Radiomonde, 23 juillet 1949, samedi 23 juillet 1949
" ¦ m ¦ ym#/w ¦ WiMMiïm 'ttÈÎ*'.WtiUxmi w&tîiikt WS&**Zîtt* -•' *¦ ¦*¦ #.* * * * ms-ami*, f >¦ m < ' : mm mmm ¦ .• M -"•VsB mm ¦*>*vî* vou No SS MONTRKAI-, ÎS JUILLET H) ŒN*1>; LF NUMERO RODiOmODDE * B ÿ«.£v‘35P *ni!!:tîlr4:îl0 iy ;; * * *»A î ?» jiKB î ' » ; ; î § > ' * ' - ¦ b n.'.VUttS t *»** I# .* • '»?***?< v* 5*^“ *¦' x*.- >.> SSSîSîi?* ¦* * ** fi&S’îisanulà hit?BSaSSfWt»*’ ' J ‘ •+' i Tf lr * »* *#* B6&bb+#iM| Il est de mon devoir (Taccomplir ma mission, tous *.~nes de la radio de Montréal devraient-ils se changer en autant tTiroquois.» (avec excuse* à M.de Malaoaaea ve) "Monsieur et cher confrère, Ce n’est pas souvent qu’un journaliste en félicite un autre! Je voulais le faire au téléphone, wui»s trop d'occupations et de préoccupations m’en empêchent le jour, et le soir, vous n’étes sans doute pas d vos bureaux.Quand j’ai eu le plaisir de lire le procès-entrevue de Mlle Hanck, je me suis dit: “Pour une fois, voici une forme d’entrevue qui sort de l'ordinaire; demain je téléphonerai à l’auteur de ce papier pour le féliciter."Demain”, eh bien c’est.aujourd'hui! Je viens de lire votre texte avec Mlle Quintal et je m’exécute immédiatement pour i«Oî*a féliciter.On en a assez de ces entrevues (t) mièvres, ordinaires, de ces "dit-il”, ‘‘réplique-t-elle ", “poursui- vant”, "dites-moi, mademoiselle, est-ce que’.’.et le reste.La forme de cette série de textes plait.Vous mêlez ainsi — et c’est toujours clair — la vie privée à la vie radiophonique de la vedette.On a l’impression d lire ces doubles chemins d’étudier une oeuvre pia-nistique avec ses deux portées musicales, une en clé de Sol et l’autre en clé de Fa.Encore une fois félicitations, Arthur Prévost.Disons tout de suite que le signataire de cette lettre, adressée au lard, est l'ancien secrétaire de l’Association des Auteurs Dramatiques.Il est attaché à la rédaction du ‘Petit Journal”.y ¥ ¥ Eh bien, on va dire que c'est pour le moins fantasque pour le journaliste que de répéter en se frappant la poitrine d’orgueil les félicitations qu’il reçoit pour une besogne faite.Plusieurs raisons y ont pourtant tater.Réalisés en spectacles radio-incité le lard.Tout d’abord, il n’est phoniques, ils donneraient pour le pas si habitué à voir vanter son moins de quoi rire aux auditeurs, travail, et de plus cette lettre de Pour l’auteur radiophonique qui M.Prévost va peut-être faire con- a le moindrement d’humour, l’émis-tre-poids et explication à cette bra- sion aurait probablement du succès, ve personne qui écrivait, elle aussi, -car elle serait un appel à ce que, à Lord Oh! Oh! récemment pour nous tous les auditeurs, nous avons le blâmer "d’envoyer en prison une un peu de cruel au coeur: notre jeune artiste aussi charmante que curiosité.Mlle Hanck”.Autrement dit, elle 0 / t# * * * Et, pour en revenir aux gens qui se prennent au sérieux, il est* tou-lieu^'de mettre la' inaVn «7 u ne j°urs étonnant de constater pour pauvre petite fille!” * * * avait pris le ‘‘procès’’ au sérieux.Et la même personne d’ajouter: “Pourquoi que vous envoyez pas Séraphin en prison “ sera dans “Andalousie”, de point pour toi! Tu es trop faible.Tu manque® trop de prepa- willemetz-Viney-Lopez.une nou- ration! Si tu allais manquer ton coup!” veauté pour nous.Ainsi d’ailleurs Eh, bien! la vérité est tout simplement que, si tu allais "Domino Lilas” de Charles Cu- manquer ton coup, tu aurais huit chances sur dix de comprendre qui sera créé en français ^ , .r „ .spécialement pour nous et dont le pourquoi tu as failli, et tu ne tarderais pas a réussir! Quelle re- premier rôle féminin sera joué par confortante théorie! notre talentueuse Marthe Lapoin- Le Dr Paul Carton, qui vient de mourir à Paris, avait là- te'.1^ troisième nouveauté comme dessus des données correctives des plus remarquables.Il traitait de Viney-Vital-Lopez, et le seul ses patients en les entraînant à ne jamais accepter, dans leur nom de Adrien Adrius dans la disesprit.des idées de désespérance, d’insuccès fatal, de malheur tribution ne devrait pas manquer imminent, de faiblesse, de fatalité.Pas facile, me direz-vous! de.fa|re croire au gros succès.Je , .i .suis de la clique des admirateurs Lest un entrainement comme un autre.Les mauvaises pensees de Adrius que je place au tout dans le domaine moral — dont on se garde le plus qu’on peut premier rang des comiques fran- — ont une contrepartie réelle dans le domaine idéologique çais.Adrius, en plus, pour répéter pratique.Il y a des méditations habituelles aussi croches pour ce que j’ai déjà écrit, possède une encourager à réussir que les désirs du meurtre ou de la débauche u ° 3 e *ser t ^'nte ni g emm en t ^ *6 c‘ont peuvent être contraires à la vie de société.L’illustre praticien Comme l’on voit, il s'agit d’un résumait ses préceptes en une formule saisissante: "Il faut bilan de saison passionnant pour établir une douane sévère à la porte de son esprit".