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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
Juin - Juillet
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Références

Le monde ouvrier = The labor world, 1957-06, Collections de BAnQ.

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Autorisé comme envoi postal de 2e classe, Ministère des Postes, Ottawa.Authorized as second class mail, Post Office Department, Ottawa.le fllonde^^Jk labor ©uvwr^ÉP' World Le doyen des journaux ouvriers canadiens 42e Année — Nos 6 - 7 JUIN - JUILLET 1957 — MONTREAL — JUNE-JULY, 1957 The Dean oi Canadian Labor Papers 42nd Year — Nos.6 - 7 MURDOCHYILLE A la fin de décembre 1956, le comité exécutif de la cité de participaient aux délibérations.Cette réunion avait lieu au Séminaire de Ste-Thérèse sous la présidence conjointe de Mme A.Nicholas et de M.David Bosset.Appui aux grévistes d’Àrvida et de Murdocliville t on , on J___Montréal ratifiait une décision • LeS ,29re|xi0 Um., du directeur de la voie publi-niers, la L.O.C.tenait sa qUe ^ l’effet de congédier 230 16e Session Intensive.employés permanents de la Plus de 200 délégués, ville.Ce geste souleva des venant de 12 diocèses, protestations véhémentes et indignées de la part du mouvement ouvrier.Cette attitude de la part des autorités municipales a été qualifiée d’odieuse pour plusieurs raisons.En premier lieu, elle privait les employés concernés de bénéfices acquis depuis plusieurs années, congés, vacances, permanence de leur emploi, etc.; c’était aussi une injustice flagrante, puisque de nombreux employés ayant une ancienneté moins longue que ceux qui étaient congédiés, étaient gardés à l’emploi de la ville.Rappelons que ce congédiement survenait quelques LES MANUELS ET L’HOTEL DE VILLE La Fraternité Canadienne des Employés Municipaux, lo S.F.Mgr F.Frenette a visité les dirigeants de la L.O.C.Dans son allocution, l’évêque de St-Jérôme a souligné l’importance du travail que doit accomplir la L.O.C.pour la famille ouvrière.11 a également abordé le problème de l’orientation des jeune?travailleurs.Après avoir rappelé _ comment notre système scolaire | jours avant Noël, est unique en son genre et que l’école complète la famille, S.F.Mgr Frenette a encouragé les parents à réfléchir sur la situation des jeunes qui laissent l’école après la 7e année.“Ces garçons pourront difficilement s’adapter aux nouvelles conditions de vie, il faut les y préparer.Sinon, grâce aux transformations économiques et technologiques (automation, etc.) ils île seront aptes qu’à balayer les planchers.” M.Ernest Forest, président de l’Action Catholique Canadienne, a salué les dirigeants de la L.O.C.en leur disant son admiration pour le seul mouvement ua, iu- -> .' .cal no 1 du Congrès du Tra- i sentence arbitrale en raison vail du Canada, représentant même du fait que la qualité de les employés, présenta alors un titulaire de tout employe perd grief pour défendre ces 230 dorénavant toute sa valeur de employés.Au même moment, protection et de sécurité d emie cartel syndical à l’échelle ploi.Il a été établi par la Fra-municipale, formé des repré- termte et corrobore par le rap-sentants du Conseil des Mé- Pft de la Commission du Ser-tiers et du Travail de Mont-I vice Civil “que la ville aurait réal, du Conseil du Travail de pu facilement transferer ces Montréal et du Conseil Central employés permanents dans B.S.E.I.U.lion.Michael Starr, Minister of Labour, recently announced that the Canada Labour Relations Board had certified the Building Service Employees’ International Union, Local 298, as the bargaining agent for a unit of cleaners and charwomen employed by Northern Cleaning Agencies, Inc., Montreal, Que., who are engaged in the performance of cleaning services at premises oc Le confrere Jodoin élu vice-president de la conference générale do l‘< ).I.T, Genève (POC) — Claude Jodoin, président du Congrès du Travail du Canada, a récemment été élu vice-président de la conférence générale de l’O.I.T.lors de la quarantième session qui s’est tenue à Genève.S’adressant à l’Organisation Internationale du Travail, le confrère Jodoin a insisté sur le rôle que les unions doivent jouer afin de faire adopter les mesures qui I sont rendues nécessaires par l’introduction de l’automatisation."Nous signalons à nos organisations affiliées la nécessité pour elles de relever le défi qui est lancé par l’automatisation, et ceci par les moyens suivants: exiger des plus hauts salaires, lune semaine de travail ]dits courte, des vacances plus longues et (les jours de fêtes plus nombreux; exiger des plans de pen] sions améliorés, de plus grands bénéfices d’assurance chômage, ules paiements accrus en ce qui Iconcerne les allocations familiales et la pension de vieillesse, un I salaire annuel garanti; nous leur conseillons également de demander un enseignement professionnel et technologique plus poussé I ainsi que l’adaptation et la réadaptation des forces ouvrières existantes.” Décision scandaleuse de la C.K.O.des Syndicats Nationaux, se réunit pour étudier le problème et faire les démarches nécessaires.Le Comité Exécutif de la ville de Montréal a refusé catégoriquement de rencontrer les membres du cartel, représentant au delà de 100,000 travailleurs syndiqués de la région de Montréal.Le maire et le président du Comité exécutif, M.Pierre Des Marais, ont aussi refusé de rencontrer le cartel.Seuls MM.Croteau, Hame-,.« .' , droits acquis lin et Sarrazin ont accepte de rencontrer les représentants du Cartel.Entre-temps, le d’autres services” en leur conservant tous leurs droits et privilèges.Le Cartel blâme donc le Tribunal d’avoir ignoré cette solution.Indépendamment de tous ces faits, le Cartel déclara qu’au delà de cette sentence arbitrale injuste et discriminatoire, l’administration municipale se doit de reconnaître l’évidence de l’injustice qu’elle a commise la veille des fêtes et de restituer à ces 230 employés tous leurs La Fraternité Canadienne __________ _ _ des Employés Municipaux, grief présenté par la Fraternité pour sa part, n’a pas l’inten-a dû être soumis à un tribunal tion d’abandonner la lutte, eupied by the ( an,Mian Broad- ^’arbitrage qui a rendu sa sen- puisqu’une assemblée spéciale casting.1 oi,poiation at^ U'1^1 (ence récemment.Nous dési- de tous ses membres a été con- Iovations in the City of Montreal The decision affected appro ximatelv 37 employees.rons citer la déclaration du voauée pour le 20 août proCartel à ce sujet: chain.II est urgent de faire l’éducation .' , ie de nos membres Murdocliville (POC) — “Tl est particulièrement indispensable que le mouvement syndical entreprenne! au plus vite l’éducation politique de ses membres”.Ainsi s’est exprimé le confrère Roméo Mathieu, trésorier de la Fédération des Travailleurs du Québec, alors qu’il s’adressait aux grévistes de la Gaspé Copper à Murdocliville.“11 serait normal et logique que des ouvriers comme vous résidant dans la région, puissent, devant un conflit comme celui que vous connaissez actuellement, faire appel à leur député et lui demander de les accompagner (Suite à la page 4) Montréal (POC) — La Commission des Relations Ouvrières a rendu une décision qui a été qualifiée de scandaleuse par différentes chefs syndicaux au sujet d’une requête présentée par l’Union des Ouvriers du Textile (Ex.CIO).Cette Union avait fait application pour être certifiée comme représentante des employés de la compagnie Celanese à Drtiin-niondville.Une union de compagnie existe à cet endroit et cette association était liée avec la compagnie par un contrat de trois ans.Ce contrat de trois ans venait à expiration à cette période de Tannée, mais, l’année dernière, un an avant l’expiration du contrat de trois ans, l’union de compagnie avait signé un nouveau contrat de trois ans.La décision de la Commission des Relations Ouvrières est à l’effet que la requête présentée par les Ouvriers Unis du 'Textile n’a pas été présentée en temps voulu étant donné qu’un contrat est actuellement en vigueur.Ceci signifie t/ne l’union de coin pai/nie peut subsister pendant 50 ans si elle le veut en employant cette technique.Après Murdocliville et d’autres exemples, cette décision de la Commission des Relations Ouvrières vient à temps pour prouver aux syndiqués que le gouvernement provincial se songe qu’à se moquer d’eux et se moque bien de leurs droits.Mais il y a une limite à tout et il semble que cette fois les travailleurs du Québec commencent à en avoir assez.Dans ce numéro: MURDOCHVILLE VOIR PAGE 2 - • - LA FORMULE RAND VOIR PAGE 5 Bibliothèque Municipale 1210 e, Sherbrooke, Montréal 24, Que.73 PAGE 2 JUIN-JUILLET 1957 — MONTREAL — JUNE-JULY, 1957 THE LABOR WORLD Ouvrier iul.mil! *, r-ms* Publié dans lo but do promouvoir les réformes législatives nécessaires à la protection do la classe ouvrièço du Québec, et à l'amélioration de son sort.Organe officiel de la FEDERATION DES TRAVAILLEURS DU QUEBEC Comité exécutif Roger PROVOST; Romuald-J.LAMOUREUX.Edouard LAROSE, vice-présidents ; Armand MARION, secrétaire ; Roméo MATHIEU, trésorier.Fondateur : Gustave Francq ; Directeur : Roger Provost Rédacteur : Jacques THIBAUDEAU Adressez foutes communications a : 1476 ouest, rue Sherbrooke — Tééphone : WEllington 7-9195 Imprimé par Mercantile Printing, Limited, U ouest, rue St-Paul, Montréal 1, Que.MURDOCIIVILLE.UN AUTRE ASBESTOS DANS LE QUEBEC L’histoire de l’organisation syndicale à la mine Gaspe Copper remonte à l’automne 1952 alors que les Métallurgistes-Unis d’Amérique demandèrent un certificat de reconnaissance syndicale.L’Union détenait à ce moment une majorité des travailleurs, soit près de 90%.La compagnie s’opposa à ce qu’un certificat fut émis sous le prétexte que les opérations n’étaient pas encore rendues au stage de la production.La Commission de Relations Ouvrières tint compte de l’opposition de la compagnie et REFUSA le certificat.En 1953 et 1954 la compagnie s’opposa à TOUTES les demandes de certification présentées par les deux unions rivales, soit les Métallurgistes et le Local 544 (CMTC).Le Local 544 fut certifié à la fin de mai 1954, et une entente fut signée le 15 juillet.Au 15 décembre 1955, le Local 544 ouvrit les négociations pour obtenir une augmentation de salaires.L’Union demandait une augmentation de 15c l’heure.La compagnie en offrit 5, puis 7; l’offre de 7c fut soumise aux membres et refusée.La compagnie fit alors une offre de 8c qui fut acceptée par une faible majorité.La compagnie REDUISIT alors son offre à 7c.L’Union demanda les services d’un conciliateur du Ministère du Travail, et ce concilateur leur fut REFUSE.La juridiction dans les mines, à ce moment, avait été donnée aux Métallurgistes-Unis d’Amérique par le nouveau Congrès du Travail du Canada.Les travailleurs de Murdochville n’étaient pas OBLIGES de changer d’union, mais ils DECIDERENT EUX-MEMES, en grande majorité, de se joindre aux Métallurgistes.Le 1er juin 1956 une demande de certification fut présentée à la Commission de Relations Ouvrières.(Entre le 17 mai et le 1er juin, plus de 750 travailleurs avaient signé leurs cartes et payé leurs contributions conformément à la Loi.) Le 2 août 1956 la compagnie obtint un BREF DE PROHIBITION contre la Commission de Relations Ouvrières EMPECHANT la Commission de procéder dans cette affaire.Le 27 septembre, après avoir pris un vote de grève, le Local 4881 des Métallurgistes demanda à la Compagnie de commencer les négociations.La compagnie REFUSA disant que tant qu’il n’y aurait pas de décision de rendue dans le cas du bref de prohibition QU’ELLE-MEME AVAIT OBTENU, elle ne pouvait pas négocier avec l’Union.Le 8 mars 1957, la compagnie congédia le président du Local 4881, M.Théo Gagné.Théo était à l’emploi de la compagnie depuis le 11 octobre 1954 comme plombier de première classe.Depuis longtemps les officiers et les stewards se rendaient compte d’une campagne de discrimination exercée contre eux.Particulièrement dans la semaine qui précéda le congédiement du président, plusieurs d’entre eux furent avertis de cesser leurs activités syndicales s’ils voulaient conserver leurs positions.Le 9 mars les membres de l’Exécutif du Local 4881 décidèrent de recommander aux membres de se mettre en grève.Ils se rendaient compte que la compagnie voulait détruire leur union, ils connaissaient par expérience la mauvaise foi de la compagnie, et ils étaient convaincus qu’il ne leur restait aucune autre alternative.Le 10 mars ils firent la recommandation aux membres en assemblée générale.Tou les membres SANS EXCEPTION décidèrent de cesser le travail immédiatement.Deux membres de la police provinciale étaient venus à Murdochville au début de la grève, et ce nombre avait augmenté graduellement et, au 25 avril, était rendu à 30.La compagnie avait obtenu une injonction limitant le piquetage, il n’y avait aucune violence.Tout se passait dans l’ordre.Le 25 avril un contingent de 100 policiers provinciaux (au moins) arrivait aux barrières de la mine.Ils étaient armés de mitraillettes, de bombes lacrymogènes, de fusils, etc.Ils ordonnèrent aux grévistes de lever leurs tentes et de cesser tout piquetage.Les grévistes décidèrent de ne pas résister afin d’éviter des effusions de sang.Cependant, malgré l’absence de piqueteurs les travailleurs conservèrent leur solidarité et refusèrent de retourner au travail.