Radiomonde, 18 mai 1946, samedi 18 mai 1946
SEPT CENTS LE NUMERO v* j vsriw r^.r, ¦ '.Ji- « i ¦ jffwigBI vî-, -/¦’ vr^- i y-U'M '&wSm .'g-ag IVNONCEUK 'i^zMmüSk.VIII — No 23 — MONTREAL, I» MAI 1M« riIOTO TROIS-RIVIERES STUDIO DVGRE ’V-f* «V* -uè* 3N»f§ &*» 4 n I f/ ^ * V ^ '.V- ' > ; y~: % &%m w$m RADIO-JOURNAL TOUJOURS UN BON PROGRAMME SUR LE RÉSEAU FRANÇAIS DE RADIO-CANADA CETTE CHRONIQUE EST REDIGEE PAR LE REPRESENTANT DE PRESSE ET D’INFORMATION A RADIO-CANADA LES VOIX DU PAYS **! olonté, volonté, quand tu nous fui»", de Georges L’Ecuyer."Volonté, volonté, quand tu noua fuis!" que Radio-Canada a mis à l’affiche de son théâtre sous la rubrique "Les Voix du Pays" pour l’émission du dimanche, 19 mai, à 8 h.du eoir, est de M.Georges L'Ecuyer, jeune auteur de Montréal.Ce sketch a été présenté au Concours littéraire de Radio-Canada., Comme on l’a dit précédemment, le directeur général, M.Augustin Frigon, lors de la proclamation des lpuréats, fit une agréable surprise aux auteurs des sketches radiodiffusés en leur offrant un chèque de $25 chacun pour la contribution qu'ils avaient apportée aux programmes du réseau français.De plus, il commanda pour l’été douze sketches radiophoniques aux six gagnants qui recevront pour leur travail la rémunération habituelle.Enfin, une nouvelle série d’émissions mettant à l’affiche douze autres manuscrits qui n'ont pas pris part aux éliminatoires a commencé le 28 avril sous la rubrique "Les Voix du Pays”.Il convient de rappeler que si Radio-Canada avait promis de verser $900 aux lauréats du Concours, il n'avait nullement été A Radio-Canada seulement MERCREDI 8 h.00 — “Ceux qu’on Aime” 8 h.30 — “Mosaïque Musicale’ avec Simonne Flibotte et Les Peaux Rouges (ensemble swing) question d’offrir une rémunération pour toutes les oeuvres radiodiffusées et de proposer par surcroît un contrat aux vainqueurs.Radio-Canada a donc non seulement rempli ses promesses mais de fait elle verse le double du montant qu’elle s’était engagée à débourser si le Concours se révélait à la hauteur de ses espoirs.Radio-Canada distribue donc aux auteurs du Concours un montant de $1.800 soit sous forme de prix, soit en paiement de manuscrits auxquels sans doute ils ne s’attendaient pas.JEAN DICKENSON au concert “Prom”* Des oeuvres choises par Fritz Mahler.Jean Dickenson, soprano, a été invitée à prendre part au concert "Prom’’ de l'Orchestre Symphonique de Toronto, le mardi, 14.à 9 h.du soir, aux postes de Radio-Canada.C’est le deuxième concert de cette série.Fritz Mahler dirigera.Il a inscrit à son programme l’Ouverture d’un Drame imaginaire, de Robert R.Bennett, Le Chevalier à la rose (valse), Richard Strauss, Suite pour cordes, de Corelli et la finale de la Symphonie no.5 en mi mineur de Tchaikowsky.L’oeuvre de Robert R.Bennet est considérée comme une première à la radio.Les critiques qui l’ont entendue en font beaucoup d'éloges.Mlle Dickenson fera entendre "Qui la voce’’ de 'T Puritani”, de Bellini et “Le Bleu Danube”, de Johann Strauss.Mile Dickenson est née à Montréal de parents américains.Elle a vécu une partie de son enfance aux Indes où son père qui était ingénieur exerçait sa profession et plus tard à Denver et New-York où elle poursuivit ses études de musique.# ^ “Baptiste dans les Champs Elysées” Voilà un sketch qui, le dimanche soir à Radio-Canada, ne manque ni d'originalité, ni de piquant, ni de récréatif.Il s’agit de “Baptiste dans les Champs Elysées”.L’auteur Mlle MARCELLE BARTHE, auteur de “Lettre à une Canadienne”, transmise des studios de Radio - Canada, à Montréal, du lundi au vendredi inclusivement, à 2 heures.Le programme consiste en nouvelles mondiales, en études sur les organisations féminines artistiques, (musique, théâtre et peinture, modes, etc., le tout sous une forme épistolai-re parfois humoristique.“COEUR ATOUT” Comme l’indique son titre, à savoir “Coeur atout”, cette pièce exprime l'atout de la vie.On la gagne ou on la perd.L'auteur, Mme Hélène Fréchette, situe l’action dans un cadre qui est celui de la bourgeoisie à Montréal, où elle met en opposition divers caractères servant à illustrer sa thèse.Les personnages sont Véronique Labrie, 20 ans (Ninl Durand) Sophie Labrie, 'a mère (Jeanne Demons) Georges Labrie, le père (Albert Duquesne) Mlle Clothilde, vieille fille (Thérèse Cadoret) Pruneau, le petit commis de courses (Robert Gadouas) sans oublier le narrateur Jean-Paul Nolet et Ma- dame Berthe Lavoie Fortin à qui a été confiée la réalisation de ce radio-roman.Comme on le sait sans doute déjà, cette émission de Radio-Canada est transmise du lundi su vendredi inclusivement à 12 h 30.Il y a dans cette oeuvre de* caractères qui exigent chez les interprètes, des compositions, une mise en relief, un travail que les directeurs ont trouvés particulièrement intéressants, comme par exemple celui de Pruneau.Il y s d'ailleurs dans “Coeur atout” d*-s peintures de personnages identiques à ceux qui n'échappent pas chaque jour à notre observation.Troubadours Principale RADIO-CANADA SEULEMENT a voulu présenter sous forme dramatique l'histoire de la civrlisa.tion.Baptiste a fait l’invention d'un appareil de télévision qu'il est seul à pouvoir faire fonctionner et qui le met en communication avec les Champs Elysées où il fait La rencontre des grands hommes qui ont illustré l’histoire du Monde dans tous les domaines, arts, sciences, politique, philosophie.“Sérénade pour Cordes” Les oeuvres inscrites au programme de Sérénade pour Cordes, pour l'émission du dimanche, 19 mai, à 10 h.30 du soir, sont de Mozart, de Caccini, de Beethoven et d’Arthur Foote.Lionel Daunais, baryton, compositeur, chantera un air de Pelle as et Mélisande, de Debussy.Le chef d’orchestre Jean Deslauriers fera entendre Six danses campagnardes, de Mozart, Air de Gavotte, d’Arthur Foote, Amarilü de Caccini (1546-1614), Variations sur un thème du Don Juan, de Mozart, de Beethoven.L’Histoire de la Musique Pour l’Histoire de la Musique, au programme de la N.B.C.pour l’émission du jeudi, 16, à 11 h.30 du soir, dont Radio-Canada fera le relais, Franck Black fera entendre des cantates.Geneviève Rowe, soprano et Nathaniel Sprinzena, ténor prendront part à ce concert.On entendra ainsi des fragments de “Hiawatha's Wedding Feast”, de Coleridge-Taylor, l’Air de Lia de l’Enfant Prodigue, de Debussy, le Finale de “The War God”, d’Arnell et “In Praise of Music”, de Hindemith.