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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
Juin
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Le monde ouvrier = The labor world, 1960-06, Collections de BAnQ.

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Son attitude a l'appui du CTM MONTREAL — La Fédération des travailleurs du Québec a décidé, le 10 juin dernier, de ne prendre "aucune part à la campagne électorale" et de s'en tenir à sa politique officielle et à celle du Congrès du travail du Canada, qui est "actuellement de travailler à la formation d'un nouveau parti démocratique qui permettra à l'électorat de faire un choix véritable aux élections provinciales de 1964".Cette prise de position, qui a connu une grande diffusion dans la presse, a reçu l'appui du Conseil du travail de Montréal, Dans sa déclaration où il annonçait son abstention électorale, le Conseil exécutif de lo FTQ condamnait en même temps certaines "initiatives personnelles de nature à donner une impression contraire".Il s'agissait évidemment d'une allusion à des réceptions ainsi qu'à d'autres manifestations partisanes qui ont été sévèrement critiquées au Conseil du travail de Montréal.Oésaveu du Président du CEAP Un délégué de l'Association internationale des machinistes a ouvert le bal en demandant si son propre agent d'affaires, qui est président du Comité d'éducation et d'action politiques de la FTQ, était autorisé Le confrère DEWITT : le président du CEAP désavoué.¦mmm À ‘.t ¦ par cette centrale à accorder publiquement son appui à l'un des deux partis en présence.Le vice-président Jean Gérin-Lo-joie a déclaré que la déclaration du confrère Kenneth DeWitt était contraire à la déclaration du président Roger Provost, de la FTQ, qui avait précisément pour but d'éviter que les travailleurs se divisent à l'occasion de la campagne élec torole.Le confrère Gérin-Lajoie o désavoué le président du CEAP de la FTQ et annoncé que l'exécutif de la Fédération prendrait sûrement les mesures qui s'imposent pour rétablir la disciplina syndicale.Il a précisé qu'aucun président de comité de la FTQ n'est autorisé à faire des déclarations publiques sans l'assentiment des dirigeants élus.Lt président Labergo absent Le président Louis Laberge o à sa séance du 16 juin.Le confrère LABERGE : le président du CTM n'était pas là.11 ¦ déclaré que si le CTM était en couse, il ne manquerait pas d'en faire autant.Il a affirmé que, pour sa part, il n'a pas assisté à la réception en l'honneur de M.Barrette, et qu'il n'a pas participé, en dépit de ce qu'on a annoncé aux journaux, o l'organisation de cette manifestation.le vice-président présent Le vice président Jean Paul Ménard a protesté de son droit 6 lo liberté politique et a soutenu que la fête faite au "confrère Barrette" n'était qu'une occasion de "reconnaître la valeur de l'un des nôtres".Il a souligné que cette manifestation n'a été précédée d'aucune publicité et que les organisateurs n'étaient pas responsables des comptes rendus qu'en ont fait les journaux.Plusieurs délégués ont participé au débat, condamnant généralement une telle attitude.Finalement, le CTM a décidé, sans opposition, d'appuyer la position prise par la FTQ.Vers un choix véritable Dans sa déclaration du 10 juin, le président Provost annonçait notamment que la Fédération entendait accélérer ses travaux en vue de la formation du nouveau parti, dès le 23 juin, de manière que les "vieux partis soient définitivement empêchés de poursuivre leurs tentatives actuelles de diviser le mouvement syndical".Il déclarait également que les travailleurs du Québec étaient "dans l'impossibilté de faire un choix véritable" entre deux parlis ne présentant "aucune différence fondamentale".O U VR1ER ro h- O CB 45e année - No 6 MONTREAL - JUIN 1960 10 cents Dernière heure C'est le parti libéral, dirigé par M.Jean Lesage, qui formera le prochain gouvernement provincial du Québec à la suite de sa victoire aux élections du 22 juin dernier.La répartition des sièges à l'Assemblée législative s'établit maintenant comme suit : LIBERAUX : 50 - UNION NATIONALE : 44 - INDEPENDANT : 1 Lo parti libéral a recueilli 51% du vote populaire et l'Union nationale 48%.Les confrères Gagnier et Purdie élus à l'exécutif MONTREAL — Les confrères John Purdie, de l'Union internationale des ouvriers du tabac, et Adrien Gagnier, de l'Association nationale des employés et techniciens de la radiotélévision (NABET), ont été élus à l'exécutif de la Fédération dos travailleurs du Québec, en remplacement du secrétaire Roméo Girard et du trésorier Eucher Cor-beil, tous deux démissionnaires.Le confrèro Corbeil a quitté la direction de la FTQ en raison de sa nomination récente à la Commission do relations ouvrières du Québec.Bien qu'il soit membre de l'Union internationale des Le confrère GIRARD: parti avec les camionneurs.chapeliers, le confrère Roméo Girard a préféré résigner ses fonctions de secrétaire parce que lo syndicat pour lequel il travaille, la Fraternité internationale des camionneurs, a récemment été expulsé du Congrès du travail du Canada pour cause de "raiding".Les deux démissions ont été acceptées "avec regret".Le nouveau secrétaire de la Fédération, le confrère Purdie, est vice-président international des ouvriers du tabac.Il occupait jusqu'ici le poste de vice-président régional au sein du Conseil exécutif.Né en Ecosse en 1910, il a Le confrère GAGNIER : le nouveeu trésorier de le FTQ n •__ immigré jeune au Canada, où il s'occupe activement de syndicalisme depuis 1942.Le nouveau secrétaire Gagnier a été l'un des fondateurs de NABET à Radio-Canada.Il est représentant international de son syndicat.L'élection du confrère Gagnier par le Conseil exécutif témoigne do l'importance grandissante que prennent les syndicats du spectacle au soin de la FTQ.A son prochain meeting, l'organisme dovra pourvoir au remplacement du confrère Purdie au poste de vice-président de la région de Montréal.Lo confrèro CORBEIL : parti è lo CRO. THE LABOUR WORLD JUIN 1960 MONTREAL JUNE 1960 LE MONDE OUVRIER Le doyen des lournaux syndicaux canadiens OU VR/ER Fondé par Gustave Francq, en 1916 Publié dans le but de promouvoir les réformes législatives nécessaires k la protection de la classe ouvrière du Québec et à l’amélioration de son sort.Organe officiel de la FEDERATION DES TRAVAILLEURS DU QUEBEC Comité exécutif Roger PROVOST, président; Edouard LAROSE, Jean GERIN-LAJOIE, vice-présidents; John PURDIE, secrétaire; Adrien GAGNIER, trésorier.Directeur: Roger PROVOST; rédacteur: Noël PERUSSE.Adressez toutes communications à : 1327 est, boul.Saint-Joseph, Montréal 34 — Tél.LAfontaine 7-1218 Imprimé par Radiomonde, 8430, rue Casgraln, DU.7-6218 Autorisé comméf envoi postal de 2e classe, Ministère de» Postes, Ottawa.EDITORIAL La politique de "parties" Il semble bien qu'il est extrêmement difficile, sinon impossible, pour les syndicalistes, de s'abstenir complètement de faire de la politique.Même ceux qui se disent opposés à l'action politique et à la politique de parti, doivent apparemment faire, à un moment ou à un autre, de la politique de "parties".Nous voulons évidemment faire allusion, aussi bien le dire, à la fête qu'un groupe de syndicalistes affiliés à la Fédération des travailleurs du Québec a faite, au cours de la campagne électorale, à un chef de parti.Que ces confrères aient agi de bonne foi et dans l'intérêt immédiat de leurs confrères, il n'est pas question d'en douter, mais la question, justement, n'est pas là.Il s'agit, en effet, de savoir si le mouvement syndical peut se permettre de telles "initiatives personnelles", que la Fédération des travailleurs du Québec qualifiait, dans un communiqué de presse récent, de "regrettables".* Le caractère regrettable de semblables manifestations saute aux yeux si l'on songe un moment à ce qui serait arrivé si un autre groupe de syndicalistes de bonne foi et également préoc-copés par l'intérat immédiat de leurs membres, avait décidé de faire une fête au leader du parti adverse.A ce moment-là, le mouvement syndical se trouvait profondément divisé en deux factions hostiles.Et les deux vieux partis, ayant enfin réussi à "diviser pour régner", auraient eu beau jeu : comme ils dépendent tous deux du patronal pour le ravitaillement de leur caisse électorale, il ne leur restait plus qu'à s'entendre pour faire fi systématiquement de toutes nos revendications législatives et même nous imposer des lois restrictives.Le jour où les syndiqués se partageront entre bleus et rouges, ils seront perdus.En effet, de même que les travailleurs n'opposent une force réelle au patronat qu'en s'unissant au sein d'un syndicat, de même le mouvement syndical ne peut exercer d'influence en politique qu'en faisant preuve de solidarité et de discipline.En réalité, il vaudrait mieux pour lui voter en bloc de façon complètement erronée que d'éparpiller son allégeance politique, car alors il continuerait de représenter une force capable d'influer éventuellement sur le cours des événements dans le sens des intérêts des travailleurs.Comme on le voit, les adversaires de l'action politique et de la formation du nouveau parti, qui prétendent justifier leur position par leur désir d'éviter la division au sein du mouvement syndical, ils en font, eux aussi, de l'action politique, et de la façon la plus dangereuse qui soit pour l'unité ouvrière.La récente campagne électorale a démontré que les syndicalistes ne peuvent s'abstenir totalement de faire de l'action politique, que ce soit en militant au sein d'un parti, en appuyant un candidat, en faisant du "lobbying", ou en donnant des réceptions, qu'ils fassent de la politique de parti ou de la politique de "parties".Puisque les syndiqués ne peuvent décidément par rester neutres en politique, pourquoi n'orienteraient-ils pas tous leur action dans la même direction, c'est-à-dire dans celle qui a été décidée par l'immense majorité du mouvement syndical ?Nous ne voyons pas d'autre façon d'exercer une influence réelle et de sauvegarder en même temps l'unité ouvrière.S'il en existe une autre, qu'on le dise .La victoire du PSD en Saskatchewan : C'est la preuve que le peuple en veut, de 8'assurance-santé MME MONTREAL — Le vice-président de la Fédération des travailleurs du Québec, Jean Gérin-Lajoie, a récemment déclaré que "la victoire retentissante du parti social-démocratique en Saskatchewan apporte un démenti éclatant à ceux qui prétendent que le peuple ne veut pas de l'assurance-santé".Rappelant que le gouvernement du premier ministre de la Saskatchewan, M.T.C.Douglas, a été réélu à la suite d'une promesse formelle d'instituer un régime d'assurance-santé, le leader de la FTQ se demande "comment l'on peut parler d'une opposition du peuple à une telle mesure de sécurité sociale quand une population à majorité agricole se prononce ainsi en faveur de l'une des revendications fondamentales du mouvement syndical".Le vice-président joie a déclaré qu'i Gérin-La-est "impardonnable", de la part du premier ministre du Québec, M.Antonio Barrette, qui