Le nouvelliste, 28 février 2004, Cahier 2
MAGAZINE WEEK-END # ART VISUEL OÙ EST DIEU?0 MUSIQUE L’ENTÊTEMENT DE KAIN OSCARS ET LE GAGNANT EST.VOLUME 2 NUMÉRO 24 I SAMEDI 28 FÉVRIER 2004 Whè w mi •"'.'43 1 i La dernière Cène telle que reconstituée dans La Passion du Christ, de Mel Gibson.Jim Caviezel, troisième à partir de lu gauche interprète Jésus.4 Brillant d'audace La Passion du Christ, un film d’une qualité moyenne qui suscite d’immenses débats Trois-Rivières Le récit de la passion du Christ FRANÇOIS UDE HOUI AS est-elle un bon sujet de film?Il y aurait peut-être ma- ___tière à débat là- dessus aussi.La question mérite d’être posée à la lumière de tout le débat que le dernier film de Mel Gibson réalisateur et producteur provoque.Mais justement: à quoi mèneront tous ces débats?D’un point de vue commercial, la pertinence du sujet fait de moins en moins de doute.Par contre, il semble plus qu’improbable que ce soit là la préoccupation première du réalisateur dans cette aventure.Ce qui alimente le débat actuel auquel Gibson lui-même ne se soustrait d’ailleurs pas concerne essentiellement le message véhiculé et le traitement qu’en a fait le réalisateur.Sans compter évidemment la notion morale.Mel Gibson et son coscénariste Benedict Fitzgerald sont-ils fidèles aux Évangiles dans leur film?Je suis bien incapable de me prononcer sur la question.Je comprends qu’ils ont pris des libertés importantes.Il est déjà admis qu’ils ont fait de nécessaires choix artistiques à de multiples niveaux.La rigueur de la reconstitution historique laisse plusieurs spécialistes pour le moins perplexes.Le film n’a donc pas pure valeur documentaire.C’est une oeuvre artistique, profondément subjective.Et c’est une prise de position de l’homme qui a conçu et réalisé le projet.Pour ceux d’entre vous qui avez récemment pris des vacances sur Alpha du Centaure, une destination certes onéreuse mais combien dépaysante, et qui.donc, ne savent rien de La Passion du Christ, précisons que le film porte sur les 12 dernières heures de la vie du Sauveur.L’emphase est très lourdement mise sur les souffrances vécues par Jésus jusqu’à sa crucifixion.Le réalisateur Gibson prend un soin quasi- ment morbide à décrire les souffrances qu’on lui a infligées par le menu.Certaines scènes sont très explicites et, à tout le moins, incommodantes.On pense à la crucifixion mais surtout à la longue et lourde scène de la flagellation qui restera un classique du genre.Pour de nombreux spectateurs, elle sera carrément insoutenable.On en conclut que Gibson a voulu nous faire sentir cette souffrance jusque dans nos entrailles pour lui donner un sens.Le Christ a accepté cette invraisemblable calvaire pour notre rédemption.En nous la faisant ressentir comme il le fait, Gibson nous rend beaucoup plus réceptifs au sens qu’il lui confère.Par ailleurs, réduire le film au seul aspect de sa violence est malhonnête.Il est nettement plus complexe et riche.D’une lourdeur un peu primaire dans l’esquisse des intervenants.Le ton est toujours grave et le traitement, marqué d’un usage intensif du ralenti, le rend lourd et solennel.Il véhicule des messages gros comme ça, très nettement défi- nis, très clairement annoncés.Si on rate les messages, c’est qu’on est sorti vomir ou acheter du popcorn selon notre niveau de tolérance.Est-il vrai que le réalisateur nous impose son point de vue?Disons que son interprétation apparaît très claire mais je doute quelle soit captée par tous de la même façon.C’est le propre d’une création artistique: elle est laissée à l’interprétation de chacun contrairement aux Saintes Écritures que les Églises se charge d’interpréter pour nous.En tout cas, Gibson impose sa vision avec moins de malhonnête insistance qu’OIiver Stone en général et particulièrement dans Natural Bom Killers pour parler d’un film que j’ai trouvé nettement plus pénible à regarder.D’ailleurs, La Passion.s'inscrit dans son époque.Il me semble qu’on reconnaît le XXIe siècle dans ce besoin de tout montrer.Dans l’utilisation de moyens sophistiqués de dissection d’un sujet pour finalement en offrir une interprétation plutôt rétrograde et banale.Toujours personnellement, la très grande violence de certaines scènes du film ne m’a pas choqué.Elle a simplement provoqué une gêne certaine.Mais je sais quelle sera intolérable pour une majorité.Admettons que La Passion du Christ n’est pas ce qu’on pourrait appeler un divertissement.