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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
Janvier
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Le monde ouvrier = The labor world, 1961-01, Collections de BAnQ.

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Conscients de toutes leurs responsabilités O U VR/ER 46b année MONTREAL - JANVIER 1961 No 1 LA FTQ VISITÉ LA CAT NECESSITE D'UNE COLLABORATION PLUS ETROITE entr» les administrateurs et les bénéficiaires d* la loi des accidents du travail, tel a été l'essentiel du message de bienyenue du président Roger Prévost à la centaine de leaders syndicaux qui ont participé au premier Colloque des accidents du travail iamais tenu dans le Québec.Le confrère Provost est entouré à la tribune (photo du haut) de M.J.-E.Dion, directeur du service de la cotisation de la CAT, du Dr Camille Simard, chef du bureau médical, et du confrère Julien Major, directeur du service des accidents du travail de la PTQ.La photo du bas nous fait voir un groupe de participants prenant fiévreusement des notes en prévision de la période de questions.QUEBEC — Une centaine de leaders syndicaux particulièrement conscients de leurs responsabilités à l'endroit de leurs membres ont participé, au siège social de la Commission des accidents du travail, à un Colloque de deux jours sur les modalités d'application de la loi administrée par cet organisme.Cette rencontre, que tous les participants ont jugée fort utile, •tait sous la présidence du juge Philippe Ferland, président de la CAT, et du président Roger Provost, de la FTQ.A l'ouverfure de ce stage d'éducation, le iuge Ferland a exprimé sa satisfaction de voir qu'il ne s'agissait pas de faire le procès de personne et il a vanté l'expérience de son personnel, dont certains membres sont À l'emploi do la CAT depuis sa création.Il a ajouté que la Commission était heureuse de pouvoir collaborer ainsi avec le mouvoment syndical au bien-être des accidentés du travail, des veuves et des orphelins.Un mémoire à l'horizon Pour sa part, le président Provost a félicité les dirigeants de la CAT d'avoir compris la nécessité d'une collaboration entre ceux qui administrent la loi et ceux qui, hélas ! doivent en bénéficier.Il a expliqué que les leaders syndicaux de la FTQ désirent comprendre le mécanisme de la loi afin d'être en mesure, d'abord, de hâter le règlement des réclamations de leurs membres, mais aussi de mieux savoir quelles sont les améliorations qu'ils jugeront à propos de recommander au législateur.Le confrère Provost a officiellement annoncé aux participants l'intention de la FTQ de soumettre aux autorités provinciales un mémoire qui insistera surtout sur la nécessité de trouver des méthodes plus efficaces pour prévenir les accidents.Il ne s agit pas seulement d'obtenir des règlements plus équitables aux accidentés et à leurs familles, a-t-il dit, il s'agit d’obtenir une diminution du nombre des accidents du travail.L'historique de la loi Au cours des premières séances, présidées par le directeur du service des accidents du travail, le confrère Julien Major, le directeur du service de la cotisation, M.J.-E.Dion, a d'abord fait l'historique des diverses mesures successivement adoptées pour faire face aux risques professionnels, depuis le simple recours au droit commun jusqu à la loi actuelle des accidents du travail.Celle-ci remonte à 1931 et consacre le principe de la responsabilité collective, et non plus individuelle, des employeurs.La CAT a été créée en 1928.Il a expliqué les façons de se cotiser des employeurs, selon la "cédule" â laquelle appartiennent leurs industries.Pour sa part, le directeur du service des réclamations, M.Joseph Delage, a tenté de définir ce qu'est un accident du travail.Il a également expliqué que les maladies industrielles sont traitées au même titre que les accidents.Il a fait savoir que le nombre dos réclamations est passé de 110,000 en 1958, à 105,000 en 1959 et 4 102,000 en I960.Des déficiences à corriger M.Delage a également expliqué qu'il n'y a aucun recours contre les décisions de la CAT, qui peut cependant reviser ses propres décisions.La loi, a-t-il fait savoir, ne permet pas de rajuster les indemnités selon le coût de la vie.Elle ne prévoit pas non plus le réembauchage obligatoire de l'accidenté par son employeur.Enfin, elle ne reconnaît aucun droit 4 la concubine, ou à la "commun law wife".Pour sa part, le directeur adjoint du service des réclamations, M.P.Ruel, a déclaré que les médecins choisis par les accidentés tardent souvent 4 soumettre leur rapports à la Commission.Le directeur du service des enquêtes, M.Jean-Marcel Gar-neau, a affirmé que la CAT mène ses enquêtes de façon objective et impartiale, mais il a révélé qu'elle n'avait que neuf enquêteurs à sa disposition.Mieux vaut prévenir que guérir Le directeur de la section de l'aide médicale, M.Raoul Demers, a déclaré que la Commission dépense des sommes considérables en services, prothèses, etc., mais il a admis qu'elle ne se reconnaissait pas responsable des difficultés financières que connaît la famille d'un accidenté.Le chef du bureau médical, le Dr Camille Simard, a affirmé que l'accidenté n'est jamais obligé de travailler avec une blessure.Le directeur national du bien-être et de la sécurité du syndicat des Métallurgistes unis d'Amérique,, le confrère R.-J.("Doc") Lamoureux, a lancé enfin un appel en faveur de la prévention des accidents et de la création de comités de sécurité.Il s'est dit absolument convaincu de la nécessité d'une collaboration accrue entre le patronat, le mouvement syndical et la CAT.I r\> I Y CN I I co i VO I O Le colloque a été ponctué de nombreuses questions et de maintes discussions de la part des participants syndicaux.Le président de la Commission, M.Ferland, a admis qu'il avait beaucoup appris au cours da cet entretien de deux jours, qui a été marqué par une visite des bureaux de l'organisme.i—1 l I ro h-M r.r O (—1 üjMiiiiimiiiiiimiiimmiiiiiiimiimii La Caisse de fondation du Nouveau Parti iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiNiiiiiiiiiiiiiiiiimmiiiiiiiiiiiiimiiiiiiiiiiiimiiiimililiillliiiimiiiiiiiiiiiiiiiiimiiL âiiiiiiiimiiiiniimmiimimimimi imimmmiiiiiiiiiiiiiiMiiiimiiimiiiimiiiimiiimmiimimiiiiiimimmiiiimimiimiiiiiiiimiimiimiiiimmmimimmiiiiiimimiiimmiuiMimiiiimiiiiimîr iotiieoue de la ville do Montréal THE LABOUR WORLD JANVIER 1961 MONTREAL JANUARY 1961 LE MONDE OUVRIER Le doyen des journaux syndicaux canadiens LEA ¦jO U VR/ËR ; Fondé par Gustave Francq, en 1916 l’ulilié dans le but de promouvoir les réformes législatives nécessaires à la protection de la classe ouvrière du Québec et à l'amélioration de son sort.Organe officiel de la FEDERATION DES TRAVAILLEURS DU QUEBEC Comité exécutif Roger PROVOST, président; Edouard LAROSE, Jean GERIN-LAJOIE, vice-presidents; John PURDIE, secrétaire; Adrien GAGNIER, trésorier.Directeur : Roger PROVOST; rédacteur : Noël PERUSSE.Adresses toutes communications ë : 1327 est, boul.Saint-Joseph, Montréal 34 — Tel.LAfontaine 7-1218 Imprimé par Radiomonde, 8430, rue Casgrain, DU.7-6218 «¦SÉSÏ-* 109 Autorisé comm* envoi postai de 2® clasie, Ministère des Postes, Ottawa.EDITORIAL Itien ca faire: il faut fout faire ! Le récent Colloque des accidents du travail a apporté un démenti éclatant à.ceux qui redoutaient que la Fédération des travailleurs du Québec, allât, par suite de l'appui qu'elle fournissait au Nouveau Parti, négliger ses autres fonctions proprement syndicales.Eh bien, non ! Au moment même où la campagne du dollar par membre en faveur du Nouveau Parti allait exiger un effort suprême de la part de la FTQ, notre centrale mobilisait ses ressources et ses énergies pour organiser un colloque sur les accidents du travail qui fut, de l'avis de tous, une réussite complète.Cependant, nous ne croyons pas que le week-end qu'une centaine de leaders syndicaux ont passé au siège social de la Commission des accidents du travail à Québec, ait été perdu pour le Nouveau Parti.Tout au contraire, nous pensons que les permanents syndicaux et les dirigeants locaux sont partis de là avec la conviction que la loi des accidents du travail, comme nos autres lois sociales, est tout à fait incomplète et qu'elle ne tient pas suffisamment compte des besoins et des aspirations de la classe ouvrière.A tout moment, en effet, les commissaires et les directeurs de services de la CAT étaient amenés, au cours de la discussion, à déplorer que la loi ne permît pas de régler certains problèmes humains résultant d'un accident du travail.Les participants syndicaux, de leur côté, ont fréquemment donné libre cours à leur indignation devant les déficiences, et même les iniquités, d'une loi d'abord conçue comme moyen de protéger le patronat contre les poursuites en dommages.De là à penser que les vieux partis sont impuissants à nous donner enfin une loi vraiment sociale et humanitaire, il n'y o qu'un pas que n'ont certainement pas manqué de franchir les syndicalistes véritablement préoccupés par le problème des accidents du travail et résolus à assurer la meilleure protection possible aux travailleurs, qui sont les premiers créateurs de la richesse nationale.Ils savent que ce n'est pas la valetaille politique du patronat qui va consentir à traiter les accidentés du travail avec les mêmes égards qu'une société civilisée accorde aux victimes de la guerre.Les participants conscients de leurs responsabilités sont sûrement rentrés du colloque de Québec avec l'intention bien arrêtée de former, dans chacun de leurs syndicats respectifs, des comités des accidents du travail et de sécurité industrielle.Eh bien ! Nous sommes convaincus que les membres de ces comités découvriront à leur tour, à l'usage, la nécessité de l'action politique, que les comités des accidents du travail vont provoquer la création de comités d'action politique.Evidemment, cette multiplication des activités syndicales ne manquera pas d'affoler nos affiliés, tout comme elle ne laisse pas d'inquiéter les dirigeants et le personnel de la FTQ.Cela suppose, en effet, la mobilisation générale de nos effectifs, de nos ressources et de nos énergies.Mais II n'y a rien à faire : il nous faut tout faire et accorder la même importance aux négociations collectives, au règlement des griefs, aux problèmes du chômage et des accidents du travail, à l'action politique.La FTQ, on s'en sera rendu compte, multiplie, avec ses faibles ressources, ses services.Mais au fur et à mesure qu'elle rend des services accrus à ses affiliés, elle doit compter davantage sur leur collaboration.La centrale peut mettre en branle de grands projets, tels que la fondation du Nouveau Parti et la création d'un réseau de comités des accidents du travail, mais elle court à des échecs certains si ses affiliés n'emboîtent pas le pas.Pour que la FTQ puisse actuellement faire tout ce qu'elle a à faire, sans rien négliger, il faudrait, ces semaines-ci, que ses affiliés s'occupent tout autant, et en même temps, de recueillir le dollar du Nouveau Parti et d'obtenir chaque dollar dû à leurs membres accidentés.Remontant à la période gréco-romaine L'ETIQUETTE SYNDICALE A SES LETTRES DE NOBLESSE par Gérard RANCOURT, secrétaire du Comité de l'étiquette syndicale de la FTQ L’étiquette syndicale qui fut, en Amérique, l'une des premières armes du mouvement ouvrier, reprend son rôle depuis près d'une décennie.C'est l'Union des ouvriers unis du vêtement ( l'"Amalgamated") qui, en 1954, l'a remise à la mode.Recourant à tous les médiums de publicité, r"Amalgamated" fit paraître son étiquette partout : à la TV, dans les quotidiens, le métro, les glaces d'automobiles, les expositions industrielles et commerciales, etc., etc.Les résultats probants de cette campagne de promotion amenèrent vite plusieurs autres unions à emboîter le pas.L'une des dernières à s'engager résolument dan* cette voie, l'Union internationale des ouvriers du vêtement pour dames, n'est pas la moindre.Au début de '59, elle adoptait une étiquette et la lançait, comme il se doit, à grand renfort de publicité.Ainsi une tradition très ancienne chez les travailleurs était ranimée.Les lointaines