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Titre :
Radiomonde et télémonde
Éditeur :
  • Montréal :[Radiomonde et télémonde],1952-1960
Contenu spécifique :
samedi 16 avril 1960
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Radiomonde
  • Successeur :
  • Radiomonde (1960)
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Radiomonde et télémonde, 1960-04-16, Collections de BAnQ.

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Aglaé et Normand arrivés à Montréal (Voir en pages 4 ef 19) action MONTREAL, 16 AVRIL 1960 13 MAI: LE GALA DES SPLENDEURS MONDE MONDE SIMONE SIGNORET (ainsi vêtu» sous son loutre) a passé 60 minutes à Montréal.Voir autres photos en page 17.(Voir en page 3) Seul avec *e* chiens, PAUL DUPUIS mène dans la montagne une vie d'ermite.(Voir pages centrales) .v’-io h?: ::*;':XÎ5 ¦k •- .: ¦ e- < chiens, PAUL DUPUIS mène dans la montagne une vie d'ermite.(Voir pages centrales) -:n .^ 4 ;f A - /-* .a*»*»' Au théâtre Anjou : "Nina” d’André Roussin, ou le plaisir de jouer la comédie Dans un théâtre Anjou où la scène par une utilisation rationnelle, nous apparaît agrandie, oméliorée, remise à neuf, débutait vendredi soir dernier, "Nina" d'André Roussin.On peut aimer ou ne pas aimer le boulevard.Personnellement, et je le dis tout de suite, voilà un genre pour lequel je n'ai pas d'affection particulière car il repose sur des conventions, une sensibilité, un rythme qui sont d'hier.Or c'est bien connu, le théâtre boulevardier n'aspire qu'à divertir.Il amuse le spectateur qui oublie ses soucis, détourné du présent, projeté dans un univers qui n est pas la représen* tation de sa vie quotidienne, univers où rien ne se délabre et où l'ordre social est immobile dans le remuement des adultères.André Roussin est un diable d'homme.Valeur-or de la comédie, il a le don des situations explosives, le génie dramatique et un sens extraordinaire du goût du public.C'est peut-être peur cela qu'on regrette qu'il ne se soit pas attaché à quelque chose de durable au lieu de n'être que le reflet, la respiration d'une époque.Son oeuvre repose — c'est entendu — sur le mouvement d'une époque mais il s'avère aussi qu'elle fait preuve d'un humour noir-gris-rose, d'une lucidité vraie, d'un mélange de cynisme et de suavité, d'une nonchalante amoralité qui s'appuie sur une parfaite connaissance de l'individu.Car ses visées ne sont pas audacieuses; son théâtre n'aspire qu'à être aimable, facile, agréable, amusant.Le sujet est simple.Un brave homme de fonctionnaire est très épris de sa femme (ce sont des choses qui arrivent) mais il apprend que celle-ci le trompe depuis toujours.Et un jour de grippe, parce qu'il n'a pu aller au bureau et ne sait que faire de cette oisiveté forcée, il se met à réfléchir et décide ou bout du compte, de tuer son rival.Mais dans la comédie comme dans la vie, tout n'est pas si simple et les imbroglios naissent, formant la charpente de cette pièce sons prétention.Car c'est une histoire de coeur bavarde et éculée reposant sur le triangle classique mais Roussin y ajoute par un talent délicat et inventif, un humour qui est bien le plus agréable des piments et une verve cocasse qui ravit.A l'Anjou cependant, "Nina" et je le regrette, n'entraîne qu'un peu plus loin qu'une sympathique estime.Et c'est là la difficulté du boulevard : il ne supporte guère de demi-mesures.Et cette représentation pourtant soignée, avec des trouvailles heureuses et un mouvement parfois endiablée, manque de nuances, de raffinement, de saveur.Le boulevard est un art essentiellement instinctif.L'acteur comme le metteur en scène doivent "sentir" jusqu'où il fout aller si l'on veut que le spectacle demeure dans les limites du bon goût.Ce sens délectable de la comédie, cette possibilité de savoir jusqu'où aller sans tomber dans la charge, fait ici quelque peu défaut.Georges Carrère est charmant, très joli garçon, délicieusement goujat mais moins "amant" qu'on voudrait.U y a dans ce qu'il fait plus d'ennui que de désinvolture, plus de fatigue que de nonchalance.Un dosage plus exact de ces caractéristiques donnerait la mesure réelle de son personnage.Marcel Cabay qui a la tête la plus expressive qui soit, nettement boulevard, déploie toute sa fantaisie dans le rôle du mari trompé.Il mêle avec art naïveté et désinvolture, ingénuité et perversité, et donne ainsi un relief extraordinaire à son rôle.Nina Diaconesco a normalement toutes les qualités de son personnage : l'illogisme et la subtilité, la vanité et l'humilité, l'impétuosité et le goût du triomphe.Mais le défaut de cette interprétation qui devrait être irrépressible, est que ces divers éléments sont mal canalisés et par là même manquent de souplesse et de chatoyance.Car son défaut majeur qui est aussi celui de sa mise en scène, est de forcer un peu le ton.Alors que la comédie devrai* couler de source, légère et charmante, amusante, les interprètes dosent mal leurs efforts.Cela manque un peu de légèreté et de subtilité.C'est joué dans un entrain et un style qu'on voudrait plus communicatif.Il faudrait soutenir le rythme afin que l'intérêt du spectateur jamais ne se relâche.C'est terrible que de s'ennuyer à une comédie I Ici, les scènes s'articulent un peu lourdement sans ce charme majeur qui réside dans la spontanéité.Il faudrait une légèreté précise et efficace, que les mots paraissent jaillir des situations, ces dernières servant de ressort à de nouveaux mots, il ne faudrait qu'un peu plus de virtuosité, de maîtrise de soi, de domination du public pour faire de "Nina" un spectacle de choix, il faudrait imprimer au spectacle une telle vie, une telle allégresse que le public se trouve plongé dans une euphorie constante et n'ait pas le temps de reprendre son souffle.Ceci dit, ces réserves peuvent être aisément corrigées à la fois par le rodage et aussi par l'exacte obéissance à l'instinct qui peut seul justifier le pourquoi d'un geste, d'une intonation.Enfin, "Nina" plaira à un public bon enfant qui a encore le droit de se distraire comme il l'entend.Nicete CHAREST "Ouais! On s« croirait au Gala des Splendeurs l‘ Du ‘Procès à Jésus', oeuvre ennuyeuse, à l’attachant C’est à deux pièces catholiques, deux pièces pour le temps pascal, que nous convient cette semaine le Gésu et l’Orpheum.Mais essentiellement, "Le Procès à Jésus” et "Le Manteau de Galilée” diffèrent.La première oeuvre est exécrable; la seconde, attachante.Diego Fabbri, l’auteur de ce "Procès à Jésus” que nous présente la troupe du Théâtre Hé-bertot de Paris au Gésu, restera un fournisseur très adroit.Il étouffe l’art, le naturel, l’inédit, la vraie morale mais ses oeuvres suscitent des commentaires passionnés à New-York et à Paris.Montréal n’échappera pas une fois encore â la règle.La démagogie et la fausse spiritualité raviront toujours un certain public qui ne tient pas à être dérangé.Mais “Le Procès à Jésus” est une mauvaise pièce et qui pis est, fort ennuyeuse.Elle bénéficie il est vrai, d’une mise en scène sobre et juste de Marcelle Tas-sencourt mais son interprétation n’est pas très heureuse.Là-dessus, je voudrais bien savoir de qui se moque-t-on?Car "ce célèbre Théâtre Hébertot” ne contient plus qu’un interprète des représentations parisiennes.Seul, René Eertbier, (Elie, prési- de Galilée” dent du Tribunal) demeure.Ds la distribution originale ou même de celle que j’ai vu en décembre ’58, il ne reste rien.(Suite à la 18e page) [en t DANS RADIOMONDE 1 1940 en 1945 en 1950 zzaEC "le seul périodique exclusivement consacré à la radio, à la télévision et à ses artistes" Rédaction et administration i «430, CASGRAIN, Montréal DU.7-6218 MEMBRI DE L # Abonnement : $3.SO par année 10< le numéro Autorisé commo envoi postal de U deuxième classe par le Ministère des Postes, Ottawa M.Léopold Houlo, directeur de la publicité à Radio-Canada, vient d’être élu membre de la Société Royale du Canada .Jean Des-prer, dans la vie Mme Lauretta Larocque-Auger, écrit dans "La Revue Moderne” sous le pseudonyme de Carole Richard .Roger Beulu se rendra aux Bermudes pour la durée de ses vacances .Françoise Lorenger réalise à la radio "C’est la vie” pour le compte de Peul L'Anglais.Après un engagement de deux semaines à Washington, Germaine Giroux viendra jouer, à Montréal, "L’instinct”, de Kistemaeckers .Une cinquantaine d’amis de Marcel Gemecho se sont réunis au Club Canadien pour fêter son enterrement de vie de garçon.Le comédien Gérard Arthur part pour Londres.En première pag*, une photo de Berthe Demers, le joli Héraut d’Armes de Janine Sutto.Radio-Canada présentera "Les Mille et une Nuits” avec Site Riddez, Jacques Auger et François Lavl-gno.Une forte délégation des artistes de Québec assista au Diner-Danse-Gala, devenu maintenant "Le Gala des Splendeurs” .Marthe Thierry et Pierre Durand joueront dans "La Porteuse de Pain”.Le Radio-Théâtre Lux français de CKAC jouera "L’Atlantide”.La pièce "Le Mortel Baiser” part en tournée en province.Les Compagnons de St-Laurent présenteront "Pichrochole” les 21 et 28 avril prochain (1945, bien entendu) .Le prochain programme de "L’Heure de la Victoire” sera entièrement consacré aux artistes canadiens.Pierre Stein fera la description des programmes de lutte des Trois-Rivières.Presque tous les postes de radio de la province irradieront 1* Couronnement de Miss Radio, Muriel Millerd .Adrien Adriui, présentement à Montréal, participe au programme "Casino d« la Chanson”.On compare !• chanteur canadien Dosithée Boit* vert à Caruso .Gérard Doltfl* est réélu président de l’Union des Artistes.La société VLM, Yves Vien, Félix Laclarc et Guy Maufett», présente "La P*tite Misère” au Gésu.Le M.R-T.français, sous la direction de Mario Dulianl, jouera "Pygmalion’ .Au tableau d’honneur, cette semaine : Jaan Paquin, Ginatt* Aumont et Yves Ménard .“Jc* Montréal”, programme à l’antenne de CKAC, écrit par Jean-Leuit Gagnon, est fort goûté du public.L'ARCHIVISTE II page 2 Radiomonde et Télémonde 16 avril i960 S 1929 Sous la présidence d'honneur Je Thon.Antonio Barrette GALA: Le Gala des Splendeurs, l'événement artistique le plus attendu de l'année, aura lieu cette année le 13 mai prochain au théâtre de la Comédie-Canadienne, sous la présidence d'honneur de l'hon.Antonio Barrette, premier ministre de fa province de Québec.Le Gala, au cours duquel Mlle Denyse Filiatrault sera couronnée Miss Radio-Ciné-TV '60, gardera les normes qu'on lui a toujours imposées, mais il prendra une forme nouvelle expressément conçue pour accommoder les artistes.En soi, le mot "gala" est un Les juges sont déjà au tra-mot très flexionnel.Il signifie vail pour choisir les gagnants une fête, une grande fête ac- des trophées Frigon et Laflè-compagnée de quelque chose che.De leur ordalie dépend le d'officiel.Or, cette année, le ' A— Gala des Splendeurs sera ordonné différemment des années précédentes.La réception qui suivra le couronnement, le spectacle et la remise des trophées — et qui dans les années nuyeux clichés pour souligner passées se déroulait générale- l'enthousiasme que le Gala des ment au club Canadien de Splendeurs suscite chaque an-Montréal — sera cette année un née dans le public.On sait bal.Un "Bal des 3 Arts" pré- qu'il est devenu depuis long-senté sur la scène même de la temps l'événement artistique principal aux yeux des auditeurs et des téléspectateurs et que son prestige s'étend sur le plan national puisqu'au lendemain du Gala, on en trouve des échos dans tous les journaux du pays.résultat final.Après avoir sas-sé l'année entière, ils toiseront les acteurs et les oeuvres de façon à honorer de leur choix les plus méritants.Inutile de rabâcher d'en- Comédie-Canadienne, dans les coulisses et les halls du théâtre, pareil au "Bal de l'Opéra" qui fait chaque année s'émerveiller le tout-Paris artistique.Au "Bal des 3 Arts", tous les invités seront rois auprès de Mlle Filiatrault.Outre le premier ministre et madame Barrette, on y verra les dames et les messieurs de la cour, les invités d'honneur, les vainqueurs de trophées de même que les invités spéciaux.Le ra dans la nuit et terminera le "Bal des 3 Arts" se prolonge-Gala des