(Suite à la pape 4) Recherches de la cause fondamentale des grèves En particulier Murdochville U n’y a à peu près personne dans la province de Québec qui n a entendu parler de la désormais fameuse grève de Murdochville.On a fait énormément de commentaires sur la légalité ou la non-légalité de la grève sans trop chercher la cause sociale du différend.Voici donc quel est notre point de vue sur un conflit qui s'attarde.Quand nous parlons de I homme et des phénomènes qu’il implique, il est à remarquer qu'il vit dans un système en évolution permanente.En biologie, par exemple, on voit peu ou pas de changements dans la nature qui sont réversibles, et en même temps viables.Je m’explique.Si nous fouillons l'histoire de l’homme, nous constatons qu’il a toujours évolué dans un sens qui lui apportait toujours un peu plus de perfection.Il a payé cher cette évolution, et bien des êtres plus faibles, qui ne pouvaient pas s'adapter, ont tout simplement disparu.Parmi ces êtres faibles, on remarque, en particulier, ceux tpic leur nature ou constitution ne permettait pas d’évoluer ou ne leur permettait que de revenir en arrière.Ils étaient voués à la disparition et ils sont eu fait disparus.Dans le monde où nous vivons actuellement, le même phénomène se reproduit socialement.Mais cette loi physique n’en reste pas moins vraie.La révolution industrielle a causé la révolution sociale.Cette dernière n’est pas finie et la plupart des conflits industriels que nous voyons se dérouler devant nous sont soit principalement causés par ce manque d'adaptabilité, soit en grande partie causés par l’impossibilité de reculer devant l’évolution.Voyons maintenant ce qui se passe dans la province de Québec.Elle n’échappe malheureusement pas à la loi générale, et les conflits y naissent souvent parce que notre système politique n’est pas préparé pour s’adapter à cette évolution nécessaire.Nous sommes issus d’un système économique du type capitaliste, et il nous faut faie profiter toute une population des avantages apportés par le machinisme.Le capitalisme pur exige que seuls quelques-uns profitent de la situation alors que l’évolution normale de l’histoire exige une répartition équitable des richesses.Cette répartition équitable ne pouvant se faire que par le truchement du syndicalisme, il devient nécessairement faux de s'opposer en principe au syndicalisme.C’est anti-révolutionnaire et peut même mener une société à sa disparition, si cette société permet cette attitude.C est .à mon avis ce qui caractérise la lutte en cours à Murdochville.Ce n'est pas une lutte pour les salaires, mais ce qui est bien plus grave, c’est une lutte pour la reconnaissance du principe syndical.A partir de là, on pourra reconnaître, dans une certaine mesure, si notre société est viable ou non, selon que la grève sera ou non réglée en faveur du principe syndical.C'est pourquoi tout le mouvement ouvrier est impliqué dans cette véritable guère.Mille quatre cents employés mis à pied sans préavis Windsor, Ont.(l’OC)—Sans aucun préavis, moins d’une semaine après avoir nié qu’un plan de mises-à-pied était à l’étude, la corporation Chrysler du Canada a mis à pied 1 ,-100 employés clans ses usines de Windsor.La misc-à-pied qui ne fut annoncée que juste avant la fin de semaine du “Victoria Day” a pris effet immédiatement.C’est par les journaux locaux que les ouvriers ont été mis au courant.L’action de la compagnie Chrysler est très différente de l’attitude adoptée par la compagnie Ford du Canada qui dernièrement était obligée de mettre à pied quelques centaines de travailleurs afin de permettre le ré-aménagement et le ré-équipement de son usine.La compagnie Ford avait en temps utile avisé l’union de ses mises-à-pied et avait fait des efforts pour les diminuer en agissant progresi- vement de façon que la Commission d’Assurance-Chômage, tout comme les travailleur!, aient le temps de prendre les mesures nécessaires.Au contraire, la compagnie Chrysler a nié devant les représentants syndicaux qu’il y aurait une mise-à-pied et au cours même de la semaine a congédié 1,400 employés d’un coup.Charles Brooks, président du local 444 des Ouvriers Unis de l’Automobile, a dénoncé “la négligence et l’irresponsabilité dont la corporation Chrysler a fait preuve dans cette affaire.” A B.S.E.I.U.Le ministre du Travail, l’hon.Michael Starr, a annoncé récemment, que le Conseil canadien des relations ouvrières a accrédité l’unité locale 298 de la “Building Service Employees’ International Union” agent négociateur d’une unité de nettoyeurs et de femmes de ménage au service de la “Northern Cleaning Agencies, Inc.”, Montréal, occupés au nettoyage des locaux de la Société Radio-Canada situés à trois endroits dans la ville de Montréal.Environ 37 travailleurs sont concernés.Notre Programme de Réhabilitation produit des résultats merveilleux Notre programme de Réhabilitation pour les travailleurs handicapés fut adopté en 1947.Une vaste clinique, bien équipée et dirigée par des spécialistes, fut ouverte sur l’avenue Laurier à Montréal.Les travailleurs chez qui un handicap a résulté d’un a-,aident du travail sont envoyés à la Clinique, où des traitements intensifs de physiothérapie sont destinés à supprimer ou réduire leur handicap de façon qu’ils puissent retourner à leuY ancien emploi, malgré leur handicap, ou du moins obtenir un nouvel emploi approprié à leur handicap.En d’autres termes, ces travailleurs sont à la fois réhabilités physiquement et professionnellement.Et, en conséquence, ils ne sont plus un passif mais bien au contraire un actif pour la communauté.En 1955, la Clinique a donné près de 260,000 traitements à près de 1,000 travailleurs handicapés.En 1955, le Service de Réhabilitation, qui aide les patients de la Clinique à ravoir leur ancien emploi ou à obtenir de nouveaux emplois, a retourné à pieu près le même nombre de travailleurs à d’anciens ou nouveaux emplois.Depuis son ouverture en 1947 jusqu'en 1955, la Clinique a donné au delà de 1,500,000 traitements de physiothérapie à près de 6,400 travailleurs handicapés.Inutile de dire que les travailleurs handicapés reçoivent durant leur entier séjour à la Clinique, 75% de leur salaire régulier, sans compter la chambre, la pension et le transport.Naturellement, les traitements sont gratuits.ANTONIO BARRETTE, Ministre du Travail.MINISTERE DU TRAVAIL PROVINCE DE QUEBEC A * LE MONDE OUVRIER JUIN-JUILLET 1957 — MONTREAL — JUNE-JULY, 1957 PAGE 3 NOUVELLES 1)E LA C.LS.L.Le tour du monde du directeur à l’Organisation de la C.I.S.L.Bruxelles (POC) — Charles IT.Millard, Directeur à l’Organisation de la C.I.S.L., vient de rentrer à Bruxelles après avoir accompli en cent jours un périple mondial qui lui a permis de rendre visite aux organisations affiliées à la C.I.S.L.en Afrique, en Amérique Latine et en Asie.M.Millard est entré en fonctione au mois d’octobre 1956.Son programme de travail, tel qu'il a été défini par le Comité Exécutif, consiste à: 1.planifier, encourager et appuyer la formation de syndicats dans toutes les régions du monde où de telles organisations n’existent pas encore.2.renforcer les organisations syndicales débiles.3.préparer des plans en vue d’activités continues et concertées destinées à combattre et à éliminer la menace totalitaire et à assurer l'extension de l’influence du syndicalisme libre comme mouvement organisé à l’échelle mondiale.Au cours de ce voyage, M.Millard représenta la C.I.S.L.dans deux conférences syndicales régionales : l’une ayant eu lieu à Accra, Ghana, en janvier pour le continent africain; l’autre en mars/avril, à la Nouvelle-Delhi, Indes, pour le continent asien.En Afrique, le Directeur à l’organisation de la C.I.S.L.constata combien le mouvement syndical avait fait de fulgurants progrès depuis la constitution de la C.L-S.L.En 1949, la C.I.S.L.ne comptait que trois organisations africaines affiliées avec un total de 28,000 membres.Aujourd’hui, la C.I.S.L.y dénombre 24 organisations affiliées, réparties dans 18 pays et réunissant environ un million et demi d’adhérents.La Conférence Régionale Africaine de la C.I.S.L.se déroula dans une ambiance qui témoigna de la puissance grandissante des syndicats de ce continent, et de la confiance qu’ils ont en leur propre avenir.Il est certain que l'Organisation Régionale Africaine, dont la Conférence recommande la création au Comité Exécutif, imprimera à ce mouvement une impulsion permanente.En Asie, M.Millard visita le Japon, les Philippines, l’Indonésie, Singapour, la Malaisie, la Thaïlande, la Birmanie, le Pakistan, l’Inde et Ceylan.11 a recueilli l’impression générale que dans la plupart des pays asiens, le mouvement syndical libre est appelé à jouer un rôle grandissant dans l’activité industrielle, deve- au Japon où l’industrialisation et le mouvement syndical sont tous deux bien développés.Du point de vue des potentiels géographiques et syndicaux, l’Asie est de loin la région la plus importante du monde.A la suite d’une proposition faite par M.Millard, la Conférence de l’Organisation Régionale Asienne, réunie à la Nouvelle-Delhi, adopta des plans qui auront comme conséquence de renforcer cet organe et de contribuer au développement ultérieur du mouvement syndical dans beaucoup de pays asiens.En Amérique latine, M.Mil- j lard a v isité le Brésil, l’Uruguay, j l’Argentine, le Cuba, le Chili, et j le Mexique.Une Régionale grou- [ liant l’ensemble des organisations de l’hémisphère occidental y existe depuis un certain nombre d’an- j nées — c’est l’Organisation Ré- • gionale Interaméricaine des Tra-railleurs (O.R.I.T.).Dans une des séances de l’Exécutif de l'O.R.I.T.auxquelles il prit part, M.Millard proposa - ce qui fui I accepté par le comité l’adop- | lion d’un programme intensifié j d’organisation et de formation I syndicales.Ce plan prévoit la création d’un Centre Consultatif et d’information C.I.S.L.