Le nouvelliste, 2 octobre 2010, Week-end
LE NOUVELLISTE [stSIil < *V I /P\ x'/ TROIS-RIVIÈRES ÉDITION WEEK-END 2-3 OCTOBRE 2010 LENOUVELLISTE.CYBERPRESSE.CA Télévision La saga de Ken Follett passe en mode télé IW, W CARAVANE ».>> *7 ! J v.___ \ ^ hL LE POIL DE LA BÊTE Gare aux loups-garous R.J.Ellon Les Anonymes ROMAN LIVRES Quelques notes de suspense signées.E9 CBE TOURISME bâsiswbai nes^awœu r-îieBruxelles- sr il \msâ Mme Lucy Ross Directrice INSCRIVEZ-VOUS DES MAINTENANT pour la session d’automne ! Cours d’anglais personnalisés Organisme formateur agréé par Emploi-Québec Établissement d'enseignement reconnu par Revenu Québec ¦ Cours privés, semi-privés * Cours de groupes * Formation à distance * Formation en entreprise 87, Notre-Dame Est, Trois-Rivières 819 380-8153 www.dunmondealautre.ca WEEK-EN LE NOUVELLISTE | EDITION WEEK END 2-3 OCTOBRE 2010 E2 AVEC MARIE-JOSÉE MONTMINY ADOS ET CONSOMMATION Option Consommateur organise depuis quelques années un concours, Ados Zoom, destiné aux élèves de 4e et 5e secondaires.Les jeunes y sont invités à réaliser un court métrage sur le thème touchant la consommation, question de sensibiliser leurs pairs aux enjeux reliés au sujet.Le site d’Option consommateurs (www.option-consomma-teurs.org/ados-zoom) présente les courts-métrages gagnants.La vidéo primée cette année, réalisée par une équipe de l’école Louis-Philippe Paré est particulièrement amusante: les jeunes ont conçu une parodie du fameux linge Sham Wow (Sham Pow) qui vaut la peine d’être regardée.Les productions ayant mérité les deuxième et troisième prix et le coup de coeur du jury sont aussi en ligne, de même que les lauréats des années passées.¦ajoosRjJom.' 2009-2010 letjwfc-flmmjtw aman LES EFFETS DE LA CRISE L'indice fi jmurn de fa cri.se CcrctiffienKe De l’eau dans le gaz : donai 14.5 relWtnJi * peur ¦ GM ctOsyder 6b b Milted «y».Un [" Autrssfilms Jfonv«rtrrë ¦igBaS L’Office national du film s’est approprié la plateforme internet de remar-q u a b 1 e façon.Plusieurs de ses productions spécifiquement destinées au web sont digne de mention, dont un documentaire sur l’après-crise économique, PIB - L’indice humain de la crise économique canadienne (www.pib.onf.ca).Regroupant des productions étalées sur un an, ce web documentaire multimédia bilingue témoigne des effets à long terme de la crise sur la vie des Canadiens.La page d’accueil invite à l’exploration de 17 histoires, 53 essais photographiques et 143 billets, et un film synthèse de 23 minutes résume les 14 heures de films et essais photos produites pendant 365 jours.Un beau portrait qui pourra entre autres servir de source aux historiens du futur.MODE CANADIENNE Nouveautés Designers Vêtements Accessoires Idées cadeaux Bouche à oreilles pn Wagjsiaez vos créations canadiennes préférées hpwfe((e-S ca((ecfro>\> Pufenfaf' Je sais, le site est plus commercial que divertissant ou informatif, mais il est à classer dans les favoris des amatrices de mode, et surtout des fans de designers canadiens.La boutique virtuelle Chiccane.com (www.chiccane.com) présente les créations de plusieurs de ceux-ci et en permet l’achat.Par exemple, dans la section «Boutique vêtements», on peut voir et acheter un boléro d’Eve Gravel, un legging de Barilà ou une robe serpent de Nadya Toto.Une «Boutique accessoires» présente des bijoux d’Anne-Marie Chagnon ou de Charlotte Hosten ou des sacs de Denis Gagnon.A ce jour, 17 designers y exposent certains items de leur création.Pour encourager l’industrie d’ici.