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Titre :
Annales de l'A.C.F.A.S.
Éditeur :
  • Montréal (Québec) :Association canadienne-française pour l'avancement des sciences,1935-1995
Contenu spécifique :
1951
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
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Annales de l'A.C.F.A.S., 1951, Collections de BAnQ.

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[" Volume 17 ) 1951 ANNALES DE L'ACFAS POUR L'ANNEE 1949-1950 ASSOCIATION CANADIENNE-FRANÇAISE POUR L\u2019AVANCEMENT DES SCIENCES SMm wcMi MONTREAL, CANADA LE NOUVEAU MICROSCOPE QUALITE SUPÉRIEURE - MODELES VARIES 'Demande'} n*à dépliant* CANADIAN LABORATORY SUPPLIES LIMITED MONTRÉAL TORONTO WINNIPEG ANNALES DE L\u2019A C FA S M.LIONEL DAVIAULT Président de V ACF AS pour Vannée 1949-50 Volume 17 1951 ANNALES DE l/ACFAS POUR L'ANNEE 1 949-1 950 ASSOCIATION CANADIENNE-FRANÇAISE POUR L\u2019AVANCEMENT DES SCIENCES Sligc social : MONTREAL, CANADA Les Annales de l\u2019Acfas sont publiées annuellement par l\u2019Association canadienne-française pour l\u2019Avancement des Sciences, Inc., qui a son siège social à l\u2019Université de Montréal, 2900, boulevard du Mont-Royal, Montréal 26, Canada.Le volume XVII est sorti des presses le 30 août 1951. : -.?.r\t* SOMMAIRE \u2022 I.\tConseil d\u2019administration de l\u2019Acfas.11 II.\tRapport du président.12 III.\tRapport du secrétaire général.15 IV.\tRapport du trésorier.20 V.\tRapports des sociétés affiliées : 1.\tAssociation des Psychologues du Québec.22 2.\tInstitut de Chimie du Canada (Section de\tQuébec).22 3.\tSociété agronomique de Québec.23 4.\tSociété agronomique de Sainte-Anne-de-la-Pocatière.23 5.\tSociété canadienne d\u2019Histoire naturelle.23 6.\tSociété cafoadienne-française d\u2019Êlectrolegie et de Radiologie médicales.24 7.\tSociété de Biologie de Montréal.25 8.\tSociété de Biologie de Québec.25 9.\tSociété de Chimie de Montréal.26 10.\tSociété de Géographie de Montréal.26 11.\tSociété d\u2019Histoire naturelle de la Pocatière.27 12.\tSociété de Mathématiques de Québec.27 13.\tSociété de Mathématiques et de Physique de Montréal.28 14.\tSociété de Philosophie de Montréal.28 15.\tSociété de Stomatologie de Québec.29 16.\tSociété de Sylviculture de Québec.29 17.\tSociété historique de Joliette.29 18.\tSociété historique de Montréal.30 19.\tSociété historique de Québec.30 20.\tSociété historique du Nouvel-Ontario.31 21.\tSociété linnéenne de Québec.31 22.\tSociété médicale des Hôpitaux universitaires de\tQuébec.31 23.\tSociété médicale de Montréal.33 s ANNALES DE L ACFAS 24.\tSociété royale d\u2019Astronomie du Canada (Centre de Québec).\t34 25.\tSociété thomiste de l\u2019Université d\u2019Ottawa.34 26.\tSociété zoologique de Québec.35 VI.Le dix-huitième congrès.36 1.\tSéance d\u2019ouverture.36 2.\tSymposium.37 3.\tRéunions des sections.37 4.\tDéjeuner-causerie.45 5.\tAssemblée générale.45 Appendice: I.\tLe président de l\u2019Acfas pour 1949-50 : Notes biographiques sur M.Lionel Daviault, suivies d'une bibliographie.46 II.\tDiscours présidentiel de M.Lionel Daviatjlt : La prévention des invasions d\u2019insectes.53 III.\tPrésentation de M.Louis-Charles Simard, titulaire de la médaille de l\u2019Acfas, par M.J.-Édouard Morin.61 IV.\tLa recherche à Polytechnique, par M.Ignace Brouillette.\t66 VII.Travaux scientifiques : Section I : Physique 1.\tÉtude de l\u2019asymétrie est-ouest du rayonnement cosmique total au ni- veau du sol, à Montréal.\u2014 G.Labonté, s.j., Institut de Physique, Université de Montréal.71 2.\tQuelques perfectionnements de l\u2019analyseur électronique de V Uni- versité de Montréal.I.Focalisation par lentille magnétique.\u2014 Lucien Grégoire et Marcel Rouault, Institut de Physique, Université de Montréal.;.75 3.\tQuelques perfectionnements de l\u2019analyseur électronique de l\u2019Uni- versité de Montréal.II.Microphotogrammes par rotation.\u2014 Raymond Bélair et Marcel Rouault, Institut de Physique, Université de Montréal.80 Section II : Chimie 1.\tÉtude chimique des tourbes du Québec.III.Composition de la tourbière de Farnham (comté de Missisquoi).\u2014 C.-E.Brunette, D.Spence et H.Girard, Ministère des Mines, Québec, et J.Risi, Faculté des Sciences, Université Laval, Québec.83 2.\tDéshydrogénation thermique de l\u2019éthane.\u2014 Jean-L.Corneille et Roger Brais, École Polytechnique de Montréal.88 ANNALES DE l\u2019aCFAS\t9 Section III : Géologie et Minéralogie 1.\tMode de gisement de la komérupine de la région du lac Sainte-Marie, comté de Gatineau, Qué.\u2014 Pierre Mauffbtte, École Polytechnique de Montréal.90 2.\tAdditions à la faune Champlain et post-pléistocène du lac Saint- Jean.\u2014 Camille Laverdière et Auguste Mailloux.\t94 Section IV : Biologie 1.\tÉtude histochimique des phosphatases du tissu adipeux chez le rat.\u2014 Paul Lemonde, Institut de Médecine et de Chirurgie expérimentales, Université de Montréal.95 2.\tComportement de la graisse brune interscapulaire chez des rats soumis à divers agents nocifs; effet de l\u2019ablation, de ce tissu.\u2014 Paul Lemonde et Paola S.Timiras, Institut de Médecine et de Chirurgie expérimentales, Université de Montréal.99 3.\tEffet du régime et de la température sur la distribution des lipides chez le rat.\u2014 Louis-Marie Babineau et Édouard Pagé, Département de Physiologie de la nutrition, Institut de Biologie humaine, Faculté de Médecine, LTniversité Laval, Québec.102 4.\tL\u2019acide nicotinique et l\u2019action vestibulaire de la streptomycine chez le rat.\u2014 Louis-Paul Chénier et Édouard Pagé, Département de Physiologie de la nutrition, Institut de Biologie humaine, Faculté de Médecine, Université Laval,\tQuébec.10 8 5.\tStimulation sonore et fonction corticotrophique.\u2014 Claude Fortier, Institut de Médecine et de Chirurgie expérimentales, Université de Montréal.110 6.\tDrogues vagotropes et libération de l\u2019ACTH.\u2014 Franco Dordoni et Claude Fortier, Institut de Médecine et de Chirurgie expérimentales, Université de Montréal.117 7.\tÉtude de la spermiogén'ese chez les mammifères à l\u2019aide de la techni- nique de Hotchkiss (acide periodique-acide fuchsine-sulfureux).\u2014 Yves Clermont, Department of Anatomy, McGill University, Montreal.121 8.\tRésistance des saumoneaux à l\u2019eau salée.\u2014 Gilles La Roche, Department of Anatomy, McGill University,\tMontreal.125 9.\tInfluence de la température de l\u2019eau sur la croissance de la truite mouchetée (Salvelinus fontinalis).\u2014 Louis-Roch Séguin, Office de Biologie, Ministère[de la Chasse et des Pêcheries, Montréal.128 Section V : Entomologie 1.\tInventaire des insectes forestiers du Québec en 1950.\u2014 Robert Lambert.133 2.\tNotes biologiques sur les principaux insectes parasites des charan- çons de l\u2019orme: Eubadizon magdali Cress., Spathius canadensis 10 ANNALES DE L ACFAS Ash.(Braconides), Trigonura tarsata D.T., Trigonura sp.(Chalcidides, Hyménoptères).\u2014 Fr.Adrien Robert, c.s.v., Institut de Biologie générale et de Zoologie, Université de Montréal.!.138 3.\tRôle respectif de chacune des espèces parasites dans la réduction des charançons de l\u2019orme.\u2014 Fr.Adrien Robert, c.s.v., Institut de Biologie générale et de Zoologie, Université de Montréal.143 4.\tLes Lygéides de la province de Québec.\u2014 René Béique et Fr.Adrien Robert, c.s.v., Institut de Biologie générale et de Zoologie, Université de Montréal.147 5.\tÉtude des organes sexuels des papillons comme caractères taxono- miques complémentaires.\u2014 Robert Lambert.150 Section VI : Botanique et Ecologie 1.\tLe bleuissement des tiges de choux rouges causé par leur intoxication au Semesan.\u2014 Pierre Masson.154 2.\tTrois additions à la flore adventice du Québec.\u2014 Richard Cayou- ette, Ministère de l\u2019Agriculture, Québec.155 3.\tNotes sur l\u2019aire de distribution de quelques plantes du Québec.\u2014 Abbé Ernest Lepage, École d\u2019Agriculture de Rimouski.156 4.\tLe Carex ormostachya Wiegand en Amérique du Nord.\u2014 Marcel Raymond, Jardin botanique de Montréal.159 5.\tPremier aperçu de la végétation des comtés de V Islet et Kamouraska.\u2014\u2022 Aubert Hamel, Laboratoire fédéral, Sainte-Anne-de-la-Pocatière.I62 6.\tUn élément subarctique dans les Laurentides: le Ranunculus lap- ponicus L.\u2014 Pierre Masson.164 7.\tLa lépiote brune à Sainte-Anne-de-la-Pocatière et dans le voisinage.\u2014 Albert Payette, Laboratoire fédéral de Pathologie végétale, Sainte-Anne-de-la-Pocatière.165 Section VII : Agronomie 1.Interrelations des éléments fer et manganèse en nutrition végétale.\u2014\u2022 Gérard-J.Ouellette, Station expérimentale fédérale, Sainte-Anne-de-la-Pocatière.166 Section IX : Philosophie et Psychologie 1.Esquisse d\u2019une étude sociologique de la région de Montréal.\u2014 Jean de Laplante, journaliste.167 Index des noms de personnes qui ont présenté des communications au dix-huitième congrès.171 I.CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION DE L\u2019ACFAS ?1949-1950 Président.Lionel Daviault 1er vice-président.Ignace Brouillet 2e vice-président.René Pomerleau Président sortant.Léon Lortie Membre fondateur.Victor Doré Trésorier.Wilbrod.Bonin Conseillers.Eugène Robillard J.-Émile Jacques Rosaire Gingras Paul Koenig Richard Bernard Georges Gauthier Lionel Lemay Noël Mailloux, o.p.Lionel Lemay Paul-Émile Auger Albert Courtemanche Secrétaire général.Secrétaire général adjoint Secrétaire adjoint. II.RAPPORT DU PRESIDENT pour l'année 1949-1950 Le soin de retracer les principaux faits qui ont marqué la vie de notre association au cours de l\u2019année écoulée incombe au secrétaire général.Pour sa part, le président doit faire la revue des œuvres accomplies durant son administration pour voir si l\u2019héritage que lui ont légué ses prédécesseurs a été sauvegardé et mis à profit.Aussi, arrivé au terme du mandat que vous m\u2019aviez confié, j\u2019ai plaisir à rapporter qu\u2019au cours de l\u2019année qui se termine, notre association a continué sa marche ascendante vers une action de plus en plus féconde.Nos conférences publiques ont attiré, comme par le passé, des auditoires nombreux et choisis, et le congrès, qui constitue l\u2019une des manifestations les plus importantes de la vie de notre association, a été un nouveau succès tant par le nombre des délégués que par la variété et l\u2019intérêt des travaux présentés dans les différentes sections.Il a même fallu cette année créer une nouvelle section pour englobér les travaux en ethnologie.Dans d\u2019autres sections, les travaux se sont multipliés, notamment dans la section de biologie, ce qui montre que dans certains domaines la science fait des progrès continuels dans notre province.Il est heureux que grâce aux changements apportés dans la présentation des Annales depuis deux ans, il soit possible d\u2019y publier les textes complets de certaines communications présentant un intérêt particulier et d\u2019assurer ainsi la pérennité à des études de grande valeur.Par ailleurs, l\u2019inclusion de ces travaux donne plus d\u2019intérêt à nos Annales, contribue à leur diffusion, et augmente notre prestige à l\u2019étranger.A propos du prestige de notre association, n\u2019en trouvons-nous pas une preuve évidente dans le fait que, de plus en plus, des organismes du pays et de l\u2019étranger s\u2019adressent à nous pour obtenir des informations sur ce qui se passe dins le domaine des sciences au Canada; c\u2019est ainsi qu\u2019au cours de la dernière année, notre ANNALES DE l\u2019aCFAS\t13 association a dû préparer, à la demande de l\u2019Unesco, plusieurs rapports résumant les opinions de divers groupes d\u2019experts sur des questions d\u2019intérêt général.Un mémoire fort élaboré a aussi été soumis devant les membres de la Commission royale d\u2019enquête sur les Arts, les Sciences et les Lettres au Canada, lorsque cette commission s\u2019est réunie à Montréal au mois d\u2019octobre 1949.Notre association a également été invitée à déléguer des représentants à diverses réunions de sociétés savantes et à des congrès scientifiques internationaux, notamment à la Conférence des Sociétés pour l\u2019Avancement des Sciences qui s\u2019est tenue à Paris durant l\u2019été sous (es auspices de l\u2019Unesco.Nous pouvons être fiers de l\u2019importance nationale et internationale prise par notre association en ces dernières années, et il faut par tous les moyens chercher à multiplier les contacts avec l\u2019étranger, car c\u2019est le plus sûr moyen de nous faire mieux connaître.Beaucoup pourrait être f lit encore pour f .voriser le rayonnement de notre bienfaisante activité, mais nous ne pouvons envisager de nouveaux développements aussi longtemps que nous n\u2019aurons pas trouvé de nouvelles sources de revenus, de façon à nous permettre, en particulier, d\u2019accorder plus d\u2019aide au secrétariat général dont la tâche a été considérablement alourdie en ces dernières années.Votre conseil a étudié le moyen d\u2019améliorer nos finances sans recourir à nouveau à l\\tat qui jusqu\u2019ici a fait généreusement sa part.Il n\u2019a pu arriver encore à aucune solution définitive et il faut espérer que le nouveau conseil, que vous allez vous donner dans quelques instants, sera plus heureux dans cette voie.En terminant ce rapide exposé de notre situation, je tiens à remercier sincèrement le gouvernement de la province pour l\u2019octroi généreux qu\u2019il continue à nous accorder chaque année et qui permet de financer nos œuvres actuelles.Deux compagnies ont droit aussi à nos remerciements pour les contributions importantes qu\u2019elles nous ont versées pour aider à la publication des Annales; ce sont: la Canadian Laboratory Supplies et les laboratoires Nadeau et Pharmed.J\u2019exprime à nouveau mes remerciements aux rapporteurs du symposium de dimanche après-midi et à messieurs les congressistes, qui en ven mt très nombreux et en présentant des communications dans les différentes sections, donnent de la vie à notre congrès.Enfin, je tiens à signaler que ma tâche de président m\u2019a été grandement facilitée grâce au 14 ANNALES DE L'aCFAS concours éclairé des membres du conseil, au zèle persévérant autant que désintéressé du secrétaire général et au dévouement de ses adjoints, grâce encore à notre dévoué trésorier qui surveille avec tant de vigilance les fonds de notre association.C'est avec grand plaisir que j\u2019adresse à chacun d\u2019eux l\u2019expression de ma vive gratitude.Lionel Daviault, 'président. III.RAPPORT DU SECRETAIRE GENERAL pour l\u2019exercice 1949-1950 L\u2019exercice 1949-50, qui se termine aujourd\u2019hui le 16 octobre 1950, était la vingt-septième année de l\u2019Acfas.Conseil d'Administration Le conseil d\u2019administration en fonction depuis le 17 octobre 1949 comprenait: président: Lionel Daviault; 1er vice-président: Ignace Brouillet; 2e vice-président: René Pomerleau; président sortant: Léon Lortie; membre fondateur: Victor Doré; membre adjoint: Je .n Bruchési; trésorier: Wilbrod Bonin; conseillers: Eugène Robillard, J.-Émile Jacques, Rosaire Gingras, Paul Koenig, Richard Bernard, Georges Gauthier, Lionel Lemay, Noël Mailloux, o.p.; secrétaire général: Lionel Lemay; secrétaire général adjoint: Paul-Émile Auger; secrétaire adjoint: Albert COURTEMANCHE.Le conseil a tenu six réunions, dont trois à Montréa1, deux à Québec et une à Trois-Rivières.Comités Les comités suivants ont été formés par le conseil: Affiliation: Ignace Brouillet, René Pomerleau, Léon Lortie.Médaille: Édouard Morin, Léo Marion, Jean-Charles Falardeau.Règlements: René Pomerleau, Joseph Risi, Jean-Louis Tremblay.Publication des Annales: Wilbrod Bonin, Eugène Robillard, Jules Brunel.Bourses et Octrois: Léon Lortie, Wilbrod Bonin, Rosaire Gingras.Augmentation des revenus: Ignace Brouillet, Léon Lortie, Wilbrod Bonin.Le Comité des nominations, nommé par l\u2019assemblée générale, était composé de MM.Louis-Paul Dugal, Jules Brunel, Louis-Philippe Bouthillier. 16 ANNALES DE L\u2019ACFAS Délégués de l'Acfas L\u2019Acfas a profité de la présence en Europe de M.Louis-Charles Simard pour se faire représenter, à Paris, à la célébration du cinquantenaire de la découverte du radium, du 16 au 20 juillet, et à Birmingham, au congrès de la British Association for the Advancement of Science, du 30 août au 6 septembre.M.Paul Riou a été délégué pour représenter l\u2019Acfas aux réunions que l\u2019Unesco a tenues les 8 et 9 septembre à Paris, pour étudier un projet de fédération de toutes les associations pour l\u2019avancement des sciences.Conférences Vingt-trois conférences ont été données sous les auspices de l\u2019Acfas.La bataille de l\u2019eau lourde (film).Montréal, 21 oct.1949.\u2014 Paul Montel: Les mathématiques et la vie.Québec, 27 oct.1949.\u2014 Raoul Blanchard: La Mauricie.Montréal, 9 nov.1949.Sainte-Anne-de-la-Pocatière, 12 nov.1949.Québec, 14 nov.1949.\u2014 Charles Oberling: L\u2019état actuel de la question du cancer.B.P.Babkin: Pavlov.Montréal, 13 déc.1949.\u2014 Jean-Louis Tremblay: I mpressions d\u2019un voyage à la baie d\u2019Hudson.Montréal, 15 déc.1949.\u2014 Freleigh Fitz Osborne: Les glaciers et la mer sur Québec à la fin du pléistocène.Québec, 26 janv.1950.\u2014 René DeVogelaere: Expansion de l\u2019univers et atome primitif.Montréal, 27 janv.1950.\u2014 Père Venance: Algues d\u2019eau douce (film).Montréal, 9 fév.1950 \u2014 A.Giroud: Fonction surrénalienne et besoins en acide ascorbique.Montréal, 22 fév.1950.Québec, 27 fév.1950.\u2014 Mlle N.Choucroun: Les dispositifs d\u2019électrophorèse permettant la séparation des particules chargées et la mesure de leur charge.Montréal, 23 fév.1950.\u2014 Pierre Deffontaines: Les Baléares.Montréal, 8 mars 1950.\u2014 René Pomerleau: Les monts Otish.Au sommet de l\u2019Ungava.Québec, 16 mars 1950.\u2014 Pierre Demers: Quelques étoiles cosmiques enregistrées dans l\u2019émulsion photographique.Québec, 31 mars 1950.\u2014 Marcel Rouault: Une présentation originale du deuxième principe de la thermodynamique.Québec, 11 avril 1950.\u2014 Enrico Persico: Une revue des spectromètres modernes pour rayons beta.Montréal, 14 avril 1950.\u2014 André Voisin: Observations récentes sur le rayonnement cosmique.Montréal, 24 avril 1950.\u2014 Sir Henry Dale: L\u2019histamine et les ANNALES DE L ACFAS 17 antihistamines.Montréal, 25 mai 1950.\u2014 Maurice Françon: Défauts instrumentaux.Montréal, 28 sept.1950.\u2014 Pierre Fleury: L\u2019influence des propriétés de l\u2019œil et la perception à l\u2019aide d\u2019instruments d\u2019observation visuelle parfaite.Québec, 29 sept.1950.Bourses et octrois Les octrois suivants ont été décernés: $300 à M.François Munier, de Montréal, pour des études en mathématiques à l\u2019Université Brown, U.S.A.; $300 à M.Guy Rémillard, de Montréal, pour des études en histologie et en embryologie à l\u2019Université Cornell, U.S.A.; $300 à M.Jean-Jacques Lussier, de Montréal, pour des études en physiologie médicale à l\u2019Université de Cambridge, Angleterre; $250 à M.Roger Payen, de Montréal, pour des études en chimie organique à l\u2019Université Columbia, U.S.A.; $250 à M.Fernand Martel, de Québec, pour des études de biochimie à l\u2019Université Cornell, U.S.A.; $250 à M.Lucien Roy, de Québec, pour des études en mathématiques à l\u2019Université de Californie, U.S.A.; $150 à M.Paul Lacoste, de Montréal, pour des études de philosophie en France; $150 à M.Obvier Héroux, de Québec, pour des études de physiologie à la Station de Biologie marine, Woods Hole, U.S.A.; $150 à M.Jean-Marie Roy, de Québec, pour des études de géographie à Grenoble, France; $200 à M.François Cloutier, de Québec, pour des études en neuropsychiatrie à Paris; $300 à M.Roland Rivest, de Montréal, pour études de chimie à l\u2019Université de Californie, U.S.A.; j200 à M.Vincent Portelance, de Montréal, pour des études de chimie au laboratoire de biologie physico-chimique, Paris.Médaille de l'Acfas La Médaille de l\u2019Acfas a été décernée en 1950 à M.Louis-Charles Simard, directeur de l\u2019Institut du Cancer de Montréal, à l\u2019Hôpital Notre-Dame, et professeur d\u2019anatomie pathologique à l\u2019Université de Montréal.Sociétés affiliées Vingt-trois sociétés affiliées ont remis leur rapport annuel au secrétariat de l\u2019Acfas dix jours avant le congrès et sont de ce fait autorisées à avoir des délégués à l\u2019assemblée générale. 18 ANNALES DE L\u2019ACFAS Prix de l\u2019Acfas Les prix annuels offerts par l\u2019Acfas pour encourager l\u2019étude des sciences ont été décernés aux étudiants suivants: Camille Laverdière, Faculté d\u2019Agriculture, Sainte-Anne-de-la-Pocatière; Jean Rousseau, École Polytechnique de Montréal; Gilbert Mireault, Institut agricole d\u2019Oka; Paul-Eugène Lemieux, Faculté des Sciences, Laval; Robert Dubreuil, Faculté des Sciences, Montréal; Jacques Laforest, Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, premier au baccalauréat ès arts de PUniversité Laval; Gérald Marchand, Séminaire de Sainte-Thérèse, premier au baccalauréat ès arts de PUniversité de Montréal.Annales de l\u2019Acfas Le seizième volume des Annales, tiré à 1,400 exemplaires, est sorti des presses le 1er mai 1950.Trente-deux auteurs ont profité de Poffre qui leur a été faite Pan dernier et ont fourni, pour publication dans les Annales, un texte de 1,500 mots.Mémoire à la Commission royale d\u2019enquête pour l'avancement des Arts, des Lettres et des Sciences au Canada L\u2019Acfas a présenté un mémoire à la Commission royale d\u2019enquête.Ce mémoire exposait les moyens que PAcfas suggère au gouvernement fédéral pour promouvoir l\u2019avancement des arts, des lettres et des sciences au Canada.Il a été tiré à 300 exemplaires sous forme miméographiée, dont 250 exemplaires ont été distribués.Rapports à PUnesco L\u2019Acfas a été invitée par PUnesco à préparer quatre rapports sur les problèmes suivints: a) moyens d\u2019augmenter la collaboration entre les associations pour l\u2019avancement des sciences; b) mouvement des clubs scientifiques; c) vulgarisation de la science par les livres à bon marché et les cercles de lecture; d) aspects sociaux de la science.Mlle Renée Morin et M.Léon Lortie, ANNALES DE l\u2019aCFAS 19 Lionel Daviault et Jean de Laplante ont été chargés de préparer au nom de l\u2019Acfas ces rapports à l\u2019Unesco.Congrès 1950 Cent quatre-vingt onze personnes se sont inscrites au congrès de 1950.Outre un symposium sur La conservation de l\u2019eau dans la nature, cent dix-neuf communications ont été présentées.Un bref résumé de ces communications était contenu dans Je programme du congrès distribué lors de l\u2019inscription.Lionel Lemay, secrétaire général. IV.RAPPORT DU TRESORIER Exercice clos le 30 juin 1950 ?Revenus et dépenses Revenu Octroi du Secrétariat de la Province de Québec\t\t\t\t$7,000.00 Congrès 1949 : Inscriptions et recettes\t\t\t\t658.00 Publicité dans les Annales de 1950\t\t\t\t300.00 Rapports à l\u2019Unesco\t\t\t\t420.00 Divers\t\t\t\t6.03 Total des revenus\t\t\t\t\t$8,384.03 Dépenses :\t\t\t Conférences publiques\t\t$ 479.43\t\t Bourses d\u2019études et octrois\t\t2,550.00\t\t Congrès de 1949\t\t654.53\t\t Annales de 1950\t\t1,397.34\t\t Rapports à l\u2019Unesco\t\t300.00\t\t Prix de l\u2019Acfas\t\t155.00\t$5,536.30\t Traitement de la préposée au secrétariat, administration, frais de bureau, etc.\t$2,935.31\t\t Frais divers\t\t77.78\t3,013.09\t Total des dépenses\t\t\t\t$8 549.39 Excédent des dépenses sur les revenus\t\t\t\t$ 165.36 ANNALES DE L\u2019ACFAS 21 Bilan Actif : Fonds en banque.$1,178.00 Comptes à recevoir : Publicité dans les Annales de 1950.$ 300.00 Autres.9.85\t309.85 $1,487.85 Passif : Octroi du Secrétariat de la Province de Québec payé d\u2019avance.\t.$1,250.00 Surplus : Solde le 1er juillet 1949.$1,303.21 Moins : Coût net des Annales de 1949.$ 900.00 Excédent des dépenses sur les revenus pour l\u2019exercice clos le 30 juin 1950.\t165.36 $1,065.36 Solde le 30 juin 1950.$ 237.85 $1.487.85 Vérifié par Paul Huot, C.A.Montréal, le 2 octobre 1950.Wilbrod Bonin, trésorier. V.RAPPORTS DES SOCIETES AFFILIEES\u2019 1.Association des Psychologues du Québec (1944, 1946) Conseil élu le 29 avril 1950 : prés.: D.B.Clarke ; v.-prés.: B.Laurier ; anc.prés.: R.Vinette ; sec.: A.H.McFarlane ; sec.conj.: L.Saint-Pierre ; très.: G.-L.Barbeau ; dir.: G.Dufresne, E.C.Webster, G.A.Ferguson, C.Mailhiot.Effectif : 111 membres actifs ; 37 membres associés ; 68 membres-étudiants ; 1 membre honoraire.Au cours de 1949-50, il y eut trois réunions.Travaux présentés : 29 nov.1949.\u2014 Discussions de groupes : Can psychology in its present state do anybody any good ?17 janv.1950.\u2014H.Selye : The general adaptation syndrome.28 mars 1950.\u2014 R.B.Malmo : Specificity of bodily reactions under stress.2.Institut de Chimie du Canada (Section de Québec) (1934, 1935) Conseil élu le 13 juin 1950 : prés.: A.M.Pennie ; v.-prés.: P.-A.Giguère ; sec.: G.Nadeau ; très.: R.Paquin.Effectif : 70 membres actifs.Au cours de 1949-50, il y eut huit réunions.Travaux présentés : 24\toct.1949.\u2014 R.Gaudry : U Association des chimistes professionnels de Québec.26 nov.1949.\u2014E.W.R.Steacie : The role of.free radicals in organic reactions.13 déc.1949.\u2014G.F.Wright : An anomalous reaction of Grignard reagents with nitriles.23 janv.1950.\u2014 D.L.Leroy : Chemical reactions of some atoms and free radicals.15 fév.1950.\u2014 C.A.Winkler : Study of electrode surfaces with a cathode ray oscillograph.22 mars 1950.\u2014J.-L.Tremblay : Excursions à la baie d\u2019Hudson.25\tjuil.1950.\u2014 W.A.Watters : Expression of oxidation in terms of electronic theory.1er août 1950.\u2014 E.K.Rideal : Reactions in monolayers.1 Seules les sociétés qui ont présenté un rapport pour l\u2019année 1949-50 sont mentionnées dans cette section.Entre parenthèses, date de fondation et date d\u2019affiliation de la société.On trouvera dans les Annales de 1948, vol.14, p.21, la liste complète des sociétés qui un jour ou l\u2019autre ont fait partie de l\u2019Acfas. ANNALES DE l\u2019aCFAS\t23 3.\tSociété agronomique de Québec (1934, 1934) Conseil élu le 8 mai 1950 : prés.: J.-M.Martin ; v.-prés.: R.Pomerleau ; sec.-trés.: J.-R.Cloutier ; dir.: R.Bernatchez, L.Lafontaine, O.Boisvert, G.Lévesque, N.Leblanc, M.Lemieux.Effectif : 176 membres actifs.Au cours de 1949-50, il y eut cinq réunions.Travaux présentés : 24 oct.1949.\u2014 R.Bernatchez : Valeur professionnelle de l\u2019agronome.J.Lehoux : Inventaire des principaux facteurs agissant au détriment de la profession agronomique.P.Lagloire : Standard professionnel de l\u2019agronome.É.Gauthier et M.Lemieux : L\u2019âme rurale et les convictions professionnelles.13 déc.1949.\u2014 Quatre équipes : Pertinence des moyens d\u2019action de l\u2019agronome pour Vaccomplissement de son travail professionnel.D.Cabot : L\u2019hygiène du bétail en Angleterre.6 mars 1950.\u2014 N.Parent : Étude du milieu physique.H.Lauzière : Étude du milieu social.J.Lehoux : Étude du milieu économique.3 avril 1950.\u2014 N.Parent et Fr.Firmin : Organisation de la ferme.12 juin 1950.\u2014 J.-C.Magnan : Géographie agricole et économique d\u2019Haiti.4.\tSociété agronomique de Sainte-Anne-de-la-Pocatière (1935, 1936) Conseil élu le 15 mai 1950 : prés.: H.Généreux ; v.-prés.: A.Scott » sec.: C.Langlois ; dir.: B.Baribeau, F.Gauthier, L.Laplante, M.Saint-Pierre\u2019 Effectif : 54 membres actifs.Au cours de 1949-50, il y eut quatre réunions.Travaux présentés : 2 déc.1949.\u2014 C.Perreault : Organisation des centres de recherche.12 nov.1949.\u2014 R.Blanchard : Aventures géographiques en Mauride.11 déc.1949.\u2014 D.Cabot : Situation agricole en Grande-Bretagne pendant la guerre et depuis : ravitaillement de l\u2019homme, ravitaillement du cheptel et difficulté des deux.27 mars 1950.\u2014 P.Labrecque : L\u2019agriculture en Angleterre.5.\tSociété canadienne d'Histoire naturelle (1923, 1924) Conseil élu le 28 fév.1950 : prés.: Fr.Alexandre, f.é.c.; v.-prés.: S.Vincent ; sec.: M.Gauvreau ; sec.adj., représ.Jardin bot.: R.Goudreault ; très.: E.Rouleau ; dir.gén.des C.J.N.: abbé O.Fournier ; dir.gén.des C.N.A.: J.-E.Guimont ; anc.prés.: P.Boucher, J.Rousseau ; cons.bot.: A.Blain ; zool.: A.Courtemanche ; géol.: M.Tiphane ; autres disc.: E.-R.Bellemare.Effectif : 73 membres à vie ; 515 membres actifs.Au cours de 1949-50, il y eut huit réunions. 24 ANNALES DE L\u2019ACFAS Travaux présentés : 26 oct.1949.\u2014 R.Garry : Les grandes plantations tropicales de l\u2019Asie du sud-est.16 nov.1949.\u2014 M.Raymond : L\u2019exploration botanique au dix-neuvième siècle au Canada.15 déc.1949.\u2014 J.-L.Tremblay : Impressions d\u2019un voyage à la baie d\u2019Hudson- 10 fév.1950.\u2014 G.Maheux : Défense de la terre.28 fév.1950.\u2014 P.Boucher : Humanisation.28 mars 1950.\u2014 M.Tiphane : La vie du prospecteur et du géologue.18 avril 1950.\u2014 Présentation des médailles Marie-Victorin.Films.25 mai 1950.\u2014 J.-E.Guimont : Certains phénomènes célestes.La famille solaire.(Film).Initiatives diverses : Chronique des C.J.N., chaque samedi, dans le journal Le Devoir et chaque dimanche, dans le journal La Patrie du dimanche.La S.C.H.N.s\u2019est fait représenter à la deuxième conférence internationale de l\u2019Union pour la Protection de la Nature.Ces assises solennelles ont eu lieu du 18 août au 6 septembre, aux quartiers généraux temporaires de l\u2019Organisation des Nations-l nies, à Lake Success, N.Y.Son représentant, l\u2019abbé O.Fournier, a présenté deux communications scientifiques et pris part aux délibérations.Il fut aussi interviewé par la radio française.Son texte a été endisqué et fut irradié par Radio-Canada à Montréal, le 2 septembre 1949.Journée des coordonnateurs des C.J.N.à l\u2019Université de Montréal, le 26 novembre 1949.Concours mensuels des C.J.N.en vue des expositions.Exposition des travaux au Jardin botanique de Montréal, le 26 novembre 1949 et distribution des prix, le 4 janvier 1950.Formation d\u2019une commission des Cercles de naturalistes amateurs.La S.C.H.N.a inauguré un comptoir pour la vente de livres, revues, insignes, etc.Ce petit magasin permettra aux C.J.N.de s\u2019approvisionner à bon compte de choses parfois très difficiles à trouver.Cours de vacances pour l\u2019été 1950, organisés par la S.C.H.N en collaboration avec le Service de l\u2019Aide à la Jeunesse.Il y eut deux séries de cours à Montréal, deux à Québec et une à Grande-Rivière.Ces cours ont été offerts aux directeurs et directrices de C.J.N.et aux naturalistes amateurs.6.Société canadienne-française d'Electrologie et de Radiologie médicales (1928, 1935) Conseil élu : prés.: H.Lapointe ; 1er v.-prés.: O.Dufresne ; 2e v.-prés.: L.Gagnier ; sec.: L.-R.Payeur ; très.: D.Léonard ; dir.: Y.Vallée, R.Lessard.Effectif : 40 membres actifs.Au cours de 1949-50, il y eut dix réunions.Initiatives diverses : Fondation de l\u2019Association des radiologistes de la province de Québec. ANNALES DE l\u2019aCFAS 2S 7.\tSociété de Biologie de Montréal (1922, 1924) Conseil élu le 20 juin 1950 : prés.: H.Prat ; v.-prés.: G.Manseau, G.Prévost ; sec.-trés.: J.Frappier ; cons.: E.Robillard, A.Frappier.Effectif : 100 membres actifs.Au cours de 1949-50, il y eut cinq réunions.Travaux présentés : 6\tdéc.1949.\u2014 H.Selye et M.Henant : Sur Vantagonisme entre la DCA et la cortisone.7\tfév.1950.\u2014 L.-R.Séguin et V.Legendre : L\u2019utilisation de divers régimes alimentaires par la truite mouchetée.H.Herlant-Meewis : Reproduction asexuée et enkystement chez Aeolosoma Hemprichi.P.Venance, o.f.m.cap.: Culture d\u2019oligo-chètes.(Film).28\tmars 1950.\u2014 R.Barré et A.Guérault : Dérivés solubles dans l\u2019eau de ralphaglucochloralose.R.Barré et Y.Perron : Toxicité de la chloral-aniline.P.Charest, P.Koch et A.Gagnon : Méthode de dosage microchimique du carbone dans différentes substances organiques.4 avril 1950.\u2014 L.Coutu et H.Selye : Vérification sur l\u2019arthrite expérimentale de la valeur thérapeutique du traitement à l\u2019acétate de désoxycorticostérone combiné à l\u2019acide ascorbique.L Coutu et H.Selye : Action du 21-acétoxy-prégnénolone (artisone) comparée à celle de l\u2019acétate de désoxycorticostérone et de la cortisone sur l\u2019arihiite expérimentale.R.Guillemir et H.Selye : Inhibition de l\u2019inactivation rénale des substances vasopressives par les minéralo-corlicoïdes.20 juin 1950.\u2014 A.d\u2019Iorio et L.-P.Bouthillier : Étude du métabolisme de la DL-hislidine radioactive.Heure de Biologie : 29\tsept.1949.\u2014 R.Fabre : Claude Bernard.13 déc.1949.\u2014 B.P.Babkin : Pavlov.9 fév.1950.\u2014 P.Venance, o.f.m.cap.: Voyage dans une goutte d\u2019eau ; Aux confins du monde atomique.(Films).25 mai 1950.\u2014 Sir H.Dale : Histamine et antihistamines.Publications : Comptes rendus des séances dans la Revue canadienne de Biologie.8.\tSociété de Biologie de Québec (1946, 1946) Conseil élu le 21 déc.1949 : prés.: R.Bernard ; 1er v.-prés.: R.Pomer-îeau ; 2e v.-prés.: L.-P.Dugal ; sec.-trés.: É.Pagé ; sec.-trés.adj.: A.Desmarais.Effectif : 43 membres actifs ; 2 membres honoraires.Au cours de 1949-50, il y eut quatre réunions. 26 ANNALES DE l\u2019aCFAS Travaux présentés : 9 déc.1949.F.Martel et R.Gingras : Inefficacité du cobalt à produire la polycythémie chez des rats recevant un traitement préventif à l\u2019hexahomosérine.L.\t-M.Babineau et É.Pagé : L'absorption des graisses chez le rat carencé en acide folique.21 déc.1949.É.Pagé et L.-M.Babineau : Effets de la température sur la glande hibernale du rat.29\tmars 1950.R.Bernard et J.-M.Demers : Nutrition du caneton domestique : surcharge grasse hépatique et exigences en cystine et en méthionine.5 mai 1950.É.Pagé et L.-M.Babineau : Effets du régime et de la température sur la teneur en acide ascorbique de la glande hibernale chez le rat.9.Société de Chimie de Montréal (1946, 1947) Conseil élu le 12 déc.1949 : prés.: L.Gendron ; v.-prés.: L.Piché ; sec.-trés.: R.Payen ; cons.: J.Gaulin, J.-B.Jaillet, J.Delorme, P.-E.Duranceau, M.\tBourgon, B.Gingras.Effectif : 100 membres actifs.Au cours de 1949-50, il y eut six réunions.Travaux présentés : 31 oct.1949.\u2014 V.Fredette : La technique bactériologique appliquée à l\u2019analyse chimique.12 déc.1949.\u2014 Assemblée générale : A mile below the wheat.(Film.) 30\tjanv.1950.\u2014 G.Papineau-Couture : Spectroanalyse infrarouge.23 fév.1950.\u2014F.W.Matthews : Identification of organic compounds by X-ray diffraction powder patterns.21 mars 1950.\u2014P.-E.Jean : La science et le contrôle des aliments et des drogues au Canada.3 mai 1950.\u2014 B.Harvey : Some recent radio-chemical work at Chalk River.10.Société de Géographie de Montréal (1939, 1940) Conseil élu le 14 oct.1949 : prés.: G.Aumont, p.s.s.\t;\tv.-prés.:\tP.\tDage\" nais ; sec.-trés.: B.Brouillette ; cons.: R.Tanghe, P.Dansereau,\tF.K.\tHare* L.-G.Morin, c.s.c., J.-J.Boisvert, P.-H.Laurendeau, N.Falaise, L.-P.Langlois' Effectif : 1 membre à vie ; 256 membres actifs ; 1 membre honoraire.Au cours de 1949-50, il y eut neuf réunions.Travaux présentés : 14 oct.1949.\u2014 P.Dansereau : La Nouvelle-Zélande.9 nov.1949.\u2014 R.Blanchard : La Mauricie.14 déc.1949.\u2014 B.Brouillette : Paysages du Portugal.11 janv.1950.\u2014 Mgr O.Maurault : De Montréal à Rome par Irun, Castellane et Ancône. ANNALES DE l\u2019aCFAS 27 8 fév.1950.\u2014B.Zaborski : Coup d\u2019œil sur l\u2019Union soviétique.8 mars 1950.\u2014 P.Deffontaines : Les îles Baléares.24 mars 1950.\u2014 P.Deffontaines : La route par les yeux.12\tavril 1950.\u2014P.Biays : Quelques aspects de la géographie rurale de Norvège.10 mai 1950.