L'Escholier : gazette du Quartier latin, 20 janvier 1916, jeudi 20 janvier 1916
[" Vol.1 No.13 20 Janvier 1916 L\u2019Escholier Rédaction et Administration 320 RUE BEAUDRY 320 Téléphone : Est 4096 GAZETTE DU QUARTIER LATIN REDIGEE EN COLLABORATION PARAIT TOUS LES JEUDIS Quatre Pages :\t-\t-\t5 Sous Abonnement :\t-\t-\t50 Sous Annonces : 15 lignes agate :\t- - 50 Sous Paroles malheureuses.Harmonie à une danseuse de funérailles.Le grand \u201crallieinrnl \" de ITni-versité Laval, organisé dans le lait d\u2019aider à la formation du eorps médical qui porte notre nom, a malheureusement, donné lieu à de fâcheux incidents.1 féharrassés de toute contrainte, librement, nous tenons à reconstituer un peu les faits qui ont provoqué l'insuccès de la soirée et dire haut et court ce qu\u2019un ont pensé quelques centaines d\u2019étudiants de 1 l Diversité.D\u2019abord, le moment en était mal choisi, puisque ce soir-là.nous étions hors les murs, disséminés ci et là.dans les villes et les campagnes, en pleines vacances.Lt pourquoi avoir redouté notre présence.- t\u2019roit-on par hasard que nous sommes opposés au recrutement et à toute propagande faite en faveur de notre hôpital Stationnaire'?Que ceux qui désertent nos rives pour s'aller battre dans les Flandres aient eu raison de s'enrôler ou non, nous ne nous en préoccupons pas pour cet te lois, et.nous voulons le succès de notre eorps médical pour faire ouivre humanitaire auprès de ees gens-].u, s'ils ont besoin pour vivre d'un pansement on d un verre a boire.< )ui.il ne s\u2019agit pas de dissimuler ni de marchander ses opinions, les ambulanciers, médecins et olliciers de l'Hôpital Laval peuvent compter ferme sur notre appui.Nous sommes des leurs, parce qtt en s'enrôlant ainsi, ils se placent au-dessus des critiques et des tra-casseries des divisions politiques, ivirr- iio'ils remplissent une mis- mcnl.mais de là à dire que c'est un devoir pour eux et un devoir sacré, moral, de le faire, il y a un abîme ainsi creux que les sophismes qu\u2019on peut employer pour le I muiver.D'après ce nouveau Décalogue, devrons-nous penser que les commandements de la Loi sont devenus impérialistes et que les portes de l'Lglise seront fermées à quiconque n'aura pas tendu la main à Sam Hughes et accepté de lui le numéro du soldat ?(\"est fausser absolument sans merci les opinions personnelles des gens que de vouloir les convaincre, presque du haut de bambou, que le temps est venu, \"vend ineluctabile tempos'\u2019, de croire à la politique de celui-ci ou de mourir, d\u2019être un sergent-recruteur.ou de commencer à douter qu'on est dans la bonne voie du salut.l\u2019our nous, il est un devoir sacré, ! .qui consiste a ne pas sacrer tout ce qui porte l'étiquette de l'impérialisme.A part ça, il reste totiL ceux commandés par blyglise qui j ne change pas.Les nouveaux lé-; gisiateurs qui prétendraient nous obliger à d'autres, comme les faux prophètes, nous ne les reconnais-j sons pas.Roger Bon-Temps.( A la jeunesse nationaliste Lui I ,:ii .a caresses du couchant, les cygnes et les dieux étoufferont leur chant sion sublime et se lotit les agents\t( \"est samedi\tqu'auront I\tlell les èlee-\tet ton âme sel\ta l'âme des crépuscules.chargés (l'étendre partout les cou-\tlions provisoire\tS de la \".h\tMiuesse Na-\t\tJacques llobi leurs de notre l niversite.jusqu ici\ttionaüste\".