* A SURVEILLER CE WEEK-END 1 Constantinople Aujourd’hui, 20 h, au Moulin Michel de Gentilly 2 Récital de poésie avec Jeanne l’Archevêque Aujourd’hui, 19 h 30, à la Maison Rodolphe-Duguay 3 Duo Stèts-Vaillancourt Aujourd’hui, 20 h, à la salle Anaïs-Allard-Rousseau 4 Place aux aînés Aujourd’hui et demain, 14 h, à la salle J.-Antonio-Thompson 5 Rencontre d’auteurs: Violaine Héon et Mario Lachance Demain, 14 h, à la librairie Clément Morin de Shawinigan Marie-Mai est en spectacle ce soir, 20 h, à la salle J.-Antonio-Thompson.À la une E3 Arts visuels E8 C’était hier E12 Cinéma E4-E5-E6 Divertissements E10-E11 DVD-Vidéo E12 Les vins E13 Livres E9 Télévision E7 Tourisme E14 à E16 Concept à revoir?Éric m \ Langevin ^ Hp f eric.langevin@lenouvelliste.qc.ca Robert Trudel est un excentrique.La plupart du temps, il se qualifie lui-même de «fou».Mais personne ne peut lui reprocher de ne pas aller jusqu’au bout de ses idées.La Cité de l’énergie, les expositions d’Espace Shawinigan et le spectacle Eclyps sont autant de succès auxquels il peut référer positivement pour donner du poids à ses idées de fou, justement.Or une chose est certaine, Robert Trudel n’aime pas perdre.Perdre de l’argent, certes, mais perdre dans le sens qu’il n’aime pas faire face à l’échec.Et il prend tous les moyens pour éviter cela.Il est prêt à prendre des risques, à investir temps et argent, mais pas question de poursuivre un projet si celui-ci va vers l’échec.C’est assurément la raison pour laquelle il a commandé un sondage afin de voir ce qu’il adviendra du spectacle Eclyps.Tout le monde en convient, l’amphithéâtre de la Cité de l’énergie est un endroit fabuleux qui bénéficie d’une technologie particulière avec sa plate-forme tournante.Mais une baisse du nombre de spectateurs, au cours de la dernière année particulièrement, a forcé la Cité de l’énergie à rivaliser d’ingéniosité pour garnir les gradins.On a notamment offert des rabais aux résidents de Shawinigan qui se font tirer l’oreille pour encourager le produit local.Robert Trudel veut savoir à quoi s’en tenir.Une décision concernant Eclyps sera prise à la suite de la compilation des résultats d’un sondage mené partout au Québec, lequel sera jumelé aux données recueillies cet été auprès des visiteurs de la Cité de l’énergie.Trois grandes conclusions peuvent émaner d’un pareil exercice: l’usure du temps a fait son œuvre avec Eclyps, les spectacles extérieurs n’ont plus la cote ou encore les spectateurs ne sont plus prêts à payer tout près de 50 $ pour un tel spectacle.Il faudra mettre le doigt sur le bobo parce que beaucoup de stratégies touristiques reposent sur ce genre de spectacles.Et pas seulement à Shawinigan.Miser sur un spectacle à grand déploiement devient maintenant un pari audacieux.A Drummondville, on a mis fin à AO en plein milieu de l’été en raison du manque de spectateurs.A La Baie, précurseur dans le genre, même une version renouvelée de la Fabuleuse histoire d’un royaume peine à attirer les foules.Tout cela s’inscrit, en plus, dans le contexte où le financement gouvernemental pour de telles aventures se fait de plus en plus mince.Il reste tout de même des histoires plus heureuses.A Sherbrooke, le nouveau spectacle Omaterra a vu le jour au cours de la belle saison et a connu un certain succès.Plus près de chez nous, Showtime a rendu de fiers services à la région en terme de tourisme pendant plusieurs années à la salle J.