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Titre :
Radiomonde
Éditeur :
  • Montréal :Radiomonde,1939-1952
Contenu spécifique :
samedi 6 mars 1948
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Radiomonde et télémonde
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Radiomonde, 1948-03-06, Collections de BAnQ.

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( et te nouvelle série /rémission doit comment ée à 7.'ill /*.!/.non pas à 6.30.— l,e 8 MARS seulement, non fias aujourd'hui.— Et puis elle doit être radiodiffusée, de < K 4 ( , non pas de ( RI .— Et en plus le nom du roman est “ICI.E4EI.iMME" (reporter l.nflammel et non pas “Ici.la flamme"!" ^OUS nous adressons, toi, aux commanditaires et aux fabritunts d'annonœs-éclair, plus communément désignées dans l'industrie railiopho-niques par le vocable anglais “spot”.Il s’agit de ces réclames d'une durée de une ou deux minutes, que les postes commerciaux glissent entre deux disques pour célébrer les vertus de telle ou telle marchandise.En soi, ces “spots” sont d la radio, ce que sont, au journal, les annonces classifiées: une nécessité d subir.Elles ont pour but d'incliner l'auditeur d acheter le produit qu’elles ventent.Pour cela) NE VENEZ PAS NOUS CRIER DANS LES OREILLES S.V.P.elles doivent porter en elles une certaine force de persuasion et même de séduction.Le radiophile doit les écouter sans répugnance pour pour qu’elles atteignent leurs fins.Dans bien des cas, peut-on dire que l’individu d l’écoute n'est pas plutôt porté à réagir de façon adverse et même hostile au “spot”, à cause de sa présentation ou de sa formuleT Nous nous rapportons ici au “spot' bruyant, tintamarresque, hurlé que d'aucuns croient si efficace.Il a à peu près les caractéristiques suivan- tes: fanfare au début, vocifération d'un annonceur, cymbales ou tout autre appareil d vacarme pour commander au public d’acheter le remède, le savon ou tout autre fabrication du commanditaire.Nous avons écrit: commander, parce que c'est exactement ce que l’aboyeur fait, dans ces circonstances.U ne dit pas: “Achetez telle chose, en raison de ceci ou de cela,” mais il crie: “Achetez!” et sert, comme argument de vente, le brouhaha le plus assourdissant, comme s’il croyait convaincre les gens en les assommant de bruits et de glapissements.Certains prétendent que de battre ainsi le sabbat confire au “spot” un dynamisme irrésistible el une force rare à circonvenir.Cela est possible aux Etats-Unis, peut-être, où le mélange dxs races a produit une certaine candeur, mime une certaine jobarderie.Il n'en est pas de même chez nous.Nous sommes, en général, descendants de Normands, c’est-à-dire, inconsciemment rebelles à toute pression violente dans nos décisions.Noms aimons supputer.Nous sommes portés à examiner.Nous ne voulons pas prendre des vessies pour des lanternes.Qu'on nous dise de façon roi-sonnée les avantages que noue obtenons en choisissant tel ou tel objet, vous y réfléchirons et nous déciderons.Mais, par caractère, nous répugnons au barnum et au tapage, ltien plus, le bai nam nous end circons-pecl.De plus, nous son.nus aussi, pu-, nature, des paisibles et des amants de nos foyers.Nous y loulous trouver la quiétude.Nous ne, tolérerions l,as qu’un étranger y vint s’égosiller, qui des inconnus y choisissent de mener charivari.Nous faisons confiance d notre récepteur radiophonique; il est un ami dont nous entendons, parfois distraitement peut-être, la conversation.Nous serions choqués qu’un pareil ami trompât tout à coup notre intimité par des éclats de voix inattendus et sans provocation.Nous en serions si fâchés que nous invite rions notre h'ite à prendre congé.C’est exactement ce qui se passe, lorsqu’un "spot’’ vient faire sursauter l'auditeur: i! peut fort bien s’irriter ri tourner vers un autre poste.René-O.ROIVIN consacre exclusivement aux artistes de la radio (t MARS 1948 • RadioMonde • PAGE i y «fwfffo/ LA CROIX-ROUGE ».KIP' “ PAGE 4 RadioMonde 6 MARb 194« « Il est de mon