Radiomonde, 21 janvier 1950, samedi 21 janvier 1950
10 CF.NTS UE NUMERO Bu Jean-Maurice Baihy Ü ffiSaâ' ;îcHtïS .'¦ii-.ù.M* i* * * P • • • % • **# mm MW irsSS 'rVu'V.• • •.• tb* « » • n • • • • • * • •#, * •>.' ,• '.A: • •* • • • • M 1*1# * *.* !••• » • * « • • • ?# * ;« • • » • « # • • » V* • « V * • •'* • .» ** »» • • • « « « • » % y * I I V: , m y -v:>.• ¦ r.% • • Il • • • • • • • • * -ws.• 41 • • » « ».* 4 .• # • • • • • • * ?» fl j f I 1 1 uu > VOI.XII • N* 7 • MONTKKAl, XI JANVIKB Lord Oh! Oh! a reçu, deux se- notre honneur Je plus entier, tel “légitime” alla passer dans J’en- maines en retard, une lettre de Que purement possible sur cette nuyeuse parenté, la femme a»ama« ce Incidemment, au moment ci je vait là adossée à la clôture de cè- a”lo”r q“' ma enva,“ c< *• ma “petite amte” essaie dre, au coin de la rue où l’auto- et tenu depu%s' de ^’arracher les deux cheveux bus me laissait tous les soirs.Clandestinement, moi qui avais fliy> RadioMonde PAGE b 21 JANVIER 1950 Chronique des- SOIRÉES DE PARIS Une soirée ou Théâtre de l'Atelier Encore une fois, je gravis les rudes pentes de la Butte Montmartre pour me retrouver Place Dancourt, si gentiment encastrée entre un café, une librairie, un commissariat de Police et,- tout au fond, le Théâtre de l’Atelier qui aura attiré, depuis plus de vingt-cinq ans, tant de gens chics dans ce quartier interlope.Mais, ce soir, c’est avec un petit pincement au ! coeur qu’en débouchant sur la pla-I ce j'aperçois la silhouette triangulaire du fronton de l’Atelier; et je crois bien que tous les gens qui se pressent dans le hall d’entrée sentent, comme moi, qu’il serait in-•0 convenant de parler trop fort dans ÏM l’enceinte de ce théâtre qui fut té-moin des luttes, des déboires et 00 des plus beaux jours d'un maître dont on vient de nous annoncer la mort: Charles Dullin.UN COMEDIEN ERRANT Sans théâtre, sans argent, cousu de dettes, Dullin avait quitté la scène parisienne depuis un an pour aller "redorer son blason” dans des tournées de province lucratives mais épuisantes.C est le 9 novembre dernier qu’il joua "L’Avare” pour la dernière fois à Aix et c’est le 11 décembre, à trois heures de l’après-midi, qu’il mourut, seul, à l'hôpital Saint-Antoine.Je n'ai pas eu l’avantage de voir :§ Dullin pendant sa grande période, pourrais-je dire, car, au début de la guerre, pour atteindre le vaste public dont il rêvait, il quitta son vieil Atelier, où il trimait depuis 1921, pour émigrer au bord de la Seine dans l’immense vaisseua du Théâtre Sarah Bernhardt.C'est !à que j’assistai à La Terre est Ronde de Salacrou et à L’Avare.Plus tard, je le vis pour la dernière fois dans L’Archipel Lenoir également de Salacrou au Théâtre Montparnasse.De ces trois pièces, où il tenait des rôles qui montraient admirablement la richesse de son immense talent dramatique — Sa-vonarolle.Harpagon et le grand |pi père Lenoir —, je ne retiendrai que m la seconde pour toute la joie et II?l'émotion qu’elle sut m’apporter, jit! Dullin jouait le chef-d’oeuvre de.m Molière, en matinée, pour une as-sistance presqu’exclusivement com-|| posée d'écoliers, de collégiens et !&.de lycéens: ils étaient devenus son || public le plus fervent comme le Ü-iv plus enthousiaste.Et l’on sait ce Il que cela veut dire quand on songe m que c’est aussi le public le plus || exigent lorsqu’il s'agit de pièces classiques qu’il connaît pratiquement par coeur.Je me souviens avoir écrit ici que les décors étaient sales les costumes froissés, les autres acteurs assez médiocres mais qu’il y avait Dullin; et je l’écrirais encore aujourd’hui.