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Titre :
Radiomonde et télémonde
Éditeur :
  • Montréal :[Radiomonde et télémonde],1952-1960
Contenu spécifique :
samedi 30 janvier 1954
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Radiomonde
  • Successeur :
  • Radiomonde (1960)
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Radiomonde et télémonde, 1954-01-30, Collections de BAnQ.

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RAYMOND LAPLANTE FLIRTÉ.MAIS IL N’A PAS OSÉ ÉPOUSER! (page 6) odiomonde MufulUHM Vof, XVI —No 9 -eZTT E L EMONDE MONTREAL, 30 JANVIER 1954 10 CENTS ALAIN GRAVEL, à la façon des gens du far-west, se prépare à servir une leçon a ceux qui prétendent que Gravelbourg est rempli de cowboys et de cowgirls.Mécontent.Gravel créera, le 6 février une chanson de Pat di Stasio.démentissans la légende que répand Millie Lamothe autour de Gravelbourg.Voir l'article à l’intérieur 1 j TELEPHONE! (page 5) '"%; 1 - V « Monsieur et Madame Léon Lachance ont la joie de vous présenter leur premier fils, ce gro# poupon joufflu qui n’a pas daigné fairo risette au photographe.attendu que c’était l’heure de sa sieste.Avec ou sane sourire Pierre Lachance reste bien mignon quand .même ! JEAN PAQI’IN, sur l’instance de ses camarades, a fait disparaître sa moustache! Et la ‘’cérémonie” s’est déroulée au cours de l’émission “Bons Voisins” (CKAC.9 h.SO a.m.).M.Figaro Si.à gauche, s’est prêté au jeu.Armand Marion et Denis Drouin (au centre» ont décrit l’“opération” pour les auditeurs.A droite; le nouveau Faquin, sans moustache! adzomonde ^TrT E L C M O NDE *le seul périodique exclusivement „ consacré à la radio et à ses artistes" Rédaction et administration: 211, Gordon Verdun — PO: 6-3569 MEMBRI DE L # 10< !• numéro $3.50 par annéo “Autorise somme envoi postai de ta pat ta Ministère de* Postes deuxième classe Ottawa.AVENIR EMBROUILLÉ MONSIEUR DAVIDSON-A.DÜNTON annonçait, mardi, que la Société Radio-Canada avait ordonné l'extension de .son re^au de télévision par micro-ondes aux postes privés du sttd de 1 Ontario et à ceux de i province de Québec dans un nouvel eflort pour hater la généralisation de la vidée de Sydney à Vancouver.En ce oui nous concerne, cette amelioration est toute théorique pv JS.du ?ôîé français, nous n'avons qu'un poste: CBFT Des hommes d'affaires de Québec et de Rimouski ont fait «« demandes v*rmg Ottawa a accordé autorisation à ces deux postes d entreprise pri , msîS ü semble que la construction de leurs emetteurs est menée de façon prudente.» Dès maintenant, il se pose une question: quand, de fait, le réseau Pt abli chez not s.qui prévaudra du français ou de 1 anglais.U faut Sn?er à “cue cha?ne en n'oubliant pas que, hors des liants du ^^ ÿancaï en allant vei* les confins est du pays, elle devra servie S^u-Bnmswiefc.la Nouvelle-Ecosse.IXe du Prince Edouard, dont les populations sont majoritairement anglophones.n difficile d’obtenir des éclaircissements sur le problème dont, „_h> t il ’a direction de Radio-Canada discute les données au jour semble-t-d.la ûuecuon ^ certain, c'est que deux reseaux, f compagnie de téléphoné Bell et l'autre conjoime- lun installe pa.» c v * _ National atteindront I « Sapristi! Avoir su que tes grand-parents suit «METROPOLE » aussi religieusement et qu’il sied de les lire.DOM JUAN Les circonstances m’ont empêché d assister à la première de « Dom Juan» et je met*5 promis d y aller.Je Constate que, dans ie j°ur naJ de la semaine passée, ou moins deux ^ nos collaborateurs/ont jugé bon, 1 un en Pe' gnant les costumés et décors, l'autre en cori* crant sa chronique (presqu’entière) à un compte-rendu du .spectacle, de s emparer de m attributions (depuis longtemps, les miennes! ne me reste rien à dire.pa?QnJmmnnJfi ei Tél&mônde in IAKJVIPD 1QSd ‘ > ! I Monsieur et Madame Robert Choquette ainsi que Monsieur et Madame Jean Vallerand hôtes d’une magnifique réception.par hughette Il fut un temps où, en France comme en Italie et jadis en Grèce et à Rome, les grands de ce monde se faisaient un honneur de protéger les lettres et les arts.Empereurs, rois, seigneurs, avaient leurs artistes et même leurs artisans, et ils ne lésinaient pas pour leur offrir le gîte, le couvert, les moyens matériels et l’ambiance voulue, afin qu’ils travaillent en toute liberté d’esprit.Cela nous a valu outre les oeuvres laissées dans l’antiquité «et dont nous commençons d’apprécier la valeur réelle) des époques aussi étonnantes que celle de la Renaissance et du Grand Siècle.De nos jours, où l’on souffre de crise de logement, de pénurie de personnel, et de temps ,.il n’est plus question pour qui que se soit de prendre un artiste en tutelle.Mais il 6e trouve encore des personnes avisées même en un siècle “de fer.d’acier et de sang’’ comme l'appelle Prévert, qui soutiennent et aiment encourager les artistes par tous les moyens.Cela est d’ailleurs fort bien et mérite d’être signalé.Voilà pourquoi “Radiomonde” est heureux de mentionner la fort belle réception donnée dans le Salon Bleu de l’hôtel Ritz, en 1 honneur de M.et Mme Robert Choquette et de M.et Mme Jean Vallerand, samedi soir dernier, par le Docteur et Madame J.-A.Jatry.A cette occasion un buffet tut servi, et à l’issue de la réception Fernand Martel exécuta un programme de chant, des plus goûté.Le monde littéraire et musical montréalaise étaient fort bien rede même que la haute société présentés à ce coquetel pour lequel on avait lancé plus de deux cents invitations.Parmi la foule nous avons note au passage les noms de: M.Léo Choquette, Mme Irène Lachapelle, M.et Mme Henri Choquette, M.et Mme Roger Choquette: M.Paul Leduc, M.et Mme Adélard Leduc; Me Désiré Defauw; le Rév.Père Lamarche, dominicain; M.et Mme Paul Loyonnet; M.et Mme Roger Duhamel; M.et Mme Léon Lortie; Mesdames Jœ.E.Perrault, O.B.E.Pierre Casgrain; M.Jean Lallemand, Mme Nelly Buttler; MM.et Mmes: Camille Couture, Alfred DesRochers; Albert Chamberland: Pierre Mercure, Fernand Rochon, Jean Houpert, Jean-Charles Harvey; Claude Champagne; John Bumbray; MM.Paul Péladeau, Edgar Tessier; le marquis et la marquise de Ruzé d’Effiat; les Docteurs et Mesdames Paul Dumas, G.A.Séguin, Antonio Barbeau, Roméo Grondin; M.R Octave Pelletier; Madame Madeleine Laliberté; MM.et Mesdames Gérard Gamache, Guy Mauffette, Raoul Jean Fouré, Ubald Boyer, le Notaire et Madame Emile Massicotte; MM.et Mesdames Ferdinand Biondi, Guy Boulizon, Jean-Marie Laurence; le docteur Aimé Pelletier, Mlle Cécile Bouchard; Mme John Dion; MM.Paul Lafricain, Maurice Germain, Pierre Mercure; MM.et Mmes Arthur LeBlanc, Lorme Lefebvre, Maurice Germain, Emile Massicotte: M.Noël Brunet; Madame Lorraine Gaboury; Mme Francis Everett; MM.et Mmes Gaétan Jarry, Maurice Jarry, André Lari-vière, Arsène Morin et de nombreux autres.Je pense que mentionner tous ces noms suffit pour donner une idée de la fête de samedi dernier.“Un Homme de Dieu” drame de Gabriel Marcel Dimanche soir à 9 heures, sur les ondes du réseau Français de Radio-Canada, on pourra entendre une pièce de Gabriel Marcel intitulée “Un Homme de Dieu ” On se souvient que l’année dernière le Théâtre de Radio-Collège avait déjà présenté “Rome n’est plus dans Rome,” de Gabriel Marcel, où le problème de la liberté humaine était posé.La pièce “Un Homme de Dieu”, dont la première version fut écrite en 1922, a été jouée à Colmar par le Centre Dramatique de l’Est en janvier 1949, puis fut jouée à Paris au Théâtre Montparnasse que patronnait Gaston Baty, en octobre de la même r.nnée.SÉNILITÉ dernière étape vers la Terre promise .(Sonnets jumeaux) Metamorphose Pareil aux vieux tisons qui s’éteignent dans Pâtre." Temps v:ent refroidir tout vil amour folâtre: I laisirs vains et factifs, dépourvus de bonheur.Au lieu de le combler, ils abusent le coeur.Mais quand font place enfin ces élans de jeunesse A de plus vives joies tout cousues de tendresse, II fait bon s’enivrer, avant le grand départ.Aux affluves d’un vin qui verdit le vieillard.Vin de l’affection si salutaire à Pâme, Pour l’octogénaire, liqueur pleine de flamme Qu il veut boire à longs traits pour se griser encor Des vapeurs de Jouvence, en de longs rêves d’or; Ainsi, dans de joyeux transports de frénésie.Heureux, il se repaît de suave ambroisie.Rendez-vous A ous dont la piété, ce magique elixir.A prolongé mes jours sans trop me voir vieillir.Qui me comblez d égards, me parlez d’espérance f our alors dissiper tout soupçon de souffrance: Patits-enfants câlins, coeur débordant d’amour.~Ineffables douceurs! — vous venez tour à tour.Tout comme vos aînés dans leur sollicitude.Avec votre gaieté tromper ma solitude.Epouse dévouée, enfants reconnaissants.Seuls vos si doux regards toujours réconfortants.M’ont empêché de ^hoir dans l’effroyable abîme Où j’aurais tout perdu, jusqu’à l’espoir ultime De partir confiant, dans un dernier sommeil.Pour notre rendez-vous, iâ-haut dans le beau Ciel.y .’ Louis-J.Béliveau Montréal, 21 janvier 1954.Gabriel Marcel que l’on considère comme le chef du mouvement existentialiste chrétien présente dans cette pièce dense et dure le problème qui se pose à un pasteur, cet “homme de Dieu’’, qui doit en son âme et conscience juger sa propre vie et l’authenticité de sa foi.Comme chez Pirandello, l’optique change avec les différents personnages et la vie du pasteur nous apparaît bien différente selon qu’elle est envisagée par lui-mêms.par ses ouailles, par sa mère, complaisante et aveugle, ou par sa femme, vindicative et incomprise.La pièce peut se résumer ainsi et j’emprunte oe passage au pénétrant article de Louis Barjon, “Gabriel Marcel à la scène”, publié dans la revue Etudes: “Un Homme de Dieu” nous fait assister au drame secret dont est miné le foyer d’un pasteur protestant.Apôtre infatigable, prédicateur en renom, vénéré de tous pour l’austérité de ses moeurs, et la dignité de sa vie, Claude Lemoyne semble être de ceux qui peuvent légitimement porter sur eux-mêmes un regard tranquille et satisfait.Sérénité que fortifiait encore le souvenir du pardon magnanime qu’N a accordé depuis longtemps aux infidélités dont son épouse s’est jadis rendue coupable à son endroit.Telle n’est pas, en tout cas, l’opinion pe cette dernière, chez qui l’absence de grandeur d’âme n’a pas atteint, tout au contraire, une extraordinaire lucidité.Et donc, cette femme n’aura de cesse qu’elle n’ait convaincu son mari qu’en tous ses actes et son comportement, et tout aussi bien dans son pardon, jusque même dans ses élans vers Dieu et son dévouement à ses semblables, il n’a jamais songé qu’à lui-même.Lentement l’homme sent se déchirer le voile d’illusion$ qui couvrait ses yeux.A la fin de la pièce, il se contemple enfin, désespéré, dans son affreux isolement, sa stérilité, sa misère.” Pourtant, Gabriel Marcel n’a pas voulu écrire une pièce désespérée.Claude Lemoyne, son héros, trouvera un réconfort dans la confiance que lui témoignent ses ouailles et fera en sorte que, à l’avenir, l’image qu’ils ont de lui soit conforme à la vérité.D’ailleurs Gabriel Marcel rapporte que: “lorsque j'ai écrit cette pièce, .y a trente ans, je n’avais pas en core la foi, mais j’allais la trouver.Il est normal que mon aventure et celle de mon héros se ressemblent." il Me Desire Defauw a complimenté Madame Choquette sur son ne^r^H-îapeau-JCe,,e-ci a précisé: “Vous save* c’est un tout ^ imLnd."m^l ‘‘M0deSte’’’ * à 800 Lallemand, mais depuis quand.Seigneur, les chapeaux signe* Rose V a lois, sont-ils modestes ?” Dans un coin du Salon Bleu, le poète Alfred DesRochers et M.Gamache ont parlé de la “Pléiade Canadienne’ dont nous voua parlerons à notre tour la semaine prochaine.Comme ils s’entretenaient de la télévision.Paul Leduc a déclaré à Robert Choquette : “Elle ne prévaudra jamais contre la radio !