-O.R.I.T.pour l’Argentine, le Brésil, le Chili et l’Uruguay, ainsi que l’engagement d’un ou de plusieurs organisateurs dans chacun des quatre pays précités.Des organisateurs spéciaux seront engagés pour aider au développement de l’organisation syndicale chez les travailleurs de plantation.Le programme éducatif inclut la création d’un Collège-internat, destiné à la formation de dirigeants syndicaux de l’Amérique latine.Résumant les impressions qu'il a récoltées de ses contacts avec le mouvement syndical libre de ces trois continents, M.Millard a dit que le danger véritable ne réside pas dans la puissance dit communisme, mais dans l’éventuelle absence d’unité du mouvement syndical démocratique, cette désunion pouvant aboutir à ne pas savoir saisir l’avantage que présentent les possibilités immenses I qu’il a devant lui.Il a souligné l’insuffisance du niveau de vie des travailleurs, leur insécurité sociale, leur protection contre la maladie à la merci des caprices du hasard et la considérable absence de statistiques concernant les salaires et les conditions de travail qui prévaut encore dans la plupart des pays qu’il a parcourus.11 a conclu par ces mots : “seul un mouvement syndical dynamique sera nue vitale en des pays où la démocratisation de l’industrie est en mesure de remédier à ce tra- en voie.Ceci apparut vrai même gique état de choses”.The Borden Company Limited Division des produits de la ferme LAIT - CREME - BEURRE - OEUFS FROMAGE COTTAGE 280 rue Murray Montréal GLenview 5335 5e congrès mondial de la C.I.S.L.Bruxelles )POC) — Les préparatifs du Cinquième Congrès Mondial de la C.I.S.L.sont fort avancés.Ce Congrès, dont les assises auront lieu à Tunis du 5 au 13 juillet, sera d’une importance exceptionnelle du seul fait déjà que c’est la première fois que la C.I.S.L.se réunit en session mondiale hors d'Europe.11 est tout aussi significatif de souligner que le Congrès siégera dans un pays qui vient d’obtenir son indépendance.Les sessions du Congrès se tiendront dans le nouvel immeuble de la Bourse du Travail, que l’Union Générale Tunisienne du Travail (U.G.T.T.) a promis d'inaugurer par la même occasion.Ainsi qu’il ressort du texte de l’ordre du jour ci-dessous, le champ des délibérations sera vaste.L’activité pratique et quotidienne de la C.I.S.L.formera un des points liés aux Activités Régionales et aux problèmes d’organisation.Ce point ouvrira un débat sur l’un des principaux A N.AJLE.T.Le ministre du Travail, l’hon.Michael Starr, a annoncé récemment que le Conseil canadien des relations ouvrières a accrédité la “National Association of Broadcast Employees and Technicians” agent négociateur d’une unité d’einplovés occupés par la Télévision de Québec (Canada) Limitée, Québec (Québec) aux postes CFCM-TV et CK M LTV.Le certificat s’étend à différentes catégories d’employés occupés principalement dans les divisions des programmes, technique, de la publicité et de la comptabilité, aux services des films et des nouvelles de la société, et aux travailleurs de l’entretien.Elle exclut différentes catégories d'employés exerçant des fonctions d’ordre administratif ou confidentiel en matière de relations ouvrières.Environ 80 employés sont concernés.George Meany accuse le "White Citizens Councils" d'être anti-syndical New-York (POC)—Les gens qui sont actifs au sein des “White Citizens Councils” dans le sud des Etats-Unis sont “ces personnes mêmes qui ont combattu le syndicalisme de la façon la plus vicieuse au cours des dernières années”, a récemment déclaré le confrère George Meanv, président de ,1a FAT-COL Le confrère Meany a prononcé ces paroles alors qu’on lui présentait le prix Philip Murray au nom de l’Association Nationale pour l’Avancement 'les Gens de Couleurs”.“En d’autres mots”, a dit le président de la FAT-COI, “les forces qui dominent cette organisation ne s’opposent pas simplement à ce que les noirs aient les mêmes droits que les autres hommes mais elles s'opposent également à ce que les ouvriers aient les mêmes droits que les autres membres de la société.” Les W.C.C.ou Conseils des Citoyens de Race Blanche ont été fondés dans le sud des Etats-Unis après la décision historique de 1953 de la Cour Suprême qui indique que la ségrégation raciale dans les écoles publiques est anticonstitutionnelle.objectifs de la Confédération, c’est-à-dire; l’entr’aide mutuelle dans le syndicalisme international et la promotion du syndicalisme libre à travers le monde.D’autres questions d'intérêt vital, non seulement pour le mouvement ouvrier, mais pour l'humanité tout entière, viendront se greffer sur ces trois points: maintien de la paix universelle ; solidarité ouvrière internationale ; tâches économiques et sociales qui attendent les syndicats dans un monde en perpétuel devenir.Le Congrès sera précédé d’une session du Comité Exécutif et deux autres réunions importantes se dérouleront en même temps que le Congrès.La première groupera les délégués des Organisations affiliées d’Afrique et d’Asie et traitera des questions qui lui sont communes.La seconde constituera la Conférence Mondiale des Travailleurs de Plantation.Elle examinera la création d’un nouveau Secrétariat Professionnel International.Ordre du jour: 1.Discours de bienvenue.2.Discours présidentiel.3.Election de la Commission de Vérification des Mandats.-1.Election de la Commission du Règlement.5.Approbation de l’ordre du jour du Congrès: a) Approbation de l’ordre du jour, b) Proposition de réserver dans l'horaire la possibilité d’un échange de vues entre délégués d’Afrique et délégués d’Asie sur des problèmes communs.6.Rapport sur les activités de la Confédération depuis le Congrès de Vienne.7.Rapport financier 1955-1956 et propositions budgétaires.S.Problèmes d’organisation et activités régionales.9.Propositions d’amendements aux Statuts.10.Propositions concernant les activités de la Confédération jusqu’au prochain Congrès.11.Propositions des organisations affiliées autres que relativement aux points 9 et 10.12.Exclusion de la Confédéra-cion de Trabajadores de Colombia.13.Maintien de la paix mondiale (comprenant résolution pacifique des conflits entre états, action devant la menace soviétique à la paix mondiale, et les Nations Unies en tant qu’instrument de paix), introduit par J.J.Hernandez.Président de l’O.R.A.14.Solidarité ouvrière interna- tionale dans la lutte pour l’émancipation de l’oppression communiste, l'émancipation de la domination étrangère, l’émancipation de la dictature fasciste, ainsi que par rapport au Fonds International de Solidarité et à l’action de solidarité dans des cas urgents, introduit par I.G.Tellechca, Président de l’O.R.I.T.15.Tâches économiques et sociales du syndicalisme dans le cadre de l'évolution mondiale (avec références spéciales à l'utilisation pacifique de l’énergie nucléaire, l'automation, la réduction de la durée du travail, le salaire garanti, et la voix du syndicalisme dans les problèèmes de développement), introduit par A.Geijer, Président de L.O., Suède.16.Elections : (!) Comité Exécutif.(11) Vérificateur des comptes.(Ill) Secrétaire général.17.Autres questions urgentes.18.Clôture du Congrès.Api )iii.au\ .(Suite de la (age I) tes, qu’est la L.O.C.Il a déclaré également que l’on doit tout mettre en oeuvre pour garder les masses à l’Eglise.Pendant ces deux jours de réunion, on a longuement étudié et discuté des problèmes d’argent dans les foyers ouvriers.Deux points se dégagent de ces travaux: les adultes ouvriers doivent s’employer à assurer selon les principes de l’Eglise, des revenus suffisants à la famille ouvrière pour que celle-ci puisse remplir dignement sa fonction.Ils doivent également s’efforcer pour que les foyers utilisent leurs revenus (salaires) en tenant compte du bien de la famille et de la société.Dans un panel dirigé par Mlle T.Vigeant, dirigeante nationale, Mmes T.Beaupré (Québec), S.Joyal (Nicolet) ; MM.G.Leclerc (Shawinigan Falls) et J.-J.Fortin (Chicoutimi), ont montré les principales difficultés des foyers en matière de budget et surtout les effets sociaux de ces difficultés.A la suite de ce panel, les dirigeants fédéraux ont voulu assurer les grévistes de Murdoch-ville et d’Ârvida de leur solidarité en faisant une collecte.La somme ($119.07) obtenue a été divisée à part égale entre les grévistes de Murdochyille et d’Ar-vida.(wmjv un compte d'épargne dès aujourd’hui des succursales de la Banque Royale.LA BANQUE ROYALE DU CANADA tY- c- f ; mm .mm ; ¦ %- ¦ Vt’Av.•¦'."'"TV: Y/ - .:.v.j ¦¦ ' 1 V., ¦ ¦ '.m - J PAGE 4 JUIN-JUILLET 1957 — MONTREAL - JUNE-JULY, 1957 THE LABOR WORLD h MURD0C11VIi l,I,.UN AUTRE.(Suite de la page 2) Depuis, une ligne de piquetage fut rétablie, puis, le 3 juin, fut de nouveau brisée par la police provinciale.La compagnie, surtout depuis l’arrivée de la police provinciale, a tenté par tous les moyens possibles d’inciter ses travailleurs de retourner au travail.Promesses, menaces, chantage, menaces d’éviction, tout fut essayé.Moins de 80 sur 940 sont retournés.La compagnie tente maintenant de recruter des briseurs de grève de l’extérieur, dont un groupe important d’immigrants, des étudiants et des travailleurs inexpérimentés venant du Nouveau-Brunswick.La production N’A PAS REPRIS malgré les affirmations à l’effet contraire publiées dans les journaux par la compagnie.Par ailleurs, la police provinciale a entrepris une campagne de provocations dont l’arrestation d’une dizaine de grévistes et, plus récemment, l’arrestation d’une épouse d’un gréviste qui faisait du piquetage sur la route sans compter nombre d’autres mesures destinées «à provoquer les grévistes.10 juillet 1957 Nouveaux eonlrals Employés de bureau : Ouvriers Unis de l’Auto, local 94S.et British Overseas Airways Corporation, /Montréal.Un premier contrat prévoit des hausses allant de 5 à 11%; trois semaines de vacances après 5 ans de service, progression automatique en matière de (salaires.Métallurgistes Ihiis.local -1815, et Canada Iron •Foundries Ltd., Saint Thomas.Ont.Un contrat de 2 ans en vigueur à partir du 1er avril comporte une hausse globale de 9% (dont 5% depuis le 1er avril), plus 1% pour des rajustements: temps et demi pour travail un jour de congé statutaire.Le nouveau traitement minimum est de $199.50 par mois ($207.55 au 1er août 1958).Municipaux: Union des Em- ployés municipaux, local 167 (collets blancs) et Cité de Hamilton, Ont.Un nouveau contrat de 2 ans accorde une hausse de 7% avec effet rétroactif au 4 février.Union îles .Ouvriers Municipaux, local 5 (manuels) .et Cité de Hamilton, Ont.Le renouvellement pour 2 ans comporte 7% d’augmentation, ce qui porte le taux de base (journalier) à $1.52i/e.: Union des Employés Municipaux et ville de Burnaby, C.-B.Le nouveau contrat accorde une hausse de 14c aux manuels et 8*/j% aux collets blancs, le tout avec rétroactivité au 1er jenvier.Association Internationale des Pompiers, local 18, et la Cité de Vancouver.Une sentence arbitrale exécutoire accorde une augmentation de 10% et porte à 10 le nombre des jours que l’on peut ajouter aux vacances au lieu des congés statutaires.Le nouveau salaire de base ( 4e année) est de $91.64 par semaine.Il, est urgent .(Suite de la page I) pour aller présenter leurs plaintes au ministre du Travail”.“Je défie qui que ce soit d’obtenir ceci de celui qui vous représente au parlement”, a poursuivi le confrère Mathieu.L’orateur a fait remarquer que les travailleurs syndiqués se plaignaient amèrement d’une mauvaise législation ouvrière et même d’une mauvaise application des lois ouvrières, mais qu’en temps d’élections ils ne pensaient pas à ces problèmes et qu’ils portaient au pouvoir ceux mêmes qui vont violer leurs droits de syndiqués.Le confrère Mathieu a félicité les grévistes de Murdochvillc pour leur magnifique attitude et les a encouragés à continuer la lutte jusqu’à ce que leur victoire soit complète.“Votre victoire est une question de principes”, a-t-il dit, “et c’est le mouvement syndical tout entier qui en bénéficiera".J'AI ENTENDU Le petit Raoul aime beaucoup les chiens; il cause avec un petit camarade de classe auquel il vante les qualités de ces animaux.— Ms sont intelligents, cela se peut, répond le petit Jacques, mais vraiment tu exagères en disant qu'il y en a qui ont plus d’esprit que leur maître.