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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
Juillet - août
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Le monde ouvrier = The labor world, 1960-07, Collections de BAnQ.

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line initiative de la FTQ t - .Front commun sur l'assurance-santé O U VR/ER MONTREAL — M sembla bien que le front commun sur l'assurance-santé, créé sur l'initiative de la Fédération des travailleurs du Québec au début de l'été, va subsister en dépit de l'abolition de l'enquête sur ('assurance-hospitalisation par le gouvernement libéral.On croit savoir, en effet, que les quatre associations populaires intéressées à cette question continuent leurs consultations en vue de la présentation d'un mémoire aux autorités compétentes.cial de la Santé, M.Alphonse Couturier, d'autoriser l'examen de "toute la question de l'assurance-santé".Le ministre pouvait agir Les quatre associations signataires de cette requête demandaient spécifiquement au Dr Couturier d'élargir le mandat de la Commission d'enquête sur l'assurance-hospitalisation, afin de lui permettre d'aborder la question de l'assu-rance-sànté.La FTQ, l'UCC, le CSCQ et la CTCC invoquaient, pour justifier leur démarche, I article 3 du bill 66 créant la Commission présidée par M.Gérard Favreau.Cet article déclarait en effet : "la commission devra étudier toute question ou aspect particulier du problème et enquêter sur tout fait que lui soumettra le ministre de la santé." 45e année - No 7-8 MONTREAL - JUILLET-AOUT 1960 10 cents On se souvient que, le 6 juillet dernier, la Fédération des travailleurs du Québec, la Confédération des travailleurs catholiques du Canada, l'Union catholique des cultivateurs et le Conseil supérieur de la coopération du Québec, qui représentent un effectif global de 1,385,000 citoyens de cette province, avaient demandé au nouveau ministre provin- Le message de la fête du Travail du président Roger Provost : , Gare à l'euphorie et à l'apathie politique - • - , •-.v•/' Copyright by Gaby Le président PROVOST: "L'atmosphère politique s'est éclaircie, mais les nuages économiques s'amoncellent, menaçants, à l'horizon." Il y a un an, le jour même de la fête du Travail, disparaissait un homme politique puissant qui, au long des années, avait profondément marqué la physionomie de notre province.On a pu dire qu'avec son décès, une ère prenait fin.Depuis un an, les événements se sont précipités et voici que nous célébrons la fête du Travail 1960 sous un nouveau gouvernement, le quatrième en une seule année.Ces changements successifs ont modifié le climat politique du Québec et suscité un certain espoir chez les classes laborieuses.Les travailleurs industriels, tout comme ceux de la ferme et du bureau, commencent à reprendre confiance en eux-mêmes et à se rendre compte enfin qu'au pays de Québec, quelque chose peut changer.Quelque chose peut changer, en effet, mais à condition que les travailleurs ne s'endorment pas dans une euphorie dangereuse et qu'ils ne s'imaginent pas qu'après avoir exercé leur droit de vote ils peuvent abandonner la politique aux politiciens d'ici aux prochaines élections.Si l'atmosphère politique •'est quelque peu améliorée dans notre province, il ne faut pas oublier, par contre, qu'aucun problème réel n'a encore été réglé.Le Québec demeure la province industrielle où l'on compte le plus de chômeurs.La dilapidation de nos ressources naturelles se poursuit, sam avantages pour la population.Nous n'avons pas encore l'assurance-santé, et l'on ne nous promet que l'assurance-hospi- talisation.On nous a promis l'éducation gratuite, mais les propagandistes du capitalisme préparent déjà les portes de sortie au gouvernement.Nous n'avons pas encore de politique d'habitation prévoyant la démolition des taudis et la construction de logements à loyer modique.Le peuple n'a pas encore sa loi des coopératives et les cultivateurs n'ont pas obtenu l'adoption d'une politique rationnelle des ressources renouvelables.Enfin, les travailleurs industriels n'ont pas encore de code du travail et ils ne disposent toujours pas des cadres juridiques nécessaires .pour tenir tête aux grandes compagnies.Le problème du chômage, surtout, doit retenir l'attention des autorités gouvernementales, à tous les échelons, de façon prioritaire.C'est à la condition expresse d'y trouver une solution permanente que nous pourrons conserver nos institutions démocratiques.Ou bien les vieux partis traditionnels adopteront une politique de plein emploi, ce qui nous apparaît assez invraisemblable; ou bien le peuple adhérera en masse à un parti démocratique représentatif de toutes les classes laborieuses; ou alors les