Radiomonde, 27 avril 1946, samedi 27 avril 1946
SEPT CENTS IF NUMERO ji _ ^.jjp IS >0— MONTERAI., 81 AVRIL UUA VOL.VUI ¦V~- *y.,» *: .îSüÉaï jîjk’J *IP1I [pMSIl ¦mm It ^î^riÿr-** *•" .- -___—: .* *• iStüiËHE J ¦ • Élüæ ' SÏ& Vm: W*S' *1 *g£2?ü M ' ii -t: IMS p .^i'V m v ' > ' »: " f IM DIO - JO URN A L TOUJOURS UTS BOS PROGRAMME SLR LE RÉSEiU FRANÇAIS DE RADIO - CANADA CETTE CHRONIQUE EST REDIGEE PAR LE REPRESENTAKT DE PRESSE ET OTOiFORMATION A RADIO-CANADA JEAN BEAUDET DIRIGERA L’UN DES GRANDS CONCERTS DU FESTIVAL DE PRAGUE D fera aussi une enquête sur le rayonnement de* portes à onde* courte* du service international de Radio-Canada.UNE MISSION INDEPENDANTE Le gouvernement tchécoslovaque vient d'annoncer.par l'ectrem-se de soc ministre à Ottawa que M Jean Bea-jrîet.directeur musical de P-aàio-Qanad a.a été invité à prendre part au Festival de Pragtt a titre de chef d'orchestre Cette invitation constitue un événement de première importance dans les milieux artist.que* canari.er.s parce que c est ia première fois que l’un des cotres est appelé à diriger un orchestre symphon.qne en Europe, au cours d’un festival qui groupera les sommités du monde musical.Cet événement prend aussi une autre importance dont le portée est indiscutable en ce sens que M.Beaudet fera entendre des oeuvres de compositeurs canadiens.Le festival se tiendra en mai prochain.On a fixé au lundi.13 mai.la date du concert que dirigera notre éminent compatriote.On nous dit que cet orchestre est l'un des plus remarqua'-.';- s et par le nombre et par la qualité de ses musiciens dont plusieurs sont des compositeurs et des virtuoses de renom.M.Beaudet fera connaître, la semaine prochaine, les oeuvres qu’il inscrira à son programme.lui Société Radio-Oanada a décidé de lui confier une mission, celle d’enquêter, sur place, sur le rayonnement des ëmieé.oas sur ondes courtes du service international de Radio-Canada Comme on le sait, ce service dirige chaque jour vers i Europe des émissions en plusieurs langues.Il y a plue d un an que ce service fonctionne â destination d abord des troupes canadiennes d’occupation et ensuite, des divers pays d'Europe éprouves par a guerre.Le courrier a démontré que cette initiative avait été accueillie avec ferveur.M.Beaudet devra se tendre compte "de visu", si l’on peut dire, des diverses conditions inhérentes à ce service radiophonique relativement nouveau.M.Beaudet quittera ie Canada dimanche le % avril, faisant ie voyage par ivioo.“Seroame de La Joie” A l'occasion de la Semaine de la Joie, du dimanche 28 avril au samedi 5 mai.Radio-Canada transmettra deux émissions préparées par la Jeunesse Etudiante i Catholique, l'une le 29 avril et ! l'autre le 3 mai, de 5 h.à 5 h.15 ' du soir.MERCREDI.1er MAI à 9 hr es du *oir Invités d’honneur* Le* deux gagnant* du Prix Archambault 1946 SIMONNE RAINVILLE, soprano et PETER SMITH, pianiste SALLE DE L’ERMITAGE Mile IRENE MOQUIN I à “Sérénacfe pour Cordes*’ Mlle Irène Moquin.soprano.; chantera au cours de I émission de j Radio-Canada.le dimanche 28 avril, à 10 h.30 sous la rubrique , “Sérént.de pour cordes’ .E’.e eha-‘era avec l’orchestre que dirigera Jean Desiauriers “Du ; bat die Ruh" de Schubert.“Ftudy-j de Du parc, "Non he parole" de Si be lia.L’orchestre jouera le Concerto Brandebourgeois no 3.de Bach , Cherry Ripe”, arrangement de Frank Bridge, le premier mouve- 1 ment de La Suite Rak&stava.de j Sibelius et “Jigue" de la suite St-j Paul’’, de Holst.Les Voix du Pays -Z “LE CONCOURS LITTÉRAIRE” ¦ Sketch de Georgette Lehel l'De is série des pièces soumises au concours Six candidates au concours des “Singing Star*” DIMANCHE, 28 AVRIL 1946 à 8 heures du soir Au programme de la dernière audition, cette saison, des con- .cens sous la rubrique “Singing Stars of Tomorrow” figurent les ; noms de six candidats à des bour- , ses qui leur permettront, s'ils les gagnent de poursuivre leurs éca- Ici, Radio-Canada C B F C B V C B J des musicales.Il y eut en tout une quarantaine de postulants d’un peu partout du Canada.Le jury en a choisi six pour le concours final, parmi lesquels on proclamera trois noms à qui seront décernées bourses si convoitées.Ce sont Victoria Douglas.d'Ottawa; Audrey Farnell.d'Amherst; Marie Elizabeth McCaskill, d Edmonton; Si-1 none FTibotte et Marie-José Forgoes.de Montréal et Marie-Germaine LeBlaac, de Moncton.Cette émission sera relayée par les postes du réseau Trans-Canada et à Montréal par le poste CBM.le dimanche, 28 avril, à 5 h.03 du soir.La Journée de* Fondateurs à la radio So» les auspices de la Ceeprrath* pédagogique de* Frère» f’awi-gaaot» da Québec.Depuis le 25 octobre dernier, les ! huit principales congrégations des Frères Enseignants du Québec, comprenant quatorze provinces et cinq mille religieux, se sont gros J pées en une Coopérative pédagugi-1 que dont le centre est le Secréta I riat- des Frères Enseignants da Québec.La principale manifestation as i Quelle de cette Coopérative sera "Ta j journée des fondateurs- qui grou- Ipera.dans les principales villes de la province, tous les religieux dos huit congrégations.Cette année “la journée des fon-! dateurs” est fixée as samedi.27 ivrU et à cette occasion Radio-Canada a consenti à donner une période d'un quart d'heure à la Coopérative.Cette période a été fixée au 26 avril de 5 h.à 5 h.15 au cours de laquelle on rendra hom mage à St-Jean-Baptiste de la Salle, j fondateur des Frères des Ecoles ! chrétiennes.MONTREAL QUEBEC et le» poste» affilié» CHICOUTIMI RADIO-CANADA AU GRAND LARGE” de SUTTOX P AXE JEUDI, 2 MAI 9 heures p.m.DIRECTION: JUDITH JASMIN.CBF CBV CBJ et le* postes affiliés Jr pi incipaux rôles.Paul Leduc dirigera.C’est donc samedi soir prochain, le 27 avril, qu’aura lieu l’événement tant attendu dans le monde de la Radio: le Couronnement de Miss Radio ’46 (Mlle Nicole Germain), la distribution de la Médaille d’Or, du Trophée Radiomonde, des Trophées LaFlèche et des Plaques de Bronze.Pour tous les radiophiles de la Province qui ne peuvent assister à cette fête, le réseau français de Radio-Canada irradiera par ses dix postes, la description que feront MM.Miville Couhire, Raymond Laplante et Jean-Paul Notet.Les Postes privés irradieront la description de MM.Jean Lalonde, Bruno Cyr et Mario Verdon.Cette émission su/ les deux réseaux aura lieu de 9 h.15 à 10 heures p.m.Voici la liste des Postes: Réseau Radio-Canada: CBF, Montréal; CBV, Québec; CBJ, Chicoutimi; CKCH, Hull; CJBR, Rimouski; CHNC, New Carlisle; CHGB, Ste-Anne de la Pocatière; CHAD, Amos; CKVD, Val d’Or; CKRN, Rouyn.Réseau privé: CKAC, Montréal; CHRC, Québec; CH LT, Sherbrooke (de 9 h.30 à 10 heures); CHLN, Trois-Rivières; CJSO, Sorel et CHEF, Granby.Jt dlcw&Ct>ei£ ÇE SAMEDI soir, dans les salons de l’hôtel Windsor, le monde artistique sera en lumière.Ce sera le troisième diner-danse-gala de ta Radio, organisé par RADIOMONDE.Nous n’insistons pas sur notre participation au succès de cet événement puisque nous ne tenons pas cette fête sociale annuelle, comme la résultante du travail de quelques personnes, mais comme une manifestation de toutes les bonnes volontés convergeant vers un double but commun: préciser l’alni-tié précieuse qui existe entre les artistes et leurs amis en même temps que d’illustrer la considération que prodiguent aux: premiers les représentants des gouvernants ainsi que les notables rie EN MARGE DU DINER DE LA RADIO la société.En effet, parmi les invités d’honneur, nous comptons le maire de Montréal, un ministre de la province et un ministre d’Ottawa.Au jugement d’un esprit superficiel, ces dignitaires ne paraîtraient venir là que pour orner une table d’honneur.L’industrie de la radio — elle — comprend le sens profond de leurs présences.Ces dignitaires sanctionnent le prestige qu’elle a atteint dans l’estime général.Le temps est passé que l’artiste — le musicien ou le comédien — faisait figure de personnage à part.L’heure n’est plus qu’il devait vivre dans un monde fermé sur lequel le badeau jetait un oeil envieux à la fois complice et réprobateur.L’artiste a pris sa place dans l'ordre des valeurs humaines.On sait maintenant — fee fut longtemps la légende) — qu’il n’est pas un excentrique, un original ou un désaxé.On s’est rendu compte qu’il est d’abord et avant tout un travailleur.Les feignants dans ce milieu ne durent pas longtemps.Oh! ils peuvent scintiller un moment — un peu comme les lucioles que le premier rayon du soleil de travail fait disparaître.Seuls, les tâcherons, les constants durent.Et quand c’est le labeur quotidien, quand c’est le dévoûment de tous les instants qui apportent à un être ta gloire d’être distingué parmi les autres, cette renommée mérite le respect.Cette considération, c’est elle qu’apporteront a%i monde artistique, samedi soir, nos administrateurs, nos régents syndicalistes, les centaines d’invités au diner-danse-gala de la Radio.Nos lecteurs excuseront notre légitime fierté d’avoir coopéré pour obtenir ce résultat.“Won Dieu, Hector!.Nicole Germain n'est [ms la reine d'Angleterre.veux-tu bien te contrôler!.Le seul périodique consacré exclusivement aux artistes de la radio 27 AVRIL 19*6 RadioMondg #• i'AGfc i un noMHtfl ideJL vel eet radio?l’annonceur No X de la démissions éducative*, et un pu- — "Et puis.j’ai fait bâtii riste chatouilleux à ses heures, par- beau porch acreené de dix-huit p*: - le de sa nouvelle maiaon de cam- six devant le IMapretaf Le réalisateur d’une grande serle pagne: IX)RD OH! OH: Quand Radiomonde distribuera aes ’’Oscars'’ le 27 courant au soir, il devrait bien en ajouter un (sous forme d’âne, disons), qui serait attribué à l'auteur de la plus fantastique ànerie prononcée dans un microphone, au coui-s de l'année radiophonique.Cela ferait note gaie dans un gala tout empreint de dignité."L'âne’’ de l'année 1945-1946 est tout trouvé d’avance, et nous nommons: ! animateur des émissions "Young Stars of Tomorrow ”, le dimanche soir (5:30 à 6:00), réseau anglais de Radio-Canada.Lânerie a été dite dimanche, le 14 avril dernier.La victime en fut la douce et talentueuse José For-gues, l'une des candidates et semi-finalistes au fameux concours de chant des "Jeunee; Etoiles de Demain”.L’animateur présenta donc Jo»é à un auditoire très sympathique, lui fit quelques questions avant son tour de chant auxquelles José répondit finement.Entr'autres choses, la jeune artiste montréalaise dit donc: — "Après avoir écouté toutes les candiates au concours de cet hiver, j’ai été agréablement surprise de me voir choisie et rappelée pour les semi-finales.” Ce qui dénotait du tact.Ce qui était bien dit.Sur quoi, l’animateur répondit: — "As to that, Miss Forgues, you are not the only one who wonders about it! (Tant qu’à cela, Mademoiselle.vous n’ètes pas la seule qui soyez surprise!”) Donnons crédit à l’animateur qu'il a dû vouloir dire autre chose et s’est mal exprimé.Oar, d'habitude, il a du tact.Quelques autres animateurs et annonceurs de nos ondes semblent depuis quelque temps négliger les textes pour se lancer dans le "ab lib" (improvisation) dans la présentation des émissions.Ainsi, c'est devenu une imitation d'outre-frontière de donner sur un ton de bonne humeur les programmes de musique légère et de formule gaie: ce qpui n’est pas mal par soi-même.Mais quand l'annonceur se met à faire de l’esprit ou à raconter l’histoire du jour, ceta devient dangereux pour lui et pour les auditeurs.L'autre matin, un artiste et un annonceur se payaient le luxe d’un petit dialogue fantaisiste avant l’émission quotidienne de chant du premier.Il faut dire tout de suite que les dits annonceur et artistes ont meilleure voix qu'esprit.Et, c’est en se servant du talent qu'ils n’ont pas qu'ils se sont mis les pieds dans les plats.La conversation apporta donc quelquechose comme ceci, après plusieurs autres répliqués idiotes: — “Sais-tu, mon cher, l’histoire du commis-voyageur que la tempête avait forcé à demander refuge pour la nuit chez un fermier qui avait une jolie fille et qui avait ®n chambre juste.C'était d'abord du mauvais fran- P0SITI0N PRIVILEGIEE O FEMININE £ 24 h M nno, S'1600.an iuH.f «mnal*-¦anrPé étendues requis»-*, plusieurs langur* — rapMliie d'organisation, « omptabilité, sténographie, bureau — pouvoir s'occuper musique vocale et instrumentale, théâtre, pédagogie, arts et métiers divers — vo>age (auto, avion, autres), sports, oeuvres, divertissements — agir gouvernante enfants seuls ou en colonie — apte à faire face à des situations variées, souvent compliqué* s — Pour le moment fuite application de sa main propre, spécifiant âge, expérience, qualifications lesquelles devront comprendre majorité de celles mentionnées; Inutile autrement.C.P.2«7, Hull, P.-Qtié.(Canada).• Formule à remplir sera envoyée ultérieurement.W çais, et puis, on le conçoit ça devenait un peu risqué! Or, juste aux mot*: "Qui avait sa chambre juste.” on entendit un chuchotement quelque part dans l'écho du studio, puis un silence, puis un grattement éraillé d’aiguille sur un disque apparemment placé en vitesse par le bruiteur ou le réalisateur.Et le disque chanta soudainement: “Muguette.prenl* bien garde au loup!” Ça complétait! Mais au moins, le bruiteur, lui, faisait preuve d’esprit.Il ne faut pas trop demander a un annonceur de radio.Avoir une bonne voix; une belle culture; des connaissances littéraires, scientifi-cjues, musicales, sportives, et dramatiques; avoir un habit double-breast et une jolie moustache; et savoir improviser tout à la fois, cela deviendrait une utopie.Mais l’annonceur qui réussit le mieux n'est pas encore celui qui possède 75 pour cent de ces vertus, mais plutôt celui qui a l’intelligence de réaliser qu’il n'a pas l’autre 25 pour cent! Ecoutez ces programmes-questionnaires! L'ANIMATEUR (au téléphone) — "Bonsoir Madame!.Vous êtes bien Madame Une Tçlle, n'est-ce pas?., de St-Boudoir-des-Eaux-Vaseuses?_ IM — “Vous êtes à l’écoute, n'est-ce pas?.Votre radio est branché n’est-ce pas?.Et.Madame, vous avez écouté religieusement (sic) la question, n'est-ce pas?.Elle vaut exactement $636.90! _ Ijl 91799 — "Alors, Madame, je vous écoute!.Quelle est votre réponse?