L'étudiant, 2 mai 1913, vendredi 2 mai 1913
[" Ce journal parait tou» le» vendredi» de Vannée univereitaire (novembre à mai) \u2014 le» vacance» exceptée» ::\t::\t::\t:: OftflftWEDElA SOClSËDE PUBUCOTION UVHL J&cùÿé en co//&Ao/^ofjon Uh/ver&ff&ine Le» marchand» qui tien-nent à la clientèle de» Étudiant» feraient bien d\u2019annoncer dan» notre journal.C\u2019ett le plu» »ûr moyen de le» atteindre.2ème ANNÉE - No 23 MONTRÉAL : 2 MA! 1913 Abonnement : $1.00 \u2014 S »ou» le No AU REVOIR! Fin d 'année universitaire NA T/ONAL maladive et dans son tempérament ombru-peuv.Elle s\u2019est prise d\u2019affection pour le contremaître de l'usine, Dorville, un enfant trouvé qui a grandi chez des paysans et qui est parvenu par la seule force de son caractère et les seules ressources de son énergie à se créer une position avantageuse.Il com- Xous publions aujourd\u2019hui le dernier nu-üéro de l\u2019\u201cEtudiant\u201d pour l\u2019année 1912-13.e programme que notre société de pubii-Vion s\u2019é!a!t tr,.cédès le début, a été rempli la lettre, du moins quant au côté matériel.\\vant de dire bonjour à nos lecteurs, et à ,os lectrices, car nous en avons, et plus une, il serait peut-être intéressant de par-ourir rapidement le travail accompli.Le côté littéraire et sérieux a été soigné allant que posible; grâce à l\u2019amabilité de I.! .agacé, et au travail persévérant d\u2019un de .us camarades il a été possib'e de donner nos lecteurs, l'analyse et parfois de co-\u2022¦ieux extraits, des admirables conférences ur l\u2019Art, qui se sont données à TUniversité, hiver dernier.Les conférences littéraires ont été plu-J leurs fois résumées, pour le grand bénéfice de ceux qui s\u2019intéressent aux choses de l\u2019esprit; et ça été un grand plaisir pour nous de publier les meilleurs travaux fails aux cours du lundi, par les auditrices de M.Gau-theron.L\u2019économie politique ne nous a pas trouvés indifférents; nous ne regrettons qu\u2019une chose, c\u2019est de n\u2019avoir pas été en mesure de publier régulièrement au moins l\u2019analyse des cours si intéressants de M.Edouard Montpetit.L\u2019espace restreint dont nous disposons dans le journal, nous en a empêchés.La co\u2019laboration universitaire, nous le disons franchement, n\u2019a pas été ce qu\u2019elle aurait dû être.Nous nous attendions à plus k- travail et à plus de sympathie.11 nous a fa lu parfois mettre de côté certains articles LA SACRIFIEE, PIECE EN 3 ACTES PAR G.DEVORE Monsieur Gaston Devore est un de ces au- prend la douleur de Jeannine et la console.| leurs peu féconds, mais consciencieux et Mais un jour, il apprend que les Roizel I probes, qui n\u2019écrivent que lorsqu\u2019ils ont des\tsont de vulgaires escrocs qui\tne veulent L Etudiant\u201d,\tcomme on le voit,\ta bonne i\tlnütll.0 L,u lumijtru>\tqu\u2019exploiter la naïveté confiante\tde Beaudri- vivre.\tLa perfection n\u2019a\tpas été |\t|| ,.st ,lo ,,LMIX (|,,i ' dépensent tout\tL\u2019oul't- H en avertit Jeannine.eur talent et leur esprit d\u2019observation Celle-ci, après une scène douloureuse avec possible.Ce sera, l\u2019oeuvre de nos successeurs.Nous leur laissons une oeuvre solidement envie de atteinte, c\u2019est bien sûr.D\u2019ailleurs, elle n\u2019est i pa.^ tie ce monde, et nous ne pouvons am-, à créer des types nobles et vrais qui ne sa soeur, lui révèle sa triste découverte, bitionner que de nous en rapprocher le plus s\u2019inquiètent que de leur vie morale, ne re- Suzanne s\u2019évanouit.cherchent ni les jouissances de la chair ni Mme Baudricourt furieuse et désolée, ac-les plaisirs de l\u2019argent.Leur sincérité et cuse Jeannine d\u2019avoir inventé cette histoire établie.Les bases financières, système de leur droiture de coeur s\u2019affirment en maintes pour empêcher le mariage île sa soeur et coopération, dont le récit sera peut-être fait ; circonstances.Ce sont des êtres \u201csupérieurs\u201d pour rattraper sa dot.Jeannine répond qu\u2019â plus tard dans quelque conférence savante, qui obéissent à leur conscience et les crises pareille prévention, une seule réponse est les bases financières, disons-nous, seront qu\u2019ils traversent résultent presque toujours possible et c'est le départ.Oui, elle s\u2019en ira victorieuses du temps et de 1 apathie.\u2022 de ia col ision des sentiments.