Radiomonde, 5 janvier 1946, samedi 5 janvier 1946
SEPT CENTS IF NT^MTfW g' 551.¦ ISBill ¦ ¦ .MONTREAL, 5 I.VNXUUl M*M YOU VIU — N« t >•-.r .TI.V \ ' /;' 1 ¦ - - ft ¦ m ¦ y,yy.>$s§g§j$l£$ , Vi V.V‘ y.vj | „< lü i h PÆ ft »t < MS.' " pc • .• ÜÈM ^±t- ^ o.04110 LES AMIS DE L’ART A l’église Notre-Dame, le 7 janvier, 8 n.45 p.m., récitai d'orgue par Françoise Aubut, jeune organiste de grand talent, Premier Prix du Conservatoire de Paris.A l'Auditorium du Plateau, le 24 janvier, 3 h.30 p.m.la famille Van Trapp, chanteurs, sous la direction du Dr F.Wasner.Au Ritz-Carlton, le 30 janvier, 8 h.45 p.m., récital par Mariette Gauthier, pianiste.Nos membres sont invités à visiter les expositions de peinture qui se tiennent présentement à l’Art Français, à la Dominion Gallery, à la Stevens Art Gallery.¦Radiomen;}*" est édité par les Publications Radio Umltic.1434 ouest.Sainte-Cathertne.PLateau 41S8* et Imprimé par La Compagnie de Publication de "La Patrie ’ Limitée.180 Sainte-Catherine Est.Montréal.LUNETTES, LORGNONS et Réparations h • Ill'll! Il N III Hi IM l N N \ Ni | » l.llf M II 0520 Et-Deni SPREAD.Tons les jour».10 a.m.h 9 p.m TEL.CA.9572* Excepté lundi et jeudi, jusqu’à 8 p.m.• Ci - haut le lieutenant PAUL VERMET, officier an service de» Relations extérieures de l’armée depuis 3 ans, à qui les autorités militaires d’Ottawa viennent d’ae-corder la permission de se retirer du service pour une période indéfinie.“F r è r e s d'Armes’’, "Reportages”, "Variétés Militaires "44” et “45” sont là quelques-unes de ses nombreuses realisations radiophoniques; “Voici l’Armée” demeurera cependant l'émission par laquelle notre camarade aura le mieux servi les intérêts de ses compagnons d’armes; nombreux en effet sont les pères, mères et amis qui par cette émission lui furent redevables des plus récentes nouvelles sur le compte de leurs gars en uniforme au pays et outr?-mer ainsi que de la mise en lumière de tous leurs exploits.C’est à regret sans doute que ceux-ci lui voient mettre un terme aux services qu'il leur a si bien rendus jusqu’ici.Après nous avoir fourni maintes fois l’occasion de le connaître comme artiste auteur, réalisateur et publiciste de grand talent, le lieutenant Vermet assurera désormais la fonction de Chef du Département français de Publicité de la Maison Henry Morgan Co.à Montréal.Félicitations très sincères à notre excellent camarade et ami.“Mlle Josette, ma Femme”, de Gavault et Robert Charvoy "Mlle Josette, ma femme” que Radio-Canada a mis à l’affiche de son théâtre pour l’émission du jeudi, 3 janvier, à 9 heures, a été créée au Gymnase, à Paris, en 1906 et n’a rien perdu depuis lors, de sa fraîcheur et de son pittoresque.Cette oeuvre de Paul Gavault et de Robert Charnoy s’apparente au vaudeville.Le cinéma se l’est appropriée avec un égal succès.Traitée à la manière de scribe, disent les critiques, elle échappe au fatras de certaines pièces dites gaies et met en scène des personnages vivants, amusés, dans un milieu où se combattent l’ironie, l’humour et le sérieux.Un tuteur, célibataire enragé, pour soustraire Mlle Josette, sa pupille, à quelque fâcheuse intrigue, veut bien la fiancer pour la forme et peut-être même l’épouser.Mais l'épouser, voilà pour lui une chose grave.Mais qu’on attende plutôt que le rideau se lève sur cette comédie le jeudi soir, 3 janvier, pour connaître le dénouement de l’aventure.Mise en ondes de Paul Leduc.Les principaux rôles ont été confiés à Marjolaine Hébert et Gaston Dauriac.Récital de piano par Mlle Fafard Mlle Rachel Fafard, pianiste, donnera un récital pour les auditeurs de Radio-Canada, le jeudi, 10 janvier, à 10 h.45 du soir.Elle jouera "Come Sweet Death” de Bach; "Scherzo opus 54 no 5”, de Grieg et “Danse Espagnole No 12”, de Granados.L’ANE Tire, pousse en tirant, va de la tête (?), fait passer le chemin sous lui, déjoue la rocaille, nuffle, souffle, piaffe, cloche, avance; têtu dans l’ardeur comme dans la paresse; les oreilles en cônes ou en arbalètes, continue dans les nuages quand la route s’arrête, il porte sa charge comme Atlas le monde, sans point d’appui, lourd et léger comme l’air: Hl-HAN! il disparaît dans le soleil.Hl-HA.N! il ressort par la lune, la petite ourse se réfugie dans les bras «le la grande, il boit la voie lactée puis la traverse à see.A son HI-HAN d’airain, d’anciens dieux amusés accourent et l’invitent; or le faible titan plus jaloux de son courage qu’eux de leur gloire gravite, spirale, plus liant toujoer .Mais voici qu il se prend «laiis les lianes d’une flûte; un hautbois, siriiie d uni- symphonie pastorale, annonce la chaleur; un cor s’astiipie, se dore la voix; des violons, des violoncelle*, îles contre-basses ont posé leurs chevalets pour peindre la danse des aurores; le viola couvre de chair une «lu 20 au 30 juillet.— Vos vacances annuelles.Un an durant, voue aviez rêvé de canotage, de pèche, de ropoe dans un hamac laineux sous les saules dont parle Lamartine.Et dix Jours durant, voüs avez lavé des couches, promené les petits et laissé dormir votre femme.Le dernier soir de votre vacance, un gros orage.Et vos pantalons blancs sont tombés de 1« corde à linge.Dans la boue.1*.5 août.— Fête de votre petite fille.Vous lui donnez un ber.I*.H août.— Fête de votre femme.Vous lui donnez un bec.Le 14 août.— Anniversaire de votre mariage.Vous donnez un aure bec à votre femme et ce sotr-’à vous lui aidez à laver la vaisselle.Le 15 août.— La paie! Le 3 septembre.— Fête du Travail.Et vous essayez de dormir toute la journée.Oui, mais les petits ont cotte drôle d'intuition des congés de Papa et à 7 h.a.m.ils veulent aller voir les poules de l’écurie d’à côté.Le 18 septembre.— Votre belle-soeur est venue passer le week-end.Moeus ce qu’elle ressemble à sa soeur en pyjamas, le soir de ses noces.Et vous êtes catholique.Mosus! I/O 1er octobre.— Les feuilles jaunissent.Le soleil se couche plus pâle.Les nuits sont déjà froides.Vous n'avez pas encore votre charbon ni votre augmentation de salaire.L© 1er oclobre.—Votre femme a reçu son club dp cartes.C’est vous qui avez fait les sandwiches et vous vous êtes coupé un doigt.Les petits n’ont pas voulu aller au lit avant 11 heures.Puis, on vous a demandé de remplacer une absente et vous avez dû jouer avec la plus laide du groupe.I.© 30 octobre.— Halloween.Votre chien a couru après le chat de la maussade voisine et elle vous a engueulé.Le petit dernier.de l’autre voisin a été enterré cet après-midi.Il pleut.™ Vous êtes déprimé.La radio annonce qu'on a pendu quatre hommes en Allemagne.Les chanceux! I^e 1er novembre.Toussaint.A la messe M.1© curé a prêché sur leg saints et a répété plusieurs fois “qu’il faut admirer les saints”.Vous n’avez retenu que cela du sermon et cela vous a fait rire.Les gens du banc d’à côté vous ont regardé.Vous avez rougi.I« 2 novembre.— Le jour des Morte.Et en faisant du nettoyage de tiroirs, vous retrouvez ’.a puu-pé© d’une enfant, disparue.Et il faut qu'à ce marnait même le glas sonne dans le matin pluvieux.I,e 11 novembre.—— L'armistice de la grande guerre et vous vous rappelez l’autre 11 novembre, il y a 27 ans.Vous dansiez avec d© folles petites fille® dans le* rue* de I-ondres.Et vous essayez en vain de vous rappeler du reste.Ith.de non celle JOUISSEZ D uNE BONNE SANTE en faisant corriger les pincements de nerfs dans votre épine dorsale fhr* un < H1ROPR VnCfF.N DIPLOME de Palmer 4553, RUE SAINT-DENIS, tel.: HArbour 7524 LA CHIROPRATIQUE n’est ni tm-dccine, ni ehirnrgle, ni ohxtétrique LAURENT HURTUBISE 5 J ANY.1940 RudioMondq ©' TAGE 9 ÎBS9MR9 — Oui, mais ,1 ne rentra eue vers un.heur".».t'offrira un compromis si — Je me demande si vous l’apprécier à sa juste valeur, ce gar- non.