— Mais si, je t’assure, c’est peut-être rare; mais j'en ai un.1 d un océan a l’autre au Canada • Banque de Montréal Pientiène Scuufue au (?a*uidœ.La question du désarmement Le sous-comité de la Commission du Désarment des Nations Unies se constitua en avril 1954.La composition du sous-comité est limitée à la présence de représentants des gouvernements des deux principaux blocs antagonistes (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Canada, l nion des Soviets), Dès sa création, ce sous-comité a siégé plus de trois cents fois; néanmoins, jamais ses délibérations n’ont éveillé un espoir plus passionné que celui qui se manifeste aujourd’hui, depuis qu’il a repris ses sessions, il y a deux mois environ.Toutes les sessions précédentes aboutirent à un échec complet ; il fut impossible d’y trouver un terrain d’entente, ne fut-ce que pour un désarmement partiel.L’espérance qui a surgi est due au fait qu’une modification radicale s’est produite pendant les mois précédents au sein de l'opinion mondiale ; ce qui permet de croire que finalement il sera possible d'écarter le point-mort dans lequel stagnait la conférence.Depuis l’explosion des premières bombes atomiques sur des villes japonaises, en 1945, le monde a vécu dans la crainte constante d’une guerre nucléaire.Le perfectionnement progressif des armes nouvelles, et tout particulièrement l’invention de la bombe Il (bombe à l’hydrogène), ont accentué l’inquiétude ; chacun a toujours mieux compris le péril qui pèse sur notre civilisation, menacée d’anéantissement par l’emploi éventuel de ces engins diaboliques dans un conflit.De plus en plus, des craintes sérieuses se sont fait jour à propos de l'expérimentation de ces armes nouvelles.On redoute que les radiations et les scories nocives des déflagrations nucléaires affectent les organismes vivants, y compris ceux des êtres humains; ce danger ne se limitant pas aux seules zones des essais, mais au monde entier et pour de longues années, dans l'avenir.Bien qu’au stade actuel des expériences, il s’agisse encore d’idées sujettes à controverse, ces craintes elles-mêmes entraînent des répercussions politiques.C'est en raison de cette ambiance d’anxiété universelle que, pour une grande part, la onzième session de l’Assemblée des Nations Unies (14 février 1957) adopta à l’unanimité la résolution invitant la Commission du Désarmement à convoquer son sous-comité aussitôt que possible.C’est dans le même climat que le sous-comité reprit ses séances le 18 mais; ,dès cette date, il fil les efforts les plus sérieux dans le but de fixer un commun terrain d’entente au programme de désarmement, qu’il s’agisse du désarmement général ou de mesures plus réduites, n’englobant que ses premiers stades et certaines catégories d’armes.Ces questions sont d’une complexité extrême ; elles englobent des problèmes aussi difficiles que celui de la cessation ou de la limitation des expériences de bombes atomiques ; que celui de la fabrication et de la mise en stock de ces armes ; que la création d’une méthode d’inspection aérienne, internationale ou territoriale, avec contrôle régional systématiyue ; que la détermination des fonctions et pouvoirs des organes d'inspection ; que la réduction des armements classiques et celle de la puissance combative des armées.Des considérations d’équilibre des forces, de technique, sont liées d’une manière inextricable à l'ensemble de ces problèmes.Toutefois, malgré la complexité des questions techniques, les problèmes afférant à l’équilibre des forces sont, dans leur essence, assez simples et faciles à comprendre: tandis que le gouvernement des Soviets recourait à la tactique des propositions radicales de désarmement, sans garantie adéquate de contrôle — les puissances démocratiques s’en tinrent constamment et résolument à l’opinion que tout plan de désarmement qui renverserait l’équilibre militaire en faveur du bloc soviétéique ou ne donnerait pas des garanties sûres à tous les pays participants, par le moyen d'un système efficace et général de contrôle international, mettrait le monde libre entièrement à la merci d’une attaque des Soviets.Aussi longtemps que la résistance /soviétique /s’opposa à la solution du problème fondamental de l’équilibre des forces, il fut impossible de faire progresser les discussions techniques.Toutefois, certains indices nous disent que, subissant la pression de l’opinion publique mondiale, le gouvernement des Soviets est disposé pour la première fois, du reste, à discuter sérieusement de l'inspection internationale et que les premiers pas vers un accord de désarmement limité pourront être entrepris sur cette base.L’attitude du mouvement syndical international libre à l’égard du désarmement fut, dès le début, nettement spécifiée.Dans son Congrès constitutif, la C.I.-S.L.réclama sur le champ: “un système universel de contrôle atomique, prévoyant un régime efficace d’inspection internationale, ainsi qu'une application aussi large que possible de l’énergie et de la science atomiques pour le bien de l’humanité et non pour sa destruction”.La Déclaration demanda que des mesures immédiates fussent prises: “pour réaliser un programme progressif de désarmement universel”.La politique de la C.I.S.L.fut constamment accordée à ce programme.Les sessions de 1952 et 1954 du Comité exécutif examinèrent attentivement la question du désarmement.Elles adoptèrent les lignes directrices de plans de désarmement et manifestèrent, en particulier, l’espoir qu’une entente pourrait avoir lieu qui mît fin à l’expérimentation des armes nucléaires.Les troisième et quatrième congrès mondiaux de la C.I.S.L.se préoccupèrent aussi de ces problèmes.Le dernier exprima tout spécialement l’inquiétude des syndicats libres, en présence de la puissance destructive toujours plus grande des armes atomiques et de la bombe à hydrogène.Le quatrième congrès mondial souligna, en particulier l’urgence, toujours plus prononcée, d’une mise à l’interdit des fabrications d’armes de ce genre et de leur expérimentation, en prenant l’inspection internationale comme méthode de base efficace, étant donné que les puissances démocratiques n’avaient cessé de plaider en faveur d’un tel système de contrôle, alors que le gouvernement des Soviets l’avait sans cesse rejeté.Depuis l’instant où des bombes atomiques sont tombées sur les villes nipponcs, c’est la première fois qu’une lueur a surgi qui laisse espérer que l’on entrera désormais dans la voie des mesures qui, pratiquement, conduiront au désarmement et, d’autre part, d’espérer encore que la crainte d’une guerre nucléaire se dissipera.Le souvenir des agressions, ouvertes ou masquées, entreprises en diverses parties du monde par le militarisme soviétique, est encore trop vivace pour permettre un réjouissant optimisme quanti à l’issue des négociations de Londres.Toutefois, dans les rangs des syndicats libres qui furent à l’avant-garde de la lutte pour la paix durable et le désarmement effectif, tout en accordant aux pays démocratiques les sauvegardes auxquelles ils ont droit, chacun s’accorde à dire que, dans l’examen de toutes propositions éventuelles de désarmement, rien ne doit être négligé en vue d’arriver à la conclusion d’une entente sur ces mesures initiales, qui permettront de libérer l’humanité du cauchemar affreux d’une guerre de l’ère atomique.Les aspirations les plus intenses de l’humanité tout entière se reflètent dans les espoirs que la C.I.S.L.manifeste en faveur du succès des pourparlers en cours.Liiez les cliarpen-liers-iueimisiers Renouvellement Le Conseil Provincial de la Fraternité Unie des Charpentiers et Menuisiers d’Amérique nous annonce la signature d’une nouvelle convention collective de travail entre la Compagnie Oval Wood Dish of Canada Limited de Québec et la Fraternité Unie des Charpentiers et Menuisiers d’Amérique, Local 2731.En plus de nombreux avantages accordés à l’occasion de la mise en vigueur de cette nouvelle convention, les ouvriers bénéficieront notamment d'une augmentation générale de sept sous ($0.07) l’heure.Ont signé au nom de la Compagnie, M.Titilles, Président de la Compagnie, de même que M.G.Pike, gérant-général.Ont signé au nom de ’Union, M.Henri Madorc, Président et M.Henri Bertrand, secrétaire.M.Léopold Lavoie, directeur du Service des Relations Industrielles pour le Conseil Provincial dirigeait les négociations au nom de la partie syndicale.La convention est ainsi signée pour une période de deux ans.Un prêtre américain rend les membres responsables de la corruption qui règne dans certaines unions Atlantic City, N.-J.(POC) -Les chefs du mouvement syndical nord américain sont probablement “un peu mieux que leurs membres ne le méritent”, d’après Monseigneur George Higgins.Ce prêtre a exprimé cette opinion alors qu’il s’adressait, il y a quelque temps, au seizième congrès dns Ouvriers Unis de l’Automobile.Monseigneur Higgins a dit que le principal obstacle à certaines réformes au sein du mouvement syndical n’est pas la corruption ou l’inaptitude d’une minorité de chefs, mais "l’apathie et l’indifférence d’une grande partie des membres”.“Ce problème d’apathie des membres est un problème spirituel et moral de base”, a ajouté le révérend I Iiggins. LE MONDE OUVRIER JUIN-JUILLET 1957 — MONTREAL — JUNE-JULY, 1957 PAGE 5 LA FORMULE RAM) ET L’ATELIER SYNDICAL LE POINT DE VUE JURIDIQUE Légalité de la “Formule Rand” et de “L’Atelier d’Union” dans la province de Québec.par Philip Cutler, du Barreau de Montréal Il y a quelques semaines, plus exactement le 26 décembre 1956, les résultats d’une enquête Gallup ont montré que 81% •des personnes composant la population de la province de •Québec étaient en faveur du syndicalisme.11 est donc très important pour nous de savoir quelles sortes de syndicats ¦opèrent dans la province, leurs objectifs et ce qu’ils ont déjà obtenu par les contrats collectifs.Notons d’abord que des milliers, de syndiqués sont actuellement régis par des conventions collectives contenant non seulement une clause de formule “Rand”, mais aussi, souvent, une clause “d’atelier d’union”, et même, dans certains cas, une clause “d’atelier fermé”.Il est donc nécessaire, pour le besoins de cet article, de résumer brièvement ce que sont ces formes de sécurité syndicale.Formule Rand La formule “Rand” est une clause contractuelle où tous les employés couverts par l’unité de négociation doivent contribuer financièrement au fonctionnement de cette unité, par le paiement de cotisations syndicales.Cette cotisation monétaire devient une condition d’emploi.Même s'il y a bien des variantes sur la formule Rand initiale, voilà tout de même l'essentiel de ce type de clause.L’atelier d’union “L’atelier d’union” rend obligatoire pour les employés d'une unité de négociation, non seulement de payer les cotisations, mais aussi de devenir membre du syndicat en question.A partir de ce moment, il doit assumer toutes les responsabilités qui sont impliquées par le fait d'être membre d’un tel syndicat.Ici, le fondement de cette clause est que le travaileur doit devenir et rester membre du syndicat pour demeurer chez l’employeur.Il y a, là aussi, des variantes à la clause d’atelier d’union.Certaines exigent l’adhésion immédiate du nouvel employé, tandis que d’autres allouent une période de 30 à 60 jours pour ce faire.D’autres, encore, comportent des dispositions qui permettent de ne pas inclure nécesairement les employés embauchés avant la reconnaissance du syndicat et n'incluant que les nouveaux venus.Atelier fermé “L’atelier fermé” est la forme la plus complète de sécurité syndicale.Dans la clause d’atelier d’union, il est prévu que l'employeur se réserve le droit de retenir les services d’un travailleur pourvu que celui-ci adhère au syndicat; dans la clause d'atelier fermé, l’employeur ne peut retenir les services d’un travailleur que par le truchement du syndicat, et ce dernier puise chez ses membres.Dans la plupart des cas, la clause d’atelier fermé est réservée aux métiers, tels les métiers de l’ijnprimcric ou de la construction, ou encore aux travaux spécialisés, tels les débardeurs ou les matelots.L’employeur choisit ses hommes dans une salle de location réservée “ad hoc” par le syndicat.Certains prétendent qu’il n’est pas logique de forcer des travailleurs à devenir membres d’une organisation, si nous proclamons vivre selon les principes de la démocratie.A ceux-là, le juge Oliver Wendell Holmes, de la Cour suprême des Etats-Unis, a déjà répondu : “L’histoire de la loi n'a pas été logique, elle a été expérimentée.” F.t l’expérience nous enseigne que plus d’un employeur ou son représentant a offert la formule Rand ou une autre forme de sécurité syndicale si ses ouvriers étaient prêts à accepter une moins grande augmentation de salaire.Je dois ajouter, toutefois, que plus d’un employeur est tombé d’acord sur une formule de sécurité syndicale comme étant une forme de sécurité sociale.Il avait l'impression (pie la paix industrielle et ht productivité sont mieux servies par la collaboration entre un syndicat solide et une administration dynamique.Y a-t-il des arguments en faveur de la sécurité syndicale ?Dans son essai sur les lois ouvrières de la province de Québec, John Jacob Spector dit ceci: “Certains concepts fondamentaux doivent être considérés comme parant à la stricte et sèche application de droits légaux et visant à certains standards qui, selon le jugement du Canadien équilibré, constitue la .véritable justice.On peut voir ces concepts en comparant le vieux point de vue conservateur, et le point de vue plus moderne ou libéral.” Je dirai alors, que les arguments en faveur de la sécurité