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Titre :
Radiomonde
Éditeur :
  • Montréal :Radiomonde,1939-1952
Contenu spécifique :
samedi 8 novembre 1947
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Radiomonde et télémonde
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Références

Radiomonde, 1947-11-08, Collections de BAnQ.

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sacrifices des soldats canadiens : dans les deux grandes guerres et | des leçons qui se dégagent: symbole de courage, symbole de renoncement.servation, adopteront la formule d’une clinique, d’où le sous-titre du programme: "Clinique de* Relations familiales”.Ils mettront e.n scène, dans le rôle principal, un médecin de famille dont la personnalité sympathique lui attire une clientèle representative de différents milieux sociaux.Au cours de la saison, on le verra à la recherche d'une solu-1 tion heureuse de plusieurs cas de psychologie familiale.Ce* émissions intéresseront non seulement les parents mais aussi le public en général.“TURANDOT” drame lyrique de PUCCINI Une distribution de choix.— Dernière émission de cette série d'opéras avant le retour du Metropolitan sur les onde-.OEUVRES DE MOZART L'Orchestre Symphonique de la NBC reviendra sur les ondes de Radio-Canada le samedi, 8 novembre, de 6 h.30 à 7 h.30 du soir, avec un programme entièrement consacré à Mozart.Arturo Toscanini dirigera.Cette fois le soliste sera un basson.Léonard Sharrow.Voici les oeuvres inscrites au programme: L'Ouverture de la Flûte Enchantée; Divertissement No 15 en si bémol .VOUS ETES INVITES au sa 1 o n DE — Francine Louvain du LUNDI au VENDREDI à 11 heures a.m.RADIO-CANADA .eô au ditions du Metropolitan Opéra reviendront sur les ondes de RADIO-CANADA SAMEDI, 15 NOVEMBRE 1947 à 2 heures p.m.avec la “TOSCA” DE PUCCINI SAMEDI.8 NOVEMBRE DE 2 A 5 H.P_M."TURANDOT”.Crame lyrique on trois actes et cinq tableaux, de Giuseppe Adami et Renato Sirnoni.musique de Giacomo Puccini (la I dernière scène achevée par Franco Alfano).Ce sera la dernière émission de cette série avant celle con-j sacrée aux oeuvres lyriques du f Metropolitan Opes*.Voici la distribution de "Turan-i dot” ; TURANDOT Gina Cigna, soprano LE PRINCE INCONNU Francesco Merli, ténor ALTOUM Armar.do Gianotti, ténor TIMUR Luciano Neroni, basse I LIU Magda Oiivero, soprano I UN MANDARIN Giuseppe Bravura, baryton I PING Apro Poli, baryton i PANG Adelio Zangonara.ténor i FONG Gino Del Signore, ténor Les solistes, les choeurs et l'or-chestie sont sous la direction de Franco Ghione.RESUME La princesse Turandot a déclaré ne vouloir prendre pour époux que l’homme de sang royal qui résou-! dra ses énigmes; il sera supplicié en cas d’échec.Un prince inconnu réussit mais Turandot se refuse à ! lui.Comme l’inconnu ne veut la : conquérir que par amour, il met lui-I même sa tête en jeu- Finalement i vaincue, Turandot le reconnaît ! pour époux, à la grande joie de la cour et de tout le peuple.