çon! lau- —Je l’apprécie tellement que le joui' où il épousera ma petite-nièce, du matin.Etendue sur la chaise (SuUe) le voir dans huit jours.c’esté- -Mal* je ne comprends pas ton - Qu’est-ce que tu as vendu en- ' Hirp lundi nrochain7 insistance à vouloir absolument core.Lisette, ce soir-là, attendait An- .is u s-attend à ce que t’occuper de mes manteaux de four- — Mes perles.ma dré qui était au chevet d une mala- ’ la aomme.rure, aujourd'hui! P« m* bague Jt,ur ou „ e_.—.- dit qull —Et moi, je comprends encore trel?0iR ;”plu> deux manteaux je lui verse une rente de deux cents _ i tu nas moins ton refus daller chercher f0urrure pour 780 dollars.Et dollars par mois.Et je n ai pas lc.nTinnd il narut pas la somme ce manteau que tu as retire de 1 en- , rt,r.tu fais de attendu après toi, ma chere Gae- ait lire.Qu.-Toujours ton fameux instinct?treposa*.hier.Où est-il?Dans ta J™a ° Vflir Jmapauvre cl érie! tane, pour m'ouvrir les yeux sur -Oui.oui appelons ça comme chambr€?je vais y aller.^ me a«air“M *adresse de ce8 se, mérite3.Mon notaire est venu ça.pour les besoins de la conver- __André?messieurs avec qui tu as traité, ce matin même, et j’ai pris les dis- — Quoi?J’irai leur rendre une petite visite.positions nécessaires.Eh bien — André, je te demande de venir Et qu’est-ce que tu voulais faire de quoi?qu'est-ce que tu as,.lu e» cet argent?L’offrir à Pinson?Tu malade, Gaétane?.Faut soigner ° __ _____________m _ I _ .In /l.ifnc'p IM I f* m* longue de leur chambre, Lisette essay dans la porte, elle s'efforça de sourire, et réussit passablement bien.— Bonsoir, mon chéri.— Que tu es belle, Lisette! Tu as l’air d’une apparition d’un autre âge, dans ce rose et cette pénombre sation.— Je te jure bien que je serais prêt à accepter n’importe quoi! — N’est-ce pas, André?.N’im- - C’est ce qui te rend romanti- P°rte quelles conditions, si dures t esi te qui soient-elles.Gagner du temps, c est Z Oui, ma douce chérie, dit-il en tout ^ l’embrassant.— Mon chéri.Alors, ça s’est bien passé?— Mais oui Lisette.Un gros garçon.Comment est ma mère, ce dré Un peu moins nerveuse, An- — On trouvera bien.dit-elle, en s’interrompant pour lire sa lettre.Ne t’inquiète pas, mon chéri.— Oui.oui.qu’est-ce que cette lettre?Ah! ton fourreur!.Au fait, s’il y a une petite retouche à faire à ton manteau d’écureuil, crois qu*Anatole Pinson se serait ça« Tu sais que je déteste les fem-contenté de 700 dollars, alors qu’il mes qui tournent de l’oeil a propos en réclame 18 mille?¦—André, tu ne sais pas à quel point je voudrais t’aider! — Et tu te demanderas ensuite pourquoi je ne te mets pas au courant de mes affaires?-J’ai perdu la tête, André.de tout et de rien.____Oui.oui mon oncle.oui évidemment.je.* * * Gaétane ne perdit pas de temps, en sortant de la chambre de son oncle elle se dirigea vers l’appareil — Est-ce que tu crois qu’elle de- Lisette, ne néglige pas.Ça coûte vine l’impasse dans laquelle nous une bagatelle quand on les entre-nous débattons?tient bien régulièrement, ces man- — Je ne pourrais dire, André.teaux de luxe.Mais qu est-ce que Mais tu sais, les mamans.tu as?.Lisette, voyons, qu’est-ce __je voudrais bien l’épargner.Je que tu as?.Ma pauvre cherie.donnerais ma main droite pour.Qu’est-ce que tu as à pleurer?Mon __Elle ne permettrait pas que pauvre tout petit qui fait des son chirurgien de fils sacrifiât sa efforts inouis pour se conduire main droite.comme une femme.Allez pleure, — Je suis sérieux, Lisette.va!.Pleure, ça te fera du bien.