Radiomonde, 15 juin 1946, samedi 15 juin 1946
D •SssaH ' \rU;n: Sv.tvi.r-: r - I!**».».;- Ie .i!?r- > ¦ iv&W- ff$ Ü& I'iTEsS ÿiiytffii Ü % .: ->v >::< ;< me * IIOTO pur SI'TKK SïPT SOUS LE NUMEIW VOL.VIII — No *7 — MONTREAL, IS JUIN lut* B) RA DIO ¦ JO U RIV A L • TOUJOURS UN BON PROGRAMME SUR LE RÉSEAU FRANÇAIS DE RADIO-CANADA CETTE CHRONIQUE EST REDIGEE PAR LE REPRESENTANT DE PRESSE ET D’INFORMATION A RADIO-CANADA “LE HARICOT VERT” d'IIenri Duvernois Tous les JOURS a RADIO-CANADA 10 h.30—Vie dt famille 12 h.15—Quelles Nouvelles ?12 h.45—Rue Principale 11 h.—Grande soeur I h.15—Tante Lucie Il h.15—La Métairie Rancourt 11 h.30—Les Joyeux Troubadours 12 h.-—Jeunesse Dorée Lundi - Mercredi - Vendredi 10 h.f5—CourrierGonfidences Mardi - Jeudi 10 h.45—Le Quart d'heure de Détente Au théâtre de Radio-Canada, avec Judith Jasmin, Pierre Dagenais, Guy Mauffette dans les principaux rôle* Le théâtre de Radio-Canada pour l’émission du jeudi, 13 juin, à 9 heures du soir, présentera un sketch d’Henri Duvernois, intitulé “Le haricot vert”.Les rôles ont été confiés à Judith Jasmin, Pierre Dagenais et Guy Mauffette.Comme on le sait, Radio-Canada pour la saison qui vient de commencer, fera entendre de la comédie.du vaudeville et du théâtre bouffe.On s'en tiendra au cadre d’une demi-heure et non d'une heure comme pendant la saison d’hiver.Paul Leduc et Judith Jasmin se partageront la direction artistique de ces émissions.“STUDIO G-7” La pièce à l'affiche de ce théâtre de Radio-Canada, sous la rubrique Studio G-7, pour l’émission du vendredi, 14 juin, à neuf heures du soir, a pour titre: ‘‘La Julie de Daniel”.Yves Thériault, qui en est l’auteur, fait dérouler l’action chez les pécheurs de la Gaspésie.Ici son personnage veut corriger sa femme de certaines allures qui peuvent frôler la coquetterie.Direction artistique, Mlle Judith Jasmin.Des contes canadiens Radio-Canada vient d’inscrire à son programme pour l’émission du jeudi soir, de 10 h.30 à 11 h., à partir du 13 juin, une série de contes dus à la plume d'auteurs canadiens.On a confié à M.Albert Duquesne, la lecture de ces pages.Celles qu’on entendra le jeudi, 13, sont tirées des Vrais Contes de Pamphile Lemay.ICI RADIO-CANADA R ff DIMANCHE, 16 JUIN — à — 8 HEURES DU SOIR Le Retour de Philippe lirauregard SKETCH SOUMIS AU CONCOURS LITTERAIRE AVEC UNE TROUPE DE CHOIX NOEL BRUNET à l’Heure du Concert Concert dirigé par Bernard Naylor.Noel Brunet, violoniste, lauréat de plusieurs grands concours, à Montréal et en Belgique, où il a terminé ses études, prendra part à l’Heure du Concert dont Radio-Canada fera le relais le vendredi, 14 juin, à 8 heures du soir.M.Brunet, qui est un ancien Prix d’Europe, s’est signalé au concert et la critique l’a reconnu comme l'un des maîtres du violon au Canada.Il jouera lors de cette émission ‘‘Allegro non tropo”, de la Symphonie Espagnole de Lalo et Rondo Capriccioso de Saint-Saëns- Bernard Naylor, qui dirigera ce concert, a inscrit à son programme l’Ouverture Obéron, de Weber, Valse de concert de Grazounow et Ballet no 1, de “Rosemonde”, de Schubert et pour terminer ‘‘Danses bavaroises”, de Sir Edward Elgar.L’allocution du Cardinal Villeneuve sera radiodiffusée A l’occasion du Triduum à Saint Antoine de Padoue.L’allocution que prononcera Son Eminence le Cardinal Villeneuve, archevêque de Québec, à l’occasion du Triduum à saint Antoine de Padoue, sera transmise par Radio-Canada, le dimanche 16 juin, à 5 heures du soir.Cette émission e* ra relayée par les postes du secteur français de Radio-Canada et par les postes privés affiliés à la Société.Une interviou sur l’origine de* feux de la Saint-Jean Radio-Canada diffusera de 10 h.15 à 10 h.30 du soir, le jeudi 20 juin, un interviou de M.Rodolphe Laplante, président général de la Société Saint-Jean-Baptiste du Canada.Au cours de cet interviou, M.Laplante expliquera l’origine des feux de la Saint-Jean dont ce serait cette année le trois centième anniversaire.L’histoire affirme que le premier feu fut allumé sur les rives du St-Laurent le 23 juin 1646.Jean Beamlet dirigera l’orchestre de la B.B.C.Un programme consacré aux oeuvre* de compositeurs français — Le jeudi, 13 juin.*- Jean Beaudet, directeur musical de Radio-Canada et directeur du réseau français a été invité à diriger, comme on le sait, l’Orchestre Symphonique de la B.B.C., à Londres, le jeudi, 13 juin.Il s'agitaici de concerts transmis sous la rubrique "Musique des Maîtres”, une émission d'une heure consacrée aux oeuvres classiques et modernes.Rappelons que M.Beaudet a été invité par le gouvernement tchécoslovaque à diriger un concert à ! Prague lors du festival internatio- j nal de musique.Sir Adrian Boult, chef de l’Orchestre Symphonique j de la B.B.C.a été, avec M.Beau-det, l'une des figures marquantes de ce festival.Le programme de M.Beaudet porte les titres d’ouvrages de com- i positeurs français, à savoir l’Ou- j verture “Le Corsaire”, de Berlioz, "Le Chasseur maudit”, poème symphonique de César Franck, “Pelléas et Méüsande”, de Gabriel Fauré et deux nocturnes de De- j bussy, “Nuages” et “Fêtes”.Au cours de son séjour en Euro- j pe, M.Beaudet a fait enquête sur | le rayonnement des émissions du Service International à ondes , courtes de Radio-Canada.Le trophée Davis Le tournoi de tennis pour le trophée Dâvis aura lieu les jeudi, 13, vendredi, 14, et samedi, 15, à j Montréal.C’est un événement dans les 1 milieux sportifs.Radio-Canada transmettra des ! reportages de ce tournoi à 6 h.45 I du soir, reportages qui ont été confiés à Marcel Roger Baulu.Rainville et à { “ TABLEAUX CANADIENS ” “CRÉPUSCULE”.de Blanche Lamontagne et un conte de M ichelle Thériault LUNDI, 17 JUIN À 8 H, 30 CBF CBV CBJ CEUX QU’ON AIME ?Nicole GERMAIN ?Germaine LeMYRE ?.René VERNE ?René COUTLEE • MERCREDI *oir — 8 H.— A — RADIO-CANADA CBF - CBV - CBJ U ff Et Puis Après?Emission fantaisiste a\ec le concours de Roger Baulu, de Rudel Tessier, de Miville Couture, d'Alain Gravel et de Raymond Laplante.REALISVTF.I R: JOS BEAI REGARD.À 2 heures tous les jours; à 6 h.30, à partir du LUNDI, 17 juin, Sauf le samedi et le dimanche CBF - CBV - CBJ PAGE 2 “0 RadioMondg 15 JUIN 1940 &1LL& VOL.VIII — No 27 R E DACTION-ADMINISTR ATION • XKL.PLATEAU 4186 MONTREAL, 15 JUIN 1946 1434 OUEST, STE-CATHERINE, MONTREAL "Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe Ministère des Postes.Ottawa." Le monde artistique en deuil ANTOINE GODEAU HOMME DE THÉÂTRE I! aurait aimé mourir dans son fauteuil.— Sa façon paternelle d’accueillir les auteurs canadiens._ Un étudiant de coeur et d’esprit.— D’ingénieur il devint régisseur de théâtre._ Sa carrière depuis 1898.— Derniers souvenirs.par Henri LETONDAL Lon m'avait dit, avant mon départ du Canada, de me tenir prêt, que “papa” Godeau n’en avait pas pour longtemps à vivre, et que mon article devait être composé! Et pourtant j’ai attendu jusqu’à la dernière minute pour l’écrire, tant je croyais que l’extraordinaire vitalité d’Antoine Godeau aurait raison de la maladie.J’ai attendu de recevoir une première lettre de mon confrère Jean Béraud m’apprenant que l’on venait d’administrer les derniers sacrements à Antoine Godeau, et enfin le télégramme du directeur de “Radiomonde” m’avisant du décès de mon vieil et cher ami.Encore sous le coup de l’émotion que m’a causé cette dépêche, j’hésite à rédiger mon éloge funèbre car il me semble que c’est hier, pendant un entracte de “La Course du Flambeau” à l’Arcade, qu’il m’étreignait dans ses bras et me disait, les larmes aux yeux: “Mon petit, vous n’allez pas faire ça, vous n’allez pas nous quitter!” Il prenait la chose tellement à coeur qu’abandonner le théâtre dont il était l’administrateur, c’était l’abandonner, lui aussi.Je sais qu’il aurait désiré mourir au théâtre, dans son fauteuil, parmi ce monde des coulisses qu’il aimait passionné- (Suite à la page 5) HOTÉL U /S i C/nAfê'rtSfz ( uniment ' / as /tas aimé le monument de Mgr del.at al ni relui de Champlain! Pensais-tu que j'étais pour t'amener voir A \ \KI TE LECLERC?D’ORDRE yoici simple mature n discussion.Nous exposons ici une suggestion gui, croyons-nous, mériterait d'étre examinée.Elle se rapporte aux réseaux Trans-Canada et Dominion (le la Canadian Broadcasting Corporation, Chaque semaine, ceux-ci nous font entendre des orchestres de danse, jouant soit à Vancouver, soit à Halifax pour le pays entier.Comment se fait-il que le Canada français, par les memes truchements, rie puisse farre connaître ses musiciens — disons, pour utiliser un qualificatif aussi curieux que familier — populairesT Il n'entre pas dans nos vues de discuter des qualités artistiques du swing ou du boogie-woogie, ni des valeurs respectives de la musique classique et de la syncopée.Celle-ci existe et a grande faveur.Elle mérite donc sa place sur nos ondes.C’est pourquoi nous nous posons cette question: "Si Vancouver, Toi onto ou Halifax jugent convenable de diffuser des "jam sessions" ou quarts d’heure et demi-heures de véritable fazz-hot pourquoi Montréal ou Québec garderaient-ils le snobisme de n’émettre que des conceits de haute volée ou de “symphoni-satiiin" de refrains à la modeT Nous avons chez nous de bons chefs d'orchestre de danse, les Mcerte, les - Den he:, les Durieux.Ils auraient leur place — soir d tour de rôle ou soit chacun en son particulier — sur les réseaux nationaux que nous nommions plus haut.Pourquoi les limiter à des auditions régionales ?Ainsi, ils