“Les Affaires de l’Etat” Il y a des changements à l'horaire de Radio-Canada."Les Affaires de l’Etat’ ’passeront maintenant le jeudi à compter du 6 novembre, de 1C h.15 à 10 h.30 du soir, ceci afin de les faire coïncider avec "The Nation's Business”, émissions qui passent également le jeudi depuis le 23 octobre.La cinquième et dernière causerie.de M.Gérard Morisset sur les “Biographies de nos artisans” passera donc le mercredi 5 novembre, de 10 h.15 à 10 h.30 du soir, au lieu du jeudi.Les causeries de M.Léon Trépn-nier, sou* le titre général: "Miettes de notr epetite histoire” qui devaient passer le jeudi 13, 20 et 27 novembre, ainsi que les 4, 11 et 18 | décembre seront diffusées les mer- ! j credis 12, 19, 26 novembre et les i j 3, 10, 17 décembre, de 10 h.15 à 10 'h.30 du soir.Miriam Solovieff, la jeune violoniste américaine qui sera la vedette de Raaio-Carab n, mercredi le 12 novembre, poursuit brillamment la carrière d’enfant prod^e qu’elle a commencée à Tige de neuf ans avec l’Orchestre symphonique de San-Francisco, sous la direction d'Arthur Rodzinsky, alors i qu’elle joua un concerto d’une façon tellement brillante que la critique oublia l'enfant prodige pour ne féliciter que .a g.anae ar.Uie qu'il* venaient d'entendre.La jeune fille a rempli les promesses de Tentant et des 193«, .liriam Solo-vieff se faisait applaudir dans les grandes capitales européennes.Depuis son retour en Amérique elle s'est fait applaudir comme soliste avec quelques-uns des granls orchestres symphoniques des Etats-Unis et ses récitals annuels au Town-Hall de New-York sont comptés parmi les événements importants de la saison musica'e J new-yorkaiee.Mercredi, Miriam Solovieff sera entourée de .a trou-p« des Carabins qui ont préparé ; un programme varié dans le goût des programmes qui on: assuré ! leur succès auprès de l’audttoire radiophonique.Chronique littéraire M.Roger Duhamel, journaliste, sera le conférencier à la Chronique ; iittéraire du vendredi 14 novembre, : de 10 h.15 à 10 h.30 du soir, au j réseau français de Radio-Canada j M.Duhamel analysera “Iroquoi- j sie”, ouvrage de M.Léo-Paul Des- j rosiers, publié récemment aux i Etude* de l'Institut d'histoire de j ! l'Amérique française.r a AU THEATRE DE RADIO-CANADA "Au revoir monsieur Chips " avec FRANÇOIS ROZET dans le premier rôle JEUDI, 13 novembre à 8 heures 30 du soir Radio-Collège LA LITTERATURE du XV île SIECLE Le Radio-Théâtre de la littérature suivi d un forum.SAINT-SIMON (1675-1755 ) UN PEINTRE DES MOEURS BIOGRAPHIE : Fulgence CHARPENTIER FORUM DIRIGE PAR : Raymond TANCHE LES INVITES : R.P.Jean-Marie GABOURY M.Jean HOUPERT DIMANCHE, 9 NOVEMBRE à 7 heures p.m.PAGE 2 RadioMonde 8 NOV.1947 VOL.IX - No 48 MONTREAL, 8 nov.1947 MEMBRE DE L À.B.C.JOcleNo — $3.50 par année Rédaction et Administration: 1434 O.STE-CATHERENE.MONTREAL Tél.: PL 4186-MONTREAL « "Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe Ministère des Postes Ottawa" ^foire photo-cou verturg pan aunce JEAN-MARIE BAILLY est né à St-Gabriel de Brandon, le 20 mai 1920.Il commença ses études au Séminaire de Joliette et les termina au Collège Ste-Marie, à Montréal.Il habite la Métropole depuis l’àge de 15 ans.C’est en 1942 que Jean-Maurice Bailly décida de subir une audition à Radio-Canada afin de devenir annonceur.Il fut immédiatement accepté mais commença par faire un stage de 6 mois comme messager avant d'avoir définitivement accès au microphone.Au début, Jean-Maurice se limitait aux programmes sérieux, et il ne trouva définitivement sa voie que lsrs des tournées avec la troupe de "Tambour Bat\nt”, avec laquelle il parcourut tous les camps militaires de la province.Depuis lors.Jean-Maurice Bailly est devenu l'un de nos plus populaires annonceurs et il affectionne tout particulièrement les fonctions de maître de cérémonies aux émissions sportives ou aux programmes de variétés.A l'heure actuelle, on l’entend régulièrement tous les soirs à 6 h.25, alors qu’il est chargé de la