devoir e nombre de ces discophiles doit être assez restreint.Or, il semble bien que, des discothèques radiophoniques, ce soit le poste CKAC qui ait le plus de disques de la vedette, soit 35, nous a confié M.Philippe Dumais.Sur ce nombre, onze sont de toute récente acquisition.A CHLP, Mlle Daigle nous apprend que la discothèque contient environ 13 enregistrements de Erna Sack tandis qu’à CBF, voix de M.Contant nous révèle n'en contenir que 6 ou 8, comme chez le der- _____nier-né des postes, CKVL.Tous les discothécaires officiels sont daccord pour nous apprendre que les disques de Erna Sack ont passé sur nos ondes du- l'épithète tête de attachée colonne: à l’artiste, en Phénoménale! Bertrand est bien connu pour son sérieux, ses parutions sur la N’est-il pas tout à fait phénoménal, scène lyrique, et ses qualités de chef.Pourquoi l'un de nos postes cn eff.et- Que Ia voix.d une artiste« postes radiophoniques ne saisit-il pas l’occasion de faire entendre cette Rendue uniquement sur disques, oeuvre nouvelle a tout le monde canadien?Il s agirait de poser piir une salle de concert durant un fil, voilà tout!.neuf représentations consécutives?On se rappellera sans doute, ce que nous avons écrit ici Ct est.u,^ fait unlq.ue dans meme, sur Ledeon Boucher, professeur de musique au College réai.Erna Sack est surtout célèbre de L’Assomption, et décédé il y a environ deux ans.Homme de par les “Voix du Printemps" que lettres, ce musicien a publié plusieurs brochures et plaquettes tout le monup d'eau a coulé dans la rivière et malgré les hantises de quelques survivants des béjaunes d’outre-frontière provinciale du temps de jadis, le pessimisme de quelques-uns des nôtres et les dodtes apitoyés d’observateurs français à courte vue, cette langue pour laquelle nos pères ont si fièrement lutté, est en pleine vigueur, en plein essor et en pleine harmonie avec le régime de l'unité rationale et la compénétration des deux grandes cultures.Chaque fois que nous sommes menacés par notre propre torpeur que créent la routine des affaires, peut-être aussi quelques complaisances, un incident viendra heureusement faire naître un ralliement, comme par exemple dans le cas des pantalonnades de petits groupes, camouflés en guérillas et lancés à l'attaque, en vertu de quelque principe inexplicable, contre tout pr>>-jet d'un poste d'expression française dans l’Oue3t canadien.Alitant vouloir empêcher la livraison de lettres adressées dans notre langue! Le plus étonnant et détonnant de cette levée de boucliers, c'est qu'elle a surgi au sein de gens qui se piquent de culture.Il ne s’agit pas ici de vouloir arracher des actes de magnanimité.I! s'agit tout simplement de faire reconnaître, encore une fois, des droits qui sont ceux d'un pay3 libre, au titre que confère la constitution, sous le régime des entreprises commerciales.Autrement, c'est renier l’autorité des lois économiques et aussi faire preuve d’un régionalisme aveugle et mesquin.Et ceci nous remet en pleine aa-tualité: le rôle que joue la radio au point de vue éducatif dans des milieux qui, il n’y a pas très longtemps, n’entendaient guère parler le fiançais.La radio ne connaît pas de frontière.Elle est, en quelque sorte universelle, puisqu'elle se répand par nappes sonores à de multiples accents, au delà de limites dont elle n'a cure.C’est la forme profitable et heureuse du libre-échange dans le domaine des arts.Ainsi donc la radio canadienne-française fut pour nombre d’auditeurs de différente# allégeances linguistiques toute une révélation.Que d’étudiants de nos universités canadiennes ou américaines ont cru devoir se renseigner sur nos émissions radiophoniques, afin da les suivre et par là se fâmiliariser avec notre langue.La radio d'ev-pression française devrait faire preuve d'un amour-propre légitime ou le devrait, sans fausse modes!i», à l’idée non pas du role qu’elle joue mais de la mission qu’elle est appelée à remplir.Cet amour-propre lui inspirera son respect et le goût d’un humanisme éclairé