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Titre :
Radiomonde et télémonde
Éditeur :
  • Montréal :[Radiomonde et télémonde],1952-1960
Contenu spécifique :
samedi 29 octobre 1955
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Radiomonde
  • Successeur :
  • Radiomonde (1960)
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Radiomonde et télémonde, 1955-10-29, Collections de BAnQ.

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• ' ?:;>:::;xx> - .' tfvA'-S ¦ :x-Sx :::;issv::' I f » f f I J II !(>¦ Le RO't FAIT QUELQUES FAS DEPOSE SON MANTEAU./£ Æ0/ /54/r QUELQUES FAS DEPOSE SON MANTEAU.MA/5 NE VOIT PAS, DANS NOMBRE .DES YEUX QUI L'OBSERVENT.PAViD ET SES GENS ÉTAIENT LA, CACHÉS.MA! S NE VOIT PAS, DANS NOMBRE .DES YEUX QUI L'OBSERVENT.PAViD ET SES GENS ÉTAIENT LA, CACHÉS.teas L’mSTMKM U)B 21EV I SAM.CHAP.Z4- LA CAVERNE D'EN GADDI.RÔOANT UN TOUR DANS LE BOIS.IL APERÇOIT UN PARC DE TROUPEAUX A L'ENTRÉE D'UNE CAVERNE.Il entre pans cet ABRJ POUR SE REPOSER UN moment.Tout est SOMBRE,SiLENCiEUX DANS CETTE CAVERNE.LE TOUR NE PÉNÉTRE,QUE PAR L'ENTREE.Ils veulent se PRÉC/PiTER SUR LE ROi.PAViD LES ARRETE .* Ecoutez "L'HISTOIRE DE DIEU" à 2 h.les dimanches, à CKVL - CKCV - CKTR - CJSO - CHLT - CHEF - CFDA PAGE 4 41 Radiomonde et Télémmde ; : * f f j * i 29 OCT.1955 Le moment est solennel D'un coup de lance, David AURAiT pu se débarrasser du tyran QUI LUiAVAIT FAiT TANT DE TORT LES OFFidERS LUi SOUFFLENT : Qu'attendez-vous pour le tuer?-Vo/c/ QUE YAHWEH LE MET ENTRE VOS MAINS.Il prend son epee.faît quelques PAS EN AVANT SAISIT LE MANTEAU DU ROI ET EN COUPE LE BORD, SANS ÊTRE APERÇU &L/MU ?\ p\ W' t * : É « •' *?* ¦¦ -.:2-:.-.: : x-.: v.-Xv.-.-x-:- ^ < cy-* ** m* » oci.ms Radiomonde et Télémonde FAUTE DE POUVOIR MARCHER.JEAN LAJEUNESSE JOUE COUCHE "The show must go on", dit l'axiome parfois cruel qui est l'acte de foi des gens de la balle.Un dernier exemple vient d en etre fourni par Jean Lajeunesse qui, ne pouvant jouer debout ni même assis, a quand même fait son émission .couché dans ion lit.Ceux qui ont vu Jean Lajeunesse lire l'annonce commerciale de la Prudential Assurance, à TC est la vie" ne sont pas très observateurs s'ils n'ont pas remarqué que le grand Jean n'avait pas tellement de "pep" ce soir-là.Et ceux qui ont vu "Toi et mol” savent que le sketch nous le présentait, à l'hôpital, se relevant d'une grosse opération.Ce que le.public ne sait pas, c'est que ces deux apparitions représentaient, pour Jean Lajeu-nesae, un de ces actes de courage dont les artistes sont assez coutumiers.Car le sketch de l’hôpital n’était pas une invention de scripteur: faon Lajeunesse l'es» pas malade iu point de ne K>uvoir nouer sa ravote, mais il ac-epte une gâterie lue Janette ne lui ireposerait pas en temps normal.U svaît été dicté par la vie réelle.Dans la vie réelle, Jean La-Jeunesse a bel et bien été opéré.Souffrant de douleurs aigues depuis déjà quelque temps, il avait fini par voir un médecin qui, après examen, lui avait dit: “Mon cher Jean, tu as des pierres au rein.Et ça me paraît assez grave.Le plus tôt tu pourras te faire opérer, le mieux ce sera”.Comme tous ceux qui n’ont jamais été malades de leur vie, Jean était inquiet.Il craignait surtout is cancer, maladie mystérieuse pour tout le monde mais surtout redoutée d’un type comme lui, grand, solide et qui, un beau jour, •s sent fatigué, déprimé, etc.On comprendra mieux l’affolement de ce pauvre Jean quand, le lendemain de son opération, alors que tout semblait bien aller, un ami vint lui raconter une Intervention chirurgicale dont il avait eü connaissance.Un chirurgien, semble-t-il, avait opéré une femme.pour des pierres au foie.L’ayant ouvert, le médecin avait constaté que la malade avait le foie rongé par le cancer.Refermant la plaie, le médecin avait pris des pierres, au laboratoire, pour prouver que l’opération avait réussi.Du coup le grand Jean pâlit, faillit s'évanouir.Ça y était.Il était fini.Il fallut, pour lui redonner confiance, que tout le monde se mette de la partie: médecins, garde-malades, etc.Enfin, rassuré mais encore fai-Jean sortit de l’hôpital après deux semaines.C’est alors que commencèrent les complications.Elles sont, après une intervention dans le rein, assez graves et toujours douloureuses.Soyons brefs, et disons que, des complications possibles, Jean hérita des plus douloureuses.comme, physiquement, Jean Lajeunesse n’aurait pas tenu debout pendant même un quart d’heure, on imagina le sketch de la semaine dernière, où le convalescent se fait raconter par ses visiteurs “leurs” opérations et n’a jamais l’occasion d’épiloguer sur la sienne.Pour ceux qui pourraient s’inquiéter, disons que l’état du grand Jean s’améliore et qu’il pourra, la semaine prochaine, jouer son rôle non pas debout mais assis.sur un coussin.Et quelle est, en pareil cas, l’opinion d’une femme?Avec cet instinct qu’elles ont pour comprendre les hommes?Janette Bertrand, à qui nous avons demandé comment Jean prenait son martyre, nous a dit ceci: “Ce qui tracasse le plus mon mari, c’est la peur de faire faux bond à l’équipe.En 12 ans, Jean n’avait jamais manqué une seule émission, pour cause de maladie, d’oubli ou autrement.” Comme je le disais au début, “the show must go on”.And it will.Jean jouera couché, assis sur un coussin, tout ce qu’on voudra mais il sera là pendant les 39 semaines de “Toi et Moi”.Clément FLUET.Résultat: il n’était pas en mesure de marcher, ou presque, quand arriva le jour où devait commencer “Toi et moi”.Radio-Canada, qui avait dû retarder la reprise de l’émission à cause de la pénurie de studios, aurait accepté un nouveau retard, pour cause de maladie.Mais le commanditaire supplia Janette et Jean de démarrer quand même.“The show must go on”; c’est la loi du métier.Mais A cause de circonstances incontrôlables dues è notre déménagement, la dernière chronique de Mimi d'Estée ne paraîtra que la semaine prochaine.La Direction.NOUVEAUX ROMANS-FLEUVE A CKAC : Deux noms bien connus des radiophiles paraissent en vedette aux nouveaux romans radiophoniques du poste CKAC, le matin.MONIQUE MILLER est la jeune pensionnaire qui a accepté la “Chambre à louer" de Mme Lafortune, au roman qui porte ce titre et qui présente à 10 heures, le matin, l'adaptation radiophonique de la célèbre pièce de Marcel Dubé.Pour sa part, MARJOLAINE HEBERT interprète avec brio ie rôle-titre de "Marie Rose" dans le récit de Rudel Tessier "Le roman de Marie-Rose", difusé tous les matins également, à 10 h.15.Janette et Jean font une dernière retouche au "sketch de l'hôpital" que la maladie (réelle) de Jean leur a Imposé comme première émission.MAUD ET PAUL TORTELIER AUX "PETITES SYMPHONIES Aux Petites Symphonies, dimanche 30 octobre, à 10 h.30 du soir, au réseau Français de Radio-Canada, Roland Leduc dirigera le Concerto pour deux violoncelles de Paul Tortelier.Les solistes seront le compositeur et sa femme, Maud Tortelier.Quelques jours auparavant, on aura entendu cette oeuvre à la télévision, en première nord-américaine, à l'Heure du concert, jeudi 27 octobre, sous la direction du même Roland Leduc.Paul Tortelier a composé trois ouvrages d’envergure • pour cet instrument dont il est aujourd’hui l’un des maîtres incontestés : deux Concertos pour violoncelle et orchestre et le Concerto pour deux violoncelles qu’il joue généralement avec sa femme, elle-même une virtuose émérite.Au cours d’une entrevue accordée spécialement à “La Semaine à Radio-Canada”, Paul Tortelier a déclaré qu’il considérait ce double concerto comme son oeuvre maîtresse.Après deux ans de travail, la première audition eut lieu en Allemagne, à Darmstadt, en 1949.Depuis, l’oeuvre a été jouée à Paris, avec l’Orchestre de la RTF, direction André Cluy-tens, en Hollande et en Angleterre.Le Concerto pour deux violoncelles est en ré majeur.Il comporte trois mouvements: allegro con brairura, andante religioso et un allegro final que le compositeur rebapcise allegro demen-to.Caractère héroïque L’oeuvre possède un caractère héroïque.La combinaison de deux violoncelles est fort rare; il n’existe qu’un seul autre concerto du genre, signé Klengel.Paul Tortelier traite Jes instruments de plusieurs manières.1er mouvement: les deux violoncelles jouent librement; 2ème mouvement: ils dialoguent; 3ème mouvement: ils s’opposent avec vigueur.L,’alIegro initial a la forme de la sonate.Tortelier réalise, ici, un contrepoint étoffé et permet à ses instruments concertants de faire des exercices canoniques.Le second mouvement est une marche religieuse.Les deux instruments reprennent tour à tour une même phrase de huit mesures.A noter: l’un des violoncelles joue avec les cordes munies de sourdines, l’autre avec les cordes sans sourdines.Soit dit en passant, Vandante religioso est écrit dans la tonalité difficile de ré dièse mineur, tonalité que le compositeur affectionne particulièrement.Le troisième mouvement comporte un programme.Le compositeur avait été frappé, il y a quelques années, par une pièce de Pirandello: Enrico IV, dans laquelle le protagonistte se prend pour cet empereur d’Allemagne à la suite d’une chute survenue au cours d’une mascarade pendant laquelle il portait, justement, le costume de Henri IV.Cet argument a inspiré à Tortelier une scène de chasse fort animée: rythme à 6/8, caractère chevaleresque.Mais la chasse tourne au tragique: les deux violoncelles chantent, dans un intervalle dissonant de secondes, la douloureuse cantilène de la folie.L’accident du faux Henri IV avait été provoqué par un rival qui lui voulait ravir sa fiancée.On entend, dans cet allegro de-mento, le thème de l’angoisse.Une coda, située entre le premier et le deuxième tiers du morceau, exprime la colère du personnage.Ayant recouvré la raison, Henri IV transperce son rival d’un coup d’épée, se condamnant par ce geste à simuler la folie le reste de sa vie.Paul Tortelier a tenu à donner ces explications pour faire comprendre le gens souvent obscur de ce mouvement final.Il ajoute, en terminant, qu’il a l’intention de transcrire cettte oeuvre et d’en faire un Concerto pour alto et violoncelle.PAGE 5 ' W ¦ ¦ : yfm, mm "&; : je :;«i^5-i W&£; O**- * Xi *£>* V.-^T- ’ AX.3^1 M$0 :.>*> « •••': .: :¦:•: S0IUMM BR A DON LE HOUDOSESTVENl Rassurez-vous, celui qui a joué le rôle du "Dr Gottman ' dans le premier féïé* théâtre de la saison n'est pas un fakir ni un magicien.Et ce mot d'aspect barbare, 'houdogestveni", rv’est pas non plus une maladie mystérieuse et incurable.C'est tout bonnement une méthode d'enseignement de l'art dramatique.C'est la méthode h laquelle croit Boudha Bradon.Est-ce la meilleure?J'avoue mon ignorance en la matière.Mais, d'après Boudha Bradon, J® ’"houdogestveni” est une étape nécessaire dans la formation d'un comédien, si l'on veut être autre chose cu'un technicien et devenir aussi un artiste.