sans-travail recourront bientôt aux solutions du désespoir, qu'elles soient de gauche ou de droite.L'atmosphère politique s'est éclaircie, mais les nuages économiques s'amoncellent, menaçants, à l'horizon.Il faudra trouver rapidement des solutions humaines aux problèmes créés par l'automatisation de l'usine et du bureau, par l'in- tégration verticale des fermes, sans quoi il ne nous restera pas beaucoup de fêtes du Travail à célébrer comme nous le faisons présentement, dans un sentiment de fausse quiétude et de bonne volonté.Mais, en dépit du sérieux de la situation, je désire souhaiter à tous les travailleurs du Québec une journée de saine détente et de calme réflexion.Le Dr Couturier n'a jamais répondu au télégramme qui lui avait été adressé par les confrères John Purdie et Jean Marchand, respectivement secrétaires de la FTQ et de la CTCC, et par MM.Martin Caron, au nom de l'UCC, et André Gariépy, au nom du CSCQ.Quelques jours plus tard, son gouvernement annonçait par contre l'abolition pure et simple de la Commission Favreau, au sein de laquelle siégeait le président Roger Provost, de la Fédération.Le front commun subsistera-t-il ?On croit savoir que, depuis lors, les quatre associations populaires ont poursuivi leurs consultations sur la rédaction d'un mémoire commun portant à la fois sur l'assurance-santé et l'assurance-hospitalisation.On sait que le gouvernement Lesage a promis pour le premier janvier 1961 l'instauration d'un régime d'assurance-hospitalisation, projet qui était également inscrit au programme de l'Union nationale.Les deux partis ont ou bien passé sous silence, ou bien condamné ouvertement, tout projet d'assurance-santé tel que celui sur lequel le gouvernement social-démocratique du premier ministre T.C.Douglas s'est fait récemment réélire en Saskatchewan.Il est trop tôt pour présumer des résultats des consultations en cours entre les centrales syndicales, agricole et coopérative, mais l'on peut dire que, si le front commun sur l'assurance-santé subsiste, ce sera probablement l'un des événements politiques les plus importants de toute une génération dans le Québec. THE LABOUR WORLD JUILLET • AOUT 1960 MONTREAL JULY-AUGUST 1960 LE MONDE OUVRIER L« doyen des journaux syndicaux canadiens OUVRIER Fondé par Gustave Francq, en 1916 ?Fublié dans le but de promouvoir les réformes législatives nécessaires à la protection de la classe ouvrière du Québec et à l’amélioration de son sort.Organe officiel de la FEDERATION DES TRAVAILLEURS DU QUEBEC Comité exécutif Roger PROVOST, président; Edouard LAROSE, Jean GERIN-LAJOIE, vice-presidents; John PURDIE, secrétaire; Adrien GAGNIER, trésorier.Directeur : Roger PROVOST; rédacteur ; Noël PERUSSE.Adressez toutes communications à : 1327 est, boul.Saint-Joseph, Montréal 34 —Tel.LAfontaine 7-1218 Imprimé par Radiomonde, 8430, rue Casgrain, DU.7-6218 109 Autorisé comme envoi postal de 2e classe.Ministère de» Poste*, Ottaw».EDITORIAL €ca change, au Québec ! On a cru longtemps avec Louis Hémond, l'auteur de "Maria Chapdeiaine", qu'"au pays de Québec, rien ne change".Et, en effet, depuis plusieurs années, l'électorat de la province avait l'impression que rien ne changeait, que rien ne pouvait arriver.Témoins impuissants de l'impunité avec laquelle le gouvernement de l'Union nationale avait perpétré ses crimes contre la classe ouvrière, à Asbestos, Louiseville et Murdochville, les travailleurs partageaient généralement ce défaitisme résigné, et c'est ce qui explique que certains d'entre eux préféraient amadouer leur tyran plutôt que de le combattre.Et puis tout à coup, il y a près d'un an, alors que l'anti-duplessisme prenait de plus en plus de vigueur dans les masses et dans te mouvement syndical, le signataire de cette doctrine politique pernicieuse disparaissait.Le peuple s'est alors aperçu que ce qu'il désespérait de faire, les événements pouvaient le faire.L'électorat s'est rendu compte, au fur et à mesure que MM.Sauvé et Barrette amorçaient des réformes déjà attendues depuis trop longtemps, qu'il lui était possible d'en obtenir encore davantage.Et, allant plus loin que prévu, il a voté en majorité pour le programme du parti libéral.Il y a des partisans du projet de nouveau parti que la victoire libérale du 22 juin dernier a découragés.Ils réagissent comme les nombreux libéraux qui désespéraient de jamais pouvoir reprendre ie pouvoir à cause des quelques réformes apportées par les gouvernements Sauvé et Barrette au cours de ta dernière session.Avoir pareille réaction, c'est, à notre avis, sous-estimer gravement l'intelligence du peuple, de même que l'appétit de réformes dont témoigne son verdict du 22 juin.C'est décider à priori que l'électorat qui a décidé alors qu'il était temps que ça