pai la qualité de ses émissions et aussi sa résistance à toute tentative d accaparement dont nous menace certain genre burlesque.L’humour se passera d’un parler baroque, humiliant et invraisemblable.C'est ce parler de notre terroir qui a répondu la légende du baragouinage au pays du Québec.C’est ce qui faisait également dire à un ancien député de l’Ouest: "Je nui pas d’objection à ce que l’on transmette dans nos provinces des opéras chantés en français, mais nous ne voulons pas du "Quebec slang ! .Faudrait-il préparer un glossaire de nos canadianismes pour que eu faire accepter le pittoresque par quelques infatués de "social and family compact” d’Edmonton ou d’ailleurs à l'autre bout du continent.Et la suggestion d’une Académie d’Art pratique pour la TSF pur René Boivin me revient à l’esprit.Elle fait son “petit bonhomme de chemin”.Tant mieux si elle restitue à la radio son prestige d’art dont on a tendance à s’éloigner quelquefois.Chaque geste de cette Académie sera comme un garde-à-vous pour l’édification des tenants de la radio et la jonction des bonnes volontés car il en reste malgré tout dans le reste du pays.3=; IM ILE CARRIERE, e» il ?& Qenécal ADRIEN SENEGAL.0.0 il Tel est le titre du programme matinal de CKAC, présenté du lundi au vendredi à 9 h.10 pendant près de trois quarts d'heure, avoe le concours de Fierrr Stein que l'on voit ci-dessus et de Jacques ( atuilat Ta musique entraînante est à l’honneur au cours «le ce programme out vient vous faire commencer 1» journée a\ec le sourire.PAGE 14 • RadioMonde • 6 M \RS 1948 - • MOUS AVONS grande occasion d’être joyeux.Et cette occasion, c’est une petite femme jolie, qui ne mesure pas cinq pieds, qui pèse 90 livres et que la nature a dotée d’une voix de rossignol, qui nous la fournit.Yolande Lagrenade chantait, dimanche, à “Singing Stars of To-Morrow’’, à Toronto, comme le firent Pierrette Alarie, Claire Gagnier, Simone Flibotte et plusieurs autres jeunes artistes canadiennes-françaises.Ce programme, commandité par York Knitting Mills Company, est un des plus remarquables de la radio canadienne.Il a, pour but, de faire connaître les jeunes chanteurs et chanteuses de qualité et qui ont la perspective d’une carrière.Ces jeunes sont présentés dans les meilleures conditions possibles; c’est-à-dire avec un orchestre considérable dirigé par Rex Battle et après des répétitions sérieuses.On n’y admet pas n’importe quel candidat.Il est entendu que les invités ont des dons supérieurs.Chaque année, des experts parcourent le pays tout entier, l’un allant vers le Pacifique, l’autre vers l’Atlantique pour auditionner ceux ou celles qui seront conviés à se faire entendre au cours de la saison.Les auditions sont très sévères.Ceux ou celles, qui les subissent, et sont acceptés à l’épreuve publique reçoivent du fait une sorte de consécration, même s’ils n’obtiennent pas de prix après les éliminatoires.Yolande Lagrenade était donc au programme de dimanche.De l’avis des observateurs appointés, rarement, le public qui assiste à ces émissions n’a montré pareil enthousiasme.La chambrée est devenue incontrôlable.Elle a manifesté par des cris.Elle n’a pas obéi aux instructions que lui avait données, comme d’habitude, l’animateur, c’est-à-dire d’applaudir mais de ne pas acclamer.En vain même, le directeur de cette émission a-t-il fait signe aux gens de cesser d’acclamer.Le public délirait, quand notre compatriote eut lancé sa dernière note.Ce ne fut pas tout.Après l’émission.Monsieur Rex Battle fit une petite allocution aux spectateurs.Il leur révéla entre autres choses qu’après avoir écouté le disque-échantillon soumis par Yolande Lagrenade, il avait été tellement emballé qu'il était allé, avant l’émission, quérir sa mère et sa femme à huit milles du studio pour qu’e’lles entendent “un phénomène”, empruntant sans le savoir le mot même par lequel notre confrère.Monsieur Eugène Lapierre, avait décrit, il y a quelques semaines, la jeune cantatrice.Il a dit ensuite cette phrase: “Mozart, lui-même, l’eût-il entendu, qu’il aurait été ébloui!” Et ceci encore: “Yolande Lagrenade possède une des trois ou quatre plus belles voix de coloratura au monde”.Et ne s’arrêtant pas à l’éloge verbal, il a immédiatement prié la jeune femme d’être la vedette d’un “Concert Promenade”, émission de grande musique qui réunit cent instrumentistes, sous sa direction, et que l’on entend de Toronto, au cours de l’été.C’est la seule proposition, parmi plusieurs autres — tournée avec M.Adaskin, série de programmes commandités — que Yolande Lagrenade a acceptée.Elle est très intelligente en se réservant.Elle est aussi assez humble pour convenir qu’il lui faut étudier encore plus si elle veut atteindre le sommet qu’elle a devant les yeux.Yolande Lagrenade est toute jeune.I! y a à peine cinq ans qu’elle prenait contact avec le microphone, à la série “En guettant les ondes”, dirigée alors par Monsieur Claude Sutton, au poste CHLP, Elle chanta il y a quatre ans, le rôle de la poupée dans les “Contes d’Hoffmann”, aux côtés de Jacques Gérard.Elle se maria et fut pendant une couple d’années éloignée de la scène et du studio radiophonique.Il y a trois ans, elle avait demandé à être entendue afin d'être parmi les candidates de “Singing Stars”.Après l’avoir écoutée, Madame Donalda refusa sa requête, en l’avisant qu’elle devrait étudier sous sa direction pendant quelques mois.Il y a un an, au conseil de Monsieur Larivière, son professeur, ^ olande Lagrenade remettait à Monsieur Lucien Martin, directeur musical des “Auditions de CKAC”, un disque-échantillon.Aussitôt, elle fut acceptée pour une émission.Elle étonna tellement les auditeurs,’ et particulièrement Madame Berthe Lavoie, directrice artistique de Radio-Canada, que celle-ci lui téléphona immédiatement après le programme pour la prier de venir causer avec elle.Après entrevue.Madame Lavoie décida de lui confier un rôle permanent dans “Soirées de Chez nous”, celui de Rosemonde Champagne, Frappé de la beauté de sa voix, Radio-Canada s’affaira pour qu elle connut d’autres chances de se faire connaître.Madame Berthe Lavoie réussit à faire entendre un disque-audition aux directeurs de “Singing Stars of To-Morrow”.Ceux-ci furent tellement séduits par cette voix qu’ils inscrivirent le nom de la jeune femme à leur affiche, oui oourtant était déià comolétée.ca voua i msroire de la montée a l attention d une jeune Canadienne française devant laquelle s’ouvre un avenir resplendissant, si elle consent à ne pas perdre la tête et à tout compromettre par une ambition à courte vue.Cela ne semble pas le cas, puisqu elle a décidé de ne rien accepter autre que d être présente à "Concert-Promenade” et de se reposer et d’étudier de mai à septembre.De se reposer parce qu elle est frêle et d étudier parce qu elle admet tout modestement qu il lui faut se développer un répertoire.De grâce qu on ne multiplie pas les tentations à sa jeune gloire pour que celle-ci devienne stable.PENSONS ADULTE Dimanche soir, j écoutais à un poste local, une émission en langue anglaise, dont le texte dramatique avait été, sans aucun doute, acheté aux Etats-Unis.La banale histoire! Un jeune homme est installé dans une- pension, dont la directrice a deux filles.Cette directrice, sachant que son pensionnaire a des sous, conseille à ses deux vierges d’user de leurs moyens de séduction afin de conquérir le cavalier: “Il ne faut pas” leur dit-elle “qu’il échappe puisqu’il possède de la fortune”.D’abord voici les donzelles qui font la roue, s'il est possible de faire la roue avec les attributs féminins, à deux.Elles ont vraisemblablement fait une entente entre elles.L’une cédera le pas à l'autre, au moment du choix.Le damoiseau est ennuyé de cette cour poussée II invente donc une fable.Il est fiancé — explique-t-il — à une certaine demoiselle de Chicago, dont il imagine et le nom et le personnage.Crac! on sonne à la porte et voici une jeune fille, qui dit venir de Chicago et qui porte exactement le nom fabriqué.Tableau! Il