— Je sais, mon chéri.Mais tu vois bien que j avais raison — Bébé Lyse elle s’est couchée de vouloir t’épargner ces choses- eomme une grande fille?là.Tu vois bien que ce n’est pas — Comme une grande fille.Tu fait pour toi, ces grosses miseres.me donneras cependant de ces pe- — C’est ce qui te trompe.Et c’est tits cachets roses, veux-tu, André?fait pour moi autant que pour Je n’en ai plus.Et ce soir, elle s’est n’importe qui.Et si une femme n a s’ôterniier J’ai mis des pas le droit de pleurer, maintenant, ^- — - - permis • - quand elle a.quand elle a mal Ici.J’ai des choses plus sérieuses a Elle parlera à Paulo Giguere.Peut- ijf PA U LO GIGUEBE gouttes dans son nez, mais je voudrais avant de me coucher, aller aux dents.lui faire prendre un cachet.—Pauvre chérie!.Pauvre pe- __Elle ne fait pas de tempéra- tite chérie, qui méritait tellement ^ure7J mieux que ça! — Simple mesure de précaution .— Je crois que je te donnerai la — Il ne faut jamais perdre la té- téléphonique.Une heure plus tard te.C’est dur parfois, mais chaque paulo se présentait à la liaison fois qu’on la perd, la tête, ça coûte de ia rUe Patterson.Gaétane s en-cher, crois-moi.Allez ne pleure ferma avec dans le salon.pas comme ça.—Allô! allô! mon petit Paulo.™ — Tu n’es pas fâché?Tu ne m'en Vou3 permettez que je vous ap- veux pas?pelle mon petit Paulo?— Comment veux-tu que je t’en —Si vous voulez! veuille pour une gaffe commise, —Mon pett Paulo, ar^'', ,, , alors que j’eti ai commis une mille chose extraordinaire.Fo .• fois plus grande?.On est deux Mak qu’est-ce que vous avez men imbéciles.Disons qu'on est deux pu lui faire?., Imbéciles et allons manger.Al- —A qui?A Marie-Pei ,e Ions essayer de manger, Lisette.—Non.A l'oncle Anatole.* * * —Ah Ç&! __Il va falloir que vous 1 epou- Gaétane Landry n’a pas fermé s;ez immédiatement, maintenant.l’oeil de la nuit.Cette sotte Ma- __tj va falloir que j’épouse l’on- rie-Perle qui ne veut pas compren- cje Anatole?dre, et saisir au vol la chance ines- _Mais non, Marie-Perle.Parce pérée qui lui tombe sur la tête!.que vous l’avez séduit complète- ment._ , .— Moi?J’ai séduit Marie-Perle?— Mais nor., l’oncle Anatole! — J’ai séduit l’oncle, et je répare ¥ * * Le lendemain de cette soirée qui clef Ve ma pharmacie, Lisette.Tu s’était terminée par des larmes, de faire arranger, connais assez bien mes fioles, la part de Lisette, larmes qu’André maintenant, pour savoir ce qu’il Boileau mettait, avec justesse, sur faut toucher et ne pas toucher.le compte d’une nervosité bien com-Tiens, aussi bien te la donner tout préhensible, ce lendemain midi, de suite.là .j’en ai deux.donc, André entra chez lui en di-Mais ne la perds pas, hein Lisette?sant à Lisette: A toi seule je permets d’ouvrir ma Justement, ma cherie, j ai ren-pharmacie.Oh! et puis, j’ai du contré à midi le gérant de chez courrier pour toi.Tu m’excuses, Gordon.Je lui ai parlé de ton mais ça m’a parti de l’idée aujour- manteau d’écureuil.Il me dit que d hui.Je l’ai traîné dans mes po- tu es allée le chercher, hier matin?cbes ' Tu l’as sorti de l’entreposage?— Merci, André.—Oui je.,, , — Je ne sais pas comment j’ai pu —Ce n’est pas le moment de ne- argent.qui gliger ces choses-là.Mieux vaut discuter avec toi.être verra-t-il tout l’intérêt qu’il y __ je veux voir ce manteau.aurait pour lui, pour elle, et aussi — André.André, c’est inutile, pour Marie-Perle évidemment.il.n n’est pas dans ma chambre, tout l’intérêt qu’il y aurait à ce en épousant la nièce.Je ne corn- — Où est-il?Que ce mariage se fit.Mais avant prends pas très bien.— Je.je l’ai porté ailleurs pour d’en parlsr à Paulo Giguère, il faut ____j^on petit Paulo, je n’ai pas qu’elle, Gaétane, trouve le courage réaisté au désii de vous téléphoner — Ailleurs que chez Gordon?de questionner l’oncle Anatole.S’il immédiatement.Pensez tout ce que — Oui.où l’on me demandait fallait que tout cela ne fût qu’une «a représente pour moi! i™.histoire en l’air!.Après s’être one., vc moins cher, — Tu mens, Lisette mens très mal.— Je t’assure, André, que.