Radiomonde, 22 octobre 1949, samedi 22 octobre 1949
10 CENTS LE NUMERO Il I II » .siMm.safjm.assEts âSÊâârt’.$si s* 2-.fr ÿ ¦ SisÉiÉ t-Ÿ -‘ VOL XI • No W • MONTREAL* 22 (KTOItKK ISM» J: MARANTOV ¦ >'¦ ¦ .¦' 3@» *9$ :"^r< S*** f-sàgç; ¦v.V- ‘ > • ;V >Nr$f*.:*** > y*V y, Æîia'WÀ»* P&K ¦M '///// wM mm mm WwMm.Imm wéë, i "mmk mm «** < Il est de mon devoir cfaccomplir nui mission, tous les ânes de la radin de Montréal devraient-ils se changer en autant diroquois.* (avec excuses * M de Maisonneuve) Ce lundi matin, Lord Oh! Oh! avait comme mission d’interviouer quelqu’un du monde da la radio.Qui?.Peu importe! C’était au lard à se débrouiller! Fallait-il que ce soit quelqu’un qui soit dans Je voisinage direct, indirect, très proche de nos studios, et qui connaisse toutes les faces de la chose.Quelqu'un qui aurait quelque chose à dire.Qui alors?.Un annonceur?.Non, il lui faudrait se faire préparer un texte et ça prendrait trop de temps.M.Frigon?.Non!.Mlle Simard est trop occupée!.Un concierge de studio?Non!.Il en dirait trop et tout n'est pas bon à publier!.Le bon dieu?.Non.Il ne parlerait que de Paul Leduc.Le lard cherchait donc par la fenêtre dans tout ce décor rougeâtre et ensoleillé d'un matin d'octobre.I-à-bas, l’immeuble du Kings-hall, sale, accroupi platement sur Ste-Catherine ouest, le peste CBF.Tout en avant, la grosse buanderie de l'ancien Hôtel Ford où la Société va essayer de nettoyer la radio.Plus loin, derrière cette brume, le poste CK VL alias Roger Bauîu.* * * ) Eureka!.Le lard a trouvé! A dix pieds de la fenêtre, sur la rampe de balcon d’une ma'son voi-sine, un petit pigeon gris est' là qui marche drôlement de gauche à droite, puis de droite à gauche, comme une sentinelle.Sa tête fâit des motions sempiternelles et il roucoule comme s’il se parlait à lui-même.— “Que fais-tu là, petit pigeon?’’ Il regarda le lard drôlement, comme embarrassé.Puis, d’une voix de pigeon (quoi!) il désigna du bec une fenêtre mi-ouverte où pendait un lourd rideau.— “Mais.pourquoi regardes-tu ce rideau?Qu'y a-t-il là?” Le petit pigeon étira paresseusement une aile.C'est la manière des pigeons probablement de faire un clin d’oeil.— “C'est l’heure où elle se lève!” — “Qui.*, elle?” ^aJt Heinz Présente m °VCC xa^O \ S ^ CVtlk*ï fill*1 o* „u Tous les jeudis soir à 8.30 CK VL — “Je ne sais pas son nom." — “Oh, je vois! Tous les matins, elle te donne des peanuts, des miettes de pain*” — "Oui et.elle.elle.” — “Elle.quoi?” — “Elle.a un Bikini!" * * * — “Alors, c’est tout ce que tu fais de ta journée?Tu devrais avoir honte!” Le pigeon secoua vivement l’autre aile.C'est la manière des pigeons de dire “Allez donc au diable” que de battre de l’aile gauche.Demandez à Mi ville Couture.Il parle aussi le pigeon! De toutes façons,'le pigeon abandonna son poste d’observation et vola jusqu'à la corniche de la fenêtre du lard.— “Ouais! Ouais! Tu crés que c’est tout ce que j’fais que d’wat-cher des femmes qui portent des Bikinis! Eh ben, t’as menti plein ta.” — “Ce que tu parles mal pour un si joli Pigeon!” — “Ben! R’gârde ayousse que j'ai été élevé.Rien que des postes de radio à l'entour de cheu nous!” — “Alors, j’imagine que tu dois en savoir et en voir des choses dans un tel voisinage?” Le pigeon donna dix-huit coups de tête.Et, comme vous dira M.Couture, dix-huit coups de tête de pigeon en six secondes, cela signifie “Tu parles que j’en sais!” Et, là dessus, le pigeon battit trois fois de la queue.Un battement de queue, c’est un cri de rage; deux fois, cela signifie un sourires; et trois fois.eh bien! c’est grand éclat de rire.