y aura quelques petites difficultés et le chevalier épousera la princesse étrangère pour le plus grand bonheur du monde.Je raconte cette intrigue pour en arriver à un point.Dans la T.S.F., c’est-à-dire dans l’industrie, trop de gens acceptent que le public a une mentalité de I 3 ans.Pareille bluetie, que les Américains accueillent avec ravissement, nous paraît à nous.Canadiens français, risible.C’est gnangnan et tatais.Pourquoi donc l’importer des Etats-Unis?Pourquoi faut-il soumettre le grand public radiophonique au barème d’un enfant de treize ans.Malheureusement, c’est l’opinion de plusieurs directeurs de programmes, qu’il faille abaisser le niveau intellectuel de la masse au jugement d’adolescents.On en trouve la preuve dans les programmes donnés en public aussi.Pour ceux qui ont assisté à certaines émissions — pas à toutes évidemment — pour des spectateurs et pour le micro, il est notoire que la chambrée se compose en général de très jeunes filles et de très jeunes garçons.Or, cette réunion a pour but de créer une atmosphère en applaudissant.Il est donc nécessaire de simplifier le texte de radiodiffusion au niveau de compréhension de la salle, c’est-à-dire servir des farces grosses, facilement comprises, des blagues pour enfants, si l’on veut avoir une réaction.Et le commanditaire s’épate si cette foule de pubères récents manifeste son approbation.Ne devrait-il pas plutôt s’inquiéter à savoir si le grand auditoire radiophoniaue n’est pas écoeuré de l’esprit à effets faciles qu’il faut prodiguer pour amuser l’auditoire invisible et qui ne passe pas le micro?Ne devrait-il pas — et avec lui, les réalisateurs de pareils programmes — faire un examen de conscience et se demander s’il n’est pas responsable de l’abaissement du standard radiophoniaue?Que des potaches et des gamines hurlent de joie, cela n’établit pas le goût! II nous semblerait en toute justice que cela devrait être nlutôt la mission des adultes d’établir la qualité de la T.S.F.?Réalisateurs et commanditaires ne sont-ils pas à blâmer de permettre que des enfants maîtrisent l’écoute?Les commanditaires, surtout, devraient songer que ce ne sont pas les enfants qui dépensent pour acheter leurs produits, les adultes et que ceux-ci ont des exigences sévères dans leur plaisir radiophonique! Les marchandises ne se paient pas avec les éclats de voix, mais avec des dollars.Pourquoi ne pas se priver alors de la discutable satisfaction d'avoir entendu piailler, sans résultat palpable et ne pas s’adresser surtout à ceux qui ont atteint l’âge de disposer des budgets de ménage?Nous n’avons pas treize ans.mais K.O.B P A J?r®a MARIETTE VAÏIJ.ANT .-si la vedette de rémission de ( K A< : “On danse au village” toes les samedis soir à !t heures.f;i|e ehante, au programme de Namedi prochain, les pièces suivantes: “I>e marchand de v e lour s”, “Ballade bretonne" et “Hier au soir, j'ai été danser”.ANTALGINE calme sûrement et facilement les DOULEURS L’efficacité toute spéciale de i'antidouleur ANTALGINE est due à sa formule scientifique.Faites-en l’essai et jugez de son efficacité.ANTALGINE ne déprime pas ^ PO L.n vente Partout Z5c.et 75c.J MJOUX ’ Montres Argenterie ^ Coutellerie Objets d'Art ^ Diamant Etc.Eté.CHEZ W.Riopel “Un bijoutier de confiance" 902 EST.BELANGER (2 porte* à l'est de Sf-Hrit»erft - OOlIard OC» 10 - et viendront ajouter une cées bientôt et deux autres eon- Janine Sutto principaux inter- note de variété à la formule d’ac- certs en avril à Québec.tion rapide de cette nouvelle série _______ d'émissions.—— - » Il ne faudra donc pas oublier Georges La Flamme, detective de ayntoniser CKAC, tous les amateur .nous raconte dès lundi soirs, du lundi au vendredi, dès la prochain le 8 mars, à 7 h.30 au semaine prochaine, soit dès lundi !C1 ie d a- î#» g murs nnnr v nasspr niiinTo requises pour tenir dignement son tôle; il semblait appartenir plutôt Chacun des concerts Sarah Fis- poste CKAC, toute une série
de

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