\u2014 R.Garry : L\u2019épopée du chemin de fer du Yun-Nan et le développement du sud-ouest de la Chine.Initiatives diverses : Excursions géographiques à Covey Hill, à Ausable Chasm, à Ottawa et aux cavernes Laflèche.Publications : Revue canadienne de Géographie.11.Société d'Histoire naturelle de la Pocatière (1936, 1936) Conseil élu le 13 fév.1950 : prés.: Y.Jean ; v.-prés.: A.Alarie ; sec.: H.Généreux ; dir.: C.Perrault, abbé R.Bélanger ; publ.: A.Payette.Effectif : 2 membres à vie ; 47 membres actifs.Au cours de 1949-50, il y eut quatre réunions.Travaux présentés : 13\tfév.1950.\u2014 Abbé R.Bélanger : Coups d\u2019oeil sur les Laurentides et le lac Saint-Jean.A.Payette : Imvressions d\u2019un voyage d\u2019études à New-York.13 mars 1950.\u2014 C.Laverdière : Les faciès rocheux de la montagne du Collège et leurs relations avec les végétaux.Curieuse de copulation chez le moineau.B.Forest : L\u2019arboretum de la Station expérimentale fédérale de Sainte-Anne-de-la-Pocatière.17 avril 1950.\u2014 J.Fréchet : Les sons émis par les animaux aquatiques.L.Dessureaux : Facteurs influençant la production de graines chez le trèjle blanc Ladino.8 mai 1950.\u2014 E.Campagna : Étude des pollens d\u2019ambrosie dans le Québec en 1949.R.Pelletier : Exposé des trésors historiques et scientifiques détenus à VInstitut Smithsonian et à la Galerie nationale des Arts à Washington.Initiatives diverses : Dix causeries radiophoniques.12.Société de Mathématiques de Québec (., 1929) Conseil élu : prés.: A.Matte ; v.-prés.: P.Bricout ; sec.-trés.: René De Vogelaere.Au cours de 1949-50, il y eut six réunions.Travaux présentés : 25 janv.1950.\u2014 P.Koenig : Radiation cosmique.8 fév.1950.\u2014 A.Boivin : L\u2019aurore boréale.22 fév.1950.\u2014 René DeVogelaere : Comment nous arrivent les rayons cosmiques f 28\tANNALES DE LJACFAS 8 mars 1950.\u2014 René DeVogelaere : Quelles trajectoires décrivent les rayons cosmiques ?31 mars 1950.\u2014 P.Demers : Les étoiles cosmiques enregistrées dans l'émulsion photographique.11 avril 1950.\u2014 M.Rouault : Une présentation originale du deuxième principe de thermodynamique.13.Société de Mathématiques et de Physique de Montréal (1946, 1947) Conseil élu le 2 nov.1949 : prés.: P.Demers ; v.-prés.: M.L\u2019Abbé ; sec.-trés.: L.Grégoire ; cons.: R.Beauséjour, s.j., R.Robinson, H.Audet.Effectif : 62 membres actifs.Au cours de 1949-50, il y eut quatre réunions.Travaux présentés : 2 nov.1949.\u2014 P.Lorrain : L\u2019accélérateur linéaire Cocker oft-Walton aux radiofréquences.J.Saint-Pierre : Développement d'une fonction en série du type A de Gram-Charlier.2 déc.1949.\u2014 P.Grivet : The applications of electronic lenses, oscillographs and $-ray spectrographs.7 déc.1949.\u2014 P.Grivet : Le microscope électronique français et ses applications.29\tmars 1950.\u2014 B.Szczeniowski : Quelques problèmes relatifs à la propulsion dynamique.Conférences publiques : 30\tnov.1949.\u2014 P.Grivet : Les progrès récents de la télévision en France.7 déc.1949.\u2014 H.Zassenhaus : Les classes de la cristallographie et la théorie des groupes finis.27 janv.1950.\u2014 R.DeVogelære : Expansion de l\u2019univers et atome primitif.23 fév.1950.\u2014 N.Choucroun : Les dispositifs d\u2019électrophorèse permettant la séparation des particules chargées et la mesure de leur charge.14\tavril 1950.\u2014 FJ.Persico : Une revue des spectromètres modernes pour rayons (3.14.Société de Philosophie de Montréal (1924, 1924) Conseil élu le 30 nov.1948 : prés.: J.Peghaire, c.s.sp.; v.-prés.: P.Saintonge, s.j.; sec.-trés.: P.Lacoste ; dir.: M.-C.Forest, o.p., L.Lachance, o.p.C.Locas, p.s.s., T.Roy.Effectif : 49 membres actifs.Au cours de 1949-50, il y eut quatre réunions.Travaux présentés : 27 oct.1949.\u2014 J.Lavigne : Un problème angoissant.15\tdéc.1949.\u2014 Abbé J.Milet : Histoire de la philosophie et sagesse. ANNALES DE l\u2019aCFAS\t29 23 fév.1950.\u2014 A.-M.Éthier, o.p.: Le couple objet-sujet de connaissance est-il heureux et confortable en thomisme authentique ?27 avril 1950.\u2014 J.Peghaire, c.s.sp.: Deux probabilités sont-elles compos- sibles ?Initiatives diverses : La Société a été représentée au Congrès thomiste international tenu à Rome en septembre 1950.15.\tSociété de Stomatologie de Québec (1924, 1934) Conseil élu le 6 juin 1950 : prés.: A.Moisan ; v.-prés.: R.Auger ; sec.-trés.: L.Bernier ; ass.-sec.: P.Leahy ; archiv.: V.Plamondon.Effectif : 49 membres actifs ; 56 membres correspondants.Au cours de 1949-50, il y eut cinq réunions.Travaux présentés : 22 sept.1949.\u2014 J.-L.Tremblay : Biologie du homard.26 janv.1950.\u2014 M.Boulanger : La loi de l\u2019Impôt sur le revenu.16 mars 1950.\u2014 P.Simard : Nouvelles substances plastiques.J.Dallaire : Prothèse avec dents naturelles.20 avril 1950.\u2014 R.Lavoie : Problèmes d\u2019oto-rhino-laryngologie.6 juin 1950.\u2014 J.Hamel : Dentifrices ammoniaqués.16.\tSociété de Sylviculture de Québec (1934, 1935) Conseil élu le 14 déc.1949 : prés.: J.Duguay ; v.-prés.: A.Fafard ; sec.-trés.: G.Deslandes ; cons.: A.Richard, C.Mélançon.Effectif : 200 membres actifs.Au cours de 1949-50, il y eut quatre réunions.Travaux présentés : 13\tnov.1949.\u2014 O.Boutin : Les chantiers coopératifs.14\tdéc.1949.\u2014 Forum : Diverses questions forestières.1er fév.1950.\u2014 G.-E.LaMothe : Mécanisation forestière.29 mars 1950.\u2014 O.Lussier : La forêt du Québec, contenu, productivité, avenir.17.\tSociété historique de Joliette (1929, 1937) Conseil élu le 1er juin 1950 : prés.: sir J.-M.Tellier ; v.-prés.: chan.L.-P.Lamarche ; sec.: chan.O.Valois ; très.: chan.O.Bonin j dir.: abbé R.Bounadère.Effectif : 36 membres à vie ; 36 membres actifs.Au cours de 1949-50, il y eut quatre réunions. 30 ANNALES DE L\u2019ACFAS Initiatives diverses : Causeries radiophoniques.Célébration de la fête nationale, à l\u2019occasion du centenaire de la mort de l\u2019honorable Barthélemy Joliette, fondateur de la ville.18.Société historique de Montréal (1858, 1924) Conseil élu le 25 janv.1950 : prés.: Mgr O.Maurault, p.s.s.; v.-prés.: J.-J.Lefebvre; sec.: Mme A.Ferland-Angers ; très.: G.Derome ; biblioth.: L.-P.Desrosiers ; cons.: T.Charland, o.p., A.Gauthier, c.s.v., L.Trépanier, G.Frégault.Effectif : 211 membres actifs.Au cours de 1949-50, il y eut neuf réunions.Travaux présentés : 28 sept.1949.\u2014 Hon.E.Fabre-Surveyer : Les origines du carré Viger.22 oct.1949.\u2014 Mme A.Ferland-Angers : La citadelle de Montréal, 1658 à 1820.30 nov.1949.\u2014 G.Lanctôt : Découverte de la tombe de Jacques Cartier.17\tdéc.1949.\u2014Commémoration du deuxième centenaire de la mort de LaVérendrye.Mgr O.Maurault, p.s.s., J.-J.Lefebvre et Mme A.Ferland-Angers : Quelques points historiques sur LaVérendrye.18\tjanv.1950.\u2014 A.Saint-Pierre : Notre littérature sociale avant la confédération.18 fév.1950.\u2014 E.Lapierre : Les Canadiens dans l\u2019Orégon.25 mars 1950.\u2014 Hon.L.-A.Rivet : John Pratt et son temps.22 avril 1950.\u2014 A.Gauthier, c.s.v.: Les voyageurs canadiens et l\u2019expédition au Soudan en 188If.27 mai 1950.\u2014 Chan.V.Tremblay : Le royaume du Saguenay, avec projection d\u2019un film en couleurs sur cette région.Initiatives diverses : Commémoration de la fondation de Montréal, le 17 mai 1950.Démarches auprès des autorités gouvernementales pour la restauration de nos monuments historiques.19.Société historique de Québec (1948, 1948) Conseil élu le 26 janv.1950 : vrés.: hon.C.Delâge ; 1er v.-prés.: J.-H.Fournier, o.f.m.; 2e v.-prés.: S.Dumas ; sec.: abbé P.-E.Gosselin ; très.: C.Plamondon ; dir.: A.Poulioo, s.j., abbé H.Provost, A.Martel, J.-T.Perron, C.-T.Dussault.R.Malouin, M.Trudel.Effectif : 7 membres à vie ; 96 membres actifs ; 7 membres honoraires.Au cours de 1949-50, il y eut trois réunions.Travaux présentés : 16 nov.1949.\u2014 C.-T.Dussault : La maison de M.de Puiseaux. ANNALES DE l\u2019aCFAS 31 22 fév.1950.\u2014 G.Morisset : Le vieux Québec.19 avril 1950.\u2014 R.Malouin : Aux origines de Limoilou.Initiatives diverses : Trente émissions radiophoniques.20.\tSociété historique du Nouvel-Ontario (1942, 1943) Conseil élu le 18 janv.1950 : 1er -prés, d\u2019hon.: Mgr S.Côté, P.D.; 2e prés, d\u2019hon.: hon.R.Hurtubise ; prés.: L.Landreville ; v.-prés.: A.-J.Samson ; dir.gén.: L.Cadieux, s.j.; sec.: G.Gamache, s.j.; très.: E.Marcotte ; cons.: W.Morin, s.j., H.Gauthier, s.j., hon.J.-A.-S.Plouffe, J.-A.Lapalme, R.Tanguay, A.Lafrance, R.Millette, O.Godin.Effectif : 41 membres à vie ; 212 membres actifs ; 230 membres souscripteurs ; 5 membres honoraires.Au cours de 1949-50, il y eut cinq réunions.Travaux présentés : 27\tnov.1949.\u2014 R.Tremblay : Les origines de Timmins.R.Leclerc : Louis Hémon, auteur de Maria Chapdelaine.18 janv.1950.\u2014 J.Fisher : Le canadianisme.12 fév.1950.\u2014 Hon.R.Hurtubise : L\u2019historique des écoles bilingues de Sudbury.12 mars 1950.\u2014G.Gamache, s.j.: Centenaire de William Chapman.3 avril 1950.\u2014G.Lemieux, s.j.: Nos chansons et le bon sens populaire.Initiatives diverses : Concours scolaires sur les Saints Martyrs canadiens.21.\tSociété linnéenne de Québec (1929, 1930) Conseil élu le 13 déc.1949 : prés.: R.Bernard ; v.-prés.: W.Corrivault ; sec.-trés.: Y.Desmarais ; dir.: L.Daviault, P.Lagloire, D.Gauvin.Effectif : 1 membre à vie ; 60 membres actifs.Au cours de 1949-50, il y eut trois réunions.Travaux présentés : 26 janv.1950.\u2014 F.F.Osbome : Les glaciers et la mer sur Québec à la fin du Pléistocène.16 mars 1950.\u2014 R.Pomerleau : Au sommet de l\u2019Ungava.28\tavril 1950.\u2014 L.-J.Boulet : Le mariage de deux brins d\u2019herbe au service de l\u2019agriculture.22.\tSociété médicale des Hôpitaux universitaires de Québec (1931, 1935) Conseil élu le 13 janv.1950 : prés.: D.Lapointe ; v.-prés.: P.-A.Poliquin ; sec.: M.Giroux ; très.: G.Saint-Arnaud ; dir.: J.-É.Morin, S.Leblond, F.Roy, 32\tANNALES DE L\u2019ACFAS H.Marcoux, H.Beaudet.Effectif : 2 membres à vie ; 142 membres actifs ; 5 membres honoraires.Au cours de 1949-50, il y eut quatorze réunions.Travaux présentés : 16 sept.1949.\u2014 F.Hudon et A.Jacques : Anesthésie en pédiatrie.J.-B.Jobin : Kystes du poumon et du médiastin.F.Hudon : Considérations sur l\u2019anesthésie dans la chirurgie thoracique.F.Roy : Cancer du cardia ; traitement endothoracique.30 sept.1949.\u2014 L.Lemieux : Nouveau traitement de l\u2019alcoolisme chronique par l\u2019antabuse.G.Desrochers : La psychiatrie dans les hôpitaux généraux.C.-A.Martin et A.Beaudry : Traitement du vertige de Meni'eres par les antihistaminiques.C.-J.Miller : Réorganisation et fonctionnement du centre psycho-social de Québec.14 oct.1949.\u2014 R.Thibodeau : Myasthénie grave chez un enfant de quatre ans et demi.R.Lemieux, H.Nadeau et R.Lesage : Gloméndo-sclérose intercapillaire.H.Pichette, J.Audet et C.Gélinas : Ablation du sac lacrymal et fistulisation intra-nasale.E.Perron : Hernie gastro-intestinale dans le scrotum.4 nov.1949.\u2014 J.Gosselin : Présentation d\u2019une classification d\u2019interprétation radiologique des pneumoconioses.J.-A.Roger et M.Beaulieu : Fistulisation bronchique d\u2019un abcès pottique.R.Desmeules : Dilatations bronchiques des lobes supérieurs.J.Hallé : Bronchoscopie et collapsothérapie.18 nov.1949.\u2014J.-L.Petitclerc et J.-E.Morin: Infection à Pasteurella, d\u2019origine féline.J.Rousseau : Quelques considérations sur la spondylose rhizo-mélique.R.Therrien : Psoriasis et acide undécylénique.A.Jolicœur : Expériences pour la réparation des gaines tendineuses.B.Paradis : Nouveau curarisant de synthèse.2\tdéc.1949.\u2014 J.-M.Veilleux : Les brucelloses animales.B.Paquet : Étude clinique et thérapeutique de la brucellose.J.-É.Morin : Aspect bactériologique des brucelloses.16\tdéc.1949.\u2014 R.Cauchon : Lésions rénales bilatérales.P.Larochelle : Amygdalite et adénites tuberculeuses.M.Plamondon : Conduite de l\u2019anesthésie en neuro-chirurgie.J.Sirois : Les hémorragies intra-cérébrales et leur cure chirurgicale.20 janv.1950.\u2014 P.Fugère : A propos de fenestration.A.Bédard : Considérations sur un cas d\u2019épithélioma de la prostate.M.Guay et J.-L.Bonenfant : Étude clinique et hématologique sur quarante-huit cas d\u2019anémie pernicieuse.F.Hudon et M.Dupuy : Considérations sur la prévention de l\u2019hémorragie per-opératoire.3\tfév.1950.\u2014 G.Desrochers, A.Pelletier et L.Bourgoin : Encéphalite non suppurée avec dissociation albumino-cytologique.A.Pelletier et J.Delage : Leuco-encéphalite.G.-H.Larue et Y.Rouleau : Rupture cardiaque spontanée.J.-C.Miller : Obésité post-encéphalopathique.22 fév.1950.\u2014 M.Caux : Bronchoscopie et suppurations broncho-pulmonaires.A.Potvin et J.-É.Morin : Pleurésie putride à anaérobie (Ristella).3 mars 1950.\u2014J.Rousseau et C.Delisle : Revue des cas d\u2019arthrite depuis juillet 19j9.S.Leblond, P.-E.Côté et R.Pichette : Maladie de Alhers-Schroen-berg.J.-L.Petitclerc et G.Marceau : Deux cas d'hématèmèse grave.J.-C.Miner : Confusions mentales.17\tmars 1950.\u2014 F.Letarte : Considérations sur un cas de rétinocylome.E.Deschênes : Un cas de stéatorrhée.A.Larue : Insuccès de la thérapeutique dans ANNALES DE l\u2019aCFAS 33 un cas de méningite à Pjeif/er.R.Marchand : L\u2019emploi du bleu de méthylène pendant le travail.14 avril 1950.\u2014 C.-H.Dorval : Considérations sur l\u2019acide para-aminosalicy-lique en tuberculose vulmonaire.R.Desmeules, R.Dion et L.Montminy : Application de divers traitements de la tuberculose vulmonaire.M.Giroux : Streptomycino-résistance et corollaires thérapeutiques.21\tavril 1950.\u2014 P.Galibois : Anesthésie dans un cas d\u2019œsophago-laryn-gectomie.L.Reid et R.Scherrer : Évolution favorable d\u2019une métastase vertébrale à la suite d\u2019un épithélioma du sein.P.Laro>chelle, E.Maranda et C.-E.Côté : Bronchite pseudomembraneuse.H.Laliberté, P.Ladouceur-Dupuis et M.Côu-lombe : Méningite aiguë tuberculeuse de l\u2019adulte.Publications : Laval médical.23.Société médicale de Montréal (1874, 1924) Conseil élu en déc.1949 : prés.: O.Dufresne ; 1er v.-prés.: P.-R.Archambault ; 2e v.-prés.: A.Bertrand ; sec.: P.Robert ; très.: R.Rolland ; sec.des séances : P.Marion ; cons.: A.Jutras.Effectif : 900 membres actifs ; 50 membres honoraires.Au cours de 1949-50, il y eut douze réunions.Travaux présentés : 18 obt.1949.\u2014 A.Valois : Mortalité chez l\u2019enfant d\u2019âge scolaire.G.Charest : Contrôle des maladies contagieuses à l\u2019école.B.Primeau : Autres aspects des problèmes de santé de l\u2019écolier.8 nov.1949.\u2014 E.Balangéro : Les ?naladies lymphocytaires traitées par le gaz moutarde.G.Landry : Un grand brûlé (présentation du malade).G.Joneas : Constipation chez les enfants.L.Julien : Quelques cas de chirurgie chez les nourrissons.M.Fauteux : Chirurgie cardiaque (présentation de malades).A.-F.Vallée : Observations radio-cliniques.P.Rabil : Diagnostic précoce du cancer utérin.Technique McGill Surface Biopsy (film).22\tnov.1949.\u2014 Symposium sur le traitement du gotftre.C.-E.Grignon : Traitement médical du goitre.R.Doré : Traitement chirurgical du goitre.O.Dufresne : Traitement radiothérapique du goitre.6 déc.1949.\u2014 R.Blais : Service de dermato-syphiligraphie.R.Blais : Nouveau traitement du psoriasis.J.-P.Bourque : Résultat tardif de deux cas de néphro-pexie.J.Bruneau et G.Parenteau : Diverticules pharyngo-œsophagiens.G.Cas-grain : Les traitements de l\u2019asthme.J.Charbonneau : Un cas de tumeur de vessie.P.Dumas : Un cas d\u2019infantilisme génito-statural.F.Henry et C.Monfette : Trois cas d\u2019énucléation avec prothèse de Cutler.A.Jutras, C.-A.Langlo is et J.-P.Jean : La radiothérapie de contact.A.Jutras et M.Longtin : Varices œsophagiennes et gastriques.R.Lapointe : Persistance d\u2019une portion notable de membranes pupillaires bilatérales chez une fillette de deux ans et demi.L.Lebel et G.Mignault : Embolie artérielle.R.Lefebvre et P.Marion : Médiastino-péricardite.Péricardite constrictive.C.Lefrançois : Un cas d\u2019iléite de colite segmentaire (maladie de Crohn). 34 ANNALES DE l\u2019aCFAS J.-P.Legault : Tumeur du bassinet.P.Letendre : Un cas de nanisme rénal.A.Parenteau : Un cas d\u2019hémorragie intra-cérébrale opéré.20\tdéc.1949.\u2014 F.Séguin : Les syndromes angineux.P.Marion : Les dyspnées paroxystiques.P.David : Les troubles du rythme.L.Lebel : Les syncopes.En discussion : Les rapporteurs et MM.R.Lefebvre, G.Gameau, P.Morin et G.Barry.La liste des travaux présentés en 1950 apparaît dans l\u2019Annuaire 1951, publié 4 l\u2019occasion des Journées médicales annuelles de la Société médicale de Montréal.Conférences : 4\tact.1949.\u2014 C.Debray : L\u2019ictbre catarrhal : pathogénie, diagnostic et traitement.21\tfév.1950.\u2014 A.Giroud : Le rôle des carences en vitamines dans la production des anomalies de développement.Initiatives diverses : Journées médicales, les 9, 10 et 11 mai, à l\u2019Université de Montréal.Douze travaux ont été présentés et trois conférences ont été données au cours de ce congrès.Publications : Annuaire publié à l\u2019occasion des Journées médicales.24.Société royale d'Astronomie du Canada (Centre de Québec) (1940, 1944) Conseil élu le 9 déc.1950 : prés.: A.Duberger ; v.-prés.: A.Dion{; anc.prés.: G.-E.Gagné ; sec.-trés.: P.-H.Nadeau ; ass.-sec.: L.LachanceJ; dir.: Abbé R.Benoît, J.-C.Magnan, L.Pouliot, L.-P.Péloquin, D.I.McGill, G.Lafontaine, J.-P.Bernier, A.Dumont, O.Villeneuve.Effectif : 1 membre à vie ; 55 membres actifs.Au cours de 1949-50, il y eut trois réunions.Travaux présentés : 8 fév.1950.\u2014 A.Boivin : Aurores polaires.5\tjuil.1950.\u2014 Réunion générale tenue à l\u2019observatoire.Élection.25 nov.1950.\u2014A.Giroux : Comment Dorval prévoit.25.Société thomiste de l'Université d'Ottawa (1929, 1936) Conseil élu le 30 avril 1950 : prés.: abbé J.Denis ; v.-prés.: G.Simard, o.m.i.; sec.: G.Carrière, o.m.i.Effectif : 150 membres actifs.Au cours de 1949-50, il y eut cinq réunions.Travaux présentés : 6\tnov.1949.\u2014 R.Bellemare, o.m.i.: Béatitude et vision.11 déc.1949.\u2014F.Bouchard1' c.ss.r.: Saint Thomas et l\u2019ignorance invincible.22\tjanv.1950.\u2014 J.Ho : Thomisme et sagesse chinoise.Conférence publique à l\u2019occasion du vingtième anniversaire de la fondation de la société. ANNALES DE L\u2019ACFAS 35 26 mars 1950.\u2014 R.Mignault, o.p.: La vie philosophique.30 avril 1950.\u2014 F.Jetté, o.m.i.: Missiologie et théologie.Publications : G.Carrière, o.m.i.: Caritas ad veritatem.Les vingt ans de la Société thomiste de VUniversité d\u2019Ottawa.Revue de l\u2019Université d\u2019Ottawa, 19: 472-483.1949.26.Société zoologique de Québec (1932, 1934) Conseil élu en nov.1949 : prés.: L.-P.Audet ; v.-prés.: V.Plamondon ; sec.: J.-A.Brassard ; sec.adj.: R.Bernard ; très.: J.-P.Roy : dir.: S.Brassard, B.Castonguay, W.Corrivault, L.Daviault, abbé R.Dolbec, O.Desgagnés, J.Duguay, G.Filteau, C.Frémont, L.-P.Gagnon, G.Gauthier, M.Gilbert, J.-E.Laforest, C.-E.Leclerc, G.Maheux, C.Mélançon, D.Potvin, F.-E.Mathieu, P.Rainville, L.-A.Richard, J.-A.Roy, M.Giroux, M.Veilleux, R.C.Hastings, J.-L.Tremblay.Effectif : 66 membres à vie ; 318 membres actifs ; 5 membres honoraires.Au cours de 1949-50, il y eut dix réunions.Initiatives diverses : Vingt causeries radiophoniques.Organisation de trente journées-école au Jardin zoologique et de quatre représentations cinématographiques sur des sujets d\u2019histoire naturelle. VI.LE DIX-HUITIEME CONGRES Québec, 1950 Le dix-huitième congrès de l\u2019Acfas a été tenu dans les édifices de la Faculté des Sciences de l\u2019Université Laval, les 15 et 16 octobre 1950.Cent quatre-vingt-onze personnes se sont inscrites à ce congrès et cent dix-neuf communications ont été présentées.La première séance du congrès a été consacrée à un symposium sur la conservation de l\u2019eau dans la nature; elle a été suivie d\u2019une réception, du dîner du congrès et de la séance inaugurale.Le lendemain, il y eut réunion des sections de physique et mathématiques, chimie, géologie et minéralogie, biologie, entomologie, botanique et écologie, agronomie, ethnologie et géographie, philosophie et psychologie.Le programme de la journée du lundi comprenait aussi un déjeuner-causerie et l\u2019assemblée générale.Le congrès s\u2019est terminé à 5 h.30, par un vin d\u2019honneur offert par le nouveau président.1.SÉANCE D\u2019OUVERTURE La séance inaugurale a eu lieu le dimanche, 15 octobre, à 8 h.30 p.m., dans la salle 360 de l\u2019édifice est de la Faculté des Sciences, sous la présidence de M.Lionel Daviault.Plus de trois cents personnes assistaient à cette réunion.En l\u2019absence de Mgr Ferdinand Vandry, recteur de l\u2019Université Laval, M.l\u2019abbé Ernest Lemieux, doyen de la Faculté de Théologie de cette université, a souhaité la bienvenue aux congressistes.La médaille de l\u2019Acfas, frappée à l\u2019effigie de Léo Pariseau, a été décernée à M.Louis-Charles Simard, directeur de l\u2019Institut du Cancer de Montréal et professeur d\u2019anatomie pathologique à l\u2019Université de Montréal.Le récipiendaire a été présenté par M.J.-Édouard Morin, directeur du département de bactériologie de l\u2019Université Laval et directeur des laboratoires de l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement.On trouvera en appendice, page 61, le texte de l\u2019allocution de M.J.-É.Morin. ANNALES DE l\u2019aCFAS\t37 La proclamation des noms des étudiants qui ont mérité les prix offerts par l\u2019Acfas pour l\u2019encouragement à l\u2019étude des sciences a été faite par le président de l\u2019Acfas.Ces noms apparaissent dans le rapport du secrétaire général, page 15.M.Lionel Daviault, président pour l\u2019année 1949-50, avait choisi comme thème de son discours présidentiel : La prévision des invasions d'insectes.On trouvera en appendice, page 53, le texte de la conférence de M.Lionel Daviault.La séance inaugurale s\u2019est terminée par la représentation de films scientifiques et documentaires.2.SYMPOSIUM Environ cent vingt-cinq personnes ont assisté au symposium sur la conservation de l\u2019eau dans la nature, tenu le dimanche, 15 octobre, à 3 h.p.m., dans la salle 360 de l\u2019édifice est de la Faculté des Sciences.Rapporteurs : 1.\t\u2014 Note sur le climat de la 'province de Québec.\u2014 Oscar Villeneuve, Bureau de Météorologie, Ministère des Terres et Forêts, Québec.2.\t\u2014 L\u2019eau et la conservation du sol.\u2014 Auguste Scott, École supérieure d\u2019Agriculture, Sainte-Anne-de-la-Pocatière.3.\t\u2014 Réaction de la forêt à la carence d\u2019eau.\u2014 René Pomerleau, Bureau de Pathologie forestière, Ministère des Terres et Forêts, Québec.4.\t\u2014 Réaction de la faune aux modifications du milieu aquatique.\u2014 Gustave- Prévost, Office de Biologie, Ministère de la Chasse et des Pêcheries » Montréal.3.REUNIONS DES SECTIONS1 16 octobre 1950 Section I : Physique et Mathématiques Président : Paul Koenig Secrétaire : Maurice L\u2019Abbé 1.\u2014 Sur la loi des grands nombres pour une certaine classe de variables aléatoires dépendantes.\u2014 Waclaw Kozakiewicz, Faculté des Sciences, Université de Montréal.1 Les communications dont le numéro d\u2019ordre est précédé d\u2019une étoile (if) comportent, un résumé dans la section des Travaux scientifiques, page 71. 38 ANNALES DE l\u2019aOFAS 2.\t\u2014 Systèmes logiques basés sur une théorie des types transfinis.\u2014 Maurice L\u2019Abbé, Faculté des Sciences, Université de Montréal.3.\t\u2014 Sur deux théorèmes de multiplication nouveaux pour les fonctions Un et Vn de Lommel.\u2014Albéric Boivin, Faculté des Sciences, Université Laval, Québec.A4.\u2014 Absence d'asymétrie est-ouest dans le rayonnement cosmique total au niveau du sol à Montréal.\u2014 Gérard Labonté, s.j., Faculté des Sciences, Université de Montréal.?5.\u2014Quelques perfectionnements de l\u2019analyseur électronique de l\u2019Université de Montréal.\u2014 Raymond Bélair, Lucien Grégoire et Marcel Rouault, Faculté des Sciences, Université de Montréal.6.\t\u2014 Comportement asymptotique de la diffraction par les réseaux annulaires.\u2014 Albéric Boivin, Faculté des Sciences, Université Laval, Québec.7.\t\u2014 Sur les gerbes pénétrantes du rayonnement cosmique.\u2014 André-G.Voisin, Conseil national de Recherches, Ottawa.Section II : Chimie Président : L.-P.Bouthillier Secrétaire : Paul-H.Dussault 1.\t\u2014Adaptation de la Cup Assay Method à la détermination de Vactivité pro- téolytique.\u2014 Paul-H.Dussault, Station expérimentale de Pêche de la Gaspésie, Grande-Rivière, Québec.2.\t\u2014 Note sur les enzymes digestives protéolytiques de l\u2019estomac de morue (Gadus morhua).\u2014Jules Labarre et Louis Trochu, Faculté des Sciences, Université de Montréal, Jean-Louis Tremblay, Faculté des Sciences, Université Laval, Québec, Paul-H.Dussault, Station expérimentale de Pêche de la Gaspésie, Grande-Rivière, Québéc.3.\t\u2014 Réduction de Voxalate d\u2019éthyle par l\u2019hydrure de lithium-aluminium.\u2014 Roger Barré et Léopold Favreau, Faculté des Sciences, Université de Montréal.4.\t\u2014 Identification d\u2019un complexe dans la préparation du glucochloralose.\u2014 Roger Payen et Bernard Gingras, Faculté des Sciences, Université de Montréal.5.\t\u2014Synthèse du trichloro-l,di-(p-cyanophényl)-2,2-éthane.\u2014Roger Barré et Yvon Perron, Faculté des Sciences, Université de Montréal.6.\t\u2014 Synthèse d\u2019acides aminés à partir du dihydro-2,8-furane.\u2014 Roger |f Gaudry, Faculté de Médecine, Université Laval, Québec.7.\t\u2014 La synthèse de la L-histidine marquée avec du carbone radioactif en position 2 du noyau imidazole.\u2014 Roméo Soucy et Louis-Philippe Bouthillier, Faculté dès Sciences, Université de Montréal.8.\t\u2014Étude métabolique de la L-histidine marquée avec du carbone radioactif en position 2 du noyau imidazole.\u2014 Roméo Soucy et Louis-Philippe Bouthillier, Faculté des Sciences, Université de Montréal.9.\t\u2014 Synthèses d\u2019homologues de la cystine et de la méthionine.\u2014 Roger Gaudry et Louis Berlinguet, Faculté de Médecine, Université Laval, Québec. ANNALES DE l\u2019aCFAS 39 10.\u2014 Synthèse de l\u2019adde DL-glutamique marqué avec du carbone radioactif dans le groupement carboxylique.\u2014 Florent Depocas et Louis-Philippe Bouthillier, Faculté des Sciences, Université de Montréal.?\t11.\u2014Étude chimique des tourbes du Québec.III.Composition des tourbières de Lanoraie et de Farnham.\u2014 C.-E.Brunette et D.Spence, Ministère des Mines, Québec, et J.Risi, Faculté des Sciences, Université Lavai, Québec.?\t12.\u2014 Déshydrogénation thermique de l\u2019éthane.\u2014 Jean-L.Corneille et Roger Brais, École Polytechnique de Montréal.13.\t\u2014 Théorie d\u2019une colonne à fractionnement à tube droit et libre.\u2014 Marcel Bertrand, Canadian Armament Research and Development Establishment, Valcartier, Québec,, et Marcel Rinfret, Institut de Chimie, Université de Montréal.14.\t\u2014 La chimie des pyrazolones.\u2014 Paul-E.Gagnon, Roger Gaudry, Kenneth Savard, Jean-Louis Boivin, Paul-A.Boivent, Benoît Nolin, Jacques Giguère et Hugh M.Craig, Faculté des Sciences, Université Laval, Québec.15.\t\u2014 Affinité chimique entre l\u2019oxyde arsénieux et les constituants du béton.\u2014 Pierre Grenier, Laboratoire du Ministère des Mines, Québec.16.\t\u2014Synthèse de composés organiques du deutérium.II.Cétone pan-deutéro- diéthylique.\u2014 L.C.Leitch, B.Nolin et A.T.Morse, Conseil national de Recherches, Ottawa.17.\t\u2014Spectres d\u2019absorption infrarouges de stéroïdes marqués de deutérium.\u2014 B.Nolin, A.R.H.Cole et R.N.Jones, Conseil national de Recherches, Ottawa.18.\t\u2014 Provriétés thermiques du veroxyde d\u2019hydrogène.\u2014 William T.Foley et Paul-A.Giguère, Faculté des Sciences, Université Laval, Québec.19.\t\u2014 Influence du pH et de la température sur l\u2019assimilation du carbone dans la photosynthèse.\u2014 Cyrias Ouellet, Radiation Laboratory, University of California, U.S.A.20.\t\u2014 Essai de localisation intracellulaire des produits intermédiaires de la photo- synthèse.\u2014 Cyrias Ouellet, Radiation Laboratory, University of California, U.S.A.Section III : Géologie et Minéralogie Président : Pierre Mauffette Secrétaire : René Béland Synthèse et stabilité des minéraux de zirconium.\u2014 O.-D.Maurice, Ministère des Mines, Québec.Études sur la mesure du pouvoir réflecteur de certaines substances.\u2014 Jean Girault, Ministère des Mines, Québec.Notes sur la région de Grariby-Waterloo.\u2014 Marcel Tiphane, Faculté des Sciences, Université de Montréal.Relevé géologique le long du boulevard Talbot entre le grand lac Jacques-Cartier et Chicoutimi.\u2014 Carl Faessler, Faculté des Sciences, Université Laval, Québec.1.\u2014 2.\u2014 3.\t\u2014 4.\t\u2014 40\tANNALES DE l\u2019aCFAS ?\t5.\u2014Mode de gisement de la kornérupine de la région du lac Sainte-Marie, comté de Gatineau, Québec.\u2014 Pierre Mauffette, École Polytechnique de Montréal.?\t6.\u2014 Addition à la faune Champlain du lac Saint-Jean.\u2014 Camille Laverdière, Institut de Géographie, Université de Montréal, et Auguste Mailloux, Laboratoire des Sols, Sainte-Anne-de-la-Pocatière.7.\t\u2014 Exemples de remplissage de crevasses marines relevés dans Lotbinière.\u2014 F.F.Osborne, Faculté des Sciences, Université Laval, Québec.8.\t\u2014Le synclinal du lac Wakeham et la fosse du Labrador.\u2014René Béland, Faculté des Sciences, Université Laval, Québec.9.\t\u2014 Contribution à l\u2019étude physique des minerais de fer du Nouveau-Québec.\u2014 Jean Laneuville, Ministère des Mines, Québec.10.\t\u2014 Les gîtes de fer et la structure au Nouveau-Québec et au Labrador.\u2014 Paul-E.Auger, Faculté des Sciences, Université Laval, Québec.11.\t\u2014 Petrology of the Charny formation.\u2014 S.Melihersik, Faculté des Sciences, Université Laval, Québec.12.\t\u2014 Comportement thermique et étude roentgénographique des concentrés de zinc de la provinze de Québec.\u2014Fernand Claisse, Ministère des Mines, Québec.Section IV : Biologie Président : Édouard Pagé Secrétaire : Claude Fort ier Etude expérimentale dti lobe temporal chez le Macacus rhesus.\u2014 Louis Poirier, Laboratoire d\u2019Histologie et d\u2019Embryologie, Université de Montréal.Excrétion urinaire du sodium et du potassium chez le singe Macacus rhesus exposé au froid.\u2014 Guy Fortier, Faculté de Médecine, Université Laval, Québec.Etude histologique et histochimique des lésions provoquées par les corticoïdes au niveau du rein.\u2014 Paola S.Timiras et Marc Herlant, Institut de Médecine et de Chirurgie expérimentales, Université de Montréal.Effet de Vacide ascorbique sur l\u2019hypertension due au froid et sur l\u2019hypertension rénale expérimentale.\u2014 Olivier Héroux et Louis-Paul Dugal, Faculté de Médecine, Université Laval, Québec.Lipotropisme, croissance et créaiinurie chez le rat.\u2014 Fernand Martel et Rosaire Gingras, Faculté de Médecine, Université Laval, Québec.Variation de la fonction rénale chez le rat.\u2014 Fernand Martel, Madeleine Wang et Rosaire Gingras, Faculté de Médecine, Université Laval, Québec.Modifications de l\u2019excrétion tubulaire rénale, chez le rat, par Vhexahomosé-rine.\u2014Fernand Martel, Madeleine Wang et Rosaire Gingras, Faculté de Médecine, Université Laval, Québec.Effet de l\u2019acide ascorbique sur Véosinophilie observée au cours des longues expositions au froid.\u2014 Mercédès Thérien, Faculté de Médecine, Université Laval, Québec.Effet de l\u2019acide ascorbique sur la phosphatase alcaline du foie chez les rats 1.\u2014 2.\u2014 3.\t\u2014 4.\t\u2014 5.\t\u2014 6.\t\u2014 7.\t\u2014 8.\t\u2014 9.\u2014 ANNALES DE l\u2019aCFAS 41 soumis à de basses températures.\u2014Jacques Leblanc et Louis-Paul Dugal, Faculté de Médecine, Université Laval, Québec.10.\u2014 Efjets du froid, de l\u2019acide ascorbique et de l\u2019âge sur l\u2019arthrite expérimentale.\u2014 Louis-Paul Dugal, Faculté de Médecine, Université Lava., Québec.?\t11.\u2014Étude histochimique des phosphatases du tissu adipeux chez le rat.\u2014 Paul Lemon de, Institut de Médecine et de Chirurgie expérimentales, Université de Montréal.?\t12.\u2014 Comportement de la graisse brune interscapulaire chez des rats soumis à divers agents nocifs ; effets de l\u2019ablation de ce tissu.\u2014 Paul Lemonde.et Paola S.Timiras, Institut de Médecine et de Chirurgie expérimentales, Université de Montréal.?\t13.\u2014 Effet du régime et de la température ambiante sur la distribution des graisses chez le rat blanc.\u2014 Louis-Marie Babineau et Édouard Page, Faculté de Médecine, Université Laval, Québec.?\t14.\u2014 L\u2019acide nicotinique et l\u2019action vestibulaire de la streptomycine chez le rat.\u2014 Louis-Paul Chénier et Édouard Page, Faculté de Médecine, Université Laval, Québec.?\t15.\u2014Stimulation sonore et libération d\u2019ACTH.\u2014Claude Fortier, Institut de Médecine et de Chirurgie expérimentales, Université de Montréal.?\t16.\u2014 Drogues vagotropes et libération de VACTH.\u2014 Franco Dordoni et Claude Fortier, Institut de Médecine et de Chirurgie expérimentales, Université de Montréal.17.\u2014 Circulation périphérique et teneur des surrénales en adrénaline et en arté-rénol (nor-adrénaline) chez le rat blanc exposé au froid.\u2014 André Des-marais, Faculté de Médecine, Université Laval, Québec.?\t18.\u2014 Étude de la spermiogénèse chez les mammifères à l\u2019aide de la technique de Hotchkiss (acide périodique et acide Juchsine-sulfureux).\u2014 Yves Clermont, Department of Anatomy, McGill University, Montreal.19.\u2014Étude du métabolisme chez le homard (Homarus americanus).\u2014 Gaston Moisan, Françoise Carignan et Jean-Louis Tremblay, Station biologique du Saint-Laurent, Faculté des Sciences, Université Laval, Québec.?\t20.\u2014 Résistance des saumoneaux à l\u2019eau salée.\u2014 Gilles La Roche, Department of Anatomy, McGill University, Montreal.?\t21.\u2014 Influence de la température de l\u2019eau sur la croissance de la truite mouchetée (Salvelinus fontinalis Mitchill).\u2014Louis-Roch Séguin, Office de Biologie, Ministère de la Chasse et des Pêcheries, Montréal.22.\t\u2014 Verticilles trifoliés et bifoliés chez Corytholoma (Gesnériacées), esquisse d\u2019un problème de génétique physiologique.\u2014 Auray Blain, Jardin botanique de Montréal.23.\t\u2014 Deux autres cas de tératologie animale naturelle.\u2014 P.Louis-Marie, o.c.r.,.Institut agricole d\u2019Oka.Section V : Entomologie Président : Georges Gauthier Secrétaire : Fr.Adrien Robert, c.s.v.?\t1.\u2014 Inventaire des insectes forestiers du Québec en 1950.\u2014 Robert Lambert,.Ministère des Terres et Forêts, Québec. 42 ANNALES DE L\u2019ACFAS ?\t2.\u2014 Notes biologiques sur les principaux parasites des charançons de l\u2019orme.\u2014 Fr.Adrien Robert, c.s.v., Faculté des Sciences, Université de Montréal.?\t3.\u2014 Rôle respectif de chacune des espèces parasites dans la réduction des cha- rançons de l\u2019orme.\u2014 Fr.Adrien Robert, c.s.v., Faculté dee Sciences, Université de Montréal.4.\t\u2014 Pertes occasionnées par la tordeuse des bourgeons de l\u2019épinette.\u2014 René Martineau, Ministère des Terres et Forêts, Québec.5.\t\u2014Biologie et répression de la mouche de l\u2019oignon (Hylemya antiqua) à Saint-Jean, Québec.\u2014J.-P.Perron, Ministère de l\u2019Agriculture, Saint-Jean, Québec.6.\t\u2014 Bouleau et merisier.\u2014 René Martineau, Ministère des Terres et Forêts.Québec.?\t7.\u2014Les Lygéides de la province de Québec (Hétéroptères ).\u2014 René Béique, Ministère de l\u2019Agriculture, Ottawa, et Fr.Adrien Robert, c.s.v., Faculté des Sciences, Université de Montréal.8.\u2014 Contribution à l\u2019étude de la biologie de la tisseuse des vêtements (Tineola bisselliella Hum.).