• Disons tout de suite que Boudha Bradon a 39 ans, une calvitie naissante et un bagage d'études en ert dramatique acquis à Prague, Belgrade, Vienne, Berlin, Rome, Paris.Je pourrais donner des précisions.dire, par exemple, qu’il a été l’élève de Vlasta Bourian, à un moment donné un des grands spécialistes du maquillage; dire aussi qu’il a été, à Vienne, élève de Vorny, le plus grand disciple de Reinhardt; qu’il a remporté un premier prix à l’Academia Reg-gia de arte dramatica, de Rome, on encore qu’il a étudié chez René Simon, à Paris; qu’il a étudié la littérature et la phonétique à la Sorbonne, etc., etc.Mais il y aurait là deux inconvénients: le premier, c’est que la gloire d’un Stanislavski ne •’est pas étendue jusqu’à Mont- réal et le secqpd, c’est qu’à Montréal on juge de la qualité d’un professeur d’art dramatique en fonction de la fréquence de ses apparitions à la TV et de^es rôles à la radio.L’embêtement, c’est justement que tout cela ne compte pas.Ce qui compte vraiment, c’est la méthode pédagogique du professeur.Or celle de Boudha Bradon porte le nom assez rébarbatif de “houdogestveni”.Supprimons le mystère.Cette méthode, dite de Stanislavski, s’inspire d’un principe simple, même si la traduction de “houdogestveni” est assez difficile.Di- sons que c’est la méthode de l’instinct.Stanislavski avait fait cette constation, (—) que tout le monde peut faire après lui, (—) que notre éducation nous comprime.Dès notre bas âge, on nous dit: “Fais ceci, fais cela, ne fais pas ceci, tu ne dois pas.etc.Si bien qu’une fois passé par l’école, accepté par un groupe social l’être humain a perdu cette imagination, cette spontanéité, cette intuition, disons mieux, cet instinct du vrai qu’il avait lorsqu’il était enfant.Ces qualités perdues, la méthode Stanislavski s’applique à les restituer à celui qui les a perdues et qui en a besoin, s’il veut devenir un véritable artiste.Et c’est la raison pour laquelle un .Boudha Bradon, quand il enseigne l’art dramatique, s’attachera d’abord à débarrasser l’élève de cette gangue, de cette écorce de conventions, de préjugés, de timidité et d’impersonnalisme qui l’entrave, le gêne et le paralyse.Essayez et vous verrez.Essayez, par exemple, de mimer une conversation au téléphone: supposons qu’une personne que vous aimez vous appelle pour vous dire qu’elle ne viendra pas au rendez-vous.La progression: déception, doutes, jalousie, rancune, n’est.pas facile à extérioriser Le voix de ta mer.parce que l’imagination travaille mal, parce que l’expression instinctive du sentiment s’est perdue.Et c’est pourtant là la base du métier de comédien.Mais Boudha Bradon n’est pas la méthode Stanislavski est basée sur l'improvisation et ta libération de l'instinct, chez l'acteur.Dans cette scène de "Yerma", de Lorca, I élève, Hélène Gcugeon, apprend à vivre les émotions que ressent la jeune femme au moment où, ayant enfin compris que son rêve de maternité ne se réalisera jamais et qu'elle restera une femme incomplète, elle étrangle son mari.seulement pédagogue; il est tue u comédien.Depuis 4 ans qu*il vit au Canada (il pourra obtenir aa naturalisation en janvier 1956), il a été de toutes les émissions, à peu près.Disons qu’il a joué dans des textes de Paul Gury, Louis Morisset, Jean Desprea, Pallascio-Morin, Yves Thériault, Guy Dufresne, etc., etc.A la TV on l’a vu dernière ment dans un petit rôle, celui du Dr Gottman dans “Rebecca’', mais auparavant on l’a vu dans “Le chant du cygne” (un acteur “brûlé”); “L’insoumise” (un chef arabe); “La maison de la nuit" (un policier communiste); "Le Palier” (un apatride), etc.On le verra aussi, bientôt, dans “Montserrat”.Georges Groulx, avec Fernand Quirion, un de ceux qui ont su le mieux l’utiliser, l’emploira pour la troisième fois.Car, et c’est là un des pires ennuis de Boudha Bradon, il n’a jamais pu se départir complètement de son accent.Boudha Bradon, plus que toute autre chose, est une nature, un tempérament dont on peut tirer des effet# merveilleux, à condition de pouvoir l’utiliser - à bon escient.A force de jouer avec sa sensibilité, pour dégager celle des autres, U est devenu lui-même un instrument hypersensible, à ne pas mettre entre les mains d’un metteur en scène amateur.Loin d’être le percheron placide monotone qu’il faut cravache*, c’est le pur sanfe bouillant qu U faut freiner.Clément FLUET.PAGE 6 Radiomonde et Télémonde 29 oct.1955 III-is; : : spïfs VJ^WUNj1’ ci, de ouci coûta PAR-LA PAR-CI UNE QUESTION DE POMMES .Je suis retournée dans ce pays béni qui s’étend sur les bords du Richelieu.Il faisait un beau temps sec, et l’air embaumait la pomme.j’ai bu une merveille de cidre i grandes goulées, parlé longuement avec les gens de l’endroit.Comme je m'éveillais devant la beauté du paysage et la veine qu’ont les habitants de l’endroit de vivre à l’année longue sur des terres aussi fertiles, j’ai senti une réticence .“Mais enfin dis-je à l’un d’eux, admettez que cette année par exemple, vous êtes loin de faire faillite, la récolte a été extrêmement abondante”.“J’suis d’accord avec vous, m’a répondu l’homme.Seulement à quoi ça sert?Le gouvernement nous dit: produisez des pommes.à quoi ça servirait?Si celle de l’année prochaine est aussi bonne vous voyez le stock de pommes qu’on aura tantôt?‘‘Il doit bien y avoir un moyen de solutionner ce problème quand même., ‘‘Il y en a plusieurs.On pourrait exporter les pommes si le gouvernement s’en chargeait.Il y aurait encore moyen qu’on s’occupe des sous-produits des pommes, comme le jus, le sirop, le cidre.“Ah! oui le cidre toujours le grand problème.Au pays ^de la pomme le Canada, il est interdit de vendre du cidre.On préfère laisser moisir et pourrir les fruits sur le .terrain.Drôle de mentalité quand même le nôtre .Et mentalité qui déteint hélas sur la vie de tous les jours.• J'ai vu pour la première fois, cette semaine, la télémission que signe pour le compte de l'armée canadienne/ Jean Desprq^, “Je me souviens".Mon impression en bloc : excellente.Est-ce à dire que tout y est parfait ?Non pas.Desprez connaît trop bien son métier de scripteur radiophonique pour ne pas savoir qu'en matière de télévision, bien des sujets peuvent être encore à l'étude.Mais ce qui me plaît, c'est d'abord l'originalité dq programme.Deuxièmement, la façon alerte et vive dont le sujet est traîté.Le dialogue est piquant, clair et précis.Je sais que le réalîsateur'dispose d'un bon budget maïs pas d'une fortune.Aussi si l'illusion n'est pas toujours entièrement conservée (je parle ici de ces canons supposément fort lourds que traînent avec peine quatre ou cinq fiommes et qui tout d'un coup se soulèvent laissant bien voir en quelle matière ils ont été construits .si le marais où s'embourbent la moitié des soldats, ressemble à s'y méprendre à de la toile de théâtre .je suppose que c'est parce qu'on n'a pu faire autrement.).Il n'est jamais aise de faire en intérieurs, des scènes qui devraient normalement etre filmées à I extérieur, à moins de pouvoir faire les frais d'un matériel de première classe, studios très vastes, multiples caméras, etc., etc.Par ailleurs, la distribution de ce jour-là, nous faisait retrouver l'atmosphère des débuts de la colonie, telle qu on se plaît à l'imaginer.Denyse Saint-Pierre fût exquise en fieffée coquette, Robert Rivard excellent comme à I ordinaire, Mario Verdon surprenant dans son premier grand rôle, comme comédien à la télévision.On a revu avec plaisir Pierre Dagenais, Jean-Paul Dugas, Henri Norbert et Roland Chenail."Je me souviens" sera, je crois, l'une des meilleures émissions de la saison, à condition que l'on continue de veiller au grain et que l'on améliore les petits détails de production, qui ont cloché ce soir-là, et qui pourraient porter à rire, s'ils se répétaient.Une fois de plus, Desprez à l'Instar de Rouletabille.joue et gagne I P.S.— Une bonne mention pour les éclairages, les costumes et le maquillage.Il dépense un paquet d’argent à nous envoyer des dépliants pour nous montrer la meilleure manière de faire fructufier notre terrain, puis quand la récolte vient, on a les pommes sur les bras! “Vous ne pouvez pas les écou-leç en totalité?“Non, le marché courant d’ici est pas assez grand.“Vous pouvez les mettre en entrepôt et attendre la demande au moins?“Pas davantage.On peut pas construire des entrepôts grands à plus finir.Les récoltes sont loin d’être toujours aussi abondantes que cette année.Puis d’ailleurs L'INDUSTRIE HOTELLIERE .Notre pays, vaste, riche en matières premières, où l’industrie .est prospère, le commerce Intéressant, est d’abord et avant tout, le pays du gaspillage.En matière culinaire par exemple, avec tout ce qu’il faut à la base pour faire de l’excellente cuisine, que mangeons-nous dans les restaurants, je vous le demande?Et alors que par ailleurs certains de nos plats sont excellents: ragoûts de pattes, tourtières, cretons, graisse de rôti, six-pailles, etc.Quand?Où?et sur quels menus les voyez-vous figurer?Nous n’avons aucunement le sens de nos richesses ni de ce qu’elles représentent comme attrait commercial.On ne nous a pas inculquer ce goût des bonnes choses que l’on peut trouver sur place.On n’a pas développé ce ^ens intelligent de la compétition qui fait qu’au lieu de copier encore et toujours, on n’assimile pas ce qui est bien ailleurs, tout en tâchant d’améliorer ce qu’il y a de bon chez-nous.LE COMMERCE: .A un récent déjeuner offert par la Maison Dupuis Frères, en marge de leur défilé de moles, M.Boucher se plaignait de ce que pour la dernière année, les capitaux dépensés par les touristes américains de passage chez-nous, fussent inférieurs à ceux des touristes canadiens ayant voyagé aux Etats-Unis dans la même période.Qu’y a-t-il d’étonnant à cela?Qu’avons-nous à offrir qui soit nouveau à l’étranger de modes?d’objets de fantaisies?de restaurants, d’hôtels?de motels?et autres?DANS LE DOMAINE DU SPECTACLE: .C’est le même système.Nous voulons à tout prix, faire comme à New-York, faire comme à Hollywood, faire comme à Paris.S bien que “les originaux” purs et simples sont de plus en plus rares.Et cela nous fait souvent ingurgiter une drôle de salade .Parce que nous avons des problèmes en propre; des qualités et des défauts qui nous appartiennent; des façons de voir qui sont nôtres.Nous ne sommes pas plus des véritables Français, que nous ne sommes des véritables Américains, ou des véritables Anglais.Nous sommes des Canadiens, d’ascendance française, refrénés, réfrigérés, tempérés, par l’élé ment anglais qui nous domine.Ce côté sain, plein d’élan, casse-cou à l’occasion qui émane de nous, nous le devons au fait que nous côtoyons les Etats-Unis.Ce qui ne nous empêche pas de rouspéter, grâce à notre bon vieux fond de français contre l’aborb tion des hot dogs, et des liqueurs douces à longueur de jour, lorsque d’aventure nous faisons un stage sur une plage américaine.Un Canadien français de bonne souche n’aimerait jamais se faire interpeler par un “Honey what do you want?” en se présehtant dans un magasin .Ces divers aspects de notre “nous” national, est-ce qu’on ne pourrait pas les exploiter davantage en littérature, spécialement en ce qui a trait aux sketches entendus à la radio et à la télévision?On ne peut pas boire de cidre au pays de la pomme.et rester intègre au point de vue de la loi, puisque ce produit ne peut être vendu.Faisons-en une chanson.Je voudrais bien que quelqu’un s’avisât de me demander des sketches moi.De l’inspiration j’en aurais tout plein.Ce serait sans doute Quand il se trouve un homme dans une pièce.J'ai toujours un petit service à lui demander, avoue Denyse .Alors vous pensez deux .comme le souligne la chanson ! Le réalisateur Bruno Paradis et l'animateur Miville Couture ne sont pas trop de deux, pour mettre et boutonner les gants de la jeune femme ! écrit dans une langue bâtarde .d’accord.Mais je n’irais pas au moins traiter de problèmes qui ne sont pas du tout notre fait.k Voilà.Ah! ces pommes décidément depuis Adam elles seront toujours d’actualité!.* * * * .Pierre Beaudet est rentré d’un voyage à New-York où il a passé toute une grande semaine.C’était la première fois en cinq ans, qu’il s’offrait le luxe d’una vacance de huit jours complets à ne rien faire d’autre; que boire, manger, dormir, aller aux spectacles.Naturellement il est enchanté.SUCCES SANS PRECEDENT DE LA NOUVELLE REVUE DE MUSIC-HALL DE ^JACQUES NORMAND AVEC * ROBERTA * it PIEYRAL et toute la troupe LES “TROIS CASTORS" OUVERT POUR L'HALLOWEEN Rés.HA.1633 Au Carnaval Lounge Musique et dans* Venez célébrer l'HALLOWEEN Ballons, flûtes, serpentins, etc.Nombreux prix CAFE ST-JACQUES Membre du "Dîners Club" 415 est, rue STE-CATHERINE - (Coin St-Denis) 29 oct.1955 IRndhnwnde et Télémonde PAR LA P THE OU POPULO PAGE 7 L'important congrès de l'ACRTF.