Ça peut les amateurs de l'opérette à Mont- prendre des semaines, des mois de pratique étudiée, mais quelle Ta Pas a dire! La Direction recompense que de voir sa puissance de travail et d action decu- ¥ ¥ ÿ plée par la simple gymnastique mentale à la portée de tous! festival Quant à la force qu’on porte en soi, revenez à la formule du _ ,___________., M 1 .* , .Parmi leurs nombreuses mani- j oumal de 1 Oregon: il y a en vous, que vous le croyiez ou non, festatons artistiques, les Festivals l'énergie atomique latente capable de faire disparaître la ville de Montréal présenteront Pierrette tie !\eu'-York en un quart d'heure! Alarie et Léopold Simoneau en 1 11* 1 ,a,.j j *i*i 1 1 * grand concert le 2 août, au Stade Le problème chez o0% des debiles est beaucoup plus sim- Molson, accompagnés d’un orches- ple: ils sont tout bonnement des fatigués.Il y a plus de gens tre symphonique et des Disciples qu’on ne le croit qui ne se reposent jamais, qui ont honte, en de Massenet dirigés par Charles quelque sorte, de se reposer, et qui prennent le repos normal, ^oale'- Çe concert, sera le récital mente pour de la paresse.Us ne dorment pas, mangent mal, départ poUr Paris où ils rempli-e’empiffrent d’eaux gazeuses carbonatées, suffoquent du matin ront un engagement à l’Opéra na-au soir, et prennent leurs imaginations nocives pour de® ré- tional.flexions judicieuses.Ce n’est pas de complexe d'infériorité que ¥ ¥ » souffrent la plupart des humains; c’est de s'exténuer dans la Concert Symphonique plus anarchique des vies inconsidérées! La question vaut bien La belle température se main- tient le mardi soir au Chalet de la montagne.Espérons que cette semaine et la semaine prochaine Ues — - -deux derniers concerts de l’été) le Dps concertos de Bach et s®Iistes seront Greta Krauss, cia- d ordre sera bien gardé.On a ues concertos de Bach et veciniste John Dembeck, vioionis- beau d,re et4 beau fa,re- - Je ^a“ Haendel, pour clavecin te.et Dirk Keetbaas.flûtiste.temps compte pour beaucoup dans _____ *e plaisir des mélomanes qui assis- Geoffrey Waddington a choisi, Greta Krauss interprétera en- tent aux concerts du Chalet.Ceux parmi les oeuvres de Bach et de c°re, avec l’orchestre, un concerto que dérangent le vent, les micros Haendel, deux concertos que l’on de Haendel pour clavecin.Cette in- et la jasette des voisins font beau-« rarement l’occasion d’entendre, terprète autrichienne habite main- coup mieux de rester au foyer, près Il les jouera à la prochaine émis- tenant au aCnada et on a pu l'en- d’un phono.Les autres vont se sion des “Symphonies d’été”, di- tenant au Canada et on a pu l’en- reposer au grand air ferment manche, le 24 juillet, à 10 h.30 du “Artistes de Renom".les yeux pour entendre ' des gong ®°,r- Geoffrey Waddington et l’orches- mélodieux, sourient si le jeu du Le programme s’ouvrira avec le tre de Radio-Canada nous revien- vent détourne l’effet des cordes concerto en la mineur de Bach nent tous les dimanches soirs à au profit des cuivres.Ces auditions pour clavecin, violon et flûte.Les la même heure.populaires créent de le joie; foule de plus en plus grande assiste aux auditions et y trépigne d'enthousiasme.La présence de Jesus-Maria San-roma, la semaine dernière, n’a pas manqué d'obtenir le succès voulu.Le pianiste porto-ricain interpréta d’abord le Concerto No 1 en mi bémol de Liszt, après quoi il joua la Rhapsody in Blue de Gershwin.Ses deux interprétations n’étaient pas dépourvues de personnalité et Sanroma a prouvé qu’il se permettait des licences de tempo quand il avait affaire à un orchestre qui n’a pas eu suffisamment de répétitions! Sanroma donna plusieurs rappels, il fut très applaudi, comme d'ailleurs à chacune de ses visites parmi nous.Désiré Defauw dirigeait l’orchestre montréalais, qui mit peu de chaleur dans deux Valses de Strauss pour en avoir sans doute trop jeté sur “Les joyeuses commères de Windsor” de Nicolai.Au programme également, la Symphonie Classique de Prokofieff, agréable à entendre parce que l’occasion nous en est rarement donnée.Au concert de demain, Wilfrid Pelletier sera au pupitre alors que Rose Bampton sera la soliste invitée.Le programme comprend du Wagner, Verdi, Wolf-Ferrari, Puccini, Cilea, Barton, Anderson et Rodgers.En parlant de programme, je déclare avoir trouvé particulièrement intéressant le dernier de la Société des Concerts.Une page entière en anglais était consacrée à