— Où est ton manteau d’écureuil?— Oh’ André.André! fait Lisette éclatant en sanglots! — Allez, viens t’asseoir.Viens là.Qu’est-ce que tu en as fait?— André, Après s’etre ' ____parce que.vous aussi, voua Et tu informée auprès de Germaine Du- ètea dans ît combine?bord, après avoir reçu l’assurance qu’elle ne les dérangerait pas.Gaétane Landry se présenta auprès de son oncle.— Bonjour mon oncle.Vous avez bien dormi?Nous allons vivre ensemble.™ .— Je vais vivre avec vous?— Et Marie-Perle aussi naturellement ! — Où ça?— Oh! mais on trouvera bien!.™ _______ —Il y a longtemps que je suis Avec vos deux cents dollars par je voulais trouver de réveillé.Je ne fais pas la grâce mois, les trente qu'il me donne à matinée comme toi, moi! mol, sans compter ce que gagna — Oui.évidemment.— Et tu as brocanté ton manteau Marie-Perle chez le professeur — Je travaille, moi! Swanson! Mon petit Paulo, je vais —Oui.oui vous travaillez.faire aVec 'voua, une vie comme vous travaillez même trop, mon jamais plus je n’osais espérer, à moins de tuer l’oncle Anatole.m’atetendalt°Urnée ^ Saÿer imméd7at"eme"nt un'petit' rél d’écureuil.Combien as-tu eu, pour — Je suis sûre que ton travail i»e parage d’une cinquantaine de dol- C€ manteau.souffrira Pas des difficultés que tu lars plutôt que._Tu n’as p'as’'vendu ton mou- oncle Anatole, traverses.—Oui.oui je sais, André.gris l'espère’ —Toute mt.vie, j’ai travaillé!™.-Il ne faut pas.-Ce n est pas de sitôt que je ZLfTkut demerit d’argent An- Et si je n> l’avais pas fait, hein?-Non.Il ne le faut pas.pourrai remplacer tes manteaux 11 raul tel eme a arg , qu’est-ce que vous seriez tous de- -Je crois que j’ai trouve une de fourrure, d'apres ce que je peux "^Les deux, Tu ^ vendy ^ venus?*°‘u 1.0”' -*¦ __T ., k nirinni nnc de deux manteaux?.Combien?.—Ça je me le demande! — Ah oui Je t en prie, ne parlons pas de e acheteur’ -Soixante-et-quatorze ans!.J'ai ' ™_rt" — Je vais tout simplement le ça.Je t assure que je n’y vols au- „ , .1 ., ., quart.tuer.cun intérêt pour l'instant.Combien t a-t-tl donne?soixante-et-quatorze ans, et a neuf _je touche le quart?Le quart — Tuer Pinson?Mais c'est une —Lisette, c’est inutile de remet- Quatre cents dfotZdo» lettré» d’nffU'* tncoie a de quoi?Idée, ça! Seulement, je ne crois pas tre au lendemain ce que.-,T« 8a« combien je les avals dicter des lettres d affaires.Je me _ ne , que ta fille te soit bien reconnais- - Mais oui, je sais.paye8?',V ^ mouto"’ "euf c*n pZ^vZ.wZZ P?UrqU01?santé, plus tard, quand elle lira - Il me dit qu’il n’y a pas grand Mciireuil, ü •?Q .‘"i -il ' ° Z ‘’ , a m, d’anciennes découpures de jour- chose à faire sur ce manteau.Moi Andre., et ils ne veulent m * c e- ussi- Mariaux.En tout cas, c’est une solu- je me souviens en tout cas, que ' fa,t rie'Perle et moi’ V0UJ! en eomnaea- tion.Seulement, si j’étais à ta pla- tu voulais qu’on retouche les m&n< ce, avant de prendre cette décision, ches.j’attendrais de voir quel compro- —Mais oui, André.„ ,.____ .mis il a à te proposer.— Je veux en avoir le coeur net.-Evidemment.Mais comment, m est égal.J ai la satisfaction du — Comment sais-tu qu’il doit Va le chercher.Je sais que ton 1,8 v«ulent pas te remettre tes devoir accompli.____» , ohiets?Tu e» nllp vendre —Parlant dp Lisette pleurant de plus en plus.— Où ça?— Rue Craig.nous trè3 reconnaissantes, je vous prie de le croire! — Tuons-le! — Paulo, ne faites pas de blague là-dessus.S’il meure jamais de façon douteuse, vous serez incriminé, maintenant que vous touchez le De sa fortune.— Tiens?— Il vous a couché dessus.— Sur quoi’ — Sur sor.testament.— Ah tiens?—Et les deux cents dollars par m’offrir un compromis?manteau de mouton gris est en par- , — Ne m'as-tu pas dit toi-même fait état, mais ton écureuil.va qu'il t’avait demandé de retourner le chercher immédiatement.