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Titre :
Radiomonde
Éditeur :
  • Montréal :Radiomonde,1939-1952
Contenu spécifique :
samedi 21 juin 1952
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Radiomonde et télémonde
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Radiomonde, 1952-06-21, Collections de BAnQ.

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Vol XIV —No 29 MONTREAL, 21 JUIN 1952 10 CENTS DE LA GRANDE VISITE CK VL ‘ ; .« gg ¦ ' ' j B .t : ¦¦¦¦ 'x.Lundi soir dernier, le poste de Verdun recevait 6 célébrités de la chansonnette parisienne.Ces artistes ont été entendus entre 8 heures et demi et 9 heures et demie sur le Réseau de la Radio Française.Sur la photo du haut c’est l’auteur de “La Mer”.Charles Trenet, invité à l’émission “Jouez Double”.De g.à d.: Maurice Thisdel.Walter Eiger (accompagnateur canadien de Trenet).Nick Battista et Roland Bayeur.Le Fou-Chantant a interprété quelques-unes de ses belles compositions.Sur la photo du bas.I Ce sont le* cinq Frère* Jacques, ce* merveilleux et unique* Interprète» de 1a chanson drôle.Ils étaient reçu» par les animateurs de l’émission “La Fause Qui Rafraîchit”.De gauche à droite: le chef d’orchestre Howard Higgins, les Frère* Jacques avec Muriel Millard, et, à l’extrême droite, le débonnaire Jean Coûta.Autant Trenet a Justifié sa réputation du plu» grand chansonnier et du plus brillant interprète de l’époque, autant le* Frère* Jacques ont été une révélation pour ceux qui ne les avaient encore Jama ,u» ou entendus.Roger Baulw revient au Canada très PARISIEN : 1 ü wmm Iü I ROBERT L’HERBIER, depuis qu’il est papa, arrive toujours en retard aux studios.Fuis, l’émission terminée, il est le premier à plier bagages.Non pas qu’il n’ait plus le cœur à l’ouvrage car Robert est un travailleur, un bûcheur.Mais 11 avoue: “Depuis que Benoît est au monde.Je passe des heures à le surveiller et à l’amuser.C’est la plus belle distraction que j’aie jamais eue! C’est donc ça.être père?Eh bien, je vous assure que j’envie ML Oliva Dionne!" adiomondc “le seul périodique exclusivement consacré à la radio et à ses artistes” Rédaction et administration : 425 rve Guy MEMBRE Montréal — Wllbank 3072 DE L' IOc I* numéro________________________________$3.50 par onnéo "Autorisé comm* envoi postai ds la deuxième class# par Is Ministers des Postes, Ottawa.LE DOCTEUR À LA RADIO UN AUDITEUR nous posait, il y a quelques semaines, une question pertinente: “Quel groupement humain, — le clergé excepté — jouit de la meilleure réputation à la radio?Quelle profession?quel métier?Sa petite enquête nous a d'abord laLssés perplexes.Nous n’avions jamais songé à ce point de vue Intéressant.H appert que c'est la profession médicale.Dans l'esprit des scripters comme dans celui des écouteurs, le médecin ne peut être que bon, charitable et toujours disposé à rendre service.Il en est ainsi depuis toujours, si l’on excepte certains monstres qui apparaissent dans les émissions comme celles du Grand-Guignol, du Théâtre de la Peur, genre dont le but est d’effrayer.Voilà un grand et bel hommage pour ceux qui se dévouent aux soins des malades.Le Collège des médecins et chirurgiens peut en être fier, car il est spontané.Ceci ne signifie pas que les autres groupes professionnels, les commerçants, les ouvriers aient réputation moins bonne.Il n’est pas question de cela.Cela Indique que, dans nos familles, le médecin, après le prêtre, est l’homme dont on attend le plus de secours.A la radio, à part que dans les sketches, il a pris depuis plusieurs années une importance sans cesse plus influente.Les causeries médicales ont un auditoire fidèle et reconnaissant.Les conférenciers traitent de sujets que le public écoute avec attention.Lorsqu’il est question de sa santé personnelle, on est porté à prêter l’oreille.Nous sommes rendus loin de notre préambule, puisque nous voici à la tribune radiophonique.Notre 6ujet était, surtout, de souligner comment le “docteur’’ a d’estime à l'écoute.PEU D’AUTEURS, nous le croyons, oseraient le placer dans une situation louche.René-O.BOÏV1N Vous souvenez-vous RADIOMONDE DANS vans it y a Pi ÇJOUS les auspices de RADIOMONDE, M.Gérard Delâge, président de l’Union des artistes lyriques et dramatiques de Montréal proclame: "La Semaine du jubilé d’or d'Elzéar Hamel"."Pour la première fois, dans son histoire, le monde du théâtre canadien-français célèbre le cinquantième anniversaire de vie artistique d'un acteur né au pays et qui a poursuivi chez nous une brillante carrière".Tous les postes de la métropole rendent hommage au grand vieillard (disparu quelques années plus tard) par des émissions spéciales en son honneur, le maire Raynault, l’honorable Hector Perrier, secrétaire de la province, plusieurs notables ainsi que les “directeurs de stations prennent une part active aux fêtes, qui se termineront par une réception au Club de Réforme- La tournée annoncée de "Jeunesse Dorée" n’a pas lieu, les commanditaires ayant refusé de donner l'autorisation voulue.Yves Bourassa part en service actif avec les Fusiliers Mont-Royal.Gérard Boulay, après quatre ans de service à Radio-Canada, est promu au poste de surintendant des studios de CBF et CBM.Armand Leguet joue le rôle du docteur dans les "mémoires du docteur Lambert".Sous le pseudo Gaby Aubert, la directrice de "Rue principale" tient le rôle de Juliette.L’OUVREUSE écrit: “Certains musiciens d'orchestre se réunissent après leur émission et se livrent à des plaisanteries originales.L’un de ces jeux consiste à couper les cravates des personnes présentes avec une paire de ciseaux." (Lady Patachou, qui connut le succès en pratiquant le même