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Titre :
Radiomonde
Éditeur :
  • Montréal :Radiomonde,1939-1952
Contenu spécifique :
samedi 13 novembre 1943
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Radiomonde et télémonde
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Références

Radiomonde, 1943-11-13, Collections de BAnQ.

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_LL1U.HWB lilll Fis-lf:- pi*cu*e * ( t M VOVNMHHK UHS V«.T *• M ___________k_______ ¦M i •>* /u « .#$11 „ * *¦ wm r,s3 VMM ECHOS DE LA COUR ET DU JARDIN — ECHOS DE LA COUR ET DU JARDIN — ECHOS DE LA COUR ET DU JARDIN ECHOS DE LA COUR ET DU JARDIN 0 Quelqu'un nous fait remarquer que la prosodie de notre hymne national est affreuse: “O Canada, ter-re de nos aïeux .(cela fait, dit-il, un peu terreux!) "Ton front-t-est ceint de fleurons glorieux .(Ton front?Tes seins?ajoute-t-il.Est-ce cela qu'il faut comprendre?) Non, bien sûr.Mais la liaison, pour peu qu elle soit faite, donne un sens bien curieux à cette strophe patriotique ., ^ Cela revient à dire que le poème est aussi important que la musique.Certaines pièces musicales doivent leur succès à leur poème: les mots frappent 1 imagination autant que la phrase musicale, Par contre, la pauvreté des mots a souvent nui à la qualité de la musique.Un de nos compositeurs montréalais en sait quelque chose, lui qui a si souvent changé de :>aro!iers pour enfin se substituer à eux: ce n’est guère plus riche ! £ Il est question de la renaissance du théâtre canadien.— Vous allez voir, nous disait Elzéar Hamel, que c’est encore à un étranger que s'en ira tout le crédit de l’entreprise, alors que nous, Canadiens français, nous luttons pour cela depuis plus de quarante ans.Si le gouvernement se décide à subventionner un théâtre, il en confiera la direction à un étranger.La preuve?Gandrille, dans le temps, a eu son conservatoire à Québec, Eugène Lassalle a eu le sien à Montréal.Rien pour les nôtres! L’ami Elzéar Hamel a raison.Mais pourquoi diable ne se fait-il pas naturaliser italien et ne s’occupe-t-il pas de propagande fasciste?Du coup, il aurait tous les droits.Q Un annonceur de la radio officielle, qui avait à présenter un médecin, nous a dit: "Monsieur le Docteur Un Tel va nous adresser la parole.” Le "monsieur” n'est-il pas de trop?£) Marcel Chabrier, l’excellent artiste de théâtre, a rendu visite aux "Joyeux Troubadours" et il a raconté l'histoire suivante: Un monsieur a une violente discussion avec sa femme au quatorzième étage d’un immeuble.Finalement, elle se jette par la fenêtre.Alors, voici comment le monsieur explique son intervention: "Je la vois sauter dans le vide.Je me précipite à l'étage au-dessous.Toutes les fenêtres étaient fermées.Je deccends plus bas.Impossible d’ouvrir les fenêtres .Finalement, au deuxième étage, j’aperçois une fenêtre ouverte.Je me penche et j’étends les bras .Trop tard! Elle était passée! !” , 0 II y a aussi Paulette de Courval qui a rendu visite aux “Joyeux Troubadours”.(Décidément c’est un salon bien fréquenté!) La jeune et charmante artiste ne s’est pas contentée de venir saluer au micro, elle a chanté une chanson sans préparation aucune, à l’impro-viste comme le font les ‘‘Troubadours”.Ceux-ci l’ont adoptée “Troubadourine”, à moins que le mot “Trouba-dourc-Jte” soit plus en accord avec celle qui s’appelle Paulette.Q Signalons le passage à Montréal de J.-René Coutlée qui poursuit avec un éclatant succès la tournée de "L'Esprit du Mai”.Il trouve le moyen de revenir au studio, chaque fois qu’il en a le temps, pour jouer dans les sketches et saluer ses camarades.Il a hâte de pouvoir reprendre son rôle de Lurmann dans "Les Aventures du capitaine Bravo”.^ Le réalisateur appelle au téléphone.— Allô?C’est vous mademoiselle L .,?— Oui.— Pouvez-vous jouer, ce soir?Il y a un moment d’hésitation, puis la jeune personne demande ingénuement: — A quoi?(Authentic; lie) LES TROIS X MQdvr na ±3 «noo \n 3a soho3 Mite JACQUELINE SA\.\RD, du personnel de CKAC dont le |ito-i gramme * la Femme et l'Actualité" vient de changer d'heure.On peut maintenant entendre cette émission intéressante du lundi au vendredi, à 2 h.45 de l’après-midi.Mlle Savard « st également la commentatrice des “Actualités Hollywood' les mêmes jours à midi et dix minutes.M.Godbout et le réveil canadien-françai» La p::se du pouvoir par l’honorable Godbout, aux élections de 1939, a marqué le réveil cenadien-français.Les voix autorisées et toujours sagement écoutés de M.Godbout et le regretté M Lapointe, ont tôt fait de faire triompher la doctrine salutaire de l’uniKs canadienne, la seule qui pouvait aux Canadiens-français de progresser malgré sa minorité.Pour entreprendre le relèvement financier de notre province il fallut à M.Godbout toute la fermeté e la diplomatie d’un homme d’une sc-gesse exceptionnelle.Il fat rée'lement bien à la hauteur de la tâche.Que 3crait-il devenu de nous si nous n'avions pas eu ur.chef d’ur.e telle trempe?Il contribua plus que tout autre à démontrer, par ses discours et ses interventions si opportunes, que l'effort de guerre du Canada serait compris grâce à une :-age politique qui ne violerait pas les promesses faites à Québec.Sa voix fut écoutée.M.Godbout a même réussi à contribuer puissamment à inspirer une politique de guerre qui tienne compte de nos particularités.Ce réveil providentiel est tout â l’honneur de nos compatriotes puisqu’ils ont pu discerner, à l'au-tomn 1939, entre les appels qui les sollicitaient, la voix d’iui homme qui leur parlait sans emphase et sa nr fausses promesses, mais avec ta seule conviction de sa sincérité et sa droiture proverbiale, de son intégrité, qualités caractéristiques de* gens de notre peuple.