“LA PART*DU FEU” de Louis Ducreux à Radio-Canada Cne nouveauté à la radio.—Gisèle Schmidt et Roger Garcean.Cette comédie dramatique a été écrite et jouée en France pendant ]a guerre.Son adaptation à la radio na rien laissé perdre de ses qualités et de son caractère dramatique.Judith Jasmin a été chargée de cette réalisation.L’HEURE DU CONCERT Lionel Daunais qui vient d'obtenir un remarquable succès dans le rôle de Conachar de l’opéia “Dreirdre of the Sorrows" prendra part à “L’Heure du Concert” que transmettra Radio-Canada, le vendredi 17, à 8 heures du soir.On retrouvera Alexander Brott au pupitre de chef dorchestre.Inutile de rappeler ici la carrière de Daunais, “Prix d'Europe”, directeur des Variétés Lyriques et compositeur de talent.Alexander Brott fera entendre l'Ouverture “Le Carnaval Romain”, de Berlioz, deux danses de Sméta-na, l’Ouverture Coriolan de Beethoven et Danse espagnole de I,a Vida Breve" de De Falla.Pour l’Assistance sociale aux familles Radio-Canada transmettra le* mardi, 21 et jeudi 23 mai, à 6 h 45 du soir, des sketches de Mmes Aliette Brisset Thibaudeau et de Anne Marie Martin, à l’occasion de la campagne lancée par le bureau de l’Assistance sociale aux familles.Adieux de Mgr Chevrot Mgr Chevrot.qui a prêche >« Carême à Notre-Dame de Monii :, donnera une causerie à Radio Canada le samedi, 18 mai, à 7 h.45 du soir.Il s'agit ici des adieux de l'éminent prédicateur aux Canadiens Mgr Chevrot retourne en France.kJf Les artistes dramatiques de Radio-Canada joueront le jeudi, 16.à 9 heures du soir, à la salle de l'Ermitage “La part du feu”, de Louis Ducreux.C’est une nouveauté à la radio.Gisèle Schmidt et Roger Gar-ceau tiendront les premiers rôles.A * iM) * y.: 1S •v% - .• filil MERCREDI, 22 MAI à 9 heure» du soir Pierrette Alarie du Metropolitan Opera Des sketches, de joyeux refrains orchestre de Maurice Mcerte.DIRECTION: Paul Leduc.CBF - CBV - CBJ ET LES POSTES AFFILIES.F AGE 2 ¦5® îiadioMonda C' 18 MAI 1946 VOL.VIII — No 23 MONTREAL, 18 MAI 1946 REDACTION-ADMINISTRATION 1434 OUEST, STE-CATHERINE.MONTREAL "Autorisé comme envol postal de la deuxième classe.Ministère des Postes.Ottawa.” TEL.PLATEAU 4186 “Ja Vie dans h Cjrand V°rd (uerre *Souvenir* Je (jl par Charte* WJLSbe*ck te ne* F.es causeries du R.P.Etienne Bazin, o.m.i.Le R.P.Etienne Bazin, o.m.i., poursuivra à Radio-Canada, les mercredi, 15 et vendredi 17, à 6 h.5U du soir, l’intéressante étude qu'il a commencée la semaine dernière sous le titre général “La vie dans le Grand Nord canadien’’.Les chapitres de son prochain travail ont pour titre* “L’Esquimau et son igloo’’, et “Les villages blancs chez les Esquimaux”.D’autres causeries du R.P.Bazin, — causeries enregistrées 9ur disques, — passeront les 22.24, 2'), 51 mai et les 5 et 7 juin.Le Père Bazin, un missionnaire oblat, né à Dijon.France, a fait en pays esquimau un séjour de dix-scpl ans.Sa première mission a été Pond’s Inlet (Terre de Baffin), le point le plus septentrional qui ait jamais été habité en Amérique.Il s’est ensuite acquitté de ses fonctions à Igloulik.et à Repulse Ba\.Il y a quelques mois, il recevait de son évêque son premier congé et il est actuellement dans sa famille.11 doit rentrer aux missions du \ ieariat de la Baie d'Hudson à l'été de 1946.“Souvenirs de guerre" sont des impressions de voyage en temps de guerre.Elles sont l’oeuvre d'un confrère québécois dans le journalisme, Charles Miville-Deschênes, correspondant de l’aviation canadienne et commentateur occasionnel de la British Broadcasting Corporation et de Radio-Canada, durant les deux dernières années du conflit.L’Angleterre, l’Ecosse et l’Irlande, la France, la Belgique et la Hollande ont inspiré à cet échotier des pages saisissantes de réalisme.Chargé de faire connaître les nôtres qui combattaient en Europe, l’auteur de “Souvenirs de guerre” parle des aviateurs avec une réelle conviction.Les problèmes de la France et de la Belgique, après la libération sont exposés dans toute leur acuité.Charles Miville-Deschênes traite surtout des à-côtés de la guerre et s’il se laisse entraîner dans la description des Allemands et de leurs sadiques camps de concentration, c’est pour rapidement oublier les scènes d'horreur et analyser avec beaucoup de sens d’observation ce qui se passe autour de lui dans les villes et les villages qu’il visite.Le volume de notre confrère n’est pas volumineux mais chaque ligne est empreinte d’humanité et comporte un angle d’intérêt véritable.dlcw&Coeii JE concouru lancé par MM.Donnait et Goulet, sous les auspices de RADIOMONDE, aux fins de découvrir de naiveties vedettes féminines pour les Variétés lyriques, prend une telle envergure que son succès bouleverse les prévisions les plus optimistes de ses promoteurs.En effet, MM.Goulet et Donnais avaient projeté — croyant peut-être trop y ! ;>-;¦ -•( .V; W;-%& lettre d’Hollywood Jean Sablon et les chansons de madame Bolduc par Henri HOLLYWOOD — (Exclusif à “Radiomonde") — La saile du •'Ciro’s” est remplie de vedettes.A une table, il y a Jean-Pierre Aumont dont le succès va grandissant et qui doit tourner bientôt avec Ginger Rogers.Plus loin, Van Johnson, l’idole des “bobby soxers” qui, en deux ans, a acquis la célébrité.Et de tous côtés, des étoiles : Janet Blair, John Payne, Lucille Ball; des directeurs de cinéma, des journalistes .toutes les vedettes, quoi! Et Jean Sablon paraît sur le plateau.Il est très applaudi.L’orchestre l’accompagne, en sourdine, pour des chansons nouvelles, américaines et françaises, et des rappels de auccès anciens.Le chanteur est fort mal éclairé par un projecteur Letondal Imposer du français, de la chanson française, în plein boulevard Sunset, au coeur même de la cité américaine du cinéma, cela semble une gageure.Jean Sablon tient le pari.Il chante “Place Pigelle" et “Monsieur Dumollet”, puis “Le Fiacre’’, “J’Attendrai’’.Les rappels se succèdent.Alors, pour faire plaisir aux Américains, il Interprète un succès de leur choix.C’est un véritable triomphe ! En anglais et en français !.Je retrouve Jean Sablon dans sa loge, au-dessus des cuisines du Ciro's.On y parvient par une série d'escaliers qui conduisent à des bureaux puis à des loges.C'est là que Jean Sablon me reçoit, la nain largement tendue.Il est demeuré le IrN TRIO DE VEDETTES.________Jean Sablon, Carmen Miranda et Ramon Novarro sont loi photographiés au cours d'une émission radiophonique qui réunissait les principales vedettes d’Hollywood à CBS.