rappelle constamment ses origines ouvrières, de "rejeter sans examen ni motifs valables l'assurance-santé, qui constitue l'un des principaux objectjfs de la FTQ".Le confrère Gérin-Lajoie a précisé qu'à cet égard, la position du parti libéral du Québec ne vaut guère mieux puisqu'il ne fait que promettre l'assurance-hospitalisation, déjà en vigueur dans les neuf autres provinces, et que son leader, M.Jean Lesage, faisait partie LE PIONNIER DE L'AS-de la députation libérale qui SURANCE - SANTE en a rejeté une motion du PSD en Amérique du nord, le glouti une somme de $93,000 dans la campagne électorale, à raison de $100 par médecin, pour faire échouer le projet de M.Douglas."C'est vraiment là, a dit le confrère Gérin-Lajoie, une victoire du peuple sur un groupe d'intérêts particuliers qui pratiquait une véritable politique de lutte de classe".Soulignant considérable qu'un nombre de médecins de la Saskatchewan ne partageaient pas la politique de leur organisation officielle, et qu'un tiers des médecins canadiens, rémunérés à salaire, sont généralement sympathiques à l'assurance-santé, le confrère Gérin-Lajoie a exprimé l'espoir que les docteurs du Québec feront preuve du même sens social et "se mettront à l'avant-garde du progrès plutôt que de lui livrer un combat d'arrière-garde perdu d'avance".Enfin, le vice-président de la FTQ a lancé un appel aux autres associations populaires, les invitant à s'allier à cette centrale syndicale dans le but d'obtenir, pour la population du Québec, "la même sécurité sociale que celle que va bientôt se donner une province beaucoup moins riche que la nôtre, la Saskatchewan." faveur de l'assurance-sonté, au cours de la session fédérale de 1957-58.Déficiences de l'assurance-hospitalisation Le vice-président de la FTQ a ajouté que, de l'avis des travailleurs du Québec, l'assurance - hospitalisation ne correspond pas pleinement aux besoins de la population, qu'elle règle le problème financier des hôpitaux plutôt que celui des malades, qu'elle ne permet pas la prévention de lo maladie, et qu'elle entraîne inévitablement une foule de cas d'hospitalisation superflue et même frauduleuse qui constituent un coûteux gaspillage social.Le porte-parole de lo FTQ a précisé .que le projet du PSD de la Saskatchewan prévoit la liberté complète dans le choix du médecin et écarte toute possibilité d'ingérence gouvernementale dons les relations entre le docteur et son client.Victoire du peuple sur une classe Le porte-parole de lo FTQ s'est réjoui de voir que le PSD a vaincu non seulement trois partis politiques d'opposition, mais le Collège des médecins de la Saskatchewan, oui a en- premier ministre T.C.Douglas, de la Saskatchewan, est ici photographié en compagnie du confrère Roger Provost, président de la FTQ, la centrale syndicale qui réclame cette mesure de sécurité sociale avec le plus de constance dans le Québec.Cette photo a été prise au cours d'une réception, à l'occasion du congrès national du Parti social-démocratique de 1958.MARCHAND pro-maire MONTREAL - le confrère Hector Marchand, de I Association internationale des débardeurs, a été nommé pro-moire de Montréal pour une période de trois mois.Conseiller de la classe C, le confrère Marchand est l'un des trois représentants du Conseil du trovoil de Montréal à l'hôtel de ville.• WARMTH • SOFTNESS • DURABILITY combined in PURE WOOL BLANKETS Canada's Own" TRAVEL RUGS AYERS LIMITED IACHUTE MIllS, P.QUt.f.labli.S.d 1170 le MONDE OUVRIER JUIN 1960 MONTREAL JUNE 196u THE LABOUR WORLD 40,000 charpentiers en faveur du nouveau parti TORONTO — Le Conseil onforien des charpentiers et menuisiers, qui groupe environ 40,000 membres dans cette province, a donné son appui au projet de formation d'un nouveau parti politique.Abandonnant une attitude quasi légendaire de neutralité politique, les 150 délégués réunis dans la Ville-Reine ont été unanimes à se rallier ou projet odopté par le Congrès du travail du Canada Le» charpentiers et menu-siers de l'Ontario ont égolt ment décidé de demander eu congrès général de leur Fro-ternité, qui »e réunit en septembre 6 Chicago, d'amender sa constitution afin de permettre à ses succursales canadiennes de se lancer dans l'action politique.On ne prévoit pot d'opposition aux Etats-Uni* car, d'après un délégué de New-York, les charpentier*, américains se proposent eux-mêmes de reviser la constitution afin de permettre une plus grande participation c lc> politique.Déjà, d'ailleurs, deux succursales locale» de la Fraternité, à Hamilton et à Fc Frances, s'étaient prononcées en faveur du nouveau port.Plu» de 160 syndicats onrc-riens se sont engagés c cp puyer Is projet.Dans le Québec De ns le Québec, c'est en juillet que se réunira, à Trois-F' stoles, le Conseil provincial de: charpentiers et menuisiers, qui représente plus de 10,000 membres.Le secrétaire exécutif de l'organisme, le confrère Léopold Lavoie, annonce que les 150 délégués y étudieront Ici question de l'éducation et de l'action politiques, mais pas en fonction des méthodes prévue* per le CTC, soit la formation d'un nouveau parti.Le confrère Lavoie est cependant d'e vis que l'éducation politique r mpose pour que le peuple oit t'influence qui lui revient dons le gouvernement.Fermi les grands problèmes dont I étude est à l'ordre-du-jour du congrès, on signale la gratuité scolaire, l'assurance-santé, le droit d'association, la négociation collective, le chômage et le recrutement des travailleurs de la forêt.L'EXPANSION SE POURSUIT: QUATRE NOUVEAUX AFFILIES MONTREAL.— La Fédération de» Travailleurs du Québec continu* de connaître une et-pansion soutenue et compte encore uns fois quatre nouveaux affiliés.Il s'agit des succursale! 250, des Ouvriers-unis du verre *t de la céramique, à Candiec; 5320 et 5910, des Métallurgistes-unis d'Amérique, à Chibouçc-mau; et 139, d* la Fraternité international* des travailleur* et U pât* rat du sulfita, è Grand-Mer*.Dan» sa dernière livraison !*: "Monde Ouvrier" annonçait l'adhésion d* le succursale chertrée 521, dite des Employés de !* coopérative agricole de Grants du CTC, h Sainta-Anne -de-fa' Pérade; d* la succursale 16-fcW, du Syndicat international des travailleur» des industries péfro-liè't, chimique et atomique, è Sfüiv l'iç«n; et de la succursale £?J( des Métallurgistes - unis d'Amérique, à Montréal.D'autre part, le nouveau permanent ce la FTQ, le confrère Julien Major, poursuit activement sa campagne de recrutement de* non-affiliés et compte beaucoup sur les contacts encourageants qu'il a établis jusqu'ici.Quand la Fédération comptera suffisamment de membres, oil* créera un nouveau service des occident» du travail et du bien-être, dont le confrère Major s'occupera à titre de conseiller technique.WokC/ 'wMmbj ùpjm cotnpW «oui oJAwâj èj d Epargne que pour cconcnker î.Pour payer vos comptes, veut utilisez un Compte do Chèques distinct.raffois-efi 16ftaJ d nfrtJporfe iciquetle c'e ncs succursales.LA 'BANQUE ROYALE! DU CANADA Face à l'automation Un avocat syndical propose l'éducation et la re vision des conventions collectives ï'A •maniiniflSS MONTREAL — Un spécialiste du droit syndical, Me Guy Merrill Désaulniers, c.r., a entrepris de sonner l'alerte dans les stages d'éducation ouvrière à propos de ce qu'il o appelé la "seconde révolution industrielle", l'automation.Cet avocat, qui occupe pour plusieurs syndicats du Québec, a traité divers aspects de ce problème devant les membres de l'Union internationale des ouvriers du tabac, à Montréal, et des Métallurgistes-unis d'Amérique, à Saint-Jean."Dans le passé, a déclaré Mo Désaulniers aux travailleurs du tabac, les syndicats et leurs membres ont été dans l'obligation de consacrer la plus grande partie de leurs efforts à la négociation collective afin d'obtenir un plus haut niveau de vie.Nous en sommes maintenant à un point où nous devrons consacrer plus de temps à l'éducation des syn diqués." Une éducation complète Soulignant que les travailleurs doivent posséder une éducation assez poussée pour s'adapter aux nouvelles techniques do production, l'avoebt syndical a déclaré que l'éducation doit viser aussi à faire comprendre aux syndiqués leurs problèmes sociaux et économiques."Les syndiqués, a-t-il dit, on la responsabilité de participer pleinement à la vie politique et sociale de la nation." Devant les Métallurgistes-unis à Saint-Jean, Me Désaulniers a affirmé que les syndicats "doivent exiger des modifications radicales et profondes de leurs conventions collectives de travail s’ils entendent s'en servir pour défen dre plus adéquatement la sécurité d'emploi de leurs membres devant l'automation".Il a recommandé notamment des clauses plus strictes d'ancienneté, le paiement d'indemnités supplémentaires en cas de chômage et la réduction de la semaine de travail.Selon lui, les conventions devraient prévoir une période de rééducation Arrangement chez Dupuis MONTREAL — S.déclarant satisfait* d.l'entant, qu'alla a conclue avec l'entreprise américain* qui exploite le comptoir de chapeaux féminins de Dupuis Frères, l'Union internationale des chapeliers a retiré ses membres qui faisaient du piquetage devant l'établissement.Une trentaine de chapeliers en chèmag* Infor-maien le public de la situation faito aux travailleurs de cetta industrie par l'importation da chapeaux américains.Aux termes de l'accord, la comptoir s'engage à se procurer au Canada 90% des chapeaux qu'il offre en vente.Le vice-président canadien du syndicat, le confrère Maurice Silcoff, a remercié le public et le mouve- ment syndical de Montréal et du Québec pour l'appui que ses membres ont reçu dans cetta affaira.pour les vieux employés déplacés par l'automation.Rallier les techniciens Preuves à l'appui, l'avocat syndical a révélé que, depuis longtemps, plusieurs syndicats jorité des employés.Une telle attitude pourra éventuellement rendre les syndicats très vulnérables en cas de grève."Il est évident, a-t-il dit, que si les syndicats continuent à tolérer que les commissions de relations ouvrières restreignent le nombre et la catégorie des employés qui font partie- des syndicats industriels, les syndiqués seront réduits à une minorité de travailleurs manuels." Comme les législateurs, les gouvernants et les employeurs M.DESAULNIERS I* premier "conseiller d* la reine" parmi les avocats syndicaux, poursuit actuellement une campagne en vue d'alerter les syndiqués à propos du problème de l'automation.Son nouveau titre, qui est surtout honorifique, lui a été conféré en février dernier.Cela lui donne un droit priori, taire devant la Cour suprême.Copyright by Gab/ excluaient de l'"unité de négociation" certaines catégories de techniciens appelés non seulement à devenir des hommes-clés de la grande industrie automatisée, mais aussi à constituer, dans bien des cas, la ma- ne font rien pour apporter une solution aux problèmes sociaux et économiques engendrés par l'automation, Me Désaulniers a engagé les syndicats à faire lo bataille sur le plan de la négociation collective.LA CIGARETTE LA PLUS DOUCE, LA PLUS SAVOUREUSE le MONDE OUVRIER JUIN 