(Communiqué) POUR VOUS?lui psychologie est une science offrant un Intérêt à tous et « chacun.Ne croyez pas au hasard, cela n’existe pas.Pour connaitiv une réussite réelle et du raide dans une entreprise, U faut j, toute nécessité développer certaines qualités morules, lnteilec-tuellen et physiques.la» psychologie vous aidera à comprendre la raison de* insuccès en affaires et en amour, les moyens d’être heureux, de rendre heureux, de réussir en tout, même au point de vue social.Bureau de 1 hre à 9 lires p.m.Professeur A.ROBERT 1573 MONT-ROYAL EST Téléphone FR.]952 i < CKAC AU SERVICE DE LA BONNE HUMEUR Avec les émissions suivantes : W SANS CEREMONIE (Ihi lundi au vendredi à neuf heure* trente a.m.) QUELLES NOUVELLES?(Du lundi au vendredi à six heures quinze p.m.i THE JERRY LESTER SHOW (CBS) • (Le dimanche soir â huit heures) LES CHANSONS DE ROLLAND BEDARD (Le dimanche soir à huit heures quarante-cinq) LES AMOURS DE TI-JOS (Le lundi soir à huit heures) LE CAFE CONCERT (Le lundi soir à huit heure* trente) THE JUDY CANOVA SHOW (CBS) (Le mardi soir à huit heure* trente) LE RALLIEMENT DU RIRE (Le mardi soir à huit heures trente) PIERRE ET PIERRETTE (Du mardi au vendredi à cinq heures quinze) LE RESTAURANT xTI-PIT (Le mer.soir neuf heures trente — le dim soir sept heures quinr» QUE FERIEZ-VOUS?(le jeudi soir à huit heures trente) LE TOURBILLON DF, LA GAIETE (Le vendredi soir à huit heures) NAZAIRE ET BARNABE (ïe vendredi soir à neuf heure* trente) RADIO FOLIES (le samedi soir à huit heures trente) LES DIABLES ROUGES DE CK AC (Le samedi soir à neuf heures trente) Écoutez CKAC L’UN DES 78 POSTES D’ENTREPRISE PRIVEE MÉaneia Abonnez-vous à.C’e.f«t le meilleur moyen de voue æsurer la lecture régulière de Radiomondc.Découper le bulletin ci-desson* et mctter.-Ie à la poste dca aujourd’hui, accompagné d’un mandai postal, à Radiomonde, 1434 ouest, Sainte-Catherine, Montréal.Veuillez, je vous prie, m'expédier votre journal à Tadresse suivante: Nom .Adresse .Ville.pour.numéros, à partir de.Signé .— TARIF — numéro* M INISTRATION TEL PLATEAU 4186 \QOd 3/i.lÊ — MONTREAL, IS NOVEMBRE 1843 1434 OUEST, STE-CATHERINE MONTREAL Qui sera élue ?Miss Radio 1944 Voici* le* résultat* à date (midi, le 9 novembre) du vole pour l'élection de Mis* Radio 1944: Riddez Sita .542 R obi Al y* .524 Germain Nicole.508 Scliimdt Gisèle .503 Basilières Andrée .499 deCourval Paulette .451 Laporte Lucille .446 Dumont Lueillp.441 Guilhault Muriel .340 Sutto Jeannine.-90 Jasmin Judith .185 Olignv H u guet te .135 For gués José .135 Lorrain Yvette.135 Moins île 100 votes:^Thibault Olivette, Riddez Mia.Ijetondal Lucienne, Hevnian Emilia, Bernier Jovette.(ja(a-&énépice du dJamlour- War’ au Iflfjonvunent (e 20 Pour la première fois la troupe du “Tambour-Major”, qui divertit nos soldats dans les camps militaires du district no 4, s'adresse au, public afin d'obtenir des fonds pour poursuivre ces tournées.A date, ces comédiens, chanteurs, musiciens et danseurs se sont transportés près de cpiarante fois à Longueùil, St-Jérôme, Joliette, Famham, Sorel, Valleyfield et Sherbrooke, sur des itinéraires allant d’une demi-heure à quatre heures.C’est pour lui permettre de continuer son beau travail que le “Tambour-Major” présentera au Monument National, pour un soir seulement, le samedi 20 novembre, le spectacle qu’il a donné devant plus de 50,000 spectateurs dans les camps.C’est une production de grande allure cpii réunit des étoiles comme Fridolin, Alys Robi, Fred Barry, l'orchestre d’André Durieux, Irène Trudeau, Clément Latour, Henri l’oitras, Rodolphe Tremblay, Juliette Huot, Juliette Béliveau, Amanda Alarie, Mme J.-R.Tremblay, Ginette Berger, Lucie Mitchell, Julien Lippé, Roger Florent, les Tambourettes (huit jolies danseuses! et les Tambourins (douze chanteuses).En vedette musicale, M.Lucien Martin, violoniste.Les sketches sont de Gérard Delage, Gratien Gélinas, Henri Letondal et Paul Guèvremont; mise en scène de Paul Guèvremont, danses sous la direction des soeurs Evans.Cette soirée sera donnée sous les auspices des Fusiliers Mont-Royal.La recette servira à assurer la distraction de nos soldats à l’entraînement.I>es billets seront mis en vente lundi prochain, au Monument.- ffi Cc c \N “II oo-icoo-iroo/ .41,YS ROUI!” M.OÙ L’ÉTAT POURRAIT TRAVAILLER DE PAIR AVEC LE PARTICULIER ADRIEN POULIOT, gouverneur à Radio-Canada et président du Comité de survivance français, pro-nonçait la semaine dernière à Québec une conférence intitulée : “Les problèmes français de l'ouest canadien”.Au cours de ses constatations particulièrement émouvantes, il rapporte les propos de certains de nos frères de là-bas: "Nous pouvons tout de même vous affirmer que nous sommes restés français, sans le secours de la radio" disait l’un, “sans tout le secours que nous attendions de la bonne vieille province des pays d’en bas, sans le secours de nos amis qui nous oublient.Nous sommes restés debout grâce à nos centres, grâce à l’initiative de quelques vrais patriotes, grâce aux congrès qui se sont multipliés dans notre district en ces dernières années, grâce la culture française de nos religieuses enseignantes, grâce aux coeurs fervents de nos prêtres venus du Québec." Et M.Pouliot continue: “Par ailleurs, sauf en quelques cas particuliers, cette survivance ne saurait vraiment s’épanouir à moins que, nous de la province de Québec, nous ne nous appliquions instamment â porter remède aux dangers qui menacent nos compatriotes de là-bas.Or, sans