-Antonio-Thompson.La fin du spectacle cette année annonce l’arrivée de T’estimo, un nouveau spectacle dont on ne sait rien encore et qui pourtant est bâti en fonction de devenir un produit d’appel touristique.Non visiblement, il faut avoir une bonne dose de courage pour se lancer dans de telles aventures.Le bilan des derniers mois n’a rien de rassurant.J’ai hâte de voir les résultats du sondage concernant Eclyps, mais j’ai surtout hâte de voir quelle interprétation en fera Robert Trudel.Il est d’un naturel tranchant.Il va donner toutes les chances au coureur - le sondage en est la preuve - mais s’il n’est pas rassuré, ce sera la fin dEclyps.La question se pose: qu’y aura-t-il à l’amphithéâtre de la Cité de l’énergie l’été prochain si Eclyps disparaît?On ne connaît pas encore la réponse, mais je suis certain que Robert Trudel a quelque chose dans es cartons qui va répondre vite à cette interrogation.* Prix Orange Une toute petite émission qui passe inaperçue à V télé me ravit complètement cette année.Ça s’appelle Un souper presque parfait.Pendant une semaine, cinq inconnus se reçoivent à souper et se donnent mutuellement des notes en secret sur la bouffe pour déterminer le gagnant.Banal comme concept?Pas quand la narration est faite par André Ducharme.Il est incisif, baveux et réellement très drôle.Une petite émission rafraîchissante dans notre télé souvent trop proprette! Prix Citron L’annonce de la nourriture pour chien qui est si bonne pour Fido que celui-ci ne fait plus seulement des crottes, mais des supercrottes!!! C’est quoi ça?Ça doit être le même concepteur que la publicité de l’ours qui est pris avec des petits morceaux de papier de toilette collés au derrière.Franchement! À LA UNE LE NOUVELLISTE | ÉDITION WEEK END 2-3 OCTOBRE 2010 Caravane: la vision de Sarah Barbieux La troupe de Saint-Paulin souligne ses 30 ans d’existence PHOTO: OLIVIER CROTEAU »]!MÜ , ' tv" Le noyau de la troupe Caravane: la directrice artistique Sarah Barbieux (au centre), sa fille Thaïs (à droite) et son conjoint Sylvain Chlasson (à gauche).Marie-Josée Montminy marie-josee.montminy@lenouvelliste.qc.ca Saint-Paulin — Une fusion de la musique, de la danse et du théâtre.Telle était la vision de Sarah Barbieux quand elle a créé la troupe Caravane en 1980 à Montréal.Trente ans plus tard, installée à Saint-Paulin, elle vit au milieu de cette vision.Littéralement.Dans la pièce de la maison-atelier-studio où elle nous reçoit avec son conjoint Sylvain Chiasson et sa fille Thaïs, nous sommes entourés de harpes, violons, flûtes et tablas, d’un établi et d’un ordinateur.Dans la pièce adjacente, les marionnettes géantes attendent de prendre vie, à côté des toiles de décor et des mandalas de Thaïs.Caravane propose à ce jour pas moins de 40 «produits artistiques» sous forme de spectacles de scène, d’animations, d’ateliers de créativité et de conférences.Le tout dans une philosophie de troupe familiale où la multidisciplinarité est nourrie par un souci de création à sa plus simple expression.Création artistique, oui (les concepts, les scénarios et l’écriture des numéros et spectacles), mais création matérielle aussi.L’homme du trio conçoit et réalise les décors et les marionnettes, tandis que les costumes et accessoires sont du domaine de sa douce.Côté interprétation, la multidisciplinarité s’incarne aussi dans le trio.Impliquée dans la troupe depuis l’âge de 8 ans, Thaïs a appris la danse, les percussions, la basse et les tablas.Dans le volet arts visuels, elle s’est spécialisée en