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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
Novembre
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Le monde ouvrier = The labor world, 1993-11, Collections de BAnQ.

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sera sfctr*ii£ Novembre 1993 N° 7 WMM l'V- .'** A*.' .;.; -¦ -J, .:'*;= mm mm® : • .23e CONGRES DE LA FTQ Pages 3, 4 et 5 r ^ w ( A ;-y 1 i „ V • rj V 4P SOMMAIRE 23e congrès FTQ Regroupons nos forces pages 3 à 5 Déléguées et délégués sociaux Conférence 10e anniversaire page 6 Conseil général FTQ Projet d’entente FTQ-CTC page 7 Sommet de la construction Est-ce un nouveau départ?page S Congrès de fondation Regroupement des personnes à la retraite (RPR) page 9 Fonds de solidarité Le travail à la base page 10 Un an de grève à Schokbéton Un appel à votre solidarité page 11 Dans les quotidiens Une solidarité exemplaire pages 12-13 Maquiladoras La liberté de parole, connaît pas! page 14 SANTE-SECURITE pages 15 à 1S Élimination de la pauvreté La FTQ lance un appel pressant Liste des conflits page 19 Semaine de prévention de la toxicomanie Un journal spécial En Bref Caisses populaires Les lock-out se multiplient Coupon d’abonnement page 24 page 20 pages 21 à 23 US SŒQMgm Pjn OUVRIER r S La première parution du Monde ouvrier remonte au 18 mars 1916, ce qui en fait le doyen des journaux syndicaux au Québec et au Canada.Toute reproduction totale ou partielle des articles contenus dans Le Monde ouvrier est permise a condition d’en indiquer la source.Bulletin d'information publié par la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) Président: Fernand Daoust Secrétaire général: Clément Godbout 545, boulet uni Crémazie 1st.17‘ étage.Montréal (Québec) H2M 2V1 Téléphone: (514) 383-8001) Télécopieur: (514) 383-8001 Responsable: André Messier Secrétariat: Aline Ynllièrcs Collaboration: Manon Cliarlebois, (TM; Alain Gauthier, Fonds de solidarité; Y van Boucher, Gilles Léveillé, Dominique Savoie, Jean Sylvestre, FTQ.Photos Serge Jongué •Mise en page «À la source»: Anne Brissette Tirage: 50 000 exemplaires Dépôt légal à la Bibliothèque nationale du Québec * - - :>9e 2 Le Monde Ouvrier, novembre 1993, n 7 REGROUPONS NOS FORCES C'est le 13 décembre prochain que s'ouvrira notre 23e congrès, au Palais des Congrès à Montréal.Sous le thème «Regroupons nos forces», le congrès se veut un moment privilégié de réflexion sur nos pratiques syndicales.Au cours des dernières années, nous avons collectivement investi dans le développement de nouveaux dossiers.Nous avons élargi nos champs d'intervention pour répondre aux besoins manifestés par nos membres.Ce ne sont pas les patrons ou les gouvernements qui nous ont poussés dans le dos pour développer le programme de déléguées et de délégués sociaux, qui nous ont inv ités à former des milliers de militants et de militantes qui travaillent en santé-sécurité.Ce ne sont pas eux non plus qui nous ont demandé de mettre de l'avant tous les problèmes et les revendications qui touchent le dossier de la condition féminine, l’as plus qu'ils ne souhaitaient nous voir intervenir dans le dossier de la formation professionnelle ou dans celui du développement économique et de l'emploi, avec le Fonds de solidarité.Il ne faudrait pas non plus oublier le dossier de l’organisation du travail, dossier dans lequel nous sommes de plus en plus impliqués et à propos duquel nous commençons à développer de l'expertise et des positions syndicales.Chacun de ces dossiers est une «force».Regrouper nos forces, c ’est les réunir, former un tout qui va raffermir notre action syndicale.Comment réussir à le faire?Nos milieux de travail sont les lieux privilégiés de notre action syn- dicale locale: c'est là que nous négocions, c'est là que nous vivons le quotidien de nos relations de travail, c'est là que se trouvent les racines de notre vie syndicale.C’est là aussi que se dessine un nouvel enjeu, la création d'emplois de qualité dans une organisation du travail respectueuse des besoins de nos membres, et ce.dans un contexte économique, politique et social difficile.Regrouper nos forces, parce que nous sommes plus que jamais confrontés à des défis innombrables, dans nos milieux de travail, dans tous les lieux où nous sommes appelés à représenter nos membres.Et ces lieux se multiplient avec notre employeur et s'incarnent dans toutes sortes de comités et sur de nouveaux dossiers.Il faut en parler, définir nos objectifs de participation, établir ce que nous, nous voulons.C’est votre premier congrès?Vous n’avez jamais assisté à un congrès de la FTQ et vous vous posez des questions?