(Photo de Stan Dvorak pour "Budlomondc"') JEAN SABLON, la sympathique vedettte de la ch ton française, tel que photographié tout récemment.Le popui._e artiste a autographic cette photo pour “les lecteurs de “Radio onde” et “ses coiusins du Canada” avant son départ pour la France, après un engagement sensationnel à Hollywood.venant du plafond.C’est généralement ainsi dans les boites d’Hollywood où, pourtant, il y a tout ce qu’il faut comme éclairage ! Le micro semble aussi lourd à porter que celui d’un studio .Mais Jean Sablon a l’habitude.Il sourit quand même, de toutes ses dents.Sa moustache le fait ressembler à Clark Gable.Et c’est tout à coup le silence, la minute de rêve, car Jean Sablon donne très peu de voix, afin qu'on l’écoute : — Vous voulez un peu de la France ?En voici !.Au début, l’on ne comprenait pas, maintenant on se recueille.“L’Art dans les Fleur»" ta Jeudi CHI.F 12 h.IH1 h.S* même, accueillant; spirituel, sans façons et légèrement gouailleur.Je lui demande quels sont ses projets.— Mes projets?C’est complètement affolant, mon cher ami.Je pars dans deux jours pour New-York.Le dimanche, je chante à la radio.Le lendemain, je fais des dis ques pour Decca, et le mardi, je prends l’avion pour l'Europe.Je serai à Paris, mercredi, et le samedi suivant je chanterai à Bruxelles!.Voilà! c’est le succès! c’est la gloire!.En peu de temps, somme toute.Jean Sablon est venu en Amérique avant la dernière guerre.Il a chanté à New-York, puis à Montréal.Nous l'avons connu au Théâtre Loew’s, puis au Tic-Toc.Quand il sera de retour de France, m’a-t-il dit, il chantera pour nous au Normandie Roof.Je dois dire que Jean Sablon a pour le public canadien-françois une très vive reconnaissance.— C’est chez-vous, me dit-il, que j’ai retrouvé la France après mon arrivée sur cette terre d'Amérique où mes disques m’avaient précédé.Et j’en ai gardé un souvenir inoubliable.J’ai parlé de vous dans mes chansons, quand je suis retourné en France par la suite c'est ainsi que j’ai chanté “Paris, tu n'as pas changé,- mon vieux!” — L’on m’a dit que vous aviez rapporté plusieurs disques canadiens?— Plusieurs?Toutes les chansons de Mme Bolduc! Je les ai fait entendre à Paris.J’avais même obtenu un engagement pour Mme Boiduc, quand j’ai appris sa mort.Cela m’a causé le plus vif chagrin .C'était une femme extraordinaire.J'ai encore la collection complète de ses disques.Je chante même quelques-unes de ses chansons, vous savez?Et alors d’ “une voix émue", dans sa loge, au Ciro’s, Jean Sablon n.’a chanté: “Ah! ah! ah! les gens du Canada!” Puis, il s’est recueilli pour me dire : — Mme Bolduc était une grande artiste! A ce moment-là, j'ai revu en pensée cette femme qui était le contraste même de ses chansons: élégante, jolie, impeccable dans sa mise, avec l’allure d'une invitée d'honneur à quelque cérémonie officielle.Avec son aplomb habituel, le sourire aux lèvres, Mme Bolduc annonçait elle-même ses chansons.Elle les composait suivant ses moyens, avec une spontanéité et une originalité inimitables.Ses disques sont à Paris, ils sont connus là-bas! Mais elle n’est plus, hélas!.Une vedette canadienne dont on dira, un jour, qu'elle avait du génie dans sa simplicité.Jean Sablon me parle d’elle, comme il me parlerait d’Yvette Guil-bert.C’est un artiste qui évoque le souvenir d'une autre créatrice d» la chanson, canadienne dans son âme et dans sa pensée.— Quel dommage! me dit-il.Elle aurait fait à Paris une brillante carrière.La soirée est finie.Car, à Hollywood le soleil se lève et se couche tôt.Les étoiles aussi.A minuit, les établissements les plus distingués ferment leurs portes.— Où habitez-vous?— A “Bel-Air”! me fait Jean Sablon.Et ça, c’est Beverly Hills, c’est presque la campagne! Des quémandeurs d'autographes sont là, des amis, des professionnels du théâtre qui viennent le féliciter.Jean Sablon est prêt à tout.Il signe, il serre des mains, il invite les gens à s’asseoir dans sa loge qui tst déjà envahie.C’est alors que se passe un incident dont il faut faire mention puisqu’il est tout à l’honneur de Jean Sablon.Un chanteur américain se présente.Il a enregistré sur disque l’une des plus grands succès de la chanson américaine.Et Sablon le complimente : — Vous êtes tout simplement merveilleux, M.Jeffries.Et l’autre d’ajouter: — Oh! non, M.Sablon, c'est veus qui êtes merveilleux.Vous et vos disques! J’ai appris à chanter en vous écoutant.Un tel hommage de la part d’une vedette américaine dit bien le sen- timent respectueux que l’on a ici à l’égard de la chanson française.Car la chanson française, avec son rythme et ses paroles, apporte aux Américains un message d'amitié et d’esprit que tout le monde comprend.Henri LETONDAL JEAN SABLON A HOLLYWOOD.— Au cours de son séjour à Hollywood, Jean Sablon a renoué connaissance avec de nombreux amis.Le voici en compagnie de Jàque Catclain dans sa loge an Ciro's où U a chanté avec un énorme succès.(Photo ce Stan Dvorak pour “Rndiomonde”) Montres et Diamants POUR CADEAUX DE Fiançailles et Mariage CHEZ W.RIOPEL “Un bijoutier de confiance” 902 EST, RUE BELANGER — Dollard 0040 (2 portes à l’est de St-llobert) PAGK 6 RadioMonde r.V- ., 6 * '% » -, r i ijip - ;'s: I» « : SSKJ : 'If " •>- •¦yirti.-i i -V- iidU&oi fRH |k «2^ enais diriije ~J\imj cjCe ear Que dire de cet effort colossal, sinon que comme représentation d'amateurs ce fut de l’excellent travail.Et la “Shakespeare Society of Montreal” ne se formalisera aucunement (au contraire de nos groupements du même genre) si on les juge de ce point de vue.Autrement, il n’y aurait pas de critique possible.Et on serait forcé de dire que la pièce dépassait et les comédiens et le metteur en scène, et l'artiste décorateur.Le décor.Ah ça je ne pardonnerai jamais à Dagenais d'avoir permis ces quatre affreuses colonnes blanches qui détruisaient complètement l'illusion, lorsqu'au changement de décors, nous devions forcer notre imagination pour suivre Lear.mon Dieu, partout ailleurs que dans son palais.Le palais lestait là, incrusté dans notre champ de vision et nous empêchait de croire à la misère du roi, perdu.loin.dans la plaine.sur la rive., dans une ferme.ou au camp de Dover.En vedette à Chicago C est la première fois que Dagenais dirige des comédiens de langue anglaise.De là sans doute certain manque de coordination dans le travail.Il y avait des scènes si bien réglées, et d'autres si faibles de présentation, qu'on se demande si c'est le metteur en scène qui n’a pas su exiger de façon égale, ou si ce sont les interprètes qui n'ont pas su réagir d'égale façon, aux explications du metteur en rcène.Il est évident que Dagenais n'a jamais eu, sous ses ordres, troupe plus désireuse de bien faire, comme il est évident aussi qu’il n’a jamais eu moins forte troupe sous sa direction.L’acteur anglais ne réagit pas du tout comme réagit le comédien de tempérament latin.Ce flegme et cette froideur d’expression ont-ils pris notre Dagenais au dépourvu?C’est bien possible.Mais rien nétait violent, dans cette interprétation, alors que tout est violence dans cette tragédie, la plus noire qui soit, en même temps que la plus majestueuse, du grand Shakespeare.Même la scène où Gloucester, devant nous, se fait crever les yeux, était faite avec retenue.