Chronique Sportive de Radio-Canada.Il est membre régulier Je la "Ligue du Vieux Poêle”, dont s'agrémentent nos émissions de hockey et est maître de cérémonies de "Radio-Carabins".Parmi les autres programmes annoncés par lui, il faudrait citer "Ceux qu’on aime”, "Soirées de chez nous”, “Le quart-d’heure de détente”, etc., -etc.Jean-Maurice Bailly est marié depuis deux ans a Lucille Dumont, Miss Radio 1947.Gui sera élue ?Miss Radio 1948 DESORMEAUX.Rolande .476 ROY, Lise .456 OLIGNY, Huguette .453 ROBI, Alvs .453 deCOURVAL, Pierrette ec) .442 G f ROUX, Antoinette.325 JARRY, Claudette.291 SCHMITD, Gisèle .184 LECLERC, Annette (Québec) .139 BASILIERES, Andrée .137 HEBERT, Marjolaine .135 Moins do 100 votes: ALARIE.Pierrette; LEBRVM, Armande; LeM\RE, Germaine; PR1.\'CE, I.ise; DER\Y, Michèle (Québec); GUILBÀVLT, Muriellc; FORTES7, Pierrette (Qu ébec); GRISE, Jeanne.«Nsa i V///// I w//// ‘Je raffole de ces petits thés dansants de CRAC, ar.è$V\> «a &1W AVOiP LE IL NOUS FAUT, de temps d autres, revenir sur un sujet désagréable d'article, puisqu'il touche A une des manifestations les plus malsaines du caractère humain.Nous voulons parler de cette passion qui porte certains individus, d'autre part parfaitement normaux, à écrire des lettres anonymes.Il y a deux sortes de lettres anonymes.Les premières sont, en général ordurières de ton, lubriques ou scato-logiques: elles sont oeuvres de délateurs ou de délatrices, espèce basse entre toutes, qui se fait joie de révéler les faiblesses ou travers d’un artiste désigné ou des torts vrais ou imaginaires de certains groupements radiophoniques — postes ou cercles, dans le vicieux espoir que leurs dénonciations trouvent place dans nos colonnes.Les secondes contiennent des remarques, souvent très pertinentes sur l’industrie de la T.S.F., ses travaux et ses émissions.Elles ont, d’habitude, une qualité d'urbanité et un style courtois.Elles ont été, nous le supposons, mises à la poste par des timides, à moins que ce ne soit par des gens de métier, qui voudraient répan- ¦ dre leurs idées, mais qui n’auraient pas le courage de leurs opinions.Il y a trois formes d.c lettres anonymes: celles qui ne portent aucune signature ; celles (fui ont un nom au bas, mais n'indiquent pas d'adresse oü nous pourrions, s’il nous était nécessaire de prendre des renseignements, entrer en relation avec le correspondant ; enfin celles qui sont clavigraphiées, signature et adresse comprises, sans marque manuscrite.La rédaction de ce journal reçoit plus souvent qu’elle ne le voudrait de ces gribouillages et tient A préciser encore une fois que les auteurs (t) mystérieux de ces chiffons perdent un temps précieux en les griffonnant, puisque notre premier soin est de déposer aux déchets ces communications sans valeur.Nous ne nous occuperons pas sur le cas des mouchards.Nous nous apitoyons sur leur malaise pathologique pour ne pas les mépriser tout simplement.Nous regrettons, cependant, que les timides (voir plus haut J soient si pusillanimes.Ils ont assez souvent de très bonnes suggestions pour la perfection de l’industrie radiophonique.Pourquoi nous forcent-ils, par leur effacement exagéré, à ne pas tenir ,compte de leur bon jugement t II n'y u pas de honte à donner des conseils profitables.RADIOMONDE, par principe, se fait un devoir de reproduire toute lettre, fût-elle même en contradiction avec ses idées ou ses collaborateurs, dès que cette lettre porte signature manuscrite et adresse inscrite an