seraient en mesure de s'établir une clientèle pan-canadienne, n'auraient pas à accepter n'importe quel travail pour assurer leur subsistance et laisseraient à des jeunes l’occasion de se manifester dans les petits emplois et de se bâtir un avenir.Au fait si l'on regarde un peu la situation, on se rend compte en un instant qu’à part ces tiois-Uï, Jean Deslauriers et peut-être un ou deux autres dont les noms ne nous viennent fias à la mémoire, notre T.S F.canadienne-française souffre dune lamentable pauvreté en .matière d’or-chertres populaires.Elle n'a pus renouvelé les cadres.Elle le pourrait si elle voyait à ce que ces arrivés élargissent leur champ d'action sur un plan général dont plus rémunérateur.En retour, les bénéficiaires laisseraient aux jeunes ambitieux la chatice de progresser, de telle sorte qu'avec les années les vedettes de l'heure auront des remplaça nts.Il ne devrait pas exister d'objection au rajustement proposé.Une rhumba sera toujours une rhumba qu’elle soit dirigée par un chef d'orchestre de langue française de Montréal ou «n directeur de langue anglaise de Vancouver ou d’Halifax.Les questions linguistiques n'interviendront certes pas dans le rythme.Et tout le monde en profiterait ! Nos étoiles auraient meilleur revenu ! Les jeunes obtiendraient une graduelle récognition.Plus de musiciens auraient des emplois ! Les amateurs de cette musique auraient la satisfaction d'applaudir les leurs.Pourquoi pas une ou deux demi-heures, par semaine, de boogie-woogie venant de chez nous et à l'usage de la nation * Le consacré exclusi.a JUIN 19tb K mil o Monde l’AGE i E‘ 'vi ET Cette chronique est pour Paul Dupui».Pnul Dupuis tout aeul.On salt malntonant qui eat PatU Dupuis.1st VMlsIte du film fiançai» "Johnny Frenchman" qu'iip-plaudit présentement l'Amérique du nord.Paid Dupui* n’ètalt II y a trois ans qua réalisateur u Radio-Canada Jeune homme do talent au-P* rieur.H était pour cela ignore lie s«vi employeur» et jalousé de ses confrères de travail.Comme tou» le» prédestine», il était tenu dans i’ombre.1st guerre vint Elis l'appela.L'arracha à ce qu’il aimait, et aussi à sa pénible tâche.Ironie du de»tin, la guerre le mit en vedette: comme journaliste tout d'abord, puis comme artiste de cinema et apôtre de 1* pensée et de la cv'tora française.Aujourd'hui, ses ancien» employé» et confrères assistent "en jaquette” à la Première de "Johnny Frenchman" et s*' font photographier pour les journaux avec des airs de “c'est nous qui l'avons parti" ou moi j'ai dit qu'il réussirait.'’ Oh! Oh’ En tout cas.cette chronique est pour Paul Dupuis tout seul.Elle répond à une lettre que Paul vient décrire à mon ami Joe et pour cela elle est personnelle.Ce serait manquer de tact que de la lire.* * * Paul Dupuis a d'abord une très jolie plume, en plus de son sens mne de la nouvelle, d'un grand coeur et de dons artistiques déjà prouves.Voici quelque» extrait» de sa lettre à Joe: •*.Sache bien que je lis toujours avec grand plaisir ta chronique: Le fils t\ Joe! "Mon vieux, tu ne sauras jamais le bonheur que sa lecture me eau*e.Je vois mes enfant» au travers des tiens et tes observations remarquables et tes réactions si merveilleusement humaines me font revivre tout un passe charmant, trop bref héla»! •‘Tu touches juste Tu as l'accent qu'il faut, la tète qu'il faut et surtout le coeur qu’il faut.Et tu ra-con uns de bien grands drames avec une simplicité touchante qui ne peut être que celle d'un papa.Parce qu'il n'y a qu un papa pour comprendre qu'il n'existe pas au monde de si profonds et pénibles chagrins que ceux d'un petit enfant qu* pleute Même pour un rien, ou pour ce que les nut- es appelé raient i»*n.Qui pleur* pour un chat !.Et airs»:, comme tu fais bien sentir la lutte constante, dur* ingrate, du papa qui tente avec tout son coeur de franchir l'abîme qui le sépare de son petit .qui >ui tend les br*s de l'autre cote Heureux homme qut trouve la plus bette inspiration du monde tout près de lu;.dans un autre lui-méme qui commence â pousser! Comme une fleur parasite.” Plu* loin Paul Dupuis ne sait cacher sa nostalgie du pave Koris-mot! Donne-mol des nouvelles.îles pottne dont je ferai mes delices dans ma solitude de Cbe-ies Parle-moi de Bertrand et cxuatiwgme.du studio F.Tu te sou-vier.s ' Le Studio F’ Oe qu :1 a pu entendre! Je dois dire en toute franchise que s'il se décidait un jour à faire écho de tout ce qu'y a dit ma bouche je n aurais pa» à roug .Je n'ai guère change.AUTOSUGGESTION Psychologie et pay cho-analyse.Professeur reconnu depuis îd ans.— Met h ale enregistrée.— Co**uIt»th»a gratuite.Mme G- du Pnntempt S*M Paro i jsfoatalne Et pour ses amis qui veulent savoir, l*aul Dupuis continue: “Je file à Londres une petite vie bien tranquille.Je vois Benoit I-'ifleur assez régulièrement.L1 doit se rendre à Paris couvrir la conférence de la paix, put» retourner au pays "Mon travail me donne assez de loisirs pour ne pas trouver la vie désagréable.Me» compagnons sont parfaits et je me suis formé un groupe restreint d'anus.“.Les conditions de vie ici.sont pitoyables.On s’y fait toutefois et.étant ranayen-français, de par nature.débrouillard, je me suis toujours tiré d'affaires.Conséquemment, je n'ai pas de plainte à formuler."Etc.Etc." I*> reste est personnel à Joe.* * * Et Joe me remet sa réponse pour qu elle parvienne à Paul Dupuis par RAMOMONDE.Priorité de transport étant donnée dans l’empire à la presse de propagande et aux chien» des Excellences."Mon cher Paul, "Je viens de tirer une couverte sur les épaulés des petits.Le printemps est mauvais et les nuits sont froides ici au Canada.Je voulais le» embrasser tous deux, mais ils suçaient tous deux leur pouce.alors j'ai embrassé les deux petits poings rose» et leur ai dit que Papa avait reçu une bien belle lettre aujourd'hui .de loin, loin.loin.'T/C petit a demandé où c'était l'Angleterre.s'M y avait des poules et des cochons en Angleterre! Je lui ai dit que oui."Elle, la petite, semble se sacrer de l’Angleterre et elle s'est endormie satisfaite de ce que Papa ait reçu une belle lettre jaune de loin, loin.loin.et un grtv bonheur."Je ne dis pas cela pour te faire ennuyer de tes enfants.Pat»), Toi, tu leur apportei-as bientôt un beau nom à porter et l’héritage d'une tâche et d'un devoir bien faits.Pense un peu à cela.Tes petit» grandiront fiers de leur Papa.C'est tout ! "Quant à moi.j’ai décidé de jouir immédiatement de leurs caresses.puisque l'aviation a refuse mes services avec ceux de Beurhng et que l’armée préférait des jeunes à moi.' Ne me reproche pas mon égoïsme .et mon bonheur.Paul.A la longue c’est toi qui y gagnera- * * * "Je me rappelle comme d'hier la veille de ton depart pour la guerre, en 1942."Nous étions dans ton petit bu-leau de planches du 4e etage Tu te souviens de cette architecture nu sere use payee à $6 .000 par année?Et tu enlevais tes dessins du mur.tes caricatures géniales des patrons .tu faisais le menage de tes tiroirs et tu me diaai» tje n'ou-n'oubiierai jamais la pâleur de ton visage» que le pire moment du depart serait de defaiie l'étreinte de» bras de ton fils autour de ton cou."Combien de fois depuis je me «iis souvenu de ton mot.Ooi»-n>©i ou non.U a souvent inspiré nies pages de journal dont tu as le tact de me dire tant de bien."En d'autres mots.Paul, je t'ai admiré depuis pour le mcrifice que tu as fait avec un coeur si sensible et pour la fière besogne que tu as faite lè-baa "Pour me servir de te* propre* mots, après trois ans, je me suis décidé à te le dire.* * • Tu me demandes des nouvelle* de Montreal, de Bertrand et Cie.de* potins.S cela t apporte un peu de bonheur dan» ta solitude de Cfeetsea.je vais t en donner.?* * “Bertrand est revenu au para pour se voir supplanter par ceux qui y étaient reste* A sa manière H il pas dit un mot et.histoire d'oublier ses tracas H s'en est créé d autres il s est marié.Garçon intelligent il a épousé une charmante personne.Conclusion, un troisième tracas!!! Un joli petit tracas! ‘‘Lecavaller, qui fait toujours comme Bertrand, s'est marié lui aussi.Mais lui, garçon pratique, il a préféré le tracas de payer sa part d'un milliard aux gens qui se sont battus tous seuls (ou presque!) pendant un an."Le Studio F n'est plus le même que dans notre temps.Des petit» jeunes gens bien élevés y lisent aujourd'hui des textes bien appiis du Service d’information.Et ce qui est plat, c'est qu'il» les prennent au sérieux! "Te rappelles-tu de ce jour de 1940, où Baulu traduisait un défi de Churchill à Hitler dans ce meme studio F?.Toi et moi, avions parié de le faire rire dans le microphone.Nous avions mis sur !e plancher un abat-jour de trois pieds de diamètre et, jeu élégant, nous crachions dedans, à distance.“.Et, au moment où Churchill offrait aux Nazis de les combattre sur les plages, dans les ruts, dans les prés.Baulu éclata de rire."l’as parce que c'était drôle la crânerie britannique: pas parce que nous crachions dans l'abat-jour.niais parce que moi, qui n’ai jamais réussi rien dans ce monde, je n'étais même pas capable de rejoindre la cible et je crachais suites pieds."C’était "pied”, c’est le ou de le dire, mais c'étaient les beaux jours, n'est-ce pas.Tour nous, sinon pour l'Angleterre! * * * "Voyons!.Qu'est-ce qui se passe encore aux studios?