mandalas (une technique de dessin) et anime des ateliers de création de masques.L’écriture trône également parmi ses intérêts.Sa mère aussi écrit, et peut se décrire comme comédienne, danseuse, flûtiste et percussionniste, tandis que Sylvain Chiasson cumule les titres de luthier, peintre, échassier et multi-instrumen-tiste.Puisant leur inspiration dans l’imaginaire, le rêve et la mythologie, les membres de Caravane créent donc de A à Z des animations, spectacles et ateliers dont le style se veut original, coloré et rythmé, dans une approche faisant valser la diversité avec l’universalité.L’histoire De descendance gitane et méditerranéenne, Sarah Barbieux est née en 1958 en France, et a grandi dans les banlieues de Paris avec un épisode de deux ans en Algérie.Son parcours artistique a débuté en 1977 lors du tournage du film Molière, d’Ariane Mnouchkine, dans lequel elle a tenu un rôle muet.Trois ans passés aux Ateliers du Chaudron, à Paris, ont aussi alimenté sa formation.«Il y avait là une effervescence de création théâtrale.J’ai eu la chance d’être au milieu de ça.J’ai eu accès à toutes les grandes troupes des années 1970.J’ai eu une formation “sur le tas”!», raconte-t-elle.Sarah Barbieux et arrivée au Québec à l’été 1979 et a fondé Caravane en mai 1980.Quand elle évoque sans entrer dans les détails les raisons de sa migration, on décèle une ombre de fuite dans son exil.Une interprétation qu’elle confirme lorsqu’on la formule.Toujours est-il qu’entre une idée de se rendre en Inde, territoire d’origine du peuple roma (véritable nom de ceux qu’on appelle gitans, tsiganes ou bohémiens) et celle de gagner le Brésil, Sarah Barbieux a atterri au Québec, dans une optique de voyage d’un an.«J’ai quitté l’Europe avec en tête ce que je ne voulais pas», précise-t-elle.«Une fois ici, je me suis mise à respirer.Je n’étais ni prise dans mon passé, ni dans les structures artistiques européennes déjà codifiées.J’étais vraiment dans le Nouveau Monde», confie-t-elle en décrivant la sorte d’engrais spirituel, identitaire et culturel qui a nourri son enracinement au Québec.De l’aveu de sa fondatrice, les débuts de Caravane ont été «très instables».Entre deux et cinq personnes gravitaient autour de la troupe axée sur un théâtre plutôt expérimental.«J’étais pas mal toute seule.J’ai eu Thaïs en 1984 et mon fils Lénaïc en 1986.J’ai continué.Puis en 1988, j’ai rencontré Sylvain.C’est la providence qui est intervenue!» Nécessité, mère de la créativité Sarah Barbieux avait décelé en Sylvain Chiasson le potentiel qu’elle l’a encouragé à exploiter en s’impliquant dans Caravane.L’étudiant en architecture, habile dans un atelier, s’est donc mis à la conception de marionnettes, est devenu marionnettiste et les choses se sont enchaînées.«Tout était en lien avec les contrats.Si on avait besoin d’un guitariste, il fallait apprendre à jouer de la guitare!», raconte le natif de Montréal.«La nécessité est la mère de la créativité.Ce qui nous guidait était la survie.Moi, j’ai été élevée dans les ghettos de la région parisienne.Il fallait survivre», ajoute celle dont la grand-mère, artiste de cirque, «appartenait» au cirque, au sens propre du terme.En 1990, le couple a décidé de quitter la métropole pour s’établir plus près de la nature.C’est à Saint-Paulin qu’il s’est installé, dans une maison construite par Sylvain.«A partir du moment où on a eu la maison, on a eu plus de place pour pratiquer sans déranger les voisins, on a pu créer plus de marionnettes.On a gagné une autonomie artistique», observe le couple.