* Ce qui eut.semble-t-fl, l’art de scandaliser Madame Roland Ledu* et de réjouir fort, Guy Mauffette ! A l’issue du coquetel donné en l’honneur de M.et Madame Robert Choquette et de M.et Madame Roland Leduc, le chanteur Fernand Martel a fait entendre les chansons françaises qu'il avait mises à son programme au cours de l’émission “Night Cap”.et ce.sur la demande expresse de l’hôtesse de la réception.Madame Jarry, que l'on aperçoit à l’extrême droite.Le Dr et Mme JARRY ont reçu comme au temps des crinolines 30 JANVIER 1954 • Radiomonde et Télémonde PAGE 3 •*v>£>v L'HtSTClRE U) B 91 EU EX CH AP 8 LES PLAIES D’EGYPTE.EtENPS TON BÂTON ET FA!5 MONTER, LES GRENOUILLES?sur le PAve> p*Egypte.3/en Mol ge .Laisse partir le peuple, le Y Seigneur te cordonne J Jam Aie Accepte b/non le N/l four - MiLLERA DE GRENOUILLES.ELLES MONTERONT BUR TOI, ELLES ENVAHIRONT TA DEMEURE, TA CHAMBRE, TON UT.AU LEVER DU BATON LEô GRENOUILLES SORTIRENT DE TOUTES LES RIVIERES DU PAYS.I n\ Amenez-moi ces peux Hébreux Moïse et Aarom.Les grenou II l es montèrent tus qu'à la chambre pu Pharaon et COUVRIRENT TOUT LE PAYS7] Seigneur, montrez votre puissance.Faites mouRïr ces grenouïlles .A LA PR/ERE DE SES PEUX AMIS LES GRENOUILLES PERIRENT-, ON LES ENTASSA EN MONCEAUX PANS TOUT LE PAYS.: A SUivRE Ecoutez "L’Histoire de Dieu" à 1 h.30.les dimanches, à CKVL — CKCV — CHLN — CJSO — CH LT — CHEF—CFDA / Radiomonde et Télémonde JANVIER PAGE VW', 2§&5xï:-:> :*»?!» MpTi ¦^vXxs.v> Allô, Guy?Endors-moi pas! (par RUFII Depuis longtemps, je savais que Guy Darcy parcourait la province entière et donnait, assisté de Yoshida, des spectacles d’hypnotisme.On m'avait également rapporté que maintes fois il avait endormi “sur place" des camarades de CKAC.Mais je ne pouvais croire que la carte de mode de I Union des Artistes pratiquait la Mortonomanie avec autant de virtuosité et d’habileté.Un Jour dernier, il a bien fallu que j'y crûs! Car m’étant avancé vers Guy Darcy en incroyant, je le défiai de pouvoir me plonger dans le sommeil, et ce dernier, me prenant au mot, m'a souflé des mots magiques qui m’ont d’abord consterné, avant de m'endormir béatement.Il a fait de moi ce qu’il a voulu.J’ai nagé, j’ai couru, j’ai chante j’ai nagé.J'ai courru, j’ai chanté et j'ai récité des vers .tu parles ! Parmi les éclats de rire de Mario Ver don, de Maurice Gau vin et de trois ou quatre autres “spectateurs”, Guy Darcy m’a dit, en m'éveillant: “Tu me crois, maintenant?” J’ai baissé la tête.Darcy, qui semble cumuler tous les talents, est un des annonceurs les mieux cotés de la métropole.Il est venu à CKAC via CHLP, et fut pendant quelques années du personnel régulier des annonceurs de ce poste.Quoiqu'il y travaille encore.Guy Darcy est devenu agent libre, le 2 septembre dernier, afin d'accepter le poste de chargé d’affaires de l'Union des Artistes, poste auquel il avait été élu facilement.Cette situation, qui l’occupe, dit-il, à longueur de journée, ne l’empêche pas moins d'accepter les contrats radiophoniques intéressants que peuvent lui offrir CKAC.CBF et CKVL.Présentement, ses activités se résument à CKAC.où il est l'animateur de l’émission “Beau Bonjour” tous les matins, de 6 h.30 à 7 h., et de l’“Almanach du Jour”, tous les matins à 7 h.15.Le jeune, et combien brillant, annonceur participe aussi à “Faites-Moi Rire’’, la demi-heure de gaité qu'on entend le jeudi soir à 9 heures, et qui met également en vedette Ovila Légaré et Marcel Gamache, Il est un Oype idéal pour la télé- vision.et nul doute qu'on l’y verra bientôt.Son élégance et sa verve en feront une vedette du nouveau médium, sitôt qu’il y aura paru quelques fois.Il a l'intention, entre temps, de reprendre ses tournées en province, interrompues because la période des Fêtes.Jean Rafa, Jean-Pierre Masson et Mario Ver don sont dans “sa troupe" de tournée, si on peut appeler ainsi la charmante petite équipe à laquelle se joignent des chanteuses, danseuses et acrobates.Plus haut, j'ai cité, comme sa partenaire, Yoshida.C'est un nom qui fait bien, aux côtés d’un hypnotiseur, mais dé trompez-vous: Yoshida n'est pas une princesse hindoue, une esclave africaine, ou la 87e femme du harem dégarni de l'ex-roi Farouk! Yoshida, c est madame Guy Darcy, en chair et en hypno! Et son vrai nom est Réjane.Elle se fait la partenaire, et le sujet le plus fidele de son magacien de sommeil.Mardi, quand j'ai voulu m’entretenir avec le chargé d'affaires de l’Union, au téléphoné, j’ai pris mes precautions; avant même de lui dire bonjour, j'ai fait: “Allô, Guy?Endors-moi pas! Cest Ru-fi .** Une fois rassuré, je lui ai lu ün mémoire de quelques deux longs paragraphes dont je voulais qu'il prenne connaissance, en ses qualités de chargé d'affaires.Et la.j’ai eu une autre surprise; une terrible, une renversante.Je n’avais pas sitôt terminé de lui lire le mémoire que Guy me le redisait dans les mêmes mots, et au grand complet, s'il vous plait! Avais-je affaire à un champion de sténographie ou à un eu-de lamnémotechnique?Comment diable un homme, aussi annonceur fut-il, aussi hypnotiseur fut-il, aussi chargé d'affaires fut-il, aussi carte de mode fut-il, pouvait-il avair retenu 16 lignes en l'espace do quelques secondes?“Je pratique aussi, me dit-il, la mnémotechnique.Depuis des années, j essaie de retenir le plus de choses possible en le moins de temps possible, car je veux ajouter un tel numéro à mon spectacle, afin de le rendre plus complet, plus fort, plus sensationnel”.Tu parles d'un gars! J’ai fermé l'appareil de peur! Et je me suis vite empressé de communiquer avec Réjane Darcy, la belle Yoshida.—Vous n’avez pas peur de votre mari, madame?—Pourquoi aurais-je peur?—Parce qu'il a une mémoire d'éléphant, qu'il peut se souvenir sept ans plus tard d'un mot de travers que vous aurez glissé dans une conversation.—Je ne glisse pas de mot de travers.—Ah.—Je parle très peu.—A part de ça qu’il endort, votre mari! Qu'il endort en moins de temps qu’il n'en faut pour dire “Yoshida "! —C'est ua truc passionnant, vous ne trouvez pas?—Oui et non.—Quand j’ai deux minutes de libre, je l'appelle, au bureau, et il m’endors.—Quoi! —Et je fais la même chose.Je l’endors par téléphone quand il me le demande.—Vous aussi?—Bien sûr! Voulez-vous tenter l’expérience?—Bonjour, madame! Ouf! Guy Darcy avoue qu’il est un “grand enfant”.Il aimerait faire nn tas de choses, notamment être cameraman pour une journée.On le voit Ici qui s amuse avec les (superbes) appareils des studios de Julien Riopelle.Denise Pelletier et Henri Norbert chanteront.Ignore-t-on les talents “vocaux” de certains de nos comédiens?Connaissait-on, par exemple, les aptitudes lyriques de Henri Norbert et de Denise Pelletier?.On verra ce dont ils sont capables mardi soir, en syntonisant “Tour de Chant”, à CBFT.à 8 h.Jacques Blouin les a en effet choisis parmi ses vedettes.Les autre* participants au programme seront Marthe Carrier.Charlotte Duchesne et Roland Legault.Pour ce qui est d’Henri Norbert, on sait qu’il interprétera “Septembre sous la Pluie” et “Nous Avon» Fait un Beau Voyage”, extrait de “Ciboulette”.Reconnu comme la carte de mode de CKAC.Guy Darc v prend un soin tout particulier de son élégance vestimentaire.Parfois, en se regardant dans la glace, il s’hypnotisera! Tu parles!.le CANADIEN PAPINEAU-8EAU8IEN V1.292J Montcalm-S Catherine FR.5180 PRESENTENT SAMEDI — 30 JANVIER Le triomphe de l'année La Belle de Cadix EN COULEURS AVEC LUIS MARIANO et CARMEN SEVILLA plus, l'amusant JEAN TtSSIER 30 JANVIER 1954! • Radiomonde et Télémonde Raymond Laplante à flirté avec la TV, mais il n'a pas osé l'épouser! Pendant six mois, Raymond Laplante a été prêté à la TV, qui lui a offert divers postes.Il a préféré demeurer à la section radio et continuer d’être rannonceur attitré de “Métropole”.Les amateurs de télévision commençaient à s’habituer à voir, sur leur écran, la chevelure noire et la calvitie naissance de Raymond Laplante.C’était à l’époque où il était prêté à la TV par le service radiophonique de Radio-Canada.A cette époque, Raymond Laplante était successivement et simultanément, annonceur, commentateur.reporter et meme réalisateur à la TV.Et puis, un beau jour, on a cessé de le voir, sinon très rarement.Raymond Laplante avait flirté avec la télévision pendant six mois, puis, après avoir fait plus ample connaissance avec sa belle, il était retourné à ses anciennes amours.La rupture n’eut pas lieu sans regrets de part et d’autre.Raymond Laplante avait aimé son stage d’essai à la TV: elle offre un champ d’activité très vaste et très intéressant.D’autre part, la direction de CB FT avait été en mesure d’apprécier les qualités de souplesse, d’imagination, de diction, et d’autres encore de Raymond Laplante.On se souviendra de l’excellent travail que Raymond Laplante avait fait, notamment, le jour du Couronnement alors qu’il avait dû improviser un commentaire en français.Il avait même établi, à l’époque, une espèce de record, ayant travaillé 22 heures d’affilée au studio, dont une huitaine au micro.Pendant tout ce temps, il avait eu le temps de prendre ’in seul repas.On se souviendra aussi de l’arrivée du cardinal Léger, l’une des premières grandes épreuves auxquelles -notre télévision naissante avait été soumises, de la parade de la St-Jean-Baptiste, du reportage d’inauguration, ainsi que de nombreux autres reportages.En toutes ces occasions, Raymond Laplante avait prouvé que l’expérience radiophonique ne nuit pas, à la TV, ne serait-ce qu’en aidant à éviter des erreurs.'Au début, parfois, on bannissait les gens de la radio.C’était une erreur” est l’avis exprimé à ce sujet par Raymond Laplante.Depuis son retour définitif (?) à la radio, Raymond Laplante a repris •’Métropole”, “Face à la vie”, “L’univers des personnages” (avec Guy Boulizon) et ses émissions ordinaires, mais il lui arrive encore de faire un reportage occasionnel à la TV, ce qui prouve que, malgré lui, le flirt se continue.Les mêmes problèmes (d’ordre financier)9 qui l’avaient empêché de se terminer par des noces continuent de se poser.Dans la vie privée, Raymond Laplante est père de famille (4 enfants), propriétaire de maison (Cartierville) et photographe amateur dans l’ordre d’importance décroissante.Comme père de famille, il profite de ce qu’il habite à Cartier-ville tout près d’un petit bois presque sauvage pour intéresser ses «enfants à la nature et pour la leur faire découvrir.Comme photographe.il profite de ce qu’il est père de famille pour photographier surtout ses propres enfants.C’est dire que la petite maison de Cartierville et les êtres qui l’habitent sont le centre de sa v’e."Je n’ai pas d’automobile, a dit Raymond Laplante.Mon automobile, c’est ma maison.L’hdile de chauffage coûte moins cher que l’essence”.Le principal projet de Raymond Laplante, en 1953, avait été de prendre livraison de meubles sur commande, qu’il n’aura, semble-t-il, qu’au début de 1954.En 1954, il espère planter une haie autour de la maisonnette.Cela embellira la petite maison de Cartierville, mais n’empêchera pas les Laplante d’aller dans le bois voisin identifier les arbres, les HI •y.• ’¦Sg&sïxt * r**»*m~.Toute la famille de Raymond Laplante se réunit dans la cave, pour voir évoluer le magnifique train électrique que papa et maman ont offert pour Noël au fils aîné.Mais fiston n’est pas le seul qui s'amuse à jouer avec le train.Comme tous les papas, Raymond Laplante ne résiste pas à l’envie de lui "montrer comment le faire marcher”.* fleure, les herbes, rapporter des couleuvres, des crapauds, qui devront un jour leur liberté au fait que la patience de Mme Laplante aura pris fin.La haie servira aussi à protéger le petit potager-jardin que Raymond Laplante cultive avec passion et succès.Les succès, il l’avoue, sont en partie dus à ce qu’il a été, pendant longtemps, annonceur au "Réveil rural”, ce qui le mettait en contact fréquent avec des experts.Par la force des choses, Raymond Laplante est devenu un jardinier expert.En attendant que revienne le beau temps et la saison du jardinage, Raymond Laplante s’amuse, avec ses enfants, à faire marcüer le train électrique acheté pour Noël.Ou à faire des photos avec son Korelle-Reflex.Quant à savoir comment se terminera son flirt avec la TV, cela demande réflexion.Clément FLUET AUDITION DE ‘•LA TRAVIATA” Le célèbre opéra de Giuseppe Verdi, “La Traviata”, sera à l’affiche du Metropolitan, samedi le 6 février, à partir de “2 h.de Taprès-midi, au réseau Français de Radio-Canada.Une transposition du roman d’Alexandre Dumas Fils, “La Dame aux Camélias”, “La Traviata” est avec “Rigoletto”, l’oeuvre qui a valu à son auteur une renommée internationale.Verdi avait écrit antérieurement plus de seize opéras, tous accueillis favorablement et qui le firent connaître, mais non pas au-delà des frontières de l’Italie.Il fallut, pour enfin triompher, les troublants personnages de Violetta et d’Alfredo.Lors de la première de “La Traviata” au Teatro la Fenice, à Venise (1853), le mauvais accueil U 1 .w Les enfants ne se résignent jamais de gaieté de coeur à voir disparaître les décorations de Noël.Us ne demanderaient pas mieux que la fête se continue toute l’année.Mais Raymond Implante i décidé que Noël avait assez duré, en ce qui concerne les décorations.On le voit ici arrachant les lambeau* qui restent des souhaits collés dans la porte.qu’on y fit ne pouvait signifier, comme l’indique Verdi dans une lettre, que l’oeuvre avait réellement déplu à l’auditoire.Verdi raconte que la maladive Violetta avait été incarnée par Mlle Do-natelli, dont la corpulence tran- chait, décidément, sur l’état physique du personnage .Les rôles de Violetta ont été confiés à Licia Albanese; Georges Germont, à Léonard Warren; et Alfred, à Richard Tucker.Au pupitre, Fausto Cleva.AU THEATRE RADIO-CITÉ LE 30 JANVIER 1934 JEAN GRIMALDI présente un spectacle grandiose avec 30 artistes en scène et l’orchestre de Johnny Laurendeau dans une grande production musicale intitulée GRANADA avec un nouveau corps de ballet sous la direction de Madame Valenos Le grand chanteur NINO FRANCO Plusieurs nouveaux artistes Rentrée de la grande artiste Mme JULIETTE PETRIE Artistes invités, un numéro très original par deux jeunes comédiens de chez nous TI-GUS et TI-MOUSSE «« 11 Une nouvelle grande comédie ELÉONORE JE T’ADORE avec Juliette Petrie, Paul Desmarteaux, Aline Duval.Paul Theriault, René Duval, Claire Richard, Charles Lorrain, etc.A l’écran du 30 janvier au 2 février “SARABANDE” avec Françoise ROSAY, Steward GRANGER “HAPPY TIME” avec Charles BOYER, Louis JOURDAN Du 3 au 5 février “LE VIOLENT” avec Humphrey BOGART, Gloria GRAHAME “A SLIGHT CASE OF LARCENY” avec Mickey ROONEY, Eddie BRACKEN PL.1761-62 PAGE 6 Rodiomonde et Télémonde • « ¦30 JANVIER 1954! de-ci.gjg^ça Couci-Couça.