change, va se contenter indéfiniment des demi-mesures qui lui étaient proposées par le parti libéral et des quarts de mesures qui seront réalisées par le gouvernement Lesage.Croire que le parti libéral, tel qu'il est présentement, pourra répondre aux aspirations du peuple, c'est négliger un phénomène important : le glissement à gauche qui s'opère actuellement en Amérique du nord.Il n'est que de voir le programme du parti démocrate américain et la conversion subite du vice-président Nixon, républicain, pour comprendre que, sous la pression des événements mondiaux et de problèmes intérieurs tels que le chômage et l'automation, une révolution se fait dans les esprits nord-américains.Cette poussée populaire, à peine amorcée, le parti libéral du Québec peut-il la canaliser au détriment du nouveau parti ?S'il le fait, ce sera sous la menace d'un nouveau parti assez puissant pour espérer le déloger, et alors il perdra à un parti conservateur son aile droite et se verra obligé de faire alliance avec le nouveau parti.S'il ne le fait pas, c'est son aile gauche qu'il perdra probablement au nouveau parti, si celui-ci est assez fort pour rallier l'adhésion des réformistes pressée.Comme on le voit, les travailleurs du Québec doivent travailler d'arrache-pied à la formation du nouveau parti s'ils veulent bénéficier à fond — et faire bénéficier l'ensemble de la population — du glissement à gauche qui marquera sans doute les années '60 en Amérique du nord.Appuyant les syndiqués de Terrebonne "LE CERTIFICAT EST UNE CHOSE SACREE" MONTREAL — L'exécutif de la Fédération des travailleurs du Québec a invité la Commission de relations ouvrières du Québec à rejeter toute demande de decertification qui pourrait lui être faite par la compagnie Biltrite Furniture Manufacturing, de Terrebonne, à la suite de l'arrêt de travail de ses 54 employés, membres du Syndicat international des travailleurs de l'industrie du meuble (FTQ-CTC).Le président Roger Provost a affirmé que "le certificat de reconnaissance syndicale est une chose sacrée qui ne vient que confirmer officiellement le caractère représentatif du syndicat".Selon lui, il ne saurait être question de nier le caractère représentatif du syndicat des travailleurs de Terrebonne du seul fait que ses membres ont spontanément arrêté le travail avant les délais prévus par la loi, ou à cause d'incidents pour lesquels ni les travailleurs ni le syndicat ne peuvent être tenus responsables.Le confrère Provost a déclaré que cet arrêt de travail avait l'entier appui de la FTQ qui, dit-il, déplore depuis toujours "les abus patronaux qui conduisent inévitablement à des désordres semblables à ceux qui se sont produits à Terrebonne dans la nuit du 11 au 12 août dernier : refus de l'employeur de négocier de bonne foi, recours aux assommeurs professionnels, provocations de toutes sortes".Rappelant que des journalistes impartiaux ont disculpé les travailleurs de toute responsabilité, le président de la FTQ a ajouté que "la CRO ne peut déeertifier le syndicat de (déclare la FTQ) Terrebonne sans encourager les employeurs récalcitrants à user de l'arsenal complet des tactiques dilatoires et des gestes provocateurs pour nier à leurs employés le droit sacré de négocier librement des conventions collectives de travail par l'intermédiaire du syndicat de leur choix".’ Le confrère Provost a également élevé une protestation, au nom de la FTQ, à propos de la demande de décerttfica-tion annoncée par la compagnie Québecair, paralysée par la grève de 31 de ses 37 pilotes syndiqués.A ce propos, le leader syndical a déclaré que sa centrale "trouve effarant le projet de la compagnie de reprendre la plupart de ses envolées régulières, apparemment sans l'aide de ses pilotes réguliers".Le président de la Fédération a invité les autorités aériennes à intervenir afin que le conflit ne se solde pas par une tragédie de l'air, et il a félicité les pilotes syndiqués de l'esprit de solidarité qu'ils ont manifesté à l'endroit d'un compagnon de travail qui semble avoir été congédié à cause du souci qu'il avait de la sécurité des voyageurs.Chez Miron Limitée Il n'y a qu'un syndicat légitime, selon la FTQ MONTREAL - L'exécutif de la Fédération des travailleurs du Québec a récemment déclaré qu'il n'y a qu'un seul syndicat légitime qui fait présentement du recrutement auprès des employés de la compagnie Miron Limitée.Selon la FTQ, ce syndicat, c'est l'Union internationale des ouvriers du ciment et de la chaux, qui est affilié au Congrès du travail du Canada et à la Fédération des travailleurs du Québec.Le président Roger Provost a précisé que l'une des deux organisations rivales, la Fraternité internationale des camionneurs, a récemment été expulsée du CTC pour