Radiomonde et télémonde, 23 octobre 1954, samedi 23 octobre 1954
LETTRE DE LUCE GUILBAULT A SON AMOUREUX ™ » E LE M O N D E adiomonde Vol.XVI — No 47 MONTREAL, 23 OCTOBRE 1954 10 cents l'n des sketches du “Beu qui rit** sera le “discours électoral du can-didat à la mairie’’, Paul Berval.Comme disait Paul Berval cette semaine, “je me suis tellement occupé du “Beu” que je n ai pas eu le temps de faire de vacheries”, ce qui ne l’a pas empêché de taper un “p'tit discours” fait pour faire beugler les adversaires.I* spectacle du "Beu" nous montrera une parodie de "Dom Juan", avec Paul Berval comme narrateur, Jean-Claude Deret comme dom Juan.Denise Filiatreault et Janine Mignolet seront les "deux" Elvire.Dieu merci! on n'a pas dit Elsie! IL PARAIT QUE YOLANDE ROY PARLE AU DIABLE! o~‘> > JS.v :Sv.: MM ije&r-Sj: yJ(\ •Y-.% * adiomonde ^ezrT ELEMONDE *le seul périodique exclusivement consacré à la radio et à ses artistes” Rédaction et administration: 211, Gordon Verdun — PO: 6-3569 MEMBRE DE L !0< le numéro $3.50 par année '"Autorisé oommi envoi postai de to deuxième classe par le Ministère de» Poste» Ottawa Auteurs, lisez ceci! VOICI une merveilleuse nouvelle pour nos auteurs ! Monsieur Pierre Tisseyre, directeur-fondateur du "Cercle du Liwe de France” s’apprête à lancer: "Le Cercle du Livre policier", doté d'un prix annuel de $500.00 attribuable à des Canadiens.A la lecture de centaines de manuscrits, en quelques années, M.Tisseyre juge que plusieurs Canadiens de langue française ont de réelles dispositions pour la fiction policière, sans prétendre à la qualité du style prévue pour le Grand Prix du "Cercle du livre de France .Ces auteurs spécialisés n’ont pu se produire jusqu’ici, si ce n’est par quelques émissions de T.S.P’.sous forme de sketches éphémères et sans grande rémunération.Ecrire un roman policier n’est pas une sinécure.Ce travail exige de son homme, en plus d’un fond d’invention sans bornes, un sens déductif aigu» une logique sans faille et un souci du détail précis, s’il veut que son sujet et ses personnages se tiennent; bref, c’est en quelque sorte poser une équation, oont 1- decouverte des inconnues doit être justifiée d’après les données.Pareille tâche vaut plus qu’une présentation en une demi-heure radiophonique ou télévisée aussitôt oubliée que terminée; elle mérite la permanence du livre et c’est ce que le nouveau "Cercle" veut lui assurer.Ce genre a la clientèle la plus nombreuse au monde, une clientèle toujours à la recherche de nouveau et encore de nouveau.Rien n’empèche les Canadiens de contribuer l’alimentation de ce marché vorace.Par sa splendide initiative.M.Tisseyre cuvre un horizon prometteur aux nôtres.Il leur offre un débouché qu’ils n’osaient espérer.A mesure que les manuscrits seront estimés bons à mettre sous presse, le “Cercle” les publiera et distribuera l’édition au public ainsi que des oeuvres étrangères comme celles de Simenon, Maigret et autres.Le prix sera, sans doute, accordé également à des livres policiers canadiens déjà en circulation qu’à des textes encore inédits.ENTRONS, maintenant, dans le domaine spéculatif.Si nœ auteurs parviennent à produire des récits intéressants, pourquoi ne pourraient-ils pas être partie de la distribution internationale soit en traduction en plusieurs langues, soit dans le contexte original?M.Tisseyre, par ses relations très étroites avec les éditeurs de "pocket books" américains et les éditeurs français, peut apporter un concours puissant à pareille réalisation.C’est t~ès intéressant ! Merci, Monsieur Tisseyre et bravo! René-O.BOIV1N ii^Vous souvenez - vous K ADIOMONDE DANS UNE CONTROVERSE régnait, même dans les journaux du Canada français, à savoir si Maurice Chevalier pouvait être accusé de collaboration avec les Allemands.Voici la déclaration oue formulait le chanteur qui donnait, alors, des spectacles pour les Américains, après la libération de la France: "Collaborer?Jamais! Je n'ai donné de spectacles à Paris que deux fois, et pour deux mois, chaque fois.Les Allemands m'ont offert des sommes considérables pour faire une tournée dans le Reich mais j'ai refusé.Ces dernières années, je n'ai gagné qu'une fraction de ce que je pourrais avoir encaissé en Amérique et en Angleterre".Notre ami, Louis-René Baudoin, chef de nouvelles à CKAC, vient d'ê»re choisi par un congrès d'électeurs du comté de Vaudreuil-Soulanges comme candidat libéral aux futures élections fédérales.