aucun doute, le danger consiste dans l’atmosphère quotidienne d’anglification où évoluent les enfants, à l’école, dans la rue et souvent même à l’église.Pour contrebalancer cette force de destruction, il n’y a guère que le foyer.Mais celui-ci est envahi par la radio qui est presque exclusivement anglaise.Oh.' je sais bien que le poste CBK pourrait donner plus de français.et» vous pouvez èt-^e assurés que vos gouverneurs français du Québec à la Radio ne négligent rien pour améliorer la situation sous ce rapport.Mais même si l’on obtenait un quart d’heure, une demi-heure de plus par jour, en pratique cela ne résoudrait nullement le problème.Ce qu’il faudrait c’est du français à la journée, c’est l’établissement de postes privés que Von mettrait entre les mains des associations nationales de l'Ouest." Et monsieur Pouliot cite des exemples pour illustrer le désir qu'ont nos amis de là-bas d’entendre du français à la T.S.F.On ne peut que le louer du souci qu’il se donne des intérêts de la minorité française de l’Ouest et que l’applaudir de sa suggestion pour l’érection de postes privés.Mais où nous le suivons moins, c’est qu'il parait remettre entièrement à l’initiative privée le soin de la radiophonie française là-bas! J A régie de la Radio n’a-t-elle pas oeuvre à faire aussi T Son premier devoir est le bénéfice de ses contribuables.' Pourquoi donc, en attendant que des postes privés s’élèvent aux frais du particulier, n’installerait-elle pas de ces postes retransmetteurs automatiques qui ne sont pas dispendieux et n’exigent pas de personnel pour relayer de la province de Québec les programmes de Radio-Canada venant d-e Montréal ou de la capitale f Cela serait simple et ne pourrait soulever la question de plaire aux minorités.puisque le Canadien français où qu'il soit dans le Dominion ne fait pas partie d'une minorité nationale mais constitue la nation* René-O.BOIVIN Le seul périodique consacré exclusivement aux artistes de la radio 13 NON .194 » Radiomonde PAGE i \ i r ECHOS DE LA COUR ET DU JARDIN i Z 0 Quelqu'un nous fait remarquer que la prosodie de 1 m O Q notre hymne national est affreuse: x rc “0 Canada, ter-re de nos aïeux .o < (cela fait, dit-il, un peu terreux!) "Ion front-t-esl ceint de fleurons glorieux .(Ton front?Tes seins?ajoute-t-il.Est-ce cela a X qu'il faut comprendre?) m O Non, bien sûr.Mais la liaison, pour peu qu elle r— h“ LJ soit faite, donne un sens bien curieux à cetle strophe 1 > patriotique .o DC 0 Cela revient à dire que le poème est aussi important o D que la musique.Certaines pièces musicales doivent O O leur succès à leur poème: les mots frappent 1 imagination autant que la phrase musicale* Par contre, la pauvreté des mots a souvent nui à la qualité de la X m < musique.H -i Un de nos compositeurs montréalais en sait a c LJ O quelque chose, lui qui a si souvent changé de paroliers pour enfin se substituer à eux: ce n est guère plus riche ! en > O 0 II est question de la renaissance du théâtre X X canadien.o O — Vous allez voir, nous disait Elzéar Hamel, que Z U 1 c’est encore à un étranger que s’en ira tout le crédit de l’entreprise, alors que nous.Canadiens français, nous luttons pour cela depuis plus de quarante ans.Si le gouvernement se décide à subventionner un 1 1 m o T Z théâtre, il en confiera la direction à un étranger.La O preuve?Gandrilie, dans le temps, a eu son conserva- oc toire à Québec, Eugène Larsalle a eu le sien à Mont- nmm O (/> < réal.Rien pour les nôtres! -n1 L’ami Elzéar Hamel a raison.Mais pourquoi diable ne se fait-il pas naturaliser italien et ne s’occupe-t-il a D pas de propagande fasciste?Du coup, il aurait tous les n O droits.r h- LJ Q Un annonceur de la radio officielle, qui avait à > présenter un médecin, nous a dit: "Monsieur le O o: Docteur Un Tel va nous adresser la parole.” o X Le "monsieur” n est-il pas de trop?c O 33 u fl Marcel Chabrier, l’excellent artiste de théâtre, a rendu visite aux “Joyeux Troubadours” et il a m < raconté 1 "histoire suivante: H -j Un monsieur a une violente discussion avec sa LJ femme au quatorzième étage d’un immeuble.Finale- O Û ment, elle se jette par la fenêtre.Alors, voici comment C- Q10/.P IJ .MARCEL CHARRIER seront I s vedettes 4(M $1.65 — 1.35 — 1.20 — .90 13 NON .1943 Radiomonde PAGE i A l’Auditorium St-Alphonse A l’orgue V ' -I 3 evenn oiôôe Le docteur EUGENE LAPIERRE est l’organiste ordinaire des émis-Bions des Romans-Lyriques Victor.Notre confrère fait, en effet, partie de la seconde série d'émissions.Ce programme est présenté sur la plupart des postes de Radio-Canada, les lundis soirs à Ü heures.C'est une sort** de récit mêlé de la musique la plus belle qu'il soit.Bi LTN MAL se répand de plus en ’ plus parmi les musiciens de grande classe.C’est la maladie du "boogi-woggie”.Récemment, on annonçait que José Iturbi, pian’s-te-compositeur et chef d'orchestre se faisait maintenant l'interprète de cette musique populaire." Ciné-monde" qui est au courant de tous les potins d'Hollywood, racontait dans son dernier numéro la réaction de José Iturbi lorsque le "producer" de "Thousands Cheers" lui apprit par téléphone qu'il aurait à diriger un morceau intitulé "The Joint is Really Jumpin Down at Carnegie Hall"; c'est un morceau dans lequel Judy Garland se lance dans le ‘‘boogie-woogie".— Q’uest-ce que c’est que "boogie-woogie”?demanda Iturbi.Le "producer" fit joue un disque.Iturbi sen montra enchanté.Voilà un musicien qui est dans la mauvaise voie.Il n'es, point le seul.Voici que l’on apprend que la Juillaid School of Music de New-York vient d’en.ga-gc:1 Bennie Goodman, interprète suprême du "swing", comme professeur, il y donnera des confé-renc sur le jazz, le swing et le “boogie-woogie”.Ce geste marque à tout le moins une tendance fullest , à moins que les directeurs de cett?