n'avoir pas respecté sa constitution.Quant au Syndicat national des camionneurs de Montréal, Inc., dirigé par Elie Allard, le président de la FTQ affirme qu'il s'agit d'une organisation qui n'est reconnue par aucune centrale syndicale, qui n'a à peu près pas de membres, ne représente aucune force réelle et use de tactiques qu'il a qualifiées de "pour le moins douteuses".En conséquence, le confrère Provost estime important que la population, la presse en général et les employés de Miron Limitée sachent que, parmi les trois organisations qui font du recrutement à cette compagnie, l'Union internationale des ouvriers du ciment et de la chaux est le seul syndicat reconnu par le mouvement syndical !ib;e et démocratique. Published in order to promote the legislative reforms needed for the protection of the Quebec working class and for the betterment of its lot Official organ of the QUEBEC FEDERATION OF LABOUR Executive Committee Roger PROVOST, president; Edouard LAROSE, Jean GERIN-LAJ01E, vice presidents; John PURDIE, secretary; Adrien GAGNIER, treasurer.Director ; Roger PROVOST; Editor : Noël PERUSSE.Address all correspondance to : 1327 St.Joseph Blvd.East, Montreal 34 — Tel.LAfontaine 7-1218 Printed by Radiomonde, 8430 Casgrain Street, DU.7-6218 e^gügja 109 Authorized as second class mail, Post Office Department, Ottawa.The Dean of Canadian Labour Papers LABOUR THE EDITORIAL QUEBEC ON THE MOVE We have for a long time believed the statement of Louis Hémond, author of "Maria Chapdelaine", that "in Quebec, nothing changes".For many y*sars, in fact, the electorate of the province had the impression that nothing was changing, that nothing could happen.Impotent witnesses of the impunity with which the Union Nationale Government perpetrated its crimes against the working class at Asbestos, Louiseville and Murdoch-ville, th-e workers generally shared this resigned defeatism, which explains why some of them preferred to curry the favour of the tyrant rather than fight him.Then all of a sudden, almost a year ago, when anti-Duplessis sentiments were growing among the peopfe and in the union movement, the author of this pernicious doctrine disappeared from the scene.The people realized that what they had despaired of doing, events could accomplish.The electorate realized, as Messrs.Sauvé and Barette undertook reforms already long overdue, that it was possible to obtain even greater progress.And, going further than expected, the voters gave the Liberal Party a majority.Some new party supporters let themselves be discouraged by the Liberal victory on June 22.They reacted like many Liberals who had despaired of ever regaining power because of the few reforms realized by the Sauvé and Barrette governments during the last session.• To have such a reaction, we think, is to underestimate the intelligence of the people, as well as the hunger for reform they demonstrated on June 22.It is to be convinced in advance that the electorate, which decided that it was time for a change, will be content with the half-measures proposed by the Liberal Party and the quarter-measures which will be achieved by the Lesage government.'Anyone who believes that the Liberal Party, as constituted at present, can respond to the aspirations of the people is neglecting an important phenomenon : the movement to the left now taking; place in North America.One has only to see the program of t'tie- American Democratic Party and the sudden conversion of Republican Vice-president Nixon, to understand that, under the pressure of world events and domestic problems like automation and unemployment, a revolution is taking place in the minds of North Americans.Can the Liberal Party channel this mass surge, which has hardly begun, to the detriment of the new party ?If it succeeds, in doing so, it will only be under the threat of a new party sufficiently powerful to replace it; the party will lose its right wing to the conservatives, and will be obliged to ally itself with the new party.If it doesn't succeed, the Liberal left wing will probably be lost to the new party, if the new formation is strong enough to enlist the support of "reformers in a hurry".It is obvious that the workers of Quebec must work hard to form the new party if they want to fully benefit — along with the whole population — from the move to the left which will undoubtedly take place during the 1960's in North America.Majority Report Grants Rail Non-Ops 14c Boost PLAIN OR FILTER TIP CIGARETTES OTTAWA — A majority report signed by the chairman of a conciliation board and the union nominee proposed a 14 cents an hour wage boost for some 118,000 non-operating railway workers represented by a conference of 15 unions under the