des potins sur des artistes bien connus.C’était sans doute une initiative de la toujours souriante buraliste.Paulette Desrosiers, ou du charmant administrateur Pierre Béi-que.L'annonce de leur saison 49-50 a créé un vif intérêt.Les chefs invités sont Golschmann, Enesco, Walter, Munch, Kubelik et Defauw, directeur artistique.Les solistes comptent les noms de Rudolf Ser-kin, Pierre Fpurnier, violoncelliste, William Kapell et Francis Poulenc, pianistes, Nicole Henriot, pianiste, Wiliam Primrose, altiste, Zi-no Francescatti, violoniste et des solistes qui seront choisis plus tard pour le dernier concert, des 25 et 26 avril, alors que Désiré Defauw dirigera la Messe en si mineur de Bach.Pierre Monteux dirigera ce concert du Stade Lewisohn irradié par CKAC Pierre Monteux, célèbre chef d’orchestre français et directeur de l’orchestre de San Francisco, dirigera l’Orchestre Philharmonique de New-York au cours du concert irradié directement du Stade Lewisohn, du City College à New-York et retransmis sur les ondes de CKAC de 9 h.00 à 10 h.30.L’artiste invité sera Giovanni Bagarot-ti, violoniste, dont ce sera le début au Stade et à la radio et qui jouera le Cocerto en Sol mineur de Bruch.A cause d’un changement de dernière minute au programme, on n’entendra que trois mouvements de la Symphonie en Ré majeur de Brahms dont le premier mouvement devra être omis.Pierre Monteux a également ajouté à son programme ‘‘L’apprenti sorcier" de Paul Dukas et le concert se terminera avec “L’Alborado del Gra-cioso” de Maurice Ravel.Jacques Liénard-Boisjoli, directeur musical à CKAC, donnera les commentaires français sur les oeuvres au programme.Directeur de l’Orchestre de San Francisco depuis 1935, Pierre Monteux débuta dans la carrière musicale comme violoniste de l’Orchestre de Cologne en Allemagne et vit sa réputation grandir rapidement dans le monde musical international.Il a dirigé pratiquement tous les grands orchestres d’Europe et d'Amérique et il est le seul chef d’orchestre français qui ait jamais d'rigé l’orchestre philharmonique de Berlin.Giovanni Bagarotti a étudié le violon avec Josef Szigeti à Genève, en Suisse, sa ville natale, et plus tard avec Karl Flesch à Berlin.Artiste de belle renommée en Europe, Bagarotti est encore relativement peu connu en Amérique où U n’est arrivé que depuis un an.JEANNE LANDRY ET JEAN BEAUDET M O Z Ail.LE.AUDITIONS DES VARIETES LYRIQUES Les auditions annuelles pour l'emploi de choriste et soliste (hommes et femmes) saison 1949-50 aux Variétés Lyriques, auront lieu le jeudi, 28 juillet sur la scène du Monument National, de 2 h.à 9 h.p.m.Les personnes désireuses de se faire entendre sont priées d’apporter la musique d’accompagnement des pièces qu’elles interpréteront; une pianiste sera à leur disposition.Note: Ces auditions sont strictement privées.Les pianistes Jeanne Landry et Jean Beaudct offrent tous les samedis soirs aux auditeurs de Radio-Canada, un programme d’oeuvres connues du répertoire classique Le 23 juillet, on les entendra, do 9 h.00 à 9 h.30, dans lse oeuvres suivantes: “Andante et Variations” de Schumann, "Gracia” de Manuel Infante, et “Suite Brève” de Louis Aubert.LE PARNASSE MUSICAL lACHllTE, P.Q.Edltrora de «musique clnasique et populaire Envoyer un timbre-poste d’un catalogue.qu’on s’y arrête.Ne trouvez-vous pas?Eugène L API ERRE une F CARRIÈRE & SENÉCAL OPTOMETRISTES A LTIOTEL-DIEU • « EMILE CARRIERE, O.D.ADELARD VALOIS, O.D.277 e»t, rve Sainte-Catherine — LA.2211* Kern* «ma* leu «niedi» ft midi, durent Jnlllet et a»0t.PAGE 4 RadioMonde •23 JUILLET 1949J i mm m ^ \hl h, ÜFblfV ëCOUTE TOUJOURS,CL,Cc ^ ^Ay^0WP 0£NHtZ»DAN5^ Roy,, ET L’0RCHESTpE DE pNCHA^TEE” .JE Lui djp^ VAGABOND^ sue LA ROUTE U,KA* QUE vous ETES VENUE / iSÆS^g, sC„/a «r««ri8 , D /T C veuve Sirois.D’ici quelque temps, nous publierons la liste des autres artistes qui feront partie de la distribution du film que la Quebec Productions vient de commencer à tourner.M.René Germain a en plus annoncé que la réalisation de ce film a été confiée au vice-président de la Quebec Productions: Paul L'Anglais.Paul Gurv, mettcur-en-sccne du film saura, nous 11'en doutons aucunement.mettre en lumière toutes les nuances du scénario et du dialogue de Robert Choquette.Les extérieurs du film seront tournés dans deux villages: Saint-Damas et Saint-Dominique.En terminant son allocution, M.Germain a promis aux journalistes que prochainement ils seront invités à assister à quelques prises de vues aux studios de St-Hyacinthe.