svndicalc sont basés sur une doctrine sociale.Ils sont basés sur la reconnaissance du fait que le travailleur tend à perdre (Suite à lu page 7) Législation et arbitrage Justes méthodes d’emploi : Le mouvement ouvrier a accusé dernièrement la Banque du Canada, agence du gouvernement canadien, d’avoir violé la loi canadienne sur les justes méthodes d’emploi, loi qui défend toute discrimination en matière d’emploi pour des raisons de race, religion, nationalité, etc.M.Frank I Toll, qui préside la Commission sur les Droits de l’Homme au Congrès du Travail du Canada, a déclaré, lors de la récente conférence du CTC à Montréal, que la Banque du Canada persiste à'exiger des candidats qu’ils déclarent leur lieu de naissance ainsi que celui de leur père.Or, ces questions sont défendues par l’article 4(5) de la Loi.Vacances payées : Une récente sentence arbitrale sur un grief porte sur les PRINCIPES des vacances payées prévues par le contrat I en sus de ce qu’exige la loi).1 .’arbitre avait surtout à décider si un employé reçoit des vacances pavées pour son service passé, ou pour son service actuel.' Spécifiquement, un employé qui laisse son emploi, a-t-il droit aux mêmes bénéfices en matière de vacances payées pour son service passé que celui qui reste?Dans la cause en question, l’arbitre a décidé que les vacances payées sont méritées pour le service passé ! Cette décision par le juge Cochrane, agissant comme seul arbitre, a été rendue sur un grief soulevé par le local 195 des Ouvriers Unis de l’Auto contre la “Motor Products Corporation”, de Windsor.Il s'agit dans ce cas d’un employé ayant 10 ans d'ancienneté.Selon le contrat collectif, il a droit à 100 heures (21/, semaines) de paye pour ses vacances.Or, l’employé a quitté son emploi quelques semaines avant la fin de la période prévue, se terminant le 31 mars.La convention collective dit qu’un employé qui travaille au moins 8 mois durant cette période a droit à la pleine paye de vacances.Or, la Compagnie n'a versé à l'employé que 2% de son salaire (soit le minimum requis’ par la loi).La Compagnie, pour sa part, prétendait que l'employé doit at-j tendre jusqu’à la fin de la période afin d’avoir droit à la pleine paye de vacances.En quittant son emploi avant le 31 mars, selon la Compagnie, l'employé aurait effectivement perdu son droit à une paye de vacances en sus du minimum légal.La paye additionnelle de vacances pour long service, soulignait la Compagnie, est accordée pour “le service que l’employé continue à rendre”.L’arbitre a repoussé ce point de vue et a soutenu que les vacances payées sont “gagnées” pour le SERVICE PASSE., et ne sauraient être considérées comme un “cadeau”.Ancienneté : Une sentence arbitrale souligne encore une fois l’importance d'une clause d’ancienneté bien rédigée, afin de ne permettre aucune équivoque dans son interprétation et application.La compagnie S.E.Bowser, de I lamilton.a promu à un emploi mieux rémunéré un employé junior sans même donner un essai à un autre employé ayant plus de service.La sentence arbitrale (le prof.C.II.Curtis, président) a donné raison à la Compagnie, t elle-ci prétendait que la convention collective exige que la compagnie “considère" la capacité et ! l'ancienneté, sans mention de pé- CHEZ LES POMPIERS Au Local 985 Le 16 mai dernier, le confrère D.A.Vanasse a donné sa démission comme vice-président du district no 15 de l'Association Internationale des Pompiers.A la suite d’une fête intime (pii groupait environ 135 des amis intimes du confrère Vanasse, on lui a remis divers présents en reconnaissance des distingués services qu’il avait rendus au mouvement au cours de sa carrière.Le confrère André Plante, président du Local 985 de Montréal, a été élu à l’unanimité pour succéder au confrère Vanasse.Le confrère Plante est entré au service des incendies le 12 mai 1942 et a participé immédiatement aux activités syndicales du mouvement.11 a toujours aidé le confrère Vanasse dans ses luttes, et lui a aussi succédé comme président du local 985 en 1952.Depuis il a été réélu tous les ans.11 travaille actuellement sur divers comités de son syndicat international et national, .ainsi que sur le comité de Radio, Publication et Publicité de la Fédération des Travailleurs du Québec.Nous souhaitons bonne chance au confrère Plante dans ses nouvelles fonctions.riodes d’essai ou d’autres modalités.Les arbitres ont trouvé que la Compagnie s'est conformée aux exigences de la convention car, après avoir “considéré” les capacités de Remployé senior, elle est arrivée à la conclusion, sans avoir à lui faire passer un essai, qu’il ne pouvait accomplir la tâche en question.Los Machinistes Canadair Montreal — An Emplovee of Canadair who was fired after two weeks service tor failing his pre-employment medical examination has been re-instated as a result of the persistence of Lodge 712's Plant 2 Grievance Committee.The Union’s persistence with the case also won the worker more than $600 in back pay and compensation.E.Goycr joined the Company and signed the Union check-off the day after but he has not yet been initiated.A short while afterwards he was given a medical examination and then discharged.When a grievance was filed, Company Officials said that Coyer was unfit due to goitre trouble.The first two steps of the Grievance Procedure were refused by Management and the assistance of Business Agents Louis Labcrge and Aldo Caluori was called upon for handling the third stage.Management continued its adamant atitude towards the case and the grievance Committee and Business Agents recommended that the matter be taken to Arbitration.This action was approved by Lodge members.Faced with the prospect of Arbitration, the Company backed down and agreed to Cover’s re-instatement more than three months after his original hiring date.Two days later he was re-employed and Plant 2 Chairman R.Lavoie was able to hand over Company cheques amounting to $628.23 for back pay and compensation., Hé l’ami! Pour te remonter.prends une Eroding H .la bière robuste! MM$ MMBMI BRASSEE AU RALENTI AU GOUT DU QUEBEC ;•/oê de l’heure et amènera le salaire minimum à $1.87% de l’heure.En plus des augmentations de salaire le nouveau contrat comprend également des améliorations en ce qui concerne la sécurité syndicale, les clauses de séniorité, les plans d’assurance et de pension.Le nombre des jours de fêtes payées est porté à 7 par année.LJ O * Vr W'-' W \\ .-il > / T V'W// •! li'à |i V'iiL.• • ’.T ¦ >T GlLVLt'TT qUH j,i .1 Elle gagne ATOUTCOUP Plus aucun doute possible! La bière DOW possède vraiment la faveur de tous les véritables amateurs et la vente de cette bière de qualité atteint chaque jour un nouveau sommet.C’est qu’elle procure le maximum de satisfaction.Quand vous commandez delà bière, dites toujours "DOW”, vous dégusterez, la meilleure bière au pays.DOW — IA SEULE BIÈRE 'CUMAT/S££' I ’Tjr- Produits fi Laitiers de Qualité ¥ *9 "" LIMIT S E 4141 St-André LA.3-3121 920 Blvd.Décarie DE.3561 LE MONDE OUVRIER JUIN-JUILLET 1957 — MONTREAL — JUNE-JULY, 1957 PAGE 7 LA ; RAND.(Suite île la page 5) La Tunisie ratifie la convention sur sa personnalité à cause de l’ampleur de l’industrie dans notre système économique et social si complexe.Il n’a pas à envisager le danger de perdre sa liberté à cause du syndicat.Au contraire, il se syndique pour participer plus réellement et avec plus de sécurité à son milieu industriel.Ce concept a été bien expliqué par le juge I.C.Rand, de la Cour suprême du Canada, lors de la sentence arbitrale rendue le 29 janvier 19-16, pour régler le différend entre la Ford Motor Company of Canada et les Ouvriers Unis de l’Automobile C.I.O.à Windsor, Ontario.Cet arbitrage est désormais célèbre comme ayant institué la formule Rand.A la page 129 de la “Gazette du Travail” (janvier 1946), le juge Rand dit ce qui suit: “Je ne traite ici que du travail dans les industries qui pratiquent la production en série.L’acquisition de ces aptitudes n’exige pas un long apprentissage.En somme, il s’agit de la concentration de l’effort humain dans un cadre mécanique où l’initiative et l’habileté individuelles sont soit inexistantes soit standardisées.“Dans de telles conditions, il est, à mon avis, essentiel, dans le plus grand intérêt de l’industrie, que les relations des travailleurs avec cet organisme nécessaire à la simple protection de leurs intérêts soient uniformes pour tout le groupe.“J'estime donc qu’il est absolument équitable de demander à tous les travailleurs d’assumer leur part des dépenses nécessaires à l’application de leur code d’emploi, la convention syndicale; ils doivent accepter ce fardeau avec les avantages qu’il comporte, “L’obligation de verser les cotisations devrait tendre, en toute vraisemblance, à favoriser le recrutement et partant, à intensifier, au sein du syndicat, l’intérêt et la discipline qui assurent un sens progressif de responsabilité.Si tel est le cas, la méthode adoptée aura fait ses preuves.“On peut prétendre qu’il est injuste d’obliger les travailleurs non syndiqués à verser des sommes qui sont dépensées sans qu’ils aient voix au chapitre.Mais il s'agit tout simplement de cotisations (pie les ’membres consentent à payer en retour d’avantages analogues, et qu’un travailleur peut adhérer au syndicat tout en conservant son indépendance dans l’emploi qu’il ocupe, je ne vois là aucune objection sérieuse.En fait cette prétention vaudrait pour un syndicat peu solide.La question est de savoir si le fait de pouvoir prélever des fonds est dangereux : ceci intéresse les membres du syndicat et le public.“Exception faite de la puissance accrue dont disposera le syndicat, sujet que j'ai déjà traité dans cet exposé, je ne vois rien qui puisse particulièrement amener l’employeur à redouter ces dangers possibles et, dans l’état actuel des choses, ceux qui détiennent les capitaux ne sont guère en mesure de se plaindre de ce (pic Je salariat dispose aussi de la puissance financière.” Ce juge éclairé a utilisé un langage précis pour justifier un cas de sécurité syndicale.L’enquête Gallup a démontré que le peuple canadien partage ses vues au point d’approuver le syndicalisme (pii vit pour et par la sécurité syndicale.11 y a ceux qui disent: “Mais qu’advient-il de la loi dans tout ça?” Avant de répondre à cette question, j'aimerais donner mon point de vue sur la loi en général.La loi doit s'ajuster à une doctrine sociale.Si on change son mode de vie pour le conformer à la loi, c’est de la'servitude plutôt que de l’auto-détermination.Un auteur et juriste français, Léon Duguit, a dit que “le législateur a le devoir légal de gouverner, et non pas le droit légal de gouverner.” Dans la dernière décennie, le gouvernement fédéral, celui de notre province et ceux des autres provinces ont essayé de bien gouverner en faisant de grands changements par la législation.Cet essai de bien gouverner, spécialement dans le champ de la législation du travail, signifie que les lois régissant le travail sont toujours en puissance de rencontrer de nouvelles situations sociales, économiques et industrielles.Evolution de la législation Je voudrais ici, examiner quelques-uns de ces changements.Le premier changement important dans la loi de la province de Québec a été la loi des Syndicats Professionnels.A l’article 22 de cette loi, il est clairement établi que les parties suivantes seront liées par une convention collective: "Les employés et employeurs signataires soit personnellement soit par mandataires autorisés,.” Ici nous voyons que c’est un mandat direct de représentation selon le code civil de la province de Québec.En fait, il était vrai de dire qu’un contrat dans une entreprise s’appliquait aux membres et aux membres seulement d’une union.La loi des Relations Ouvrières de la province de Québec, adoptée en 1944, contenait une conception totalement différente de la représentation.L’article 4 de cette loi, telle qu’amendée en 1945, se lit comme suit : “Tout employeur est tenu de reconnaître comme représentant collectif de salariés à son emploi les représentants d’une association groupant la majorité absolue desdits salariés et de négocier, de bonne foi, avec eux, une convention collective de travail.” Cette nouvelle conception oblige les parties dans un sens contraire au code civil de la province de Québec.