Radiomonde, 17 mai 1952, samedi 17 mai 1952
VOL XIV — N® 24 MONTREAL 17 MAI 1952 10 CENTS le prince des annonceurs va VOIR LES CHÂTEAUX DE FRANCE J gfc.LYSE GAGNIER.une autre de la fameuse famille des musiciens Gagnier, sera la première ballerine à apparaître à la télévision canadienne.Elle a passé les essais avec grand succès (et longues répétitions.) sous l'oeil attentif du chorégraphe Marc Beaudet de Radio-Canada.K : ¦ < Quatre de* cinq femme* choisies par un jury comme étant les plus jolies Montréalaise* sont de® artistes bien connue* de la radio.Elle* ont été couronnées, le soir de la fermeture du salon de l'éléfanro, au Palais du Oommerre.On les roit cl-haut, à cette occasion.Ce sont, de ffauehe k droite, Burnett® Olirny.reine de U radio; Nicole Germain, grande dame du cinéma canadien; Monique Leyrae.arréahl* 41seusc* Mlle Yolande Archambault, une r*rde-malade et Mme Mlthele Tisseyre, commentatrice.Ne® lecteur* pourront Br* d’autre® détails à oe sujet dans U chronique Intitule® “A be®» portant*.Une jeune vedette nous parle de la rude épreuve de la télévision Guy Hoffman a payé cher son grand bonheur actuel VIDEZ LES POCHES DE VOS VOISINS ! I “le teiil périodique exclusivement consacré i la radio et à ses artistes’* Rédaction et administration : 425 ru« Guy MEMBre Montréal — Wllbank 3072 de V to< !• $3.30 par annéo ’'Autorise comme envoi postal de la deuxième class* par 1* Minister* des Postes.Ottawa.QU'ON ECLAIRE LE PUBLIC! DANS la revue: "Ma Paroisse" (édition de Saint-Stanislas), consacrée en grande partie à la Télévision, Monsieur Roland Prévost soulève un point d’études intéressant."D’autres articles" écrit-il” dans le présent numéro de Ma Paroisse renseignent le lecteur sur divers aspects de la télévision en général."Mais cette étude sur une invention aussi merveilleuse ne serait pas complète sans un exposé au moins sommaire d’une invention qui en est le corollaire.Nous voulons parler de la télévision relayée par fil, c’est-à-dire sans antenne et sans poste récepteur ordinaire."Ce système n’existe pas encore en Amérique, bien qu’il ait fait ses preuves à Montréal depuis un an.Il est bon de signaler ici que Montréal sera la première ville du continent américain à être dotée de la télévision par fil direct."En lançant cette initiative, la compagnie Rediffusion veut donner de façon définitive la solution à deux problèmes qui préoccupent tout amateur éventuel de télévision.Les appareils ordinaires seront-ils coûteux?Le rendement en vaudra-t-il les frais?” Ce sont là deux questions d’extrême importance.Où allons-nous?A une récente exposition de TV, au Palais du Commerce, il paraissait impossible d’obtenir un appareil récepteur à moins de $400.Et voici que des magasins de New-York mettent en vente f ^ mtxmm ^ &CM& m Im 13 MAI aALLÊT OPÉlt /% ±*nUTiitHf g n ¦S&y o ¦s* « Il me semble.Bébert, que si on avait eu « Les Amis de l'Art » pour nous guider dans notre jeune temps, qu'on jouirait de l art moins égoïstement aujourd hui » -Vous B souvenez-vous K DANS RADIOMONDE MONSIEUR ALBERT DUQUESNE, gagnant de la "Médaille d’Or’* de RADIOMONDE, déclarait au Club Canadien: "Je remercie tous ceux qui m’ont accordé leurs votes et je tâcherai d’être digne de l’honneur qui m’a été fait.Comme par le passé, je continuerai d’être fidèle à la devise que je me choisissais alors que j’étais encore un jeune homme, celle de faire vibrer partout le verbe français et de répandre le plus possible la culture française.Je vous fais, ce soir, une promesse: je ne ferai certes pas pis que j’ai fait, ce soir, une promesse: je ne feraiETAOINETAOINETAOINN fait et, si c’est possible, je ferai peut-être mieux", (Albert Duquesne est un homme de précaution.) D’après le Courrier de Radiomonde, Orner Renaud donnait la réplique à Jovette dans: “Quelles nouvelles”.François Rozet donnait, à Radio-Canada, des cours sur: L’art de lire et de dire".Lord Oh! Oh1 écrivait ceci: “Miville Couture, annonceur à Radio-Canada, a reçu ces jours derniers de oablôgramme suivant: Félicitations pour défense héroïque du Français, Province de Québec.Stop.Recommandont fortement Légion d’honneur.Stop.Signé: Charles de Gaulle.(A propos qui est M.Charles de Gaulle et qui est Miville Couture?Sait-on jamais avec Lord Oh! Oh!.I L’OUVREUSE annonce: "Les Joyeux Troubadours partent en tournée.Ils sont attendus à Sherbrooke, le 19 mai.L’ensemble des Troubadours sera au grand complet, avec le capitaine Yves Bourassa, réalisateur de l’émission, qui accompagnera nos joyeux compères.Les Trois X rapportent: "L’influence de RADIOMONDE est manifeste.La semaine dernière, notre ami Le Souffleur demandait la suppression des émissions du poste Radio-Paris.Une dépêche de Vichy nous informe que le poste a été dynamité et réduit forcément (il y a de quoi!.) au silence.Et l’on dira que Radiomonde n’a pas de rayonnement! Heïcl".CHLP donne ur grand "party” pour l’inauguration de son nouveau transmetteur.KOn ne l’o pos encore entendu.) L’ARCHIVISTE C ROBERT GADOUAS E JEUNE COMEDIEN, ce journal Ta déjà annoncé, se prépare à partir pour la A SON RETOUR de New-York, Marjolaine Hébert ne cachait pas son admiration pour « Les Frères Jacques » qu’elle avait applaudis