\£ film dérange, pose questions et saute à pieds joints dans la controverse.Or, ce n’est pas un film d'une qualité telle qu’il arrive à imposer ses arguments et à faire infléchir les tenants de diverses positions.C’est un film d’une qualité somme toute moyenne dont le principal intérêt est de s’attaquer avec beaucoup d'audace à un sujet immense et remarquablement délicat à traiter.Et d'une façon qu’on n’avait pratiquement jamais vue aupra-ravant.Fera-t-il époque?Non.Mais quel débat il va susciter dans les prochaines semaines! On peut voir ça comme un mérite* Voir AUTRE TEXTE en page i7 LES MEILLEURES VENTES DE LA SEMAINE FINISSANT LE 21 FÉVRIER 2004 ns iiicxes m h mkri ms r*Mn J Bngitte Alepm 1 Editions du Méridien Hdm I David Servan-Schreiber T Éditions Robert Laffont •MK DiRASON TOMES 1 t S J Bryan Perro 1 Éditions Les Intouchables ISM HE CES M EMKAIS MRlt ET tCRIT 1 Carrol Ooumerd 1 Édibons La Presse HIISTRIRE M RI J Yann Martel A.XYZ Éditeur riU SERRE U MAI* N DIARIE Roméo Dallaire Éditions Libre Expression U RIER RES AUTRES TIME l Jean-Jacques Pelletier Éditions Alire US CRMS IRCRRSCIERTS M LA StNCTIM Philippe Turchet Éditions de L'Homme IRtSTIMS RE RARE RTS AESRQRSAIIES François Dumesr»! Éditions de L'Homme U HUE RISC IRARSES Jostem Gaarder Éditions du Seul LES PROMOTIONS DE LA SEMAINE SISSI, LES FORCES DU DESTIN Les forces du destin Hortense Dufour Flammarion LE TEMPS PRÉCIEUX DE LA FIN Jean Monbourquette Denise Lussier-Russell Novalis ACTIVITÉS A VENIR >U DIMANCHE 7 MARS dé«m dans le cadre de «JOURNÉE INTERNATIONALE DE IA FEMME», en accord avec LA TABLE DE CONCERTATION DU MOUVEMENT DES FEMMES DE LA MAURICIE Différentes activités se dérouleront a la librairie | > À 16 h.nous recevrons Mme BLANDINE SOHLMANA pour son livre «LA BICHE», éditions Libre Expression et Mme MONIBUE PARIZEAU pour son livre ¦LA FIANCEE DU VENT» éditions Libre Expression En chanson Mme FABIOLA TOUPIN.M.CILLES HAMELIN Mme ISABELLE LEFEBVRE et M.PHILIP POWERS 1 La rencontre sera animée par Mme Patricia Power* Lundi au samedi 8 h à 22 h Dimanche 9 h à 22 h -BT# 1- 5S%a r 12 Samedi 28 tevner 2004 | Le N04IV«lllstl MAGAZINE WEEK-END TOOT SAVOIE • TOOT VOIE • TOUT IWTEM0 E E Place au gala des Olivier DANIÈLE L.GAUTHIER Montréal I PC) Le grand événement télévisuel de la semaine se tiendra ce dimanche a 20h, sur les ondes de TVA.Jean-Michel Anctil — l'humoriste de l'année 2003— présentera la sixième édition du gala consacré aux humoristes du Québec.L'événement, retransmis en direct, se tient a la Salle André-Mathieu, à Laval.Cette année, les Denis Drolet, deux loustics issus de Saint-Jérôme, se retrouvent dans cinq des huit catégories du gala dont celle de «spectacle d'humour de l'année» et de «performance scénique», où, dans les deux catégories, ils côtoient Dominic et Martin, Patrick Ciroulx.François Léveillée et Mario Jean.Parmi les nouveaux venus, qui de Julie Caron, Cathy Gauthier, Jean-Fhomas Jobin, Dominic Paquet ou de Julien Tremblay méritera le titre de «découverte de l’année»?Chez les vieux routiers, au volet «humoriste de l'année», ce sont Jean-Michel Anctil.Lise Dion, Louis-José Moudc.Mario Jean et Martin Matte qui se font la lutte.Une quinzaine d'humoristes dont François Massicotte, Eric Salvail, Michel Barrette, Steeve Diamond, Dominique Lévesque et Dany Turcotte font partie du volet variétés du spectacle qui comprendra également quelques surprises.L an dernier, le gala avait attiré près de deux millions de téléspectateurs.CHOISIR DE MOURIR Comme un mal lancinant, la discussion autour du droit à la mort réclamée par les grands malades, revient à l’ordre du jour, agite les pensées, défraie les manchettes, bouleverse et retombe dans le silence.A «Vie privée, vie publique», Mireille Dumas reprend le sujet.Entourée d'invités qui ont été impliqués dans ce dilemme, la discussion s’anime autour de l’affaire Humbert, alors qu’une mère veut répondre à la demande de son fils tétraplégique qui souhaite mourir.Est-on libre de choisir le moment de sa mort?Une mère et une épouse témoigneront des difficultés auxquelles elles doivent faire face vu le peu d'aide qu'on leur accorde.Et les demandes se font de plus en plus nombreuses compte tenu des progrès de la science et de la médecine.Pourtant, aux Pays-Bas, on a légalisé l’euthanasie.Pourquoi ne pourrait-on pas permettre aux malades pour qui il n’y a aucun espoir de guérison et qui désirent cesser de souffrir, de mettre un terme à leur vie.en France ou ailleurs?«Au nom de l’amour, au nom de la loi», sera diffusé le lundi 1er mars à lôh3() sur TV5.PAR AMOUR POUR PÉNÉLOPE Atteinte d’un cancer.Pénélope Bouchard (Isabelle Vincent) entreprend un long voyage au cours duquel elle écrit des histoires qu’Alex, son «chum».un acteur, montera en spectacle après le décès de celle qu'il aime.«Le Rire de la mer» de Pierre-Michel Tremblay, diffuse demain, 19h3().à Radio-Canada.» Le propos passe encore avant tout François Avard est devenu un incontournable de l'humour au Québec FRANÇOIS HOUDE X % «3^ Trois-Rivières L’humour a besoin de François Avard.Enfin, de gens comme lui.Il est intéressant pour ne pas dire essentiel que des auteurs offrent une telle perspective tant aux humoristes qu’au public.Qu’ils offrent une forme de contrepoids au vide des Grandes gueules ou autres Justiciers masqués.Ce n’est pas que tout ce qu’Avard produit est une brillante réflexion sur l’existence, mais sa façon d’aborder les choses et son besoin de toujours aller plus loin offrent une bienfaisante dimension au domaine.Son dernier roman.Pour de vrai, dont il est venu discuter avec Patricia Powers aux rencontres littéraires de la Librairie Clément Morin hier matin en est une belle démonstration.L’auteur y offre une parodie de la télé-réalité en créant ce que le personnage central de son roman, un auteur nommé François Avard, appelle lui-même un Reality Rook.Pour de vrai suit le cheminement d’un écrivain qui cherche à trouver un sens à sa vie à travers un roman.Il décide de