Ça se comprend.Plus de 1200 personnes, un Palais des Congrès qui impressionne, des procédures nouvelles, des travaux en commissions, une kyrielle de documents.Mais rassurez-vous.Afin que vous puissiez participer pleinement et suivre les débats, la FTQ organise une rencontre des nouveaux et des nouvelles délégués la première journée du congrès.La première chose à vérifier quand vous aurez en main votre serviette de congrès, c’est l’horaire.Vous y trouverez le lieu et l’heure de cette rencontre.Le Monde Ouvrier, novembre 1993, n° 7 3 y .•¦••-.••v.vl -'v Ppsflljp 'rfwMIBW Regrouper nos forces, parce que de partout nous viennent des messages que le mouvement syndical doit changer, sous peine de.Il ne se passe pas une journée sans qu’un patron, sans qu'un politicien, ne nous dise qu'il faut que les relations de travail soient moins conflictuelles ou que les conventions collectives soient plus flexibles.Des relations de travail moins conflictuelles, des conventions collectives plus flexibles ça veut dire quoi pour nous?Est-ce que ça veut dire la même chose pour les patrons?Nous avons aussi à représenter les travailleurs et les travailleuses à de nombreuses autres instances, régionales ou sectorielles (développement régional, forma- tion professionnelle, comité d’adaptation de la main-d'oeuvre, grappes industrielles, etc.) et aussi au niveau national (Société québécoise de développement de la main-d’oeuvre, CSST.etc.).Comment trouver le temps que ces participations requièrent?Comment mettre en place des mécanismes de consultation qui permettent de soutenir ceux et celles qui y sont délégués?Quand nous affirmons que le mouvement syndical est «invité à changer», ce n’est pas de la théorie.Concrètement, dans un nombre grandissant de milieux de travail.les syndicats locaux prennent des décisions en proposant des modifications dans les mécanismes des relations du travail ou quant à l’organisation du travail.Dans bien des cas aussi, c’est l'employeur qui arrive avec des propositions tie changements.LES RÉSOLUTIONS Plus d’une centaine de résolutions ont été acheminées à la FTQ et seront débattues au congrès.Envoyées par les sections locales, les Conseils du travail et le Conseil général, les résolutions sont réunies dans un cahier qui a été posté, le 12 novembre dernier, à toutes les sections locales, permettant ainsi à tous les déléguées et toutes les déléguées d’en prendre connaissance.Nous attirons votre attention sur le fait que ce même cahier contient également trois des quatre Déclarations de politique (voir plus loin pour les sujets) qui seront soumises au congrès pour adoption.Il n’en tient qu’à vous d’en prendre connaissance.LES DÉCLARATIONS DE POLITIQUE En plus des résolutions, le congrès est habituellement saisi d’un certain nombre de déclarations de politique qui font suite à des colloques tenus au cours des deux années précédentes ou qui visent à préciser les positions de la centrale sur des sujets de l’heure.Cette année, quatre déclarations seront soumises au congrès: • Le financement de la formation syndicale • La violence faite aux femmes • L’organisation du travail • La concertation 4 Le Monde Ouvrier, novembre 1993, n Le président, Fernand Daoust, et le secrétaire général, Clément Godhout, sont les deux dirigeants de la FTQ qui exercent leurs fonctions à plein temps.Ils sont donc tous deux en mesure de présenter au congrès bilans et prospectives.Dans son discours d'ouverture, le président fait un bref survol des grands événements qui ont marqué la centrale et le Québec depuis le dernier congrès et développe des perspectives d’avenir autour du thème du congrès.Le rapport du secrétaire général, quant à lui, est étudié par un comité qui présente ses conclusions au congrès.Ce rapport fait le tour de l’ensemble des activités dans lesquelles la centrale a été impliquée au cours des