(Suite à la page 10) la liberté syndicale Genève (Nouvelles du B.I.T).— Parmi les orateurs qui ont participé aujourd’hui, à la Conférence internationale du Travail, au débat général qui se déroule en séance plénière, figuraient notamment M.Mohamed Chakroun, ministre des affaires sociales de Tunisie, M.Shutaro Matsuura, ministre du Travail du Japon et M.Mencea Etheril Cox, ministre du commerce, de l’industrie et du travail de la Barbade.M.Chakroun a annoncé la ratification par son pays de la convention internationale du travail sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical.Pour faciliter l’adaptation des structures sociales des pays africains à l’évolution des techniques modernes, M.Chakroun souhaite la création en Afrique d’un bureau régional du Bureau international du Travail et d’une commission consultative africaine de l’Organisation internationale du Travail.Le ministre a également passé en revue les différents programmes d’assistance technique entrepris en Tunisie par le B.I.T., en collaboration avec le gouvernement.M.Matsuura a déclaré que l’automation en est encore dans sa phase initiale au Japon.Pour son pays, étant donné l’existence d’environ 3 millions de chômeurs et la présence d’un pourcentage élevé d’entreprises de petite envergure, le problème de l’automation ne se pose ni comme dans les pays insuffisamment développés, ni comme dans les pays industriels.M.Matsuura a évoqué la liberté de mouvement international de la main-d’ocuvrc et souligné que le Japon possède des ouvriers hautement qualifiés.M.Cox a fait observer que, pour les territoires peu développés, l’automation présente des problèmes de deux ordres: d’une part, les effets de l’automation lorsqu’elle se produit dans ces territoires ; d’autre part, les effets de l’automation dans les pays industriels sur la structure économique et sociale des pays sous-développés.M.Antoine Kachicho .délégué des travailleurs de Syrie, a indiqué que, après les destructions qui avaient été opérées il y a quelques mois, une seule station de pompage moderne de pétrole a été réinstallée, au lieu de quatre et que, de ce fait, 5,000 ouvriers sont demeurés au chômage.Notant que l’automation, dans les pays insuffisamment développés, brûle les étapes et ne donne pas les loisirs nécessaires à la solution des problèmes qu’elle crée, il a suggéré que le développement de l’artisanat pourrait être un élément de solution.M.Giulio Pastorc, délégué des travailleurs d’Italie, a consacré son exposé au problème des négociations collectives.Celles-ci sont destinées à s’amplifier avec le développement de l’automation.MALADE ET MEDECIN — Eli ! bien, docteur, comment me t rouvez-vous ?— Très bien, vous avez encore les jambes un peu enflées, mais cela ne m’inquiète pas.— Je comprends, docteur, si vous aviez les jambes un peu enflées, cela ne m’inquiéterait pas non plus.NOUVELLES D’ANGLETERRE SUR L’AUTOMATISATION L’automatisation demeure un problème vital dans l’industrie, il y a cependant danger que ses effets se fassent sentir trop lentement.L’automatisation n’est plus assez nouvelle pour surprendre les gens chaque lois qu’il en est question, mais elle demeure quand même un sujet de discussion dans les milieux syndicalistes de la Grande-Bretagne.C’est ce que nous a révélé la publication d'un travail de six mois par le I rades Union Congress.Pendant cette période, les comités du T.U.C.ont pu étudier le problème à fond, reconnaissant que l’automatisation est une forme de développement technique semblable à l’emploi de matériaux ou de produits nouveaux.On ne craint pas que l’automatisation soit introduite trop lentement.D après le T.U.C., la Grande-Bretagne ne peut se payer le luxe de laisser les autres pavs la dev anccr en réduisant son pouvoir concurrentiel.Si la chose se produisait, le standard de vie serait menacé et des milliers de travailleurs seraient en danger.Problèmes à envisager L'automatisation ne pourra pas se propager si l’industrie ne fournit pas les capitaux ou les recherches nécessaires, ou si les techniciens, les scientistes ou la machinerie moderne lui fait défaut.Il est admis que l’automatisation crée des problèmes tels que les surplus de main-d’oeu-vrc, les changements de travail, le réentraînement et le rajustement des salaires.Ces problèmes ne sont pas nécessairement nouveaux, les unions ont eu à les combattre bien avant.Le T.U.C.fait tout ce qu’il peut pour engager des -discussions dans les groupes syndicalistes, afin de faciliter les problèmes (pii pourraient se poser dans leurs unions, la solution à ces mêmes problèmes étant variable dans chaque cas.Ce qu’on recherche par dessus tout, c’est de renseigner sur l’automatisation ou sur quelque autre changement dans les méthodes industrielles, avant qu’elles ne soient adoptées.T.es employés et le gouvernement doivent prendre leurs responsabilités et assurer le moins de perturbations possibles lorsque ces changements se produiront.T.es unions aussi peuvent collaborer en communiquant à leurs membres les idées de base concernant l’abondance de la main-d’oeuvre, les consultations, les compensations et l’entraînement.Rapport des recherches Le T.U.C.afin de venir en aide aux unions, s’est renseigné sur l’abondance de la main-d’oeuvre.Un rapport de ses découvertes sera au congrès annuel.En voici les quatre principaux points: la consultation.le choix des procédures et des avis à donner, la compensation et les moyens de réembauchage.Le T.U.C.souligne l’importance du bon fonctionnement de 1 industrie, surtout depuis lia possibilité (pie la Grande-Bretagne tasse partie du commerce européen libre.Même nos industries les plus florissantes seraient incapables de tirer partie du marché européen ainsi agrandi, à moins de posséder la concurrence voulue.Chômage dangereux Le T.U.C.a consulté le gouvernement, afin de s’assurer (pie 1 intérêt des travailleurs est considéré dans ces nouveaux projets.Il est particulièrement important de diminuer le chômage et de s’assurer (pie tous les membres de ce nouveau commerce libre soient embauchés.On remarque que l’attention des unions au sujet des facilités d’éducation technique, leur demande de pension plus élevée, leur tendance à faciliter les sports et leur critique du gouvernement au sujet de l'habitation dont on a tendance à élever le coût des loyers.Le T.U.C.nourrit de nombreux projets d’éducation et d’aide aux employés accidentés.On cite les unions (pii suivirent les conseils de rupture dans l'échange des délégations avec la Russie, protestant ainsi contre l’intervention brutale de l’U.R.S.S.en Hongrie.Finalement voici quelques renseignements sur l’aide que le T.U.C.apporte aux unions des territoires coloniaux: "Il est toujours plus prudent de construire sur des bases solides en aidant les unions à s’aider elles-mêmes.A un observateur impatient, cette politique peut parfois sembler trop prudente et trop lente, mais le but est d’établir des unions dont la valeur aidera les travailleurs des territoires coloniaux de façon permanente.” Les résultats des vingt dernières années confirment les vue du T.U.C.Chez les charpentiers-menuisiers Des bureaux du Conseil Provincial de la Fraternité Unie des Charpentiers et Menuisiers d’Amérique ,on nous annonce que le Local 292S de la Fraternité, représentant les employés de Stc-Marie Plvwood de Québec, vient de procéder à ses élections annuelles.Pour un quatrième terme, M.Louis-G.Pelletier a été réélu président de son Local.A été élu au poste de vice-president, AT.Jos-Rolland Poulin.MM.Benoît-Caron et Roger Labrecque ont été nommés respectivement secrétaire-trésorier et secrétaire-correspondant du Local.M.Léopold Lavoie, conseiller technique du Local, agissait comme président d’élection.LA RAISON Bébé n’aime pas le boeuf, mais maman veut qu’il en mange comme tout le monde ; tiicr, au diner, Bébé fait ta moue devant le boeuf, et cependant il en redemande.— Très gentil, Bébé, lui dit-on, de manger deux fois du boeuf! — C’est pour qu’il n’en reste pas pour demain !.5824 PAGE 8 JUIN-JUILLET 1957 — MONTREAL — JUNE-JULY, 1957 THE LABOR WORLD THE RANF AND THE UNION SHOP Legality of the "Rand Formula" and the Union Shop in the Province of Quebec.by Phillip Cutler, of the Bar of Montreal Several weeks ago (December 26, 1956), the results of a Gallup poll showed that 81%, in the Province of Quebec, approved of labour unions.It is therefore essential that we examine what kind of unions exists in this Province, what are their objectives, what they have aleready obtained in collective agreements.It is important to note that thousands of unionized employees are presently governed by contracts containing, not only the “Rand Formula”, but even the “Union Shop” and in certain cases the “Closed Shop”.It' now becomes necessary, for the purpose of this article, briefly to outline the meaning of these terms that denote forms of union security.The “Rand Formula” is a contractual clause whereby all employees covered in the bargaining unit must contribute to the maintenance of the bargaining unit by paying union dues.This financial obligation becomes a condition of employment.While there are many variations on the original “Rand Formula”, the above is the essential formula in this type of union security.The “Union Shop” makes it compulsory for the employee in the bargaining unit that is covered by the contract not only to pay his union dues, but also to become a member of the union itself.Me therefore has all obligations that are commensurate with membership in the given union.Mere the condition of employment is becoming and remaining a union member.' There are however various degrees of “Union Shop” clauses.Some call for immediate joining of the union ; others may allow a period of 30 or 60 days to elapse ; still others may be further modified so as to exclude employees hired before the union was recognized and to cover only new employees.'Fhc “Closed Shop”, is the most complete form of union security.In the “Union Shop”, the employer maintains the right to hire any employee on the open market, so long as this employee becomes a member of the union.In the “Closed Shop”, the “sine qua non” is that the employer can only hire through the union those who are already members.In most cases, the “Closed Shop” is confined to skilled trades, such as printers or building trademcn, or specialized work, such as longshoremen or sailors.The employer calls for men through a hiring hall established by the union.Some say that it is not logical to have compulsory membership in organizations, if we claim to be living in a free democracy.To these people the great United States Supreme Court Justice Oliver Wendell Holmes has already said: “The life of law has not been logic : it has been experience”.And experience teaches us that many an employer or his representative will offer the “Rand Formula”, or some other form of union security if his employees accept a lesser wage increase.I must add, however, that many an employer has voluntarily agreed to union security as a social formula.He has felt that industrial peace and productivity are best served by a strong .and secure union co-operating with a progressive and aggressive management.Is there a case for union security ?John Jacob Spector, in bis essays on labour law in the Province of Quebec, has this to say: “Certain basic concepts, however, must be considered in dealing with this issue which defies the strict application of dry legal rights and aims at “general standards” which in the “judgment of fair-minded Canadians” constitutes “rough justice”.These concepts appear from a comparison between TELEPHONE 5-2510 P.O.BOX 65 Till; TEBIHJTT SHOE & LEATHER CO.LIMITED MANUFACTURERS OF BOOTS AND SHOES Three Rivers, P.Q.Canada the old or conservative and the modern or liberal point of view.” 1 say then, that the case for union security is based on social doctrine.It is based on the recognition that an employee tends to lose his individuality, because of the bigness of industry in our complex social economic system.He faces no danger of losing his freedom of action because of the union.On the contrary he joins a union to participate more fully and with greater security in his industrial “milieu”.This concept was perhaps best expressed by Mr.Justice 1.C.Rand, of the Supreme Court of Canada, when he handed down his famous arbitration award on January 29, 1946, to resolve the dispute between the Ford Motor Company of Canada and the U.A.W.