(Qu’on n’aille pas conclure là que je m attendais à des hurlements et à des grincements de dents de huit heures et trente à minuit!) Et puis, Le Roi Lear, c’est un poème dramatique.Peu de ceux-là en scène ont atteint le lyrisme voulu.Et ceux-là qui savaient dire, ne savaient pas très bien ET SUIT IES PLANCHES e /maMjLy 2f.Et les tableaux si jolis de l’arrière plan, et les scènes si bien réglées se trouvaient écrasés par la blancheur de ces quatre colonnes, symétriques, implacables.immuables.On a voulu faire trop beau, trop bien, je crois.Il y avait trop de tout, sur la scène.La voûte eut été si majestueuse, sans ces quatre colonnes.Il y en aurait eu deux à droite, pour soutenir le balcon, passe encore, mais les deux de gauche, avec, entre elles ce rideau rouge qui a dû glisser au moins cinquante fois, au cours de la soirée, sur sa tringle de métal.oh! là! là!.Mais disons tout de suite que c'est avec une succession d efforts de cette qualité que naîtra, un jour, le vrai théâtra au Canada.Il faut reconnaître cependant que ce n’est pas le meilleur travail de Dagenais, que cette représentation! Et c’est là, plus que tout autre chose, une preuve qu'il faut envoyer étudier ce garçon.Que sans préparation aucune, sans études spéciales de théâtre et de mise en scène, sans voyage à son acquis, sans point de comparaison, il nous ait donné ce qu’il nous a donné jusqu’ici, et même ce qu’il nous donne encore dans son Roi Lear, qu il fasse tout ça seul, et basé sur son seul instinct, il nous est facile d’imaginer ce que ferait Dagenais avec deux ou trois ans d'études en Europe.dont un court séjour à Stratford-on-Avon.NK'OI.E VAIXIERES, artiste et chanteuse bien eonnue du publie montréalais qui s'est fait entendre avec succès à Chicago où elle a tenu la vedette pendant plusieurs mois au café “El Morocco”.Elle a également chanté au Cercle Français de Chicago.LUNETTES, LORGNONS et Réparations! J.-A.RACETTE OrntlCN I > ' O K1 > ( > \ N A N ( E S I III VI It: > rescript Ions d'oculistes •nr demande 6528 St-Denis Bl'RKMJ.Tous les jours, 10 a.m.à 9 p.m TEL.CA.9572 • Excepté lundi et jeudi, jusqu'à 8 p-tn.• jouer.Tel est le cas.par exemple, de Christopher Ellis qui nous a donné un débit magnifique, et un jeu de physionomie parfait, mais qui jouait son rôle avec ses genoux de trente ans, et manquait d’ampleur de gestes.II a cependant joué des scènes de remarquable façon, comme la scène du faux procès, par exemple.Tel est le cas aussi d’Adelaide Smith dans le rôle de Cordelia et de Rudolph Stoeckel dans celui de Cornwall.Celui-ci était cependant supérieur à celle-là ! Ivor Francis, dans le Fou du Roi, était magnifique, et il fut à peu près le seul à “jouer" continuellement, à souligner chaque nuance, éloquent dans ses silences, et habile à mettre le partenaire en relief.Tout cela est le propre de l’acteur de niéner.(Ne les connaissant pas, j’ignore lequel de ces comédiens peut avoir une courte ou longue expérience de la scène.) Seymour Greenman, dans le rôle d'Edmund.avait aussi très bien étudié son personnage.Mais il nous a semblé que ce comédien se réservait pour la fin.C’est vrai qu’aux premiers tableaux, il n’a pas beaucoup à dire.Mais tout en ayant peu à dire, il aurait eu beaucoup à faire.Robert Goodier.dans le rôle d’Albany, s’est bien tiré d'affaire au tableau final.A remarquer cependant que personne n'était franchement mauvais.Les costumes étaient remarquables de lignes de couleur.Ils étaient superbes.cJdondt re.t aura Son “CnptJPaL ace Au coût de soixante millions, on construira bientôt à Londres un nouveau Crystal Palace pour remplacer l’autre, détruit par le feu en 1936.Les Anglais auront là un théâtre, une salle de concerts, un stadium, une patinoire, des salles d’exposition, etc., etc.Dans Montréal, la deuxième ville française du monde, la Métropole du Canada, nous n’avons même pas une salle vraiment bien aménagée pour donner des représentations de théâtre.Je proposerais qu’on emprunte.oh! ne serait-ce qu’un million, de nos voisins les Américains, pour construire quelque chose, nous aussi, puisque nos millions à nous, aideront à construire un Crystal Palace aux Londonniens.cJ.t In ion des sdrtisleS de Samedi dernier, à Québec, la plus charmante soirée qu’il m’ait été donné d’assister de longtemps.Ils sont exquis, les gens de Québec.Je laisse à Jeanne Rochefort, mon confrère, le plaisir de vous en parler.Mais je ne peux pas ne pas souligner ici leur cordiale façon de recevoir, et la politesse dont ils font preuve, eux, durant les discours, même s’ils les trouvent un peu longs, eux aussi.Jean DESPREZ.AU GESU Vs (irtVnitMit “WEEK-END M A V E C * Denise PELLETIER * Jean-Louis PARIS ?Henriette WEILER ?Robert RIVARD * Denise PICARD * Marcel HOUBEN ?Rita PLOURDE ?Gilles PELLETIER ?Nielle DESBLES JEAN SCHELER pour la mise **n «rêne et direction artistique AU GÉSU les 16, 18 et 23 MAI 1946, en soirée BILLETS $1.00 EN VENTE ao Gesù, téléphone LAncaster 4453, oa à 752 est, nie Rachel, téléphone FAIkirk 1500.18 MAI 1946 # RadioMonde J FACE 1 ïïJn carabin aux écoutes.PAGE 8 J RadioMonde 18 MAI 1946 Du Micro à l’Ecran On pourra bientôt dire que la radio mène à tout à Montréal.Certaine, dont j’ai déjà parlé, s'en servent pour amasser une belle galette en mettant à profit les goûts du public pour le gros mélodrame.Pour d'autres, la radio est un tremplin qui les lance ensuite ver8 le théâtre, le journalisme, les lettres,.ou même le