\tdans la vie retrouver celui qu\u2019e.le aime.La A tous nos amis, à tous nos lecteurs, nous M.Devore étudie Ca \u201cfamille\u201d dans sa mère interdite croit à une inconvenante p'ai- disons un sincère merci.Au revoir, à l\u2019année prochaine.LA REDACTION.Monseigneur A rchambault A l\u2019Université, comme par toute ia Province, la mort de l\u2019Evêque de Joliette a provoqué de profonds et unanimes regrets.C\u2019est que Mgr Archambault avait vécu la véritable vie universitaire, l\u2019avait connue dans loules .-es phases.Il fut étudiant, professeur el Yice-Herletir.Sa liante intel-ligenee.son érudition, ses qualités de coeur et d\u2019esprit, ont laissé un souvenir ineffaçable.Après de bridantes études classiques, celui qui devait être 'e premier évêque de dedans une constitution et dans les drames intimes qui\tsauterie et ordonne à sa fille\tde\tse\tretirer la troublent.On le sent plus \u201cpréoccupé du\tdans sa chambre et de réfléchir, droit des enfants que de ceux des parents,\t\u2014suis ta mère, obéis.J plus convaincu des devoirs des parents que\t\u2014Mais non, maman, tu n\u2019es\tpas ma\tmère, de ceux des enfants, mais dès qu\u2019il soulève Tu es la mère de Suzanne, oui.Mais de Su-un problème, il en montre tous les aspects zanne seule.contradictoires\u201d.\t,!l petit- révoltée ne peut plus contenir De même quand il étudie un être humain, sa rancune et son indignation, il le retourne et nous en l'ait voir toutes les\taccuse sa mère de n avoir jamais faces en l\u2019opposant à d\u2019autres êtres dont il essayé sérieusement, tendrement, de péné-considère en même temps les faiblesses, les tre|' dans son coeur et dans son esprit.Elle qualités ou les défauts.\tl\u2019accuse d\u2019avoir décrété par avance que sa Dorville exprime lui-même, au début de nature était mauvaise et de n\u2019avoir jamais l\u2019acte 1er les idées que veut défendre l\u2019au- voulu 1 améliorer par des ca.ines remonteur.\ttrances.Elle l\u2019accuse de l\u2019avoir toujours sa- La famille, dit à peu près ce personnage, crifiée a Suzanne et de l\u2019avoir laissée seule, déforme par aventure les enfants qu\u2019el'e de- Ib\u2019i\u2019ée a tous les conseils du chagrin pen-vrait former.Il y a des enfants très mal- dant qu'elle courait avec l\u2019autre les maga-heureux chez leurs parents, des enfants sins, les expositions et les théâtres, dont on ne s'occupe pas assez et d\u2019autres Quand je venais t\u2019offrir que que chose, dont on s\u2019occupe trop.Ces derniers sont j\u2019étais reçue avec insolence, peut-être encore plus à plaindre, parce qu\u2019à\t\u2014Parce que tu offrais a contre-coeur, force de tendresses, de sensibilité, on atro- Et quand je t'amenais quelque part, tu phie les jeunes volontés, quand on ne les conduisais toujours en enfant mal élo-écrase pas sous une protection autoritaire.veti' envoyés par des camarades, dont la dignité |jot^ej s\u2019ôtait tout d\u2019abord engagé dan par \u2019a suite se trouva froissée.Ou bien j,i.0fes-ion libérale; il s\u2019était inscrit comme \u2022a rédaction en était par trop défectueuse, 1 £tiu|jant, à Laval.Mais après un an de déniions avons encore les preuves en mai ls, ou c.Uurej ü se sent;t définitivement appelé à bien le sujet était traité par d autres colla- ja voca^jon ecclésiastique et il renonça à la borateurs, qui, inconsciemment, s\u2019étaient ,\t.\t,\t.\t., vie du inonde pour donne le mot pour écrire sur !e meme sujet.i>EV]jse.Il fallait bien éliminer, au risque de nous se consacrer ciilicrcmcnt Ses études théologiques terminées Mais l\u2019on dira que la protection est le devoir d\u2019un père et l\u2019autdrité son droit.Si l'on vent.Cela ne justifie pas la manie qu\u2019ont beaucoup de parents d\u2019imposer à des enfants leur menta\u2019ité propre\u2014et quelque- \u2014Il ne fallait pas me faire élever par les femmes de chambre! Itaudrieoiirt.à l'appel de sa l\u2019enime pour la défendre, répond d'une voix angoissée : \"Que veux-tu que je dise?Elle a un peu fois pas propre\u2014et de vouloir fabriquer de 101 son toutes pièces leurs destinées, sans se soucier des jeunes aspirations.La famille est une grande, noble et douce chose.L\u2019auteur nous Jeannine, de plus en plus exaltée, poursuit ses accusations en criant à sa mère nue c\u2019est su première injustice qui a engendré toutes 1rs autres, qui ont provoqué ses révoltes.qui font qu'aujoiird'lini la haine
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