Splendeurs sur un rythme de valse heureuse.Le premier ministre Le couronnement Le public est invité à assister au couronnement.Les billets seront mis en vente prochainement.Ceux qui veulent être du Gala feront bien de se procurer leurs sièges aussi rapidement que possible vu l'exi-guité de la salle de la Comé-die-Canadiennet environ 1,300 places ).Le Prince Consort, le comédien et chanteur Jacques Lorrain, est dans la vie le mari de Mlle Filiatrault.Nous vous avons déjà fait connaître les noms des artistes qui feront partie du cortège.Les "nominations' Les trophées Outre la Médaille d'Or, le Trophée Radiomonde et les Plaques Radiomonde, décernés par voie de referendum public, d'autres trophées seront distribués qui sont : Les Médailles d'Or, d'Argent ®t de Bronze du Lieutenant-Gouverneur de la province de Québec, l'hon.Onésime Gagnon; Les Trophées Frigon, aux meilleurs artistes et artisans de la télévision de langue françai-se; Les Trophées Laflèche, aux Meilleurs artistes et artisans de la radio de langue française.Les "nominations" pour les différents trophées Frigon seront publiées d'ici quelques semaines dans les journaux de Montréal, de même que tous les autres détails entourant la présentation du Prochain Gala des Splendeurs.RUFI Bonne fête! Mercredi, le 13: Marjolaine Hébert; Jeudi, le 14 : Andrée Basiliè-res,- France Joly; Vendredi, le 15 : Jacques Normand; Samedi, le 16 : Roger Duhamel, Denis Drouin; Dimanche, le 17 : Claude Cor-beil; Lundi, le 1* : Gilles Pellerin; Mardi, le 19 : Louis de Santis, Luis Bertrand: Mercredi, le 20: Margot Lefebvre; C'est un grand honneur, en même temps qu'une grande joie, que le premier ministre, l'hon.Antonio Barrette, fera aux artistes le soir du 13 mai en venant présider au Gala des Splendeurs.L'hon.Barrette, dont la poly-mathie est connue, s'est toujours intéressé vivement aux choses de l'art.Depuis son accession au pouvoir, surtout, on a noté différents gestes d'appui et de gentillesse qu'il a posés à l'égard des artistes et ceux-ci voient en lui l'homme qui dorera le prestige de leur profession et leur- permettra de fortifier davantage le monde artistique québécois.' • : Jean Duceppe (ci-haut) et Gérard Poirier viennent ex-aequo en 4e place, un vote derrière Aimé Major.?w Résultats à date 11 AVRIL I960 MEDAILLE D'OR PELLETIER, Gilles .731 PROVOST, Guy .722 MAJOR, Aimé .664 DUCEPPE, Jean .663 POIRIER, Gérard .663 COUTU, Jean .650 GUERARD, Yoland .638 LUSSIER, Doris .636 CHENAIL, Rolland .632 MASSON, Jean-Pierre .630 ZOUVI, Jacques .449 CARRERE, Georges .429 GIRARD, Benoît .426 GODIN, Guy .424 MOINS DE 400 VOTES : DOYON, Jean; RIVARD, Robert; GODIN, Jacques; LEJEUNE, André; DERET, Jean-Claude; HEBERT, Paul; LETOURNEAU, Yves; PARADIS, Gérard; ^ PREFONT AINE, Claude; LOUVAIN, Michel; GELINAS.Marc; GENEST, Emile; GARCEAU, Roger; RAFA, Jean: | GASCON, Jean; GUIMOND, Olivier; MILLAIRE, Albert; PELLERIN, Gilles; ROUX, Jean-Louis; BERVAL, Paul; NOEL, Paolo; THERIAULT, Pierre.NOTE : Paul DUPUIS, gagnant d* la Médaille d'Or 1959, n'est | pas éligible.TROPHEE RADIOMONDE BERGERON, Henri .722 MONTREUIL, Gaétan .*.- 693 PAQUETTE, Pierre .676 NOLET, Jean-Paul .674 LEBEL, Roger .*.645 LECAVALIER, René .640 BAULU, Roger.639 MOINS DE 400 VOTES : DESBAILLETS, Jacques; COUTU, Jean: BARRETTE, Gaétan; WATT 1ER, Lucien; FAUTEUX, Jacques; NADEAU, Pierre; LACHANCE, Léon; CHARET TE, Raymond; LAJOIE, Jean; HEBERT, André; VERDOX, Mario; BERTRAND; François; COUTURE, Miville; BE LANGER, Louis; GRAVEL, Alain; DUMONT, Clovis; LAPLANTE, Raymond; BLAIS, Pierre-Paul; MALTAIS, Normand.qOTE : Richard CARNEAU, gagnant du Trophée 1959, n'est pas éligible.PLAQUE RADIOMONDE (artistes de Québec) FORTIER, Nicole .1-454 AVRIL, Claudette .536 DELISLE, Marius.376 LETOURNEAU, Gaétane .329 CLOUTIER, Carole .206 MOINS DE 200 VOTES : BOUTET, Pierre; PARE, Suzanne: j; CLAVEAU, Jean; GAGNON, Jean; BARRA, Gemma; COTE, St-Georges; LECLERC, Annette; BERNARD, Claude; WALSH, Denis; LAMARRE, André; ALAIN, Daniel; g FORTIN, Louis; LECLERC, Louise; FRANCE, Claire.NOTE : Nicole DANIS, gagnante de la Plaque 1959, n'est pas éligible.PLAQUE RADIOMONDE (annonceurs de Québec) GRONDIN, Freddy .1'493 BOULANGER, Jacques .837 LELIEVRE, Rolland .32° PELLETIER, Jean .LEMIEUX, Guy .¦/j*4 _ MOINS DE 200 VOTES : PROU, Roch; THIVIERGE, Guy.GAUTHIER, Jacques; COTE, St-Georges; GARIEPY, Michel; LAROCHELLE, Jacques; SAMSON, Guy; BROUS-SEAU, Jean; PARADIS, Denise.NOTE : Jean BOILEAU, gagnant de la Plaque 1959, n'est pas éligible.i6 avril 1960 Radiomonde et Télémonde ^ ^ ^ ^ ^ PAGE 3 ^ ^ K II Aglaé est de nouveau parmi nous! (par HUGHETTE) Aglaé est parmi nous ! Physiquement elle n’a rhangé d’un iota.pas C’est toujours la même petite fille aux yeux moqueurs, au large sourire, à l’enthousiasme débordant et à la joie de vivre communicative.Aglaé aime la vie, et la vie le lui rend bien .Toutefois quand on bavarde avec elle cinq minutes seulement, ©n se rend compte qu’on s’adresse maintenant à une vraie femme et non plus à une enfant.L’enfant de dix-sept ans à peine que Pierre Roche épousait il y a dix ans, rompant pour ce faire le duo qu’il formait à l’époque avec Charles Aznavour.A ce moment-là Aglaé, âgée de 16 ans et demi, adorait son mari, l’écoutait bouche bée, faisait tout ce qu’il lui indiquait et n’avait d'autre opinion que la sienne.Depuis, il a fait d’elle une vedette internationale .Et si le fait ne lui a pas du tout enflé la tête, Mme Pierre Roche a pris conscience de ses responsabilités ., Elle a compris qu’il fallait à son tour qu’elle s’instruise, qu'elle se cultive, enfin que son époux ait une femme digne de lui.Guidée, soutenue, dirigée par cet homme qu’elle continue d'adorer au cours des années (“sans lui, je suis complètement perdue, et s’il disparaissait de ma vie je ne sais ce que je deviendrais”) elle a lu, vu des spectacles, visité des musées, acquis du vocabulaire, développé sa personnalité propre quoi.Désormais au cours d'une conversation, elle a ses idées bien à elle et elle les exprime! Sa plus grande joie: discuter avec