“Ah oui!.Roger Daveluy vient d'être promu.Cne grosse promotion.Tous les journaux de la ville ont annonce d abord qu'il était nommé assistant-directeur des programmes.puis, quelque* jours plus tard.Jean Desprez et Bailly ont démenti cela sur les ondes, évidemment sur les ordres de quelqu'un.Daveluy n'était plus assistant-directeur des programmes, mais chef des réalisateurs et des annonceurs, car l'assistant-directeur des programmes n'avait pas l'intention de donner sa place .apparemment.Il y a eu confusion quelquepart et Da-ve-luy a reçu double publicité pour la gaffe de quelqu'un!.____ Lorrain est parti pour Sherbrooke gérer un hôtel.Mieux vaut etre pi entier dans son village que second dans Rome, n'est-œ pas".Il y a eu cet hiver grand concours de sketches de radio par des amateurs de la province tavec force publicité.tout autour).Naturellement, réalisateurs et annonceurs ont reçu plu* de réclame que les vainqueurs du tournai eux-mêmes.C'est dans l'ordre!."Quoi encore".Ah oui.M ix est monté au deuxième et reçoit tou* les après-midi à l'heure du thé On y rencontre toute ta creme des beignets t mangeurs de beignes » de la Société.Il faut être vu ches Max.entre 2 et 5 hemes’ C at le chic ! * * * “Mais laissons la radio et t»as-•on» aux choses intéressantes "Le carré Dominion est couvert des tulipes de Hoüande que les armées de la civilisation n'ont pas écrasée*, ces dernières années.Il y en a cent mille.Ne m'obstine pas.le* reporters les ont comptées.Le maire de Montréal a reçu leurs Excellence* de Tun s, l'autre jour.Il a trè* bien fait les choses et envoyé ses saints aux Souverains .Westr.-.ount fait une campagne contre le* permis de bière aux épiciers.ce qui signifie un surplus de ckentKe pour le» épiciers et le* taverners de i'e*t.Les ge£s doutre-Atvrater n'ont plu» permission non plu» de laisser courir libremen" leurs chien» dar.s les parcs: alors iis ', P°«te a l autre, jai pu me t*ri*s qu’on y a faites m’ont rappe- Monhgny, de ses amis Victor Uore Tel est l heritage magnifique qu’il du travail!.fal,re un« idee nettfi de « lé qu’une caravane se compose gé- et Edouard Montpetat.Jetais dna , laisse, en plus d’un très bel Lorsque Godeau fréauentait le ?Uj" °ffre ?u,x r.adlophiles entre néralement de chameaux.Mais, en pays de connaissance.exemple de travail et de probité théâtre de !a Bodinière à Paris il e dejeuner et 6 dluer- revenons vite à CBF pour nous ra- Une semaine plus tard, il me artistique Sa fille Marthe Thiérv '» •# j-* j» d " * V*’ .L impression generale qui m’est fraîchir, après ce "Soleil’’ et cetta remettait le manuscrit avec de nom- a ’ l u ,,7’ e a,t deJa d >v>nt-garde.Mais restée de cet avant-midi s’est ma- "Caravane” évocateurs d’un loin- .- ,* | K ; - a ete ’ une d* *** belles re- c était avant 1900! Alors, que l’on térialisée en deux ou trois bâille- tain Sahara, dans la bonne humeur tireuses indications.Je continuai a compenses puisqu’elle a atteint les pense un peu à ce qu’il a fallu d’ef- ments- En effet.l’avant-midi est toute simple de rémission "Sur nos lui rendre visite, par la suite, trou- lommeta artistiques qu’il rêvait forts nour en arriver où nou* en u"e.Partlf de la Journé« blen né' ondes”.Voilà un programme léger, vant auprès de lui I homme de me- pour elle II en a fai» une aril.ie P c.“ * ,,V °" n0.U* *“ a la radio.Il est d’ailleurs fait de badinage et de potins, qui lier oui devait influencer ma car- ÀU ' * * j ?*°mme*’t Et 9ue 1 on ne cro,t Pa* naturel W" «n soit ainsi et que est tout rempli de la personnalité .q, .• • i- • p.d**hngue« et possédant «voir découvert l’Amérique, pas les postes de radio portent leur vigoureuse et fine et, parfois un nere de taçon si juaicieuse.x, et dez qUrtjjtes magnifiques.Son gen- plus que Godeau croyait en avoir plus &rand effort sur les émissions peu confondante, de Jean Desprez.« lui que je dois la faveur d avoir dre> AH>ert Duquesne, qu’il aimait faH la conquête lorsqu’il vint au ?“ 8°ir’ susceptibles d’être écou- Mme Desprez y fait, avec Maurice présente, trois ans phis tard, au comme son fils est inrnn«nlahl Jn r j j-i*'»j’ .ji ^ees Par un public beaucoup plus Bailly, la revue des principales Théâtre Chanteclerc (aujourd’hui dén.” de ‘‘Vra^Î-nan^’ S' n A! ’ d,P,°mt ** d avanî *arde 1 varte.Mais passons en revue, si émissions de !a journée à Radio- le Stella 1 un drame intitulé t P * , ftand-pap* Godeau.Deux souvenirs, en terminant.vous le voulez bien, quelques-uns Canada; on admire, en écoutant A h ' T Tont !e monde du theatre s incline J’avais à jouer le rôle d’un de cea pro^rammes du matin- ces deux habitués du micro, la fa.i- L Etrange Aventure et eent en-devant cette fjgUre symbolique du journaliste dans “Trois et Une” le- L’auditeur qui veut d’abord pren- Uté qu’on peut atteindre pour im-collaboration avec mon cousin Us- théâtre français au Canada.quel nersnnnave »’» «rêne dre connaissance des derniers hou- proviser tous les jours une convor car Mercier.D’on i’ôrrU i Mnll______J s.__.•_ 'everaements d ela planète, synto- sation d D’où Î’écric ¦ j • ’ '.Æ"", “* _ "'T «versements d ela planète, synto- sauon d’un quart-d’heure avec, Antoine Godeau de son vrai • .- \ ¦ ’ "«"ywood, je au debut du premier acte.Certain nisera probablement CKAC à 9.00 Pour tout canevas, la cédule des .,» j» -ii ’ .fuis “** *0,n Pour vous dire toute soir, je m’endormi (ce qui arrive heures pour les “Nouvelles Mon- émissions quotidiennes, nom n ony ai , i u |a peine que j éprouve.Mais que lorsque l’on a une pièce à jouer, ^ia'es ’• auditeur, s’il est comme Le reste (je l’avant-midi est ocou Canada comme ingénieur, un peu Madame Godeau, Marthe Thiéry, par semaine) et le rideau tt leva moi, sera surpris de constater que pé a ^eu près** excluTivemen!°P< rus.U“ ém.ï tours ete son reve.Aussi fut'l heu- petits-enfants que j’ai vu grandir applaudi à outrance! des, assassinats, enfants ébouiUan- aurmenUnt n^ nomb.re, en d’ün théâtre ^canadien et"?^ T1’6"' f’*" qUL j* Partage le“r Dans “Amour, Amour!”, il joua tés- etc Quelques brefs instants que lM habitués.J’en'ï déparié dun theatre canadien et d en de- chagrm.La vie théâtrale, tout corn- |e rô|e du directeur du théâtre où l°nt reserves a Ia Ln de l’émission dans une précédente chronique et venir par la suite le régisseur de ia • fam:i:ai0 ,, .7 .P°ur annoncer que la Monarchie noj ripn „ c^îr dÏn "polytechnUieif^ii V* qU* SaVai‘ ,’animer> *ubit dire' qu’à la^^remière répétition* rrUr'^nérale^de113!’!^^^ “de ,Après un « ¦ nniaîi en même .U pouvo.,r c,ter *00* le* nonl* que* par coeur! C est dire a quel Phénomène plutôt déconcertant, ¦ I ¦>' I-* i„ de ceux 9U *1 a favorisés.point il avait conscience de ses '* sPeak°r qui lisait ces bulletins s’était améliorée d’une façon queV temps le mobilier, éclairage Au débuf ^ ^ ^ .responsabilités.d® nouveI]lM l’autre matin semblait conque.Hélas! Tout va pour la moindres accessoire*.r ' i t t 4 r A V y puLser Ia P'us folle gaite.Des le pire à "l’Heure féminine” On sem- Infiniment respectueux des bro- 5 s ,, Lodeau, Antoine Godeau appartenait à debut, parlant d’un accident ble avoir banni définitivement da chures il les cartonnait le* clas- hom«e “e theatre .C est le plus une époque d’artistes dont nous ^’avion qui avait retiré vingt-cinq ce programme toutes les chanson- ,.,t raèthodiquament, ai bi.a ,ua «'.*“> .''«J; S«« je pui.f.ir* d, „„„ vu dUparaîha, l'an ,p,à.“w,?é~T a"»'.’ ZZTJ Tï" u" „ kiUi.tki,«, théâtral, était «ni- '“iLTr’dl î '* ftnutS à AX «TnéK.Z ïï.d» Z que au Canada.Songez au nombre .B,e,“fur.de Jui-meme.Il ne lui a quantes: Filion, Daoust, Hamel, hilarité s’accentua lorsqu’il en vint des morceaux de jazz.de pièces qu’il a cataloguées de- jam:,,s *'l.en ePar«ne.“' ¦«* Scheler, Dubuisson, Dhavrol, Rose a dé"|[e un empoisonnement à Dé ,, , , terminer ce te 5- I IM 'es discussions acerbes, ni les A.I d „n_ o„a,lla.Ha.Saint-Glinglin et 1 autopsie qu on .i 1 voulu terminer cette puis quarante-huit ans environ! ., t «*e Luys, Bella Ouellette, Georges devait Dratiauer sur la victime mat*nee de radio d’une façon inté- II est impossible aujourd’hui de î.“f1* de î°ute?*orite*- Ee,.,,,e.atre Olin, et tant d’autres artistes fran- Mais, quand il arriva aux soixante- ressante, et je suis revenu à CBF.n’ai rien à ajouter à leur sujet.pareil avant-midi, je aller dîner sans syn-toniser CHLP, afin de constatez si l’émission “l'Heure féminine i.,.tense intellectuelle et nrodivieuse **' ,uule tel,e gcnwraiiun ture assez longtemps.Vraiment, tout» les saisons dramatiques qui ’ ,., .J.’ pionniers, il ne reste plus qu’un pe- ces annonceurs de CKAC semblent se sont succédées de 1898 jusqu’à q.e e*a*e a créa ran dune groupe d’acteurs, perdus main- fort peu démoralisés par les ca-maintenant.U théâtre canadien «“*'*’ .tenant dans les onde, de la radio.tastrophes 9u’»!a nous décrivent, doit beaucoup à Antoine Godeau ” arr’va,t au théâtre, le matin, Ceux qui n’ont pas connu An- Vers 9 30 heures, je suis passé de qui l’a vaillamment défendu et toujours impeccable dans son pa- toine Godeau au théàtre ,, ra CKAC à CBF, pour aller prendre soutenu.W *3’“*?°“ (“ *’?F** ler°nt’ ‘an* doute’ qo’à de 70 Jont U est^qu^tion'dan^ cet le Devenu Canadien de coeur^ il ,»*nais d autre, avec son feutre noir ans^ j| acjeur je radio, et ceci émission ne brille pas, croyez-moi, n'oubliait pas cependant l’époque enfoncé sur les yeux.Le premier par |e sortilège de Robert Choquet- d'un feu très excessif.En effet, le où, jeune étudiant, il fréquentait arri*«.'