^ PAR LA P TITE DU POPULO POUR NE PAS ETRE TAXE».D’ORIGINALITE : j*ai piqué cette semaine ma petite laryngite.Résultats-: de mercredi à samedi soir, réclusion forcée dans ma chambre.Et mes potins?Sacré métier qui nécessite qu’on soit tou tours sur la trotte pour avoir quelque chose à dire aux lecteurs .Voyons voir un peu tout de même ce mt’on neut faire.A OIIWAITI CHOSE MALHEUR EST PON î On se plaint tou lours de n'avoir pas de temps pour lire Quatre 1"urs au lit, sont une occasion rêvée pour vous enf'ler les bounulps, oue vous rêviez de parcourt depuis plusieurs jours, sans en trouver le loisir.J’ai donc lu.deux auteurs canadiens et ai commencé un auteur français.“Terres Sté^'es" de Jean Fibatrault m*a «Vu.C'est une histoire ass«z spéciale que raconte l’auteur.Une no*'«« explicative vo"s en donne d’aiP«urs dés le début, le dénouement, et ch'Vie curieuse, von* lisez ouand même le volume Jusqu’au bout et sans ennui.•J.H'slelr» An roman canad'nn" d» r'oste'er 0*T/mrv, est une éhi-d» très intéressante et b‘«*n pré-Ci»use pour nos b'bPotv.anues.Puisse c*t exornr>ie d« M.O’Leary être suivi Nous a'm«rior>* tant one po»re rédacteur en O'W, M.pné o.Poiv’n miblie enfin une histoire du t*>é*»re au Canada.Arec la doc1»monion qu’il possède sur le suletiM L’aut’urr français oue j’ai consumé n'est pas des moins connus, pu*sou*it s’aa't d’Alexandre JOumos lui-mêm“.Grêce au “Oercl» «tu Livre d° France**, il nous est donné de r^faira auimtrd’hui le “Voxaye en Russie** ou’entreprlt l'auteur, durant las bienheureuses années, où le rideau de fer n’ex'stait pas.Ot oeuvre d“ Dumas n’avait pas été rééditée d«r>uis 70 ans.Et si j’en juge par les au«Vmes pages oue t’ai lues, elle méritait de l’être bian avant.A A A POTINS QUAND MEME Jean Duchanne est tout confus Il vient de retrouver dans sa serviette, les cartes de Noël, que son épouse, la brune Renée, lui avait remises pour poster .quinze lours avant la fête! Quand Renée s’est aperçue de l’oubli, elle a dit: “Jean de la Lune il est, Jean de la Lune 11 restera! Il est vraiment trop tard pour que j’arrive à le changer .Mais comment vais-je expliquer la chose à nos amis maintenant?*' Depuis son retour d'Europe, Jacques Languirrand a l’air bien affairé.Il prépare en douce de grandes choses.Entr'autres.le re- tour parmi nous, d’un pianiste qui fût enfant prodige et qui s'était volontairement laissé glisser dans l’oubli, ces dernières années * * * .Il ne faudrait pas oublier que le 3 février prochain, à l’Auditorium du Piateau.aura lieu le grand concert de musiaue cana- dienne.C’est un événement à- ne pas manquer! A A A Savait-on que les petits enfants tout comme les grands, écrivent beaucoup aux émissions qui leur plaisent?Le courrier de “T’c tac, toc** compte à lui seul, charma semaine entre 5,000 et 7,000 lettres! A A A Le dernier prétendu époux, de Doris Duke reviendrait sous peu à Montréal où il chanterait dans une boite locale.Du moins a-t-il téléphoné au directeur du club, en lui disant: “J'arrive et chanterai chez toi cinq jours**.Parions, que le directeur en question commence à être ennuyé des fantaisies du fantaisiste .A A A Une rumeur persistante veut qu'une certaine artiste française, reçoive à la télévision $1.000 de cachet pour l’heure qu’elle prépare et où elle chante.Si la rumeur est exacte, ce serait plutôt scandaleux qu’autre chose.A A A Pierre Dagenais a enfin débuté $ la télévision et ce, grâce à la menue Lisette LeRoyer qui y tenait mordicus et avec raison.“Les Contes du Jeudi** deviendront vite populaire.A * X Alys Roby enseigne actuellement le chant à son époux, Ala-dino Cianvara .Celui chante ‘‘J’ai deux amours** Moi et “Major** notre chien, précise Alys.A * A Savez-vous quel est le grand rêve de Monique Miller?.Avoir très bientôt une petite fille qui ressemblera à Brigitte Fossey .Et celui de son mari François Gascon?.Avoir très bientôt un petit garçon qui ressemblera à son papa “On est modeste dans ma famille a émis François” “On vise plus haut dans la mienne, a rétorqué Monique .et tu vois que ça nous réussi bien puisque je t'ai épousé!.Ah! ces tourtereaux, bien gentils quand même n’est-oe pas’.* * ?Jeanne d’Arc Charlebois a signé avec le “Bellevue Casino” un contrat en exclusivité par le«|uel.elle s'engage à chanter trois fois par an, pour cette boîte.Elle ne pourra accepter aucun ¦mmMi * vVv, v; / V*Av, WM a - :* ' .¦mb Guy Bourassa et Pierre Beaudet qui donnent un récital conjoint, mercredi soir le 27 au Rita, sous les auspices de la Société Bel Art.¦OLIE;.06 UE VEUX PAS ME LAISSER _______INFLUENCER/ VOUS AVEZ UfvE DPÔie DE DE {Ai PE MOW jr-COeTKAiT,VOU5 UE \\ I (.‘/M ME REGARDEZ \\ L SEULS MEUT X P M- TAS ! y' \ rem m Rodiomonde et Télémonde 30 JANVIER T9S4ÎS! PAGE ï *8~51T5 5 5 5 5 8 0 8 5 8ÏÏ O 8 O' 6 5"5 815 5ÏÎ65 ù wmm.'4$ •;.v IRJP 1 •«>¦»* m RU FI sur l'onde -&• - '-j » ii Estelle Caron vient de faire l’acquisition d’une magnifique petite perruche, nommée “Virginie”.Lorenzo Campagna a l’intention de faire un voyage en France à la mi-novembre prochain.Il y passerait un mois.Serge Deyglun a contremandé définitivement son voyage en Amérique du Sud.Denyse St-Pierre aurait l’intention de visiter Mexico l’été prochain .La remarque de la semaine, celle de Walter Winchell: “Si Charles Trenet et Zsa-Zsa Gabor ont tant besoin de publicité, pourquoi ne at marieraient-ils pas tous les deux?”.Jean Desprez: “Il faut que je vous laisse; je m’en vais au bureau de la censure de Radio-Canada, au sujet du programme (“Jeunesse Dorée”) de demain” Guy Ferron, autrefois annonceur à 3-Rivières, est de retour d’un voyage d’études a Paris; il jouera la comédie (la vraie» à Montréal.Je sais qu’il a le talent: j’espère qu’il aura la chance.Mimi d’Estée: “C’est avec des spectacles comme "Dom Juan" qu’on fera honte à M.Duplessis, qui ne nous a pas encore donné un Théâtre National!”.“Amanda Alarie est superbe dans “Les Plouffe”, de même qu’Emile Genest”, déclare Lucille Laporte, de Shawinigan .Il appert que la télémission “Charivari" passera à une autre heure, à compter de bientôt .Le réalisateur (CBFT) Guy Parent a débuté cette semaine, en remplaçant Jean Léonard à “Paya et Merveilles”.On aura noté les débuts éclatante de la jolie Jacqueline Plouffe à “Tours de Chant’.Jacqueline (Madame Gérard Paradis) est bien connue des abonnés des Variétés Lyriques .Luc Sicotte vient de s’acheter une voiture .Bertrand Gagnon a changé sa Ford ’51 pour une Ford ’54 .Clément Fluet cherche encore le lapin “Monsieur Toc” qu’il s’est fait voler en décembre dernier.Jean Paquin; “T’es content?Je me suis fait enlever ma moustache! Et quelle opération ce fut, mon vieux! l'n barbier s’est amené devant l’auditoire de mon programme du matin, à CKAC, et il a fait partir les brins de poil de cheval à l'aide d’une tondeuse!".Léon Lachance, qui appelait sa femme a l’hôpital: “Allô, chérie?C’est ton gros ! ”.Raymond Forget a commencé mercredi (le 27) une nouvelle émission de TV.U en est le chef d’orchestre et l’initiateur.Il appert que Florent Forget, ex-airecteur de la télévision, se serait fait voler ses pantalons (sic) à Verchères, récemment!.Mmes Gilles Pellerin est rentrée à l’hôpital .Janine Gingras, après ses debuts à la TV : “Ce n’est que le commencement!”.Jacques Normand a délaissé ses cours de culture physique ehe* Gerry LetMay.La même chose pour Paul Berval et Robert Cousineau.Par ailleurs.Jacques Loraln.Raymond Forget, Saturno Gen-tiletti, Gilles Pellerin et moi continuons les nôtres Bernard Corbeil, le fils de Paul-Emile, âgé de seulement 17 ans: “Où sont les studios de Jerry LeMay?Je voudrais devenir fort comme mon père”.Correction: “Les Beaux Jours”, le.nouveau roman-fleuve de Eloi de Grandmont, qui débute le 1er février sur le réseau Trans-Québec (via CKAC) nest diffusé que 3 fois la semaine, les lundis, mercredis et vendredis, et non tous les jours de la semaine.Lionel Renaud abrite, dans sa jolie résidence de NDG, deux chats et une chienne épagneul.Jean Lajeunesse est daltonien.Il ne peut différencer le vert bleu ou du gris.Lorsqu'il conduit sa voiture, il reconnaît quand même le feu rouge et le feu vert, puisque, dit-il, “le feu vert est en bas, et le rouge en haut”!.Janette Bertrand n’est pas daltonienne!., Jean-Maurice Bailly a (encore une fois) cessé de fumer.J'ai eu l’honneur de lui donner sa dernière (?) cigarette, mercredi matin dernier.Jean-Maurice prétend que cette fois il tiendra bon, puisqu’il la promis à sa femme, le jour de la fête de celle-ci, le 20 janvier dernier.Mais Lucille pourrait, lors de la fête de Jean-Maurice, permettre à son mari de recommencer à fumer!.Louis Bélanger, qui blâmait récemment Clarence Campbell pour la punition sévère que ce dernier avait imposée à Geoffrion, me dit: “Je n’avais pas dit cela pour publication”.Suzanne Avon nous est revenue, il y a 10 jours, plus belle que jamais, si la chose est possible.Elle retournera en France le 17 avril prochain .Paul Berval abandonne sa lecture (?) de Phaèdre, à St-Germain des Prés.Les gars de l’équipe de Normand préparent présentement deux chansons-sketches .Jean-Louis Jaubert, des Compagnons de la Chanson, fréquente assiduement l’actrice française Madeleine Robinson.On parle de mariage possible.Robert L’Herbier, qu'on manque à la TV, sera sur la scène du théâtre St-Denis, les 8, 9, 10.11 et 12 février, lors d une gigantesque parade de modes printanières .Yoland Guërard, tous les samedis matins, patine allègrement (et joyeusement) sur la patinoire Maurice Richard, de Cartierville .Dominique Michel chante présentement à Shawinigan.Au groupe de nos meilleures Interprètes de la chanson se joignent, grâce à la télévision, plusieurs jeunes artistes au talent jusqu’ici insoupçonné .Janine Fluet balance entre le sentiment de son devoir maternel et une envie folle de reprendre ses activités radiophoniques.Grande nouvelle : l’imprésario Koudriadzeff aurait l'intention d’amener “Dom Juan” et le T NM sur une scène torontoise, au printemps prochain.La pièce serait évidemment jouée en français Le petit garçon de Suzanne Avon (3 ans), quand je lui demande quelle ville il préfère, entre Faria et Montréal: “Montréal”.