\t\t\t\t invstérieuse pour 1 Lurope.Mais\tLes membres\tsont priés\tle se rendre !\t\t\t\t\t\t - ~ .\t\tJ ee eue.malgré tout, nous nous\tpour s heures\t¦t demie au\tnuméro 20\t\t refusons à oublier, ce sont les paroles malheureuses prononcées par Monseigneur Bruchési, paroles qui lui ont valu une riposte que nous déplorons, mais qui.cependant, est celle de tous les etudiants de rLiiiversité.Nous no voulons pas rompre en visière avec notre archevêque, ni soutenir contre lui des discussions oit tou> les arguments seraient sans doute loris de leur teinte idéologique, quoique nous nous reeonnaisons plein droil d\u2019en agir ainsi, forts des prerogatives que nous avons en matière polit it pie.de faire valoir in >s opinions (\u2018avers (\u2018t contre (pli que ce soit.Mais nous tenons à adirmer bien ouvertement que celui qui a prn-noncé les mots pendables et ciee-roniens du \u2018Me proteste a tout notre appui et toute notre considération.Que nos canadiens s enrôlent, parfait , le service est volontaire et ça les concerne personnclle- chemin Stc-< 'al heriiie Pour oPteair (les renseignements pins amples et pins précis, écrire à M .( Inst ave ('hnnvin, secrétaire par intérim de l'associai ion, Université Laval, ISô rne St-Denis.Hola ! Attention ! .Jeune homme aux idées gene-reuses.e est-a-dire dangereuses, arrêtez-vous et méditez ! .Jeune Cille française qui aimez les mouvements d'enthousiasme, Halte là! Rappelez-vous que l'on peut s'abonner à \"LLSC 110LILR pour la somme vous lisez bien, la somme de cinquante sous.Aidez-nous et abonnez aussi vos amis.Ouvrez vos coeurs et vos porte- Une mise au point monnaies.Le Gérant.Les doctes professeurs après des semaines et des semaines remplies d'un j mutisme religieux sur les griefs qui ont amené la suspension de nos amis laissè-| rent enfin tomber de leurs savantes ; lèvres le mot d'oubli, le mot de pardon.( hibli de quoi ?Pardon de quoi ?< \"est, là un secret des dieux et la seule explication de cet acte de Kulturisme semble être cette parodie d'une phrase célèbre: \"Les professeurs ont des raisons que la raison ne counait point \".Ores donc notre camarade Maillet a obtenu le \u201cdignus intiare\" au nombre des enfants roses et blonds du jardin de l'enfance d'Oscar.Nous l'eu félicitons en même temps que nos sympathies sont acquises aux deux tint res malheureux condisciples (pii gémissent encore dans les oubliettes du bannissement.On me pardonnera sans doute de revenir sur cette affaire car elle nous ; ramené loin en arriéré au temps de l lu-i (position et des lettres de cachet.Elle ; mont re l'omnipotence (le nos professeur-, de ceux que M .laeques llermil appelait des \"pions\" et des \"salariés\", en même temps qu\u2019elle nous fait voir la im'ntalité de ceux qui, devant inculquer, par mission, les principes du droit à la jeunesse, se drapent dans leur autorité, et volent :'i propos de buttes, six mois de la vie d un homme sans motiver leur acte.Applaudissons messieurs! Etudiants, inclinons-nous et, suivant leur exemple, prenons au.-si connue devise: \"La Force prime le droit\".\"Vive le progrès!\" \"A bas la liberté!