* é,a't dernier - • ti, sa- le qui )ui écrivit „„ rô)e danj gosier de René Lecavalier ne dé- le Théâtre de la Bodinière et ap- «J»» véritable artisan du «Penjion Velder”.Il s’en acquittait Ifcha'leur o^éclat0"™"1 e" pla u dissait à outrance Mounet- theatre doit y vivre le phis long- d’ailleurs, avec toute l’iutelligence _ .T .„ Sali, récitant la.aarmon.da Boa- cmp.p«M.kl.Il atari ».c„«« d.t| |.„pti, posydail „^r, votj Sïï suet.Il était demeure tre, jeune Ja t adihon, et me disait souvent.je n’aura;$ cesse de dire du bien que modeetes, ont réussi à conqué-de caractère, très “ouartier des °h! faites-moi la gentillesse de sons ! Du l'appétit.coup, j en ai perdu Pierre LEFEBVRE d’Antoine Godeau si je ne savais r'r une certaine popularité en t.ur- lutant, on ne compte plus les annonceurs qui se découvrent des dons de chanteurs.M.René Lecavalier est sans doute un de ceux-Tout comme la plupart des au- ‘L’Art dans les Fleur*** La Pairie Fleuriste IM Est, Ste-Catherinr L.i\ raison partout directement notre tierre-rhnade I*L 17S6 |« Jeudi CHI.P lï h.15-1* b.S» VOTRE CONFIDENTE ' “us Invite à communlqiser avec elle.Elle vous fournira l’opportunité de correspondre avec des personnes honnêtes et distinguées.Faites-vous de nouveaux amis ! N hésitez pas, écrivez maintenant! Vous serez satisfaits et en parlerez même à vos amis.•nrlnre 10c et enscloppe nffrnn-.I,"«r détails * “Voir s\\^ VVZ ÎSîS&is» »rtfC Ce «oir-là, Lisette passait un moment de grande lassitude.File sentait flancher son beau courage.un mois bientôt qu'André n'est plus là.un mois qu'il est dans cette infâme cellule, attendant que la justice des hommes décrète qu’il n’est Pâs coupable du crime dont il est accusé.Lisette ne doutait pas de l'acquittement d'André.Mais l'absence lui est pénible.et mille inquiétudes battent la charge sous son crâne.Elle venait de terminer la revision des comptes du mois.Il faut que l'argent rentre, tout de même!.Garde Labelle l'avait quittée il y a dix minutes à peine.Garde libelle, si dévouée, si désintéressée, a tout de même besoin de congé de temps en temps.Il est huit heures.On frappe.La porte s’ouvre pour livrer passage à Gisèle Mau-i -, l'ancienne secrétaire d'André.de retour d'un long voyage d'études à Toronto.-—Oh!.madame Boileau.Madame Boileau, vous ne savez pas comme je suis heureuse d'être enfin avec vous! — Ma petite Gisèle!.— J'avais tellement hâte de pouvoir revenir.Et moi j'avais tellement besoin de vous.Gisèle!.De votre bonne amitié.de votre.oh Ui.v.le .Et sur ces mots Lisette éclata en sanglots dans les bras de Gisèle Maniais.Je ne vous quitterai pas.je ne vous quitterai plus, madame Boileau .Lisette,.Lisette, ne pleurez pas ainsi.— Laissez-moi pleurer, Gisèle.devant vous au moins, je peux ms le permettre.— Je ne vivais plus à Toronto.— Je ne vous attendais que lundi.— Nous avons eu notre dernier cours hier.J'ai pris le train ce matin.Je ne pouvais plus attendre.— Votre petite soeut sera si contente de vous voir! — Elle est couchée?— Oui, Denyse doit même dormir.’ —Je monterai l'embrasser tantôt.Pour l’instant.vous permettez que j'enlève mon manteau?Vous permettez que je reste ici, avec vous jusqu'à ce.jusqu à ce qu’il revienne?- Je n’aurais pas os* vous i* demander.— Nous allons tout réorganiser son bureau.nous allons.Est-ce qu'il achève son supplice?— Je ne sais pas.je ne sais rien, Gisèle.On ne me dit rien.Vous ne savez pas ce que c'est que la justice.les hommes ds loi.Ils vous laissent nager dans le grand mystère.Ils ne veulent rien dire.pour ne pas ajouter à nos craintes, sans doute.pour ne pas semer en nous de faux espoirs, je sais bien, mais.Mais iis ne savent pas ce que c'est que l'attente, dans le vide, dans le noir; ils ne savent pas! — Nous serons deux à attendre, maintenant.Vous m’avez écrit que c'était maître Pierre Drapeau qui s'occupait de l’affaire- -Oui.Et il fait son possible, je sais.Mais il est si jeune.j'ai peur, Gisèle.— Pas mol.Je saie que le docteur n'est pas un criminel.— Mais moi aussi, je sais.Mol aussi, je suis sûre.Je n'ai pas peur de lui, Gisèle.J'ai peur de la loi, des hommes de loi.j'ai peur d'un jury qui ne comprendrait pas l’impétuosité d'André.J’ai peur de tous ces témoins qu'ils vont amener à la barre.J’ai peur de ceux-là qui auront intérêt à mentir.à faire de faux serments.— Qu'est-ce qu'on fait actuellement Lisette?Qui est-ce qui.— Papa a mis tout son argent à la disposition des avocats.Rupert Swanson a recommandé de ne rien épargner.Ils font quelque chose, je le sais.Ils doivent faire quelque chose.Mais ce qu'ils font au juste, je l’ignore.En effet, Lisette ignorait l'intelligente collaboration apportée par monsieur Jules Cimon à l’enquête personnelle que conduit le jeune avocat d’André Boileau.On sait que ce soir, ces deux criminalistes sont dans les bureaux de Pierre Drapeau, et que Paulo Giguère est venu les y rejoindre.Depuis une heure, tous les trois sont penchés sur les journaux et les chemises où se trouvent tous les dossiers touchant la disparition de la première madame Anatole Pinson, en 1897.— Donc le premier juin 1897, monsieur Anatole Pinson, agent d’affaires, va conduire sa femme à Québec.Elle doit s’embarquer pour un voyage en France.— Vous avez raison Giguère, déclare à eon tour Pierre Drapeau, rien ne justifie la présence de photographes.Anatole Pinson n'était rien autre chose qu’un homme qui avait une certaine fortune, et sa femme n’était rien du tout.— Voilà toujours ce que je me suis demandé: pourquoi Anatole Pinson a-t-il tellement tenu à ce que des photographies fixent sur la pellicule ses expensions amoureuses à l'égard d'une femme avec laquelle il ne s'entendait pas du tout, ça, nous le savons par les réticences de la servante Toi-nette.— Cinq photos différentes, et toujours, ils sont dans les bras l'un de l’autre.Dommage qu’on ne voie pas le visage de la femme.Voyons, continue Jules Cimon en regardant de plus près le,s photos, elle est vêtue d’un costume tailleur plutôt gris perle, sans doute.un boa de fourrure sombre.Un chapeau avec toute une basse-cour dessus.— Et des bottines boutonnées, remarque Pierre Drapeau.— Donc, monsieur Anatole Pinson le premier juin 1897 quittait sa femme sur le quai, à Québec.On la voit ici, sur le bateau.— On la distingue mal.Le photographe devait se trouver sur le quai, alors qu’elle était sur le deuxième pont.— Mais en somme il y a une croix au-dessus de cette tête-là, ce doit être elle.— D’ailleurs, dit Jules Cimon, on distingue très bien les oiseaux de sa basse-cour, môme si on ne voit pas très bien son visage.Madame Anatole Pinson est donc “Jeunesse Dorée” est irradié du lundi an vendredi, à midi, par lee postes CBF, Montréal; CBV, Québec et OBJ, Chicoutimi.montée sur le navire.On lit ici qu’elle a été vue à table, pour !e premier repas, mais qu’elle a ensuite gardé sa cabine.Malaise.Mal de mer.En tout cas, peu de passagers l’ont vue, mais il y a tout de même trois personnes qui ont certifié qu’elle était à bord jusqu’à la fin de la troisième journée.Puis elle est disparue.— Jamais plus on ne l'a revue, jamais plus on n'a entendu parler d'elle.On a fini par croire qu’elle s’était jetée par-dessus bord.Tout le monde y croyait.On a classé l’affaire.Mais l’époux éploré se refusa de croire, et il s'est mis à entreprendre des recherches jusqu’à ce qu’il ait dépensé la somme de cent trente mille dollars pour les frais.Ces recherches ont duré cinq ans.Il y renonçait, continua Cimon, au moment où il rencontra mademoiselle Eugénie Verhaeren, si vous me dites qu’il a épousé cette deuxième madame Pinson.En 1922, Drapeau.— Ç’est bien cà.— Vous ne trouvez pas bizarre, dit Paulo, cette crise de désespoir, cette passion à rechercher une femme avec laquelle il ne filait pas le parfait amour?Un autre se serait contenté de faire le strict nécessaire.Lui a dépensé plus de cent mille dollars.— Vous allez faire des études de droit, jeune homme?— Oui.— Criminel?— C'est mon intention.Pourquoi me demandez-vous ça, monsieur Cimon?— Parce que vous avez du flair.Ça vous servira.Et maintenant, si on laissait ces documents jaunis pour s'occuper du drame actuel.J'ai jeté un coup d'oeil sur ces empreintes digitales.On n'a vraiment trouvé, sur la crosse du revolver de Boileau, qu’une petite tache provenant de la première phalange de l'annuaire de sa main droite.C'est bien l’empreinte d'un doigt de Boileau, ça, c’est indiscutable.— Vous croyez franchement qu'un criminel aurait voulu essuyer ce revolver, et qu'il aurait été assez maladroit pour ne pas le faire plus soigneusement que ça?— Je le crois si peu, Giguère.que je suis persuadé que les empreintes n’ont pas été effacées volontairement, mais qu’elles le furent par une main gantée, la main de quelqu’un fort désireux, au contraire, que certaines empreintes demeurent sur l'arme du crime.— C’est aussi mon avis, déclara Drapeau.J'ai fait une enquête à ce sujet.Parmi toutes les personnes soupçonnées, une seule a prouvé qu’elle n’avait pas de gant à sa main droite, lorsqu'elle est entrée dans la maison de la rue Patterson ce dimanche matin-là.Et cette personne, c'est madame André Boileau.Toutes les autres sont susceptibles d'avoir été gantées: madame Landry, sa fille Marie-Perle, vous Giguère.— C'est vrai, je l’étais.J'avais mes gants quand je suis entré dans la maison, je les avais aussi quand j'en suis sorti avec Marie-Perle.Je n’ai retiré qu’un gant, pour griller une cigarette, tandis que je t'attendais.— Raymond Boisvert aussi devait être ganté.Sa femme Isabel- le également.Mademoiselle Germaine Dubord aussi.