_ «I MM 99999 — "Ah, Madame!.Non!.^ C’est regrettable!.Je suis désolé!.,.Cela me fait de la peine pour vous!.Probablement de la nervosité de votre part!.Vous n'avez pas pu me dire dans les vingt secondes réglementaires le nombre de chimistes qui ont prouvé eue le savon “atomique” ne laissait aucune saleté dans vos petits dessous! .Croyez-moi, Madame, je suis extrêmement désolé et je ne puis vous accorder le grand prix de $636.90! Mais pour vous dédommager de votre courageux essai, nous vous ferons parvenir par le prochain courrier un paquet du fameux savon atomique que recommandent quatre-vingt-dix-huit chimistes et demi sur cent!.C'était cela la réponse, Madame!.QUATRE-VINGT-DIX-HUIT ET DEMI CHIMISTES SUR CENT !.Je suis désolé, Madame! Il y a aussi les auditeurs qui, à leur tour, ont parfois tort.Témoin, ce citoyen un peu bas-bleu qui écoutait une fois une émission sym-phoniçfje de grande envergure, transmise d'un poste américain.— “Tiens, écoutez-moi ça!” commentait le citoyen à sa famille et quelques amis.“Quelle belle musique! Quel rendement! Ecoutez ces violons! On voit que ça ne vient pas de chez nous! Si nos postes de Montréal donnaient des choses comme cela., mais non! Pas de talents, pas d’imagination, pas de!.A ce moment, on entendit la voix de l’annonceur du poste américain qui disait: — "Vous venez d’écouter, Mesdames et messieurs, une émission de musique symphonique transmise de Montréal à toute i'Amérique par la National Broadcasting Company.Ici, WJZ, New-York! Simple opinion! ¦ Avait-on besoin d’un concours pour nous annoncer que Alain Gra- NOTRE CONCOURS Voici la carte de Mlle Aline Bibeau, 3850 Blvd Gouin, est, Montréal, qui, avec quatorze autres concurrents, a réussi le bas total de "90” sur le concours No 4.QUAI MORFIL ET OC BALZAN HEURT ROMPT HUPPE CYTISE BUBO MOTUS GUEUX DEFET RYTHME TUAS ESQUIF TUTHIE OC TI ORBE Total: 90 Et voici les noms des autres concurrents chanceux: Score de 90 — Mme Simone Girard, 4291 Chambord, Montréal; Mme Rock Aubin.Fauvel, P.Q.; Germaine Létourncau, Tr.-Rivières, P.Q.; E.-A.Lauze.280 Blvd Quinn, Longueuil, P.Q.; Gérard Paquette, 5251 Berri, Montréal; Philippe Provencher, Jonquière, P.Q.; Denyse Leclerc, St-Zéphirin, P.Q.; Marguerite Turgeon, 175 Latourelle.Québec; Yolande Bonenfant.69 Laurenti-des, Québec; Ç-aston Dumais, 4854 Christophe-Colomb, Montréal; Paul LeBlanc, 5896, 26e Avenue, Rosemont, Montréal; Mme S.-T.Desjardins.324.Blvd St-Joseph, est, Montréal; Thérèse Turcotte, Valley Jonction, P.Q.; Lucette Cassista, Rivière-du-Loup, P.Q.Score de 91 — Madeleine Boucher, Chicoutimi, P.Q.; Corinne Ferland, 105 des Franciscains, Québec; Paul-E.Vaiüancourt, 544 , 3e Avenue, Québec; Jeanette Desjardins, 131 Grande Allée, Québec; Madeleine Bienvenu, 7402 St-Denis, Montréal; Liliane Simard, 79 Avenue Renaud, Québec; Mme Gustave Parrot, 252 est, Des Pins, Montréal; Marthe Papillon, 17 Prévost, Québec; Mme Françoise Belanger, 114 Latourelle, Québec; Alma Gosselin, Lévis, P.Q.Score ris 92 — Colette Courtois, 5791 Northmount.Montréal; Male H.Talbot, 1301 Champlain, Montréal; Yvonne Fiset, 75 Bougainville, Québec; J.-A.Desautels, 625 Dollard, Outiemont; Thérèse Blais, 9 Ste-Angèle, Québec; Roger Vigneault, 2187 Valois, Montréal: Mme J-A.L’Ecuyer, 1833 est, Sherbrooke, Montréal; Fernand Blouin, 96V4, Caron, Québec; Jean ScheJer, Radio-Canada, Montréal; Mme Edouard Boutet, 25 St-RéaJ.Québec; Jean-Paul HanTél, 268 St-Jean, Québec; Gérard Boucher, Collège St-Alexandre, Lim-bourg, P.Q., Yvette Laplante, 6992 De St-Valièr, Montréal; Emile Gauthier, 4389 St-André, Montréal; Mme Jeanette Perreault, Montréal; Madeleine Bernier, Le Journal de Waterloo, Waterloo, P.Q.; Pierre Chantal, Jonquière, P.Q.Score de 93 — Georgette Paquet, 18 de Montigny, Quebec; Mme Paul-E.Blais, 122 de l’Eglise, Québec; Marie-Paule Poulin, St-Prosper, P.Q.; Mme E.Lafrenière, 1425 Ledaire, Montréal; Mme Alexandre Choquette, 3220 Monsabré, Montreal; Marie de Lourdes Boucher, 1604 St-André, Montréal; Mlle C.Fol-quet, 4227 St-André, Montréal; Gertrude Côté, 5647 St-Urbain, Montréal; Alma Julien, Mistassini, P.Q.; Diana Rousseau, Verdun, P.Q.; Mme Suzanne Four- nier, Vietoriaville.P.Q.; L.Ste-Marie, 1869 Fullum, Montréal; Julien Jacques, 4689 Lafontaine, Montréal; Rita Caya, la Baie du Febvre, P.Q.; Mme Cécile Normand, Shawinigan Falls, P.Q.; Jeanette Gameau, 93 Lockwell, Québec; Hector Gratton, 4725 Fabre, Montréal; Mme Lucille St-Jean, 2090 Harmony, Montréal; Jeanette Gaudet, Victoria-ville, P.Q.; Mme George Desfossés, 1447 Crescent, Montréal; Jean-Paul Boivin, 25 Carignan-Salüère, Québec; Olivine V allée, Boucherville, P.Q.; Gaston Portuguais, 117 Dai genson, Qué bec; Mlle E.Paguette, 3300 ouest, Blvd Gouin, Montreal; Joseph N.Fournier, Verdun, P.Q.; Bernadette Dickner, Plessis-ville, P.Q.; Gilles Joncas, Sherbrooke, P.Q.Score de 9', — Fleurette Gagnon.La Malbaie, P.Q.: Gilles Toupin, 9143 Lajeunesse, Montréal; Marguerite Masrceau, 2471 Logan, Montréal; Mme T.St-Martin.2626 Soissons, Montréal; Berthe Brunet.2365 Rouen.Montréal; Thérèse L'Ailier.5950 Louis-Hébert, Montréal; Berthe Rochon.4404 Delorimier, Montréal; Madeleine Trudel, Amos, P.Q.; Mme Lucien Proulx, 422 Thurier, Montréal; Paul-Emile Jodoin, 1385 Parc Lafontaine, Montréal; T.Toupin, 7376 St-Denis, Montréal; C.Dumas.St-Norbert, P.Q.; Mme E.Martel, 6864 Chateaubriand, Montréal; Mme Roméo Desrochere, 5214 Cartier; Montréal; Aline L.La-londe, 780 est, Blvd St-Joseph, Montréal; Mme J.Antonio Pelletier.25 Raymond-Casgrain, Québec; Marie d'Auteuil, 3445 Papineau, Montréal; Marie-Thc-rèse Chenard, 3514 Cartier, Montréal; Mme Théodore Beausoleil, 3483 St-Germain, Montréal; Mme Roméo Gagnon.La-prairie, P.Q.; Joseph Labarre, Montmorency, P.Q.Score de 95 — Armel Robitail-le, Montréal; Alfred L’Archevêque, 12120 Ave L'Archevêque, Montréal-Nord; Madeleine Vèzi-na, Boucherville, P.Q.; Germaine Lahaie, 4326 Drolet, Montreal; Gemeviève Milot, St-Alexis-des-Monts, P.Q.; Mme Fernand Picard, 11858 Ste-Gertrude, Montréal-Nord; Hélène Boisvert, Plessisville, P.Q.; Jeanne Milot, St-Alexis-des-Monts.P.Q ; Paul-Arthur Gagnon, 165, 9ème Rue, Québec; Mme A.Leelaire, 955 est.Ave Mont-Royal, Montreal; Denys Dupuis, 4589 DeLanau-dière.Montréal.Score de 96 — Mme Georges Parent, 195 Bayard, Quebec; Marguerite Bergeron, East Angus, P.Q.; Edmond Bergeron, Blast Angus, P.Q.; Mme Bibiane Nadeau, 284 St-Cyrille.Québec; Th?7èse Hudon, Chicoutimi, P.Q.; Mme Gérard Denault, Vic-toriavillo, P.Q.; Thérèse Gagnon, Chicoutimi, P.Q.; Yolande Charpentier, 5628 Chabot, Montreal; Marcelle Lachance, 3647 Duro-cher, Montréal; Mme J.-R.Bé-chard, 125 DuPont, Québec; J.-M.Larose, 6839 Garnier, Montréal; Madeleine Truchoir, 455 St-jouis, Montréal; Maurice Des Roches, Berthierville, P.Q.; Mme J.Marion, 4227 Parthenais, Montréal; Claire Vail^ancourt, 1175 Berri, Montréal; Pauline Perras, 0496 Atwater, Montreal.Score de 97 — Cécile Paris, Ste-Emilic, P.Q.; Mme A.Sené-cal, 116 Murray, Sherbrooke, P.Q.; Mme Gérard Michaud, Rock Island, P.Q.; Y Tanguay, 7 Deziel, Lévis, P.Q.; Claude Rodier, 1251 Washington, Montréal-Sud; Albert Nadeau, Cour-ville, P.Q.; Aldina Poirier, Val-leyfield, P.Q.Score de 98 ¦— Graciette Bour-ke, Plessisville, P.Q.; Claire Lan- glois, 143 Radisson, Troie-Rivières, P.Q.; Mme H.L.Houle, 590 St-Jean, Québec; Mme J.-P.Côté, St-Henri, Montréal; Mine Gérard Mitras, St-Constant, P Q.; A.Beaudry, 141 De la Reine, Québec.N.B.— Quelques concurrents ont obtenu un bas total de "88” et "89”, en employant les trios “TOC” et “TUS” comme mots complets par eux-mêmes.Ces deux mots sont en effet dans le dictionnaire, mais les réglements du concours stipulent clairement qu'il faut ajouter au moins une lettre au trio.La majorité des concurrents l'ont compris, et.en toute justice pour eux, les scores le ”88” et ”89” n'ont pu etie îcceptês.On le comprendra.Qu'on veuille bien lire les nouveaux règlements du concours publiés ci-bas.Us seront ré actes pour chaque concours.CONCOURS No 5 I N G R J U N T H Y s O U E G Y P T Y S T , , U E D Y P s U V I Y D e: Y L p U P u A D A S S O R O G O O C T U C Total à battre : « O \ DITION s n l < — I/e jeu cle >ir consiste à faire le tour d'un terrain d* dix-huit trous en y entrant une balle avec le moins de coups de bâton possible.Dans le concours ci-dessous.les balles sont des lettres, les trous des mots, et le bâton.votre tâte, ou votre connaissance de la langue française.De t orraln ci -dess a dix- huit "trou s**.lui aussi.Di x- huit trios de lett res en r*a- lit*.Vous n'i ivez donc qu’à Const ruire vous-mAines le plus court mot PO! -sibli ?au tou ir de chaque tti>.Ainsi, du trii MBL (supposons).on n'a qu'à ajouter HU et E peur obtenir HUMBLE* ee qui compte pour six coups, car chaque lettre utilisée compte pour un coup, les trois lettres du trio incluses.2— Le trio doit être utilisé tel que posé: au début, au milieu, ou A la fin du mot trouvé.n ne doit pas ditiaer les lettres du trio par d'antres lettres.Ainsi, si le trio posé est ADO, on ne peut faire RADIO.3— Le trio posé ne peut imi* être admis comme un mot par Ini-mênte.même s'il forme mot dans le dictionnaire.Il faut tnl aimuter au moins une lettre.Exrmeple : Too tie ncut être admis: mais KTOO le sera.4 Les noms propres, les marques de commerce et lee noms étrangers ne sont pas admis.5—Des nuts d'adaptation latine ou anglaise qui sont dans le dictionnaire Istrousse seront sceoptés.mais comme ils ne sont pas français de nature, il y aura pénalité d'un coup supplémentaire pour chaque i n tract ion.Exemple: EX K A t comptera i«>ur SIX lettres.RING pour CINQ, HOME pour CINQ.AGNES pour SIX.etc.t> Dorénavant.les temps des serbes ne seront pus admis.Exemple: de CAS, on pourra faire OUASI.mais non TUAS.Seul l'infinitif du verbe sera accepté.7—Lee réponses devront étr»-écrites clairement, présentées propren >ent : et mises A la poste au cours de la semaine qui suit I’apparition de UA-DIOMONDE dans la localité où demeure le concurrent : le mercredi pour la ville de Montréal el le vendredi pour le reste de la province.8 IrfCs réglements cl-haut devront être observés.Une seule infraction vaudra l'annulation totale dé la carte.On voudra bien comprendre qu’ils sont nécessaire/».PAGE 4 /.(idi oMon de AVRIL 1946 i Ce n’est pas nous qui le disons mais.'_____ Au Dîner • Danse • Gala de la Radio Ce sont quatre auditrices de la radio.— Mlle Gisèle Brunet, 2483, rue St-Jacques; Mme Roger Ouimet, 909 est, rue Bélanger; Mlle Rita Bélanger, 7744, rue Drolet; et Mme V.Germain, rue Henri-Julien, toutes quatre de Montréal.Nous continuons une enquête umencée il y a deux semaines.'a! ¦ excuses à Pallaacio-Morin, animateur de "Vox Populi" à ingt-cinq ans, Jacques Chabrier est l'un des maîtres de l'industrie cinématographique française /hit Henri Le tondu l HOLLYWOOD — (Exclusif à “Radiomondc”) — Il n'y a pas que les carrières d'artistes, au cinéma, qui sont fulgurantes et tiennent du prodige.Il y a aussi celles de3 dirigeants de l’art cinématographique dont on parle peu mais qui n'en sont pas moins dignes de publicité.J'en veux pour exemple l'ascension rapide de Jacques Chabrier à la direction de Pathé-Cinéma.Docteur en droit et en sciences sociales, licencié ès-lettres de l'Université de Paris et diplômé de l’Université d'Oxford, Jacques Chabiier n’est âgé que de vingt-cinq ans et possède déjà l’autorité d'un grard maître de l'industrie cinématographique française.Tout de suite après ses études, Jacques Chabrier qui était ausii tenté par les livres, autant pour en écrire que pour les éditer, opta pour le cinéma dont il connaissait déjà les moyens d'opération.Il entra chez Pathé ’’par la petite porte", alors que ses relations lui auraient permis de faire autrement et il commença tout au bas de l’échelle, l.é-sultat: Jacques Chabrier est aujoui-d'hui représentant de Pathé poui les deux continents américains, avec bureaux à New-York et à Hollywood.Le miracle, — s'il en est un, ne s’est pas fait tout seul, comme 11 a bien voulu me l’expliquer lui-même dans les bureaux qu’il occupe aux studios RHO et qui lui svnt obligeamment fournis par cette compagnie.Jacques Chabrier est le type parfait du Français lettré, instruit sur toutes choses et possédant le sens de la mesure.Il est extrêmement en fait de tout ce qui touche non seulement le cinéma mais les arts et les sciences qui s’y rapportent.De lui je pcvrrais faire ce portrait qu’il sait tout dire avec esprit, que son jugement est celui d’un homme que les humanités ont mûri avant l’âge et dont le patriotisme est dénué d’attaches politiques.Il est avant tout Français, c’est-a-dire clair, précis, documenté.Il n'enseigne pas, mais une heure de cônvet-sation avec lui vous donne la substance de bien des bouquins.Et le plus remarquable, c’est que Jacques Chabrier est la simplicité même.— Je suis ici, dit-il.pour organiser la distribution des films français, comme je l'ai fait en Angleterre.Je leprésente Pathé-Cinéma et les productions qui sont faites en Fiance en collaboration avec RKO: ces films seront distribués dans le monde entier, dans les mêmes proportions que les films américains puisque nous bénéficierons d’une publicité égale à celle des vedettes américaines.Pathé-Cinéma est une vaste industrie française qui ne comprend pas seulement la production et la distribution de films, mais aussi ’a vente d’instruments techniques dont la marque est très recherchée.Et il y a aussi les actualités.L’échange de nouvelles entre Pathé-Cinéma et Pathé-News constitue l’un des principaux item dont s’occupe Jacques Chabrier.Cet échange est l’un des plus anciens, de même que les services de Pathé-Cinéma dans le monde occupent la priorité d’âge.Aussi Jacques Chabrier songe-t-il à fêter le jubilé de livraison Pathé par un film documentaire qui illustrerait la fondation et les développements dî cette grande industrie française.Le cinéma français avait besoin de sang nouveau?En voici, et de très pur, avec Jacques Chabrier grand maître de l'écran français en terre américaine et dans le monde entier ! ~ ¦ la souple CARMEN MORENOFF, première danseuse des deux spectacle* de "Ballet-Muslc-Hall” que présentent les Danseurs Associés au Monument National, les jeudi et vendredi, 25 et 26 avril.On applaudira à la création d’un ballet original sur de la musique d’Henri Mlro.