“Jeunesse Dorée” est irradié du lundi au vendredi, à midi, par les postes CBF, Montréal; CBV, Québec et CBJ, Chicoutimi.Parlant de Marie-Perle, mon quand?Hier?.Et ce matin tu oncle.cette pauvre enfant qui essayais de les ravoir?s'étiole dano un bureau.A son — Je savais que tu ne me le par- âge, une toute autre vie serait tel- donnerais pas.lement plus naturelle! Surtout — Tu as vendu autre chose?quand on a un amoureux.— Oui.— Quoi’ — André, j’&l tout de même pu licat, si.avoir sept cent quatre-vingt! —Oui.™ oui je sais tout ça.Je ne le crois pas.Mais ça mo\a ce sont iPa intérêts du capital approximatif qui sera votre part.Raymond est furieux.R dit qu’il va vous étrangler.— Mais Jo croyais que c'était la vie d'Anatole.de l'oncle Anatole qui était en danger! — Oh! faut pas s’en faire sur es _ , , ._ , que dit Raymond.Il est violent, -Oui, le jeune Paulo G.guère .„ n.irait }amaia ju*quâ meV- -Un garçon si charmant, si de- tre M mpnacws à exécution.(Suite à la page *) PAGE 10 RadioMondq 5 JANV.1916 LA semaine dernière, nous recevions par téléphone interrurbain des extraits des critiques qui commentaient la première de -Saint Lazare* Pharmacy” à Chicago.Ces notes nous arrivaient alors que les presses commençaient de tourner le dernier numéro de RADIOMONDE 45.Force nous a donc été de les reproduire en anglais, n’ayant pas le temps d'en écrire la version française.Nous nous reprenons aujour d'hui puisque ce sont-ià des témoignages d'un évènement considérable pour notre monde artistique: l’instaLla-tion de neuf des nôtres sur une CLlutL 'iiCHAAreJUU^' Æ.porté à sa mise en scène et sa distribution authentique et souvent brillante, “St-Lazare’s Pharmacy" ___ — (.) cette pièce est un essai, une •cène de l'Ouest américain afin dans la soirée, jagotée en vieil e promesse de pièce.Elle est surtout d’atteindre les lumières de la femme pour souligner la morale r dans “The Glass Maneger.e” de aussi bien dans le texte que dans Le dramaturge, qui apparemment fabuleuse renommée, nous a en- l’interprétation avec une retenue a étudié Edgar Guest dans une voyé Fridolin dans “Saint-Lazare’s subtile et sans le poids du sermon version hongroise, admet que “l’on Pharmacy”.Cette nouvelle pièce ou de ia morale (.,.).doive combattre pour son bonhesv” rien de Tennessee Williams — FRIDOLIN, étoile de la scène et plus loin “qu’on ne saurait trou- u ;lti manque la superbe puissance canadienne-française, faisant ses ver la félicité en s’échappant de émotionnelle de sa composition débuts américains hier soir, a ob-soi-méme.” “.qu’elle est préci- théâtrale — mais elle est un pré- tenu un triomphe personnel éga-sément où Ton vit .etc., etc.Ce texte chaleureux, plaisant, reposant uint en popularité la bien-connne genre de méditation n’a sa place et aimable d’aller au théâtre.L’in- Miss Hopkins (.).RITA MORIN qui a récité “La Charlotte prie Notre-Dame'’ au poste CKAC, le soir de Noël.où on puisse s’attendre de trouver Jo Mielziner, le co-sorcier de Mr.savoureux (.).des idées originales mais plutôt un Dowling dans le monde de lumières Henri Let ondal, en éditeur de t>«-miroir brouillé qui réfléchit les et d’ombres du théâtre.luge, il y a 30 ans et Georges vieilles! Déjà la valeur d'un dialo- Dans cette admirable vieille Alexander, en policeman de cette gue, le pittoresque des caractères pharmacie canadienne - française, génération, ont justement leurs étudiés ont porté Dowling vers avec ses richesses de jarres d’apo- places autour de la fournaise de la beaucoup de scripts remarquables, thicaires, ses anciennes balances, pharmacie villageoise”, mais dans le cas présent, iJ s’est ses bocaux brillants de rouge et de * * * laissé égarer, par le décor unique vert, ses comptoirs et ses tablettes de “St-Lazare”, la neige tombante patiné s, sa montre do£ fehioago