manège, n'avait donc rien inventé!).Québec prépare un festiea» de folklore français et canadien-français.Un rédacteur affirme que: "Fernand Robi-doux est en passe de devenir la personnalité la plus prolifique dans le monde de lo radio" (Prolifique, eh?).Une modiste offre de "grands chapeaux de paille" pour $1.50.C’était le bon temps.L'ARCHIVISTE ! tV'là cinq piastres, madame, pour aller souper au restaurant avec votre mari.J vais- à «RADIO-CARABIN » ce soir » ROB ON A VITE DIT, sans plus de réflexion.que le métier de traducteur est facile; qu’il n'exige de son homme que des aptitudes linguistiques plus ou moins vives, l’utilisation intense de dictionnaires spécialisés et de grammaires savantes et qu’enfin — besogne technique — il ne lui demande aucune imagination.L’on commet une erreur grave ! C’est un travail complexe qui fait appel, chez l’expert, à l’ingéniosité, la sensibilité et la logique, en plus de lui imposer des recherches de documentation.On ne s'improvise pas traducteur.Oh ! n’importe qui, possédant des connaissances élémentaires de deux langues peut — en utilisant un lexique — établir le rapport entre l'une et l’autre dans une phrase, en trouvant l’équivalent des mots.C’est la traduction littérale, productrice des beaux galimatias comme celui dont nous donnons ici des extraits.Ils proviennent d'un dépliant adressé par Canadian Radio Awards aux directeurs de postes, réalisateurs, agences de publicité et autres en vue du quatrième concours annuel de cet organisme pour l'attribution des « Prix de la Radio Canadienne ».Le premier paragraphe du texte original anglais se lit ainsi : « Now in its fourth year, the annual competition for the Canadian Radio Awards has become one of the most important events in the broadcasting and entertainment industry in this country.The Awards are designed to stimulate public interest in broadcasting, to give recognition to Canadian creative effort and to raise the general standards of broadcasting ».Ce qui donne dans la version française ; « Actuellement dans sa quatrième année, la compétition annuelle pour les prix de la Radio Canadienne est devenue l'un des événements les plus importants de la radiodiffusion et des divertissements de ce pays.Ces prix ont pour but de stimuler l’intérêt publique pour la radiodiffusion, pour que les efforts de création soient reconnus, et pour élever le standard général de la radiodiffusion ».Ce qui s’exprimerait plus aisément ainsi — et je n’ai pas la prétention d’offrir un exemple de traduction: « En ces quatre dernières années, le concours pour les prix de la Radio canadienne (Canadian Radio Awards ne devrait pas être traduit à mon sens) est devenu l’un des événements les plus importants pour la radio- fhonie du pays.Ces prix ont pour buts d’attirer intérêt du public sur les initiatives créatrices de la radiodiffusion et en élever ainsi le standard général ».Et ceci : « The Awards are given to programs and series of programs which best meet the stated objectives : i.e., which make and effective contribution to Canadian Radio.Ce qui devient : « Ces prix sont appliqués aux programmes ou séries de programmes les plus en accord avec les régimes établis, c'est-à-dire qui apportent une contribution effective à la Radio canadienne ».Que signifient l’expression : « régimes établis » ou encore le mot « effective », qui n'a pas du tout la même signification en français qu’gn anglais ?Essayons encore de jeter de la clarté : « Ces prix vont à des émissions ou séries de programmes, qui se rapprochent le plus de l'idéal recherché, c’est-à-dire qui contribuent de façon efficace au progrès de la Radio canadienne ».Plus loin, voici des directives : « Express shipments are to be sent prepaid ».« Les embarquements doivent être effectués frète payé ».Ici.nous sommes en pleine incohérence.Le prix no 4 destiné aux forums, documentaires etc.peut récompenser : « les traits nouveaux », aussi bien que des prix spéciaux sont réservés à des « contributions en suspens » par des postes, commanditaires etc.L’auteur de la traduction française cherchait à exprimer ceci : Cas 1 : « Les colis envoyés par exprès le seront aux frais de l'expéditeur; Cas 2: «Traits nouveaux»: Actualités.Cas 3 : « Contributions en suspens » : émissions hors de l’ordinaire.Notre traducteur, travaillant avec le dictionnaire, a utilisé le sens littéral des mots : « Shipments, » embarquements: « Features » (sens) traits du visage: quant à « oustanding » pour en suspens, j’y perds mon latin.pour ne pas dire anglais.Et j’en passe.LES ORGANISATEURS du concours ont montré beaucoup de bonne volonté en écrivant en français, mais sans doute, par économie.ils ont voulu ne pas réclamer 1 aide de véritables traducteurs.ou bien, ils se sont laissé convaincre par un petit groupe de Toron-tois, qui proclament sans vergogne, que tout Anglo-canadien est capable de préparer des réclames pour la province de Québec dès 11 instant qu’il a appris un peu de français au collège.Si l’on savait quel charabia publicitaire les journaux et les postes reçoivent de ces sources PAGE 2 • RadioMonde • ; 21 JUIN 1952 mm . préfère.De fait, je n’aime v .ent que l'été, et c'est un peu pi>ur ça que mon plus cher désir serait de demeurer en Amérique du Sud, neuf mois par année.Je reviendrais au Canada pour les jolis mois de juin, juillet et août, voir mes parents et amis, saluer mon patelin.Puis je repartirais pour le Mexique, l’Argentine ou la Havane.décapotables cette année que je les envie; la seule chose qui ma empéché jusqu'ici de m’en acheter une, c'est que oes voitures sont.bougrement chères! N'importe! Un jour viendra peut-être où je pourrai profiter