 119 109 98 104 93 84 93 93 87 80 b.13 "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.