-*5* il Ni K.U AN* JAUfKtOt- t V- A NX! •ÎOKtrE T OU tv* A A Au Jjuia d-> AM.jrzr La distribution de “COQUETELS 1946”, qui prendra l’affiche du Monument National, du 2 au 11 mai, compte plus de KO artistes.On voit loi six des interprètes croqués sur le vif au eours d’une répétition par le dessinateur Louis LeMarchand.Au centre, le populaire rhanteur Fernand ROBIDOUX, avec Mme Sylva VLARIE, Georges TOl’PIN, Gérard PARADIS, Monik Le PAGE et Jeanne SACRUM.Jeunesse Dorée (Suite de la page 12) péré.Peut-être.Mais il n’est sûrement pas homme à achever sa victime par une balle dans le dos.Non.non, ça vraiment, non!.Madame Pinson a-t-elle continué d'habiter la maison de son mari?— Oui.A cause de la difficulté de trouver un logement.D'ailleurs je crois qu'elle n’a vraiment pas eu l'intention de quitter sa maison.Ça semble leur être parfaitement égal, à elle et à Toi-nette Ducharme, la vieille servante.parfaitement égal de continuer d'habiter là où Pinson a été assassiné.Madame Landry et sa fille, sont à l'hôtel cependant.faute de logement.Mais rien ne pouvait les persuader de rester dans cette maison, Et comme, avec l'héritage qu'elles toucheront avant longtemps il leur a été facile d’emprunter de l'argent, madame veuve Landry a tenu à s'installer confortablement dans une suite de l'hôtel.— Alors, mon ami, avant que je ne me trouve en face de cette dame, récapitulez-moi donc brièvement l'histoire que vous m'avez racontée à son sujet.— Eh bien voilà.Eugénie Verhaeren était la fille de riches importateurs belges, venus au Canada avec leur fille, sur les instances de leur fils qui faisait partie du corps diplomatique, et se trouvait au Canada lui-même depuis quelque temps.Dans un bal de charité qui réunissait toute la société montréalaise ,1a belle Eugénie a rencontré Anatole Pinson.agent d’affaires.— Quelles affaires?— Toutes sortes d'affaires.— Même à ce moment-là?interroge Cimon.— A ce moment, il s’occupait surtout de transactions minières.— Il faisait de l’argent?— Menait grande vie.et comme il était bel homme.— II était veuf à ce moment-là?— Sa première femme avait disparu dans des circonstances étranges.il avait dépensé une petite fortune pour la retrouver.On en était venu à la certitude de sa mort, et tout le monde le considérait comme un veuf.— Il a donc épousé la belle Eugénie Verhaeren.— Oui.Après l'avoir courtisée durant quinze jours, il obtenait sa main.et l'épousait pres-qu'aussitôt.Cela, en 1902.Tout ce qu'on sait, c'est qu’elle sembla très heureuse.puis un an plus tard, un garçon leur est né.qui est mort en 1305.Donc à l'âge de deux ans.Michaud a découvert que Pinson était responsable de la mort de son fils mais jusqu'à quel point allaient ses responsabilités, ça, on n’a pu savoir.Et le choc fut tel pour la jeune femme, qu’elle en tomba gravement malade.et languit depuis plus de quarante ans sur une chaise longue.Tout le monde la croyait incapable de se servir de ses jambes.mais Michaud a découvert.d'ailleurs, lorsque Toinette est montée à une heure de l’après-midi, le dimanche du crime, la femme de la victime était debout dans le couloir, non loin de la porte de la chambre de son mari.Donc, elle pouvait se servir de se« jambes.C’est comme sa folie, d'ailleurs.Eugénie Pinson n'est pas folle.son plus grand trouble cérébral consiste en des absences de mémoire.mais ce n'est pas régulier.Parfois, elle est en pleine possession de ses facultés, parfois elle est tout à fait incapable de se souvenir.Et ça, ce n’est P85 joué, c’est vrai.Mais elle a profité de cette anomalie pour s’isoler du monde, même de son mari.elle a souvent simulé la folie, ou l'oubli pour échapper.surtout à son mari.— Et il n’a jamais été question de l’enfermer?— Oui.justement, l’avant-veille du crime.Pinson avait pris cette décision.L« veille, il avait eu une conversation à ce sujet avec son médecin.Eugénie Pinson l’avait surprise et elle a crié qu’elle le tuerait plutôt que de se laisser enfermer avec des fous.Marie-Perle Landry l’a entendu, Paulo Gigu.ère aussi qui se trouvait dans la maison.Et aussi la secrétaire, cette vieille demoiselle Dubord.Je ne monterai pas l'allée, c'est trop difficile.fait Drapeau en arrêtant sa voiture.— C’est ici?— Oui.— Un vrai cadre pour un drame policier.On décrirait une maison semblable, dans un roman, que les lecteurs nous blâmeraient de l'avoir trop faite sur mesure.— La fenêtre, à gauche de» la porte, donne dans le salon.— C’est par cette fenêtre qu’André Boileau est entré.Studipe à lui.Ça sent la préméditation.C’est ce qui vous donnera le plus de mal à faire accepter dans votre défense.— Son but était de faire ajouter une clause sur un bout de papier ., il était prêt à prendre tous les moyens pour y arriver, même l'intimidation, mais si ignorant que soit Boileau des choses de la loi, il s’est dit que s: Pinson pouvait prouver qu’il a usé d'intimidation, il pourrait revenir sur Boileau.donc, il était préférable, d’après lui, que personne ne le vit monter auprès de ce Pinson.C'est pourquoi il a eu cette idée saugrenue, au lieu de sonner à la porte, d’essayer la fenêtre qui céda facilement à sa pression.— Quand des adultes se mettent à agir comme des enfants, il n'y a pas de limite à leur bêtise.Très mauvais pour lui, le truc de la fenêtre, très mauvais.— Si la vieille servante est dans le fond de sa cuisine, remarque Drapeau en sonnant, on risque fort qu’elle ne nous entende pas.Non, je crois que la voilà.* (A suivre) JEAN DESPREZ Le PARNASSE MUSICAL IACHUTE, QUE.Rtlitfan niDvhin* et populaire Envoyer un timbre-poste d'un cent pour recevoir notre catalog ’ie Voua aere* certainement ROI «tan* tons Ica domaine* pur I* Auto-Suggestion F'naeljçnée par an pro-feaacur de ,%8 années d’expérience.Yene* me voir an écrive* pour en juicer par vooa-mènte.f-râce à ma nonvelle méthode il voua aéra p o a a i b le d'améliorer votre avenir, obtenir ee qne voua déaire*, convaincre lea autre* t votre xré.avoir le tour d'acheter ou vendre, atteindre an aiecéa.voua faire eatlmer, ete„ ete.Qnela que aolent voa tronbleas Ivrognerie, tn-bae, ftétte.timidité, ete., font dlaparattra aana remède aucun Prof.PORTIER, 1925, rue Df >rlmler, Montréal 24.(Près du Stadium) PAGE 8 ^ RadioMonde 27 AVRIL 1916 ( e ciu on pense de nous aux ddtats- Unis | déclarations concertée* qu'on Ut parfois dans certains •«uriiaiix |.nines américains, sur la province de Québec et ceux l'habitent, peuvent nous donner le change quant au |1 ni intent général de uos voisins sur les Français Minime#, Ce* articles, plus ou moins diffamant*» font partie du progarmme républi-,Hi„.maçonnique, anticatholique, impérialiste.Mail l’esprit démocratique véritable des classe* „ili\ cimes et populaires américaine* est tout différent.Sirtout dans le* états du nord et du ,entre-ouest, on estime la vieille province, on ,.i curieux de ce qui s’y passe, on se fait un d'honneur de la visiter au moins une J,,;, dans sa » ie.De plus, les catholiques éclairé* entretiennent systématiquement des relations «.ni avec nos ordres religieux, soit avec nos c.ixptcrr,.d m.ecclésiastiques influents, soit aussi avec les catholiques d action, l es Vméricaiiu aiment nos journaux, nos revues, no# annales.1 a Revue de Sainte-Aune de Beaupré a plus de 100,000 abonnées v ink ces De plus, les Ordinaires viennent souvent chercher ici, ,lc organistes, des maîtres de chapelle, des professeurs de fr.ni >- pour les high-schools catholiques, etc.Noe lecteurs se rappelleront que nous avons déjà dressé la statistique sommaire des musiciens canadiens de renom qui ont eu une carrière signalée chez nos voisins, en particulier dans le «Ion,aine de la musique d église.Depuis soixante-quinze ans, lVpi«copat américain nous a très souvent mis à contribution pour aider à la réforme du chant liturgique dans les paroisses déficientes.I,e mouvement liturgique est si intense, chez nos \ni-in-.qu’ils vont tantôt nous dépasser, nous qui leur enseignons nos propres traditions.L'estime qu’on nous porte, outre quarante-cinquième, est surtout provoquée par notre passé.No* lieux de pèlerinage traditionnels, comme Sainte-Anne de Beaupré ou l’Oratoire Saint-Joseph, sont des centres de piété qu’on \ vante à tout propos et qu’on y connaît souvent mieux que nous-mêmes.Le dernier miracle survenu à Sainte-Anne a eu un évêque américain pour occasion.C est à la bénédiction donnée éveque de Dubuque.Mgr Beckman, qu un pauvre malade 8rw$Sem »ur t trouvé guéri.La religion nous aide donc à nous faire mm,dire et apprécier de la republique voisine.Nos traditions l'artisanat et de civilisation française font le reste.Dans le Québec, nous avons le dessus sur tout le reste du (.anada, à ce mint.On trouve riiez nous, ‘'something different , et cela suffit remplacer la plus coûteuse des publicités.Nous avons donc, on le constate, une obligation impérieuse le m* pas laisser se perdre ces traits originaux de notre coin de '.ns La Province #le Québec, par son bureau du Tourisme, a ait dans ce domaine de bien belles campagnes d’éducation chez ms gens.( e n’est pas en anglifiant Montréal.Québec ou 1 rois-livières.que nous attirerons les voyageurs; c’est en restant nous* ru ines et tels que nous sommes.\u point de vue musique aussi, nous devrions être aux imicls.Rendons notre radio originale.Constituons ses bases avec exploitation judicieuse du folklore.Nous n’aurons jamais la iclu-r.se de concurrencer la grande publicité américaine radio-e dont les émissions absorbent des millions de dollars, 'lais des programmes bien agencé# de musique française et de hansons de chez nous, auront toujours sur les habitants du nord les l .tats-L nis.autant d’attrait que les heures fabuleuses des 'fines américaines.Qu’on nous permette de le signaler à nos :r.mds postes locaux.Ce n’est pas une critique que nous ormulons, c’est une constatation que nous portons à leur un naissance.Kugène LAPIERRE O ANS l’argot du journalisme canadien-français, ifl y a une expression que l’on emploie plus particulièrement les jours d* fête, dans les salles de rédaction.Cefct l'expression “e»rly copy”.Cela veut dire pour le pauvre rédacteur qu’il doit donner “sa copie” plus tôt parce que l’heure de l'Impression est avancée.Cela se produit aujourd’hui, à l'occasion du lundi de Pâque*.Mon directeur m’informe que je devrai faire diligence.MozaiHe eet un peu prise au dépourvu, n'ayant pas eu même le temps d’ajuster ses antennes.Partant, pas de primeurs, aujourd'hui.Elle ne parlera que d’événements passée.Quel sera le sort de “Deirdre of the Sorrows”, l'opéra de Healey Willan, dont Radio-Canada offrait samedi après-midi la première mondiale?Il est bien difficile de le dire, surtout après une première auditior.Il est bien inutile de répéter que cet opéra avait été commandé à M.Willen par notre radio canadienne, en sorte que, nonobstant le mérite de l’oeuvre, cette émission constituait un événement radiophonique de grande importance.Je ne sais pas ce que les auditeurs mélophiles ont pensé de l’oeuvre, mais il est une chose certaine c’est que la présentation radiophonique fut parfaite.Ce fut le grand succès de radiodiffusion de l’année courante.Durant trois heures, on n’a pas noté une seule défaillance technique.Les techniciens et le directeur artistique, Ettore Mazzoleni ont fait véritablement un travail admirable.Quant au mérite intrinsèque de l’oeuvre, Mozaille, si peu connaissante, n'oserait pas donner une opinion quelconque.Faites comme moi, chers lecteurs,.tenez-vous en à l’opinion des gT&nds critiques musicaux: les Roger Champoux, les Marcel Valois et-les Jean Vallerand, qui ont offert leurs commentaires au cours des entr'actes.Sans entrer dans l'appréciation de la musique de Healey Willan, il m’a semblé que notre baryton Lionel Daunais avait fourni un effort considérable; il a chanté avec justesse le rôle particulièrement écrasant de Co-n oc bar, Roi de Ull&h.déjà de 1942.Au début, on comptait sept musiciens; aujourd'hui, l’orchestre est composée de 25 musiciens, aux noms bien français.Que l’on en juge par la liste suivante: le Dr Ernest Dumont, M.l’abbé E.Chiasson, Guy Gou-dreau, Henri Boudreau, Mlle M.-A.Gagné, Mlle Germaine Ouellette, Mlle Carmel St-Onge, Mlle Germaine Champoux, Mlles Andréa et Lorraine Renault, M.Maurice Co-meau, l’abbé Cyrille D'Amour, Mlle Albertine Losier, Mme Ernest Dumont Mlle Evangeline Renault, Mlle Jacqueline Jean, M.Alfred LeBlanc (tous les LeBlanc sont des musiciens!), Harry Comeau, Serge Lecouffe, Gordon Comeau, Ernest LeBlanc, le Dr Callste Doucet.Les seuls membres anglais de l’orchestre sont: Mme A.-P.-N.McLaughlin, Mme Frank Richardson et P.-E.Gorayeb.C’est le seul orchestre du genre au Nouveau-Brunswick.NICOLE GERMAIN, miss Radio 1946, professeur de Technique Radiophonique au Conservatoire Lassalle, qui vient de terminer la série de cours qu’elle a donnés cette année, dans les studios de CBF, aux élèves de troisième année de cette institution.en majeure partie anglaise.Aujourd'hui, l'élément français prend le dessus.Et ce sont des Acadiens qui viennent de fonder un orchestre symphonique.Cela date de mes lectrices qui assisteront, samedi soir, au grand Diner-Gala-des artistes de la radio, deux conseils: le premier, ne pas parler d* l'originalité ni du piquant de la chronique de Mozaille à monsieur l’Académicien; le deuxième, na pas poser en concurrente du concours “Variétés Lyriques" durant les discours.Incidemment, félicitons la direction de notre journal et celle des Variétés Lyrique* pour ce concours organisé.MOZAILLE à la SALLE DU GESU MARDI, le 7 mai (en soirée) Soirée Artistique et Musicale DIRECTION La Comédie Canadienne Enrg.PRESENTE Le Bel Edgard * La Brune ou D Blonde (Comédie en un acte) (Opérette en un acte) CHOEUR MIXTE DE 30 VOIX BILLETS: $0.85 - $0.63 POUR RESERVATION: CHerrier 4.877 montres “Un bijoutier de confiance” o'mec * RI' m- 90* EST.RLE BELANGER • DOUard 0640 (vma —" ¦ Iftcu* portes* à l>*4 dr - W.RIOPEL BAGUES DE FIANÇAILLES et nouveautés pour CADEAUX DE MARIAGE et d’anniversaire CHEZ La radio du même jour (samedi) nous apportait la nouvelle du départ prochain de Jean-Marie Beaudet, directeur musical de Radio-Canada, pour la Tchécoslovaquie où il représentera les musiciens canadiens au grand festival de musique de mai et juin.Noue'n’avons qu’à lui souhaiter un bon voyage.Un conseil, cependant: “M.Beaudet, vous êtes célibataire, faites alors attention aux jolies filles de par là-bas; imaginez-x’ous notre étonnement ai vous nous revenez marié et notre embarras d’apprendre le tchécoslovaque pour souhaiter la bienvenue à votre “tendre moitié”.A propos.de décentralisation musicale, une amie m’écrit pour me signaler l’existence dun orchestre symphonique à Campbellton, Nouveau-Brunswick.Cela ne vous dit rien, n'cst-ce pas?Et pourtant, l’information est pleine de sens.Campbellton, si vous l’ignorez, est une petite ville de 5,000 âmes, près de la frontière de la Province de Québec (en fait, un pont interprovincial relie Matapedia à Campbellton).Le nom de cette ville fut déjà l’écho de la presse de tout le continent, en 1915, alors qu’un incendie la détruisit de fond en comble et que des convois de secours sont partis de Montréal.I.