1960 MONTREAL JUNE 1960 THE LABOUR WORLD TIM*- w LA SEULE BIÈRE "CLIMATISEE' DOW LA SEULE BIÈRE GARANTIE La BIÈPZ à la Paf., /es gens a la i Les cultivateurs se tournent vers le syndicalisme MONTREAL — Let cultivateurs, aux priset avec de grandes difficultés financières, s'inspirent de plus en plus des techniques de négociation mises au point par les syndicats ouvriers dans le but d'améliorer leur sort.Les agriculteurs du Québec bénéficient déjà, jusqu'à un certain point, de la négociation et de l'arbitrage.Cependant, il y a actuellement des cultivateurs américains qui vont encore plus loin et qui commencent à utiliser une tactique qui ressemble fort à la grève.Le CTM veut mettre le holà à la multiplication des quêtes MONTREAL — le Conseil du travail de Montréal a décidé d'entreprendre les démarches nécessaires pour mettre le holà à la multiplication des campagnes de souscriptions, dont le nombre est passé de 41 à 124 au cours des 10 dernières années.Dans une dépêche du "Wall Street Journal" en provenance d'Omaha, dans le Nebraska, on raconte que des cultivateurs roupés au sein de la National armers Organization se livrent présentement à une épreuve de force avec les abattoirs en refusant de livrer leur porc au prix offert.Ils pratiquent une manière de piquetage en enregistrant soigneusement la cargaison et la provenance de tout camion se présentant aux abattoirs.A un autre endroit, des éleveurs ont même été arrêtés pour s'être livrés à pareille activité, ce qui L* Conseil exécutif de la FTQ a exclu de son sein les confrères Marcel Francq, du Conseil canadien des auteurs et des artistes (dont on aperçoit la photo ci-haut), et Donat Archambault, des Ouvriers-unis de l'automobile.Leurs postes respectifs de président honoraire et de vice-président honoraire de la Fédération ont été simultanément abolis.Le Conseil exécutif a jugé qu'ils ne jouaient plus un rôle actif dans le mouvement syndical du Québec.ne manque pas de faire songer au syndicalisme ouvrier.CHEZ LES CAMIONNEURS Dans le New Jersey, des aviculteurs ont à ce point subi l'attrait des méthodes syndicales de négociation qu'ils ont carrément décidé d'adhérer à la Fraternité internationale des camionneurs.Ce syndicat prétend également avoir fait une percée chez les producteurs de lait de Greenville, en Pennsylvanie.La NFO, de son côté, connaît une grande expansion.Elle a actuellement 10,000 chefs de groupe qui sont en mesure de contacter rapidement 35 cultivateurs chacun.Pendant les grèves du porc, elle publie un bulletin quotidien d'information qui est imprimé à 24 endroits différents dans l'après-midi et distribué aux membres le soir même.L'APPUI DES SYNDICATS Certains ne laissent pas d'être inquiets devant la faveur que connaît le syndicalisme auprès des cultivateurs.D'autant plus ue la NFO a déjà reçu un don e $3,000 des Travailleurs-unis de l'automobile et qu'elle a en outre l'appui des Métallurgistes-unis d'Amérique.En retour, la NFO appuie certaines revendications législatives du mouvement syndical.Cet engouement pour le syndicalisme provient surtout du fait que les cultivateurs sont de plus en plus coincés entre des coûts de revient à la hausse et des prix de vente à la baisse.Leur revenu enet est tombé de 16%, l'année dernière, par rapport à 1958, et les économistes ne prévoient pas d'amélioration sensible.Un jeune cultivateur de l'Iowa a déclaré : "J'ai adhéré à la NFO en janvier après que j'eus préparé ma déclaration d'impôt et constaté que j'avais fait seulement $2,000, tout juste la moitié de l'année précédente-' Le CTM a résolu, pour so part, de ne reconnaître que cinq campagnes, soit celles de la Fédération des oeuvres de charité canadiennes-françaises, de la Federation of Catholic Charities, de la Federation of Jewish Community Services, de la Red Feather et de la Croix-Rouge.La fusion de la charité Le Conseil a exprimé le voeu que les autres organisations qui veulent faire appel à la charité publique s'affilient à l'une ou l'autre de ces fédérations d'oeuvres.Il désire également que les autorités limitent les quêtes publiques faites au moyen de la vente de papillons."C'est là la seule façon d'obtenir des logements familiaux à des prix raisonnables, a déclaré le président Louis Laber-ge.On dira peut-être que c'est du socialisme ?C'en est, c'est vrai, mais il ne faut pas avoir peur du mot; ce qui importe, c'est d'avoir des logements salubres à un prix abordable pour nos familles." Des délégués ont souligné que l'entreprise privée n'a pas réussi à construire des maisons à logements multiples dont les loyers seraient abordables, sur- tolérable, a déclaré un délégué indigné : nos enfants doivent donner à l'école, sous peine d'être pointés du doigt; nos femmes doivent donner à la maison et nous devons donner à l'usine, pour nous éviter pareil traitement.C'est devenu un véritable abus." Sécurité sociale d'abord Un autre délégué a soutenu que la charité ne saurait répondre à tous les besoins.Il a souligné qu'il devient de plus en plus urgent d'instituer des réformes sociales qui, comme l'assurance-santé et l'assistance aux nécessiteux, soulageraient la population du fardeau de la charité publique.Le président Louis Laberge a déclaré qu'aucun politicien des familles nombreuses dans des appartements assez grands.Le CTM a également soutenu qu'il n'est plus réaliste d'accorder les avantages do la loi provinciale de l'habitation seulement aux personnes acquérant des maisons unifamiliales d'au plus $12,000 et des maisons à deux logements d'au plus $17,000.On réclame le relèvement de ces plafonds à $18,000 et $25,000 respectivement.On ajoute que ceux qui doivent emprunter à plus de 6V*% devraient bénéficier de la loi.n'aurait le courage de prendre la position adoptée par le CTM au sujet des quêtes publiques."C'est pourquoi, a-t-il dit, le mouvement syndical a le devoir de.prendre l'initiative à l'endroit de ce problème." Un exemple d'abus Pour montrer les abus auxquels peut donner lieu un recours désordonné à la charité publique, le confrère Laberge a rappelé que, l'hiver dernier, un ancien leader syndical, congédié par son organisation, a effectué une quête pour faire un arbre de Noël aux membres de son syndicat indépendant."Comme notre ex-confrère n'avait pas de membres, dit-il, vous pouvez imaginer où est allé l'argent ainsi recueilli." Un remède à l'immoralité SAINTE-AGATHE.— "Le nouveau parti politique dont la formation a récemment reçu l'appui du Congrès du travail du Canada, permettra à l'électorat du Québec de se sortir du dilemme dans lequel il se trouve Le confrère DODGE ; pour la moralité électorale, un nouveau parti.en ce qui a trait à le moralité électorale".C'est ce qu'a déclaré le confrère Bill Dodge, vice-président administratif du CTC, à un stage d'étude de l'Union internationale des ouvriers du vêtement pour dames.Le confrère Dodge a expliqué que les excellents conseils dispensés par les abbés Dion et O'Neill dans leur livre, "Le chrétien et les élections", n'étaient malheureusement d'aucune utilité dans les circonscriptions où l'électorat n'a le choix qu'entra des candidats de l'Union nationale et du parti libéral.Les électeurs n'y avaient pas le choix entre la moralité chrétienne et la corruption politique, selon lui; ils avaient seulement le choix entre divers degrés de corruption.Le vice-président Dodge a ajouté que le projet de nauveau parti soulève de plus en plus d'enthousiasme dans le mouvement syndical."La situation est devenue in- Le CTM condamne deux plaies sociales: les taudis et le chômage MONTREAL — Le Conseil du travail de Montréal a voulu faire d'une pierre deux coups à une récente réunion ; supprimer le chômage qui sévit actuellement dans l'industrie de la construction tout en procurant des logements salubres à tout le monde.Le CTM a décidé de demander à la Fédération des travailleurs du Québec de réclamer du gouvernement provincial qu'il collabore avec la ville de Montréal à la réalisation d'un vaste programme de construction de logements à loyer modique. THE LABOUR WORLD JUIN I960 MONTREAL JUNE 1960 LE MONDE OUVRIER Le PSP n'a pas participé ail élections du 22 juin Entièrement dévoué au nouveau parti MONTREAL — Le parti social-démocratique du Québec a décidé de s'abstenir de toute participation aux élections provinciales du 22 juin dernier, parce qu'il n'avait pas les ressources financières nécessaires pour concurrencer la caisse électorale de ce qu'il appelle les "vieux partis", et parce qu'il entend consacrer toutes ses énergies au projet do formation d'un nouveau parti démocratique représentant toutes les classes laborieuses de la société.C'est ce qu'a annoncé le leader provincial du PSD, M.Michel Chartrand, qui a exprimé son "vif regret" d'avoir à annoncer une décision qui privait ainsi l'électorat de la possibilité d'exercer un choix véritable."Nous savons, a-t-il dit, que notre abstention provoquera une crise morale chez de nombreux électeurs qui ne peuvent en conscience accorder leurs suffrages à l'un ou à l'autre des vieux partis, ni se Les relations entre la Fédération et le gouvernement libéral de Terre-Neuve sont rompues depuis que l'Assemblée législative a adopté une loi decerti-fiant l-e Syndicat international des travailleurs du bois, il y a un an.La FTTN a même donné son entier appui au nouveau parti démocrate qui a recueilli près de 9% du vote populaire, aux dernières élections provinciales, à la suite d'une campagne de dernière heure.Snobbé par Smallwood Le confrère Neary avait tenté un rapprochement avec Smallwood à la suite de sa nomination à la présidence, en remplacement du confrère Larry Daley, qui avait dû démissionner à cause de l'expulsion de la Fraternité internationale des camionneurs par le CTC.Interrogé au parlement de Terre Neuve sur des rumeurs de rapprochement, Smallwood avait répondu qu'il avait reçu une lettre en ce sens de la Fédération, mais qu'il n'y répondrait pas avant que la centrale "se soit épurée de certains éléments indésirables".Au confrère Neary, qui disait avoir démissionné pour ne pas "présider à la liquidation de la Fédération", le confrère Jo-doln a répondu : "Je puis as- faire les complices de leur trahison des intérêts du peupla." On sait que le PSD collabore actuellement avec la Fédération des travailleurs du Québec à la réalisation de ce projet.Leurs représentants respectifs forment présentement le Comité provincial du nouveau parti.Une occasion unique M.Chartrand a ajouté que le projet de formation du nou.veau parti, qui suscite de l'inté- surer à M.Neary qu'il y aura toujours une Fédération des travailleurs à Terre-Neuve, appuyée par le Congrès du travail du Canada.Nos mouvements syndicaux ont affronté bien des périls dans le passé, mais ils ont toujours survécu et ils continueront de le faire." Smallwood fait des aveux Récemment, Smallwood a admis qu'il avait agi de façon non-démocratique, l'année dernière, en s'arrogeant le pouvoir de décertifier des syndicats."Nous avons commis l'erreur de conférer des pouvoirs judiciaires au gouvernement, a-t-il dit.Dans l'esprit