\u2014Jean-Paul Boulanger et Abbé Ovila Fournier, Faculté des Sciences, Université de Montréal.?\t9.\u2014Étude des organes sexuels des papillons comme caractère taxonomique com- plémentaire.\u2014 Robert Lambert, Ministère des Terres et Forêts, Québec.Section VI : Botanique Président: Émile Jacques Secrétaire : Abbé E.Lepage ?\t1.\u2014 Le bleuissement des tiges de choux rouges causé par leur intoxication au Semesan.\u2014 Pierre Masson, Musée provincial, Québec.2.\u2014Le genre Splachnum dans le Québec.\u2014James Kucyniak, Jardin botanique de Montréal.?\t3.\u2014 Additions à la flore adventice du Québec.\u2014 Richard Cayouette, Minis- tère de l\u2019Agriculture, Québec.?\t4.\u2014 Notes sur l\u2019aire de distribution de quelques plantes du Québec.\u2014 Abbé Ernest Lepage, École d\u2019Agriculture, Rimouski.5.\t\u2014 Histoire et distribution de Z\u2019Eriophorum callitrix Cham.\u2014 Marcel Ray- mond, Jardin botanique de Montréal.6.\t\u2014 La distribution de l\u2019Arnica Wilsoni Rydberg.\u2014 Bernard Boivin, Division de Botanique et de Phytopathologie, Ministère de l\u2019Agriculture, Ottawa.-k 7.\u2014 Le Carex ormostachya Wiegand en Amérique du Nord.\u2014 Marcel Raymond, Jardin botanique de Montréal.8.\u2014 Étude phytosociologique dans la région de Chibougamau.\u2014 René Pomer-leau et Finn Roll-Hansen, Ministère des Terres et Forêts, Québec.?\t9.\u2014 Premier aperçu de la végétation des comtés de VIslet et KamourasJca.\u2014 Aubert Hamel, Laboratoire fédéral de Pathologie végétale, Sainte-Anne-de-la-Pocatière.10.\u2014 Itinéraire d\u2019une récente excursion botanique au mont Logan, comté de Gaspé, Qué.\u2014 P.Louis-Marie, o.c.r., Institut agricole d\u2019Oka, et Richard Cayouette, Ministère de l\u2019Agriculture, Québec.- ANNALES DE l\u2019aCFAS\t43 11.\t\u2014Autres variations mineures chez Trillium grandiflorum.\u2014 P.Louis- Marie, o.c.r., Institut agricole d\u2019Oka.12.\t\u2014 Essai de cytosystématique des Graminées nord-américaines.\u2014 P.Louis- Marie, o.c.r., Institut agricole d\u2019Oka.13.\t\u2014 Algues d'eau douce du lac Bouchette et des environs.\u2014\u2022 P.Venance, o.f.m.cap., Institut de Biologie générale et de Zoologie, Université de Montréal.14.\t\u2014 Variété nouvelle de Desmidiées et additions à la flore desmidiale nord- américaine et québécoise.\u2014 Fr.Irénée-Marie, f.i.c., La-Pointe-du-Lac, Québec.15.\t\u2014Espèces nouvelles de Desmidiées.\u2014Fr.Irénée-Marie, f.i.c., La-Pointe- du-Lac, Québec.?\t16.\u2014 Un élément subarctique dans les Laurentides : le Ranunculus lapponicus L.\u2014Pierre Masson, Musée pro/incial, Québec.17.\t\u2014Entités nouvelles de l'Ungava.\u2014Jacques Rousseau, Jardin botanique de Montréal.18.\t\u2014 La flore des monts Otish.\u2014 Jacques Rousseau, Jardin botanique de Montréal.?\t19.\u2014La lépiote brune à Sainte Anne-de-la-P ocatière et dans le voisinage.\u2014 Albert Payette, Laboratoire fédéral de Pathologie végétale, Sainte -Anne-de-la-Pocatière, Québec.20.\u2014 La nomenclature botanique à Stockholm en 1950.\u2014 Bernard Boivin, Division de Botanique et de Phytopathologie, Ministère de l\u2019Agriculture Ottawa.Section VII : Agronomie Président : Albert Payette Secrétaire : Léo Raynault 1.\t\u2014 Enquête sur le nombre de capsules d\u2019œufs de criquets et sur leur état au printemps de 1950.\u2014 Gérard Rioux, Bureau de la Protection des Plantes, Ministère de l\u2019Agriculture, Montréal.2.\t\u2014 La valeur nutritive des pois de variété téléphone récoltés en Gaspésie.\u2014 Colette Gosselin et Jean-Louis Tremblay, Faculté des Sciences, Université Laval, Québec.?\t3.\u2014 Interrelations des éléments fer et manganèse en nutrition végétale.\u2014 Gérard J.Ouellette, Station expérimentale fédérale, Sainte-Anne-de-la-Poca-tière.4.\tJ\u2014 Effet des dommages causés par l\u2019hiver sur le rendement de la luzerne.\u2014 Lionel Dessureaux, Station expérimentale fédérale, Sainte-Anne-de-la-Pocatière.5.\t\u2014 Effets de coupes diverses sur le rendement et la persistance du trèfle Ladino semé en mélange avec le mil.\u2014 Femand-M.Gauthier, Station expérimentale fédérale, Sainte-Anne-de-la-Pocatière.6.\t\u2014Le calcium, le potassium et le magnésium, et la tache hétérosporienne de l\u2019Iris cultivé.\u2014 J.-Émile Jacques, Jardin botanique de Montréal.7.\t\u2014 L\u2019Arasan, excellent remède contre la «tige noire» des plants de Crucifères.\u2014 Édouard Lavallée, Ministère de l\u2019Agriculture, Montréal. 44\tANNALES DE l\u2019aCFAS 8.\t\u2014 Essais de répression de la mouche du chou (Hylemyia brassicæ Bouché).\u2014 Léo Raynault, Institut agricole d\u2019Oka.Section VIII : Ethnologie et Géographie Président : Jacques Rousseau Secrétaire : Luc Lacourc.èrf 1.\t\u2014La répartition du gibier chez les Montagnais.\u2014Jacques Rousseau, Jardin botanique de Montréal.2.\t\u2014 Origine du motif de la double courbe chez les Algonquins.\u2014 Jacques Rousseau, Jardin botanique de Montréal.3.\t\u2014 Essai de classification des principaux types de clôtures de la province de Québec.\u2014Fernand Grenier, Faculté des Lettres, Université Laval, Québec.4.\t\u2014Les types de voitures d'hiver.\u2014Michel Brochu, Faculté des Lettres, Université Laval, Québec.5.\t\u2014 Le folklore du homard.\u2014 Luc Lacourcière, Faculté des Lettres, Uni- versité Laval, Québec.6.\t\u2014 Le folklore des aurores boréales.\u2014 Luc Lacourcière, Faculté des Lettres, Université Laval, Québec.7.\t\u2014 La danse du rosier.\u2014 Madeleine Doyon, Faculté des Lettres, Université Laval, Québec.8.\t\u2014 Mémoire d\u2019une centenaire acadienne.\u2014 Félix-Antoine Savard, Faculté des Lettres, Université Laval, Québec.9.\t\u2014- L\u2019œuvre folklorique de J.-T.LeBlanc.\u2014¦ Gisèle Blouin, Faculté des Lettres, Université Laval, Québec.10.\t\u2014Renseignement de la géographie comme facteur de compréhension internationale.\u2014 Gérard Aumont, p.s.s., Collège André-Grasset, Montréal.Section IX : Philosophie et Psychologie Président : Julien Peghaire, c.s.sp.Secrétaire Vianney Décarie 1.\t\u2014Les réactions caractérielles dans l\u2019entrevue psychologique.\u2014Noël Mail- loux, o.p., Institut de Psychologie, Université de Montréal.2.\t\u2014 Le jugement est-il d\u2019abord une analyse ou une synthèse ?\u2014 Julien Peghaire, c.s.sp., Faculté de Philosophie, Université de Montréal.3.\t\u2014 Proposition per se nota et démonstration de l\u2019existence de Dieu.\u2014\u2022 L.-P.Fafard, c.s.v., Scolasticat Saint-Charles, Joliette.4.\t\u2014Psychogénèse des conduites sociales adultes.\u2014 Bernard Mailhiot, o.p.Institut de Psychologie, Université de Montréal.5.\t\u2014L\u2019objet de la psychologie.\u2014Jean-Paul Dallaire, s.j., Scolasticat de L\u2019Immaculée-Conception de la Société de Jésus, Montréal.6.\t\u2014Nature et fonction du langage d\u2019après Brice Parain.\u2014Louis Lachance, o.p., Faculté de Philosophie, Université de Montréal. ANNALES DE L\u2019ACFAS 4f 7.\t\u2014 Aristote et l\u2019École franciscaine.\u2014 P.Camille, o.f.m.cap., Institut d\u2019Études médiévales Albert-le-Grand, Université de Montréal.8.\t\u2014 Réactions psychophysiologiques de sujets normaux dans une situation de tension non-spécifique.\u2014 David Bélanger, Institut de Psychologie, Université de Montréal.9.\t\u2014 Le c.19, livre II, des Seconds analytiques d\u2019Aristote.\u2014 Vianney Décarie, Faculté de Philosophie et Institut d\u2019Études médiévales, Université de Montréal.?10.\u2014 Esquisse préliminaire d\u2019une étude sociologique sur la région métropolitaine de Montréal.\u2014 Jean de Laplante, journaliste.4.DÉJEUNER-CAUSERIE Le lundi, 16 octobre, à 12 h.30, un déjeuner-causerie était offert aux congressistes dans le pavillon Monseigneur-Vachon de l\u2019Université Lav il.La causerie a été donnée par M.Ignace Brouillet, 1er vice-président de l\u2019Acfas; elle portait sur le travail qui se fait à l\u2019École Polytechnique de Montréal dans le domaine de la recherche appliquée.M.Adrien Pouliot, doyen de la Faculté des Sciences, a remercié le conférencier.Le texte de la causerie de M.I.Brouillet est reproduit en appendice, page 66.5 ASSEMBLÉE GÉNÉRALE L'assemblée générale a été tenue le 16 octobre 1950, à 4 h.p.m., dans la salle 360 de l\u2019édifice est de la Faculté des Sciences.Outre les membres du conseil de l\u2019Acfas et trois anciens présidents, dix sociétés avaient des représentants autorisés.Environ quatre-vingts autres membres des sociétés affiliées étaient aussi présents à la réunion.A la suite du rapport annuel du président, du secrétaire général, du trésorier et des sociétés affiliées, une motion a été adoptée relative à la création, dans la province de Québec, d\u2019un organisme de conservation des ressources naturelles vivantes.La réunion s\u2019est terminée par l\u2019élection du conseil pour 1950-51 : 'président: Ignace Brouillet ; 1er vice-président: René Pomerleau ; 2e vice-président : Wdbrod Bonin ; président sortant : Lionel Daviault ; membre fondateur : Victor Doré ; trésorier: Abel Gauthier; conseillers: Richard Bernard, Georges Gauthier, Lionel Lemay, Roger Gauthier, Pierre Dagenais, Pierre Mauffette, Carlton Auger, Paul Giguère ; membre adjoint : Jean Bruchési. APPENDICE I LE PRESIDENT DE L\u2019ACFAS 1949-1950 Notes biographiques M.Lionel Daviault est né le 26 février 1905, à Saint-Jérôme, comté de Terrebonne.Il a étudié à l\u2019Institut agricole d\u2019Oka de 1920 à 1924 ; à l\u2019Université Cornell durant la session d\u2019été de 1924 ; au Collège MacDonald (Université McGill) de 1924 à 1926.Une bourse du gouvernement de la province de Québec lui a permis de poursuivre ses études durant trois années au Laboratoire de l\u2019Évolution des Êtres organisés de l\u2019Université de Paris (1926-29) et durant un an à l\u2019École des Eaux et Forêts de Nancy (1929-30).M.Daviault détient une licence ès sciences agricoles de l\u2019Université de Montréal (1924), une maîtrise ès sciences de l\u2019Université McGill (1927), un diplôme d\u2019études supérieures en zoologie de l\u2019Université de Paris (1928), et un doctorat ès sciences naturelles de l\u2019Université de Montréal (1935).En 1928, la Société entomologique de France lui décernait le prix Porter-Chili, et l\u2019ACJC un prix d\u2019action intellectuelle.En 1940, il a gagné un prix du gouvernement de la province de Québec.A son retour au Canada en 1930, M.Daviault fut nommé directeur du Laboratoire d\u2019Entomologie forestière du gouvernement fédéral à Berthierville.Il quitta ce poste en 1943 pour devenir directeur du Bureau d\u2019Entomologie au Ministère des Terres et Forêts de la province de Québec.La même année, il était chargé par l\u2019Université Laval d\u2019un cours d\u2019entomologie à la Faculté d\u2019Ar-pentage et de Génie forestier, et devenait professeur agrégé de cette même faculté en 1948.Depuis 1945, il représente la province de Québec au sein de l\u2019Office fédéral pour la suppression des insectes nuisibles aux forêts.M.Daviault a été président de la Société de Biologie de Québec en 1948, et président de la Société linnéenne de Québec en 1949.Il est directeur de la Société zoologique de Québec depuis 1944, et directeur de la Société de Québec pour la protection des plantes.Il est aussi membre de la Société entomologique d\u2019Ontario, de la Société de Sylviculture de Québec, et membre du comité de rédaction de la revue \u201cForêt et Conservation\u201d.Bibliographie 1.Publications scientifiques 1926 Le petit papillon blanc du chou dans la province de Québec.Rev.Agron.Can.6 : 366-370. ANNALES DE l\u2019aCFAS\t47 Garden insects of 1925 in Montreal District.Rept.Entomol.Soc.Ontario, 56 : Les cicadelles ennemies de nos plantes fourragères.Rev.Agron.Can.7 : 169-172.1928 Notes biologiques sur la bruche du haricot (Acanthoscelides obtectus Say).Rev.Pathol, végét.et Entomol.agric.France, 15 (7) : 188-194.Description de la larve du Balaninus villosus F.Bul.Soc.Entomol.France, 5 : 91-96.Sur le développement post-embryonnaire de la bruche du haricot (Acanthoscelides obtectus Say).Ann.Soc.Entomol.France, 97 (1, 2): 104-133.1929 Observations biologiques sur Euchelia jacobeae L.et ses parasites.Bul.Soc.Zool.France, 54 (2): 119-124.Leidyana ephestiae n.sp., Grégarine parasite de Ephestia kuehniella Zeller.Bul.Soc.Zool.France, 54 (4) : 271-276.1930 Notes biologiques sur Nemeritis canescens Gray, et sur la morphologie de ses divers stades.Rev.Pathol, végét.et Entomol.appli.France, 17 (3) : 82-94.Sur les variations des coccinelles du genre Adalia.Nat.Can.57 (11) : 221-225.1932 La pyrale des pousses de pin.Nat.Can., 59 : 185-189.1935 Remarques sur la petite mineuse des feuilles du bouleau (Fenusa pumila Klug).Ann.Acfas, 1 : 64.Notes préliminaires sur la biologie de la chrysomèle du saule (Calligrapha bigs-byana Kby).Ann.Acfas, 1 : 195.1936 Notes préliminaires sur la biologie de la mouche à scie du sorbier (Pristiphora geniculata Htg.).Ann.Acfas, 2: 73.1937 Insect pests of the season 1936 in the St.Lawrence Valley, Que.Can.Insect Pest Rev., 15 : 29-30.1938 Sur la biologie de l\u2019orgyie antique dans la province de Québec.Ann.Acfas, 4 : 94.Insect pests of the season 1937 in the St.Lawrence Valley, Que.Can.Insect Pest Rev., 16 : 31-33. 48 ANNALES DE l\u2019aCFAS 1939 Notes sur l\u2019action des parasites de la chenille à tente du cerisier.Ann.Acfas, 5 : 91.Contribution à i\u2019étude des insectes du bouleau.Contr.Lab.Zool.Univ.Montréal, 1 : 136 pages.Nouvelle note sur l\u2019action des parasites de la chenille à tente du cerisier.Nat.Can., 66 (6, 7) : 179-189.Insects of the season 1938 in the St.Lawrence Vauey, Que.Can.Insect Pest Rev., 17 : 35-37.1940 Insects of the season 1939 in the St.Lawrence Valley, Que.Can.Insect Pest Rev., 18 : 27-29.1941 La ehrysomèle du saule, Calligrapha bigsbyana Ivbg.Nat.Can., 68 (3) : 57-81\u2019 (4) : 89-113.La mouche à scie européenne de l\u2019épinette dans les forêts de la Côte Nord.La Forêt Québécoise, 3 (7) : 12-17.Forest insects of the season 1940 in Northeastern Quebec.Can.Insect Pest Rev.19 : 30-33.1942 A comparative study of the influence of temperature on the development of certain sawflies after hibernation in the cocoon.(En collaboration avec A.W.Brown).Sci.Agric.22 : 298-306.Forest insects of the season 1941 in Quebec Province.(En collaboration avec A.-R.Gobeil).Can.Insect Pest Rev.20 : 36-39.L\u2019organisation et les travaux du laboratoire d\u2019Entomologie forestière de Berthier-ville.La Forêt Québécoise, 4 (8) : 387\u2014406.Description et biologie de deux Lépidoptères nuisibles à l\u2019orme.Nat.Can., 69 (6, 7) : 145-157.La mouche à scie européenne de l\u2019épinette dans les forêts du nord du Saint-Laurent.Ann.Acfas, 8 : 107.1943 Nouvelles observations sur la mouche à scie européenne de l\u2019épinette dans les forêts du nord du Saint-Laurent.Rapp.Ann.Soc.Québec Protect.Plantes, 20 : 39-44.Forest insects of the season 1942 on the North Shore of the St.Lawrence, Que.Can, Insect Pest Rev., 21 : 32-35.Les parasites du porte-case du mélèze (Coleophora laricella Hbn).Ann.Acfas, 9 : 119.Notes biologiques sur la tenthrède du frêne (Tethida cor digéra Beauv.).Ann.Acfas, 9 : 118.1944 Notes on forest insects.Ann.Rept.Laurentian For.Protect.Ass., 20 : 20-21.Sixième rapport annuel.Bur.Entomol.Min.Terres et Forêts Québec.12 pages. ANNALES DE l\u2019aCFAS 49 Notes on forest insects.Ann.Rept.Ottawa Riv.For.Protect.Ass., 31 : 15-17.Forest insect conditions in the St.Maurice Valley.Ann.Rept.St.Maurice For.Protect.Ass., 33 : 2 pp.miméogr.en appendice.Notes on forest insects.Ann.Rept.Lower Ottawa For.Protect.Ass., 18 : 14-17.1945 Influence des températures constantes sur la vitesse du développement des nymphes du Phyllophaga anxia Lee.Ann.Acfas, 11 : 100.Notes sur la biologie et le parasitisme du ver blanc (Phyllophaga anxia Lee.).Ann.Acfas, 11 : 100.Forest insect conditions in 1945.Ann.Rept.Laurentian For.Protect.Ass., 29 : 19, 30-31.Report of the forest insect survey on the limits protected by the Ottawa River Forest Protective Association.Ann.Rept.Ottawa Riv.For.Protect.Ass., 32\t: 15-17.Forest insect conditions in the St.Maurice Valley.Ann.Rept.St.Maurice For.Protect.Ass., 34 : 5 pp.miméogr.en appendice.Septième rapport annuel.Bur.Entomol.Min.Terres et Forêts Québec, 7 pages.1946 Notes on the cost of airplane spraying with DDT.Bi-month.Prog.Rept.Can.Dept.Agr.For.Insect Invest., 2 (1) : 5.Essais d\u2019arrosages aériens effectués au cours de la saison 1945, pour combattre la tordeuse des bourgeons de l\u2019épinette dans la région du Cabonga.Bul.Ent.For.Min.Féd.Agric.Ottawa, 2 (1) : 4-5.La tordeuse des bourgeons de l\u2019épinette.Bul.Entomol.For.Min.Fédéral Agric.Ottawa, 2 (4) : 1.Inventaire sur les insectes forestiers.Bul.Entomol.For.Min.Féd.Agric.Ottawa, 2 (4) : 1.Maladie hollandaise de Forme.Bul.Entomol.For.Min.Féd.Agric.Ottawa, 2 (4) : 1.Nouvelles de l\u2019inventaire sur les insectes forestiers.Bul.Entomol.For.Min.Féd.Agric.Ottawa, 2 (5) : 2.Étude des dégâts causés par la tordeuse des bourgeons de l'épinette.Bul.Entomol.For.Min.Féd.Agric.Ottawa, 2 (6) : 1.Inventaire aérien.Bul Ent.For.Min.Féd.Agric.Ottawa 2 (6) : 1.Rapport sommaire de l\u2019inventaire sur les insectes forestiers pour la province de Québec en 1945.(En collaboration avec R.Lambert).Min.de l\u2019Agriculture, Ottawa, 15 pages.(Publié en anglais dans Ann.Rent.For.Insect Survey for 1945, Dept.Agric.Ottawa, 20-27).Huitième rapport annuel, Bur.Entomol.Min.Terres et Forêts Québec, 12 pages.Report of the Forest Insect Survey on the limits covered by the Ottawa River Forest Protective Association.Ann.Rept.Ottawa Riv.For.Protect.Ass.33\t: 18-22.Report of the forest insect survey for the year 1946.Ann.Rept.Laurentian For.Protect.Ass., 38 : 34-41.Forest insect conditions on the limits patrolled by the St.Maurice Forest Pro 50 ANNALES DE l\u2019aCFAS tective Association.Ann.Rep.St.Maurice For.Protect.Ass., 35 : 16 pages miméogr.en appendice.1947 Comportement de la tordeuse des bourgeons de l\u2019épinette dans le Québec.Bul.Entomol.For.Min.Féd.Agric.Ottawa, 3 (2) : 2-3.Nouvelles de l\u2019inventaire sur les insectes forestiers.Bul.Entomol.For.Min.Féd.Agric.Ottawa, 3 (4) : 2.Neuvième rapport annuel.Bur.Entomol.Min.Terres et Forêts Québec.15 pages.Rapport sommaire de l\u2019inventaire sur les insectes forestiers pour la province de Québec en 1946.Min.de l\u2019Agricuiture, Ottawa, 18 pages.(En anglais dans Ann.Rept.For.Insect Survey for 1946, Dept.Agric., Ottawa : 20-34).Summary of insect conditions in 1947 in the territory covered by the St.Maurice Forest Protective Association.Ann.Rept.St.Maurice For.Protect.Ass., 36 : 24 pages miméogr.en appendice.Action de .a température et de l\u2019humidité sur le développement de Pristiphora geniculata Htg.Rev.Can.Biol.6 (2) : 366-369.Liste officielle des noms français des insectes d\u2019importance économique au Canada.(En collaboration avec un groupe d\u2019entomologistes).Publ.Min.Agric.Québec.66 pages.1948 Notes pour servir à l\u2019histoire de la tenthrède européenne du mélèze (Pristiphora ericksonii Htg.).Ann.Acfas, 14 : 85.Influence du régime alimentaire sur le développement de la tordeuse des bourgeons de l\u2019épinette.Ann.Acfas, 14 : 75.État actuel de l\u2019invasion de la tordeuse des bourgeons de l\u2019épinette (Choristo-neura fumiferana Clem.).Bul.Entomol.For.Min.Féd.Agric., Ottawa, 4 (4) : 1.État de santé des bouleaux et des merisiers.Bul.Entomol.For.Min.Féd.Agric., Ottawa, 4 (4) : 1.Nouvelles de l\u2019inventaire annuei.Bul.Entomol.For.Min.Féd.Agric., Ottawa, 4 (4) : 2.Dixième rapport annuel, Bur.Entomol.Min.Terres et Forêts Québec.15 pages.La lutte aux insectes et aux maladies des arbres.Annuaire forestier de la province de Québec : 104-109.Rapport sommaire de \u2019inventaire sur les insectes forestiers pour la province de Québec en 1947.Min.Agric.Ottawa, 19 pages.(Publié en anglais dans Ann.Rept.For.Insect Survey for 1947, Dept.Agric., Ottawa, 24-41).Les parasites de la tordeuse des bourgeons de l\u2019épinette (Choristoneura fumiferana Clem.) dans la province de Québec.A paraître dans Rapp.Ann.Soc.Québec pour Protection des Plantes.Cours d\u2019entomoiogie à l\u2019usage des étudiants de la Faculté d\u2019Arpentage et de Génie forestier, Université Laval, Québec.128 pages miméographiées.1949 Notes sur la biologie et les parasites du porte-case du mélèze (Coleophora laricella Hbn.) dans la province de Québec.Ann.Acfas, 15 : 90-93. ANNALES DE l\u2019aCFAS\t51 Les parasites de la tenthrède du pin gris (Neodiprion swainei Midd.).Bul.E nto mol.For.Min.Féd.Agric., Ottawa, 5 (2) : 2.Le puceron de l\u2019écorce du pin blanc (Pineus strobi Htg.).Bul.Entomol.For.Min.Féd.Agric., Ottawa, 5 (2) : 2.Invasions d\u2019insectes dans les forêts du Québec.Annuaire forestier de la province de Québec : 65-73.Problèmes d\u2019entomologie dans les forêts du Québec.Compte rendu du 2ème Congrès provincial de l\u2019Association forestière québécoise : 129-149.Onzième rapport annuel, Bur.d\u2019entomologie forestière, Min.des Terres et Forêts, Québec, 19 pages.La tenthrède de Leconte et ses parasites.Travail présenté à la réunion annuelle de la Société de Québec pour la Protection des Plantes.(À paraître prochainement).1950 Douzième rapport annuel, Bur.d\u2019entomologie forestière, Min.des Terres et Forêts, Québec, 19 pages.La tordeuse à tête verte de l\u2019épinette : Tortrix packardiana Fem.Ann.Acfas 16 : 149-151.2.Travaux de vulgarisation 1931 Les principes de la lutte biologique contre les insectes ennemis de la forêt.Rapp.ann.Ass.Ing.For.Prov.Québec pour 1930 : 41-51.(Reproduit dans Nat.Can.58 (3) : 49-59).1936 La mouche à scie du sorbier.Bibl.J.N.Tract no 49.4 pp.1943 Principaux insectes forestiers de l\u2019année 1943.For.Québec., 7 (2) : 85.1944 Le laboratoire d\u2019entomologie.Programme-souvenir du 2e congrès des Clubs 4-H du Québec : 16.Importance des épidémies d\u2019insectes dans nos forêts.For.Québec., 7 (1) : 5.La lutte contre les insectes nuisibles.For.Québec., 7 (3) : 146.Nouvelle menace pour les forêts du Québec.For.Québec., 7 (4) : 210.La tordeuse des bourgeons de l'épinette.For.Québec., 8 (1) : 11.Les mœurs de la tordeuse des bourgeons de l\u2019épinette.For.Québec., 8 (13) : 187.La lutte contre la tordeuse.For.Québec., 8 (4) : 277.1945 Les ennemis de nos arbres au jardin.Carnets Soc.Zool.Québec, 5 (3) : 90-91.Les insectes de la forêt.L\u2019Action catholique, supplément, 9 (23) : 10-11. 52 ANNALES DE l\u2019aCFAS La mouche à scie européenne de l\u2019épinette.L\u2019Action catholique, supplément, 9 (5) : 10-11.Un bel exemple de coopération internationale.For.Québec., 9 (1) : 14-15.Le DDT ou dichloro-diphéi^yl-trichloroéthan3.For.Québec., 9 (3) : 191.Le rôle des insectes dans la propagation de la maladie hollandaise de Tonne.For.Québec., 9 (4) : 280.Le petit scolyte de Torme.For.Québec., 9 (5) : 376.La lutte contre la tordeuse des bourgeons de l\u2019épinette au moyen du DDT.For.Québec., 10 (2) : 107-110.Recherches sur la tordeuse des bourgeons de Tépinette en 1945.For.Québec., 10 (3) : 197.Causes du rougissement du sapin.For.Québec., 10 (4) : 275-276.Le porte-case du mélèze.For.Québec., 10 (12) : 358-359.(Traduit en anglais par Abel Vineberg et reproduit dans The Gazette, Montréal, 26 décembre 1945).1946 La lutte à la tordeuse des bourgeons de Tépinette.L\u2019Action catholique, supplément, 10 (32) : 10-11.Office pour la suppression des insectes forestiers.For.Québec., 11 (1) : 12.Dommages causés aux arbres brûlés.For.Québec., 11 (2) : 114.Protection des billots laissés en forêts.For.Québec., 11 (4) : 273.Les huiles à mouches.For.Québec., 11 (5) : 335.La cochenille du pin.For.Québec., 11 (6) : 425.Insectes de Tété 1946.For.Québec., 11 (7) : 487.L\u2019agrile du bouleau.La Forêt Québécoise, 11 (8) : 573-576.La petite mineuse des feuilles du bouleau: La Forêt Québécoise, 11 (9) : 653-656.Altération des arbres affectés par la tordeuse des bourgeons de Tépinette.La Forêt Québécoise, 11 (10 ): 731-732.1947 La maladie du bouleau et du merisier.La Forêt Québécoise, 12 (2) : 111-115.Les hannetons.La Forêt Québécoise, 12 (4) : 273-274.(Reproduit dans le Recueil, juin 1947).La chenille à houppes jaunes.La Forêt Québécoise, 12 (1) : 28-32.L\u2019anisote de l\u2019érable.La Forêt Québécoise, 12 (7) : 495-496.La tenthrède de Leconte.La Forêt Québécoise, 12 (8) : 573-576.Le charançon du peuplier et du saule.La Forêt Québécoise, 12 (9) : 653-656.La tenthrède à tête jaune de Tépinette.La Forêt Québécoise, 12 (10) : 737-740.1948 Le Bureau d\u2019Entomologie du Ministère des Terres et Forêts.Le Droit, Ottawa, 30 novembre, p.16.Le cortyle de l\u2019érable.La Forêt Québécoise, 13 (1) : 19-20.Situation de la tordeuse des bourgeons de Tépinette.La Forêt Québécoise, 13 (2) : 126-128.Inventaire annuel des insectes forestiers du Québec.La Forêt Québécoise, 13 (4) : 261-264, (5) : 329-333. ANNALES DE l\u2019aCFAS 53 Le perceur de l\u2019érable.La Forêt Québécoise, 13 (7): 508-511, l e scieur longicome noir.La Forêt Québécoise, 13 (8) : 592-597.La tordeuse des bourgeons de l\u2019épinette.La Forêt Québécoise, 13 (9) : 659-661.La tenthrède du sorbier.La Forêt Québécoise, 13 (10) : 748-752.1949 Abeilles découpeuses de feuilles.La Forêt Québécoise, 14 (1) : 29-30.Les vrillettes.La Forêt Québécoise, 14 (4) : 236-239.Pucerons et cochenilles.La Forêt Québécoise, 14 (5) : 284-287.La tenthrède du saule.Forêt et Conservation, 1 (1): 13-16.Charançon de l\u2019épinette (Hypomolyx piceus Deg.).Forêt et Conservation, 1 (2) : 96-100.Tordeuse du cerisier (Archips cerasivorana Fitch).Forêt et Conservation, 1 (3) : 174-176.La tordeuse à tête verte de l\u2019épinette.Forêt et Conservation, 1 (4) : 263-266.Notes pour servir à l\u2019histoire de la tordeuse des bourgeons de l\u2019épinette.Forêt et Conservation, 1 (5) : 329-331.1950 Comportement de la tordeuse des bourgeons de l\u2019épinette suivant la composition des peuplements.Forêt et Conservation, 2 (1) : 395-399.La tenthrède tisseuse du pin.Forêt et Conservation, 2 (2) : 462-465.Insectes défoliateurs.Forêt et Conservation, 2 (4) : 608-612.Les livrées.Forêt et Conservation, 2 (5) : 677-682 ; (6) : 765-769.Puceron à galle de l\u2019épinette.Forêt et Conservation, 2 (8) : 874-878.La chenille à tente d\u2019automne.Forêt et Conservation, 2 (10) : 991-995.De l\u2019urgence des recherches en sciences naturelles.Ann.Acfas, 16 : 67-73.Discours présidentiel de M.LIONEL DAVIAULT La prévision des invasions d\u2019insectes Une tradition à l\u2019Acfas veut que le président prononce un discours lors du congrès annuel.Mes prédécesseurs à la présidence ont suivi cette coutume soit en faisant une revue panoramique des progrès récents réalisés dans les secteurs de la science qui leur étaient familiers, soit pour émettre quelques grandes idées ou pour promouvoir certains projets propres à faire avancer la science dans un domaine où elle menaçait de demeurer stationnaire.Pour ma part, je désire m\u2019y 54 ANNALES DE l\u2019aCFAS conformer en vous entretenant d\u2019un problème qui préoccupe au plus haut point les entomologistes forestiers de notre pays depuis bon nombre d\u2019années et que mes fonctions officielles m\u2019ont obligé à suivre de près, à savoir : \u201cLa prévision des invasions d\u2019insectes dans nos forêts\u201d.L\u2019exposé de ce problème nous conduira à certaines considérations un peu austères, ce dont je m\u2019excuse auprès de vous, mais l\u2019importance et l\u2019actualité du sujet méritent qu\u2019on s\u2019y arrête.En effet, de tout temps les forêts de notre pays ont été aux prises avec des ravageurs sérieux qui, parfois, ont occasionné des déprédations fort importantes.Parmi les îavageurs qui ont acquis une triste notoriété sur notre continent, il faut signaler en particulier : la tenthrède du mélèze, qui a anéanti à la fin du siècle dernier tous les peuplements de mélèzes d\u2019âge commercial dans l\u2019est de l\u2019Amérique du Nord, et la fameuse tordeuse des bourgeons de l\u2019épinette qui est considérée à juste titre comme le principal ennemi de nos forêts de conifères.Il serait trop long et fastidieux d\u2019énumérer ici tous les autres ravageurs qui se sont montrés très nuisibles au cours du dernier quart de siècle, car ils sont trop nombreux.Les pertes occasionnées par tous ces insectes ne sont peut-être pas beaucoup plus élevées de nos jours qu\u2019elles l\u2019étaient autrefois, mais elles apparaissent de plus en plus sensibles à cause de la réduction constante dans nos stocks ligneux.Aussi, dans tous les milieux où l\u2019on s\u2019intéresse à la conservation de nos ressources naturelles, on réalise que si l\u2019on veut assurer la pérennité de notre patrimoine boisé pour le transmettre intact aux générations futures, il faut trouver au plus tôt les moyens d\u2019arrêter ces gaspillages inutiles, ou tout au moins chercher à les réduire le plus possible.La tâche à accomplir est énorme, car la lutte contre certains ravageurs s\u2019est révélée jusqu\u2019ici difficile, voire irréalisable dans bien des cas.Notre impuissance à combattre certains fléaux tient sans doute, maintes fois, à notre ignorance de leur comportement, ou à l\u2019absence de moyens de lutte peu coûteux et d\u2019application facile, mais trop souvent, elle est due uniquement au fait que l\u2019on prend connaissance d\u2019une invasion d\u2019un insecte quelconque lorsqu\u2019elle est rendue à un stade trop avancé pour que l\u2019on puisse en arrêter les progrès avec les procédés de lutte connus présentement.Il y a donc grand intérêt pratique à diagnostiquer les invasions d\u2019insectes à leurs débuts, alors que la population du ravageur est limitée à un territoire restreint et qu\u2019il est facile de l\u2019enrayer par des méthodes de lutte énergiques.Mais, pour pouvoir présager avec quelque certitude une invasion menaçante d\u2019un insecte, il importe avant tout de connaître à fond sa distribution, son degré de nocuité, la marche dans les invasions qu\u2019il occasionne, et les facteurs si divers qui entrent en jeu pour favoriser ou limiter sa pullulation.Nous sommes loin, bien entendu, d\u2019avoir toutes ces précisions, même pour nos espèces les plus communes et les plus destructives.Toutefois, les travaux de nombreux auteurs tant dans notre pays qu\u2019à l\u2019étranger, notamment dans les pays de langue allemande, ont permis d\u2019établir dans ses grandes lignes le mécanisme des invasions d\u2019insectes et de développer des méthodes permettant de suivre les oscillations successives d\u2019abondance, puis de disparition des espèces.Il ne peut être question ici, vu le peu de temps à ma disposition, de passer en revue l\u2019ensemble de ces travaux.Je me contenterai de n\u2019en donner qu\u2019une brève esquisse, presque caricaturale à force de brièveté, de façon à trouver quelques minutes avant de terminer, pour décrire sommairement le travail effectué par le Bureau que je dirige, en vue d'obtenir des informations sur les fluctuations dans les populations d\u2019insectes nuisibles dans nos forêts. ANNALES DE l\u2019aCFAS 55 Fluctuations dans les populations d'insectes Les débuts d\u2019une invasion sont le plus ordinairement insidieux et passent facilement inaperçus, car pendant plusieurs années la population de l\u2019insecte reste faible.Alors, comment expliquer l\u2019apparition soudaine en nombre extraordinaire d\u2019un insecte qui était jusque-là excessivement rare ?L\u2019explication est facile pour qui réfléchit quelque peu à la surprenante fécondité des insectes et à la rapidité avec laquelle croissent les chiffres en progression géométrique.Prenons comme exemple un insecte dont la fécondité est en moyenne de 100 œufs, ou 50 couples, ce qui n\u2019est pas rare, et supposons un concours soutenu de circonstances favorables pendant quelques années.Un seul couple de ces insectes qui, sans aucun doute aura passé inaperçu sur une acre, va peupler cette acre au bout de la quatrième année du nombre énorme de 12 millions de chenilles.Évidemment, pour se rendre compte des variations graduelles dans l\u2019abondance numérique d\u2019une espèce, il faut par des méthodes de sondage très précises, évaluer la population de l\u2019insecte pendant un certain nombre d\u2019années.Si l\u2019on porte ensuite les chiffres obtenus sur deux axes de coordonnées, en indiquant par exemple sur une ligne horizontale le temps en années, et sur des lignes verticales le nombre correspondant d\u2019individus, on obtient, en reliant ces divers points, une courbe en forme de cloche du type classique dont la similarité chez les diverses espèces étudiées à date mérite d\u2019être spécialement soulignée.La première partie de la courbe correspond à la phase préparatoire de départ (pour employer la terminologie adoptée par Galoux1), pendant laquelle on note une augmentation dans la fertilité des femelles ; cette phase passe souvent inaperçue, car les dégâts commis sont peu apparents.Puis, suit une phase de progression rapide, qui se répartit généralement sur deux années : la première coïncide avec l\u2019apparition des premiers dégâts, de sorte qu\u2019on ne peut l\u2019ignorer ; durant la seconde, l\u2019insecte commet le maximum de ses dégâts.La population de l\u2019insecte atteint alors son plus haut sommet et par la suite elle diminue graduellement ; c\u2019est la phase régressive, qui marque le déclin dans l\u2019invasion.Finalement, la population devient très faible, c\u2019est la phase de retour à la population normale.La population de l\u2019insecte peut rester à un niveau numérique très bas pendant plusieurs années pour redevenir à nouveau très abondante à la suite de circonstances favorables.Chez certaines espèces ces ruptures périodiques d\u2019équilibre ont tendance à se produire par cycles ; on connaît très bien par exemple la périodicité chez les hannetons, les chenilles à tente ; il y a comme chacun sait des cannées à hannetons», des «années à chenilles», pendant lesquelles ces insectes sont excessivement abondants, tandis qu\u2019habituellement ils sont très rares.Le laps de temps qui s\u2019écoule entre deux invasions est plps ou moins long suivant les espèces ; il varie de 10 à 33 ans.Mais, pour une même espèce cette durée n\u2019est pas toujours constante.Volterra et d\u2019Ancona2 ont fait remarquer avec raison que «lorsqu\u2019on examine avec soins les données présentées par les auteurs qui admettent l\u2019existence d\u2019une périodicité, on voit qu\u2019il n\u2019est jamais exact d\u2019affirmer que ces fluctuations sont périôdiques, car les maxima sont séparés par des intervalles de temps, qui ne peuvent être dits égaux que fort approximativement».1 Galoux, A.Études statistiques sur une pullulation de Pityogenes chalcographua (L.).Station de Recherches de Groenendael, Min.de l\u2019Agri.Tr.Série C.No 14, Gembloux, 1948.* Volterra, M.V.& d\u2019Ancona, M.U.Les associations biologiques au point de vue mathématique.Actualités scientifiques et industrielles.Hermann & Cie, Ed.Paris, 1935, 97 pages. 