au cabaret: « Blue Angel ».En compagnie d’une bien jolie brunette, j’ai été voir ces .artistes au café «Continental» et j’ai, envers eux, le même enthousiasme que celui de Miss Radio 51.Je n’ai pas l’habitude de me laisser éblouir par l’étranger ou les noms célèbres.Dans ce cas-ci, réserve faite pour ses « chansons noires », je ne peux qu’admirer ce quatuor ainsi que son accompagnateur.ILS SONT SPLENDIDES * Les frères Jacques », les « quatre grands » comme Paris les désigne, ont fait leurs débuts à Saint-Germain des Prés à « La Rose rouge » — ils ne sont pas existentialistes pour un sou.Ils travaillent ensemble depuis sept ans.Ils ont gravé des disques et ont travaillé aux « nightclubs ».Ce sont des artistes d’une très grande simplicité, qui n’essaient pas d’exploits vocaux et qui sont probes.Ils se présentent en toute modestie, laissant au public la liberté de les apprécier.Et le public est conquis rapidement.Il est si bien conquis qu’ils ne veut plus les laisser partir et ce sont des rappels et des rappels jusqu’à ce que l’on se sente gêné par ses exigences.Le premier soir de leur apparition au Continental, dans un même spectacle, ils ont chanté dix-sept compositions — ce n’est pas peu dire de leur répertoire ! Il faut les voir.Vêtus de maillots, changeant de moustaches ou de coiffures suivant la chanson, par un minimum d’effets ils créent des ambiances extraordinaires.Dire qu’ils réussissent à tenir en silence — sans l’ordonner — des assistances généralement turbulentes de boîtes de nuit, indique assez J’influence qu’ils ont sur leurs auditeurs.Bien des artistes gagneraient à les observer.Ils y recevraient un enseignement fructueux.Ils y prendraient une leçon de discipline, de « timing » et de tenue.Personne ne peut échapper, par exemple, à leur façon de donner la ballade du « Nombril (le) en forme de cinq» ou à la triste histoire de « La voix du sang », ou encore à celle du « Bateau-lavoir » pas plus qu’au pénible drame de « L’entre-côte » et au grand renom du « Général ».Les amateurs de bon music-hall, les.gens qui aiment l’esprit se doivent d’aller entendre ce quatuor.France afin d’y faire des études.Il s’embarquera vers le mois de septembre.Tous ceux qui le connaissent souhaitent qu’il obtienne une bourse du gouvernement provincial.Il la mériterait.Depuis ses débuts sur la scène aussi bien qu’à la radio, il a donné preuve dp sa volonté de perfection.Il a travaillé avec « l’Equipe » de Pierre Dagenais et a dirigé sa propre troupe: « Le théâtre du demi-siècle ».A chaque fois qu’il a paru devant la rampe aussi bien qu’au micro, il s’est donné une grande peine pour donner le meilleur de lui-même à l’interprétation du rôle.Il partira de toute façon, même s’il n’est pas aidé, car il croit sincèrement qu’il doit parfaire son métier.Il nous semble qu’un jeune animé de si bonnes intentions et possédant un talent indiscutable devrait avoir l’appui des siens.Nous serons bien les premiers à applaudir si le Ministère songe à lui donner son encouragement.LA DANSE MAURICE MORENOFF, qui ne cesse de se dévouer pour enseigner l’art chorégraphique, présentera à la salle Saint-Stanislas, les 27 et 28 mai: « Mon école en récital ».Au programme: un ballet sur de la musique de Mpzart, une pantomine (Mendelsohn), « Temps de pointes» (Schubert), «Au pays des lutins», (Kullak), le ballet de l’opéra « Lakmé ».une variation brillante sur de la musique de Chopin et un numéro de claquettes: « L’appel des soldats de bois ».LE GANGSTER MAGNIFIQUE T T NE AUTRE HISTOIRE de Jean Ducep-pe.Attendez-vous qu’elle soit plate.Un.chef de gang, arrivé au sommet de ses espérances, se sent généreux.Il convoque ses affidés pour leur offrir des cadeaux.Comme la confiance règne entre les camarades, il dépose son révolver sur son pupitre avant de les prier de s’asseoir.Puis, tout souriant, il leur demande tour-à-tour ce qu’ils désirent le plus fermement.Le premier demande un Cadillac.Le chef dit: «Tu l’auras».Les autres suivent l’exemple et obtiennent la réalisation de leurs voeux.Enfin, le dernier, très efféminé, susurre: « Moi, je voudrais des fleurs.J’adore les fleurs1» Bang ! Bang ! Le chef a tiré deux coups de feu puis dit: «Tu les auras demain matin, tes fleurs!» FACE 2 Radiomonde 17 MAI 1952 LE PRINCE DES ANNONCEURS VA VOIR LES CHÂTEAUX DE FRANCE LIMITÉE ',VV ti: BS fl présidera à Paris une réception d'amitié franco-canadienne, le jour de la Fête de Dollard.— On lui prépare en France une fameuse réception.phonique organisé, malgré que tant Vendredi matin, le 23 mai, un nous faire honte dans les grands nrince canadien descendra de l’a- salons de Paris et de province.En vior a Paris, à titre non officiel voilà un qui fera oublier temporai-d ambassadeur de la radio et de la rement la légende du patois du culture du Canada français Nous Québec!” Car Roger s’amènera en disons "à titre non officiel”, car France avec un gros bagage Intel-{Loger Baulu insiste sur le fait qu’il lectuel, une langue de Beaumar-tiest pas délégué en France par chais, et une intelligence des gens aucun groupe politique ou radio- et des choses qui n’aura aucun ¦ ' “aplat-ventisme".Son tact inné, sa personnalité feront le reste.On aimera B&nlu en France.On recevra bien cet homme de radio qu’on a appelé si souvent, et avec raison, le "prince des annonceurs” de notre radio.Et plusieurs autres amis intimes et connaisseurs de la formidable besogne francophile accomplie par Roger Baulu depuis une quinzaine d’années sur nas ondes chuchotent avec une moue de menace.