* «La nécessité est la mère de la créativité.Ce qui nous guidait était la survie.Moi, j’ai été élevée dans les ghettos de la région parisienne.Il fallait survivre.» Puisant leur Inspiration dans l’Imaginaire, le rêve et la mythologie, les membres de Caravane créent de A à Z des animations, spectacles et ateliers dont le style se veut original, coloré et rythmé, dans une approche faisant valser la diversité avec l’universalité.Une philosophie Trois-Rivières (MJM) — «C’est un mode de vie au complet», affirment à l’unisson Sarah Barbieux, sa fille Thaïs et son conjoint Sylvain Chiasson en parlant de leur troupe Caravane.Un mode de vie dans lequel Thaïs a été particulièrement baignée par le biais de l’école à la maison, au secondaire.«Il faut que les produits fassent du bien aux gens, aient un sens et une écologie relationnelle.Je veux rejoindre le coeur des gens pour qu’après, il reste quelque chose», formule la fondatrice de la troupe, qui offre des conférences dont une sur la culture tsigane, dont elle se veut ambassadrice.Mme Barbieux estime à 50-50 la proportion des influences gitanes qui inspirent son travail.«Ce qui est important, c’est la création.Je garde la tradition qui m’arrange! Une belle tradition est là pour t’aider à t’épanouir et non pour t’écraser».Une soirée spéciale pour souligner le 30e anniversaire de Caravane est au programme le 15 octobre de 19 h à 22 h à la salle Louis-Philippe-Poisson de la Maison de la culture.Le trio accueillera le public pour lui présenter vidéos, extraits musicaux, témoignages, exposition et surprises.Après trois décennies de développement et d’évolution, où veut se rendre la caravane des Barbieux-Chiasson?Nulle part où ils pourraient se perdre ou perdre de vue leur philosophie de base.«On voudrait se donner de meilleures conditions de travail», affirme toutefois le trio qui travaille pratiquement sans interruption (et sans subvention!).Et pas question de devenir trop gros.Sylvain Chiasson utilise l’analogie de l’agriculture pour décrire son idéal de privilégier le mode «artisan» à celui des artistes formatés.Il rappelle que jadis, les agriculteurs élevaient divers animaux et cultivaient plusieurs produits, tandis qu’aujourd’hui, c’est la monoculture au moyen d’équipements très onéreux qui règne.On déduit que Caravane s’identifie au pluri-agriculteur d’antan, aux méthodes plus artisanales.«Ce n’est pas parce qu’on n’est pas en monoculture que ce qu’on fait n’est pas sérieux», image Sylvain Chiasson.«C’est un vrai métier, qu’on fait», tient à appuyer Sarah Barbieux.* E4 CINÉMA LE NOUVELLISTE I EDITION WEEK-END 2-3 OCTOBRE 2010 Gare aux loups-garous La Nouvelle-France est en vedette dans Le poil de la bête Antoine Bertrand semble s’amuser ferme dans son interprétation assez inspirée d’un colon un peu bêta dans le film d’aventure historique Le poil de la bête qui a pris les écrans d’assaut hier.francois.houde@lenouvelliste.qc.ca François Houde Trois-Rivières — Le premier lien qui m’est venu à l’esprit en voyant l’approche favorisée par les créateurs du Poil de la bête, c’est avec Le pacte des loups de Christopher Ganz, un film français datant de 2001.Dans la campagne française du 18e siècle, une bête féroce et mystérieuse y terrorisait la population en laissant plusieurs victimes sur son passage.Assez pour alimenter légendes et histoires fantastiques.On n’en est pas bien loin avec Le poil de la bête.Ici, les