l’élaborer à partir de sa propre existence, partant à la recherche de quatre personnes qui ont croisé son chemin à l’adolescence et qui ont eu un certain impact sur lui.Il veut raconter in extenso sa rencontre avec chacun d’eux.En parallèle, Avard, le narrateur, nous plonge dans ses propres états d'âme et dans sa réalité quotidienne.Inutile d’élaborer bien longtemps sur les possibilités que pareil canevas donne à l’auteur de jouer avec le réel tel que perçu par les lecteurs.De jouer aussi avec les constantes ruptures de ton, passant d’un niveau de réalité à l’autre, changeant de niveau de langage constamment et sautant du rire au drame de façon à laisser encore davantage croire au lecteur que c’est l’écrivain qui se raconte.Enfin, ce n’est pas simple, mais c’est amusant.Et contrôlé de A à Z.Comme réflexion sur la réalité, l’illusion.le mensonge et la vérité, ça se pose là.C’est en même temps la suggestion d’un regard intime sur soi-mème au même titre qu'une fenêtre s’ouvrant sur une réflexion à propos de ’humour.Le rire n'est-il pas une façon d'apprivoiser la réalité dans ce qu’il a de plus dérangeant?N'est-ce pas une façon de passer un message sans heurter inutilement l'interlocuteur et ainsi risquer de le perdre?Chez Avard l'humoriste, c'est clair qu'il y a de ça.Avard.vous savez, celui qui signe Les «'Vj.( I fm 1&.Ü!/,J ?! },r • ùjk m PHOTO: FRANÇOIS GERVAIS François Avard est sorti de son ombre habituelle pour venir discuter de son dernier roman.Pour de vrai, lors d’une rencontre littéraire à la Librairie Clément Morin de Trois-Rivières.Bougon: c'est aussi ça la vie la petite série télévisée qui marche assez bien le mercredi soir?Il en est fier, de ses Bougon.Moins que de son roman, mais quand même.«C’est vrai que c’est une série d’auteur, concède-t-il.Fabienne Larouche l’aborde comme ça.Elle donne toute l’importance aux textes.Et ce qui est bien avec elle, c’est qu’elle ne lésine pas sur les moyens et qu’elle s’assure que l’argent va à assurer la meilleure réalisation possible.C’est le produit à l’écran qui compte.Elle est exigeante, mais c’est la meilleure productrice avec laquelle j’aurais pu travailler.» «Dans cette série-là, on dirait que tout le monde a offert le meilleur de lui-même, dans toutes les étapes de la réalisation.Moi.j’ai eu toute la liberté que je voulais dans mon écriture.J’ai une scène dans laquelle on trouve un enfant atteint du VIH.une autre où une fille se promène en déshabillé dans -sr a Un verre de lad c’est bien mais deux c’est mieux « : î» une forêt peuplée de pénis! La (attitude que Radio-Canada nous octroie tient, je pense, à la profondeur du texte.Ils ont reconnu l’intelligence de la reflexion et dans ces cas-là.les diffuseurs sont prêts à faire reculer les barrières des interdits et à ouvrir des portes.» On sait le débat que ça a provoque au début.L'encre a séchée et on s'arrête de plus en plus à l’oeuvre.Qu’est-ce que l’auteur a essayé de faire avec tout ça?«Je suis agacé par l'uniformité de ton que nous propose la télé: j’ai voulu brasser d’là marde un p'tit peu.Si j'avais été activiste, je serais allé dans la rue avec une pancarte mais je suis auteur.Si les gens ne portaient plus tout à fait le même regard sur les démunis à la fin de la série, ce serait l’fun.Ça réunit les gens et ça les divertit autour d'une famille unie qui travaille fort pour s’en sortir, je trouve ça bien.On n’en voit plus beaucoup des familles unies à la télévision.» La série, il a pris l’audacieux pari de la créer aussi réaliste que possible pour que les gens y reconnaissent une réalité qui leur est proche.De plus, il l'a voulue différente.«Je déconstruis toute la structure habituelle des sitcoms.Il n'y a pas un patron strict et récurrent pour chaque épisode.Il n'y a rien qui revient de façon systématique sauf peut-être les visiteurs de la chambre de Dodo.Globalement, je tenais à ce que ce soit différent et les producteurs me l'ont permis.» Avard a connaît le succès et sa stature a pris de l’ampleur dans le monde de la télé.Il est présentement un incontournable.«Jusqu’à mon prochain échec», souligne-t-il avec son habituelle lucidité.Il en est pourtant, avec Pour de vrai.à son quatrième roman.Le premier qui marche bien.Ce qui ne veut pas dire qu'il pourrait se passer de ce mode d'expression.«Parmi tout ce que je fais professionnellement.ce sont les romans qui me tiennent le plus à coeur.Ensuite, c'est Les Bougon et puis, les autres (Ramdam, Trois fois rien.Caméra Café, etc.) C'est dans les romans que j'ai le plus de liberté et que je peux le mieux m'exprimer.En plus, les romans ont un avantage, c'est que je n'ai pas de pression pour en écrire un prochain.Je peux me permettre d’attendre que l'inspiration me vienne.» «La prochaine oeuvre pourrait aussi être un film.Depuis janvier, j'ai eu des propositions.Encore là.quand on va m'offrir une idée qui va faire vraiment mon affaire, je vais le faire.» Serait-il meilleur scénariste que romancier?«Ça me ferait de la peine si c'était le cas.mais ce n'est pas impossible.»