deux dernières années et dégage un certain nombre de perspectives quant aux priorités futures.Le Monde Ouvrier, novembre 1993, n° 7 5 Chaque syndicat doit s’ajuster, du mieux qu'il le peut, compte tenu de son expérience et de la réalité de son entreprise.Ce processus de changement, s'il est amorçé depuis longtemps, s'est accentué au cours des dernières années et a eu comme conséquence que les modèles de relations du travail sont de plus en plus différents.l'évolution n'étant pas la même partout.Dans un tel contexte.nos pratiques syndicales sont, elles aussi, appelées à changer, à se diversifier, à s’ajuster.Regrouper nos forces, c'est partager nos expériences et constater que les questions et les enjeux demeurent les mêmes.C'est de cette façon que nous procurerons à nos actions syndicales une direction commune, gage de notre solidarité.La réflexion sur les répercussions de tous les changements qui se vivent dans les milieux de travail sur la centrale elle-même ne peut, elle non plus, être évacuée.Parce qu’une de nos forces, c’est notre centrale, c’est la FTQ.Il faut que la FTQ soit en mesure de répondre aux nouveaux besoins, de s’ajuster aux nouvelles orientations.Elle se doit de rester collée aux réalités changeantes des relations du travail, des milieux de travail et des syndicats.Pour répondre adéquatement aux besoins et aux attentes des syndicats et de leurs membres, la FTQ doit-elle ajuster certaines de ses orientations, de ses structures, de ses services? Un bilan après 10 ans d’existence À la soirée d'ouverture de la 6° Conférence annuelle des déléguées et délégués soeiaux du Conseil des iras ailleurs et travailleuses du Montréal métropolitain, Jacques Rhéaume, professeur à l’Université du Québec à Montréal, a présenté rie façon synthétique les principaux résultats de la recherche qu’il a menée tout récemment sur le Réseau des déléguées et des délégués soeiaux.Les résultats s'appuient sur une démarche rigoureuse exécutée de la façon suis ante: • Cent trente déléguées et délégués soeiaux ont répondu à un questionnaire; • Vingt-cinq entrevues individuelles ont été faites avec neuf ries déléguées et délégués soeiaux.sept avec des directeurs de syndicats et neul avec ries présidents d’unités locales.Cette recherche qui trace le portrait du Réseau comprend les éléments suivants: le degré d'implication des déléguées et délégués sociaux, les problèmes pour lesquels on leur demande de l'aide, leur pratique d'intervention, leur rôle et l'intégration à la structure syndicale.Les résultats de cette recherche sont parfois surprenants par rapport à l'image que l’on se fait.ou.au contraire, confirment ce que l'on en sait.Voici quelques résultats: • Les femmes représentent 33 % de la population des déléguées et délégués soeiaux; • Depuis dix ans, plus de 700 déléguées et délégués sociaux ont été formés sur le territoire du CTM.De ce nombre, 70 7c l’ont été dans les trois dernières années.• 75 7c des déléguées et délégués sociaux occupent ou ont déjà occupé une autre fonction syndicale: • Dans les unités locales où l'on retrouve un réseau de déléguées et délégués sociaux, il y a 20 7c des conventions collectives qui reconnaissent leur travail ou permettent des libérations syndicales; • Un représentant ou une représentante des déléguées et délégués sociaux siège à l’exécutif dans 65 7c des unités locales • Les problèmes reliés au travail (violence, harcèlement, insécurité d’emploi) sont ceux qu'un tiers W — des déléguées et délégués sociaux voient augmenter le plus.• A peu près autant voient augmenter les problèmes émotifs (burnout.dépression, etc.) ou familiaux.Il est intéressant de noter que 67 7< des déléguées et délégués sociaux interrogés disent demeurer en contact sur une longue période avec les membres qui viennent leur demander de Laide.Il y a donc une forme de support et d’entraide soutenue dans le temps, une solidarité qui dépasse les moments de crise ou d'urgence.Deux conclusions sautent aux yeux à la lumière de ces résultats: le travail des déléguées et délégués sociaux répond à des besoins énormes; ils et elles sont bien intégrés dans la structure syndicale.Des résultats valorisants, encourageants et motivants pour tous ceux et celles qui sont impliqués dans le programme.L’entente CT.M-Centraide, permettant la mise sur pied du Programme des déléguées et délégués soeiaux remonte à 1983.Le CLM a tenu à souligner ce ÎO1' anniversaire en invitant, à I ouverture de la conférence, Richard McConomv, président du C onscil d administration de (.entraide, Fernand Daoust, président de la I-I Q.Michèle Thibodeau Deguire.présidente et directrice générale de ( entraide, et Clément Godhout, secrétaire général de la FTQ.Ils et elle sont venus rappeler aux 168 participants et participantes, l’importance des déléguées et délégués dans nos structures syndicales.