— Claude Paquet fera un séjour d'études en Europe.— A bâtons rompus.-aüei, *kcw4.'dec vieux, Q IMPORTANT CONGRES DE L'ACRTF.Nous avons déjà signalé que rAssociation Canadienne de Radio et Télévision de langue française devait tenir un important congrès à Ste-Marguerite.Ces assises ont remporté le plus vif succès, ayant été organisées de main de maître par le vice- président, M.Phil Lalonde, directeur du poste CKAC.Vu l’importance que la radio et la télévision tiennent dans notre vie quotidienne, on aurait pu s'attendie que la presse accorde une plus grande place au compterendu de ce congrès.Malheureusement il n’en fut pas ainsi; même des quotidiens qui prétendent bien renseigner leurs lecteurs n’en ont pas soufflé mot.Il convient donc qu’un journal comme Radiomonde en traite.Il est évidemment impossible de rapporter en détail tout ce qui s’est dit à ce congrès.Nous ne voulons souligner que quelques points.Il convient d’abord d’affirmer que la délégation de la Vieille Capitale a joué un rôle de premier plan.M.Aurèle Pelletier, assistant-gérant de CHRC a dirigé un forum sur les problèmes se rapportant aux ventes; M.Guy Rondeau, chef du service des nouvelles au même poste a dirigé un autre forum sur la question de l’information radiophonique, cependant que M.Ma-gella Alain, directeur des programmes à CHRC, présentait un intéressant travail intitulé: “Vos annonceurs, Adonis ou vendeurs”.M.Paul Lepage, gérant-général de CKCV, et Marcel Le-boeuf, directeur des programmes au même poste ont aussi pris une part très active.Le premier, qui est directeur de l’Association, a pu, grâce à son expérience, orienter maintes discussions dans la bonne voie.Le second, en outre d’avoir à présider une assemblée, partagea avec Mm.Magella Alain et Conrad Lavigne de CFCL, Timmins, la responsabilité d’un comité chargé de préparer deux émissions radiophoniques en marge du congrès.Parmi les personnalités présentes on remarquait le président et le vice-président exécutif de la CARTB, organisme qui groupe tous les postes de radio et de télévision du Canada.Quelques dirigeants de postes américains sont auusi venus faire profiter les congressistes de leurs expériences les plus fructueuses.Pour la première fois aussi, un franco-américain, M.Léon Alarie a parlé des émissions en langue française réalisées en Nouvelle-Angleterre et demandé aux directeurs de postes français au Canada de coopérer avec lui pour améliorer la situation là-bas.L’importance du sport dans l’horaire a fait le sujet d’une é-tude attentive, sous la direction d’experts en la matière comme: Yvon Blais, Jerry Trudel, Marcel Dufresne et Charles Mayer.Les congressistes ont également eu l’avantage d’entendre comme conférencier-surprise le R.P.Marcel-Marie Desmarajs, o.p., qui a raconté quelques-uns des plus intéressants “Souvenirs d’un prédicateur radiophonique”.Il a affiché, en son domaine, une préfé- rence pour la radio.Le représentant de l’Association des Marchands-Détaillants a de son côté énuméré les avantages que la radio a sur les autres médiums.Enfin, au dîner officiel, le Bureau des Gouverneurs de la Société Radio-Canada était représenté par le Docteur Adrien Pouliot; le gouvernement fédéral, par l’a?% *->-> * xt* ,.s«» ¦£$*& mois P‘L’Eternel Madeleine restera 'H/'/y V >;•• H ¦ ¦ k %§Â m ^rnmÊm *f 'i;:: *î On connaît la théorie de Jules Romains sur l’Unanimisme qui, selon lui dopne “la peinture de 1 âme unique qui anime une collectivité”.Donc, pour Juger la Terre, Saint Patrick devra se rendre dans une famille “typique".Et le jugement global qu’il portera sur la Terre lui sera inspiré par la vie de cette seule famille.Mais dans quel pays aller ?On tire au sort et le destin désigne, il fallait s’y attendre, la France.Et c’est chez Monsieur et Madame Martin, petits Français moyens, que Saint Patrick mènera sa céleste enquête.Jules Romains fait montre ici, encore une fois de la sensibilité qu’on lui connait, sensibilité toujours teintée d’humour et de fantaisie.Et avec un tel avocat, qui pourrait douter un seul instant que Dieu fera, encore une fois, grâce à la Terre.La distribution sera assurée par François Rozet, Paul Gury, Camille Ducharme, Henri Nor- CHEVEUX GRIS DISPARUS SANS TEINTURES ; En*vente pour la première fois directement de France Redonnez à vos cheveux gris ^ .y leur couleur naturelle avec MAKLY Une nouvelle découverte de la science moderne, vient de mettre au point un nouveau traitement permettant de ne plus avoir de cheveux gris (SANS TEINTURES).Pour cela 11 faut que ça ne fasse pas plus de 15 ans que vous ayez des cheveux gris.Un mois de ce traitement est suffisant pour constatei l'efficacité du traitement.Il n'afiecte pas les permanentes ni les teintures.Vos nouveaux cheveux redeviendronl de la même couleur qu'ils avaient avant d'être gris.Traitement 63.45 d'un mois _______;___ LES PRODUITS MARLY DE PARIS 1871 est, Beaubien, Montréal Tél.: TA.9633 8.V.P.Envoyez un.traitement d'un mois MARLY — C.O.D.plus frais de poste.Ou j'inclus un mandat-poste 63.45 plus taxe (sans frais de poste).On délivre en ville.TA.9633 « .ARCADE Commençant JEUDI SOIR, le 27 OCTOBRE, 8 h.30 P.M.Tous les soirs et matinée le mercredi, 2 h.30 P.M.fil l« K» ‘TSUÀtot 7>*futùU%t dUm finêumtj 2$ ii*** *^££33^ Vi»'**"!!?'"' i Ravoir tenement Prix: soirées «t matinée j-t» J5< $1.00 et SUS matinée mefaedi.50< et .7S< ' gtmédit t* 3 luted.d TC»*t44ùf ^ X ^ y' v' ^ y PAGE 10 -René-O.BOIV|N .doit 1W *'?': $ t î * ï 1 î t I :f! = Radiomonde et Téléimmde Z mise en scène de PIERRE DAGENAIS MARDI, 1er NOVEMBRE, FETE de la TOUSSAINT Il y aura matinée et soirée.29 OCT.1955 lEMfNF SMS CIEMCNCE la cire Succès et Colgate-Palmolive ont décidé, en fin de compte, de ne pas commanditer ''Connaissez-vous la .musique ?".L'émission a démarré quand même.C'est Jean-Paul Nolet qui fait quand même les annonces.Oe même, il semble que Dow hésite à commanditer "F» père Gédéon".Aux dernières nouvelles, il n'est pas clair si le pittoresque paysan de la Beauce verra le jour ou non.Et il semble probable que l'émission ne sera pas sur film.Raison : trop coûteux.Des délégués de diverses grandes agences rencontreront l'hon.Louis St-Làurent et un groupe de ministres pour exooser leurs problèmes.Ils feront .valoir que leurs clients dépe-^ent quelque 30 millions en publicité mais qu'aucuf» médium no lour rend la partie aussi difficile que la TV, à laquelle ils reprochent de ne pas leur vendre ce qu'ils demandent mais ce que la direction leur impose.Le nain Pieyral : "Si on ma déjà dit que je ressemble ù f.oçer Garceau ?Au moins une cinquantaine de fois I Qui donc me le présentera, pour que je voie si c'est vrai ?" Christiane Delisle : "Pas d'autre télévision pour moi event six mois I Quand j'ai entendu "stand by, 5 secondes", j'ci cru »o mourir de peur.Et pourtant, j'avais dix répliques !" Françoise Moreau croit dur comme fer au dicton : rien de nouveau sous le soleil.Elle reçoit beaucoup de compliments sur son manteau garni de mouton noir, et bonnet assorti.Ce qu'on ne •oit pas, c'est que ce manteau, très dernière mode, appartenait i sa grand-mère, qui l'a porté il y a 60 ans.Je n'affirmerais pas que c'est une première canadienne, mais leS acteurs de MNina" ont joué dans les décors et bs meubles cinq jours avant la première.D'ordinaire, au théâtre canadien, on reçoit les meubles la journée même."Escale aux tropiques" a dû rendre les billets deux fo*s.Vendredi soir, il y avait uno trentaine de personnes.C'est ce soir-là, que la pièce s'est terminée dans un fou-rire indiscriptible, quand Guy Ferron, qui devait dire "Ce doit être cette brute dans la brousse" a dit plutôt : "Ce doit être cette broutte dans-la brusse".’ Paul L'Anglais : "Jean Duceppe, un comédien exceptionnel." Emile Genest, après des dégâts de $450 à son automobile, a visité les salles de montre chez Midtown et Sanguinet, pour voir les Cadillac neuves.Rien de précis sur un projet de télémîssion mettant en vedette Estelle Caron et Normand Hudon.La prochaine revue du "Beu Qui Rit" portera îe titre "Un beu de pureté".Il y aura une satire des journaux, un sketch sur les auditions à la TV, avec Dominique Michel et Denise Filia-freault, une tragédie intitulée "Beuquirius", un monologue de Phomme-greneuille Paul Berval et le lancement d'une nouvelle danse, le mambeu.La troupe du "Beu" a invité une trentaine de gens du métier ê sa générale, pour entendre des opinions d'experts et profiter de leurs conseils.Maurice Gauvin, dont "La Barak" ouvre le 3 nov.f mise beaucoup sur le jeune chanteur Jean Claveau.Excellent, Jean-Pierre Masson dans le rôle du médecin, à "C'est la vie".Très sobre et très juste.Belle réalisation de Jean-Pierre Senécal; absolument rien à envier à celles de Guy Parent, l'an dernier.Décidément, Robert Choquette a la main heureuse : le deuxième "Quatuor" démarre aussi bien que le premier épisode.A peine née, l'émission "Je Me Souviens" a déjà vu deux rôles confiés à d'autres qu'à l'acteur original.Dans le premier «ketch, Nini Durand a remplacé Antoinette Giroux à la dernière minute; dans le dernier, Mario Verdon s'est substitué à Lionel Villeneuve.Mario Verdon et Nicole Germain sont exclusifs à Buckingham, pour ce qui est de la publicité des tabacs.Ernest Hébert vient d'être promu.Yves Thériault n'a pas livré la pièce qu'il avait promise à la troupe Duceppe-Genest.Il s'est avoué incapable de la finir.Robert Ricard songe à "The Rope".La salle est louée depuis des •emetines, à l'Arcade.Emile Stern, accompagnateur de Renée Lebas (Radio-City), a apporté avec lui un disque encore inédit de notre Guylalne Guy.Il a eu la gentillesse de téléphoner à Colette Bonheur pour lut donner les dernières nouvelles do Guylalne en France.Dominique Michel» "Vivre à Paris, c'est merveilleux.Je «ois revenue./ parce que j'avais faim." Là-bas, une demi-heure à la TV rapporte $15, quand on est bien payé.«MMgwggi I Wmm v- , wïÀ s ÿ: ¦jjJ: ¦ ' w&S&S/ 'sZ ihaanaanaaniaai Présentation a louis aeiaager Les dirigeants du local 29T des Travailleurs unis de la radio et de la télévision ont présenté ces fours derniers à M.Louis Bélanger la série complète de la collection "La comédie humaine" de Balzac, pour marquer de façon tangible, l'accession de l'ex-Président de l'Union des artistes lyriques à la présidence du Canadian Council of Artists and Authors.Dans son allocution à l'issue de la présentation, M.Bélanger a tenu à souligner que les 'Travailleurs unis de la radio" formaient le premier groupe d'employés de radio et le plus ancien à l'heure actuelle à s'organiser en syndicat.On voit ici, de gauche À droite, Jean Riendeau, Jacques Déom, Alphonse Cloutier, Victor Moquin, Jim Hammond, Jean-Louie Gagnon qui a fait la présentation, Louis Bélanger, Armand Goulet, Robert Jouglet, Ernest Pallascio- Morin et Paul Gélinas.I v ¦> - -v * * NOUVELLE EMISSION DU DIMANCHE t Louis Bélanger, chef-annonceur du poste CKAC, animera la nouvelle série du programme "Musico-volant", le dimanche après-midi, de 2 h.30 à 4 heures.Ces émissions hebdomadaires s'adresseront particulièrement aux automobilistes qui doivent garder le volant tout l'après-midi et viendront agrémenter ces longues randonnée en ofrant de la musique entraînante, des potins variés et de bonnes blagues, pour tous ceux qui aiment à rire.eLs automobilistes n'auront donc qu'à syntonisor 730 au cadran de l'appareil de radio dans la voiture dès 2 h.30 pour passer de bons moments en compagnie de Louis Bélanger.Les textes du programme sont signés t Roger Marion.