— “Viande à chien! Tu sais pas ce que j’ai watché l’autre matin?Je rôdais dans le voisinage du parc Lafontaine, ayousse que ma gui-doune de colombe a un appartement, pi tu sais pas c’que j’ai vu?Deux espèces de sissy qui s’bat-taient en duel et faisaient semblant' de s’faire mal.Y parait qu’y s’bat-taient pour une femme qui aurait fait un oeil en coulisse de travers et j’ai cru comprendre aussi que Jésus avait quelque chose à voir là-dedans, c’est ce que j'ai entendu.Pi, l’photographe du Petit Journal était là et le roux a dit à l'autre: “Ris un brin pour le petit oiseau, ça va ben paraître dans le journal!” Le pigeon se dandinait de gauche à droite, sur la corniche de la fenêtre.— “Fais attention, petit fou! Tu es au sixième étage.tu vas tomber!” Le pigeon regarda dangereusement vers la ruelle à 60 pieds plus bas.— “Oh!.mouman a fait ça toute sa vie et elle est jamais timbée.” * * * Et ici, le pigeon, battit trois foi* de la queue (regardez le code!).— “Et, parlant de timbage et d’équilibre”, continua-t-il, “ça me rappelle qu'en passant, au coin Guy-Ste - Catherine, l'autre matin.parce quune autre de mes guidou-nes a son appartement dans une dalle du voisinage ., j'ai vu trois gars ben connus de la radio qui avaient moins la business de l’équilibre que moé.Us sortaient d'un club et marchaient comme des matelots, pour dire les choses poliment.Toujours ben, qu'ils ont vu une voiture de laitier, pi y sont montés dedans et y sont partis sur Ste-Catherine dans le trafic.Pi la peur les a pris, quand y'z’ont vu un cop.Y ont tout lâché là et le pauve jouai bloquait tout le trafic, pi les conducteurs des p’tits chars sacraient.Et pi moé j’ai été dire au cop que le laitier était dans la ¦ taverne près du Majesty’s.Tu 1 parles que j’ai ri!” -—“Qui étaient ces trois artistes?” — “Ça je te le dis pas! .Le secret professionnel! Tu sais, on a sa conscience nous autres les pigeons!” * * * De temps à aurte, le pigeon regardait par la fenêtre du Bikini, puis à l’autre toit, tout près.Le lard le vit tout à coup donner un seul mais violent battement de queue (voir le code!).— “Ah! l’enfant de c.r’gârde-lé le p’tit pigeon brun qui vire autour de la p’tite blanche.Y sait qu’c'est une de mes guidounes.Dans notre monde aussi, y a pas mo-en de s’fier à personne!” Dun tir d’aile, il était rendu sur les lieux du flirt et là commença un autre duel.Avec la différence que là on se battait pour vrai.Puis, la victoire remportée, le petit pigeon gris consola un peu la vertu outragée de la colombe-gui-doune et revint à la fenêtre du lard.— “T’as pas une peanut?.Ça me donne la faim qu’ces affaires là!” — “O.K.! Mais tu vas m’en raconter d’autres!” -—“Bah! Ça finirait plus, pi c’est toujours la même rôdeuse de journée qui recommence.Le matin, quand l’scleil se lève, on s’eherohe des puces tous les pigeons ensemble, pi on fait l'tour d’nos guidou-nes avant déjeuner, pi j’watche le Et voi.à, tout le monde est maintenant installé “Kue 4“s pignons”.Il y a des personnages du quartier qui ont pignon sur ru“, d’autres qui n'espèrent même pas en arriver jamais là, qui ne seront toujours que des locataires .mais tout le monde, rue des pignons, se connaît, fraternise, se voisine, s'entr’aide ou se boude.C'est une rue, un peu comme une autre, avec son épicier, le plombier.Monsieur le Curé, toute une foule de personnages qui seront bientôt fort sympathiques aux auditeurs de CKAC qui pourront y suivre du lundi au vendredi soir à 7 h.30 toute la vie mouvementée de “LA RUE DES PIGNONS”, le nouveau roman radiophonique de Louis Morisset.chassis du Bikini, pi j'vas watcher le colon t’ehéquer ceux qui arrivent en retard à CBF, ji j’vas watcher dans les chassis du Ford pour voir Bémbé et Séguin bloquer le trafic dans les corridors étrettes de la buanderie, pi j’vas voir ma guidoune d?ia rue Guy, pi on s’ôte des puces tous les deux, pi je r’gârde le vendeur de journaux du coin Bishop ramasser les vieilles copies dnas les boîtes de vidange, les déplisser un peu pi les revendre aux suckers, pi si un jouai arrête sur Mackay a ben sur Bishop, tous les pigeons on va dîner ensemble quand il est parti.” — ‘‘Autrement dit .comme les | scripteurs de la radio”.