* population, à cette époque, était Destiné à une tournée européenne (I)irection: Agence Steele & Nichols, suite 19, hAtel Mont-Royal) — UNE FEERIE MUSICALE — “COaUETELS 1946” Seize chansons nouvelles et LA PARADE DES MODES D’ETE 60 artistes en scène 10 représentations seulement à Montréal Soirée* spéciales données en hommage: Jeudi, 2 mai: Première de Gala dédiée à la nation canadienne (L'habit de ville sera tolAré dans l'orchestre et le balcon) Vendredi, 3 mai: A LA POPULATION DU QUEBEC Samedi, 4 mai: A LA POPULATION DE MONTREAL Lundi, 6 mai: AUX VETERANS de la 2e guerre mondiale Mardi, 7 mai: A L’AMERIQUE LATINE Mercredi, 8 mai: Aux Sociétés d’entr’aides et Unions ouvrières Jeudi, 9 mai: A LA JEUNESSE CANADIENNE Vendredi, 10 mai: Aux ARTISTES de la SCENE et de la RADIO Samedi, 11 mai: FERMETURE A MONTREAL Des présidences d’honneur seront annoncées en temps et lieu BILLETS: $L.$1.50, $2.(Taxes en sus) PL 8197-8 En vente à la mezzanine du Monument National Commandes postales acceptées—Casier 107, Station “R”, Montréal t'S.v.p.ajouter J.1*5 pour le* tares) MONUMENT NATIONAL-2 au 11 MAI 27 AVRIL 1946 § RadioMonde O PAGE 9 7598 La BRUNE ou la BLONDE Operetta en un acte.— Texte de George» Rom*.— Musique de William Marie.Au lever du rideau M.de la Ri-chardière est en grande discussion avec sa fille Henriette dans le jardin de son château.Le vieux l’orgue, à quelques minutes d’avis.A douze ans, U composait déjà de» hymnes et des pièces pour orchestre et orgue.Titulaire du Grand Prix pour Interprétation et Composition de l’Institut Lemmens de Malines, Centre Catholique de l'Ecole d’Orgue de Belgique, il de- vint en même temps, assistant organiste à la Cathédrale de Malines.H n’avait alors que vingt ans.Deux ans plus tard, on lui confiait le poste envié d’organiste en charge.Durant ses études, il eut fréquemment l’occasion de faire de longs séjours à Paris, ce qui lui valut l'immense avantage de travailler avec des maîtres de réputation internationale, tels que Marcel Dupré, et Charles Tournemire, disciple de César Franck.Actuellement, Flor Peeters mène une vie tranquille à Malines, cette oharmante cité de la Belgique, tou- te imprégnée de la vraie cuit me intellectuelle et musicale de la Belgique.U est organiste de la où thédrale, ce qui lui permet de core sacrer ses loisirs à la composition domaine où il excelle, et de vivre en même temps au sein de sa mille.Il n’est âgé que de 43 ans CHARLES MATHIEU Richardière est un vieil entêté qui finit toujours par céder â la volonté de sa fille.Cette dernière tombe amoureuse d'un officier de hussards de passage avec son détachement dans ce coin retiré de la France.Pour éprouver son amoureux la jeune fille se déguise en paysanne et se joue finement de son père et de l’officier.Mais quelle sera la colère du père lorsqu'il apprendra la supercherie de sa fille et qu’elles en seront les conséquences pour Henriette.C’est ce que vous saurez si vous vous rendez à la Salle du Gesù le 7 mai prochain.Les principaux rôles sont remplis par Mlle Thérèse Coulom-*be et MM.Gaston Latour et Charles Mathieu.FLOR PEETERS célèbre organiste de la Cathédrale de Malines, Belgique BEAUTE DU BUSTE TRAITEMENT DE “Madame Moscova” Ce traitement comprend des tablettes à base de glande» mammaires et de Mamcloil, huile vitaminée.Ijes jeunes filles ou dames soucieuses ûe leur apparence devraient essayer le traitement de MADAME MOSCOVA.Son emploi est facile et eans danger.Tablettes: i« botte 1.25 Huile: „ bo».mie 1.25 doable grondeur* Traitement complet 9.75 AI X PHARM At lEft Sl IVANTtSl Adam, l.iftO Ontario, est, »¦ filon, 7*99 St-Denis, ÿahirn, 36HI Wellington.ffléb* rt, 407 7 Nte-< athrrlne, eet.Mont - Ko) al, 1200 Mont-Royal, eet.I.apalrne, 3038 Masson, Elle, 414 Jarry.K'oibftin, 6700 S4 Hubert, et aux Pharmacie* Modernes.LABORATOIRE LASSALLE C«l«f postal 1, Matlni Montrent POUR CONS Flor Peeters, organiste et compositeur belge de renom, actuellement en tournée de concerts aux Etats-Unis et qui sera l’invité de i l’église St-Viateur d’Outremont le 20 mai prochain, naquit dans un petit village, non loin d’Anvers.Son père était alors organiste de l’endroit.A peine âgé de huit ans, Flor Peeters était d’une habilité telle, qu’il pouvait remplacer son père à L'allocation de sucre pour la mise en conserve, cette année, est de dix livres par personne, la même que l'année dernière.Au lieu des coupons pour la mise en conserve, dix coupons verts additionnels, marqués "S", sont mis à votre disposition pour l'achat de sucre pour vos confitures.Les coupons S8 à SI2 inclusivement deviendront valides le 2 mai; les numéros SI7 à S21 inclusivement, le 4 juillet.Chaque coupon donne droit à l'achat d'une livre de sucre.Les dix coupons "S" de sucre-conserves sont ajoutés aux 3 II y a disette de sucre dans le monde entier.En 1945, la production mondiale de sucre a été inférieure de vingt-cinq pour cent à celle de 1939.Voici les causes de cette baisse: • La destruction des industries du sucre à Java et aux Philippines.• Le manque de main-d’oeuvre et d’engrais dans un grand nombre de pays producteurs de sucre.• La sécheresse, l'an dernier, dans les Antilles, spécialement à Cuba.• La dévastation des champs de betteraves à sucre en Europe.Les stocks mondiaux de sucre ont été mis en commun au profit des Nations Unies.Le Canada, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne reçoivent une allocation égale, proportionnelle à leur population.Les stocks disponibles doivent être partagés aussi avec les autres pays.DIX LIVRES DE SUCRE PAR PERSONNE POUR LA MISE EN CONSERVE autres coupons "S" qui deviennent valides chaque mois et qui servent à l'achat du sucre et des conserves.Les personnes qui ne font pas de conserves chez elles peuvent, avec ces coupons supplémentaires, acheter, en plus de la ration habituelle, des confitures, des gelées, des fruits en boites, etc.ou du sucre.Les dix coupons "S" de sucre-conserves ne doivent pas nécessairement être utilisés aussitôt qu'ils deviennent valides.Leurs dates d'expiration seront annoncées bien à l'avance.VOICI LES COUPONS VALIDES LE 2 MAI »t C »» POUR LA MISE EN CONSERVE l Tout coupon "S", y compris cenx dont une vignette est reproduite ci-contre, peut servir à l'achat de sucre ou à l'achat de conserves (quantités données ci-dessous).Les coupons verts S8 à S12 et S17 à S21 s'ajoutent aux coupons “S" qui deviennent valides chaque mois et qui servent à l'achat de suere et de conserves.Ces coupons supplémentaires sont déclarés valides afin que vous puissiez vous procurer le sucre nécessaire à la mise en conserve ou à d'autres fins domestiques.VALIDES LE 4 JUILLET CALENDRIER DES COUPONS “S’ VALEUR DE TOUT COUPON “S” 4 avril .SS 20 join .SIS st SU 14 avril .S4 et S7 4 juillet .S17 à S21 2 mai , .S4ÙS12 14 juillet .S22 et S 73 14 moi .SIS et S14 1S «eût .S24 et S7S 1 lb de uni OU 4 Ibs de miel OU 2 Ibs de beerre de miel OU 40 01 liquides de freits en conserve OU 24 ei liquides de confitures, de gelée, de marmelade OU 4 Ibs de sucre d’érable 40 ez liquides de sirop d'érable.jusqu'au 44 ez après la 31 mai OU 2 pintes da mélasse OU 30 oi liquides de sirop de table mélangé, de sirop de canna eu de mais QUANTITE DE SUCRE REQUISE PAR LA MISE EN CONSERVE Chaque ménagère peut employer la quantité de sucre qui répond aux goûts particuliers de sa famille.Cependant, on emploie habituellement lb de sucre par pinte de fruits en conserve; et 1} j lb de sucre par pinte de confitures ou de £*elée.MISE EN CONSERVE DES FRUITS .SANS SUCRE Des experts en art culinaire recommandent la mise en con* serve des fruits sans sucre.Le sucre peut s'ajouter au moment où l'on mange les conserves.Si vous n'en avez déjà une copie, écrivez au Ministère de l'Agriculture, Ottawa, pour qu'on vous fasse parvenir la brochure intitulée: ’’La mise en conserve en temps de guerre".•LA COMMISSION OES PRIX ET DU COMMERCE ER TEMPS DE CUERRE • LE SUCRE EST RARE - SERVEZ-VOUS EN AVEC MODÉRATION PAGE 10 RadioMonde 0! 27 AVRIL 1946 2666 mm.'i - i î ïjmi On parle aujourd'hui de la mal-.on de l'avenir, de la voiture de l'avenir, etc.On prévoit, dans toua î,g domaines, dea progrès aenaa- tionnela.La radio n'est pas la sphere ou te produiront les moindres déve-ioppements.Déjà, la télévision et la modulation de fréquence commencent à se commercialiser.Mais, ces améliorations techniques ne gont rien à côté de l'essor que la radio prendra bientôt en tant qu art.Le cinéma en couleur s’eat dé i imposé avec “Fantasia” corn- attention J CHEZ des MAITRES HORLOGERS et autres EXPERTS DU METIER exécutent toutes RÉPARATIONS DE MONTRES BAGUES BRIQUETS BIJOUX Le tout, avec GARANTIE de SATISFACTION — et — SERVICE RAPIDE CHEZ J.BRASSARD, prop.256 EST, STE - CATHERINE, LAncattcr 6933 — Montréal me une source dea plus beaux effets visuels.La radio attend encore son "Fantasia”, Dans une entrevue qu’il accordait à “Notre Temps", Félix Leclerc abordait ce problème et déclarait: “La radio, c’est une grande industrie qui a le défaut d'être trop conservatrice.On est loin d’exploiter toutes ses possibilités.Les postes sont aujourd’hui très puissants.Mais il y manque un laboratoire “spirituel”, un laboratoire où des réalisateurs seraient rémunérés pour penser, pour chercher et pour trouver.Dans le domaine des sons, des bruits.Découvrir de nouveaux bruits, créer des atmosphères.Donner une couleur différente à la voix humaine, à la musique.Poétiser la radio en quelque sorte.” Félix Leclerc a raison.Il reste énormément à faire pour élever la radio au niveau des arts majeurs.Quelqu’un me rapportait récemment qu’il existe en France un programme radiophonique qui se compose à peu près uniquement des bruits les plus fantastiques.C’est une façon de se moquer du rôle du bruiteur tant en montrant l’importance de ce rôle.Par exemple, le narrateur dira: “Le château s’écroula tout à coup de haut en bas.” Et on entend un tout petit bruit qui évoque la chute d’une bille dans un escalier.“Dans l’excitation, ajoute le narrateur, la marquise échappa son sac à main.” Et on entend alors un tintamarre formidable qui se prolonge comme un bruit de tonnerre.Certaines émissions locales ont déjà essayé timidement de mettre à profit ces effets comiques du bruit à la radio; il y a là tout un domaine riche en possibilités quon ferait bien d exploiter plus à fond.• • • • LES DRAMES DE M.DEYGLUN Tout à fait par hasard, j’ai subi l’autre jour l’audition du roman radiophonique de M.Deyglun: “VIE DE FAMILLE’.M.Deyglun est un scripteur extraordinairement fécond qui produit pour la radio et pour la scène.Versatile, il fait instinctivement des drames, des comédies et des revues.Tout récemment encore, ^1 présentait au public une revue portant le titre spirituel de “Ça Atomique-t’y?” Revue qui a provoqué jusque dans la paisible cité de Champlain des bagarres sanglantes.M.Deyglun, comme on voit, est un auteur très controversé.Mais rçvenons à “Vie de Famille”.Ce roman radiophonique débute par la classique annonce de savon.Puis on nous présente le dernier épisode de la série "Les tourments de la Haine”, titre prometteur qui cadre si bien avec l’inspiration habituelle de M.Deyglun.I>a première scène groupe la bon Phil, au langage émaillé de savoureuse prononciations du terroir, et la belle Claire, vierge fière et passionnée qui contient mal les élans généreux de son grand coeur.Après avoir évoqué avec elle les scènes du passé, le bon Phil demande à la belle Claire: “Claire, pourqouê c’est y qu'vous m'haissiez?” Et elle de répondre avec feu: “C'est parce que je vous aimais!” “Claire!” dit Phil.“Phil”, dit Claire.LVdessus, l’annonceur fait à notre intention une analyse détaillée de l'état d'âme des deux personnages.Puis, il nous raconte que Phil tend les bras, que Claire s’y précipite au triple galop, et qu’ils s’étreignent énergiquement.Lorsque, tout à coup- Deuxième scène: A ce moment, le perfide Zenon entrouve la porte et aperçoit les deux amoureux; son visage convulsé de haine; il brandit une chaise, mais.“Bang! Boum! Badaboum!” Un Lors de la fête de clôture du concours littéraire de Radio-Canada, le dimanche, H avril.A la table d’honneur.— De g.