* Pour une croissance harmonieuse, le lait fournit au moins 15 éléments nutritifs essentiels, dont : ?calcium D protéines Cl vitamine A ?vitamine D D magnésium D zinc m| V r le NuuvelllStg Sjmtdi 28tevner 2004 13 TOUT SAVOIR • TOUT VOIR • TOUT ENTENDRE ^MAGAZINE WEEK-END .LC1.Le silence en peinture Lise Barbeau présente «Où est Dieu?», à la Galerie d'art du Parc LINDA CORBO Trois-Ri \ ières Après la mort, le néant.Cest du moins la conclusion que trace l'artiste Lise Barbeau, qui illustre le tout par une toile blanche a l'issue de son exposition -Ou est Dieu?», présentée à la Galerie d art du Parc jusqu'au 2S mars.Mais au-delà de ce titre choisi sous le signe de la provocation, ce sont les thèmes du parcours, de la quête et du silence que la dame a explorés dans ce travail de réflexion.Ce sont ces aspects qu'elle fait ressortir à travers 17 oeuvres qui allient la peinture, la photographie et l'installation et qui offrent une belle avenue de réflexion, le temps de parcourir les quatre salles de cette galerie d'art.Dans le rythme effréné du quotidien.il est parfois difficile de prendre une distance, un recul propice à la réflexion.fait valoir l'artiste, qui perçoit dans les silences, à l'abri du brouhaha quotidien, une présence de qualité, là où d'autres seraient plus enclins à parler d'absence.C'est donc sur les différents silences que l'artiste pose son regard.«le silence sans voix, le silence envahissant, le silence de l'écoute, et le silence face à la découverte», décrit-on en guise d'invitation à cette exposition dans un esprit de parcours.La source de cette exposition date de 2(X)1.lorsque Lise Barbeau a effectué le pèlerinage de Compostelle.une route de 800 km parcourue en 35 jours.PHOTO SYLVAIN MAYER L'artiste-peintre Lise Barbeau présente son exposition «Où est Dieu?», jusqu'au 28 mars à la Galerie d'art du Pare de I rois-Rivières.le tout dans une expérience plus humaine que religieuse, en retient-elle.C'est néanmoins à cet endroit que la réflexion sur la quête s'est engagée et c'est cet aspect qu elle a désiré explorer.«La marche, se mettre en route, se questionner», défile-t-elle.«L'idée, c'est d'arriver au silence, à l'idéal.» À la Galerie d'art du Parc, Lise Barbeau a installé ses oeuvres de manière à offrir un parcours propice, qui mènera le visiteur dans différentes ambiances, de l'action au bouillonnement, illustres par beaucoup de mouvements et de couleurs intenses.Du sentiment d'étouffement jusqu'au retrait, jusqu'au silence.Pour cette section d'exposition.Lise Barbeau a realise des toiles très différentes du début de sa production, à commencer d'une part par des toiles aux teintes bleutées, qui empruntent les mouvements de la mer D'autre part, dans cette même salle, on se retrouve devant des photographies a l'emulsion liquide appliquée di-rectement sui les toiles, des images captées au Rochet Perce Pete dernier, illustrant un individu au regard pointe vers la mer aussi, illustrant le calme et l'infini.C'est dans ce dernier espace que le visiteur est amené vers la grande toile blanche finale, qui laisse libre cours a la conclusion personnelle de tout un chacun, selon les reflexions et les croyances individuelles.Dans cette pièce.I isc Barbeau prend soin d'ajouter une trame sonore qui nous rapporte le bruit des vagues et qui appuie son propos.Outre les toiles et les effets sonores, l'exposition est aussi ponctuée de pas.de pieds moules dans le plâtre, tous un peu pclc-mcle au depart, avant que certains se distancent tranquillement du groupe, pour finalement n'en retrouver qu’un seul devant la grande toile blanche.comme une empreinte.Artiste professionnelle depuis lùùl, I isc Barbeau a etc très active au sein île regroupement de peintres de la region In Vivo» À la Galerie d'art du Parc, son exposition sera presentee jusqu'au 28 mars.Outre cet endroit, une autre de ses toiles se retrouve bien en vue au studio-théâtre L’Lskabel de I rois-Rivières.la ou on a d'ailleurs décidé de l integret a la pièce «Le Irans-siberien».qui y sera présentée bientôt • Laurent Luneau dans les méandres de la mémoire «Paysages de l’exil», à la Galerie d’art du Parc UNDA CORBO Trois-Rivières «On dit que le temps efface la mémoire.mais la distance l'efface aussi», dit l'artiste Laurent Luneau.Voilà plusieurs années qu'il a expérimenté cette affirmation.Aujourd'hui, il traduit sa réflexion par le biais de l'art en traitant de l'exil sous plusieurs formes, notamment en parlant de «l'exil du corps, volontaire ou forcé, de l'exil de l'esprit, dans un univers fermé et paranoïaque, ou celui que le poids du temps impose souvent à la fin d'une vie!» A la Galerie d'art du Parc, jusqu'au 28 mars, son propos prend forme par le véhicule de l'installation, qui occupe trois pièces de l'endroit.Cest en Afrique, dans les années 1970, que cet enseignant de profession a réalisé que loin de chez lui.sa mémoire s'effaçait graduellement, donnant lieu à de vaines tentatives pour retrouver dans son imaginaire les paysages du Québec, substitués plutôt par quelques images diffuses, voire quelques lignes d'horizon.En parallèle, sa réflexion s'est éten- due en songeant à tous ces gens exilés, distanciés de leur lieu d'origine, qu'ils soient libanais, vietnamiens ou égyptiens.Une réflexion qui s'est intensifiée au Cégep de Victoriaville, là où dans cette même décennie des années 1970, on ne comptait que huit Québécois