“S’il y en a qui se doivent de'bien reoevoir Baulu sur le vieux continent, ce sont bien les artistes de France.Pas un comme lui n’a mis autant de cordialité à les recevoir le premier citez nous, à les “lancer” chez nos auditoires.Il les a tous connus, tous aidés, et la marque la plus vive de sa francophilie, c’était justement sa sincérité.Car, Roger Baulu est plus français de coeur et d’idéal que le Tricolore lui-même.” Et penser qu’une erreur maritime d’intimes savent que, même s il fait cause que Roger Baulu part ce voyage de bonne entente franco- aujourd’hui pour la France comme canadienne en payant sa propre notre meilleur publiciste, quand U gazoline, comme on dit communé- aurait pu s’y amener comme doinp-cnent.bien des radiophiles, des ami- ^j.de kangaroos.mateurs de notre radio et des diri- En effet> en 1399 que M.alT1 géants de l’opinion culturelle de Léopold Baulu, père de Roger, jeudl p h Vous voyez ici Roger Baulu.dise-jockey extraordinaire du programme “Nos artiste:; canadiens” commandité par la maison J.-J.joubert.Ce programme, consacré exclusivement aux disques de nos artistes canadiens-français, passe en ondes de CKVL, du lundi au vendredi, à 4 heures.VERS FEI.IX LECLERC La raison du voyage qu’il com-(avec son à Pierre Dulude (CKVL) de 00m- des artistes de l’heureuse initiative, biner le voyage en France de quel- et souhaite bon voyage à Baulu.qu’un de la radio, pour en quelque Simultanément, M.Malavoy, par «j”*—’ '**- •“*"*¦-— - xjeupwu xmum, pcic utt xwgcx, a Rneer nous l’exnliaue à sorte représenter le monde de nos les services diplomatiques, organise chez nous sont personnellement Marcel et Jean, s'embarqua sur un n ruide car u ect trég ondes à cette manifestation art is- une réception à l’hôtel-de-ville de heureux que Roger Baulu ait enfin navlre pour aller s’établir en Aus- aîLtTdes“alla par lS tique.Paris pour accueillir le délégué oa- par une erreur trop t>>TT1TV! ormrent.— “L’idée a germé”, dit Roger, nadien.eu l'idée d'aller faire son premier tralie.Or, par une erreur trop t voyage en France, le pays de ses iongue à expliquer, le navire vint 1 q ancêtres, et quant à cela le pays au canada au lieu de se diriger Lorsque Félix Leclerc, notre trou-natal de son père même, feu M.wrs jeg Antipodes.Et voilà com- badour canadien actuellement le Léopold Baulu.ment les Baulu firent souche dans toast de Paris, a annoncé en jan- Le mot est général dans les cer- le Québec.Et, cette erreur est cause vier dernier son intention de mondes artistiques de la Métropole, qu’aujourd’hui notre radio peut ter "Le Petit Bonheur” comme “Enfin, en voilà un qui n'ira pas s’enorgueillir de ce nom de Baulu.spectacle à Paris, l’idée est venue EMILE GENEST, EDDY TREMBLAY, LEON LACHANCE ?t JACQUES GAUTHIER sont des gens très gais.Mais ce raatin-là (avant le programme “Vive La Gaieté” entendu le matin, à CK\L), ils continrent (mal) leur gaieté, par respect pour Monique Leyrac qui avait perdu son collier de perles.Abattue, désolée et peinée.Monique ne voulait pas sourire.car elle n’en avait pas envie.Enfin! quand le programme commença.l’entrain d’Emile, Eddy et Léon eut raison d’elle et de sa peine.On se remit a rire; vive U gaieté! Dulude s’en est ouvert à moi et je "BON VOYAGE, ROGER” n’envisageai tout d'abord la chose n TOici comment, après tout ce que comme un vague projet, assez stimulant, Roger Baulu prendra lointain, la date de ces représen- i>avion d'Air-France, à Dorval, jeu-tations du "Petit Bonheur" n’étant dj prochain à 7 h.25.pas encore déterminée.” Le premier qui sera à sa ren- — “Puis, toute une correspondan- COntre le lendemain à l’aéroport ce s’ensuivit avec Leclerc."Le Pe- du Bourget sera Rudel-Tessier, un tit Bonheur” aurait des chances amj personnel de Roger, qui e6t d’être monté vers la fin de février.déjà en France depuis un an et y Je projetai alors de me rendre à fait très bien, rapporte-t-on.Dès Paris pour 4 ou 5 jours, par avion, sa descente sur le sol français, Ro-afin de ne pas manquer mes con- ger montera dans une petite Sim-trats en cours.ca (Fiat française).C'est André Mais ici, Roger nous explique que Dassary lui-mêine qui lui prête sa des difficultés survinrent à Leclerc voiture pour la durée de son séjour à Paris.Premièrement, il ne pou- dans la capitale française.• vait pas trouver de comédiens Baulu a l’intention de passer une français pouvant parler avec un semaine à Paris, aller en Norman-acoent canadien.Surtout, il ne pou- die, en Bretagne, remonter la Loire, vait pas trouver de théâtre.Et, voir les châteaux, aller dans le plusieurs autres raisons encore! Poitou voir le pays de ses ancêtres Toutefois, de Paris, Félix Leclerc CERTAINEMENT, MATHILDA/ V ÇA ME FArr PLAISIR/ : S'lL-VOUS-PLAÎT.