Æ(JS^ Ctnyvyrue, CllM A T 15 é t V r < Ü1 F mm v-'-b "EnMnotu.il n’y a flifii amunt um D ¦ • * i ;fr* mw&.1 : SSmsw > » &JWW wmmm :ïS?Sf fSfv?* "¦ < Pü illllii ' mm vX-'-V *.¦:¦ v.;.¦ L % SsSSSt* :> y:!::' vX: :'•• SCENES DE LA VIE DE BOH OCT.1955 A gauche : La voie est libre ?Mia sort de la baignoire.Peintres et menuisie t sont dans la maison, il ne s'agit pas de les scandaliser."Tu peux y aller, Marilyi I" lui crie Louis.En haut : Pas une seconde A perdre lorsque l'on est A la fois, présidente de Union des Artistes, comédienne, épouse et mère .Mia qui joue Fabienne dans "I ies de Femmes" sera tout A l'heure du sketch de Paul Gury.Meis en attendant, soi mari Louis Morriset lui fait répéter le rôle qu'elle interprète dans "Quatuor" de Robert Choquette à la TV.A droite : Au sortir de "Face A la Vie" Mia est passée par l'Union des Artiste*.Puis elle a filé chez son coiffeur Taula, le grand Taula qui lui fait des coiffures ravis» santés.Mme la Présidente doit être bien mise et bien coiffée pour faire honneur aux camarades qu'elle représente.PAGE 12 Radiomonde et Télémonde 'Union *1 les de io i mari i Robert let.Put» îs ravis* leur aux - asSa mm I*?m y?*>& üx-'-ytyt ¦ :3j| ï i% ' m •V « i$fc $:¦ M| HfciÉ SiSSS ¦ .- wmm fAGE 13 29 oct.i95s ZZZZSZZm Radiomonde et e t sont rr I" lui A gauche : Retour t ta maison.Richard est rentré dit coi* lège Stanislas et Violaine du Couvent d'Outremont.Voyons en peu les leçons.Louis y retrouve vaguement son latin perdu.et Mia son anglais.C'est fou ce que les parents s'instruisent quand les enfants sont aux études.En dessous : A table On a bien travaillé si on s'offrait une bonne bouteille I Cela est indifférent à Mia qui suit fidid»* lement son régime et i Richard qui est abstime.Tant pii*.Violaine et Louis boiront à leur santé.Si Mendès-France 1er voyait • • • Louis est allé chercher Mia: Allons souhaiter bonne chance a» beau-frère, le (oaillîer Pierre Voinson qui ** lance dans le eerrv meree." Mais lè, surprise ! Louis n'a pu résister su plaisir de faire voir à Mia la montre et le bracelet signés : Voinson qu'il lui » commandée et qu'elle aura à son poignet* dés sue Pierre les aura terminés.'.« En dessous: Enfin un moment de détenre pour Mia! Oans la bibliothèque elle parcourt: “Les Voix du Silence'* de Malraux.Mais dans un instant, c'est la voix de Louis qui va retentir, fl fait interruption dans le pièce: "Dis donc, les enfants ont congé demain, toi, tu n as pas de radio et moi, ie travaillerai après-demain.Alors." m FELICITATIONS DE LA PART DES LECTEURS A: ’ierre Thériault, Andrée Lachapelle, Jean Ceutu, Jean :awbert, Lorenzo Campagne, Raymonde Prud'Homme, ean St-Denis, Jacques Auger, Jean-Claude Deret, Jean-aul Nolet, Miville Couture, Jean-Paul Dugas.» Hoffman, Jean Gascon et Jean Dalfain au T.N.M* Elle a épousé le Dr Gilles Bédard, le 14 juillet dernier.2—Paul Hébert a épousé Huguette Lapierre.—Qui sont les interprètes des rôles de Marin, Jean-François et Syfvette de "Cap aux Sorciers"?—Mme Chiriaff, chorégraphique et professeur de Ballet a-t-elle des enfants?Si oui> combien et comment s'appellent-ils?¦ .* • ¦ LOLA.* ‘ * * 1— Qœl est le titre du disque et le numéro du thème de "Ce soir à CBFT"?2— Parlez-moi de Leremo Campagna.3__Quel est la titre du défunt "Tourbillon" d'Emile Ce- —Ces rôles sont interprétés .par Françoise Graton, < Pierre Beltile et Pierre Dufresne, respectivement.Mme Chiriàff a trois enfants: Nastia, Gflteb et Avdej.' * * ‘ * v‘ ." nest?PIERROT.; * N 1—Ce morceau a pour titre ‘‘Black and White Rag” joué par Wilfrid Atwell, sur disque London No 1154.—Vouiez-vous me parler de Roland Lqngpré, Thérèse Arbic et Isabelle Richard?/' ; - , , X , ;V.V'{ -• .—Paul Hébert est-il marié?Si oui, à qui?"RUE DE GALÀIS".1—ROLAND LONGPRE est né à Montréal un 27 août.Il mesure 5 pi.5 pces, pèse environ 150 livres, a les yeux et les cheveux brun foncé.Il a étudié deux ans avec Sita Riddez, deux ans avec le T.N.M., Jean Gascon, Guy Hoffman, et Jean-Louis Roux.Il est célibataire.„ THERESE ARBIC est née un 2 septembre à Cassel-man, Ontario.Elle' mesure 5 pi.5 pces, a les yeux noisette et les cheveux bruns.Elle a étudié l’art dramatique avec les Compagnons, au Studio 15 et avec M Budha Bradon.Elle est célibataire.ISABELLE RICHARD est née à Montréal un 9 avril.Elle mesure 5 pi.6 pces.a les yeux pers et les cheveux blonds.Elle a étudié l’art dramatique avec Guy 2— LORENZO CAMPAGNA est né à Québec un 11 février.Il mesure 5 pi.1 pce, a les yeux et les cheveux noirs.Il a fait ses études au collège St-Charles de Limoilou.Lorenzo n’a pris aucun cours de diction, d’art dramatique ou de chant.Le tennis et la natation sont ses sports préférés.On peut entendre Lorenzo Campagna le matin à 8 heures, à CBF, au programme des nouvelles et au “Comptoir du disque” de 9 h.05 à 9 h.30.Il est célibataire.3- ^Je suis désolée, mais il m’a été impossible d’obtenir ce renseignement.J’irai cependant à d’autres sources et je-vous reviendrai vous donner cette information ainsi que la réponse à votre quatrième question.* * * JEAN-DENIS LESSARD, Sana Bégin, Co.Dorchester, P.Qué., collectionne les timbres, et demande à ceux qui en possèdent et désirent s'en défaire, de les lui faire parvenir.Il leur en serait très reconnaissant.1— Voulez-vous me parler de Raymonde Prud'homme qui incarne le rôle de Claire dans "Je vous ai tant aimé"?Est-elle célibataire .2— Croyez-vous qu'on la verra à la TV dans des rôles do jeunes premières, dans les téléthéâtres à l'automne?3— Y e-t-il d'autres programmes où l'on peut entendre cette jeune demoiselle?UN ADMIRATEUR, PIERRE.1 —RAYMONDE PRUD’HOMME est née à Montréal un 7 avril.Elle mesuré 5 pi.1 pce, a les yeux brims et les cheveux châtain pâle, longs et bouclés.Elle étudie à l’Ecole Supérieure Esther Blondin (elle est célibataire).Son professeur de diction est Mme Jean-Louis Audet.Elle étudie également le piano.2— Dans des rôles de jeunes premières, peut-être pas, vu son jeune âge, mais possiblement dans des rôles d’adolescentes.3— Pas pour le moment.* * * Mise eu point pour "J'AIME -CE COURRIER": Mario- Thérèse Alarie a épousé M.Meloche et Pierrette Alerie, • Léopold Simoneau.* * * 1— Qui est l'épouse de.?2— Est-ce que nous pouvons ospérer voir à la TV le petit Pierre Lalonde, son père Jean, que nous aimons bien?CHARMAINE.1— A la demande même de l’artiste je me dois, chère Charmaine, d’ignorer votre question.C’est la -seule raison pour laquelle, quelquefois, je ne réponds pas à certaines questions de mes correspondants.2— Sûrement, puisque la chose n’est pas impossible.'ARMAND pAO C-HARLtS BRUNEIL CA PJZOüVë QUE J'AI UN JAf REMARQUE QUE TU nag pag Jere le S Pel u r ES O B TOM O.CAA/ 6F PART&RRE —dans L'Auro&ue> / i PTlT COUSIN SIEN ÉLEVé TU LES AS MISES DANS TON SAC P .dans la poche de El LET pu MONSIEUR,, QU! ETAIT ASSIS A COTE „ DE MO/ / t Ecoutez "Les Amis de Charlotte" présentés par Kellogg's à 9 heures, le samedi matin, sur les postes CKVL - CKCV - CHLT - CKTR - CJSO - CHEF m ^ ^ 4 ^ Rodio/nonde et Télémonde 2 2 2 » * i 29 OCT.1955 1t • » >i PAGE 14 mnms * * * *9ANNE eurs ihron fry*.Aux “Trois Castors" se trouve octuelllleinrient toute une pléiade de nouvelles vedettes.On aper- j çoit ici Jacques Normand, entouré des fameux "Boulevardiers" et de ta nouvelle découverte j de loi boite, Monique Gaube, diseuse.* * * Le 14 novembre, débutera à Radio-Canada un nouveau programme pour enfant, “PINOCCHIO".Le rôle de "Pinocchio" o été confié à Gaétane Laniel, et celui de "Geppetto", à Boudha Braddon.Ce programme tiendra l'affiche durant 40 semaines puisque c'est une série de 200 émissions.J'oubliais l'auteur I On o confié le texte à Luan Asllani, un ancien officier âlbanais, aujourd'hui pharmacien et scripteur dans ses moments de loisir.Chacun sait que c'est Nicolas Doclin qui réalise le nouveau variété "Paillettes".Ce qu'on ne sait pas, c'est que le pauvre Doclin n'a qu'un tiers du budget des autres émissions du même genre.Les autres réalisateurs de programmes de tv ont droit à huit heures de répétitions devant les caméras et de quatre à cinq heures dans les décors.Doclin, lui, n'a le droit qu'à trois heures de répétitions devant les caméras et les décors.Pourquoi cette injustice ?* * * Nicolas Doclin n'a pas eu de chance, pour sa première émission.On avait oublié les effets spéciaux.Une des caméras a refusé de fonctionner dès les premières minutes de l'émission.Et pour comble de malheur, le courant a sauté juste une minuta avant la fin du programme."Mon oncle" qui est en charge des gardiens des studios de tv, malgré sa diplomatie et sa politesse, n'a pas toujours affaire à des gens charmants.Lundi, il fit une remarque à un employé de la tv.Ce dernier, un jeune dans la vingtaine, lui répliqua vertement.“Une discussion aigre-douce s'en suivit.Je ne comprends qu'on puisse répliquer de cette façon à un homme de cet âge.De plus, ce n'est pas lui qui a mis les règlements en vigueur.Il est là pour les faire observer, si on n'est pas satisfait on n'a qu'à se trouver du travail ailleurs au lieu de l'insulter.J'admets que n'importe qui peut s'oublier et allumer une cigarette, mais lorsqu'on nous le fait remarquer gentiment, on se doit de l'éteindre même si on est technicien à la télévision.* * Renée Lebas, accompagnée par l'incomparable Emil Stern, est très applaudie par le public du Radio-City Music-Hall.Comment se fait-il que ces deux artistes ne soient pas invités dans un programme de tv ?Renée Lebas est membre de l'AGVA, tandis qu'Emil Stern est membre d'honneur de l'Union des musiciens.Sa carte lui a été remise personnellement-par Petrillo.Je ne crois pas qu'un de nos accompagnateurs aie jamais eu cet honneur.* * * Bah, cela n'est pas grave puisque l'on pourra certainement les voir et les entendre au programme d'Ed Sullivan, d'ici un mois.Par la suite, peut-être que l'un de nos réalisateurs décidera de les faire venir pour une émission.Comme cela, on devra leur payer le voyage; tandis que les engager maintenant, ce serait trop d'économie I Ceux qui n'ont pos vu Jacques Normand “Aux Trois Castors" depuis qu'il présente son nouveau spectacle se devraient de s'y rendre-.En plus d'entendre Roberta et le nain Pieral qui emballent le bublic, ils s'amuseront follement par les réparties satiriques et pleines d'humour de Jacques.Emissions sur l'ttmèrtogemenf et la décoration de ('inférieur moderne Une nouvelle série de douze émissions, sur l'étude de l'aménagement et de la décoration de l'intérieur moderne, sera inscrite à l'horaire de CBFT, à partir du 1er novembre, tous les mardis de 10 h.30 à 11 heures du soir: Logis 56.Elle aura comme animateur Guy Viau qui, l'année dernière, fut le titulaire de l'excellente série d'images dt'Àrt.A l’aide de plans fournis par les meilleurs architectes canadiens, Guy Viau analysera au cours de chaque programme un plan d’habitation.Il expliquera les raisons qui justifient remplacement des pièces, l’avantage cle cloisons entre les pièces qui servent à la vie communautaire et celles qui sont réservées à la vie individuelle.Puis il procédera à la mise en place des'meubles, en expliquant leurs fonctions, et leurs rapports entre eux, grâce à un plan à grande échelle.A l’aide d’une vingtaine cle planches perspectives et d’une ou deux maquettes, illustrant les pièces principales de la maison et les meubles principaux de chaque pièce, Guy Viau expliquera, par exemple, ce qui fait l’homogénéité d’un ensemble; comment on arrive à créer le sentiment de l’espace; comment on rend l’ambiance chaleureuse; la possibilité de retrouver, avec des formes nouvelles, le charme des belles demeures d’autrefois ou, avec un minimum de moyens, d© composer un décor d’une haute fantaisie; le pourquoi des matériaux nouveaux en ameublement moderne.Bref, la logique et la fantaisie qui doivent présider de pair à l’aménagement d’une maison.Pour terminer le programme, Guy Viau et Françoise Faucher procèdent à la présentation d’ensembles mobiliers en studio.La première émission sera consacrée à: La maison de la famille bourgeoise; viendront ensuite La maison du petit salarié, La maison luxueuse; puis Le siège dans la maison, une étude consacrée cette fois non pas à une maison complète, mais à un seul meuble, le siège, qui est l’élément le plus important du mobilier.La cinquième émission Sera consacrée à L'éclairage d© 1 ,! la maison.Puis ce sera La chambre d'enfants, que ce soit celle du bébé, de l’écolier, de l’adolescente ou de l’étudiant d’université; La salle de jeux aura son tour, puis Le chalet de montagne, situé- dans les Laurentides et conçu pour les sports d’hiver aussi bien que pour les vacances d’été; Le cabinet de travail; Le rangement; et La maison minima qui assure le maximum d’efficacité au minimum d’espace.Après avoir consacré onze émissions à la maison des hommes; Logis 56 consacrera sa douzième et dernière émission à la maison de Dieu; Une petite église dans la banlieue de Montréal.: ¦' •• L.ogît, 56 sera réalise par Louis-ÎMIjjpe Beaudoin.