— “Ouais! On est solidaires avec j eux.On mange la même chose!" Et là, le petit pigeon gris donnai deux battements de queue (voir le I code) en jetant un coup d’oeil vers le rideau qui s'ouvrait dans la fe-| nêtre de l'autre côté de ia ruelle.— “Whooopeee!” roucoula-t-il enl planant jusqu’à la rampe du bal-| con.••KndlomoEde” est édité par les Publications Radio Limitée, 1434 ouest.Sainte.Catherine PLateau 4186* et imprimé pal i,a Compagnie de Publication de La Patrie” Limitée.180 Sainte-Catherine Est.Dans RCAF (CARC) II faut toutes sortes d’hommes de métier, expérimentés, pour que l’Aviation du Canada fonctionne à la perfection.A cette fin, le Corps d’Aviation Royal Canadien donne à ses hommes une excellente formation, une bonne paye et voit constamment à leur bien-être.Une place vous attend parmi ces hommes qui font l’orgueil du pays.Vous vous y ferez une carrière utile et intéressante où les chances d’avancement ne manquent pas.Procurez-vous dès aujourd’hui tous les renseignements sur les perspectives offertes par le C.A.R.G _POS_TE£CE COU PO N_ AUJOURD'HUI______________ CENTRES DE RECRUTEMENT DU C.A.R.C.24, rue Saint-Stanitlo», Québec, P.Q.ou 1470, rue Mansfield, Montréal, P.Q.Veuillez me faire parvenir, sans obligation, tous les renseignements sur les conditions d'enrôlement et les postes offerts par le C.A.R.C.NOM (en lettres moulées).ADRESSE.VILLE________________________PROV.-.Vous pouvez être admis si t ous êtes 1.Citoyen canadien ou autre sujet britannique.2.Célibataire.Agé de 17 à 30 ans._ .3.Si vous avez terminé l'avant-demière année du cours d'immatriculation junior, pour la radio, ou une année de moins, pour les autres emplois, ou l'équivalent dans chaque cas.arsmtrr PAGE 2 • RadioMonde % 22 OCX.1949 H ¦ •, lip: y*^, No 46 VOL XI -— MONTREAL.22 OCT.1949 MEMBRE DE L ’ A.B.C.10a Ic No — $3.50 par année Rédaction et Administration: 1434 O.STE-CATHERINE, MONTREAL Tél.: PL 4186 - MONTREAL ** Autorise comme envoi postai de la aeuxieme cmaa* Ministère des Postes Ottawa*’.Ao/rt* photo couverture Roger Garceau Apres avoir fait ses premières armes avec les élèves de “L'Atelier”, dirigé par Willie Fléchette, Roger Garceau débuta pour de bon dans “La Samaritaine" sur la scène du ‘;Gesù“.Il entra ensuite au théâtre Arcade où, sou- la direction de Lilian Dorsenn dont il était devenu l’élève, il prit part à de nombreux spectacles.La radio devait bientôt faire appel à ses services.I ne fois de plus, c’est Claude Sut ton qui lui donne sa première chance en 1942 dans une émission de “Tante Lucie".Kn 1945, Roger Garceau, qui adore voyager, fait, avec Madeleine Ozeray une tournée dans les deux Amériques.L’année suivante, il part pour l’Burope dont il revient au bout de 1 î mois ^enchanté d'avoir paru, avec succès, sur une scène parisienne.( et automne, on peut entendre encore Roger (,arceau flans les populaires émissions de "Jeunesse Dorée" et “Yvan VIntrépide".Il joue le rôle de Pierre Dalpé dans la première, et de le Belier dans l’autre.Il jouera aussi le premier rôle de ‘La Cathédrale", le grand drame de Jean Desprez qui prendra l'affiche du Monument National, le 25 octobre prochain.A propos du Théâtre Lyrique Molson Je n'écris que très rarement dans RADIOMl >NDE, laissant à mes collaborateurs plus spécialisés dans la rédaction, le soin d'apporter leurs idées et de traduire les miennes.Si je sors de cette attitude — devenue tradition — c’est qu’il est un sujet qui me tient particulièrement à coeur: le succès du Théâtre lyrique Molson.J’ai toujours été et je suis un fervent de l’opérette, de l'opéra comique et de la comédie musicale.J’y ai été mêlé à titre de spectateur et d'artisan.C’est pourquoi je désire de toutes mes forces que le Théâtre lyrique Molson ne soit pas un échec, comme le furent deux tentatives similaires de Radio-Canada, dans le passé.Cela serait