“Les Joyeux Troubadours” déjeunent au “Café des Artistes”.Le "CAFÉ DES ARTISTES" n est pas un mythe Lorsque Pierre Pétel commença son émission de télévision et dut trouver un titre, il pensa à Café des Artistes.Chaque semaine les téléspectateurs retrouvaient leurs artistes préférés dans un cadre imaginaire mais qui pouvoit bien exister.Plusieurs personnes écrivirent à Radio-Canada afin de s'informer si “Le Café des Artistes" existait réellement à Montréal.On répondait non.Ce café n'existait que dans l'imagination du réalisateur et du décorateur qui en avait inventé les décors pour le plateau du studio de TV de Radio-Canada.Puis un jour le programme disparut de l’horaire.Puis un autre jour, rue McKay, un Snack Bar ouvrit ses portes.Ce Snack Bar situé à l’arrière des studios de Radio-Canada obtint immédiatement un succès que sa propriétaire ne prévoyait pas.Jamais, la jeune et charmante Mme Tellier n’eut cru à un pareil succès.Dès neuf heures le matin, de nombreux artistes traversaient la ruelle afin de boire un café ou manger des rôties dans son petit restaurant.A midi, les techniciens de la TV envahissaient son restaurant.L’après-midi et le soir le défilé continuait.Mme Tellier qui est une Jeune femme intelligente compris que son succès, elle le devait aux gens de la radio et de la télévision.Pour les remercier, elle eut une idée délicieuse.Elle baptisa son restaurant “Le Café des Artistes”.Puis, elle ouvrit une salle à manger, s’efforçant dès les premiers jours d’y créer une ambiance qui plairait aux artistes qui venaient y manger et se reposer entre deux programmes ou trois répétitions.Elle fit remplacer la lumière directe pour des petites lampes.Chaque jour, les artistes qui s’y rendent y découvrent quelque chose de nouveau.Mais, Paris ne sait pas construit en un jour et Mme Tellier n’a pu réaliser son rêve en cinq mois puisqu'en effet, son restaurant n’a ouvert ses portes que dans le courant de l’été.Elle espère d’ici la fin de l’année offrir à ses clients et clientes artistes, une atmosphère typiquement canadienne.Meubles, tables, chaises, tentures et tapisseries seront fabriqués spécialement pour “Le Café des Artistes”.Si la salle à manger sert aux artistes qui veulent se reposer en mangeant lentement, le bar.lui est fort apprécié de ceux qui désirent manger rapidement.Les machinistes, les accessoiristes et tous ceux qui travaillent ù la télévision s’y rendent chaque jour car en plus d’y manger une cuisine typiquement canadienne, ils sont servis très rapidement.Donc “Le Café des Artistes" existe.Chaque jour, les vedettes d’hier, d’aujourd’hui et de demain en ouvrent la porte.Chaque jour des journalistes y vont puiser des renseignements, chaque jour des musiciens y prennent un repas entre deux répétitions.C’est vraiment le Café des Artistes, le rendez-vous de tous ceux qui vivent de la télévision et de la radio.Et, cela, on le doit à une femme qui porte le nom de Mme Tellier et qui adore les artistes.Souvent pour eux.elle arrive à six heures du matin afin de pouvoir leur préparer des plats spéciaux.N’est-ce pas charmant et n’est-ce pas que cela mérite d’être encouragé.ANDRE RVFIANGE Un groupe d’employés de Radio-Canada.“TETE A TETE” Un entretien de Roger LeRel.à CKAC Des nombreuses chroniques, qu’offre la radio, il en est une qui se distingue par plusieurs aspects, surtout par son caractère familier que lui donne l’animateur, Roger LeBel.Trois fois la semaine à 9 h.25 a.m.(lundi, mercredi et vendredi»' les ondes de CKAC portent le boniment de LeBel dans les foyers québecquois.Il s’adresse à î’éié-meht féminin qui à cette heure Je l’avant-midi, compose la presque totalité de l’auditoire radionhoni-que.Que raconte-t-il à ces dames, ce Don Juan?Beaucoup de choses.Ce cinq mmutes, le poDula're annonceur de CKAC veut ou'il soit intéressant et que les personnes â l’écoute en tirent aue’ques profits.Roger LeBel multiolie donc ses recherches pour découvrir les sujets qu'il commente, et trouver des item nouveaux.S’il consacre un entretien à les conseils pour la maman, il pourra la fois suivante, parler des soins de beauté, ou encore rappeler une nouvelle amusante, vanter les mérites d'une femme en ve Jette, varier de cinéma, d’éducation, de lecture.de musique, et quoi encore.Quelque soit la nature du sujet, Roger LeBel met à en narler.la même conviction.Il ne débite pas simplement un texte, il le vit et souhaite en faire partager l’intérêt par ses fidèles auditeurs.C’est la qualité dominante de cet animateur.de découvrir les nouveautés et d'en parler avec chaleur.Ce “brin de jasette” matinal, il est devenu en peu de temps, un rendez-vous familier sur les ondea, que personne ne veut manquer.Pour l’écoute, rien d’autre à faire que de avntoniser 730 au cadran à 9 h.25 le matin.30 JANVIER 1954! Radiomonde et Télémonde PAGE 9 r««l onCUER Iciirrf! SUCCÈS LA PLUS BRILLANTE bftrytoa DEPUIS DES GENERATIONS LES BONNES PILULES ROUCES Pousi le& FEMMES PÂLES.FAIBLES.ANÉMIQUES, TOUJOURS FATIGUÉES OU CMmlqn FRANCO Américain* Lté*, IBM, ru* Si-Dinb, Montré*L Sur les postes: CKVl CKSM CHRL Montréal- V erdua Shawinigan Folle Roberval CKCV CHGB CKRN Québec Ste-Anne de fat Rouyn CHLT Pocatière CKVD Sherbrooke CJBR Val d'Or CHEF fUmouskl CHAD Granby CHNC Amos CJSO New Carlisle CKLS Sorel CKBL Matane LaSarre CKCH Hull CHNO Sudbury CKVM CFDA CFCL Ville-Marie Victor! avilie Timmins CKLD CKRS OEM Thedord-Minee jonquière Cdmunstoa Pour un fini brûlant et durable EMPLOYEZ LA CIRE SUCCES PAGE 10 Kadiomonde et Télémonde 30 JANVIER 1954: Paul L'Anglais et J.-Paul Le Pailleur se sont donné rendez-vous à Paris! •*.• Paul L’Anglais est parti samedi dernier, pour un voyage éclair d’une semaine.Jean-Paul Le Pailleur part mercredi le 27 janvier.11 sera fidèle au rendez-vous à Paris, le 29 janvier ! Personne n’ignore la passion que nourrit Paul L’Anglais pour le cinéma.Si l’on voulait l’en croire, le cinéma est la chose le plus importante sur terre.La même passion pour le cinéma caractérise Jean-Paul Le Pailleur, directeur du film à CBFT et CBMT.Or ces deux passionnés de cinéma se sont donnés rendez-vous à Paris vendredi de cette semaine.Des discussions qui se déroulent à Paris entre Paul L’Anglais et Jean-Paul Le Pailleur, il est encore prématuré de parler.Mais qu’il y soit question de cinéma, c’est une chose dont il n’est pas Pendant ces 40 jours, le gourmet Jean-Paul Le Pailleur compte faire un périple gastronomique et cinématographique (il se fera, à l’occasion, caméraman.Une de ses boutades à ce sujet: “Je vais rap- M.et Mme Jean-Paul Le Pailleur disent au revoir à leurs petits enfants, au moment de leur départ pour l'Europe.Pendant l’absence des parents, les enfants seront confiés à la garde de la soeur de madame.permis de douter.Ceux qui ont entendu les rumeurs qui circulent n’en douteront pas.Si le voyage de Paul L’Anglais est surtout un voyage d’affaires, celui de Jean-Paul Le Pailleur sera surtout un voyage de vacances, les premières depuis huit ans, si l’on excepte quelques brèves excursions de chasse.Après le rendez-vous de Paris.M.et Mme LePailîeur visiteront la Suisse, l’Italie, pour finir par la France (retour par la Côte d'Azur).porter assez de pellicule pour alimenter “Aux quatre coins du monde pendant un an”).Il y aura bien quelques manifestations semi-officielles.Jean-Paul Le Pailleur assistera comme observateur au premier congrès international de la télévision catholique.Il ÿ sera également représentant officiel du diocèse de Montréal et donnera lecture de la communication Que le diocèse fera parvenir au congrès.Il en profitera aussi pour oublier les nombreux problèmes de sa charge, qui l’obligent à travaiiler six jours par semaine, soit à son bureau de Radio-Canada, soit dans ceux des distributeurs de films.Les récentes critiques fomulées par le premier ministre de la pro- vince ne concernaient pas son service, puisque Jean-Paul Le Pailleur peut déclarer, preuves en main: "Chacun des films diffusés de Montréal a été censuré par le bureau provincial.Nous nous procurons nos films des distributeurs, qui sont tenus de respecter la loi.Or la loi provinciale défend de montrer des films non soumis à la censure”.A ce sujet, disons qu’il y S eu malentendu entre les films émanant du service du film à Montréal et des émissions commanditées, dont quelques-unes sont enregistrées sur film.Cependant, grâce aux contrats signés, le service que dirige Jean-Paul Le Pailleur présentera bientôt de grands films français en primeur, avant qu'ils aient été vus dans les salles de cinéma de 1* province.Dans le cas du film français, la télévision est en mesure d’offrir des choses plus récentes et de meilleure qualité qu’en anglais parce que les producteurs français ne boudent pas la télévision, comme le font ceux de Hollywood En plus de ces primeurs, notas verrons aussi, très bientôt, des films comme “La duchesse de Langeais”, “Copie conforme ", etc.Sans aucun doute, aussi, Jean-Paul Le Pailleur profitera de son séjour en France pour rendre visi-te aux compagnies françaises de distribution.Ce seront les téléspectateurs de CBFT qui profiteront de ses succès, là-bas.Clément FLEET LUNDI SOIR 8 30 Meneurs de jeu : ALAIN GRAVEL — ROGER B AU LU Orchestre: NICK MARTIN Réalisateur: MAURICE THISDEL Les FABRICANTS de la CIRE SUCCÈS présentent Le Téléphone Sonne, pour.Pour $500.ou $1000., avec une preuve d'achat Succès, identifier la pièce musicale jouée Nick par Martin?Facile! Cest.N'oubliez pas de doubler et de m \envoyer $1000.j'ai indus une preuve d'achat SUCCÈS! JOUER DOUBLE i« «jtma le plus rémunérateur de la Province! Faites parvenir votre nom, votre numéro de téléphone et une preuve d'achat SUCCES à ’’JOUEZ DOUBLE’, Verdun, Qué.En vedette : LE 1er FEVRIER - CLAUDETTE JARRY diseuse * AIMÉ MAJOR pal di Slasio est déçu: “Faut-il écrire des chansons de COWBOY pour réussir comme chansonnier?91 Un auteur de chansonnettes, mécontent de l’apathie du public devant les chansons d’inspiration canadienne, et un annonceur (Alain Gravel), furieux de la mauvaise réputation qu’on fait à Gravelbourg, s’unissent pour créer une nouvelle chanson de cowboy, dont nous publions en primeur, ici, les mots “révélateurs.’’.Samedi le 6 février prochain, au cours de l’émission “Chansonniers Canadiens” (CKVL et les postes du Réseau de la RFQ), on sera témoin d’un rare événement, alors qu’un Alain Gravel furieux chantera la nouvelle composition d’un Pat di Stasio abattu par les insuccès continuels des chansons d'inspiration canadienne.Cette nouvelle composition est une chanson de cowboy, qui >ectifie en même temps la supposée mauvaise rép utation que certaine composition du far-west a -ait à Gravelbourg.Détaillons les faits comme ils se sont déroulés.Depuis plusieurs années, un chanteur canadien crie sur tous les toits son "Je Chante à Cheval”; dans cette chanson, Alain Gravel lui reproche de dire qu’à Gravelbourg, il se trouve des milliers de cowboys, de ranches, etc .Quand Alain affirme qu il sonnait Gravelbourg, il ne ment pas, puisque c’e6t son père, feu le juge Gravel, qui a fondé cette ville, il v a une cinquantaine d’années.Gravelbourg, qui s’est développée depuis à un rythme étonnant, est aujourd’hui un archevêché dont le premier évêque fut Mgr Rodrigue Villeneuve, ci-après Rodrigue Cardinal Villeneuve.Comme tout le monde, Alain est naturellement fier de son patelin natal; encore plus, du fait quil fut fondé par son père.Il a récemment demandé à son bon ami Willie Lamothe si celui-ci aurait objection à ce qu’il compose une chanson sur Gravelbourg dementissant la fausse legende racontée dans "Je Chante à Cheval”.Willie a dit que non.Et Alain se préparait à écrire sa chanson lorsque le hasard le mit sur la route de Pat di Stasio, un jeune auteur de chansonnettes canadiennes.Voilà! Il avait son .auteur! Pat di Stasio, découragé de l’insuccès des mélodies canadiennes, écrirait maintenant des chansons de cowboy.Il écrirait la chanson d’Alain! Di Stasio, qui est encore tout jeune, a débuté à la radio comme chanteur à CHLP, aux émissions “Réveil-Matin Musical”, “Le Rouet de la Gaieté”, “Chansons du Soir” et “El Caballero”.A la scène, il fut, à ce moment, des tournées de J -René Coutlée.Puis il laissa la radio jusqu’en 1953, alors que, sur les conseils de Guy Bélanger, il devint membre de l’Union des Artistes, et participa une première fois à “Chansonniers Canadiens”, “La Parade des Succès”, “Les Benjamins” et “En Chantant”.Depuis 3 ans, il a écrit environ 25 chansons dont une vingtaine ont été créées à “Chansonniers Canadiens” par plusieurs de nos chanteurs canadiens.Dernièrement, en collaboration avec Ju.ien Riopelle, directeur des Productions Télé-Commerciales, il a écrit “Valsons jusqu’au jour”, une chanson Qui sera utilisée dans un film pour & TV.Il chantera sous peu, dans un court métrage, quelques-unes de ses compositions.Pat, qui est marié et père d’une fillette de 2 ans, Josée, n’a jamais reçu un seul cent de royauté sur les chansons qu’il a composées, parce que le public, démontre telle-ment d’indifference devant les compositions canadiennes qu’on ne prend pas la peine d’éditer les oeuvres de nos auteurs et de les endi6quer.Cette situation est Intolérable pour plusieurs.“Quand on considère, dit di Stasio, que les chansons de cowboy se vendent comme des petits pains bien chauds, et qu’elles font la fortune de leurs auteurs, il est à se demander si notas ne cesserons pas d’écrire des LA CHANSON 1er couplet Depuis longtemps partout J’entendais des refrains Qu’un cowboy de chez nous Chantait avec entrain.Et !e cowboy Willie Que tout rmonde connaît bien M’a donné l’goût d’aller Dans l'ouest canadien! 1er refrain J’al pris mon lasso Mon fusil, mon grand chapeau Pour aller à.Gravelbourg.J’allais retrouver Des cowboys dont j’ai rêvés J’allais pour leur dir’ bonjour.Pis en chemin, j’vous dis que dans Imon coeur, Y'avait quelque chose qui faisait mon i bonheur.Adieu ma Margot, Je te reviendrai bientôt.En rev’nant de Gravelbourg! 