- .\ J' .le; Bible Vous Parle •Tout ce que Dieu a dit sera accompli et arrivera; aucune parole de ses oracles aie sera caduque.(Tob 14.4) (Texte choisi par la Société catholique de la Bible)»' L EHOCKEY, A CKAC : La saison die hockey de la Ligue NotioinuoÜe a ramené au posta CKAC,, lia populaire série du “Radio-Hockey" du jeudi soir à 9 Ihemiires, à l'intention de tous Iles amateurs de notre sport national.MARIO VER-DON est l'annonceur commercial de cette série qui foit entendre Iles descriptions bien vivantes de René LeCavolier.Le poste CKAC diffuse ainsi toutes Iles parties que le Canadien dispute, chez-lui, au Forum,, durant la saison, le jeudi soir.29 OCT.1955 Radio monde et Télémonée SKs PAGE 15 Après un an de silence, il me fait plaisir de reprendre cette ique.Je remercie mes camarades pour léurs souhaits et bons mots à mon égard.Amis Iq^teurs, j'espère que cette ique vous plaira comme autrefois.* * * Saviez-vous qu'un employé de Radio-Canada travaille en de semaine comme "bus boy" dans un chic cabaret de la itropole.Cet employé n'est certes pas attaché au service tv .* * * Colette Merola a changé sa coiffure pour la Xième fois.Co-doit faire ses débuts comme chanteuse de cabaret d'ici jours.Elle sera à "La Barak".C'est fantastique le nombre d'étrangers qui travaillent à tv.Dans le département du maquillage, il n'y a qu'une Ca-dienne française sur sept maquilleurs et maquilleuses.Chez décorateurs, il y a sept Canadiens français et quatre étran-ers.Je suis certain que MM.Lamarche et Rolland ne sont pas u courant de cela.PRETE GRATUITEMENT AVEC COURS D'ESSAI (VOUS APPORTEZ L'INSTRUMENT CHEZ VOUS) MUSIQUE EN FEUILLES Française et Américaine Leçons particulières sous la direction personnelle de NICK BATTISTA COACHING — TRANSPOSITION HARMONISATION ATTENTION SPECIALE AUX JEUNES Réparation d'accordéon par un specialist® venant directement # d'Italie y «e?£S™on Ecole de Musique BATTISTA VENTE 918-924 Villeray — Montréal — CR.9538 776670 CE QUE PENSE FRANCOIS LA VIGNE DU THEATRE ACTUEL ET DE LA TV par Clément FLUET Je viens de passer un peu plus de deux heures avec François Lavigne, que je croyais connaître et que je connaissais très mal, je m'en suis aperçu.Je savais que François a toujours eu son franc parler et qu'il n'est pas homme à méch’re du prochain pour ensuite lui faire le bec de poule.Je savais aussi qu'il n'aime rien tant que le choc des idées et que provoquer une discussion, puis y prendre partie est chez lui un sport pratiqué avec autant de ferveur que la course en canot automobile.Mais les deux heures et plus de conversation que je viens d'avoir avec François Lavigne ont é+é pour moi plus qu‘un enseignement; elles ont été une leçon de modestie.François Lavigne, môme s’il ne les paraît jamais, a; 41 ans révolus.C'est jeune et pourtant, comme comédien, François n'estv;pius de l’équipe des jeunes.C'est déjà un vétéran qui a vu l'époque où Montréal comptait neuf troupes de théâtre (le'renouveau qui se produit actuellement reste donc en deçà de cette belle époque).François est aussi un vétéran du fait de ses 21 ans à la radio et dont les débuts sur la scène, au collège, remontent à 1927.Comme professionnel, il fait du théâtre depuis 1933.Après avoir fait partie de la Renaissance Théâtrale, puis du MRTF français, il entra, à la demande d’Henri Letondal, à l’Arcade, pour le premier spectacle, “La dame aux camélias”, avec Antoinette Giroux.Mais les souvenirs de théâtre d’un François Lavigne remontent beaucoup plus loin; tout môme encore, il allait avec son père, le Dr Lavigne, voir les spectacles qu’illustraient un Victor Francen.alors débutant,- un Georges Féraudy, un Marcel Journet.Et quand je dis que François Lavigne m’a fourni une leçon de modestie, c’est biçn parce que j’ai vu, en causant avec lui, que j’avais moi-même commis l’erreur de croire, comme tant d’autres de ma génération, que ceux de notre époque ont tout inventé, et qu’avant nous il n’y avait rien.Sans être lui-même un vrai “vieux de la vieille”, François Lavigne possède une mémoire des dates, des noms et des faits qui m’a étonné.Et c’est tout une époque qu’il a fait revivre pour moi, en évoquant ses souvenirs d’enfant' né d’un père amateur de théâtre, ses souvenirs de jeune homme pris dans l’engrenage du théâtre, ses souvenirs d’homme qui, à 41 ans, a débuté à la radio avec Jean Riddez, puis ensuite avec Èobert Choquette, dans “Le vieux raconteur”.Sa première grande continuité: Jean Lan-gevin, dans “Grande Soeur”, l’émission aujourd’hui disparue de Louis Morisset.Il y a, chez François Lavigne, un peu du philosophe.Beaucoup même, je dirais.Ne demandez jamais à François Lavigne l’avis courant: son opinion, toujours personnelle, témoigne de plus que son expérience; elle est le fruit d’une certaine méditation sur les êtres, les événements et les choses.- Ainsi cette affirmation de François, qu’au Canada on ne devient comédien que par accident.“L’éducation familiale compte pour beaucoup.Puis les années de collège.La plupart de ceux qui font du théâtre au collège ont eu des parents qui ont sur- veillé leur diction, qui ont parlé théâtre, qui ont créé un climat.Ajoutons à cela que ceux qui sont de la troupe, pendant leurs études, vivent à part des autres.Sans être des chou-chous du professeur, ils bénéficient de privilèges spéciaux.Et combien aussi ont commencé à faire de la radio, ou du théâtre, alors qu’ils étaient encore étudiants!” Quand François soutient que c’est par accident, et non par vocation, qu’on devient acteur chez nous, c’est aussi parce qu’il a constaté — il n’est pas le seul — que les Canadiens ne considèrent pas l’acteur comme un professionnel, mais comme un artisan.Et pourquoi pas?Parce qu’au Canada, il n’y a pas de hiérarchie chez les comédiens.Tandis qu’il y a, en France, une Comédie Française dont le prestige rehausse jusqu’au dernier membre de la grande famille, au Canada, le public et même la meilleure société ne font pas la distinction entre un comédien chevronné, en pleine possession de son art, et le dernier jeune premier, dont quelques adolescents ont assuré la vogue, parfois passagère.Pour François Lavigne, le vétéran, cela a été un véritable scandale de l’esprit quand un réalisateur de télévision a demandé: “Paul Gury, qu’est-ce que ça vaut comme acteur?” Ou encore quand Antoinette Giroux s’est fait demander, à une audition: “Avez-vous fait du théâtre?” La TV et la radio actuelles, selon François Lavigne, marquent la fin d’une belle époque: l’ère qu’il appelle celle du professionnalisme.“A l’époque, ce qui dominait, c’était le sens de la camaraderie, et l’amour du métier.Depuis quelques années, le métier est devenu la proie d’une autre loi: celle du coupe-gorge.” L’époque actuelle est aussi celle des jeunes.“Un jeune réalisateur, qui n’est pas trop sûr de lui, hésite à employer un comédien d’expérience, parce qu’il craint de se faire dire: Mon vieux, tu te fourvoies.Alors qu’il n’en est rien.” Et François enchaîne en disant: “Un comédien, jeune ou vieux, a toujours besoin d’un miroir pour voir si son travail est bon ou mauvais.Et ce miroir ne peut être que le directeur ou Te réalisateur, qu’il soit jeune ou vieux.” Là-dessus François fait une pause, boit une gorgée de café et ajoute: “Je suis convaincu d’une autre chose: les vieux ont plus le sens de l’autorité que Ie3 (suite 92e page) .IIM.m François Lavigne et le Dr Paul Latour, propriétaire de l'ESCA-PADE, yacht de course dans lequel François a dépassé de 7 m.à l'heure le record mondial et avec lequel il espère triompher de l’Italien Achille Castoldi, quand le "World's Trophy" sera disputé à Miami, aux environs de Noël.«Wife* ï v, \v.v.WmWm X s : :>x&y f X**- - te, ' * .« s® X: m -»v mm François Lavigne, excellent acteur, s'y entend en mécanique et même en électronique.Il répare lui-même la plupart des pannes de sa TV.Lilian Dorsenn et François Lavigne, couple d'artistes, ont ce goût commun : l'amour des bêtes et de la nature.Ce sympatique St-Bernard appartient à des amis.Lilian Dorsenn et Peggy.Radiomonde et Télé monde WfrZZ&ZZZi v» oct.ms PAGE 16 Il !>jiffiMSÇj mm: 29 Oct.1955 Radiomonde et Télémonde- W&$ AVANT-PREMIERE par : huguette proulx.de l’Art, tu crois que c’est arrivé!.Lui: “Irma, y’semblait qu’à soir on v’nait pour se divertir, voir jouer des bons acteurs dans un bon drame.Elle: “Tu verras le spectacle dans dix minutes On ne va pas se précipiter sur nos fauteuils avant que les trois coups soient sonnés! Il faut quand même avoir l’air d’être déjà venus au théâtre.Lui: “Parce qu’il y a un code pout ça aussi.Tu me fais rendre trois quarts d’heure avant le temps, pour “ne pas manquer le coup d’oeil”.puis.Elle: “Pour recevoir les invités de marque mon cher.On a reconnu que ta femme savait se tenir dans le monde.Et on m’a fait l’honneur de .Bonsoir cher Monsieur.C’est l’auteur de la pièce.Lui: “Ah! c’est lui ça .Elle: “Comme c’est beau la jeunesse.Quels yeux! Quelle chevelure il a.Un garçon débordant de talent.Plein d’avenir .Tu as lu la critique de Jean Delmonti sur sa dernière pièce?Il l’a trouvée du tonnerre! C’est écrit tel quel.Dommage! .Lui: “Comment dommage, puisque tu dis qu’il a du talent?Elle: “Dommage, un garçon si superbement intelligent, si sensible, si fin.Et toutes ces petites folles qui lui courent après.Je parierais qu’elles ne le comprennent pas du tout et qu’il est très malheureux! Lui: “Ecoute Irma, c’est lui qui écrit des drames, pas toi.Mets-toi pas à faire du théâtre à ton âge.Elle: “A mon âge!!! Tu sauras Petit sketch sans prétentions inspiré de la pièce de Marcel Dubé, "Le Barrage” jouée actuellement au Gésu, par la troupe du "Théâtre-Club”.Décor: le hall, et la salle d’un théâtre.Personnages: les habitués des loirs de première; elle, lui, des connaissances, des amis très chers, la foule des inconnus, c’est-à-dire ceux qu’on ne connaît pas ou qui ne se reconnaissent pas facilement, à des moments pareils.Au moment où l’action commence, entre un vison, puis un autre vison, suivi encore d’un autre vison.Timidement, avec infiniment de précaution, se glissent de ci de là, un manteau de satin, une pèlerine de cordé, un manteau de drap noir.Elle: “Par exemple Arthur, regarde qui est là Lui: “Il y a pas de mal de "qui”, qui sont là en ce moment ,.Précise la mère, précise.Elle: “Perds donc un peu l’habitude de m’appeler la mère en public.C’est d’un vulgaire .Lui: “C’correct Irma, qui c’est que tu veux que j’regarde?Elle: “Pas la blonde du guichet Arthur, mais les Dupont.Lui: “Tiens ils se sont décidés à acheter des billets?Elle: “Il faut croire! Et dire qu’elle a refusé de m’en prendre à moi, qui suis pourtant sur le Comité féminin d’honneur! Lui: “Probable qu’à a changé d avis au dernier moment.Elle: “Elle prétendait qu’Er-nest ne pouvait supporter le théâtre .