\" I)ès après ce coup d'étut du 10 décembre 1 ! M û.tous les étudiants en droit, les olliciers en tète, signèrent une pétition demandant le rappel des trois brebis galeuses.On jeta les 120 signatures au panier.Les excommuniés écrivirent chacun une let t re à la facult é demandant les raisons de leur renvoi et la permission (Suite en 2ièmc page) «rôtie cnlnHlus.Ou refusa.Le secrélaire de lu l'aeulié.M.Auloiiio l\u2019enaull.interviewé par le eraml \u201curbane (le la Haee\" La l\u2019res'e au siij('t d'un entrefilet paru dans le \u201cHéveiL le II déeemlire dernier, répondait avec un scuirire inimitaUe.(pie \u201ccette altaire ne concernait pas du tout le publie' .(C'f.\"La l\u2019resse'' Il décembre l'.llô).N raiineni, l'I iiiversité, corps reconnu d'utilité puNi(|ue.subvenlionné.larjie-menl subventionné par LLtat.eonune l'allirniait le rédacteur du \u201cl'éveil\", peut faire à son fin\u2019 le beau ou le mauvais temp-, décréter que l \u2019un sera a vient et (pie l'autre ne le sera pas.procéder ex cathedra au bannissement de ceux (pii n\u2019auront pas eu le don détre \"à quatre pattes\" et devant tous et chacun, et cela péremptoirement ' Les jeunes cens ou les parents de ces jeunes cens iront eonlier à celte institution la seule école frainpiisc de Itroit au < 'nnada.une somme d'argent pour recevoir en celiaiijic un peu de science.et un beau jour, parce que la binette du jeune ('hose ne plait pas au professeur .Machin, on cardera I ai'crnl et on ne lui donnera pas la .-cienee (pie par un contrat tacite on s'enca.ue de lui donner! Kt on lui fermera l'accès d\u2019une maison qui s'appelle II nivcrsité et où doivent nécessairement passer ceux qui se destinent aux carrières libérales.Pour qualifier de tels procédés, le mot de Kultur est encore trop beau, il faut tet rancher le \"t ni \u201d.I ,é(nice Joli vet.sur Satires d\u2019un Poète les \u201cSouhaits et Menaces pour l\u2019An du Seigneur 1916\u201c SALI II h II .l'ai fait une promesse austère I l'écrire hebdomadairement I \"ne satire sur les temps Passés, à venir et présents.I lone en noble universitaire Je ne pourrais un seul instant \\ ioler na>n chaste serment Kn voulant aujourd'hui me taire ( \u201cest un sujet (pii m'est à eceur I l'ailletirs.tout comme la liqueur.Pardon! je ne suis pas buveur Si je pal le ici de liqueur (\"est pour avoir la rime eu \u201ceur\u201d ( >r donc épcronnant Pégase.IVurinnolant le Mont Parnasse, .l'arrive à vous tout empressé Pour vous souhaiter do passer \u201cl'ne bonne et heureuse année\" Toute d'espoirs assaisonnée.Des souhaits vains et éphémère.-Qui s'arrêtent au premier pas.Que vous souhaiterais-je encore: Trois cent soixante-six beaux jours ('oiisiis d espérance et d'amours.Kt remplis du soir à l'aurore.Kt pour nos M pauvres proscrits.Mes souhaits d'être moins maudit-I)e la surface de la terre.Kt (pie.pendant leur court exil I)u jardin universitaire, I ,e I lest m arrête son lil Kt que pour eux il soit moins vil! Quant à Oscar le Sycophantc, A l'allure abracadabrante, Que sa caboche ail plusieurs fentes.Kt que par le remords (pii mord.( 'omme un cheval qui a le mors-aux-dents.il vive comme un mort lîoiuré par l\u2019éternel remords.Mais ipie dis-je, hélas! éi ma Musc I lire que j lu more ( le vers ('e mouchard, cet \u201cà I'envcrs\u2019* (jui.mais je vois que je m'amuse.Kt pour des r-ouhaits de bonheur t In dira que j'y vais d'un eieur! Que voulez-vous .\u2019 ou ment en prose ( 'omme en vers et bien des choses j Que l'on déclame avec aigreur ( 'aehent parfois de la saveur.; Qui sait, quand ou ouvre sa porte lit (pie l'on dit : \u201cBonjour, entrez\", (in n\u2019aimerait pas mieux crier: l \"Toi.mon.