son mari, qui admet qu’elle a souvent raison ! Sur le plan artistique cependant, elle me confiait; “Tu sais c’est très bizarre.Parfois j’ai envie de faire une chanson d'une telle manière.Il me semble que ça serait mieux ainsi.Pierre, lui, a une idée différente .On en discute.Il ne m’impose jamais rien.Il me dit seulement: “Es-saie-là une fois de cefte façon, uniquement pour voir si tu la sentirais et si le public serait d'accord.” Alors je profite d’une tournée où je rode mon spectacle pour tenter l’aventure.Eh bien jamais, jusqu’à présent, il ne s’est trouvé que Pierre se soit trompé.C’est toujours lui qui a vu juste.Alors, comment veux-tu que dans ces conditions je ne lui fasse pas confiance?” Ce merveilleux travail de collaboration étroite et basée sur la tendresse a d'ailleurs donné 'ses fruits.A Paris, Aglaé est l’un de nos meilleurs ambassadeurs.Tout le monde la connaît et tout le monde l'aime.i Et les contrats pleuvent.Le 15 mai elle passera à “Bo-bino” avec Brassens.Puis suivront des spectacles à “L'Etoile” et à “L'Olympia”.1 Tout juste avant son départ elle a pris part à quatre spectacles à la télévision.Car une nouvelle maison, la maison Ricordi, jusqu’alors lancée dans l'édition de musique, (édition papier) a retenu ses services.Mme Ariane Segal se lance dans le disque.Et elle débute avec Aglaé comme vedette.Son premier disque, qui n’est pas encore sur le marché, fait déjà parler tout Paris.Il comprend de la musique à danser et ce sont quatre chansons de notre folklore canadien, “Alouette”, “V’ià l’bon vent”, “La Bastringue” et “Ah! si mon moine voulait dansejr”, mises en jazz qui y sont gravées.Entretemps Aglaé promène son tour de chant à travers toute la France et même à l’extérieur on peut l’entendre interpréter “Elle aurait bien voulu”, “La Sauvage du Nord”, “Le Charleston”, “En veillant suTperron”, “Dans nos campagnes”, “Un peu d'arsénic” et deux chansons signées par son mari “Je t’aime” et “La Belle Vie”.En rappel elle offre “Les Grands Magasins”, “C’est aujourd'hui le Printemps” et naturellement “Aglaé” qu’on lui réclame partout, autant au Luxembourg qu’en Suisse, qu’en Belgique ou qu’en Afrique noire .Partout et toujours, Pierre l’accompagne, dans tous les sens du terme .Ce qui n’empêche pas ce diable d’homme de poursuivre quand même ses activités de compositeur.Pour lui c’est actuellement la montée en flèche dans le ciel de la célébrité.Les plus grandes vedettes s'arrachent ses chansons, qui sont d’ailleurs fort belles.Patachou chante “La vie est belle”, Colette Renard “Si y’avait la fête”; Henri Genès «“L’Escargot”; Jean Parédès “Le Grand Méchant” et ses deux dernières “Le Charmeur de Serpents”et “Le joueur de Bongo” sont promises à une étoile qui veut en garder le secret jusqu’à leur création .Entre leur travail d’artistes, les Pierre Roche ont eu le temps de redécorer entièrement leur appartement, lui, glânant chez les antiquaires les pièces rares d’un mobilier (qui pourrait servir à meubler douze pièces, déclare en souriant Aglaé) elle en bouquinant, ce qui est sa nouvelle passion.Et puis il y a le fils Charles qui poursuit ses études de façon très sérieuse et dont il faut s’occuper .C’est même pour cela que Pierre ne viendra au Canada que quinze jours, puisque le petit ne pouvait quitter avant la fin du second semestre .Et il y a les contrats pour les mois à venir qu’il faut négocier.Rien n’est laissé au hasard de ce côté là.Pour Aglaé il y aura un film à la rentrée en septembre.Mais Pierre doit d’abord lire le scénario et voir quel genre de rôle on propose à sa femme.Il ne s’agit pas d’accepter n’importe quoi .Aglaé, elle, laisse Pierre décider de son sort et s’absorbe dans ses devoirs de maîtresse de maison.C’est pourquoi en attendant de retourner dans ce Paris qu’elle aime, elle profite de sa belle vacance, entre papa, maman et ses soeurs, pour redevenir la petite fille sans soucis, que nous avons connue ! m ü hm S'il avait fallu enregistrer ce que ces quatre femmes, la P'tite du Populo, Denyse Filiatrault, Aglaé et sa soeur Suzanne Delongchamp se sont raconté au cours de leur rencontre au MOO” la semaine dernière .on en aurait eu au moins pour une émission de trois heuresi W.i'-i* -J ••• $ rV Contente d’être au pays Aglaé ?Vous pensez.Surtout que je revois tous les membres de ma famille^ que j'assisterai au mariage de ma soeur et que je serai dame d'honneur au couronnement de ma grande amie Denyse.• “Cette fois, vous nous restez, bien sûr?” ."Hum .pour une petite vacance, mais sans plus .J’ai mon fils qui fait ses études là-bas .et puis mon mari et aussi des contrats très intéressants, alors I " 1 >• ^ 4* ma .-.ÿÿi “Et ici vous comptez travailler?” "Je ne le pense pas.Je vais en profiter pour me reposer.Je suis comme une célibataire en voyage, Pierre ne me rejoindra que dans quinze jours.Alors avec maman et mes soeurs c'est la vie d'autrefois.PAGE 4 Radiomonde «t Télémonde lé avril i960 # 8 Edgar Charbonneau fera la couronne de la reine (par hughette) C'est devenu urt tradition : .le bijoutier Edgar Char-bonneau xouronnera, cette saison encore,, la Reine de nos ndes, et la couronne, d'un type tout à fait nouveau, sera exécutée par lui, d'après le croquis que lui en a fait le couturier de la Reine, René, de "Chez Germaine et René".François - Xavier Charbonneau était entrepreneur plâtrier de son métier.Il avait le goût de l’ouvrage bien fait, comme les ouvriers et les artisans l’avaient à ce moment-là.Il adorait son métier et n’aurait rien désiré autant que ses deux fils, Médéric et Edgar, ne lui succèdent dans son entreprise.Mais, comme il arrive souvent, il advint que les fils eurent des goûts différents du père et que tous deux furent vivement attirés par le métier d’horloger-bijoutier.François - Xavier Charbonneau, mon grand-père, avait sur la liberté humaine et les droits de l'homme des idées très arrêtées, bien qu’il ne sortit pas tout droit de l’Académie Française et qu’on n’eut certes pu le taxer d’être un ‘ intellectuel”.Ses fils voulaient être bijoutiers ?Soit.Mais ils