des gens d'esprit démocratique, la mesure que je suggère (conférer ces pouvoirs à la Cour suprême de Terre-Neuve) est une façon de procéder plus convenable que la méthode que nous avons adoptée dans l'excitation de l'année dernière." En somme, il n'y a pas grand-chose de changée, sauf que ce sera la Cour suprême qui niera aux travailleurs le droit d'adhérer au syndicat de leur choix.C'est un tribunal, plutôt qu'un gouvernement, qui 3era chargé de violer ainsi un droit fondamental reconnu dans tout pays démocratique.En d-ernière heure, on apprend que le nouveau président Neary a été réinstallé dans 3cs fonctions.rèt dans le mouvement syndical, dans le mouvement agricole et dans maints autres secteurs de la société, offre "une occasion, unique dans notre province, de construire enfin un parti démocratique capable de mettre à la raison les politiciens mercenaires des intérêts financiers qui exploitent les travailleurs industriels et les collets blancs, ruinent les cultivateurs, volent littéralement les consommateurs et frustrent continuellement les classes laborieuses dans leurs aspira lions les plus légitimes".Un vide à combler Au sujet de la campagne électorale en cours, M.Chartrand a déclaré qu'elle vo démontrer, quels qu'en soient les résultats, "l'immensité du vide politique dans lequel se trouve présentement l'électorat".Selon lui, aucun des vieux partis na discuté sérieusement les problèmes et les besoins vérita.blés de la population."L'Union nationale se vonte d'oeuvres qui laissent des milliers de travailleurs en chômage, sans protection syndicale, des milliers de malades sons soins, des milliers d'enfants doués sans instruction, des milliers de cultivateurs dans la misère, des milliers de familles mal logées.Le parti libéral, de son côté, n'a fait qu'exposer du bout des lèvres un programme incomplet dont il ne pourrait pas réaliser la moitié puisqu'il comporte certaines réformes que combattent la Cona dian Chamber of Commerce et la Canadian Manufacturers' Association, dont les membres sont les bailleurs de fonds de* sa caisse électorale.C'est ainsi, dit-il, que les deux partis promettent l'assurance-hospitalisation, déjà en vigueur dans toutes les autres provinces canadiennes, mais qu'aucun ne parle de l'assurance-santé, réclamée par tout le mouvement syndical, et seule capable de protéger véritablement la santé des classes laborieuses à un coût social raisonnable." Tous ensemble en 1964 Enfin, le leader du PSD a lancé un appel à toutes les classes de la société, aux militants de la Fédération des travailleurs du Québec, de la Confédération des travailleurs catholiques du Canada, de l'Union catholique des cultivateurs, aux coopérateurs, aux partisans du PSD et à tous les individus qui veulent le bien commun, pour qu'ils accélèrent la formation du nouveau parti, afin de lancer un mouvement démocratique dans la campagne électorale de 1964 et, peut-être, a-t-il dit, de "doter notre province de son premier gouvernement démocratique depuis la Confédération".Le président de Sa FÎTN démissionne On ne peut pas jouer avec Joey OTTAWA — Le président Claude Jodoin, du Congrès du travail du Canada, a déclaré qu'il ne saurait "y avoir de compromis avec des législateurs réactionnaires".Il commentait ainsi la démission du nouveau président de la Fédération des travailleurs de Terre-Neuve, le confrère Steve Neary, qui venait de démissionner en se plaignant que certains de ses collègues de la FTTN et le confrère Jodoin lui-même désapprouvaient ses tentatives de rapprochement avec le premier ministre Joey Smallwood.7 //> LA COMPAGNE LISE LANGLOIS, qui est ici photographiée sur la ligne de piquetage de Radio-Canada, a été réélue à la présidence des employés de la télévision membres de l'Alliance internationale des employés du théâtre et do la scène.Les membres de l'IATSE à l'emploi de Radio-Canada ont récemment obtenu une plus grande autonomie de leur syndicat international à la suite d'une campagne de revendications remontant à quelques années.Le confrère Yvon Dansereau a été réélu au poste d'agent d'affaires du syndicat.PLUS DE LOISIRS, MOINS DE TRAVAIL! De jour en jour, l'électricité nous donne plus de loisirs.Elle lave, sèche et repasse nos vêtements, elle conserve et cuit nos aliments, elle nettoie nos demeures, lave notre vaisselle, elle nous éclaire et nous procure les divertissements de la radio et de la télévision .Une simple pression du doigt et elle accomplit des centaines de travaux qui naguère demandaient beaucoup de temps et d'efforts.Grâce à l'électricité, nous pouvons envisagei un avenir plus brillant encore.Bientôt, la science et l'industrie nous offriront d'autres merveilles, et nous devons tout cela à la magie de l'électricité.L'électricité est sans contredit notre meilleure aubaine : elle nous procure mille avantages et coûte si peu. THt lABOUR WORLD JUIN 1960 MONTREAL JUNE 1960 LE MONDE OUVRIER D'après un économiste de Toronto 1,500,000 chômeurs pour l'année prochaine MONTREAL — Un économiste de l'université de Toronto, M.Wilfred Beckett, prévoit que le Canada connaîtra bientôt sa pire régression économique depuis les années '30.Dans un article publié par "MacLeans Magazine", il prédit que cette véritable crise commencera à l'automne et qu'elle produira 1,500,000 chômeurs.f CHAT SORT (SALI) DU SAC I S dPftb RfâSi w ra "Beaucoup trop de Canadiens, dit-il, ont l'impression que les différents impôts — non seulement sur les bénéfices, mais également les taxes de vente, d'accise, les taxes sur les matériaux et autres — constituent une imposition légitime devant être assumée par toute entreprise existant en vue de réaliser un profit.Le consommateur paie tout "Il n'y a pas une personne sur mille, poursuit-il cyniquement, qui sache qu'une société étant impersonnelle, elle ne peut payer des taxes.Nous ne devrions rien épargner pour étaler devant le grand public le fait que ces taxes — toutes les taxes — sont tout simple ment intégrées au coût de revient et inclues à ce titre par la compagnie dans le prix payé par le consommateur."Ainsi donc, précise le président de l'AMC, la moindre parcelle de l'impôt sur les sociétés, tout comme l'impôt sur le revenu personnel, est payée par le salarié canadien individuel." Le capitalisme trahi ?On croirait entendre l'exposé d'un tribun socialiste contre les injustices de notre structure fiscale actuelle, ou les élucubrations improvisées d'un homme d'affaires qui a suc- combé au "stress" ou aux beuveries d'un congrès .Mais non, il n'en est rien, car M.Evans lisait un "texte remis à l'avance à la presse", un texte sans doute soigneusement préparé par les "P.R.O.'s" de l'Association des manufacturiers.D'ailleurs, voici où il veut en venir : "Je crois, poursuit-il, que jamais nous ne pourrons espérer une diminution significative et durable des taxes tant que les Canadiens n'auront pas conscience du fardeau fiscal qu'ils portent.Ils ne le comprennent pas à l'heure actuelle à cause du rôle formidable joué par ces taxes indirectes — ou cachées — apparemment payées par quelque vague société anonyme, mais qu'en réalité, ils paient eux-mêmes." Le CTC contre l'AMC Comme quoi M.Evans n'était ni saoul ni fou, mais simplement confiant dans le conditionnement de la conscience populaire par la presse écrite et parlée qui cherche à convaincre le peuple de l'urgence qu'il y a à réduire encore davantage le rôle de l'Etat afin de retrouver une liberté illusoire — la liberté d'entreprise — qui jouerait uniquement en faveur des compagnies.Pour sa part, à Ottawa, le Congrès du travail du Canada vient de réclamer une "redistribution plus équitable du fardeau fiscal", notamment par "l'élimination des nombreuses dispositions échappatoires qui permettent aux compagnies et à leurs dirigeants d'éviter de payer leur part des impôts".Après le discours du président de l'AMC, on ne pourra pas dire qu'il s'agit là d'une plainte mal fondée ni d'une demande extravagante !.'.Tr.-'r.BAfE COMEAU - La Commission de relations ouvrières du Québec a décrété la tenue d'un vote d'allégeance syndicale à Baie Comeau, où la CTCC tente de déloger l'Association internationale des ouvriers du métal en feuille, qui représente actuellement les employés de la Canadian British Aluminum.Récemment, la CRO avait décidé de maintenir le statu quo jusqu'à ce que disparaissent du dossier des accusations de faux portées par les syndicats catholiques contre l'Association internationale.A un moment donné, les Métallurgistes-unis d'Amérique cherchaient également à obtenir l'allégeance des travailleurs de Baie Comeau.Le raid de Baie Comeau fait partie de la vague récente d'incursions dans les rangs des affiliés du Congrès du travail du Canada.La CTCC a subi des échecs à Chibougamau et à Valleyfield.D'après M, Beckett, cette régression sera pire que tojt ce que les Canadiens ont connu depuis 1945 et durera 18 mois.Les trois régressions que nous avons subies depuis la dernière guerre mondiale, a-t-il expliqué, étaient des régressions dites d'inventaires.Mais la prochaine sera bien différente et bien plus grave, selon lui; ce sera une régression dite de capital.L'économiste de Toronto déclare qu'une telle régression Chez Hygrade MONTREAL — Au beau milieu d'une convention collective ne devant expirer qu'en décembre, les Ouvriers-unis des salaisons ont réussi à déloger un syndicat de boutique à la compagnie Hygrade.Les travailleurs ont décidé de changer d'allégeance par un vote de 223 voix contre 61.En dépit du fait que la convention de travail était toujours en vigueur, c'est un conciliateur du ministère provincial du Travail qui a assumé !a surveillance du scrutin.La tenue est le résultat d'une expansion trop rapide et trop longue des placements, au cours des 10 dernières années.M.Beckett prévoit des mises à pied et des réductions de salaires pour la plupart des travailleurs canadiens.Bien que son analyse ressemble beaucoup à 'elle des économistes du Congrès du travail du Canada, M.Beckett brosse un tableau encore plus sombre de ce qui attend les Canadiens.du vote avait été décidée aux termes d'une entente entre la compagnie, le syndicat d« boutique et les OUSA.L'accord, probablement sans précédent dans les annales ouvrières, prévoyait qu'advenant une victoire du syndicat international, la convention collective se trouverait abrogée.Aux termes de cette entente, la compagnie Hygrade s'engageait également à réembaucher six employés congédiés et à entamer des négeoiations avec les OUSA, ce qui a été fait sans retard.TORONTO — On s'en doutait, mais maintenant on le sait, et on le tient de nul autre que du président de l'Association des manufacturiers canadiens, M.W.H.Evans, qui vient d'avouer que les compagnies ne paient pas leurs impôts, mais les refilent aux consommateurs.Confiant que les propagandistes à la solde du patronat et les "hidden persuaders" de toutes sortes ont fait une "bonne job" sur la conscience populaire, et que le peuple va se rebeller contre la sécurité sociale plutôt que de sattaquor aux compagnies, le porte-parole des industriels