bêtes féroces sont des loups-garous qui terrorisent les habitants de la Nouvelle-France de 1665.La terreur étant évidemment alimentée par les histoires et légendes qui se racontent parce que personne n’a jamais vu les bêtes en question; que leurs méfaits.Le lien pour nous amener aux loups-garous, c’est un personnage tout ce qu’il y a d’humain.Joseph Côté, interprété par Guillaume Lemay-Thivierge, est un petit délinquant en cavale qui se fait passer pour un prêtre, célèbre en Nouvelle-France pour avoir combattu avec succès des loups-garous.Accueilli par un groupe de censitaires dans la seigneurie de Beauport, Côté suscite l’admiration chez certains et la méfiance chez d’autres qui doutent rapidement de sa véritable identité.Quand un groupe de Filles du Roy débarquent dans la seigneurie, Côté en séduit une et volera à sa rescousse quand elle sera faite prisonnière par le seigneur et ses deux inquiétants fils.Au départ, on ne peut que louer l’idée.Un drame d’aventures empruntant au fantastique dans la Nouvelle-France du 17e siècle, je ne sais pas pour vous mais moi, ça me met en appétit.Comme c’est mené par une brochette de comédiens pas piquée des vers incluant Gilles Renaud, Antoine Bertrand, Patrice Robitaille, Marie-Chantale Perron et Sébastien Huberdeau, c’est encore plus appétissant.Rajoutez un petit ton humoristique dans les dialogues, et on imagine un petit divertissement qui se laisse regarder.Le hic, ici, c’est que le film est, en quelque sorte, divisé en deux.La première portion, la plus longue, est plutôt sympathique avec cette histoire de bandit en cavale et d’usurpation d’identité.La reconstitution historique trahit parfois ses petits moyens financiers — le film a été réalisé avec un 4 millions $ qui ne permet guère de décors grandioses — mais on fait avec.Par contre, dès le moment où le suspense verse vers le fantastique, le bateau prend l’eau.On ne croit pas plus aux monstres que les effets spéciaux nous proposent qu’à l’idée qui leur donne vie.On serait resté dans un petit drame ordinaire que c’eût été préférable à ces invraisemblables bêtes du diable.Guillaume Lemay-Thivierge est pas mal dans son rôle aux exigences athlétiques mais le jeune homme a beau se donner avec son habituelle fougue, il n’est toujours qu’un acteur moyen plein de bonne volonté.Son entourage jouit de moins de temps à l’écran mais ils sont pas mal tous plus convaincants que le héros.Une surprise c’est la jeune Viviane Audet qui a une véritable présence à l’écran, un sens de la caméra et un charme qui ne sont pas donnés à tout le monde.Antoine Bertrand a probablement gagné du temps d’écran par son numéro d’acteur réjouissant.L’imposant garçon apporte avec lui une dose d’humour bienvenue et beaucoup de subtilité dans son jeu.Avec le soutien de Robitaille, Perron, Renaud et les autres, ils donnent un peu de tonus à un film que Lemay-Thivierge et Viviane Audet n’auraient certainement pas pu soutenir à eux deux.Le poil de la bête n’est, somme toute, qu’une excellente idée de départ qui se traduit par un divertissement léger et de qualité bien moyenne.Pour les jours de pluie automnaux.