au sein du corps professoral, note-t-il.Aujourd'hui retraité du monde de l'enseignement, ce mathématicien de formation peut laisser libre cours à son art.Or par le biais de l'installation, Laurent Luneau trouve matière à partager ses réflexions.Cest ainsi que dans deux des trois pièces dédiées à cette exposition, le visiteur se retrouvera devant de grandes toiles sur lesquelles Laurent Luneau a imagé certains paysages, pour ensuite les camoufler et ne laisser que le blanc, évoquant un certain brouillard.Dans la première pièce, on reconnaîtra un camp de réfugiés, au sol, alors que dans l'autre, une série de petits tableaux sans fond s'alignent, en superposition, chacun portant une parcelle de mémoire conservée.Dans cet esprit, il utilise des maté- Roch Voisine lance un album avec neuf chansons «revisitées» Montréal (PC) Le chanteur Roch Voisine a lancé mardi un nouvel album qui s'intitule «Je te serai fidèle», une version française de son classique «I'll always be there».Ce CD.sorti à la mi-novembre en France, est déjà disque d'or dans ce pavs avec plus de 100 000 copies vendues.L'album comprend six chansons inédites, mais neuf qui sont déjà connues du public.Voisine a revisité ces chansons dont son grand succès «Hélène».en version rock.Cette chanson avait connu un suc- cès sans précédent avec plus de 300 000 exemplaires vendus en quelques mois en 1989.Plus tard, en France.trois semaines à peine après sa sortie.la célèbre «Hélène» atteignait rapidement la première position.Dans la francophonie, ce classique a dépassé le cap du million d'exemplaires vendus, exploit qui vaut à l'artiste un disque de diamant.Le nouveau CD de Voisine comprend aussi «Délivre moi» en duo avec Véronic Dicaire et «La berceuse du petit diable», très différente de la version d’origine.» riaux de récupération, notamment de la suie, de la cendre et du feu, employant d'ailleurs le tison comme un fusain.Enfin dans un troisième et dernier temps, le visiteur se retrouvera face à une panoplie de branches recouvertes d'un voile blanc, dans une impression estompée encore une fois.Et en retrait, un pied en ciment, éloigné de quelques racines.Mais outre les paysages diffus ou voilés provoqués par l'exil du corps, accompagné d une perte d'identité, Laurent Luneau pousse la réflexion plus loin en évoquant l'exil de l’esprit cette fois, chemin vers la dépression ou la folie.dans les eaux plus sombres de l'inaccessibilité.Autant d’univers où l'on ressent la distance et l'abandon.Originaire de Chcsterville.Laurent Luneau a déjà exposé ses «Paysages en exil» à Victoriaville, St-Jean-sur-Riche-lieu.Lévis et au Mexique.Laurent Luneau se retrouve pour la première fois à Trois-Rivières, là où il avait effectué son baccalauréat en arts plastiques en 1992.» C O N F É RENCE-DIAP O RAMA MERCREDI - 3 MARS à 19h30 LE CHEMIN DE COMPOSTELLE Découvrez le plus important chemin initiatique de l’Occident ! Parcouru depuis plus de mille ans, le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle attire encore des milliers de pèlerins de tout âge.Paysages et rencontres inoubliables ! Avec M.Jacques Morin Journaliste de formation, il a marché sur des routes alternatives à la recherche de mieux-être et partage avec enthousiasme ses découvertes.Prix de présence offert par Voyages CAA-Québec.mmi lieu : Hotel Gouverneur.»/$ rue Hart.Trait-Rivières Coût : z» $ taxes incluses BILLETS IN VENTE SUR PLACE Information : (>19) j/A-igAg - Productions Clodio AM ‘ \ èvèmmmnU m ¦ VOXr^ popull WWW.Ntfo-vonpopoll X ooi PHOTO SYLVAIN MAYER Président du GRAVE, regroupement des artistes de Victoriaville, Laurent Luneau présente «Paysages de l'exil», jusqu'au 28 mars.Ce soir 21 h Belle et Bum Ariane Moffatt Yann Perreau, Luis Oliva, Paolo Ramos, Les frères Diouf, Monica Freire, Jean-François Lemieux.Animée par Roxane St-Gelais et Normand Brathwaite a/miQ 19h Les francs-tireurs Kevin Parent s'oppose au protêt d'incinérateur de déchets contamines a Belledune Télé-Québec tele'quebec.tv Ça change de la télé 14 Samedi 28 lévrier 2004 La Nomlltste LES SORTIES Djf I Le groupe de musiciens, chanteurs et danseurs africains H-Sao est en spectacle ce soir au Théâtre Bekourt Michel Barrette sera en supplémentaire le 5 mars prochain à la salle J.-Antonio-Thompson.ACTIVITÉS MUSÉE QUÉBÉCOIS DE CULTURE POPULAIRE • Camp de jour pour les 6 à 12 ans, lors de la semaine de relâche du 1er au 5 mars.Les leunes sont invités â découvrir toutes les facettes de la préparation d'une exposition Aussi, activités extérieures au programme; • Du mardi au dimanche, lOh i 17h, expérience «en prison!», à la Vieille prison de Trois-Rivières; - Le 7 mars, de I4h à 16h, atelier de fabrication de personnages ou d'animaux en pâte demande Info: 372-0406.CINÉMA CINÉ-CAMPUS - «L’homme sans passé», comédie dramatique, ce soir à 20h, le 29 février à I4h et le 3 mars à I9h30; - «Fnda», drame biographique, le 5 mars à I9h30; - «Une femme de ménage», comédie dramatique, le 6 mars à 20h.À la salle Léo-Cloutier du Séminaire St-Joseph, Trois-Rivières.Info: 373-4211.COMPLEXE CULTUREL FÉLIX-LECLERC - «Peter Pan», drame fantastique, aujourd'hui à 18hl5, 1er mars à 14h et 2 mars à 18h30, - «La Paye», science-fiction, aujourd'hui à 20h45 et le 3 mars à 19h Info: 523-1600.SALLE J.