(pie le diable t\u2019emporte!\u2019 Las! le monde a toujours menti.(lue voulez-vous (pie l'on y fasse.Janus a toujours eu deux faces Aujourd\u2019hui comme au temps d'Iloraoe; Bien d'étonnant si je Lai dit ! Halluciné.I I janvier Itllti.Anonyme.I n de nos nombreux collaborateurs inconnus nous envoie un article sur les carabins.A notre uraml reuxet nous ne pouvons publier ce chef-d'o-uvre pour deux raisons.La première c'est qu'il ne faut pas parler des absents, le tvpe du carabin étant complètement disparu sons le Knout de l'absolutisme universitaire.la seconde raison, est que ni l'article ni la lettre (pii I accompagne ne sont signes.Nous profitons de l'occasion pour avertir nos collaborateurs que dorénavant nous ne publierons aucun article a moins qu il ne soit accompagné du véritable nom de l'auteur.L \u2019 K S (' H O L I K R L.A.Morency, O.Morency.Tel.Bell Kst 32(12 MORENCY FRERES DOREUR ET ENCADREUR Spécialités: ( Iravures françaises, Kstampes du X\\ II et X\\ Ille siècle.Cilaees.Miroirs Consoles, Paravents et meubles l'aeeueil le plus eourioi-que votre compte soit gros ou |M-t»t.1.r.U:SI>ERA\\CE, H in ml.Toi.Bell Est: 15S1 CliasC.deLoriniier Flours naturelles et artificielles.250, rue St-Denis, 250 MONTREAL 'îy v Sl\u2019I'JCIAl.l'l'K: Trilnit.- Iloniux et funéraire- POUR VOS CADEAUX DES FETES Allez rendre visite à Georges Eiienne Coté TABACONISTE LIBRAIRIE ET PAPETERIE DE FANTAISIE 252 RUE ST-DENIS Près Demoiii i^nv.\"I/Escliolier\" e-i luihlié |>:u la ('ompagnic \u201cl'Ixsdiolicr 'Illimitée i Itnprimâ a riiiiprittterie l'aradia-Vincent, a Ci»*., 3'JO rue Reauilry, Montréal EST 1685 \u2022*\t1752 M.Amédé Mouette LISEZ ! Ami.je vous serre ):i nmin Ou vos deux lèvres de enrmin.M:i chère, et pour vos Icndcmnins Des souhaits d\u2019amours inconnues.('('Iles (pii ne sont pas venues.Que l'on attend tous les matins, Kt (pii sont des traits de lumière Quand elles vont dans la chaumière Réchauffer les espoirs éteints.(Tiens! je suis poète, mâtin!) Mais que ces souhaits de première Inspiration ne soient pas Notre collaborateur et ami M.Amédé Mouette vient d'èlre reçu avocat.Nos félicitations, (\"est un jeune ardent et sincère (pii entre dans l'arène.Nous lui souhaitons courage et succès.Parlez Français Au téléphone, en tramway, au restaurant.au bureau, parlez la langue des civilisés.( t'I espace est réservé pour les rapports financiers que tout conseil de faculté a le devoir de publier.Nous garderons aussi un espace pour la \u201cmaison des étudiants.\u2019\u2019 Cesse/, de vous faire plumer de vous faire exploiter, exigez des rapports.lue bonne administration d\u2019ailleurs aime à rendre des comptes. a L \u2019 E S C II O L I K h Salle immense.14 tables de pool, 2 billards anglais, 1 billard américain.C\u2019est laque les étudiants rivalisent durant leurs heures de loisir.Rod.Carrière Choix de Lunettes, Lorgnons, Baromètres, Thermomètres, Kir., KtC., Ktc.OPTICIENS ET OPTOMÉTRISTES » riiotcl-Dirij.,i i ¦ '.IIÎO à II ln-urt-, , v-repté le iiiercniii et le .-ameili.Henri Se'nécal \u201cLAVAL BILLIARD PARLOR\u201d FOURRURES 285 EST, STE-CATHERINE.\tTel.E.4632\tgros et detail Le- d mlianis sont invités à venir extnniner no.