deviendraient de bons bijoutiers, par exemple.Et non pas des fils à papa qu’on installe au coeur d’un commerce dont ils ne connaissent pas l’ABC.Il plaça donc ses garçons en apprentissage, et ce n’est que lorsque leurs patrons lui certifièrent qu’ils avaient acquis les connaissances voulues, qu’il ouvrit à chacun une bijouterie, sises toutes deux rue Ste-Catherine est, dans des maisons qu’il avait construites là.Depuis, Taîné des fils, Médéric, a pris sa retraite et a vendu son commerce.Celui d’Edgar continue, marchant sur sa trente-sixième année d’existence.De père en fils .Depuis qu’il a été élu député du comté de Ste-Marie, aux dernières élections provinciales, Edgar Charbonneau père doit forcément réduire ses activités dans son magasin.Celui-ci n’est pas abandonné pour autant, puisqu’Edgar junior a vaillamment pris la relève et apporté du sang nouveau à l’entreprise.Avec lui, les choses marchent rondement.Pas de sentiers battus qui tiennent.Autrefois, pour couronner une Reine, on se contentait de lui ceindre le front d’une couronne toute faite, et faite à plusieurs centaines d’exemplaires.Aujourd’hui, le travail de collaboration fait loi.Un couturier crée une toilette pour la Reine.Il voit la toilette dans tout son ensemble et, puisque c’est lui qui décide quelles chaussures, quels gants et quel manteau l’accompagneront, Edgar Charbonneau Jr estime qu’il lui revient de droit de dessiner aussi le croquis de la couronne.Avec celui-ci, il en discute (car un dessin sur papier et son exécution en broche et en pierreries donne souvent un résultat différent de celui attendu) et-il est bon que l’homme de métier apporte son appréciation.De cette collaboration nait une couronne qui est en elle-même un bijou.Un bijou dont la valeur marchande s’est élevée, certaines années, au montant de $250.00 ! Cette couronne, Edgar Charbonneau l’offre à la Reine, qui la conserve en souvenir, cela va sans dire I Cette année, elle sera franchement d’un modèle très spécial .d’inspiration orientale et faisant rêver de contes féeriques.Elle ne ressemblera vraiment â aucun autre diadème .Une bonne idée qui se perpétue .On sait que les plaques, médailles et trophées distribués au cours du "Gala des Splendeurs” sont également l’ôèüvre d’Edgar Charbonneau, à qui notre organi- fi! Sa Maiesté offrant au fantaisiste de son coeur le trophée de l'année .Jacques Lora,a la regarde d'un oeil sceptique, pensant que ses attributions ne vont pas s» loin, tandis qu gar Charbonneau s'amuse de la scene.sation les commande chaque année.L’aventure a d’abord commencé par les plaques et les médailles.On se rappelle qu’Edgar Charbonneau a été le premier bl- qu’elles représentent et pour leur côté esthétique.Plusieurs seront distribuées cette saison encore.D’autre part, à l’occasion des fêtes organisées par l’Ordre de St-Genès, Edgar Charbonneau a mande de porter une attention toute particulière à la couronne de cette année.Vous y verrez là un exemple d’originalité peu commune ! J,** *mwm te .» ^ Charbonneau a été le premier bi- St-Genès, Edgar Charbonneau a CnStn nfirt ioutier à devenir spécialiste des réalisé des gobelets de style me- umuiii rilffe-fltin llllllll£ trophées à Montréal.A ce mo- diéval de grand luxe destiné à = mariage = Im associations sporti- récompenser les artistes dont tou- = B = ves étaient les seules à en ache- te une vie fut consacrée à la cho- | MODELES EXCLUSIFS s ter Puis, peu à peu, d’autres se artistique.= Srvie.tri.r.pid.| S,°rz^ 1é~eei °"1: phé^Edgar’ Charbonne’au^Mt ‘est | Imprimerie Lemieux 1 'dames et p.acues, souvent» du- venu^ faire des oeuvres de |S39S, S.-Huber.^Mon.rdai 10| rables’ ., C’est pourquoi je vous recom- îjfiiiiimmiiiiiiiiiiiiHiillIimilllllllllt; Vers 1954, M.Marcel Provost, _____.trouvant la distribution des "Os- - cars” hollywoodiens unt excel-lente chose, décida d’offrir lui aussi des statuettes.Et c’est ainsi ît que fut créé pour nous le trophée Frigon, nommé complaisamment g "l’Edgar”.Ces statuettes d’élé- % gante conception sont très recher- g chées des artistes, et pour ce ?> "BEAUTY SEAL" MAQUILLAGES DES ARTISTES cherche génie féminin pour ses agences exclusives dans chaque district - v- Deny» FtliatrauH examine quelque, modèle, de couronne, que lui fh famausct sauces chinoises GRATUIT Un régal exquis EN VENTE votw'bpicie* i1V*f DE RECETTES chinoises illustrées Ecrives à "V-H" 179, mMrtée Duvemey, 9.0.Rolland dont le plus beau titre de gloire et l’oeuvre la mieux réussie, de son propre aveu, reste encore sa grande jeune fille Suzanne, qui rêve d’un autre voyage en Europe et en parle déjà avec extase .Tandis qu’André Rolland, lui, filera c’est le cas de le dire, dans le fameux Boeing d’Air-France, au cours de la première envolée du nouvel appareil sur la ligne Montréal-Paris, fin avril; Pierrette Champoux, toujours aussi active au cours des manifestations de son Cercle; Céline Petit-Martinon de la maison André Dussault vendant des livres à tons ceux qui en désiraient .Ils étaient nombreux ., .Yvette Merder-Gouin toujours présente, lorsqu’il s'agit de culture.D’autres encore sûrement .Dans notre métier, comme une invitation ne vient jamais seule, je me suis rendue ensuite à la Comédie-Canadienne, où l’on nous avait conviés pour assister à la première d’un film du jeune metteur en scène qui raffle actuellement tous les prix du cinéma français, François Truffaut On y montrait “Les Quatre Cents Coups”, film singulier, ma foi, et qui produit des réactions diverses, certains y voyant une sorte de transposition de notre “Aurore l’enfant martyr”.Pour ma part, j’ai aimé cette oeuvre où le metteur en scène part d’un fait divers, la punition imméritée, infligée par un professeur dans une école communale à un élève pour nous faire suivre celui-ci au cours de sa courte vie.L’enfant appartient à ce groupe très impressionnant des mal aimés, de ceux qui sont venus sur terre sans y être désirés, par accident.Puni pour rien, sans rime ni raison le petit passera d’une peccadille à une bêtise, ne discernant plus très bien ce qui