* LE POIL DE LA BÊTE Thriller fantastique de Philippe Gagnon avec Guillaume Lemay-Thivierge, Viviane Audet et Antoine Bertrand.Dans la Nouvelle-France du 17e siècle, un petit escroc en cavale usurpe l’identité d’un prêtre célèbre et est hébergé par des serfs d’une seigneurie colons qui vivent dans la crainte de loups-garous qui rôdent dans la région.Une bonne idée de départ que les moyens de production modestes et une mise en scène sans surprise n’arrivent pas à élever au-dessus du banal.?Robin Aubert rfiannieretlucUanflal www.alorigineduncri Un film gui frappe le cœur et I esprit.» —voir «Acteurs brillants et film remarquable!» (Vraiment magnifiqi alité exceptionnelle performances.» parfait.1EAN LAPOINTE PATBICKHIVON Magnifique film intemporel.) y a eu C.R.A.Z.Y., Tout est aiment extraordinaire, raiment formidable!» Présentement à l'affiche! |- CINÉMA BIERMANS -I -GALAXIE-1 IshAWINIGAnI IvictORIAVÏLLËl ED [yicTORiAviLLÊI HoSteI iuSoi UN FILM SUPERBE.» DAII Y-mNI- .WS WALL STREET L’ARGENT NE DORT JAMAIS (Version française de Wall Street: Money Never Sleeps) Consultez les guide-horaires ou visitez les sites web suivants cineplex.com, cinentreprise.com ou enprimeur.ca A L’AFFICHE 1 ?NORMAND PROVENCHER, LE SOLEIL «C'EST PARFAITEMENT BIEN FAIT, DE BON GOÛT.» 4; MARK SLUTSKY, MIRROR «SEDUISANT ET CHOQUANT.UN FILM OUI FERA TASER» RICHARD CORLISS, TIME «LEFILM DE VAMPIRES LE PLUS EFFRAYANT x QUE J'AI VU DEPUIS DES ANNÉES.» LOU LUMENICK NEW YORK POST U RÉALISATEUR.DE CLOVERFIELD I ENTRER .Version française québécoise de LET ME IN^- ÉCRIT P-OUFL L’ÉCRAN ET RÉALISÉ PAR MATT REEVES LETMEIW-MltWIE.COM 1 PRESENTEMENT À L’AFFICHE! füSSSam version française québécoise à atreetdancebd-lefllmxa G PRÉSENTEMENT À L'AFFICHE![TRôis-RÏviÈRËsi^hawinïgan][câpdëlamâmI www.vivat i lm.com POUR LES HEURES DE REPRÉSENTATIONS E5 LE NOUVELLISTE | ÉDITION WEEK-END 2-3 OCTOBRE 2010 CINÉMA Wall Street: un pétard mouillé Marc-André Lussier La Presse Il y a le meilleur et le pire du cinéma d’Oliver Stone dans Wall Street: Money Never Sleeps ( Wall Street: Uargent ne dort jamais en version française).Cette suite d’un film qui, il y a plus de vingt ans, avait inspiré (malgré la volonté du cinéaste) une nouvelle génération de courtiers et de gens de pouvoir au sein des institutions financières, ménage en effet la chèvre et le chou.Stone est à son meilleur quand il dénonce, quand il gratte là où ça fait mal en faisant écho à une conception d’un capitalisme carnassier, typiquement américain, lequel a entraîné le monde entier dans une grave crise.De laquelle Wall Street ne semble avoir aujourd’hui tiré aucune leçon.En revanche, le réalisateur de W ne peut s’empêcher d’emprunter une approche foncièrement hollywoodienne pour étayer son propos, tant sur la forme que sur le fond.La critique sociale est grinçante (particulièrement sur le plan des trahisons en tous genres qui pullulent dans le milieu de la haute finance), mais les bons sentiments affluent, appuyés parfois par une partition musicale grandiloquente.En prime, le happy end jure sur le reste.Américain de tout son être, Oliver Stone semble être complètement déchiré entre l’amour profond qu’il éprouve pour les États-Unis et les dérapages qu’engendre le système économique prisé par ce pays.Le krach boursier de 2008 ayant attisé la colère des populations, le cinéaste fut inspiré au point de ressortir le célèbre requin de la finance Gordon Gekko (Michael Douglas, lauréat d’un oscar), condamné à la fin du film original à l’emprisonnement.L’intrigue du film reprend d’ailleurs au moment où Gekko est libéré.Cette scène donne d’ailleurs lieu à un beau clin d’œil.Sauf qu’au lieu de s’attarder vraiment à dépeindre le milieu de la haute finance et les excès qui s’y rattachent, l’intrigue bifurque ÆË& A Horaire du ~ 1er au 10 octobre 2010 BiERMAJNS 539.8899 STREET DANCE - 3D (AH) Ven.au Dim.: 12h55 - 15h00 - 17h05 - 19h10 - 21h20 Lun.au Jeu.: 19h10 - 21h20 Couche-tard Vendredi & Samedi: 23h25 LA LÉGENDE DES GARDIENS - 3D (GDJE) Ven.au Dim.: 12h50 - 14h55 - 17h00 - 19h05 - 21h25 Lun.