à d.: M.Maurice HEBERT, M.S.R.C., président du comité; M.Davidson DUNTON, président du bureau des gouverneurs; M.Robert CHOQUETTE, membre du comité et Mlle Louise SIMARD secrétaire.autre bon entre brusquement en scène et désarme le perfide Zénon.On passe alorg les menottes à ce méchant homme (.bruit de ferraille.) et on lui fait la morale avec une larme au coin de l’oeil.La scène se termine sur des considérations générales d'intérêt philosophique.Indispensable commentateur, l’annonceur nous assure que Phil, et Claire vont bientôt se marier et jouir du plus grand bonheur.Le perfide Zénon expiera plusieurs années dans un noir caohot sa noire perfidie, et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes, jusqu'au prochain roman radiophonique de M.Henry Deyglun! Comme vous voyez, cette dernière oeuvre de M.Deyglun est une très belle histoire.L’annonceur ne manque pas d’ailleurs de nous le dire, et il ajoute que cette adaptation radiophonique n’est qu’une “faible idée de la pièce elle-même, pièce qui est actuellement à l’affiche du Monument National, etc." Bravo, M.Deyglun! En tant qu’exploiteur de la bêtise publique, vous vous défendez passablement bien.Vous utilisez la radio pour annoncer vos pièces de grand Guignol, et vous mettez sagement à profit ces deux bonnes vaches a lait.Grâce à vous, la tradition “d'Aurore, l’enfant martyre” seia maintenue bien haut dans notre bonne vieille province.Pierre LEFEEVRE Le théâtre à Québec (Suite de la page 7) Ce fut un beau, un grand succès, la salle du vaste Capitol ne s’étant pas trouvée assez grande pour contenir le public enthou- siaste venu applaudir nos altistes.Le costume de bon goût choisi par les solistes dans un décor qui était un véritable régal pour les yeux créait dès le lever du rideau l’atmosphère rêvée pour la présentation d’un tel concert.Les solistes, mesdames Jeanne Desjardins, soprano lyrique, et Gabrielle Bisson, contralto, puis Pierre Vidor, ténor, et Hector Bourassa, basse, nous ont portés dans le ravissement.On peut se représenter le travail gigantesque accompli par un M.Maurice Montgrain pour obtenir d'un choeur un tel degré de perfection.Bief, la présentation de l’oratorio de Beethoven “Le Christ au Mont des Oliviers”, par Les Chanteurs de la Colline, restera l’un des principaux événements musicaux de la saison, et nous sommes fiers de louer sans restriction ceux qui ont collaboré au succès de cette représentation artistique de la Semaine Sainte.“LA PASSION DU Fil.S DE L’HOMME” Un groupe d'artistes de Montréal, sous la direction de Jean-Paul Kingsley, nous offrait jeudi et vendredi, une représentation de “La Passion du Fils de l'Homme”, texte de Paul Gury.L'oeuvre n'est pas parfaite, mais, relativement aux images de nos livres de prières, elle comporte des tableaux et des moments d'un réalisme vraiment impressionnant.L’interprétation du rôle de Jésus par Jean-Paul Kingsley ne fait que renforcer la vérité de ces images, tout spécialement dans les moments de silence et d’immobilité.Toutefois, sauf pour Roland Chsnail, irréprochable dans son rôle de Pilate, pour Léon Noël de Tilly, en Luctérius, Lucille Lau-zon, dans le rôle de Claudia, pour la composition de Victor Pagé en Judas, et celle de Marc Forrez dans le rôle du marchand, que de faiblesses à relever.et vraiment, me trouvant placée près de Marguerite Paquet, parmi un groupe de comédiens des nôtres, je me sentais rougir des vétilles que j'ai déjà pu leur reprocher.Il fallait aussi entendre les réflexions de la figuration, et qui a rempli son rôlé avec une aisance remarquable.Charmés d'avoir eu l’occasion de connaître des comédiens très aimables, ces aspirants n’en exprimaient pas moins des jugements d'une justesse et d'une intégrité désarmantes.“Une bonne leçon pour nous, déclaraient quelques-uns d’entre eux, de ne pas affronter le public avant d’avoiï appris à bien dire.” Voilà une jeune équipe qui nous forcera bientôt à des critiques de plus en plus sévères, de plus en plus minutieuses.“Ce* âtre .-ai .m.is pitié!” a dit La Fontaine mois des exigences et une sévérité de bon aloi sont excellents moyens de perfectionnement, alors que les flagorneries, ou l’encensement mutuel n’ont jamais produit que la médiocrité et le contentement de peu.Pour Plus de Sûreté *0| HKT'I’KZ von proM^nie* d'imiiAt •»ir In* revenu ou de *»i«*oe**l«»n A un «pécinllNtf et VOUS VOYAGEZ PAR AFFAIRES Vos frais de transport peuvent, en certains cas, constituer une légitime diminution de votre En voici un cas typique: QUESTION : Je suis directeur d’une compagnie dont le bureau-chef est à 80 milles de chez moi.Croyez-vous que le département m’allouera comme déduction de mon impôt sur le revenu, les dépenses de voyages que je dois faire pour assister aux assemblées du bureau de direetion?REPONSE : Oui, je le crois, car vous avez droit de déduire toutes dépenses de voyages légitimes en autant que vos déductions n’excèdent pas vos honoraires.t TI LAGARDE *' • -"-i!'.::."" ¦-•“î 1104, est ST-ZOT1QU1 ____S48S T A.ZT»“8 JUGE DE I PAIX fn Carabin aux Fc ou to* La Radio de l’Avenir Lors de la clôture du concours littéraire de Radio-Canada B 27 AVRIL 1946 JiadioMondq Jî FAOE 11 O HKMBP^^^ ________________________.Tvvwvv.v.Hfi £zm&rT*^r*>'' - - '/sWS5&SZy '•.V.On a donné cart* blanche à ni a it te Pierre Drapeau qui a résolu de conduire une enquête personnelle.et pour ainsi faire, a retenu les services de deux détectives privés.On peut dire également que le jeune avocat a trouvé beaucoup de sympathie auprès du directeur de la police de Montréal.C'est au bureau de ce dernier que nous retrouvons Me Drapeau.— Je suis décidé, monsieur le directeur, à faire acquitter mon client et je n'épargnerai rien pour détruire une à une, les dépositions de la couronne.— Et je vous souhaite du succès.Me Drapeau.Jamais une ar-i estation ne m'a été plus pénible à signer que celle-là.Nos sympathies vont toutes du côté- de l'accusé.Et je suis sûr que la tâche ne sera pas rendue facile au jury, justement à cause de ce mouvement de sympathie déclenché autour de Boileau.— Mon intention n'est pas du tout d’exploiter la sympathie.Pus plus celle du jury que celle de.— N'empêche que votre défense sera facilitée par.— Je ne veux pas d'une cause gagnée de cette façon.Je veux que mon client en sorte blanc comme neige et je vous jure que.— Tout ce que je pourrai faire pour vous faciliter la chose, je le ferai.Mais je suis directeur de la police n'est-ce pas?Un crime a été commis, et nous avons en mains des preuve» accablantes contre Boileau.Mon devoir était de le mettre sous verrous.A vous maintenant de nous prouver que nous avons eu tort.— Est-ce que je pourrais avoir une copie de toutes les empreinte* digitales relevées par le sergent Michaud, au cours de son enquête préliminaire?— Ça ne vous avancera pas à grand'ehose.Drapeau.Vous verre* tout de suite que seule l’empreinte d'un doigt de Boileau est restée sur le revolver — Vous admettez avec moi que les empreintes, s'il y en avait d'autres.— Il y avait sûrement celles de Boileau, puisqu'il a tenu le revolver.J’entends, non seulement une demi-lune révélant une seule phalange d'un doigt, mais H a dû sûrement y avoir de nombreuses empreintes de Boileau sur ce revolver, avant qu'elles ne fussent în-levées.— Et vous reconnaissez avec moi, qu'elles auraient pu être effacées par la manipulation du revolver.manipulation faite par une main gantée.— C'est plu* que probable.Une personne ayant voulu effacer les empreintes, l'eut fait plus soigneusement.— Alors, vous admettez avec moi, qu'une main gantée aurait pu se servir du revolver.et cela dans l'espoir que les autres empreintes faites avant que cette personne n’y touche, ne soient pas entièrement effacées par sa main gantée.— C'est possible, admet le directeur.— Quelqu’un qui aurait vu, ou qui saurait que Boileau avait menacé l’inson.— Ou qui l’aurait vu tirer le premier coup.la première balle qui n’a fait qu’effleurer les côtes dan* un tel cas, Boileau ne serait tenu responsable que d’assaut criminel, et non pas de la mort de la victime.i — Ouais.— Vous aussi, ça vous trotte par la tête cette idée, n‘est-ce pas?— Mon client sera exonéré de tout blâme, monsieur le directeur.— Encore une fois, je vous le souhaite, Me Drapeau.— Je pourrai avoir la copie des empreintes?— Oui, je vais donner des ordres à ce sujet., .— Et la permission de visiter mon client.— Vous pourrez le voir quand bon vous semblera.¦— Ça, je le sais.Mais je parle au nom de sa mère et de sa femme.— Je vais essayer d'obtenir une visite par jour.Mais vous comprenez comme moi.Drapeau.— Une visite de chacune d'elles?— Une par jour.Et je ne puis faire davantage.et devant le gardien.Après tout, que diable, c’est de meurtre qu’il a été accusé! Si sympathique qu’il nous soit à tous, c’est possible, bigrement possible qu’il l’ait tué, ce crétin de Pinson.— Je vous remercie, monsieur le directeur.— Dites donc, il paraît que vous avez l’intention de mêler à cette affaire Jules Cimon, le romancier français?— C'est un romancier qui s’est rendu célèbre par sa psychologie du criminel.Il pourrait nous aider par son flair, son instinct.— Méfiez-vous, Drapeau, de ces détectives amateurs.Vous savez at»s»i bien que moi que la réalité, en fait de procédure judiciaire, ne ressemble que de très loin à la fiction du meilleur romancier.— Je vous remercie de ce conseil.Au revoir, monsieur Ve directeur.* * * Quelques heures plus tard, à la porte de la cellule d'André.— André.— Oh! pardon.— Je t’amène monsieur Jules Cimon.dont je t'ai parlé.— Monsieur, fait André en s'inclinant.— Enchanté de vous connaître, docteur Boileau.— Pour ma part je suis moins enchanté que ce soit dan® de telles circonstances.Mon salon est plus confortable pour causer, que ce.— Aucun doute, coupe Cimon, mais aucune importance.— Monsieur Cimon est très inté ressé par ton cas, explique Me Drapeau.— Ah oui.une belle étude, n’est-ce pas, pour un romancier, réplique amèrement André.— Monsieur Cimon veut bien nous aider, André.— Je m’excuse.Installez-vous.du mieux que vous pourrez.— Si ça peut vous rassurer, docteur Boileau, ce n’est pas la première fois qu’on a recours à ma petite expérience dans des cas semblables En France, déjà.et je dois vous dire que chaque fois, j'ai été assez heureux dans' ma collaboration.Je sais bien que vos lois canadiennes diffèrent de nos lois françaises sur plusieurs points, mais la psychologie criminelle est la même dans le monde entier, monsieur.¦—Alors, vous allez étudier ma psychologie de criminel?— Pas la vôtre, monsieur.Je pars avec la certitude que vous n’avez pas tué.— Ouf!.c’est la première fois que cette phrase est dite sincèrement devant moi! — Mais.“Jeunesse Dorée” est irradié du lundi an vendredi, à midi, par les postes CBF, Montréal; CBV, Québec el CBJ, Chicoutimi.ANDRE BOILEAU — Ne proteste pas Drapeau.Je connais exactement ton hypothèse.D'après toi, je ne l’ai pas tué, mais j’ai tiré la première balle.Eh bien, monsieur Cimon, pour votre gouverne, partez de plus loin que ça.Je n’ai même pas tiré la première balle.Je suis entré dans la chambre de Pinson avec mon revolver dans ma poche, c’est vrai, j’ai sorti mon revolver, c’est vrai.— Je suis au courant de toutes le* déclarations faites à l'enquête conduite par le sergent-détective Michaud.Je les ai étudiées soigneusement.Je sais que vous êtes entré dans sa chambre sans être vu de personne.Que vous l’avez menacé dans le but d'obtenir, de force, une clause supplémentaire à un engagement que vous aviez eu la maladresse de signer.Qu’un des chiens a bondi sur vous, vous a désarmé, et que sous la menace de ce chien, vous avez été obligé de quitter la pièce, laissant votre revolver sur le plancher.— Un autre l’a donc ramassé.Mais qui?Qui?— Voua *tes sûr que personne ne vous a vu entrer dans la maison?— En tout cas, je n'ai vu personne.— Ni quand vous êtes sorti?— Non.Je suis bêtement entré par la fenêtre, puis je suis sorti par la porte.Je n’ai vu personne.Mais j'ai entendu siffler dans le salon.J’ai su plus tard que Paulo Giguère était dans cette pièce, attendant Marie-Perle, qu’il devait amener à la messe de onze heures.Mais la porte du salon était fermée.Et moi, pas fier, naturellement, de l’exploit que je venais d’accomplir j’ai pris soin de ne pas attirer son attention.— Dites moi, Me Drapeau, vous avez sur vous le plan que vous avez tracs de 1» maison?— Oui, tenez.— Merci.J'aime toujours travailler sur un plan.moi.Comme ça.Voilà ls premier étage.voyons donc le second.— Voilà le second.Indique Drapeau.— Ah bon.Le grand escalier, à mouvement tournant.à la tête de l’escalier U y a un petit solarium.à côté, la chambre de madame Pinson.ensuite une salle de bain qui sépare cette chambre de celle de la victime.Diter-moi, i! n'y a pas de porte à cette salle de bain.de porte qui ouvre sur le couloir?— Non.Il y a une porte qui conduit de la chambre de madame Pinson a la salle de bain.Une autre porte sur le mur opposé de cette salle de bain ouvre dans la chambre de la victime, mais aucune porte ne permet, venant du couloir, d'entrer dan* la salle de bain.Elle ne servait donc qu’au maître et à la maîtresse de maison.— Oui.— Donc, le petit solarium, la chambre de madame Pinson, une salie de bain, puis la chambre de la victime.— Et à droite de la chambre de la victime, un petit salon.— Avec porte qui communique?— Oui.On peut passer de la chambre de la victime à ce petit salon.Et ce salon a.naturellement.une porte qui ouvre sur le couloir.— Donc, conclut Cimon une personne aurait pu être dans la chambre de madame Pinson, entendre vaguement du bruit dans la chambre de la victime, aller dans la salle de bain dans le but d'en saisir davantage, et l’oreille collée à la porte de la salle de bain, tout entendre de ce qui se passait entre vous et Pinson, docteur.— Oui.oui c’était possible.— Attendre votre départ, continue Cimon entrer à son tour dans la chambre de Pinson, mais par la porte de la salle de bain.— Et commettre le crime dont je suis accusé.— Et le même jeu aurait pu être fait de la pièce voisine, c'est-à-dire du petit salon ouvrant,' et sur le couloir, et, sur la chambre de Pinson.A quoi sert-il, ce petit salon?— La secrétaire l'occupait, lorsque monsieur Pinson ne se sentait pas assez bien pour se rendre à son bureau.—La secrétaire?Ah oui, cette vieille demoiselle Du bord.— Oui.— Une vieille garçe, dit Boileau, les dent* serrées.— Vous dites?— La digne secrétaire de cette canaille de Pinson! Vous ne savez pas ce qu’elle m'a fait un jour.Je ne l’oublierai jamais.C’était la première fois qu’il m’a fait venir chez lui.La première fois que nous avons parlé de cette fichue dette ailleurs qu’à son bureau.La première fois qu’il m’a réclamé la somme de $16,500.plus les intérêts à 9 pour cent J’ai protesté que les intérêts depuis un an, je les lui avais payés, tel qu'entendu par un chèque que je lui faisais parvenir le premier du mois.U a dit n'avoirs jamais reçu cet argent Comme je protestais avec indignation, U a frappé dans ses mains et Germaine Dubord est entrée.