Ça l’ennuie les “séances” paraît-il, comme il dit dans son langage imagé.Lui: “Il y a séance, et puis séance.Peut-être ben qu’il aura été tenté par un auteur de chez-nous, comme ils jargonnent à radio.Elle: “Mais non, mais non! Tout Sa aura été prévu.Penses-tu!.’en suis bien certaine.Lui: “Moi j’arrive pas à comprendre comment les femmes peuvent être aussi catégoriques, surtout quand elles ont pas de preuves à l’appui de ce qu’elles avancent.Elle: “Pas de preuves?La robe neuve qu’elle porte, ça n’en n’est pas une peut-être?Lui: “Faut ben être une créature pour aller chercher des affaires comme ça.Elle: “Hein!! Je la connais la “Blanche”!!! Un visage d’ange, puis tous ses coups en dessous.Non, non.Elle le savait qu’elle Viendrait.Chez “Rosette et Rolette” font pas des robes comme ça en un jour.Au prix qu’ils demandent il faut quand même qu’ils laissent croire à la clientèle qu’ils y mettent un peu de travail.Non.non.non .Mais elle est tellement jalouse.De me voir sur le Comité, tu penses!!! Souris Albert, la voilà Qui vient vers nous.Lui: “Ça bat quatre as! Il faut que j’sourie à une femme qu’elle meurt d’envie d’étrangler .Bonsoir Blanche.Bonsoir Ernest .Elle: “Très grande dame”, son petit signe de la main .Juste assez pour que j’aie eu le temps de voir les poignets d’hermine de •on manteau de velours .Lui: “Arrête Irma, pour l’amour de Dieu!!! D’ailleurs ma toutoune, t’es bien plus chic qu’elle, toi au moins t’as du vison bleu.Elle: “Du vison bleu! Je te de- mande à quoi ça rime.C’est passé le vison bleu, mon ami.C’est le blanc qui est en Vogue en ce moment.Lui: /‘Passé!!! Une étole qui m’a coûté l’année dernière $1,100.00 piastres .Ben ma fille attends qui vieillisse, ton vison bleu.y blanchira peut-être .Elle: “Comme c’est spirituel cette remarque, tout à fait toi.Ah! Heureusement qu’il reste le théâtre et les arts.Les femmes ont ainsi la chance de venir ÿ puiser la part de rêve qui leur manque presque toujours au sein de leur foyer! Lui: “Des rêves à $1,100.00 ! La mère j’aimerais ça en faire quelqu’uns par semaine moi.Tiens .V’ià not’ député .Au théâtre lui!!! Y faut vraiment qui veuille gagner ses prochaines élections.Quand on l’a connu comme moi, tavernier à Ste-Cu-négonde.hé! hé! Elle: “C’est ça vas-y.Ne manque pas une occasion d’étaler tes origines devant le monde.Lui: “Mes origines.Penses-tu que t’es née à Versailles parce que t’as été voir jouer le théâ-tre-de-rêve du grand siècle, toi par hasard?Quand j’t’ai courtisée moi, tu restais sur la rue Ste-Rose dans la paroisse Ste-Brigi-de.Ça fait qu’en fait d’origines.Le malheur vois-tu c’est que les gens braillent quand on leur montre le Faubourg Québec sur la scène, mais que dans la vie, ça leur fait honte d’en être.Elle: “Il n’y a pas de honte d’en avoir été, quand on est arrivé à s’en sortir! Seulement de là à émailler toutes ses conversations d’histoires de fond de cour et de ruelles.Aye!.Mon Dieu! Que les gens sont mal élevés! Et qu’on nous pousse ici.Elle: “Le” Arthur, “le”.Lui: “Le”, “le, le, quoi?Elle: “Le gros orteil.Orteil c’est comme argent, c’est masculin .Lui: “La” ou “le”, en tous ca3 la personne qui t’a presque jeté à terre en passant et sans s’excuser, par-dessus le marché, c’est la fille de Samuel Dupont.Elle: “Pas les “Dupont et Dupont” des poêles électriques?Lui: “En personne! Elle: “Il paraît que ses parents ont une de ces maisons rue Belmont, Crescent ou quelque part par là sur la montagne.Sa mère était une de Montbleu d’ailleurs.Evidemment on ne nous y a jamais invités, et nous risquons pas de l’être.Avec ta façon de négliger ta carrière.Il n’y a pas moyen de te faire abonner aux Concerts Symphoniques, tu n’as jamais voulu m’accompagner aux vernissages du Musée des Beaux Arts .Lu: “Pour aller voir des cadres qu’on sait jamais si y sont accrochés à l’endroit ou ben à l’envers, merci! Elle: “Tu raisonnes comme un primaire! Lui: “J’en suis un ma fille.N’empêche que quand on a besoin de belles espèces sonnantes pour faire marcher toutes ces belles affaires artistiques là, c’est bibi qu’on vient voir! Elle: Oh! parce que tu as signé un pauvre malheureux chèque de dix dollars pour les Amis que Georges Duhamel a commencé à écrire à quarante ans .Bonsoir Mademoiselle.Lui: “Qui c’est encore celle-là?Elle: “La secrétaire de ton ami Thomas.Tu ne l’as pas reconnue?Lui: “Ça j’avoue que non.Elle: “Vous faites pourtant des affaires ensemble?Lui: “Es-tu folle?Voir si j’fais des affaires avec la secrétaire de Thomas.Elle: “Pas avec elle, mais avec lui.Tu ne l’as jamais rencontrée à.son bureau?Moi qui n’y suis allée qu’une fois je l’ai pourtant remarquée.Lui: “Les affaires que je fais avec Thomas, on les règle sur le green.du golf de Laval sur le Lac.1À ou ben au “400” .Elle;; “Ôùais .Lpii “T’as ben l’air songeuse tout.(l’un coup .Elle?'“R y a de quoi Tu as vu comme elle était habillée, cette petite?Lui; .Elle: “Le petit tailleur noir tout strict et bien coupé.La toque de vison blanc.Elle ne manque pas d’allure .Lui: “T’es sûr que c’est du vison blanc?Elle: - “Absolument! Lui: “Tu sais de nos jours avec les achats à termes .EUe: Tutt! Tutt! Tutt! Lui: “Ben voyons, c’est quand même par le Pérou, la tarte qu’elle a sus la tête! D’ailleurs j’te l’ai toujours dit: une femme qui sait s’y prendre ça pas besoin d’dépenser des fortunes pour avoir l’air fin! Elle: “Non.Ça n’a qu’à laisser dépenser les autres!.U y avait un bon moment que je m’en doutais pour Thomas.Ses fameux meetings presque tous les soir» de la semaine.Dire que la malheureuse Geneviève a la naïveté de croire ça .Lui: “Irma commence pas à y mettre des idées de fous dans la tête, surtout! Torn travaille quasiment 24 heures par jour, pour arriver à payer les factures que sa femme accumule .Elle: “Les trois coups! On sonne les trois coups! Lui: “Ouf! Enfin! Çfcis donc c'est y une pièce d’amour, qu’on va voir à soir?Elle: “Je t’ai expliqué cent fois, qu’il .s’agissait d’une oeuvre à thèse.On y étudie le problème que comporte l’injuste barrière sociale, élevée entre les classe» de la société.Décidément, l’art est le seul terrain d’entente possible entre les hommes.Lui: “T’as ben raison ma pauvre Irma! Tiens v’ià les billets.Entrons tout de même!.” Plus de corde ! Lundi, aux “Joyeux Troubadours”, il s’est produit un incident bizarre.Le programme n’était pas commencé depuis plu* de quelques minutes qu’une corde au violon du directeur musical Lionel Renaud se brisa.Lionel tenta de s’en procurer une autre, mais en vain.L’ensemble de quatre devint automatiquement (pour le reste de l’émission) un ensemble de trois: Margot Prud’homme au piano, Saturno Gentiletti à l’accordéon et Raymond Forget à la contrebasse.Au pied levé, Saturno dût aussi jouer un solo, pour remplir le vide laissé par Lionel qui ne pouvait pa3 jouer le sien.Qu’il y avait de l'énervement dans le studio.André Cailloux et Ninî Durand, deux des vedeftes de la pièce d'André Roussin : "Nina", à l'affiche au Théâtre Arcade, la semaine prochaine.Comme on le sait, cette pièce marque la rentrée de Pierre Dagenais comme directeur de théâtre, après plusieurs années consacrées à la radio et à la TV.PAGE 17 J ILtt-t l'ai compris 1 Nouvelle ûinédlife ce Mario D l'ami UUANI jur! Ce soir là, Marc était en veine de confidences.Et comme en parlait de l’amour, ii mt dit tout I coup en ricanant : —En voilà encore une sale blague!____Moi, je dois t’avouer que pendant mon "adolescence je me sentis très vite attiré vers les Jeunes filles.Je me découvris un défaut qui n'a fait que s’accentuer par la suit?; c’est qu’elles me plaisaient toutes ! J’avais une •orte de culte en bloc pour la fent féminine.Toutefois, en prenant un- peu» d'âge, vers les dix-sept ans, tout?«ette ardeur qui s’épanchait de moi comme la fumée d’un champ labouré, commença à prendre «ne forme, â^e' crystalliser si je' peux dire.Et je ne conçus plus que l'amour sous sa forme SU* blime.La possession spirituelle cohv plète, contre la sensation de l’abandon total de moi meme, pour être aimé.En un mot, la fusion divine des deux âmes faites pour «’entendre, pour se comprendre, et pour rester unies toute la vie.C’est pour cela que j’eus successivement quelques liaisons très tendres et très pures avec différentes jeunes filles.Chaque lois que je m’éprenais d’une d’elles, je croyais avoir découvert un nouvel horizon d?la vie.Je pensais à elle du matin au foir et du soir au matin.Je lui consacrais des vers qui, entre cous, étaient fort mauvais, et «que je m’évertuais à lui glisser dans les mains lorsque je la rencontrais.Je lui parlais avec un laagage fleuri, absolument idiot, *ui.pour la plupart du temps, «’avait pour effet que de provoquer l’hilarité de la Déesse qui m'avait inspiré.Cette course effrenée vers l’idéal m’amena vers ma dix neuvième année, à un état de surexcitation nerveuse, que j’essayais «n vain de combattre par l'exercice de quelques sports violents qui me dégoûtèrent profondément.Car, au fond, je suis de nature paisible et je n'aime pas courir comme un dératé pour arracher une balle en caoutchouc » des mains d’un autre, ni d'aller flanquer des coups de raquettes dans les tibias de quelque brave garçon pour le simple plaisir de lui enlever* une rondelle avec laquelle il a l’air de s’amuser follement.La vérité c'est que j'attendais l’amour.Je me mourais de faire la connaissance avec ce phénomène dont on parle tant, qui gonfle la tête des jeunes et dont on ignore la véritable essence et les Inexorables effets.Ce fut un soir, à un diner des Rois, chez ma tante Marguerite qui habitait une jolie maison dans le nord de la ville, que j’eus l'impression de.faire la connais-«ance avec l’amour.En tout cas II se présentait sous les aspects attrayants et charmants de Suzy, une dame aux cheveux couleur des blés murs, dont l’âge flottait aux marges de la trentaine flanquée d’un mari qui devait avoir au moins soixante dix ans, qui n’avait pas l’air commode, q.ui semblait toujours de mauvaise humeur et qui traitait sa femme avec une sorte de manière cavalière assez déplaisante, .Je fus charmé par la conversation de Suzy qui parlaitjje tout avec à propos.Quçlquçs allusions à l’amour que Jé-fis'presque en rougissant, eurent le don ’de lut empourprer son beau vidage, (car existe entre le bloc occidental et les Soviets.Je décidai donc mentalement de donner suite au projet que j’avais formé.En effet, pendant les longues journées au cours desquelles j’avais attendu impatiemment le moment de la retrouver, j’avais médité au moyen d’avoir recours pour obtenir un rendez-vous.Le moyen le plus simple eut été de le lui demander.Mais je me rendis compte que je n’aurais jamais eu le courage d’en arriver là * A la fin je me décidai à écrire sur un bout de papier ces mots : son mari avait ses affaires, et de sa demeure.C’était dans un petit café dans une rue vcachée de l’Ouest, où il fallait vraiment être de la maison pour avoir l’idée d’y entrer.Là, à cette première rencontre, j’ai pu donner libre cours à toute mon éloquence amoureuse.Elle m’écoutait ,en souriant, heureuse, et m’accorda la faveur de lui laisser embrasser à trois ou quatre reprises, sa pètite main qu’elle avait tout exprès dégantée.Nous nous revimes comme ça à plusieurs reprises.Tantôt dans notre petit restaurant, tantôt à i Lu noms et les caractères des personnages des romans publiés dans Radiomonde sont absolument fictifs et ont été shoisis au hasard.S'il y a ressemblance de personnages et is