origines L'origine de l'étiquette syndicale date de très, très loin.On peut remonter à la période gréco-romaine pour en découvrir la provenance dans les symboles dont se servaient les corporations d'artisans pour différencier leurs oeuvres, sur les marchés publics, à l'époque de l'expansion du commerce méditerranéen.Plus tard, sous différentes formes, elle est utilisée par les confréries du moyen âge, les associations de compagnons et les corporations de métiers.Dans les guildes anglo saxonnes qui ont précédé le syndicalisme moderne, on retrouve le prototype de l'étiquette syndicale en usage sur le continent nord - américain.Ces guildes étaient composées de modestes artisans et marchands dont les capitaux ne leur permettaient pas d'obtenir la protection royale.Ils durent s'organiser pour assurer leur liberté et protéger leur commerce contre les attaques des classes dirigeantes.Ainsi la Compagnie des orfèvres au 15e siècle estampait une marque d'identification particulière sur les objets que ses membres fabriquaient, garantissant lo pureté du métal employé et la qualité du travail.En Amérique, un nouvel essor L'idée, née en Europe, acquit une nouvelle vigueur en traversant l'Atlantique.Dès leur début, les syndicats américains et canadiens usèrent d'emblèmes pour défendre leur cause.Les ouvriers du tabac dans les cigarières de 1874 sont reconnus comme les créateurs et les promoteurs de l'étiquette syndicale telle que nous la connaissons.Cependant, six ans plus tôt, les charpentiers-menuisiers de San Francisco s'étaient servis d'un moyen identique pour répandre la journée de huit heures.Les ouvriers du tabac s'en servirent pour se défendre contre l'exploitation de la main-d'oeuvre chinoise sur la côte du Pacifique.Leur standard de vie étant sérieusement menacé, l'étiquette de couleur blanche, sur tous les cigares qu'ils fabriquaient, indiquait leur provenance et permettait à l'acheteur de les préférer à ceux des ouvriers chinois travaillant dons de misérables ateliers-ba- Une arme efficace De nos jours, à tous les échelons de l'organisation ouvrière, l'étiquette syndicale redevient la manifestation la plus concrète de solidarité.Preuve visible de la reconnaissance complète du fait syndical, elle est une arme d'une efficacité indéniable.A maints endroits, elle fut l'instrument de victoires éclatantes.Aussi à l'instar de lo FAT-COI et du CTC, qui possèdent leur propre service dans ce domaine, les fédérations, les conseils du travail et un nombre infini d'unions locales ont un comité permanent qui s'occupe de la propager et d'encourager l'achat des produits de fabrication syndicale et l'usage des services assurés par les syndiqués.Gérard RANCOURT Provost nommé à l'hospitalisation dit dans les autres cigarières des Etats-Unis, de sorte qu'en 1879, les ouvriers du tabac de Saint-Louis adoptaient une étiquette rouge.Plus tard, à Chicago en 1880, une étiquette nationale était reconnue par l'Union internationale des travailleurs en tabac.Popularité grandissante De 1880 à 1900, l'idée continua de se propager.Les chapeliers, les typographes, les ouvriers de manufactures de canettes, de balais, d'époussettes, les employés de brasseries (1892) l'employèrent.En '91, les barbiers, les coiffeurs et les commis de magasins exigeaient que leurs employeurs accrochent aux murs de leurs établissements la carte d'atelier attestant que leurs conditions de travail étaient soumises à une convention collective de travail.Durant cette période, quoiqu'un grand nombre de syndicats de différents métiers et industries adoptèrent une étiquette syndicale, son usage était cependant restreint à des unions locales ou nationales.Aucun corps central n'avait officiellement endossé cette coutume.Ce n'est qu'en 1909 qu'un service de l'étiquette syndicale fut créé par la Fédération oméricaine du travail.Deux ans plus tôt, l'Union des chapeliers avait déclenché une grève nationale après que l'Association des manufacturiers eût ordonné l'abandon de la pose de l'étiquette syndicale dans les chapeaux.Ce fut une lutte héroïque qui dura un an.Moribonde, l'Union dut céder.La contre-offensive patronale était lancée.üiiiiiiiiiiiiiimiiiiiiiiiiiiMiiiiiiiiiiiiiiiiniminiiiiiiiiimitiiiimiiiiiiiiiiiimii 1 Les produits syndiqués ne coûtent pas | plus cher = Rendez-vous-en compte en utilisant le I GUIDE de L'üCHETEUR LE MINISTRE PROVINCIAL DE LA SANTE publique, le Dr J.-A.Couturier, a annoncé la nomination du président Roger Provost, de la FTQ, au Comité consultatif de l'assurance-hospitalisation.Il s'agit d'un organisme de prés d'une trentaine de membres qui aura pour tâche de conseiller les autorités compétentes dons l'application de la loi de l'assurance-hospitalisation.On dénombre pas moins de 11 médecins parmi les membres du comité, qui fait place à seulement quatre représentants d'associations populaires, soit la FTQ, l'UCC, le Conseil de la coopération du Québec et la CSN.Dans notre mémoire sur l'assurance • hospitalisation, nous avions demandé la création d'une commission administrative.A n'importe quel prix, ils ont toujours une valeur supérieure ¦ gnes.Celte pratique se répan- nmmiimmimmmmmmiimimimiiimimmmmuiiinimiiiimimiiiiiin: 1 zj 111111111111 • 111 • 11111111111 h 11 • 1111111111111 « 11111111 • 11111111 ; LE MONDE OUVRIER ____________________________JANVIER 1961 - MONTREAL JANUARY 1961 THE LABOUR WORLD L'objectif Je Ig FTQ: $50,000 .Jodoin et Provost inaugurent la campagne du dollar par membre MONTREAL — Ceif ou cours du dernier lunch mensuel des permanents que le» présidents Claude Jodoin, du Congrès du travail du Canodo, et Roger Provost, de la Fédération des travailleurs du Québec, ont lancé la grande campagne syndicale de financement du Nouveau Parti.La FTQ s'est engagée à recueillir au moins $50,000 sur lu somme globale do $250,000 que le CTC te propose d'obtenir de ses affiliés.La Fédération des travailleurs de l'Ontario t'est fixé un objectif de $150,000.Rappelant que le CTC et ses affiliés comptent pet maint de 1,500 permanent- syndicaux à travers le Canada — dont 230 au sein de la FTO, — le confrère Jodoin a dèclcrê que si l'on réussissait à coordonner leurs efforts dans le domoine politique, cela pourrai» donner l'une des plus formidables organisations qui se soient jamais vues.Comme ce ne sont fias les banques à charte ni les grandes sociétés d'affaires qui vont financer le Nouveau Parti, le mouvement syndical, de concert avec les outres classe» de la société, devra également faire so port pour lui fournir le nerf de la guerre.l'honneur de le FTO en jeu Pour sa port, le président Provost a déclaré que si le vote de la FTQ en faveur du Nouveau Parti nous avait mérité l'admiration de tous les syndicalistes canadiens, il fallait maintenant être logiques avec nous-mêmes er consentir les sacrifices nécessaires que comportait cette grande dérision.Le président de Ici FTQ rencontre actuellement des petits groupes de permonents syndicaux afin de les aider cr résoudre leurs problèmes et ci s'acquitter pleinement de leuis responsabilités respect! ves dans la campagne du dollar par membre.A ce propos, il convient de soulignes qu'il existe diverses façons de recueillir l'argent : La manière importe peu 1 ) on peut voler des crédits en provenance de la caisse du syndicat, comme on le fait pour d'autres fins essentielles; 2 l on peut voter les mêmes crédits, puis entreprendre une campagne de souscriptions auprès des membres afin de rembourser la caisse syndicale, totalement ou partiellement; 3 I on peut d'abord faire campagne auprès des membres, puis voter la somme qui manque à la contribution totale du syndicat; 4) on peut confier à un comité le soin d'atteindre l'objectif d'un dollar par membre par tous les moyens démocratiques et légitimes à sa disposition.L'argent sera dépensé à bon escient La Caisse de fondation du Nouveau Parti est destinée à préparer le congrès d'Ottawa, à doter l'organisation centrale du personnel nécessaire, 6 mettre une organisation sur pied dans toutes les provinces et à armer le Nouveau Parti en prévision d'une élection fédérale.Le directeur do la campagne, le confrère Morden Lazarus, a affirmé à Montréal que 25% des contributions seraient retournées à l'organisation de la province d'où elles proviennent.On établirait également une espèce de système de péréquation à l'intention des provinces moins bien pourvues financièrement.la FTQ a produit 3 autres films pour ta télévision MONTREAL.— te jes-uise des relations extérieures de la FTO a produit frer» «nuCres films pour la télévision, dans le cadre de son émission régulière "10 minutes de vérité".Le premier, dans lequel! le président Roger Provost s'esl employé à dissiper les appréhensions de lu population quant à la participation syndicale « Ici fondation du Nouveau Parti, achève de aire le tour des pestes privés Le second film, qui est consacre à la coopération comme complément au syndicalisme, pourra être vu à Trois-Rivières I* 2d janvier; à Québec et Sherbrooke le 30 janvier, à fh-rnouiki le 4 février; c’i Jonc|U‘è-r» et New-Carlisir le fi; à Rouyrt le 11; à Mctone le 18.On est prie de consulter sor.poste local pour connctifre l'hieure de diffusion.du Québec.' le troisième film produit cette année a été consacré aux problèmes et aux revendications des cultivateurs.Il passera aux divers postes trois semaines après le précédent.Pour les deux premières émissions de l'année, la FTQ a uti • lisé en reprise ses films sur l'ossurance-santé et l'éducation gratuite, réalisés l'année dernière.Plusieurs personnalités du Québec font partie de la section syndicale de la Caisse de fondation du Nouveau Parti.On y relève les noms de la compagne Huguette Plamon-don et des confrères Roger Provost, Louis Laberge, John Pur-die, L.-H.Lorrain, Jean Gérin-Lajoie, Philippe Vaillancourt, Pat Burke, Léopold Lavoie, J.-P.Ménard, René Mondou, Al Meakins, Emile Boudreau, Ken DeWitt, Jacques Morin, Geor- ges Payette, Maurice Vassarl, Gérald McAAanus, Ivan legault et Noël Pérusse.Représentation au congrès de fondation Les souscriptions à la Caisse de fondation du Nouveau parti assurent aux syndicats et aux succursales une représentation au congrès de juillet prochain, selon un barème à être établi plus tard.Le triomphe du Nouveau Parti dans Peterborough, la possibilité d'autres victoires dans des élections partielles, la candidature probable du premier ministre T.C, "Tommy" Douglas, de la Saskatchewan, au poste de leader national, tout autorise à prévoir un succès foudroyant pour le Nouveau Parti dès la prochaine élection générale.Il ne faudrait pas qu'un manque d'argent vienne décevoir les espoirs des syndicalistes et de tous les éléments sains de la société.La ''terreur des vieux partis" I.C.D ©ugicis, eSief du Nouveau Parti ?Trait-d'union entre cultivateurs et ouvriers Assuré de l'appui à peu près unanime des cultivateurs de l'Ouest, et même d'un grand nombre de ruraux de l'est, dont le Québec, Tommy Douglas semble également rallier les suffrages des travailleurs syndiqués.C'est ainsi que le vice-président du Congrès du travail du Canada, le confrère Stanley Knowles, que l'on mentionnait comme l'un des candidats possibles à la direction du Nouveau Parti, s'esf spontanément rallié à la candidature de M.Douglas.Aussitôt qua Tommy Douglas a laissé entendre qu'il pourrait être disponible, les courriéristes parlementaires à Ottawa ont senti passer un vent de panique à la direction des vieux partis.Libéraux et conservateurs ont bien raison d’avoir peur car, depuis qu'il s'est lancé dans la politique à l'âge de 31 ans, le premier ministre de la Saskatchewan n a jamais perdu une seule élection.ment le plus grand premier ministre canadien depuis la Confédération.Les syndicalistes de la FTQ qui le connaissent savent qu'il est en même temps d'une extrême simplicité et que n'importe qui peut l'appeler Tommy.C'est un homme qui a à son crédit les lois sociales les plus progressives de toute l'Amérique du nord et qui est venu à bout de toutes les forces réactionnaires, y compris le Collège des médecins de la Saskatchewan.MONTREAL C est avec joie et enthousiasme que les membres du Comité provincial