du soleil à partir du point de départ, au lieu de me contenter de n'en jouir qu’une fois arrivée à la campagne.Ce jour-là j’inviterai tout le monde à célébrer avec moi.D’accord?J'ai une marotte : les souliers.J’en ai 50 paires de toutes couleurs ! C’est un rêve.un rêve que Je ne pourrai jamais accomplir pour plusieurs raisons.Notamment mon attachement aux miens, ma carrière que j'adore et mon penchant vers l’ennui.Multi multes fois, les voisins me voient partir pour la campagne.dans ma vieille Monarch 1950 Incidemment, je songe à changer cette bagnole pour une décapotable.Il y a tellement de confrères et de consoeurs qui ont des Certaines nuits, je rêve du Mexique .Je me vois étendue sur u-ne plage avec des milliers de visages bronzés autour de moi qui s’amusent et qui rient, qui causent la lingua espanol et qui font la noce bruyante.Iis ne me parlent pas, mais je rie avec eux, je suis heureuse de les voir.C’est ça, ma vie .Quand tout le monde est heureux, je le suis moi-même.Si les Je réponds toujours à mon courrier .un mois en retard I gens ont la mouche, je l’ai moi aussi.Drôle de fille influençable, n'est-ce pas?Quand je m'éveille, je cours à ma fenêtre pour voir si le soleil est debout.Si oui, je suis encore heureuse; je le salue, lui fais la causette et m’expose sous lui.En général, je suis toujours seule; le graphologue de Radiomonde.M E-mile Roc, prétend que je suis une méditatrice: je dois avouer qu'il n'a pas tout-à-fait tort, ce bon monsieur.Mes amis, eux.ils prétendent que Je suis “dans la lune"! Moi qui adore le soleil .Pourquoi j’aime tellement l'Amérique du Sud, son soleil, ses gens?Parce que là-bas, comme ici en é-té.on respire la liberté, la joie de vivre.Vous ne me ferez pas croire que l’hiver, à 0 degré F., quand l’on grelotte sous son manteau de poil, on a le goût de rire et de chanter .Jamais! Vive la liberté! Vous allez dire que je suis timbrée Mais non.mais non, je suis seulement imbue de liberté, mais d'une liberté libre; pas celle que nous sommes supposés avoir.Celle qui est définie dans le Larousse.Aller où l’on veut faire ce que l'on veut, dire ce que 1-on veut, à condition de ne pas attaquer la morale publique.Moi, quand je passe devant une vitrine de magasin, et que j'y vois des souliers attrayants, j'entre et je les achète; même si je n’en ai pas besoin.J’en ai plus de cinquante paires à la maison; maman me dit toujours que je dépense trop d’argent pour mes pieds et pas assez pour ma tête (car je n’aime pas les chapeaux!).Je lui réponds que c’est ça, la liberté; et elle en convient avec moi.Si, au cours de la journée, un visiteur me demande des nouvelles des programmes de télévision que je prépare présentement, je n'hésite pas un seul instant à endosser mon costume mexicain, et à lui faire une chanson, dans la cuisine.Vous allez dire que ce n'est pas une place pour s'habiller ainsi.Je m'en moque.C’est ça, la libellé! Quand arrive le samedi, ce n'est pas parce que cette journée est consacrée généralement aux plus grandes sorties que je vais accepter un rendez-vous.Si le coeur ne m'en dit pas, je reste à la maison, et je fais de la lecture, en robe de chambre ou en déshabillé.C'est ça la liberté! Quand même je me serais couchée à 2 heures du matin, si la faim me tiraille, je n’hésiterai pas a m’habiller.à sauter dans ma voiture pour aller manger un spnguetti dans un auto-buffet du boulevard Décarie.C’est ça, la liberté! Vous comprenez?Et c'est pour ça que J’admire les Sud-Américains.Ils se moquent de tout, ne sont jamais préoccupés, et ne sont pas plus méchants que les autres.C'est leur climat qui les a faits ainsi.Tant mieux pour eux.Oh! je ne dis pas qu'en vivant en toute liberté, on ne peut pas avoir ses opinions.On peut quand même aimer et ne pas aimer certaines choses, il n'y a aucun mal à cela.Ainsi, moi, je suis contre le bikini, mais je ne m’offusquerai jamais d'en voir sur le dos (ou sur autre chose) des baigneuses des plages.Je suis contre le bikini parce qu'il ne rend pas Justice à la femme; il lui enlève de sa féminité, qu’on le veuille ou non.Et puis à part ça qu’il n’est pas tellement décent .J’avoue que sur certaines actrices de Hollywood ou de Paris, le bikini n'est pas si mal.Mais quand je le vois sur le dos de quelque femme bedonnante, ou sur d'autres jeunes filles pas tellement bien proportionnées, je n’y vois rien de bon pour la publicité avantageuse des messieurs qui l’ont dessiné.Jamais je ne pourrais porter un tel costume.Pourtant, je ne suis pas mère bedonnante, ni très mal proportionnée, mais je suis loin d’être la Vénus de Mtlo.Et voilà ce qu’il faut être pour porter un bikini: la Vénus de Milo! A va C’est l’Amérique du Sud dans ma cuisine .Gardner est ma porteuse préférée.pour la liberté, et que nous sommes Malgré ces opinions sur plusieurs supposés, de par les lois de notre sujets, je ne dirai jamais a quel- constitution, être dans un pays libre, qu'un qu'il est ridicule, parce que En autant qu'on est heureux, personne n'est ridicule si l’on prend c'est tout ce qui importe.Je suis en consideiAtion que nous luttons heureuse.Roger Baulu revient au Canada très "PARISIEN ' En nous tendant, la main à sa descente d avion, un vendredi 13 juin, Roger s'exclama tout de suite: — "J ai fait un trip merveilleux dans le plus merveilleux pays in the world.J'ai vu la France dans le car de Dassary, mais j'ai fait aussi beaucoup de footing avec Leclerc, Champoux et Rudel-Tes-sier sur les boulevards de Pans.Ma femme, elle, a fait énormément de shopping dans les grands buildings des Cnamps Elysees".A une autre question, il répond.