bottin ou A l’annuaire du téléphone.Dans des cas spéciaux, notre journal permet l’usage d’un pseudonyme, tout en conservant en filières, le texte original et l'identification du signataire.Pourquoi ne pas profiter de cet avantage plutôt que de gaspiller son temps, du papier et de l’encre A des travaux inutiles f U iNOV.1947 RadioMonde P fiv$L «S 11 < II est de mon devoir d’accomplir ma mission, tous les ânes de la radio de Montréal devraient-ils se changer en autant (firoquois.s (avec ticusei A M.de Maisonneuve) Vous aller me dire que Je paris toujours des enfants de Joe.Très bien Mais moi je soumets que c’est mon affaire.L’autre sorte d'enfants (ceux de la radio) tout le monde en parle dans les pages d'à côté.Lisez-les donc, et oublier celle-ci.Moi, ce sont les enfants de Joe qui m'amusent.Voici donc le journal de Joe pour le mois d’octobre.S il savait que je le reproduis ici, il serait bien en sacre! 4 OCTOBRE.Samedi, J'ai congé.Les petits le savaient dès 6 heures ce matin.Lui, il a tiré les couvertes.Elle, la petite, elle m'a ouvert les paupières avec le tue-mouches.Lui, il a dit."Aujourd'hui, on va à Lachine voir les bateaux dans le canal".Elle, elle a dit: "Non.on va à Montréal voir les magasins, comme maman".Puis, la querelle a pris.“Non.on va à Lachine!” “Non.on va à Montréal!” La petite s’est m!se à pleurnicher en la dièse.Quelqu'un a pilé sur la queue du chien qui demandait la porte.Le chien a hurlé.Il a bien fallu que je me lève.Puis, j'ai fait un compromis.Aujourd’hui, on allait brûler der feuilles et.demain, un autre ••congé” on ira à Ville LaSalle, entre Montréal et Lachine, voir couler les rapides et manger des hot dogs sous les crépuscules rougeâtres de l'automne canadien.Au déjeuner, la pomme du petit était plus grosse que celle de la petite.Nouvelle chicane.Sur le prochain ordre, il faudra commander des pommes de même dimension.En tout cas, on a fait des feux de feuilles tout l’avant-midi.Je les ai laissés cinq minutes et quand je su!s revenu au feu de feuilles, mon rateau neuf flambait.Vous parlez que ça brûe bien un manche sec de rateau 5 OCTOBRE.Dimanche.A la messe, j’ai demandé au bon Dieu de me donner du courage pour le reste de la journée.Lui, le petit, il n’a rien demandé, mais il a pris cinq sous dans l'assiette du vicaire, à la quête.J’ai rougi.Le vicaire a OUI, nous réparons et les REPARONS BIEN tous genres |j de BIJOUX MONTRES Horloges, Réveil-matin, Bracelets, Colliers, Chapelets, etc.W.RIOPEL “Un bijoutier de confiance” 902 EST, BELANGER (à 2 porte* A l’est de St-Ilubert) DOlIard 0640 fait des yeux à mon petit gars qui avaient quelque chose de diabolique.Il doit penser que mon fils est un démon d'enfant mais mol je le connais bien mieux et je ne le changerais pas.Sur l’autobus de L: Salie, le petit s'est installé debout à côté du conducteur.La petite a voulu en faire autant.Le diable a pris entre lefl deux, le conducteur et moi.Je suis certain qu'il doit croire que mes enfants sont mal élevés Mais, ce type-là ne sera jamais président de la compagnie d'autobus s'il n'est pas plus intelligent.Voilà ce que je lui ai dit.Sur les bords des rapides, j'ai ramassé des bouts de planches pour leur faire des bateaux, mais je n’en ai pas trouvé deux de mêmes dimensions et c’est moi qui ai eu ies braillettes et reproches de la petite.Les hot dogs eux-même avaient des saucisses plus longues les unes que les autres.Sap'ré cochon.