-A.-THOMPSON Le 6 mars, I4h30,18h et 20h30, les Grands Explorateurs présentent «Sri Lanka et Maldives» Info: 380-9797.CONCERTS CENTRE CULTUREL PAULINE-JULIEN Le 6 mars, 20h, dans le cadre des concerts intimistes Métro-Fournier, «Les grandes femmes» avec le Duo Lépme composé de Nathalie Lépme au piano et Sébastien Lépme au violoncelle.SPECTACLES MAQUISART - Le 29 février, 20h, la Ligue d’improvisation mauricienne présente le match opposant les Oranges aux Bourgognes, - Le 7 mars, les Turquoises affrontent les Blancs; - Le 9 mars, soirée de protection mensuelle de KmoiR.Entrée libre Info: 379-0235.PIERRE ANGULAIRE - Ce soir, 20h30, musique africaine avec Zale Seek et ses musiciens; - Le 5 mars, 20h30, prestation du chanteur-compositeur-interprète, François Désaulniers; - Le 6 mars, 20h30, musique aux parfums tziganes, méditerranéens et afro-américains avec Blues Gitan Info: 268-3393.AU PTriT PUB - Ce soir, 21h30, prestation du chansonnier Francis Forcier; - Les 4,5 et 6 mars, 21 h30, Sleeve Gravel sur scène; - Le 7 mars, soirée spectacle avec Jamil.Info: 372-5578.JOSS BAR Le 5 mars, 20h, la Ligue d'impro de Trois-Rivières et des environs présente la match entre le Jaune et le Noir.SALLE J.-A.-THOMPSON - Le 5 mars, 20h, «Je me souviens», spectacle de l'humoriste Michel Barrette; - Le 7 mars, «Capitaine Hornbifabulo», série jeunesse, 7 ans et plus Info: 380-9797.THÉÂTRE BELCOURT - Ce soir, 20h, prestation du groupe de musiciens, chanteurs et danseurs africains, H-Sao; - Le 6 mars, 20h, «Wô», spectacle du groupe Les Charbonniers de l'enfer Info: (450) 783-6467.JACOBER Rue St-Roch à Trois-Rivières, le 2 mars, rendez- vous gastronomique et musical avec le duo Digitalis composé de Claire Tremblay au hautbois et Sébastien Deshaies à la guitare Info: 375-9786.CENTRE DES ARTS DE SHAWINIGAN «Vitis Vimfera», un conte et légende sur les vins.Deux comédiens, deux verres de vin, deux heures de divertissement, au Foyer du Centre des Arts.Info: 539-6444.CONSEIL ARTS ET CULTURE DE SHAWINIGAN-SUD Dave Hamel, auteur-compositeur-mterprète, en spectacle le 5 mars à 20h.Info: 537-4222.EXPOSITIONS L La Franc* est à l'honneur au Centre des arts de Shawfnigan alors que sont présentées les expositions «Et vive la France» (Jusqu'au 14 mars).«Tendances françaises» (Jusqu'au 28 mars) et ¦Mille et une fragrances» (aussi jusqu'au 28 mars).Sur la photo, on aperçoit Lise Cormier (artiste de l'Association France-Québec).Louise Tremblay (artiste de Bordeaux), Monique Danis (présidente de l'Association France-Québec de la (Mauride) et Jacques Audibert (consul de France au Québec).MAISON HERTEL-DE-LA-FRESNIÈRE Rue des Ursulmes à Trois-Rivières, jusqu'au 21 mars, «L'architecture du Chemin du Roy à Trois-Rivières: un patrimoine à protéger».Entrée gratuite Du lundi au vendredi de 9h à midi et de 13h30 à 17h.GALERIE D'ART R3 UQTR Local 1030, Nérée-Beauchemm, Trois-Rivières, jusqu'au 12 mars, «Installation» du sculpteur Gérald Savard.Du lundi au vendredi de 9h à 17h.Info: 376-5136.MUSÉE PIERRE-BOUCHER Rue Laviolette à Trois-Rivières, jusqu’au 29 février, présentation des expositions «Des lieux et des écrivains québécois» de Solange Hubert et «Amour, délices et art» de la collection du musée Du mardi au dimanche de 13h30 à I6h30 et de 19h à 21 h.Entrée gratuite.Info: 376-4459.GALERIE D'ART DU PARC Rue des Ursulmes, à Trois-Rivières, jusqu'au 28 mars, deux expositions: «Où est Dieu?», peinture et photographie de Lise Barbeau et «Paysages de l'exil», installation de Laurent Luneau.Du mardi au vendredi de lOh à 12h et de I3h30 à 17h.Samedi et dimanche de I3h à 17h.Entrée libre.Info: 374-2355.CENTRE CULTUREL PAULINE-JULIEN Rue Fusey, Cap-de-la-Madeleme, les 28,29 févner, 6 et 7 mars, «Hybride», de Eve Tellier-Bédard De 13h à 17h.Info: 371-1685.ATELIER PRESSE PAPIER Rue St-Antoine à Trois-Rivières, jusqu’au 29 février, «Dans un sens» de Marie-Ève Laneville, Guillaume Massicotte et Yann Vallières.Du 5 au 28 mars, «Dérives et Attaches», du peintre et graveur, Yvon David.Vernissage le 5 mars à !7h.Du mardi au dimanche de 14h à I7h.Info: 373-1980.BIBLIOTHÈQUE ST-BONIFACE Au 155 Langevm, jusqu'au 27 mars, exposition des oeuvres de Nicole St-Yves et deux de ses élèves, Lise Grenier et Évelynn Gélmas.Le mardi de 13h à 15h, le mercredi et le vendredi de !9h à 21 h et le samedi de lOh à 12h Entrée libre Info: 535-3330.CENTRE D’EXPOSITION PÂTES ET PAPIERS Au parc portuaire de Trois-Rivières, exposition permanente et visite guidée faisant un survol des pâtes et papiers.Tous les jours de 8h à I8h.Info: 372-4633.MUSÉE DES SOEURS DE L'ASSOMPTION À Nicolet exposition permanente d'objets anciens, de peintures, de sculptures et autres.Info: 293-2011.EMBUSCADE Rue Badeaux à Trois-Rivières, jusqu'au 2 avril, «L'humain en quatre dimensions» de Marie-Claude Chayer Info: 374-0652.ATELIER CLAUDE MATTEAU Rue Laviolette à Trois-Rivières, exposition permanente Info: 372-9162.GAMBRINUS Boul.des Forges, à Trois-Rivières, jusqu'au 2 mars, «État de langueur», gravures de Valéne Guimond.Info: 691-3371.Rue Notre-Dame à Trois-Rivières, exposition permanente des oeuvres des artistes de la galene.Info: 373-0149.MUSÉE LAURIER A