— "Non! je n'ai pas vu Laurent Dau-thuille.Lors de ma visite, il était • dans un ring quelque part en dehors de Paris à s'entraîner pour son match contre je ne me rappelle pas quel Yankee.” Non.Roger Baulu ne parle plus le français du Québec, cemi de notre belle Société du Bon Parier Français et de nos écoles très chrétiennes et attachées de coeur aux belles traditions de la langue de nos arrière-grands-pères.Et.en riant, Roger nous dit que là bas, à Paris, un immeuble ou un édifice c’est un “building"; la marche est du “footing"; l'automobile un “car"; le magasinage du "shopping" et l'arène un “ring”.Prenez-en note messieurs les fran-ciseurs de chez-nous.A Paris, on ne sait pas le français! — “Oh! mais il y a tellement de surprises délicieuses dans ce beau Paris.Ainsi, ce premier moment de mon arrivée, quand Félix Leclerc, Rudel-Tessier et Roger Champoux.mes trois Cicerone, m'amenèrent dans un estaminet de l'aéroport me rafraîchir un peu, j'eus la stupidité de demander une bonne limonade.Le garçon semblait perplexe et m'apporta un breuvage qui ressemblait plus à un whiskey qu’à la rafraîchissante limonade.Leclerc, Champoux et Ru-del s'amusaient de mon étonnement.Finalement, Félix me chuchota: — “Demande un citron pressé!" Et, aussitôt ma nouvelle demande faite, le garçon se courba et partit vite me chercher ce que je croyais jusque la être une limonade." Et Roger de continuer: — Mon entree aans la ville de Paris, sur le trajet de l'aéroport fut excitante.Comme nous traversions les premières banlieues de la Ville-Eternelle et que je m'exclamais devant la beauté du pays de me» ancêtres.Leclerc passait son temp» à me dire: — Non, ce n'est pas là le vrai Paris.Tu vas voir tantôt Montmartre, la Place de l'Etoile; Montparnasse, la Concorde, la Madeleine, attends.Finalement, le car nous amena Place de la Concorde et Champs Elysees.Ouaih! comme on dit à Montréal.Fallait-il que ce soit Juste au moment où les communistes de Paris faisaient leur violente manifestation anti-Ridgway, et Je vis de sales bon-hommes frapper les policiers parisiens avec des matraques remplies de plomb et ornées de lames de rasoir Je demandai alors à Leclerc: — "Alors c'est ça, ton beau Paris?”.Mais, ce ne fut là qu'un incident désagréable du beau voyage que vient de termuier le prince de nos annonceurs.Dans une autre page.La Petite du Populo relate les étapes sérieuses du voyage de Roger.A nous, il souligne quelques sourires de la ville du sourire.— “Dès le lendemain de mon arrivée, Roger Champoux (Journaliste de .la Presse' suggéra que nous allions tout d'abord visiter l’hôtel de Sens, un bijou d'architecture de l'aristocratie du 14e siècle.Tout ce que se rappelait Champoux, était que le bijou se trouvait près de la tour St-Jac-queo.Enfin, dans l’arrondissement de ruelles serpente uses, nous perdîmes totalement l'horizon.Je décidai alors de demander information à un jeune homme qui sortait d'une porte de boulangerie.— “Voulez-vous nous dire où trouver l’hôtel de Sens?".— “L'hôtel de quoi, avez-vous dit?’* s’enquérit le Jeune homme surpris — “Eli (suite à la page 13) 21 JUIN 1952 RadioMonde PAGE 3 Je suis CONTRE le BIKINI sfüâï.LE FRANC-TIREUR part en vacance6.Tant mieux, diront ses peu nombreux lecteurs.Que voulez-vous, l'herbe tendre et quelque diable le tentant, 11 a décidé d'aller se prélasser en quelque oasis solitaire, afin de refaire ses forces.Mais, avant de partir vers les régions du doux ferniente, 11 a voulu faire ses souhaits à l’Intention d’un bon nombre de gens qui continueront pour quelque temps à se morfondre pour le plus grand bien de la radio.On continue, dans certaines chroniques de “Radiomonde", de parler de Lord Oh! Oh!, bien qu’il ne signe plus d'article sous ce nom.Bien •de, Lord Oh! Oh! collabore toujours à notre journal, mais il ne signe plus ses pontes.Saviez-vous que Lord Oh! Oh! a été baptisé de ce nom pendant la guerre, au temps où la radio allemande tirait grand parti de “lord Haw Haw”?Or, récemment, à "Match”, une équipe n’a pu trouver ce nom jadis célèbre de "lord Haw-Haw’’.Signe des temps.On oublie les anciennes vedettes de l'actualité.Lord Oh! Oh! résistera-t-il plus longtemps, surtout maintenant qu'il ne signe plus?A tout événement, pour ses vacances, le Franc-Tireur souhaite à Lord Oh! Oh! un séjour sous ies feux de la gloire, afin de redorer son blason de popularité.Et pas de blessure à l'aine, comme son idole.A Roger Baulu, le Franc-Tireur souhaite le maintien de son énorme prestige, parce qu’il le mérite bien.Et puisqu’il a déjà pris ses vacances, (en France) souhaitons-lui de bien endurer notre soleil d’été et de réaliser son rêve à l’automne.A Jacques Normand, des vacances dans un pays chaud, pour se reposer du fantôme, qui fait plutôt glacial.Et après, un nouveau retour en vedette, avec une popularité plus grande encore.A “Carte Blanche”, une rentrée sensationnelle et une vie nouvelle, malgré tous les souhaits assassins que peuvent lui faire les crétins.A Henri Poulin, des jours heureux et sans souci, à Vaudreuil, et longue vie à ses nombreux programmes préférés.A Ovila Légaré, des succès accrus et des vacances profitables, malgré les gamineries de Zézette.A Jean Coutu, pas de yacances, afin qu’il puisse mettre à exécution ses plans au théâtre et continuer de consoler les coeurs affligés.A Albert Duquesne, des tuyaux s lire et des textes nombreux pour •es récits quotidiens.A Jean Baulu, la réalisation de ses espoirs et sa montée rapide.A Jean Joncas et André Lecompte, des vacances hors de cour.A Sylvain Garneau, un nouveau baiser de la Muse.A la p’tite du populo, des gros scoops et des vacances payées par Modernaire (comme nouvelle mariée).A Gilles Pellerin, des vacances tout court.Donc pas de jumeaux.A Rufiange, des vacances roman-esques.A Jean-Louis, des scoops sans complications Internationales.A tous, la paix.LE FRANC-TIREUR ¦ ¦ • WSssxàià» m Guy Samson, populaire annonceur de CKCV, Québec.PAGE 4 i < \ i’to L'-AVE maria-«E SCHUBERT.Ces jours derniers avait lieu à la salle du Gesù le 3e spectacle annuel du Carrousel Ballet-Thcàtre, sous U direction artistique de Mlle Nielle Desblés.U clou de la soirée fut sans contredit 1’ “Ave Maria”, de Schubert, dansé avec grâce et empreint de dignité et de noblesse.Quatre jeunes filles se sont réunies pour prier Notre-Dame, et l’Ange porte tour à tour sur ses ailes: Hommage, Offrande, Suppliea-t i o n , Adoration.Ce sont, de g.