|§ Quand il entrait en scène, acteurs, costumes et décors se trouvaient transformés par la magie de sa présence."Avez-vous vu ma cassette?” nous demandait-il et nous aurions voulu lui indiquer l’endroit où on l’avait cachée, tant son désespoir était sincère.Au baisser du rideau, c'est une ovation sans fin qui l’avait salué et l’on sentait le vieux Dullin très ému.Si son ancien public l’avait un peu abandonné, il en retrouvait un nouveau parmi les jeunes, c’ét&it lui le gagnant malgré tout.DANS LA LOGE DE SARAH •Te me souviens, enfin, avoir vu Charles Dullin de plus près.Je devais donner la réplique à Jean Gascon pour une audition, qui lui avait été accordée par Dullia lui-même.La première fois qr.e nous nous sommes présentés, nous l’avons vu passer devant nous pour entrer dans la loge de Sarah Bernhardt qui était devenue son quartier général.Plus voûté que jamais, le masque tragiquement fatigué, c’était l’image de l’épuisement que nous avions l’impression d'avoir devant nous.Nous l’entendîmes déclarer à celui qui l’accompagnait qu’il n’y aurait pas d’auditions ce jour-là.Le jeudi suivant, quand nous nous présentâmes pour la seconde fois, ce n’était pas le même homme qui nous reçut: alerte, 1 oeil vif, — la position exagérément penchée de sa tête rendait son regard étrangement scrutateur, — il paraissait en pleine Lime.Est-ce une illusion'7 Alors que tous les autres s’étaient succédé au tempo d’une minute par audition, Dullin nous garda pendant près d’un quart d’heure.Après quoi, de sa voix nasillarde et monotone, il donna quelques conseils à Jean Gascon et exprima son regret de ne pouvoir l'aider pour le moment.Et en effet, peu après, c’était le four de L'An Mil de Romains et le début des nouvelles pérégrinations de Dullin qui devait se terminer si tragiquement, il y a quelques jours.UN SPECTACLE DIGNE DE SA MEMOIRE Que je sais gré à André Barsacq de nous avoir présenté un spectacle dont, à aucun moment, nous r.’avons eu à rougir en pensant à son maître! Au contraire, "La Perle de la Canebière” de Labiche et "Nuit des Hommes" de Jean Bernard-Luc constituent un spectacle en tout point digne de sa mémoi re.Le vaudeville de Labiche est gentiment vieillot: ses couplets intercalés, ses jeux de mots faciles, ses situaitons impossibles constituent un sujet d’attendrissement pour chacun de nous.On s’attendrit jusqu'au moment où l’on éclate de rire, parce que Labiche est resté follement drôle.Alors on oublie l’âge, on oublie 1?poussière sous laquelle l'auteur du “Chapeau de paille d Italie” est toujours jeune et demeure, avec Feydeau, l’un des maîtres incontesté du genre.Dans des décors et des costumes ravissants de Raymond Peynet, Palau, Jean Bertho et Yvonne Clech enlèvent la pièce avec une verve qui ne peut mériter que des éloges.Grâce à eux, elle a toujours de nouveaux départs, tous plus irrésistibles les uns que les autres.CREATION ’ D’UNE TRES BONNE PIECE Le spectacle est complété par la création de “Nuit des Hommes" de Jean Bernard-Luc, admirablement jouée par Michel Vitold et Jacques Dumesnil.Cette oeuvre pourrait porter en exergue ces beaux vers d’Apollinaire: , “Nuit violente et violette et som- “bre et pleine d'or par moments “Nuit des hommes seulement”.L'auteur résume sa pièce dans les termes suivants: “Deux hommes aiment la même femme.Depuis deux ans.Ce double amour n'aura été qu'une lutte, invisible mais sans répit, de l’un contre l’autre, à travers elle.Ils ne s’étaient pour ainsi dire jamais vus.Les voici enfin face à face.Et seuls.Us se livrent un dernier combat.A la dernièer heure de la guerre.Dans cette nuit des hommes seulement.” Nuit deg Hommes n’est qu’une longue conversation d’une heure et demie entre l’amant et le mari.L’éternel triangle, mais dépouillé de toute mesquinerie, de toute insanité; simplement l’explication de deux hommes qui, en confrontant leurs souvenirs, découvrent, pour la première fois, l’image complète de la femme qu’ils aiment: ils dé-courvent, en même temps.ia profondeur de leur haine l’un pour l’autre, haine qui finalement poussera l’un à tuer l’autre.Et ce meurtre est pur de tout intérêt puisqu'ils viennent d’apprendre la mort de la bien-aimée.Tout cela se passe “à la dernière heure de la guerre’’, mais pour eux, la vie et la mort n’ont Robert Gadouas et Denise Pelletier qui seront en vedette dans “Polichinelle”, pièce en S actes de Lonier Gouin, présentée par le Canadian Art Theatre, le 2 février au Gésù.plus de sens ni d’importance si ce n’est en rapport avec celle vers qui vont toutes leurs