- qui donnent des saucisses qui ne se ressemblent pas! Quelle jnè sentente ils causent pour cela entre pères et enfants!.Le crépuscule rougeâtre?Ouais! Comme le solei] baissait sur les hauts du Lac St-Louis, la petite a gl’ssé sur une roche pointue et tout ce que j’ai vu de rouge n’était pas vers les hauts du lac.Nouvelle braillette.Retour à la maison.Même conducteur.7, 8 et 9 OCTOBRE.Rien d'anormal ces derniers jours.Seulement des comptes.Choses normales.Ce matin, en m'éveillant, j’entendais le petit qui disait son “Je vous salue Marie” à pleine tête quelque part en arrière de la maison.J'aillai voir.Il me dit alors que le frère lui avait dit de donner son coeur au bon Dieu dès la première minute de la journée.Or, ses premières minutes de la journée, le petit ies passe quotidiennement et régulièrement à la chambre de toilette.Et c'est là que, confortablement assis, il donne son coeur au bon Dieu.Pauvre petit! Je suis certain qu’il est écouté quand même! 12 OCTOBRE.Dimanche.Encore congé.J’avais décidé d'aller à la pêche.On m'avait prêté la chaloupe, les rames, les bottes, les hameçons, le panier, un lunch de sandwiches, “trois blondes”.L'étude la stratégie du départ avait pris toute la soirée de la veille.Pendant que les petits joueraient dans le tas de cendres du voisin, moi je me sauverais par la porte d’en arrière, à travers les buissons qui séparent mon hangar du lac.J’arrivai enfin au rivage, couvert de teignes et les mains égratignées.L’eau miroitait sous un soleil tendre.Quelques canards glissaient paresseux dans les joncs de la baie.L’ho-riion appelait.Et, sur le bord de la chaloupe, il y avait les deux petits, assis, timides et suppliants qui m’attendaient.4 Générations \de femmes nerveuses ont su faire disparaître facilement la FAIBLESSE \ IRRÉGULARITÉ, \ NERVOSITÉ, Vi \ FAIELESSE, W ! PÂLEUR, MANQUE 1925 / D'APPÉTIT yJVv, TROUBLES FÉMININS, SYMPTÔMES OU CONSÉ-QUENCES DE L'ANÉMIE TONIFIEZ-VOUS EN PRENANT LES BONNES PILULES ROUGES POUR LES FEMMES PALES ET FAIBLES Cil CHIMIQUE FIANCO AMttICAIWI lîll 136« »U! ST.OINIS, MONTH Al il 18 OCTOBRE Samedi.Encore congé.Il n'y a que les jours de congé que je puisse les voir un peu.Aujourd'hui, j’avais décidé de les tenir éveillés toute la journée pour qu’il* se couchent de bonne heure ce soir afin que je puisse écouter en paix la joute Chicago-Canadien à la radio.Les pères proposent et les petits disposent.Ca ne marcha pas tout-à-fait comme cela.D'abord, après dîner, i] y eut bataille dans la rue.Oh! une de ces guerres terribles entre démocrates et totalitaires.Je crois que les miens sont un peu totalitaires.Quand j’arrivai pour servir de médiateur, avec mes airs de Pape, je constatai que le champ de bataille était tout imbibé de taches rouges: les deux cents tomates de la gallerie d'en arrière» que je m'apprêtais à mettre en conserves.Après les réprimandes, les ultimatums et le rinsage dans le bain, ils étaient bien disposa s à dormir, quand un char s'amena à ma porte.C’était ma belle-soeur, en tailleur vert, bien moulée, avec ce teint de Talr des grandes routes.Tout le monde s'embrassa.Moi aussi j’avais quelque chose des grandes routes au visage.Et.pendant le reste de l’après-midi, ce fut moi qui fit le constable en avant de la maison.Tous les enfants de la rue voulaient jouer à Tarzan sur le vernis neuf de la voiture L'excitation probablement, les petits se sont endormis juste au moment où Normandin disait: “Samedi prochain, nous vous donnerons une autre description de la joute.