^ desire/ aide-moi/ * &NDSTOI DONC 5 ^-5.UTILE/ ÜB € ieiette/ a fais ta bonne ^ FILLE/ ^ ^ BAAH/^ BAAAAH/ NE TE DECOURAGE TAS, DÉSIRÉ,NOUS p> ARENONS/*- VOlCl.NOUS SOMMES RENDUS/ BRUTAL/ "y* , LoiJ 0- IL ETAIT TEMPS,MADAME, * CAR CINQ MINUTES DE PLUS ET > NOUS PERDIONS CE PAUVRE ¦ DÉSIRÉ/ ——- % JE SUIS VENU POUR; VOUS AIDER X RENTRER W' A LA MAISON, < JÉ&s* PAfA/ ^ Ecoutei "Zezette”, /e vendredi soir à 8 heures, aux posies CKVL — C/CCK — CJSO — CHEF •* PAGE U • RadioMonde • 17 MAI 1952 yVûVS W0//S T*a,s- t"?#/fr£ * yo T/T£ Ai/r/ sos/ z>* p*//$/o//p Xf/>/rs D/ÆÆ£/?fA/rS‘ P/r* o'&û'æ ' 3/é-V.y f ^ DIFFICILEMENT DIAGNOSTIQUEE VOTEE MALADIE.UE NE PUIS VOIE AUTRE CHOSE QUE LA —V BOISSON/ BlEN.DOCTEUE, JE REVIENDRAI VOUS • VOIE QUAND VOUS SEREZ À UE UN/  m.c5rr* Ecoutez le "Fantôme au Clavierle mercredi soir à 8 h.30 sur les postes CKVL — CHLN — CltCV — CFDA y& • i r læ-j H i oh je Nie s^aes pas / T Les noms et les caractères des personnages des romans publiés dans Radiomonde sont absolu-ment fictifs et ont été choisis au hasard.S'il y a ressemblance de personnages et de faits, c’est une pure coïncidence.le nord de la vilie.A l’arriére, cependant, il y avait un parterre passablement spacieux oû Jérôme avait installé chaises, balançoires et hamacs.—Tu est bien installé ici, mon vieux Jérôme.—Confortablement.—C'est assez, quoi! —Prendrais-tu un verre?—Ça dépend de quoi?—De ce que tu as.—Mon cher Jérôme, un bon journaliste doit être prêt à parer à tontes les éventualités.Pense donc, s’il m’arrivait un blessé, ou une personnalité de marque.Il me faut avoir un stimulant, un apéritif, un digestif, un calmant, une boisson très forte, une moins forte, une faible, une boisson de haut prix, une.—Je te comprends! Autrement dit, tu as de tout, parce que tu aimes te saucer le bec de temps à autre, n’est-ce pas?Jérôme fit une moue, et dit mol- complètement; et il n'enivre pas son homme.Jérôme et Léandre décidèrent de passer la soirée ensemble, accompagnée de jolies filles, évidemment.—Qui demanderas-tu?fit Jérôme.—Marielle.C’est une fort bonne amie à moi.Toujours désireuse de se ballader.Très chic, cette fille.—A la bonne heure! —Et toi?—Je ne sais pas encore .Que penserais-tu si je demandais Jeanne Lacour?—La fille du juge?Oui.—Celle qui vient d’être nommée présidente du Cercle des Journalistes Féminins?—Oui.—Est-ce la même qu’on a couronnée "Miss Province de Québec”?—Elle-même.—Bougre d’un nom! Tout un morceau de femme! Tout un patron! —Un sucré! —Je l’obtiendrai.—T’a-t-elle déjà ru?—Une couple de fois.Mais nous ne nous sommes pas parlé.Je n’avais Jamais le temps de me présenter.Mais, ce soir, j'ai tout le temps voulu ! —Bonne chance! Jérôme signala le numéro du Juge Lacour.—Allô! fit une mignonne voix, à l’autre bout du fil.—Pourrais-Je parler à mademoiselle Jeanne, s'il vous plait?—Qui l’appelle?—Jérôme Kirouac.— Jérôme Kirouac .répéta la voix.Euh Je regrette, mais Mlle Lacour n’est pas ici.— Vous savez où je peux la rejoindre?— Non, malheureusement.Je crains que vous ne puissiez la rejoindre nulle part en ce moment.— Mais enfin, insista Jérôme, elle doit être quelque parti — Je vous dis que je l’ignore.— Mais! — Ecoutez, monsieur, vous demandez à parler à Mlle Lacour.Je vous dis qu'elle n’est pas ici.Voua me demandez si vous pourriez la rejoindre ailleurs; Je vous dis que je l'ignore.Alors n'insistez plus, voulez-vous.Vous rappellerez un* autre fois.— Merci.fit Jérôme, déconcerté.Et il ferma l’appareil.Soudain, réfléchissant à ce qui lui arrivait, il crut deviner que son Interlocutrice de tout à l’heur» était Jeanne Lacour elle-même.Pourquoi alors aurait-elle refusé de se présenter?Parce qu'il s’est nommé?Que pouvait-elle lui reprocher, pour ne pas lui parler?Il courut dans son jardin, fit signe à Léandre de venir.Celui-ci obéit aussitôt.— Tu vas signaler ce numéro et demander à parler à Jeanne Lacour.Si on demande qui appelle, tu diras que "La Rubrique”.C'est son journal.— Pourquoi ?— Ne pose pas de question.SI elle répond, tu me passeras l'appareil.Sans rien comprendre aux instances de son camarwde.Léandre s’exécuta.— C’est "la Rubrique” .dit-11 au bout de quelques instants .Allô, c’est vous, mademoiselle Lacour?.Un instant, s’il vous plait.Les' suppositions de Jérôme étaient donc bien fondées.C’était Jeanne Lacour qui lui avait répondu un moment auparavant.Il prit l’appareil que lui tendait Léandre.et prononça : — Allô, mademoiselle Lacour?— Oui, monsieur.— Imaginez-vous que c’est Jérôme Kirouac qui parle .dit-il sarcastiquement.— Ah.— Ah ! oui.— Encore vous?— Encore moi, en effet.— Je.je regrette de ne pas vous avoir parlé tout à l’heure.J’avais des choses à faire bafouilla Jeanne.— Est-ce que ce* choses sont terminées?— Euh.piesique, oui.— J’en suis heureux.Puis le journaliste reprit, d’une vois plus conciliante, même très correcte : — Mademoiselle Lacour, j’ai eu l’occaSion de vous voir à quelques reprises et de vous ‘lire” souvent.Malheureusement, les événements ne se sont jamais croisés de façon à ce que nous soyions présentés.— Dommage, je vous connais de nom moi aussi, mais .— Ne croyez-vous pas que l’on pourrait remédier A la situation?— Que voulez-vous dire?— J’irai vous chercher ce soir et nous irons, avec un autre couple, là où ça vous plaira d’aller.— Je regrette .— Vous ne pouvez pas?Vous ave* déjà un rendez-vous?