à d., Micheline Deniers, Gisèle Foisy, l’Ange Lyse Payette, D e n y s e La-palme et Huguette Viger."LE TRIO DES PETITS" EN VEDETTE A CKAC “J’ai cueilli la belle rose” chante le TRIO DES PETITS pour identifier leur récital hebdomadaire à l’entenne de CKAC, le samedi soir à 8 h; 15.Qui sonLUs ces Jeunes, connus de toute la province par leura nombreuses activités radiophoniques?Louise Bédard et sa soeur Micheline et avec elles, Jean-Guy Mouette.Iis ont 11 et 13 ans, mais malgré ce jeune âge ils peuvent déjà s’enorgueillir de beaux succès.Leur histoire, elle est courte.Il était une fois deux bambines filles d’un musicien et chef d’orchestre réputé Louis Bédard.Le hasard a voulu que Jean-Guy Mo-nette demeure dans le voisinage de la famille Bédard.Ces trois enfants aimaient chanter et manifestaient un réel enthousiasme poux cet art.Découvrant leurs aptitudes Louis Bédard se chargea de les diriger, c’était la naissance du "TRIO DES PETITS”.Ces jeunes se préparèrent sérieusement par un travail méthodique et soutenu.Quand les connaissances musicales furent suffisantes, les voix placées, l’ensemble parfait et le répertoire au point, papa Bédard permit au trio de faire ses débuts à la radio.Ce fut la révélation de l’année, et le poste CKAC offrit au “TRIO DES PETITS” une série d’émissions.Depuis ce temps, ces jeunes artistes, accompagnés au piano par leur directeur, reviennent sur les ondes à la même heure, tous les samedis pour charmer un auditoire qui ne se lasse pas de- les entendre.Le répertoire de ces enfants va de mélodies connues aux airs de notre folklore, mais n’exclut pas les pièces plus difficiles et même compte quelques extraits d’opérettes.Comme soliste on entend tour à tour, Louise, Micheline et Jean-Guy.Ces trois voix s’harmonisent et forment un ensemble parfait qui dépasse nettement ce qu’on pouvait attendre d’artistes de cet âge.Ces jeunes chantent pour le plaisir de chanter, rien de plus.L’auditeur partage la gaieté de leurs refrains et se laisse bercer par ces voix mélodieuses où il retrouve douceur et sincérité.S’il faut reconnaître le talent de ces jeunes, il faut aussi reconnaître l’înfluenee de Louis Bédard qui préside aux destinées du trio.Il est fier du travail de ses élèves, mais quiconque connaît le musicien sait qu’il exige l’effort et recherche la perfection.Rien d’étonnant de découvrir le même souci, la même conscience professionnelle chez les membres du trio.La règle est rigide, il faut s’y soumettre car rien n’est laissé au hasard.Mais le résultat n’est pas banal et les efforts sont récompensés car “LE TRIO DES PETITS s'impose par la qualité de son Interprétation.Mentionnons en terminant que le récital du trio à l’antenne de CKAC le samedi (8 h.15 p.m.) est une réalisation de Jeannette Brouillet, et Pierre Stein en est l’annonceur attitré.JEAN-CHARLES HARVEY, écrivain, journaliste et commentateur est au micro de CKAC le soir à 10 heures du lundi au vendredi pour ses “Points de Vue”.De l’activité quotidienne, tant au pays qu’à l’étranger, il choisit les principaux événements et jette un peu lumière sur les grandes questions de l’heure.Cette chronique est d’un intérêt particulier pour tou» les radiophiles.I Fête du souvenir et du patriotisme DAIGNE notre taint patron conserver à rot concitoyens les vertus qui ont caractérisé leurs ancêtres.Le CANADA FRANÇAIS est en liesse De partout s’échappe le cri “JE ME SOUVIENS” mansT mm Wwm RodioMonde 21 JUIN 1952 Grâce à Marjolaine Hébert, leur cicerone, et a Guy Hoffmann, leur ami, les Frères Jacques nous reviendront aux Compagnons Les (élebres “Frère* Jacques'' -ynnm dans toute l'Europe, et que le •continental” présentait récemment en primeur aux Montréalais, ont laisse parmi nous, un souvenir tel, que les journaux de la métropole avaient à peine fini de publier l'annonce disant qu'ils réapparaîtraient en public mercredi « jeudi de cette semaine au théâtre des "Compagnons” que déjà les billets s’enlevaient comme des petits pains chauds.Il faut dire, que c'est un groupe parfaitement homogène, dont les qualités d'interprétation et d'ensemble, méritent bien l'encouragement que la foule leur a donné jusqu'ici.historique en bref DES "FRERES JACQUES”.Des “cinq frères Jacques” trois tellement se destinaient vraiment i la musique: Pierre Philippe; le pianiste-accompagnateur qui avait déjà écrit la musique de scène pour plusieurs pièces, notamment : ‘‘Le Bal des Voleurs” et “Oréon le Tueur'; Paul; qui était violoniste et André: qui était chanteur.Quant à François, il s'occupait de céramiques et Georges lui, était peintre.Cependant, en 1945 les frères Bellec, c'est-à-dire André et Georges commencèrent un tour de chant, avec deux autres camarades, qu'ils remplacèrent par la suite par deux chanteuses.Bientôt toutefois ils devaient rencontrer a l’association “Travail et Culture” Paul, qui y travaillait et François, qui y venait de temps à autre.C'est alors que tous quatre s'unirent pour former