Ça rafraîchit, repose, développe *— et raffermit « 1 rvsaaaspwsse^s buste • quel que Boit lét»t -le votre 111 STE, quel que MM.votre Jjê y î,f.I,.troltenie.it * EAU FROID».et ml UMl “ares 1—O ftver NEO-FORME eut le seul moyen pour ternie femme d'aeqhSrir, de conserver ou de recouvrer la Beauté da la poitrine 3 grandeurs : Petit—Moyen—finis Vendu pur les pharmacien, les grands magasins, les corsetfére* et les salons de beaut*.Informations et démonstrations (•U \Tl'ITK8 sur appolntemem__________ à 5157, rue St-André* Tél.: do.9330.j Adresse/ re coupon pour une brochure gratuite à STUDIO MADO UANGEVIN, D-2-35, C.l*.143.Station Dclnnmlcr, Montréal, P.Q.Nom .Adresse .Des milliers de femmes disent: “Un jour Fabriqué par sans mon NEO-FORME est un jour de nko-bkai tt une, , |f, CX>., LTD.Montréal bonheur perdu! “¦ 23 JUILLET 1949! R a dioMonde - PAGL 7 LUCILLE LAUZON chanteuse, artiste et.épouse de PONCE PILATE g.g.ESSIEURS LES JL RES! Ce matin, la Cour Q O de Critique va suivre une procédure assez peu commune.Au lieu de débattre la W cause qui vous sera soumise aujourd’hui dans l’enceinte du Palais de Justice, où ïl faut trop chaud d’ailleurs, nous allons nous transporter, juge, avocats, jurys, constables et accusée au Faisan Doré, un club très en vogue de Montréal.Là, il fera plus frais, car seuls les gens frais fréquentent les lieux.Je veux dire, seuls les gens “bien” de notre métropole, et vous savez encore que quand quelqu'un devient “bien”, il devient du coup.frais.Les faits sont là pour le prouver.C’est là que l’accusée qui est mise en cause aujourd'hui fait son repaire depuis une couple de semaines, et comme elle y sera encore pour une autre semaine et qu'elle refuse de comparaître au Banc du Roi, nous allons aller la relancer sur les chaises du Faisan.Vous y serez d’ailleurs mieux assis, MM.les jurés et, de plus, n'en déplaise à Son Honneur le juge, la sévérité de la Cour sera un peu tranchée par un peu de musique, de bons “cokes” sur glace et.n'en déplaise à la déesse de la Justice.mais au fait.qui est la déesse de la Justice?Peut-être le constable Malin pourrait-il nous le dire?MALIN: Ben moé, j’6us pas savant comme un avocat, mais si on demandait à M.Rudel-Tessier.H nous le dirait, lui.Il est pas avocat mais il est ben plus instruit.-— Très bien, constable Malin, allez chercher l’information et revenez le dire à cette cour.En attendant, MM.les jurés, prenons les petits chars pour aller au Faisan et je vous défends de parier de la cause au conducteur.La loi vous le défend.¦kü! LES ?DU MATIN- ¦ V/ Marte! BAULU Jacques DESBAILLETS vous invite, à “prendre le café avec Marcel Baulu” de 7h.à 8 b., du lundi au vendredi.Luc Sicotte l'assiste.vous dit “Bonjours Messieurs-dames” du lundi au vendredi de 8 h.à 9 h.Il est accompagné de Luc Sicotte.Roger BAULU Gilles PELLERIN au “Pro-’’ irradié est l’hôte parfait gramme Roger Baulu de 9 h.à 10 h.Gilles Pelleriii lui donne la réplique.vous invite à écouter “Nos Artistes Canadiens” du lundi au vendredi de 10 h.à 10 h.15 CKVL 980 au cadran tie votre radio PAGE k .• • • ¦.¦ -g.•.*mimmm\ Radio JA onde # juillet ——¦» a ¦¦¦ m .-vA Armand MARION continue “Entrevue® Miw* rale®'* de 10 h.30 à 10 h.55, du lundi au vendredi Guy MA UFFETTE dirige “La Parade de la Chansonnette française” du lundi au vendredi de 11 h.a.m.à 2 li.p.m.Paul LEDUC donne le® nouvelle®, 5 minutes axant l'heure de 7 h.55 a.m.à 2 h.p.m.BRUIT DF PTITS CHARS — PLIS ARRET ET ATMOSPHERE DE MUSIQUE.— l NE JEUNE FILLE CH ANTE.MM.les jurée! Nous voici rendus dans le repaire de la criminelle que je traduis devant voue ce matin.Regardez-là qui chante la-bas.Repartiez la lumière de® réflecteurs sur ces belles belle® épaulés.J'attire plutôt votre attention sur.Mais, non! Ne portez pas votre attention a cela.Nous somme® ici pour faire justice et.d ailleurs, vous êtes tous des hommes mariés, j'imagine.Jl RV No 3: Pas moé, votre I.ard! Bon!.Ah tiens!.Voici le constable Malin qui revient.Avez-vous eu l'information requise, constable?MALIN: Beu! M.Rudel-Tessier, y dit que la déesse de la Justice s'appelle seulement la justice.Elle a une bande sur la bouche qu’y m'a dit, probablement parce qu'elle est une femme.Ah non! je me rappelle qu'il m'a dit que c'était sur les yeux qu'elle était bandée.