— Non, Je n’ai pas.c’est-à-dire que oui.Euh, je ne peux pas, ce soir, car j’ai bien des choses à faire.— Ah ! Encore ces choses .— Excusez-moi, monsieur Kirouac.mais c’est impossible.— Alors, nous ne pouvons pas nous connaître ce soir?(suite à la page 22) Ecoutez "Les Secrets de la Vie” le lundi soir à 8 heu res sur les postes CKVL — CHLN — CKCV -— CJSO «|1 17 MAI 1952 RadioMoade PAGE 21 MISS CANADA 'mêgg._ 3S8fc«is - — Non.— On autre soir, peut-être?— Peut-être.— Vous permettez que je vous rappelle?La prochaine fois, v#u accepterez?— Je ne vous le promets pas.Etonné, Jérôme hésita quelque peu avant d'ajouter: — Ah bon.je comprends .Pas nécessaire d'en dire plus long.Je vous remercie de votre extrême gentillesse, recommença-t-il avec sarcasme.Nous nous verrons peut-être au ciel! Puis il ferma violemment l’appareil.Léandre, qui avait écouté la conversation.tira son copain par le bras en lui disant: — Pas chanceux ! — La garce! — Allons, ce n’est pas parce qu’elle t’a refusé qu'elle est une garce! Rares sont ses sorties, tu sais.Elle se conserve pour son boulot, la petite.On dirait vraiment que c’est tout ce qui importe pour elle: le boulot.— Depuis qu'elle a gagné le titre de “Miss Province de Québec’’, ça lui a monté à la tète, semble-t-il.— Ne sois pas méchant.Jérôme était non seulement déçu, mais blessé dans son orgueil.En cote jeune, à 28 ans, il était beau garçon.Pas de ces types Adonis, avec boucles frisees, et épaules trois fois plus larges que la taille.Mais Jérôme était beau, parce qu’il était mâle.De grandeur moyenne, il n’était ni gros ni maigre, avait de beaux yeux d’un brun très foncé, des cheveux épais et mollement pgjgnés.une figure souriante dans sa carrure vaillante.Il aurait pu se mariler plusieurs fois, tellement il avait d'emprise sur les filles qui, à l'occasion, l’accompagnaient.Mais Jérôme, justement, ne voulait pas d’une ‘‘fille’’.Ce qu’il recherchait, c'était une •’femme", avec tout l'attrait physique et moral qu’une vraie femme possède.Il la voulait distinguée, intelligente, mondaine, sportive, belle et chic.Il la voulait blonde, mince, élégante, avec des yeux bleus et des jambes parfaites.Son idéal de femme était le portrait de Jenne Lacour, quoi ! Et il venait de rater sa chance avec cette même demoiselle.Il avait peu souvent eu l’humiliation d’un refus de la part d’une femme.Et même s’il avait beaucoup d'admiration pour “Miss Province de Québec”, il ne pouvait digérer le refus qu'elle lui avait opposé.Sans sourciller, il décrocha le téléphone de nouveau, signala le numéro de “la Lanterne”, et demanda à parler au chef des nouvelles.— Je vais avoir une douce revanche, dit-il à Léandre.en se Bagues à DIAMANT alliances et CADEAUX de MARIAGE une spécialité 5 Ibs Coupons 89/ In ballots do 1 livra chacun,, une couleur Demandez notre catalogue et calendrier 1952, Gratuit.Mme I.SCHAEFER, ENRG.B.P.174, Drummondville, P.Q.W.RIOPEL "Un bijoutier de confiance" 902 EST, BELANGER —%0.0640 chez tournant vers lui.— Que feras-tu?La voix du chef des nouvelles se fit entendre au bout du fil: — Allô! — C’est Kirouac.— Qu’est-ce qui te prend?— Je veux faire un reportage sur les inondations.— Tu l'as refusé, hier.— J'ai changé d'idée.— Ah?— Je le ferai?— D’accord, mais tu n'auras pas la primeur car Jeanne Lacour signe un compte rendu sur ces inondations dans "la Rubrique” d’aujourd'hui.— Je l’ai vu.— Alors?— C’est justement ce que je veux.Mon reportage sera dix fois meilleur que le sien.Je me moquerai de ses prétentions.Elle a insisté sur ceux qui ont échappé au sinistre; je montrerai aux lecteurs les centaines de sinistrés qui ont perdu leurs foyers.Elle a fait voir la chose sur un angle optimiste; je la ferai voir sur un angle pessimiste: ça captive plus! — Tu redeviens le méchant journaliste que j’ai toujours connu.— J’ai mes raisons.— Alors tu passeras chercher tes billets de trains.— D’accord.— Viens avant trois heurps.demain, car je n’y serai pas après cette heure.— Ah?— Je suis juge au concours de “Miss Canada” demain.— Hein ?— Au concours de “Miss Canada" à Toronto.Je saute dans l’avion à 4 h.30.— Au concours de “Miss Canada” .Quelles sont les concu-rentes?— Mais voyons.Tu n’as pas entendu parler de ce concours de beauté et de talent?— Mais .— Elles sont dix .Dix concurrentes qui représentent chacune leur province respective.— Dites-moi.Est-ce que “Miss Province de Québec .est-ce que Jeanne Lacour fait partie de ce concours?— Evidemment.— Ça, par exemple! dit Jérôme, consterné.— Ta petite amie, en chair et en os! fit le patron en s’esclaffant.— Patron ?— Oui.— J’aurais une faveur à vcos demander.— Laquelle ?— Ça vous embête de vous rendre à Toronto ?— Euh .— Ça vous embête, n’est-ce pas?reprit immédiatement le journaliste.— Bien .—Oui, oui; ça ne vous plait pas du tout.—Pourquoi insistes-tu pour me faire dire que ça m’embête?—Parce que je veux y aller à votre place! —Toi?Toi qui n’aimes pas les concours de beauté?—Combien y a-t-il de juges à ce concours?—10.—Seulement?—Oui.Un par province.—Et c’est notre journal qui a été invité à représenter la province de Québec?—Oui.—Patron, laissez-moi y aller! —Bon! Si tu y tiens tellement, vas-y.—Merci mille fois— —Bonjour.—Euh.patron! —Oui?