56 ANNALES DE L\u2019ACFAS Malgré cette réserve très justifiée, on peut considérer que chez quelques espèces très nuisibles dans nos forêts, les cycles sont suffisamment régulière pour permettre de présager à quelques années près la date probable de leur apparition en nombre considérable.On voit donc l\u2019importance de déterminer les cycles d\u2019apparition des principales espèces et d\u2019en rechercher les causes.Jusqu\u2019ici on n\u2019a formulé aucune hypothèse permettant d\u2019expliquer d\u2019une façon satisfaisante tous les cas de périodicité observés.Les premiers chercheurs à s\u2019occuper de ce phénomène croyaient qu\u2019il était causé uniquement par des fluctuations dans certains facteurs climatériques, qui eux-mêmes sont conditionnés par des variations parallèles dans les phénomènes cosmiques, comme par exemple des variations dans l\u2019extension des taches solaires.Plus tard, certains auteurs étudiant les cycles chez les animaux sauvages, en particulier chez les lemmings, ont cru pouvoir les expliquer par des actions interspécifiques.Des recherches plus récentes ont montré l\u2019extrême complexité du problème : la périodicité semble occasionnée par des changements graduels dans la physiologie des espèces, qui précède l\u2019action plus évidente des facteurs d\u2019ordre externe.Nous avons examiné précédemment les variations dans l\u2019abondance numérique d\u2019une espèce au cours d\u2019une pullulation extraordinaire.Voyons maintenant comment se produit l\u2019envahissement progressif d\u2019une vaste aire boisée par un insecte nuisible quelconque, un défoliateur par exemple, tel la tordeuse des bourgeons de l\u2019épinette, ou la chenille à tente.Au début d\u2019une invasion quelques petits foyers isolés de multiplication grave se déclarent subitement en quelques points du territoire ; quelques arbres seulement, disséminés çà et là dans un même peuplement, sont atteints, et seule une partie de leur feuillage est ravagée ; la seconde année un plus grand nombre d\u2019arbres sont frappés et la défoliation se généralise à toutes les parties de l\u2019arbre.Au cours des années suivantes l\u2019invasion s\u2019étend graduellement en tache d\u2019huile, si bien que les foyers primitifs viennent à se rejoindre pour ne former qu\u2019une immense nappe de contamination.Il arrive un moment où il ne reste plus assez de feuillage dans le peuplement pour satisfaire la population grandissante de l\u2019insecte, qui doit nécessairement s\u2019en aller au loin à la recherche de nouvelles sources de nourriture.C\u2019est à partir de ce moment que se produisent parfois des déplacements massifs de l\u2019insecte soit sous la forme larvaire, soit sous la forme adulte.Depuis quelques années on a signalé chaque été, au mois d\u2019août, des vols spectaculaires de la tordeuse des bourgeons de l\u2019épinette en divers endroits de la province ; celui de l\u2019été dernier au-dessus de la ville de Québec a été plus considérable qu\u2019à l\u2019accoutumée au point de faire l\u2019objet de communiqués spéciaux dans la grande presse.L\u2019invasion continue à progresser en surface et en intensité jusqu\u2019au moment où la pullulation de l\u2019insecte est finalement refrénée par des facteurs naturels de lutte.Une fois l\u2019invasion passée, un certain nombre d\u2019arbres parmi les moins sévèrement défoliés, réussiront à se rétablir lentement, les autres mourront après avoir végété péniblement pendant quelque temps encore.Facteurs favorisant ou limitant la pullulation des insectes Les facteurs qui limitent ou favorisent la pullulation des insectes sont de deux ordres : les uns tiennent à la nature de l\u2019animal lui-même, les autres à des causes qui lui sont étrangères, \u2014 ce sont les facteurs du milieu. ANNALES DE l\u2019aCFAS\t57 Parmi les facteurs du premier ordre, il faut mentionner en particulier le pouvoir de multiplication des espèces, qui dépend avant tout du nombre des femelles dans la population et de la fécondité de ces femelles.Chez la majorité des espèces le nombre des mâles est égal à celui des femelles ; mais, le rapport entre les individus des deux sexes varie énormément d\u2019une espèce à l\u2019autre ; on connaît des espèces où les mâles n\u2019ont jamais été rencontrés et ces insectes se reproduisent indéfiniment par parthénogénèse ; et, même au sein d\u2019une même espèce, le nombre des femelles varie avec diverses circonstances.On constate par exemple qu\u2019au début d\u2019une pullulation le nombre des femelles est très élevé, puis il décroît constamment.La fécondité des femelles diminue également au cours d\u2019une invasion.Cette réduction dans le nombre et la fertilité des femelles peut très souvent être rattachée à des causes climatériques ou alimentaires ; d\u2019autres fois on ne peut mettre en évidence aucune cause externe apparente et il faut alors invoquer des changements survenus dans la constitution des organismes, soit par suite d\u2019intoxication progressive ou d\u2019inbreeding, soit par l\u2019apparition brusque de facteurs léthaux.Ces modifications dans la physiologie des organismes ne sont pas toujours défavorables, elles sont même parfois très utiles à la survivance des espèces, tel par exemple un changement dans ie régime ali nentaire, une résistance accrue à l\u2019action des insecticides ; ainsi, les journaux ont fait grand état, il y a à peine quelques mois, du fait que certaines races de moustiques et de la mouche domestique se montraient de plus en plus résistantes au DDT.Les facteurs du milieu susceptibles d\u2019influencer le développement des insectes sont : le climat, la carence alimentaire, et l\u2019interaction biologique, c\u2019est-à-dire la relation entre les espèces, leurs ennemis, et leurs prédateurs.De tous ces facteurs, le climat est considéré par plusieurs biologistes comme le plus important, car il conditionne tous les autres.Il est certain qu\u2019un insecte ne peut exister dans un territoire donné que si les conditions climatériques de ce lieu conviennent à son développement ; et il ne devient très nuisible que lorsque ces conditions se rapprochent de l\u2019optimum.Le climat agit directement comme frein limitateur soit en entravant la multiplication normale, soit en ralentissant le développement ; il détermine alors le nombre de générations annuelles ; ainsi, la tenthrède européenne de l\u2019épinette possède seulement une génération par année dans la partie la plus au nord de son aire d\u2019extension, tandis qu\u2019elle en a deux, trois, et parfois même quatre dans les régions les plus au sud.D\u2019une façon indirecte le climat peut favoriser la pullulation d\u2019un insecte nuisible en empêchant ses parasites de se multiplier, ou encore, en rendant la plante-hôte plus vulnérable à ses attaques en la mettant dans un état d\u2019infériorité physiologique ; c\u2019est un fait reconnu depuis longtemps que les peuplements exposés à des sécheresses prolongées sont facilement la proie des parasites de faiblesse, en particulier les longi-comes et les scolytes.La carence alimentaire agit également comme frein limitateur principal.Une alimentation déficitaire même de courte durée, occasionne des retards dans le développement, des prédispositions aux maladies, et une réduction dans la fécondité des femelles.Ceci se produit notamment vers la fin d\u2019une invasion généralisée alors que par suite de la raréfaction de la nourriture, les larves éprouvent des difficultés de plus en plus grandes à s\u2019alimenter.La disette alimentaire résulte très souvent d\u2019une discordance entre l\u2019évolution du ravageur et sa plante-hôte, qui empêche le développement normal du 58 ANNALES DE l\u2019aCFAS premier.Ainsi, pour ne citer qu\u2019un exemple actuel et fort intéressant, rappelons que les épinettes noires ne sont pratiquement pas attaquées par la tordeuse des bourgeons tout simplement parce que les bourgeons sur cette essence s\u2019ouvrent trôp tard au printemps pour permettre aux jeunes chenilles de l\u2019insecte d\u2019y effectuer la première partie de leur évolution.Cet asynchronie de cycle entre hôte et parasite peut être provoquée par des conditions climatériques exceptionnelles, qui accélèrent le développement de l\u2019un au détriment de l\u2019autre.Une dernière catégorie d\u2019agents qui influencent les conditions vitales est constituée par les êtres vivants eux-mêmes.Ceux-ci se font une lutte sans merci pdur la possession des végétaux, c\u2019est le «struggle for existence» de Darwin.Chaque espèce a aussi ses prédateurs et ses parasites ; les plus importants appartiennent à la classe des insectes.L\u2019action des insectes entomophages comme frein limitateur est trop bien connue de tous pour que j\u2019y insiste longuement ici.On sait d\u2019ailleurs que l\u2019utilisation des entomophages constitue l\u2019une des méthodes les plus côuramment utilisées par les entomologistes pour combattre les espèces nuisibles.La part des oiseaux dans la réduction des espèces nuisibles est également admise par tous les entomologistes ; plusieurs espèces se nourrissent et nourrissent leurs petits presque exclusivement d\u2019insectes.Mais, l\u2019importance des oiseaux dans la limitation des invasions d\u2019insectes a été parfois grandement exagérée.Des recherches suivies ont montré que leur action est surtout efficace lorsque la population de l\u2019insecte nuisible est faible, par exemple, entre deux invasions et au début d\u2019une pullulation.Us réussissent parfois alors à empêcher la population d\u2019augmenter.Mais, lorsque la population de celui-ci a atteint un niveau numérique très élevé, les oiseaux ne suffisent plus à la tâche.Kendeigh1 a montré que dans une forêt fortement attaquée par la tordeuse des bourgeons de l\u2019épinette dans le nord de l\u2019Ontario, le nombre des oiseaux avait presque doublé ; toutefois, leur action restait faible.Il a calculé qu\u2019il y avait en moyenne cinq oiseaux par acre, chacun consommant environ 3,000 chenilles ; or, comme on pouvait estimer à plus de 3 millions le nombre de chenilles par acre, on voit que la proportion dévorée par les oiseaux ne représentait que 3 pour cent.Par ailleurs, on a beaucoup sous-estimé jusqu\u2019ici l\u2019action des petits mammifères insectivores tels que les écureuils, les souris des bois, les taupes, etc.D\u2019après Hamilton et Cook2, qui ont consacré de fort belles études à leur sujet, ces petits animaux sont beaucoup plus efficaces que les oiseaux dans la réduction des populations d\u2019insectes, car ils se nourrissent toute l\u2019année et plusieurs font des provisions.Lors de l\u2019invasion de la fameuse tenthrède européenne de l\u2019épinette qui a sévi dans l\u2019est de notre pays de 1930 à 1940, on a noté qu\u2019en certains endroits plus de 65 pour cent des larves hivernant dans leurs cocons dans le sol étaient détruites par ces insectivores.Les insectes sont encore refrénés dans leur multiplication par d\u2019autres facteurs de limitation, en particulier par des champignons, des bactéries ou des virus qui, en certaines circonstances, peuvent causer des maladies généralisées.On sait d\u2019ailleurs que, maintes fois, le déclin subit dans une invasion est causé par l\u2019apparition soudaine d\u2019une maladie qui décime rapidement les colonies larvaires.C'est 1\tKendeigh, S.C.Bird population studies in the coniferous forest biome during a spruce budworm outbreak.Dept, of Lands & Forests of Ontario.Biol.Bui.No.1, 1947.2\tHamilton, W.J.et Cook, D.B.Small mammals and the forest.Jr.of For.38 (6): 468-474 1940. ANNALES DE l\u2019aCFAS 59 ce qui s\u2019est produit notamment dans le cas de la tenthrède européenne de l\u2019épi-nette, et si cet insecte ne redevient pas de nouveau très nuisible, c\u2019est que sa pullulation est constamment tenue en échec par la maladie.Chacun des facteurs que nous venons de passer en revue peut en certaines circonstances réussir à refréner à lui Seul la multiplication intensive d\u2019un ravageur.Mais, en général, la limitation d\u2019une espèce est effectuée par un complexe de facteurs, agissant en même temps, ou successivement, l\u2019action des uns préparant l\u2019action des autres.C\u2019est pourquoi le complexe de facteurs change continuellement au cours d\u2019une invasion, certains n\u2019entrant en jeu que lorsque la population a atteint un certain niveau de densité.On conçoit aisément, par exemple, que les parasites et les prédateurs éprouveront moins de difficultés à trouver leurs proies lorsque l\u2019insecte qu\u2019ils attaquent est plus abondant.De même, lorsque, par suite de l\u2019augmentation dans la population, la nourriture se raréfie, les conditions deviennent particulièrement favorables à l\u2019éclosion du cannibalisme ou d\u2019une maladie.Il faut se rappeler également que l\u2019insecte n\u2019est pas isolé dans la forêt; il fait partie d\u2019un vaste complexe biologique dont les éléments sont solidaires les uns des autres.Or, toute modification se produisant à l\u2019intérieur de cette biocénose, soit par suite de l\u2019introduction d\u2019un élément nouveau, soit par des méthodes de culture, peut provoquer des perturbations profondes.C\u2019est pour cette raison que toute nouvelle pratique culturale, tout nouveau procédé de lutte, doit faire l\u2019objet d\u2019études suivies avant d\u2019être appliqué sur une grande échelle, pour voir ses réactions possibles sur l\u2019ensemble du complexe biologique.Prévisions sur la multiplication Comme on l\u2019a vu au début, une pullulation très abondante d\u2019un insecte quelconque conduisant à des dégâts sérieux, est généralement précédée de symptômes initiaux que l\u2019on peut diagnostiquer à l\u2019aide de méthodes de sondage appropriées.Il s\u2019agit pour chaque espèce de rechercher le stade dans son évolution qui se prête le mieux à l\u2019analyse statistique.Pour certaines espèces, on déterminera (1) le nombre d\u2019individus rencontrés dans une unité de surface donnée, sous forme de chrysalides, de chenilles ou de larves, ou de cocons dans la litière morte; (2) le nombre d\u2019œufs et de larves sur les feuilles; (3) le nombre d\u2019adultes capturés dans des pièges ou des cages à leur sortie du sol.On procède encore à la mesure ou la pesée des adultes et des chrysalides, ce qui donne une idée de leur fécondité probable.Bref, on cherche à déceler un critérium quelconque permettant de comparer, pour un lieu donné, le taux actuel d\u2019abondance de l\u2019insecte avec son taux normal de vulgarité.Dans d\u2019autres méthodes on ne se préoccupe pas d\u2019évaluer la population de l\u2019insecte, mais plutôt de déterminer les arbres et les peuplements susceptibles de succomber éventuellement à ses attaques.On sait que chaque espèce d\u2019insecte a des exigences alimentaires très strictes et que, parfois, seuls certains arbres d\u2019une même essence exercent une attirance particulière vis-à-vis du ravageur.Dans bien des cas on peut à certains signes extérieurs reconnaître les arbres susceptibles d\u2019être attaqués.Ainsi, les entomologistes américains, à la suite d\u2019une longue série d\u2019observations, ont réussi à classifier les arbres de certaines essences suivant leur degré de résistance aux attaques des scolytes.Le système le plus connu et le 60\tANNALES DE l\u2019aCFAS plus en usage est celui développé par Keen en 1936, qui pennet de classer les pins ponderosa d\u2019après leur degré de vulnérabilité aux attaques du scolyte de l\u2019ouest.Ce que nous venons de voir montre que l\u2019on peut, par des méthodes appropriées, suivre les fluctuations annuelles dans l\u2019abondance d\u2019une espèce et présager quelques années à l'avance sa pullulation intensive.Pour cela il faut un système permettant de se procurer les informations exactes au sujet de la prévalence des insectes, de leur importance au point de vue économique, et en général de tous problèmes les concernant.Dans le but d\u2019obtenir des informations sur toutes ces questions, on a organisé par tout le pays en 1937 un inventaire annuel de la faune entomologique forestière.Cet inventaire est conduit dans la province de Québec par le Bureau d\u2019Entomologie du Ministère des Terres et Forêts, et dans les autres provinces par la Division de l\u2019Entomologie du Ministère fédéral de l\u2019Agriculture.Le temps me manque pour passer en revue l\u2019organisation complète de l\u2019inventaire dans notre pays ; je me contenterai de décrire très brièvement son fonctionnement dans notre province.Pendant toute la saison de végétation, plus de 700 gardes-feux prélèvent, deux fois par mois, des échantillons d\u2019insectes suivant une méthode standardisée, dans des stations permanentes de collection distribuées uniformément sur tout le territoire forestier accessible de la province.Tous les insectes ainsi recueillis sont expédiés dans des boîtes spéciales à un laboratoire central établi à Duchesnay, près de la ville de Québec.Une fois rendues à destination, les boîtes sont ouvertes et leur contenu est soigneusement examiné.On procède immédiatement au dénombrement des individus et à l\u2019identification des espèces les plus communes ; les individus à l\u2019état parfait et présentant un intérêt particulier sont épinglés et conservés pour des études plus complètes au cours des mois d\u2019hiver, tandis que les formes immatures (chenilles, larves, chrysalides) sont élevées par la suite dans des cages appropriées jusqu\u2019à l\u2019éclosion des adultes.Pendant toute la durée des élevages on prend des notes sur le comportement de chaque espèce et sur la durée et la date d\u2019apparition de ses divers stades.Les informations obtenues grâce à cet inventaire permettent de déterminer la distribution des espèces et de suivre les fluctuations relatives dans leur alxm-dance ; malheureusement, elles ne donnent que des indications bien imprécises sur l\u2019étendue et l\u2019importance des dégâts qu\u2019elles peuvent occasionner dans les différentes régions.Aussi, dans le but d\u2019obtenir des informations plus complètes à ce sujet, on a institué en 1946 un corps d\u2019aides-entomologistes dont la tâche consiste à conduire des enquêtes spéciales dans les forêts mêmes contaminées par certains genres ravageurs mis à l\u2019étude par les entomologistes du Bureau.La méthode suivie dans ces enquêtes est simple : les forêts ravagées sont parcourues rapidement en tous sens sur une partie de leur étendue, puis en certains endroits on établit des places d\u2019étude d\u2019un dixième d\u2019acre en superficie, où tous les arbres sont examinés avec soin pour déceler tout dégât qui a pu être causé par des insectes.Afin de donner une idée de l\u2019importance du travail accompli par ces aides-entomologistes, permettez-moi de vous signaler qu\u2019au cours de la dernière saison, ils ont établi 1,053 places pour l\u2019étude de la tordeuse des bourgeons de l\u2019épinette, et 834 places pour l\u2019étude des dégâts causés à date par la maladie du bouleau ; ils ont examiné en détail 42,774 sapins et épinettes, et 40,362 bouleaux et merisiers. ANNALES DE l\u2019aCFAS\t61 De plus, comme il existe nécessairement des territoires très vastes qui ne peuvent être facilement atteints par terre à cause des difficultés de déplacement, on survole toutes ces régions en avion vers la fin de l\u2019été pour prendre des notes sur le taux de défoliation visible du haut des airs, sur le pourcentage d\u2019arbres morts, de même que sur la composition des peuplements et la répartition des principales essences.Tel qu\u2019organisé actuellement, l\u2019inventaire permet d\u2019accumuler d\u2019année en année une foule d\u2019informations précieuses sur la biologie et le cycle évolutif des ravageurs de nos forêts, sur leur distribution et leurs ennemis naturels ; il sert en outre à dresser des cartes-croquis indiquant la position et la superficie relative des territoires contaminés.Les renseignements obtenus jusqu\u2019ici ont été fort utiles aux entomologistes dans la lutte qu\u2019ils poursuivent contre certains graves ravageurs à l\u2019aide des parasites entomophages ; ils ont servi encore aux propriétaires forestiers qui désirent entreprendre l\u2019aménagement rationnel de leurs forêts en vue de les rendre moins vulnérables aux attaques des insectes, ou modifier leur programme de coupe de façon à exploiter au plus tôt les bois menacés de destruction prochaine.Il n\u2019y a donc aucun doute que l\u2019inventaire répond dans une large mesure aux fins pour lesquelles il a été institué.Il reste évidemment bien des améliorations à y apporter pour le rendre encore plus efficace.Il faudra en particulier perfectionner les méthodes d\u2019obtenir les informations sur le terrain de façon à acquérir pour certaines espèces des données ayant une valeur quantitative indéniable.Or, tous les perfectionnements que l\u2019on pourra apporter à l\u2019avenir dans les techniques et les méthodes ne pourront être réalisées qu\u2019au fur et à mesure que l\u2019on comprendra mieux le comportement des diverses espèces.Il y a là un vaste domaine à explorer, qui devrait attirer un nombre croissant de jeunes biologistes avides de découvertes nouvelles et intéressantes.En plus de contribuer à l\u2019avancement de la science dans un domaine si longtemps resté en friche dans notre province, ils auront la satisfaction d\u2019aider à la conservation de la forêt, l\u2019une de nos plus grandes et plus précieuses ressources naturelles.Ill Présentation de M.Louis-Charles Simard, titulaire de la médaille de l'Acfas par M.J.-EDOUARD MORIN Il y a quelques années, le docteur Léo Pariseau, radiologiste scientifique de grande classe et de haut savoir, pionnier de la physique médicale au Canada, léguait à l\u2019Acfas dont il fut le père et, suivant l\u2019expression très juste de Jacques Rousseau, le catalyseur des bonnes volontés pour sa création et sa survie ; ce 62 ANNALES DE L ACFAS précurseur offrait, dis-je, d\u2019une main meurtrie par un cancer radiologique, une médaille à son effigie qui, d\u2019après les volontés du généreux mécène, devait être attribuée chaque année au plus méritant de nos hommes de science.Cette récompense enviée, l\u2019Acfas la décerne pour la première fois à un médecin, Louis-Charles Simard.Messieurs, je ne vous cache pas toute la joie qu\u2019en éprouve le corps médical, et en son nom, je vous félicite de votre geste qui, plus qu\u2019un témoignage d\u2019estime, est la reconnaissance et la consécration de la haute valeur scientifique de l\u2019œuvre médicale de Louis-Charles Simard.Pour apprécier l\u2019importance des travaux de cet esprit fécond, il n\u2019est que naturel de nous demander depuis quand on peut parler de patrimoine scientifique dans nos deux facultés françaises de médecine.Avec vous tous, je reconnais que notre essor date tout au plus de vingt ans.C\u2019est après la première grande guerre que nos illustres maîtres des Facultés de Montréal et de Québec : Harwood, Télesphore Parizeau, Léo Pariseau, Lesage, Rousseau, Dagneau et Vallée, comprennent que la médecine est à un tournant et qu\u2019elle doit s\u2019adjoindre les sciences biologique, chimique et physique dont la seconde partie du XIXième siècle venait, par des découvertes sensationnelles, de doter et d\u2019enrichir l\u2019humanité.En effet, pour l\u2019historien de la médecine, celle-ci se divise en deux grandes étapes : celle où l\u2019art médical, depuis les temps les plus reculés, est essentiellement empirique et souvent le fruit brillant d\u2019une imagination et d\u2019un verbe fougueux qui ont servi de cible à la satire des comédiens d\u2019esprit ; et l\u2019autre étape dans laquelle s\u2019épanouit une floraison de découvertes scientifiques, toutes aussi extraordinaires les unes que les autres.Permettez-moi, messieurs, de vous en signaler quelques-unes : Claude Bernard découvre les fonctions du foie ; Brown-Séquard prospecte le rôle des glandes endocrines dont le riche filon hormonal est encore exploité présentement, et avec un haut rendement, par un grand nombre de biologistes dont Selye et Dugal dans nos universités.Cependant, ces premières découvertes fondamentales de physiologie furent momentanément estompées par celles du génial Pasteur qui, en bousculant la génération spontanée, crée une science nouvelle, la plus importante de toutes pour le bien-être de l\u2019homme : la microbiologie.Toujours dans le même domaine biologique, Funk isole la première de ces vitamines dont le but est d\u2019assurer, pourvu qu\u2019elles soient administrées à bon escient, la croissance et l\u2019équilibre de la nutrition.Plus près de nous, Banting, notre plus grande gloire scientifique, et ses collaborateurs assurent, par l\u2019insuline, une longue survie aux diabétiques angoissés par un mal irréversible.De grandes découvertes dans le domaine de la physique ont leur répercussion sur la médecine.Les rayons X de Roentgen permettent de déceler les lésions tissulaires tandis que la découverte du radium, par Pierre et Madame Curie, fournit une arme puissante pour terrasser le cancer au début.Enfin, la chimie s\u2019associe aux autres sciences en nous donnant des substances telles que les sulfamides découverts par Domagk et dont les propriétés pharmacodynamiques ont été étudiées par monsieur et madame Tréfouel, tandis que les antibiotiques de Fleming, de Waks-man et de Lechevalier (ce dernier des nôtres) viennent s\u2019ajouter au vaccin et au sérum de Pasteur, Roux et Behring pour prévenir ou guérir les maladies. ANNALES DE L ACF A S 63 Toutes ces découvertes vont, par une mutation brusque, dans la compréhension des phénomènes normaux et pathologiques, orienter la médecine dans une toute autre voie en la «cimentant» sur une base scientifique.Vous comprenez pourquoi, mesdames et messieurs, nos prédécesseurs ont voulu que notre génération s\u2019en instruise pour donner ensuite à nos universités non seulement un enseignement comparable à ce que l\u2019on voyait ailleurs, mais aussi, pour jeter ici les bases de la recherche scientifique.C'est pourquoi, chaque année depuis 1920, grâce à des bourses du gouvernement, des équipes de jeunes médecins se dirigent soit vers la France, l\u2019Angleterre, la Suisse ou la Scandinavie, soit vers les États-Unis, les uns optant pour les sciences médicales : la physiologie, la biologie, la biochimie, la pathologie, la bactériologie et la physique ; les autres s\u2019inscrivant dans les cliniques hospitalières de médecine, chirurgie, neuropsychiatrie, etc., où depuis quarante ans les grands maîtres avaient intégré les sciences dans leur enseignement.Or, cette phalange médicale voyait surgir une fois l\u2019an, pendant quelques semaines, un bolide des «sciences pures» qui, entre deux corvées de leçons à la Faculté des Sciences de Québec, suivait, en Sorbonne ou au Collège de France, des cours en mathématiques et en physique.A chaque rencontre, nous subissions une dissertation sur la «théorie des nombres».C\u2019est donc vers l\u2019automne de 1920, sous le symbole des semailles des blés d\u2019hiver, que l\u2019on dépose pour nous, en terre de France, les premières graines des sciences médicales, dont les pousses seront assez fortes après quelques années pour être transplantées en sol québécois.Louis-Charles Simard faisait partie de ce premier contingent de «scientifiques» qui, après trois ans, bien préparés, enthousiastes et résolus, revinrent mettre au service de leurs universités les connaissances acquises.Louis-Charles Simard naquit à Montréal au début du XXe siècle, le 7 février.Après ses études primaires chez les Frères des Écoles Chrétiennes de Montréal, il se rend à Joliette pour y faire ses classiques qu\u2019il termine à 18 ans.Couvert de lauriers à la collation des diplômes, il choisit le ruban rouge qu\u2019il épingle au revers de son «suisse».En septembre, il s\u2019inscrit à la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal d\u2019où, en 1923, il sort docteur, avec très grande distinction, et gagnant de la médaille Hingston.Sa carrière scientifique se dessine au début de sa quatrième année lorsqu\u2019il est invité par le professeur Latreille à collaborer avec lui, pendant deux ans, à l\u2019enseignement anatomoclinique à l\u2019Hôtel-Dieu.Reçu médecin en 1923, il est appelé par le doyen Télesphore Parizeau à se rendre en France, comme boursier du gouvernement de Québec, pour y étudier la pathologie générale et l\u2019anatomie pathologique.Aussitôt à Paris, il entre dans le service du professeur Roussy où pendant deux ans, avec Leroux et Cornil, il travaille à la Faculté et au Centre anticancéreux de Villejuif.C\u2019est là qu\u2019en collaboration avec Leroux il entreprend et conduit avec succès des recherches expérimentales sur le cancer du goudron de l\u2019oreille du lapin.Au début de 1925, j\u2019eus, chez Vagenande à Paris, le plaisir de rencontrer pour la première fois Charles Simard avec qui j\u2019ai établi des liens d\u2019amitié dont vous soupçonnez ce soir la puissance et la durée.J\u2019étais à Strasbourg dans le service du professeur Masson depuis un an où, comme Simard, j\u2019étudiais l\u2019histo- 64 ANNALES DE L\u2019ACFAS pathologie sous la direction de celui qui était connu déjà dans le monde entier, pour ses recherches et ses techniques remarquables.Je parlai à Charles Simard avec tellement d\u2019enthousiasme, \u2014 ce qui est contraire à mon tempérament, \u2014 et de conviction, de l\u2019organisation remarquable de l\u2019Institut d\u2019Anatomie pathologique de Strasbourg que, quelques semaines plus tard, nous le vîmes arriver au labo pour y passer une année.Sa présence portait à huit le nombre des étrangers venus du Chili, de la Suisse, de l\u2019Italie, de la Bulgarie, de la Tchécoslovaquie et du Canada, pour apprendre les techniques de monsieur Masson et suivre son enseignement, le plus spécialisé qu\u2019il y eût alors sur l\u2019histo-pathologie du cancer.Pendant son stage chez le professeur Masson, Charles Simard fit un tour de passe-passe d\u2019une habileté remarquable dont les résultats devaient avoir une répercussion sur toute sa vie.Comme la chaire d\u2019Anatomie pathologique de l\u2019Université de Montréal était devenue vacante par la mort du professeur La-treille, nous discutâmes ensemble de la possibilité d\u2019inviter monsieur Masson à venir au Canada pour quelques années.Ce projet, judicieusement mûri, fut accepté parles autorités de l\u2019Université de Montréal, et monsieur Masson, alors très optimiste, s\u2019embarquait pour le Canada vers la fin de novembre 1926.Ce geste de Charles Simard est tout à son crédit.En effet, s\u2019étant rendu compte de l\u2019urgente nécessité d\u2019implanter chez nous les sciences de base en médecine, il n\u2019avait pas hésité, un seul moment, à céder cette chaire, qui lui revenait de droit et pour laquelle il s\u2019était préparé, et la confier à son maître sous la direction duquel il voulait se perfectionner.Au début de 1927, monsieur Masson et Charles Simard s\u2019adonnèrent tout entier à la création d\u2019un grand centre d\u2019anatomie pathologique qui devait exercer une influence prépondérante sur l\u2019enseignement, la recherche et sur tous les hôpitaux français de la métropole.La Faculté de Médecine nomme Charles Simard assistant-professeur dans cette discipline et, de plus, il est choisi comme pathologiste de l\u2019Hôpital Notre-Dame.Pendant vingt ans, il est le bras droit de monsieur Masson.Il lui prête son concours dans toutes ses publications, soit en préparant ses photomicrographies, soit en traduisant en anglais un grand nombre de publications de son maître.En retour, monsieur Masson paye de générosité en lui transmettant les fruits de sa grande culture, de son expérience, et tous les secrets de sa virtuosité dans les techniques anatomo-pathologiques dont il fut le créateur, et dans lesquelles il est un maître incontesté.Après une année de branle-bas et malgré des difficultés de toutes sortes, au point de vue local et équipement, Charles Simard commence déjà à publier, soit seul, soit, de temps à autre, en collaboration avec monsieur Masson, dans les revues françaises, canadiennes et américaines.Dans ces vingt-cinq années, il publie au delà de cinquante travaux sur les sujets les plus divers.Je regrette que les cadres de cette présentation m\u2019obligent à ne vous énumérer que les plus importants.Et parmi ceux-ci : 1) douze de casuistique anatomopathologique et anatomo-clinique, c\u2019est-à-dire l\u2019étude histo-pathologique d\u2019observations cliniques, dont découlent des conclusions souvent très importantes ; 2)\td\u2019autres d'histologie normale, de physiologie comparée et d\u2019embryologie ; 3)\tune troisième série de pathologie expérimentale; enfin plusieurs articles sur la médecine sociale et sur des questions d\u2019intérêt scientifique.Ses plus importantes communications ont trait, l\u2019une à un cancer de la peau de provenance mammaire (maladie de Paget), \u2014 ce travail servit de thèse d\u2019agrégation à son auteur, \u2014 les ANNALES DE L\u2019ACFAS 65 autres à l\u2019appareil neuro-argentaffine du tube digestif et au complexe neuro-insuiaire du pancréas.Dans sa thèse d\u2019agrégation, Charles Simard démontre expérimentalement que la maladie de Paget du sein (cancérisation de la peau qui recouvre la glande mammaire) est l\u2019épanouissement de cellules cancéreuses émigrées d\u2019une tumeur logée dans la glande mammaire.Ce travail expérimental a levé tous les doutes et démoli les théories erronées, soutenues par les dermatologistes et les cancérologues, sur la nature de cette maladie.Dans son autre communication, il consacre six publications au complexe neuro-insulaire du pancréas et démontre expérimentalement la constance de cellules ganglionnaires nerveuses mêlées aux cellules insulaires de la glande pancréatique.Ce complexe est un organe capable d\u2019assurer à lui seul un certain automatisme à la glande sans l\u2019intervention du système nerveux sympathique.Ce fait important n\u2019avait jamais été signalé.En plus de ces deux travaux très importants, permettez-moi d\u2019en signaler quelques autres : sur les tumeurs du rein, la thyroïde, les glandes sudoripares, l\u2019appendicite neurogène et ses rapports avec la clinique ; une série de six articles sur les relations des cellules argentaffines avec les nerfs du plexus périglandulaire et la présence de celles-ci dans les gastrites chroniques, dans les nerfs de l\u2019intestin du phoque, chez l\u2019embryon du veau, etc.; sur la maladie de Nicolas Favre, le chorio-épithéliome primitif de l\u2019ovaire, les tumeurs thécales de l\u2019ovaire.Nous devons ajouter à tout ceci des travaux d\u2019embryologie et un grand nombre de conférences sur les sciences au Canada, sur la fréquence du cancer dans notre pays, etc.Depuis quelques années, Louis-Charles Simard dirige l\u2019Institut du Cancer de Montréal, à l\u2019Hôpital Notre-Dame.Cet Institut du Cancer est, sans aucun doute, l\u2019un des mieux organisés que je connaisse, et il sert de modèle à tous ceux que l\u2019on voit surgir dans notre pays, depuis la collaboration pécuniaire des gouvernements fédéral et provincial.Tous ces travaux, mesdames et messieurs, l\u2019ont amené à faire nécessairement partie d\u2019un grand nombre de sociétés savantes du Canada, des États-Unis et de la France, ainsi qu\u2019à siéger dans une foule de commissions scientifiques.En effet, il est membre de la Société Royale du Canada et actuellement président de la Section V ; membre du Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, section médecine ; membre de l\u2019Association Française pour l\u2019Étude du Cancer ; de l\u2019Association Médicale Canadienne (membre de l\u2019Editorial Board) ; de la Société de Biologie de Montréal ; de la Société Canadienne d\u2019Histoire Naturelle ; de l\u2019American Association for the Advancement of Science ; de l\u2019Institut National du Cancer du Canada ; du Comité Médical du Conseil National des Recherches.Il est membre fondateur et ancien président de l\u2019Acfas ; fondateur et ancien président de l\u2019Association des Pathologistes de la Province de Québec ; il est secrétaire de la Revue Canadienne de Biologie depuis sa fondation.