2ème couplet Quand je suis arrivé Tout F monde me regarda.Ils s’sont dit: “Ovisque c est Qu’y a pris cet habit-là?” Car là-bas, voyez-vous, Y’a pas d’rancn, pas d’cowboy.Pas d’ehevaux, pas d’bazous, J'étais déçu, oh boy! 2ème refrain J'ai pris mon lasso Mon fusil, mon grand chapeau Pour venir à Gravelbourg.J’avais espéré » Trouver les cowboys rêvés.J’venais pour leur dir’ bonjour C’est bien d’valeur, j’vous dis que te [malheur, C’était quelque chose qui me faisait [mal au coeur Je pars, ma Margot, Je te reviens aussitôt.Adieu à Gravelbourg! 3ème couplet Alors je suis r’venu Aux cowboys de chez nous Car ici dans nos rues On en trouve partout.On sait bien ignorer Une chanson d’amour.Mais les chansons d’WlUie .On les chantera toujours! 3ème refrain J’ai pris mon lasso Mon fusil, mon grand chapeau Et j’ai -quitté Gravelbourg.J’suis r’venu retrouver Des cowboys dont j'ai rêvés Tous les jours, j’ieut dis bonjour Ici, au moins, j’vous dis que dans [mon coeur, Y’a un quelque chose qui fait bien [mon bonheur.Bonjour, ma Margot, Je n’te quitt’rai pas d’sitôt Pour aller à Gravelbourg 1 chansons d’amour, ou des chansons fantaisistes, pour nous lancer dans le style cowboy!” La première mélodie du genre, par di Stasio, est maintenant chose faite, et nous la publions dans cette page.Elle sera créée par Alain Gravel, le soir du 6 février prochain, à 8 heures, à Chansonniers Canadiens”, et sera dédiée tout spécialement aux auditeurs de Gravelbourg, d’une part, et de Trois-Rivières, d’autre part.Pourquoi 3-Rivières?Parce que ce sera, ce soir-là, l’ouverture officielle du nouveau poste CKTR de l’endroit.Pat di Stasio est à composer une chanson sur CKTR et sur la cité trifluvienne, qu’il créera au cours de la même émission.“L’Enfant trouvé” Au Théâtre du Dr J.-O.Lambert on jouera jeudi 8 hres CKVL tNo 16) “L’Enfant Trouvé”.Le docteur Darbois trouve sur son perron un enfant abandonné.Il le recueille et le soigne.Arrive son frère, Gérard, une espèce d’aventurier de retour en Prance après une absence de deux ans.Il se trouve que cet enfant est 1« sien, il a été abandonné par sa femme.D’elle ou de lui, qui est le plus grand coupable?Le malheureux couple retrouvera-t-il une idée claire de ses devoirs?Ce drame de Georges Bataille est interprété par d’excellents artistes.LES AMIS DE L’ART L’épreuve finale du Concours d’interprétation en art dramatique lancé par Les Amis de l’Art a eu lieu en l’Auditorium de l’Hôtel-Dieu, le 18 janv.Le grand prix du Concours était une bourse d’études de $500.000 donnée par M.et Mme Berthold Mongeau; elle a été gagnée par Mlle Marguerite Campbell, 18 ans, du No 45, 4e rue, à Iberville, une elève du professeur Louis de Santis.Un prix de $100.00, don des Amis de l’Art a été partagé également entre Mlle Francine Montpetit, du No 419 Mount Stephen, élève du Conservatoire Lassalle et M.Gilles Rochette, 4656 St-Laurent, élève de l’Atelier du Théâtre du Nouveau-Monde.Le président du jury était M.Gratien Gélinas.Les juges: le Rév.Père Emile Legault, Mile Pat Pearoe.MM Jean Béraud, et Ferdinand Blondi.Les Amis de l’Art doivent s’adresser au bureau de la Société pour obtenir des billets réduits, pour les attractions qui suivent: Les 2-3-4 fév.l’opérette LE CHANT DU DESERT avec les Variétés Lyriques: le 3 fév.concert de la Ligue canadienne des cim-positeurs; le 13 fév.en matinée, le Ice Follies; le 17 fév.récital de Lise Desrosiers, pianiste: les 17 et 20 fév le Winnipeg Ballet; le 19 fév.récital du violoniste Heifetz.Sur présentation de la carte de membre privilège de réduction pour les Amis de l’Art pour la pièce BEAU SANG présentée par le Théâtre Club à l’Aud.d’Arcy McGee les 27-28 et 25 janv.; concert des Festivals du Lac à la Loutre en l’Aud.du YWCA, le 2 fév.avec le trio Hyman Bress.violoniste.Otto Joachim, altiste et Walter Joachim, violoncelliste.Les Amis de l’Art sont priés de noter que les dessins à être soumte à notre Concours de TETES D’ENFANTS doivent parvenir à nos bureaux au plus tard, le 1er février.* J LES Tl'NE LP BOYS ont at-tiré la semaine derniere la foule la plus considérable que l’on ait jamais encore vue au Café Beaver.Jack Morley, chanteur, Denyse Guay.chan-tense, font partie de la distribution à l’affiche avec les Tune-Up Boys lundi.Ces derniers en sen»nt à leur troisième semaine an Beaver.Pour la musique de danse, Camil Ga-lardo et son orchestre et le trio “3 Keys”.PAT DI STASIO ENTRETIEN DE THIERRY MAULNIER Thierry Maulnier se propose de situer l’intellectuel français en face du communisme, dans une causerie qu’il a intitulée “Littérature et Communisme”, et que diffusera le réseau Français de Radio-Canada, à l'émission “La Revue des Arts et des Lettres”, mardi le 2 février, de 9 h.30 à 10 heures du soir.A ce problème l'auteur français a déjà consacré plusieurs oeuvres.Thierry Maulnier dégage de l’attitude intellectuelle française à l'égard de l’idéologie marxiste deux faits significatifs: “Elle n’exprime pas directement, dit-il, le mécontentement de la classe ouvrière devant une condition sociale, mais bien plutôt la mauvaise conscience des intellectuels bourgeois en face de la condition ouvrière”.Plus loin, Mauinier reproche leur comportement de “parasites” en expliquant que la plupart d’entre eux, sans s’engager à fond, profitent de la liberté que leur offre leur propre milieu oour ensuite l’affaiblir — est-ce toujours conscient?— en mettant en doute ses valeurs à l’avantage d’un régime révolutionnaire.Est-ce une impuissance sur le plan pratique qui limite l’écrivain dans cette categorie ménrisable, ou bien, tenant compte d’un dilettantisme outrancier, est-ce par snobisme?Pour combattre cette influence manifeste sur l’intelligence française, Thierry Maulnier fait aDpel à la critique intellectuelle eile-même et à la lutte aux abus dans le monde libéral.Cette causerie sera précédée des chroniques de “La Revue des A”ts et des Lettres” sur les livres, le théâtre et la peinture.La réalisation de cette émission a été confiée à Edmond Labelle.ILS OBTIENNENT UN SUCCES FORMIDABLE!.TUNE UP OYS Café BEAVER 316 ouest.Ste-Catherine, LA.3881 JtVTC UN SPECTACLE TOUT ETOILE: JACK MORLEY FB.C.— 2ièm« semaine DENYSE GUAY charmante chanteuse KUMAR magicien hindou CAMIL GALARDO •t son orchestre LES 3 KEYS trio musical Attractions spéciales: Dimanche p.m.- %.Kll>.’30 JANVIER 1954= Rodiomonde et Télémonde PAGE 11 la chronique de mimi (Testée BEAU SANG de Jule.Roy.pièce en trois actes, joué par la jeune troupe du Théâtre-Club à l’Auditorium D'Arcy McGee, est un drame religieux.C’est rhistoire de l'ordre des Templiers, accusé de pédérastie, d’hérésie par Philippe LeBel.dans le seul but de s’emparer de leurs richesses pour rempli, ses coffres vides — le sujet était vaste — l’auteur l’a ramené à de plus petites dimensions: un templier chassé, poursuivi, se réfugie dans un château, et tombe amoureux de la chatelaine; c’est alors la lutte d’un soldat-prêtre d'un homme entre sa passion et son voeu de chasteté .• ?O ROBERT PREVOST avait apporte aux costumes et aux décors le même soin dont il avait entoure ceux de Dom Juan.• * • MADAME ANTOINETTE GIROUX, malgré le deuil récent gui l'a frappée, a consenti » faire don de son talent à la jeune troupe naissante; elle a été despotique, rouée traître, comme le demandait le role de la mère, la classique belle-mere — elle vient, en jouant, de signer un nouveau bail d'amitié avec tous ses camarades, admirateurs de son beau talent.MADEMOISELLE MONIQUE LEPAGE m’a semblé être la tentation faite femme, belle à faire peut.On se demande comment le malheureux templier lui a résisté.JACQUES LETOURNEAU a incarne le templier, sans effort appa- rent.Il a trouvé de beaux accents pour crier sa dégradation, sa pureté perdue, et je tiens à souligner l’adresse avec laquelle il a joué la scène de la flagellation; il n’est pas facile de se mettre à genoux en s’arrachant ses vêtements et le dos à nu, de réclamer la punition de sa sensualité — Il faut, dans les pratiques aussi inusitées de nos jours, avoir une forte emprise sur le publie une puissance dramatique étonnante, pour ne pas boire à la coupe tant redoutée des acteurs “la tasse”.JEAN-PAUL DUGAS n’avait pas.lui non plus, un rôle facile; s’écrouler, balbutier de douleur, être éloquent en défendant le ciel et en fustigeant K Pape, n’est déjà pas mal, mais faire absorber d’une salle sans qu’elle bronche d’un cheveu, une scène hystérique telle que la flagellation du templier.c’est admirable! Essayer un jour d’enlever la ceinture de yotre pantalon pour fouetter quelqu’un en pnblic.et vous verrez ce que ça donne! PAUL HEBERT a été le mari mélancolique, accablé, puis lâche et peureux que voulait le rôle; il avait l’air si malheureux qu'on arrivait pas à lu» en vouloir de sa lâcheté.YVON LEROUX était un honnête capitaine des gardes.• ?• LE BALLET NATIONAL DE TORONTO nous rendait visite au Théâtre de 3a Majesté, avec au programme l’inévitable Giselle, fasse-Noisette et le Lac des Cygnes Que le choix des pièces manque d’originalité, je le comprendrais: l'invention en chorégraphie coûte cher, mais il n’y a pas d’excuse au mauvais goût des décors; ça coûte aussi cher pour les faire laids que beaux.Par contre, la troupe comprend de bons sujets, danseurs et ballerines.Tous possédaient une excellente technique; l’ensemble était homogène; je préfère cela à une danseuse vedette entourée d’élèves ce que j’ai le moins aimé, et avec moi beaucoup de spectateurs c’est la quête pendant l’entr’acte.Après avoir payé nos places deux ou trois dollars, on a passé des enveloppes (comme au temple) en nous priant d’y déposer de l’argent sonnant ou en cheque — Jamais une troupe locale, si pauvre soit-elle, ne s’est permis pareil geste.• ?• A LA RADIO, je voue signale.Denise Pelletier est extraordinaire de versatilité, talent plus rare chez les femmes que chez les hommes; elle a le pouvoir de se transformer d’un rôle à un autre, jusqu'à en être méconnaissable.Je l’entendais cette semaine dans la “grasse madame’ du “Survenant”, et une heure après, dans “Cécile’’ des “Plouffe”.Elle a le talent d’être tour a tour violente, brutale, vulgaire, raffinée, voire enfantine avec le même bonheur, la même maîtrise, et ce n'est pas par aveuglement radiophonique.A la scène, vous verrez en elle une reine, une grande dame (le “Caprice” de Musset), une chipie geignarde et neurasthénique (“Philippe et Jonas”), avec la même extraordinaire vérité de la voix, de la taille ou du geste.p • ?• A LA TELEVISION: J’ai vu “Jean de la Lune" une amusante pièce du boulevard Parisien, mais pas du tout dans l’esprit d’un Télé-Théâtre familial.C’est l’histoire de Marceline, grande-prêtresse du mensonge et du cynisme, pourvue de trois amants et qui finit par en épouser un quatrième, qu'elle trompe généreusement pendant que ce dernier est dan* la lune.Quand il en descend, c’est pour chanter mélancoliquement les charmes de l’infidèle.Comme on peut s’en rendre compte, c’est une initiation très spéciale au mariage, c’est une descente aux enfers du mensonge, une bizarre introduction aux plaisirs des voluptés matrimoniales.Je voudrais bien que la même largesse de censure soit appliquée au cinéma, cela m’aurait permis de voir en entier au Cinéma de Paris, l’excellent film que devait être “Une minute de vérité” avant qu’il ne soit haché en petits morceaux.“Jean de la Lune” était cocufié sans coupures et longuement.• ?• ROLAND CHENAIL, d'une grande autorité naturelle, était émouvant à force de passion contenue, à force d'excessive tendresse, moins pathétique j’aurais peut-être été moins scandalisée de l'absolution qu’il donne si généreusement à sa féroce Marceline.Mlle JEANNINE SUTTO était doucereuse et synique avec beaucoup d’aisance dans ses pires outrances, elle était merveilleusement naturelle.GUY IIOFFMAN avait déjà joué le rôle de Clo-Clo à Paris, j’attendais beaucoup de son interprétation, je le savais capable d’une désarmante bonhommie, d’une pétulance endiablée, je n’ai pas été déçue, il a été un miracle d’inconscience puis d'une touchante émotion quand au dernier acte, il se prend si bien d'amitié pour son beau-frère qu’il ne peut se résoudre à lui apprendre que Marceline s’en va, que Marceline ne vaut pas un regret .le rire de Guy Hoffman quand il a de la peine, vous le connaissez n’est-ce pas?Vous l’avez vu en gros plan, il vous donne envie de pleurer MIMI D’ESTER • , • K Z sfc ¦ S m LES DEUX (BEAUX ET MERVEILLEUX) JEUNES PREMIERS de la pièce de Pierre Frondaie.“’Insoumise", que (BIT nous présentait récemment, Jean Contu et Huguette Olignv, dans une scène du dénouement.plus difficiles, puisqu'on ne h*, pas toujours prévoir les réaction des enfants.C’est ainsi qu’à une autre ta^, sion pour enfants “L’écran jeunes", elle a présenté des cou.tes illustrés par les célèbres mal rionnettes de Salzbourg.