canadiens n'a pas hésité à dire que les consommateurs exploseraient s'ils savaient la part de leurs revenus qui prend le chemin du trésor public.Les OUSA délogent un syndicat de boutique ON RECOMMENCERA A L'AUTOMNE .Telle est la conclusion qu'on » pu tirer à la fin d'un stage d'éducation et d'entraînement pour les délégués d'atelier, organisé par le confrère Ernest Riley, agent d'affaires de la succursale locale 382, de l'Union des employés d'hôtels, de motels et de cabarets.La photo publiée ci-contre nous fait voir un groupe de participants satisfaits.Ce sont, assis de gauche a droite : les compagnes Pauline Houle, Helen Halychuk, Lise Paré, le confrère Riley, ainsi que les compagnes Alice Lavoie et Solange Gagnon.Debout dans le même ordre : la compa- gne Kathleen Clayton, les confrères H.Childs et S.Walker, les compagnes Gertrude Stafford et Blanche Cormier, ainsi que les confrères L.Chabot et F.Riendeau.31 des 54 délégués d'atelier inscrits aux cours ont obtenu leur diplôme.jegagsafe; life TySr '¦ W «W W TB THE IABOUR WORLD JUIN 1960 MONTREAL JUNE 1960 LE MONDE OUVRIER C'EST LE PROBLEME DE L'AUTOMATION qui • incontestablement pris la vedette au récent congrès annuel de« dirigeants canadiens de l'Union internationale des ouvriers du tabac, 4 Montréal.La photo ci-contre nous fait voir le confrère Ted Silvey, du service de recherches de la FAT-COI, leur expliquant la portée de l'avènement de l'automation en Amérique du nord.Parmi tes auditeurs attentifs, on reconnaît les confrères John Pur-die, vice-président international de l'UlOT, et René Rondou, représentant.D'autre part, leur président international, le confrère John O'Hare, prévoit qu'en assumant ses responsabilités, le mouvement syndical pourra faire servir ces changements formidables au mieux-être de toute l'humanité.Me Guy Merrill Desaul-niers, avocat syndical, a pour sa part soutenu qu'à cause de l'automation, le mouvement syndical devra s'occuper de plus en plus de l'éducation de ses membres.: S ¦-'¦'% MS Of £\v wÊm '&¦ i :>e; 'Aa'A'A-.- : .' Au détriment des cultivateurs «.V-j» to jfrft: f&Jb H Ipô ffl ujj Il ç; * Ë Jr i i W* uv tfi vslic) 'ïfcÀii hl & MONTREAL — Au moment où l'on s'interroge sur l'avenir de la ferme familiale et où les cultivateurs se plaignent d'une diminution constante de leurs revenus, on apprend que 17 compagnies de papier ont pratiqué pendant huit ans une politique de fixation des prix d'achat du bois de pâte (pulpe) qu'elles se procuraient chez les agriculteurs et les colons.Il n'est donc pas étonnant que le mouvement agricole revendique une protection efficace contre l'exploitation de ses membres par les acheteurs de bois.Alors que les cultivateurs et les colons se sont probablement fait voler des centaines de mille dollars qu'ils ne reverront jamais, le juge Harry Batshaw n'a condamné qu'à $240,000 les 17 compagnies qui se sont adonnées sciemment, au cours des années, à cette pratique illégale qui a vraisemblablement maintenu des centaines de familles agricoles dans la misère.Un "ticket" de stationnement Deux géantes de l'industrie, lo Canadian International Paper et la Howard Smith Paper Mills, se sont vu imposer des amendes de $25,000 chacune, soit un loyer de l'illégalité d'un peu plus de $3,000 par année.C'est moins qu'un ticket de stationnement par mois pour l'automobiliste moyen.Et les représentants de ces deux compagnies, qui ont participé à 47 et 46 des quelque 50 meetings qui ont permis le maintien de ce cartel, continuent de se promener la tête haute, en toute liberté, tout en dénonçant probablement les "abus du syndicalisme".Les 15 autres compagnies ont été condamnées à des amendes allant de $8,000 à $20,000.C'est ce que le juge Batshaw a appelé des amende» substantielles et exemplai- res, mais non vengeresses.Il a ajouté que le fait d'avoir été "trouvés coupables n'ajoute rien à la réputation de citoyens respectueux des lois de ceux qui se sont rendus coupables d'un tel délit".Liberté, que de crimes.Et voilà comment les champions de la libre entreprise et de la libre concurrence pratiquent à leur façon la planification économique et se créent un petit état-providence dans l'Etat, ou détriment soit de leurs fournisseurs, soit des consommateurs.C'est à propos de ce procès que le professeur Frank Scott, de l'université McGill, a pu dire qu'il faisait l'objet d'une véritable conspiration du silence de la part de la presse canadienne.Dans l'cissurance-automobile D'autre part, il semble y avoir également un cartel dans l'assurance-automobile.Dans un rapport ne comportant pas de poursuites judiciaires, la commission fédérale sur les pratiques commerciales restrictives recommande gentiment à trois associations d' "underwriters" de permettre une plus grande concurrence dans l'établissement des tarifs.L'organisme ne s'oppose pas à l'existence d'organisations recommandant des tarifs uniformes; elle n'en a que contre la contrainte qui pourrait s'exercer sur une compagnie mieux administrée et l'empêcher de réduire ses tarifs.C'est peu, et pourtant, un porte-parole d'une compagnie d'assurances, M.James Matson, s'est porté à la défense des "underwriters" et a déclaré qu'il est essentiel qu'une association dirige le marché de l'assurance, parce qu'il est vaste et hétérogène.Il appelle cela du "leadership".Mais on peut se demander pourquoi l'état lui-même ne pratiquerait pas ce dirigisme, pourquoi il ne donnerait pas ce "leadership", comme cela se fait en Saskatchewan.“Un ballon politique" MONTREAL — Les Métallurgistes-unis d'Amérique ont déclaré que la nouvelle usine de la Steel Company of Canada, à Contrecoeur, qui était "d'abord un ballon politique de l'Union nationale", est maintenant devenue "une calamité économique pour plusieurs travailleurs".Rappelant que l'entreprise McMaster Works a été officiellement inaugurée, à grand renfort de publicité, par le premier ministre Barrette et le président de la Stelco, au dé but de mai dernier, le confrère Raymond Lapointe a annoncé la mise-à-pied d'une trentaine d'employés, soit plus d'un tiers de la main-d'oeuvre.Une recherche qui n'a rien de bien original Un rapport intitulé "Progrè» économique et expansion industrielle 1946- 1959" a été préparé par le Bureau de recherche économique du gouvernement du Québec.D'après le communiqué de presse émis par le ministère du Travail du Québec, le but que se proposait le Bureau était "de mesurer l'influence des changements économiques survenus dans la province d< Québec sur le niveau de vie de sa population au cours de lo période 1946- 1959".On peut difficilement dire qu'il s'agit du résultat d'une recherche originale.A quelques exceptions mineures près, tout le travail s'appuie sur des statistiques du gouvernement fédéral.Il n'apporte pas grand-chose de nouveau.En réalité, on n'y trouve à peu près rien qui ne pouvait être connu de quiconque a accès aux statistiques du gouvernement fédéral.Ce travail ne se compare donc aucunement avec, par exemple, le genre d'enquête menée par la Commission royale sur les perspectives économiques, qui nous o fourni d'importantes informations économiques qui ne pouvaient être trouvées ailleurs.Une faiblesse majeure de l'ouvrage, c'est qu'on n'y a tenu aucun compte des hausses d'ordre inflationnaire.C'est une omission grave car, comme chacun sait, nous avons connu une inflation sérieuse depuis 1946.Si, dans la publication des données indiquant un progrès dans les divers secteurs de l'économie du Québec, on avait tenu compte des hausses de prix, les résultats auraient été beaucoup moins impressionnants qu'ils paraissent l'être à la lecture de ce rapport.Bien que cette omission nous cache l'influence des changements économiques réels sur le niveau de vie du Québec, la publication en un seul document d'une foule de donnée; économiques diverses nou; fournit une source d'information générale qui se consulte rapidement.Mais des declarations du genre de : "La population du Québec a |Oui d'une plus grande prospérité que le reste du Canada, Hans lo mesure où elle a pu augmenter ses épargnes en assurance-vie à un rythme supérieur ou reste du Canada depuis 1956", de telles déclarations ne seront pas très convaincantes pour les lecteurs avertis du Québec et d'ailleurs.Le rapport se présente d'une façon fort agréable et comporte des photographies intéressantes, d'excellent; graphiques, une mise en page: d'expert, de bonnes reproductions en couleurs, le tout imprimé sur un papier glacé Ion coûteux.Russ BELL, directeur adjoint de: recherches du CTC.» * * NDLR — Voici enfin, publié: avec un retard considérable, le: commentaires du confrère Rus: Bell, économiste syndical, sur une recherche économique du gouvernement provincial qui a reçu une grande publicité au moment de sa publication.Le confrère Bell a analysé le document avec soin, de façon, nous a-t-il dit, i."prononcer un jugement curst équitable que possible". THE LABOUR WORLD JUIN I960 MONTREAL JUNE 1960 LE MONDE OUVRIER AH ¦AH©LiEST CONFRERE X Les camionneurs expulsés din €¥€ L'intmîdatfon par le patrêmî Que penser du travailleur dans l'industrie du bois en général dans la province ?Une tournée en vue de nouvelle organisation nous a conduit récemment dans un petit village situé à une soixantaine de milles de Québec.Il n'y a dans ce village qu'une seule industrie du bois qui emploie environ une cinquantaine d'hommes régulièrement et ce nombre peut s'élever jusqu'à soixante-dix lors d'un surplus de travail.Un premier contact avec les employés de cette industrie nous a révélé que le salaire horaire était de $0.64, ce qui veut dire environ $30.00 pour une semaine de quarante-huit heures pour des pères de famille de cinq, six, sept et même dix enfants.Que penser de ce patron qui pour sa part peut se permettre de voyager un peu partout à travers le Canada et les Etats-Unis?Nous avons visité plusieurs foyers et il est inconcevable de voir la misère qui y règne.Plusieurs employés seraient en faveur de l'Union, mais le patron, "le GRAND MANITOU" comme on pourrait l'appeler, n'est pas du tout du même avis.Après plusieurs entrevues avec des travailleurs, nous avons appris qu'il y a quelques années on avait essayé de former une Union à cet endroit, mais lorsque le patron s'ost aperçu de la chose, il a tout simplement 'fermé ses t portes.Lorsqu'il a repris sos activités, une fois le danger d'or- ganisation passé, cinq ou six des anciens employés qui avaient tenté de mettre sur pied l'organisation ouvrière, se sont vu refuser un emploi pendant plus de trois ans.Aujourd'hui ces gens sont dans l'inquiétude à savoir si oui ou non ils doivent joindre les rangs de l'Union.Un petit nombre se sont quand même décidés à signer une carte d'adhésion, après les avoir persuadés, non sans peine, que les lois ouvrières sont là pour faire respecter le droit d'association des ouvriers.Il y aurait avantage à organiser ces ouvriers, mais sur une longue échéance, car ces gens craignent trop le patron et de n'avoir rien pour subvenir aux besoins essentiels de leurs familles du jour au lendemain, si l'usine fermait de nouveau ses portes.L'unique magasin-général du village est également sous la directive du même patron et lorsqu'il ferma ses portes il y a quelques années, tout crédit fut refusé aux travailleurs en chômage sous prétexte qu'il lui était tout à fait impossible de le faire vu que son usine ne produisait plus.Il est évident que ces ouvriers sont traqués et ne sont pas libres de faire ce qu'ils désirent, bien qu'on ne cesse de nous répéter que nous sommes dans un pays démocratique, un pays où la prospérité est criée sur tous les toits.Un patron comme celui-ci devrait aller faire un tour en Russie pour constater qu'il pratique lui-mème exactement ce qui se pratique là-bas.Un patron comme celui-ci do vrait être forcé, au moins une ou deux fois par année, à aller rendre visite à ses employés dans ENCOURAGEZ LA CROIX ROUGE Commandité par la Slater Shoe Co.