—Laissez faire pour le reportage sur les inondations.Oubliez tout! —Jérôme, prononça le chef de» nouvelles, je crois que tu deviens fou! « Sans répondre, Jérôme ferma l’appareil et lança à son ami Léandre: —Suis-moi! Il alla acheter un exemplaire de “la Rubrique” au coin de la rue, et lut en première page: “Demain soir aura lieu, à Toronto, 'la finale du concours national de “Miss Canada”.Parmi les dix finalistes qui se feront la lutte, on trouve notre collaboratrice, Jeanne Lacour.Notre journal est heureux de voir une de ses journalistes porter le titre de “Miss Province de Québec’’, et il serait doublement honoré si Mlle Lacour parvenait à gagner le titre de “Miss Canada” .Un peu plus loin, le journal rapportait: “D’après un relevé de la Presse Nationale, deux concurrentes sont actuellement favorites.Il s'agit de “Miss Province de Québec” (Mlle Lacour) et de “Miss Manitoba” (Mlle Reardon).Selon l’agence de nouvelles, les deux seraient assurées de trois votes chacune, ce qui ne laisserait que 4 votes pour les 8 autres concurrentes.” — J'ai mon affaire! s’écria Jérôme.Regarde, Léandre, on dit ici que, parmi les votes assurés à Jeanne se trouve celui de la province de Québec.— Et tu ne voteras pas pour elle?— Bien sûr que non! Je t’ai dit que je prendrais ma revanche.— Sapré Jérôme! — J’ai bougrement hâte de voir la mine déconfite de Mlle Lacour quand elle saura que je suis juge.— J’espère que tu ne fais pas un faux pas.— Ne t'inquiète pas.— Bonne chance! fit Léandre en quittant son ami.— Ne t’en vas pas.Nous sortons ensemble quand même, ce soir.— Mais .— Une compagne?J’en aurai une.Je pourrais en avoir des dizaines! Il n’y a pas que cette sotte de fille, dans le monde! Et, le soir venu, les deux copains, avec, à leurs bras, leurs amies, firent la ronde des cabarets et passèrent une gaie soirée.Au “El Pancho”, qui ne rencontrèrent-ils pas?Jeanne Lacour en personne! Et avec un autre homme, à part ça! — C’est donc ça, “les choses” qu’elle avait à faire ce soir.L’amertume croissait dans le coeur de Jérôme qui, lorsqu'il monta â bord de l’avion devant le tnener à Toronto, promit à ses amis l’échec de Jeanne Lacour.Dans de jolis maillots de bain, les concurrentes défilaient tour à tour.Arriva Jeanne Lacour, qui sourit à l’assistance, s'avança élégamment jusqu’au centre du théâtre Tout-a-coup, en regardant les juges attentifs, elle aperçut Jérôme.Elle ne put contenir sa surprise: son sourire tomba pour quelques secondes.Jérôme jubilait intérieurement; sa revanche commençait.Mollement, 11 fit un salut de la tête â celle qui n’en revenait pas de sa surprise et il lui sourit ironiquement.Huguette reprit bientôt son sourire, se tourna de tous côtés, tel un mannequin professionnel, puis sortit de scène.Le concours tirait vers sa fin.Les finalistes, après avoir paradé en maillots de bain, étaient venues tour â tour faire un numéro de chant, de comédie, de diction ou de musique, Restait maintenant le défilé en robe du soir.Encore une fois, lorsque Mlle Lacour passa devant Jérôme, celui-ci lui dédia un sourire ironique.—Les Juges feront maintenant leur choix final, déclara le maître de cérémonies, et nous connaîtrons dans quelques Instants le nom de “Miss Canada”.A ce titre, comme on le sait, se rattache une récompense en argent de *5,000.ainsi qu’un voyage de trois mois en Europe.Cette déclaration fut saluée par un tonnerre d'applaudissements.Enfin, l’assistance se tut.Seul un léger murmure parcourait la salle, pendant que les juges remettaient au maître de cérémonies leurs bulletins de vote.—Alors nous pourrons sortir main, tenant?—Ramenez-moi â Montréal vou.lez-vous?—Bien sûr.Jeanne.—Et par chemin de fer.Ça noua donnera plus de temps pour nou» connaître I Dans sa loge, Jeanne pleurait, car elle avait pressenti le désir de Jérôme de la voir éliminée.Et il lui aurait absolument fallu ce vote pour l’emporter sur “Miss Manitoba”, Mlle Reardon.Le rideau s’ouvrlt bientôt devant les dix finalistes nerveuses.Côte à côte, se tenaient Mlles Reardon et Lacour.—Mesdames, mesdemoiselles, messieurs.saluons comme elle le mérite, notre nouvelle Miss Canada 1952.Mlle Jeanne Lacour ! La surprise fut trop grande pour Jeanne.Pendant qu'on applaudissait à tout rompre sa victoire, elle s’affaisa et dut être transportée à sa loge.Jérôme s’empressa de s’y rendre, et, pénétrant dans la loge, il cria: ¦—Mlle Lacour?—Vous avez donc voté pour moi?fit-elle en lui sautant au cou.—Oui.Je n’ai pu faire autrement .Vous êtes tellement belle .—Oh, merci.merci! Maintenant, je peux vous dire pourquoi Je n’ai pas accepté votre rendez-vous, hier, —Pourquoi?