Herald American) et la musique d orgue de l église nant sur la rue ou se succtaeni du vt.tage, vers un désert de lieux jour et le crépuscule, le soleil et Une inconnue m’a enlevé des lè- communs.la neige et parfois un rayon de vres mon petit jugement de “Saint- La production technique est soleil traversant la chute de neige Lazare s Pharmacy‘ (.) Tout ce belle.Le décor substantiel de Jo — ce qui signifiait où je suis né qu’elle a dit comme nous étions Mielziner, avec ses mortiers, ses que le diable battait sa femme — pressés les uns contre les autres à balances et ses boites à pilules et dans cette admirable vieille phar- la sortie du Studebaker fut: “Je son utilisation discrète de l’éclai- made, vous trouverez des instants VOus demande pardon, Mr.Sferens, rage et de la musique de coulisse; de jeu les meilleurs en plusieurs mais qualifieriez - vous cela de la mise en scène de Dowling, qui saisons.grand succès ?” Et tout ce que j ai fait briller chaque facette de la Vous remarquerez la délicate fer- pu répondre fut: “Non” (.) faible intrigue et exprime jusqu’à veur de Miriam Hopkins; la force Les membres du Drama League la dernière goutte l’essence de cha- magnétique d'Herbert Berghof; la ont fait lever le rideau six fois et cune des maigres répliques — voi- chaleur et la féminéité d'IIuguette vot,e reporter croit que leurs ap-tà, en plus d’une interprétation en Oligny; le maniérisme pittoresque piaudissements allaient à Miriam général superbe, les vertus de d’Henri Letondal; la simplicité de Hopkins et au groupe inhabituel “St-Lazare".Somer Alberg en fossoyeur; mais d’acteurs canadiens-français au- De la distribution, en grande par- à la fin, vous vous surprendrez à thentiques et admirables (.) Le tie canadienne-française, la vedette parler de Fridolin.décor de Mr Mielziner est un est Fridolin, un comédien fameux Et qui est Fridoiinf C’est un fa- p0cme.au nord de la frontière et un réel vori des Canadiens français, qui J’aurais souhaité qu’un peu de grand acteur de composition.En dès maintenant sera un favori des cette poésie ait déversé dans la assistant de l’apothicaire et, dans Américains aussi.Connu mieux composition de la pièce.Mais «I la rétrospective du deuxième acte daws le monde, comme Giaticn Gé- durait fallu beaucoup de littéiatuie en père de ce même assistant, il linas, c’est un petit bout docteur p(mr transformer en pièce solide injecte à “St-Lazare's” la chaleur ridé et habile, au visage simiesque, une fable si pesante et éventée, et l’esprit que le dramaturge lui à la démarche féline aux gestes fa- (.) a refusés.* cites et fluides — ou, ainsi pensez- J’allais dire qu’il s’y trouve des Miss Hopkins, très séduisante en vous jusqu’à ce qu’il réapparaisse caractères, mais ce n’est pas le femme fantasque au Ile acte, est comme un souffre-douleur ob.i- mot.Ce sont des types plutôt que condamnée à revenir plus tard géant, astigmatique, étroit d’épau- des caractères.Et beaucoup d'eux - - les et nerveux.Mais quoi qu’il soit, seraient plus amusants s'ils avaient il a une individualité, prenante qui pUts de matériel pour amuser les éveille l’attention et l’habileté de gens (.) la retenir” (Le reste est un résumé En ce qui tient à plus de gesti-de la pièce).culation que n’est habituée d’en jyt * V voir cette partie de l’Amérique du HENRY-T.MURDOCK Nord, la célébrité canadienne-fran- (The Chicago Sun) êaise à l’affiche sous le nom de “Malgré tout le soin tendre ®p- Fridolin, est très bien dans sa cise- lure grandement humoristique du commis de pharmacie.Cette pièce n’est pas précisément ce qu’il faut au magnétique Fridolin, mais le jeu de scène l’est.” * * * Maintenant à titre de hors d’oeuvre, puisqjue l'opinion qui suivra provient d'un nouvelliste et non d'un critique, voici quelques propos de "Dale