pensées.Et la pièce devient de plus en plus terrible, à mesure qu’elle avance, car l’un après l’autre, ils se découvrent leurs secrets, leurs faiblesses, leurs forces et, à tour de rôle, ils se passent les instruments de torture.L’un s’en sert avec acharnement, l’autre, avec précision.Mais tous les coups portent jusqu'au dernier.Le mari comprend que sa femme ne l'aimait pas, et, malgré lui, ne pouvant plus le faire souffrir autrement, il abat son rival.A la fin de la pièce, on s’aperçoit que, malgré la longueur du dialogue, l'attention du public a toujours été aussi tendue.Et cela, grâce à ce texte serré qui ne pouvait être mieux servi que par les deux interprètes en présence.Jean-Louis ROUX.BAL DES LATINS D'AMERIQUE C’est le 3 février prochain qu’aura lieu, au Ritz Carlton, le Bal du Dixième anniversaire de l’Union des Latins d’Amérique, sous .a présidence d’honneur du Premier Ministre du Canada et de Madame Louis St-Laurent.Le com té du bal, sous la direction conjointe de Madame Urgel Mitchell et de Madame Raymond Colson, se compose de mesdames C.-E.Bertrand, Marcel Cailloux, Arthur Dansereau, Manolita De! Vayo, Fernand Egan, Maurice Faucher, Jean-Paul Forest, Emile-C.Gaudette, Joseph Germain, Yvonne Martel, Dostaier O’Leary, Paul Varin et de Mesdemoiselles Anita Di Stasio, Antoinette Faucher, Renée Gauthier, Aimée Girardeau, Edith Langel er, Julienne Mayer, Marguerite Paradis, Jeannine Saint-Pierre et Thérèse Tremblay.Battez CINQ AS MERCREDI SOIR 9 HRES 30 Direction: ALAIN GRAVEL Mise en ondes: CARL DUBUC et acceptez le défi de Muriel MILLARD Juliette HUOT Henri POULIN Pierre TRUDEAU Adrien .Alain GRAVEL animateur Gilles PEUERIN annonceur C’K’V’L 1799 L'Enquête Royale sur les Arts et la Radio l e* Acadiens de la région de Moncton traités en parent» pauvres.— ‘’La Dame aux Camélias” tirée de» oubliettes.Par Léopold Houle, M.S.R.C.Les directeurs des School Broadcasting ont déclaré devant la commission royale d'enquête sur les arts que six mille écoles reparties dans le pay6 ont demandé des permis de radio pour faire profiter les élèves.Ils ont ajouté que leur nombre s’élève à peu près à cinq cents mille sans compter les adultes qui se tiennent également fort nombreux à ces écoutes.On disait dernièrement à ce sujet que les émissions de Radio-Collège ne pénètrent pas dans certaines régions éloignées, comme, par exemple, Moncton, au Aon veau-Brunswick où l'élément de langue française n'est guère favorisé à cet égard.I ne personnalité du monde de renseignement dans cette ville et de passage à Montréal, Mlle Lorraine de Blanc, le faisait remarquer.“Nous n'avons rien en fait d'émissions françaises”, disait-elle.“Le* villages du littoral de la Baie des Chaleurs, peuvent entendre les émissions venant du poste CHNC, à New-Carlisle, mais pas chez nous.On ne saurait parler au poste d'Edinunslon situé à la frontière de notre province car il est d'une très faible puissance.II s’en suit que nous n'avons rien en fait de français.Certes on a parlé de divers projets mais rien ne s'en fait jusqu’ici.La Fédération des Sociétés Saint-Jean-Baptiste a demandé que soit étendue à nos “Radiomonde” est édité par les Publications Radio Limitée, 1434 ouest.Patnte-Catherine.PLateau 4186* et imprimé par La Oompapnle de Publication de “La Patrie” Limitée.180 aninte-Catherine Kst.Tous les jeudis soirs à 8 HEURES La compagnie présente Vffi Chef d'orchestre: ANDRÉ DURIEUX Maître de cérémonies : ROGER BAULU Synthonisez RADIO-CANADA CBF MONTRÉAL ‘ les jeudis soirs à 8 HEURES POUR UNE AUDITION écrire au programme, ou venir, un mardi soir à huit heures, à Radio-Canada.1231 ouest, rue Ste-Catherine.Montreal.groupe* minoritaire*, partout où il* se trouvent, l'action bienfaisante de la radio.Pourtant le Nouveau-Brunswick compte près de quarante pour cent de citoyens de langue française.On rapporte que de* émission* parviennent parfois dans notre région mais c'est l’exceptionnel.” C’est ce que déplorent les Acadiens qui se considèrent traités en parents pauvres.E
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