est grave et ce qui ne l’est pas.I| fi" nira dans une école pénitencière d’où il s’évadera pour conquérir la dernière des libertés.Le film est d’une grande sobriété, réalisé avec des moyens très simples.Mais les mots et les paroles sont calqués sur la vie, et chacun sait que celle-ci est souvent absurde, hélas! Remarquable à plus d’un point de vue, le film difficilement éti-quettable passe de la tragédie à la comédie sans autre forme de préambule, empruntant encore ceci à l’existence de tous les jours, qu’au milieu des pires catastrophes se situe souvent un événement cocasse, voire burlesque .Admirablement interprété.Je vous recommande surtout les scènes en classe où les enfants sont désarmants de naturel et celle où le jeune héros est le sujet d’un test psychologique.Le film “Les 400 coups” sera Vous qui rêvez d'un atelier genre bohème de Montmartre .pour en faire soit votre studio, soit un studio pouvant servir à un peintre ou à un professeur, nous pouvons vous l'offrir, puisque le journaliste qui l'habite en ce moment le quitte.Ce studio est situé en plein coeur de Montréal, rue Bieury, fece au Gesù.Il a déjà abrité la troupe du Nouveau-Monde.Il sera libre à la fin de ce mois.Il comprend une très vaste pièce, plus une cuisine, plus une salle de bain.Pas de voisins incommodants.Le loyer : $115 par mois.Qui veut profiter de l'aubaine doit téléphoner pour plus de détails à UN.64*95.projeté pour le public, à la Comédie-Canadienne dès le début de l’été.Je voua incite fortement à aller le voir.Janine leaubian at un sMctada à bord de Pour marquer la reprise des activités estivales de 1’“Homeric”, la Home Lines a invité Janine Beaubien et quelques membres de sa troupe à donner des spectacles à bord du paquebot dans la semaine suivant Pâques.On sait que chaque aimée, pour dore la saison des croisières hivernales aux Antilles, l’“Home* rie” revient par New-York et se rend à Montréal, avant d’entreprendre ses traversées en Europe.Le lundi de Pâques Mme Beau-bien et quinze membres de la Poudrière se trouveront donc à bord et divertiront les passagers.Les Bozos, Clémence DesRo-chers, Jacques Blanchet, Jean-Pierre Ferland, Jacques DesRo-siers et Paul de Marjorie, de même que trois comédiens anglais Ann McAllan, Don McIntyre et Henry Hovenkamp, ainsi que les deux assistants de la troupe Marcel Duplessis et Rolland Franco, et le publicitaire Raymond Guérin seront de la fête.Les Bozos donneront leur spectacle régulier, tandis que les comédiens anglais joueront “Champagne Complex”.Ils arriveront à Québec jeudi dans la matinée, en repartiront la nuit pour débarquer à Montréal vendredi matin.Voilà certes une excursion charmante et une innovation pleine d’intérêt.Puisse-t-elle être reprise.Mme ANTONIO BARRETTE EN VISITE A CKAC - Récemment, te poste CKAC a été très honoré de recevoir la visite d'uns personnalité de grande distinction en la personne de la première dame de la province, Mme Antonio Barrette, épouse du premier ministre.Mme Barrette a aimablement consenti à accorder une entrevue à Hughette Proulx, journaliste.Cet enregistrement a été présenté au vaste auditoire du peste de la "Presse" dans le cadre de ta série "Jeu de dames", magazine radiophonique consacré à l'intérêt de Télément féminin.Sur cette photo, on voit la distinguée visiteuse en compagnie cTErrol Matouin, réalisateur de Témission "Jeu de dames".Monique Aubry, jeune et talentueuse comédienne, se lance dans la chanson.Elle a à son actif un tour de chant fantaisiste dont on dit le plus grand bien.Elle se fera entendre à compter de samedi à Contrecoeur, puis de là remplira un engagement à Sherbrooke pour ensuite aller chanter devant ses compatriotes de Québec.Nous espérons qu’on l’engagera à Montréal par la suite.„ _ Son imprésario, M.de Cassa-gnac, en est très emballé.Nos compliments à Mme Florence Groulx du “Lotus Noir”, qui vient de se voir décerner un prix comme ayant réalisé l’étalage de fleurs le plus original et le plus intéressant, concernant la campagne de souscription annuelle de la Croix-Rouge.Un autre bravo s’adresse à Mme Rita Caron, dont la gigantesque organisation du “Salon de la Femme” a atteint, cette année, un succès sans précédent Plus de 2,000 personnes ont fréquenté chaque jour, les salon du Windsor, où kiosques et défilés de modes ont retenu leur attention.Simone Signoret s’est arrêtée à Montréal dans la nuit de samedi, en route pour Paris, où elle doit aller discuter d’un contrat qu’elle a signé pour tourner un film avec une firme italienne, il y a deux ans.Depuis qu’elle a obtenu un Oscar la sacrant comme la meilleure vedette de l’année, Simone Signoret a reçu qutantités d’offres alléchantes, qu’elle a d’ailleurs toutes refusées.“Mon grand rêve dans la vie n’est pas de gagner un million de dollars par film, mais de jouer un rôle intéressant, alors tant qu’on ne me l’aura pas offert .je préfère demeurer tout bonnement à la maison, et n’être rien d’autre que Mme Yves Montand tout uniment .Je suis plutôt paresseuse.savez-vous” .a-t-elle dit aux journalistes.“J’ai encore ce contrat à remplir; dont je vous ai parlé, avant d’être entièrement libre.J’y jouerai le rôle d’une femme de petite vertu .et je commence à en avoir un peu aâsez de ce genre .Dans la vie je suis une toute autre fille.” Parlant cinéma, Simone Signoret a encore dit : “Les courts métrages tournés par l'Office National du Film au Canada, sont les meilleurs qui soient au monde.Je suis très étonnée d’apprendre qu’on les projette rarement dans vos ciné- mas.Je trouve que c'est une drôle de façon d’encourager vos artistes ." Et sur ces derniers mots, la belle Simone s’est envolée seule vers Paris.y S55 œSS!?& IPfi iHn 4* ^ IÆ présente LE CONCERT DE SOTO commandité par CHRYSLER DU CANADA du lundi au vendredi, de 7 h.