(Can.) Ltd.leurs foyers afin de se rendre compte de la situation de ces pauvres gens, comme nous avons pu le constater nous-mêmes lors de notre visite.Il n'est pas concevable de voir, de nos jours, la misère qui règne encore dans un pays comme le nôtre et de voir des patrons aussi sans-coeur et inhumains envers leurs employés.Ls G.Pelletier, Succursale locale 2928, Charpentiers et menuisiers d'Amérique, Québec.OTTAWA- — Le Conseil exécutif du Congrès du travail du Canada a finalement ratifié l'expulsion de la Fraternité internationale des camionneurs, qui avait été trouvée coupable de "raiding" au cours du dernier congrès du CTC, à Montréal.La centrale nationale perd ainsi environ 40,000 membres.Les camionneurs avaient jusqu'au 27 mai dernier pour se soumettre à la constitution du Congrès.Ils étaient en conflit avec la Fraternité des commis des messageries ferroviaires et maritimes, au sujet d'un service La FTQ redemande à la CLQ: Le boycott des vins et brandies sud-africains MONTREAL — La Fédération de» travailleur» du Québec est "indignée de l'inaction coupable de la Commitsion de» liqueurs du Québec, qui n'a encore rien fait pour amener le gouverne- ment do l'Union sud-africaine ségrégation raciale".C'est ce qu'a récemment déclaré le président Roger Provost, à l'issue d'une réunion du Conseil exécutif.L'organisme, a-t-il dit, a pris acte de l'indifférence avec laquelle la CLQ a reçu la demande qui lui a été faite à deux reprises fiar la Fédération, de cesser immédiatement l'importation des vins et des brandies sud-africains.Il est urgent d'agir Le confrère Provost o souligné qu'il devient urgent d'exercer des pressions économiques sur le gouvernement "raciste" de l'Union sud-africaine puisque, bien loin de renoncer 6 sa politique d'apartheid, il est en train de renforcer sa position par une politique accélérée d'immigration blanche, de manière, a-t-il dit, 6 "perpétuer indéfiniment l'état d'infériorité abjecte dans laquelle il maintient la population noire".Le président de la FTQ a rappelé que le boycott est demandé par les Africains eux-mêmes, dont les leaders en exil à Londres visitent les ambassades des pays démocratiques en vue d'obtenir des sanctions économiques contre l'Union sud-africaine.Appel aux associations populaires Il a souligné que l'ensemble du mouvement syndical démocratique, par la voie de la Confédération internationale des syndicat» libres et du Congrès du travail du Canada, a demandé le boycott de fous les produits sud-africains, parmi lesquels les vins et les brandie» constituent un important article d'exportation.à abandonner sa politique de Le confrère Provost a invité les autres associations populaires préoccupées par le respect des droits de l'homme et de la dignité humaine, à s'allier à la FTQ pour exiger de la Commission des liqueurs la cessation immédiate de ses achats en Afrique du Sud.du Pacifique Canadien à Vancouver.A la suite de cette expulsion, la FTQ perd automatiquement près de 1,900 membres.Elle en avait perdu 5,000 de la même façon, il y a un an, au moment de la suspension du Syndicat international des gens de mer.-«- Ouvriers et cultivateurs MONTREAL.— Le journal officiel de l'Union catholique des cultivateurs, "La Terre de chei-nous", a publié le "programme électoral" de la FTQ, paru dam la dernière livraison du "Monda Ouvrier".Le journal de la Fédération avait lui-même publié, dans le même numéro, le programme do revendications législatives de l'UCC.On sait que la FTQ réclamo notamment l'assurance - santé complète (qu'il ne faut pas confondre avec l'assurance-hospitalisation); l'éducation réellement gratuite à tous ses paliers; une politique gouvernementale de plein emploi où l'état provincial jouerait son rôle; ainsi que de nombreuses améliorations essentielles aux lois ouvrières.De son côté, l'UCC demande une politique de conservation et d'utilisation des ressources renouvelables; de recherche agricole; de crédit, surtout è court terme; de protection réelle de l'industrie laitière; ainsi que des amendements majeurs à la loi de mise en marché des produits agricoles.UN DEUXIEME JOURNAL SYNDICAL S'INSPIRE DU "MONDE OUVRIER // MONTREAL — Un deuxième syndicat affidé à la FTQ s'inspira du "Monde ouvrier" dans la présentation de sa publication officielle.Apres l'Association des pompiers de Montréal, qui publie "Le porte-lance", c'est le Conseil provincial de la Fraternité des charpentiers et menuisiers d'Amérique qui transforme son bulletin jusqu'ici miméographié, "Le souche", en un journal imprimé de format "tabloid"."La souche" et "Le porte-lance" sont d'ailleur» imprimés au même endroit que le "Monde ouvrier".Ces excellentes initiatives montrent que le mouvement syndical a de plus en plus conscience de la nécessité d'une presse capable de faire échec aux propagandes patronale et gouvernementale.Elles ne doivent pas faire oublier, cependant, que, sur le plan provincial, le journal dos travailleurs, c'est le "Monde ouvrier" auquel tous les syndicats ont le devoir moral d'abonner leurs dirigeants et leurs délégués d'atelier, en vertu d'une résolution du dernier congrès de la FTQ.Abonnez-vous au MONDE OUVRIER LE MONDE OUVRIER, 1327 e«t, boul.St-Jo»eph, Montréal 34.Je désire obtenir abonnement(s) au MONDE OUVRIER et je vous envoie ci-lnclu» la somme de Prix de l'abonnement i deux dollars ($2.00) dollar(s).Nom Organisation Adresse .Ville .Prov. THE LABOUR WORLD JUIN 1960 MONTREAL JUNE 1960 l ^JJ^ualiette En temps de crise, les hommes se cherchent toujours des boucs émissaires.Ils les choisissent inévitablement parmi les groupes minoritaires ou faibles.Alors, ce sont ou bien les Juifs, ou bien les immigrants, ou bien les femmes.Comme nous traversons présentement une crise de chômage, les Canadiens n'ont pas manqué de se trouver des boucs émissaires, c'est-à-dire des gens dont la présence et l'existence même permettent de suppléer au manque de connaissances économiques.On sait ce qui se dit et s'écrit ces temps-ci sur les immigrants.Une récente enquête de l'Institut canadien de l'opinion publique nous permet de savoir ce que les gens pensent actuellement du travail de le part des femmes mariées.Alors qu'en 1950, 19% des personnes interrogées croyaient en l'égalité des sexes devant l'emploi, ce pourcentage passait à 32% en 1956, et tombait ensuite à 23% cette année.Pour les trois mêmes années, le pourcentage des gens qui croyaient qu'il fallait accorder la préférence aux hommes s'établissait à 67%, 59% et 70%.Le plus tragique, dans cette histoire, c'est de voir comment les opinions se partagent entre hommes et femmes sur cette question.Alors que 25% des hommes croient à l'égalité des femmes devant l'emploi, 20% seulement des femmes sont de cet avis.67% des hommes croient présentement qu'il faut accorder la préférence aux travailleurs de leur sexe, opinion partagée par 72% des femmes.Ceci n'a rien d'étonnant, si l'on songe que le pire ennemi de I* femme, c'est souvent la femme elle-même qui, par manque de solidarité, néglige de faire valoir ses droits.C'est la même chose pour les ouvriers, qui sont souvent leurs pires ennemis; s'ils s'unissaient dans leur propre intérêt, ils présenteraient une force formidable devant laquelle le patronat ne compterait pour ainsi dire pas comme ennemi.La même chose vaut sur le plan politique, où le peuple n'aurait pas à se plaindre des mauvais gouvernements qu'il se donne, s'il s'unissait pour s'en donner de meilleurs.Pour ce qui est du travail de la femme mariée, j'ai toujours soutenu que la plupart de nos compagnes ne travaillent pas par plaisir, mais par nécessité.Les statistiques, le salaire moyen et l'indice du coût de la vie nous montrent qu'il en est ainsi.La plupart des femmes travaillent pour payer l'éducation de leurs enfants, pour acquitter des notes de médecin et d'hôpital, pour aider à loger leur famille convenablement, etc.Une autre enquête Gallup vient nous confirmer que les femmes •ont probablement opposées, en théorie, au travail de la femme mariée.Ainsi, quand il s'agit de mères ayant des enfants en bat âge, les femmes elles-mêmes sont opposées, dans une proportion de 92%, à ce qu'elles travaillent.Les hommes sont hostiles à une pareille activité à 94%, soit seulement 2% de plus.Ce qui me semble démontrer que, même si les femmes sont souvent hostiles, en principe, au travail féminin, elles doivent quand même faire face aux réalités de la vie.Cela devrait tranquilliser nos anti-féministes, qui sont trop heureux de trouver une explication aussi facile à leurs déboires actuels, c'est-à-dire au chômage.Au lieu de regarder les femmes de travers, ce qui n'arrange rien, ils feraient bien mieux, à mon avis, de faire de l'action politique et de travailler à obtenir une politique de planification économique et de plein emploi, ainsi que des mesures de sécurité sociale, comme un salaire minimum vraiment raisonnable, l'assurancesanté, l'éducation gratuite, etc.Huguette PLAMONDON TELEPHONE : FR.5-2510 P.O.BOX 65 THE TEBBUTT SHOE & LEATHER CO.LIMITED manufacturers of boots AND SHOES THREE RIVERS, P.Q.CANADA MONDE OUVRt La syndiquée a avril a ete réembauchée MONTREAL — La lyndicaliste d'avril, la compagne Liliane Martel, a été réembauchée par la compagnie Grand Footwear, grâce à une décision de la Commission de relation ouvrières qui réintègre également dan» leur» fonctions 10 autres de ses compagnes et compagnons de travail.Leur employeur est condamné à leur payer le salaire qu'ils ont perdu depuis la date de leur congédiement, soit le 20 avril dans le cas de la compagne Martel.La CRO n'y va pas de mainmorte dans son ordonnance.Elle traite ni plus ni moins le patron, M.Nathan Pfeiffer, de menteur, en déclarant qu'il "a démontré l'incrédibilité que la Commission doit attacher à son témoignage".Ledit Pfeiffer ne s'était pas gêné, lui non plus, pour prétendre qu'il ne savait pas pourquoi il avait été convoqué devant la CRO; qu'il ignorait pourquoi son propre fils, Gérard, son adjoint immédiat, avait assisté aux nombreuses séances d'enquête de la Commission concernant sa propre compagnie.Il ressort de la preuve syndicale et des aveux de dirigeants de l'entreprise, que M.Pfeiffer a usé