cinéma, comme nous pouvons le constater cette semaine à l'impérial.Je veux parler ici de Paul Dupuis, qui débute brillamment à l'écran anglais avec “Johnny Frenchman”.Ce n'est pas la première fois que nos interprètes de la radio sont appelés à tenir des rôles au cinéma.Mais jusqu'ici — si l'on excepte le ‘‘Père Chopin" bien entendu — on s'était borné à utiliser leur voix pour doubler d'un dialogue français les productions américaines.Or, voici qu'un ancien speaker et réalisateur de CEF passe du premier coup au rang de vedette mondiale de l'écran.Quand on lit la biographie de la plupart des gra- ds acteurs de cinéma, on apprend combien leurs débuts furent pénibles; longues années d'apprentissage, de travail obscur dans la figuration ou les rôles secondaires.Puis, c'est l’opportunité qui s’offre de prouver toute sa valeur, et alors vient le succès, la gloire, etc.Il est amusant de constater la rapidité fantastique avec laquelle Paul Dupuis a franchi tous ces échelons.Pour ses débuts, le voici qui donne la réplique à la très grande Françoise Rosay.que le critique du “Standard'' considère — il n’est d'ailleurs pas seul à la faire — comme la meilleure artiste de l’écran.Déjà, M.Paul Dupuis est aux prises avec les offres de contrats alléchants, la grande publicité, etc.Je ne serais pas du tout surpris qu’il soit bientôt question de Hollywood pour lui.Mais le mieux, dans tout cela, ce sont les éloges unanimes de la critique locale pour le nouveau jeune premier.Et ceux qui ont vu “Johnny Frenchman” n'ont pas l’impression que ces éloges soient le fruit d'une certaine indulgence pour un gars de chez nous qui a réussi à l'étranger.Des fervents du cinéma français retrouvent dans ce film anglais toute la simplicité, le naturel, la profondeur d’émotion et l'humour qui leur plaisaient tant dans les productions d’un Pagnol ou d'un Abel Gance.Le but de cette chronique n’étant pas d'analyser les films, je me garderai de faire l’éloge de “Johnny Frenchman ’.Qu'il me suffise de conseiller à tous les lecteurs de RADIOMONDE de ne pas manquer les débuts à l’écran de Paul Dupuis, ancien annonceur de la radio locale, et surtdlit de ne pas mianquer un des meilleurs films de l’année.Un nouveau “serial” vient de s’ajouter à tous ceux qui faisaient déjà les délices de ces dames.Il s'agit de "Coeur Atout”, une histoire qui commence mal et qui finira certainement bien, si jamais elle finit.Malgré la grosse publicité qu’on a faite autour de cette nouveauté, je ne crois pas qu’elle dépasse de beaucoup les autres programmes du même genre.Au début de chaque émission, l’annonceur débite un petit topo où Il cherche à nous représenter l’intrigue comme un bridge très serré où le coeur est toujours atout.Cette petite mise en scène faisait bien pour la première fois.Mais ça devient vite agaçant, car c’est vraiment trop factice et ça évoque trop Bernstein.Cet auteur semble d'ailleurs avoir fortement influencé la bonne dame qui écrit les textes de “Coeur Atout”.A tout moment, nous constatons dans le dernier en date des “soap operas” des efforts assez gnuches pour ramasser l’action, renforcir le dialogue et réaliser cet effet dra-•u dernier concours de Radio-Ca- matique puissant qui est le propre de Bernstein.Mais l’auteur de "Coeur Atout” manque encore passablement de métier, et la plupart de ses scènes en témoignent par leur ton artificiel et peu convaincant.En somme."Coeur Atout” ressemble énormément aux sketches qu’on a primés nada, sketches écrits par des amateurs et remarquables uniquement par la bonne volonté de leurs auteurs.four ce qui est de l’interprétation, Il n'y a pas un reproche à formuler.Albert Duquesne étaie ces textes assez pauvres de sa riche personnalité et de son très grand talent; il se montre aussi bon acteur qu'il est mauvais commentateur de nouvelles.J'ai noté aussi le jeu très sobre et très au point de l’artiste qui tient le rôle de la jeune Véronique.Comme autre nouveauté, on peut aussi mentionner l’émission "Du soleil aux fenêtres".Cette émission ne manque pas d’un certain atmosphère entraînant, mais elle a un grave défaut.Les chanaons qu'on y chante ont été créées à Paris et les artistes parisiens leur ont donné un cachet spécial dont nos artistes locaux ne peuvent rendre qu’une pâle imitation.Pourquoi n’essaie-t-on pas d'obtenir des chansonnettes canadiennes, où, au lieu de parler de la Seine, du bois de Vincennes, etc., on parlerait de la rue St-Denis, du Parc Lafontaine, enfin d’endroits qui nous sont plus connus que Paris et ses environs.Nous avons à Montréal des chansonniers qui ont déjà réalisé de très jolies choses.Je crois que le public accueillerait avec' beaucoup de plaisir des émissions où leurs oeuvres seraient créées.PIERRE LEFEBVRE ¦Rsriiomonde" *»t édité par ica r'uDH-catiom Railio Limitée, 1134 ouest, Salota-Catherine.PLateau 418#* et imprimé par L* Compagnie de Publication de "La Patrie” Limitée.180 Sainte-Catherine Est, Montréal.c,1e ne peux plaider ma Cause” S.P.C.A.dit- SOYEZ BON POUR LES ANIMAUX CHRONIQUE DU DR BAKER ItSifée pd le Dr Cteilii I.later.I.it V.CONSEILS sur le Dressage Pour dre»:-er un jeune chien, il suffit presque de le comprendre.C’est en même temps un bon entraînement pour le maître, qui acquiert ainsi la patience, la maîtrise et la persévérance.Le ebien a pour principale ambition de plaire à son maître.Dès qu’il reconnaît ce fait, ce dernier voit ses efforts couronnés de succès.Un mot brusque, une très légère tape à l’aide d’un journal enroulé, voilà tout ce qu'il faut en guise de correction.Outre qu’ils effraient le chien, les mauvais traitements le distraient de sa leçon et rendent le dressage plus ardu.Annonce approur/r rt eiulat.fr par LA SOCIÉTÉ POUR LA PRÉTENTION DE LA CRUAUTÉ ENVERS LES ANIMAUX ICOllIe, \ieu\!.je sais que tu ne peux pas parler, mais je sais aussi que tu peux mieux écouter que n’importe qui."Des milliers d’espèces animales créées par la nature, tes ancêtres furent les seuls à se rapprocher de l’homme pour devenir son ami."Qu’est-ce qui te plaît tellement, chez moi?Pourquoi me suis-tu avec tant de désintéressement et de loyauté?Pourquoi irais-tu jusqu’à sacrifier ta vie pour moi et ceux qui me sont chers?"Oui, mon vieux, je dois beaucoup à tes ancêtres, et je V8Îs les dédommager en prenant bien soin de toi!" LA BRASSERIE enac V àüutSU&oét ',.