à 7.30 p.m., Cette semaine; 14 avril — Leonard Pennario 15 avril —Uly Pens 18 avril —Zino FrancescaHl 19 avril —Gerard Souzay 20 avril — Gyorgy Cziffra 1* Avmi 1MO Radiomonde et Télémonde &£&£ £ £$ PAGE 7 • « 1 SEMAINE SALARIE m} Une charmante (?) dame m'écrivait ces jours derniers, me reprochant d'émettre des opinions chaque semaine sous le titre: LA SEMAINE DU FLANEUR SALARIE.M'écrit-elle: "Quand on n'a rien à faire, sauf flâner, ne vaudrait-il pas mieux se taire ?" Charmant, n'est-ce pas ?Une telle lettre en mains, il ne me restait plus qu'à prendre une longue marche rue Sainte-Catherine ou encore — ce qui est plus reposant (?) — aller m'asseoir à un bar.et réfléchir.Pourquoi cette dame m'avait-elle écrit cela ?Des milliers de personnes émettent pourtant des opinions chaque jour, les unes verbalement, les autres par écrit.Pourquoi pas moi, une fois par semaine?* * * La marche terminée — au moins un demi-mille — le bar était là.Bar gentil, s'il en est un, car, en plus du garçon qui m'accueillit avec son sourire habituel, il y avait là nombre de copains.Ici, Pierre Dulude qui discutait de la qualité des derniers disques.Là, Serge Deyglun qui s'entretenait de sa tournée d'été habituelle.Plus loin, Roger Baulu qui confiait à Marcel Gamache son intention d'aller passer l'été avec sa famille, dans les Laurentides.Il ne sera pas le premier Baulu à aller se reposer au nord de Saint-Jérôme.Il y a des années que son frère, Marcel, a peine à quitter LA SAPINIERE, chaque lundi matin, pour rentrer à Montréal.Et il y avait Normand Hudon qui vantait — et avec raison — les mérites de sa femme, Fernande Giroux, présentement au RITZ CAFE.Egalement là, Marcel Dubé qui causait avec Denys Gagnon, sans doute d'une pièce nouvelle, car Dubé, lui, ne flâne jamais.?* * Dans les circonstances, une chose à faire : aller de l'un à l'autre et recueillir des opinions, étant donné qu'il est préférable, dans mon cas, de ne pas trop en émettre.* J'avais toujours en tête, après tout, la lettre que je venais de recevoir.Tiens, tiens, tiens, voici justement Mme JEAN (Laurette) DESPREZ.En voilà une qui ne craint pas d'opiner.—Bonjour, Laurette, ça va ?—Magnifiquement, Marcel, je suis toute à ma JOIE DE VIVRE.L'as-tu vue ces derniers temps ?—Si, si.—Et c'est tout ce que tu trouves à dire ?Pourtant, Il y a quelques mois, tu en disais beaucoup plus.Que dire ?D'ailleurs, Mme Desprez devait me quitter pour aller à une répétition.* * * —Garçon, une bière froide.—La même chose pour moi.Je me tourne.Gilles Pellerin est là.Salutations habituelles, puis : -As-tu aimé DU COQ A L'ANE, hier soir ?me demande-t-il.—C'était bon.—J'ai déjà vu réponse plus enthousiaste.C'EST LA VIE, pensais-je.Comment faire plaisir à la fois, et à son père, et à sa mère.Ce qui compte d'abord, sans doute, c'est d'être franc, honnête.Il faut comprendre que chacun ne peut aimer ceci et cela.C'est pourquoi, d'ailleurs, il est indispensable qu'une programmation soit variée.Comme dirait Denis Drouin^ il en faut pour tous les goûts.Et Denis, comme vous le savez, il s'y connaît.Jean Rafa dirait plutôt: "Cé pas fini" — ce qu'il peut se permettre, étant donné que chacun sait qu'il connaît son FRANÇAIS — mais c'est une façon de dire que ce qui s'en vient devrait être meilleur que ce qu'on vient de présenter.Ainsi, le public est gardé en suspens.Il espère .$ ifc * Au fait, OU EN SOMMES-NOUS ?OU ALLONS-NOUS ?Il convient, de temps à autre, de se poser de telles questions.Est-ce que nous, Canadiens de langue française, nous avons trouvé une formule vraiment à NOUS ?Ou en sommes-nous encore à la période où nous prenons notre inspiration ici et là, non pas parce que nous manquons d'expérience, de talent et d'originalité, mais parce que trop souvent nous ne nous en donnons pas la peine, ou encore parce que nous sommes craintifs, parce que nous avons peur d'innover, parce que nous tardons à être NOUS-MEMES.Le temps est venu, il me semble, où nous devrions m>us instruire, nous cultiver et nous distraire, de NOUS-MEMES, POUR NOUS-MEMES, PAR NOUS-MEMES.Il ne s'en suit pas qu'il soit INTERDIT, alors, d'aller ou de regarder à l'étranger, mais ALORS SEULEMENT aurons-nous NOTRE CULTURE: littérature, théâtre, journal, radio, télévision, peinture, etc., etc.ALORS SEULEMENT, l'étranger aura ou trouvera intérêt à venir nous rendre visite.D'ici là, il ne viendra que pour toucher des cachets.—Garçon, une autre bière froide.i.-t • V.t;9 *.«>1 Aimé Major Jean Coutu L mm Guy Provost 1 Yoland Guérard Gilles Pelletier - 5 Jean Duceppe Les photos ci-contre ne sont là que pour illustrer le concours.Tous les artistes de la Radio ou de la TV entendus sur des - réseaux ou nos ondes sont éligibles.ENVOYEZ VOTRE VOTE AUJOURD'HUI Doris Lussier jri Rolland Chenail • , Gérard Poirier mon avis, mérite I* Médaille d'Or.Adresse Casgrain°nM adress* 4 "R«diomonde", 8430, Casgram, Montréal, .vent minuit, mardi prochain Marcel BEAUREGARD page b Radiomonde et Télémonde i* avril i960 Monique Miller • y- Elle a échappé au système J* ne connaissais Moniquo Miller que par ses rôle* et ainsi l'imaginais étrange et grave, fugitive, hermétique et brûlante, rieuse rarement.Elle m'a déconcertée car je n'ai pas trouvé chez elle ce côté abrupt qu'entretiennent ses personnages.A prime abord, on la dirait sur la défensive, craintive et dévoré* par un feu intérieur, puis on s'aperçoit que, tout simplement, elle est chaleureuse et discrète, spontanée et équilibré*.Elle a un* certain* façon de sourire, une certain* façon d'être grave.Elle renouvelle |« charme.Trop longtemps handicapée par ce casage petite-sauvage-farouche-monique-miller, elle a acquis à force de talent, de travail, et cet espèce d’acharnement à polir tout ce qu’elle entreprend, le droit de choisir ses personnages mais avant tout celui d’échapper au système pour ne devenir que la comédienne Monique Miller pouvant aussi bien jouer Lorca (Les Noces de Sang) et le boulevard (Trésor).Depuis plus de 115 représentations, elle est de la distribution de ‘ Bousille et les Justes”, un rôle quand même intéressant dans une scène d’une certaine intensité dramatique et contenant moins de vulgarité que les autres.Mais si à la télévision, Monique Miller est maintenant Louise dans ‘ En haut de la pente douce”, un personnage qui prend de semaine en semaine de