du Nouveau Parti, réunis aux bureaux de la FTQ le 25 janvier dernier, ont discuté la candidature éventuelle du premier ministre de la Saskatchewan, M.T.C.Tommy Douglas, au poste de leader national du Nouveau Parti.Le président Roger Provost, avec l'accord des membres présents de la FTQ, a annoncé sur-le-champ qu'il allait écrire à M.Douglas pour l'encourager dans cette voie.On prévoit que le Comité provincial du NP va donner son appui à celui que l'on considère d’ores et déjà comme la "terreur des vieux partis", et que la délégation du Québec au congrès de fondation d'Ottawa va probablement appuyer sa candidature.de sortir victorieux d'une élection, C est un champion qut joue toujours gagnant.Tommy Douglas est à la fois un théoricien profond, un administrateur hors-pair, un grand stratège politique et un orateur incomparable.Il ferait probable- Un cheval toujours gagnant En 1944, il abandonnait son siège de député fédéral, qu'il occupait depuis neuf ans, pour conduire le PSD au pouvoir dans sa province.A l’âge de 56 ans, 17 an; plus tard, il vient encore LE FUTUR LEADER NATIONAL du Nouveau Parti, le premier ministre Tommy Douglas, de la Saskatchewan, a toujours su gagner les coeurs — et les votes — de ses électeurs.On le voit ici user de son charme unique auprès de la Reine des Midinettes, la compagne Solange Turgeon, de l'Union internationale des ouvriers du vêtement pour dames.Le président Claude Jodoin, du Congrès du travail du Canada, surveille la scène d'un oeil paterne et amusé. THE LABOUR WORLD JANVIER 1961 MONTREAL JANUARY 1961 LE MONDE OUVRIER Front commun des intellectuels et des travailleurs L'université Sainte-Marie La FTQ et l'université disent non aux Jésuites MONTREAL — Le» professeurs de carrière ont publié, dans leur livre "L'université dit NON aux Jésuites", paru aux Editions de l'homme, la résolution de la Fédération des travailleurs du Québec s'opposant à l'octroi d'une charte universitaire à la Compagnie de Jésus avant que l'on connaisse les recommandations de la commission royale d'enquête sur les problèmes de l'éducation.Ce livre contient également une déclaration du président Roger Provost, dont on trouvera le texte ailleurs dans celte page.Ils fournissent aux profanes que nous sommes des explications sur le fonctionnement des universités dont l'utilité demeurera bien longtemps après que la fumée de la polémique en cours se sera dissipée.Un guide de la démocratisation W*0 !.FAIT J | RESSORTIR TOUTES LES! iJS.fftf, isisfli MULTI- MÉLANGE parfait SEULE DOW EST Nous certifions qua In li i «• r e DOW est •'CLIMATISÉE” selon un procédé exclusif dînant toutes les ètupe* de a fabrication.Ce procédé est soumis à une vérification constante assurant ainsi à la bière DOW une qualité uniforme.Dr R, H.Wo//oc* Directeur du contrôle de la qualité CLIMATISÉE LE CONFRERE RENE RONDOU, président du Comité d'éducation et d'action politiques, a été nommé par l'exécutif de la FTQ au Comité provincial du Nouveau Farti.Il y remplace le confrère Noël Pérusse, directeur des relations extérieures, qui y siégeait à titre temporaire de même que le secrétaire exécutif, le confrère Ivan Legault.Les cinq membres de la délégation de la FTQ au CPNP sont actuellement les confrères Roger Provost, Jean Gérin-Lajoie, Philippe V a i I -lancourt, René Rondou et Ivan Legault."L'université dit NON aux Jésuites" n'est pas seulement une oeuvre polémique destinée à faire échouer le projet d'université Sainte-Marie.C'est également un solide exposé sur la question universitaire, qui devrait être lu par tous les syndicalistes qui s'intéressent aux problèmes de l'enseignement.L'ouvrage représente un effort de vulgarisation dont on ne saurait trop louer les professeurs Michel Brunet, Pierre Dansereau, Abel Gauthier, Jacques Henripin, Maurice L'Abbé, André Morel et André Ray-nauld.Un événement social considérable C'est la première fois, semble-t-il, que les professeurs universitaires se préoccupent ainsi d'expliquer leurs problèmes à la population et de solliciter l'appui des classes populaires à leur cause, qui est ni plus ni moins que la préservation même de nos institutions.La publication de leur petit livre constitue donc un événe- ment social d'une portée imprévisible.En plus de démolir impitoyablement tous les arguments des Jésuites en faveur de leur université Sainte-Marie, les professeurs de l'université de Montréal définissent de façon claire et précise les données du problème universitaire et montrent quel état d'anarchie viendrait encore compliquer la multiplication des institutions.Les travailleurs du Québec, qui demandent depuis longtemps déjà la gratuité de l'enseignement et la démocratisation de l'éducation, auraient intérêt à lire ce petit livre précieux, afin d'être en mesure de défendre intelligemment leurs intérêts légitimes et ceux de leurs enfants, au moment où l'on s'apprête apparemment à apporter des réformes importantes dans ce domaine.Grâce au nouveau service de la FTQ Un accidenté du travail 'rentre' dans ses cotisations syndicales MONTREAL - Un accidenté du travail, membre de la Fraternité des charpentiers et menuisiers, qui était incapable de travailler, vient de voir sa pension mensuelle portée de $56.30 à $90.08, grâce à l'intervention du directeur du nouveau Service des accidents du travail de la FTQ, le confrère Julien Major.Le confrère Armand Côté, de la succursale locale 134, a en outre touché un chèque de $468 en ajustement de sa pension permanente.Il convient de noter que le bénéficiaire, dans un moment de désespoir, avait écrit à son syndicat, en juillet dernier, pour obtenir le remboursement de ses cotisations syndicales.C'est le confrère René Dussault, secrétaire-archiviste de la succursale 134, qui a soumis son cas au service compétent de la FTQ, lequel a pu obtenir do la Commission des accidents du travail le redressement d'une grave injustice à l'endroit de ce travailleur.Les Jésuites invités à garder leur cadeau MONTREAL - Le président Roger Provost, de la Fédération des travailleurs du Québec, a fait au journal "Le Devoir" une déclaration dans laquelle il invite les Jésuites à nous faire grâce, pour le moment, du cadeau nommé université Sainte-Marie.Cette déclaration a été reproduite dans "L'université dit NON aux Jésuites", publication des professeurs de l'université de Montréal.En voici le texte intégral : Le projet de la Compagnie de Jésus de doter Montréal d'une seconde université de langue française nous met tous dons une situation fort embarrassante.Nous ne savons trop comment repousser cette offre généreuse sans blesser les Pères jésuites ni leur donner un sentiment de persécution.C'est pourquoi nous les prions de nouveau de retenir momentanément leur élan, qui part d'un bon naturel, et de nous faire grâce de leur cadeau jusqu'à ce que la prochaine enquête royale sur les problèmes d'éducation en ait étudié à fond l'utilité éventuelle, les inconvénients et le coût pour la société.Car les travailleurs du Québec ne se font pas d'illusion sur la gratuité de ce cadeau nommé université Sainte-Marie.Ils savent qu'ils devront éventuellement en défrayer le coût, que ce soit sous forme de subsides gouvernementaux, de bourses d'études, d'allocations aux parents ou de souscriptions du public.Ils ont donc le droit de savoir s'ils ont les moyens de faire ainsi les frais d'une autre université, alors qu'ils n'ont ap- paremment pas encore réussi, à coups de millions, à équiper l'université de Montréal convenablement.C'est l'enquête royale qui pourra le leur faire savoir.En attendant, les travailleurs du Québec sont portés à faire confiance aux professeurs de carrière qui, avec des moyeni de publicité manifestement inférieurs à ceux que les Pères jésuites ont mis en oeuvre pour faire accepter leur cadeau, les o n t néanmoins convaincus qu'un tiens perfectible vaut mieux que deux tu l'auras condamnés à la médiocrité.Comme, avec l'avènement de la gratuité de l'enseignement universitaire, les travailleurs du Québec espèrent voir bientôt leurs garçons et leurs filles de talent monter à l'assaut de l'université de la montagne, ils comptent que leurs enfants vont y trouver la plu» forte concentration possible de professeurs et de chercheur» compétents, qu'ils vont être accueillis dans une maison de haut-savoir qui soit conforme en tous points aux standards internationaux les plus élevés."i.a Réforme" contre les réformistes MONTREAL — C'était à prévoir : "La Réforme", journal officiel du parti libéral, est partie en guerre contre les réformistes, c'est-à-dire tous ceux qui, non satisfaits du programme et des garanties qu'offre ce mouvement, continuent de vouloir que ça change ! Depuis le récent congrès de la FTQ, il ne se passe pour ainsi dire pas une semaine que "La Réforme" n'attaque notre centrale ou le Nouveau Parti.Comme il fallait s'y attendre de la part de gens nerveux en quête de la petite bête, elle a ouvert le feu par une mesquinerie d'enfant boudeur."A beau mentir qui vient de loin," déclarait en effet "La Réforme" en accusant "Le Monde ouv.ier" d'avoir mal rapporté le vote qui a valu le titre de "Miss Quartier latin" à la jeune Lise Vaillancourt, fille du confrère Philippe Vaillancourt, directeur régional de l'éducation.Eh bien I C'est "La Presse" de Jean-Louis Gagnon, frère du Guy Gagnon de "La Réforme", qui nous a induit en erreur.A beau mentir aussi qui vient de très près; c'est la voix du sang qui parlait.Mais de là à prétendre, pour une telle pec-cadi Ile, que "les partisans du nouveau parti ont l'intention de se servir des méthodes de la vieille Union nationale", il y a un pas immense, que "La Réforme" franchit toutefois avec la même aisance que "Montréal-Matin".- Les ouvriers du ciment sont reconnus chez Miron Limitée MONTREAL — L'Union internationale des ouvriers du ciment a été officiellement reconnue comme agent négociateur des quelque 1,400 employés de la compagnie Miron Limitée.Au cours de |a campagne de recrutement, la FTQ avait déjà déclaré que c’était là le seul syndicat légitime parmi les trois organisations en présence.La Fraternité internationale des camionneurs a retiré sa requête avant l’audition de la cause devant la Commission de relations ouvrières.Quant au Syndicat national des camionneurs, d’Elie Allard, la CRO a décrété qu’il n’était pas de bonne foi parce que dominé par l'employeur. IE MONDE OUVRIER JANVIER 1961 MONTREAL JANUARY 1961 THE LABOUR WORLD .fram'd :SSri#« Laberge voterait "avec joie" en faveur d'un nouveau parti Réélu à la présidence du CTM MONTREAL — le confrère Louis Laberge, réélu à la présidence du Conseil du travail de Montréal, a déclaré qu'une fois portés au pouvoir, libéraux et conservateurs adoptent toujours la même attitude."Pour ma part, a-t-il ajouté, si j'avais l'occasion de voter pour un autre parti, je le ferais avec joie." Cette sortie du président Laberge a été provoquée par une lettre du premier ministre libéral, M.Jean Lesage.Initiation à la politique Le premier ministre est un vrai dictateur La premier ministre fédéral Diefenbaker et le premier ministre provincial Jean Lesage sont, qu'ils aiment cela ou non, de véritables dictateurs.Pas toujours dans leur comportem'nt peut-être, mais par suite de la façon dont ils sont portés et maintenus au pouvoir.On a parfois l'impression que Diefenbaker a été élu par le peuple canadien, et que Lesage l'a été par le peuple du Québec.Eli bien ! Au risque d'en scandaliser plusieurs, il n'en est rien.Diefenbaker a été élu à la majorité simple dans la circonscription de Prince-Albert, en Saskatchewan, sans que les électeurs des 264 autres comtés fédéraux aient eu le moindre mot à dire sur son choix.Lesage, lui, a été élu de la même façon dans Québec-ouest, sans que les votants des 94 autres circonscriptions provinciales du Québec aient eu voix au chapitre.Voilà la vérité.Qu'on nous comprenne bien, ces quelques constatations ne sont aucunement une condamnation de notre système parlementaire.C'est un système parfaitement démocratique, et qui pourrait très bien marcher.Mais à une condition : c'est que les premiers ministres soient les leaders de partis vraiment démocratiques, ce qui n'est