^-jL., „ -¦h*; s- ;./.ii L -••> ./v SUZETTE Michèle Thibault TI-COUNE Paulo Bruce ANDRE AUDET Auteur et Directeur UïELElNn enée Dutui pierrk cqucs Béla, Wmm% DETECTIVE JOHNSON François Lavigne Madame ST-AMOUR Juliette Béliveau JIMMY Gaétan Labrèche Le BOM’ GLTLLET *¦ i^i Qf DE - André Seven BIBI BAZOUF J.-G.St-Germain BIQUETTE Lise Lassallt COCO Gisèle Rolland MONIQUE Arlette Gagnon DEDE Georges A.Paquin Louis Rolland # RadioMondo PAGE 11 18 MAI 1946 V iÜl mil H : .• ••'.'.$v s •»?is^^W •>•épt.Z 5.A la Pharmacie Montréal, HA.72 31: Pharmacie Ch.Roussln.UR.2î.r»9.Demandez notre Catalogne de PRIMES contenant des centaines de CONSEILS PRATIQUES.il est GRATUIT.ROUGE Tulipe Noire Adhérant e discret il tous fera des lèvres d e framboise et ravivera le charme de votre sourire.Vous serez chaque jour plus séduisante.I*a vie est à vous si vous savez PAGE 12 # RadioMonde % 18 MAI 1946 J C’est le meilleur moyen de voua assurer la lecture régulière de RADIOMONDE.Découpez ,e bulletin ci-dessous et mettez-le à la poste dès aujourd'hui, acconmagné d’un mandat postal, à RADIO-MONDE, 1434 ouest, iainte-Catherine, Montréal.Veuillez, je vous prie, ni expédier >trc journal à l’adresse suivante: Adresse pour.numéros, à partir de TARIF 52 numéros $2.50 numéros 13 numéros N.B.— Faire remise par bon de ou mandat-poste seulement.18 MAI 1946 UadioMonde C! PAGE 13 EPUIS la fin de la guer-re, l’auditeur s’est habitué à n'écouter les émissions de nouvelles que d'une oreille distraite.Depuis la défaite du Japon, les nouvelles internationales, pour le commun des mortels, perdent singulièrement leur intérêt.Elles ne sont plus.^en général, qu’un rebrassage de cette immense bouffonnerie qui s'appelle l'établissement de la paix mondiale dans de gigantesques assemblées de plénipotentiaires aussi perdus que nous dans cet immonde barguignage qui se pratique à toutes les conférences dont doit sortir définitivement la colombe avec un rameau au bec.Quand on réfléchit que la diplomatie de carrière ne parait rien comprendre à ce qui se passe dans ces discussions, on ne peut exiger de l'homme ordinaire qu'il prête longtemps son attention à dee bulletins contradictoires qui se bornent à refléter les tractations internationales.C’est pourquoi l’information radiophonique, si elle veut conserver son attrait, devra évoluer.L’expérience en a été établie par les journaux.En temps ordinaire — c'est-à-dire dans l’intervalle dite pacifique qui sépare les conflits — ceux-là reconnaissent que l’actualité locale vaudra toujours cent fois le gros événement étranger pour attirer le lecteur.Il en est de même du radio-journal.La meilleure preuv e, nous l’avons eue, la semaine passée, quand deux jeunes gens, par leurs activités criminelles, ont retenu beaucoup plus l’attention des auditeurs que n’importe quelle excentricité de M.Gromyko ou de ses comparses à OYEZ.‘La Vie en Rose” i i.imanl partie de ao l ire club de corre>pon-dain-c bi'hauge, distraction, nou\eaux ami», etc j l'rix fl.OU par année.KenaeiKiieinents gratis, j y le en Rose”, lasij 43.St-Ko« h.Québec, PU, \ uni neree certainement ROI dans tous les domaine* par I’ Auto-Suggestion Enseignée par nn pro-fesacur de ,%8 années d>\périmée.Venez me voir on écrivez ponr en juger par vons-méme.•¦rftee à ma nnnvelle méthode II voua aéra p o a a I b le d’améliorer votre avenir, obtenir ce que voua désirez.convaincre lea nutrea i votre gré.«voir le tonr d’acheter on vendre, atteindre an aaccéa, vona faire eatlmer, etc., etc.Uacla que aolent voa trouble*.Ivrognerie, tabac, gène, timidité, etc., font disparaîtra aana remède aucun Prof.PORTIER, 1935, rue DeLorlmler, Montréal 24.(Près du Stadium) .i îarce, MM.Bevln et Byrnes.Avec d’autres, je crois que la radio-journal devra subir une transformation de fond en comble.L’heure est passée que le bon traducteur de dépêches pouvait se contenter de ses connaissances linguistiques pour meubler un quart d’heure de nouvelles.Il faudra que le reporter intervienne si on veut garder du piquant.Ce serait une illusion de s'imaginer que le grand public préférera un exposé sur la situation iranienne au rapport d’un incendie considérable, d un exploit policier, d’une cause judiciaire exceptionnelle à Montréal, à Québec, dans la province.Que les spécialistes disent ce qu'ils voudront, les gens s'intéresseront toujours plus à un événement qui s’est déroulé rue Unetelle, ville Unetelle dans not: ï contrée qu'à n'importe quoi qui serait arrivé à Tombouctou ou au Cap de Bonne-Espérance.C'est naturel, c'est normal.Dès que l’esprit de l’individu, en raison d'une cessation des hostilités, s'est dissocié de la préoccupation mondiale, il se rapporte aux choses pro ches, comme après — disons une inondation — les habitants d'un village cessent de penser au péril commun pour ne plus songer qu'à réparer leurs pertes particulières.C'est en raison de ce phénomène de .déplacement des valeurs — déplacement très humain — que la RADIO - INFORMATION devra modifier sa façon.Qu’elle ne songe pas à imposer aux radiophiles un système par lequel la besogne sera facile pour son personnel.Celui-ci devra reconnaître rapidement qu’il ne pourra plus en demeurer à un bon petit boulot qui 6e limite à des traductions de "te-létypogrammes”.Il lui faudra chercher la nouvelle locale à qui il devra donner de plus en plus d'importance jusqu'au jour où une nation turbulente décidera de précipiter un autre conflit.Si la RADIO-INFORMATION n’accepte pas cette révolution, l’écoute des nouvelles diminueia de plus en plus jusqu’au moment que deux ou trois fonctionnaires — en fait ou en esprit — écriront pour une minorité apathique qui ne se donnera même pas la peine de tourner le bouton pendant la lecture du laius.A PROPOS .de journalisme radiophonique.Les commanditaires des "Nouvelles de chez nous" ont commis une grave erreur de jugement, les semaines dernières, c'est-à-dire jusqu'au 11 mai, en excluant de leur bulletin ordinaire de 6 h.45 à CKAC, les nouvelles d'attentats commis avec des bombes contre la National Breweries et ses camions.La brasserie Molson avait sans doute d'excellents motifs en agissant ainsi — évidemment, le principal devait être l’exercice d'une certaine délicatesse envers des concurrents m mauvaise situation.Cette délicatesse est fausse et surtout préjudiciable à ceux qui ont pris sur eux la charge de renseigner, par une émission commerciale de nouvelles, le grand public.Elle est fausse parce qu'à CBF une demi-heure avant, le radio-reporter donnait tous les détails et qu’on restait surpris en écoutant M.Duquesne, un peu plus tard, de ne pas entendre un mot sur ces incidents particulièrement étonnants.Molson, comme il l’annonce, chaque soir à ce broadcast, se dit "service au public” dans son émission.Il doit au puolic tout ce qu'il sait des activités dignes d'intérêt dans l’existence quotidienne du pays.Il se trompe étrangement en croyant que Ton puisse ignorer une nou- I.ors du gala qui a marqué la première représentation du film “Johnny Frenrhman” àu Théâtre Imperial, vendredi dernier.Comme on le sait, Paul Dupuis, ancien annonceur de Montréal, «si est la vedette.De g.