Victoriaville, au Lieu Historique National, jusqu'au 23 mai, «Sir Wilfrid Launer et la Première Guerre mondiale» et «L'abbé Rosaire Crochetière en mémoire» Du lundi au vendredi de lOh à 17h, samedi et dimanche, de !3h à 17h.Info: 357-2185.CONSEIL ARTS ET CULTURE SHAWINIGAN-SUD 10e Avenue, secteur sud, jusqu'au 29 févner, exposition des oeuvres de l'artiste peintre du Centre-Mauncie, Jacques Gosselin.Entrée libre Info: 537-4222.CENTRE CULTUREL DRUMMONDVILLE Jusqu'au 11 avnl, à la galene d'art L'Union-Vie, exposition de Déborah Chapman intitulée «Lieu Denis Boucher expose ses oeuvres.Info: 477-5518.ANOUKISEM Rue Ste-Anne à Yamachiche, tous les dimanches de 11 h à 16h et sur rendez-vous en tous temps.Info: 296-3919.CENTRE DES ARTS DE SHAWINIGAN Boul.des Hêtres, trois expositions prennent place et la France est à l'honneur: «Et vive la France!» est à l'affiche jusqu'au 14 mars tandis que «Tendances françaises» et «Mille et une fragrances» se poursuivront jusqu'au 28 mars.Tous les jours de 13h à 17h et du mercredi au samedi de 19h à 21 h.Entrée gratuite Info: 539-1888.ATELIER CÉLINE VEILLETTE Oeuvres de Céline Veillette, sur rendez vous en tous temps Info: 376-9805.MUSÉE QUÉBÉCOIS DE CULTURE POPULAIRE Rue Laviolette, Trois-Rivières, du mardi au dimanche de lOh à 17h, expositions au programme: Québec all dressed, L’Ogre de la forêt à Gaultier, Faire de l’air, Double vie, Vivre ici, Tours de table et la réserve ouverte Robert-Lionel Seguin Info: 372-0406.MAGASIN GÉNÉRAL LE BRUN Rue Pied-de-la-Côte, à Maskmongé, «Terrasse des noéls d'autrefois», exposition permanente de cinq maquettes monumentales réalisées par Clément Plante entre 1991 et 2003.Info: 227-2147.GALERIE D'ART MAURICIENNE Au 273, boul Ste-Madeleme, secteur Cap-de-la-Madeleme, exposition des oeuvres d'une dizaine d’artistes de la région.Cours disponibles sur demande.Info: 376-1108.GALERIE L'ESTELLE Sur la 50e Avenue à Ste-Flore, exposition permanente des oeuvres de Lisette M.Hanna.Info: 538-6968.GALERIE DENIS LAPORTE Sur la 50e Avenue à Ste-Flore, découvrez les oeuvres de Denis Laporte et l’environnement dans lequel il crée.Du mercredi au dimanche de 14hl5à 16hetde 19h!5à21h30.Info: 538-5196.STUDIO DES ARTS Rue la Fosse, à Trois-Rivières, exposition permanente de peintures et de sculptures de Jocelyne Duchesne.Rendez-vous en tous temps.Info: 691-3993 AUBERGE LAC DES NEIGES Au 100, Lac des Neiges, à Ste-Flore, exposition permanente d'acrylique sur toile d'André Trudel.Info: 533-4518.BIBLIOTHÈQUE BRUNO-SIGMEN Sur la 118e Rue à Shawmigan-Sud, jusqu'au 20 mars, exposition des oeuvres de l'artiste en arts visuels, Marguerite Boivin.Aux heures d'ouverture de la bibliothèque.Info: 537-4989.ATELIER DENISE JORDAN Rétrospective des oeuvres de l’artiste: peintures, dessins et cartes.Sur rendez-vous.Info: 376-3307.Vous NE SAVEZ PAS ce que VODS MANQUEZ ! Vous lisez Le Nouvelliste seulement le samedi ?Vous ne savez pas ce que vous manquez le reste de la semaine.Profilez de notre abonnement à votre porte dès 6 h 30 le matin du lundi au samedi.Téléphonez des mainlenanl • 376-2000 • sdns liais I 87?933 ?506 SPORTS • ARTS ET fBLTURE • AFFAIRES • INFORMATIONS REGIONALES • CAHIERS SPECIAUX • PHOTOS • CHRONIOUES • ACTOUTÊS ET REAUCOHP PLHS o Si»* V ¦ ma aaa ¦ Il ADI R DI l VNFORMA-'lON «(GiOHAiE D17^ Ll NMVIlliSte \imcdi 28 lev ner 200-t 15 TOUT SAVOIR • TOOT VOIR • TOOT ENTENDRE MAGAZINE WEEK END Kaïn: l'entêtement qui mène loin STEPHAN TRAPPIER Truis-Ri\ ières I.histoire de k.im devrait être écrite quelque part et être distribuée a tous ces jeunes groupes de musique qui.fatigués de se faire fermer la porte au nez.finissent par tout laisser tomber.Les quatre gars de Drummondville auraient pu se décourager en cours de route.Mais au lieu de tout lâcher, ils ont fait preuve d un entêtement exemplaire et.aujourd hui.ils trônent au sommet des palmarès avec leur chanson Parle-moi J toi.Et ce n’est qu’un debut: les membres du groupe ont encore l’intention de continuer à se battre pour se faire une place encore plus grande dans le marché musical québécois.C’est en ld99 que kaïn voit le jour.I.e temps de creer une chimie entre les membres du groupe et de définir la direction musicale à prendre, les quatre joyeux compagnons se lancent à l’assaut de tout ce qui s’appelle concours.Demi-finaliste aux Francouvertes de Montréal en 2000 et deuxième au Festival de la chanson de Granbv en 2001.les débuts s’annoncent prometteurs.Mais toutes ces mentions honorifiques ne font pas tomber les contrats de disque du ciel et rapidement kaïn doit retourner dans son local «à Drummond» pour continuer à peaufiner son produit.Pratique après pratique, le chanteur Steve Veilleux.le batteur Ya-nick Blanchette et les guitaristes Patrick Lemieux et Pasco Tessier persistent à croire qu’un jour une maison de disques leur fera confiance.