actuellement le cas ni à Ottawa ni à Québec.Comme nos premiers ministres ne sont pas, à l'instar du président des Etats-Unis, élus par l'ensemble de l'électorat, le peuple ne peut les contrôler que par l'intermédiaire d'un parti démocratique.Autrement, un premier ministre n'est qu'un simple député qui jouit, entre les élections, de pouvoirs dictatoriaux.Dire qu'un premier ministre a des pouvoirs dictatoriaux constitue à peine une exagération.C'est lui qui fait et qui défait les ministères.Il a le pouvoir de dissoudre la chambre selon son bon plaisir, donc de forcer scs propres députés à retourner devant le peuple à n'importe quel moment.Comme, dans un parti non démocratique, il contrôle la caisse électorale — quand ce n'est pas lui, c’est un trésorier qui est le premier ministre caché, — il a le pouvoir d'affamer et de faire battre qui il veut, ce qui lui assure un contrôle à peu près parfait sur ses députés.Donc, si un parti n'a pas de structures vraiment démocratiques, s'il n'est pas financé par les contributions de ses membres, si son leader n'est pas obligé de se faire réélire tous les ans par son parti pour conserver son poste de premier ministre, alors nous vivons dans une espèce de dictature autocratique.La plus belle manifestation de ce régime, c'était l'Union nationale, dont on sait maintenant de façon certaine qu'elle était contrôlée par deux ou trois grands argentiers qui ou bien dominaient le premier ministre Duplessis, ou bien étaient dominés par lui.Le parti libéral du Québec, en dépit de ses prétentions à la démocratisation, ne vaut pas tellement mieux.Au dernier congrès de Montréal.le premier ministre Lesage n'a rendu compte de son mandat qu'au banquet de clôture, alors que les délégués ne pouvaient plus que l'applaudir; il n'a pas été réélu à la direction de son parti.Et voilà pourquoi nous allons bientôt fonder le Nouveau Parti.l'instauration de l'assurance-hos-pitalisatlon).Le CTM a également demandé à la municipalité de Montréal de concevoir un plan d'ensemble en vue de la mise en valeur du Mont-Royal.Rappelant qu'on n'a jamais dressé de pareil plan depuis 1877, le Conseil souligne que la montagne est depuis lors victime de constants empiètements et qu'elle est toujours menacée dans son intégrité.Le CTM double sa taxe Au cours d'un meeting antérieur, le Conseil du travail a décidé de doubler sa taxe per capita.Depuis le 1er janvier, ses affiliés doivent en effet lui verser une cotisation mensuelle de trois cents par membre, au lieu d’un cent et demi.Cette augmentation a pour but de permettre au CTM d'avoir un bureau et une secrétaire, de donner un meilleur service à ses affiliés, d'organiser convenablement la fête du Travail et, éventuellement, d'avoir l'interprétation simultanée à ses meetings.L'organisme se propose également de publier un bot-tin annuel contenant toutes les informations utiles relatives au Conseil.Vaillancourt est nommé enquêteur LE DIRECTEUR REGIONAL DE L'EDUCATION du Congrès du travail du Canada, le confrère Philippe Vaillancourt, a été nommé membre d'une commission gouvernementale chargée de conduire une enquête sur tous les aspects de l'enseignement technique et spécialisé dans le Québec.Le ministre provincial de la Jeunesse, M.Paul Gérin-Lajoie, a précisé que la commission de neuf membres devra soumettre, d'ici le 30 juin, des recommandations qui feront partie du rapport de la Commission royale sur l'éducation.Gagné est réélu à Hull-Gafineau LE CONFRERE FRANÇOIS GA-CNE, des Ouvriers unis des textiles d'Amérique, a été réélu « li présidence du Conseil du tra;-viil de Hull-Catineau pour I*.quatrième année consécutive.Les délégués ont élu la compe-gne Jeannette Poirier et te confrère Paul Oiottc aux postes dt secrétaire-correspondant et de secrétaire • trésorier respectivement.Les quatre vice-présidentr régionaux sont les confrères-Jem Daigle (Hull), Rodolphe Lihaie (Gatineau), Everett Pearson (Buckingham) et Hectcr Leblanc (Thurso).Plusieurs délégués ont protesté contre le ton cavalier de cette réponse du chef du gouvernement aux protestations du CTM centre le nouvel impôt sur le Revenu destiné à financer l'assurance - hospitalisation.Certains ont même comparé M.Lesage à M.Duplessis.Dans sa lettre, le premier ministre accusait notamment le Conseil d'avoir des vues simplistes et laissait entendre ou'on faisait une opposition systématique à son gouvernement en ne reconnaissant pas que le Québec est à l'avant-garde dans !e domaine de l'assurance-hospi-telisation.Outre le président Laberge, les délégués ont réélu les confrères Jean-Paul Ménard, vice-président, Gérard Rancourt, se crétaire-correspondant, Paul Brunet, secrétaire-archiviste, et Armand Tremblay, trésorier.Surveiller l'assurance-hospitalisation Le Conseil du travail a également demandé à la fédération Deux représentants à la -conférence des fédérations «MONTREAL — Là FTC sera représentée par le président Rc 3sr Provost et le vice-présider ï Edouard Larose À la confèrent* du fédérations provinciales, ce travailleurs qui a été convoquée pic le Congrès du travail du Ci-mij pour les 27 et 28 février si le 1er mars, à Ottawa.Le but is semblables conférences er; d üiurer une meilleure coord-nation entre les fédérations, dV n» part, de même qu'enîre te* F*Jir-ations et le CTC.L'ordre du jour de la r-ccrui-ni rencontre comporte r.otan-ment les questions suivantes : te LA CREVE !‘|\1TÎE.\L — Le ministre i conception de la grèvi * i'):cision d'un dîner organisé pj.l’Association des diplômés :n ¦ ¦'• ions industrielles de : ¦ ci • , de Montréal M Hamel se refuse à accorder »• grévistes toute protection *« ;e qui a trait à la sécurité U - emploi.Si l’Etat co.'.m.v j oatéger les grévistes contre t» perle éventuelle de leur e-v p'.—t, v!-tl dit, ce serait une iu.'dation à prendre des vacances.Selon lui, la grève est une épreu-y * de force à laquelle doit o'at-Ucher un risque pour ceux oui la foui.Nouveau Parti, le chômage, les relations entre cultivateurs et travailleurs, les relations extérieures et les revendications lé-c isfatives.Le CTQ veut une enquîêe QUEBEC — Le Conseil du travail de Québec a décidé de demander au premier mini; Ira provincial, monsieur Jean Lessee, l’ouverture d'une enquête sur l'augmentai ion du prix des chambres d'hôpital.Des délégués syndicaux ont affirmé qu'en dépit de certains démentis officiels, certains hôpitaux de la Vieille Capitale auraient au moins doublé le prix de leurs chambres Dommages réduits?QUEBEC — Il semble probable (.ut la compagnie Gaspé Copy t Mines va réduire le montant de ta poursuite contre le syndical < ¦ s Métallurgistes unis d'Améri-i;.tc.en dédommagement des périt s qu'elle aurait subies à cause de la grève de Murdochville.Il (-tort de la déposition d’un té-iv.cin de la demanderesse que les pertes pourraient s’élever à trois millions 800 mille dollars, au lieu de cinq millions 27;'i mille dollars.Il s'agirait d'une diminution de près d'un million et demi de dollars.Les Métallos n’ont pas encore entamé leur défense.le président LABERGE : "Les deux vieux partis sont pareils quand ils sont au pouvoir." des travailleurs du Québec de surveiller de près la mise en application de l'assurance-hospitalisation et de faire le nécessaire pour protéger les intérêts des travailleurs.(Pour sa part, le Ccnseil du travail de Québec a protesté contre la hausse du prix clos chambres privées et semi-privées qui semble accompagner Règlement chez îes pompiers MONTREAL — Les membres de l’Association des pompiers de Montréal ont finalement accepté par voie de référendum, à près .'¦•il voix de majorité, une règlement finale de la .-ilité.Cette proposition, .ait une diminution de i.: .e (le travail de 56 à ucs cl une augmentation salaire de 200 dollars par ar.ncc, avait antérieurement été rejetée par les pompiers.domination LA FEDERATION DES TRAVAILLEURS du Québec a dé*i-gné le vice-président Edouard Lerose comme son représentant à la Commission professionnelle provinciale d'apprentissage. THE LABOUR WORLD JANVIER 1961 MONTREAL JANUARY 1961 LE MONDE OUVRIER 'Wi#* V&SMB!.: C'EST A NOS PETITES MIDINETTES, membres do l'Union internationale du vêtement pour dames, que revenait cotte année l'honneur de donner le 15,000e cadeau dans le cadre de la Campagne du cadeau des Fêtes pour le malade mental oublié.La remise de ce cadeau symbolique, qui marquait l'objectif et la clôture de ta campagne, a donné lieu à une cérémonie, à laquelle participaient notamment, de gaucho é droite, Mme Nicole Germain, comédienne et présidente de la campagne, M.Paul Marcol Gélifias, directeur de l'Association canadienne pour la santé mentale (division du Québec), et la compagne Yvette Charpentier, directrice du servico d'éducation de l'UlOVD.Au total, les Midinettes ont recueilli plus de 5,000 dos 15,000 cadeaux distribués cotte année, au cours de la période des Fêtes, aux malades mentaux oubliés de la province de Québec.(Noua reproduisons ici le texte d'une causerie prononcée par le rédacteur du "Monde ouvrier", le confire Noël rérusse, à l'émission radiophonique "Commentaires", île KadioCanada, le 1!> janvier dernier.I.'auteur y fustiye notamment l'altitude désinvolte des députés des vieux partis ù l'endroit du problème dit chômage.) Un médium d'information comme Radio-Canada posséderait à l'houro actuelle — si on lui permettait do l'utiliser — un pouvoir absolument extraordinaire : colui do défaire la plupart des gouvernements du pays et do vider nos parlements do la presque totalité dos députés qui y siègent actuellement.Mais n'allez surtout pas vous réjouir trop vite, car si Radio-Canada a le pouvoir do ronverser pacifiquement lo gouvernement Diefenbaker et de renvoyer chez eux presque tous los membres do la Chambre des Communes, le gouvernement et le parlement fédéral ont pur contre le pouvoir do supprimer Radio-Canada, et c'est ce qui ne manquerait pas d'arriver si celte société de la Couronne s'avisait de remplir pleinement sa mission d'information.Mais imaginons un instant que nous vivions dans un pays où I on favorise au maximum la libre circulation des informations et des idées, et quo Radio-Canada obtienne l’autorisation d’installer 1.000 manifestants au mémoire du CTC OTTAWA — Rompant avec la tradition à cause du chômage, le Congrès du travail du Canada organise une grande manifestation syndicale è l'occasion de la présentation de son mémoire annuel au gouvernement fédéral, A Ottawa, le 2 lévrier prochain.On prévoit qu’un millier do syndicalistes, dont plusieurs de la FTQ, se rendront dans la capitale fédérale pour forcer le gouvernement Diefenbaker et leurs députés respectifs A fairo quelque chose de concret pour régler ce problème.Los dernières statistiques sur |e chômage indiquent qu'il y avait 528.000 sans-travail au Canada, A la mi-décembre de 1960.C’est 122.000 de plus qu'a la même période de 1959.Cost te pire mois de décembre depuis 15 ans.C'est encore une fois lo Québec qui détient le record avec 183,000 sans-travail, contre 153,000 en Ontario.ses caméras de télévision en permanence dans les parlements où l’on discute lo problème numéro un de l’heure : le chômage.Imaginons que los 528,000 chômeurs de décembre dernier — qui sont probablement 600,000 è l’heure actuelle — profitent de leurs loisirs forcés pour s'installer devant leurs appareils do télévision et suivre los débats parlementaires sur lo chômago.Un clown qui fait pleurer J'ignore ce que cela donnerait avec chacun des 10 parlements provinciaux, mais je crois savoir co qu'auraient pensé los chômeurs et los membros de leurs familles s'ils avaient pu assister, le 17 janvier dernier, au débat è la fois loufoque et attristant qui s'est déroulé aux Communes d'Ottawa.Je ne crois pas qu'ils auraient toléré bien longtemps les bouffonneries cyniques dos orateurs qui, pour des motifs mesquins de pure partisannerie politique, ont encore une fois fait semblant de se pencher sur le sort tragique dos sans-travail.Alors que plus de 8 pour cent de la main d'oeuvre était on chô- mage, que faisait en effet l'ex-ministro libéral, M.Jack Pickers-gill 7 II se livrait è des pitrerios d'animal savant — et prétentieux — avec lesquelles, A mon