— Dites donc, mais ça éliminerait Toinette et madame Anatole Pinson! — Madame Pinson n’a pas tué son mari si on accepte l’hypothèse de la main gantée, la plus vraisemblable.— Mais d’un autre côté, poursuivit Pierre, j’ai découvert que Toinette avait porté des gants de caoutchouc une partie de l’avant-midi.Elle était en train de sceller des pots de confitures.Et comme elle s'est déjà coupé la paume de la main en faisant ~e travail, elle mettait toujours des gants.— Et elle serait montée à la chambre de son patron gantée de caoutchouc?— Tout est possible.— Je chercherai, déclara soudain Paulo, plutôt parmi ceux-là qui venaient de l'extérieur.— Naturellement, jeune homme! Qu’est-ce que vous regardez aussi attentivement?— Cette tache minuscule sur laquelle les experts ne sont pas d'accord.— Cette tache a été trouvée sur le canon du revolver.— Bizarre.un petit cercle, grand comme un pois.la ligne de contour n'est pas très nette.à la loupe on devine une imperceptible dentelure.et cette ligne qui traverse la rondelle.C’est sûrement une empreinte faite par une main.mais quelle partie de la main?.Et pourquoi ronde et dentelée?.Comment une partie de la main peut-elle imprimer, sur le canon d'un revolver, une tache minuscule, ronde et dentelée.Comment peut-on Isoler, d'une phalange d’une paume.Oh! — Quoi, monsieur Cimon?— Une paume.une paume gantée.une main recouverte d’un gant.Un gant percé!.Mes enfants, cette tache minuscule vient d'une main recouverte d’un gant qui serait percé.la dentelure, c'est le tissu.Voyons, voyons.pas un gant de peau.pas un gant de suède.la dentelure est tout de même prononcée.pas un gant de laine, la rondelle est trop bien faite.de la laine aurait troublé la régularité du cercle.Reste un gant de coton.— Vous êtes prodigieux! déclara Paulo.— C’est tout à fait logique, mon jeune ami.— Oui mais c’est prodigieux de voir le processus de votre pensée.— Drapeau, mettez un homme, uniquement sur cette piste: un ver le gant de coton qui est entré dans la chambre d’Anatole Pinson le dimanche matin onze novembre.Qu'on s’y mette, et dès demain matin.alors que nous, nous irons fouiller la fausse brique du foyer de la cheminée qui se trouve dans la chambre de ms-dame Anatole Pinson, rue Patterson.• (A suivre) Jean DESPREZ FIESTA MEX1CANA Le mardi soir 18 juin, au Stade Molson de l’avenue des Pins, le programme de musique, de danse et de chansons latines-américaine* et espagnoles sera la première occasion que l’on aura eue à Montréal de se familiariser, autrement que par la radio, avec les tempos, les pas, les textes et les instruments d’une musique qui a pour nous tout l’attrait de l’exotisme le plus coloré.Les Amis de TArt EVENEMENTS ARTISTIQUES DEVANT INTERESSER NOS MEMBRES : Au Stadium Molson de l’Université McGill, 18 juin, 8.30 p.m.Canadian Concerts & Artists présente son premier concert d’été, concert intitulé FIESTA MEXI-CANA.Orchestre sous la direction de Alfredo Antonini.Artistes ait programme: Nestor Chayres, ténor lyrique; Maria-Theresa Acuna et Frederico Rey, danseurs; le trio d, chanteurs et de guitaristes Los Panchos.Le calendrier de la femme d’aprèn la Méthode OGINO-KNAU8 Approuvée par les AUTORITES MEDICALES et RELIGIEUSES.Ce Calendrier Indique de façon claire et précise vos jours fertiles et vos jours stérile*.POUR ADULTES SEULEMENT.En librairie: 11.00.Par poste: 11.10.EDITIONS NOSSIOP Case 27.Station “B".Montréal.Dépt Z S.A la Pharmacie Montréal, HA.7251; Pharmacie Ch.Rouesin, OR.2159.Demande* notre Catalogue de PRIMES contenant des centaines de CONSEILS PRATIQUES.il est GRATUIT.160 Recettes de Beauté et Santé riOCKOU FACILES DE FABRICATIONS DOMESTIQUES SOMMAIRE.Avant-propos, Produllt* a* beauté pour le visage.1^* yeux, le* dent*, le* main*, la chevelure, le* iotas du corps, solas généraux.Kaux de beauté, savon*.le* bon* *achet* pour parfum*.fn p*|R lastltut de beautC Intime, I* tout de* plu* économique.Prix, par la malle, 4ft rent*.La Vie et le Bon Sens 1200 proverbe* de tou* pay* .la ph|lo*ophle du peuple .le* formule* le* pin* *en«ée* de t«w* le* temp* et la plupart de ce* proverbe* «’appuient sur l'expérience de* génération* .• plu* 300 pennées rhol«le«.Prix : 30e.C.O.D.«I désiré.LE* EDITIONS NOUVELLE*, Casier 170, Station “B’% Dépi.E Qt K REC.Perles SATIN UN RICHE COLLIER que la mariée portera tou joli rs avec bonheur I.*« perle.«min sont bien graduée* ri d'un benu Grand choix à U.» compter de ehem W.RIOPEL “Un bijoutier de confiance" 902 EST, RUE BELANGER i a St-flul»ert PAGE 10 9 RadioMondq # 15 JUIN 1946 tre belle.LIPE N7IRÊ ¦w—.¦•.— .C’est le meilleuf moyen Je vous assurer la lecture reguliere de BADlOMUiM)E.Decoupez e bulletin ei-dessous et mettez-ie a la poste dès aujourd'hui.accompagne d’un mandat postal, à R\I)IO-MONDE, 1434 ouest, iainte-Catherine, Montréal.Veuillez, je vous prie, n,e.\pejt pas du tout celui de l’art dramatique.Au théâtre, W eat naturel qu'en e,é il y ait demi-chômage.A cause des départs pour la villégiature, la clientèle diminue de beaucoup CLcutl 'TAxouuv’tJLIL ÆL i *.! V ¦ -f.i " - a s;-J servie malheureusement comme à regret.Ensuite, eUe habitue le corn-radio.la situation n’est pas du tout manditaire à croire que dans la bel-la meme.Quel estivant n'a pas son ie saison, il n'atteint pas'les ache-appareil au camp d'été ou à la teur’s avec son émission.Ce qui vjia?Et combien de touristes ont, est entièrement faux, puisque l’in- dans leur voiture, un poste récap-teui ?J>‘ public auditeur est aux écoutes douze mois par année.Ce qui me fait tout à coup penser que la chute saisonnière des ratings est hautement exagérée.Qui n’est pas ville pour entendre son pro-mme préféré le captera à la campagne et pourtant, on n’en tiendra pas compte dans l'établissement des compilations.En se pliant à cette anomalie du ralentissement des activités en juin, juillet, dustrir août et mi-septembre, l’in-radiophonique se joue des is tours.D’abord, elle irrite ntèle régulière cjui — où soit, vérandah sous les ar-i halconville — attend d'elle traction coutumière et est Calendrier de Maternité aecuntê Approuvé par le* autorité* MKDICAI.ES et REUCilEtiSES Envoy*?franco sur rec ption de $1.00.AI NI>RIi:R DK MATERNITE Enr., liy ,‘u t.Mont-Royal — Montréal 14 ! Voyez.“La Vie en Rose” i.usant partie de no re club de correspondance Echange, distraction, nouveaux ami», etc.t'rtx $1.00 par année.Renseignements gratis.• -i 'ir en Rose”, C as* j t '.St-Roch.Québec, I* Q ROUGE Tulip Noire \ u oh DUS seroz ne JOU écî I .*» vous .DE tHENARp" dividu qui s’intéresse à une émission fera un effort pour la capter tandis qu’en hiver, il ne lui apportera peut-être qu’une oreille à demi-attentive se pliant à la corvée de suivre distraitement toute une série de programmes, retenu qu’il est à la maison par la giboulée ou le froid trop piqiuant.La radio sort à peine de sa croissance.Elle apprendra graduellement qu’elle n’a que faire de suivre l’exemple du théâtre et du concert et que sa besogne à elle, c’est d’être en plein allant douze mois par année.Cela profitera commercialement aux postes puisqu’ils auront des commandites pour 52 semaines au lieu de 39, aux comédiens qui compteront sur des cachets régulièrement distribués et au public qui n’aura pas l’impression d’etre de trop pendant trois mois.A PROPOS.de variations atmosphériques, j’aurais un petit système pour m’enrichir si les gageures étaient légales au pays.Voici comment je procéderais.Je gagerais, sans m’informer, deux dollars sur le contraire de chaque information sur la température, donnée à la radio et provenant de Dorval.J’ai l’impression qu'à la fin de l'annee, je me serais constitué un revenu appié-ciable, d'autant qu'il ne serait pas soumis à la taxation.Cinq ou six années à ce jeu, je serais rentier, je me retirerais de ce journal, causant ainsi la félicité de bien des gens.D’autre part, les gens de Dorval devraient avertir les auditeurs du système qu'ils ont adopté.Je crois avoir découvert le truc.Pour prévoir le temps qu’il fera, il ne s’agit que de prendre exactement l’opposé de ce qu’on nous prédit et on est à peu près 3Ùr de son fait.Quand cela ne fonctionne pas, c’est qu’il y a eu erreur dans le mécanisme de pronostics.J'ai confiance que les Dorvalomètrujufs ne m’en voudront pas de raconter tout cela.Ils ont un sens de l'humour prononcé, eux-mêmes.LE CENTRE.radiophonique de Radio-Canada est un grand projet.La guerre, dit-on, a stoppé la construction d'un immeuble important qui devait etre érigé dans un quadrilatère formé par les rues Ontario, Berri, de Montigny et un petit chemin, qui, si ma mémoire est bonne, est la ruelle Alma.Il serait bon de ressusciter ce projet, d'abord parce qu’il y va de prestige de la CBC de doter Montréal, d'un édifice digne d'elle et ensuite pour éviter que d'autres émissions subissent les avatars réserves, vendredi matin à une tranche de “Vie de famille”.Pendant que Mme Jeanne Demons jouait une scène d’émotion assez longue, les auditeurs entendaient des bruits de marteau plus forts que la voix de l’actrice.Vraisemblablement, les propriétaires du King’s Hall avaient ordonné la ré- I Vous Enviez Le Buste De Vos Amies ^.literaurez «“BUST-O LAC’ T 5^ •» crème sur le marché qui DEVE I,E BL'STE dan» trois semaines.Tra LOPPK Traitement iXTLRNE.Innffensff.Pas de pilules h prendre.TraMe-u nt complet avec Instructions $2-00 tplus 10c pour i«*e et malle).Envoyé C.O.D.si désiré.Frais du C.O.D.J" Plus.Discrétion