à d.: Orner RENAUD, de Radio-Canada, Mine Paul DUPUIS, le juge Pierre Louis DUPUIS et Mme DUPUIS.velle et qu'en agissant ainsi on on n'entend pas “Je trouveré", mais veiller!.Dimanche à CKAC, M.îéussit à la tuer.C’est oublier "je trouveré", de telle sorte qu’ins- Claude Bourgeois qui ajoute son pour la satisfaction d’un individu tinctivement, on s’interroge sur ce garvardinage au choix d'un drap«'au ou d'un groupe d’individus, la eu- conditionnel inattendu et qui se ré- national canadien.On aura tout riosité légitime de la masse.Non, pète à chaque fois que la syllable entendu.vraiment, l’époque est révolue que "ai” revient.Petit défaut à sur- ROB l’on pouvait camoufler les faits.Il- y a maintenant trop de journaux, trop de postes radiophoniques pour qu’un commanditaire puisse même imaginer pouvoir réglementer l'information.En le faisant, il se cause un grave préjudice parce qu'à sa clientèle radiophonique, il laisse soupçonner un manque de renseignements ou encore un défaut d’impartialité.Il se fait dommage, parce qu'en fléchissant à de bons sentiments.il créé chez ceux qu’il se donne la mission de renseigner, sinon un malaise, une suspicion désastreuse à la longue pour scs propres intérêts.Et voilà à quelles considérations conduit un scrupule de délicatesse bien intentionné et maladroit.PETITES NOTES Continuons, puisque nous en sommes à cette question.Il va devenir nécessaire que les directeurs de postes — cette fois, les privés — exercent une surveillance sévère sur leurs lecteurs de bulletins de nouvelles.Cela devient intolérable de les entendre bafouiller.Ainsi jeudi soir, aux cinq minutes à 1.05 a.m.à CKAC, le speaker nous parlait de la succession au trône d'Italie en ces termes: "Le prince Houmbert (Humbert) à l’anglaise the second remplacera son père”.Voilà qui devient révoltant.Le fils du roi en exil a pour nom Umberto! non pas Houmberte! Et je cite ce cas-là, comme exemple.C’est à crier certains soirs et môme !c dimanche après-midi quand on entend, par exemple, un annonceur annoncer: “Azerbaijan”.Azaber.Azerba.Azer-bagnann!” Ces gens-'à ne sont pas des ignorants.Ils savent lire, mais se donnent-ils le temps de parcourir leur texte avant d'affronter le micro.Si oui, et si quand même ils s’accrochent à tous les mots et souvent les plus faciles, ils ne sont pas à leur place à la TSF.S’ils ne relisent pas leur copie avant d’affroviter l’auditeur, ils lui manquent singulièrement de considération et leur directeur doit voir à ce qu'ils ne persévèrent pas dans ce “je m'enfoutisme”.Oh! à propos de prononciation! Janine Sutto, sans s'en rendre compte, penche de plus en plus vers un travers, celui de faire sonner le "ai” de la première personne du futur simple en “ais”.Quand dans son texte, elle lira: "Je trouverai”, CKCV Dimanche - Mardi - Vendredi - 9 h.15 p.m.“AU CAFÉ ROUGE” avec l orchestre Charlie Spivak présenté par Claire Fontaine — Seven Up D'autre* artiste* de Montréal avaient bien voulu se joindre à noue.Outre Misa Radio ’46 qui fit une triomphale entrée avec son La semaine prochaine, noua publierons un grand nombre de photos du “Dîner dos Artistes de Québec".Réservez voire copie à l’avance.Triomphal succès du dîner-dansant des artistes lyriques et dramatiques de Québec.— D éminentes personnalités à la table d honneur dont les directeurs de chacun des postes locaux.— Brillante représentation des artistes de Montréal.— Irradiation sur les trois postes québécois.— Chaleureux éloges des récipiendaires des plaques de bronze.— Hommage des artistes de la Capitale à "Miss Radio ’46”.— Le cortège royal.— Vifs succès de popularité de Nicole Germain et de Jean Desprez.— Enthousiasme magnifique de plus de 2 0 0 convives.Le deuxième dîner-dansant de Me Gérard Lévesque souhaita la au nom de Radio-Canada, dit qu’il TUnion des Artistes Lyriques et t,*envenue aux hôtes d’honneur, aimerait bien faire des quantités Dramatiques de Québec, en l’hon- .art‘8t**.«£ a leur» amis.ïi de promesses aux artiste québe-i * .j ., , félicita Andre Serval et l-.es Fein- cois, mais qu’il préférait se limi- aeur des rec.p.enda.res de plaques très de la Chanson” récipiendai- ter et les assurer de choses qui Je bronze de RadloMonde, qui res des plaques de bronze de sont déjà des réalités très protrait lieu samedi soir à l’Hôtel RadioMonde, de l’honneur qu’ils chaines et parla de la participa-Victoria a été couronné d’on ma- faisaient a l’Union, à tous leurs tion des comédiens de la capitale j- ’ • camarades, et à Québec même.En à des irradiations théâtrales.* q ?erme8 ,‘r“ spirituels, il parla de ^ Thivierge eut dps mots aima.Sous la présidence de Me Gé- J® vitalité évidente de la jeune bles à tous égards, il évoqua Févo-rard Lévesque,, président, de V"10"’ f°ndee par Gérard Bou* lut ion de CH RC, et exprima les l’Union des Artistes Lvriaues et 3y’ maintenant dlr^*“r de8 pn> voeux et regrets d un certain nom-I Union des Art'8»** .{^r!que* el gramme., au poste CJSO.et soul.