trop pénible, si l'insuccès devait récompenser la splendide initiative de la compagnie commanditaire.Jamais — ou rarement — il a été donné au public radiophile pareille élaboration radiophonique: chef d’orche«tre réputé, grand orchestre, choeurs formés de chanteurs de valeur et dirigés par un maître, vedettes et direction confiée à un spécialiste du genre.Pourquoi donc craindre un échec?Parce que la saison du théâtre Molson paraît s’engager dans la même voie, que Radio-Canada autrefois et adopter les mêmes moyens qui provoquèrent la faillite.Le premier défaut est celui-ci — et il repose dans l’adaptation.La troupe présente soit des récitals, soit des extraits, mais non pas du Théâtre Ivrique.On y sent la scène, mais non le micro.(Suite à la page 11) "Charley est en plein le gars qu'il nous faut dans l'organisation.On peut compter sur lui, U n'a pas deux sous de patriotisme.Il n'est même pas allé apfAaudir Séraphin dans “In Homme et son Peche .UN CONCOURS INTÉRESSANT À DESTINATION MONDIALE.Monsieur Ira Dilworth, directeur général du Service International de Radio-Canada vient de lancer un concours dont le but bien cher a RADIOMON-DE est d’offrir aux chansonniers et compositeurs l’occasion de faire valoir leur talent.Ce concours s’adresse d tous les Canadiens — de Terre-Neuve à Vancouver.Son but est de trouver des chansons — savantes ou populaires — s’inspirant de notre pays.Tous les sujets sont admissibless histoire du pays, de ses mineurs, de ses bûcherons, de ses cowboys; poésie, thèmes romanesques.On y accepte la chanson de concert comme la chanson de terroir.Le Service international attribue dix prix de &'ntext,> de la phrase.Là où elle devient grave, c’est lorsqu'elle s’applique aux verbes.Ainsi, lorsqu’une comédienne voulant dire : « j’ai ».présent du verbe avoir et prononce « jè » au lieu de « jé ».elle passe du coup du présent au subjonctif : « j aie ».ce qui enlève tout sens logique.On comprend ce que signifie : « J'ai une pomme », mais on ne sait plus quand on entend :« J'aie une pomme.» Nous tombons en plein charabia.Maintenant, voyons ce que donne le futur, nouvelle manière.Un comédien doit dire cette réplique : « J’affirmerai ceci ».Il exprime là une volonté définie de poser une opinion s’il prononce : « l'affirmera ceci »; mais s'il suit le caprice de l’heure, il dira : « J’affirmerè ceci ».allant du futur original, au conditionnel présent.Et là, il trahira le texte.Celui-ci veut une déclaration nette et l’interprète lui confère un ton d’incertitude qui annonce un si correctif : « J’affirmerais ceci, si on m en donne l’occasion ou si je vis encore ».Tout le sens de li y a quelques années — en sus d’un journal parlé très suivi — elle leur présentait un programme radiophonique de haute tenue et dont on ne trouve pas beaucoup d’égaux parmi les radiodiffusions commerciales.Cette série d’émissions était si bien inspirée de sympathie pour les Canadiens français, que ses mécènes exigeaient que tous ses participants — chanteurs, acteurs, annonceur et musiciens — soient canadiens-français.Ce fut d’ailleurs une condition sur laquelle insista le représentant de presse de la compagnie, au cours d’une conférence avec les journalistes.Cette année, au programme Molson, l'opérette a succédé au concert-récital d’hier.Déjà, nous avons entendu trois oeuvres lyriques.Or de ces trois émissions, deux ont eu pour étoile Rudy Hirigoyen, vedette française.Cela nous étonne, parce que l’admission des étrangers au micro Molson paraît être un écart considérable des principes établis.La première présence de Monsieur Hirigoyen v appuyait sur des raisons à apprécier, mais sérieuses.A ce moment-là.le chanteur donnait des représentations au Monument National d « Andalousie ».oeuvre qui était une création à Montréal.II était donc normal que toute la troupe des Variétés, y compris la vedette étrangère, soit