assurée.HALOO, Boîte 183.Dépt.RM, St-H jacinthe, Qué.parution d’un plancher au-dessus des studios et se moquaient, en accomplissant cette besogne qui aurait pu être faite le soir, c’est-à-dire la nuit, des milliers de personnes.D’ailleurs, une chose qui dépasse mon entendement, c’est que la direction de Radio-Canada — si vétilleuse pour des questions de moins d'importance que la paisible audition pour le public — n’impose pas à ses propriétaires de respecter le silence obligatoire dans les studios au cours d'une diffusion.Radio-Canada paie à ces gens un loyer assez considérable puisqu’elle occupe plusieurs étages de l’immeuble pour pouvoir avoir des exigences fort légitimes.Si les locateurs ne comprennent pas raison, peut-être que la perspective du déménagement des postes CBM, CBF, et même CFCF de leurs locaux leur enseignera qu’il faut donner justice à ses locataires.Pour nous, les auditeurs.il est intolérable que pour des nécessilés d’ordre purement privé, ces propriétaires se croient autorisés à assourdir une partie de la population de cette province par des bruits de démolition ou de construction au cours de la journée radiophonique.Qu’ils voient, je le répète, à conduire ces travaux, la nuit Les ouvriers demanderont plus cher?Et puis après?Il y a nombre de gros édifices qui feraient des sacrifices beaucoup plus considérables pour s’assurer un aussi sur locataire que la CBC.Et puis, il y a aussi, ce Centre dont je parlais plus tôt dont Radio-Canada pourrait activer la réalisation.LES ENREGISTREMENTS.sur disques.Ils en causent des jolies bévues parfois.Ainsi, mercredi soir, à 7 h.05, le missionnaire Etienne Bazin, revenu d'un séjour chez les Esquimaux et parti pour la France depuis déjà belle lurette, nous annonçait gravement que l'expédition Musk-Ox partirait bientôt du port de Churchill pour sa course par le Pôle Nord.Or, cette expédition est depuis longtemps terminée et ses membres retournés à leurs occupations régulières.Ce texte, évidemment.avait été endisqué, il y a plusieurs semaines .A propos encore d'enregistrement II semble qu’on a, en haut-lieu, relâché l'application du règlement exigeant que tout texte et toute musique diffusée au moyen de disques soient bien identifiés comme tels, de sorte que l’auditeur ne soit pas sous l’impression qu'il entend un artiste en personne au micro quand c’est une voix “mise en conserves”.Je me souviens trop bien d'un séjour à Kénog i-mi où j'eus la stupeur d’ente-dre un annonceur avertir le public que Tino Rossi venait de déposer son canotier sur le piano et s’approchait du micro pour chanter, pour ne pas connaître lus abus qu'on peut ainsi faire en n'appliquant pas sévèrement les règles du jeu.Or, depuis quelque temps, j’écoute — en particulier, “Le Music-Hall de CKAC” et en général des programmes aussi b:en à R.-C.que dans les post;s privés — où le texte de liaison est écrit de façon à tromper les écouteurs.On cherche à laisser l’impression que lefi interprètes entendus sont véritablement la quand c'est simplement des disques qui tournent.C'est une tromperie bénigne en soi.mais dont la malice n’apporte aucun avantage à ceux qui la commettent.Alors pourquoi se donner la peine de la pratiquer?Jean-Pierre Comeau chante au programme hebdomadaire de CHEF radiodiffusé tous les dimanches soirs de 8.15 à 8.30 heures.I)e gauche à droite: MM.JEAN PAQUIN, annonceur; JEAN-P1EKUK COMÊAU, basse; Mme VICTOR MONTY, accompagnatrice.UNE LECTRICE.un livre qu'on pourrait inclu e dans la chronique de CBF’: “Les me demande pourquoi à Radio- livres qu’on n’aurais pas dû pu-Canadu, on donne une telle pubii- blier!” Cette dame s'insurge oon-cité au comte de Marigny, qui fut tre *a vedette qu on lui offre sur nos ondes.Au fait, pourquoi donc?mêlé à des incidents assez sensationnels et qui vient de publier ROR 15 JUIN 1^46 # RadioMonda O rAGE 11 -O hf -Wf w ré le» montre» de plusieur* marchands de tabac de jolies photo» de oe “SWEET" petit couple.Félicitation» aux vedette» et aux commanditaire».J'ACCUSE!!! »>n »e paie la tête de» comédien» de Québec.Qui ce “ON” repré-•ente-t-U?— La Société Radio-Canada.d’une manière générale.Mai* encore! Voilà, l'on veut savoir.dan» le» milieux Intéresse* et ailleurs.l'on veut savoir le nom du personnage de Radio-< anada qui est responsable de cette dernière gentillesse à l'égard des artiste» québécois, gentillesse qui s'appelait vendredi soir dernier: “Un sketch de Paul Iogen-dre à Studio G-7”.IL FAUT QUE LA t HOSE SE SACHE Les quelques remarques de ma chronique de la semaine dernière relativement à ce que nous sommes en droit d’attendre de la radio d'Etat, à Québec, m’ont valu une bonne centaine d’appels téléphoniques: des appréciations non équivoque» et des commentaires émanant d’esprits sérieux.Toutefois, je n'avais nullement l’intention de “monter le même cheval aujourd’hui, car mon but n’est pas de monter la cabale.Un incident de la dernière semaine radiophonique me justifie de revenir sur la question, et de demander, au nom des artistes de Québec, certaines explications.UN SKETCH DE PAUL LEGENDRE A STUDIO G-7 Paul Legendre est un jeune seripteur québécois.Un étudiant en Droit et en même temps à l'Ecole des Sciences Sociales où il présenter» une thèse sur la publicité.Durant ses heure» de loisir, eet actif et talentueux jeune homme présentait l’an dernier à CHRC un spirituel petit programme radiophonique "Pigeon Voie” que commanditait la compagnie “Au Meuble Moderne”!, puis, au cours des vacances, il a été annonceur suppléant au poste C'BV, de Québec.Je n'ai pas d’éloges excessifs à faire de son sketch irradié vendredi, c’était un sketch agréable, bien construit, vivant, nullement Inférieur à ce que nous aeons l’habitude d’entendre à cette émission.Mais, ce que j’aimerais savoir, c’est la raison pour laquelle ce sketch n’a pas été joué de Québec?Par des comédiens de Québec?ON A DIT.MAINTES FOIS Radio-Canada de nouveau représentée par "on”, il a été dit maintes fois.Il a été répété "que nous aurions beaucoup plus de chances de voir des sketches joués des 3tudios de Québec, si des scrip-teurs québécois soumettaient des textes".Or, voilà que contrairement aux promesses qui viennent de nous être faites de réalisations théâtrales originant de Québec, les sketches des nôtres sont joués de Montréal M.Maurice Valiquette, gérant de CBV, n’est pas sans connaître le talenj de Paul Legendre, puisqu'il l’a vu écrire trois mois durant, l'été dernier, alors que M.Legendre était à son emploi.Paul Legendre a-t-il soumis son sketch à M.Valiquette avant que de l'adresser aux réalisateurs de Montréal?Il est difficile d’en douter.Alors.qui est responsable de cette situation enchevêtrée?Le rigorisme de M.Valiquette (il y a eu un exemple, l'hiver dernier, d’un sketch refusé à CBV pour nous être ensuite servi par CBF) ou le manque de confiance de ses collègues-réalisateurs de la métropole lui coupant systématiquement l’herbe sous le pied.Les comédiens de Québec, et aussi bien la population qui a son mot à dire dans les affaires de cette Radio d’Etat, ont le droit de savoir.de savoir à quoi sen tenir sur ces mystérieuses questions de fonctionnarisme, LE SKETCH DE M.LEGENDRE DE CBV Quand j’ai appris la nouvelle, je n’ai d’abord eu aucune pensée de m’offusquer.Je me suis dit “le sketch présente peut-être des difficultés techniques ’ d’irradiation, et comme CBV n’est pas encore parfaitement aménagé sous cet aspect.” L'audition effaça tous mes doutes en ce sens.Ce furent aussi les premiers mots des intéressés qui nie communiquèrent leurs impressions.“Comme cela aurait été facile”! Et la distribution?Qui oserait nier que André Serval n’aurait pas rendu à merveille le rôle du jeune étudiant-écrivain?— Pour le rôle du père, un réalisateur pouvait choisir entre Fred Ratté, René Mathieu ou René Constantineau.Le rôle de la mère pouvait être tenu par Denise Lapointe, mesdames Aline Fortier, Roland Lelièvre, Pierrette Fortin, ou encore Annette Leclerc qui malgré ses vifs succès dans les rôles de grande amoureuse coquette réussit très bien aussi les mères sympathiques.Pour ce qui est du rôle de Ninette, Rita Emond était toute désignée pour le jouer, mais on pouvait encore choisir entre Michèle Derny ou Mariette.Ratté.