école musicale aient engagé M.Benny Goodman pour mettre en garde les jeunes music ens contre ces musiques de mauvais goût.C’est peu probable.Et l’on dira après cela que nous évoluons musicalement pour le mieux.PAROLES A NOTER Wilfrid Pelletier, directeur du Conservatoire, a fait samedi dernier à Québec, au Château Frontenac une causerie devant les membres du Cercle des Femmes C anr-diennes, sous la présidence de Mm3 Louis Berger.Quelqucs-un do ses paroles sont à retenir non seulement pour ©e qu’elles valent mais aussi pour les commentaires qu’elles peuvent suggérer plus tard."La musique est au pays pour y rester", dit M.Pelletier.Comme question de fait, elle est au pays depuis fort longtemps, et elle n’a ajmais eu l'idée de partir.Il ajouta que, présentement, on manque de musiciens à Montréal.Le saviez-vous?Moi, non, et je ne suis pas le seul.“Je n’ai pas peur de la Jeunesse, de dire Wilfrid Pelletier, mais j’ai peur «tes parents." Ah! c’est grave.Et U recommanda à ces derniers de II est taillé en Hercule, il est Belge tie naissance, il est pianiste émérite : tel est Séverin Moisse.Qu’il s'agisse de Debussy ou de Haydn, de Tschaïkowski ou de Gabriel Fauré, de Bach ou de Beethoven, il peut, en un clin d’oeiJ, se cantonner dans un st\le : quel que soit l’auteur il sait refléter sa manière.Improvisateur de première force, il peut aussi “élonguer" une phrase ou une coda au caprice du metteur en ondes.Un oeil sur la lenêtre de contrôle, l’autre sur le clavier, ses gros doigts plongent, rebondissent, volent ou effleurent, sans que jamais k.métier formidable du pianiste n’écorche l’ivoire.Rien n’existe à son épreuve.L’autre semaine, à l'heure des “Radio-Romans Victor”, il a réduit au piano le “Prélude à T Après-Midi d'un Faune”.Trouvez-moi la pareille n'importe où, même à l'étranger; vous chercherez un joli bout de temps, comme on dit familièrement ! .M oisse, pianiste à tout .réussir dans un studio de radiophonie, est aussi un compositeur sérieux.Il publie régulièrement des oeuvres techniques, des études, à mettre au programme des conservatoires les plus réputés.1 e! de ses ‘ 1 hème et \ anations” connaît présentement le succès aux Etats-Unis, èt fait les délices des chercheurs de casse-cou bien faits.I.e Parnasse Musical de Lachûte a édité de lui une “Etude pour Piano que je conseille à nos professeurs les plus difficiles, en quête de musique européenne impossible à importer.Un de ik* musiciens les plus huppés, ayant un jour écoyté Moisse jouer une de ses compositions, lui dit spontanément, en lui donnant une tape sur l'épaule : “Sacré Moisse ! tu perds ton temps à Montréal”.Il voulait dire, il va de soi, “ce qu’il voulait dire”; car Moisse ne perd pas son temps dans notre métropole.Qu’on en juge.Il passe, du matin au soir, d un micro à un autre; de fait il va d'un poste à un autre poste, au point que parfois, à la fin de ses journées, '1 n'a pas encore pris un mauvais sandwich.Et c’est au milieu d'un pareil surmenage qu’il parvient, non seulement à rester magnifique d’embonpoint, mais aussi à s© recueillir, à penser, à écrire jusqu’à îles curiosités et des tours de force comme s'en payent les élèves des grandes classes de composition.I- autre soir, il a surgi dans un des studios de Radio-Canada, tout joyeux de brandir un feuillet où se distinguaient des portées de fortune, bur ce feuillet il y avait, ni plus ni moins, un thème de fugue avec trois contre-sujets marchant ensemble, comme si de rien n’était ! Ceux qui croient en me lisant que je suis à encenser un copain, trouveront là une preuve que je reste objectif.On a compris, par ce qui précède, qu’il faut être un excellent harmoniste pour se faire ainsi un jeu de toutes les difficultés.Moisse sera jusqu’à son dernier soupir, le désespoir de son éditeur pour les harmonisations trop fouillées dont il orne les mélodies de ses chansons.Pourtant quand il en abandonne une au grand public, c’est toujours, si l’on peut dire, un texte expurgé ! 11 en a toujours un autre, par devers lui, plus “substantiel” et qu’il dévore au piano à tout propos avec un appétit de fauve.Malgré cela, aucun pédantisme : le plus délicieux des camarades.I-es prouesses pianistiques et harmoniques c'est bonnement du métier, c'est la manifestation d’un talen tyrannique et irrésistible.% il me faut encore ajouter à ceci avant de terminer.Pour une des premières fois que la chronique musicale lui consacre un "papier” — comme disait Morin — il ne faudrait pas croire que Moisse est un nouveau-venu.Il a joué jadis en concerto avec le grand Emiliano Renaud, il fait partie de’la vie musicale et du mouvement artistique de Montréal depuis plus de vingt ans.On trouvera sûrement peu banal que dans cette assez longue période de relations avec des confrères musiciens, il ait réussi à n’avoir pas d’ennemis ! Cela, si vous voulez bien m’en croire, c'est encore plus difficile que d’écrire des fugues avec trois contre-sujets renversables ! ! ! Eugene LAPIERRE, d.m.Üt ?Albert DUQUESNE * -Me de .MTrre He.olr) ?Pierre DURAND (d„».1- raie de *„n«re«> Mercredi, 9 17 novembre „r tout le réseau français de Radln-f'anad a direction générale: PAUL LEDUC réalisation : PIERRE d AGEN AÏS Scénario gracieusement prété par la Cie France-hlm PAGE 6 Radio momlv.13 NOV.1943 US îNÊKSCBtliOHS DE ^^ouvïms^ Em1 ,i Pieds mignons .pieds légers y Le théâtre à Montréal fut fondé, il y a quarante-cinq ans, c'est-à-dire le théâtre français permanent.A cette époque-là, on jouait des mélos.Et l’on joue encore des mélos.Donc, nous n’avons pas évolué ?