sur la scène du Plateau, à la diffusion de cette comédie musicale.Mais là, où nous nous étonnons, c'est du fait que sans nulle autre raison que de chercher un succès, gui n était même plus de curiosité, les commanditaires aient bouleversé leur programmation aux fins de permettre à Monsieur Hirigoyen une nouvelle apparition.En effet, à la dernière minute, on a substitué au spectacle annoncé, au « Pays du Sourire », simplement dans ce but : que cet artiste soit mis en lumière.Avant d aller plus loin, qu’on nous permette de signaler que tous ces propos n'ont rien de préjudiciable au travail artistique de Monsieur Hirigoyen.C est un chanteur de classe, dont nous nous réjouissons d’entendre le voix.Ceci dit, revenons à notre sujet.Cette double presence, dont 1 une n était pas explicable, si ce n’est un emballement de la direction pour la recherche du rating, nous paraît saccager 1 excellente intention de base.( j^près ^ Monsieur Hirigoyen.pourquoi pas Luis Mariano, Georges Guétary, Réda Caire ou toute autre vedette en tournée à Montréal ?On nous dira que cela n aurait rien d extravagant.D’accord, mais l'émission Molson, qui nous est si sympathique, aura perdu une partie de son charme.Elle prendra place parmi les classiques diffusions où l’on entoure d’interprètes locaux, un grand nom international.Ce système ne s’est jamais prouvé avantageux à la longue.Au Théâtre lyrique Molson.on voudrait — n'était-ce que question sentimentale — avoir la preuve que chez nous, nous avons suffisamment de ressources pour donner à ces présentations tout l'éclat qu elles méritent, comme le but initial le voulait.D’aiîleuis, nous le savons qu’ri y a suffisamment de ressources nationales, sans que l’importation soit nécessaire dans les domaines de la musique et de l’art lyrique.Radio-Canada, avec son cours de chanteurs, l’an passé, a fourni l’indéniable démonstration de nos richesses vocales insoupçonnées.Ne serait-il pas justifié d exploiter ce filon ?Nos jeunes, qui n’ont que l’opérette, c’est-à-dire les Variétés lyriques, pour débouché seraient bien prêts, croyons-nous, a travailler ferme pour obtenir récognition.La série Molson est trop magnifique dans son ampleur et son but, pour s’éloigner de sa destination première aux fins de qonfler à bloc, par un dopage factice, son rating.DICTION BIZARRE Confiez vos spectacles TROUPE OVILA LÉGARÉ composée rie Comédiens réputés de la Scène de la Radio et de l’Ecran.Conditions raisonnables S'adresser à Ovila LEGARE, 8918 Laieunesse, Montréal 12 Tel.: DU.6580 Ensemble Antilope à prix IHtpnltilrff LE DROIT DE RIRE Il m’est parvenu à l’oreille que la Montreal Tramways, par des voies détournées, a obtenu que l’on prohibe les blagues sur son compte dans les sketches comiques.On n’ose croire à ce bruit, cette étroitesse d’esprit étant inimaginable dans une organisation aussi importante.Que cela soit vrai ou faux, cela nous permet de demander aux directeurs d'émissions comiques d être nlus .adultes, qu ils ne le sont maintenant.Le rire, l'ironie qui le déclenche, n’ont jamais fait de mal à personne.Tous les scripters de sketches comiques vous diront qu il leur devient de plus en plus difficile de trouver des sujets.Fait-on une blague sur une profession, que voici son association essionnelle qui jette les hauts cris! Blague-t-on un métier, qu’aussitôt il y*a des réclamations! Et les producers se plient devant les exiqences de tous ceux qui ont la peau sensible ou souffrent d'hystérie.Ils ne le devaient nas.Depuis toujours.— et dans tous les pays du monde — on a blagué dans des tevues les institutions publiques, les professions, les métiers ?Jamais celles-ci n’en ont souffert de façon sérieuse.Faudra-t-il que la distinction de classe s'établisse dans l'humour comme ailleurs et que l’auteur de saynètes w comiques ne doive, au nom de je ne sais quel conformisme, ne s attaquer qu aux petites Toutes les couleurs Toutes les grandeurs $12.95 POUfi t/t i CHÀU//URH HflUBIN elRRCHRRRETTE PROPS JOYEUX /vu cours d une émission i Ï’OUBADOURS, il y a quelques jours, Jean-Maurice A ILLY soulignait avec humour, une curieuse déformation dans la prononciation de certains jeunes, dits à la Page.1 K.rue Ste-Catherine— HA.