l’ampleur, un intérêt plus vrai, abandonnant ainsi un peu de sa douceur et de sa neutralité, il reste qu’on l’a trop souvent — et trop longtemps — identifiée à la difficile Fabienne de “Cap-aux-Sorciers”, et quelque peu, par la suite, à Frisette de ‘‘Je vous ai tant aimé”.Comment d’ailleurs, le public ne pourrait-il pas être influencé et marqué par un personnage qu’une même comédienne joue 3 ans à la TV ou 5 ans à la radio?Evidemment, dans aucune des continuités énumérées plus haut, Monique Miller n’a gardé le même et irrémédiable emploi.Seulement, elle les a je crois bien, tous marqués d’une sensibilité personnelle, d’une harmonie et d’une spontanéité réelles.Pour elle comme pour tout co- médien de téléromans — c’est sûr — il y a le danger de routine.Mais, dit-elle, si à certaines semaines, mon personnage stagne et devient quasi inintéressant, à d’autres, il prend un relief extraordinaire, il s’épanouit et vit vraiment.La chance a plusieurs noms Monique Miller a l’amour de la vérité et elle sait voir, raconter, expliquer.Aussi, ce qu’elle narre de sa carrière est infiniment juste et d’un vif intérêt.Profondément comédienne, elle n’a jamais pensé pouvoir faire autre chose que du théâtre.Elle a connu un succès rapide et mérité.On n’a pas en effet, l’impression qu’elle eut à se battre longtemps pour affirmer son talent, pour être reconnue d’un vaste auditoire.Il est vrai bien entendu, qu’elle a eu de la chance.Ce n’est jamais négligeable.Cette chance, It lê ans, s’appelle Marie-Ange dan* ‘ Ti-Coq”, à la scène, au cinéma, comme •elle s’appellera par la suite Ciboulette ou Florence, selon le désir de Marcel Dubé.Car Ciboulette dans f‘Zone” lui apporte un éclatant succès et est le point de départ d’une fulgurante carrière que rien ni personne ne viendra par la suite démentir et qui, entièrement réussie jusqu’à présent, promet infiniment pour l’avenir.Mais “Florence” A la télévision il y a trois ans, lui a apporté peut-être sa plus grande satisfaction de comédienne.Il y eut ce plaisir à jouer un rôle écrit spécialement pour soi; cette satisfaction à être dirigée par l’excellent Jean-Paul Fugère; et enfin le résultat unanimement apprécié d’une oeuvre dense et forte.' V Hj ' ¥ ‘4 , Wy:-' .i ?: - - •::'x Une cerlcr’i* façon d'être grave 16 AVRIL 1960 Il y eut entre temps et après, A la scène, à la radio, à la télévision, tant de rôles divers que les énumérer tous serait pour le moins, fastidieux.Qu’il me suffise donc de rappeler qu’elle fut Constance des “Trois Mousquetaires”; “Electre” de Sophocle; qu’elle est toujours — et depuis 8 ans — “Dr Claudine”.Du cinéma .peut-être Mais si Monique Miller préfère à toute chose la chaleur du théâtre, sa communication avec le public, sa vie, elle s’intéresse aussi — et largement — au cinéma.Ce cinéma dont elle ne connaît, exceptons “Ti-Coq” qui fut quand mêmd une entreprise assez désastreuse esthétiquement parlant, que les deux moyens métrages réalisés pour le compte de l’Office National du Film l’an dernier.i L’un avec Bernard Devlin, “L’émigré”, passait récemment dans la série Temps Présent; l’autre “Les Nomades”, était dirigé par Louis-Georges Carrier.Mais Monique Miller devait aussi faire partie avec Gilles Pelletier, de la distribution du film que préparait Georges Rouquier, le réalisateur français auteur de cet admirable “Farrebique”.Mais pour des raisons qu’on ignore, Rouquier est reparti pour la France.Il n’est cependant pas impossible qu’il revienne: souhai-tons-le pour Monique Miller et aussi pour le cinéma lui-même.Car éile aime ce cinéma où il faut d’un coup “s’embarquer” dans une scène, n’importe laquel-’ le, et qu’ainsi, plus rien n’existe que vous seul devant une caméra, ayant à exprimer en un espace délimité toute la complexité des sentiments humains.Pour parler du 7e Art, le visage de Monique Miller s’illumine.La peur de l'ennui Car s’il est assez curieux de constater à quel point elle a horreur de s’ennuyer et préfère la solitude aux raseurs, son visage ne s’éclaire vraiment que lorsqu’elle parle d’une chose qui lui plaît, d’un sujet qu’elle aime.C’est pourquoi pas tout à fait assez souple, elle peut être brillante et très gaie ou sombre et détachée.En fait, si ses goûts cinématographiques témoignent d’un certain conservatisme, il reste qu’en optant pour l’élégance suprême d’un René Clair; la beauté un peu formaliste de René Clément et pour enfin, Jacques Becker, le plus étonnant artisan du cinéma français, son choix est le bon.Car pour elle peut-être ce qui importe le plus est que soient montrés les rapports humains entre des gens vivants des histoires simples et quotidiennes.Monique Miller — au théâtre ou peut-être au cinéma (un jour) ne rêve pas d’un rôle.Elle n’a jamais dit: je voudrais jouer ce rôle, il est fait pour moi.Mais lorsqu’elle travaille un personnage, tout naturellement, il lui plaît et elle est heureuse.Tout l'amour du monde Elle a toujours été fascinée par le théâtre étranger: elle en a vu beaucoup en Europe il y a deux ans et à New-York où elle va fréquemment.Et constamment, elle est impressionnée par le temps qu’on prend à monter des spectacles.Ici, dit-elle, on est trop éparpillé.Il faut faire de la TV pour gagner sa vie et, le reste du temps, on essaie de faire du théâtre.Il n’en est pas moins vrai que le manque de profondeur, de valeur première du théâtre est causé par la vitesse avec laquelle il faut monter puis jouer une oeuvre.Monique Miller a une lucidité peu commune pour une encore très jeune comédienne.Ce “papier” à la vérité, n’étak pas à faire: qui aujourd’hui, ignore Monique Miller?qui doute encore de son réel talent, de ses possibilités multiples?Il ne voudrait donc que témoigne tout simplement de cette minutieuse harmonie et de cette beauté intérieure parfaite qu’on ne peut trouver qu’en une comédienne d’exception.Nicole CHAREST 'wi Une certaine façon de socjlr* et Télémonde PAGE 9 ¦ "*â- >.2 T W "Voici mon chien le plus vieux.Il a 4 ans.Il est sans ¦PVA;'.V kll i > > ; ill mm -
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