* * * Me permettez-vous, mesdames et messieurs, de déroger aux coutumes protocolaires et académiques de ce genre de présentation pour exprimer à mon ami toute la joie que j\u2019éprouve en ce moment pour l\u2019honneur que lui confère l\u2019Acfas.«Je 66 ANNALES DE L\u2019ACFAS me souviens» de ces années tragiques pendant lesquelles avec un petit nombre d\u2019amis, toujours les mêmes, Victorin, Préfontaine, Rousseau, Labarbe, Bruchési, vous n\u2019avez reculé ni devant les sacrifices, ni devant les corvées de 18 à 20 heures de travail, ni devant les difficultés qui surgissaient au fur et à mesure que l\u2019une était aplanie, pour remettre en marche ce somptueux navire (l\u2019Université de Montréal) qui, ancré dans la brume depuis plusieurs années, avait failli être démoli par les pires ouragans : l\u2019indifférence et l\u2019incompréhension.Mesdames et messieurs, ce qui fait la grandeur de l\u2019œuvre de Charles Simard, c\u2019est qu\u2019elle fut entreprise et réalisée pour servir la science, son université et ses compatriotes.Un tel idéal, vous en conviendrez, mérite notre admiration.Nous espérons que nos jeunes se guideront sur cet exemple pour ajouter, à un rythme régulier, de nouveaux anneaux à la chaîne des sciences médicales.* * * M.le président, Mgr le vice-recteur, mesdames et messieurs, En ce jour qui fait époque dans la vie de Charles Simard, il manque malheureusement son épouse retenue chez elle par la maladie.Nous savons tous qu\u2019il lui revient une part importante dans le succès de son mari.En effet, au tout début de ses recherches, elle fut la technicienne aux doigts de fée qui lui fit ses meilleures préparations d\u2019où il a su tirer des renseignements qui lui ctat permis de prouver ses avancés.L\u2019Acfas désire donc féliciter chaleureusement votre épouse du concours qu\u2019elle vous a prêté pendant ces vingt années.IV La recherche à Polytechnique par IGNACE BROUILLET, Directeur de VÉcole Polytechnique de Montréal C\u2019est le rôle naturel d\u2019une grande École, surtout à notre époque, de rayonner le plus possible dans la cité et d\u2019étendre de plus en plus son champ d\u2019activité.Créée dans le but principal de dispenser l\u2019enseignement le plus adéquat et le plus conforme à l\u2019état de la science, elle ne doit pas cependant se limiter à cette unique poursuite.Il entre tout à fait dans ses cadres, élargis, si l\u2019on veut, à la mesure des exigences nouvelles, de se tenir en relations étroites avec tout ce qui s\u2019accomplit dans le domaine industriel et d\u2019y participer dans la sphère des moyens mis à sa disposition.C\u2019est dans cet esprit que l\u2019École Polytechnique de Montréal a mis sur pied en 1946 un Centre de Recherches, un organisme dû à l\u2019initiative de la Corporation de notre maison, pour bien montrer tout l\u2019intérêt agissant qu\u2019elle porte au progrès sans cesse accru dans l\u2019utilisation raisonnée et avantageuse de nos ressources naturelles, et à la formation d\u2019ingénieurs toujours plus compétents pour s\u2019affirmer ANNALES DE L\u2019aCFAS 67 dans la recherche industrielle.C\u2019est tout simplement un prolongement de l\u2019enseignement donné à l\u2019École, en mettant surtout l\u2019accent sur l\u2019aspect pratique et concret de ces travaux.J\u2019estime qu\u2019il vaut la peine de vous décrire brièvement en quoi consiste cette entreprise et de signaler à votre attention les bénéfices que nous en pouvons retirer.Des statuts et règlements approuvés par la Corporation, chargée de l\u2019administration et de l\u2019orientation de toute l\u2019activité de l\u2019École, régissent le Centre de Recherches.Pour bien souligner cette nécessaire liaison, qu\u2019il suffise d\u2019indiquer que le directeur général de Polytechnique est en même temps président des comités multiples qui se répartissent les opérations du Centre, cependant que la direction effective relève d\u2019un directeur désigné par la Corporation sur la proposition du directeur de l\u2019École.Il existe donc une coordination et une homogénéité d\u2019esprit entières.Le Centre de Recherches comprend tous les laboratoires de l\u2019École, personnel et matériel, qui sont susceptibles d\u2019entreprendre et de mener à bonne fin des travaux d\u2019observation et d\u2019expérimentation.Toutefois, rien n\u2019interdit au directeur de s\u2019adresser à des organisations ou à des laboratoires extérieurs, au Canada ou à l\u2019étranger, pour l\u2019étude de problèmes particuliers dépassant nos cadres habituels.Si l\u2019on veut davantage préciser l\u2019objet primordial poursuivi par cet organisme, il faut insister sur le fait qu\u2019il a avant tout pour but de promouvoir des études de nature à contribuer au progrès des sciences pures et appliquées.D\u2019une façon encore plus rigoureuse, ajoutons qu\u2019il vise à mettre au point des procédés nouveaux, des techniques, des utilisations de matières, de déchets, de matériel et d\u2019énergie, qui souvent peuvent être exploités avec bénéfice au lieu d\u2019être irrémédiablement perdus.Notons aussi avec attention que le Centre de Recherches se propose aussi de se mettre à la disposition des entreprises publiques ou privées, pour les aider à résoudre, dans le domaine scientifique et technique, des difficultés matérielles qui se posent à elles, pour prévenir des accidents, pour apporter des correctifs aux défectuosités constatées en cours de fabrication ou d\u2019utilisation.C\u2019est donc un champ très vaste qui sollicite les connaissances et l\u2019application de ses membres.Il est bon dès maintenant de dissiper une équivoque, faute de quoi on pour rait se méprendre dangereusement.Le Centre de Recherches, qu\u2019on ne s\u2019y trompe pas, n\u2019a pas du tout l\u2019intention ni le désir de se substituer aux bureaux d\u2019ingénieurs conseils et aux laboratoires privés d\u2019analyses, ou de les concurrencer ; il entend tout au contraire offrir ses services dans tous les cas où s\u2019impose la recherche expérimentale, pour cette excellente raison qu\u2019il a à sa disposition pour s\u2019acquitter efficacement de ces différentes tâches, du matériel, de l\u2019outillage et des instruments très variés.Il lui est donc facile de travailler en parfaite harmonie avec les individus ou les groupes, sans jamais entrer inutilement en conflit avec eux.Le Centre de Recherches a aussi pour objet d\u2019étudier la mise en valeur d'idées ou d\u2019inventions nouvelles pour apprécier ce qu\u2019elles apportent vraiment de fécond.Il n'assume pas cependant la responsabilité d\u2019entamer et de poursuivre les procédures nécessaires à l\u2019obtention de brevets d\u2019inventions.Parce qu\u2019il entretient des relations suivies avec des institutions analogues, qu\u2019elles soient de caractère public ou privé, notamment avec le Conseil national des Recherches du 6 8 ANNALES DE L ACFAS Canada et son représentant à Londres pour le Commonwealth des nations britanniques, le Centre est en mesure d\u2019envisager des travaux sur le plan national et international.Son importance a été officiellement reconnue en 1946, par une 13ttre du Conseil national des Recherches en date du 8 février et est considérée, d\u2019après les spécifications de la Loi de V Impôt sur le Revenu, comme un organisme capable de recevoir des subsides que les donateurs peuvent déduire sur leur feuille d\u2019impôt.Sans entrer dans de trop nombreux détails dont l\u2019ensemble ne laisserait pas que d\u2019être fastidieux, voici quelques lignes générales pour permettre de saisir le mécanisme du Centre.On peut ramener son fonctionnement aux quatre divisions suivantes: 1) un comité consultatif composé de six personnes désignées par la Corporation de l\u2019École, ainsi réparties : le président de la Corporation et un délégué, le directeur général de l\u2019École, un représentant choisi par l\u2019Association des Diplômés, un représentant choisi parmi les membres du Comité des Travaux et le directeur du Centre.Ce comité assure la liaison entre la Corporation et l\u2019École ; ses fonctions consistent à déterminer la politique générale du Centre, à entretenir des contacts utiles, à décider des cas particuliers et à contrôler les finances ; 2) un comité des travaux, formé des personnes responsables des sections de laboratoires de l\u2019École et du représentant régional du Conseil national des Recherches ; il peut aussi s\u2019adjoindre temporairement toute personne jugée utile pour un travail particulier.Ce comité tient des réunions périodiques et le directeur du Centre :a la faculté de le consulter sur la répartition et l\u2019exécution des travaux ; 3) un directeur, dont la fonction est de faire exécuter les décisions du comité consultatif \u2022et de prendre les initiatives nécessaires pour assurer le fonctionnement du Centre.Il s\u2019appuie sur le comité des travaux pour décider du choix et de l\u2019exécution des travaux confiés au Centre ou des recherches entreprises.C\u2019est donc avec ce directeur que le public doit traiter pour faire entreprendre un travail quelconque ; 4) un iecrétariat, comprenant un service de comptabilité, qui assiste le directeur dans l\u2019exercice de ses fonctions.Je ne m\u2019attacherai pas ici à définir en quoi consiste la recherche scientifique et les raisons pour lesquelles on se livre à de telles recherches.Nous nous préoccupons avant tout de l\u2019observation critique et de l\u2019expérimentation, puisqu\u2019il est reconnu qu\u2019il se pose toujours un certain nombre de problèmes à reviser sans cesse, dans l\u2019établissement, le fonctionnement, l\u2019amélioration et le développement de toute entreprise.Je ne veux me contenter que d\u2019une simple énumération, qui n\u2019est nullement exclusive, et qui démontrera les différents genres de travaux que nous pouvons assumer : bâtiments et travaux publics ; chimie, chimie physique, génie chimique, métallurgie extractive ; électricité ; électronique ; géologie et mines ; hydraulique et mécanique des fluides ; machines et mécanique industrielle ; métallurgie physique, essais mécaniques, corrosion, photoélasticimétrie ; physique appliquée.Cette sèche énumération, forcément sommaire, de nos diverses sections de laboratoires, devrait suffire à faire comprendre la multiplicité des ouvrages que nous pouvons entreprendre et des services que nous pouvons rendre.J\u2019en viens maintenant à des indications pratiques, afin de familiariser le public en général avec notre organisme.Toute personne, entreprise publique ou privée, .société ou compagnie, gouvernement ou municipalité, peut faire exécuter des travaux de recherches, analyses et essais, au Centre de Recherches de l\u2019École ANNALES DE l\u2019aCFAS\t69 Polytechnique.A cette fin, il n\u2019est que d\u2019entrer en contact avec le Centre en adressant une lettre au directeur, en prenant bien soin de mentionner l\u2019objet et l\u2019importance du travail projeté, ou de prendre rendez-vous avec lui pour discuter de la nature de ce travail.Trois cas principaux sont à envisager : a) essais, analyses ou examens ; b) essais ou analyses en séries demandant une conclusion ou une opinion sur l\u2019ensemble des résultats ; c) investigation, mise au point, travaux de recherches.Dans les deux 'premiers cas, le directeur du Centre met l\u2019intéressé en rapport avec le chef de la section où le travail devra être exécuté et le prix du travail est fixé à l\u2019unité ou pour l\u2019ensemble des essais et analyses.Une fois la proposition orale confirmée par écrit, elle se trouve acceptée par le Centre et le travail peut être mis en branle, si le demandeur consent aux conditions qui lui ont été faites ; on peut aussi exiger de ce dernier un dépôt en argent comme avance sur le coût du travail.Dans le plus bref délai possible, nous adressons en deux copies des rapports signés par l\u2019auteur du travail et contresignés, s\u2019il y a lieu, par le directeur du Centre.De?copies additionnelles coûtent $1.00 la page pour trois exemplaires.Dans le troisième cas, le Centre peut accepter toute demande faite pour des travaux de recherches expérimentales après discussion avec le ou les intéressés.Il est important, surtout dans ce cas, de déterminer l\u2019ampleur du travail et les délais d\u2019exécution et d\u2019établir une somme limite à exiger pour l\u2019exécution du travail.Pour des travaux de grande envergure, le Centre envisage toujours une recherche par échelons, c\u2019est-à-dire qu\u2019on établit par lettre un plan d\u2019études en plusieurs étapes ; on fixe pour chacune d\u2019elles une limite de temps et d\u2019argent, de façon à arrêter le travail ou le continuer, selon l\u2019intérêt des résultats.Après, acceptation du travail de recherches, le directeur du Centre propose un contrat forfaitaire répartissant le coût des opérations d\u2019après les postes suivants : dépenses d\u2019opérations, montages, etc.; dépenses d\u2019accessoires, produits chimiques,, petit matériel, etc.; matériel ou appareils permanents à acquérir ou à construire-(qui peuvent demeurer la propriété de l\u2019intéressé) ; dépenses pour photographies,, reproductions, ouvrage extérieur ; dépenses pour aide et assistance ; rédaction et copie des rapports ; redevance à l\u2019École, soit 20 pour cent sur les sommes précédentes ; imprévus, voyages, travail extérieur ; honoraire du chargé de la recherche ;; dépenses forfaitaires maxima.Il est bon de souligner que ces opérations ajoutent aux revenus de l\u2019École, de même qu\u2019elles constituent une source d\u2019encouragement pécuniaire très intéressant pour les différents professeurs dont la compétence particulière est mise à contribution.Quand les parties en cause et le Centre ont accepté la convention proposée, le travail est mis en œuvre.Il peut arriver que l'intéressé doive faire un dépôt de 10 à 25 pour cent en avance sur le montant total de la somme forfaitaire, le solde devenant exigible à la remise du rapport final.Le Centre entretient des contacts avec les intéressés et adresse des rapports sommaires périodiques sur l\u2019état des travaux.Il peut aussi convoquer ces intéressés pour leur faire constater l\u2019état des recherches et aviser à les modifier, s\u2019il y a lieu.Quand les deux parties décident de l\u2019arrêt, de la modification ou de l\u2019extension des travaux, des ajustements financiers sont faits en conséquence.Tout travail de recherches exécuté par le Centre demeure la propriété du demandeur, sauf dans le cas de brevet d'invention où des dispositions spéciales 70 ANNALES DE l\u2019aGFAS sont proposées à l\u2019intéressé.Le Centre peut aussi effectuer des travaux sur une base de subvention fixe ou renouvelable ; il est aussi autorisé à recevoir des dons pour des travaux dont le choix, de par le désir du donateur, est laissé à sa discrétion.Le ministère du Revenu national reconnaît que le Centre peut effectuer des travaux dont le coût peut être porté en déduction sur les profits industriels, pourvu qu\u2019ils se rapportent aux besoins de l\u2019entreprise.Telles sont les grandes lignes d\u2019une initiative que nous estimons féconde et capable à la fois d\u2019aider au progrès scientifique au Canada, à l\u2019exploitation plus rationnelle de nos ressources naturelles et à l\u2019amélioration productive et technique de nombreux établissements industriels.Tels sont les buts recherchés par ceux qui l\u2019ont conçue et qui entendent travailler à son expansion pour le bien général. VII.TRAVAUX SCIENTIFIQUES Section I : Physique 1- \u2014 Etude de l\u2019asymétrie est-ouest du rayonnement cosmique total au niveau du sol, à Montréal.\u2014 G.Labonté.s.j., Institut de Physique, Université de Montréal.Le principal intérêt de cette communication çst de présenter le ré\" sultat de déterminations effectuées pour la première fois, semble-t'il, à Montréal.A mesure qu\u2019on monte de l\u2019équateur vers le pôle géomagnétique, l\u2019énergie minimum, requise pour qu\u2019une particule cosmique puisse atteindre le sol sous une incidence quelconque, diminue régulièrement.Pour une latitude geomagnétique de 60°, cette énergie est d\u2019environ 2 Bév.La traversée de l\u2019atmosphère absorbe à elle seule au moins 2 Bév.De ce seul chef, si on suppose très loin de la terre une distribution isotrope de l\u2019in' tensité du rayonnement cosmique, l\u2019asymétrie estouest au niveau du sol doit s\u2019évanouir à partir de 60°.De fait, elle disparaît avant 60°, parce que, en autant qu on puisse en juger, aucune particule d\u2019énergie inférieure à 3 Bév ne pénètre dans notre atmosphère.De plus l\u2019effet de dilution, produit par la transformation des rayons primaires en secondaires, masque les fai' blés asymétries d\u2019une façon difficile à évaluer.Compton plaçait à 41°, Leprince'Ringuet à 45° environ le bord de la calotte d\u2019EpsTEiN dans la' quelle le rayonnement cosmique demeure constant et symétrique par rap' port au plan méridien magnétique passant par la verticale.Montréal, se trouvant à 57° de latitude géomagnétique nord, ne devrait permettre d\u2019observer aucune asymétrie au niveau du sol.C\u2019est ce que nous avons voulu vérifier.Pour notre vérification, nous nous sommes servi d\u2019un télescope à rayons cosmiques, dont voici une brève description.Le télescope comportait trois compteurs, montés suivant le schéma conventionnel de Rossi.Chaque compteur, du type à coque de verre, présentait environ 120 cm.2 de section efficace, i.e.40 cm.de longueur utile par 3 cm.de diamètre.Nous avons vérifié que leur rendement dépassait 98% et que leur bruit de fond était inférieur à 1 coup par minute par cm.2 de cathode.Ils étaient enfermés avec leur lampe préamplificatrice dans un tube d\u2019aluminium, qui 1es maintenait dans une obscurité parfaite. 72 ANNALES DE l\u2019aCFAS Les axes des deux compteurs extrêmes se trouvaient à 27.5 cm.l\u2019un de l\u2019autre.Ceci donnait pour le télescope une ouverture de 0.936 stéradian.Le pinceau pyramidal, correspondant à cet angle solide, mesurait à peu près 113° par 12° 30'.Nous explorions évidemment l\u2019espace en maintenant la plus grande dimension du pinceau parallèlement au méridien.En tenant compte de l\u2019ensemble des parois que chaque particule incidente devait traverser pour être enregistrée, le pouvoir absorbant du télescope était de 5 à 6 grammes/cm.*, i.e.une particule devait posséder au moins 10 Mév.pour affecter les trois compteurs.Les compteurs étaient montés dans un support de bois, mobile autour d\u2019un axe.Nous orientions le support suivant le méridien magnétique à l\u2019aide d\u2019une boussole.L\u2019angle zénithal, étudié par le télescope, pouvait être évalué à un quart de degré près.Le sélecteur de coïncidences était constitué par trois lampes 6C6, dont les plaques étaient montées en parallèle.Le circuit enregisteur com-portait un simple thyratron, actionnant un numéroteur CENCO.On avait pris des mesures convenables pour que le thyratron ne réagisse pas sur les lampes préamplificatrices.A cause des autres caractéristiques du circuit, ces lampes préamplificatrices lançaient sur la grille du thyratron des impulsions de 4 volts pour des coïncidences doubles et de 30 volts pour des coïncidences triples.Comme on le voit, la sélection devenait facile.Une source, stabilisée par de petites lampes à néon de 34 de watt, fournissait la haute tension pour les compteurs.Nous avons constaté que ce procédé très simple permettait de maintenir à 2 volts près une tension de 700 à 1600 volts, malgré des variations dans le voltage du secteur dépassant 10%.Pendant les trois mois qu\u2019ont duré les mesures, nous n\u2019avons remarqué aucune variation dans la haute tension.La stabilité du montage et l\u2019absence d\u2019enregistrements parasites ont été contrôlées de la façon suivante.Le télescope a été pointé suivant la verticale et on a compté les parades qui l\u2019ont traversé.Sur un total de 21 lectures, espacées dans plus de 4000 minutes, une seule lecture a fourni une indication qui s\u2019éloignait de la moyenne par un écart plus grand que l\u2019écart permis par les fluctuations statistiques.Pendant les 4000 minutes, la température des compteurs et la pression atmosphérique sont demeurées pratiquement constantes.Ayant séparé à tour de rôle chacun des compteurs de la haute tension, nous n\u2019avons enregistré aucune impulsion pendant 12 heures.Nous avons ensuite tourné le support de façon à ce que les compteurs soient sur un plan horizontal, puis nous avons désaligné un des compteurs.Pendant ANNALES DE l\u2019aCFAS\t73 19 heures d\u2019observations, nous avons enregistré 21 coups correspondant aux gerbes et aux coïncidences fortuites.Comme confirmation globale du bon fonctionnement du montage, nous avons étudié la répartition angulaire du rayonnement cosmique du côté est de la verticale.Nous avons retrouvé la loi en cos2, prévue à cause de l\u2019absorption de l\u2019atmosphère et observée par Johnson, Auger et d\u2019autres.Pour que nos mesures soient significatives, nous avons pris une série de précautions, que nous allons énumérer afin de donner une idée exacte de la précision de nos résultats.La température et la pression atmosphérique influencent la cadence d\u2019arrivée des particules cosmiques au niveau du sol.On admet 0.25% par degré centigrade et 3% environ par cm.de Hg.Comme ces valeurs sont approximatives, au lieu de recourir à des corrections directes, pratiquement impossibles à calculer, nous avons tourné la difficulté comme suit.Nous avons compté en tout 2 millions de particules par tranches d\u2019une journée.Chaque tranche comprend un jour et une nuit.A l\u2019aide d\u2019un baromètre et d\u2019un thermomètre enregistreurs, nous avons pu trier des paires de tranches s\u2019équivalant au point de vue pression et température.Ceci n\u2019a pas présenté de difficulté pour la pression, qui a été remarquablement constante durant l\u2019été.Le choix a été plus compliqué pour la température.De nos 2 millions d\u2019impulsions enregistrées nous en avons conservé 175,000 seulement.Pour plus de sécurité les paires de tranches, admises dans les derniers résultats, étaient constituées par des mesures effectuées deux jours consécutifs.Le plateau des compteurs est affecté par la température ambiante : v.g.pour des compteurs argon-alcool le seuil se déplace de 3 à 5 volts par degré centigrade.Nous avons procédé aux mesures en tenant la haute tension loin du seuil et en coupant beaucoup les impulsions des lampes préamplificatrices par un réglage approprié de leur résistance de cathode.Nous avons éliminé ainsi une bonne partie des effets dus à la température.D\u2019ailleurs celle-ci n\u2019a jamais varié de plus de 1 à 2 degrés centigrades dans la pièce où on avait logé l\u2019appareil.Enfin, chaque tranche de mesures comportait plusieurs lectures.Quand ces lectures indiquaient entre les différentes portions de la tranche des déviations trois fois plus grandes que celles correspondant à la racine carrée des impulsions enregistrées, nous avons supprimé toute la tranche dans le résultat final.Cela n\u2019est pas arrivé souvent.Il nous semble que cette sélection rigoureuse corrige pour les variations de pression et de température.En fait, deux tranches consécutives se 74 ANNALES DE l\u2019aCFAS trouvent à être obtenues dans des circonstances sensiblement identiques.Les petites différences qui restent sont compensées par la loi des proba-bilités, jouant autant en faveur de l\u2019est que de l\u2019ouest.L\u2019appareil était placé sous un toit de bois recouvert de papier goudronné.Le télescope rencontrait à l\u2019est comme à l\u2019ouest environ deux pouces de bois.L\u2019altitude était à peu près de 200 pieds au-dessus du niveau de la mer.Nous avons étudié le rayonnement venant de deux directions : 30° et 45° avec la verticale.L\u2019ensemble des déterminations a duré du début de mai au milieu d\u2019août 1950.Comme chaque tranche de mesures ne comprenait pas exactement le même nombre de minutes que sa voisine, pour fins de comparaison nous avons éliminé cette complication de la façon suivante.Nous avons calculé en coups/min.la cadence d\u2019arrivée des particules pour chaque tranche.Puis nous avons multiplié cette cadence par un nombre de minutes un peu arrondi, mais inférieur, sauf une exception, au nombre réel de minutes qu\u2019avait duré la mesure.Nous nous sommes servi de ce même nombre pour calculer les particules venues de la direction opposée.Ce sont les valeurs obtenues de cette manière que nous reproduisons dans le tableau de nos résultats.On notera que dans aucune tranche de mesures, nous n\u2019avons enregistré de différence avec la moyenne plus grande que la déviation permise par les fluctuations statistiques.Noter aussi que l\u2019avantage est tantôt en faveur de l\u2019est, tantôt en faveur de l\u2019ouest.Tableau des résultats Série\tAngle zénithal :\t\t30°\tAngle zénithal :\t\t45° de mesures\tDurée\tParti cules venant\t\tDurée\tParticules venant\t \ten\tde l\u2019ouest\tde l\u2019est\ten\tde l\u2019ouest\tde l\u2019est \tminutes\t\t\tminutes\t\t I\t2,500\t10,000\t9,930\t1,400\t3,720\t3,742 II\t1,500\t6,175\t6,160\t1,500\t3,950\t3,870 III\t1,400\t5,370\t5,420\t1,400\t3,601\t3,670 IV\t1,400\t5,710\t5,700\t1,400\t3,700\t3,624 V\t1,400\t5,310\t5,315\t1,400\t3,730\t3,680 VI\t1,400\t5,530\t5,480\t1,400\t3,662\t3,681 VII\t1,400\t5,320\t5,340\t1,400\t3,585\t3,682 VIII\t1,400\t5,590\t5,595\t\t\t IX\t1,435\t5,740\t5,692\t\t\t X\t1,500\t6,110\t6,130\t\t\t Total\t15,335\t60,855\t60,762\t9,900\t25,948\t25,949 ANNALES DE l\u2019aCFAS 75 iEn conclusion, il ressort que si on étudie le rayonnement cosmique total par blocs d\u2019une journée, au niveau du sol à Montréal, on ne constate pas d\u2019asymétrie est-ouest supérieure à 0.3%.La limite de précision de notre affirmation est calculée d\u2019après la racine carrée du nombre total des particules comptées d\u2019un même côté de la verticale dans les deux séries de mesures.2.\u2014 Quelques perfectionnements de l\u2019analyseur électronique de l\u2019Université de Montréal.I.Focalisation par lentille magnétique.\u2014 Lucien Grégoire et Marcel Rouault, Institut de Physique, Université de Montréal.Pour l\u2019étude des structures moléculaires, on produit un faisceau fin d\u2019électrons monocinétiques qui rencontre un faisceau moléculaire de vapeur de la substance à étudier (1, 2).En tout point de l\u2019espace, les électrons diffractés par tous les atomes d\u2019une même molécule viennent interférer, et l\u2019intensité résultante dépend des différences de chemin parcourues par ces divers électrons, compte tenu des différences de chemin des électrons incidents sur chacun des atomes.C\u2019est donc un phénomène d\u2019interférences non localisé et la figure de diffraction obtenue sur une plaque photographia que perpendiculaire au faisceau incident dépend : a) de l\u2019édifice géométrique formé par les atomes de chaque molécule, de façon plus précise, des distances interatomiques ; b) de la distance de la plaque photographique au centre diffusant.Pour en déduire la structure de chaque molécule du gaz, il faut que toutes les molécules intervenant dans le phénomène soient à la même distance de la plaque photographique, c\u2019est-à-dire que le jet de gaz soit très étroit.S.H.Bauer, étudiant systématiquement les jets de gaz, a signalé la possibilité d\u2019erreurs dues à leur trop grande largeur.D\u2019autre part, la détermination des distances interatomiques se fait en comparant les figures de diffraction par les gaz aux figures de diffraction par une feuille mince d\u2019or dont on connaît bien les distances réticulaires au moyen de la diffraction des rayons X.Il est souvent très malcommode de placer la lame d\u2019or de comparaison sur le même point du trajet du faisceau primaire.L\u2019un de nous (M.R.) suggéra, lors d\u2019un colloque tenu à l\u2019Université Cornell, de placer après le jet de gaz une lentille magnétique de même axe que le faisceau incident, dont le plan focal image est confondu avec l\u2019émulsion photographique.On recueille ainsi l\u2019image de ce que l\u2019on obtiendrait a l\u2019infini, c\u2019est-à-dire une figure indépendante de l\u2019emplacement de la préparation, donc aussi de ses dimensions.On peut observer aussi que le phéno- 76 ANNALES DE l\u2019aCFAS mène obtenu ne dépend pas de la largeur du faisceau primaire, si celui-ci est formé de rayons parallèles, parce que le phénomène de diffraction à l\u2019infini ne dépend que de l\u2019angle de la direction d\u2019observation avec la direction de propagation du rayonnement incident.Principe des lentilles magnétiques (3, 4).L\u2019analyse de l\u2019action du champ magnétique d\u2019une bobine courte sur un faisceau d\u2019électrons, montre qu\u2019elle produit une convergence du faisceau en même temps qu\u2019une rotation autour de l\u2019axe ; cette rotation ne nous intéresse pas ici, le système étant de révolution autour de l\u2019axe de l\u2019appareil.En supposant que la distance des électrons à l\u2019axe de la lentille ne change pas pendant la traversée de la lentille (lentille suffisamment mince) mais seulement la direction de leurs vitesses, on trouve que l\u2019approximation de Gauss est valable pour une telle lentille et que la distance focale est 4m2 vz2 (1) f0 - Hz2 dz vz : composante axiale de la vitesse des électrons.Hz : composante axiale du champ magnétique, e et m : charge et masse de l\u2019électron.En introduisant le potentiel accélérateur V : (eV = l/2 mv2) et rem-plaçant les constantes par leur valeur il vient V (2) f° 0,22 f+ °° Hz2 dz J \u201c 00 si V est exprimé en volts et H en oersteds.Pour un potentiel accélérateur supérieur à 10,000 volts, il faut apporter à cette expression une correction relativiste et écrire (3) f = f0 On emploie toujours des lentilles blindées, c\u2019est-à-dire dont le champ magnétique est concentré dans un espace étroit par une armature de fer suivant le schéma de la fig.1.La répartition du champ magnétique en fonction de ANNALES DE L\u2019ACFAS 77 Fig.1 l\u2019abscisse z le long de l\u2019axe de la lentille est donnée avec ane assez; bonne approximation par la formule La courbe correspondante est représentée fig.2.Fig.2 78 ANNALES DE l\u2019aCFAS On en déduit, en posant (5) k2 = e2H02 a2 8m V (6) f0 = a cotg % \\/ k2 + 1 S.G.Ellis (5) a montré que la largeur 2a est principalement fonction du diamètre d\u2019ouverture D de la lentille (fig.1).De plus, si D est suffisamment grand pour que la saturation ne soit pas atteinte, on a sensiblement D = 2a, et la distribution du champ est, dans des limites assez grandes, indé' pendante de la valeur de G.La construction de la chambre à diffraction nous a conduit à prendre D = 2 cm.pour obtenir des électrons diffractés sous un angle assez grand ; d\u2019où a = 1 cm.Nous avons choisi f = 10 cm.pour que l\u2019angle maximum de diffraction corresponde à un rayon pas trop grand, trouvant place sur un format normal X 9 cm.Il en résulte k = 0.067, ce qui sera obtenu, pour des électrons de 50 kV avec un champ magnétique Ho au centre de la lentille voisin de 390 oersteds.Construction de la lentille magnétique.La lentille construite par l\u2019un de nous (6) pour réaliser ces conditions est représentée fig.3.Les pièces AVV Fig.3 polaires A et A\u2019 sont amovibles, faites de fer armco, et s\u2019insèrent dans un cylindre de laiton B ; deux plaques circulaires de fer doux C et C\u2019 fixées au cylindre de laiton les tiennent en place.Le circuit magnétique est fermé extérieurement par un cylindre de fer doux D qui joint les deux plaques circulaires terminales.L\u2019étanchéité au vide est assurée par des joints de ANNALES DE l\u2019aCFAS 79 caoutchouc type «O ring» E et E\u2019 entre le cylindre de laiton et les plaques terminales.L\u2019enroulement F et F\u2019 consiste en 2000 tours de fil «Heavy Formex» n° 20 et un courant de 300 mA doit permettre d\u2019obtenir un champ de 390 oersteds d\u2019après la formule\t4% ni Ho= T^g Nous avons calculé la distance focale de cette lentille après^avoir mesuré la composante axiale Hz du champ, de mm.en mm.dans la lentille, à l\u2019aide d\u2019une bobine reliée à un galvanomètre balistique.Les courbes représentant Hz et Hz2 en fonction de z sont représentées fig.4.La*première courbe \u20224o -30 -a» -/o o i » xo y> 40-»*.Fig.4a /foooo S O IT Z* 15 *»»».Fig.4b 80 ANNALES DE l\u2019aCFAS a donné a = 1.2 cm.d\u2019où k2 = 0.088 ; la mesure au planimètre de la surface comprise entre la 2e courbe et l\u2019axe des z donne l\u2019intégrale C 4- oo J = J Hj2d2; = 264 600 u.é.m.On peut alors calculer f0 au moyen de la formule (2), on trouve aloU 8.6 cm.et avec la correction relativiste f = 9.03 cm.la formule (6) donne fQ = 9.66 cm.Les deux valeurs sont voisines, montrant ainsi que la fonc' tion Hj de z a à peu près la forme prévue.La lentille a été montée sur l\u2019analyseur électronique, et le courant dans l\u2019enroulement réglé de façon à obtenir le spot le plus fin, ou les anneaux de diffraction les plus fins à travers une feuille d\u2019or, l\u2019observation étant faite sur l\u2019écran fluorescent au moyen d\u2019une loupe.Le spot central dont le diamètre était de 0.4 mm.sans lentille a été réduit à 0.12 mm.Le faisceau d\u2019électrons est défini au mcyen de deux trous de 0.2 mm.de diamètre distants de 15 cm.; son ouverture est donc 0.2 ____ a = \u2014 2T 0.0013-150 dans le plan focal d\u2019une lentille de distance focale fo = 10 cm., on doit obtenir une image de diamètre d = f, \u2014y a mm .jÀKliS» Ai Fig.1.Phosphatases alcalines.Tissu adipeux brun incubé 3 h.à l'hexose-diphos» phate.X 450.Capillaires seuls colorés.Fig.2.Idem, incubé 24 h.Réaction par ordre d'intensité: capillaires, noyau, cyto' plasme.Remarquer le cytoplasme «multiloculaire» entourant les multiples globules gras- Fig.3.Phosphatases acides.Tissu adipeux brun incubé 48 h.X 450.Réaction par ordre d'intensité: noyau, cytoplasme.Les capillaires ne ressortent pas.Fig.4.Phosphatases acides.Graisse blanche abdominale, 48 h.X 100.Réaction assez forte de l'anneau cytoplasmique.Traînées de graisse brune. 98 ANNALES DE l\u2019aCFAS des capillaires individuels de la graisse brune et de la blanche, ceux-ci apparaissent en général moins colorés que ceux-là.Quant à la différence entre les animaux à la température ordinaire et ceux qui ont longtemps vécu au froid, elle n\u2019est pas frappante, mais, tant à l\u2019examen macroscopique que microscopique des coupes, on constate, dans la graisse brune, une réaction plus forte chez les animaux adaptés au froid que chez les autres.Dans la graisse blanche, il n\u2019a pas été possible de voir de différence, sauf pour le premier groupe, comme nous l\u2019expliquerons ci-dessous.Si l\u2019on adopte les catégories proposées par Newman et al.