* * * — Si ! m'a répondu fièrement un jeune acteur.Nous avons évolué.Mais, c'est le public qui demeure stationnaire.Et je lui ai demandé pourquoi.Eh bien, m'a-t-il répondu, il en est du théâtre, comme des fables de LaFontaine.On nous enseigne ces fables-là, à l’école et au collège, comme des pensums et il faut attendre d'avoir quarante ans pour les comprendre.Le théâtre n’a pas évolué dans l'esprit du public parce que l’on considère le théâtre de qualité comme une chose inaccessible.* * * Le problème serait donc le suivant : les acteurs ont progressé.sans le public.Mais non, voyoms.C'est faux ! Le public se compose d’individus a ppai tenant à toutes les classes de la société.Il suffit de l'intéresser aux choses que l’on fait.Un essai téméraire le tiendra en méfiance, mais s'il apprend que cet essai a remporté un certain succès, il s'aventurera au théâtre.Est-ce une question de publicité?Peut-être.Mais c’est aussi une question d’éducation.* * * A qui appartient-il d’éduquer le public?Aux acteurs?Ils sont trop occupés à leur propre travail.Certes, en faisant consciencieusement leur métier, ils attirent la clientèle.Mais ils n'ont pas le temps d'aller battre la campagne pour attirer la foule.Aux directeurs?Leur rôle consiste à choisir de bonnes pièces et à les présenter le plus honnêtement possible.Ils n’ont pas le temps, non plus, de recruter des spectateurs.Alors?à qui?Ma voisine de restaurant, qui m’écoute d’un air amusé, me répond : —Aux amis de l’Art! H- * * Dialogue du matin.— A quelle heure Oes-tu levée?—Sept heures! - Alors tu n’as pas dormi?—Non.Je suis rentrée de la répétition, à trois heures.J’ai étudiée mon rôle, et je me suis levée à sept pour aller au studio.Et me voilà! Je n’ai qu'une tasse de café dans le ventre.A ce moment-là, l'horloge sonna 2 heures de l'après-midi.Elle avait déjà fait quatre programmes.Et elle avait faim.Mais il lui fallut prendre un taxi pour aller au théâtre.Comme le disait si bien René Verne dans “Le Président Haude-coeur”: “C’est le siècle de la vitesse!’’ * * * Nous avons un orchestre et non pas trente-six.C’est-à-dire qu’il y a un nombre X de musiciens (toujours les mêmes) qui constituent ce que l’on est convenu d’appeler un orchestre symphonique.L’orchestre change cependant de nom: il s'appelle “Orchestre Philharmonique”, “Orchestre de Montréal”, Concerts Symphoniques”, “Festivals”, etc.Mais ce sont toujours les mêmes musiciens! Il n’y a que le CHEF qui change.Et, pour changer de chef, nous sommes un peu là.Selon le mot d’un musicien bien connu: —A Montréal, on change de chef d'orchestre comme de chemise! Ce n’est pas peu dire! * * * C’est Huguette Oligny, cette brillante altiste de la scène et du micro, qui remplacera Antoinette Giroux dans “Les 2 Madame Carroll", Antoinette Giroux, au repos pour une semaine, par suite de maladie, fera sa rentrée dans “Baisers Perdus”.On se souviendra que c’est Hu-gi.ette Oligny qui créa avec tant de succès "lies plus beaux yeux du monde” de Jean Serment, la saison dernière.A notre avis Huguette Oligny est l'un« de nos jeunes comédiennes les plus intelligentes et les mieux douées.Elle possède une mémoire prodigieuse et une compréhension très vive du texte.Nul doute que le public lui fera fête dans “Les 2 Madame Carroll”, non seulement pour avoir accepté de remplacer Antoinette Giroux au pied levé, mais aussi pour sa splendide interprétation du rôle.* * * Le célèbre Henri, du club Maroon, est le roi des humoristes.Ses blaques sont célèbres.L’une d'elles, entre autres, au sujet d'une tasse de thé, est encore citée dans les studios où il compte de nombreux amis.A quand les débuts de œ comique à la radio?L’OUVREUSE.*»* ~ydpparei( de rayons à i/otre disposition pour i/ouS assurer un choix A r u ci eux.rai you II Ju A L chaussure pour hommes eut au Modle escarpin en beau suède noir; bout à joui et talon haut.Bordé d’une étroite bande en cordé de soie; doublure élasticisée.Largeurs A et C dans les pointures 3S à 8.$5.50 11 «£ ?chauSSee.' - ¦ * m Autre modèle pratique en suède noir avec empeigne élasticisée.bout à jour et talon haut.Garniture de boucle de fantaisie enjolivée d’un étroit laçé de cuir verni noir.ÇC RO Pointures 3% à 8, largeurs A et C.4ÎO.OU AU MONUMENT NATIONAL le 11 DECEMBRE — le 12 DECEMBRE Waurice Woreno/f présente fliSlC JM avec TROIS GRANDS BALLETS MENS SANA IN CORPORE SANO" ballet athlétique “CHINATOWN* ballet d’atmosphère “LA FRANCE VIVRA” évocations historiques Ce arm en Caro LAMOUREUX lorcnojf DIX-HUIT MUSICIENS 40 DANSEURS Billets: Studio Laeasse-Morenoff, 175 est.rue Sherbrooke, PI.0800 ¦ I *V.-.Trèa joli soulier escarpin en cuir pressé noir.Bout à jour et talon très haut.Modèle pratique enjolivé d'une boucle délicate.Choix des largeurs A et C dans les pointures fF Ert 4 à 8.5>O.DU J.-K.CAMEUX, Prés./.-C.Al’BRY, Sec.-Trés.PRES FAUSE C [ * FAJUIrk 8511 lïfï Modède escarpin également en suède noir avec empeigne entièrement élasticisée.bout à jour et talon haut.Jolie garniture de boucle de cordé de soie.Largeurs A et C.Cfî Crt Pointures: 3*4 à 8.Modèle original de forme escarpin em beau suède noir oombiné de crocodile noir, genre spectateur à talon très haut.Empeigne élasticisée dans les pointures 4 à 8, largeurs A et C.:.CUIS- ____________________________________________ $5.00 Ouverts Tous les Jour* Jusqu’à 6 P.M.