avis, il se payait encore plus la tête des chômeurs que cello dns conservateurs.M.Pickersgill n'a rien trouvé de mieux, pour aider les sans-travail, que do répéter au texte, sans en indiquer la provenance, un violent discours contre le chômage prononcé par l'actuel ministre des Finances, M.Donald Fleming, en.1955.On a la mémoire courte Les conservateurs, comme il était i prévoir, ont protesté A maintes reprises contre le ton de co réquisitoire et l'auteur lui-mê-mo, M.Fleming, ne reconnaissant pas l'enfant qu'il avait conçu dans l'opposition, aurait déclaré : "Pourquoi no pouvei-vous pas dire la vérité 7" Et M.Pickersgill, évidemment, do jouir do sa potito astuce d'enfant d'école .Je n'invoquo cet incident tra-gico-comiquo que pour montrer le peu do sérieux avec lequel les politiciens des vieux partis discutent le problème du chômage.Il prouve cependant quo les politiciens, mémo A propos des questions los plus graves, ont la mé-moiro extrêmement courte, co qui leur permet sans doute d'oublier si facilement leurs promesses électorales.On ne pense pas aux chômeurs Mais n'allons pas nous tromper et croire que M.Fleming est seul A prononcer sur le chômage des discours grandiloquents aussi vire oubliés.Je suis convaincu que si, par hasard, les libéraux étaient reportés ou pouvoir en 1962, M.Fleming pourrait lour jouer le môme tour et leur servir do la même façon les restes oratoires de MM.Pearson, Paul Martin, Lionel Chevrier ou mémo .Jack Pickersgill ! A la vérité, il ne serait môme pas surprenant qu'un "back-bencher" conservateur reprenne un jour aux Communes lo discours anti-chômage do M.Fleming en croyant quo c'est un discours de M.Pickcrs-gill.Et cela, A l'infini .Il y a, A la présente crise de chômage, maintes causes économiques qu'il n'entre pas dans mon propos d'analyser ici co soir.Mais je voudrais tenter d'expliquer I attitude désinvolte et cy-niquo des partis traditionnels, conservateur ot libéral, A l'endroit de co problème qui apporte la gêne, la misère et l'humiliation dans des centaines de milliers de foyers.Il faut un peu do chômage I En 1957, en Grande-Bretagne, le gouvernement conservateur nommait un Conseil sur les prix, la productivité et les revenus.Dans un premier rapport, cité par la "Gazette du travail" — une publication officielle d'Ot-tav/a — de mai 1958, co Conseil dénonçait l'engagcmont pris par certains gouvernements de maintenir le plein emploi."A notre avis, disaient les conseillers économiques du gouvernement conservateur, il est impossible qu'un système économique libre et souple puisse fonctionner efficacement sans une marge perceptible (quoique non catastrophique, surtout) de chômage".Soulignant une tendanco au chômage, depuis la fin do 1955, en Grande-Bretagne, cette cs-pùco de Conseil do la productivité déclarait que celle tendanco n'avait "fait que peu de progrès" ot que "personne ne devrait être surpris ou scandalisé s'il devient évidemment nécessaire que cela aille un peu plus loin" (that it should go somo-whaf further").Quand il y en a trop, tant pis I Il est bien évident que les politiciens les plus endurcis des vieux partis ne décident pas froidement qu'il y aura 500, 700 ou 900 milles chômeurs ou Canada, mais ce document officiel montro bien pourquoi il no leur est pas possible d'adopter uno politique de plein emploi.Il monlro p .r-quoi, liés comme ils lo sont à la hauio finance et A la grande industrie, conservateurs et libéraux se renvoient le ballon du chômage comme s! les chômeurs n'existaient pas; pourquoi, une fois au pouvoir, ils n'appliquent A peu près aucun dos remèdes qu'ils préconisaient dans l'opposition : pourquoi M.Pickersgill peut rééditer los discours de M.Fleming.On peut donc so demander quelle serait la réaction des 600 mille chômeurs canadiens du mo.s do janvier s'ils pouvaient, par le truchement do la télévision, assister aux duels oratoires entro libéraux et conservateurs, A ces parlottes inutiles qui n'ont jamais donné do travail A personne.Je pense que nos institutions parlementaires, que la démocratie elle-même, se trouveraient mises en péril.Le Nouveau Parti devra êtro sérieux C'est pourquoi, sans doute, les syndicalistes ot do nombreux autres citoyens canadiens estiment quo les deux partis traditionnels n'offrent pas de choix véritablo A l'cloctorat et parlent de la nécessité d'un réalignement politique, do la nécessité de fonder un nouveau parti.En tout cas, co Nouveau Parti devra avoir un programme sérieux et concret pour régler le problème du chômage, s'il veut se gagner la confiance do la population et subir victorieusement, un jour, l'épreuve des débats parlementâmes télévisés.Noël PERUSSE ?Résolutions étudiées le 10 février MONTREAL.— Le Conseil exécutif de In FTQ aura, au cours de sen meeting du 10 février prochain, À so prononcer sur d'important es résolutions que n'a pu étudier lo congrès de novembre dernier, A Québec.Co sera lo seconde réunion de l'or -gnnisme, qui avait eu un mooting au lendemain même de son élection par le congrès.Lo 10 février, le Conseil exécutif aura notamment à statuer sur des résolutions concernant la Commission do relations ouvrières, les grèves et les injonctions, la rotenuo des cotisations syndicales, l'unité syndicale et l'ox-tonsion de l'enquête royale sur l'administration de l'Union nationale, afin qu'elle fasse In lumière sur le ministère du Travail et la Police provinciale. IE MONDE OUVRIER JANVIER 1961 MONTREAL JANUARY 1961 THE LABOUR WOULD Le président Roger Provost donne le "la" cm congrès QUEBEC — Le président de la Fédération do* travailleur* du Québec, le confrère Roger Provost, a réclamé, dan* son discours d'ouverture au récent congrès do Québec, l'adoption d'une politique de dirigisme économique, dont il croit qu'elle no peut être appliquée que par le Nouvoau Parti.En général, a-t-il dit, "les problèmes du chômage et de la sécurité sociale, ainsi que bien d'autros, ne pourront être réglés quo dans le contexte d'un nouvoau parti".Voici d'autres extraits de cet important exposé: Deux questions qui ont entre elles une relation assez marquée, quant à nous, devront retenir l'attention des congrcs-.isles : LE CHOMAGE ET LA FORMATION D'UN NOUVEAU PARTI POLITIQUE.Nos institution* démocratique* en péril le chômage qui sévit présentement au Canada doit être pour chacun un objet d'inquiétude profonde et tous doivent être animés d'un désir de le solutionner le plus rapidement possible.Le laisser grandir c'est mettre en danger nos institutions démocratiques, c'est livrer des centaines de milliers d'hommes, de femmes ot d'enfants à la misère dans un pay* qui, par ses ressources naturelles, est l'un des plus riches au monde.les causes profondes du chômage actuel ne peuvent être considérées dans un contexte purement provincial, car le chômage est la résultante d'un phénomène qui affecte toute l'économie canadienne.Il se peut, cependant, que certaines provinces ou régions, tel le Québec, soient plus affectées que d'autres, soit ô cause de la nature des industries de cette province, soit ô cause de certains facteurs politiques qui ont porté ces régions, notamment la province de Québec, à favoriser le développement du secteur primaire par des concessions extraordinaires tout en négligeant d'encourager le développement du secteur secondaire.L'entreprise libre no suffit pas Il devient de plus en plus évident que l'entreprise libre laissée à ello-môme ne peut assurer le plein emploi.Sans contrôle, les investissements se dirigent vers les secteurs les plus rémunératifs même si ce sont ceux qui emploient le moins do main d'oeuvre et négligent les secteurs où la concurrence internationale et les coûts réduisent les profils, en dépit du fait que ces derniers secteurs sont ceux qui emploient le plus de main-d'oeuvre.Le mouvement syndical, comme l'a déclaré récemment lo Congrès du travail du Canada, réclame une série de mesures draconiennes capables d'assurer ciu pays le plein emploi.Nous n'avons pas peur du dirigisme Qu'avons-nous donc à pré coniser pour assurer le plein emploi ?Il ressort de nos constatations qu'il n'existe qu'une formule : la planification économique comme outil d'une politique do dirigisme plus ou moins rigide suivant les nécessités économiques.Seul l'Etat a en main le mécanismo nécessaire ci assurer le rendement le plus efficace et le plus social à la fois de l'économie canadienne.D'ailleurs, la démonstation en a été faite de 1939 à 1946.On avait antérieurement vanté l'efficacité de l'entreprise libre, on la vonte encore et davantage depuis 1946.N'empêche que, lorsqu'il a fallu obtenir le rendement lo plus efficace de la machine industrielle canadienne et empêcher en même temps une montée astronomique des prix, on a eu recours au DIRIGISME.Pour réaliser cela : le Nouveau Parti Au cours de ce congrès, les délégués seront saisis d'une recommandation visant 6 faire leur la résolution d'action politique du Congrès du travail du Canada, prévoyant la participation syndicale à la formation d'un nouveau parti.Le mouvement syndical, sou-lignons-le immédiatement, ne veut pas s'attacher à la formation d'un parti ouvrier.Nous le disons et le publions depuis plus de deux ans.Nous voulons contiibuer à la formation d'un parti politique où il y aurait place pour les fermiers, les coopéraleurs, les citoyens de pensée libérale et les ouvriers.On étouffo dans les vioux partis Il n'est pas question d'exclure qui que co soit qui veuille militer à l'intérieur du nouveau parti en faveur du bien commun et contre les intérêts personnels de groupes restreints qui travaillent 6 l'encontre du bien commun.Il va de soi que le nouveau parti exigera de ses adhérants lo respect des cadres do notre démocratie politique.Il y a des milliers do citoyens qui étouffent à l'intérieur des vieux partis.Ils sentent bien que parmi tous ces gens satisfaits de l'état actuel des choses, parmi tous ces gens qui se sont servis dos vieux partis et en ont été bien servis, il n'y a pas de place pour l'icféal, pour le désir de faire mieux et plus grand pour un plus grand nombre de citoyens.Les syndicats ont tenté depuis des années d'influencer la politique non seulement pour obtenir des mesures nécessaires à l'accomplissement de leurs fins comme groupement économique, mais aussi afin d'obtenir toute la législation nécessaire à l'instauration d'une démocratie sociale et économique.Los syndiqués n'en obtiennent rien La plupart du temps, ils se sont rendu compte que le parti au pouvoir, sustenté et contrôlé par des intérêts privés, était réfractaire à ses demandes ou n'en appliquait que quelques éléments essentiels ci sa réélec lion.Ils se sont de plus rendu compte que l'économique et le social dépendent de plus en plus de la politique et que les deux premiers ne connaîtront jamais un plein épanouissement à moins que des forces positives n'influencent forte ment celte dernière.Ils s'engagent donc dans la formation d'un nouveau parti politique, non pas dans un désir ou une soif de pouvoir, mais par conscience d'accomplir pleinement la mission qu'ils se sont donnée do contribuer à faite de ce pays une véritable démocratie dans tous les sens du ternie.Lo Québec doit jouer son rôle Sur le plan national, la fou-dation du nouveau parti n'est plus ô discuter.Lo congrès de fondation aura lieu à Ottawa en août 1961.La province cfe Québec a dos caractéristique! qui lui sont propres, a dos traditions et une culture qui sont bien à ello.Il est donc essentiel qu'elle puisse, au sein du nouveau parti, travailler à l'épanouissement de sa culture et de «on caractère.Pour ce faire, il faut que nous ayons au congrès de fondation une délégation nombreuse et puissante afin do taire comprendre, accepter et te connaître le vrai visage de Québec, tant sur le plan culturel que sur le plan social et politique.Un parti financé par le pouple De plus le nouveau parti, et il aura coci de tout à fait particulier, sera financé par ses membres.C'est pourquoi une campagne de finances sera bientôt entreprise, sur une base volontaire de $1.00 par membre, chez nos syndicats affiliés.Nous respectons la liberté politique do chacun des ouvriers membres de cette fédération, mais nous nous rendons compte, chaque jour de plus en plus, que les problèmes du chômage et de la sécurité sociale, ainsi que bien d'autres, ne pouriont être réglés que dans le contexte d'un nouveau parti, et que les ouvriers ont une responsabilité personnelle de contribuer à donner aux classes populaires l'instrument politi que dont elles ont besoin pour atteindre les fins légitimes.La Fédération est fiète d'apporter sa contribution a Ici formation d'un nouveau parti politique, conscient de travailler ici pour un Canada meilleur pour tous.LA COMPAGNIE DE CIGARETTES BELVEDERE est dovenue In première entreprise canadienne à consacrer de la publicité à son étiquette syndicale.On aperçoit ici Iroi* syndicalistes qui semblent fort heureux de cette initiative.Ce sont, de gauche a droite, les confrères John Pur-die, secrétaire de la Fédération des travailleurs du Québec, Gérard Rancourt, président du Comité de l'étiquette syndicale de la FTQ, ot Tom Ward, directeur du service de l'étiquette syndicale du Congrès du travail du Canada.Bien que la plupart de* cigarettes canadiennes sont fabriquées par dos travailleurs syn-dictués, membres de l'Union internationale des travailleurs du tabac, la Belvedere est la seule marque qui détient uns étiquotte syndicale.