— Bon! Bien travaillé, constable, je me rappelle en effet que la Justice a les yeux bandés pour démontrer son impartialité devant le jugement.Eh bien! Ce matin, je traduis devant vous Lucille Lauzon, chanteuse de club et “criminelle” des drames de nos ondes et de nos rampes.Incidemment, Votre Honneur, je soumets respectueusement à cette Cour qu’il serait peut-être plu® prudent de bander les yeux des membres du jury pour qu’ils ne deviennent pas partiaux envers l’inculpée.JUGE: Demande rejetée.Je tiens personnellement à juger Lucille Lauzon les yeux ouverts! Procédez, M.le Procureur! — Eh bien! Que Dieu nous soit en aide! MM.les jurés.Eu attendant que Lucille Lauzon termine son tour de chant, je vais en profiter pour vous décrire la première accusation qui pèse sur l'inculpée, la plus importante, la plus grave (LE PROCUREUR DE LA COURONNE ELEVE L AVOIX) .J'accuse donc Lucille Lauzon d’avoir contribué de très près au crucifiement de Notre-Seigneur Jéeus-Christ ! Rien que ça! BRUIT DE VOIX DANS I.A SALLE.LA FOULE CRIE “HONTE !” “PENDONS-LA !” JUGE: Une autre manifestation de ce genre et je fais \ider le Faisan! M.le Procureur, l’accusation que vous portez est unique dans la jurisprudence! Pouvez-vous la prouver?-—Certainement que je puis la prouver.L accusée.Lucille Lauzon \a en témoigner elle-même.Cunstable Ma- lin, allez chercher l’accusée et eoncîuîsez-Ta forcément dans la boîte aux témoins! JURY No 3: Voulez-vous que je fasse cela moi-même, M.le Procureur?-— Non! Si le constable ne s'exécute pas assez vite, je vais le faire moi-même!.(PAUSE) Bon! Vous voilà enfin à notre merci, Lucille Lauzon.Voulez-vous dire tout «le suite à cette auguste Lour, sou® votre serment, s'il n’est pas exact que vous avez joué, l'an dernier, le rôle de Claudia, la femme de Ponce Pilate, au Congrès Marial d’Ottawa.— Oui, c'est exact! — Nous voyez, V1M.les jurés! Puisqu’elle était la femme île Ponce Pilate, elle a dû l’influencer avant qu il se lave les mains!.Et, Lucille Lauzon.aujourd'hui, des palais fie Pilate, vous êtes venue chanter au Faisan Doré?— Bien! Entre les deux, j’ai fait un long détour.M.Henri Deyglun.— Laissons faire, M.Deyglun.Il n'est pas accusé.Dites-nous.comment se fait-il que vous soyez devenue tout-à-coup chanteuse, quand personne savait que vous puissiez chanter?— Bien! Je suis venue ici par hasard.J ai connu M.Martin par hasard.11 avait besoin d une chanteuse par hasard.J’ai passé une audition par hasard.Et il m a acceptée par hasard.11 m’a donné par hasard ma première vraie chance de faire du cabaret et, par hasard, j’entends m’en faire un bon à-côté, ne von* en déplaise par hasard?— Dans ses constatations d’usage, le constable Malin dit vous avoir aussi entendue chanter à la radio.— Oui, un peu récemment! "Aux C hansons Populaires de CK VL, avec Gilles Pellerin, par exemple.Je suis assez souvent artiste invitée.— J’ai ici devant moi une coupure de journal, (.’est une critique musicale de M.Duliani à ce que je peux voir.Mais comme le journal est italien du nom de "La Verita’, j’avoue ne pas le comprendre, alors je vais demander au constable Malin de nous traduire la critique.MALIN: Je l’ai déjà fait dans me® constatations d’usage, M.le Procureur.Je comprends pas l’Italien, mais j'ai vu M.Miville Couture, à CB F.et y m’a dit que c’était une sacrée bonne critique pour l'Inculpée.— Bon! Bon! Maintenant.avant d'aller plus loin.nous allons procéder avec ordre.Où êtes-vous née, Lucille Lauzon?-— A Montréal, N otre Coc.Pardon, .Votre Lard! .— Et, comment êtes-vous entree dans cette vie «le (Suite à ta page 14) AU POSTE DES ?Jacques NORMAND Présente le “programme Catel-I' '' Par le Dr V.-G.Rocine • Le livre le plus avancé dans les questions d'amour et de mariage Enseigne le* meilleures méthodes pour bien choisir éemmr ou mari 1 Donne les meilleurs conseils pour faciliter la naissance d'enfants Intelligents et forts 1 Ecrit par le plus grand spécialiste des choses de la nature humaine, le célèbre Rocine 1 Absolument nouveau ou argent remboursé — Par la poste fil* Librairies: Granger, Pony, Déom, Pilon ou autres à Montréal.C-K’C’V- LUNDI — 9 h res ?page; 12 • RadtoMonde • ¦23 JUILLET 1919 I / PANS un récent numéro de LIFE, le journaliste américain, Joe McCarthy posait à Fred Allen la question suivante: « What do you think of television, Mr.Allen ?» Monsieur McCarthy s'adressait à un homme réputé, non seulement par ses dons de comique, mais aussi pour sa franchise brutale.Aussi les propos, qu'il tint, sur la télévision, ne sont-ils pas doux non plus qu'ils furent tendres pour la radio.Fred Allen estime que la télévision ne pourra, pour Je moment, rendre service au public que comme moyen de transmettre les actualités.Pour les jeux dramatiques ou les spectacles de variétés, jl croit que l'écran des récepteurs courants est trop petit.« Comment pouvez-vous apprécier la signification d'un regard, quand un oeil n'est pas plus gros qu’une pointe d'aiguille?demanda-t-il.