(4) pour séparer les phosphatases alcalines, on trouve que celles que nous avons repérées dans le tissu adipeux tombent dans les catégories I et III.Quant aux phosphatases II, elles n\u2019existent que dans certains muscles et ne nous intéressent pas ici.2) Phosphatases acides.Ces enzymes elles aussi se sont montrées fort abondantes dans la graisse brune.Elles sont localisées surtout dans le noyau des cellules et, à un moindre degré, dans le cytoplasme.Les parois des capillaires ne réagissent pas particulièrement (fig.3).Dans la graisse blanche, même résultat que pour les phosphatases alcalines : moins d\u2019enzyme que dans la graisse brune absolument et, semble-t-il, relativement.Entre les rats normaux et ceux qui étaient au froid, on constate une légère augmentation en faveur de ces derniers dans la graisse brune, comme pour les phosphatases alcalines.Dans la graisse blanche, il n\u2019y a pas de différence appréciable, sauf pour le premier groupe.Dans les deux cas en effet, phosphatases alcalines .et acides, un fait curieux s\u2019est présenté.La graisse blanche péritonéale des animaux placés au froid et qui avaient subi l\u2019ablation de la glande interscapulaire (1er groupe) a montré une réaction phosphatasique franchement plus forte que celle des autres groupes.De plus cette graisse blanche contenait des traînées de graisse brune (fig.4).Les choses se passent comme si la graisse blanche se rapprochait fonctionnellement de la graisse brune dans ce cas et comme s il y avait, au sein de la graisse blanche, des cellules brunes potentielles, qui passent inaperçues dans les circonstances ordinaires, mais qui se développent, se multiplient à l\u2019occasion de l\u2019extirpation d\u2019une masse importante de tissu brun, ou peut-être à l\u2019occasion d\u2019autres troubles comme l\u2019exposition au froid.Ou encore, autre possibilité, des cellules adipeuses blanches se transformeraient en graisse brune.Il y a là un fait qui mériterait plus ample étude. ANNALES DE l'aCFAS\t99 En conclusion, ces résultats sont une indication nouvelle que le méta-bolisme de la graisse brune est plus élevé que celui de la graisse blanche.Ils contribuent aussi à montrer que le tissu adipeux, du moins le tissu brun, a un métabolisme plus intense au froid qu\u2019à la température ordinaire.Bibliographie : (1) Cedrangolo, F.Arch.Sc.biol.1932 d'après Hausberger, F.X.Ueber die genetischen und funktionellen Beziehungen zwischen Fettzellen und den Zellen des lockeren Bindegewebes.Arch.Exp.Zellforsch., 20 : 336.1937.\u2014 (2) Fawcett, D.W.Histochemical and experimental studies on brown and white adipose tissue.Anat.Rec., 103 : 365.1949 \u2014 (3) Wolf, A., E.A.Kabat and W.Newman.A study on the distribution of acid phosphatases with special reference to the nervous system.Am.J.Path., 19 : 423.1943.\u2014 (4) Newman, W., I.Feigin, A.Wolf and E.A.Kabat.Distribution of some enzyme systems which liberate phosphate at pH 9.2 as determined with various substrates and inhibitors.Am.J.Path., 26: 257.1950.\u2014 (5) Newman, W., E.A.Kabat and A.Wolf.A difficulty in enzyme localization in the acid range due to selective affinity of certain tissues for lead.Am.J.Path., 26 : 489.1950.\u2014 (6) Feigin, I., A.Wolf and E.A.Kabat.A difficulty in the histochemical localization of alkaline phosphatase in nuclei.Am.J.Path., 26 : 647.1950.\u2014 (7) Lison, L.La recherche histochimique des phosphatases.Bull.Hist.Appl., 25 : 23.1948.2.\u2014 Comportement de la graisse brune interscapulaire chez des rats soumis à divers agents nocifs; effets de l\u2019ablation de ce tissu K \u2014 Paul Lemonde et Paola S.Timiras, Institut de Médecine et de Chirurgie expérimentales, Université de Montréal.Le tissu adipeux brun existe chez plusieurs mammifères, en particulier chez les rongeurs ; on le décèle même chez l\u2019homme, du moins en certaines conditions.Il s\u2019en trouve souvent une masse importante entre les omoplates, c\u2019est pourquoi l\u2019on parle de graisse brune ou glande interscapulaire.Comme on rencontre cette masse chez les hibernants et qu\u2019on l\u2019a associée à l\u2019hiber-nation, on l\u2019appelle aussi glande hibernante.Ce tissu a des caractères tout à fait particuliers.Ce qu\u2019il a de remarquable entre autres, c\u2019est sa ressemblance morphologique, chimique et même fonctionnelle avec le cortex surrénal.Ainsi, les cellules en sont entourées de capillaires nombreux ; elles contiennent beaucoup de cholestérol (1), d\u2019acide ascorbique (2) et autres vitamines (3), de stéroïdes (4), de phospholipides (5), d\u2019enzymes (6), etc.D\u2019autre part, cette graisse brune est mal connue ; on en ignore la signification.Il nous a donc paru intéressant d\u2019entreprendre des recherches sur ce problème.Nous rapportons ici deux aspects de notre travail.I) Comportement de la graisse brune dans les états de « stress».Au cours d\u2019une investigation sur un autre sujet, Timiras et Selye (7) ont 1 Travail exécuté grâce à un octroi de l\u2019Office de Recherches scientifiques de la Pro-vince de Québec, à qui nous offrons nos remerciements. 100 ANNALES DE l\u2019aCFAS remarqué que la glande interscapulaire s\u2019atrophiait chez; des animaux sou-mis à des conditions pénibles.Ils ont repris systématiquement l\u2019étude de ce phénomène (8,9,10).Résultats : quand on expose un rat à divers facteurs nocifs (froid, jeûne, section de la moelle, injection de formaline ou de protéine étrangère, exercice forcé, éviscération), pendant les premières heures, i.e.pendant la réaction d\u2019alarme, on observe une atrophie marquée de l\u2019organe et un changement de couleur : de brun pâle il devient rouge foncé.A l\u2019examen microscopique, le tissu montre une décharge complète des lipides.Qu\u2019arrive-t-il lorsqu\u2019on prolonge l\u2019exposition des animaux à la perturbation et qu\u2019ils s\u2019adaptent aux conditions défavorables ?Pour répondre à cette question, nous avons réalisé l\u2019expérience suivante: 30 rats pie, mâles, de 150 g.en moyenne, furent divisés en 3 groupes de 10 animaux chacun.Groupe 1 : témoins.Groupe 2 : exposés au froid.Groupe 3 : soumis à l\u2019exercice musculaire forcé (cage tournante).16 des 20 derniers rats se sont adaptés.Nous les avons sacrifiés au bout de 18 jours.A l\u2019autopsie, la glande interscapulaire apparut hypertrophiée et jaune pâle.Ce résultat est d\u2019accord avec : 1.\tUne expérience rapportée ci-dessous dans la 2e partie du présent article.2.\tUne expérience faite par Ingle et Timiras (10) et dans laquelle 6 rats reçoivent sur le muscle gastrocnémien une excitation faradique 5 fois par seconde pendant 96 heures.Ces rats montrent alors des signes d\u2019adaptation.La glande hibernante, au microscope, présente une quantité de graisse que nous évaluons à 25% de la normale, ce qui donne l\u2019impression que cet organe est en train de se recharger.3.\tLes données de Page et Babineau (11), qui ont constaté une augmentation de poids de la glande interscapulaire chez des rats adaptés au froid.Si l\u2019on prolonge encore l\u2019exposition aux agents nocifs ou si l\u2019on aggrave ceux-ci, de façon à épuiser les animaux, que se passe-t-il ?Pour le savoir, nous avons fait une autre série d\u2019essais, dans laquelle 48 rats pie, mâles, d\u2019un poids moyen de 150 g., furent divisés en 3 groupes.Groupe 1 : 12 témoins.Groupe 2 : 18 rats exposés au froid -f jeûne partiel.Groupe 3 : 18 rats soumis à l\u2019exercice forcé -f- jeûne partiel.A l\u2019autopsie : glande hibernante atrophiée, encore plus que dans la phase initiale décrite ci-dessus, et rouge foncé.Au microscope : décharge complète des lipides.Il est intéressant de remarquer le parallélisme qui existe entre lag lande interscapulaire et le cortex surrénal en ce qui concerne la charge en lipides et, partant, la coloration.En effet, la surrénale est elle aussi rouge et dénuée ANNALES DE L'aCFAS 101 de lipides durant la réaction d'alarme, jaune et chargée de graisses pendant la phase de résistance, rouge foncé et vidée de ses inclusions lipidiques au stade d épuisement (12).Cramer (1) avait déjà mis en évidence un parallélisme fonctionnel entre les deux organes pour la teneur en cholestérol.Timiras et Selye ont constaté qu\u2019un tel parallélisme existait aussi pour la phagocytose de l\u2019encre de Chine : dans les deux organes, ce phénomène augmente dans la réaction d\u2019alarme (7), diminue pendant la phase de résistance (13) et augmente derechef avec l\u2019épuisement (10).Enfin il y a lieu de croire qu\u2019un parallélisme analogue se retrouve pour ce qui est de l\u2019acide ascorbique et des phospholipides : en effet Pag é et Babineau ont fait voir que la teneur de la glande hibernante en celui-là (14) et en ceux-ci (10) augmentait considérablement chez; des rats adaptés au froid.Nos expériences s'ajoutent à ces divers exemples pour montrer qu\u2019il existe une ressemblance non seulement structurale et chimique, mais aussi physiologique entre la graisse brune interscapulaire et le cortex de la surrénale.II.Extirpation de la glande inter scapulaire.Un autre point qu\u2019il importait d\u2019éclaircir en rapport avec cet organe, c\u2019était de savoir ce qui arrive quand on l\u2019enlève.Déjà en 1896, Dubois (15) avait effectué l\u2019ablation de la glande hibernante chez des marmottes.Ses animaux étaient morts.En 1913, dans une série considérable d\u2019expériences, Vignes (16) a pratiqué l\u2019extirpation de la masse hibernale chez le rat et la souris.Les rats moururent et les souris survécurent.Comme les conditions expérimentales de ces expériences sont peu définies et que les résultats laissent subsister des doutes* il nous a paru nécessaire de les reprendre d\u2019une façon systématique.Dans une première série d\u2019essais, nous avons utilisé 19 rats pie, femelles, de 100 g., distribués en 3 groupes.Groupe 1 : ablation de la glande.Groupe 2 : opération à blanc (extirpation d\u2019un volume de tissu musculaire et adipeux équivalant à la masse interscapuiaire).Groupe 3 : témoins.Tous ces animaux survécurent.Leur état général était excellent et leurs courbes de croissance normales et parallèles.Nous les avons gardés un mois et demi.A l\u2019autopsie, la glande interscapulaire ne s\u2019était pas régénérée dans le groupe 1 ; il n\u2019y avait pas non plus de tissu conjonctif, adipeux ou autre développé à la place et nous n\u2019avons pas noté de développement compensatoire des autres portions de graisse brune dans le corps.On pouvait conclure que la masse interscapulaire n\u2019était pas indispensable à la vie du rat.Mais peut-être que, si elle ne l\u2019était pas pour la vie normale, elle l\u2019était pour résister à des conditions adverses.Étant donné le rôle attribué à cet organe dans l\u2019hibemation, nous avons pensé au froid comme condition adverse.Dans une 2e série d\u2019essais, nous avons pris 24 rats pie, femelles, 100 g\u201e divisés en quatre groupes.Chez les animaux du 102 ANNALES DE L ACFAS premier groupe, nous avons enlevé la glande interscapulaire, et ceux du 2e groupe furent opérés à blanc ; au bout de 15 jours, nous avons mis ces deux groupes au froid (1-5° C).Le 3e groupe servit de témoin au froid et le 4e de témoin à la température ordinaire.Ici encore les rats survécurent.Nous les avons gardés pendant cinq mois et demi.Ils se maintinrent en bon état d\u2019un bout à l\u2019autre et la courbe de croissance s\u2019avéra absolument nor-male.Au bout de ce laps de temps, nous les avons sacrifiés.A l\u2019autopsie, il n\u2019y avait pas régénération de glande hibernante ni développement d\u2019autre tissu dans la région interscapulaire chez le premier groupe.D\u2019autre part, nous avons noté une hypertrophie de cette glande dans les deux autres groupes au froid, ainsi qu\u2019une hypertrophie des autres portions de tissu adipeux brun chez tous les animaux au froid.En outre, comme nous l\u2019avons indiqué ailleurs (17), il semble y avoir développement de graisse brune dans la graisse blanche de la cavité péritonéale chez les animaux privés de la glande interscapulaire et au froid.Nous avons fait aussi quelques essais préliminaires avec le hamster.Sur 10 animaux, les uns ont servi de témoins à la température ordinaire, les autres de témoins au froid, opérés à blanc, etc.Trois ont subi l\u2019extir-pation de la glande hibernante.Ils ont survécu.Nous en avons mis 2 au froid au bout de 15 jours et les y avons conservés 10 jours.Quant au dernier, nous l\u2019avons gardé à la température ordinaire pendant 6 mois.Tous se sont maintenus en bon état jusqu\u2019à la fin.A l\u2019examen post-mortem, il n\u2019y avait ni régénération ni développement de tissu de remplacement.En conclusion, la glande interscapulaire n\u2019est pas indispensable au rat, soit pour vivre normalement, soit pour résister à des conditions adverses telles que le froid.Des essais préliminaires indiquent que la même conclusion vaut pour le hamster.Bibliographie : (1) Cramer, W.Brit.J.Exp.Pathol.1 : 184.1920.\u2014 (2) Hooke, W.E-and E.S.G.Barron.Am.J.Physiol.133 : 56.1941.\u2014 (3) Wells, H.G., J.Am.Med.Ass., 114 : 2177- 1940.\u2014 (4) Sweet, J.E.and W.H.Hoskins.Proc.Soc.Exp.Biol.Med., 45 : 60.1940.\u2014 (5) Fawcett, D.W.Anat.Rec., 103 : 450.1949.\u2014 (6) Clément, G.Thèse sciences, Paris, 1949.\u2014 (7) Timiras, P.S.and H.Selye.Science, 110 : 560.1949.\u2014 (8) Selye H.and P.S.Timiras.K[ature (London), 164 : 745.1949.\u2014 (9) Timiras, P.S.Ann.ACFAS, 16 : 124.1950.\u2014 (10) Non publié, communiqué personnellement.\u2014 (11) Page, E.et L.-M.Babineau.Rev.Can.Biol., 9 : 202.1950.\u2014 (12) Selye, H., Stress, Montréal 1950.p.290.\u2014 (13) Timiras, P.S.Ann.Acfas, 16 : 117- 1950.\u2014 (14) Page, E, and L.M.Babineau.Can.J.Res., section E, 28 : 196.1950.\u2014 (15) Dubois, R.Physiologie comparée, Paris, 1896.\u2014 (16) Vignes, H., C.R.Soc.Biol., 65 :360.1913.\u2014 (17) Lemonde, P., Ann.ACFAS, 17 : 95.1951.3.\u2014 Effets du régime et de la température sur la distribution des lipides chez le rat.\u2014 Louis-Marie Babineau et ANNALES DE l\u2019aCFAS\t103 Édouard Page, Département de Physiologie de la Nutrition, Institut de Biologie humaine, Faculté de Médecine, Université Laval, Québec.Introduction Dugal, Leblond et Thérien ont démontré que le rat résiste mieux au froid lorsque le régime alimentaire est riche en graisse (1).Mitchell et ses collaborateurs en sont arrivés aux mêmes conclusions chez; l\u2019homme (2).Burton et al.(3) avaient préalablement observé que des sujets humains exposés au froid choisissaient une alimentation à haute teneur calorique.Enfin, Kayser (4) a; rapporté que le cobaye soumis à de basses températures abaisse son quotient respiratoire, ce qui indiquerait une oxydation préférentielle des lipides.Le but de nos travaux de recherche était d\u2019établir si la valeur exceptionnelle des graisses alimentaires au froid tient à une distribution différente des lipides tissulaires, particulièrement à une accumulation plus grande des graisses dans la région sous-cutanée et partant à une meilleure isolation de l\u2019organisme contre le refroidissement périphérique.Par la même occasion, nous avons établi le degré de corrélation qui existe entre les graisses périrénales et les lipides totaux chez; le rat.Protocole expérimental On divisa en 5 groupes 140 rats d\u2019un poids moyen égal à 282 grammes et l\u2019on sacrifia immédiatement un premier groupe de 20 animaux.On détermina, chez; ces derniers, la teneur en lipides des graisses périrénales, et les poids frais des «graisses brunes» ou «glande hibernale», du foie et des reins.Les quatre autres groupes de 30 rats chacun subirent le traitement suivant : deux groupes, exposés dans une chambre froide à des températures variant de 0°C à +3°C reçurent, l\u2019un, un régime à haute teneur en lipides (régime G), l\u2019autre, un régime à faible teneur en lipides (régime S).Les deux derniers groupes, exposés à la température ambiante normale mangèrent les mêmes rations que les rats exposés au froid.Les rations utilisées contenaient en poids, dans un cas, 39% de lipides, dans l\u2019autre, 5%.De plus, elles étaient équivalentes sur une base de calorie en protéines, en sels minéraux et en vitamines et comprenaient un supplément vitaminique complet.Trois mois après la mise au froid, tous les animaux survivants furent sacrifiés, décapités et saignés à blanc.Nous avons conservé dans l\u2019alcool absolu les fractions suivantes prélevées sur chaque rat : 104 ANNALES DE l\u2019aCFAS 1°) Graisses périrénales (côté gauche seulement).2°) Graisses abdominales : tractus intestinal (vidé), graisses péritonéales, génitales, etc., mais non les reins, le foie et la rate.3°) Panicules adipeux sous la peau.4°) Peau.5°) Restant de la carcasse, y compris les organes.Nous appelons graisses viscérales les lipides extraits des fractions 1 et 2 ; graisses sous-cutanées ceux des fractions 3 et 4, et graisses de la carcasse les lipides extraits de la fraction 5.L\u2019extraction de chaque fraction à l\u2019alcool bouillant et à l\u2019éther éthylique, suivie d\u2019une distillation dans le vide, d\u2019une purification au benzène et à l\u2019alcool (si nécessaire) et d\u2019une solution des résidus dans l\u2019éther de pétrole, nous donna les solutions lipidiques nécessaires à la détermination, par gravimétrie, des teneurs en lipides de chaque fraction.Résultats 1°) Croissance.A ce point de vue, le régime riche en graisse s\u2019avère supérieur à l\u2019autre tant à température normale qu\u2019au froid.2°) Teneurs totales en lipides (tableau III).Un régime riche en graisses favorise une plus forte accumulation de lipides de réserve chez les rats exposés à la température normale.Par contre, chez les animaux exposés au froid, ce même régime ne provoque tout au plus qu\u2019une légère augmentation, non significative, des taux de lipides.3°) Distribution des graisses par rapport aux lipides totaux (tableau I).Chez les animaux exposés à la température normale, la plus forte proportion de graisses viscérales se rencontre chez les rats recevant le régime G.La différence entre les deux groupes est même significative.Par contre, les proportions des graisses de la carcasse sont légèrement différentes tandis que celles des graisses sous-cutanées sont identiques.Chez les animaux exposés au froid, et ceci quel que soit le régime, la teneur totale en lipides ne variant pas significativement d\u2019un groupe à l\u2019autre, il y a peu de différences dans les proportions des diverses fractions.On note, cependant, une légère augmentation bien que non significative du taux des graisses sous-cutanées chez les rats recevant le régime G.La ANNALES DE l\u2019aCFAS\t105 proportion de graisses viscérales est identique pour les deux groupes con' trairement à ce que nous avons observé à température normale.4°) Teneur des graisses brunes ou «glande hibernale» en acide ascor' bique.Ces résultats ont déjà été publiés (5).En résumé, nous avons noté au froid une hypertrophie de ce tissu et une élévation considérable de sa teneur en acide ascorbique.Tab.I Distribution des graisses en pourcentage des graisses totales \tGraisses\tGraisses de\tGraisses \tviscérales\tla carcasse\tsous-cutanées \t(%)\t(%)\t(%) Température normale Régime S\t\t33.18+0.68\t28.45±1.00\t36.88±1.13 Régime G\t\t37.81±1.21\t25.34±0.61\t36.33±1.09 Variation de G par rapport à\t\t\t S (%)\t\t+ 11%\t-11%\t- 1% Au froid Régime S\t\t27.16±0.72\t37.33±1.25\t35.5lil.17 Régime G\t\t26.96±0.89\t34.96i0.93\t38.09il.05 Variation de G par rapport à\t\t\t S (%)\t\t-1%\t-6%\t+7% 5°) Corrélation entre les graisses pêrirênales et les lipides totaux.L\u2019application à nos résultats de la méthode dite des moindres carrés nous a permis d\u2019établir les courbes de régression inscrites au tableau IL On voit la relation très nette qui existe entre les graisses périrénales et les lipides totaux.En effet, la régression est linéaire et les coefficients de corrélation sont très élevés, que les groupes soient étudiés seuls ou deux par deux.Pour les groupes témoins, les pentes des droites de régression sont identiques ou presque (10.53 et 10.47) quel que soit le régime et quelles que soient les différences de poids ou de teneur en lipides des animaux.Nos animaux variaient en poids de 312 à 518 grammes et en teneur lipi- 106 ANNALES DE L\u2019ACFAS dique de 30 à 160 grammes).Pour les rats exposés au froid, les pentes des droites diffèrent : 11.85 (régime S) et 9.02 (régime G).Ceci porte à croire qu\u2019au froid, le taux des lipides alimentaires affecte la distribution des graisses dans l\u2019organisme.6°) Teneurs totales en lipides chez les rats exposés au froid.Le tableau III met en regard les différentes teneurs lipidiques totales du groupe témoin initial et des deux groupes exposés au froid.Le fait que les poids moyens finals des groupes d\u2019animaux exposés au froid diffèrent peu du poids moyen du groupe témoin initial nous facilite la comparaison de ces trois groupes.Les valeurs calculées inscrites au tableau ont été obtenues à l\u2019aide des poids moyens des graisses périrénales et de la courbe de régres' sion appropriée du tableau II.Tab.II.Graisses périrénales et graisses totales G.périrénale\tCorrélation entre\t % des graisses\tgraisse périnale\tCourbe totales\tet graisse totale\tde régression \t(r)\t Température normale Régime S\t\t6.62\t0.85\tY = 60.18+10.53 X Régime G\t\t7.75\t0.88\tY = 90.68 + 10.47 X Régime S et G\t\t\t0.91\tY = 70.67+10.37 X Au froid Régime S\t\t4.40\t0.91\tY = 30.02 + 11.85 X Régime G\t\t4.72\t0.84\tY = 32.60+ 9.02 X Régime S\t\t\t0.91\tY = 37.07 + 11.12 X Régimes G\t\t\t0.96\tY = 60.96 + 10.47 X ANNALES DE l\u2019aCFAS 107 Tab.III.Teneurs totales en lipides \tNombre de rats\tPoids moyen final (g.)\tGraisse périrénale (g.)\tLipides totaux (g.)\tLipides calculés Cg.)\tLipides totaux en % du poids vif Groupe témoin initial\t\t20\t283\t0.59\t\u2014\t21.5\t7.6 Au froid\t\t\t\t\t\t Régime S\t\t24\t277\t1.33\t29.61\t29.1\t10.69 Régime G\t\t24\t295\t1.65\t34.16\t34.0\t11.58 Température normale Régime S\t\t25\t378\t4.08\t57.91\t60.0\t15.44 Régime G\t\t26\t411\t6.80\t87.20\t88.5\t20.91 L\u2019examen de ce tableau nous permet difficilement d\u2019échapper à la conclusion suivante : les animaux au froid, même ceux qui ont maigri (régime S), ont augmenté leurs réserves de graisses.En se basant sur la relation inverse bien connue entre l\u2019eau et la teneur en lipides, on peut conclure que ces réserves additionnelles ont remplacé une partie de l\u2019eau des tissus.Burton et al.(3) avaient déjà postulé l\u2019existence de ce méca' nisme : «Loss of fluid is apparently to some extent balanced by an increase in the total solids of the body, possibly in the fat».Bibliographie : (1) Dugal, L.T., Leblond, C.-P.et Thérien, M., Can.J.Research, E.23 : 244.1945.\u2014 (2) Mitchell, H.H., Glickman, Nathaniel, Lambert, E.H., Keeton, Robert W.and Fahnestock, M.K., Am.J.Physiol.146 : 84-96.1946.\t(3) Burton, A.C., Scott, J.C., McGlove, B.and Bazett, H.C., Am.J.Physiol.129 : 84-101.1940.\u2014 (4) Kayser, C., Cpte.Rend.Soc.Biol.126 : 701.1937- \u2014 (5) Page, E., et Babineau, L.M., Can.J.Research, E.28 : 196.1950. 108 ANNALES DE l\u2019aCFAS 4.\u2014 L\u2019acide nicotinique et l\u2019action vestibulaire de la streptomycine chez le rat.\u2014 Louis-Paul Chénier et Édouard Page, Département de Physiologie de la Nutrition, Institut de Biologie humaine, Faculté de Médecine, Université Laval, Québec.Introduction L\u2019administration de streptomycine à des tuberculeux semble parfois déclencher des carences en acide nicotinique et même en riboflavine (1,2).Par ailleurs, Causse, Gondet et Vallancien (3) ont décrit l\u2019action de la streptomycine sur la fonction vestibulaire chez la souris.Nous nous sommes donc proposés d\u2019étudier l\u2019effet de la carence en acide nicotinique sur la sévérité de l\u2019intoxication par la streptomycine chez; le rat.Protocole expérimental Le régime utilisé pour carencer les rats en acide nicotinique fut celui de Krehl et de ses collaborateurs (4), modifié par l\u2019addition de 0.05 mg.d\u2019acide folique par 100 grammes de régime.Il s\u2019agit d\u2019un régime purifié à très faible teneur en tryptophane, et ceci est réalisé par l\u2019addition de 40% de farine de maïs à un régime de base ne contenant que 15% de caséine.Deux groupes témoins furent constitués, le premier recevant la ration de carence et l\u2019autre, cette même ration additionnée de 3.0 mg.d'acide nicotinique par 100 grammes de régime.Ces deux groupes reçurent quotidiennement 0.5 ml.d\u2019eau physiologique par voie sous-cutanée.Deux autres groupes (carencés et non carencés, respectivement) reçurent des injections sous-cutanées de streptomycine-base à des taux augmentant progressivement, soit 40 mg.par jour au début, et 80 mg.entre les 35ème et 39ème jours.Au cours des dix jours suivants, on administra la streptomycine au taux de 75 mg.(±5) par 100 grammes de poids vif.A partir du 14ème jour, les rats non carencés recevaient en plus 0.5 mg.d\u2019acide nicotinique avec la streptomycine.Les critères d\u2019intoxication étaient les suivants : réduction du taux de croissance, manifestaticn de troubles vestibulaires et excrétion accentuée de N-méthyle-nicotinamide, cette dernière substance étant dosée par la méthode fluorométrique de Huff et Perlzweig (5).Nous avons décelé les troubles vestibulaires par les tests de natation, de suspension par la queue et de durée du nystagmus post-rotatoire. ANNALES DE l\u2019aCFAS 109 Résultats L\u2019effet de la streptomycine sur la croissance et sur l\u2019excrétion de N-méthyle-nicotinamide est indiqué au tableau I.Si l\u2019on compare les deux groupes témoins entre eux (carencés et non-carencés, sans streptomycine), on constate que les carencés ont une croissance nettement inférieure, ce qui indique bien que la carence s\u2019est produite.Il est également clair que l\u2019administration de streptomycine déprime considérablement le taux de croissance tout autant chez, les non-carencés que chez; les autres, tout au moins jusqu\u2019au 23ème jour.Par la suite, les gains de poids de ces mêmes groupes sont plus élevés chez les non-carencés, mais il est douteux que cette différence soit attribuable à l\u2019effet protecteur de l\u2019acide nicotinique.Cependant, nous avons constaté que chez les non-carencés (groupes I et II), l\u2019excrétion de N-méthyle-nicotinamide est significativement plus élevée Tab.I.Effets de la streptomycine sur le taux de croissance du rat ET SUR l\u2019excrétion DE N-MÉTHYLE-NICOTINAMIDE.(Poids moyen initial de tous les groupes : 85 grammes.) \t\tNombre\tPoids moyen\t\t\tN-méthyle-nico- \tGroupes\tde\t23\t37\t49\ttinamide \t\trats\tjours\tjours\tjours\t(¦y/lOO g./jr.)1 I\t\u2014 Non carencés\t\t\t\t\t \t-f eau saline\t15\t161\t201\t\u2014\t325 ± 33 II\t\u2014 Non carencés\t\t\t\t\t \t-+ streptomycine\t14\t129\t166\t165\t483 + 46 III\t\u2014 Carencés +\t\t\t\t\t \teau saline\t15\t132\t188\t\u2014\t22 + 2.7 IV\t\u2014 Carencés +\t\t\t\t\t \tstreptomycine\t14\t117\t138\t136\t26 + 9.7 3 36ème jour.chez les rats recevant de la streptomycine.Ces deux groupes bénéficiant d\u2019un excès d\u2019acide nicotinique d\u2019origine alimentaire, l\u2019excrétion plus considérable de son dérivé dans le deuxième cas indique une plus forte utilisation de cette vitamine.Nous nous croyons donc justifiés de conclure que 110 ANNALES DE l\u2019aCFAS la streptomycine en augmente le métabolisme, et partant, le besoin d\u2019acide nicotinique.Quant aux rats carencés, l\u2019excrétion minime de ce dérivé est un critère positif de carence.Il n\u2019est pas étonnant non plus que l\u2019excrétion soit la même pour les deux groupes, puisqu\u2019elle est probablement à son maximum même chez les rats ne recevant pas de streptomycine.Tab.II.Incidence des troubles vestibulaires a la suite de l\u2019administration DE STREPTOMYCINE.Jour\tSuspension (%)\t\tNystagmus (%)\t\tNatation (%)\t \tNC1\tC2\tNC\tC\tNC\tC 37ème\t\t30\t70\t38\t50\t30\t58 49ème\t\t40\t100\t58\t90\t50\t100 1\tNC = non carencés 2\tC = carencés Nous avons indiqué au tableau II, l\u2019incidence de troubles vestibulaires chez les rats recevant de la streptomycine et d\u2019après les trois méthodes de dépistage mentionnées plus haut (tous les rats témoins se sont comportés normalement).Il ressort de ces résultats que les rats carencés en acide nicotinique sont plus intoxiqués que les autres.Ceci peut être dû au rôle protecteur de l\u2019acide nicotinique ou encore au fait que les doses administrées étaient légèrement plus fortes chez les carencés (par rapport au poids cor' porel) durant une partie de la période expérimentale.Ces rats sont présen' tement en phase de désintoxication et il semble que les phénomènes ob' servés soient réversibles.Bibliographie : (l) Sylvestre, J.-Ernest.Communication personnelle.\u2014 (2) Summer, J.Tubercule 30 : 62.1949.\u2014 (3) Causse, R., Gondet, I.et Vallancien, B., C.R.Soc.Biol.142 : 747- 1948.\u2014 (4) Krehl, W.A., Henderson, L.M., de la Huerga, J., et Elvehjem, C.A., J.Biol.Chem.166 : 531.1946.\u2014 (5) Huff, J.W.et Perlzweig, W.A., J.Biol.Chem.167: 157.1947- 5.\u2014 Stimulation sonore et fonction corticotrophique.* \u2014 Claude Fortier, Institut de Médecine et de Chirurgie expérimentales, Université de Montréal.Travail exécuté grâce à un Fellowship de la American Heart Association. ANNALES DE L\u2019aCFAS 111 L'objet de ce travail est de préciser la nature du contrôle exercé par les centres nerveux de la vie autonome sur la fonction corticotrophique de l\u2019hypophyse.Concurremment à Chi-Ping Cheng et al.(1,2), nous avions observé que la déafférendation complète de l\u2019adénohypophyse, réalisée par section de la tige hypophysaire ou par transplantation de la glande dans la chambre antérieure de l\u2019œil, ne prévenait pas la décharge d\u2019ACTH corn sécutive au stress (3), ce qui semblait éliminer la nécessité d\u2019un contrôle nerveux de cette fonction.Nos observations et les leurs se limitaient cependant à des agents stressants de nature physique (froid), pharmacologique (histamine), ou traumatique (intervention chirurgicale).La possibilité persistait que des stimuli purement nerveux dussent, pour exciter l\u2019hypophyse, faire appel à un mécanisme dont la suppression n\u2019avait pas altéré la réponse aux autres stimuli.L\u2019intensité et la rapidité de la décharge d\u2019ACTH, provoquée par la stimulation sonore ou lumineuse (4,6), plaidaient déjà en faveur d\u2019une activation nerveuse ou neuro-humorale de l\u2019hypophyse dans ces conditions ; les deux mécanismes les plus probables étant, d\u2019une part, l\u2019action sur la glande de l\u2019adrénaline libérée par la mé-dullo-surrénale lors de l\u2019exposition au stress, de l\u2019autre, celle d\u2019une substance x, à point de départ hypothalamique et relayée à l\u2019hypophyse par le système porte de Popa et Fielding.Confinant nos observations à la stimulation sonore, nous avons tenté de vérifier l\u2019une ou l\u2019autre hypothèse en adoptant le test de Sayers (7) (acide ascorbique surrénalien) comme indice de l\u2019activité corticotrophique.A.\u2014 Rôle du système sympatho-surrénalien 1.\u2014 A drénodémédullation Dans une première expérience, 32 rats mâles de souche « Piebald » et d\u2019un poids initial moyen de 150 g.furent répartis en quatre groupes uniformes dont deux furent soumis à l\u2019adrénodémédullation.Cette opération consiste à extraire, in toto, le contenu de la surrénale, ne laissant que la capsule en place.Le cortex étant seul à régénérer, la médullaire est définitivement éliminée.Cinq semaines après l\u2019intervention, période nécessaire à une régénération corticale adéquate, tous les animaux furent mis au jeûne pour une période de 24 heures, à la fin de laquelle deux groupes, composés respectivement d\u2019animaux normaux et opérés, furent exposés pendant 30 minutes à la stimulation sonore intermittente d\u2019une puissante sirène à incendie 112 ANNALES DE L\u2019ACFAS et sacrifiés après un autre intervalle de 30 minutes, concurremment aux deux groupes de témoins homologues.La détermination de l\u2019acide ascor-bique surrénalien fut effectuée suivant la méthode de Roe et Kuether (8).Comme on en peut juger par le tableau I, la décharge d\u2019acide ascor-bique surrénalien, consécutive à la stimulation sonore, n\u2019est pas prévenue par la suppression de la médullo-surrénale.Tout au plus une légère di-minution de la réponse est-elle perceptible.Tab.1.Effet de l'adrénodémédullation sur la réponse de l\u2019acide ascorbique surrénalien à une stimulation sonore.%Z\u2018ZZ-\t62 + 152\tuos + uon -Eixnpouiapouajpv \tLZ + OLZ\tuon -EjfnpauiapouajpV %rzï-\t61 T 9E8\tuos \t5*2* + L8S\tunony uotqeiAop 9P %\t\u2022Sui 001/* \u2022qjoosy *V\t}U9Uia}TE.l£ 2.\u2014 Dibénamine Dans une seconde expérience destinée à préciser le rôle des autres composantes du système sympatho-surrénalien, l\u2019administration d\u2019une drogue adrénolytique, la dibénamine, fut substituée à l\u2019intervention chirurgicale.Cette substance fut administrée, en intrapéritonéale, sous forme de chlorhydrate, à la dose de 3 mg./100 g.cinq minutes avant le début de la stimulation sonore.L\u2019administration de dibénamine (tableau II) s\u2019avère impuissante à prévenir la décharge d\u2019acide ascorbique induite par le son, et provoque, par ailleurs, seule, une déplétion significative de ce métabolite. ANNALES DE l\u2019aCFAS\t113 Tab.2.Effet de l'adrénodémédullation sur la réponse de l'acide ascorbique surrénalien à une stimulation sonore.Traitement\tA.Ascorb.y/100 mg.\t% de déviation Aucun\t376 +42\t Dibénamine *\t291 ±15\t-22.6% Son\t278 ±11\t-26.1% Son+Dibénamine\t234 ±15\t-37.7% * Dibcnamine (HCL), 3 mg./100g.B.\u2014 Rôle du système hypothalamo-hypophysaire Soixante-douze rats mâles de souche «Piebald » et d\u2019un poids initial moyen de 118 g.furent répartis en six groupes dont deux furent hypophy-sectomisés.L\u2019hypophysectomie fut pratiquée dans deux autres groupes 48 heures après la transplantation dans la chambre antérieure de l\u2019oeil, par une technique antérieurement décrite, de l\u2019adénohypophyse d\u2019animaux de même souche, sexe et poids.Cinq semaines après l\u2019intervention tous les animaux furent mis au jeûne pour 24 heures et trois groupes composés respectivement d\u2019animaux normaux, hypophysectomisés et greffés, furent soumis à une stimulation sonore intermittente de 30 minutes et sacrifiés concurremment à leurs témoins homologues, 30 minutes plus tard.A la fin de l\u2019expérience, la majorité des greffons hypophysaires témoignaient d\u2019une reprise morphologique satisfaisante et d\u2019une abondante vascularisation assurée par les vaisseaux de l\u2019iris (fig.1).L\u2019étude cytologique (fig.2) révèle la prédominance d\u2019éléments chromophobes, quelques cellules éosinophiles ou hypoéosinophiles et l\u2019absence à peu près complète de cellules basophiles. 114 ANNALES DE L ACFAS 'jfstj'Z mm.¦ > * * ffâSê \u2022Wil$ '-; 5^' *M*Éf *£>* lorent légèrement, puis de plus en plus.Vers la fin tout le tégument devient noir en débutant à la tête, passant ensuite au thorax, enfin à l\u2019abdomen.Dans les conditions atmosphériques de juin dernier la nymphose a duré une vingtaine de jours.A la température de 75° F.la nymphose s\u2019est réalisée entre 12 et 15 jours.Durée du cycle vital de ces insectes parasites De même que la grande majorité des Magdalis'hôtes complètent leur cycle en une année, ainsi en estai de leurs parasites : Eubadizon magdali, Spathius canadensis, Trigonura tarsata et Trigonura sp.Cependant, si l\u2019on conserve pendant une deuxième année les mêmes échantillons d\u2019orme, on obtient de nouveau l\u2019année suivante quelques hôtes et aussi les mêmes parasites.Ce qui porte à croire que parfois ces divers parasites prennent, à l\u2019instar des charançonsdiôtes, deux ans pour atteindre l\u2019âge adulte.En général, ces individus retardataires représentent au maximum 5% du total général.Période des éclosions Les sorties de l\u2019écorce se produisent quelques jours après les dernières métamorphoses surtout en juin et début de juillet.Entre le sud et le centre du Québec, il existe une différence de dix à quinze jours, ce qui correspond d\u2019ailleurs asses bien avec la différence dans la végétation.Cette différence s\u2019applique pour chacune des quatre espèces signalées plus haut.Les mâles sortent quelques jours plus tôt que les femelles, que l\u2019on considère soit les quelques individus précoces, soit la période des sorties maxima.La figure 1 illustre l\u2019allure des sorties dans un échantillon recueilli à Sorel en 1950.Tous les autres fourniraient des courbes assez semblables.On remarquera le chevauchement considérable des sorties de cesparasites.Si ÏEubadizon magdali est plus hâtif que les autres espèces parasites, il est évident que la sortie des Spathius et Trigonura débute longtemps avant la fin de la sortie de ÏEubadizon. 