à l’Exception du Vendredi Jusqu'à 9 P.M.et du Samedi Jusqu'à 10 P.M.' ¦ ¦ ~ ' x- ' xrx ' .13 NOV.m3 Radiomonde PAGE 7 UN SUCCÈS “MIGNON SANS PRÉCÉDENT ASSURÉ POUR ” AUX VARIÉTÉS LYRIQUES /¦ , .s-' MIGNON 'Marthe Lapointe! photo Studio Desautels ?WILHELM MEISTER (Léopold Simonneaa! photo Studio I>e^»«utels mm K-m LOTHARIO (George* Toupin) photo Studio rtesauteld Deux representation supplémentaires du chef-d’oeuvre de “MIGNON” de Thomas Les Variétés lyriques annoncent sept spectacles pour les 25 .27, 28, 30 nov., et les 2.4, 5 déc.Dans les plans originaux, il ne devait y avoir que quatre reprises.Devant le concours des spectateurs, il a fallu déjà en prévoir trois autres.Ctci se comprend bien d'abord en raison de >a qualité séduisante de 1 oeuvre et ensuite à cause de la superbe distribution que lui accorde 1 direction.Les noms à l’affiche sont ceux de Marthe Lapointe, Car' Lamoureux, Marcelle Gyr, Lionel Daunais, Léopold Simorseau, Georges Toupin et autres.La mise scène, d’après les devis, est admirable et les décors d’un goût i*affiné.‘Mignon’’ promet autant de plaisir dramatique que de contentement musical.C’est l’oeuvre maîtresse de Thomas, dont la musique est colorée, scénique, souvent pathétique et toute empreinte de poésie.Le Livret, très librement inspiré ce l’épisode de Goethe, est dramatique et habilement construit.L’arrivée de Mignon, au premier acte, avec les Bohémiens, son refus de danser la danse des m-uf-, la colère de son maître, l’intervention de Wilhelm qui arrête sen bras déjà levé et qui achète l’enfant au misérable, toute cette scène colorée, mouvementée, pose oien l’action, qui se poursuit par les railleries de Philine à l’adre3se de Wilhelm qu’elle veut rendre amoureux d’elle.Au second acte, dans le château où lee comédiens vont donner un spectacle, Mignon qui elle-même s’est éprise de son libère teur sans le lui dire, souffre des coquetteries de Philine, qui 1 a devinée et se moque d’elle.Mignon est au désespoir et le vieux Lothario arrive à temps pour "empêcher de se noyer.Ce vieillard qui est privée de la raison depuis la disparition de sa fille ainé , cherche partout son enfant, endormant se.douleur aux accords de son luth.Il a pour Mignon, dont il devine la détresse, une paternelle pitié et un aveugle dévouement.Pour la venger des mo« queries de Philine U n’hésite pas à mettre le feu à la salle où se donne la représentation.Tout le monde s’enfuit; mais quand Wilhelm apprend que Mignon a pénétré dans la salie il s’élance au milieu des flammes pour la sauver.Le troisième acte se passe en Italie, où Wilhelm a o/nenuc Mi-gnor dont il a compris la tendre affection.Le vieillard les a suivis et tous trois se trouvent dans un château abandonné depuis quinze ans.Dans un éclair de lucidité, Lothario se reconnaît; il est chez lui et Mignon n’est autre que sa fille qui a été enlevée jadis.C’est alors que Mignon croit enfin pouvoir laisser éclater sa tendresse pour Whilhelm qui a lui aussi appris à la chérir.Toute cette action repose sur une partition musicale dont il serait fastidieux de célébrer le mérite.Citons au hasard les airs les plus prenants.Au prem^ acte, le choeur d’introduction, la scène des Bohémiens, l’exquise romance de Mignon; "Connais-tu le pays’” et le délicieux duo dee hirondelles chanté par Mignon et Lothario.Au second après un entr’acte charmant, le madrigal de Laerte, la Styriennt de Mignon, la tendre romance de Whilhelm, “Adieu, Mignon, courage”, l’air désespéré de Mignon, "Demain, je serai loin, son duo si pathétique avec Lothario “As-tu souffert", et l’air de Philine “Je suis Titiana”.Enfin, au troisième la jolie romance de Whilhelm: “Elle ne croyait pas en ." le trio de la reconnaissance et la prière si touchante de “Mignon”: "O Vierge Marie”.W ' PHILINE (l'.aro Lamoureux) photo Studio T>e>aiii(‘ls ?LA F.RTE (Lionel Ikunain! photo Studio Pesautels ________________________________, ?iPl FREDERICK (Marcelle Gir) photo Studio Desautel* 13 .MOV.m.3 PAGE 8 £ Radio monde % Avec U Cinquième Unité du “TAMBOUR-MAJOR” qui débutera au camp militaire de Joliette, jeudi » «orte et Guy Godard, ces derniers vainqueurs d’un trophée inter-universitaire.M.Raymond Daoust présentera les orateurs.L’artiste invité est M.1’hilippe Crépeau, ténor avantageusement connu des radiophiles montréalais.PRELART * TAPIS CARPETTES verjfe OUI / NOUS EN AVONS ENCORE et malgré les difficultés de l'approvisionnement, dû à la rareté de ces marchandises, le ehoix demeure imposant et nos prix tout aussi attrayant».Il a oublié, sans doute, que dans un théâtre, il y a l'illusion scénique.Qu’on blague et assez rossement très bien ! J'ai été un des premiers à trouver bizarre le geste de Radio-Canada qui coupait un programme de Jovettî pour plaire à quelques pudibonds.Entre la rosserie et la scatologie ou la nécrophagie, il y a une marge en deçà de laquelle, Gélinas reviendra de lui-même pour notre plus grand amusement.Lt le •‘show’’ pour parler termes burlesques au lieu d'être un "stinkeroo’’ sera une “peacheroo”.PETITES NOUVELLES Les vieux du théâtre apprendront avec regret la disparition à Lewis-ton, Maine, d'André Roman, d’un des anciens de l'Arcade, du Chante-cler, du National et de l’Orpheum.Il est mort dans sa 72e année.Il débarqua ici en 1&18 avec Casadesus et connut quelques représentations appréciées.Puis il s'établit à Lewis-ton où l’amena des tournées.Il laisse sa veuve Eve Bussy .RADIOMONDE présente l’expression de ses condoléances à Mlle Albertine Martin, dont la mère vient de mourir après une maladie qui dura des années .Voici une comédienne que Radio-Canada devrait employer quelques fois dans ses programmes de soutien; elle le mérite bien! .Paul Emile Cor-beil reprendra