« Et quel plaisir aura le spectateur lorsque l'image d’une très jolie fille sur l’écran aura autant de sex-appeal, qu’une épingle à linge?» Il tint compte d’un ’survey’, dans la région de New-York, qui donna ce résultat: « Les gens, qui ont vu la télévision, ne veulent plus de radio invisible! » « Si cela est vrai, dit-il, la radio est morte.C'est dommage.Elle est un médium riche en possibilités, qui n'ont pas été réalisées.Nul des moyens visuels d'expression dramatique — la scène, l’écran, ou la télévision — ne peuvent séduire l'imagination du public aussi fortement que la radio.Dans cette émission radiophonique, tout peut être risqué.Vous pouvez créer l’illusion d'un homme grimpant un mur comme une araignée.Quelques mots dans un script peuvent établir un décor, qu’Hollywood ne pourrait bâtir à coups de millions de dollars.Mais la radio c'a jamais su vraiment profiter de ses avantages.— Et pourquoi donc?Qui a empêché la radio ?-«Oh ! un tas de stupidités » répliqua Allen, en soupirant.Surtout les émissions en public.REGENERESCENCE « La pire chose, qui arriva à la radio, fut l'admission du public au studio.Ces hordes d’oies cacardantes ! Un individu, comme Eddie Cantor, les introduisit parce qu'il ne pouvait travailler sans être entouré d’une bande d’imbéciles disposés à rire de ses blagues.Les commanditaires crurent qu i'1 avait trouvé-là une idée extraordinaire et, dès cet instant, chacun devait avoir un auditoire devant lui.Le script dût être abaissé au niveau de l’intelligence de 1 auditeur présent et ce niveau est très bas.Pourriez-vous trouver, dans un auditoire de studio, un homme muni de cervelle?Trouveriez-vous quelqu’un de goût, pour faire Ja queue, afin d’observer une demi-douzaine d’artistes, à lunettes de corne, groupés et lisant des répliques, auprès d un microphone ?» Il ajoute: « Mais pouvez-vous convaincre les mogols de réseaux et les rajahs de la publicité, qu’il existe quelques millions d'auditeurs invisibles, en regard des quelques 200 morons' assis dans le studios, la mâchoire pendante ?Oh ! non.» Voici une opinion d’un des plus fameux comiques de 1 air, aux Etats-Unis et un des mieux payés, qui paraît confirmer en tout point ce que nous avons maintes fois répété, ici : qu'un gros rire de ventre, provenant des spectateurs d'une émission radiophonique, c'est-à-dire une poignée de personnes, ne vaut pas le sourire de millions d autres, qui écoutent chez elles.Et c’est en ne comprenant pas cela, que certain producer déclarait un jour : « Le public a une mentalité de 12 ans ! * IL Y A DEMENCE.«• et fantaisie.C’est à quoi, je pefisais, jeudi, le H.en écoutant, à Radio-Canada, la diffusion d'un programme, une heure et quart approximativement de durée et qui s intitulait : « Jeanne d’Arc au bûcher ».paroles de Paul Claudel, musique d’Arthur Honneger.Cette émission m a P'Uu importée de Belgique, puisque les choeurs Cecilia d Anvers et l’orchestre national de Belgique en faisaient Partie.Cette « Jeanne d’Arc au bûcher » est.dit-on.un oratorio.Pour moi, elle m a semblé être un mélange d opérette, par ses couplets, de grandiloquence, par ses tirades dramatiques et d'un pot pourri musical allant du grégorien au boogie-woogie ! PA P A aSSâh.Il W frsïtt’S e» J’ai gaspillé quelque soixante-dix minutes à chercher ma voie à travers ce fouillis de sornettes (C’est moi, le cochon), cette brousadle d’éclats déclamatoires et de maquis musical et je ne l’ai point trou/ée.Quelque grands que puissent être un auteur et un musicien, il n’est pas permissible de ne pas souligner leurs erreurs, quand celles-ci sont présentées comme les marques d’un chef d’oeuvre.Qui, des auditeurs, n’a pas souri, avec un peu de mépris, des interminables couplets bâtis sur un calembour, qu’un enfant de sept ans n’aurait pas osé fabriquer sur le nom d’un des accusateurs de la Pucelle : Monseigneur Cauchon.Paul Claudel s’est, sans doute, cru assez grand pour produire des couplets sans fin : «Moi, je suis Cauchon.Illustre Cochon».,, pendant que les choeurs se renvoyaient la balle : « C’est lui, le cochon !.Il est Cauchon.C'est bien le cochon ».Non ! non !.Ce n’est pas possible.Qu'aurait donc écrit Monsieur Claudel si par hasard, l’accusateur se fut nommé Laframboise ou Dupuis ?Nous aurions perdu-là une plaisanterie digne de l’admiration des siècles et des siècles à venir ! Et puis ce choeur du jeu de cartes, vous l’avez compris?Pas moi.Je l'ai trouvé hors de propos, insipide et long, long, comme une journée sans esprit.Et ces répliques distribuées sous une avalanche de hôtes musicales et de coups de tymbales et de cymbales ! Exemple : *— Jeanne, est-ce pour un roi de chair, que tu as donné ton sang virginal ?Pas de réponse, si ce n’est un tintamarre affreux d'instrumentistes, que devait guider une baguette de fer ! Puis ces mitraillades sans signification: — J’ai perdu, dit l’un.Je veux dire j’ai gagné.