^ réaction qu’elle ne pouvait py prévoir: la sorcière faisait peur j certains enfants plus impression, nables.Il y a aussi le problème d( l’âge.Entre un enfant de quatre ans et celui de 10 ans.il y a plus de différences qu’entre deux adultes, naturellement.Il faut choisir un moyen terme.Réalisatrice depuis trois mois, Lisette Leroyer est entrée à la télévision dés ses débuts.Elle a été, avant de devenir réalisa, trice, script assistante de Jean Boisvert.Pour le moment tout au moins, elle entend s'en tenir aux ému.sions pour enfants.“Les contes du jeudi ' et “L’écran des jeunes" suffisent amplement, pour lins, tant, à occuper sa semaine, mais on lui a proposé de faire aussi, à partir du 1er février, une troi-sièvne émission.“Le Club des 16", En attendant, la fée Ninon continue de filer ses contes pour les enfants et l’ami Pierre conti.nue de rendre vwants les personnages inventés par Jean de la Fontaine pour le plaisir d’un jeune dauphin de France et ce-toi de millions d’enfants apres lui.Pierre Dagenais débute à la TV sous le manteau de LaFontaine Il est l’ami Pierre, marchand de jouets, dans l’émission pour enfants “Contes du jeudi” que réalise Lisette Leroyer.Cette même émission met aussi en vedette la fée Ninon, jouée par Nini Durand.Qui ne connaît les fables de LaFontaine?Tout le monde, dira-t-on.Tout le monde, sauf les enfants., Mais les enfants qui ont la télévision pourront maintenant les connaître, grace à Pierre Dagenais, qui vient de faire ses débuts à la TV: Grâce à Pierre Dagenais, aussi.les enfants apprendront à connaître les fables du bonhomme non pas comme des choses exquises qu’on apprécie quand on vieillit, ni comme des pensums qu'on recopie tant de fois, ni comme des mow qu’on apprend par coeur comme exercice de mémoire mais plutôt comme elles doivent être comprises, c’est-à-dire de petites saynètes qui ont un commencement, un développement et un dénouement.Les personnages des fables, comme le renard et le corbeau, la grenouille et le boeuf, deviennent.grâce à l’imagination de Pierre Dagenais et de Lisette Leroyer, des personnages vivants.S’aidant de tous les accessoires que suggère l'imagination: masques, marionnettes, dessin, etc., Pierre Dagenais ne récite pas les fables: il les mime, il les joue, il les anime.Toute l’équipe qui collabore à “Contes du jeudi” a compris l’importance du visuel dans la présentation des fables.L’interprête et la réalisatrice ont déployé un peu d’imagination et voilà! ces fables sont comprises taut de suite des enfants.En réalité, le manteau de La Fontaine ne couvre que la seconde moitié de l’émission d’une demi-heure qu'est “Contes du jeudi”.De fait, l’émission doit son nom à la première partie, qui nous présente Nini Durand jouant le personnage de la fée Ninon, fée de la poésie envoyée sur terre pour filer des contes pour les enfants.Ces contes, adaptations de contes connus, sont dus à la plume de Marie Delorme qui écrit aussi, chaque semaine, une chanson originale que la fée Ninon interprète, accompagnée à l’or- gue par Léo Lesieur, dont ce roni aussi, disons-le, les débuts à la télévision.La fée Ninon habite un arbre, complet avec coucou, dessiné par Robert Prévost, qui a aussi fait la boutique de l’ami Pierre.Les illustrations dont on se sert au besoin pour mieux faire comprendre le texte aux enfants font de Frédéric Back.L'annonceur est Henri Bergeron.Les premières émissions de la série avaient laissé une cloison étanche entre le conte et la chanson de la fée Ninon et la fable de Pierre» Dagenais.En ce moment, Lisette Leroyer étudie un changement de formule qui emploierait les deux acteurs à un genre de théâtre des tout petits, dont les vedettes seraient les personnages connus de la fée Ninon et de l'ami Pierre.Elle songe un peu à s’orienter légèrement vers le guignol, mais sans violence.Les émissions pour enfants sont, à certains égards, les Byron JANIS au concert dé “La Philharmoniaue de New York” à ( KAC Après ses vacances de la mi-saison Dimitri Mitropoulos reviendra à la direction de “La Philhanno-nique de New-York” pour le concert du 31 janvier.Ce dimanche à 2 h.30 sur les onde* de CK AC.le* mélomanes auront le plaisir d’entendre le ma-niste américain Byron J an is qui, avec l’orchestre, jouera le Conce-to No 3 en ré mineur de Rachma:.-noff.L’émission débutera par 10u-verture de “L’Enle-vemem au Sérail**.Cet opéra fut composé «lors que Mozart avait l’expérience de l’humain et que son talent était à maturité.La Symphonie No 1 en do majeur de Beethoven est aussi ail programme.L’oeuvre marque l’influence de Haydn sur le compos:* teur qui étudia avec le maitre allemand.Byron Janis, le soliste de ce concert débuta à Pittsburgh à Tâge de 9 ans.H a 'étudié avec Adele Marcus et est l’unique élève de Vladimir Horowitz.Sous la di-rection de Léopold Stokowski, il se fit entendre pour la première fois avec “La Phllliarmanique” °n 1948.Byron Janis rentre d’une tournée qui l’a conduit en Hollande.en Italie et à travers la Grande-Bretagne.THÉÂTRE DU NOUVEAU M0N3E TOUS LES SOIRS À 9 H.(Relâche LUNDI) DO/rtJÜAN COMEDIE DE MOLIERE "VOILA UN SPECTACLE DE GRANDE CLASSE" (Jean BERAUD “La Presse”) Au Gesù I I |L| £L CT 711 Prix place,: 1200, Bleury UN.0*3/ Il $2.00 •« $1.50 PAGE 12 Radiomonde et Télémonde 30 JANVIER 1954; lit PJJ peur i l'essiMi.• mois, ?à îj Elle j réalisa.‘ Jean moins, ému* contes jeunes" ' Tins-!.nuis usi.i i troi* es 16", n cm* pour conti* lerson* de la d'un et ce* apres l—jaimerais savoir si Pierre Valcour (Guillaume Fliuffe de ia TVi est marié ou encore aurait-il une amie?r ° -Si je lui demandais une photo au nom de “Radio- .i,,'' croyez-vous qu’il me répondrait ?i * UN NE INTERESSEE.Jean Coutu, Jean-Paul Dugas, Roger Garreau.Pierre Val-cour et Roland Chenail ?3—Pierre Valcour est-il un véritable joueur de hockey ?Si oui, pour quel club joue-t-il ?CARMEN 2— Pourriez-vous me procurer une photo de Jean-Paul Dugas?» 3— Est-il marie et père de famille?MON ACTEUR PREFERE 1—Non, Pierre Valcour est célibataire, mais il a sûrement DES amies.o._Ne faites aucune demande de photos a notre journal, , t“ jnutile.Adressez-vous personnellement, par écrit, à lHrtiste en question, et faites-lui parvenir votre lettre au ‘ d(, iun ou l’autre des postes où vous l’entendez, 1—Voulez-vous féliciter Mme Lise Roy pour tou» ses grammes.La verra-t-on a la télévision cette année ?p 2___Voulez-vous lui demander de chanter a la "Chanson de l’Escadrille" les deux chansons suivantes : “Un homme f est un homme*" et “J’ai peur de revenir’’ ?— MARIE B.1— Je lui fais votre message.— Lise Roy a paru à la télévision dimanche, le 17 janvier, dans “L’Insoumise".2— C’est déjà fait.1 _Voulez-vous me parler de Claude Duparc de CK VL?2 _Pourquoi sa photo ne parait-elle jamais dans votre journal ?> MERCI.1— CLAUDE DUPARC est né à Montréal un 14 janvier, n mesure environ 5 p 7 pcs, pèse 145 livres.Il a les cheveux bruns et les yeux bleus.Il pratique à peu près tous les sports quand son travail le lui permet.Il est célibataire." 2— 11 a sûrement déjà paru dans notre hebdomadaire et le paraîtra sans doute encore.—* — l_l»arle/-moi de Jean-Paul Jeannotte.Est-il marie ?Fait-il partie de l’Union des Artistes ?2— Qui est l’époux de Marjolaine Hebert ?3— Voulez-vous me dire qui joue le role de Robert Cousineau dans “Vie de Femmes" ?— JE LES AIME BIEN.1— JEAN-PAUL JEANNOTTE est né un i» mars, Il mesure 5 p.7 pcs et pèse environ 140 livres.Il est châtain et a les yeux bruns.Il a fait ses études chez les Révérends Frères de Sainte-Croix au Collège Notre-Dame.Il est célibataire et il fait partie de l’Union des Artistes Lyriques.2— C’est Robert Gadouas.3— Roger Guertin est l’interprète de ce rôle 1— duriez-vous la bonté de me parler de Gisèle Schmidt, Yvette Brind'Amour et Ginette Letondal ?2— Pourriez-vous me dire en quelle année sont nés : 1— GISELE SCMIDT est née à Montréal un 30 août.Elle est de taille moyenne, a les yeux noisette et les cheveux bruns.Elle débuta à la scène lors d’une représentation delà “Société Canadienne de Comédie” avec son oncle Claude Sutton.Elle avait alors 3 ans.Dès sa sortie du couvent elle reprenait sa carrière interrompue par ses études et débutait à la radio sous la direction de Mme Jean-Louis Audet dont elle était l'élève.On a pu suivre par la suite la vie artistique intense de cette talentueuse comédienne, à qui on a décerne pour l année 1952-53 le titre de Miss Radio-Cinéma-Télévision, YVETTE BRIND'AMOUR est née à Montréal un 30 novembre.Elle mesure environ 5 p, 5Mj pcs, a les yeux bruns et les cheveux noirs.Elle a débuté à la scène avec le M R.T.Français alors sous la direction de Mario Duliani.A la radio, elle a fait ses premières armes dans “Madeleine et Pierre” d’André Audet.Elle a étudié avec Mme Jean-Louis Audet et François Rozet et travailla également avec Mlle Eleonore Stuart.Elle a épousé Paul Gury, à Paris, le 10 janvier 1950.GINETTE LETONDAL est née à Montreal un 27 septembre.Elle mesure 5 p.5 pcs, a les yeux bruns et les cheveux noirs.Elle commença ses études à l’âge de 4 ans avec Mme Suzanne Paquette-Gcyette.Plus tard, elle entra au Conservatoire puis travailla successivement avec Mesdames Lilian Dorsenn et Jeanne Maubourg.Elle obtint son premier rôle à la radio alors qu elle n’avait que six ans, dans les "Aventures de Robin Hood”.' Elle débuta à la Scène à l’âge de six ans, aux côtés de Victor Francen dans “Le Scandale” et “Après l’Amour”.Elle fut l'élève des Studios Morenoff pour la danse Elle a épousé André Roche le 10 novembre 1948.2— Je le répète, je ne donne jamais l’annee de la naissance d’aucun artiste Qu’il vous suffise donc de savoir que Jean Coutu est né un 31 mars —- Jean-Paul Dugas, un 13 mai — Roger Garceau, un 25 février — Pierre Valcour, un 2 juillet et Roland Chenail, un 14 janvier.3— Pierre Valcour n’a qu’une passion .le théâtre.PS.— Je passe sous silence, votre quatrième question, car je ne vois pas l’utilité de dévoiler l’endroit des retraites estivales.de nos comédiens et comédiennes.— Pour ce qui est de votre question concernant certain joueur de hockey, je vous conseille de vous adresser au.Forum *—?— 1—Est-ce que c’est encore Jean-Paul Duga» qui fait Guillaume dans “Les Plouffe’’?1— Jean-Paul Dugas est l’interprète du rôle de Guillaume du programme ‘Les Plouffe” à la radio.Pierre Valcour est l’interprète du rôle de Guillaume du même programme télévisé.2— Non, c’est regrettable, je ne fais l’envoi d’aucune photo d’artiste.Vous pouvez cependant en faire vous-même la demande en écrivant personnellement à l’artiste en question, à l’un ou l’autre des postes où vous l’entendez.3— Oui, Jean-Paul Dugas est marié et père d’un enfant d’environ 2 ans et demie, qui se nomme Marie-Christine.1— Qui joue le rôle de Paul Pinson dans “Ceux qu’on Aime?* 2— Parlez-moi de Monique Miller, 3— Voulez-vous féliciter pour moi cette artiste?DANY 1— C’est René Coutlée qui campe ce personnage.2— MONIQUE MILLER est née à Montréal un 9 décembre.Elle a des yeux et les cheveux noirs.Elle a fait ses études primaires à l’école St-Gabriel Lallemand et son cours universitaire à l’Ecole Supérieure Ste-Croix et chez un professeur privé.Elle a épousé François Gascon, le 12 septembre 1953 en l’église St-Nicolas d’Ahuntsic.3— Je n’y manquerai pas.—*— 1— A quelle école vont la fille de Jean Coutu et celle ae Nicole Germain ?2— Où et quand se sont marie», les artistes suivants: Hollande Desormeaux, Jean Coutu Guy Mauffette, Lucille Dumont, 3— Ou pourrait-je écrire a Charles Trenet MERCI î—Angèle Coutu fait ses etudes à Villa-Maria et Liette Bourassa fréquente le Couvent d’Outremont.2— Rollande Desormeaux s’est manee le 3 juillet 1945 en l’église du Très St-Sacrement — Jean Coutu, le 26 juillet 1945 en l’église Notre-Dame.— Guy Mauffette, le 20 juin 1942 en l’église St-Germain d’Outremont et Lucile Dumont, le 5 juillet en l’église Ste-Cécile.3— Faites-lui parvenir votre lettre au soin du "St-Germain-des-Prés” et on se chargera sans aucun doute de faire suivre votre message.P.S.— Je ne possède pas le renseignement concernant ie dernier comédien mentionne dans votre lettre.Mille regrets.’ARMAND PAR CM A Ries BPUNBT^ Z \ ‘¦VI 1 -.— - - fr LA &ARE ET VOIR.