— Venant d’où?interroge CV mon.— Du petit salon.— Continues.— Pinson lui a demandé si elle avait reçu de l'argent de moi, durant les douze mois qui avaient précédé.Elle a dit que oui.et que chaque mois, elle m’avait retourné le reçu., mais elle a ajouté.inventé tout d’une pièce, la plus folle histoire que j’ai jamais entendue.Cette femme, elle m’avait connu, paraît-il, lorsque j’étais étudiant, m’aivait aidé, prêté de l’argent, et cette somme que je lui envoyais chaque mois, c’était parce que., parce qu’enfin j’étais en mesure de la rembourser.— Et c'est vrai que vous l’aviez connue?— Maig jamais de la vie! La première fois que j’ai vu la tête de cette sale bête, c’était en septembre dernier dans le bureau de Pinson.— Et les reçus qu'elle vous envoyait?— Signés de sa main.des reçus ordinaires.Mais comme il avait été convenu avec Pinson que j’adresserais à sa secrétaire la somme que représentaient les intérêts de ma detete.et «cela, sous prétexte de voyages possibles de sa part à lui.sou* prétexte de maladie qui le retiendrait loin de son bureau.Bref, je n’avais rien pour prouver que je n'avais jamais connu cette femme, que je ne lui devais rien à elle, et que Ta somme envoyée chaque mois était bel et bien l’intérêt de ma dette à Pinson.Mais toute cette histoire est si invraisemblable, que je ne me suis même pas donné la peine de la raconter au sergent Michaud.qui m’avait déjà envoyé promener lorsque je lui ai parlé de la contrebande des drogues proposée par Pinson.Mais elle est vraie, cette histoire, aussi vraie, monsieur Cimon, que je suis là, dans un cachot, accusé d'avoir tué un homme! — Oui.eh bien, une chose certaine, c'est que l’assassin de Pinson est une personne ayant accès soit à la chambre de bain, soit au petit salon.La secrétaire avait accès au petit salon,,, madame Pinson à la salie de bain.— Quant à Ç*.vous savez, monsieur Cimon, on peut dire aussi que toutes les personnes soupçonnées par Michaud, pouvaient avoir accès à l’une ou l’autre de ce# deux pièces.— Je crois que ça m’intéresserait de connaître madame Eugénie Pinson, Me Drapeau.et que vous l’interrogiez demant moi.Ça m’intéresserait.Ça m'intéresserait beaucoup.* * * Me Drapeau ne pouvait gue se rendre au désir du grand romancier français, et nous ies retrouvons tous deux dans la voiture le# conduisant à la demeure de# Pinson.— Ce jeune Boileau n’a pas une tête d’assassin, Drapeau.Il n'est pas homme à machiner ses plan# durant deux mois, à essayer son revolver en août dernier, à guetter son jour, choisir un dimanche matin, sachant que la maison s* vide à l’heure des messes.Peut-être serait-il homme à tirer une première balle dans un cas déses-(Suite à la page S) RnüioMonda 2T, AVRIL 1946 PAGE 12 N TRES grand honneur Ü échoit à un Canadien français et aux Canadiens français.M.Jean - Marie Beaudet.directeur régional de Radio-Canada, prend enfin U place qu'il méritait depuis longtemps dans le monde international de la grande musique.Il a été invité par le gouvernement tchèque à diriger un concert de musique canadien à Prague au premier festival universel de musique tenu par ce pavs depuis le début de la guerre Nous avions cette nouvelle pour publication dans notre numéro précédent.mais en raison d’une entente nous avons retardé son impression avec le beau résultat que la primeur nous a été soufflée.Nous n'en voulons pas à Monsieur Beaudet.qui à ce moment-lâ écoutait encore sa timidité et retardait son acceptation, au nom d’une inconcevable crainte de ne pas réussit.11 réussira! Depuis des années il donne des preuves de son talent transcendant en musique.Il est temps que celui-ci soit consacré en Europe.Ainsi notre compatriote prendra sa place dans la cohorte des grands chefs d’orchestre.Nous le savions qu’il le pouvait.Il lui lallu cette preuve d'admiration étrangère pour qu'il en accueille l'idée.Comme nous acclamons les artistes étrangers qui viennent ici diriger nos musiciens sans nous soucier si leurs noms ont d'étranges con-sonnances, le nom de Monsieur Pe.ii.det, là-bas.sera célébré par les élites musicales qui l’apprécieront.Ça fait plaisir en diable de penser a cela.De penser qu'un petit Ca-nayen obtient enfin de la recognition.Nous nous doutons bien qu’après ce premier contact avec la gloire internationale, M.Beaudet connaîtra d’autres succès similaires.II sera, sans doute, pris dans l'engrenage qui conduit ses collègues de pays en pavs et de continont en CbCUTL 'ZU2UOVC Desu «a.- vous CORRESPONDRE?— Nouvelle* ecnnaifisanee* ou idéal — Organisation *érieu*e fondée en 1938.— Inclure timbre pour détail*.— CERt I.E f.( HAN (i F CANADIEN INKM.ISTKK, Case 305, Station -B”, Montréal, Qué.‘L’Art dans ies Fleur»” aaiffVVC gggj La Patrie Fleuriste IM Est.Ste-Catherine Livraison partout directement de notre *erre-rtiau4e PU 1786 remu,, |, Jeudi CHI.P 1* h.18-1* ».Parfum Tulipe Noire Cette création (le Cliénard est un triomphe d'élégance et de raffinement.Ce parfum discret est le complément indispensable de la toi- ; lette féminine.I TYILIPEN7IRE pbVHENAR{7 continent.Pourquoi pas lui quand les autres le font?Et il illustrera de son côté notre renommée.Ah! tout de même, il est agréable de constater que si le sort n'a pas voulu nous donner la haute main sur nos destinées matérielles, il ne s’est pas montré mesquin en nous pourvoyant de débouchés spirituels.De plus en plus, on recourt à nos doués.Le théâtre (Fridolin etc.», le cinéma (Paul Dupuis et les autres), l’opéra (Jacques Girard, Pierrette Alarie, Jobin.) ont élargi nos lrontières morales.Voici que le concert fait sa part! Et voilà pourquoi nous sommes heureux et nous nous tapons un peu fort sur les épaules.Après tout celles-ci ne sont pas faites pour soutenir exclusivement les fardeaux .DANS I.E MEME.ordre d'idées.Si l'étranger se charge de faire connaître les nôtres, encore faudrait-il que nous ayons le même soin.J’écris ceci parce que j ai à apporter une preuve concrète comme quoi les Compagnons de St-Laurent font une grave erreur — une erreur préjudiciable à l’avancement de leurs artistes — en maintenant sur eux l'anonymat.Oh! d'accord, aux débuts, cette pratique avait peut-être sa raison d’être.Maintenant, elle est erronée à moins qu'elle ne soit égoïste et ne tende à diriger le rayon de la publicité sur une ou deux personnes qui devraient pratiquer l’humilité ou encore que pour des raisons d’ir.térêt pécuniaire, elle ne cherche à tenir sous le boisseau des artistes qui prennent de l'envergure et pourraient réclamer des cachets plus substantiels pour leur travail.J’arrive donc à ma preuve.Pour le Jeudi-Saint, j’avais préparé un texte radiophonique dont une des interprètes devait être ingénue, timide et avoir une voix craintive.Or au ‘ Bal des Voleurs”, présenté au début de l’hiver par les Compagnons de Saint-Laurent, j'avais admiré une petite comédienne qui dépassait de beaucoup la moyenne.En songeant à la distribution, voici que le souvenir de cette interprète me revint à la mémoire.J’avais trouvé celle que je rêvais pour le personnage.C’était la voix, la diction.les intonations mêmes.Maintenant, il s’agissait de savoir qui c’était.Fouille le programme des Compagnons, point de nom.Cherche, cherche!.Téléphone ici pour donner comme renseignements: c’est une blonde, pas très grande, à la voix jeune.Ça, ça avance! Des blondes, pas très grandes, à la voix jeune, il y en a.Mais qui était-ce donc celle que j'avais distinguée au spectacle des Compagnons.Et ce n'est qu’après avoir enquêté, cherché; fouillé, pisté, interrogé qu'enfin, je connus son nom: "Renée David”.Tant mieux, j'avais réussi.Mais je nie demande si les scripters ont toujours le temps de ge livrer à pareille chasse à l'homme (pardon, à la femme), dans de pareilles situations.N’en aurais-je pas eu le loisir à ce moment-là, j’aurais simplement rejeté l’interprète que j’esti-maig toute désignée et j'aurais pris un à-peu près.Ce n’est pas précisément là, la récompense que cherchent ceux qui donnent leur zèle aux Compagnons.Ceux-ci, évidemment, utilisent des jeunes qui — à part quelques petits jeunes gens et petites jeunes filles simplement à la recherche de l’adulation de leurs proches — se destinent à la profession dramatique.Les Compagnons sont plutôt une organisation tendant vers un passe-temps aimable.Tout en s’en tenant à cela, qu'ils ne diminuent pas — sous de vains prétextes — les chances d’avancement de ceux d’entre eux qui se destinent à la carrière et que par un anonymat inexcusable, ils ne les privent pas de la chance d'être remarqués no-ir,lnati\emcnt par les producers, scripters et réalisateurs qui seraient dang l’auditoire.Voilà, j’avais ça sur le coeur.C’est sorti et tout va bien! ME! LES CHANTEUSES Les Variétés lyriques, sous les auspices de RADIOMONDES, offrent aux chanteuses une splendide opportunité de pénétrer sur la scène avec leur CONCOURS DE VEDETTES FEMININES.Dans une page on lira, en affiche, les règlements.Cependant il ne faut pas se méprendre.Ce concours ne s'adresse pas à quiconque a une voix.Il s'agit là de personnes préparées par des études sérieuses à une vocation lyrique, c’est-à-dire à des chanteuses qui ont cultivé leurs voix et qui seraient prêtes, après un certain entrainement à prendre des premiers rôles.Ainsi, cette petite fille de douze ans qui s'est informée à savoir si elle pouvait s'inscrire n’a pas saisi la situation.A douze ans, on ne peut espérer d'être vedette d’une opérette.Ainsi n'ont pas compris celles qui ont pensé qu’il s’agissait de choristes.Des auditions pour les choristes auront lieu en septembre.Non il s’agit de jeunes premiè- res, grandes premières, commères etc.Maintenant voici quelques éclaircissements nouveaux.La première épreuve est fixée pour le 21 niai.I-a concurrente devra présenter au moins deux pièces de son répertoire, autant que possibles des extraits d’opérettes anciennes et modernes.Elle devra avoir sa musique et peut à son choix amener un accompagnateur.Cependant, les Variétés lyriques auront leur accompagnatrice attitrée pour celles qu'ils le préféreront.Toutes les oeuvres devront être chantées par coeur.La deuxième épreuve aura lieu le vendredi.7 juin.Les 12 premières de la première épreuve recevront le texte d'une scène d'opérette, qu'elles devront apprendre par coeur et jouer selon les indications de la mise en scène, lors de la deuxième élimination.Voilà ce qui est simple à comprendre.Quant aux autres réglements, qu'on étudie le panneau publié dans cette édition.Sur ce au revoir .ROB Les Variétés Lyriques lancent un Grand Concours de Vedettes Il s’adresse aux jeunes chanteuses qui rêvent de travailler l'opérette.Il y a deux épreuves à subir.Des prix en argent et des» engagements.- Sous les auspices de RADIOMONDE- • 1er Prix $ 100.00 et un rôle à chanter durant la prochaine saison des Variétés Lyriques.© 2e Prix $50.00 et un rôle à chanter durant la prochaine saison des V ariétés Lyriques.© 3e Prix Un rôle dans une des opérettes de la prochaine saison des Variétés Lyriques.CONDITIONS 1ère épreuve éliminatoire: Exécution tic 2 pieces du répertoire de la concurrente.(Mardi 21 mai) 2ième épreuve: Aux 12 premières elassées tie la première épreuve, on remettra un texte parlé qu'elles devront apprendre jtar coeur et interpréter pour ta 2ième épreuve ipii aura lieu le I EN DREDI 7 JUIN.Les noms des gagnants seront proclamés dans RADIOMONDE dans le numéro du 12 juin 1946.On peut s'inscrire dès maintenant en écrivant aux VARIÉTÉS LYRIQUES 1182 Boulevard St-Laurent La clôture des inscriptions est fixée au 17 mai, à 6 h.P.M.^ Les chanteuses demeurant en dehors de Montréal sont cordialement invitées à participer à ce concours.HORS CONCOURS : Les chanteuses ayant déjà chanté des PREMIERS ROLES aux Variétés Lyrê/ues ne sont pas admises d ce concours.¦ ¦¦ „ • - ¦ .;• .- • 27 AVRIL 1946 # RadioMomlq G PAGE 13 argent.r \I TBOUVI.A CHUT! Pâques a tenu ses promesses Mirer» voue?Il vous a apporté de fleur», de la joie, des sourires, une corbeille?I.a chroniqueuse des “Ondes de la Capitale", pour •a part, a trouvé à CHRP une corbeille des mieux garnies.Et 11 lui est particulièrement agréable, aujourd'hui, de vous inviter à lui aider à en faire l'inventaire, et à choisir parmi les oeufs de Pâques attrayants et prometteurs DE NOUVEAUX PROGRAMMES Cest un véritable réveil printanier qui se produit à CHRC, une «elusion des plus encourageantes et des plus prometteuses.CHRC annonce de nouveaux programmes.de nouvelles formules, de nouveaux talents.Bref.CHRC nous est cause de joie et d'espoir.Nous l'en félicitons et l’en remercions.•AU PAYS DES BELLES CHANSONS”! Le premier de ces nouveaux programmes débutera .jeudi soir, le Sà avril, à 8 heures.On l’a intitulé “Au Pays des Belles Chansons”! La titulaire de ces émissions hebdomadaires sera Marie-Paule LeBlond, soprano, qui fut boursière de la province de Québec- et étudia à New-York.Elle aéra accompagnée par un ensemble musical, piano, orgue et dul-citone.Le thème de ce programme parle déjà à nos coeurs On a choisi l'air charmant, de l’opéra Mignon, par Ambroise Thomas: **C'onnais-tu le pays”?A CHRC, le jeudi soir à 8 heures.COURRIER HUMORISTIQUE A CHRC A 8 h.15, à CHRC.à compter également de ce jeudi.25 avril, un autre nouveau programme dans le style léger et amusant.On l'a nommé ‘‘Le Courrier Humoristique”.Quel sera le sujet de cette correspondance réjouissante’ On ne m’a pas donné la clef de la boite mystérieuse.A 8 h.15, à CHRC.jeudi, on vous révélera tout ce que votre curiosité voudra savoir.ECOUTEZ-VOUS?