- Jeu.: 21 h25 / Mar.- Mere: 19h05 - 21 h25 Couche-tard Vendredi & Samedi: 23h30 LE RÉSEAU SOCIAL (G) Ven.au Dim.: 113h00 -15h25 -19h00 - 21 h25 Lun.au Jeu.: 19h00 - 21h25 Couche-tard Vendredi & Samedi: 23h50 À L’ORIGINE D’UN CRI (13+) Ven.au Dim.: 13h00 - 15h20 - 19h00 Lun, au Jeu.: 19h00 RESIDENT EVIL; L’AU-DELÀ - 3D (13+V+HORR) Tous les soirs: 21 h25 Couche-tard Vendredi & Samedi: 23h40 INCENDIES (13+) Ven.au Dim.: 13h00 - 15h25 - 18h55 - 21h20 Lun.au Jeu.: 18h55-21h20 Couche-tard Vendredi & Samedi: 23h40 WALL STREET; L’ARGENT NE DORT JAMAIS (G) Ven.au Dim.: 12h50 - 15h30 Lun, au Jeu.: 18h50-21h30 ENCORE TOI! (G) Ven.au Dim.: 13h05 - 15h20 - 19h05 - 21h20 Lun.au Jeu.:19h05 - 21h20 Couche-tard Vendredi & Samedi: 23h30 TOUT POUR UN A (GDJE) Ven.au Dim.: 13h05 - 15h05 - 17h05 - 19h10 - 21h15 Lun.au Jeu.: 19h10 - 21h15 Couche-tard Vendredi & Samedi: 23h20 UNE FAMILLE UNIQUE (13+ÉRO) Mere: 15h00 / Lun.et Jeu.: 19h00 Le krach boursier de 2008 ayant attisé la colère des populations, le cinéaste fut inspiré au point de ressortir le célèbre requin de la finance Gordon Gekko (Michael Douglas, lauréat d’un oscar), condamné à la fin du film original à l’emprisonnement.plutôt du côté des relations familiales.Celles qu’entretient Gekko avec un nouveau protégé (Shia Labeouf), fils de substitution, tout autant que celles qu’il n’entretient plus avec sa fille (Carey Mulligan).Cette dernière, très impliquée dans l’environnement, n’a pas revu son père depuis sa sortie de prison, il y a sept ans.Le fait qu’elle vive en couple avec le nouveau protégé de papa change évidemment la donne.Et cristallise bien entendu le débat entre les environnementalistes, ces empêcheurs de progrès économique, et ceux qui détiennent la sainte vérité en communiant à l’autel du dieu dollar.Avec un sujet aussi riche, Stone aurait pu proposer une œuvre pertinente en captant l’humeur d’une époque décidément bien étrange.Il a préféré jouer la carte du sentimentalisme plutôt que d’aller au bout de sa démarche.Dommage.On aurait souhaité autre chose qu’un pétard mouillé.» WALL STREET: MONEY NEVER SLEEPS (Drame réalisé par Oliver Stone.Avec Michael Douglas, Shia Labeouf, Carey Mulligan et Josh Brolin.2 h 13 icki t IfflBlC'Il! îlIlPiïfflMI nlli m mmipiiiIM+hiî hmmortel-lefilm.com e| pps facebook.com/lmmorte/Ouebec ° ‘“11" À l’AFFICHt DÈS IF VFNDRF018 BCT0BRF! GUILLAUME LEMAY-THIVIERGL ' Wh.VIVIANE AUDET GILLES RENAUD PATRICE ROBITA1LLE ANTOINE BERTRAND LE POIL DE LA BÊTI STEVE ASSELIN ; FRANCESCA CHAMBERLAND montage ISABELLE MALENFANT ERREDAUDELIN réalisation PHILIPPE GAGNON lwe pbodcction de IMON POUDRETTE et ROBERT LABROSSE , CHABOT distribuée par LES FILMS CHRISTAL ; STÉPHANIE JUANÉDA STÉPHANE J.BUREAU i Canada BOULEVARD) LE CHOIX DU CANADA AUX PROCHAINS OSCARS GAGNANT MEILLEUR FILM CANADIEN - TIFF 2010 MEILLEUR FILM - VENICE DAYS 2010 .PRESENTEMENT A L’AFFICHE ! TOUJOURS LE FILM #1 AU BOX-OFFICE QUÉBÉCOIS 13 PRESENTEMENT A L’AFFICHE! CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS D’APRÈS LA PIÈCE DE WAJDI M0UAWAD INCFNDIES UN FILM DE UNE PRODUCTION DENIS VILLENEUVE ,____________________________________, MICR0_SC0PE ITijww.incendies-lefilm.com | micro-scope «BSEI ÜÜ3 S0
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