-C.I.O., in Windsor, Ontario (1).This arbitration award was later to become widely known as the “Rand Formula”.On page 127 Mr.Justice Rand had this 'to say : “What 1 am dealing with is employment in a mass production industry.No long apprenticeship is necessary to acquire those skills.It is essentially the utilisation of concentrated manpower in a framework of machines in which the initiative and artistry of the individual is either nonexistent or becomes stereotyped.“In these conditions, it is, in my opinion, essential to the larger concern of the industry that there be mass treatment in the relation of employees to that organization that is necesary to the primary protection of their interests.“1 consider it entirely equitable then that all employees should be required to shoulder their portion of the burden of expense for administrating the law of their employment, the union contract; that they must take the burden along with the benefits.“The obligation to pay dues should tend to induce membership, and this in turn to promote that wider interest and control within the union which is the condition of progressive responsibility.If that should prove to be the case, the device employed will have justified itself.“ft may be argued that it is unjust to compel non-members of a union to contribute to funds over the expenditure of which they have no direct voice.Rut the dues are only those which members are satisfied to pay for substantially the same benefits, and as any employee can join the union and still | retain his independence in employment, I see no serious objections.The argument is really one for a weak union.Whether.such money power is dangerous are matters which concern the members and the public.Apart from the strengthening of the union, on which T have made observations in these possible dangers, and in the present state of things, those who control capital are scarcely in a position to complain of the power of money in the hands of labour.” The learned Justice used powerful words to state the case for union security.The Gallup poll has shown that this nation partakes of his definite views to the extent that approval was given the unions: these unions who stand for and live by union security.There are still those who will say: “But what about our substantive or written law” ?Before answering that specific question, 1 would like to give my view of law generally.Law must conform to accepted social doctrine.Changing our way of life to conform to existing law is worthy of the servile and not the self-governed.Léon Duguit, the French jurist and author, states that “rulers are under a legal duty to govern well, but have not a legal right to govern”.In the past decade Government in this Province, in other Provinces, and the Federal Government have attempted to govern well by bringing about great changes through legislation.The attempt to govern well especially in the field of labour legislation has meant that labour law is constantly in a state of coming into existence to meet new social economic industrial situations.1 propose to examine briefly some of the changes.The first concrete and modern law in the Province of Quebec was the Professional Syndicates’ Act (2).In this Statute, art.22 states that the following shall be bound by a collective labour agreement: “The employees and employers who [have] signed it either personally or by their authorized attorneys.” Here we see the straight mandate of representation in accordance with the Civil Code of the Province of Quebec.In fact it was true to say that contracts in an industrial establishment could be limited to the members of a union and would not cover non-members.By 1944, the Labour Relations Act (3) of the Province of Qucdiec had been adopted with a completely new conception of bargaining representation.Article 4 of this Act as amended in 1945 states: “Every employer shall be bound to recognize as the collective representative of his employees the representatives of any association comprising an absolute majority of his said employees and to negotiate with them, in good faith, a I collective agreement.” (1) “Canada Labour Gazette,” January 19-16.(2) R.S.Q.1941, cli.162.(3) R.S.Q.1941, ch.162À.Automation Remains a Vital Industrial Issue Danger That It May Take Effect Too Slowly.Automation may no longer be so novel a topic as to cause a stir every time it is mentioned.But as an industrial issue that concerns trade unionists in Britain it stays well to the forefront.How much so is revealed in the review of six months’ work just published by Britain’s Trades Union Congress.During this time T.U.C.committees have been delving more deeply into the problem, recognising that automation is among a number of forms of technological development such as the use of new materials or the design of new products.They feel that the danger is not that automation will be introduced too rapidly but that it may come in too slowly.In the T.U.C’s.view, Britain cannot afford to allow other go-ahead countries to outpace her and thus jeopardise her competitive efficiency.If this happens living standards will be threatened and thousands of jobs will lie in danger.Problems To Be Faced Nonetheless automation will not advance if industry is short of capital investment and scientific research or if it has not enough technicians and scientists and modern machine tools.It is true, of course, that automation brings problems.There may be such questions to face as redundancy, job transfer, training and re-training and wage adjustments.Yet these, the T.U.C.stresses, are not necessarily new, hitting industry for the first time.Trade unions have had to face ! these and similar issues before.Anxious lest such an attitude may give an impression of under-estimating the impact of automation on jobs and wages, the T.U.C.shows its serious approach by its decision to call new talks with groups of unions to pin-point problems that are likely to arise their industries.It does this in the belief that there is probably no set formula and procedure which can be used in every case.A general point which the T.U.C.makes, is the need for full prior consultation when automation or other changes in industrial methods are introduced and for employers and government to accept their responsibilities for ensuring that changes in industry happen with as little dislocation and hardship as possible.Unions, too, can help cater for industrial change that may come about through automation or other means.They can press for general agreements covering redundancy, consultation, compensation, training and the like.Report On Findings Oti'help unions in this field the T.U.C.has been collecting information about agreements covering redundancy.A report on its findings will go to this year’s annual congress but (Continued on page 72) (Continued on ptii/c 0) 8368 LE MONDE OUVRIER JUIN-JUILLET 1957 — MONTREAL — JUNE-JULY, 1957 PAGE 9 MURD0C11 VILLE.RE-ENACTING ASBESTOS IN QUEBEC | The history of union organization at Gaspe Copper Mines dates bach to the autumn of 1952 when the United Steelworkers of America applied for certification with over 90r71 of the workers signed up.The company oposed the application claiming that since operations had not reached the production stage, the union would not be representative of the working force that would be employed.The Labour Board upheld the company’s claim and refused certification.During 1953 and 1954 the company opposed ALL requests for certification by two rival unions which were trying to get the support of the workers.At the end of May 1954, Local 544 (TLC) was certified, and a contract was signed on July 15, 1954.Around Decembber 15, 1955, Local 544 (TLC) opened negotiations for a wage increase.The Union was asking for a 15c per hour increase.The company offered 5c and later 7c.This latter offer was submitted to the membership and refused.The company then jacked its offer to 8c which was accepted by a small majority of the membership.Then the company brought its offer DOWN again to 7c.The Union then requested the services of a conciliator, but this was REFUSED.At that time, jurisdiction in the mines was granted to the United Steelworkers of America by the newly formed Canadian Labour Congress.However, the Murdochville workers were NOT FORCED to change afiliation.They DECIDED FOR THEMSELVES to join the Steelworkers Union.On June 1st the Union (Local 4881) applied for certification to the Q.L.B.(Between May 17 and June 1, 1956 over 750 workers had signed their cards and paid the fees requested by Law).On August 2, 1956, the Company secured a Writ of Prohibition AGAINST the Quebec Labour Board PREVENTING the Board to perform its duties and to issue a Certificate.On September 27, after a strike vote, the Union (Local 4881) requested a meeting with the company to commence negotiations.The company refused claiming that as long as there would not be a decision rendered in the case of the Writ of Prohibition IT HAD ITSELF REQUESTED, the company was prevented from negotiating with the union.On March 8, 1957, the company dismissed the president of Local 4881, Mr.Théo Gagné.Théo had been employed by Gaspe Copper since October 1954 as pipe-fitter (1st class).Officers and stewards of the local union could feel the effect of a campaign of discrimination against them since a long time.Particularly during the few days before March 8 (when Theo was dismissed) several of them were warned to cease their union activities if they wanted to keep their jobs.On March 9, at a meeting of the Executive of Local 4881, it was decided that strike action would be recommended to the membership.Members of the Executive could see that the company was trying to destroy their union and the bad faith of the company was well known to them.They were convinced that there was no other alternative left.On March 10 they made their recommendation.The hall was croweded.ALL MEMBERS decided to cease work immediately.Two members of the Provincial Police force came here at the beginning of the strike, but this was increased gradually until the number was around 30, on April 25.The company had obtained an injunction limiting picketing, there was no violence and everything was quiet.On April 25 an army of over 100 Provincial Polices arrived at the mine gate.They were armed with machine guns, tear gas, guns, etc.They ordered the immediate removal of the tents and stopped all picketing.The strikers decided against resisting in order to prevent bloodshed.However, in spite of the absence of picket line the workers’ solidarity remained unbreached and they refused to go back to work.Since the arrival of the Provincial Police, the company has used every means in its power to lure its employees back to work: Promises, threats, intimidation, blackmail, threats of eviction, everything was tried.Less than 80 on 940 went back.The company is now trying to recruit strike-breakers from outside.They have hired around 35 immigrants, some students and some inexperienced workers from New Brunswick.Production HAS NOT RESUMED in spite of affirmations to the contrary made by the company.On the other hand, the Provincial Police has started recently on an intimidation campaign.They have arrested 10 strikers, and last week they have arrested one of the strikers’ wife who, with a group of other women, was picketing on the road around half a mile from the mine gate.They (the PPs) are also applying many dilatory measures aimed at provoking the strikers.This is the situation at this time.The strikers are just as determined to win as they were 4 months ago, and their strike is effective as no production comes out.The Gaspe Copper workers need our support.Let us show to them that UNITY is not a mere word but a REALITY.July 10, 1957.QUEBEC CREDIT UNION LEAGUE On Saturday June 10, 1957, tlie Quebec Credit Union League held its 16th annual meeting' in the Legion 11 all, on Mountain St.In his report President John