chairmanship of Brother Frank Hall.The labour leader commented that the recommandations were "slightly more favorable" than previous reports.Although the 14 cent figure falls short of the 25 cent raise asked by the unions, it will raise the hourly average earnings of the workers to $1.91 by next May and cost the railways about $35,000,000 a year.In arriving at this recommendation, Mr.Justice J.V.Mil-vain and labour lawyer David Lewis, who is also the national president of the Social Democratic (CCF) Party, wholeheartedly accepted the durable goods standard bitterly fought by management.Society must do the subsidizing The Milvain-Lewis report blamed a large part of railway financial problems on public policy in the shape of low statutory rates on Prairie export grain and Government regulations.They took the sensible and rather socialistic view that railway workers should not be asked to subsidize public services through pay cuts."The burden must surely be borne by members of the public at large", both said.Durable goods standard accepted ".It is clear that the durable goods standard should continue to be recognized as an important signpost on the road that must be travelled to reach a rational conclusion on the question of wages for railway non-operating employees", said Mr.Justice Milvain."I am also convinced, however, that the durable goods standard cannot be regarded as a fixed and immutable thing to be applied with mathematical precision".The 14 cent increase on a two year basis is intended to keep railway wages in line with the durable goods standard, but not to close the gap which already exists between the two."At a time when the financial situation of the railways are not improving and freight rates are frozen, it may not be wise to seek to close the gap but it is surely wise and reasonable to prevent its becoming greater", Mr.Milvain said.y LABOUR LAWYER DAVID LEWIS (left) swung conciliation board chairman J.V.Milvain (center) on the union side in the non-ops' dispute with the railways.Their majority report recognized union principles and granted a 14 cent wage boost to rail workers.Companies' nominee Philip Vineberg (right) recommended no raise at all.GOVT.BATS .044 ON CLC REOUEST OTTAWA (CPA) — A review of the last session of parliament reveals that the federal government only fulfilled two out of 46 legislative requests made last January by the Canadian Labour Congress.The government, as urged by the CLC, repealed sections 172 and 173 of the Unemployment Insurance Commission regulations.It also came through with some salary increases for civil servants.On all other requests, however, the CLC drew a virtual blank.To combat unemployment the CLC in presenting its brief to the government made four major suggestions.None were accepted by the government.Farmers not treated better The CLC asked for deficiency payments for farmers.The government in the last days of the session announced it would pay $1 an acre to western farmers up to a maximum of $200.This is a far cry from deficiency payments and parity, farm spokesmen have said.The CLC asked for vigorous, imaginative and expansive trade policies.They have not been forthcoming.There were no important tariff reductions in the budget.In fact exports were down $59,000,000 since last year.Human rights ignored In the field of international affairs, the big issue was South Africa.The CLC urged, even before the troubles in Sharpe-ville, that the Canadian government get tough with South Africa.Even after Sharpeville, the government remained silent.On other matters, such as the BOMARC, economic aid, and UNEF, there were no changes in government policy.The government refused to ratify the ILO convention on the right to organize.Later it refused to disallow the Newfoundland Labour legislation despite repeated requests by the CLC.Organized labour asked the government for a wage-related pension plan, health insurance as well as sickness and survivors benefits.Second class citizens The CLC submitted suggestions for changes in the Criminal Code, sought a check-off for union personnel working for the government, asked for an extension of vacations with pay, requested bargaining rights for civil servants.No action was taken.The government rejected CLC suggestions on : the bill of rights, housing, immigration, education, taxation, broadcasting and ten more "miscellaneous" points.P.M.enjoys himself When the brief was presented, the Prime Minister said jokingly, "I realize these representations are not made for immediate implementation".Around the CLC office they are wondering today — will they EVER get implemented with Mr.Diefenbaker in office?
de

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