— J'ai gagné, dit l’autre.Je veux dire, j’ai gagné.Et re-zizique ! Et puis, sans savoir pourquoi, vous voici à Noël.Au moment le plus inattendu, une servante demande : « Voulez-vous manger du flan ?» et puis « c est le temps de prendre un coup ! » Tout cela confit, dans un sirop d antiennes- latines, qui font songer air « Purgare et repurgare » de Molière et chauffé par une partition où se cotoyent, sans gêne, le grégorien, des airs de folklore, du swing et presque du boogie-woogie ! Du côté technique, un orchestre, qui joup tellement fort et si près des micros, que la musique couvre, en grande partie, les paroles.Un choeur, dont — suivant )a fantaisie de l’ingénieur au contrôle — en entend, variant en puissance, la partie féminine ou la masculine, sans qu'il n'y ait aucune raison pour expliquer cette distribution.Enfin, des comédiens, qui jouent faux, prennent la grandiloquence pour le pathétique et n’ont aucun souci du micro.Voilà ce que m’inspire cette importation n de scribes en mai d'intri-g îe.SOMBRE DRAME .Paul Robeson, ce noir chanteur américain, déclare à qui veut bien l’écouter: “Nous, les petites gens, nous, les Noirs, nous, les communistes, nous affirmons que nous ne combattrons jamais Moscou!” Et d'entonner "Ole Man River”.Par ailleurs, un autre Noir, Jackie Robinson dont les coups de bâton au monticule semble avoir tout autant de portée que la voix de Robeson, affirme: “N’en déplaise à Paul Robeson, les Noirs des Etats-Unis combattrons pour les Etats-Unis s'il le faut mais jamais pour Moscou!” Et de frapper un "home-run” qui court le risque de démolir une tour du Kremlin.Qui a raison?Sombre drame, drame de deux Noirs devant 'es Blancs.TAXI-DRAME .Us s'aimaient à la folie (comme toujours!) EU" travaillait dans le tabac; U travaillait sur le taxi.Quand Us se rencontrèrent ce fut le coup de foudre.Elle lui refUa des cigarettes à bon marché: U la “rida” au cent à l'heure.Us s'aimaient, c’est pas peu dire: elle était noire, type ss-paçnole; il était noir, type italien.La famille de la dulcinée voyait cependant d'un mauvais oeil ce mariage taxi-tabac.Il fut bientôt question de mariage.Le papa dit: "Mon tabac n'épousera pas ce taxi!” Un beau dimanche, le dranv» éclate ! le charmant couple s’empoisonna, non point par la nicotine, non point par le COi mais banalement, histoire de se désaltérer, en ingurgisant conjointement, (nouveau May-erUng, vive le progrès!) une fiole de teinture d'iode.Emoi, pleurs, hôpital, attendrissement du paternel : comment résister à tant d'amour: quelques semaines plus tard, les deux ex-empoisonnés s'épousent.Six mois plus tard, rien ne va plus.Un soir, dans son taxi, l'Amoureux en veine de confidence, déclare à un client: "J'ai fait une bêtise dans ma vie: je me suis marié!” Dénouement: U ne fume plus.elie ne prend jamais plus de taxis! DRAME POLITIQUE .Après mille et une hésitations, U accepte de se porter DIAMANTS Ji KA JONCS et ALLIANCES chez W.RIOPEL "Un bijoutier de confiance” 902 EST, RUE BELANGER DOIIard 0640 dit QUE.candidat dans une importante élection: la caisse électorale est alléchante, attirante, attrayante.Pas d'illusion possible.U sera élu! O sera une belle campagne, verte comme des billets de banque.H en fit voir de toutes les couleurs aux électeurs: U n’en voyait qu'une qui était d'ailleurs.vous l'avez deviné, verte! Le jour de la votation vint: la caisse était encore bien garnie .les urnes le furent moins pour lui.ce fut la défaite.Mais bah ! il restait la Caisse, ce qui était de beaucoup plus important.Erreur: la Caisse n’étatt plus là! le caissier non plus.Quelle vision qu’un futur député, dépité! Est-ce un drame ou une comédie?DRAME ARTISTIQUE Un jeune critique attaché à un journal de Paria fut un jour, avec beaucoup d'esprit d’ailleurs, infiniment rosse à l'égard d'un spectacle théâtral.Ce jeune critique était également l'auteur d'un programme-reportage entendu sur les ondes d'un poste radiophonique.Le jeune critique ignorait que le directeur du poste avait financé mécène incomparable, le spectacle en question.Le jeune critique est toujours critique: il n'est plus radio-reporter.Mais si! la liberté d'opinion.