(Je m’en tiens à la liste des comédiens membres de l’Cnlon de» Artistes et qui ont une grande expérience du micro).Des disques de Charles Trenet, il y en a des quantités dan» la discothèque de CBV, et il y a aussi chez nos chanteurs des gens pour interpréter ces chansons » ravir.Ceci dit sans préjudice pour les comédiens de Montréal qui ont eu à jouer le sketch, mais bien parce que les comédiens de Québec se trouvent dans une situation inextricable de promesse», d'espoirs et de désillusions, et que le temps est venu de mettre les points sur le» “1” en leur faveur.Par ailleurs, personne d’entre eux, pas plus que moi personnellement, parlant en leur nom, n'en voulons à qui que ce soit en particulier ou à ce “on” que représentent les cause» des faits discutés.NOUVELLES DE CHRC C'est au numéro 39 de la rue Saint-Jean, juste en face de la Côte du Palais, que CHRC est désormais magnifiquement installé dans ses studios et bureaux vastes, propre» et tou^ à fait nt>der-nes.Le premier étage loge les bureaux de l’administration, les techniciens ont leur étage où se trouvent des studios d’enregistrements, des laboratoires de recherches, des studios spéciaux pour les conférence» et le bureau des scripteurs et réalisateurs ou réalisatrices.Sur deux autres étages les studios d’irradiation avec contrôles individuels et contrôle central, une magnifique discothèque d’une capacité de cinquante mille disques, etc., etc.A CILARNY Trois pylônes seront érigés à Charn.v pour la direction des ondes de CHRC dont la puissance sera portée à 5,000 watts en septembre, croit-on.Les travaux sont commencé» et on verra bientôt la nouvelle bâtisse des transmetteurs s’élever sur le terrain acquis par CHRC à Charny.Cette bâtisse aura une longueur de 60 pieds, 25 de largeur et 2 étages.LE THEATRE RADIOPHONIQUE A CHRC, mardi soir, ce fut un autre succès imputable à l’auteur Henri Mercier, à Nana-Dauvil-liers réalisatrice, et aux interprètes d'un sketch enarmant intitulé: Nika la Bohémienne.Distribution: Marguerite Marnell, Roland Lelièvre, Noël Moisan, Georges Powell et Jean-Marie Bruneau.Cette semaine, M.Mercier offrira son dernier sketch de la saison.La vedette en sera Annette Leclerc.A CKCV Il ne me reste qu’une émission de théâtre à surveiller à CKCV-Une émission fantaisiste de variétés, réalisée le lundi soir à 9 heures par René Constantineau.A CHRC Une nouvelle série théâtrale est annoncée à CHRC.Le mardi à 8 heures, une Pièce à épisodes, intitulée FILLE EGAREE, de Hervé de Saint-Georges, adaptation et réalisation Nana Dauvilliers.Ne manquez pas le premier épisode îe mardi 18 juin, à CHRC, à 8 heure».D’AUTRES NOUVEAUX PROGRAMMES Le poste CHRC annonce d’autres nouveaux programmes, l’un intitulé “Chansons de ma Mère”; CHRC relayera aussi à compter de cette semaine le vendredi soir à 8 heures, le programme “En chantant dans mon Quartier” originant de la salle St-Stanislas de Montréal, via CKAC.DES PROGRAMMES SPECIAUX.La radio CHRC «e propos* i* consacrer plusieurs émissions siT claies » 1» visite des quatre marin» américain» qui viendront a bord de quatre croiseurs visit-, notre ville du 19 au 23 juin AUPRES DE MA BLONDE.C’est le nom choisi poUr , spectacles de folklore qui ser„n.présentés au Palais Montrait au cours de la belle saison.Patronnes par la Société Saint-Jean-Ban-tiste, sous l’égide du bureau d« Tourisme de la province, ce» spectacles sont une réalisation ( har-le» Rioux et la direction artisti-que en a été confiée à Jean Marcel.Colette & Roland en seront les vedettes; madame .Mine For-tier y présentera trois sketches de sa composition, et Ghislaine Reld des Chansons mimées.Rem, Mathieu agira comme meneur de jeux bilingues.Le publie y scia admis gratuitement.GEORGES THILL A QUEBEC Une autre grande nouvelle concerne la venue à Québec de George» Thill, célèbre ténor français, présenté dans un grand concert “Sous les Etoiles” avec l’orchestre symphonique.En juillet.CKCV TOUS LES DIMANCHES — 7.30-8.00 P.M.44 Rêve de Valse” Présentation Armand Bédard, 48, rue St-Jean — marchand de chaussures — LE COURRIER DE CHRC Un courrier abondant, un courrier extraordinaire continue d'affluer à CHRC.L’auditoire s'intéresse aux programmes, participe aux concours, et suit fidèlement l’activité du poste.La statistique parle de 160,457 lettres reçues à CHRC au cours de l’année 1945, et les prévisions pour 1946 promettent d'atteindre un chiffre encore plu» élevé.AVEC UN GRAIN DE SEL C’est le nom du programme réalisé par Marcel Leboeuf, à CKCV, de midi à une heure, chaque jour.On peut l’en féliciter, avec un grain de sel ou non, et en toute justice répéter que c’est le programme de CKCV qui y attire le courrier le plus régulier.A CKCV A CKCV, j’apprends encore que André Serval continuera de nous raconter des contes le dinianvhe soir à 8 heures jusqu’au 1er juillet alors que ce programme serait présenté sous une nouvelle formule.une formule estivale.Dimanche prochain, I.a grande barque noire, par Yves Thériault et Le Beau Navire, Baudelaire.DICK HAYMES à CKCV ' C’est désormais le jeudi soir à 9 heures que CKCV retransmettra le programme mettant en vedette le populaire Dick Haymee.DES CHANTEURS A CHRC J’éroutal» avec plaisir tantôt Paul-Emile Roussel, chantant le dimanche soir à 6 heures à CHRC; j’apprends que Ludovic Huot a fait des disques pour CHRC, et que Fernand Martel qui poursuit ses études aux Etats-Unis visitait le nouveau CHRC et M.Thivierge qui lui permit de faire ses débuts à la radio.A LA MEMOIRE DE F.-X.GARNEAU M.Maurice Hébert, M.S.R-, a évoqué de façon magistrale la mémoire du célèbre historien national F.-X.Garneau, à l’occasion de la dernière soirée de la saison des Jeudis Artistiques.M.Hébert avait été présenté par M.Jean Bruchési et fut remercié par Gérard Lévesque président de l’Union des Artistes.Un programme de chant et poésies fut exécuté par Rita Bilodeau-Fleury, soprano lyrique, et madame A.-A.Boi-vin, présidente-fondatrice de ce mouvement.Bonnes vacances à ceux pour qui ce temps de bonheur est déjà arrivé, et à la semaine prochaine.Jeanne ROCHEFORT •Radlomonde" est édité par les 1'-vacation- Radio IJmi!.,•«, 1434 ouest, Sainte-Catherine.Plateau 4186* et imprimé par La Compagnie de Publication de "La Patrie” Limités.180 Sainte-Catherine Est.Mon*rêal.COLETTE & ROLAND Colette A Roland sont maintenant Installés à leur résidence d’été à Ste-Pétronille de Tile, mais Ha nous reviendront régulièrement pour leurs trois programmes hebdomadaire» à CKCV.De plus, les commanditaires de leur» émissions du lundi et du vendredi ont déco- RADIO THÉÂTRE J E POSTE DE QUEBEC annonce un grand roman-fleuve qui sera présenté sur ses ondes, 800 kilocycles, tous les mardis soir à huit heures, commençant mardi le 18 juin.“La Fille Égarée” Oeuvre théâtrale du romancier populaire Hervé île Saint-Georges.LE POSTE DE FAMILLE DU QUEBEC PAGE 12 !© Radio Von de Qi 13 J L ES 1946 •O m* m A RADIO VILETTE Four Hector Charland, ce fut un réel désappointement que de manquer pour une première fois la Séraphinade quotidienne.Aujourd’hui, nous sommes heureux d’annoncer le rétablissement complet du héros des Pays-d’en-llaut .Lundi, les postes montréalais célébrèrent la Fête Royale par un grand congé pour tous les employés.Ce qui, de l'avis de ces braves gens, fut une excellente idée de la part des directeurs respectifs .Cette semaine, les l’aimes Académiques vont au dévoué José Dclaqucr-rière, qui, avec "On Chante duns mon Quartier", permet à nos chanteurs de faire valoir leurs talents .Décidément, la Comtesse Jeanne Sauriol de Laval a dû prendre la “grrrrandc décision” ! Car, son sourire n’apparait plus aussi énigmatique .Enfin, il convient de répéter avec Villon: “Mais, où sont les neiges d'antan ?” Kh oui, tandis qu'un soleil ardent darde ses rayons sur les trottoirs métropolitains.AIT DELA DES REMPARTS Ainsi, il est probable qu’entre deux prises de vue le Hollywoodien Henri Letondal vienne passer la seconde quinzaine de juillet parmi nous.Voilà une agréable nouvelle qui réjouira tous les camarades .Au cours de cette récente excursion Sher-brookoise, Janine Sutto, Denyse Saint-Pierre et Adrien Vilandré ont évité de justesse "la grande Faucheuse”.Avec deux accidents en route .Avec le» Marcel Larmec, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.On sait sans doute que le nouvel annonceur de CBR a conduit récemment au-pied de l'autel la gentille Lucille Lefebvre .Non, on ne vous révélera pas la raison de notre impatience: nous espérons seulement que le CKACiste Guy Daviault entreprenne bientôt cette expédition au patelin natal (Shhh! C’est Granby, la ville aux niions!) .Avis aux intéressés: Votre chroniqueur connaît un appartement-5-pièces à louer durant la période estivale.Avec vue sur le.Parc Lafontaine et meuble avec goût (Prise de possession, le 20 juin).PETITE POSTE Iiac Supérieur, Qué., le 9 juin 1946.Mon vieil Académicien, Je me permet» d’interroniprp la rédaction de ta chronique hebdomadaire pour te raconter brièvement les merveilles de cette fin de semaine passée dans ce coin enchanteur des Laurentides.Donc, je suis arrivé hier matin pour assister à l’inauguration officielle de ‘‘L’Auberge du Vieux Fanal”, im chalet unique si» sur les bords de ce lac magnifique et dont le populaire artiste Adjutor Bouré est un des propriétaires avec MM.Vincent Guertin et Lucien Darveaux.Ces hospitalier» compatriote» ont réussi enfin à doter nos gloire» radiophoniques d’un lieu de repos incomparable; car, dison» qu’ils accueilleront plusieurs artistes montréalais et québécois au cours des prochaine* semaines.Déjà, l’illustre Claude-Henri Grignon est devenu un visiteur assidu au domaine de son “père Jo»aphat”.Ainsi, durant l'après-midi, je me joignis à un groupe pour une excursion de pêche, avant le banquet que l’on servit dans la grand'salle de l’hôtel.Ah, que ce “poulet au Fanal” (une spécialité de la maison) fut délicieux ! Ensuite, un orchestre de musiciens réputés permit aux invités de danser jusqu’aux petites heures.Apre» quoi, je me retirai dans une chambre coquette sentant le sapin.Quel sommeil réparateur dans un lit au style vraiment laurentien ! Aussi, dès mon réveil, je m’empresse de te conter toute» ces merveilles que tu auras d'ailleurs l'occasion de connaître prochainement; puisque je t'invite pour la première semaine d’août.Ton meilleur ami, Roger Parent.POUR LES GENERATIONS FUTURES Une grande figure est disparue.Après avoir consacré les meilleures années de sa vie au théâtre canadien, le méritoire Antoine Godeau s'est éteint doucement dans la paix du Seigneur.A tous les membres de sa famille, nous offrons nos