d'intimidation, de menaces, de méthodes d'espionnage, etc., pour détruire le syndicat choisi par ses employés, l'Union des ouvriers du cuir de Montréal, et favoriser l'éclosion artificielle d'un syndicat de boutique.La CRO déclare que "la preuve tant directe que circonstancielle établit que l'intimé, l'employeur, sous le couvert d'une présumée mise 6 pieds, a voulu déguiser un congédiement massif dirigé directement contre la formation de l'association ouvrière choisie par les salariés".GREVE FINIE A CAE MONTREAL — Les grévistes de la compagnie Canadian Aviation Electronics sont retournés au travail au bout d'une douzaine de jours après avoir accepté majoritairement une nouvelle offre de l'employeur.Les employés, membres de l'Union internationale des ouvriers en électricité, faisaient la grève en vue de faire accepter à la CAE le rapport majoritaire d'un tribunal d'arbitrage qui recommandait notamment l'octroi de hausses de salaires de l'ordre de 12% pour une convention de deux ans.La compagnie ne voulait accorder qu'une majoration de 7% répartie sur trois ans.La grève avait reçu l'appui moral et financier du Conseil du travail de Montréal.STE-AGATHE — "Th« new political party recently endorsed by the Canadian Labour Congres, will solve the dilemma of Quebec voters with respect to ethical electoral practices," Brother Bill Dodge, CLC executive vice-pres- Brother Bill DODGE ident, told an education conference of the International Ladies Garment Workers Union here.Brother Dodge said that the excellent advice of Abbés Dion and O'Neill in their recent book entitled "The Christian and The Elections" was unfortunately useless in the circumstances whera the electorate only had to choose between candidates of the Union Nationale and the Liberal Party."Here the electors do not have a choice between Christian morality and political corruption," h.said, "they only have a choice between varying degrees of corruption." Brother Dodge added that th.new party project is crousing more and more enthusiasm In the union movement.Une grève évitée dans la fourrure MONTREAL — Une grève des 1,500 employés syndiqués de la fourrure a été évitée de justesse à la suite d'une offre patronale de dernière heure que le Syndicat des travailleurs de la fourrure de Montréal considère comme bonne, mais non entièrement satisfaisante, ils ont demandé à leurs représentants de continuer à négocier en vue d'obtenir d'autres concessions.Aux termes de la dernière proposition du patronat, les travailleurs obtiennent une hausse de $6 par semaine des tarifs minima de chaque catégorie; la réduction en deux temps de la semaine de travail de 40 à 37'/2 heures; ainsi que des améliorations aux régimes d'assurance-santé et d'assurance-vie.Les syndiqués de Montréal, qui négociaient en collaboration avec leurs confrères de Toronto et de Winnipeg, avaient cessé le travail pour assister à un meeting au moment où les pourparlers étaient dans une impasse.Grève évitée à St-Jérôme SAINT-JEROME — La grève a été évitée è la compagnie Ragent Knitting, de Saint-Jérôme, où les employés avaient donné jusqu'au 23 juin au patronst pour consentir 4 un règlement satisfaisant.L'accord a été réalisé è la toute dernière heure avant l'expiration de l'ultimatum.Les employés de la Regent Knit, ting, qui ont une longue expérience des luttes syndicales, avaient récemment décidé de passer à l'Union des ouvriers du textile d'Amérique, dont le directeur provincial est le confrère Jean Philip.Ils détenaient auparavant une charte du Congrès du travail du Canada.Au moment d'aller sous presse, nous ne connaissons pas encore les termes du règlement, mais nous savons que les travailleurs étaient déterminés 4 risquer |a fermeture de l'usine, au besoin, pour obtenir des conditions de travail satisfaisantes.Ç.*j»LAIN OR FILTER TIR loi.C'1 ^CIGARETTES f IHE LABOUR WORLD JUIN I960 MONTREAL JUNE 1960 LE MONDE OUVRIER THE LABOUR Published in order to promote the legislative reforms needed for the prolection of the Quebec working class and for the betterment of its lot The Dean of Canadian Labour Papers Founded by Gustave Francq, in 1916 SDP Victory in Saskatchewan : Proof That The People Want Health Insurance, Says QFL Official organ of the QUEBEC FEDERATION OF LABOUR Executive Committee Roger PROVOST, president; Edouard LAROSE, Jean GERIN-LAJOIE, vice presidents; John PURDIE, secretary; Adrien GAGNIER, treasurer Director ; Roger PROVOST; Editor : Noël PERUSSE.Address all correspondance to ; 1327 St.Joseph Blvd.East, Montreal 34 — Tel.LAfontaine 7-1218 Printed by Radiomonde, 8430 Casgrain Street, DU.7-6218 Authorized as second class mail.Post Office Department, Ottawa.r EDITORIAL Political "Parties" It seems that it is extremely difficult, if not impossible for unionists to abstain completely from politics.Even those who say they are opposed to political action and party politics must apparently, at one time or another, engage in political "parties' .We obviously are referring to the "party" given by a group of union leaders affiliated with the Quebec Federation of Labour in honour of one party leader during the election campaign.That these union brothers acted in good faith and in the immediate interest of their members, we do not doubt ; but this is not the question at issue.It is, in fact, a question of knowing whether the union movement can afford such "personal initiatives" which the Quebec Federation of labour, in a recent press release, termed "regrettable".The regrettable character of such manifestations is evidenr if one thinks for a moment about what would have happened if another group of union leaders, in good faith and also preoccupied with the immediate interest of their members, had decided to honour the opposing party leader with a "party".At this moment the union movement would have found itself profoundly divided Into two hostile factions.And the two old parties, having finally succeeded in an effort to "divide and rule", would have had an open field ahead : since both of them depend on management for their campaign funds, they would have an easy time ignoring our legislative demands and even imposing restrictive laws.Ihe day that unionists find themselves divided between the Union Nationale and the Liberals, they're lost.In fact, just os workers can only provide effective opposition to management by uniting in a union, so can the union movement only exercise political influence by showing solidarity and discipline.It would be better indeed for the union movement to vote solidly in a completely mistaken fashion than to scatter its political influence, for at least it would continue to be a force capable of eventually influencing the course of events in favour of the interests of the workers.As can be seen, the opponents of political action and the formation of the new party, who pretend to justify their position by a desire to avoid division within the labour movement, themselves undertake political action, and in the most dangerous way possible for labour unity.The recent electoral campaign showed that unionists cannot totally abstain from political action, whether it be as an active party member, by supporting a candidate, by lobbying, or by giving receptions; in short, that they are engaged either in party politics or political "parties".Since unionists decidedly cannot remain neutral in politics, why would they not all orient their action in the same direction, decided by a crushing majority of the union movement 7 We see no other way to exercise a real influence and at the same time to safeguard labour unity.If there is another way, let someone propose it .MONTREAL — Jeon Gérin-Lajoie, QFL vice-president, declared recently that "the resounding victory of the Social Democratic Party in Saskatchewan gives the lie to those who pretend that the people do not want health insurance." Recalling that the government of Saskatchewan Premier T.C.Douglas was reelected following a formal promise to establish a health insurance plan, the QFL leader voiced his wonder as to "how it could be said that the people were opposed to such a social security measure when a population predominantly agricultural pronounced itself so strongly in favour of one of the fundamental demands of the union movement." Brother Gérin-Lajoie said that it is "unpardonable" on the part of Quebec Premier Antonio Barrette, who constantly recalls his working class origin, to "reject without either examination nor valid motives the principle of health insurance, which is one of the prime objectives of the QFL".In this regard, the position of the Quebec Liberal party is no better, Brother Gérin-Lajoie explained since it merely proposes to establish the hospital insurance program already in force in the nine other Drovin-ces, and since its leader, Mr.Jean Lesage, was a member of the Liberal group which re.jected an 5DP motion on health insurance during the 1957-58 federal session.Hospitalisation Scheme Shortcomings The QFL vice-president added that in the opinion of the workers of Quebec, hospital insurance does not fully meet the needs of the people, that it solves the financial problems of the hospitals rather than those of the sick, that it does not contribute to the prevention of disease, and that it entails many unnecessary and even fraudulent cases of hospitalization which constitute a costly social waste.The QFL spokesman explained that the projected health insurance program of the SDP in Saskatchewan provides for complete freedom in the choice of doctor and avoids ony possibility of government interference in the relation between the doctor and his patient.People's Victory Over A Class The QLF spokesman exprès.3ed his happiness that the SDP had defeated not only three opposition political parties but also the College of Physicians of Saskatchewan, which spent $93,000 during the election campaign, on average of $100 per doctor, to defeat the Douglas plan."Here truly," said Brother Gérin-Lajoie, "is a victory of the people over private interests which followed a class warfare policy." Pointing out that a considerable number of Saskatchewan doctors did not agree with the policy of their official organization, and that one-third of Canadian doctors, working on a salaried basis, are generally sympathetic to health insurance, Brother Gérin-Lajoie expressed the hope that Quebec doctors would show the same social sense and "put themselves in the advance guard of progress rather than put up rear- guard fight which is lost before they start." Finally the QFL vice-president appealed to other organizations of the people, inviting them to join with the Federation to obtain for the people of Quebec "the same degree of social security that will soon be available in Saskatchewan, a province much less wealthy than ours." —-— ?- Agreement at Dupuis Freres MONTREAL.