«»tc.Bonsoir, chers auditeurs”.21 OCTOBRE.On dit que le prix du lait va monter de 2 sous.Ça va faire 34 sous par jour pour remplir leur petit ventre.J'en ai parlé au souper.Ils voulaient tous les deux savoir qui est-ce qui fait le lait.Je leur ai dit que c’était les vaches.Le petit m’a fait des yeux de boeuf.La petite, elle, m’a crû.Elle a voulu savoir si les vaches rouges faisaient du lait rouge, les vaches noires du lait noir, et ainsi de suite.Quand je lui ai dit non elle a demandé pourquoi et quand j'ai expliqué que le lait était toujours blanc, elle a insisté pour savoir pourquoi il était toujours blanc, et quand je me suis impatienté au dixième pourquoi pour lui dire d'aller demander la raison aux vachea la petite m'a dit d’y aller pour elle, car elle, elle ne parle pas la vache.Ce que j’avais l'air vache! Essayez d'expliquer des pourquoi à un enfant! Le mot a l’air s simple et inoffensif pourtant.23 OCTOBRE.Sa petite figure chaude a sangloté toute la soirée contre ma poitrine.La première irollaire qui est poussée par la nouvelle.Stupidement, j’ai commencé un cours de religion.Nous sommes venus sur la terre pour souffrir.Pauvre enfant, ça elle a assez de temps devant elle pour l’apprendre.J’ai alors chanté “Frère Jacques” en trente trois oouplets.Au 66ème, elle s’est endormie, son petit pomg dans la bouche du côté de la ntollaire.26 OCTOBRE.Encore dimanche.Encore “congé”.Je les ai amenés en ville voir la grande parade militaire, rue Sherbrooke.Avec une ponctualité très française, la pya-di fut exactement une heure et dix minutes en retard.Alors, pendant 70 minutes, il a fallu que je les “watche” pour qu’ils ne tombent pas des hauts portiques de la Gallerie des Arts où nous nous étions Installés.70 minutes durant ils firent de l’équilibre sur les rampes >le pierre.Moi, j’étais tout en sueurs Fallait-il toutefois rester là pour avoir une meilleure vue par dessus la foule qui se masserait tantôt au long des trottoirs.Quand la parade s’amena enfin, il n’y avait St Tous les jeudis soirs, A 8 heures, et les dimanches soirs, à 7 h.45, les auditeurs de CK AC peuvent entendre les récits vécus de ce célèbre docteur qui a fait le tour du monde plus d’une fois et qui raconte scs aventures les plus palpitante*.qu’une petite foule sur le trottoir, et les petits braillèrent pour que je les descende voir les tanks, les canons et les hommes “à jupes” de plus près.Ça valait bien la peine d’avoir risqué nos trois vies pendant 70 minutes! Puis, une fois la parade terminée, je les amenai rue Ste-Catherine, au restaurant, se rafraîchir et surtout me rafraîchir.Après les crèmes glaçées, les gâteaux, le lait, le café et les toasts, la waitress me donna un bill de 79 sous.Au guichet de sortie, je m'aperçus que je n’avais que 15 sous en poches.Arguments avec le propriétaire.Un trou dans le gousset où j’avais mon argent.Qu'est-ce que ça lui sacrait, lui, un trou dans les poches d’un autre.C’est 79 cents qu’il lui fallait! Je me fis mon procès en un instant.Je me vis laver la vaisselle du restaurant pour payer ma dette et, tout ce temps-la.ies petits qui se sauvaient au trottoir, le gros bonhomme qui essuyait un long couteau en doutant de ma parole de gentilhomme.Brrr! Quelle journée! 31 OCTOBRE.Hallowe’en.Hier soir, il est arrivé tout rayonnant.“Pas d école demain”, me dit-il.