—Parce que je ne voulais pas être vue avec un représentant de “la Lauterne” le même journal qui avait, ce soir, droit de vote.Je voulais gagner le concours honnêtement, -sans trucheries.Et je voulais qu’on le sache! LES AMIS DE L'ART Evénements artistiques: Au Bits-Carlton, le 20 mai, Ana de Veglio, soprano.Billets à prix réduit sur présentation de la carte de membre: Au Théâtre des Compagnons, “Voulez-vous jouer avec moà”, par le Théâtre Marist; A l’Auditorium St-Laurent, du 17 au 25 mai, festival des classiques du cinéma; Au Théâtre des Compagnons, le 19 mai, récital-causerie sur la musique canadienne par André Asselin, pianiste; Au Plateau, le 21 mai, Elena Nikolaidi, cpntralto du Metropolitan Opera.Concert gratuit: Au Plateau le 16 mai en soirée, aura lieu, sous la présidence de Son Excellence la Lieutenant-Gouverneur de la province, et Mme Gaspard Fauteux, le grand concert annuel de l’Entraide de l’Ecole Auguste Descarries.Sept pianistes sont inscrits au programme.Expositions: Au Musée des Beaux-Arts, le 69e Salon Annuel du Printemps; A l’Art Français, jusqu'au 17 mal, peintures de Gunter Hey-mann; A la Galerie Antoine, jusqu’au 20 mai, peintures de Stefa-noff; Au Secrétariat, 3815 avec Ca-lixa-Lavallée, 5e série de dessins d’enfants.Pour ajouter aux charmes de < VOTRE ^ 'Lune de Miel' OICI de précieuses suggestions dont vous saurez profiter, vous assurant ainsi tout l'agrément et le confort possibles.Il en sera de même pour des VACANCES «l'ÉTÉ LE PLUS BEAU SITE DES LAURENTIDES VAL MORIN LODGE L'ENDROIT IDEAL POUR VOYAGE DE NOCE DANSE TOUS LES SOIRS AVEC ORCHESTRE PRIX SPECIAL POUR NOUVEAUX MARIES — Chambres munies de bain, radio, téléphone — Succulente cuisine — Tous les sports.Pension complète à partir de S7.00 LICENCE COMPLETE DE LA Ci-Q.Route Tl — Val Morin TéL: Ste-Agathe 1190 â lÛTÎl IA m Sur les bords d'un lac $0 chambres ! cottages Ourert toute Pour vacanca repos Toyages de noc# l'an né# Tous les sports Information: J.L.DUFRESNE Tél.t Val Dcrrid.500 \m0 - ÎMDE BUREAU Bureau ouvert 1# soir afin df I tous permettre de Tenir ensemble consulter notre abondante documentation.Renseignements et services gratuits.HOTELS — AIR — FER — ME1 UN.6-6501 9 a.m.à 9 p.m.du lundi an rendredi — Samedi, 3 p.m.1010, Ste-Catherine O.PAGE 22 • RadioMonde • 17 MAI- 1952 ! Près des murs du vieux f l .avec le Veilleur CKCV sur les ondes à partir de 6 heures a.m.Jacques Fortin de CHRC — Nouveaux programmes à l'horaire de CKCV — CHRC présente Gilbert Djarisse et son orchestre.On * l’habitude de dire que la tenue de l’été marque un ralentissement dans l’activité radiophonique On pense souvent avec regret à telle ou telle émission favorite qui disparait des ondes pour quelques mois.Mais en ce qui concerne CKCV, la nouvelle saison apporte des changements importants qui vont donner un regain de vie à sa programmation.Signalons tout d’abord que “la voix du jeune Québec” se fait désormais entendre à compter de six heures le matin, sur semaine.On veut ainsi desservir le publie, apparemment très vaste, qui est obligé de se lever tôt pour se rendre à l’ouvrage.Guy Tremblay, un jeune qui comble les emplois d’annonceur et d’opérateur, doit maintenant se lever avec la barre du jour prendre charge de cette première heure d'émission à CKCV.“Soleil Levant” il présente de la chansonnette française très gaie et de la musique canadienne car on veut plaire tout à la fois au public rural et à la population urbaine.Bulletins de température, heure précise et autres informations complètent le tout.A six heures quarante-cinq reste inscrit le programme “Radio Sacré-Cœur”.Et à Sept heures débute comme toujours le fameux “Programme St-Georges Côté” qui jouit sans cesse de la faveur populaire.Citadins et campagnards sont assurés de bien commencer la journée s'ils syntonisent CKCV des six heures le matin.Roger Leôeî, dont Isr popularité a été confirmée par un double triomphe lors du récent concours de RADIOMONDE, est l’annonceur attitré à une émission qui passe le samedi soir, de dix heures à dix heures trente, sur les ondes de C.H.R.C., pour être également retransmise par C.K.A.C.H s’agit du programme musical qui met en vedette Gilbert Darisse et son orchestre.Cette représentation origine du Château Frontenac, habituellement de la Salle Jacques-Cartier.Pour une demi-heure de musique de danse agréable, on ne peut être mieux servi.On sait d'ailleurs le bon renom de Gilbert Darisse et ses musiciens du Château.* * * Un autre événement qui a fait sensation cette semaine à Québec, ce fut la venue au Colisée de Frankie Carie & Son Orchestre.Bien connu par le disque et la radio, Frankie Carie a trouvé dans la Vieille Capitale.un nombre considérable d'admirateurs et admiratrices.C’était une autre présentation de Jacques Laroche, impressa-rio des Soirées Classiques, qui a retenu les services de plusieurs autres orchestres très en vogue pour les prochainee semaines.En outre de l’émission “Soleil Levant”, l'horaire de CKCV s’enrichit de quelques nouvelles émissions.Il y a d'abord, chaque matin à neuf heures trente, la présentation de Swift: “Vive La Gaieté".Le texte fantaisiste est de Jacques Gauthier.Les vedettes sont Monique Leyrac, Léon Lachance et Emile Genest.Eddy Tremblay dirige l’ensemble musical.Comme on le constate trois des membres de cette équipe sont des ex-québecois, plus précisément des anciens de CKCV.L’émission est des plus agréable à écouter.Il est bon de noter aussi que le mardi soir à huit heures une nouvelle présentation de disques est offerte sous le titre: “Vedettes CKCV”.La chansonnette française interprétée par deux vedettes, l’une masculine et l'autre féminine constitue la partie principale de cette demi-heure hebdomadaire.Un ou deux monologues comiques par les artistes comme