- m.titnili'iucs modèles de fourrures.A»*hotoz vos borots :\t.t\t M.'itoM'saiiil\ta (plil té\tla m.ai-on depui- un moi- et l'iin ne sait\tlias on il\test allé.1 )n l'a vil |\tlartir avec des poete.-.me dit le\t coneiergc.(h\t- gens\tpu avaient de- cheveux jusqiie-lâ.\t\t '¦(\"e-t bien\t(le- poè\tes.n'est-ce pas ?et puis |>n> très bien\tmis: de.-\tpoètes, allez, monsieur.fait-il en hranlant la tete.( )h! oui.ce sont des poètes, probablement1 Dans le- derniers temps.Matimssaint faisait la eoitr à la nièce d'une fruitière i|iii del.trait rue des Vieux-August ins.N avait-elle pas aussi, à ce .'a eiml'n'' Matoiissainl un oncle ui> \"Ul la pente di la lâelirti- Il me deinamlerait mie eliopine, j irai> de la chopine, je roulerais même jiixpi\u2019au litre, t Mi apporte des verre-\\ la vôtreî\u201d Il l»oit.> e-suic les I* \\ le-, renfonee son chapeau et eoininetiee: ¦ V(Mi>ave/.l\u2019ait pauvre, vou-êtes mal mis, votre Imure ne plaît pas à tout le inonde; une personne i|ui vous veut du mal >e trouvera sur votre chemin, ceux «jui vous voudront du l»ien en seront empêehes.mais vous triomphere/ de tous ces ol»-taclis à l\u2019aide d\u2019une troisième personne «pu arrivera au moment où vous vous y attendrez le moins II faudrait pour coimnitre son nom.reiiarder dans le /IM/ i/cs sorrins.(\"est eiiiij mh|s pour ioiit savoir.\u2019 .le ne puis pas mettre eneore eitKj sous, même pour tout savoir! L'homme se di'pêehe de m'expédier.\u201c\\ ou.s tirerez le dialde par la ijueue jus(|ii*:i «{iiarante ans; alors, vous .ounere/.à vous marier, mais ü sera trop tard: celle «pii vous plaira xous trouvera lmp vieux et trop laid, et l\u2019on vous renverra de la famille.\u201d Il me pousse dan> le corridor et appelle le ih.r Je tri fle.Il n y a plus i|u'à ailei du côté de I :imoureu>e à Matoussaint.le ne connais malheureusement »pie s;i tinme et son petit nom.Matoussaint l\u2019avait Kaptisée Tmehotielh .le hais la rue des \\'ieux-Aunu.st ins en loimeant les trottoirs et elierehant les fruitières; M y en a deux ou trois.Je me plante devant les choux et les salades en regardant passer les femmes; toutes me voient rôder avec des yestes de sinue.ear je fais des urimaccs pour me donner une contenance et je me tortille comme (|iicl à la vitrine voisine.Si dan> la -\u2022urée on s'é-tait apereii d\u2019un vol dans le «piarticr.ou m'aurait >igualé comme avant lait le gm t ou pu- rempreinle de** serrure- J .tai> arrête et probableiueiit coud tlimé.N l\u2019heure du déjeuner, j\u2019ai eu vingt alerte-, i iovant vingt foi- iveomiait re l'nuihiircusc à Matous.N.iint.et vingt foi- fai-ant rire lc> hile- sur la porte de I atelier ou de la crémerie.Um l e>t donc ce grand dadais (pu dévisage tout h- monde ?I\tJle me montraient du doigt en ricanant et je devenais rouge jusqu'aux oreilles Je menluyais dans le voisinage, j'enfilai^ des ruelle- vile- (pii -entaient mauvais; où des femme- à ligure- violettes, à robes lilas, à la voix rauipie.me faisaient des lignes et me tiraient par la mam he dan- des allées boueuses.Je leur échappai- en me débattant >ou- une averse de mot- immondes et je revenai-, mourant de honte et aussi de fatigue, dans la rue des Viciix-\\ugust ms.II\ty en a (pii m dut pris pour un mouchard \u2018 ( \u2022n esf un.ai-je entendu un ouvrier dire à un autre.11 est t rop jeune.