«Si on a tellement travaillé, c’est parce qu’on aimait ça et parce qu’on y croyait», raconte Patrick, le guitariste Les quatre membres de la formation kaïn.aux cheveux rouges «Evidemment, on espérait qu’un |oui ça allait dehloquci Mais on aime tellement la musique qu’on aurait tait tout ce travail de toute façon.I "est ça.la passion!» \ l’epoque.les gars de kaïn ont tellement confiance en leurs movens qu'ils se pavent eux-mèmes le luxe d'allci enregistrer en studio, \ncien collaboia-teui de Hart Rouge.Davy Gallant de tecte le potentiel vie k.un et décide d'accueillir le groupe dans son studio de Drummondville.Demo par ci.demo pat là.les membres vie kaïn font le tout vies maisons de disques en se croisant les doigts.1 i-nalement.Passeport leut fait signe 1 a qualité initiale des enregistrements est tellement bonne que seules les voix doivent être refaites.Fl ainsi naquit, au mois d’août 200?.le premier disque de k.ïm.«C'est notre entêtement qui a fini par payer», lance le chanteur du groupe «C’est sûr que les concours ne nous ont pas nui.Ma is c’est d'abord et avant tout dans notre local, à travailler et travailler encore, qu’on a le plus progressé.» I album «Pop culture» vie k.un otite un intéressant amalgame vie çnmçv.de /('ççue' et surtout de folk.I e produit final est quelque peu multidirectionnel, mais les gars du groupe veulent les choses ainsi.Et jamais la compagnie de disques Passeport a tenté vie changer quoi que ce soit à cette âme musicale pont en favoriser la commercialisation.Une philosophie qui a été particulièrement appréciée par les membres du groupe.«Ils ont tout de suite aime notre musique et ils l’ont respectée jusqu’au bout», explique le chantent Steve \ cil-leux qui s’vvccupe des musiques et des textes «C’est important d’étre ainsi ies-pecte pout continuel a avon du plaisir à cieer.I t je pense aussi que les gens le ressentent quand ils écoutent quelque chose d'authentique » Ce sentiment vie liberté et d’aulhen-ticite.c’est sut scene que la formation k.un le vu le plus I n show, c’est un gros party.D’ailleurs, on veut vraiment faire des spectacles a la grandeur du Oucbcc |>oui patlagei mure énergie», signale le guitariste Patrick Lemieux qui promet que I rois-Kivières sera sur l’itineraire du groupe au cours de l’ete prochain.D'ici la.la formation va continuer a faire vie la promo, et à ecoutcr leurs chansons a la radio «C'est vraiment tnppant d'entendre ce que tu lais à la radio .lance a son tout Steve Veilleux.le grand sourire aux lèvres «C'est comme si une partie d’un rêve se réalisait.» Mais pas question vie s'asseoit sur ses lauriers D'ailleurs, de nouvelles ehansons sont déjà en ehantiei et Steve V eilleux promet du materiel «plus mature» pour leventuel second album.Sui Pop culture, on retrouve vies textes qu’on a écrits quand on avait 1S ans», fait remarquer le leader du groupe forme vie membres ages de 25 à 2^ ans.("est donc le fruit du cheminement entre l’adolescence et la période jeune adulte.Dans les nouveaux textes, il y va sûrement y avoir une nouvelle maturité.Mais c'est sûr qu'on va tou-jours gardci cette belle et grande naivete.ce bonheur vie jouer, cette liberté qt cet entêtement qui nous ont permis vl’avoit aujourd’hui notre place.» • Pat The White: une question d'émotion STÉPHAN TRAPPIER Trois-Rivières Pat The White, c’est Patrick Leblanc.Pour se donner corps et âme à sa passion qu’est le blues, le guitariste-chanteur de la Gaspésie n’a pas hésité une seule seconde à shakespeariser son nom.Bel effort, mais ce n’est pas un nom qui donne de la profondeur à une musique.Il faut dire que Pat The White (décidément) est bourré de talent.Quel guitariste, mes amis.De la trempe à Steve Hill, rien de moins.Un gars fort habile avec ses 1(1 doigts qui se donne à fond sur une scène.D’ailleurs, ce n’est sûrement pas pour ses beaux yeux que la Société blues de Montréal lui a décerné le titre de meilleur artiste blues en spectacle.Sur disque, cependant, c’est un peu linéaire.C’est loin d’être mauvais, mais disons que c’est pas mal standard et que l’émotion est pas mal trop encadrée.À ce chapitre, Nanette Workman lui donne une petite leçon d emotions sur la pièce Feels Like Mississippi qu elle fait avec lui en duo.Certes, les nostalgiques des Ray Vaughn et compagnie vont y trouver leur compte, mais on a de la difficulté à cerner le gars qu’on écoute.On peut traduire un nom mais pas un style.En musique, son style, il faut trouver le sien! • ¦A ?CE QUI FAIT LA FORCE DES PETITES ANNONCES r * b % ENTREZ DANS L'UNIVEIS CAICtlAl Explorez le milieu de vie du prisonnier.Découvrez ses relations avec les détenus, les gardiens et sa famille.Venez vivre une rencontre à travers une expérience de visite forte, troublante, réelle.1' LEADER DE L’INFORMATION REGIONALE cyitffrtssc.ci Publiées chaque jour ( Pour une fréquence rapide et élevée auprès des consommateurs) VISITE EXPÉRIENCE UN LIEU EXPOSITION DU MUSÉE QUÉBÉCOIS DE CULTURE POPULAIRE 200, rue Laviolette (angle Hart) Trots-Rivières Information et réservation : (819) 372-0406 infodenpnson.com www.enpnson com tN (fc tv |nm à la «ft> K- Illrti * mai nu A noun üxi tlxnu qui a inspiré un film.Les Éditions Libre Expression l’ont réédité avec une page couverture reprenant l'affiche du film.» Le meilleur de la culture Le" LEADER DE L’INFORMATION RÉGIONALE OtOf t M 401 Gltlil »Ofl ' LFS NUITS PC MONTttAl * G À L AFFICH E! IrRÔis-RIVItRES ÔT7| FeintMA OU CApTI rSHAWINIGAN CI X » H I t «» g I PRÉIINTEMENÏ À l’AEEKHE ! ! Fl El*3 DE i* S V r— M MA BIRMANS—1 son
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