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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Références

Le monde ouvrier = The labor world, 1986-12, Collections de BAnQ.

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a ii9iic nrar * Bulletin d’information de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) décembre 1986 VANDALISME MANOIR RIQHÉUEÙ QUÉBEC-AIR RAFFINERIE DE SUCRE ' 'SOQUEM SGF MADELIPÊCHE L CEUX QUI SONT AU POUVOIR A QUÉBEC DILAPIDENT NOS BIENS COLLECTIFS.il FAUT LES RASSEMBLEMENT PR,VSA^ONS Quand Louiselle Pilote est venue dire que les ex-travailleuses et ex-travailleurs du Manoir Richelieu ne lâcheraient pas et que Malenfant n'aurait pas leur peau, la salle s'est levée, émue.Quand cet homme sest avancé au micro, taisant son nom, parce qu'il voulait parler et que chez Quebecair où il travaille, un nouveau règlement interdit de dire quoi que ce soit qui puisse nuire à la compagnie, la salle a tressailli.Pour les entendre, eux, ainsi que d'autres victimes des premières privatisations — réelles ou appréhendées — du gouvernement Bourassa, plus de 300 personnes se sont rassemblées à Québec, le 25 novembre, répondant ainsi à l'appel des quatre grandes centrales québécoises: la CS N, la FTQ, l'UPA et la CEQ.i & Suite à la page I6 b * Ce document a ete prepare et realise par la FTQ.la CSN, la CEQ et I UPA OU B BE CAI R T R A N S P 0 R T A ER I E N pa M| C il nu v La vente de Quebecair, le seul transporteur aérien québécois cl importance, n'a pas constitué seulement une dilapidation des fonds publics, elle a surtout été un démantèlement, un bazar-dage en pièces détachées.Des les premiers mois apres sa prise du pouvoir, le gouvernement libéral annonce ses couleurs il se débarrassera de Quebecair II multiplie cependant les declarations d intention sur sa volonté de protéger intégralement la compagnie, d'en assurer sa survie et de protéger les emplois A la fin de juillet, au moment de prendre sa décision, il a deux offres sur la table l une des actionnaires de Nordair-Métro, une compagnie bidon qui agit comme façade de CP Air de Vancouver, l autre des employes de Quebecair associés à Air Canada et au Fonds de Solidarité de la FTQ il choisit la première, la prétendant plus avantageuse et plus susceptible de protéger les emplois a court terme Une analyse plus minutieuse de la transaction nous reserve des surprises le montant initial de la transaction est en effet plus éleve, mais, soustrait de tous les avantages, privilèges et cadeaux consentis aux acquéreurs, il se transforme en valeur négative Les employes affirment, chiffres à l’appui, que la différence visible, identifiable et conservatrice entre leur offre et celle des acquéreurs dépassé les 6 millions En effet, les acquéreurs se voient dotés de sommes importantes servant à couvrir des pertes estimées, un montant est prévu pour les payes de separation des cadres, les actions que détient Québecair dans Nordair sont cédees à rabais à CP-Air (lui permettant de completer la fusion entre CP-Air et Nordair), etc La vente de la compagnie a rabais serait un moindre mal si, dans sa façon même, elle ne constituait pas un démantèlement Les actionnaires de Nordair-Métro, marionnettes de CP-Air, deviennent proprietaires principaux de Quebecair, mais les meilleurs actifs de la compagnie sont eparpilles les meilleures routes sont transférées à CP-Air et à Nordair-Métro, un lucratif contrat d’entretien d’appareils gouvernementaux est accordé à Conifair (propriété de Michel Leblanc, l’un des actionnaires de Nordair-Metro), le nolisement est réservé à Nationair et les meilleurs appareils sont vendus à rabais à CP-Air et Nationair.Ce démantèlement réduit dès le départ les chances de Quebecair de maintenir des opérations structurées et diversifiées lui permettant de s’autosuffire.Déjà le