— CHRC Hé oui! un nouveau programme à CHRC.Une émission de une demi-heure, irradiée le jeudi soir, à 8 h.80, à compter de ce 25 avril courant.Il s'agit, parait-il, d'un questionnaire nouveau genre.Au hasard de l'annuaire, on vous téléphonera, et on tous offrira la LA FEMME QUI CHANTE! A CHRC.C'ent lundi prochain, le 20 avril, à 7 h.45, que CHRC lèvera le rideau sur cette nouvelle présentation.vous faisant connaître une nouvelle artiste dans la personne de madame Laurette Falardeau-Mercier! “La Femme qui Chante"! DE NOUVEAUX TALENTS A CKCV le programme Intitulé “C KCV présente.” a été l'occasion.pour plusieurs de nos artistes presque célèbre* maintenant, de se révéler à l’auditoire radiophonique.Mentionnons seulement que nous y entendons encore Marguerite Paquet mexco-soprano.Patricia Poitras, mezzo-soprano, Ga-brielle Bisson, contralto, Françoise I Rochelle-Roy, mezzo-soprano et autres.nous connaîtrons d'ici peu à ce programme, madame Paul Jacques, Claire Gauthier, et Jeannine Lachance, chanteuse (qui n'est pas la même que la petite planiste).VOULEZ-VOUS QUE J’VOUS RACONTE?CKCV annonce tVK plaisir que les commanditaires Whistle ont renouvelé leur contrat pour nous présenter au moins jusqu'à la fin de juin leur très beau programme du dimanche soir “Voulez-vous que j'vous raconte”?avec André Serval.Les radiophile* liront sûrement la nouvelle avec autant de plaisir, et voudront se joindre à moi pour féliciter les commanditaires.le poste radiophonique qui l'a révélé ainsi que l'artiste lui-même.Dimanche soir, à 8 heures, à CKCV.veuillez écouter André Serval vous narrer: ‘‘Une Aventure” par Michel Corday.et "Le Sous-Préfet aux Champs” par Alphonse Daudet.MADELEINE LACHANCE CHANTE!! Madeleine chante le* mardis, jeudis et samedis à 5 h.30, à CKCV.et elle continuera â chanter pour votre joie.plusieurs semaines encore, ses commanditaires “Le Restaurant Notre-Dame” ayant aussi renouvelé leur contrat.DIMANCHE — MIDI — CKCV Depuis onze ans, c’est le même commanditaire qui vous offre à CKCV l'émission musicale — par Tentremise de disques — du di- 14 CKCV Chaque semaine à l’émission AVEC UN GRAIN DE SEL” 12.00 — 1.15 P.M.Une jolie montre pour homme ou femme donnée gratuitement ?Compliments de la maison - ROAMER - manche midi.La maison G.-I.La-chance vient de renouveler le contrat pour une douzième année.Nos félicitations.Nous serions toutefois bien plus heureux si cette maison d'affaires demandait à l'un ou l’autre de nos artiste*, ou à un gToupe d'entre eux, de se charger de sa publicité radiophonique.Quand sortirons-nous donc de cette routine des disques cent fou répétés, cent fois entendus?L\m JCATION DE NOS ARTISTES Nos artistes, pour qui je réclame une plus large pari des irradiations sur les ondes québécoises, et tout spécialement en ce qui con-cerue les émissions commerciales, sont capables de faire du bon travail ;ils le prouvent chaque jour.Ainsi, durant la Semaine Sainte, on sentait entre chacun des postes locaux, entre chacun des réalisateurs, une émulation, un désir de mieux faire que l’autre.A C’KCV, Jean LeRoye, de deux heures à quatre heures, vendredi après-midi a présenté une émission particulièrement réussie.Voilà un annonceur aiq>liqué et minutieux en qui la direction du poste, ou éventuel Vment le commanditaire, peuvent se fier, pour ce qui concerne son champ d’activité.— A 7 h.30.à CKCV, également, nous avons écouté André Serval, diseur, qui nous a offert une émission de toute première valeur.A 8 heures, je passais à CHRC pour écouter “Chacun sa Croix”, grande émission de une heure, texte de M.Henri Mercier.Sauf quelques accents un peu trop mélodramatiques el que n'avait sûrement pas voulu l'auteur, cette émission était incontestablement d’une belle valeur.C'EST PAQUES! J'ai écouté à CBV la grande fresque pascale tracée par l’unique Cécile Chabot, puis je reviens, à 9 heures, à CHRC, pour l'audition de ‘‘Pâques, Emblème de Réveil”.Très agréable à écouter, oe texte poétique de madame Aline Fortier.Belles liaisons musicales, et très intéressante interprétation par madame Roland Lelièvre, Georges Powell, Paul Legendre, Gaston Poulin, madame Fortier, Michèle Derny, et Georgette Paquet.Félicitations à tous! DF.LA COMEDIE A CHRC Parmi les promesses que nous fait CHRC, je découvre l'irradiation d'une farce radiophonique, une série de sketches de Hervé de Saint-George», intitulée “Nato-1c et son oncle”.C'est à Nana Dau-villiers, collaboratrice de CHRC, que sera confiée la réalisation de cette série.Déjà, elle travaille à la préparation de ces irradiations qui commenceront bientôt.HISTOIRES D’AMOUR A CHRC A compter du 29 avril, du lundi au vendredi, à 10 h.15, dans la soirée, retransmission par le poste CHRC des “Histoires d'Amour" originant de CKAC, Montréal.De cette nouvelle série captivante sera tirée une pièce représentée plus tard au Palais Montcalm.LE GALA DE RADIOMONDE I e poste CBV retransmettra sans doute le “gala de Radio-Monde”, mais je n'ai pu obtenir confirmation de l’heure de l’émission.Au poste CHRC, l’auditoire pourra entendre à compter de • h.15 le radio-reportage de ce grand événement artistique, le plu» grand de l’année, se déroulant dans le* salons de l’Hôtel Windsor où aura lieu le couronnement de Miss Radio 19tû.L’au- ' ' v \>N#* 4V-’V < ' Zifa»#?' I JEAN-PAIX LUNE, ténor, artiste de CHRC ' ditoire de CHRC appréciera sûrement cette courtoisie de son poste préféré.A CBV Jeudi dernier, j’avais le plaisir d’entendre Rita Bilodeau-Fleury, soprano, dans un très beau récital.Quelle belle voix que celle de madame Rita Fleury.Souhaitons d’entendre plus souvent des artistes aussi agréables à écouter.Jeudi de cette semaine, le 25, l'artiste invitée au récital hebdomadaire de CBV, sera Françoise LaRocbel-le-Roy, mezzo-soprano.ICI L’ON CHANTE! Notre programme québécois, notre unique grand programme a été sacrifié deux semaines consécutives à des émissions de circons- tance.Tl reprendra sa place sur 1» réseau dominion de b Société Radio-Canada dimanche prochain à 8 h 30.Ici l'On Chante, avec Madeleine Lachance, Paul Letourneau, l’orchestre de Gilbert Iîaris-se.Les Peintres de la Chanson, et les piquants propos du trio Claire, Roland et Raymond, interprété** par Paulette de CourvaL Roland Lellèvré* et Léon Lachance, maître de cérémonie.DENISE BEAUBIEN A CHRC Le dimanche soir, à ?h.45, on a toujours plaisir à écouter Denise Beaubien, soprano.' Une bien jolie voix, une interprète intelligente.Elle est accompagnée au piano par sa mère.(Suite à la page 16) PAGE 14 £ RadioMonda O 27 AVRIL 1946 i .¦¦¦¦ggggf Snwi rr> pr Lors de la clôture du concours littéraire de Radio-Canada Le concert des cosaques du Général Platoff a permis à la population de goûter les chants nostalgiques, rythmés et caractéristiques de la mystérieuse Russie.A cette occasion, M.Mauger, l’impressario a Interviewé un des chanteurs.Ceci a sans doute donné un avant goût du concert car la salle était pleine à déborder.ANTOINETTE GIROUX.En vert,Ile dans la pièce “Tache de Sang-’ de Bernard Boulet, présentée par les Tournées Renaud.BIBLIOTHÈQUE PUBLIQUE Nous acceptons des abonnés dans toutes les parties du Canada.Vous avez toujours droit à au moins un volume par semaine.Tous reliés et numérotés.Envoyer 10.10 pour frais d'expédition de catalogues, circulaires, pamplets et conditions d'abonnement.Aussi service d'échange et location.Service postal garanti de 24 heures.Demandez à vos amis qui sont abonnés ehez nous, la première et la seule institution du genre au Canada.Plus de 3000 abonnés.L’INSTITUT LITTER A I R E Edifice Mignler, 73, de l’Eglise, Québec.Il faut que je vous parle du Banquier SPIC AND SPAN, le personnage du jour.Il faut voir avec quel entrain et quelle belle humeur, les citoyens des Trois-Rivières et du Cap de la Madeleine font accueil à ce généreux personnage.Il arrive cependant que le pauvre — je devrais dire le riche — banquier doit se demander pour qu’on réponde à se* questions.Une émission qui prend une vogue formidable c'est la Chronique Sportive inaugurée depuis peu à CHLN.Tous les amateurs de sport ne manque pas d’écouter les nouvelles concernant les activités sportives dans toutes la Mauricie et dans le monde entier.Gilles Pellerln a eu la peur de sa vie, jeudi soir dernier, lors de la veillée du bon vieux temps.Gilles qui était au contrôle par intérim entend tout à coup un formidable sifflement, bruit qui l'assourdit au point de le rendre sourd.Comme Gilles n’a pas de connaissances techniques, Il a cru que les amplificateurs sautaient et il s’est empressé de couper le courant.Heureusement, il n'y avait aucun danger et ce n’était qu'un tube générateur qui faisait défaut.Tout de même, Gilles s'est dit inapte à devenir opé- BALLET MUSIC-HALL 3 GRANDS BALLETS OC O H ÜJ (/) — Û Û U D CE Ui Q —> Z LJ > Scènes de l’Egypte antique Musique de HENRI MIRO • LE PAS DE L’HOMME A TRAVERS LA VIE Ballet - pantomime m VAUDEVILLE • Orchestre dirigé par GERMAINE MOINEAU 50 ARTISTES 50 BILLETS: PL.6404 au Monument Afpt'nnql Tnf.PT,.Ott00 MONUMENT NATIONAL 1182, rue Saint-Laurent MODES PRINTANIÈRES (^¦(ccjanfs tape aux PAILLE de fantaisie ou FEUTRE Modèles variés pour DAMES, FILLES et ENFANTS Votre maison canadienne-françatse '/"* maintient les bas prix Choix sans précédent à partir de Onze magasins à votre service $2-oo Chez CHARLEBOIS I-or» de la fête de clôture du concours littéraire de Radio-Canada, le dimanche, 14 avril.A la taille d’honneur — Ile g.à d.: M.Jean BEAUDET, directeur du réseau français, M.Adrien I’OI I.IOT et M.René MORIN, tous deux du bureau des gouverneurs, M.Léon LORRAIN, du comité du concours et M.Augustin FRIGON, directeur gé*néral de Radio-Canada.rateur.Il préfère jouer avec les mots.Depuis que Pierre Stein a assisté au concert des Cosaques de Platoff, 11 a pris une leçon de chant et on peut l'entendre fredonner — à la manière de César — la polka souriante, la chanson de la puce et la chanson des plaines.Avec un peu d’imagination, on peut reconnaître l’air mais difficilement le rythme.Des cérémonies grandioses se dérouleront aux Trois-Rivières lors du Sacre de Son Excellence Mgr Maurice Roy, évêque élu du diocèse, Toutes ces cérémonies seront radiodiffusées avec la permission des autorités ecclésiastiques afin de permettre à ceux qui ne pourront assister à ces magnifiques cérémonies de pouvoir les entendre.Plusieurs membres du personnel de CHLN ont été reçu membre des Chevaliers de Colomb.Pierre Stein ils sont frères en Chevalerie.Gilles "bouc” dimanche dernier.Us sont tout heureux puisque maintenant gnée bientôt entre les deux parties.Pellerin est aussi chevalier depuis plusieurs années et il s'en promettait pour l’initiation.par Charles Boyer et qui a prie une importance et un développement considérables depuis la guerre.Aujourd'hui, “le ‘‘French Research Institute” occupe deux magnifiques étages, boulevard la Cie-naga.Le rez-de-chaussée comporte de vastes salons-bibliothèques où Charles Boyer a accumulé, en plus de meubles et de gravures, tous les trésors de la littérature française.C’est une source incomparable de documentation où les directeurs, écrivains et techniciens de cinéma vont puiser chaque fois qu’un film a trait à la France.Ainsi de nombreuses erreurs sont évitées et Charles Boyer contribue pour une large part au prestige, à la nobles*# de l’art français.Le calendrier de la femme R1TKS MEDR’AI JF5S et HKLI« 11 KDSKS.Ce Calendrier indique de façon claire et précise vos jour» fer- tiles et vos jours st érils.K n li lirai ie: POl'H ADULTKS SKI'- LEM F jNT $1.00.Par poste $1.10.KD IT IONS NOSS OP < "ase 27, Station "H”, Mon 1 r*'a., Iiépt.Z 5.A la Ph wrmacie Montréal, HA.7251 ; PL armacle Oh.Rouas in, CR.2 ) 50.Demandez no tre Cata- lOU’.IO de PRIM KS cont *nant ries cin t a nos de roXSKIl,! < PR ATI- QU F S h est GRATUIT Depuis plusieurs semaines nous entendons tous les jeudis soir deux tenors bien connus: François Bel-lefeuille et Paul Dauphinais.Ces deux ténors qui font l'admiration des amateurs de belles voix savent nous donner des pièces très agréables et bien exécutées.Il faut espérer que nous les entendrons encore longtemps.De plus en plus l’on parle de baseball.L’on se demande un peu partout si les joutes seront radiodiffusées.II n’est pas douteux que CHLN donne des descriptions.Marcel Dufresne le sympathique gérant général des Royaux de la Canado-Américaine est favorable à oes radiodiffusions et l’entente sera signer bientôt entre les deux parties.Yvette KAPLAN Une visite à la fondation de Charles Boyer HOLLYWOOD — (de notre correspondant, Henri Letondal) — On ne saurait dire assez de bien du “French Research Institute” fonde VOTRE CONFIDENTE Vous invite à eosmnuniqu-rr avec elle.Elle vous fournira l'opportunité de correspondre avec des person nés honnêtes et distinguées.Faites-vous de nouveaux amis ! N’hésitez pas, écrivez maintenant! Vous serez satisfaits et en parlerez même à vos amis.Inrlnre 10e et enveloppe nffrnn-ehfe peur détnll» à “Votre ronfldcnte", Cosier Postal 2077.Pince «T.lrnie», Vtonirénl I, «tué.C’est le meilleur moyen Je vous assurer la lecture régulière de RADIOMONDE.Decouitez e bulletin ci-dessous et mettez-ie a la poste dès aujourd'hui, accompagne d’un mandat postal, à R\DIO-MONDE, 1434 ouest.lalnte-Catherine, Montréal.¦' \ • v- .3?ycaillez, je vous prie, ni expédier tre journal d l'adresse suivante: » Nom .4 dresse.y ille .pour.numéros, a tiartir de.I Signé TARIF 52 numétos $2.50 26 numéros $1.25 13 numéros .70 N.B — Faire remise par bon de poste ou mandat-poste seulement.TA [y LJ ÉÉ M 27 AVRIL 1916 RadioMonde PAGE 15 Il (Suite de la page 14) LES PEINTRES CHANTANTS.Tous no* postes radiophoniques nous annoncent de la peinture.avec des peintres chantants.Pas un de ces commanditaires n’aura été assez avisé cependant d’utiliser les services de nos artistes locaux pour leur réclame.Nous avons pourtant nos “peintres de la chanson’’.Sans préjudice! GASTON LAFRANCK 1»K RETOUR A CH RC M.Gaston Lafrance, à la suite d'un accident à une main, avait dû interrompre sa série ckémis-sions à CHRC.Parfaitement rétabli, M.Lafrance, pianiste, se fera de nouveau entendre le mercredi soir à 9 h.30, à CHRC.BLUES SKIES A CKCV Au poste CKCV, de 10 h.30 à minuit, Kmile Gene*t présente une agréable émission de disques sous le titre général “Blue Skies"! Une preuve de la popularité de ce programme, c'est que chaque semaine de nouveaux commanditaires s'a,joutent à la liste de ceux qui y sont mentionnés.D’AUTRES DISQUES: CHARLIE SPIV AK Au poste CKCV, trois fois !a semaine, les dimanche, mardi et vendredi, à 9 h.15, par l’entremise de disques l'orchestre de Charlie Spivak.Paris, nous pariait abondamment de prostitution, de prostituées, et de b.