>323 (près Hotel de Ville) 464 K.rue Ste-Catherine—MA.ÎÏM (près Berri) 1201 E.me Ste-Catherine—AM.MSI (près Montcalm) 1657 E.me Mont-Boyal-^AM.1667 (près Marquette) lé.le «FINE Radio-Canada | écoutais, dimanch ARTS QUARTET » 22 OCX.1949 - • RadioMonde • ¦ PAGE 13 RAY PONSE.— vous dit QUE.Cette chronique est la dernière d'une série dont les débuts remontent à la fin d’avril 1947.Et c'est avec regret que je la termine ici.C’est avec regret que je quitte la belle équipe de Radiomonde.A l’occasion, j’espère pouvoir apporter à ce sympathique hebdomadaire une collaboration qui sera toujours joyeuse, heureuse.1 y a deux ans et demie, Marcel Pfovost m’acceptait parmi ses collaborateurs réguliers; c’était de sa part une marque de confiance dont je lui sais gré et que je n'oublierai jamais.Il aurait pu, à cette époque, s'esquiver aisément, prétendre qu’il n y avait pas “d’ouverture” dans ses colonnes.IJ m’accueillit au contraire avec bienveillance.Films à adopter cette attitude: la question financière.En effet, les artistes canadiens exigeaient des cachets décents que la compagnie aurait pu payer.De3 favoris du public montréalais, comme Antoinette Giroux, Jean Ducep-pe, Janine Sutto, René Verne, Y-vette Thibault étaient devenus des vedettes trop couteüses pour France-Films.C’est pourquoi la compagnie engagea à Paris une troupe hélé-rocl.te présentée à Montréal sous l’étiquette Paris Théâtre Guild sous la direction de Mark Anthony.Les salaires payés à ces artistes venus de Paris sont inférieurs dans l’ensemblp à ceux demandés par les artistes canadiens.IVoù économie! tBonUn PRESENTE U COMPAGMf LES TALENTS DE CHEZ-NOUS [>**>»*£*#* -ai WÊÊÊÊ : UjStÆ l v"/' ¦Mi .Par la suite, je trouvai chez lui une compréhension rare, une largeur de vues qui m’étonna chez un éditeur: Marcel Provost favorise la plus grande liberté d’information, laissant à ses chroniqueurs l’entière responsabilité de leurs écrits.Cette politique aérée de toutes préoccupations commerciales est évidente dans la facture de Radio-monde où l’on voit fréquemment deux collaborateurs exprimer deux points de vue différent sur une même question Cette politique est visible également à la lecture des différentes chroniques où la liberté d'expression est grande, Radio-Monde ne serait pas RadioMonde sans Marcel Provost.Ce serait un hebdomadaire, peut - être gentil pour tous mais sûrement impersonnel comme tant de publications.En terminant RAY PONSE VOUS DIT QUE.je veux encore une fois me porter à la défens» des artistes canadiens en rappelant que la Cie France-Films a écarté de la scène de l’Arcade ceux de chez nous pour les remplacer par une troupe d'exportation française.Un seul motif a incité la direction de France- ON DEMANDE CORRESPONDANTS, CORRESPONDANTES DISTINGUES pour renseignements, écrivez; Mme Doiorès, Case 108 Station Delorimier, Montréal (Inclure enveloppe affranchie pour réponse).Etes-vous seul (e)?Tourquoi rester, seul te) plus longtemps?Ne croyons plus au simple hasard, mais plutôt ronflez-nous le soin de vous trouver le compagnon, ou la compagne qu’il vous faut.Un choix minutieux sera tait d’après étude approfondie de votre cai»ictère et de votre personnalité.