\ la soirée d'ouverture, il y a eu un quiz qui portait sur les résultats de la recherche menée par Jacques Rhéaume.C'est I équipe des déléguées et délégués sociaux (photo), composée de Jacques Forest (SCFT-301 ), Anne De Bellefeuille lCKS-800), Claude McKenzie (Métallos-92221, Chantal Dumoulin (SKPB-463), qui a remporté la victoire 6 à 3, contre l’équipe des vice-présidentes et vice-présidents de la FTQ: Lauraine Vaiilancourt (L'IOVD), Yvon Bellemare (Tl AC), Carole Haywood (SKPB-57), Henri Massé (SCFP).6 Le Monde Ouvrier, novembre 1993, n° 7 ¦i' V Vf » 7m Conseil général pré-congrès Entente imminente FTQ-CTC Lors de la réunion du Conseil général de la FTQ le 28 octobre, le président, Fernand Daoust, a présenté aux membres délégués les grandes lignes d'un projet d'entente FTQ-CTC, projet qui modifie radicalement les rapports entre les deux organisations, donne plus de moyens financiers à la FTQ et concrétise le fait que c'est notre centrale qui a le pouvoir de représentation des membres québécois du CTC.dent de la FTQ-eonstruction et vice- président de la FTQ et du eon-seiller politique, Jean-Guy Frenetle.Il y a eu un total de cinq rencontres entre les deux comités.Le projet d'entente doit être soumis au Conseil exécutif du CTC au début décembre.Si tout se déroule normalement, le président devrait être en mesure d'annoncer les détails de l'entente au congrès qui, rappelons-le, s'ouvre à Montréal, le 13 décembre.« Au rythme où vont les choses, nous serons en mesure de déposer au congrès une entente finale en vertu de laquelle la FTQ aura atteint ses grands objectifs.Ce sera un grand jour pour la FTQ et les travailleurs et travailleuses que nous représentons » Fernand Daoust On se souviendra qu'au congrès du CTC à Vancouver en juin 1992, suite à la défaite du candidat de la FTQ, Guy Cousineau, Fernand Daoust avait déclaré que les liens qui unissaient les deux organismes devaient être radicalement révisés, sous peine de voir la FTQ quitter le CTC.Les négociations s’engagent Quelques mois plus tard, suite à l'adoption d'une résolution du Conseil général de la FTQ fixant nos objectifs, des négociations s’amorçaient.Le comité de la FTQ était composé, en plus du président, du secrétaire général, Clément Godbout, de Jean Lavallée, prési- Depuis déjà 3 ans.le Syndicat des routiers (Teamsters) a réintégré les rangs de l'AFL-CIO.la centrale syndicale américaine, après en avoir été expulsé.Plus tôt cette année, c’était au tour du Congrès du travail du Canada (CTC) d'accepter leur affiliation.Dans les semaines qui ont suivi, des discussions s’engageaient entre la FTQ et les Routiers.Ces discussions ont conduit à une recommandation unanime du Bureau de la FTQ à l’effet d'accepter, à compter du 1er octobre de cette année, leur affiliation à la FTQ.La recommandation a fait l'objet d’un bon débat au Conseil général.La majorité des intervenants et des intervenantes, qu'ils aient parlé pour ou contre, avaient tous des exemples de frictions qu'ils avaient eues avec les Teamsters.C’est cependant par une large majorité que la recommandation a été adoptée.Ceux et celles qui s’opposaient étaient sceptiques quant à la qualité de la démocratie syndicale dans le syndicat et souhaitaient que la FTQ établisse des mécanismes de surveillance.Ceux et celles qui parlaient en faveur faisaient état du ménage qui a été fait, des structures canadiennes et québécoises mises en place, et soulignaient que, ce à quoi il fallait d'abord penser, c’est aux quelque 30 000 travailleurs et travailleuses qui composent le syndicat et qui bénéficieront des services de la centrale.Un autre point important, c’est celui de l’acceptation