à plein micro, et sans sourciller.UN AUTRE CAS Lors de son émission spéciale de vendredi dernier,.André Serval, comme d'habitude, avait remis une copie de son texte à l’ope ra-teur-technicien.Ce texte portait comme en-tête une phrase dans le genre de celle-ci: “Emission spéciale du Vendredi Saint, André Serval, diseur, avec le concours de Paul Verlaine et Paul Claudel”.Le jeune opérateur d’accourir: “Comment, vous êtes trois pour e’te histoire-là.Je n’ai installé qu'un micro.D’ous-qu’y vont parler les deux autres”?On dit qu’André eut peine à retrouver son sérieux pour l’émission.GRAND CONCOURS AU PROGRAMME DE ANDRÉ SERVAL Les comanditaires de André Serval, chanteur, Le Syndicat de Québec, ont organisé un grand concours qui permet al,x auditeurs de ce programme de gagner des prix très attrayants.Ecoutez à CKCV, chaque mafin de la semaine à 19 h.15, puis écrivez.DES INCONSCIENTS Dans le monde radiophonique, les inconscients abondent.Et dans tous les genres, me direz-vous.Je vais vous citer deux cas assez typiques.Celui d’un jeune annonceur qui lisant au micro une nouvelle concernant ce règlement de fermeture des maisons.de LES QUEBECOIS A L’ARCADE Les Québécois qui avaient l'avantage d’aller passer leurs vacances de Pâques à Montréal se réjouissaient de pouvoir du même coup aller applaudir Annette Leclerc à l'Arcade.Plusieurs personnes m'ont téléphoné me demandant des prévisions à ce sujet.A la bonne heure.J'aurais bien aimé, moi aussi, aller voir Annette avec le groupe de comédiens annoncés pour jouer avec elle.DES APPELS TELEPHONIQUES J’en ai eu plusieurs ces derniers temps, puisque nous serons au-delà de quarante Québécois au Diner-Danse-Gala de RadioMonde, pour célébrer nos camarades décorés.Radiomonde" esi édité par les Pmni-cattons Radio Limitée.1434 ouest, Sainte-Catherine.PLatcau 4186* et Imprimé par La Compagnie de Publication de “La Paine" Limitée, 180 Sainte-Catherine Est Montrés!.ON DEMANDE CORRESPONDANTS, CORRESPONDANTES DISTINGUES, pour renseignements, écrivez: Mme Dolores, Case 108, Station Delorimier, Montréal.(Inclure enveloppe affranchie pour réponse.) DES BOURSIERS Nos félicitations à l'ami Roger LeMelin, auteur de “Au Pied de la Pente Douce", boursier Guggenheim à Gilles Breton, pianiste, qui a reçu du gouvernement provincial une bourse de $500,00 et à Mlle Simone Rainville, soprano, gagnante du Prix Archambault.L’UNION DES ARTISTES LYRIQUES ET DRAMATIQUES DE QUEBEC Lors d'une assemblée générale tenue récemment, les membres de l’Union des Artistes Lyriques et Dramatiques de Québec ont réélu par acclamation les officiers du bureau de direction.Ces officiers sont MM.Gérard Lévesque président; Roland Séguin,, premier vice-président; René Arthur, deuxième vice-président; Jos.Dussault, C.DA., secrétaire-trésorier; madame Aline Fortier, MM.André Serval.Lionel Gallichan, Wilfrid Giroux, Arthur Fortin et Roland Bélanger, directeurs.Nos félicitations! Jeanne ROCHEFORT Lisex bien ceci tes yeux ouverts La psychologie est une science offrant un intérêt à tous et à chacun.Ne livrez rien au hasard, car le succès auquel vous aspirez ne dépend que de vous-même.Pour connaître une réussite réelle et durable dans une entreprise, |l faut de toute nécessité développer certaines qualités morales, intellectuelles et physiques.la trsychologie vous aidera à comprendre la raison des insuccès en affaires et en amour, les moyens d’être heureux, de réussir en tout, même au point de vue social.Bureau de 1 hre à 9 hres p.m.Professeur A.1573 MONT-ROYAL EST ROBERT Téléphone FR.1952 LUNETTES, LORGNONS et Réparations* J.-A.RACETTE optic ien ivoRDonn \\< es licencie prescriptions d’oculistes Domicile •or demande 6528 St-Denis BUREAU.Tous les jours, 10 a.m à 9 p.m TEL.CA.9572 • Excepté lundi et jeudi, jusqu'à 8 p.m.• Ce n’est pas nous.(Suite de la page 5) Q.—Quels sont vos programmes favoris?R.—En premier de tout, les "Histoires d’Araour" de CKAC, parce que les histoires varient d’une semaine à l’autre.Je n’aime pas les romans-fleuve; la plupart se répètent, ils sont trop longs et quelques-uns d'entre eux sont sur les ondes depuis des années sans que la formule ne varie.A moi, donnez-moi du nouveau, de l’originalité! Je ne manque jamais les programmes "Qui Suis-je", “Living Room”, “Les Talents Locaux", “Grande Soeur”."Qui Suis-je" est présenté de façon plansan-te c’est une formule nouvelle et instructive.Q.—Y a-t-il des programmes que vous naimez pas?R.—Définitivement! “La Métairie Rancourt”, en premier.Trop de thèses, trop de longueurs, de monotonie.Nous avons assez de nos propres problèmes journaliers sans nous faire répéter tous les jours les problèmes ennuyeux des autres.Il n’y en a pas d’autres qui me déplaisent réellement; s’ils me déplaisaient, je tournerais simplement mon radio sur un autre poste au lieu de critiquer.Q.—Quels sont vos artistes favoris?R.—Mimi d’Esté, en tout premier lieu.J’aime ensuite Roland Chenail, Philippe Robert, Mia Riddez, Carmen Jogues qu'on devrait encourager davantage, Lucille Laporte; je me demande encore là pourquoi on ne lui donne pas plus souvent de rôles et de chansons.J'aime encore Albert Cloutier, il est malheureux qu'il soit attaché à un contrat et ne puisse pas jouer plus souvent.Q.—Préférez-vous la musique ou les sketches?R.—Je préfère la musique.La musique classique si elle est approprié à l'oecasion.Je n’aime pas .a musique de danse moderne, seulement les choses anciennes, les valses.Mes compositeurs favoris sont Chopin et Debussy.J’aime la chansonnette française, si on n'en fait pas abus.Je n’aime d’ailleurs pas l'abus en rien.Il devrait y avoir plus de variété dans une journée d'émissions.Je ne m’oppose pas qu’il y ait des sketches sur les ondes, mais il me semble qu'une couple par jour suffisaient.Je le répète, que nos postes nous donnent un peu de tout, mais qu’ils disposent de façon variée la tenue de leurs émissions.Iià musique bien choisie devrait cependant avoir priorité sur toutes les autres émissions.Elle repose après la journée d’ouvrage et ne peut qu’avoir bonne influence sur la masse des auditeurs.Q.—Avez-vous un annonceur fa-fovi?R.—J'aime ceux qui ont de l’esprit et de la culture en plus d'une belle voix, Bruno Cyr et Jean-Maurice Bailly par exemp’e.Je croLs que la part d’un annonceur est très importante dans la présentation d’une émission, qu’elle soit dramatique, musicale, gaie.ou ce que vous voudrez.Chez les annonceurs sérieux (sic) j’aime beaucoup Miville Couture, François Bertrand et Alain Gravel.Mais mon favori est Michel Normandin.Q.—Vous vous intéressez alors au sport?R.—Oui quand Michel Normandin est au micro.Autrement le sport ne me dit pas grand’chose.Q.—Que pensez-vous des nouvelles?R.—Je ne les écoute pas souvent.On ne donne pas assez de nouvelles locales et on donne trop de faits qui ne nous concernent pas.C’est déprimant, à la longue, d’entendre sans cesse les choses malheureuses qui se passent en Pologne, en Iran, des histoires de procès ,de pendaisons, de politique.Il y a trop de propagande aussi.De plus, les nouvelles sont présentées sans originalité, trop souvent dites à la manière d’une annonce de savon.En un mot, quand je veux savoir ce qui se passe, je prends le journal du jour où il y a de la vérité et je ne choisis que les nouvelles qui me plaisent sans me voir imposer pendant un quart d’heure les nouvelles que le poste m’impose.Q.—Que pensez-vous des programmes-questionnaires?K.—Je vous ai dit que j’en aimais quelques-uns, “Qui Suis-je” par exemple, parce qu’il a une formule instructive et “La Living Room Furniture” qui encourage le talent des jeunes.Je me permets toutefois de vous dire que plusieurs animateurs de programmes-questionnaires ne font pas annonce aux produits qu’ils recommandent en se faisant personnellement une publicité trop effrontée ou en se payant la tête des candidats.Il ne faut pas oublier que le candidat n’a jamais parlé devant un micro ou une foule, qu’il en est de là souvent timide et qu’il ne se présente pas, par là.sous un jour avantageux.L’animateur devrait penser à cela et ne pas en abuser.Q.—Etes-vous en faveur des artistes étrangers sur nos ondes?R.—Certainement, quand ils connaissent bien leur métier.Parfois même, ils peuvent en montrer aux nôtres.Mais cela ne veut pas dire que je les préfère aux artistes de chez nous.Si on abuse de leurs services, il s’ensuivra que plusieurs artistes canadiens seront privés d’une gagne-pain.J’aime une distribution proportionnée des rôles, des musiciens.Et je ne suis pas de celles qui ont l’esprit de clocher et tout en aversion de ce qui vient d’en dehors.J’aimerais cependant que les jeunes aient plus de chance de se faire valoir et qu’on ne prenne pas toujours le même groupe d’artistes dans toutes les émissions d’une journée.A entendre toujours les mêmes voix, on se lasse et on perd intérêt.Mme V.GERMAIN Q.—Quel est votre poste favori, madame?R.—J’écoute presque toujours CBF.Toutefois, du lever jusqu’à dix heures, j’écoute CKAC, puis je retourne à CBF pour le reste dr la journée.Je ne sais à peu près rien de CHLP, car mon appareil le capte mal, je ne sais pourquoi.Q.—Quels sont vos programmes favoris?R.—J’aime tout particulièrement “La Métairie Rancourt”.Ce programme me plaît sous toutes ses façons: texte, interprètes, mi-se-en-ondes, la leçon qu’il nous donne.Je crois que si on se donnait davantage la peine de l’écouter, on en retirerait une grande leçon de choses.Je ne manque jamais d’écouter, non plus, “Lettre à la Canadienne”, de Marcelle Marthe.C’est bien présenté, tout-à-fait intéressant et plaisant.Je choisirait ensuite "Mosaïque Musicale” et “Radio-Carabin” que j’écoute toutes les semaines.C’est du plus pur esprit français et plein d’originalité.On dirait cependant que parfois ils se relâchent un peu et ne donnent pas le rendement dont ils sont capables.J’aime aussi "Grande Soeur”, mais dites donc à son auteur pour moi qu’il mette un peu plus de soleil dans la vie de Grande Soeur.Pourquoi serait-elle malheureuse toute une existence.C'est une attitude déprimante pour tant d'autres qui souffrent dans ce monde.L'héroïne de ce roman devrait, au contraire les inspirer à avoir confiance, leur expliquer qu’un jour elles auront la récompense de leur souffrance, le brin de joie qui leur revient normalement.Ne pensez-vous pas que ce serait mieux?.J’écoute aussi régulièrement “Jeunesse Dorée”, “Rue Principale", “Quelles nouvelles”.Mais ici, je vous avouerai que j’aimais mieux Jovette elle-même que Janine Sutto dans ce genre.Ce qui ne veut pas dire que Janine Sutto ne me plaît pas.Non, bien au contraire! C’est en fait une artiste de grand talent, très fine, mais je dis simplement que dans le genre des sketches de Jovette, elle me plaît moins.En plus de ceux-là, j’aime “Radio-Collège”, l'une des émissions le* plus ins- tructives sur nos ondes, et finalement la formule originale du pr(J gramme “Qui Suis-je” m’amuse beaucoup.Q —Y a-1'11 des programmes que vous n’aimez pas?R.— Il n’y a qu'une chose que je n’aime pas.Ce sont les premières émissions musicales du matin à CKAC.On répète trop souvent des vieux disques, des fadaises, on se répète, on ne semble encore éveillé.La musique est annoncée à la diable, de façon souvent stupide.Pas plus que j’aime l’éternelle chanson des bananes de Muriel Millard.C'est de mauvais goût.Q.—Quels sont vos artistes fa-voris?R.—J’aime tous les artistes en général, mais je croie que mes deux favoris son* Albert Cloutier dans le drame et Juliette Béliveau dans la comédie.En ensemble, toutefois, les postes locaux ont un joli choix d’artistes.Q-—Préférez-vous la musique ou les sketches?R.—J’aime la vérité, mais je crois qu’il y a trop de sketches sur nos ondes, et on devrait balancer avec plus de musique.de la bonne musique, pas du boogie-woogie, ou du jazz.Q.—Ecoutez-vous les programmes-questionnaires?R.—Oni, j'écoute surtout “Qui Suis-je” et “La Mine d’Or’.Ils sont amusants.Q.- -Que pensez-vous des nouvelles?R.—Je ne les manque jamais, mais ce que je leur reproche, c’est de répéter trois à quatre fois par jour absolument les mêmes nouvelles.Ça ne devient plus du neuf.Souvent même on répète encore le lendemain les nouvelles dites la veille: surtout les fai's qui touchent la propagande.C'est énervant.Voyez-vous un journal qui essaierait de se vendre le jeudi, disons, avec les mêmes nouvelle» que nous avons lues, le mercredi.Il n’y a pas assez de nouvelles locales non plus.Q.—Que pensez-vous des artistes étrangers sur nos ondes?R.—Il y en a de très bons, et ça ne nous fait pas tort de les écouter.Mais je ne suis pas prête à dire de là qu'ils sont bons parce qu’ils viennent de France ou d'un autre pays.Nous en avons Ici à Montréal qui peuvent rivaliser avec eux.* * * Lord Oh! Oh! invite les lecteurs de Radiomonde et les auditeurs de nos postes français à lui faire parvenir leur opinion personnelle , des gens et des choses de la radio, dans le sens des quatre entrevues publiées ci-haut.Ils ont ici le droit de dire dans cette page ce qu'ils pensent sincèrement de la radio de notre province.Leurs lettres, ou partie de leurs lettres, seront publiées, à condition qu'on permette à Lord Oh! Oh! de publier leur nom et adresse.Une autre condition c'est que tout en étant absolument franches, elles soient polies.Toute critique sérieuse, même si sévère, sera considérée.LORD OH! OH! AUTOSUGGESTION Psychologie et psychoanalyse.Professeur reconnu depuis 25 ans.— Méthode enregistrée.— Consultai ion gratuite.Mme G.du Printemps 3884 Parc-Lafontaine Voyez.^ “La Vie en Rose” i n f.usant p&rtie de nu ( tre club de ctinrsiHin fiance Echange, dl*trac-tioa, nouveaux amis, etc J Prix ft I.00 par ann^c.flcnnclgncmeat* gratl*."U Vie en K ose*’, i a*' i 43, St-Roch.Quebec, f Q , (ft KadioMondc PAlUE 16 27 AVRIL 1946 DIMANCHE incRm mm SAMEDI LUNDI MARDI lAlondp (tlnrllf K«r
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