faits, c'est une pure coïn-àlsnce.?W^LMJLAH l=5J •-'là*’ ru • Heureusement, à Voc^âsion.d’une autre fête, je la rêvisdeux semaines après.Je savais d'avance que je devais la rencontrer et je te jure qu’à partir de ce moment là jusqu’à l’instant où je la revis, je vécus complètement hors de moi.Elle m’acueillit avec une joie évidente, avec une sympathie qui ne laissait aucun doute sur les sentiments qu’elle nou-rissait pour moi.En l’examinant de près, lorsqu’elle échangea quelques mots avec son mari, je compris que la situation entre les deux, allait à peu près aussi bien que celle qui **J« vous adore.Faites que je vous revoie." J’avais ajouté, à tout hasard, mon numéro de téléphone.Mais avant de lui glisser dans les mains ce message, je voulus me rendre compte si ses dispositions envers moi n’avaient point changé.Comme nous étions encore une fois voisins, je profitai de la situation pour laisser glisser mon genou auprès du sien.Ce fut tout le mollet qui répondit son consentement, ^.u café, sous la table, je lui glissai le fameux billet dans la main qui ne sembla pas la surprendre ou-.Ere mesure, car ses doigts s’en emparèrent .immédiatement avec impatience., Quelques instants après, lorsque nous fumes tous debout, je la vis s’éloigner vers la salle de bain, comme si elle avait voulu se refaire une beauté.Je me plaçai juste en face du couloir par où on avait accès à cette salle de bain.Mon coeur frappait violemment dans la poitrine, dans l’attente de savoir quel accueil aurait eu ma missive.Lorsque je la vis reparaître, elle était rayonnante.De quelques battements de cils sur son regard tourné vers moi, elle me fit comprendre que j’aurais été exaucé.Je la vis, en effet, le lendemain, et comblé puisque, elle m’accorda la faveur de ce premier rendez-vous.Elle choisit elle-même l’endroit, très loin du quartier où des parties de canasta que sa soeur organisait et qui, étant au courant de notre roman qui s’ébauchait, trouvait toujours le moyen de m’inviter ou de me faire inviter à des réunions afin de rencontrer Suzy.Je faisais des progrès, mais lentement.J'étais déjà arrivé à obtenir, lorsque nous quittions le petit restaurant pour l’accompagner en taxi jusqu’aux environs de sa demeure, qu’elle s’abandonne sur mon épaule,* et qu’elle se laisse embrasser.Tout à coup, les événements se précipitèrent.Elle m’apprit qu’elle et son mari s’étaient définitivement quittés.En se basant même sur certaines circonstances assez compliquées, elle avait confié ses intérêts à un avocat qui lui avait garanti d’obtenir l’annulation du mariage.Dans l’attente de cet événement, nous commençâmes par prendre de larges acomptes sur la liberté reconquise.Ce fut de la folie, un enchantement.Une sorte d’extase d’où je ne parvenais pas à sortir.Au point qu’en un très court espace de temps, je parvins à accumuler brillamment trois événements d’un caractère plutôt primordial : 1— La perte de l’emploi que j’avais, et qui me rapportait un bon salaire par semaine; 2— Le renvoi d’un autre emploi auquel je me dédiai trois fois par semaine, et qui me permettait d’arrondir mes entrées; S—Enfin, la mise en demeure de mon père par le dilemne suivant : ou quitter immédiatement Suzy, ou quitter la maison J’accueillis ces trois événements avec bonheur et avec joie J'avais en banque quelques centaines de dollars, et il me sem' blait que la vie entière était là a ma disposition, pour favoriser mes amours ! J’enlevai Suzy de chez elle, et nous allâmes vivre tous deux, une espèce de lune de miel, aux environs de Ste-Adèle ou le reste du monde pendant la duree de quarante deux jours sembla nous être une chose indifférente et inexistante.Mais.Ie Quarante troisième jour, il fallut retomber sur la terre.Car l’aubergiste m’informa que mon chèque était revenu impayé.Comme je n’avais pas d'autre argent, il fallut que je revienne à Montréal et que j’emprunte pour -faire face à mes obligations.Une fois rentré en ville, je me mis à la recherche d'un emploi.• Le seul que je trouvai à ma convenance quant au travail et quant au salaire, était à Toronto.J’hésitais.Suzy me suppliait de ne pas l’accepter.Mais à la fin, malgré tout, je lui imposai ma volonté.Il est difficile de dire ce que furent les jours qui précédèrent ce départ.Suzy semblait réduite a 1 état de la statue du désespoir.Moi, je ne mangeais plus', je ne dormais plus.Finalement, un soir, le train m’emporta non sans que Suzy n’eut juré qu’elle serait venue me rejoindre au premier appel.» J’arrivai à Toronto, et commençai mon nouveau travail, mais je ne vivais qu’à Montréal, auprès de Suzy.J’étais devenu obsessionné.J’écrivais en moyenne trois lettres par jour, auxquelles elle me répondait une fois par jour d abord, puis une fois chaque semaine.Ses lettres devenaient hâtives.Quelques mots griffonnés vite, pour se justifier de n’avoir pas écrit la veille et l’avant veille.Puis, à un moment donné, un silence d’une semaine entière.Fou de colère et de rage, j’envoyai une dépêche à Suzy pour la prévenir de mon retour.En effet, elle m’attendait à la gare Windsor lorsque j’arrivai vers 11 heures du soir.Je fus frappé immédiatement à la vue d’une bague que je ne lui connaissais pas et qu’elle portait à la main droite.Un beau cercle d’or avec un diamant.A ma question sur l’origine de ce bijou, elle parut embarrassée.Elle me donna une justification qui ne fit qu’augmenter ma jalousie.J’avais retenu par téléphone un petit appartement meublé où je comptais passer les trois jours de mon séjour à Montréal.Mon intention, désormais que mon travail avait l’air de marcher bien, était celle de l’emmener avec moi à Toronto.Et de l’épouser aussitôt que possible.Mais lorsque nous nous enfer marnes dans le petit appartement que j’avais retenu, mes pensées (suite 23e page) IRaidfomonde et Télémonde 29 occ 1955 PAGE 18 A Or, le maire Drapeau n'a pas rempli sa promesse ! Un an, jour pour .jour" s'est passé, et la première pelletée de terre n'a poi été enlevée du terrain de notre futur théâtre National.Lucienne Delyle, de New-York, m'a dit au téléphone : "Je suis présentement à discuter d'un contrat avec French/ Jarraud.Il te peut que J'aille à Montréal" .Damia, la chanteuse française, chantera à Montréal et à Québec, d'ici quelques semaines .Rolande et Robert, contrairement aux rumeurs, n'ont signé aucun contrat avec l'împressario Roy Cooper pour chanter dans les cabarets .Jean Coutu a reçu une lettre de menoces ainsi rédi-.gée s "La prochaine fois que je vous vois à la télévision, je vous descends!" Coutu a remis la lettre à la police.L'en-|voyeur est à Saint-Jean-de-Dieu depuis quatre jours.j Excellente idée, celle de l'addition des chanteurs à "Point |d'interrogation".Jacqueline Plouffe fut adorable.Lilo, de Las Vegas (elle chante à l'Hôtel Dunes), m'écrit ?-"Je donne ici le même tour de chant que je donnais au Ritz.Vous vous souvenez du truc où, aidée des garçons, je donne à la salle l'atmosphère de4*aris ?Ici, je le fais aussi, et les gens se marrent tellement que je suis toujours étonnée.Retour en France le mois prochain".Chez Dogwood, le Rirathon remporte un succès supérieur b celui de l'an dernier.Le quatuor "All wet" et "Les Compagnons de la Boisson" (dont la soKste est Juliette "Edith Draft" Béliveau) sont deux pièces de résistance dont s'énorgueillirait tout cabaret-théâtre.Quant à Rafa, il est celui des beaux jours (du Faisan Doré).Suggestion de Jean Duceppe, en vue de donner à Claude Richard (frère du Rocket et du Pocket Rocket) un surnom : Pick Pocket Rocket.Mario Duliani aurait déjà démissionné de "Reportages".Michel Sauro, accordéoniste bien connu, et son épouse sont les parents d'un nouveau petit garçon.Félicitations .Dorothée Moreau aura (enfin) fa chance de se produire devant les caméras de fa TV.Samedi le 8 novembre, dans "Noblesse Oblige" .C'est Deborah Keer qui jouait, sur Broadway, dans "Tea and-Sympathy", le rôle que joue maintenant, au Her Majesty, Maria Riva, la fille de la célèbre actrice hollywoodienne Marlene Dietrich .Maria Riva, dans une entrevue à la radio, a refusé de parler de sa jolie maman .Selon Walter Winchell, Joe Louis s'est battu, dimanche soir, avec une jeune fille du nom de Dorothy Donegan.C'est Louis qui a gagné !.Jean Paquin, au fabuleux hôtel Lapointe de St-Jérôme .Jean Paquin, qui ne fumait pas depuis 7 mois, a recommencé à le faire la semaine dernière .Jean Coutu, Iqu! ne fumait pas depuis 7 jours, pompe dans 20 cigarettes par jour maintenant.Emile Genest, qui ne boit aucun alcool depuis 5 ans, demandait l'autre jour à un médecin s'il y avait vraiment de l'alcool dans le vin rouget.A cause d'une maladie subite à Nini Durand, fa'pre» mière de "Nina" a dû être retardée.Elle devait avoir lieu samedi dernier.Elle a lieu jeudi de cette semaine .Le petit Jean-Paul Kingsley (rôle-titre) de "L'Enfant du Péché" : "Le trac ?Qu'est-ce que c'est ça ?".Dans le sketch du Rirathon, Paul Guèvremont boit du "vrai" rye Calvert.Roberta, emballée du public canadien .Renée Lebas le trouve froid (le public canadien) mais sympathique .Lilo l'a trouvé "merveilleusement américain".Béatrice Picard, revenue de son exil forcé en Arizona, reprend son rote dans ' Le Survenant", et acceptera peut-être quelques autres rôles à la radio.Elle devra cependant surveiller sa santé .Mercredi (le 26), la fête de la charmante Yanina Gascon .Vendredi, celle de Fred Barry .Dimanche, celle de Roger Garand et de Suzanne Langlois .L'ingénieur Champagne, de CJMS, à CKTR de Trois-Rivières .le nain Pieyral, qui s'ennuyait lors de son arrivée à Montréal, s'est trouvé des amis qui lui font visiter toute la province .Jacques Normand : "Je n'ai jamais menacé de quitter les 3-Castors".Il l'a fait.Denyse St-Pierre: "Mon Dieu! l'hiver qui reprend ! C'est désolant I" .Denise Pelletier : "Je maigris à vue d'oeil depuis la rentrée I" .Jean-Maurice Bailly : "Fini, ta golf, pour cette année.Je me suis fait prendre par la pluie, hier, au llème trou I.* André RUFIANGE X> ;y:.î,' .* » >.> ï ma "Les Impuissants'"' Les Nouveautés Dramatiques entreprennent cet automne leur sixième saison.Chaque semaine depuis cinq ans, Guy Beaulne nous a fourni une demi-heure du meilleur théâtre radiophonique .D’autres qui connaîtraient moins bien Guy Beaulne pourraient se surprendre de lui voir conserver, malgré le passage du temps, un enthousiasme aussi neuf qu’aux premiers jours de l’émission, une ferveur au travail qui n'a pas voulu faire place à la routine.Durant ces cinq années, Nouveautés Dramatiques a été une occasion presque unique pour nos auteurs dramatiques de donner libre cours à leurs talents, et de se permettre aussi de sortir des sentirs battus pour découvrir les possibilités vraiment radiophoniques du théâtre.Nouveautés Dramatiques, un laboratoire radiophonique auquel on ne peut que souhaiter de nombreux autres anniversaires ?Dimanche 3 Ooctobre à 8 heures du soir, l’oeuvre à l'affiche sera Les Impuissants, un texte de Bernard Daumale qui nous montre ce qui se produit lorsque l’on tente de briser, tout à coup, avec son milieu.ILci chanteuse' Renée LeBas^en compagnie du pianiste et compositeur Emile Sten, photographiés à ffesue de la conférence de presse organisée au Radip-Cité pour marquer les débuts de la vedette à cet endroit.lilo-lofo ! La sérryllcnte LILO (qui a créé ' "Cancaç" sur Broaduay et qui a don né son tour* de charnt au Ritz la ^semaine dernière) a trouvé le public canadien "merveilleusement américain".De B'Hô-tel Dunes de Las Vegas, -où elle •hante ^en ce moment, Lilo envoie ses amitiés à tous ceux qui sont allés l'applaudir su Ritz, Lilo, une des plus jolies femmes du monde, reviendra è Montréal l'année prochaine, Entre terryjs, elle tournera un film à Paris.Loi distribution du "'Barrage" de Marcel est une des réunies Pour créer "Le Barrage", nouvelle pièce de Marcel Dubé, Monique Lepage et Jacques Lé^ toumeau, directeurs du Théâtre-Club, ont réqni upe équipe de comédiens canadiens qui est une des plus brillantes jamais vues sur une scène, .Vs ¦ Le rôie principal du "Bârrage" est interprété par Guy .Godin, qui a toujours été de la.Création des pièces de Dubé.' De cè-dernier, il a déjà joué "Le Bal Triste", “De l’autre côté du mur", "Une nuit perdue", ^Zone" (où-il se révéla), "Chambre à Louer" et " Le Chant des Cigales"."Le Barrage" verra la rentrée au théâtre, où il n’avait pas paru depuis quatre ans, du grand comédien Jacques Auger.Rentrée aussi, avec le Théâtre-Club, de Janine Sutto, dont le dernier rôle à la scène remonte à trois ans.Monique Lepage, qui joue régulièrement avec le Théâtre-Club, tiendra up rôle important dans "Le Barrage", ainsi que Gilles Pelletier.Yves Létourneau est un autre acteur souvent employé par Marcel Dubé.Lionel Villeneuve, qui n’a guère chômé depuis son retour de Paris sera revu avec plaisir, ainsi que Germaine Le-myre et Jacques Godin.Sous la» direction de Jacques Létourneau (dont ce sera la quatrième mise en scène en deux ans), toute l’équipe du "Barrage" a travaillé avec ferveur pour assurer à Marcel Dubé une qualité d'interprétation égale à celle dont on entoure généralement les oeuvres dramatiques françaises ou américaines."Le Barrage” est joué au Gesù, tous les soirs à 9h., sauf le dimanche et le' lundi, jusqu’au 6 novembre.