142 ANNALES DE l\u2019aCFAS Époque des sorties de 1'éooroe ohez les parasites des Charançons de l'orme.Subadlzon magdali gpathlua oanadensis Xrigonura tarsata et Trlgonura sp.19\t£4 Fig.1.Époque des sorties de l\u2019écorce chez les parasites des charançons de l\u2019orme.Répartition géographique Au cours des quatre dernières années nous avons tâché d\u2019obtenir des échantillons d\u2019orme abritant des charançons de la plupart des comtés du sud de la province de Québec, c\u2019est-à-dire depuis la frontière canado-américaine jusqu\u2019à la ville de Québec, et depuis le comté de Sherbrooke jusqu\u2019à celui d\u2019Argenteuil.Malgré certaines absences, notées ici et là, de l\u2019un ou de l\u2019autre de ces insectes parasites, il est à peu près certain que chacun de ces parasites est susceptible de se rencontrer dans toute la zone de la province ci-dessus mentionnée. ANNALES DE l\u2019aCFAS 143 3.\u2014 Rôle respectif de chacune des espèces parasites dans la réduction des charançons de l\u2019orme1.\u2014 Fr.Adrien Robert, c.s.v., Institut de Biologie générale et de Zoologie, Université de Montréal.La figure ci-dessous fait voir les récipients dont nous nous sommes servi au laboratoire de Berthierville pour déposer les échantillons de bois d\u2019ormes infestés de charançons et recueillir journellement les charançons et leurs parasites dès leur sortie de l\u2019écorce.On remarquera le cône de treillis métallique très fin fixé sur l\u2019un des côtés et le flacon qui y est adapté et dans lequel se rendent les charançons et leurs parasites dès leur sortie du bois.Ces insectes y sont attirés par leur phototropisme positif (fig.1).il ?|î ** i& * %w mm Fig.1.Vue des récipients dans lesquels on dispose le bois abritant les charançons et scoly tes de l\u2019orme.(Laboratoire de la Pépinière forestière provinciale, Berthierville).Les échantillons d\u2019ormes furent recueillis partiellement à la fin de l\u2019été partiellement au printemps suivant et placés immédiatement dans ces barils.Au point de vue parasitisme, le choix des échantillons doit être 1 Voir communication précédente. 144 ANNALES DE l\u2019aCFAS considéré comme un choix fait au hasard puisqu\u2019en aucun cas, il n\u2019a été question de déterminer au moment de la récolte l\u2019étendue du parasitisme.Avantages du dispositif employé Ce dispositif permet de connaître le moment précis de sortie de chaque insecte, \u2014 hôte ou parasite, \u2014 se développant dans une pièce de bois ; de déterminer l\u2019abondance ou la rareté des hôtes et des parasites dans plu-sieurs localités simultanément.Ces renseignements nous permettent de découvrir l\u2019influence de chacun des parasites dans la répression des hôtes et d\u2019évaluer également avec assez de précision le pourcentage global de parasitisme dans plusieurs régions à la fois.Cette expérience répétée durant un certain nombre d\u2019années va nous permettre de découvrir les fluctuations du parasitisme.Durée des observations Dans la plupart des cas, les observations ont duré une année entière, car la plupart des échantillons abritaient d\u2019autres insectes que les charançons et leurs parasites et nous tenions à obtenir des renseignements sur chacun.Parfois nous avons gardé en observation les mêmes échantillons durant deux années consécutives, ce qui nous a permis d\u2019autres constatations dont nous vous ferons part plus loin.Nous avons débuté de façon modeste et augmenté par la suite le nombre d\u2019échantillons : 1947\t: 12 échantillons.1948\t: 21 échantillons, 1949\t: 28 échantillons, 1950\t: 27 échantillons.Étendue du parasitisme des charançons de l\u2019orme Le nombre d\u2019insectes obtenus de chaque échantillon varie de façon considérable puisqu\u2019il va de quelques centaines à un ou deux milliers.Voyons certains résultats concrets pour des localités données.Et puisque notre laboratoire était à la Pépinière forestière provinciale de Berthierville, examinons des résultats obtenus dans cette localité (tab.1). ANNALES DE l\u2019aCFAS 145 Tab.1.Étendue du parasitisme des charançons de l\u2019orme k Berthier ville Années\tNombre d\u2019hôtes\tNombre de parasites\t% de par.\t% d\u2019E.m.\t% de S.o.\t% de Trig.1947\t132\t90\t40.5\t17.5\t12.1\t10.8 1948\t32\t136\t80.9\t23.2\t57.7\t\u2014 1949\t700\t1045\t59.9\t40.5\t7.1\t12.0 1950\t206\t267\t56.4\t45.7\t0.1\t10.6 E.m.: Eubadizon magdali Cress.S.c.: Spathius canadensis Ash.Trig.: Trigonura tarsata D.T.et Trigonura sp.\t\t\t\t\t A l\u2019examen de ce tableau, nous serions porté à conclure que le pour' centage de parasitisme par les Trigonura est relativement stable, que celui de l\u2019Eubadizon magdali tend à augmenter, que celui des Spathius tend à diminuer, alors que le pourcentage général de parasitisme reste à un niveau élevé et semble à la hausse de façon notable.Examinons les résultats obtenus dans une autre localité, à Hemmingford (tab.2).\t\t\t\t\t Tab.2.Étendue\tDU PARASITISME DES À Hemmingford\t\tCHARANÇONS DE\t\tl\u2019orme Années\tNombre d\u2019hôtes\tNombre de parasites\t% de par.\t% d\u2019E.m.\t% de S.o.\t% de Trig.1948\t804\t892\t52.6\t20.7\t25.5\t6.4 1949\t76\t486\t86.4\t17.4\t47.3\t21.7 1950\t647\t328\t33.6\t9.3\t15.0\t9.3 Il est à peu près impossible de déceler de façon précise une tendance particulière dans ces valeurs.Si l\u2019on examine le cas de l'Eubadizon, on remarque une diminution accentuée dans la part jouée par ce parasite pour la répression de l\u2019hôte.Ici encore le pourcentage général de parasitisme est 146\tANNALES DE l'aCFAS élevé puisque la moyenne pour les trois années serait de 57% ; toutefois entre les années 1948 et 1950, on note une diminution considérable du taux de parasitisme.Le tableau 3 permet de se faire une idée de la variabilité quasi extra' ordinaire du pourcentage de parasitisme dans les divers échantillons.Tab.3.Variabilité du pourcentage de parasitisme des charançons de l\u2019orme %\t1947\t1948\t1949\tI960\tEnsemble des 4 années 0-10\t\t1*\t1\t2\t\u2014\t4 11-20\t\t\u2014\t4\t3\t3\t10 21-30\t\t2\t5\t\u2014\t\u2014\t7 31^0\t\t2\t1\t6\t4\t13 41-50\t\t4\t5\t3\t4\t16 51-60\t\t1\t2\t6\t3\t12 61-70\t\t\u2014\t2\t1\t7\t10 71-80\t\t\u2014\t1\t\u2014\t3\t4 81-90\t\t1\t\u2014\t1\t1\t3 91-100\t\t\u2014\t\u2014\t1\t\u2014\t1 * Ces valeurs indiquent le nombre d\u2019échantillons ayant un pourcentage de parasitisme tombant dans les limites données dans la première colonne.La valeur moyenne annuelle du parasitisme calculée d\u2019après le nombre total des hôtes et des parasites obtenus dans l\u2019ensemble des échantillons peut nous indiquer de façon asses précise si le parasitisme est à la hausse ou à la baisse.Cette valeur moyenne n\u2019est guère changée si l\u2019on recherche la moyenne de la somme des pourcentages de chaque échantillon ; ce qui laisse croire à une valeur significative des moyennes particulières (tab.4). ANNALES DE l\u2019aCFAS 147 Tab.4.Etendue du parasitisme des charançons de l\u2019orme DANS LE SUD El LE CENTRE DU QUÉBEC Années\tNombre d\u2019hôtes\tNombre de parasites\t% de par.\t% d\u2019E.m.\t% de S.c.\t% de Trig.1947\t1515\t1075\t41.3\t23.0\t13.0\t5.4 1948\t9987\t4564\t31.4\t14.6\t7.7\t9.0 1949\t5363\t4930\t47.9\t26.0\t12.8\t9.0 1950\t3890\t3935\t50.0\t26.5\t15.3\t8.5 L\u2019examen de ce tableau permet également de se rendre compte du rôle joué par chaque espèce parasite (trois dernières colonnes).Les Chah cidiens du genre Trigonura exterminent annuellement un égal pourcentage d'hôtes alors que les deux autres espèces semblent se multiplier de façon avantageuse et accroître proportionnellement leur nombre.L\u2019action corn juguée de toutes ces espèces laisse espérer une réduction assez considérable des charançons dans un avenir prochain, ce qui permettra peut-être d\u2019en' visager une réduction dans le nombre d\u2019ormes atteints de la terrible maladie hollandaise.4.\u2014 Les Lygéides de la province de Québec.\u2014 René Béique et Fr.Adrien Robert, c.s.v., Institut de Biologie générale et de Zoologie, Université de Montréal.Cette communication est l\u2019exposé de la marche suivie dans l\u2019étude monographique d\u2019une famille d\u2019Hétéroptères, celle des Lygéides, et des résultats principaux auxquels on est parvenu.Le territoire considéré est la province de Québec.Tout d\u2019abord les principales collections entomologiques du Québec furent inventoriées avec soin.La détermination de chaque exemplaire fut vérifiée.Parmi les plus importantes collections examinées, figurent celle du Ministère fédéral de l\u2019Agriculture, c\u2019est'à-dire la Collection nationale, la collection du Redpath Museum, celle de l\u2019Université de Montréal ainsi que celle du Révérend Frère J.Ouellet, c.s.v.Nous avons tiré grand avantage également de nos propres collections.Bref, un total de plus de 6500 exemplaires furent minutieusement étudiés. 148 ANNALES DE l\u2019aCFAS Comme un doute planait sur l\u2019identité de certaines espèces à distri' bution holarctique, nous avons obtenu d\u2019un entomologiste français, le docteur Joseph Peneau d\u2019Angers, une vingtaine d\u2019exemplaires d\u2019espèces communes aux deux continents, ce qui nous a permis des comparaisons intéressantes entre la faune européenne et la faune américaine.Pour faciliter la compréhension de cette étude nous avons résumé les principaux traits morphologiques des insectes de cette famille ; plusieurs illustrations ont été ajoutées au texte.Un court historique, des notes bio' logiques, une étude de la distribution de nos espèces, un exposé des modes de chasse et de conservation viennent compléter les renseignements néces' sa ires à l\u2019amateur qui voudrait aborder l\u2019étude de cette famille d\u2019Hétérop-tères, mais tout ceci ne représente qu\u2019une faible partie du travail.Une description détaillée de chaque sousdamille, genre et espèce a été élaborée ainsi que des clefs dichotomiques permettant de déterminer cha' cune de nos espèces.Il nous a semblé nécessaire à la suite d\u2019observations méticuleuses et de mensurations de préciser, de rectifier même, certaines descriptions peu claires ou inexactes.Une abondante bibliographie vient compléter la documentation.Les principaux auteurs consultés sont : l\u2019abbé Léon Provancher, dans sa Petite Faune entomologique du Canada, Blatchley, dans A[orth Eastern Heteroptera, Torre de la Bueno, dans Lygaeidae ofFJprth America.Pour sa part, Provancher assigne vingt espèces de Lygéides à notre pro' vince.Les deux autres auteurs en ajoutent quelques autres pour former un total de 28 espèces.Nous avons eu accès également à une liste manus' crite de M.G.'A.Moore qui mentionne 45 espèces sur notre territoire.Il faut dire que plusieurs de ces espèces sont rares et absentes de la plupart des collections.Les espèces qui n\u2019ont été repérées qu\u2019une ou deux fois dans notre province sont plutôt nombreuses.Aux 45 espèces citées par Moore nous avons réussi à en ajouter quel' ques autres inconnues jusqu\u2019à date pour notre territoire.C\u2019est d\u2019abord le Lygaeus tripunctatus Dallas, capturé à Nominingue ; l\u2019unique exemplaire ne porte ni date, ni nom de collectionneur (Collection G.'A.Moore) ; \u2014 le Plinthisus compactus (Uhler), capturé par l\u2019auteur senior en 1946 aux deux extrémités du lac St'Jean, à Mistassini et à Métabetchewan ; c\u2019était là la première mention pour la Province et la deuxième pour le Canada, la première étant Belleville, Ont.; cette espèce fut de nouveau capturée en septembre dernier à Berthierville ; \u2014 le Peritréchus sas\\atchewanensis Barber, représenté dans la Collection nationale par un exemplaire trouvé au lac Opasatika, Témiscamingue ; \u2014 l'Eremocoris setosus Blatchley, découvert dans les collections, si l\u2019on peut dire ; en effet, la plupart des ANNALES DE L\u2019aCFAS 149 séries d'Eremocoris férus Say recélaient quelques exemplaires de l\u2019espèce setosus, qu\u2019il nous a été possible de mieux caractériser;\u2014enfin, le Scoh' postethus atlanticus Horv.semble également faire partie de notre faune ; deux exemplaires, un peu mutilés, figurent du moins sous ce nom dans la Collection nationale.Outre cette liste déjà considérable, nous avons fait figurer dans notre monographie quelques autres espèces qui ont été rencontrées au voisinage de notre province, telles l'Oncopeltus fasciatus Dali., Y Aphanus umbrosus Dist., etc., espèces qui pourraient bien faire partie de notre faune.Nos pronostics sont déjà réalisés en partie puisque YOncopeltus fasciatus a été capturé à Berthierville en août dernier ; la découverte des autres ne tardera peu t'être pas.Notre monographie est à peine terminée que déjà elle s\u2019avère incom' plète puisqu\u2019il faut y ajouter le Drymus crassus V.D.que nous avons récolté en nombre à Berthierville, en août et septembre derniers.Cette espèce, répandue dans l\u2019état de New'York et dans la plupart des états de la Nou' velle'Angleterre, n\u2019a jamais été rapportée pour notre province, ni à son voisinage immédiat.Les insectes de cette famille sont pour la plupart difficiles à repérer sur le terrain ; presque tous sont géophiles, vivant parmi les débris végétaux qui jonchent le sol ou s\u2019abritant sous les basses herbes et les plantes de nos potagers.A cause de leur petite taille et de leur couleur terne, ils passent généralement inaperçus.Cependant une recherche attentive dans certains types d\u2019habitat qui semblent les attirer davantage fournit de nombreuses espèces de cette famille.Le même microffiabitat convient souvent à plus d\u2019une espèce.C\u2019est ainsi que sur les sols pauvres des terrains incultes, on découvre par' fois les quatre espèces suivantes associées : Geocoris bullatus Say, Afysius ericae Schill., Sphragisticus nebulosus Fall, et Ligyrocoris sylvestris L.Sur les sols sablonneux envahis par les graminées xérophiles, on cap' ture généralement les cinq espèces suivantes : Geocoris bullatus, Ligyrocoris sylvestris, Emblethis vicarius Horv., Sphaerobius insignis Uhl.et Ortholomus scolopax Say.Dans un habitat tout différent, c\u2019est'à'dire parmi les feuilles mortes qui couvrent le sol dans les bois décidus, on recueille plusieurs Lygéides intéressants : Drymus unus Say, Drymus crassus V.D., Plinthisus compactus, Scolopostethus thomsoni Reit., S.diffidens Horv.et Antillocoris pallidus Uhl.Evidemment ces six espèces ne sont pas toujours associées, mais sou' vent il est possible de repérer la plupart de ces espèces réunies dans de nombreuses forêts décidues. 150 ANNALES DE l\u2019aCFAS A titre d\u2019exemple précis, le tableau 1 indique les espèces rencontrées par l\u2019un de nous, dans deux bois de plaines blanches (Acer saccharinum L.), au début de septembre 1950, bois distants de trois milles environ à vol d\u2019oiseau.Tab 1.Lygéides capturés sous les feuilles mortes dans deux bois décidus X Berthierville Ile St-Ignace (7-IX-1950)\tBerthierville (10-IX-1950) Bois de l\u2019extrémité sud-ouest.\tBois en bordure de la rivière La Chaloupe Scolopostethus thomsoni.\t.28 ex.\t\t Scolopostethus diffidens.\t.25 ex.\tScolopostethus diffidens.\t.2 ex.Drymus unus\t\t.43 ex.\tDrymus unus\t\t.55 ex.Antilloeoris pallidus\t\t.9 ex.\tDrymus crassus\t\t.54 ex.\t\tPlinthisus compactus\t\t.22 ex.Des lieux plus humides comme les bords des fossés ou des marais, les berges d\u2019une rivière, recèlent un autre groupe d\u2019espèces qui vivent sur les plantes palustres.De ce nombre sont les Cymus discors et C.luridus, Ischnodemus falicus et Oedancala dorsalis Say.Pour ce qui est des autres espèces qui n\u2019apparaissent pas dans cet exposé, ou bien elles sont inféodées à une plante en particulier comme Lygaeus \\almii Stal.et Oncopeltus fasciatus Dali, sur l\u2019Asclépiade de Syrie, ou elles se rencontrent dans des habitats variés comme Ischnorhynchus resedae, ou encore n\u2019ont été recueillies qu\u2019accidentellement jusqu\u2019à ce jour et on ne peut vraiment pas leur assigner de conditions écologiques particulières.L\u2019instrument de travail que nous voulons fournir aux entomologistes du Québec ne prétend pas être parfait.Tôt ou tard, il s\u2019avérera incomplet.Il représente l\u2019état actuel de ncs connaissances sur les Lygéides de notre territoire.5.\u2014 Étude des organes sexuels des papillons comme caractère taxonomique complémentaire.\u2014 Robert Lambert.L\u2019ordre des Lépidoptères comprend environ 120,000 espèces réparties sur tous les points du globe terrestre.A cause de leur nombre considérable ANNALES DE L ACFAS 151 et du fait que toutes les parties de leur corps sont recouvertes d\u2019écailles minuscules, colorées et multiformes, les papillons ne sont pas toujours faciles à identifier.En général, quand il s\u2019agit des papillons diurnes aux couleurs variées et attrayantes, de même qu\u2019aux papillons nocturnes qui atteignent des dimensions notables, les caractères morphologiques externes peuvent être observés sans trop de difficultés.Mais le fait est bien différent quand on entreprend la classification des Microlépidoptères, dont une quantité considérable présentent un aspect assez; semblable, bien qu\u2019ils fassent sou-vent partie de genres différents et même de familles n\u2019ayant aucune affinité directe.En outre, plusieurs espèces de papillons tant diurnes que nocturnes sont ornées de dessins de différentes formes et de couleurs variées qui laissent présupposer l\u2019existence de races ou même de variétés.Dans tous ces cas et également dans les travaux de revision de familles ou de groupes, il est indispensable d\u2019observer un caractère morphologique externe qui s avère de plus en plus essentiel, à cause de la lumière qu\u2019il peut apporter a la classification et à la théorie de l\u2019évolution des espèces ; je veux parler de l\u2019étude des organes génitaux mâles et femelles de chacun de ces individus.En effet, associée aux autres caractères morphologiques externes, cette marque distinctive permet de comparer avec avantage les races, les espèces, les genres, les sous-familles et même les familles.En Amérique, comme pionniers dans les recherches sur les organes génitaux, il faut mentionner Scudder (1870), sur les papillons diurnes, et John B.Smith (1889-98), sur les espèces nocturnes.Cependant, le grand avancement dans ce sens s\u2019est effectué depuis 1909, avec les œuvres mémorables de Pierce sur les principaux papillons de l\u2019Angleterre.Sous l\u2019influence de Busck et Heinrich au Musée national de Washington, Mehta aux Indes, Forbes à l\u2019Université Cornell, McDunnough antérieurement à Ottawa, et plusieurs autres lépidoptéristes, de nombreuses recherches ont fourni un apport considérable à la classification.Comme légère contribution à l\u2019étude des Microlépidoptères, j\u2019ai eu l\u2019occasion de travailler, sous la direction du Dr W.T.M.Forbes, à la revision de la sous-famille Sparganothidinae, formant une des grandes divisions de la famille Tortricidae, qui comprend environ 1,550 espèces.Busck a divisé la famille Tortricidae en 4 sous-familles, notamment : Archipinae, «Sparganothinae», Tortricinae et Cnephasiinae.La sous-famille Sparganothidinae dont il est ici question se compose de 10 genres dont 4 sont nouveaux et encore à décrire, et 156 espèces parmi lesquelles 49 sont probablement demeurées inconnues jusqu\u2019à date.Cette sous-famille inclut donc les genres mentionnés au tableau 1, avec le nombre d\u2019espèces et la distribution zoogéographique de chacun. 152 ANNALES DE l\u2019aCFAS Tab.1.Genres de la sous-famille des sparganothidinae.NOMBRE GENRES\tD\u2019ESPÈCES\t.DISTRIBUTION ZOOGÉOGRAPHIQUE Sparganothis Hbn\t\t27\tEspèce type dans le Paléarctique ; 1 en Europe ; 25 dans le Néarctique (10 espèces en Québec).Cenopis ZeU\t\t26\tNéarctique (3 espèces en Québec).Platynota Clem\t\t34\tNéarctique et néotropicale (2 espèces en Québec).Amorbia Clem\t\t28\tNéarctique et néotropicale (1 espèce en Québec).Genre I\t\t10\tDu Mexique au Brésil.Coelostathma Clem.\t10\tAmérique Centrale et Antilles (1 espèce dans l\u2019est des États-Unis, remonte jusqu\u2019en Québec).Synnoma Wlshm\t\t1\tSud des États-Unis.Genre II\t\t11\tMexique et Amérique centrale (3 espèces dans le sud des États-Unis).Genre III\t\t1\tIndes.Genre IV\t\t8\tMexique à Costa Rica (1 espèce atteint la Bolivie).10\t156\tTotaux D\u2019après ce tableau, il est à noter que l\u2019espèce type sur laquelle est basé le genre et même la sous-famille, et que l\u2019on appelle Sparganothis pilleriana (SchifF.), n\u2019existe que dans la région paléarctique et ne se trouve pas en Californie, comme plusieurs auteurs l\u2019avaient rapporté.Une autre espèce du même genre s\u2019observe en Europe seulement, tandis qu\u2019un autre genre n\u2019ést représenté que par une seule espèce aux Indes.Les 153 autres espèces classées dans neuf genres, se trouvent dans les régions néarctique et néotropicale.Sur ce nombre, seulement dix-sept espèces se rencontrent en Québec.Parmi ces espèces que l\u2019on peut récolter, S.vocaridorsana (Kft.) a été trouvé sur le mont Albert en Gaspésie et nulle part ailleurs dans la province.En outre, on l\u2019observe en abondance dans l\u2019ouest du Canada, soit dans les provinces du Manitoba, de Saskatchewan, d\u2019Alberta et de Colombie' Canadienne, ainsi que dans les états du Colorado, de Washington et de Wyoming, dans l\u2019ouest des États-Unis.Cependant, une espèce apparentée, S.unifasciana (Clem.) se rencontre dans Québec et Ontario, ainsi que dans les états du Maine, de New-Hampshire, New-York, Pennsylvanie, Dakota-Nord, Tennessee, Utah, Arizona, Colorado et Californie.L\u2019on constate, ANNALES DE L ACFAS 153 dans ce cas, que S.vocaridorsana est limité à une ou deux espèces de plantes, tandis que S.unifasciana se nourrit du feuillage de plantes différentes et variées.Il serait à supposer que l\u2019est du Québec a déjà été en communication asses étroite avec l\u2019ouest du Canada et qu\u2019une barrière quelconque s\u2019est élevée entre ces deux points.Cette barrière peut avoir été érigée par le climat, qui aurait pu apporter des changements asses subits dans la faune séparant des points éloignés.La plupart des genres et des espèces de Spargonothidinae qui accusent des transformations marquées dans les caractères morphologiques externes et tout spécialement dans la conformation de leurs organes génitaux, habitent des climats chauds où le développement est rapide et la végétation abondante et variée.La présence de seulement deux espèces de ce groupe dans la région paléarctique, ayant des affinités avec ces espèces néarctiques, et une espèce aux Indes, dans une partie de la région orientale, qui a évolué dans un sens différent des espèces variées du Mexique, de l\u2019Amérique centrale et de la partie nord de l\u2019Amérique du Sud, semble indiquer qu\u2019une barrière dans une période éloignée a été établie entre ces points.D\u2019après le degré de transformation observé dans les organes sexuels ches les espèces faisant partie des différents genres placés dans cette sous-famille, il semblerait logique de conclure que le genre Cenopis est celui qui est le plus récent.En effet, toutes les espèces de ce groupe ont une ressemblance très étroite.Comme ancêtre à ce genre, il faudrait désigner le genre Sparganothis, dont les deux joints d\u2019alliance seraient S.pilleriana et C.flavibasana.Le genre nouveau représenté aux Indes par une seule espèce, serait un des ancêtres du genre Sparganothis.Plus loin dans les transformations, il faudrait placer successivement les genres Synnoma, II et IV.Finalement, les genres Amorbia, Coelostathma et I, ont évolué dans une direction opposée, en perdant un caractère pour en développer davantage certains autres.Tous ces genres mèneraient en définitive à une espèce encore vivante, et qui pourrait assez; bien figurer l\u2019ancêtre des sous-familles Sparganothidinae et Archipinae.L\u2019étude des organes sexuels des Microlépidoptères est plutôt longue, à cause des dimensions réduites et souvent même minuscules des individus.Ceci nécessite donc une technique qui requiert le montage des parties sur lamelles microscopiques et la reproduction agrandie au moyen du dessin des caractéristiques observées.Dans ce cas, le dessin est préférable à la photographie qui ne peut reproduire avec clarté certains détails peu accentués qui doivent servir à la détermination des espèces et même des variétés.De plus, il convient de faire le montage de plusieurs individus d\u2019une même espèce, afin de découvrir les races en voie de formation, ou, en d\u2019autres 154 ANNALES DE L\u2019aCFAS termes, afin d\u2019observer si certaines espèces ne sont pas en voie d\u2019évolution ou de transformation.Parmi toutes les espèces étudiées, les caractères génitaux mâles et femelles ont été le critérium qui a permis de déterminer les races et les espèces, ainsi que les relations qui existent entre elles.Ceci a permis ensuite de séparer les genres et finalement de rebâtir la sousdamille Sparganothb dinae d\u2019après les observations qui conduisent à la théorie de l\u2019évolution pour toutes les espèces comprises dans ce groupe.Ainsi, dans tous les individus étudiés pour rétablir cette sous'famille, un caractère des or' ganes génitaux est demeuré invariable ; c\u2019est la forme des comuti ou épines que l\u2019on trouve, cependant, en nombres variables dans l\u2019aedoeagus ou pénis du mâle et qui sont transportés dans le ductus bursae et la bourse copulatrice de la femelle, lors de l\u2019accouplement.Ces comuti sont attachés aux parois de l\u2019aedoeagus au moyen d\u2019une projection latérale, ce qui ne se rencontre chez aucun des individus des trois autres sous'familles de Tortricidae.Section VI : Botanique et Ecologie 1.\u2014 Le bleuissement des tiges de choux rouges causé par leur intoxication au Semesan.\u2014 Pierre Masson.Des choux rouges variété Haco portaient environ dix feuilles et leur8 tiges mesuraient 4 mm.de diamètre.Avant la transplantation les racines ont été d\u2019abord lavées, puis saupoudrées avec du Semesan (hydroxymer\" curichlorophénol à 30%).Les individus n\u2019ont pas résisté au traitement : onze sur douze ont été complètement intoxiqués.Par suite de ce phéno' mène les tiges normalement rouges sont devenues bleues.La partie de la tige située entre le dernier et Pavant'demier nœud était étranglée.Le bleuissement de la tige s\u2019est prolongé sur les pétioles des feuilles basales et parfois jusqu\u2019aux limbes.Un examen microscopique des tiges a montré que les cellules sous' épidermiques avaient des chloroplastes bleutés.Dans les tissus affectés il n\u2019y avait pas de plasmolyse.Le mercure a été localisé dans les tissus par la méthode de Brandino, technique généralement utilisée pour déceler le mercure dans les tissus animaux et humains.Elle consiste à fixer la coupe à l\u2019alcool et à la traiter avec une solution de 1% de diphénylcarbazide.Le composé de mercure se présente, alors, sous une couleur variant du gris au bleu suivant sa concentration dans les cellules.On a pu remarquer dans les tissus des bandes grises disposées dans le sens que prendraient les rayons médullaires.La coloration se produit surtout dans la région des vaisseaux ANNALES DE l\u2019aCFAS 1SÎ du bois.C\u2019est le protoplasme des cellules vivantes qui a surtout pris la coloration.Il appert que le mercure était logé dans les tissus vivants et aussi dans certains tissus conducteurs.2.\u2014 Trois additions à la flore adventice du Québec.\u2014 Richard Cayouette, Ministère de l\u2019Agriculture, Québec.L\u2019homme, par ses cultures et de plusieurs autres façons, contribue largement à la dispersion des plantes.Ses champs sont des portes d\u2019entrée faciles pour les espèces exotiques.Des herborisations dans ces lieux cultivés, si prosaïques qu\u2019elles soient, permettent parfois de saisir l\u2019arrivée de ces nouvelles venues.L\u2019auteur désire signaler ici la récolte de trois de ces plantes qu\u2019il croit nouvelles pour le Québec.En premier lieu, une petite Caryophyllacée, le Gypsophila muralis L.C\u2019est une plante annuelle, très branchue, de 5 à 8 pouces de hauteur, aux feuilles étroitement linéaires.Ses fleurs violacées sont portées sur des pédicelles grêles et insérées une à une dans les bifurcations des branches.La capsule, uniloculaire, s\u2019ouvre à son sommet par quatre valves.Le G.muralis est naturalisé d\u2019Europe.Il croît dans les champs cultivés, dans les lieux vagues et le long des routes.On le connaissait depuis assez; longtemps en Amérique, où on l\u2019a rencontré du Maine au New-Jersey, ainsi qu\u2019au Minnesota et en Ontario.Cependant, à la connaissance de l\u2019auteur, sa présence ne fut jamais remarquée dans Québec avant que messieurs Lionel Cinq-Mars et Léon-Paul Gagnon ne le trouvent dans un champ de céréales à Saint-Télesphore dans le comté de Soulanges, le 3 août 1945.En deuxième lieu, l\u2019auteur signale la récolte dans Québec de l\u2019Eu-phorbia Peplus L.L\u2019aspect général de cette Euphorbiacée est un peu celui de E.Helioscopia (L.) Hill.L\u2019ombelle cependant est composée de trois rayons au lieu de cinq, et les glandes sont munies de longues cornes, ce qu\u2019on ne trouve pas chez E.Helioscopia.On sait que les graines de cette dernière espèce sont brun noirâtre et réticulées ; au contraire celles de E.Peplus sont grisâtres, marquées de deux longues dépressions sur la face ventrale et de petites cavités rondes sur la face dorsale.L\u2019auteur a récolté E.Peplus, le 3 octobre 1948, dans le parc du pont de Québec.La colonie, visitée de nouveau à l\u2019automne de 1950, existe encore mais elle semble n\u2019avoir pas progressé.E.Peplus est une plante adventice d\u2019Europe qui fréquente les lieux vagues.Jusqu\u2019à présent, il était connu du Nouveau-Brunswick jusqu\u2019à l\u2019ouest de l\u2019état de New-York mais n\u2019avait pas encore été signalé dans Québec. 156 ANNALES DE L\u2019aCFAS La troisième addition à notre flore adventice est celle d\u2019une Liliacée cultivée depuis longtemps pour l\u2019ornementation : Ornithogalum umbellatum L.Le 6 juin 1950, l\u2019auteur a récolté cette plante dans une érablière située au pied de la falaise de Sillery.On trouve à cet endroit une bonne colonie parfaitement naturalisée depuis plusieurs années.Ces trois récoltes sont conservées dans l\u2019herbier du Ministère de l\u2019Agriculture de Québec.3.\u2014 Notes sur l\u2019aire de distribution de quelques plantes du Québec.\u2014 Abbé Ernest Lepage, Ecole d\u2019Agriculture, Rimouski.Les recherches poursuivies par l\u2019auteur à la baie James, au cours de l\u2019été 1950, lui permettent d\u2019apporter de nouvelles précisions sur l\u2019aire de distribution des plantes suivantes : Oryzopsis canadensis (Poir.) Torn, Lycopodium sabinaefolium Willd., var.sitchense (Rupr.) Fern., Epigaea repens L., var.glabrifolia Fem., trois inséparables qu\u2019on rencontre dans les pinèdes, les plateaux et les coteaux de sable granitique, au niveau du Fort Georges et de la rivière Rogan, dans 1 Ungava.Dans cet habitat, ce sont les plantes les plus fréquentes avec le Deschampsia flexuosa (L.) Trin.et l'Oryzopsis pungens (Torr.) Hitchc.Le long de la rivière Rupert, la même association n\u2019est pas rare.Aux em virons de la rivière aux Mélèzes, seul VOryzopsis canadensis se maintient abondant, le Lycopodium se fait rare et YEpigaea semble absent.Il n\u2019est donc plus téméraire d\u2019affirmer que l\u2019aire de cet Oryzopsis, presque inconnu dans Québec jusqu\u2019à ces dernières années, couvre tout le nord de notre province, jusqu\u2019à la limite des arbres.Quant à YEpigaea, dans le nord où il est si abondant que nous le croirions dans son aire optimale, c\u2019est une plante de pleine lumière, alors que dans le sud de son aire, il se réfugie dans les endroits abrités.Les flores consultées sont unanimes à situer son habitat dans les bois.Carex stylosa C.A.Mey., var.nigritella (Drej.) Fern.\u2014 L\u2019étude assez complète de l\u2019aire de cette plante a déjà été faite par Marcel Ray' mond (Ann.ACFAS, 15 : 101-104, 1949).Il peut être intéressant d\u2019ajom ter que ce Carex, apparemment bien distinct du Carex stylosa typique, est fréquent à partir du Fort Georges jusqu\u2019à 40 milles à l\u2019intérieur, puis, vers le nord, jusqu\u2019à la rivière Rogan (lat.54° 15').En 1945, nous l\u2019avions éga* lement observé depuis le golfe de Richmond jusqu\u2019à une quarantaine de milles à l\u2019intérieur, de sorte qu\u2019il pourrait être également fréquent dans la region intermédiaire.De toutes les récoltes mentionnées jusqu\u2019ici, aucune ne semble dépasser l\u2019aire de la submergence postpléistocène. ANNALES DE L\u2019aCFAS 157 Carex Michauxiana Boeck.et Carex castanea Wahl.\u2014 Deux espèces dont nous pourrions dire qu\u2019elles sont distribuées par «plaques».Elles sont abondantes, sur un parcours de quelques milles, entre les rivières Fort Georges et Rogan, à environ 35 milles de la côte de la baie James.Carex lasiocarpa Ehrh., var americana Fem.\u2014 La Flore laurentienne le mentionne pour «l\u2019ouest et le centre du Québec».Il est également bien représenté dans les comtés de Rimouski, Matane, Gaspé et Bonaventure (Scoggan, 1950, p.137).Vers le nord, on le rencontre le long des rivières Hamcana, Rupert, et entre les rivières Fort Georges et Rogan.D\u2019après K.K.Mackenzie (1935), son aire générale serait la suivante : Terre-Neuve au Keewatin et à la Colombie, vers le sud jusqu\u2019au nord du New-Jersey, la Pennsylvanie, l\u2019Iowa, l\u2019Idaho et l\u2019état de Washington.A cette aire américaine, il faut ajouter le lac Athabaska (Raup) et la région de Cook Inlet, en Alaska, où l\u2019auteur l\u2019a récolté en 1947 et 1948.Carex aquatilis Wahl., var.altior (Rydb.) Fem.\u2014 Fernald (Rhodora, 44 : 295,1942) a réduit le Carex substricta (Kuk.) Mack, au rang de variété du C.aquatilis, à cause des nombreux intermédiaires se rencontrant entre ces deux plantes dans une région de transition, qui irait de Terre-Neuve à la Colombie, et comprenant le sud de la Nouvelle-Ecosse, le nord de la Nouyellje-Angleterre et des autres états du nord des Etats-Unis.'D\u2019après Fernald (loc.cit.), on ne rencontrerait plus que l\u2019espèce typique au nord de la région précitée.Quant à son aire dans Québec, le var.altior serait restreint aux «marécages de l\u2019ouest du Québec jusqu\u2019au Témiscamingue», d\u2019après la Flore laurentienne (p.743).Les récentes herborisations nous révèlent que l\u2019aire du var.altior est beaucoup plus vaste et pourrait même se superposer à l\u2019aire du C.aquatilis typique, au moins dans le nord du Québec et de l\u2019Ontario.Nous avons des récoltes du lac Mégantic (Fr.Allyre) et de Rimouski (Lepage).Scoggan (1950) mentionne aussi sa présence à Matane, Douglastown et Bonaventure.Nous l\u2019avons récolté en outre à trois endroits le long de la rivière Rupert, à l\u2019intérieur du Fort Georges et le long de la rivière Rogan où il est très abondant, à la rivière de la Grande-Baleine et au golfe de Richmond ; sur la côté de l\u2019Ontario, il est fréquent à Albany et Attawapiskat.Poa labradorica Steud.