Harrison”, columnist du "Chicago Sun”: “St.Lazare's Pharmacy” est poulies hommes et les femmes et mêmes les enfants qui reconnaissent la beauté, le théâtre et l’art quand ils le voient.Comme exemple de littérature dramatique, ce n’est pas grand’chose.Miklos Laszlo n’avait pas la puissance poétique qu’exige son thème délicat.Mais cela est bien peu important dans une soirée au théâtre qui vous fait connaître un des grands talents de notre scène contemporaine, le charmant, le versatile Fridolin (.) “Fridolin”, même s’il jouait derrière une caisse à déménagement au lieu que dans un décor de (70,000, donnerait pour deux fois plus que la valeur du coût d’admission”.* * * Voilà donc un aperçu substantiel des commentaires que les nôtres ont reçus à leur apparition à Chicago.Je suis allé voir "St-Lazare's Pharmacy”, au His Majesty’s a Montréal.Je ne trouve certes pas curieux que les critiques de là-bas soient unanimes à écraboulller la pièce comme d'ailleurs ceux d'ici l’ont fait.Personnellement, si j’avais payé de ma poche $8 (deux sièges) pour y assister, je me serais auscltôt après incriminé de prodigalité.J'en suis sorti comme un monsieur qui sëst fourvoyé dans une sorte de musée banal, et qui se demande pourquoi il s.tellement passé de temps à *>'y embêter.Qu’on saisisse bien.J'ai vu Fridolin avec émotion.Mais un Fridolin qui ne semblait pas à sa place dans cette fantasmagorie sans raison comme sans but.Un Fridolin qui me paraissait malheureux de s'être égaré entre une comédienne qui jamais un instant — et peut-être de sa vie — n’a compris ce que pouvait être le naturel et qui faisait des effets de maquillage; donnant la réplique à un Berghof qui jouait comme un troisième couteau de mélo et une série d'apparitions diverses qui n’avaient rien de canadien-français.Et puis tous ces discours sans pointe de rencontre.Ce journaliste qiuï vient donner ea tirade, ces gens qui apparaissent une minute pour prononcer leurs petits bouts de conversation, sans corrélation.Cette mise en scène fantastique que jamais, au grand jamais, on pourra excuser en disant qu'elle représente l'intérieur d'une pharmacie de village canadien! Cette neige qui ne fond pas sur les épaules de personnes entrées depuis deux ou trois minutes dans le débit chauffé par une fournaise! Cet hôtel, ce palace de quinze étages dans un.petit centre provincial! Ce droguiste qui, en 1900, désire l'animation des trams, des camions et de* automobiles de Montréal."St-Lazare’s Pharmacy” nëst pa* une oeuvre dramatique.Ce sont de* personnages à la recherche pendant deux actes et demi d un auteur puis un plat pe’it mélo dont on ne comprend Va présence parce qu'il n'est **• *.**n»ré.Et combien de contradiction»», d'incongruités, de tape-à-l’ocil.Ce n’est pas là une pièce de théâtre, c'est une exhibition pure et simple du travail technique de metteur en seine.C'est peut-être ce qui faisait dire à quelqu'un que cela lui avait plu parce qu'il ne fallait pas se cacsc-r la tête et simplement quelques sous pour lui laisser voir une maquette avec jeux deelairage appropriés.Je ne relève mon impression que pour indiquer que si Fridolin réussit sur Broadway malgré tous ces impedimenta, ce sera pour lui un exceptionnel couronnement de sa carrière et le commencement d’une rare célébrité internationale.Il ne devra certainement pas cclë-ci au véhicule qui le conduit vers Broadway.ROB Désirez-vous CORRESPONDRE?— Nouvelle* connaiftftanrr* ou Idéal — OrK~ni*atton nérleimo fondée en 193H.— Inclure timbre pour dttall*.— CER(1,K K C H A N Ci E CANADIEN ENREGISTRE, C»m 305, Station “B”, Montréal, QuA.MU Y F ELI Z Y .P ROSEE RO Jno lue i/o DESEA MANOLITA DEL VAYO, B.A.A TODOS Los Amantes del Idioma Espanol - 5 JANV.1946 ¦O RadioMondq PAGE 11 -3 ¦
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