service se détériore à vue d'oeil dans les régions éloignées (les avions à propulsion ont été remplacés par des Convair, des avions à helices datant des années 1950), et les tarifs ont été haussés de façon importante.On aura beau jeu sous peu d'affirmer que la compagnie n'est pas rentable et qu'il faut mettre fin à ses activités.La situation de l'emploi est particulièrement dramatique Dans les plans initiaux, on annonçait quelque 350 mises à pied, mais on affirmait du même coup que de nombreux emplois seraient créés en remplacement dans différentes compagnies liées à la transaction Là encore, un examen plus attentif du contrat de vente indique qu'aucune garantie d'emploi n'est offerte aux employes mis à pied.Il s'agit tout au plus de déclarations d'intention, pas d'engagement contractuels.Enfin, le peu d'emplois offerts jusqu'ici l'étaient à des conditions très inférieures à celles de Québécair et les employés sont tenus de renoncer préalablement à leurs droits de rappel.Avec ces centaines d'emplois, c'est aussi « le français dans l'air» qui disparaît peu à peu TRANSP OR T AERIEN JàMéÈÊA .,.,ÊÈ fl rjrWwFIfMI f àkf At ’ AT # ':iG v jrmàMÂî/ Henri Lemelin Henri Lemelin travaille à Québecair depuis maintenant plus de 15 ans.Une proportion impor* tante des quelque 950 employés y sont depuis plus de dix ans C'est vous dire que, pour nous, le démantèlement sauvage auquel nous assistons est ressenti de façon très cruelle.Déjà, 205 préposés aux services au sol, agents de bord et pilotes ont été mis à pied ou se sont vu signifier leur licenciement futur Plusieurs dizaines demploye-e-s, se rendant compte du peu d'avenir qu'a la compagnie, font quittée volontaire ment et ils risquent d être imi té-e-s par de nombreux autres Vendre à tout prix Préoccupé de vendre a tout prix, le plus vite possible, le Gouvernement n'a pas tenu compte des intérêts des populations éloignées du Québec, ni de la nécessité de maintenir un moyen d'intervention dans le secteur stratégique du transport aérien, et encore moins de la disparition d'emplois intéressants dans un secteur ou peu de Québécois francophones ont la chance d'évoluer L'intervention du Québec n'avait pas réglé tous les problèmes, mais on préservait au moins le statu quo Le soutien du Gouvernement permettait à Québe- cair de se développer seule comme transporteur regional sans se faire détruire par Nordair II a fallu y mettre les sous et corriger plusieurs erreurs de gestion, mais les experts s'accordaient pour affirmer que la compagnie était sur la voie de la rentabilité La vente de la compagnie, en plus de constituer une dilapidation des fonds publics, a ete l'occasion d une distribution de cadeaux Un exemple Québecair faisait l'entretien des avions CL-215 du Gouvernement du Québec il s'agit là d'une operation rentable, effectuée à -cost plus ».La transaction prévoit que Conifair, dont Michel Leblanc est proprietaire, fera cet entretien Mais Conifair n'a pas les installa .5w tions et le personnel qu'il faut «Y a rien-là1 » Leblanc construira un garage et le Gouvernement s'engage à lui louer pour un minimum de dix ans C'est comme si vous aviez à payer la location du garage du mécanicien qui répare votre voiture La situation de remploi est particulièrement dramatique Dans les plans initiaux, ou annonçait quelque 350 mises a pied, mais on affirmait du même coup que de nombreux emplois seraient créés en remplacement dans differentes compagnies liées à la transaction Là encore, un examen plus attentif du contrat de vente indique qu'aucune garantie d'emploi n'est offerte aux employes mis à pied il s'agit tout au plus de declarations d intention, pas d'engagements contractuels Enfin, le peu d emplois offerts jusqu ici, l'étaient à des conditions très inferieures à celles de Quebecair et les employes sont tenus de renoncer