“Comment pas d'école?” protestai-je “Le frère l'a dit!” “Oh, t’as mal compris”, que je lui dis, “il a voulu dire demain, jour de la Toussaint.” Et, ce matin, convne d'habitude, j’allai le réveiller.Je secouai son épaule.Cela prit du temps.Finalement, il ouvrit les yeux et balbutia: “Il n’y a pas d’école aujourd hui, Papa!” “Oui, il y a de l’école et tu vas te lever”.J'étais impatienté.Le petit se mit à pleurer.Au déjeuner, il mangea son gruau en l’arrosant de larmes.Il avait le coeur gros.Mais, un père doit être ferme parfois, décidai-je.Je passai son gilet, frottai ses chaussures.“Je te dis qu'il n’y a pas d’école.Papa”, suppliait-il, encore endormi.Je l'amenai par la main vers le haut de la grue.Il suivait résigné.En arrivant devant la grosse école de briques, une fenêtre s’ouvrit.C’était le frère, le professeur de mon petit.Il souria.“Il n'y a pas d’école aujourd’hui, monsieur! Je l’ai dit à votre petit, hier!” Le petit me jeta des yeux imbibés de larmes où il y avait quelque chose comme un sourire de victoire et en même temps de pardon.Je me sentis mal, et au frère qui nous regardait, je dis: “Avec tout le respect que je vous dois, frère, voulez-vous venir ici da.ns la rue, je vais me retourner et vous allez me ficher un bon coup de pied dans le d.!” Parfum Tulipe Noire Cette ereatioi de Chénard est un triomphe d ’ élégance e t de raffinement.Ce parfum discret est le com plément India pensable de la tjdlette fémi nine.TYILIPE NVIRE pe ^HENARt?RADIO-CARABIN Vofre programme favoril Tout let mercredit toirt.Artiste invitée: MIRIAM S0L0VIEFF Une de* phis cminentc* violoniste* de l’Amérique Frètent* poor votre agrément par THE BRADIMG BREWERIES LIMITED PAGE 4 RadioMonde U M)V.1W7 lOMlB * aventures flamboyantes chei lbs cas/m/rv/lla/ns ." AUCUN REMEDE / 2 FoURNl$SONS-LUI UN RADIO Pour ûu’il puisse écouter «OVILA LÉ GARE » ET 1 «Georges bouviers < DANS « NATAlRE .—_ ET BARNABE » / larji NON, IL NY A PERSONNE OE BLESSE, PAPA.CEST TOUT SIMPLE MENT LA DESCRIPTION DE LA JOUTE DE HOCREY PAR * MICHEL NORMANDIE.'ANNONCEUR ENTHOUSIASTE ET DE LON6UE HALEINE .g*— ET SI TU N'ES _JV) PAS ASSET COMFORTABLE POUR DORMIR, LUC, OUVRE LE RADIO .CKVL DIFFUSE MAINTENANT 24 HEURES PAR g—Jour / cn3ci c^tc/ea/ J r< ¦ I ijiBui »'ï' ^ 111 I liiil ¦iiiiiii 111 fill! 0PROGRAMMES NOCTURNES A L'HONNEUR % BUREAU DU H GOUVERNEUR nous VOULONS TOUT * SIMPLEMENT ÉCOUTER ROGER BAULU», i LE MAÎTRE ^ DE CÉRÉMONIES DES Ç « TALENTS ÔE 4 ^ CHE2 NOUS**! \ \ U " L' ANNONCEUR GU/ POSSEDE TOUT DANS SES GOUSSETS.EXCEPTE LA CNA RTE DE LATLANTIQUE .m 8 NOV.m: • RadioMonde % PAGE 5 à MS* MU ^.>W» r - ni >' x ^ Atari pierre**.Mlrtu 1 Sornmiulin Barltau ÆÊL, •Iranitf Maubourg J°4*i Korguc» Bia»* .part* Yvon ' Jeanne VOVKM .' r“ Olhrtto Thibault Colette Browaïd Marcel s>lvain ‘opir^ CAtr NOVr.MBHK Le Billet de Jean Desprez Mad ame Aurèle Séguin .Chers amis.Il n'a rien de bien gai, mon billet d’aujourd'hui.Des morts! Des morts qui nous furent chers.Er de chaque côté de l’Atlantique.J’apprends qu’ Aurèle Séguin, le directeur de Radio-Collège vient de perdre sa femme après une longue maladie.Oh! oui, très longue.Je ne me souviens pas de l’avoir vue en parfaite santé, et pourtant je l’ai connue il y a vingt ans.Le tout petit bébé qu'Aurèle promenait fièrement dans ses bras alors, est un homme.Et d’autres garçons naquirent ensuite.Elle leur a donné le meilleur d’elle-méme.Ils swat grands maintenant.Je suppose qu’elle tenait sa tâche comme terminée.Elle a lâché prise.A Aurèle, le copain des anciens jours, à monsieur Séguin l’habile directeur de notre Radio-Collège, mes condoléances très sincères.D’Ottawa