— Declaring itself satisfied with the agreement reached with an American syndicate which operates the ladies hat department in the Dupuis Freres department store, the Millinery Workers Union has withdrawn its picket line from in front of the store.Some 30 unemployed milliners picketed to inform the public of the unemployment facing Canadian workers through the importing of American hats.According to the agreement, the department has undertaken to buy 90% of its millinery requirements in Canada.The Canadian vice-president of the union.Brother Maurice Silcoff, thanked the public and the labour movement of Montreal end Quebec for the support shown the pickets.SUPPORT RED CROSS 4» C0MP0 COMPANY LTD.2377 REMEMBRANCE ROAD LACHINE Workers 62 LE MONDE OUVRIER JUIN I960 MONTREAL JUNE 1960 THE LAECUII WOK! D "Can Hardly Be Said An Original Report" A report entitled, "Economic Progress and Industrial Expansion 1946-1959", has been prepared by the Quebec Government's Bureau of Economic Research.The purpose of the Bureau, according to the press release issued by the Quebec Department of Labour, was "to trace the impact of the economic changes in the Province of Quebec on the standard of living of its population during the period 1946-1959." S.A.Boycott Asked Again MONTRFAL —• The Quebec Federation of Labour is "indignant at the culpable inaction of the Quebec Liquor CommiiK jn, which has still done nothing to urge the South African government to abandon its policy of racial segregation".QFL presiden» Roger Provost said following a recent meeting of the exeouH,» council that the Federation had taken note of the indifference with which the QLC had received its demand on two occas’ on.c to immediately stop importing South African wines and brandi u It can hardly be said to be an original research report.With but few minor exceptions, the entire work is based on Dominion Government statistics.It does not contribute much that is new.Indeed, it reveals scarcely anything that one who has access to Dominion Government statistics could not have known.It cannot, therefore, be compared, for example, to the kind of enquiry of the Royal Commission on Canada's Economic Prospects, which contributed important economic information not available elsewhere.Editor's Note : This is « delayed commentary from Brother Russ 8*11, • labour economist, on a much publicized research report of our provincial government.Brother Bell has studied the document carefully in order te be, in his own words, "as lair as possible in my appraisal".Brother Provost pointed out that it is becoming urgent to exert economic pressure on the "racist" government of South Africa which, far from renouncing it* apartheid policy, i; in the process of strengthening its position by an accelerated white immigration policy that will "perpetuate inde- finitely the state of abject inferiority in which it keeps its coloured population .The QFL president •-called that the boycott has besn » quested by the Africans tham-selves, whose leaders in exil» In London are visiting the embassies of democratic cau i tries trying to obtain economic sanctions again:< ih« Union rf South Africa.He emphasized that the democratic union movement, through the International Confederation cf Fite 1 rade Unions and the Canadian la dour Congress, had lequested bn boycott of all South African products, among whith wines and brandies constitute cm important article cf expert.Brother Provost invited ether oublie organizations concerned vith respect for human rights ind human dignity to |oin with he QFL in demanding that the Liquor Commission immediate !v stop buying in South / filer A major weakness is that no allowance has been made for inflationary increases.This is a serious omission, because, os everybody knows, we have had a good deal of inflation since 1946.If the data showing improvements in the various sectors of the Quebec economy had taken price increases into account, the results would have been much less impressive than they seem to appear in this report.Although this omission obscures the impact of real economic changes on Quebec'i standard of living, the compilation in one document of a very wide range of economic data provides a quick source of general information.But such statements as, "Quebec's population has enjoyed greater prosperity than the rest of Canada, inasmuch as it has been able to increase its life insurance savings at a greater rate than the rest of Canada since 1956," will not be very convincing to sophisticated readers either inside Quebec or elsewhere.The report makes a very pleasant visual presentation, with interesting photographs, excellent graphic designs, expert professional layout, good colour reproductions, and quite expensive glossy paper.Russ BELL, CLC Assistant Director of Research Two Awards ToCBRT Film OTTAWA (CPA) — It's People That Count", made for the Canadian Brotherhood of Railway, Tranpsort and General Workers by Crawley Films, has been selected as the best public relation* film made in Canada in 1959 at the 12th annual presentation of the Canadian Film Awards at Toronto.This is the second award in « month for "It's People That Count", the first film to be made about a Canadian union.It re cently won second place in the International Labour Film Festival at Stockholm, Sweden."GOOD FOR YOU, JULIE!” \ Link manager ix i»uc11 steel m oil his customers.Vo depositor is mo young, no account too small, no financial problem too minor to receive Ins attention and consideration.lie likes dealing Gib people and is trained to help diem in every way lie can.lie’s a good man to (alk iliings over with—not just because lie knows a lot about banking, but because lie can be counted on to apply that knowledge and experience to the needs of all bis customers.To him, banking is the opportunity to work with all sorts ol people and, through bank services, to help with your problems.your hopes and plans.I IIK CHARTERED HANKS SERVING Mil R OOMMl’NI'n 45th Year - No.6 MONTREAL - JUNE I960 10 cents LABOUR THE Stop the press The Liberal party, under the leadership of Mr.Jean Lesage, will form the next Quebec provincial government following its victory at the polls on June 22.The distribution of seats is now established as follows : LIBERALS : 50 - NATIONAL UNION : 44 - INDEPENDENT : 1 The Liberal party has obtained 51% of the popular vole and the National Union 48%.Purdie, Gagnier Elected To Federation Executive MONTREAL — Brothers John Purdie, Tobacco Workers International Union, and Adrien Gagnier, National Association of Broadcast Employees and Technicians (NABET), have been elected to the executive of the Quebec Federation of Labour, replacing secretory Roméo Girard and treasurer Eucher Corbeil who resigned.Brother Corbeil left his QFL post because of his recent appoint, ment to the Quebec Labour Relations Board.Though a member of the Hat Workers International Brother GIRARD: font with th« teamsters.Union, Brother Roméo Girard preferred to resign as secretary because the International Brotherhood of Teamsters, for whom he works, was recently expelled from the Canadian Labour Congress for raiding.The two resignations were accepted "with regret".The new secretary.Brother Purdie, is International vicepresident of the Tobacco Workers.Up to the time of his election, he was regional vice-president on the Federation's executive council.Born in Scotland in 1910, Brother PURDIE : QFL new secretary.he came to Canada as a youth and has been active in the union movement since 1942.The new treasurer, Brother Gagnier, is one of the founders of NABET at the CBC.He is an International representative of his union.The election of Brother Gagnier by the executive council demonstrates the growing importance of entertainment Industry unions within the QFL.At the next meeting, the executive council will replace Brother Purdie as regional vicepresident for Montreal.Brother CORBEIL : gone to the LRB.s ’.***** ¦V: V-;- MLC Backs Position MONTREAL — The Quebec Federation of Labour decided June 10 to take "no part in the election campaign" and tc follow its own official policy and that of the Canadian Labeur Congress, which is "to work for the formation of a new democratic party which will permit the electorate to make a real choice in the 1964 provincial elections".This position, widely reported in the press, was supported by the Montreal Labour Council at its June 16 meeting.In the statement in which it announced its electoral abstention, the QFL executive council condemned certain "regrettable personal initiatives of such a nature as to give an impression to the contrary".This was an obvious reference to receptions as well as other partisan actions which vyere severely criticized at the Montreal Labour Council meeting.PEAC chairman disavowed A delegate of the International Association of Machinists started the debate by asking if his own business agent, who is chairman of the Polit ical Education and Action Committee of the QFL, was Brother DEWITT: the PEAC chairman is disavowed.liMpi authorized by this central body to publicly support one of the two parties contesting the election.QFL vice-president Jean Gérin-Lajoie stated that the statement made by Brother Kenneth DeWitt was contrary to the declaration of QFL president Roger Provost, which was specifically intended to ward off any possible division among organized labour over the election campaign.Brother Gérin-Lajoie disavowed the PEAC chairman's statement and announced that the Federation executive would certainly take necessary measures to restore union discipline He explained that no committee chairman of the QFL is authorized to make public statements without the approval of the elected leaders.Brother LABERGE : th» MLC president wasn't Iheit.The President wasn't there President Louis Laberge said that it" the MLC were involved, it would not fail to lake similar action.He said that as far as he was concerned he had not been present at the reception in honour of Mr.Borrette and that, in spite of what newspaper reports soid, he had not participated in the organization of the event.Out the vice-president was Vice-president Jean-Paul Ménard proclaimed his right to political freedom and maintained that the reception for "Brother Barrette" had been nothing more than an occasion to 'recognize the value of one or our own".He pointed out that no advance publicity had been given the event ond that the organizers were not responsible for newspaper coverage.Many delegates participated in the debate, generally condemning such an attitude.Finally the MLC decided, with nc.opposition, to support the position taken by the QFL.A Real Choice Next Time in his statement, of June 10, QFL president Provost announced especially that the Federation intended, beginning June 23, to speed up its work toward the formation of the new party, so that the "old parties will be definitely prevented from continuing their present attempts to divide the union movement".He also stated that the workers of Quebe* "found it impossible to make o real choice" between two parties which have "no fundament, al difference".
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