préalablement a leurs droits de rappel Le contrôle qu exercera désormais CP Air sur le transport aérien dans I Est du pays ne pout -ra que favoriser I unilinguisme anglais Seuls les petits transporteurs locaux utiliseront \ \ encore folklorique- 'V ment le français dans J* leurs avions a helices # r\/l A N OI R R I C H EUE U TOURISME iMJfce* *ÊË A la suite de la faillite de la compagnie du Manoir Richelieu, en 1976, le Gouvernement du Québec s'était porte acquéreur de cet hôtel prestigieux, et en avait par la suite confie la gérance a des intérêts privés la Société Delta des gouverneurs jusqu'en 1982, puis par la suite, la famille Léo Dufour C'est à cette époque que les travailleurs et les travailleuses du Manoir décidèrent de former un syndicat affilie à la CSN Cependant, si la vente du Manoir au secteur prive fut décidée par le Gouvernement du Parti québécois c est en décembre 1985 qu'elle fut finalisée entre le Gouvernement du Parti libéral, nouvellement élu, et M Raymond Malenfant, propriétaire de Motel Universel inc M Malenfant refusa par la suite de reconnaître le syndicat, congédia les 350 employé-e-s syndiques, confia plusieurs services a des sous-contractants, et embaucha des travailleuses et des travailleurs non membres de l'unité syndicale accreditee Ces décisions ont amené une détérioration importante des services à la clientèle Les positions intransigeantes de M Raymond Malenfant ont par ailleurs eu des conséquences sociales extrêmement néfastes, non seulement pour les travailleuses et les travailleurs du Manoir ci qui on a littéralement enlevé leurs emplois, mais aussi pour toute la region de Charlevoix En effet, le Manoir Richelieu est une partie non négligeable de notre patrimoine culturel, un etablissement national prestigieux, en plus d'être partie intégrante du paysage de la region de Charlevoix, et de la réputation d hospitalité des gens de cette région Or, les événements conséquents à la vente du Manoir Richelieu à M Raymond Malenfant ont porté un dur coup à l'industrie touristique de Charlevoix, en plus d'assombrir le climat social L'interèt de la population du Quebec en général, et celui des gens de Charlevoix en particulier, justifiaient pleinement le maintien de ce fleuron de notre patrimoine entre les mains de l'État Cependant, le Gouvernement du Québec a froidement décide de céder le Manoir Richelieu à un homme d'affaires de Québec dont le but principal affiche est d'opérer une chaîne d'hôtels de manière la plus profitable possible, sans autres considérations.Dans ces conditions, il est impossible que la privatisation du Manoir Richelieu « renforce la structure economique du Québec », un des principes qui devait, selon les documents du Gouvernement liberal, « structurer la démarche de privatisation ».Il est evident que dans le cas de la privatisation du Manoir Ri-71 —.chelieu, ni la communauté, ni les employé-e-s n'ont été traités equitablement.Non seulement, le Gouvernement a-t-il dilapidé une partie du patrimoine national, mais il a permis, par son inaction, que les droits de 350 travailleurs et travailleuses, droits reconnus dans les lois du Québec, soient totalement bafoués.De plus, le prix de vente du Manoir Richelieu fut de 555 555, 55 $, alors que la valeuraux livres de cet établissement est de quelque 10 000 000 $.Serait-ce là un «cadeau» à quelqu'un qui s'est fait connaître comme un bon pourvoyeur de fonds pour les partis politiques au cours des dernières années?Surtout qu'on devait apprendre le 8 novembre dernier que la vente du Manoir comprenait en plus la cession par le Gouvernement du Québec d une collection d'œuvres d'art d'une valeur de quelque 300 000 $, dont plusieurs pièces sont reconnues comme biens culturels québécois, et de pièces de mobilier ancien d'une valeur de remplacement d'au moins 150 000 $ TOURISME louiselle Pilote Louiselle Pilote, travailleuse pendant 28 ans au Manoir Richelieu : elle fut tour à tour préposée à la buanderie, femme de chambre, vérificatrice aux chambres.Quand on entre au Manoir, on est chez nous Ce sont nos parents qui • l'ont rebâti quand il a passé au feu en 1928 Ensuite.de génération en génération, ce sont nos familles qui ont travaille la On s'est syndiqué-e-s en 1976, quand la Société des Gouverneurs a commence à nous remplacer par les fils et les filles des patrons, qui venaient de l'extérieur, Quand il a ete question de privatiser le Manoir, l'an dernier, on a présente un mémoire au gouvernement que ça n'avait pas de bon sens.Le 8 décembre 1985, on a lu dans les journaux que le Manoir avait été vendu à Raymond Malenfant Les journalistes nous ont appris que le nouveau propriétaire était parti se reposer en Floride A son retour, on a essayé de le rejoindre.Il ne nous retournait pas nos appels quand il savait qu ils venaient du syndicat.Alors, on est passé par quelqu'un d'autre et là, on a appris que Malenfant ne voulait rien savoir des ¦.— 5——— syndique-e-s, il avait achète une bâtisse vide Conséquences régionales Les résultats7 La qualité des services au Manon a beaucoup baisse les client e s se sont plaints qu'on leur servait de la nourriture congelée, qu il y avait des « moutons » sous les lits, etc Et après7 On est condam-né-e-s au Bien-être social Même une partie des scabs, qui n'ont pas travaillé suffisamment cl heures pour toucher le chô mage.En tout, ça fait 550 person nés qui ont perdu leur pouvoii d'achat 550 personnes, cest beaucoup pour un petit coin coin me chez nous le Manou, c'est le deuxième plus gros employeur de la région, après Donohue à Clermont Ça veut dire qu il y a des commerces qui vont fermer Mais Malenfant, ça ne le de range pas, il v a une seule chose qui l'intéresse, d'ailleurs, il a déjà declare publiquement ¦ Je vais prouvei a toute la province de Quebec que Malenfant ** est capable de faire de l'argent avec le Manoir » .sr zF INDU S T R Te J UC.R 1ÈRE RAFFINERIE DE S LJ C R E j» gg m «m *s *** |$mv ggs&k K g§Pï$ jsçgk m s* ar&ga ^gas*, ggsss pn irr-«*»,^(^,A ST K Le 10 mars 1986, le gouvernement québécois vendait à LANTIC SUGAR la Raffinerie de sucre de St-Hilaire.Quarante années d'investissements collectifs, de creation d une production sucriere québécoise étaient ainsi littéralement dilapidés Que n a-t-on entendu sur cette Raffinerie depuis quelques années1 Les faits démontrent aujourd'hui qu'il suffisait de 18 millions de dollars pour la rentabiliser A l'inverse, la vente a LANTIC comporte des avantages fiscaux de plus de 30 millions de dollars consentis par Québec, en plus de taxer la société entière de déboursés représentant des cen- *§ tames de millions de dollars pour l avemr Par ailleurs, la mise en place d'une politique sucriere canadienne — le Canada reste le seul pays à ne pas avoir ce genre de plan — aurait, de I avis de tous, permis à la Raffinerie un développement très fructueux LANTIC, dont le siège social est à Toronto, d'après les dires même de son president, «a fait une excellente affaire» Et pour cause le prix d'achat est de 50 millions de dollars, soit un comptant de 10 millions de dollars pour les actifs et 40 millions de dollars pour l'achat des actions du gouvernement du Quebec, remboursables sur 12 ans au taux preferentiel de 10%.Le remboursement du capital ne débutera que dans 7 ans pour s'échelonner jusqu en 1997' Quebec prend à sa charge les dettes de la Raffinerie, soit 54 millions de dollars, la valeur aux livres de la Raffinerie était de 55 millions de dollars et non de 50 et elle a ete évaluée par une firme d'ingénieurs américains à une valeur marchande de 137 millions S, LANTIC obtient la marque
de

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