(L'honorable Louis-René Baudoin est maintenant speaker à la Chambre des communes) .Marc Thibault soldat des Relations extérieures du District militaire no 4 donne des interviews à Radio-Canada.L'annonceur, Bruno Paradis, lui pose les questions.(Bruno Paradis est, maintenant, un réalisateur estimé).AUX spectacles-émissions radiophoniques en marge du septième emprunt de la Victoire, Shirley Temple joue dans un sketch en français.Au programme avec elle: Martial Singer, du Metropolitan; Paul-Aimée Bailly, pianfste; Irène Moquin, soprano; Roland Bédard, comédien et Saturno Gentiletti, accordéoniste.L'OUVREUSE écrit: "C'est Guy Mauffette, qui remplacera Jacques Auger au "Théâtre de chez nous".A près un stage à Radio-Canada, notre brillant compatriote revient à* ce qu'il aime: le théâtre libre et la radio libre".(Ce fut un désappointement pour Guy, lorsque le départ de Jacques Auger fut contremandé).L'ARCHIVISTE «C'EST PAS FAMEUX !.J'comprends pas ça' Dire que Robert Choquette peut faire des merveilles autour d un anse de sucrier cassé!» mtîîps?//>Z(s'-/ Par permission ultra-spéciale, une religieuse a paru à la télévision, ce* jours derniers.Il s’agit de la directrice de l’Ecole Supérieure de Musique d’Outremont, maison d’enseignement de la congrégation des Révérendes Soeurs de Jésus et Marie.Solange Chaput-Rolland eut ainsi le plaisir d’interviouer à "Portraits de Femmes’’ son ex-professeur de piano.Et cela procura à Lisette LeRoyer l’occasion de fournir d’autres belles images.teuils Il faudra qu’on y vienne par groupes.Pour l’Instant, la boite qui n’est pas complètement aménagée est littéralement envahie par les membres de la presse parlée et écrite.Je suis moi-même installée (c’est mardi et nous allons sous presse) dans la loge qui recevra dans quelques jours les artistes.Dans cette loge on a eu l’heureuse idée de percer une fenêtre donnant dans la salle.Ici poindra la tête d’une commère qui entretiendra le public, à la façon adorable des chansonniers parisiens.Pour l’instant c’est mon nez qui y pointe.Je vois ainsi Paul Berval que trois différents micros s’arrachent.Paul donne un aperçu de la parodie du discours politique qu'il fera vendredi le soir de la première.Tendant leurs micros à bout de bras, Judith Jasmin dont le sourire émerge d’un étole de renard; son inséparable René Levesque prend des no’.es pour un reportage, Roger Baulu donne ses indications à Guy Daviault tandis que Pierrette Champoux s’affaire, on ne sait si c’est pour le Canada ou pour CKVL.L’essentiel c’est quelle soit là (on a d’ailleurs peine à la reconnaître 6agis sa légendaire frange sur le front.Pour un peu on la confondrait définitivement avec sa soeur Simone.) CJMS est également très bien représenté, par Pierre Valcour que l’on chine de part et d’autre sur les délices de sa lune de miel (elle dure toujours qu’on se rassure!) et par Guy Hoffmann qui porte des lunettes fumées à la façon des stars de Hollywood Je voudrais bien savoir pourquoi il n’est pas du genre à jouer les vedettes incognito! Tout autour de ceux-là se pressent les camarades des journaux.Us sont ma foi si nombreux, que j’hésite à vous les nommer.J’en oublierais comme d’habitude i Me Jean-Marie Bériault a eu la gentillesse de me prêter une machine à écrire.La machine à écrire n'est toutefois pas aussi gentille que son proprio.Rien n’y fonctionne ni les margeurs, ni le marche-arrière et les lettres se chevauchent drôlement.Mais je n’ai pas à faire la petite bouche, nous sommes déjà sous presse, et le patron ne badine pas avec ia copie.Je croyais m’exempter de ma chronique ce soir, ayant déjà fourni trois longs articles, vas-y voir, ponds ma fille, t’as voulu être à salaire fixe .Avec tout ça j’oublie de vous Parler de la boite elle-même.Et elle est charmante, exigue.certes mais le public pourra y respirer quand même à l’aise, puisque l’on n’acceptera que des clients pouvant obtenir une place assis.Aucun “stand by”.Chouette! Voilà
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