son ‘Vagabond qui Chante”, dimanche prochain, texte de Jean Narrache.Un programme toujours plaisant pour ses évocations ainsi que le répertoire qu’y exploite Corbeil .Autre note sur de la propagande mal dirigée.Encore une fois dans ’’Frères C'est la saison de» STORES aussi en avons-nous Il un choix raisonnable Il dans tous les genres, | couleurs et gran I dears.d'Armes", au Heu de présenter une vision d'enthousiasme, on y traite de souffrances et de deuil.Les mères, nom de nom ! les mères qui ont des fils au combat ! Pourquoi insister sur les raisons de leurs inquiétudes ?Et aussi, le bon goût de cette harmonisation de “Mon Homme”, pour célébrer l’exploit d’un aviateur ! Evidemment, c'est du symbolisme pour chunter la valeur mâle de l’a3 en question.Mais a-t-on pensé que "Mon Homme” est la glorification des qualités “congressistes" du barbeau par sa mé-nesse?Si on avait plutôt demandé à Lucille Dumont de chanter "Mon Héros"?POUR FINIR Hector Peüerin en raconte une bien bonne sur la placidité d Er- nest Loiselle.On avait monté au St-Denis, avec Charles de Roche, un grand spectacle intitulé : "Le Triomphe de la Croix”.L'acte du Palais exigeait un escalier monumental et recouvert de fourrures.Or Ernest jouait le personnage d'un, centurion et venait porter un message à son maître.Il devait descendre lentement.Un jour, il s'accrocha dans une des peaux et descendit sur l’arrière de sa personne.Vous pensez qu'Ernest perdit la tête?Ce n'est pas là qu’il s'était fait mal.Hé ! non ! Il remonta lentement, considéra longuement la dépouille “fatale", puis redescendit sans un mot .Il me reste à imiter son silence impressionnant.» RGB DEBAT MIXTE “DEBOUT ou ASSISES dans les TRAMWAYS ” au PLATEAU — vendredi soir, 12 novembre ORATEURS: Pierre Laporte, Guy Godard, Carmel Dupuis, Marguerite Hoguee.Billet» chez Edmond Archambault, Librairie "Le* Variété»"! direction: Raymond Daoust./ Téléphone FA.1717 NIAI NE 1963 et 1106 est, ONTARIO • 723 est, MT-ROY .AL £ FRÈRE 13 NOY.1943 Rndiomonde PAGE 11 Faites bon usage de votre permis * Les permis de ]a Commission des Liqueurs de Québec vous mettent en mesure de vous procurer une quantité déterminée de boissons.Cette quantité a été établie à la suite d’un inventaire des stocks disponibles et une étude sérieuse des conditions probables de réapprovisionnement futur.On a fixé un maximum, non pas une moyenne.Il n’est donc pas nécessaire que chaque détenteur d’un permis achète toute la quantité de boisson à laquelle il a droit, excepté en de rares circonstances, car alprs il faudrait bientôt établir le rationnement sur une autre base.Lorsque la Commission des Liqueurs de Québec s’est vue dans l’obligation d’cmettre des permis, afin d’assurer une juste répartition des boissons alcooliques, elle a tenu compte du nombre de ses clients réguliers et de la quantité de boisson qu’ils achetaient en moyenne.Cependant, bon nombre de personnes, en utilisant aujourd’hui tous leurs coupons, achètent plus de boissons qu’avant le rationnement.Il est donc évident que plusieurs font des réserves, que d’autres consomment davantage et que certains détenteurs de permis s’en servent au bénéfice de leurs amis.Les effets de ces pratiques déloyales commencent à se faire sentir.Il en est résulté une rareté, qui ne se serait pas produite si tous s’étaient conformés aux règlements, et dont souffrent un grand nombre de personnes.Les particuliers qui achètent les boissons pour les revendre ont créé un véritable “marché noir”.Ces contraventions ne sont pas très répandues, à moins qu’on y mette fin, il est inévitable que l’ensemble des citoyens doive subir les conséquences des abus de quelques-uns.Que chacun se montre loyal et équitable envers scs concitoyens et il sera possible d’améliorer la situation et de prévenir un rationnement plus rigoureux des boissons alcooliques.Que l’on veuille donc suivre ces quelques conseils: 1 — Eviter, autant que possible, d’acheter toute la boisson à laquelle le permis donne droit.2 — Ne prêter à personne son carnet, qui n’est pas transférable.3 — Ne pas acheter de boissons pour autrui.Chacun a son propre permis, ou il peut s’en procurer un.VEUILLEZ CONSOMMER MOINS Publié* par COMMISSION DES LIQUEURS DE QUÉBEC ¦FW; Si SS irf \Ù —Et quand viendra l’hiver aux nei-[ges monotones, Je fermerai partout portières et [volets Pour bâtir dans la nuit mes fééri-[ques palais.C.B.seau se portant garant d'une partie du succès de cette émission, il vaut la peine qu’on aille voir ce qu’il peut faire dans ce nouveau domaine.Nous avons eu la première tempête de neige.Et ce fut comme le signal de toutes sortes de commencements.A vivre la saison nouvelle, chacun s’apprête à sa façon.D’instinct, sans se rendre compte au juste des gestes posés, on exprime le besoin de s'entourer d'éléments nouveaux, comme pour se mettre à l’abri des intempéries, ou se prémunir contre la lenteur des heures de réclusion.D’autre part, j’ai eu le plaisir d’assister à la première du Professeur Toc.Ta présentation de ce programme est toujours du meilleur ton, et les concurrent*, qu'on me passe la comparaison, auraient sur terre.On peut s’attendre à en voir bien d’autre* .d’ici la fin de novembre.Lundi soir, CHRC, à 9 heures./ - C'est la semaine dernière également que Mme A-A.Boivin, fon» datrioe et présidente des ‘‘Jeudis rions pu rêver plus brillant début de saison.La première de Sir John Silver, la nouvelle série présentée à CXC V, sera irradiée dimanche prochain à 8 heures.Il s’agit d’une histoire merveilleuse autour d'un d’une façon générale.Cette semaine nous entendrons: Le Premier