\\ a donc! Kt le lil- à la mère ('hauvel (pu était dan- la Mobile, n'est-il pas de la mus > maintenant 'r\u2018 Il faisait chaud.Le soleil cuisait l\u2019ordure à la bouche des égout- et pourrissait le- épliiehures de choux dan- le ruisseau.Il montait de cette rue piétiuée et bordée de fritures une odeur de va>e et de graisse (pu me prenait au co ur .l avai- les pieds en sang et la tête en feu.La lièvre m'avait saisi et ma cervelle roulait -oils mon crâne connue un Ilot de plomb fondu Je (piittai mon poste d observation pour courir où il y avait plus d\u2019air et j'allai m'alTaisser sur un banc du boulevard, d\u2019où je regardai couler la foule.J'arrivais de la province où.sur dix personnes, cu»(| vous connaissent Ici les gens roulent par centaines: j\u2019aurais pu mourir sans, être remanpié d\u2019un passant ! o 12 10 0 .*> Il remonta l'Outaouais jusqu'à sa source, découvrit, une petite rivière qu'il nomma en souvenir de son passage Rivière aux Français- des traducteurs barbares en ont fait depuis French River traversa le lac Xipissing et les îles de.Parry Sound et le 1er août, soit 23 jours après son départ, il arrivait à Olttuacha sur la baie de Penctanguishene (270).De là, là il se rendit le lendemain à ('arworon, petit village situé une lieue plus loin, puis revint à Otauache, d'où il partit le 3 août pour se rendre à Titninjutiincliitui, situé au fond de la baie.Le I.à 7 I d'hui, celui de point Varwood, il trouva 3\t|\tt;\th;\tdes Indiens complaisants\tqui le con- t)\t|\tp)\tduisirent à Curliuna.T.(\u2019.) mauvais vouloir des commis de la < 'nuise met à la disposition de tous les inté-j pngnie de Rouen, (pi'il avait amenés mission jusqu'en I(i2.\u2019).I! se mit en route pour Québec, mais il se nova dan-la rivière des Prairies avec son néophvtc Ahuntsie, à un endroit (pii porte aujourd'hui le nom de Sault-au-Recollet.(2S2) En ll)2G, de nouveaux ouvriers s'en allèrent chez les Humus.Les Jésuiies au pays depuis 1G2Ô, secondèrent les recollets dans leur œuvre.Les PP.P.Rréhœuf et de Noue accompagnés du P.de la Roche d Aillard.récollet, arriva récemment de Dieppe, allèrent s'établir à russes, en curieux.quête de renseignements | avec lui.empêchait de poursuivre plus ! Toanché (290).Au mois d\u2019octobre, h longtemps on œuvre évangélisai rice.P.d' Aillan marchandes qui avaient lion du pays, commencèrent Le Français fin ri 8 l\u2019Onfnrin |,'1,(,Z(\u2018,1X\u2019ils,i,'0\", l:l'faite (les pelleteries, mauvais œ CZCi/fo l\tLes connaissances religieuses des 1 lurons i l'on voulai j étaient des plus primitives.Ils crovaient faisnil-i __A _\u2014i\tChamplain (pie l'on croyait mort fut [ reçu avec joie.l'administra- ! La compagnie de Rouen, composée en Champlain et les Récollets furent les découvreurs de l'Ontario.Celte vaste contrée, cpii comprenait alors toutes les terres s\u2019étendant au nord des lacs Ontario, Eric et Huron était peuplée par les 1 lurons, de la grande famille Iroquoise.C\u2019est ce qui lui fit donner pendant longtemps le nom de pays des 11 lirons.Les Ilurons n\u2019ont pas une très longue histoire, ce (pii ne veut pas dire (pi'ils furent un peuple heureux.Ils furent en luttes continuelles avec les Iroquois, (pii habitaient les terres- inférieures des grands lacs, jusqu'à la rivière Richelieu, qui s'appelait alors rivière des Iroquois.C\u2019est le territoire actuel des états de New-York, du Vermont et du Maine.Dans les rares