par les Routiers de se conformer aux dispositions du protocole de non-maraudage de la FTQ, ce qui permettra de mettre fin au gaspillage des ressources englouties dans des querelles intestines.Les Routiers seront donc délégués de plein droit au prochain congrès de kt FTQ.On prépare le congrès Cette réunion du Conseil général aura aussi permis d’adopter les déclarations de politique et les résolutions qui seront soumises pour débat et adoption au congrès.Soulignons en terminant que le Conseil général a aussi adopté des résolutions d'appui aux travailleurs et travailleuses en lockout à The Gazette et au Journal de Montréal et aux grévistes de Shockbéton, pour qui un appel de soutien financier a été lancé.Le Monde Ouvrier, novembre 1993, n° 7 7 Construction: fini les décrets, place à la négo?Un nouveau régime de négociations, fondé sur la division en trois secteurs de l’industrie de la construction et débarrassé des décrets du gouvernement, pourrait bien voir le jour dans les prochaines semaines au Québec.C’est du moins l’espoir qui anime les travailleurs de la FTQ-construction au lendemain du «Sommet sur l’industrie de la construction» qui s’est tenu, pendant trois jours, à la fin d’octobre, à Dorval.«Nous on préconise la même position que le gouvernement quant aux changements à apporter à notre régime de négociations», affirme le président de la FTQ-construction, Jean Lavallée, «sauf qu’on ne veut pas que la représentativité des syndicats soit pondérée par le nombre des heures travaillées».Même si aucune entente n'a pu être réalisée pendant le Sommet sur la proposition déposée par le ministre du Travail, Normand Cherry, les parties se sont quittées finalement sur un assez large consensus à ce sujet rapporte le directeur général de la FTQ-construction, Yves Paré: «Au dernier jour du Sommet, 90 % des entrepreneurs et 75 % des travailleurs acceptaient la formule mise de l’avant par le ministre.» Avec le président de la FTQ, Fernand Daoust, Jean Lavallée et Yves Paré défendaient les positions de la centrale à ce forum.Cette formule prévoit donc, pour les fins de la négociation, le découpage de l’industrie de la construction en trois secteurs: le résidentiel; l’institutionnel, commercial et industriel: le génie civil et la voirie.11 y aurait une convention collective par secteur.Le pouvoir de décrets du gouvernement serait abrogé.L’association patronale unique à laquelle tous les entrepre- Avant le début du sommet, plusieurs centaines de travailleurs de la construction sont venus manifester à l’extérieur, pour signifier au gouvernement et aux employeurs qu’ils en avaient assez de l’insécurité.Sur la photo, Yves Paré, et à sa gauche, Jean Lavallée.neurs de l’industrie sont tenus d’adhérer en vertu de la loi actuelle serait remplacée par une association patronale dans chaque secteur.Ce serait l’APCHQ, l'ACQ et l’ACRGTQ.les trois associations sectorielles existantes, et les entrepreneurs seraient obligés d'adhérer, selon leur choix à une d’entre elles.Côté syndical, la pluralité existante serait maintenue, le maraudage décidant toujours de la représentativité parmi les cinq associations actuelles.Deux ombres au tableau cependant.La proposition Cherry prévoit de pondérer les résultats du maraudage par les heures effectivement travaillées par les membres de chaque syndicat dans chaque secteur.Elle prévoit aussi d’abaisser de 15 à 10 % le taux de représentativité donnant droit de siéger aux tables de négociations.«La pondération chez les travailleurs, c’est inapplicable.Et, en plus, ça donnerait aux entrepreneurs qui veulent nous jouer dans les pattes tout le pouvoir pour le faire.Le meilleur système, c’est un homme, un vote», soutient Jean Lavallée.«Donner une place aux tables de négociations à un syndicat qui ne représente que 10 % des travailleurs, ça n’a aucun bon sens.Le 15 c/c actuel, c’est à la limite de ce qui est acceptable.Dans un régime d’accréditation, ça prend 50 % pour avoir le droit de négocier», souligne Yves Paré.Quant au risque que la division de l’industrie en trois secteurs pourrait entraîner une diminution des salaires et des conditions de travail dans le «résidentiel», les deux dirigeants de la FTQ-construction ne croient pas qu’il soit très grand.