une autre triste nouvelle: la mort de M.Léonard Baulne.Un pionnier du théâtre amateur à qui la Capitale et la région de Hull doivent des souvenirs remarquables.J’ai joué, sous sa direction, mon premier rôle “hors pensionnat”: PRIMEROSE! .J’avais dix-sept ans.Je n’oublieTai jamais ni ce rôle, ni cette troupe d’amateurs dont tous les membres, du plus petit au plus grand brûlaient de feu sacré, ni le directeur.Il était gros, rond, jovial.Et aussi bon comédien qu’intelligent directeur.Il avait une grosse chaîne de montre sur son ventre.Il roulait ses cigarettes: — “Mais non c’est pas ça! Recommencez!.Et quand on frappait les trois coups qui soulevaient la poussière du Monument National ou de la Salle Notre-Dame (Hull et Ottawa, n’est-ce pas?) il écrasait son magot sous un talon prudent en disant: — “Ça va mes petits enfants, là?Eh bien allons-y ! ”.Ses petits enfants c’était, au hasard des formations de troupes : Aurèle Séguin, Jacques Auger.Alexandre Dupont, Orner Renaud (Marcelle Barthe, je n’en suis pas très sûre).Et parmi ceux qui sont toujours à Ottawa ci à Hull: les Mercier, Provost, Saint-Jean, Castonguay, Briand, Bailey, Desrosiers, Na-vion, Beauregard, Deslaurers, etc.Impossible de les nommer tous, car je crois que tous ceux qui ont eu la bosse du théâtre, là-bas, de 1920 à 1940, ont joué sous la direction de Léonard Baulne.Il laisse deux fils qui marchent sur ses traces.A Yvon et à Guy Baulne, une pensée toute particulière de la part de celle qui fut toujours, pour leur papa, la petite Primerose des temps passés.Lucien Cœdel.J'ai dit que je rassemblerais pour vous, tous les détails possibles sur la vie et la mort de ce grand comédien qui n’a su se faire que des amis partout où il est passé.Et au Canada, il n’a pas fait que passer.Mais je suis sûre que déjà, on vous a parlé de Coedcl, et de ce qu'il a fait chez nous.M.I .éonard Baulne.Lucien Coëdel Je suis allée à droite et à gauche.J'ai même pu me procurer une photo inédite de Lucien Coedel sous son maquillage du chef de police, dans son dernier grand film "La Chartreuse de Parme” film que vous verrez un jour, je l’espère, mais pas de sitôt puisqu’il n’est pas terminé.On s’est même demandé si sa mort ne signifierait pas la perte de ce film qui a coûté deux millions, à date.Mais non, on avait à peu près fini de tourner avec Coedel.Et au montage, on saura suppléer aux quelques images qui manquent, mais qui ne sont pas indispensables à la conduite de l’intrigue.• Même chose pour “La Carcasse et le I ord-cou “Car Coedel tournait deux films en même temps, étant à l’heure présente, l’un des acteurs de composition les plus réclamés par les réalisateurs.Il est mort, alors qu’il atteignait l'apogée du succès, succès mérité par son talent et surtout sa ténacité et sa ferme volonté de croire à sa bonne étoile.Elle tarda à briller son étoile.Question de chance.Elle brilla bientôt pour s’éteindre brusquement dans un stupide accident.Elle brilla assez longtemps pour le rendre parfaitement heureux.Pas assez longtemps, pour qu’il put en profiter comme U le méritait.Elève de Fernand Ledoux, Coedel faisait ses débuts de comédien en 1922, mais ce n’est qu’en 1935 qu’il fut vraiment reconnu comme grand acteur par le public parisien, dans “Lalil« d’«»ru«nl vUlon.rompt ability, «téuoK raphe.bureau — t*«*M\nlr s'occuper musique «orale ft lustrummlalc, theatre, pédiunclr, art* et métiers divers — vo>a«r
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