***«fW" ÏOi WimucM .GAMATKO insïDH f.MRrni mv.mw porhuu f.rrn numf ni A V • ty-Sfi’ ' y Wm r, *' ' V&Vsj Ejt&vjj' 1 2'ÿù''it" P'Yÿ ,'ty?umi THÉ LABOUR WORLD JANVIER 1961 MONTREAL JANUARY 1961 LE MONDE OUVRIER La Régie des loyers: La FTQ: le gouvernement provincial se doit de protéger les locataires MONTREAL — Le p-'e-sidenr Roger Provost, de la Fédération dît travailleurs du Québec, e- déclaré que le gouvernement provincial se doit de protéger tes locataires contre des conseils municipaux souvent î-vrés oux propriétaires, et il a demandé au premier ministre, WJ.Jean.Lesage, de ne tenir aucun compte de la lettre du président rie la Ligue des propriétaires de Montréal, M.Antonio Cripobinnco.Affirmant qu'il •.'agit là d une association "fantoche nullement représentative de 'ci population, le confrère Provert 0 mis les autorités provinciale r en garde contre les statistiquet invoquées par certains proprit tairas à l'appui de leur demande d'abolition de la régie dtr loyers.Le leader syndical doute que la Chambre de Comme: ce de la région de Montréal, qui prétend qu'il y a plus de 1 0,000 logements vacants dar r 's métropole, puisre tire tons • der-èe comme une souice fit • ble.Vers une régie petmunemlt Tout en approuvant Ici de-monde de prolongation clt la -iji-; par le gouvernement, t confrère Provost a cependant déploré qu'on ne confère peu un caractère permanent à la •sgie.Il a également leproché on secrétaire de la province, M.Lionel Bertrand, l'empressement et le zèle qu'il a manifestés en invitant les municipalités 6 se soustraire à ce contrôle.Le leader syndical a affirmé que toutes les municipalités devraient rester soumises à la régie des loyers tant que les conseils municipaux ne seront pas élus au suffrage universel.Autrement, a-t-il dit, c'est confier le soin de juger en équité d'un litige de portée sociale à des conseillers municipaux qui sont en même temps juge et partie.Tant que les gouvernements municipaux ne seront pas démocratisés, a-t-il soutenu, le gouvernement provincial devra jouer son rôle d'arbitre et de gardien du bien commun en maintenant la régie des loyers.A l'encontre des arguments invoqués par la Ligue des propriétaires de Montréal, le président Provost a affirmé qu'il y a encore une pénurie de logements à loyer modique dans la métropole et qu'on y trouve un grand nombre de sans-travail et de chômeurs partiels pour qui la moindre hausse de loyer représenterait une catastrophe financière."D'ailleurs, a-t-il ajouté, nous sommes convaincus qu'une enquête objective sur la situation de l'habitation dans le Québec conduirait à la construction de logements à loyer modique plutôt qu'à l'abolition de la régie." Un choix heureux à la CRO Enfin, le président de la FTQ a déclaré que le gouvernement a eu la main heureuse en choisissant Me Théodore Lespéran-c’ comme président de la Commission de relations ouvrières.Le confrère Provost a vanté l'intégrité professionnelle de M.Lespérance et ajouté que sa grande expérience du droit du travail contribuera sûrement au redressement de nombreuses injustices et à l'avènement dune certaine paix sociale dans le Québec.La FTQ et le Nouveau Pmfi Ci FTQ a pris une p«.c! ettive *'->< travaux de formation rie Nsuvîau Parti depuir.le cor-l'fi de Québec.Ptutuers mr d*u< rencontres de Montréal, It président Roger Provost, que I in aperçoit sur la photo du bu en compagnie du lee tier d.Ptni démocrate de Te'rre-Meu-vî.M.Ed Finn, et du protêt- seur Michael Oliver, et le con- a pour le Québec de faire valoir frère Vaillancourt on» tous deux son point de vue au sein du insisté sur la nécessité qu'il y Nouveau Parti.« i Les propos de Médico Les syndicalistes se doivent de s'initier à la chose médicale Nous inaugurons ce mois-ci une chronique dans laquelle un médecin désirant pour l'instant conserver l'anonymat, se propose de traiter des relations entre le médecin et son client.Médico est disposé à répondre aux questions pertinentes qui pourraient fui être adressées par les lecteurs du “Monde ouvrier”.Il arrive souvent que le public se plaigne du monde médical : honoraires trop élevés, frais inutiles, traitements trop prolongés ou peu efficaces, etc.Si certaines de ces plaintes ne sont pas sérieuses, il faut admettre cependant que beaucoup d'autres sont justifiées et méritent d'être prises en considération.Pour remédier à un tel état de choses, il faut d'abord en connaître les causes ; or, les deux causes principales sont l'ignorance du public en ces matières et, il faut l'admettre, le manque de conscience professionnelle chez certains membres du monda médical.Il n'existe actuellement aucun organisme, que je sache, qui enseigne au public comment reconnaître et utiliser les bienfaits que la médecine met à sa portée.D'autre part, il est indispensable de connaître une chose pour s'en servir avec avantage.Une comparaison aidera à mieux comprendre : l'individu qui a besoin d'un appareil pour son travail ou pour son plaisir, laveuse automatique ou T.V., demandera d'abord au vendeur de lui expliquer comment ça fonctionne ; il demandera même qu'on lui remette un livret d'instructions sur ce sujet.Il apprendra ce qu'il faut faire pour en retirer tous les avantages possibles et ce qu'il no faut pas faire afin d'éviter de briser cet appareil.Il voudra savoir aussi où s'adresser pour trouver un technicien habile et honnête qui pourra effectuer les réparations qui pourraient devenir nécessaires.Par contre, l'individu qui négligerait de prendre toutes ces informations avant d'utiliser son appareil, s'exposerait à le briser rapidement et à se faire exploiter lors de la réparation.Il serait lui-même responsable de ses malheurs parce qu'il aurait négligé de SAVOIR ce qu'il aurait dû faire pour éviter ces ennuis.Il faut donc SAVOIR, être renseigné dans tous les domaines, y compris celui de la médecine.Le monde médical, pris dans son sens le plus large, a inconsciemment donné asile, lui aussi, à un certain nombre de COMBINARDS (racketeers), attirés par la facilité de s'enrichir aux dépens des autres.Ces combinards, favorisés par le manque de connaissances du public, trouvent souvent le moyen de s'imposer un peu partout, ils détruisent ainsi la bonne réputation de la médecine et donnent prise i des réclamations justifiées dont ils se fichent, étant souvent bien organisés pour se protéger.La majorité du grand public est constituée par le monde ouvrier; c'est donc le monde ouvrier qui doit, le premier, chercher à protéger ses intérêts, santé et argent, en acquérant les connaissances nécessaires et en s« faisant le promoteur et le dispensateur de ces connaissances.Ce n'est qu'une fois en possession de ces connaissances que le monde ouvrier pourra profiter entièrement des différentes lois sociales concernant la santé et même exiger certaines améliorations à ces lois.Dans notre prochain article, nous essaierons de vous faire voir sous leur vrai jour ce que sont les médecins de famille et les médecins spécialistes.MEDICO La Pl Heimètie Pansue au Canada.AU SERVICE DES CANADIENS DEPUIS 1817 CT II ira ADIB3r I w.i >U; fuo/rf rVfc La B de M fut la bremière à nom-mer un agent de banque eau ad ten aux Etats-Unis, pour assurer le développement du commerce outre la frontière.C’était en 1818, a New-York.Banque de Montreal IE MONDE OUVRIER JANVIER 1961 MONTREAL JANUARY 1961 THE LABOUR WORLD Pans la campagne d'abonnements Les permanents sont essentiels MONTREAL — Le confrère Alfred Pedneault, à qui la FTQ o confié la tâche de mener une grande campagne d'abonnements au "Monde ouvrier", en est venu à la conclusion, après quelques semaines de travail( que la collaboration des permanents syndicaux est absolument essentielle.Le confrère Pedneault, qui a déjà fait le tour de plusieurs syndicats locaux, a constaté que le résultat de ses démarches est souvent conditionné par l'attitude des représentants et agents d'affaires et par leur dévouement 6 la cause du journal.Le propagandiste du "Monde ouvrier" est en 1rain de former des équipes de vendeurs d'abonnements au niveau du consei régional du travail et du syndicat local.Il adresse présentement une lettre à tous les affiliés leur demandant de discuter cette question à leur prochain meeting.Le confrère Pedneault constate que la presque totalité des syndicats abonnent les membres de leur exécutif et leurs délégués d'atelier chaque fois qu'il a l'occasion de leur adresser la parole.^=1131 ,=:»jai ci c: .Ci ¦-.¦*.»e] El â&assk i ùwîk: , ytSSKSSfc>UK** SAv PBOVaCt CES DAMES DE LA HAUTE doivent traverser une ligne de piquetage de l'Union des employés d'hôtel, motel et club, ces jours-ci, pour aller prendre leur thé au Ritz Carlton.Cependant, certaines personnalités, dont le président Roger Provost, le père Dollard Morin, aumônier des pompiers, et Me Phil Cutler, se sont senties obligées de rebrousser chemin.Les piquets que l'on aperçoit ici sont des membres du syndicat qui travaillent pour des hôtels où des conventions collectives sont en vigueur, soit le Laurenticn, le Reine-Elizabeth, le Windsor et le De La Salle.Ils protestent contre les procédures intentées par le Ritz è la Commission de relations ouvrières pour empêcher ses employés d'adhérer, au scrutin secret, au syndicat de leur choix.Banque Canadienne Nationale Situation au 30 novembre 1960 PASSIF Envers le public: Dépôts.$727,307,564 Divers.4,551,616 $731,859,180 Envers les actionnaires: Capital, réserve et profits Inaffectés.43,883,343 $775,742,523 ACTIF Disponibilités de caisse.$118,228,293 Valeurs de gouvernements canadiens (dûment amorties) et autres obligations et actions, ne dépassant pas le cours actuel.266,104,733 Prêis commerciaux et autres avances.379,532,899 (déduction faite des provisions pour pertes éventuelles) Immeubles sociaux et divers.11,876,598 (déduction faite des amortissements)_______________________ $775,742,523 COMPTE PROFITS ET PERTES Profits de l'exercice finissant le 30 novembre 1960, déduction faite du versement au Fonds de pension du personnel et des affectations aux réserves latentes 6 même lesquelles il a été pleinement pourvu aux créances mauvaises et douteuses et aux moins-values du portefeuille.Moins: Amortissement des immeubles sociaux.$ 815,746 Provision pour impôt sur le * revenu.3,035,000 Profits nets, déduction faite des affectations ci-dessus.Dividendes.$ 1,598,192 Dividende spécial de 40^ par action.400,000 Report ô nouveau.* Solde créditeur du compte Profits et Pertes au 30 novembre 1959.Porté au Fonds de réserve.Solde créditeur du compte Prolits et Pertes au 30 novembre 1960.$ 6,919,910 3,850,746 $ 3,069,164 1,998,192 $ 1,070,972 812,371 $ 1,883,343 1,000,000 $_ 883,343 FONDS DE RÉSERVE Solde créditeur au 30 novembre 1959.$ 31,712,758 Prime d'émission.287,242 Transport du compte Profits et Pertes.1,000,000 S jlde créditeur au 30 novembre 1960.