Abattis de Damase Potvin.La réalisation est de René Cons-tantineau, qui mérite toutes nos félicitations pour son application évident^ à toujours faire de mieux en mieux .A Cil RC, on a pense à ceux qui doivent «e lever le grand matin.L’ouvrier qui s'en va à son travail pour sept heures, tout frissonnant dans le matin sombre et frileux, coudoie maintenant des gens de la radio dans le tramway.Ce sont les amis de l’équipe des Gaieté Matinales, présentée* depuis le théâtre Capitol, à 7 h.30, tous It's matins, dimanche excepté, par CHRC.Une chanteuse, un clianteur, des comédiens, le contrôleur du volume des sons, la réalisatrice qui n’est nulle autre que Nairn Dauvilliers, sans oublier l’organiste, fantaisiste à souhait, parait-il, tel est le groupe qui joue chaque matin une double comédie.la comédie prodigieuse et fantastique d’une réalisation radiophonique dans ce vaste Capitol désert et sonore, à une heure aussi indue, diralt-on, et la comédie que les radiophiles entendent sur les ondes.Elle doit être drôle, même si on veut s’arracher tous les cheveux de la tête «huis les difficultés de la réalisation.— Espérons que Marcel Hoard n’en sera pas trop souvent, car II lui faudrait bientôt s’en prendre aux cheveux d’autrui, et cela ne manquerait pas tourner au tragique."Lorsque tout est fini ” refrain qui vient aux lèvres de tous les participants, au premier coup «le huit heures, chacun peut se demander lequel a été le plus "surprenant", du chanteur, de la chanteuse, des comédiens, de la réalisatrice, ou lie l’instigateur: ClIRC?.Je serais heureuse de vous transmettre des détails aussi abondants sur les “variétés comiques” de CKCV, mais je n’ai pas encore eu l’occasion d’en juger sur place non plus qu’auditivement.J'«ïssaierai de me reprendre cette semaine, jeudi soir, de 9 à 10 heures, et vous invite à en faire autant.Raymond Bois- La semaine de* “première*”.— Le* Gaité* matinale* de CHRC.— Le* \ ariété* Comiques de CKCV.— Le Profeseeur Toc.— Canadiens d’autrefois à CHRC.— La première «It's jeudi* artistiques.— Souper aux huître*.— Révélation* de Wilfrid Pelletier.— Rt>** Pratt au concert symphonique.— La première de Sir John Silver.— Avec Saint-Georges Côté.— Rita Bilodeau-Fleury, première solide de la nouvelle série de CBV.— Ciné - Revue aux mains de Nana I)au\ illiers.— Premier ahait is de Damase Potvin.— La fée Blanche-Neige à CHRC.— Du nouveau à l'école de l’éloquence.— Promotion à Mare«*l Hnard.— Tante Victoire.— Fidélité à Ceux qu'on aime.— Le Telequizz Musical «le CHRC tms popllaire.— La Beauee au micro.— Jacques Larochelle parmi nous.— Message à \ vomie Simard.Kito, le fidèle Esquimau «|iil avait l’habitude d'accompagner le l’ère Noël dans ses randonnées depuis le Pôle Nord jusqu’à CHRC, serait occupé dans les usines «le gnerr dp l’Alaska, paraît-il.tl< rs, le bon l’ère Noël, après bien «les recherches, a tout à coup découvert la Fée Blanche-Neige qui parle ai.:, petits tous les jours à CH RC, à t h.45.C'est elle «'gale-me- qui est chargée de recueillir tous le i messages adressés au Père Noël.pu être de brillants SVPéistes, car on ne les ménage pas, je vous assure.Le Professeur Toc a sans doute d’excellentes raisons de maintenir son programme à un niveau aussi élevé, mais il nous permettra de dire que notre approbation et notre admiration complète ne le suivent pas jusque sur «'«s, sommets, llr.programme aussi bien intentionné, aussi bien pré|>aré, aussi imposant, devrait être accessible à plus de cinquante pour cent de la population, au moins.C’est bien le droit du très spirituel Professeur de rester «lans d«'s sphères aristocratiques, mais nous le regrettons pour les moins érudits «pii ne peuvent tirer profits des belles joutes «lu dimanche soir, à CKCV, 8 h.30.Dimanche soir, à 8 heures, le poste CHRC présentait une nouvelle série d’émissions intitulés: Canadiens d’Autrefois.C’est un thème cher au directeur de ce poste, qui tient à être agréable à son auditoire traditionaliste, n’aimant rien mieux que de retourner en arrière, il y a une cinquantaine d’années alors que c’était le bon temps .Dimanche soir, à.8 heures, pour les evocations de la vie des Canadiens d Autrefois, à CHRC.Artistiques” annonçait la réouverture de ses salons et de la saison officielle de ce mouvement.Mlle G.Lefaivre parla des "Salons d’Autre-fois”.tandis que M.Rolland-C.Gin-gras, après avoir donné une brève biographie de Grieg exécutait des oeuvres du compositeur norvégien, en duo avec l’une de ses élèves, Mlle Noëlla Tardif.Cette très jeune pianiste étonna l’assistance en raison do ses dons brillants et de la sûreté «te sa technique.Selon une tradition charmante, les invités se régalèrent de délicieux pâtés aux huîtres, oeuvre de Mile Mimi Boivin, secrétaire de cette organisation vouée aux Arts.On profita encore de cette réunion pour féliciter bien chaleureusement Mme André Simard, membre distinguée du groupe, honorév: par la France-Combattante qui l'invite à siéger à l’Assemblée consultative d’Alger.De «-es Canadiens "pure laine”, on en retrouve encore à la Jonction de Tourtièreville.Et comme de raison, lundi dernier, jour des Morts, le* auditeur* ont pu se reconnaître dans l’atmosphère de la vie des campagnards qui redoutent constamment le retour de* trépassés AA SERVICE Un poste radiophonique sert sa communauté en autant qu’il prend au sérieux le rôle important qui hii incombe.A Québec, U y a un poste qui ne ménage ni son argent, ni son travail, ni son effort, pour bien servir en toutes circonstances ceux qui comptent sur lui pour l
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