\u2014 Cette plante fut décrite deux fois et sous 1 e même nom, d\u2019abord par Steudel, ensuite par Fernald.On la connaissait pour la région de Nain, Labrador.Dans Québec, nous pouvons ajouter les localités suivantes : golfe de Richmond, rivière de la Grande-Baleine, baie aux Oies (6 milles au nord du Fort Georges) et rivière Eastmain.Cette dernière station marque la limite sud de son aire.On pourra retrouver sans doute ce pâturin halophytique dans la plupart des prairies côtières de la 158 ANNALES DE L\u2019aCFAS baie James, pourvu qu\u2019on ne le confonde pas avec le Poa eminens, auquel il ressemble beaucoup.Calamagrostis deschampsioides Trin.\u2014 Cette Graminée halophytique se rencontre en Alaska, sur la côte ouest de la baie d\u2019Hudson et dans Qué-bec aux endroits suivants : rivière de la Petite-Baleine, Fort Georges et sur cinq îles situées entre la baie Paul et Fort Georges.Elle est probablement fréquente sur toute la côte de la baie James et sur la côte sud-est de la baie d\u2019Hudson.Juncus Vaseyi Engelm.\u2014 Aux localités déjà connues: rivière Mingan, Natashquan, lac Saint-Jean, Shawinigan, ajoutons les rivières Harricana et Fort Georges, ainsi que la route des lacs entre cette dernière et la rivière Rogan.Iris versicolor L.\u2014 Extrêmement rare au niveau du Fort Georges et probablement assez près de la limite nord de son aire.Listera borealis Morong.\u2014 Aux stations connues dans Québec (Anticosti et Minganie), il faut ajouter le Bic (Lepage, 1938), rivière de la Grande-Baleine (Dutilly à?Lepage, 1944), Fort Georges (Dutilly à?Lepage, 1944) et entre le Fort Georges et la baie aux Oies (Lepage, 1950).Toutes ces récoltes ont été vérifiées par le Dr Correll.Alnus crispa (Ait.) Pursh, var.mollis (Fem.) Fem.\u2014 L\u2019aire optimale de cet arbuste est probablement dans le Nouveau-Québec.Nous l\u2019avons noté plusieurs fois le long de la rivière Rupert, en 1943, et durant l\u2019été 1950, nous l\u2019avons trouvé en abondance du Fort Georges à la rivière Rogan.Il a aussi été récolté au Fort Chimo, dans la baie d\u2019Ungava, par le Dr Senn.Si nous le trouvons dans la région maritime du Québec, c\u2019est qu\u2019il y trouve probablement l\u2019équivalence de l\u2019habitat subarctique.Spergularia canadensis (Pers.) Don.\u2014 La présence de Spergularia à la baie James est restée douteuse jusqu\u2019ici.Le Catalogue de Macoun (1 : 80.1883) rapporte sous S.media Presl (S.marina) une collection faite dans cette région par Burgess.A ce sujet, Rossbach, dans sa monographie des Spergularia de l\u2019Amérique du Nord (Rhodora, 42 : 115.1940), écrit ceci : «La distribution géographique de Spergularia canadensis est intéressante parce qu\u2019elle est restreinte aux côtes nord-est et nord-ouest.Il n\u2019a évidemment jamais été récolté ailleurs entre ces deux côtes, comme sur les côtes arctiques, quoique John Macoun rapporte une collection de la baie James par Burgess.Ce spécimen n\u2019a pas été retrouvé à l\u2019Herbier National à Ottawa, mais la grande probabilité est que cela appartiendrait plutôt au S.canadensis, parce que la localité serait à peu près à la même latitude que l\u2019aire connue.Cependant cela peut être S.marina.» ANNALES DE L ACFAS 1S9 L\u2019identité de la récolte de Burgess reste encore à élucider, mais nous savons maintenant que le S.canadensis se rencontre autour de la baie James par les récoltes que nous avons faites aux endroits suivants : île Mana-wanan, sur la côte de l\u2019Ontario, Vieux-Comptoir et baie aux Oies, sur la côte du Québec.Cicuta mac\\enzieana Raup.\u2014 Cette ciguë n\u2019a été décrite qu\u2019en 1936 par Raup, quoique des récoltes en eussent été faites longtemps auparavant.Cette plante fut incluse sous C.virosa dans le Flora BorealùAmeri' cana de Hooker et le Catalogue de Macoun.Elle se distingue des autres ciguës par ses feuilles étroites et finement serrées, ainsi que par ses fruits plus larges que hauts.Son aire couvre l\u2019Alaska (sauf l\u2019extrême nord), le Yukon, le delta du Mackenzie, la région du Grand Lac des Esclaves et d\u2019Athabaska, ainsi que la côte sud-ouest de la baie d\u2019Hudson.En 1936, nous la récoltions sur la côte ouest de la baie James (lat.54° 20') et, en 1950, nous la retrouvions sur la côte du Québec, au Fort Georges, associée au Ranunculus Pallasii Schlecht., ainsi qu\u2019à la baie aux Oies avec le Poa labradorica Steud.Ce Cicuta est sans doute assez fréquent dans les prairies marécageuses le long des côtes de la baie James.Bibliographie : Scoggan, H.J., The Flora of Bic and the Gaspe Peninsula, Quebec.Nat.Mus.Canada, Bull.115, 1950.\u2014 Mackenzie, K.K., North Amer.Fl.18 : 3-478, 1935.\u2014 Raup, H.M., Phytogeographic studies in the Athabaska-Great Slave Lake Region.Jour.Arnold Arb.17 : 180-315, 1936.4.\u2014 Le Carex ormostachya Wiegand en Amérique du Nord.\u2014 Marcel Raymond, Jardin botanique de Montréal.Carex ormostachqa 160 ANNALES DE L ACFAS Les espèces de la section Laxiflorae qui gravitent autour du Carex laxiflora Lam.ont été longtemps un sujet de désaccord pour les caricologues.En 1922, Karl Wiegand (1) décrivait le Carex ormostachya d\u2019après des spécimens du Québec, du Maine, du New-Hampshire, du Vermont, du Massachusetts, de New-York, de Pennsylvanie, de l\u2019Ontario et du secteur du Michigan qui touche au lac Supérieur.Cette espèce est une des plus nettes qui soient, une fois que le botaniste herborisant se l\u2019est mise dans l\u2019oeil.Elle forme de grosses touffes circulaires denses, qui, une fois ouvertes, révèlent une quarantaine, et parfois davantage, d\u2019individus hauts de 2 à 6 dm., chacun portant à la base des feuilles brunes de l\u2019année précédente.L\u2019épi mâle terminal, habituellement pédon-culé, est très visible.Les épis pistillés nombreux atteignent 25 mm.de longueur et ont les fleurs sur deux rangs alternes, donnant l\u2019impression d\u2019un collier ou chapelet, d\u2019où le nom.Le rachis est lisse.Les écailles larges sont terminées par un petit mucrcn.Les périgynes sont courts, durs au toucher, rebondis, longs de 2.5-3.5 mm., fortement nervés.Un bon caractère sur le terrain est l\u2019habitat.On trouve ce Carex dans les endroits ouverts, les sols légers.Aussi est-il abondant dans les bois sablonneux et, dans la vallée de l\u2019Ottawa, on l\u2019a récolté dans une cour à bois, croissant dans le bran de scie.Voici les spécimens nord-américains connus.Les abréviations suivantes indiquent la localisation des spécimens : GH (Gray Herbarium, Cambridge, Mass.) ; MV (Herbier Marie-Victorin, Univ.de Montréal) ; DA (Herbier de la Station Expérimentale du Département de l\u2019Agriculture, Ottawa); JB (Jardin botanique, Montréal).Québec : Lake-Dumoine-District, Rowanton.15-7-46.Hustich (Helsinki et MV).Cité sous le nom de C.heterosperma Wahl.(2).\u2014 Ville-Marie, comté de Témiscamingue.Victorin 8025 (MV).\u2014 Parker\u2019s, near Quio (probablement Quyon), comté de Pontiac.Macoun 166 (DA).\u2014 Gatineau Park, comté de Gatineau.Senn & Zinc\\ 672 (MV), 280 (MV), 281 (DA).\u2014 Wakefield, comté de Gatineau.Senn & Minshall 1443 (DA).\u2014 Chelsea, comté de Gatineau.Fletcher 127 (DA) ; J.A dams.Oct.1915 (DA).\u2014 Aylmer, comté de Gatineau.Victoria Park J.M.M acoun 94088 (GH) ; Blueberry Pt.M acoun 84039 (GH).\u2014 Buckingham, comté de Papineau.Cléonique 8476 (MV) ; 8250 (MV).\u2014 Nominingue, comté de Labelle.Roy 1221 (MV).\u2014 Rawdon, comté de Montcalm, Victorin & Rolland 34095 (MV, GH) ; MarieJean'Eudes (JB) ; Dore 1675 (DA).\u2014 La Tuque, comté de Laviolette.Marie'Anselme.1936.(DA).\u2014 Roberval, comté du Lac-Saint-Jean 1892.G.G.Kennedy.(GH).\u2014 Québec, comté de Québec.Mrs Sheppard (cité par Boott comme ANNALES DE L ACFAS 161 élément constituant de son C.laxiflora var.intermedia).\u2014 Saint'Augustin, comté de Portneuf.Régis'Stanislas 4172 (MV).\u2014 Le Bic, comté de Ri' mouski.1903.Forbes (GH).\u2014 Beauceville, comté de Beauce.Marie' Anselme 68 (DA).\u2014 German Mills Dam, comté de Waterloo.James 6539 (DA).\u2014 Rougemont, comté de Rouville.Raymond & Cinq'Mars 904 (JB).\u2014 Contrecoeur, comté de Verchères.Victorin & Rolland 34015 (MV, GH).\u2014 Lanoraie, comté de Berthier.Victorin, Rolland, Raymond, Rouleau & Kucynia\\ 519 (MV).\u2014 Saint'Bruno, comté de Chambly.Rolland & Jules 30525 (MV).\u2014 Longueuil, comté de Chambly.Victorin & Rolland 46822 (MV).Ontario : Britannia (GH).\u2014 Rockliffe (GH).\u2014 Belleville (GH, DA).\u2014 Ottawa (GH, DA).\u2014 Leamington (GH).\u2014 Kingston (GH, DA).\u2014 Britannia (GH, DA).\u2014 London (DA).\u2014 Peninsula (DA).\u2014 Carleton (DA).Maine : Pleasant Mountain.W.Boott herb.(GH).\u2014 Mt.Desert Isl.(GH).\u2014 Washington Co.(GH).\u2014 Moosehead Lake (GH).\u2014 Cité par Ogden et al.(3) pour les comtés de Aroostook, Penobscot, Piscataquis, Oxford, Washington, Hancock, Know, Kennebec, Cumberland et York.New Hampshire : Franconia (GH).Collection TYPE de Littleton Hill.E.& C.Faxon.1896.\u2014 Hanover (GH).\u2014 Gorham (1).Vermont : Middlebury (GH).\u2014 Salisbury (GH).\u2014 Willoughby (1).Massachusetts : Ashfield (GH).\u2014 Manchester (1).\u2014 Sunderland (1).\u2014 Chester (1).\u2014 Stocklindger, Savoy, Sandisfield et North Adams (1).New York : Nicholville (GH).\u2014 Alcove (GH).\u2014 De Kalb (GH).Pennsylvania : Lackawanna (GH).Michigan : Porcupine Mt.(GH).\u2014 Emmet Co.(GH).\u2014 Mackinac (GH).\u2014 Douglas Lake (GH).\u2014 Eagle Harbor (GH).\u2014 Pour précisions, voir Hermann (4).Wisconsin : Drummond (GH).On sait que les Laxiflorae sont plutôt des espèces méridionales, ab' sentes de l\u2019Europe, et sans doute du nombre des reliques tertiaires que l\u2019Asie orientale partage avec l\u2019est de l\u2019Amérique du Nord.Quelques'unes, comme Carex platyphylla Carey, Carex blanda Dewey, Carex laxiflora Lam., Carex albursina Sheldon, ne dépassent guère la vallée du Richelieu à l\u2019est.Carex plantaginea Lam.est inconnu à l\u2019est du comté de Brome.La plus boréale est sans conteste Carex leptonervia Fem.qui est connu jusqu\u2019à la rivière Rupert et Anticosti, une limite importante de notre flore vas' culaire, comme l\u2019ont montré deux études récentes, l\u2019une sur la flore des Carex d\u2019Anticosti (5), l\u2019autre sur quelques limites de la flore du Québec, basées sur la distribution des espèces du genre Carex (6). 162 ANNALES DE l\u2019aCFAS Le Car ex ormostachya Wiegand atteint au moins le lac Saint-Jean, le district du lac Dumoine et le Bic, indication de préférences boréales qui ne sont pas la norme dans cette section asiatico-américaine.Bibliographie : (1) Wiegand, K.Carex laxiflora and its relative.Rhodora, 24 : 189-201.1922.\u2014 (2) Fagerstrom, Lars, Vascular plants collected by I.Hustich in Ontario and Quebec (Canada) 1946.Mem.Soc.pro Fauna et Flora Fennica, 24 : 194-212.1947-48.\u2014 (3) Ogden, E.C., Steinmetz, F.H.and Hyland, F.Checklist of the vascular plants of Maine.Bull.Josselyn Bot.Soc.8 : 70 pp.Orono 1948.\u2014 (4) Hermann, F.J., The genus Carex in Michigan.Am.Midi.Nat., 25 (1) : 1-72.169 cartes.1941.\u2014 (5) Raymond, Marcel, Les Cypéracées de Tile Anticosti: Carex et Kobresia.Can.Journ.Res.C, 28 : 406-444.16 cartes.1950.\u2014 (6) Raymond, Marcel, The distribution of the genus Carex within Quebec, with notes on some natural borders, as shown by the «equiformal area* method.Seventh International Congress of Botany.Stockholm, 1950.(Sous presse).5.\u2014 Premier aperçu de la végétation des comtés de l\u2019Islet et Kamouraska.\u2014 Aubert Hamel, Laboratoire fédéral, Ste-Anne-de-la-Pocatière.Les unités physiographiques, définies à l\u2019aide d\u2019une carte préliminaire des sols de la région, servent de base à l\u2019étude floristique, aussi bien qu\u2019à l\u2019étude de la végétation des deux comtés riverains de l\u2019estuaire en aval de Québec.Deux provinces physiographiques sont représentées qui divisent la région sur la longueur, parallèlement à l\u2019estuaire: le plateau apalachien et les basses terres du Saint-Laurent.Cette dernière section est surtout considérée.Crêtes rocheuses des basses terres.\u2014 On y rencontre les principaux lambeaux de végétation forestière des basses terres.Les monadnocks Kamouraska, surtout caractéristiques de la partie NE de la région, ont un sol peu profond et portent une végétation acidophile.Les principaux éléments de la succession seraient les suivants : 1° Cladonia et Deschampsia flexuosa ; 2° Pinus Ban\\siana ; 3° Picea avec sous-bois d\u2019Éricacées dans les endroits où la végétation arborescente est moins dense.Dans cette partie de la région, des érablières se retrouvent surtout à l\u2019intérieur, sur les premiers contreforts apalachiens.Dans la partie SW, les crêtes rocheuses sont moins élevées, constituées de roches moins dures, tels des schistes, et contiennent souvent des lits calcaires.La nature de la roche fait souvent que d\u2019importantes quantités d\u2019éléments meubles accompagnent ces roches, en eux-mêmes très pénétra-bles par les racines.A partir de St-Jean-Port-Joli, les érablières apparaissent de plus en plus fréquentes, mettant en évidence le gradient climatique de ja région.Cependant les facteurs topographiques contribuent peut-être ANNALES DE L'aCFAS\t163 à^accentuer la transition entre les deux zones de l\u2019érable et de l\u2019épinette, les bois décidus étant plus ou moins favorisés par la présence de roches calcaires et par un sol plus profond.Là où l\u2019érablière se trouve en bordure de l\u2019estuaire, la présence de Thuja, accompagnant et entourant les bosquets d\u2019érables, nous indique une succession probable : Thuja occidentalis \u2014> Acer saccharophorum.Graviers sablonneux et sables.\u2014 Nous trouvons surtout l\u2019épinette, qui peut envahir directement les pâturages abandonnés, parfois accompa-gnée du cèdre.La succession est la suivante : 1° Danthonia spicata ; 2° Juniper us communis ; 3° Picea et Thuia.Il est possible que de tels sols, ayant porté une érablière avant d\u2019être mis en culture deviennent inaptes (du moins pour un temps) à recevoir de nouveau ce type de végétation après abandon par la culture.Serait-ce un indice de dégradation du sol ?L\u2019absence de bouleau dans cette succession est remarquable puisqu\u2019on le voit si souvent apparaître dans les «bûchés» abandonnés.Peut-être l\u2019enga-zonnement serait-il défavorable à la germination des graines.Sols profonds des premiers contreforts apalachiens.\u2014 Les tills glaciaires, donnant des sols riches et profonds, sont très favorables à l\u2019érablière.Une chênaie à Quercus borealis se trouve sur le flanc NE de la colline Thiboutot, probablement sur le même type de sol.Dans tous ces cas, la succession pourrait être la suivante : 1° Danthonia spicata et Solidago ; 2° Populus tremu-loides et Abies balsamea ; 3° Acer saccharophorum et Abies balsamea.Plaine argileuse d'origine Champlain.\u2014 A Ste-Anne-de-la-Pocatière, cette plaine est bien représentée et se trouve à 100 pieds d\u2019altitude.Tous ces champs sont mis en culture et les témoins de la végétation primitive sont extrêmement rares.Sur les terres du seigneur de Gaspé, à St-Jean-Port-Joli, on a pu retrouver un bosquet d\u2019érables rouges (Acer rubrum), évidemment déjà touché par la hache mais, selon le témoignage du propriétaire actuel, jamais mis en culture.A l\u2019érable rouge se mêlait le tremble (Populus tremuloides).Le sous-bois était constitué de Spiraea latifolia, Equisetum sylvaticum, Onoclea sensibilis.A l\u2019orée, certaines indicationsnous permettent de reconstituer un peu la succession : 1° Calamagrostis canadensis ; 2° A Inus rugosa et Populus tremuloides ; 3° Acer rubrum et probablement Ulmus americana (qu\u2019on retrouve dans les champs).M.Roger Baril, en classifiant les sols de Lotbinière, avait déjà trouvé un bois analogue d\u2019érables rouges sur argile jaune.Fait remarquable : nous n\u2019avons pas trouvé de cèdres sur ces sols argileux.Vallées des rivières.\u2014 Ces vallées sont creusées à même la plaine argileuse, puis recoupent, en amont, les terrasses de sable et de gravier.Conséquence de l\u2019érosion et de l\u2019alluvionnement, elles présentent des sols 164 ANNALES DE l\u2019aCFAS à éléments fins assez; légers.La rivière elle-même est bordée d\u2019aulnes ; le frêne et 1 orme y sont fréquents.On retrouve quelques prairies (probable^ ment primitives) à Calamagrostis qui sont coupées pour le foin.Les parties engazonnées d\u2019herbes à pâturage sont souvent envahies par le Veratrum viride et, dans les endroits plus humides, par l'Iris versicolor.Plaine à alluvion de l estuaire.\u2014 Presque au niveau de la mer, cette plaine basse est très développée dans Kamouraska, où se trouvent les plus belles et les plus anciennes paroisses agricoles de la région.Ces sols, consti-tués de silt riche en matière organique, sont neufs ; et il est probable qu\u2019ils n eurent pas le temps de se recouvrir de forêt, ce qui aurait singulièrement facilité le défrichement et expliquerait l\u2019ancienneté des établissements.La prairie à Calamagrostis canadensis, dont il nous reste des témoins, paraît avoir été le stade atteint par la végétation.Des bosquets d\u2019aulnes devaient en briser ça et là la monotonie.Les prairies cultivées actuelles sont souvent envahies par le Cicuta maculata.Les clôtures et fossés sont garnis de Spiraea latifolia, Sanguisorba canadensis, Calamagrostis canadensis et Cicuta maculata.6- \u2014 Un élément subarctique dans les Lauren tides: le Ranunculus lapponicus L.\u2014 Pierre Masson.Cette espèce avait d\u2019abord été récoltée au Bic, en 1936, par MM-Rousseau, Wynne-Edwards et Dansereau.Plus tard en 1942 le Père Latendresse, c.s.v., ramassa cette Renoncule à la Ferme en Abitibi.L\u2019au-teur l\u2019a retrouvée plus récemment, à proximité du lac Tourangeau, dans le parc national des Laurentides.L\u2019altitude, à cet endroit, dépasse 2,000 pieds au-dessus du niveau de la mer.Le Ranunculus lapponicus a été noté à plusieurs reprises par M.Rousseau durant ses expéditions à la baie de l\u2019Ungava, notamment dans les régions des rivières Payne et George.Polu-nin mentionne des récoltes provenant de la partie centrale et de la partie sud de la terre de Baffin.L\u2019espèce a été aussi signalée par le même botaniste dans le Nouveau-Québec à Sugluk et à Wolstenholme.Dans la partie nord-ouest de la baie d\u2019Hudson elle a été repérée à Cape Eskimo et à Chesterfield.Lepage et Dutilly ont récolté l\u2019espèce à Moosonee et Rupert House (1945 et 1944).Il existe aussi des spécimens de Porsild venant du Groenland et du territoire du Nord-Ouest.L\u2019espèce est circumpolaire avec extension au sud jusqu\u2019au nord-est du Minnesota.Sa limite la plus au nord est au Spiczberg (79° 40')- D\u2019après les données de Hultén la plante se maintient, en Europe, entre 52° et 64° de latitude.En Amérique elle est relativement fréquente, au-delà annales de l\u2019acfas 165 du 55°.Cette espèce est donc nettement subarctique ou alpine ; mais dans ce dernier cas elle se trouve dans des habitats à tendance subarctique.Au sud de son aire elle croît généralement dans un tapis de sphaignes, comme c\u2019est le cas au Bic et dans le parc des Laurentides.A son extrémité nord elle pousse, selon les informations de Polunin, dans les touffes denses de Polytrichum ou dans Orthothecium chryseum.Dans le parc national des Laurentides la renoncule habite un bois d\u2019épinettes noires (Picetum marianae).La taille des arbres, à cet endroit, est plutôt moyenne : la croissance est très lente.Le type de végétation, suivant la classification de Heimburger est un Sphagnum-Rubus.On doit ajouter le nom du Ranunculus lapponicus L.à Deschampsia atropurpurea (Wahlenb.) Scheele, Lonicera involucrata (Richards) Banks et Vaccinium ovalifolium, d'autres éléments subarctiques récoltés dans le parc national des Laurentides.7.\u2014 La lépiote brune à Sainte-Anne-de-la-Pocatière et dans le voisinage.\u2014 Albert Payette, Laboratoire fédéral de Pathologie végétale, Sainte-Anne-de-la-Pocatière.De Saint-Jean-Port-Jo'li à Saint-Denis-de-la-Bouteillerie, d\u2019imposantes colonies de lépiotes brunes (Lepiota brunnea) peuvent fructifier d\u2019août à novembre parmi les déchets.Les habitats de choix de cette lépiote sont de vieux dépotoirs où l\u2019on peut généralement observer des boîtes de corn serve, des écailles d\u2019huîtres, etc., le tout recouvert de terre, des porcheries désaffectées, des «coins» de pâturage boisé fréquentés par les bêtes à cornes, les abords négligés des maisons, particulièrement des maisons abandonnées (parfois depuis très longtemps), le «voisinage» des cimetières, etc.En somme, des endroits très riches en matières organiques en voie de décomposition (avancée), avec un surplus de potasse, de phosphore, de chaux, d\u2019azote et très probablement de soufre.A propos de soufre, la proximité de sources d\u2019eau sulfureuse convient très bien à ce champignon.Les colonies vont s\u2019agrandissant, parfois en ronds de sorcières, et deviennent plus nombreuses d\u2019année en année.Une couverture de conifères (épinettes) ou d\u2019arbres à feuilles caduques (érables) paraît favorable, mais n\u2019est pas indispensable.Le pH peut varier de 5 à 7.La bardane semble constamment associée à ces champignons.Plusieurs espèces d\u2019agarics, gastéromycètes, mousses, lichens, fougères et phanérogames peuvent croître dans le voisinage immédiat. 166 ANNALES DE L^ACFAS Section VII : Agronomie 1.\u2014 Interrelations des éléments fer et manganèse en nutrition végétale.\u2014 Gérard-J.Ouellette, Station expérimen-taie fédérale, Ste-Anne-de-la-Pocatière.L\u2019importance du fer et du manganèse en nutrition végétale, et les résultats apparemment contradictoires présents dans la littérature en ce qui regarde l\u2019influence du manganèse sur l\u2019assimilabilité du fer dans le sol et la plante, ont suggéré le présent travail.Le but de l\u2019expérience rapportée ici était d\u2019étudier l\u2019effet de différentes concentrations de fer et de manganèse, et de différents rapports entre ces deux éléments dans le milieu de culture, sur la croissance des plantes.L\u2019expérience a été conduite en serre, le milieu de culture en question était la solution nutritive Hoagland-Berger, et la plante utilisée était la fève soya.Les résultats obtenus peuvent être résumés comme suit : (a)\tUne concentration de 2.5 parties par million de manganèse dans la solution nutritive était toxique aux plantes quand la concentration de fer était faible, et non-toxique quand la concentration de fer était forte.Le fer, même à une concentration de 60 parties par million dans la solution nutritive, n\u2019a produit aucun symptôme de toxicité.Plusieurs cas de dé' ficience de manganèse ont été produits sur des plantes croissant dans une faible concentration de cet élément par le seul fait d\u2019élever la concentration de fer dans la solution nutritive.(b)\tLa fève soya s\u2019est développée normalement dans les solutions nutritives dans lesquelles le rapport entre fer soluble et manganèse soluble s\u2019étendait de 5 : 1 à 100 : 1, pourvu que la concentration du manganèse dans la solution nutritive fût au-dessus de 0.1 et au-dessous de 2.5 parties par million et la concentration du fer au-dessus de 2.5 parties par million.(c)\tIl y a une différence très marquée entre le fer et le manganèse en ce qui regarde leur absorption par la fève soya.Le taux d\u2019absorption du manganèse par la plante est pratiquement proportionnel au contenu de cet élément dans la solution nutritive, tandis que le taux d\u2019absorption du fer demeure approximativement constant quand la concentration de cet élément dans le tissu végétal atteint à peu près 300 parties par million.Il est donc soutenu que tout en n\u2019étant pas rigide, le rapport entre fer soluble et manganèse soluble dans le milieu de culture doit être tenu en deçà de certaines limites pour assurer une balance convenable à l\u2019intérieur de la plante.Ce travail a été fait à l\u2019Université du Wisconsin sous la direction du professeur Truog, grâce à des bourses de la Corporation des Agronomes ANNALES DE L ACFAS 167 de la province de Québec et du Conseil des Recherches agricoles de la province de Québec.Section VIII : non représentée Section IX : Philosophie et Psychologie 1.\u2014 Esquisse d\u2019une étude sociologique de la région de Montréal.\u2014 Jean de Laplante, journaliste.Cette étude, dont nous présentons ici l\u2019esquisse sommaire, confine à l\u2019étude sociologique d\u2019une métropole nationale, compliquée d\u2019une grande conurbation, et de sa région, c\u2019est-à-dire la ceinture rurale-urbaine qui vit en symbiose avec l\u2019agglomération principale.Soulignons immédiatement que nous avons évité l\u2019expression «zone ou région métropolitaine», car elle prend des sens divers selon les critères auxquels on se référé.Au point de vue écologique et sociologique, Montréal est une constellation de communautés humaines socialement et culturellement différenciées dans un même cadre administratif, et de communautés secondaires légalement autonomes ou indépendantes.Et notre but est d'étudier le processus de vie sociale des unités composites ou complexes de la communauté, d différents niveaux.Après une recherche assez longue, nous avons convenu d\u2019accepter comme périmètres primaires de référence à nos travaux : a) la «zone métropolitaine de Montréal», telle que définie par l\u2019Office national de la statistique au recensement de 1941 ; b) la «plaine de Montréal» telle que définie par les études des professeurs Blanchard, Brouillette et autres ; c) les unités administratives civilement définies et organisées (paroisse, canton, village, ville, cité, etc.) Ces périmètres ne constituent pas nécessairement les dimensions géographiques de notre étude.Le recensement de 1951, qui recoupe une période intense de développement dans la région montréalaise, verra peut-être s\u2019adjoindre d\u2019autres communautés urbaines à la zone métropolitaine.Nous espérons pouvoir, au cours de nos recherches ultérieures, tirer une définition plus adéquate du cadre géographique, de ses dimensions et de ses unités complexes.Nos travaux, à l\u2019heure actuelle, portent : 1) Sur un essai de définition concrète de la «région montréalaise» et des aires naturelles et culturelles qu\u2019on y peut distinguer ; 168 ANNALES DE l\u2019aCFAS 2)\tSur la vie d une paroisse de la proche banlieue montréalaise ; 3)\tSur la vie d\u2019un quartier du vieux Montréal.L etude 1 occupe tous nos loisirs, depuis plusieurs mois.L\u2019étude 2, qui constituera une monographie séparée d\u2019un milieu relativement homo-gène, en est au stade de l\u2019observation et de la compilation.L\u2019étude 3, pour laquelle nous avons amasse des notes d\u2019observation depuis plusieurs am nées, est tout simplement amorcée.D\u2019autres travaux, ébauchés antérieure^ ment, restent sur le métier.Mais il serait vain d\u2019énumérer ces divers essais dont quelques uns seulement peuvent prétendre à la précision scientifique, \u2014 et encore s\u2019agit-il d\u2019essais typologiques sommaires.Concurremment à ces recherches personnelles, une équipe qui s\u2019est constituée, avec le concours de professeurs de l\u2019Université de Montréal, a entrepris des travaux de sociologie et de psychologie sociale dont l\u2019importance doit être signalée.Ces travaux sont les suivants : (a) étude d\u2019opinions sur le problème de l\u2019immigration ; (b) étude sociologique du mouvement familial au Canada français ; (c) étude psycho-sociologique du bien-être social dans l\u2019industrie moyenne de type patronal.Une première monographie a été tirée de l\u2019étude expérimentale des opinions, et les deux autres travaux ont atteint un stade avancé.C\u2019est grâce principalement à la collaboration de cette équipe, aux échanges de vues au cours de séminaires, que nous avons pu mettre au point notre propre recherche.L\u2019équipe, souli-gnons-le, attend pour se manifester officiellement d\u2019avoir produit davantage.Ajoutons aussi que les chercheurs de l\u2019équipe poursuivent librement leurs travaux dans le domaine qu\u2019ils ont choisi : l\u2019équipe est un groupe auquel on s\u2019adresse pour obtenir des suggestions sur des problèmes concrets soulevés par la recherche.Le succès des rencontres a été positif.Notre communication représente la première manifestation extérieure de l\u2019existence de cette équipe d\u2019études sociales.Notre recherche personnelle a consisté surtout jusqu\u2019ici en un travail de compilation des données statistiques disponibles, d\u2019étude intensive des cartes de la région et de coordination des notes d\u2019observation.Ce travail nous a permis toutefois de déterminer les principales aires ethniques de la région à l\u2019aide de certains critères typologiques et statistiques et de formuler un schème théorique assez précis de la structure de la communauté régionale.Quelques hypothèses de travail ont aussi été formulées.La principale est la suivante : Montréal a envahi, et souvent digéré, les paroisses rurales environnantes par un double processus : a) en absorbant, pour l'habitation permanente, les terres limitrophes au périmètre de l\u2019agglomération principale ; b) en grignotant, pour les besoins des estivants montré' alais, des paroisses plus éloignées en bordure des voies et des étendues ANNALES DE l\u2019aCFAS 169 d\u2019eau, autour de l\u2019archipel, sur l\u2019Outaouais inférieur, sur un périmètre encore indéterminé pour nous des Laurentides, et, dans une certaine pn> portion, au delà de la rive sud du Saint-Laurent, \u2014 mais principalement au nord et à l\u2019ouest de l\u2019archipel.Cette hypothèse, \u2014 qui peut n\u2019être pas neuve, car dans l\u2019abondante documentation qui touche Montréal et sa région, d\u2019autres chercheurs ont pu établir une constatation identique, \u2014 aidera, semble-t-il, à mieux évaluer la zone de prépondérance montréalaise.Elle indique, par son second processus, un premier rythme de la vie urbaine du tout-Montréal ainsi qu\u2019une forme bien typique de conquête du pays rural à notre époque.L\u2019étude de la carte du peuplement et de l\u2019occupation du sol à l\u2019échelle régionale a aussi donné des résultats intéressants, qui demandent toutefois vérification avant d\u2019être communiqués.Enfin, nous signalerons un travail théorique assez ardu que nous nous sommes imposé en vue de la clarification des concepts de base de l\u2019écologie humaine et de la sociologie urbaine.Plusieurs indéterminations ne sont pas encore levées.Cependant, nous avons pu poser quelques règles de méthodologie, qui guideront notre recherche : la carte est l\u2019instrument indispensable du sociologue, comme du géographe ; le g radient reste l\u2019unité de mesure la plus adéquate, si l\u2019on tient compte des distributions spatiales (aspect écologique) ; les concepts fondamentaux d\u2019«aire naturelle» et d\u2019«aire culturelle» s\u2019appliquent à des catégories différentes de faits sociaux : le premier a trait au paysage, aménagé ou non ; le second manifeste la présence d\u2019un fait de culture, plus précisément d\u2019un complexe culturel, dans un milieu géographique.Qu\u2019il nous soit aussi permis de remercier ici le R.P.Bernard Mailhot, o.p.; M.C.-E.Campeau, ingénieur en charge du plan directeur au Service d\u2019urbanisme de Montréal ; M.Albert Courtemanche, professeur à la Faculté des sciences de l\u2019U.de M.et M.Gérard Lemieux, secrétaire de la Faculté des sciences sociales de l\u2019U.de M., qui nous ont offert un généreux concours dans cette recherche.Notre intention est de communiquer à l\u2019ACFAS les résultats de nos travaux au fur et à mesure de leurs développements. Index des noms de personnes qui ont présenté des communications au dix-huitième congrès Auger, Paul-E\t\t\t40 Aumont, Gérard, p.s.s\t\t\t44 Babineau, Louis-Marie\t\t.41,\t102 Barré, Roger \t\t\t38 Béique, René \t\t.42,\t147 Bélair, Raymond \t\t.38,\t80 Béland, René \t\t\t40 Bélanger, David \t\t\t45 Berlinguet, Louis \t\t\t38 Bertrand, Marcel \t\t\t39 Blain, Auray \t\t\t41 Blouin, Gisèle \t\t\t44 Boivin, Albéric \t\t\t38 Boivin, Bernard \t\t.42,\t43 Boivin, Jean-Louis \t\t\t39 Boivin, Paul-A\t\t\t\t39 Boulanger, Jean-Paul\t\t\t42 Bouthillier, Louis-Philippe\t.38,\t39 Brais, Roger \t\t.39,\t88 Brochu, Michel \t\t\t44 Brunette, C.-E\t\t.39,\t83 Camille, P., o.f.m.cap\t\t\t45 Carignan, Françoise\t\t\t41 Cayouette, Richard \t\t.42,\t155 Chénier, Louis-Paul \t\t.41,\t108 Claisse, Fernand \t\t\t40 Clermont, Yves\t\t41,\t121 Cole, A.R.H\t\t\t39 Corneille, Jean-L\t\t.39,\t88 Craig, Hugh M\t\t\t39 Dallaire, Jean-Paul, s.j\t\t\t44 Décarie, Vianney\t\t\t45 Depocas, Florent \t\t\t39 Desmarais, André \t\t\t41 Dessureaux, Lionel \t\t\t43 Dordoni, Franco \t\t.41,\t117 Doyon, Madeleine \t\t\t44 Dugal, Louis-Paul \t\t\t40,\t41 Dussault, Paul-H\t\t\t38 Faessler, Cari \t\t\t39 Fafard, L.-P., c.s.v\t\t\t44 Favreau, Léopold \t\t\t38 Foley, William T\t\t\t39 Fortier, Claude \t\t41, 110,\t117 Fortier, Guy\t\t\t40 Fournier, Abbé Ovila .\t\t42 Gagnon, Paul-E\t\t\t39 Gaudry, Roger \t\t\t38,\t39 Gauthier, Fernand-M.\t\t43 Giguère, Jacques\t\t\t39 Giguère, Paul-A\t\t\t39 Gingras, Bernard \t\t\t38 Gingras, Rosaire \t\t\t40 Girard, H\t\t\t83 Girault, Jean \t\t\t39 Gosselin, Colette \t\t\t43 Grégoire, Lucien \t\t\t38,\t75 Grenier, Fernand \t\t\t44 Grenier, Pierre \t\t\t39 Hamel, Aubert\t\t\t42,\t162 Herlant, Marc \t\t\t40 Héroux, Olivier \t\t\t40 Irénée-Marie, Fr., f.i.c.\t\t43 Jacques, J.-Emile\t\t\t43 Jones, R.N\t\t\t39 Kozakiewicz, Waclaw .\t\t37 Kucyniak, James\t\t\t42 Labarre, Jules \t\t\t38 172 ANNALES DE L ACFAS L\u2019Abbé, Maurice\t\t\t\t38 Labonté, Gérard, s.j.\t\t.38,\t71 Lachance, Louis, o.p.\t\t\t44 Lacourcière, Luc\t\t\t44 Lambert, Robert \t\t41, 42,\t133,\t150 Laneuville, Jean \t\t\t\t40 Laplante, Jean de .\t\t\t45 La Roche, Gilles\t\t41,\t125 Lavallée, Edouard .\t\t\t43 Laverdière, Camille\t\t40,\t94 Leblanc, Jacques\t\t\t\t41 Leitch, L.C\t\t\t\t39 Lemonde, Paul \t\t\t41,\t95 Lepage, Abbé Ernest\t\t42,\t156 Louis-Marie, P., o.c.r.\t\t41,\t, 42,\t43 Mailhiot, Bernard, o.p.\t\t\t44 Mailloux, Auguste\t\t40,\t94 Mailloux, Noël, o.p.\t\t\t44 Martel, Fernand\t\t\t40 Martineau, René\t\t\t\t42 Masson, Pierre \t\t42, 43,\t154,\t164 Mauffette, Pierre\t\t40,\t90 Maurice, O.-D\t\t\t\t39 Melihersik, S\t\t\t\t40 Moisan, Gaston\t\t\t41 Morse, A.T\t\t\t\t39 Nolin, Benoît \t\t\t\t39 Osborne, F.F\t\t\t\t40 Ouellet, Cyrias \t\t\t\t39 Ouellette, Gérard-J.\t\t43,\t166 Pagé, Edouard\t41,\t102,\t108 Payen, Roger.38 Payette, Albert.43,\t165 Peghaire, Julien, c.s.\tsp.44 Perron, J.-P.42 Perron, Yvon .38 Poirier, Louis .40 Pomerleau, René.42 Raymond, Marcel .42,\t159 Raynault, Léo .\t44 Rinfret, Marcel .39 Rioux, Gérard .43 Risi, J.39,\t83 Robert, Fr.Adrien, c.s.v.42,138,143,147 Roll-Hansen, Finn .42 Rouault, Marcel .38, 75, 80 Rousseau, Jacques .43,\t44 Savard, Félix-Antoine .44 Savard, Kenneth .39 Séguin, Louis-Roch .41,\t128 Soucy, Roméo .38 Spence, D.39,\t83 Thérien, Mercédès .40 Timiras, Paola S.40, 41, 99 Tiphane, Marcel.39 Tremblay, Jean-Louis .38, 41, 43 Trochu, Louis .38 Venance, P., o.f.m.cap.43 Voisin, André-G.38 Wang, Madeleine .40 "]
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