$ 33,000.000 Le gérant général, Le président, ULRIC ROBERGE CHARLES ST-PIERRE IBFrES SBC LA PAROLE EST AU CONFRERE X Vers de théories Le processus systématique du passage de l'humanité au socialisme apporterait enfin une oasis d'entente et de •ompréhen-sion mutuelle où les lueurs d'espoir convergeraient k toute fin pratique vers la cause commune, vers le bien général de l'humanité.Au stade d'évolution actuel des masses ouvrières surgit le socialisme qui doit mener à l'étatisation classique des principes humanitaires.Le cancer capitaliste se doit de crever.L'étatisation des choses publiques, des industries lourdes échafaudées iusqu'à l'aube de l'automation par la main-d'oeuvre ouvrière, des millions fécondés aux seules fins des intérêts privés, se pose inévitablement.L'épanouissement d'une saine humanité en dépend.Les mesures de système inéquitables ne doivent plus s'appliquer à aucune formule évoluée.Les crises d'économie régularisées, les injustices patronales, la mauvaise répartition des choses publiques, les inégalités traditionnelles suffisent depuis longtemps k caractériser la vieille politique capitaliste.Elles doivent toutes disparaître, se dissiper à la montée de meilleures théories.Il faut que l'automation nous précipite dans un monde meilleur et qu'elle ne soit pas, au contraire, une fantasmagorie propre il halluciner de cauchemars ia vie de l'ouvrier.Les droits de survivance et d'évolution sont naturels.Tout système qui s'y oppose de quelque façon que ce soit, doit être annihilé.La justice sociale n'appartiendra jamais pour être disposée aux minorités politiques subjugées par les monopoles financiers; elle découle du droit divin.Mais il ne faudrait pas non plus méconnaître la force ouvrière personnelle et ses possibilités; elle se recèle dans les masses plus que toutes autres.Que chacun se le rappelle à l'application de son vote électoral.nouvelles politiques Reconnaître également le processus de l'évolution empêche de renier le vieillissement du passé.Le champ d'action qui réunit les hommes dans la même cause de la destinée humanitaire, en vertu de sa force naturelle, est appelé à évoluer vers l'affranchissement total de l'homme par l'homme.Les nombreux mouvements d'émancipation donneront À l'homme sa propre autonomie devant la matérialité.Encore faudra-t-il que des nouvelles théories, comme celles du troisième parti, qui forment pour l'instant un commencement, s'appliquent sans peur et en général.Le vent d'indépendance souffle vers la vraie démocratie.Le calme et la patience ont déjà fait oeuvre de pionnier; il faut maintenant passer à l'action.L'application pratique des jus tes causes appelle la destruction de l'esclavage sous toutes ses formes.Marquons la fin d'un règne qui devient de plus en plus inquiétant.Que toute abstraction d'idéologie fondamentale basée sur le futur, que toute indifférence objective de l'électeur s'arrêtent I Les classes ouvrières surtout doivent en tenir compte.Encore temps Il nous fait plaisir d'apprendre qu’un nouveau parti va nous délivrer.11 est temps que ça change.Ne vous laissez pas tromper par le petit singe rusé, René Lévesque.Nous sommes 500 ans en arrière.Depuis 11187 les libéraux, les conservateurs, l'Union nationale nous ont trompés, exploités et volés.L'Union nationale est la pire orgie dans Québec depuis Bigot.Les provinces de l’ouest et l'Ontario nous dépassent sur toute la ligne.La nouvelle loi d’assurance - hospitalisation est une Les thèses qui viennent directement de la propagande électorale des vieux systèmes trouveront entrave et laisseront champ libre à tout renouveau visant l'intérêt général.On ne peut que repenser tout socialisme ou toutes formes de socialisation.Répenser surtout avec justesse.Le dogme socialiste du renouveau possède tout de même une sensibilité qui touche è la hauteur de son objectif.L'esprit de finesse et de diplomatie verra à empêcher les mouvements séparatistes de plonger dans la confusion.La source des efforts d'organisation vers des réformes radicales, dépend du but visé i échafauder forme concrète au montant des valeurs données.C'est une erreur grave de demeurer imperméable A toute idée nouvelle, surtout A toute réformation radicale de ce qui était mauvais.Les systèmes décadents des vieux partis sont vidés.Ils ne préconisent plus rien qui vaille.Nous sommes au préambule d'une ère nouvelle où chacun devra pétrir la pâte.Les différents sens de valeur sont appelés A former une meilleure société, A condition que la bataille qui commence à peine, se continue dans l'esprit de justice universelle.Armand ARSENAULT, Succursale 1195, Métallurgistes unis d'Amérique Montréal.que ça change injure à 2,000,000 électeurs.J'ai un ami qui a été à l'hôpital St-Laurent.L’hôpital et les médecins lui ont volé $1,000 en 10 jours.Un autre s'est fait voler $2,000 dans un mois à Notre-Dame ! Il faut que ça change ! Les m .médecins voleurs, les hôpitaux inhumains, les pharmaciens escrocs ont dégradé la profession médicale, lis en ont fait un racket pire que celui de la pègre ! 2,000,000 d'électeurs vous appuient dans Québec.Jean Grégoire, 138, McGregor, Montréal. LE MONDE OUVRIER JANVIER 1961 MONTREAL JANUARY 1961 THE LABOUR WORLD The Dean yV/.; Founded by of Canadian Gustava Labour ¦1 i v / Francq, Papers Il A I ?I «JMI1 in 1916 > ?Published in order to promote the legislative reforms needed for the protection of the Quebec working class and for the betterment of its lot Official organ of the QUEBEC FEDERATION OF LABOUR Executive Committee Roger PROVOST, president; Edouard LAROSE, Jean GERIN-LAJOIE, vice presidents; John PURDIE, secretary; Adrien GAGNIER, treasurer.Director : Roger PROVOST; Editor : Noël PERUSSE.Address all correspondance to : 1327 St, Joseph Blvd.East, Montreal 34 — Tel.LAfontaine 7-1218 Printed by Radiomonde, 8430 Casgrain Street, DU.7-6218 o-lçjggt» 109 Authorized second class mail Post Office Department, Ottawa.EDITORIAL Everything Must Be Done At Once The recent seminar on workmen's compensation gave the lie to those who believed that the QFL would neglect its strictly union functions in favour of its support to the New Party.Of course not! At the very moment when the dollar-per-member campaign for the New Party was calling forth a supreme effort from the Federation, it was mobilizing its resources and its energies to organize a workmen's compensation seminar which, in the opinion of all, was a complete success.However, we do not believe that the weekend which about 100 union leaders spent at the headquarters of the Workmen's Compensation Commission in Quebec was a loss for the New Party.To the contrary, we think that the full time people and the local leaders present left the meeting with the conviction that the workmen's compensation act, like our other social legislation, is incomplete and does not sufficiently meet the needs and aspirations of the working class.At each stage of the discussion, the officers and depart* ment heads of the WCC were led to deplore that the law does not permit the solution of certain human problems resulting from a work accident.The union participants, for their part, frequently expressed their indignation at the deficiencies and even the iniquities of a law conceived primarily to protect management against damage suits.That the old parties are powerless to ever provide a truly social and humanitarian law was a conclusion doubtless arrived at by most of these unionists, truly preoccupied as they were with the problem of industrial accidents and resolved to provide the best possible protection for workers, who are the primary creators of the national wealth.They know that it is not the political servants of management who will treat victims of work accidents with the same respect as a civilized society accords to wor victims.Seminar participants oware of their responsibilities certainly returned from Quebec with the firm intention of forming workmen's compensation end safety committees in their respective unions.And we ore convinced that the members of these committees will discover in turn the necessity of political action, that workmen's compensation committees will lead to the creation of politico! action committees.Obviously this multiplication of union activities will succeed in perturbing our affiliates, just as it disquiets the leaders and personnel of the QFL.This implies a general mobilization of our ranks, our resources ond our energies.But we must do all things at once ond occord the same importance to negotiations, the settlement of grievances, the problems of unemployment and work accidents, and political action.The QFL, it will be realized, is multiplying its services in spite of its feeble resources.But in the measure that it renders increased service to its affiliates, it should be able to count on their increased cooperation.The Federation can undertake great projects, such os the foundation of the New Party and the creation of a network of workmen's compensation committees, but it is courting certoin failure if its affiliates do not take up rhe challenge.So that the QFL may do all it has to do these day; without neglecting anything, the affiliates must be just as busy collecting their New Porty dollars and obtaining each dollar due their injured members.While QFL's Still Complaining About Hospital Insurance, SFL Is Planning Health Insurance REGINA, Sask.— While the Quebec Federation of Labour is still complaining about the financing and the shortcomings of hospital insurance, while the Liberals are repeating their 1919 promise and the Conservatives are inquiring about health Insurance, the Saskatchewan Federation of Labour is already participating in the planning of a comprehensive medical care program.The SFL has just urged the provincial government of premier T.C.Douglas to enact a two-stage health care program, financed though the province's revenues and providing for the full range of health services.In a 94-page submission to the Advisory Planning Committee on Medical Care, the 28,500-member labour body said it believed health and well-being were matters of prime importance and that "Ihe province should bend its every effort to providing the people of Saskatchewan with a program that will satisfy their needs." No Deterrents to Health Such a program, it was pointed out, "should make available Ihe maximum opportunity for the provision of health care and the achievement of positive health" and be "free of aM deterrents or co-insurance so that there be no obstacles between the people and the care they require." "To merely superimpose the procedure of prepayment on the status quo would be to betray the health needs of the people of this province," said the brief, which was endorsed by the Canadian Labour Congress.High quality medical care rested upon five conditions, the Federation said.First is personnel.Number, competence, proper geographical distribution and balance between general practitioners and specialists should be the prevailing criteria in establishing standards of effectiveness.Secondly, the facilities.An element of subsidy should be included in the plan, as part of the necessary cost, to ensure that physicians have modern equipment and other facilities required for effective service.Facilities for team-work Third is organization.The present partition of Saskatchewan into health regions provided a sound basic structure upon which the local organization of health could be built, said the brief, but greater professional co ordination should be aimed for through special measures designed to help and encourage the group practice of medicine.The general practitioner would, thus, have available at all times the knowledge, skill and services of his specialist colleagues together with the psysical facilities related to them.Fourth is the financing of the plan.Equitable distribution of the cost over the entire population could be best achieved by financing the plan through the province's consolidated rovenues, the Federation believes.As to the remuneration of physicians, the labour body favours payment by salary.It also feels that they should be well paid and should be granted the right to negotiate their salary with the government through their professional organization.A fifth and final attribute of a health insurance scheme should be to facilitate and promote medical research.More funds should be allotted to this end and they should be more rationally distributed.Research should be properly financed, staffed, subject to suitable controls, based on some order or priority and undertaken in surroundings where it can best be tested and appraised.Though unable to assess the cost of its proposed plan, the Federation remarked it would not mean altogether new expenditures for the province or the people of Saskatchewan.Already considerable sums of money are spent for health care either directly or through premium to prepayment plans.Willing to accept two-stage deal Should the government find it impossible to enact the full proposal at the present time, the Federation suggests it proceed with it in two stages.The initial stage would include the services of specialists and general practitioners as well as of supporting health personnel such as nurses and technicians.The second, to be introduced within the five following years, would provide for dental care, drugs and appliances such as eye glasses and hearing aids."It is better to start with what resources are available and to work towards the objective of optimum resources than to perpetuate the status quo with its deficiencies and inequities," concludes the brief.LET'S SPREAD THE GOOD WORD LOOK for fh< UmOH LABEL, SHOP CARD AU® SERVICE BUTTON «• -CJXwZ» THE LABOUR WORLD JANVIER 1961 MONTREAL JANUARY >961 LE MONDE OUVRIER V iSÉSMSSSMW JA" X.">.