ça existe en démocratie!.DRAME DE CROCHE-RUE La rue Notre-Dame, entre Charlevoix et Atwater, présente une anomalie née de la cupidité humaine.Il y a de nombreuses années, la Cie des Tramways de Montréal décida d'ajouter une deuxième voie dans ce see-teur qui n'**n comptait qu'une.Il y avait, côté sud de la rue Notre-Dame, un tréâtre qui faisait des affaires d’or en présentant des films •'westerns'' aux galopades effrénés.La compagnie voulut acheter ce théâtre «t les autres propriétés avoisinantes: le propriétaire exigea $1,000,000 et ne voulut pas démordre de son prix.La compagnie lui offrit jusqu’à $500,000 mais en 'ain.C’est alors que les ingénieurs réussirent le tour de force de déplacer une vingtaine de maisons, côté nord de la rue Notre-Dame en abandonnant son théâtre au propriétaire trop exigeant.De cette opération naquit le “coude de Notre-Dame", résultat de l’entêtement d’un homme oui voulut “beaucoup d’argent”.DRAME DES ONDES Deux bandits pénètrent dans une maison de commerce, ligotent et bâillonnent le propriétaire, raflent marchandises et argent 'i-quide puis s'enfuient.La police est a!ertée: les reportera s'emparent de l’affaire et l’un deux, informateur attitré d'un poste radiophonique local téléphone la nouvelle eh la grossissant à plaisir: selon lui, le commerçant a été assommé par les bandits.Le sensationnel bulletin ast lancé sur l’air: à une vingtaine de milles de Montréal, l’épouse du commerçant attend son mari qui doit arriver par autobus une demi-heure plus tard.Elle écoute la radio, entend la nouvelle et perd connaissance: à son réveil, son époux est à ses côtés, indemne.Tout est bien qui finit bien peut-être.mais le zèle d’un remporter a failli causer un drame: l'époux n’avait point été assommé comme on l'avait prétendu.Le hjld-up était déjà tout un drame par lui-même sans au’rl soit nécessaire d'ajouter des détails mensongers! .Et voilà, glaner au hasard des événements quotidiens de la vie.de petits incidents qui, considérés dans la masse des accidents universels ne sont rien, niais qui peuvent, à l’occasion prendre une importance capitale pour ceux qui en sont victimes de près ou de loin.Et comme U n’y a jamais dans le mond/- de plus grandis, aventures que les siennes, ces petits drames en deviennent de grands.Et voilà tout pour cette semaine.Marcel LA KM EU LA COUR DE CRITIQUE (Suite de la page 9) “crime'' de la radio, du théâtre et des clubs?— B;en! par hasard, j'ai étudié l’art dramatique avec Sita Riddez.Puis, j'avais 16 ans quand j'ai obtenu mon premier engagement à la scène, avec “La Comédie de Montréal”.Puis, par hasard, M.Henri Deyglun m'a entendue.J'ai eu l’offre de jouer sur ses troupes de tournée, et puis.eh bien.j'ai tourné, quoi! — Et, en lisant le rapport des constatations d'usage du constable Malin que j’ai ici devant moi, je vois que vous avez tourné avec "Vie de Famille”,“L’Esprit du Mal”, “Vengeance d’Amour", “Le Mortel Baiser”, “Les Plus beaux Yeux du Monde”, "Le Maître de Forges”, “L’Ombre du Mort Vivant”.— Oui, mais ce n'était pas toutes des oeuvres de M.Deyglun.Il y en a aussi de M.Gury.— Peut-être! Mais, celles qui parlaient le plus d'amour, c’était de M.Deyglun, n’est-ce pas?— Pa3 nécessairement.Prenez “Le Mortel Baiser”, par exemple! Ce n’est pas lui qui l’a inventé! C’est M.Gury! BRUIT: RIRES DANS LA SALLE.JUGE: Si on ne respecte pas la dignité de cette Cour, je veux dire de ce Faisan, je le fais évacuer ici devant tout le monde! — Et, à la radio, Lucille Lauzon, qu’avez-vous fait?Quelles sont .es accusations portées contre vous?— Bien! J’ai débuté par hasard à la radio dans “Tante Lucie”, "Les Aventures d’Oswald” (CKVL), "Les Amours de TuJos”, aussi à CKVL.Puis, par hasard, j’ai joué dans les “Histoires d'Amour”, de Bernard Goulet, “On joue la comédie” de Jean Léonard, "C’est un roman d’amour”’, de Ernest Pa-lascio-Morin, “Les Feux de la Rampe” de Jean Laforest, les Classiques de Radio-Canada, “Les Drames de notre Temps”, "Francine Louvain”, “Quand l’Amour meurt", et plusieurs autres.Je ne me rappelle pas! — Et, préférez-vous faire du théâtre, du club ou de la radio?— J'aime les trois, mais par hasard.le club est très lucratif pendant la saison d'été.J'aimera-s m en faire un bon à-côté.— Incidemment, accusée.Avec tous ces romans d'amour auxquelles vous avez participé, et toutes ces tournées, et, ne vous en déplaise.puisque vous êtes d’ailleurs une “criminelle ’ joliment bien tournée.n’êtes-vous pas mariée?— Mon Dieu, non! — Quel âge avez-vous, Lucille Lauzort?— 24 ans! — Le constable Malin dit encore dans ses constatations d’usage que vous étudiez la danse classique.Avez-vous aussi l’intention de vous en faire une carrière?— Mon Dieu, non! .— Et quelles sont vos autres occupations “criminelles"?Dites-nous les sous serment.— J’aime !a lecture, mais pas les romans populaires.J’aime surtout lire les biographies de gens célèbres.— De Ponce Pilate, votre mari, par exemple, j’imagine!.Dites-moi, ne vous en déplaise et n'en déplaise à l’auguste rigidité de cette cour, avec cette jolie tournure qui est la vôtre, n'avez-vous jamais tourné devant les cameras de cinéma?— Non, mais J’aimerais bien cela Noos at publions eue les lettres a 1st nées ou
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