«C’est sûr qu’il y aura des pressions selon les secteurs, mais ça va rester à négocier, et c’est ça qui compte, on va pouvoir enfin négocier», dit Jean Lavallée.«Si on n’accepte pas cette formule, le risque, c’est plutôt que tout le secteur résidentiel soit exclus du régime de négociations», ajoute Yves Paré.Au sujet du travail au noir, même si le Sommet n’a rien donné de concret pour arriver à l’éliminer, il a permis une prise de conscience fort importante, selon les deux dirigeants syndicaux.«Quand les entrepreneurs disent: oui, on est prêts à donner le pouvoir aux inspecteurs d’arrêter les travaux quand ils sont illégaux, c’est tout un pas en avant!, concluent Jean Lavallée et Yves Paré.8 Le Monde Ouvrier, novembre 1993, n° 7 Une première au Québec Un regroupement syndical de personnes à la retraite Les 22 et 23 octobre avait lieu le congrès de fondation du «Regroupement des personnes à la retraite (RPR)» du Conseil des travailleurs et travailleuses du Montréal métropolitain (CTM).Plus de quarante personnes ont participé au congrès de fondation qui a adopté des statuts, mis sur pied les comités permanents du RPR et procédé à l'élection du comité exécutif.Pour le nouveau président.Robert Bouchard, qui était également président du comité provisoire, la fondation du RPR est d’une importance capitale.«Bien sûr.déclare-t-il.il y a d’autres organisations de personnes à la retraite et nous entendons développer des liens avec elles.Cependant, tous ceux et toutes celles qui ont milité dans le mouvement syndical peuvent jouer un rôle précieux dans la défense des droits des personnes à la retraite grâce à leur expérience et à leurs connaissances».«De plus, ajoute-t-il.nous pouvons continuer à nous impliquer dans les luttes actuelles du mouvement syndical.Notre congrès de fondation a d’ailleurs adopté une résolution d'appui aux lock-outés de The Gazette et du Journal de Montréal».Qui peut devenir membre?En vertu des statuts qui ont été adoptés, est membre du RPR toute personne à la retraite dont le syndicat local est affilié au Regroupement.Le coût de l'affiliation est minime: 25 ou 35 S par année selon la taille du syndicat.Pour une pério- «Vieillir au Québec, c’est l’enfer» Conférencière invitée au congrès de fondation, madame Monique Richer, journaliste responsable du courrier des aînés au Journal de Montréal, a été très critique à l’égard des gouvernements et au peu de considérations qu’ils ont pour les personnes âgées.Elle s’en est particulièrement pris au «beu de Matane», le ministre Marc-Yvan Côté, l’accusant de «concocter des tickets modérateurs qui s’appliquent aux personnes retraitées qui ont le malheur de prendre des médicaments parce que leur carrosserie n’a plus 20 ans».«Ce ministre, a-t-elle déclaré, l’avez-vous entendu demander que le programme d’aide aux travailleurs âgés, le PATA, soit adapté pour le secteur du vêtement à Montréal?L’avez-vous entendu se prononcer sur les fermetures d’usine et les restructurations qui font perdre des milliers d’emplois?Selon madame Richer, c’est de plus en plus la misère qui est le lot des personnes âgées, surtout les femmes, ce qui lui fait dire que: «Vieillir au Québec, c’est l’enfer!» de de trois ans.peut également être membre toute personne à la retraite qui fut membre d’un syndicat affilié à la FTQ ou au CTC.Le coût de cette affiliation individuelle est de IS par mois.On voit donc que l'objectif à long terme est d'amener les syndicats locaux à devenir membre du RPR.Pour accueillir le RPR et officialiser ses liens avec le mouvement syndical, le CTM a modifié ses statuts pour lui faire une place dans ses structures.En vertu de ces modifications.le RPR a droit à un siège à l'exécutif du CTM et à deux personnes déléguées aux assemblées générales mensuelles et au congrès.On vous attend Etes-vous une de ces personnes qui aurait bien aimé garder des liens avec le mouvement syndical après avoir pris votre retraite?Alors, le RPR c’est pour vous.Téléphonez o> immédiatement! Vous pouvez vous co renseigner au CTM (387-3666) ou c téléphoner au président.Robert Bouchard au 487-6379.LES MEMBRES DU COMITÉ EXÉCUTIF PROVISOIRE Robert Bouchard l’hil I.amoureux Lucien Duhamel Arthur Baheu.v
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