un quatuor, et qu'ils commencèrent à chanter en amateurs.Ce nom des: “Frères Jacques" ils le doivent d’abord à la chanson, et ensuite parce qu'en France, faire le Jacques, signifie faire le plaisantin pour les autres, lis remplacèrent tout d’abord les “Compagnons de la Route” et firent une tournée en Alsace libérée organisée pour eux par le grand Leon Chancerel lui-méme.A leur retour on devait les entendre au théâtre de René et Hussenot, deux éleves de Chancerel.De là.Us passèrent au théâtre d'Agnès Capri, ou se jouait une parodie de mélo: “Oréon le Tueur” et où Us firent la connaissance de Pierre Philippe.qui est devenu depuis leur pianiste-accompagnateur et qui leur fait tous leurs arrangements musicaux.UN APERÇU DE LEUR CARRIERE: Ils étaient déjà si amusants à leurs débuts, que partout ils se conquirent le public, qui devenait automatiquement leur ami, dès qu'on les avait vus en scène.C'est ainsi qu'ils furent engagés successivement au "Boeuf sur le Toit” chez “Colette Mars” chez "Carrère” et finalement à “La Rose Rouge” qui est devenu leur “gîte” lorsqu’ils sont à Paris.Entre temps Ils ont entrepris de nombreuses tournées, qui les ont menés en Suisse, en Belgique, en Tunisie, au Maroc et avant de venir nous visiter ils avaient fait le Luxembourg, la Belgique, la Suisse, le Liban, la Turquie et New-York.Au pays, on les a applaudis ici môme et naturellement à Québec.Et en rentrant en France ils ont des engagements pour une nouvelle tournée.Ils chanteront ainsi tout l’été dans les casinos: en Belgique et en France.Ils doivent débuter par "Le Zoute" sur la grande plage belge, pour ensuite faire Aix-les-Bains-Trouvil-le.Cannes, Saint-Jean de Lus, Nice.etc pour finir par la Hollande A l'automne, ils sont attendus *n Angleterre et de nouveau on Suisse.Ils reviendront enfin à “La Rose Rouge” à Paris, où ils chanteront à l’hiver.Comme on le voit, ce n’est pas précisément le chômage! LEUR REPERTOIRE: Contient environ une centaine de chansons, dont quarante mimées et soixante chantées seulement.Ces chansons ils les travaillent devant une glace, et personne en particulier n’en fait la mise en scène.On décide d'adopter un geste, après que chacun des “Frères Jacques” a fait sa suggestion.Ils mettent environ deux mois de travail sur chaque chanson avant que de la lancer en public.Un mois et demi de travail est vraiment un record pour une chanson car des certaines d'entre elles, leur ont demandé un an de répétitions avant que d'être chantées.Francis Mainville qui a signé l’une de leurs meilleures créations: “La Voix du Sang” vient de leur dédier une nouvelle: Le résumé de la situation dont nous vous donnons ici, les paroles, en primeur.“L’etang où se miraient dans le temps les peupliers, si grands si dignes.L’étang que ridaient si blancs les cygnes l’étang a maintenant signe des temps une très grande usine, pour voisin qui fabrique, je re sais quels machins Les cygnes n’y sont plus mais des hommes pressés qui ne s'arrêtent que pour pis.sur l’unique survivant des grands peupliers si dignes ou bien pour jeter dans 1 étang des mégots—distraitement— sur les fantômes des beaux cygnes.N'est-ce pas délicieux, cette façon de dire donner "le résumé de la situation”?Et n'est-ce pas dans la meilleure ve‘jie française?REACTIONS DES DIFFERENTS PUBLICS: Quand on pose aux “Frères Jacques” la question: “Tous les publics réagissent-ils de la même façon?” ils sont unanimes à déclarer: “II existe deux genres de public, le bon et le mauvais.C’est-à-dire: celui qui nous applaudit et celui qui ne nous applaudit pas! A la vérité U conviendrait de dire, celui qui réagit et l’autre.Il y a également deux autres sortes de public; le Canadien et l’Européen." La différence entre ces deux derniers: le public canadien est de beaucoup moins blasé; il s’enthousiasme plus aisément.Lorsqu’il va au spectacle, c’est vraiment parce qu’il a envie d’aller rigoler et il le fait à coeur-joie.Il existe encore une autre différence, due celle-là.à notre vie et à celle des Européens.Il est certain que certaines choses purement locales ne peuvent avoir pour nous, la saveur qu’elles ont pour les Français.Ainsi la chanson: “Le Général Castagnettas” qui est une charge contre certaines vieilles barbes de l’armée française porte moins ici que là-bas.De même pour “Les Footballers” le football étant un sport très pratiqué en France.Par ailleurs “La Voix du Sang” "Le Nombril” “La Queue du Chat" ont reçu ici un accueil supérieur à celui qui leur avait été réservé en France.RECITAL D’AUREVOIR .Avant que 4es Frères Jacques regagnent la France, Marjolaine J ARMAND LEGUET (à gauche) et JEAN DUCEPPE sont deux Interprètes de “LA RUE DES PIGNONS”, le roman de Louis Morisset entendu à CKAC le soir à 8 h.15 du lundi au vendredi.Ces artistes créent les personnages d'Emery Lafeuille ( Léguét) et Arthur Marsolain, deux magnifiques compositions que les auditeurs sont heureux d'applaudir.Ce roman de moeurs canadienne retient l’intérêt par une intrigue habilement menée et une interprétation soignée de tous les interprètes.Hébert de concert avec Guy Hoffman.a voulu leur organiser deux récitals d'adieu.Les fantaisistes ont accepté de chanter à nouveau devant le public canadien, mais ils ont banni de leur vocabulaire ce mot de: récital d'adieu! Ce sera donc un récital d'aurevoir, qu’ils donneront mercredi et jeudi de cette semaine aux “Compagnons".Ils y chanteront sensiblement les mêmes chansons que celles qu'ils avaient inscrites à leur programme du “Continental".Ils en ajouteront sans doute quelques nouvelles.En tout: vingt-cinq à trente.Une bonne soirée en perspective vraiment et que nous ne saurions manquer, même