-4-.Le) Bible Vous Parle Châtie ton fils tandis qu’il y a de l’espoir, mais ne te laisse pas emporter jusqu’à la violence.(Prov 19, 18) (Texte choisi par la Société catholique de la Bible).MAMIE WAN DOREN, qui s failli déclasser Marilyn Monroe comm® championne du sex-appeal, doit poser pour un des maîtres d® 3a jeune peinture américain® 1 Greenwich Village.Selon I® disciple de Rembrandt, Mami® ®st plus une Martine (Carol) qu'une Marilyn.Radiomonde et Tèllêi^icjufték PAGE 19 -X* Sot «ppotnhwwnt mm JtRacette.W WM à ms «: ¦>.¦SZïéjii La réalisatrice Lisette LeRoyer qui se donne un mal fou, pour see numéros do production du "Point d'interrogation", est venue superviser ses vedettes avant l'émission do samedi soir dernier.On aura reconnu, de gauche à droite, outre Lisette, Pierre Thériault, Jacqueline Plouffe et Rita Bibeau.Doris Lussier enregardant Pierre Thériault sous son déguisement de samedi soir dernier a déclaré : "Ben, vrai même moi ' je ne vous aurais pas reconnu I" La tragique aventure de Kleist, l'auteur de la “Cruche cassée" La Cruche cassée de Kleist, adaptée pour la radio par Louis Pelland, sera à l'affiche de Sur toutes les scènes du monde mercredi 2 novembre, à 8 h.30 du soir, au réseau Français de Radio-Canada.La musique de scène est de Roger Matton et la réalisation de Roger Citerne.Kleist est né à Francfort-sur-POder en 1777.Après une éducation plus que négligée, il entre dans l’armée prussienne en 1792, participe à la campagne du Rhin en 1796 et est licencié en 1799 avec le grade de lieutenant.Il étudie ensuite le droit et la philosophie dans sa ville natale, et en 1800, il entre au ministère des finances à Berlin.Mais cette position par trop stable ne devait pas le garder bien longtemps: son esprit aventurier remporte bientôt, et il part en voyage à Paris.En Suisse Il décide ensuite d’aller habiter la Suisse où il veut “développer son talent dans une calme communion avec la nature” ,.Mais cettte décision lui coûte l’amour de Wilhelmina von Zenge à laquelle il était fiancé .En 1802, à l’âge de vingt-cinq ans, il retourne en Allemagne et rend visite à Goethe et à Schiller.A Weimar, il entreprend Robert Gtiiscard, mais se décotfrage bientôt et commence à douter.de son talent.Autre voyage— A Paris, au cours d’une crise nerveqse qui fi’ise la folie, il déchire le Manuscrit de Robert Guiscard.En 1804, il est de retour à Berlin et de nouveau fonctionnaire.Affecté ensuite à un poste à Koenigsberg, il y rencontre Wilhelmina von Zenge, maintenant mariée au professeur Krug.C’est là qu’il écrit la Cruche cas-fée.Il continue d’écrire: La Marquise d'O, la Famille Schroffen-eteiv, Amphytrion, Penthésilée, la Bataille d'Herman et son chef-d’oeuvre, le Prince de Hombourg.Entre temps, il a été fonction- naire, éditeur d’un journal, etc.Et il poursuit sa vie aventurière: il est même arrêté comme espion par les Français en 1807.L’histoire de la mort de Kleist n’a jamais été éclaircie.On sait cependant qu’à l’époque, des pertes d’argent l’avaient réduit SOIT CHEVAL 6EBMAIS3 PAR CHARLES emxr * à la pauvreté; il était aigri aussi par la froide réception accordée à certaines de ses oeuvres.Et il y avait cette passion fatale.pour Henriette Vogel.Le 21 novembre, 1811, sur les bords du Wann-see, près de Potsdam, il se donne la mort après avoir tué Mlle Vogel.Il avait trente-cinq ans.La Cruche cassée La Cruche cassée, c’est l’histoire d’un juge véreux qui est affligé d’un peu toutes les bassesses morales.Toute l’intrigue tourne autour‘du fait que c’est le juge lui-même qui est le coupable dans le procès qu’il instruit .On a souvent voulu, pour cette raison, rapprocher la figure du juge Adam de celle de l’Oedipe de Sophocle.Mais la ressemblance est assez mince, et alors qu’Oedipe veut à tout prix trouver le coupable qu’il ne connaît pas, le juge Adam fait tout en son possible pour que ne soit pas découvert le coupable qu’il connaît.On répète souvent qu’il y a une compénétration intime de la tragédie et de la comédie, et la Cruche cassée en est un exemple frappant Car sous les bouffonneries et les gros effets, l’oeuvr» nous révèle le drame de l’hommt déchu, laid et difforme, & peint intelligent, et réduit au chantage pour tentter d’obtenir les faveur» de la femme qu’il convoite.OPTICIEN D'ORDONNANCES 452» ST-DENIS INC PAGE 20 Radiomonde et Télémonde » on.ms "Le Petit tailleur" de Paul Arnould Mardi 8 novembre, à 7 h.15 du loir, I* Petit théâtre de Radio-Canada présentera le Petit tailleur de Paul Arnold, pièce en un acte adaptée pour la radio par Yves Thériault.L’oeuvre principale de Paul Arnold est la Revue Théâtrale, fondée à Paris en 1946, *et qui constitue une des plus précieuses chroniques du théâtre international.Auteur d’un essai intitulé l'Avenir du théâtre, Paul Arnold a également écrit quelques pièces en un acte dont la première représentée fut Les Fâcheux do Saint-Honoré, une satire habile, d’un humour frais et charmant, créée en 1950.• Le Petit tailleur a été publié en 1952 et s’inspire d’une légende populaire : elle exploite en fait le thème assez universel du mari jaloux.% Kermilaine a une femme qui est vraiment trop belle.et comme toutes les belles femmes, elle attire l’admiration par trop évidente des hommes qui l’entourent, ce qui n’a pas le don de plaire à son époux.Il y a surtout le petit tailleur auquel la belle Iseult a souvent recours pour de nouvelles additions à sa garde-robe: Iseult est coquette, comme il se doit.Et le petit tailleur virevolte autour d^elle comme un papillon autour de la flamme : essayages qui n’en finissent plus, brocards que l’on doit ajuster pour obtenir une taille plus mince : le petit tailleur n’est jamais très loin de la belle châtelaine, et le châtelain n’est pas sans s’en rendre compte.Le jour vient où il décide, ni plus ni moins, de se débarrasser de lui.Mais Kerminaine a de l’imagination, et sa façon de procéder est pour le moins originale .Voilà ! le petit tailleur est enfermé dans un des donjons du château et, sans matériaux aucun, même pas le moindre chiffon, il doit confectionner, pour Kermilaine un pourpoint, et pour Iseult une robe de bal.Et tout cela dans un délai de vingt-quatre heures, pour un bal qui doit avoir lieu le lendemain soir.S’il ne réussit pas, c’est la potence qui l’attend ! Elle a d’ailleurs déjà été érigée sur la place, et le petit tailleur peut la contempler tout à loisir par la fenêtre du cachot où il a été enfermé .,.Mais notre homme a peut-être f>lus d’imagination que le châte-ain, et à une requête impossible, “à la logique d’un fou”, il ne lui reste qu’à opposer un “illogisme d’homme raisonnable .” Le Petit tailleur est mis en ondes par Guy Beaulne.fout égler la QUESTION CADEAUX t'adresser (."abord chez W.RIOPEL "Un bijoutier Je confiance < M2 est.Bélanger — DO.0040 mM&m * .% * Tm •••«>»_* .“Le Survenant" connaît par toute la province une belle vogue, le» “personnages" do Germain» Guèvremont ont récemment été invités à se rendre officiellement à Sorel où ils furent reçus par M.le Maire lui-même.On voit ici Jean Coutu, Marjolaine Hébert, l'ex-miss Verdun Mlle Chantelois, Madeleine Touchette et Reine France regardant 1e panneau qui orne désormois la façade d'une villa sorellolse.Nouveau triomphe du mime Marcel Marceau Jeudi soir dernier, au Monument National, Marceau a remporté un véritable triomphe.C’est devant une salle comble et délirante d’enthousiasme que “le mime le plus subtil du monde” (“world’s finest pantomimist”) LIFE Magazine, présenta avec ses partenaires Pierre Verry et Alec Sandro, un spectacle qu’on peut, sans exagération, qualifier d’unique et d’exceptionnel.Les acclamations des quelque douze cents spectateurs qui emplissaient la salle du Monument National, les forcèrent k venir saluer de nombreuses fois et les critique» les plus difficiles de la Métropole n’ont pour eux que des expressions louangeuses, voire dithyrambiques.En moins d’un an, donner une nouvelle série de représentations à Montréal constituait, pour Marceau, une véritable épreuve de qualité.L’accueil dont il fut l’objet, la première fois qu’il vint ici, fut tellement éclatant qu’il risquait de nuire à son retour.En effet ne sommes-nous pas souvent déçus par des choses qui, au premier contact, nous avaient transportés d’enthousiasme?De la même façon, ce que les journaux de tous les pays — Angle- terre, France, Allemagne, Italie, Espagne, Israel, Suède, Argentine, Etats-Unis — ont dit de lui n’allait-il pas nous faire trop attendre?Autant de chose qui étaient à craindre.Pourtant dans le cas de Marceau, tous ceux qui sont venus le voir dans son nouveau spectacle sont encore plus emballés que lorsqu’ils le virent en février dernier.Quant à ceux qui le voient pour la première fois, ris ont la nette impression d’avoir découvert une chose qui, à leur insu, leur manquait.La fraîcheur, 3a poésie, le comique tendre qui se dégagent du spectacle de Marceau, de Verry et de Sandro constituent non seulement un divertissement d’une qualité rare, mai* il appoi-te un rétk enrichissement.Il faut avoir ri aux larmes, avoir été ému, en u* mot il faut l’avoir vu pour î* comprendre.Marcel Marceau est gardé à l’affiche du Monument National jusqu’au 5 novembre prochain.Il joue tous les soirs, à neuf heures, sauf le lundi.II faut réserver ses places le plu* tôt possible, en appelant au contrôle du Monument National.1132, rue Saint-Laurent, PL £404.La Bible Vous Parle Publiez dignement devant tou* les hommes les oeuvres de Dieu et n’hésitez pas à lui exprime» votre reconnaissance.(Tob 12.f) (Texte choisi par la Société catholique de la Bible)./ v/ v, *¦ M ANDRÉ PECHEZ-VOUS BEAUCOUP SDE POISSONSDANS < CE PETIT RUISSEAU?ÇA DEPEND S, DU PRO-r( PRÏÉTAIRE wm muA COMMENT, DU PROPRIÉTAIRE?.oui, il défendT QUELQUEFOIS DE PASSER SUR SON TERRAIN.ALQRS, QUAND ON ÇMPECHE, ON N’EN PECHE PAS; MAÏS QUAND ON y A PAS A DIRE, les ENFANTS ONT DE L’ESPRIT DE NOS JOURS.1.C’EST PAS COMME DAIMS MON TEMPS.> .*- ?* f ( 29 OCT.1955 ’ 1 J ; t i * * ; 'ïj î Radio monde et Télémomie PAGE 21 ^ ^ r x x »vy?g *! ¦ WM ¦:&:*:' v;i- ¦y'MÇ J«,j>iwwppwwI, ^^¦eyyyyv.; S '’¦«x jSfe;:S; ¦ < \è0$l Ülü wM 1111 mMÊ »Éi wvp ,
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