**' i v ' V Results of Investigation "Our AMA is hostile to NHS," writer Korry continues."It has concentrated tremendous propaganda efforts on discrediting the system and in blocking any form of a national health program here." Korry then says he started his investigation of NHS "with the charges usually made" by the AMA, but found no truth In any of them.Contrary to what the AMA claims, Korry found that British patients have a full free In the financial factor in doctor-patient relationship"; "has meant o fairer distribution of health for all classes, regardless of income"; "has done wonders in distributing physicians more equally around Britain"; has resulted in a big increase in the number of students taking up medicine, and "finally it has brought order out of chaos in the British hos-pitol system." "The crucial choice the British have made," Korry concludes, "is to place health on the list of essential services— just as we do with education, sanitation, water supply, the police ond the armed services.It's a life-and-dcath matter, the British say, and they have acted accordingly." Big Magazine Finds Health Insurance  Smashing Success In Great Britain CLC Won't Go To Cuba One of the USA's leading popular magazines — Look.— has just come out with a smashing refutation of the American Medical Association's propaganda against national health insurance or medical aid to the aged.In its Dec.20 issue, Look carries a powerful article which provides an overwhelming "yes" to the question : "Does 'Socialized Medicine' work in Britain?" The article, written by Edward M.Korry, the magazine's European editor, riddles every charge that the AMA—the "Doctor's Lobby" — has levelled against the British health system.First, the article points out that "President Eisenhower knows first-hand about socialized medicine" because "he has been using it most of his life." "Also, a number of our congressmen, all of our servicemen and many of our war veterans use it, too," the article declares."Every time Eisenhower goes to Walter Reed Hospital for one of his periodic checkups, every time a senator or representative uses an Army or Navy hospital, they participate in 'socialized medicine.' They are diagnosed, treated and bedded free of charge.The taxpayer foots the bill." Then the magazine says s "In a nutshell, that is also whot the British National Health Service (NHS) provides." Only that service goes further—"it applies in the doctor's office and the patient's home, as well as in a hospital, and it is available to everyone." "Yet our most emminent representatives in Washington refuse to listen to the argument that they should share their privileges" with all the people of the land, the magazine declares.Then the article explains that the British health system has been in effect for 12 years and "every independent survey has found it to be an overwhelming — almost a unanimous — popular success." It's financed partly by payroll deductions.A worker pays 27 cents a week toward the system, and the employer adds another 6't cents per employe, while selfemployed persons pay 31 cents.For this small weekly sum, a family is offered virtually complete medical, surgical, hospital and other related services.The only extra charge Is a token sum for drugs.OTTAWA (CPA) Canadian trade union leaders ttimed down an invitation to visit Cuba ai the country’s celebrations of the anniversary of the revolution.CLC president Claude Jodoin and Woodworkers Canadian director H.Landon Ladd were both invited by Cuba to attend the •fan.1 demonstrations.CCF leader Hazen Argue was also invited, and he too turned it down.All three said they had other commitments.choice of doctors; British doctors are "not forced to take too many patients"; they are "not forced" to seek out private patients to stretch their income because they "are far better off fin ancially" now that before.Also, doctors are not overworked, but "generally work fewer hours" than before; British medical standards are at least as high as the American; there are not such medical abuses as "fee splitting" and "unnecessary surgery"; doctors do not complain of "government interference", ond they have to keep less records than heretofore because they do not need to send out bills to patients.Cost Calied Low Korry refutes other AMA charges and then cites the foct that this comprehensive British system "costs only about 3 per cent of the gross notional product" in Britain.Summing up, writer Korry says : the British national health system "has crossed out A glance at lier hank Ixrok and there’» * smile of satisfaction and reassurance—die money is there when she needs it.Like so many others, she has learned the salue ol regular saving .die safety, convenience and usefulness of a hank account.There arc millions of Canadians like her.I hey maintain 12 million deposit accounts in the chartered banks, 10 million of them personal savings accounts.But a chartered hank is mon than the best place to keep your savings.It’s the only place ofl’ering a full range of hanking services.It’s the right place to do fill your hanking.THE CHARTERED BANKS SERVING VOI R COMM1NITY THE RIGHT IDEA -AND THE RIGHT PLACE Aware Of All Their Responsibilities 'A; J*' THE LABOUR ÏÎI II 11 ) I i 111111 ! 11111111111111111111111111111 II I ! 11111111.111 II 11111 til 1111111111 (II III 11111111111111111111111 11 11111111.1111111 It 1111111111111111 III 111111 II 11111M M111111111 II I i IM 111111111111 II 111 IM IM HI 111.III I Itl 11 1111H in QUEBEC - About 100 union leaders especially aware tl their responsabilités to their members participated in o twe-day seminar on Workmen's compensation, held at the head office of the Workmen's Compensation Commission.Judge Fni-lippe Ferland, WCC president, and QFL president Roger Proves'., presided over the meeting, which was judged highly useful by the participants.11111it11111111111111111111111111111111111111 New Party Founding Fund iimiiimiiimiHiimiiiiiimimmimmmimmiimimmmmmmiimiimmiimmimiiimimiHiiimiiiiiiiiimiimm;- At the opening of the seminar, Judge Ferland expressed his satisfaction that the meeting was not held with the intention of criticizing anybody, and ha spoke with pride of the experience of his personnel, some of whom had been with the Commission since its inception.He added that the Commission was happy to be able to collaborate with the union movement for the welfare of accident victims, their widows and orphans.A Brief on the Horizon For his part, President Provost congratulated the officials of the WCC for having understood the need for collaboration between those who administer the law and those who, alas ! must benefit from it.Fie explained that Quebec union leaders wanted to understand the workings of the law so as to be able, first, to speed settlement of claims by the members, but also better to know the improvements which they should recommend to the government.Brother Provost officially announced to the participants the intention of the QFL to submit to provincial authorities a brief which will insist above all on more effective methods of preventing accidents.It is not only a question of obtaining more equitable settlement for victims and their families, he said; it is also a question of reducing the number of accidents.History of the Law During the first meetings, chaired by the director of the QFL workmen's compensation service, Brother Julien Major, WCC official, Mr.J.E.Dion traced the history of the various measures adopted to meet work hazards, from simple recourse to common law to the present workmen's compensation act.This gots back to 1931 and accepts the principle of the collective, not individual, responsibility of employers.The WCC was created in 1928.He explained the various methods by which employers subscribed, according to the schedule for their industries.Mr.Joseph Delage, claims director, defined a work accident.He also explained that iry dustri-il illnesses are treated rri the seme way as accidents.He-revealed that the number of claims was 110.000 in I9EF.105,000 In 1959 and 102,000 ir, I960.Defects *o be Corrected Mr.Oelage also explained fhtt there is no recourse against decisions of the WCC, which could however review its own decision?.The law, ha said, does not permit indemnities to be adjusted according to the cost of living.It does not provide for the obligatory rehiring of victims by their employers.If recognizes no rights to a concubine or a "common law wife".The assistant claims director Mr.P.Rue!, declared that doctors chosen by victims often delay in submitfing their report?to the commission.The director of the investigation department, Mr.Jean-Marcel Garneau, said that the WCC carries out its investigations objectively and impartially, but revealed that It had only nine investigators on its staff.Prevention better than curt The director of the mc-diccl aid section, Mr.Raoul Demer?, said that the Commission spent-considerable sums on service:, artificial limbs, etc., but admitted that it recognized no responsibility for financial difficulties incurred by the families of accident victims.The head of the medical bureau, Dr.Camille Simard, affirmed that a victim i?never obliged to work with an injury.The national director of welfare and safety for the United Steelworkers, Brother R.J.(Doc) Lamoureux, launched an appeal for accident prevention and se-fely committees.He said he wa.: convinced of the necessity c! greater collaboration between management, the union movement and the WCC.The seminar was marked by many questions and discussions by participants.The Commission president, Judge Ferland, admitted that he had learned much during the meeting, which featured a visit to the offices of the-Commission.46th Year MONTREAL - JANUARY 1961 THE QFL VISITS THE WCC THE QUEBEC WORKMEN'S COMPENSATION COMMISSION wit very glad to coopérât* with the Labour movement In order to assure the well-being of the injured workers, the wives and the orphans.That's what Judge Philippe Ferland, president, is saying her* (upper photo), at tha opening of a two-day seminar in Queboc City.He is seen her* with Brothers Roger Provost, QFL president, Julien Major, Workmen's Compensation Department director, and Dr.Bertrand Bellemare, member of the Board.The same people are seen in the lower photo as Brother Ma|or explains the program of the conference, at the closing of which Judge Ferland was honest enough to admit he learned a lot.
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