‘A QOBiJJE.HEUK£ V$ A EXACTEMENT PART LE PERMiSR * ^ Jy, W 71T4MW POU* QUB6BC / r-—^ A pl.APLE , QUE CA LUI FREUD DU "TEMPS, IL Y A BIEN Z MEURES QU'ELLE EST IFARTtE, POURTANT lA GARE M'EST QU'A.DW a ^ ÆgÊk MIWUTE6 VB MARCHE D'ici à WlaÀtü DUfce SON CHEVAL 8/TA GERMAIN PAR CHARt€S ezuvfj OÜ\l CE M'EST PAS TOUT LE MONDE QUI PEUT 56 PEZ METTRE DE VENIR PASSER QUELQUES JOURS eu florioe.COMME VOUS/ AH,COMME VOUS SOMMES CHANCEUX / DIS DOUC ^ L’AMI / TU ES DU PAYS .Y A-T* IL DES ALUSATORS IC» ?f v/~ s* je demeure ICI DEPUIS 26 ANS ET JE WEkJ Al JAMAIS JE NE VOIS ^ personne D’Autre se BAI SNER WILLIE / ES* TU sue QU'IL N‘VA PAS D ALLIGATORS ICI T J CE TVP6 ME LA AFFIRMÉ, ^AlS JE PEUX 6WCORÊ LE lui vei*ander/ ^ tff/ ÊTES-vous '—¦ VRAIMENT CERTAIN QU’IL VT Y A PAS D’ALU SATORS ICI Tl ^ J VOUS N’AVex L rien *a craindre DES ALLISATORS.ILS NE VIENNENT JAMAIS PANS UN ENDROIT INFESTÉ DE REQUINS .COMME CEUX-CI // Ecoutez WILUE LAMOTHE1 présenté par Moison s, les mardis et jeudis à 9 hres et le samedi à 8 h 30 sur les postes CKVl — CKCV — CHLT — CJSO — CHEF — CKLD — CKBL Radiomonde et Téle'monde =?PAGE 16 30 JANVIER 1954 LE SUCCES D’HONORÉ par Maria Pankowska Honoré Beauparlant rêvait de devenir membre d’une société de gens de lettres.Il s’était sent: naître cette vocation peu de temps après son entrée comme messager AUX EDITIONS CHOISIES.Au contact des écrivains au bel esprit il avait succombé à l’admirable tentation de sortir du grenier ses manuels de classe, surtout la grammaire, et un abrégé de littérature ayant appartenu à sa tante Eva, car lui, malheureusement, n'avait pu poursuivre ses études jusqu’à ce stage avancé où on se familiarise avec les grands penseurs et littérateurs de l'histoire.Mais un jour il avait entendu à ia radio une entrevue avec un autodidacte, et depuis il marchait dans la vie d’un pas déterminé.Un colis à porter ici_ une en- veloppe à aller chercher là, ce métier n’était qu’un accompagnement à ses études.Les EDITIONS CHOISIES lui faisant faire ces courses en tramways, pendant que les autres occupants de ces tristes véhicules pestaient contre la lenteur du service, quand il y en avait__ Honoré restait impassi- ble! .Déjà, il était devenu un modèle de philosophie, s’appuyant sur le poteau rayé blanc, et apprenant par coeur des phrases célèbres, pour ensuite se faufiler comme une anguille à travers la cohue, et s’assurer d’un siège où il poursuivrait "sa culture” en se rendant à l’adresse donnée par Mademoiselle Rose, la secrétaire du grand patron.Honoré aimait la bousculade devenue règlementaire à tous les citoyens de Montréal dès qu’ils entendent grincer un tramways sur les rails .0 y voyait un symbole! Ouvrant bien grandes les oreilles, il avait saisi quelques bribes de conversation à son bureau, qui lui avait enseigné que l’honneur d’être imprimé va autant à celui qui sait jouer des coudes, qu’au talent modeste.Alors, pour lui, obtenir un siège où déposer sa mince carcasse, après avoir fait lancer des oh! et des ah! à ces petites dames qui avait laissé tomber une boîte à chapeau ou leurs gants dans ce processus, était pressage de sa victoire future."Cent pour cent pour la débrouillardise, se comolimentait-il i n té rieurement, indifférent aux regards courous-sés qu’on lui lançait .et il sortait un bouquin, pour s’améliorer comme futur écrivain ."Malheureusement, je ne peux me donner les mêmes points pour ce qui est des idées et du style .mais ca viendra, s’encourageait-iî pensant toujours à son modèle qui avait donné un interview si fascinant.Le soir, il faisait part de ses belles espérances, à son amie Blanche, une adroite petite couturière oui déjà se faisait un bon salaire dans une manufacture de robes.— Moi.Blanche.l’ai la détermination de l’autruche .quand j’ai mis la tête à queloue chose .tout le reste suivra dans peu de temps.f Naturellement, ce n’est pas à -’autruche qu’il voulait se comparer, mais au serpent qui a vite Les noms et les caractères des personnages des romans publiés dans Radiomonde sont absolument fictifs et ont été choisis au hasard S’il y a ressemblance de Personnages et de faits, c’est une Pure coincidence.fait de se rendre maître de l’endroit où il a réussi à poser ia êête .mais passons.D’ailleurs, Blanche, elle, ne vit aucunement la différence, et comme il était fort beau garçon, et lui parlait avec tant d’enthousiasme et si sa-vemment de l’imprimerie, dont il savait maintenant par coeur le vocabulaire, elle aussi crut à sa vocation, et même si elle s'ennuyait à mourir les soirs où • il ne venait pas chez-elle, elle sacrifia de bon coeur quelques tête- belle, l’épousa trois mois après.Il y a deux ans de cela, et Honoré est toujours préposé aux rayons des volumes sur la psychologie.mais, mentalement, que de chemin depuis ! Les grands mots répétés si souvent sur la banquette des tramways ont pris un sens! A force d’époussetter et de feuilleter ses bouquins savants sur la psychologie, .un plan s’est définitivement établi dans la tête d’Honoré.Il sait ce qu’il a à faire mainte- toute la journée et qui a tout un programme pour la soirée accepte mal, surtout, après une longue attente, la perspective d’un souper manqué .cela, si vous ne le savez pas mesdames, tous les cours de préparation au mariage vous l’apprendront.Mais Honoré, lui, est un diplomate, il enveloppe si bien ses reproches qu’ils n’ont plus l’air que de la compréhension, .de la compassion.Voyez! — Une nouvelle cliente, Blanche?N'as-tu pas mal dans le dos à-tête en si charmante compagnie, pour lui aider à atteindre au plus tôt son but.Peut-être étudiait-il trop tard le soir, peut-être pensait-il trop souvent aux grands yeux bleus de Blanche, toujours est-il qug£ dernièrement on avait fait remarauer au patron DES EDITIONS CHOISIES, que le messager se trompait dans les adresses .apportait chez-lui un manuscrit et laissait aux collaborateurs des manuels usés ’de stylistique et de grammaire, dont ils n’avaient d’ailleurs que faire.fmême si, soit dit en passant, quelques uns de ces derniers n’eurent rien perdu à les consulter.) Alors, un changement s’imposait.Ayant pitié de ce pauvre orphelin, qui.après tout, avait maintenant vingt ans.et se trouverait sans soutien s il perdait son emploi .à cause aussi.sans doute, des compliments naïfs, mais toujours si plaisants qu’il adressait fréquemment aux éditeurs et collaborateurs, il fut décidé qullonoré serait chargé de garder en ordre le rayon de la psychologie, et qu'on emploierait un autre commissaire plus jeune, et à qui l’amour ne troublerait pas encore la tête.Cette promotion valut en même temps une sensible augmentation de salaire à notre Honoré, qui, trouvant sa Blanche toujours plus nant .il écrira son premier livre sur le succès dans la vie .Pendant ces deux années, la jeune Madame Beaupaxlant trouvant le revenu de son petit mari un peu maigre, consentit à confectionner des robes chez-elle, en attendant que le jour de gloire so t arrivé.Cela la tient occupée assez tard tous les soirs .ZZZZZZZ fait la machine à coudre, achetée avec ses économies, tandis que dans une autre pièce Honoré noircit feuillet après feuillet, ajoute rature à rature, recommence une page puis une autre .Ils n/ les ont pas vu à l’œuvre, les jeunes Beauparlant, ceux qui clament partout que les loisirs ne sont pas bien employés! Bon garçon.Honoré passe sur les inconvénients d'avoir une petite femme aussi occupée.Ainsi ce soir là, il sortit son stylo et son papier en attendant que la soupe fut prête, mais une odeur âcre vint le déranger dans son premier chef-doeuvre .les pommes de terres qui ont collées pendant que Madame est à parler à une cliente au téléphone! — Si je peux vous confectionner une robe, madame Désilets .mais avec plaisir.si vous voulez passer demain et m’apporter votre tissu, nous discuterons d’un modèle.Un homme qui a travaillé ferme à coudre ainsi à la journée longue .ne serais-tu pas njieux de t’accorder maintenant un peu de repos .d’ailleurs, tu sais, nous aurons bientôt un surplus de revenu .j'ai complété 990 pages.— C'est vrai que je suis un peu fatiguée, admit Blanche, essuyant du revers de sa gentille petite main, ses .tempes moites.Mais cette fois, vu qu’il s’agissait de Madame Jean Désilets — Madame Jean Désilets.tu veux bien dire l’épouse du fameux critinue littéraire?— Oui, Honoré, alors j’ai cm que .— Cher petit ange! Comme tu as bien fait d’accepter, s’exclama Honore.cette fois on ne peut olus sincère ! Et ce fut une accolade comme ils n’en avaient pas connus depuis leur voyage de noces dans la vieille capitale.Rien comme les baisers et les caresses, messieurs, pour trouver ch^t votre petite femme, une épouse sympathique .une confidente hors nair .une oreille attentive.— Et comment l’appelleras-tu toujours ton livre questionna Blanche rivant sur son héros de mari des veux admirateurs?— LA GLOIRE EST AUX BONNES VOLONTES qu’est-ce que tu penses de ça, Blanche .c’est un titre qui frappe .et nouveau aussi .rien d’approchant dans mon rayon! — Ça me parait très bien, répondit Blanche qui était demeurée modeste.Tu connais ton affaire.— Ma petite Blanche, fit Honoré cajoleur .tu n'aurais pas quelques cent dollars de côté pour m’aider à le faire éditer .— Mais la maison où tu travailles ne pourrait pas te consentir cette avance, Honoré, riposta Blanche, ressentant tout à coup dans son pauvre dos la fatigue accumulée durant les derniers mois.— Tu ne connais pas LES EDITIONS CHOISIES comme je le* connais .ils ne font jamais confiance aux nouveaux auteurs .je suis en pourparlers avec une autre maison avec laquelle je vais très bien m'arranger.En petite épouse dévouée, i* È>auvre Blanche sortie $140.toute sa fortune qu’elle remit entre les mains de son seigneur et maître.LA GLOIRE EST AUX BONNES VOLONTES fut finalement éditée: Ayant reconnu son livre dans la montre d'une petite librairie de son quartier Honoré Beauparlant ne put résister au désir de se livrer à une petite enquête.Camouflant sa nervosité, il entre d’un pas assez assuré et attend patiemment que le libraire en ait fini avec une cliente à qui il remet la monnaie.— Quatre vingt dix dix dollars! Merci madame, dit le libraire qui a l’air d’un bon diable, malgré son air un peu vieux jeu et sa moustache en guidon de bicyclette.Vous reviendrez nous voir, n'est-ce pas nous recevrons la *-‘rain° prochaine un nouveau stock de plumes fontaines, .de jeux de cartes de coupe-papier, de jeux d- dames.enfin, vous verrez rm’il ne nous manquera pas grand’chose."S'il parlait des livres nouvellement pa^us, se dit Honoré se promettant bien de lui glisser une petite leçon en douce, à la fin de son enquête ” — Oui, monsieur, demandait le libraire s?tournant de son côté?C’es* bête quand on est un auteur modeste comme Honoré! La timidité lui bloquait la gorge! — C'est à oroDros du livre "LA OLOTRE EST AUX BONNES VOLONTES, parvint-il à articuler dans un filet de voix.En avez-vous vendu beaucoup, monsieur?— Il n’y s qu’un bouquin de vendu sur la douzaine que j’ai acheté il y a six mo;s.monsieur.C'est un» vieille fille du cmartier oui achète tous les livras à t’tres reli-e-eux I A OT OTEE EST AUX BONNES VOLONTES, ca eut l’air à la frano°r mais depuis, p’us de demande si vous en voulez une copie, monsieur, je vais vous la laisser à réduction — Non merci monsieur, répondit notre pauvre Honoré d'un ton presque imoereentible, et il touTia aussitôt les talons, se hâtant de sortir pour respirer un peu d’air frais, sans quoi, il aurait fait la toile.Pour que! ou es semaines, n resta silencieux et songeur.Madame Beauparlant.dans l'esooir d’une vente sensationnelle du livre de son mari avait ralenti ses activités de couturière, mais le mutisme d'Fonoré commençait à l'énerver.Elle se dit qu’il s’était surmené, et elle e®sava d’inventer mille pe-(Suite à la page 181 :30 JANVIER 1954- Radiomonde et Télémonde PAGE 17 (Suite de la pagre 171 tits plats nouveaux qui lui redonneraient l’appétit.Ce soir-là particulièrement, elle était très fière de son soufflé aux ananas.Mais Honoré n’en eut pas avalé une bouchée, qu’il se leva comme muni par un ressort .il courut à son secrétaire, sortit papier et stylo, et se livra sans dire un mot à un travail acharné.Blanche, après avoir fait sa vaisselle, entra dans cet “inner sanctum” sur la pointe des pieds.— Pourquoi n’attends-tu pas que ton premier livre soit vendu, Honoré.suggéra-t-elle de son ton le plus doucoureux?— Je me suis trompé, pour ce premier livre, lui répondit brièvement Honoré surtout dans le titre .La Gloire aux bonnes volontés, ça faisait un peu trop religieux.Cette fois, je tiens le su> cès .ne me dérange pas.Blanche se retira de la pièce aussi silencieusement qu’elle y était entrée, mais elle se sentait l’âme de Perrette après l’incident du pot cassé.“Ce n’est pas cette année que nous pourrons remplacer les prélarts usés, et les rideaux jaunis par le soleil .à moins que de nouveau je sorte ma machine à coudre!” Et ZZZZZZZ .faisait la machine à coudre de Blanche, et Grrrrrrrsh le stylo effréné d’Honoré! 800 pages .850 pages .900 pa ges .— Cette fois quel sera ton titre, demanda Blanche dans un moment de repos.