- bre de ses emplovés empêchés de Dramatiques de Quebec, cette gna les responsabilités et les participer a la féte à cause du brillante manifestation réunissait espoirs des artistes de la capitale, déménagement des studios'qui dénombré de personnalités distin- Me Philippe Picard témoigna vait «e faire ce même soir, guées, heureuses de s’associer à d une vive admiration et d’une M.Lepage, présenté comme “un cette fête des artistes québécois, et sinc®re sympathie pour les artis- peu” le père des héros de la fête j i .r-|; tes, précisant que leurs cachets ne qui ont beaucoup travaillé chez lui de leur prod goer félicitations et devraient pas être fi.xés d après le ^ y travaillent encore, exprima encouragements.temps de l’irradiation de leurs brièvement ses sentiments à l’é- A la table d’honneur, près de programmes mais plutôt d’après gard du talent qui finit toujours Me Gérard Lévesque, accompagné l’effort exigé pour la préparation Par percer à force de travail et de madame Lévesque, on remar- de ces irradiations, ajoutant qu’il de persévérance.Il fit l’histori-quait la présence de Me Philippe avait été témoin dans les studios que des '‘Peintres de la Cnanson’ et Picard, C.R., M.P.P., représentant de Radio-Canada de la longue et de leur patient labeur, leurs tenta-du comté de Bellechasse à la minutieuse préparation que re- tives, de leurs essais, de leur éner-Chambre des Communes, et mem- Quiert parfois une brève émission gique application à trouver la for- bre du comité parlementaire de la de quelques minutes.Il termina en nulle la meilleure.II fit de sin- radio; M.Hormidas Langlais, disant Qu'il trouvait très juste et cères éloges d’André Serval qui M.P.P., représentant l'honorable t°ut a fait légitimes les espoirs lut non plus ne regarde pas à sa premier-ministre de la province et des altistes québécois à légard de peine et réussit dans presque tous madame Langlais; Me Guy Rober- Radio-Canada.les genres de l’Art radiophonique, ge.M.P.P.Me Gérard Delâge, M.Langlais félicita les artistes J'eus le plaisir de présenter, au président de l'Union des Artistes québécois et les encouragea a nom de RadioMonde, les récipien-I.yriques et Dramatiques de Mont- faire rayonner le verbe français daires de plaques de bronze.André real, et madame Delâge.M.Mar- sur les ondes.“Programmes édu- Serval a fait un magnifique dis-cel Provost, directeur de Radio- eatifs ou récréatifs.ajouta-t-il.cours, soulignant combien sont ré-Monde, et madame Provost.M.tous doivent être représentatifs du confortants pour l'artiste toujours Maurice Valiquette.gérant de Québec français, château fort de étreint de doutes, lesquels peuvent CBV, Radio-Canada, et madame la civilisation française en Amé- suffire à paralyser en lui tout élan Valiquette; M.J.-N.Thivierge.di- rique, du français incrusté dans à certains moments, combien sont recteur-gérant de CHRO; M.Paul Ie r0fr d’-t Cap Diamant.On parle précieux des témoignages tels que Lepage, gérant de CKCV, et ma- mieux français, même dans les celui dont il était l’objet.“A de dame Lepage; Jean Desprez, Jean- recoins le., plus éloignés de la pro- tels moments, la paix et un élan ne Rochefort, madame Aline For- vince.depuis quon entend chaqfle neuf descendent en nous”.André tier, M.P.-E.Jobin, gérant de jour à la radio parier un bon fran- Serval, n'oubliant personne, remer-l'Orehestre Symphonique de Que- Çais'.cia RadioMonde.remercia M.Va- bec; madame A.-A.Boivin, prcsi- Me Guy Roberge évoqua des liquette, rendit un hommage très dente des Jeudis Littéraires et souvenirs radiophoniques en sor.significatif à M.Paul Lepage, puis Artistiques; Mile Jeanne Bérubé.temps de “carabin”, et plaida en à son père et à ses camarades, de Montréal.Mlle J.Lebeau, du faveur d'un choix judicieux de pro- Au nom des "Peintres de -a consulat général de France.Rita grammes radiophoniques qui Chanson”, Roland Séguin, leur di-Biiodeau-Fleury.Me Donat De- soient vraiment inspirés de l'har- recteur musical, remercia égale-mers, M.Arthur Fortin et mada- monie et de la beauté, et ajouta ment tous ceux qui les encouia-me Fortin, M.René Constantineau qu’on ne sautait trop louer ceux geaient à persévérer.Il fit un vi-et madame Constantineau.Tama- qui 's'y appliquent et font les brant éloge de chacun de ses ca-ra, M.Roland Lelièvre el mada- efforts nécessaires en ce sens.marades, premièrement de sa fem- me Lelièvre et nombre d'autres.M.Maurice Valiquette.parlant me.Colette Despaties-Séguin, de — Marguerite Paquet.René Mathieu, Georges-Henri Bernier et Fernand Lesage.Il incita les plus jeunes à se grouper, à s'entr'uider.à travailler.leur promettant tous les succès.Gérard Delâge fut comme toujours spirituel et plein d'entrain.Il taquina les représentants des gouvernements, complimenta les dames, puis parla très sérieusement de l’évolution de l'Union des Altistes, engageant la jeune union québécoise à serrer ses rangs et à tenir ferme.A l'appel de ses paroles.il dit quelques mots des débuts pénibles du groupement montréalais.Jean Desprez accepta aussi de dire un mot aux artistes québécois à qui elle est si sympathique.et les invita à être interviewés “Sur nos Ondes”, les assurant qu'on s’intéresserait beaucoup à ell's à Montréal et par toute la province.cortège d honneur et qui était accompagnée de son mari, M.Yves Bourassa, outre les personnalité* déjà mentionnés, nous avion s le grand plaisir d’avoir avec nous l'irrésistible Juliette Huot, Roland Chenail.entouré de plusieurs de ses élèves, M.Marcel Gamaehe et madame Ganrache.Léon Noël de Tilly et sa fiancée.Raymond Denhez, populaire chef d'orchestre.Mlle Jeanne Bérubé, René Lévesque, puis Cécile Chabot, madame Germaine Guèvrc-niont, le docteur Adrien Plouffe, ainsi que madame Eva-O.Doyle de la Société des Poètes, et autres.Les trois postes de la radio québécoise.CBV, CKCV et CHRC avaient spbntanément acc ordé leurs facilités, permettant l’irradiation entre 9 et 10 heures d’une importante partie des discours.Roland Bélanger et Roland Lelièvre ont aussi présenté durant les premières minutes un vibrant reportage relativement à cette manifestation très significative, quant à la valeur des comédiens et des artistes lyriques québécois, quant à leur désir de travailler à s'affirmer, et à conquérir sur les ondes la place qui leur revient de droit, dans des conditions Je travail et de rémunération convenables.Ainsi que je le mentionnais tantôt.les André Serval et “Les Peintres de la Wianson” ont été chaleureusement félicités.Et ils le méritent.Ce sont des gens qui ont travaillé.Sans égard ni aux cachets, ni à la fatigue, ni aux heures prolongées ni à certaines désillusions inévitables.“Les Pein-etrs de la Chanson” ont travaillé, André Serval a travaillé.RadioMonde ne pouvait désigner des altistes plus représentatifs non seulement au point de vue de leurs succès, mais aussi au point de vue du patient labeur, de la persévérance opiniâtre qui arrivent toujours à vaincre.André Serval a fait sursauter Vedette d un spectacle présenté notre confrère René-O.Boivin I
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.