Bach.Lamoureux et autres, agrémentent le programme pour lequel Bob Quinn écrit un texte approprié.Et le programme "Paris chante” qui était déjà très en vogue de cinq à sept-heures, chaque jour prend une ampleur nouvelle puisqu'il passe aussi de midi à deux heures.Le concours du téléphone est porté à dix appel par jour et le concours par la poste qui était attaché à cette tranche horaire reste tel quel.On retrouvera Jacques Duval com- qul célébrera alors de façon grandiose le centenaire de son existence; dans ce cas.deux cent artistes participeront au Jeu.M.Harpe a aussi sur le métier le pageant “La Moisson du Souvenir” qui sera présenté du 24 juillet au 3 août à l’occasion du centenaire de la paroisse de St-Alexandre de Kamouraska.Le 3 août, M.Harpe veillera à la reprise du “Credo du Paysan”, qui sera une des manifestations organisées par marquer le deuxième centenaire de St-Charles de Belle-chasse.Du 19 au 23 août, au Collège Ste-Anne de la Pocatière, au cours du congrès de l’U.C.C., M.Harpe présentera le “Jeu de la Race qui ne meurt pas”, et du 5 au 26 octobre, il reprendra la direction de “La Passion”, à St-Jean Port-Joli, dans une salle rénovée et maintenant munie d'accessoires qui permettent les plus audacieuses réalisations scéniques.Entretemps, M.Harpe, qui est aussi président de la St-Jean-Bap-tiste de sa localité, trouve le moyen de prononcer de nombreuses conférences.Tout récemment il en prononçait même à Springfield, Mass.Malgré toute cette activité, sa production radiophonique ne souffre ni retard ni ralenti, et le sketch quotidien de CKCV, “Les Trottoirs de Québec”, conservant tout l’intérêt qu’on lui connaît, conserve l’affiche et ne semble pas menacé de disparaître pour la saison estivale.Au cours du Gala du Club Cinématographique Christy, l’instigateur a remis un trophée à celle qui a été désignée comme la caissière de cinéma la plus populaire de Québec.Le concours s’est fait par le truchement de CKCV et Ja gagnante a receuilli à elle seule plus de 13.000 votes.11 s'agit de mademoiselle Anne-Marie Plamondon.Pour en revenir à Jacques Laroche et aux “Soirées Classiques”, cette organisation annonce une “primeur sensationnelle à Québec”: un récital par Walter Giese-king, "le plus célèbre pianiste au morde.” Ce régal sera offert au Capitol, le lundi 9 juin.Le Veilleur.me animateur des deux éditions de "Paris Chante”.A CHRC: nouvelle voix, nouvelles personnalités.Depuis un certain temps déjà, on entend comme annonceur régulier Jacques Fortin.Ce jeune homme, originaire de la région du Lac St-Jean, avait déjà à son acquis une expérience de quelques années à CHRL, Roberval, lorsqu’il s’est amené au micro de CHRC.Précédemment, il avait poursuivi ses études classiques.A Québec, il a tout de suite conquis la sympathie de l’auditoire et l'estime de ses nouveaux camarades.On l’entend particulièrement au “Club Rendez-Vous”.Bon succès à Jacques Fortin! M.Charles E.Harpe, membre de la Société des Ecrivains Canadiens, de la Société des Poètes canadiens-français et auteur du roman radiophonique inédit: “Les Trottoirs de Québec” mis en ondes par CKCV cinq fois la semaine à sept heures trente, est aussi un spécialiste des jeux scéniques et des pageants; aussi est-il très en demande comme tel.L’été qui vient lui réserve un programme très chargé.Qu’on en juge: du 24 au 29 juin, M.Harpe dirigera la deuxième série de "Les Anciens Canadiens”, à St-Jean Port-Joli; du 4 au 9 juillet il aura la tâche de présenter le "Mystère de St-Raphaël, sur le parvis de l’église de St-Raphaël de Bellechasse, paroisse LA BIBLE VOUS PARLE.Vous êtes maintenant dans la tristesse; mais, quand je vou~ reverrai, votre coeur sera rempli de joie, et cette joie, personne ne pourra vous l’enlever.(Jean 16, 22) Texte choisi par la Société Catholique de la Bible.Vous le savez, mes frères bien-aimés, il faut être prompt à écouter, mais lent à parler et lent à se mettre en colère;’ car la colère ne produit pas la justice de Dieu dans les âmes.• Jacque- 1, 19 -(20 > Texte choisi par la Société Catholique de la Bible.fL 5'EST COUCHÉ SU K LES RAILS PE TRAMWAYS, ttPUKSE.SUICIPEK/ DONC, P'EUSëÉÉ/ KE-STE-T-IL CNCORÊ 'A MONTRÉAL —— Ecoutez St-Georges Côté de 7 h.à 9 h.a.m.à CKCV Québec 17 MAI 1953 RadioMonde PAGE 23 U PLUS GRAND HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ DU CANADA FRANÇAIS © Notre plus grand mutilé de guerre n est pas détord • Les dix sortes de loups et tomment les repousser (par MARJOLAINE HEBERT) • les admiratrices de Dassary ont scalpe un photographe • L ’amour du gain est plus fort gue la police • Un Don Juan a payé de sa vie sa manie de l'étalage du hue • Marie "la menace"a remplacé Theda "la vamp'' • Un évadé du paradis rouge nous a park • Cet homme tonnait le moment de votre mort a • Sténo! votre patron vous accuse • 8 pages de comiques en couleurs • Roman complet: "La main du destin " 12 pages • La vie illustrée du Généra! Eisenhower et une quantité de comiques — Reportages Caricatures — Dessins — Photos — Etc., Etc.3 sections En vente PARTOU 15?LE NUMÉRO mais vauS Se double OrâfcrftMitevnr Brmfomfa N«w O»., 4ÎÎ Guy, WoMtnW — «toroy 1541
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