si le thermomètre indique ce soir là, ouatre-vingt-dix degrés à l'ombre! Ca n'est pas si souvent qu’on a la veine de rigoler d’une façon intelligente! Roger Baulu, arrivé en France durant une émeûte communiste Anti-Ridg way et revenu au pays durant une grève de l'essence à déclaré à son retour: "C'est un pays fabuleux !" GARDE A L’AFFICHE En 3e semaine A LA DEMANDE GENERALE au CONTINENTAL LE FOU CHANTANT Si Roger a dit de la France: “C’est un pays fabuleux", ce n’est certes pas à cause de l’émeute communiste, où les porte-drapeaux étaient fabriqués beaucoup plus en plomb qu’en bois, et ne portaient pour tout étendard que des lames de rasoir, destinées à trancher le coot des agents.ni à cause de la grève d'essence, qui ni a fait qu'il a failli ne pas rentrer à temps au Canada.mais c’est à cause de tout ce qu'il a vu et senti au cours de ces trois semaines où il a parcouru plus de mille milles, visitant Paris, la Loire, le Poitou, la Touraine.l'Anjou, la Normandie et la Bretagne.SES IMPRESSIONS: Je voudrais bien vous les réAumer clairement.Mais Roger est tellement emballé lorsqu’il parle de la France, si ému aussi, qu’il vous débite sans reprendre haleine tous ses souvenirs d’une seule venue.Et vous êtes tellement pris en l’écoutant, car tout le monde sait qu’en plus de l’attachant sujet qu’il traite, Roger parle très bien.que vous ne prenez pas de notes, que vous voifS laissez simplement bercer par la magie des mots, que vous faites en quelque sorte avec lui le beau, le tentant voyage.Evidemment, on peut, à la rigueur, tout reproduire ça, en vrac, sur le papier.Seulement Je ne jure pas que ce soit vraiment professionnel! Me pardonnera-t-on, pour une fois, cette Infraction?La France est un pays que tous nous désirons connaître depuis si longtemps, aura-t-on le coeur de me reprocher de n'avoir pris ni carnet, ni crayon en écoutant parler d’elle?Je pense que ceux et celles qui l’aiment vraiment me comprendront et feront prévaloir, pour moi, les circonstances atténuantes! CE QUI A LE PLUS FRAPPE ROGER: C'est ce sens de l’esthétique et de la continuité que possèdent les Français.Rien n’a été laissé au hasard, par exemple dans l’architecture de Paris.Tout y a été, au contraire, étudié à l’avance.Et, dans la campane française, quel charme, aucun champ n’est entouré de clôture, rien que des haies, des arbustes.Dans les champs, pas un panneau-réclame.C’est défendu.Roger trouve cette coutume excellente.Et si nous ne connaissions pas son amour des belles choses, nous serions tentée d’être méchante.et ae dire: évidemment c’est tant mieux pour le côté radiophonique.mais nous connaissons trop Roger pour cela.L’amour du métier et le respect qu’en a, en France, louvier spécialisé ont également frappé notre prince des annonceurs.Par exemple, étant entré dans un petit bistro, on lui a recommandé une bouteille de vieux vin et le garçon lui a expliqué tout du long, que cette bouteille là.il l’avait depuis 18.et qu’il ne lui en restait que deux caisses.Il la lui a présentée toute pleine de poussière et de fils d’araignée.comme si ce ne pouvait être que la plus belle gaine dans laquelle elle puisse être enrobée.“J’ctais heureux de pouvoir boire dans de pareilles conditions.et le garçon était ravi que je déguste avec plaisir ce bon vieux vin.” A Qhâtelreau, Roger a vu des Américains commander une vieille bouteille et la mélanger avec du “coke".Il en a été outré.“Ça n’est pas possible, a-t-il dit.ces gens-là n’aiment pas le coke!.” UN BAIN DANS L’HISTOIRE DE FRANCE: Lorsqu’on ne va en Europe que pour quelques semaines, on a un tel désir de voir, qu’immédiate-ment on se tresse un plan d’ensemble qu’on suit rigoureusement.“C’est ainsi qu’ayant rencontré Rudel Tessier, qui est à Paris depuis au-delà de deux ans, je l’amenai visiter la tour Eiffel, chose qu’il n’avalt pas faite lui-même.J'ai aussi voulu, à un moment donné, voir les “Arènes de Lutèce”.Elles étaient juste derrière l'habitation des Tessier.Ils ne les avalent jamais remarquées! .RENCONTRE AVEC LA FAMILLE: On sait que, par son père.Roger est d'ascendance française.Comme il visitait la France pour la première fois, i 1 s’est rendu à Belle-fonds, prés de Poitiers, terre natale de ses ancêtres.Il a également rendu visite à son oncle, Alfred Baulu, le frère de son père et son “portrait vivant” et “c’est en pleurant véritablement que nous nous sommes jetés dans les bras l’un de l’autre”.a ajouté Roger, avec une évidente émotion retrospecti-(suite à la page 81 CHARLES TRENET l'inimitable interprète et compositeur au piano d'accompaqnement WALTEH EIGER entouré d'un excellent spectacle AUSSI STANLEY KRAMER montreur de marionnettes ET LES Rufh Holden Girls huit ravissantes danseuses Animateur : LEON LACHANCE Orchestre de Johnny DI MARIO Trio de Bill MOODY Première représentation samedi à 9 heures la semaine à 10 heures au CONTINENTAL 108 o., Ste-Catherine — BE.7097 21 JUIN 1952 RadioMonde PAGE S -*'• i dc-cf, d«"Ca.Couci-Couça-^- PAR LA P TITE DU POPULO ON NOUS ECRIT: Par ces Journées étouffantes, où l’on voudrait se voir partout ailleurs t,ut dans un bureau où la ventilation n’est pas ce qu’il y a de plus perfectionné, les lettres qui nous arrivent de l’extérieur sont vraiment rafraîchissantes.Mon facteur a été généreux, cette semaine, et, comme tout mon courrier me vient d’artistes que vous aimez.Je vous le livre indiscrètement, dans le but de vous faire plaisir.DE PARIS .Salut fraternel à la plus têtue des Journalistes! (Vous vous souvenez, un ami est un frère .) Tu dois être heureuse puisque je ne suis plus là pour te couper la primeur sous les pieds!.Ici tout va bien.Pourrait-il en ,être