trêves (pie leur laissaient leurs farouches voisins, les Hurotis s\u2019occupaient, comme toutes les tribus sauvages, de chasse et de pêche.Plus tard, lorsque les commis des compagnies s\u2019établir grande partie d'IIuguenots voyait d'une d Atuard laissa ses deux compagnons et alla s établir chez les nations neutres, comme ou appelait alors les tributs sauvages (pii habitaient sur une ligne imaginaire tracée d'Oakville sur lac il le caractère catholique que Ontario à Goderich sur le lac Huron ut donner à la colonie.Aussi (291).Il y resta environ six mois puis ntes sortes\u2019d\u2019einbarras aux revint retrouver les deux jésuites à : a un principe du bicu et à un principe du missionnaires.Ainsi, elle défendait à Toanché.Au mois de mai 1C,27.le R : m:d et a un esprit créateur.Ils no ! ses interprètes d'apprendre aux Récollets i luisaient aucun sacrifice.\t:\tles langues dos peuplades (pi\u2019ils l'vaugéli- II y.avait do quoi tenter le zèle aposto-I saient, ce (pii força ces religieux à relique des Rccollets.t'es zélés religieux j constituer eiix-mémes, à grand'pc'mo les jetaient a peine installés dans leur habi- dialectes des différentes tribus chez les-tation de Quebec (pi ils y envoyèrent le i quelles ils allaient habiter.¦ 1 .Joseph Le ( aron.\t( 'es obstacles voulu ( o missionnaire, arrivé à Québec de-1 bien dos âmes.Pour h de Noue revint à Québec et fut suivi de près par B rebœuf mission.(a) Je le le P.d\u2019Aillurd et le I resta seul en charge de la GEORGE* (\u2019DERRIERE .1 -sa/ère.tire ces renseignements de men il le P nuisaient au faire disparait ro.puis un mois a peine partit avec une taible escorte et se rendit au lieu de la mission.Il y célébra la sainte messe le ' rieur le P.Janiny.*2 août IGlâ, sept ans après la fondation ! Les deux récollet) l\u2019excellent ouvrage du R.P.Jones, archiviste du collège Sainte-Marie de Moui- lle Québec.Ce fut en un lieu appelé Arantaen dans les Relations des Jésuites et ('arhagouha, dans les \u2018\u2018Voyages\" de Champlain, sur l\u2019emplacement où s\u2019élève aujotird hui le village de La Fontaine dans le comté de Simone, que le Christ descendit ainsi pour la première fois sur le sol ontarien.(271) |a).( liamplain assistait lui-même à cette imposante cérémonie.Le premier gou- oro Le Caron n'hésita pas à s\u2019om- réal.intitulé \u201c8 Endakc ehon\" ou \"Old larquer pour la France avec son supé- lluronia\u2019\u2019 reproduit en entier avec un grand luxe d'illustrations et de détails fa) s étaient cm- dans le cinquième report des archives bat que.- pour la !\u2022 rance, le 20 juillet de la province d Ontario pour l'année Bilt',.A leur arrivée à Honfleur, ils 1908.M.Alexander Fraser, l'archiviste appiiient que le prince de ( onde, vice- en adresse gracieusement un exemplaire toi de la Nouvelle-l1 rance, sur lequel ils à ceux qui lui en font la demande.Les (omptaient pour faire entendre hairs chiffres entre panai thèses renvoient aux justes revendications était sous le coup pages du volume.d'une accusation de haute trahison si (a) Les Pères Jatnav et Le Caron, fréquente à cette époque et enfermé à la dont nous avons déjà parlé.Bastille.Les autres marchands aux- (b) Faillon, Histoire de la Colonie quels ils s adressèrent leur donnèrent des française ni Canada, p.1ô9."]
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