\a> eercle de correspondance par excellence car nous avons le système le plus complet du genre qui soit.Pour renseignements, éeriver sans tarder au CERCLE SOCIAL PSYCHOLOGIQUE Enrg., Oase postale 1X1, ST-HYA( I.NTHK, P.Q.CADEAUX pour son ANNIVERSAIRE Nouveautés en fine bijouterie, argenterie et DIAMANTS chez W.RIOPEL 'Un bijoutier de confiance” 90?EST, BELANGER - DO.0640 (2 porte* à l’ent dr St-Hnbrrt) .Par ailleurs, misant sur la curiosité naturelle du public canadien toujours intrigué et intéressé par les “produits français”, France-Films a augmenté ses taux d’admission de plus de 45 pour cent de oe qu’ils étaient lors des saisons régulières de l'Arcade.D’où bénéfices accrus! .Mais cette politique ne peut que jouer contre France-Films.Une fois l’élément curiosité satisfait, le public s’est rendu compte que.somme toute, la troupe du Paris Théâtre Guild n’offrait pas une valeur supérieure aux troupes formées d'artistes canadiens, que nos artistes pris dans l’ensemble pouvaient se comparer plus qu'avantageuscnient à leurs confrères et consoeurs de France.Et les spectacles ont cessé d'attirer ce puhhc canadien qui n'est pas aussi “poire” que l’on voudrait le croire.Ayant voulu tancer pratiquement les artistes canadiens qui osaient demander plus qu'une pitance, la Compagnie France-Films, par sa politique dessert la cause du théâtre à Montréal, nuit au prestige de la France artistique au Canada en y amenant des artistes de calibre divers et dans quelques cas fort discutable et prive sciemment les artistes de chez nous d'une source de revenus, d'une source de travail qji leur revient de droit.Le cinéma s'arrache Camille Ducharme (on ne peut en dire autant de la radio).Il a tourné au cours de l’été “Le Curé de Village”, il a fait un film pour le compte de l'Office National du Film et aurait eu la vedette d’une autre production de cet organisme s'il n'avait pas été retenu par Quebec Productions Corporation pour la deuxième partie du film “Un Homme et son Péché”; dans ce film, il n’a qu’une journée de travail à apporter et cette journée eoïneidp avec la période de temps où l’Office National aurait besoin de ses services.Fidèle au contrat qui le lie à Q.P.C., Ducharme a donc refusé de tourner pour l'organisme gouvernemental.Bel exemple de probité artistique! .Jacques Hébert prononcera une conférence, au Plateau le 24 novembre prochain.Le sujet aéra évidemment l’Afrique.Comme “advance publicity” je suggère à Jacques Dupire et à Jacques Hébert un duel à coups de “sagaies” sur le Champ de Mars.Comme aviseurs techniques, je leur proposé, cela va de soi, les deux “rudes bret-teurs” Elol de Grandmont et Jean-Louis Roux.(d’Artagnan, cher petit, disparais!).Je soupçonne ces deux-là d’avoir travaillé longuement leurs feintes.et leurs bottes.secrètes! .En terminant, je remercie les lecteurs qui ont manifesté ,1111 intérêt quelconque à cette chronique.Ce n'est pas évidemment un adieu mais bien un “au revoir” que je vous laisse.A bientôt! Marcel LARMEC.La toujours populaire émission “Les talents de c soir, 6 octobre, à 8 h.30, au réseau français de R salle de l’Ermitage, devant un auditoire qui s'an L’émission garde sa formule connue, mais comp Tout d’abord, elle est maintenant commanditée p est Orner Renaud.Les gagngants sont choisis pa les candidats eux-mêmes — qui sont: André Du Jean-François Pelletier, chef de réalisation de l’a Le narrateur de l’émission est, comme par le pa thiaume.A chaque émission, on fait tirer parm aliments de marque Borden’s.Voici les gagnan de deux jolies gagnantes, c’e hez nous” a commencé un* nouvelle série, jeudi adio-Canada.L’émission est radiodiffusée de la nonce aussi nombreux que par les saisons passées, orte, cependant quelques changements importants, ar la compagnie Borden’s.Le nouveau réalisateur r un comité de trois jugges — comme d’ailleurs rieux, directeur musical.Orner Renaud, et M.gence de publicité Young & Rubieam, Limited, ssé, Roger Baulu.L’annonceur reste Gérard Ber-1 l’assistance, huit paniers remplis de succulents ts et gagnantes à la première émission.Encadré st — évidemment — Roger Baulu.?Ls, BILLET DE ?J'me faufile.IEAN DESPREZ (Suite d
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