autrement puisque nous sommes en vacances?Le 15 Juin nous partons via l’Italie et l’Espagne.On t’embrasse tous deux fraternellement.André et Ginette Roche.Réponse.o.h—.y i« Je serais fou de rater l’occasion.Avec tout cet or.Je n’at pas besoin de patrons ! PAGi U • RodioMomk £ ai AMN IVM * EMI RO ANDRE RUFIANGE: Vous est-il déjà arrivé de frôler une de ces dynamos transformant, sans effort apparent, l’énergie mécanique en puissance électrique?Il semble que ce soit l’ecriture d’une dynamo humaine que J'étudie aujourd’hui.Cest le tracé d’un cerveau d’une productivité extraordinaire.Remarquons bien que ce n’est pas surtout une habileté innée; c'est plutôt le résultat d'un effort constant, d’un entrainement tenace; c’est donc d autant plus admirable.Certaines gens se complaisent à profiter de la douce quiétude que procure un esprit paresseux.Cela dégénère assez rapidement en habitude et ces mêmes gens sont tout surpris et même ngaeés de constater chez eux l’ex-tréme lenteur d’une ponte d’idée.Ce tracé me suggère comme thème musical; “Le Vol du Bourdon.” Monsieur Rufiange doit concevoir des idées, des situations plus rapidement qu’il peut les exprimer ou les écrire Ce doit être une obees-sion chez lui.un genre d’énergie nucléaire alors qu’une idée déclenche une réaction d’images et de pertsees.Cest l’écriture d’un observateur perspicace qui saisit à la' volée une situation tragique ou comique des qu’elle se produit sous ses yeux.Cette particularité occasionne nécessairement une susceptibilité assez aiguë.Une cire facilement impressionnable est sensible au coup d épingle aussi bien qu’au sillon tracé par le couteau.Cette susceptibilité peut devenir une aide précieuse, si l’auteur possède le Jugement sain qui fait trier le badinage et l’Intention maligne.La rondeur du tracé révèle cette heureuse disposition.Cette écriture révèle surtout une forte sûreté de soi.Une confiance bien établie dans ses possibilités.C’est un présage de succès chez celui dont la formation Tut sérieuse, chez celui qui a su comprimer en peu de temps l’expérience de nombreuses années.Pour l'autre, dont la sûreté d’affirmation ne repose que sur une enflure de tête, c'est une marque de personnalité détestable.L'absence d’exagération dans le tracé de ce spécimen d’écriture me permet d’affirmer que Monsieur Rufiange possède une personnalité agréable.Il n’a qu’un éc‘ ail à é-viter: cette sûreté de soi entraîne ordinairement une disposition à dominer, à s’imposer.Il est difficile, presqu’impossible d’anéantir cette particularité mais on peut l’adoucir considérablement.L’opinion d’autrui, même si elle contredit la nôtre, mérite d'être entendue.Elle peut être pesée, discutée, mais jamais écrasée dérisoirement.La formation des voyelles, dans l’écriture d’André, me permet de croire que sa générosité est grande et qu’elle se fait sentir dans son appréciation sympathique de l’opinion d’un interlocuteur.Cet espace, qui sépare les mots, dénote un esprit très occupé.Lors-qu’André vous parait distrait, il n’est que concentré.Il peut sembler impatient; lorsqu'un homme saisit rapidement le sens d’unè communication, il perd patience devant la lenteur d’une phraséologie étirée.Il est bon de songer que l’impatience n’est pas nécessairement l’indice d’une nature exécrable.Les meneurs d’hommes célèbres ont été impatients, brefs; ils n'en ont pas moins été effectifs; Us n'en sont pas moins admirés.Ce tracé possède des indices très nets d'un caractère volontaire.IJ semble que l’auteur n'entrevoie pas l’utilité de concevoir un plan si on ne l’accompagne pas de la ténacité nécessaire à son accomplissement.Ayant contracté l’habitude de considérer tous les aspects d’une question avant de l'exposer, U s’ex plique difficilement que l’on adopte pas son point de vue.C’est une disposition qui peut engendrer de l’opposition de la part de l'entourage.Ici encore, la rondeur du tracé révèle un arrondissement des arêtes du caractère volontaire.La signature appuie ce qui a été dit précédemment.Elle semble afficher de plus que Monsieur Rufiange , n’est pas de ceux qui ressentent un besoin constant de recourir à la suggestion d’autrui pour régler son opinion ou diriger 6a vie.Cette signature nous annonce également qu'il n'a pas atteint en entier le but qu’il s’était fixé.Il y arrivera cependant car la ténacité n'est pas la moindre de ces qualités.Une particularité que je n’ai pas mentionnée, tout en étudiant le texte du spécimen, mais que je retrouve dans la signature, c’est que l’auteur n'est pas un esclave de son travail.Il procède selon ses dispositions.Ceux qui signent de cette façon se présentent quelquefois comme une énigme à ceux qui cherchent à les comprendre.Ne chercher jamais à les attendrir inutilement ou par de faux-fuyants Us voient trop clair pour s'y laisser prendre.Heureusement qu'ils possèdent généralement le charme qui attire et retient.On a dit que le monde est rem- pli de gens bien disposés: les uns, catégorie.disposes à besogner, les autres, à Emil ROC les regarder faire.Monsieur Ru- La semaine prochaine: JOANNE fiance fait partie de la première JASMIN.QUE LA PAIX ET LA CONCORDE Régnent partout dans notre CANADA J.-A.RACETTE L lyrv «tu > v OPTICIEN D'ORDONNANCE 6528, rue ST-DENIS - CA.9572 4 la demande générale et pour deux soirees seulement MERCREDI ET JEUDI 18 et 19 JUIN FRÈRES JACQUES Présentés sur la scène par; JACQUES NORMAND dons leur unique récital en Amérique au THÉÂTRE DES COMPAGNONS angle Sherbrooke et Delorimier Billets en vente au théâtre Location: FRonlenac 5381 Prix des places: $1.50 et S2.00 — Rideau 9 h.p.m.T'a u s jots P
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