condoléances .Vient de paraître : "Montréal ma ville natale", une oeuvre posthume du poète Albert Ferland.C’est son fils, Jules Ferland qui est l'éditeur de cet ouvrage composé à l'occasion du Tricentenaire Montréalais .Mardi de cette semaine, eut lieu la distribution des prix du Conservatoire Lassalle à l'Auditorium de l'Université.Voici nos plus vives félicitations à tous le3 diplômés ! .Devant les tribunaux, se disputera d’ici quelques jours une cause qui restera célèbre dans les annules radiophoniques locales.Verra-t-on le renversement d'une décision juridique prononcée il y a plusieurs années contre un auteur connu pour ses adaptations "poussées" .Et.il convient de féliciter de nouveau les rédacteurs de ces communiqués hebdomadaires qui nous parviennent régulièrement des postes locaux.Le sou-littéraire ne reste pas le moindre des mérites de ces publicistes.AUX JOURS HEUREUX________ Les Bernard Goulet »ont déjà rendus à leur "domaine de Soragna”, à S te-Rose-Ouest.Il ne nous reste plus qu’à penser à quelle date aura lieu le "Corn-Roast” (ou “cuite”) annuel .Pour juillet et août, André Audet se propose un séjour Gaspésien.Une foi» de plus, le réalisateur de “Madeleine et Pierre” amènera sa famille pour admirer les beautés du Rocher Percé .Quant aux René Lacavalicr, ils auront sûrement trouvé d’ici quelques heures le lieu où passer les vacances de juillet.Hormis, que ces concitoyens restent indécis jusqu'à la dernière minute .Gérard Lamarche, lui, sait bien qu'il se rendra à Rosemère i>our jouir des jours réparateurs .Puis, André Rancourt et les membres de sa famille se sont remis quelque peu des effets de cette collision récente en se rendant à Drunimond-ville pour la dernière fin de semaine .Ainsi, par monts et par vaux, voyagent sans répit nos microphonistes.MIETTES DE CHRONIQUE (Il y eut un an, cette huitaine) Jacques "Beau-Brummel” Beaudoin était déjà victime des rayons solaires.Oui, “un coup de soleil" cuisant encouru pendant une sieste laurentienne .Le sergent Marc Thibault arpentait les boulevards Hollywoodiens.Il s’arrêtait à l’angle Sunset-Vine pout renifler la brise Californienne .Le Jean-C.Plus CHLPien reprenait sa chronique Radiomondaine des “Deux Indiscrets” .Sur les ondes locales, la campagne électorale battait son plein.Avec le confrère Roger Duhamel à son meilleur .Lord Oh ! Oh ! relatait dans ces pages sa conversation avec les poteaux de la rue Stanley .Les Guy Charland partaient pour une lune de miel aux iles-de-la-Madeleine .L’Académicien recevait un minuscule “fauteuil” d’une gentille compatriote de Bagotville (le petit meuble est encore là, installé sur notre pupitre !).Avec la maîtrise d’un vétéian du losange, Papa Frigon accomplissait le premier lancer de la saison pour la ligue Radio-Canadienne de Balle-Molle .Jean Lalonde et Bing Crosby se baladaient bras-dessus, bras-dessous.AU GRE DU STYLO ACADEMIQUE Il y a aussi l’ami ROB, qui de ce temps-ei porte au bout de» doigt» le» marque» d'un labeur manuel.Décidément, c’est la Semaine du Grand Nettoyage .Puis, le Radio-Canadien Gérard Boulay ne cesse de vanter les mérite» de son confrère Colom-bien, Jean-Charles Chartrand.Oil l'on voit que la solidarité existe au sein de la Chevalerie .Au poste indépendant, voilà que M’ame Eva Proulx remplace le» téléphoniste» en vacances.Elle est revenue à se» ancienne* fonctions après .dus d’un an d'absence .Au King’s Hall, la “standardette” Echo Saint-Pierre arbore un petit air sérieux que nous ne lui connaissions pas dans le pas- diomondalns pourront établir leur sé.Serait-ce la fièvre de» foin»?.parenté avec leur* Idoles.Ce qui est Dorénavant, avec cette chronique de nature à faire apprécier davantage de* frères Prévost, le* lecteur* Ra- les nombreux talent* de cher.nous.Queb/ucs modèles de souliers bin us arrivent.Ils sont de belle qualité, de styles exclusifs.VENEZ DES DEMAIN not K Me Ê Voilà l’expression de nos styles ! Salon Vert: 56» EST, rue STE-C ATI 1 F.RI N K 1651 Ave MONT-ROYAL — 6575, rue SAINT-HUBERT 1151 EST.rue STE-CATMERUNE — 451 EST, rue RACHEL AMELIOREZ la RECEPTION de VOTRE RADIO avec une Antenne Ultra-Moderne “TRAPEZE i:nri*«»i«*f r(» mi Il lire nu dr* llmetn Aérien SANS PERCHES Ce trapèze aérien est très utile et facile à installer.Il peut être installé en peu de temps et est sans doute le meilleur en son genre.Ce trapèze aérien donne réellement des résultats surprenants et est spécialement recommandé pour les ondes courtes.Les ventes excèdent 50,000 par année.Solide isolateur et crochet émaillé.Cinquante pieds de fils courant, oouvert de plastique et isolé en tout temps.Se pose sur une cheminée, au bord d’un toit, ou à la place la plus convenable.Excellent* pour les onde* courtes.SI votre marchand ne peut vous l'obtenir, écrivez à " Prix $4-95 Television Radio Aerial Mfg.Co.Ltd.2123, rue Bleury — Montréal Can.— lM*trlbutrur*, vendeur*, murrhund*, frritfR pour pamiihlrth.rM'oniple, rte*., oonrrrnnnt rachat rt In \rntr dr rrttr Hntrnne éprouver, hIiimI que dr mon autrr* produit* hrrvftéi».DIMANCHE MËHCRBOI LUNDI JEUDI VENDREDI SAMEDI Aller Zlata Jolirtte Croira* Jt IN Jt I N •H IN Kdgar Goulet J.-I\ Prid’homme •Jeanne Frrjr mmsm 15 Jl IN 1946 O KadioMonde i O PAGE 13 FELICITATIONS DK IA PAST DES LECTEURS A : Germaine Janelle et Aurette Leblanc pour leur programme “Fantaisie en blanc et noir", Rollande Désormeaux et Robert L’Herbier, Alya Robl, Pierrette Alarie et Lucille Dumont, Guy Mauffette, Pierre Gravel, aux Artistes Associés pour leur magnifique spectacle “Coquetels ’46”, Nini Durand et Réjane Hamel, Jeanne Rancourt, Annette Leclerc de la part de “La vie est belle”.i—J’ai écrit, U y a ^ols mois et demi, à Rollande Désormeaux, Mario Verdon, Roland Chenail et René Lecavalier pour demander leur photo et Je n’al pas encore revu de réponse.Dois-je espérer?GISELE P.1 Ce ne sont pas tous le* artistes qui envoient leur photo.Pour quelques-uns c'est le manque de temps, pour d'autres c'est le manque d’argent.1—Ne trouvez-vous pas que la charmante Line Serval qui fait partie des revues de René Coutlée chante exactement comme Rlna Ketty?*—J’ai entendu dire que Muriel Millard devait partir pour les Etats-Unis.Comment se fait-il que je l’aie vue à une revue de M.Coutlée au début de mai?MONETTE B.J—Je n’ai jamais entendu Line Serval.2 Vraiment?Elle n’a pas dû partir longtemps après cette date.—?— 1—Les photos de Georges Groulx, Jean Coutil et Jean Gascon ont-elles déjà paru sur la page couverture de RADIO-MONDK?—Voulez-vous demander à Mme Jeanne Frey de les interviouer prochainement?MARIE-REINE.1 Pas encore.2 La demande est faite.1—Pouvez-vous me dire si Murie! Millard et Aljs Kohi sont deux personnes différentes ou si une fols mariée, Muriel a changé son nom pour celui d’Alys Kohi?QUI A HATE DK SAVOIR.I—M iis allons donc! Il s'agit de deux personnes et de deux chanteuses différentes.Alys est célibataire et Muriel est mariée.Pendant que la première était au Mexique, l’autre se faisait entendre à Montreal.Alys doit se rendre prochainement À Hollywood et Muriel est présentement sous contrat à New-York, et ainsi de suite.Vous voyez?- ?— A BETTY MICHE.Bien gentille votre dernière lettre.J'y répondrai sous peu.Je ne vous oublie pas.Au revoir! I—le voudrais savoir le titre du morceau de piano que Mlle Jeannette Bibeau a joue pendant que Mlle Janine Boyer in*erprétait “lai source" à son entrevue au “Quart d'heure de RADIOMONDE”.Pourrais-je me procurer cette pièce sur disque?ANGELIN'E BOUCHER.I C’était “Méditation” de M orison.Mlle Boyer me dit que vous pouvez en trouver la musique chez Edmond Archambault.— ?— 1—le suis une fervente auditrice de "Grande Suuir” et d’après les données et les symptômes de la maladie de Thérèse Chartier, j’en suis venue a la eonclusion qu’elle souffre de maladie de rieur.Mes rom pagnes ne sonl pas de mon avis et soutiennent que Thérèse souffre de tuberculose.Pouvez vous nous éclairer?PLIE.1 Mes lumières sont bien faibles car les docteurs Mélançon et Langevin ne veulent pas prononcer le diagnostic.Secret professionnel, ma obère! Dans le Bas du Fleuve tout le monde écoute CJBR RIMOUSKI 1—Roland Chenail est-il marié?X—Voulez-vous dire à Roger Carreau qua je l’admire beaucoup?S—Quel est la véritable nom de Clément Latour?REVEUSE.1— Non.2— Avec plaisir.3— Bernard Hogue.1— Qui joue le rôle de Maurice dans “Grande Soeur"?2— Qui tenaient les rôles de Pierre et Micheline à "Tante Lncle”?INDECISE.1— C’est notre incomparable René Verne.2— Paulo Bruce et Lise Prince.Odette Ollgny, Marte-Eve IJénard et Monique Outiller?TU-CE-TUKL 1— M.Roger de Vandières verra ici l’expree-sion de votre désir.2— M.J.Ollgny, Georges Lambin, Paul Dumont-Frénette.1—J'aimerais savoir pourquoi votre photo n’a pas paru lors du Dîner-Danse Gala?!—Pourquoi n'entendons-nous plus Huguet-te Ollgny?Monique Leyrac est-elle sa soeur?Je trouve qu’elle lui ressemble.S—Roland Chenail fréquente-t-il Marguerite Paquet?UNE AMIE DU COURRIER.dtî f im m 1—Qui a chanté ‘‘Il existe une clé magique” au programme “Le théâtre dans ma 1-guitare” de Félix Leclerc?2- MERYEM.1—J'ai déjà dit que c’est Félix Leclerc qui chante le thème à cette émission dont il est l'auteur.1— Phil Lalande est-il le frère de Jean Lalande?2— Thérèse Guévremont (Mme Philippe Robert) est-elle la su-ur de Paul Guévre- ® mont?3— Alain Gravel demeure-t-il avec scs parents et a-t-il des frères et des s
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.