— Que dirais-tu Blanche de “AVEC CE LIVRE PAS DE PERDANT”?Rien pour approcher cela, même dans la collection de Dale Carnegie, répondit Honoré fournissant question et réponse, pendant qu’avec un vague hochement de tête Blanche retournait à la robe commencée.AVEC CE LIVRE PAS DE PERDANT fut finalement édité, et Honoré y va d’une autre petite enquête chez un nouveau libraire, n’ayant pas le courage d’affronter celui de l’autre jour.— Pardon, monsieur .serait-il indiscret de vous demander où vous en êtes dans la vente du volume de AVEC CE LIVRE PAS DE PERDANT?— Si vous connaissez Pimbêche qui l’a écrit, répondit le libraire furieux, vous pourrez lui dire de ma part que j’avais vendu la douzaine que j’avais achetée .mais que tous les bouauins me sont revenus .et il m’a fallu remettre l’areent! Pauvre Honoré! Cette fois encore le titre de son livre était à deux tranchants! On peut facilement imaginer dans quelle humeur il entra chez-lui — Que désires-tu manger .du steak ou du jambon froid?— Rien! Je vais me coucher, ré-pondit-il bourru à sa douce Blanche.— Es-tu malade______ tu es pâle comme un drap.— J'voudrais bien voir qui ne le serait pas à ma place .tout ce temps et cet argent gaspillé’ — C’est ton second livre qui te tracasse?— Si tu m’avais suggéré un autre titre, aussi! Comme c’est là.parce que les lecteurs ne décrochent pas la lune après en avoir lu deux pages, ils rapportent mon livre aux libraires et demandent leur argent! — C’est vrai, quand on s’arrête à y penser, dit Blanche tordant le coin de son tablier, que c’avait l’air d’une promesse de succès sur commande, ce titre-là.Sais-tu Honoré, à ti place j’abandonnerais complètement le projet d’écrire .d’ailleurs, tu le sais .ce n’est pas ceux qui ont le plus de talent qui sont reconnus .c’est une carrière de misère.— Je te l'ai dit.Blanche, fit Honoré cognant furieusement son poing fermé sur la table.quand j’ai une chose en tête, ce n’est pas une fantaisie de demoiselle.sirai.“Nous nous contenterons des carpettes usées, et les fauteuils délabrés .je ne suis plus pour me remettre à coudre pour payer la publication de livres voués à l’insuccès .Honoré n’est pas un entêté ordinaire, j’suis certaine qu’il va se remettre à barbouiller du papier dans une couple' de jours .pour un troisième ouvrage ! Blanche connaissait son homme .jamais prédiction ne fut pins vraie! Un soir, elle s’écorchait donc les oreilles pour pouvoir suivre son roman-savon préféré, car elle avait mis le volume de son appareil de radio au minimum pour ne pas déranger le génie au travail, quand la sonnerie du téléphone retentit Elle devrait donc attendre au lendemain pour savoir si cette nouvelle machination de l’intriguante réussirait, lorsqu’elle rencontrerait Madame Chose sur son balcon car c’était clair comme de l’eau de roche, c’est à elle oue la tâche de réoon-dre au téléphone incombait, dans les circonstances! — Allô, Madame Tassé?.si je peux vous confectionner une autre toilette?.Savez-vous madame, j’ai beaucoup de travail, mais je vous accorderais la priorité si vous me oromettiez une petite faveur Il s’agit de mon mari .c'est un fameux écrivain, mais il n’a pas eu grand succès man-oue de publicité sans doute Vous allez parler à votre mari?Si vous pouviez faire quelque chose! Plusieurs jours se passèrent et petit à petit la façon revint à notre pauvre Honoré.Un bon midi, il serra la taille mince de Blanche à l’étriper presoue, et lui fit faire un énorme saut en l’air.— Lus ça.Blanche, dit-il, surexcité! Et il sortit de la poche de son veston une enveloppe de papier de luxe.— Lis c'est monsieur Tassé monsieur Tassé lui-même qui m'écrit » Penses-y.le président de la société des écrivains .“J’ai lu deux de vos ouvrages, disait la lettre datvio^ra^hiée.et ils offrent assez d'intérêt pour permettre d’espérer la parution d’un prochain volume qui cette fois peut-être connaîtra le succès!!” — Tant mieux, si tu peux enfin arriver à quelque chose, lui répondit B1 an ¦'he les veux brillants.Et elle s’affaira à la préparation du renas — Honoré, cria-t-elle du fond de la cuisine, alors oue ce dernier, en homme pour qui tous les instants comptaient, s’était remis au travail.— Quoi?— Irais-tu au coin me chercher du fil gris, j’ai une robe à finir.— Tu sais bien oue je n’ai pas le temps.Ecoute! Voici les chapitres d« mon ouvrage: LE GENIE EN HERBE TRAVAIL ARDU troisièmement.RECHERCHES PATIENTES o u a t rièmement: ETUDE CONTINUE.— Oh! mais alors ce sera .comment est-ce que vous appelez ça, vous autres, les écrivains, répondit Blanche hésitante .tu sais l’histoire de la vie de quelqu’un écrite par lui-même ?— Tu veux dire une “autobiographie”, fit Honoré, qui, on le voit avait tout de même un pen de vocabulaire.• — Justement .— Bien dans ce cas.Honoré, ajoute donc un autre chapitre.— Quel autre chapitre .comment veux-tu que je l’intitule l’autre chapitre?— Euh .pour le moment ap-pelle-le donc .euh .Et ceatera je t’expliquerai ce que je veux dire en revenant.— Tu sors?.Et le souper?— Je ne serai pas longtemps, Honoré .Je m’en vais simplement au coin chercher du fil gris pour terminer mon ET CEATERA! LE SUCCÈS D’HONORÉ ’est un projet sérieux, et je réus Rediffusion SEMAINE DU 31 JANVIER DIMANCHE, LE 31 JANVIER 5.00- 5.10—News 5.10- 5.30—Sujets courts 6 00- 7.30—Film—Long métrage 11.05- —Film—Long métrage LUNDI, LE 1 FEVRIER 4.00- 4.10—News 4.10- 5.30—Sujets courts 6.00- 6.10—News 6.10- 7.30- Sujets courts 11.05- '—Film—Lonog métruge MARDI, LE 2 FEVRIER 4.00- 4.10—News 4.10- 5.30—Sujets courts 6.00- 6.10—News 6.10- 7.30—Sujets courts 11.05- —Film—Long métrage MERCREDI, LE 3 FEVRIER 4.00- 4.10—News 4.10- 5.30—Sujets courts 6.00- 6.10—News 6.10- 7.30—Sujets coourts 11.05- —Film—Long métrage JEUDI, LE 4 FEVRIER 3.00- 3.10— News 3-10- 5.30—Sujets courts 6.00- 6.10—News 6.10- 7.30—Sujets courts 11.05- —Film—Long métrage VENDREDI, LE 5 FEVRIER 4.00- 4.10—News 4.10- 5.30—Sujets courts 6.00- 6.10—News 6.10- 7.30—Sujets courts 11.05- —Film—Long métrage SAMEDI, LE 6 FEVRIER 4.00-4.10—News 4.10- 5.30-»Sujet8 courts 6.00- 7.30—Long métrage Une gagnante de l’Abitibi au programme “Le mot de la fin” à CKAC Le sort a voulu qu’une gagnante de l’Abitibi, Mme Laval Croteau, de Parent.P.Q., remporte $1.050 le plus fort montant jamais remis au programme “Le mot de la fin” diffusé à 3 h.15, du lundi au vendredi, sur les ondes de CKAC.Les populaires animateurs Janette Bertrand et Jean Lajeunesse étaient heureux de constater que la lettre de Mme Croteau ne donnait que le mot “orange” pour réponse, mot tiré du refrain “Le gamin de Paris”, chanté par Pa-tachou.Ce disque, qui faisait l’objet du concours, s’est arrêté à ce mot “orange”.L’heureuse gagnante a donc reçu tout l’argent de la caisse, soit $1,050.Cet amusant et original concours retient l’attention des auditeurs qui se plaisent aux propos, aux taquineries de Janette et Jean, l’un des couples sympathique de la radio.A ce concours, les radiophiles trouvent aussi un élément de surprise, car on ne sait jamais où le disque s’arrêtera.Cette émission du “Mot de la fin” est un heureux divertissement et sa diffusion, l’après-midi, égaye le foyer.Pour de la musique gaie durant vos moments libres, pour des propos saiis prétention vous ne trouverez rien de mieux que “Le mot de la fin” (3 h.15) sur les ondes de CKAC.De plus, cette distraction peut signifier d’importantes sommes si vous participez au concours.Janette Bertrand et Jean Lajeunesse communiquent chaque jour les règlements de ce concours.A CHARIVARI On sait que la nouvelle coutume, établie à Montréal depuis deux ans, est de décerner les prix “Orange” et “Citron” aux comédiens ayant respectivement mérité l’approbation et la désapprobation des journalistes durant l’année.Va sans dire que cette initiative provient des journalistes! A la prochaine émission de “Charivari”, dimanche soir, le réalisateur Jean Léonard présentera aux téléspectateurs le jury qui a été choisi, cette fois, pour présenter lesdits “trophées”; il se compose de Roger Champoux, Roger Duhamel, Judith Jasmin et Lucette Robert.La “Chronique du Théâtre”, au même programme, fera interviwer Denise Pelletier par André Roche; puis Mlle Pelletier donnera un extrait d’“Andromaque”.Le célèbre naturaliste canadien, M.Claude Melançon, viendra aussi parler des animaux à fourrure.I TÉLÉVISION imiiiimiiiiiiiimmiiimmiiiiiiiiiiiiimiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiminiiiiiiiiijj CBMT CANAL « DIMANCHE, 31 JANVIER 3.00— Musique 5.00— Excursion Into Science 5.30— Peplnot 6.00— Our Miss Brooks 6.30— Dennis Day 7.00— News Magazine 7.30— Showtime 8.00— Toast of the Town 9.00— Four Star Theatre 9.30— Life with Elizabeth 10.00— This Week 10.3a—CBC Sunday Night “Major Barbara”, by G.B.Shaw 11.50—News LUNDI, 1er FEVRIER 3.00— Musique 5.00— Telestory Time 5.15— Hobby Workshop 5.30— Music 6.45— News 7.00— Tabloid 7.30— Exploring Minds 8.00— Crossroads 8.30— Musical Varieties 8.45— -John Kleran 9.00— Boxing 10.00— Studio One 11.00— News MARDI, 2 FEVRIER 2.30— Matinee Party 3.30— Garry Moore 3.45— Musique 5.00— Planet Tolex 5.15— How About That' 5.30— Musique 6.45— News 7.00— Tabloid 7.30— Dinah Shore 7.45— Telesports 8.00— Milton Berle 9.00— GM Theatre “The Grass Harp" 10.30— Fight of the Week Joev Maxim — Archie Moore 11.00— News MERCREDI, 3 FEVRIER 3.00— Musique 5.00— Let's Make Music 5.30— Musique 6.45— News 7.00— Tabloid 7.30— Jazz with Jackson 8.00— Life with Father 8.30— Fighting Words 9.00— Motorola Theatre Guild 10.00— Ford Theatre “The Old Man’s Bride”, with Joan Leslie and John Agar 10.30— Favourite Story 11.00— News JEUDI, 4 FEVRIER 3.00— Music 5.00— Telestory Time 5.15— Pet's Shop 5.30— Musique 6.45— News 7.00— Tabloid 7.30— Dinah Shore 7.45— The Handyman 8.00— The Vic Obeck Show 8.30— Window on Canada 9.00— Foreign Intrigue 9.30— Kraft Theatre 10.30— This is Show Business 11.00— News VENDREDI, 5 FEVRIER 3.00— Musique 5.00— Small Fry Frolics 5.30— Musique 6.45— News 7.00— Tabloid 7.30— Llberace, pianist 8.00— Dave Garroway 8.30— The Big Revue 9.3b—Campbell Sound Stage 10.00— Film 10.30— Nightcap 11.00— CBMT Revival Night "52nd Street’’, with Leo Carlllo and Kenny Baker 12.30— News SAMEDI, 6 FEVRIER 3.00— Musique 5.00— Willie Wonderful 5.15— Children's Corner 5.30— Travel Unlimited 6.00— Ed’s Place 6.30— To be announced 6.45—News 7.00— Tabloid 7.30— Holiday Ranch C B F T CANAL 2 DIMANCHE, 31 JANVIER 3.00— Hockey LRQ Royal-Sherbrooke 5.00— M uslque 5.30— Péplnot 6.00— Musique 7.30— Aux quatre coins du Monde 8.00— Le Charivari 9.00— Télé-Théâtre “Ressac” de Pierre Petel 10.30— Impromptu 11.00—Nouvelles LUNDI, 1er FEVRIER 3.00— Musique 5.30— Club des 16 6.00— Musique 7.30— L'Actualité 7.45— Télé-Montréal 8.00— Petites Médisances 8.15— Vous êtes témoin 8.30— Carrousel 9.00— Reportage 9.30— Long métrage 11.00—Nouvelles MARDI, 2 FEVRIER 3.00— Musique 5.30— Casse -cou 6.00— Musique 7.30— L'Actualité 7.45— Excursions 8.00— Tour de Chant 8.30— Feuille au Vent 9.00— Long métrage “Les Beaux Jours du Roi Murat” avec Claude Géniat et Junte Astor 10.30— Quartiers de Paris 11.00— Nouvelles MERCREDI, 3 FEVRIER 3.00— Musique 5.30— Le Grenier aux Images 6.00— Musique 7.30— L'Actualité 7.45— Encyclopédie sportive 8.00— Pays et Merveilles 8.30— La Famille Plouffe 9.00— Lutte 10.00— Le Nez de Cléopâtre 10.30— Programme musical 11.00— Nouvelles JEUDI, 4 FEVRIER 3.00— Musique 4.30— Rêve, réalité 5.00— -Musique 5.30— Les Contes du jeudi 6.00— Musique 7.30— L'Actualité 7.45— Télé-Sports 8.00— Conférence de Presse 8.30— L’Heure du Concert 9.30— Long métrage “Le Fugitif”, avec René Dary et Madeleine Robinson VENDREDI, 5 FEVRIER 3.00— Musique 5.30— L’Ecran des Jeunes 6.00— Musique 7.30— L’Actualité 7.45— Club de Ski 8.00— Le Titan — 2ème partie 8.30— Interurbain 9.00— Tourbillon bleu — Ballet 9.30— Long métrage “L'Idole”, avec Yves Montand, Albert Préjean, Suzanne Deheliy et Danielle Godet 11.00—Nouvelles SAMEDI, 6 FEVRIER 3.00— Musique 5.30— Tlc-Tac-Toe 7.30— Film 7.45— Les Bricoleurs 8.00— Croyez-le ou non 8.15— L’Heure de Paris — Film 8.30— Les Surprises de la vie - Fil® 9.00— Chacun son Métier 9.30— Hockey NHL Rangers-Canadiens 10.30— Long métrage “Les Couans”, avec Jean Marais, Madeleine Lebeau, Pierre Dux 8.00— Jackie Gleason 9.00— Douglas Fairbanks 9.30—NHL Hockey Rangers-Canadiens 10.45—Greatest Fights 11.00—Sportsfollo 11.20—Wrestling — Chicago 12.30—News Sur appointement iTEL.CA.9572 «« JkRacette OPTICIEN D'ORDONNANCES 6526 ST-DENIS Radiomonde et Télémonde PAGE 18 iiniunnnnn.5323235353482302232348234823480223532348484801024853232323 (3) 0 0 0 «EM / ¦.raconter de belles histoires , ms ceux et celles qui lui font lnon-neur de l’écouter.au cadrai OC*-** §®§É ¦tgéâÿ MB*
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