Ryan said “that a mere recital of statistics, indicating the fact, that seventeen new groups were organized last year; and that, the league is now composed of one hundred and ninety-seven active chartered groups with 53,800 members and assets of over $13,000,000, would never reveal the real growth and development of the league.Credit unionism is a movement, not a mere system; it is a living, growing social organism and as such the mathematical figures of a presidential report would never do justice to the great influence that this movement has on the lives of our people.” Vice-president René Lachapelle in his National Directors report said that the need lor autonomy in Canada for credit union on matters of policy and legislation had been recognized by Credit Union National Association and that more French literature is now coming from CUN A Mutual, CILYA and CL'NA Supply t < M > peril-live.Quebec is greatly honored by the election ot its League president as vice-president of CL’NA Suply Cooperative.Announcement was also made that the National meeting would lie held in Montreal in 1961.Guest speakers were Orin Shipe, assistant managing director of Credit Union National Association and Henry Titume, industrial relations director of CUNA Mutual Insurance Society.The new board of directors met in the evening at the Lau-rentien Hotel.Election of officers for the coming year resulted as follows; president, | John Ryan of Ryan Paint k redit Union ; vice-president, I René Lachapelle, ot Canadair i Employees C.U.; secretary, ! I lenri Cormier, Printers C.U.; manager, John P.Roche, j Montreal Firemen C.U.'l'he directors are: Peter I Scarlett, Underwood C.U.; Louis Mailhiot, Reynolds Em-plovecs C.l .; 1 hree Rivers; Alphonse Grenier, Quebec Telephone Workers C .U.; P.Pi.D'Urval, La Patrie C.L1.; Jack Lawson, Bcaverd C.U.; T.Logan.Ideal Upholstering C.U.; C.L.Lefebvre, Angus Shops C.L'.; C.Hardy, Marconi Employees C.U.; G.Grigg, Live Star C.U.; C.R.Watson, Quebec Central C.U.; E.Bannister, St.John the Divine C.U.The National Directors are Messrs.J.Ryan, J.P.Roche and R.Lachapelle.The alternates: Messrs.Ed Kelly, 11.Cormier and L.Mailhiot.Automation .(Continued from ['iii/c S) from agreements already notified before the survey began it was clear that in general these fall under four heads: prior consultation, selection procedure and notice to be given, compensation arrangements and schemes for re-employment.Few of the agreements in the T.U.C's.possession took in all of these sections, but most provided for two or three of them.As the T.U.C.points out industrial efficiency becomes ever more important now that the prospect of Britain’s membership of a European Free Trade Area emerges into a strong probability.Bluntly, it puts the view, “even our most strongly placed industries would be unable to take full advantage of the wider European markets unless they made themselves fully competitive.” Full Employment Essential During the progress of the negotiations now taking place, the T.U.C.is having regular consultations with the Government.It wants to make sure that the workers' interests are well considered in any plans that arc eventually put into operation.Particularly important is the need to tackle low labour standards and to ensure that all members of a Free Trade Area take steps to achieve and maintain full employment.High priorities as they arc, automation, industrial efficiency and the European Free Trade Area must not obscure the rest of the wide range of activities revealed in "What the T.U.C.is Doing”, as this half-yearly survey is called.T h tt m b i n g through the pages, one notices trade union concern about technical education facilities, demands for higher pensions and better sports facilities, and criticism of the Government's housing policy which will lead to higher rents for many.There are full details of the T.U.C’s.own ambitious plans for the trade union training of hundreds of the key members of its 186 affiliated organizations and of its ideas to help forward the training and care of the disabled workers.Among the international events reported, the T.U.C.lists the unions which followed up its call to abandon any projects for exchange delegations with Russia.This proposal signifying trade union abhorrence of the brutal Russian intervention in Hungary met with complete support from all sections of the Movement.Among organizations which cancelled arrangements for visits were the Transport and General Workers, the National Union of General and Municipal Workers, the Amalgamated Union of Building Trade Workers and the Confederation of Shipbuilding and Engineering Unions which itself comprises 40 separate bodies.As a final note perhaps a comment on the T.U.C’s.work among unions in the Colonial territories is fitting.After a review of the many different types of aid that the T.U.C.now provides, comes this remark : “There is overwhelming evidence to justify the policy of building from ground level and of helping the unions to help themselves towards self-reliance.To the impatient observer this policy may sometimes appear over-cautious and slow but the aim is to establish organization that will prove of permanent value to the workers of the Colonial territories.” The results of the past 20 years confirm the T.U.C.in this view.The health of the eyes is directly related to the general health.Infections and diseases of the body may seriously affect the eyes — even infected teeth or sinus may cause eye damage.The general medical checkup should include a thorough eye examination.Eating fruit and vegetables every day, both raw and cooked, will supply the body with needed vitamins and minerals, providing cooking is not done in too much water for too long a time.Main Gains for Local 5206 Reduction of the work week from 48 to 44 with maintenance of monthly rate P LUS a wage increase of 4 '/Ik.— One additional statutory holiday (now 7).— Improvements in many clauses of the agreement which, we feel, makes it now a very good working agreement.It is to be noted that reduction in the work week with maintenance of full take home pav PLUS a wage increase has been achieved in Seven Islands for the first time with the signing of this agreement.This principle is therefore now established and no doubt the door is now opened for future negotiations, in this respect.Furthermore, this contract expires October 11, 1957, and we feel sure that the 40 hour work week is there for us at that time.Before taking up strenuous sports it is a good idea to consult the doctor to ensure that such activities as tennis or swimming will not be harmful, especially if the person is middle aged.CANADA’S FINEST .CIGARETTE, v PAGE 10 JUIN- JUILLET 1957 — MONTREAL — JUNE-JULY, 1957 THE LABOR WORLD LA ; RAND.(Suite Je la (aye 7) Le principe sacré et codifié du contrat a toujours été le libre consentement de toutes les parties contractantes.D’où la critique que cette loi n’a rien apporté si ce n'est cette obligation.D’autre part, la loi rend possible, et même obligatoire, d’impliquer les tierces parties, à savoir les non-membres du syndicat et les employés éventuels.D’un coup, le législateur a sorti des cadres du code civil, le procédé de la négociation collective et la convention collective elle-même, pour créer une nouvelle ambiance de relations industrielles.Malgré le fait que par la loi ties Relations Ouvrières le contrat lie tous les employés au syndicat, il y en a encore qui prétendent qu’un employé est libre de toute obligation envers un contrat auquel il n’a pas adhéré librement.Cette école persistante de pensée se base en grande partie sur l’article 22 de la loi cpti se lit comme suit : “Nul ne doit user d’intimidation ou de menaces pour amener quiconque à devenir membre, à s’abstenir de devenir membre ou à cesser d’être membre d’une association.” Y a-t-il intimidation ?Recherches sur l’automatisation Par le docteur EUGENE FORSEY Quant à moi, et je ne suis pas seul à le dire, un employé n'est pas intimidé quand on lui refuse le droit de braver la volonté de la majorité d’une unité de négociation dûment certifiée et reconnue par les autorités compétentes gouvernementales.Cette personne a le libre choix de demeurer dans cette unité de négociation, d'en supporter les obligations qui découlent du droit aux bénéfices, ou quitter et se chercher un emploi ailleurs.Lui fait important, c'est entendu, est que l’unité de négociation soit légitimement fondée et que sa majorité en soit bien vérifiée.Il est ausi important qu’à des périodes de temps prévues, tel qu’entre le soixantième et le trentième jour précédant la date d’expiration du contrat, chacun îles employés aura le droit de mettre en question la majorité du syndicat.Il est vrai que quelques jugements récents se sont portés à faux sur ce qui est dit plus haut.Toutefois, c’était habituellement à cause de circonstances particulières.Ces jugements n’établissaient pas de principes généraux de jurisprudence.Avec tout le respect que je leur dois, j’ajoute que les juges peuvent quelquefois se tromper.Roscoe Pound a déjà dit: “Le précédent ne peut jamais justifier l’absurdité.” Je crois que les jugements rendus récemment par lesquels la sécurité syndicale est niée, ces jugements, dis-je, seront renversés par les tribunaux supérieurs.Sinon, il serait raisonablc d’attendre des amendements à la législation.On a fait plus, dans un jugement rendu le 7 septembre 1956, par le juge Fernand Choquette de la Cour supérieure du Québec, dans un différend opposant Le Syndicat Catholique des Employés de Magasins de Québec Inc.vs La Compagnie Paquet Limitée.Dans cette cause, on est allé a la Cour d’appel où elle est encore “sub indicé”.Cependant, après avoir lu les notes du juge, j’en viens à la conclusion que c’est un cas particulier entouré de circonstances uniques.C'est donc un jugement plus basé sur les faits ou une mixture tics faits et de la loi, que basé sur l’essence de la sécurité syndicale et la loi.En fait, la loi actuelle permet à des employés syndiqués de dire à leur employeur qu’ils sont prêts à collaborer avec lui, individuellement et collectivement en autant qu'ils n’auront pas à travailler avec des non-syndiqués.Le point est de savoir quelle sanction est prévue dans un contrat, quand l’employeur vient en contravention avec une telle clause.Il est douteux que notre loi permette une sanction quelconque contre un employé non syndiqué qui a été embauché malgré les stipulations de la convention collective.Je crois, toutefois, et ce n’est pas trop m'avancer que de dire que des procédures pourraient être entreprises contre un tel employeur pour lui faire payer l'amende ou une compensation quelconque pour chaque jour où il a enfreint une clause de sécurité syndicale en gardant à son emploi un travailleur non syndiqué.11 n’y a pas si longtemps, dans les métiers de la construction de la ville de Montréal, le syndicat a refusé de permettre à ses membres de travailler à un gros projet, à moins d’inscrire au contrat la clause d’atelier d’union.Par une injonction, l’employeur a traîné l’affaire en cour.Le"juge, entendant les arguments, a souligné qu’il était très joli pour la compagnie concernée de parler de la liberté pour un travailleur d'adhérer ou non a un syndicat.“Mais, a-t-il ajouté, “les membres du syndicat n'ont-ils pas la même liberté de refuser de travailler avec des non-syndiqués t" La compagnie a retiré la cause de la cour et a signé la clause d’atelier d’union.Comme conclusion, nous pouvons dire que les lois ne défendent pas aux travailleurs de se réunir pour se gagner un standard de vie sans cesse croissant.Elle ne défend pas, non i>1 us, la compétition de l’employeur avec une union reconnue.Permettez-moi d’élaborer un peu.J’ai connu des directeurs du personnel qui tiennent un relevé du nombre des nouveaux employés qu’on a dissuadés d’entrer dans l’union.Au même instant, et à la même place, les chefs de groupe sont probablement en train de soulever des griefs pour montrer au nouvel employé l'importance qu’il i y a pour lui de joindre les rangs du syndicat.A 1’assemblée de janvier du Conseil Exécutif du Congrès du Travail du Canada, le service des Recherches fut appelé à faire une enquête des effets de l’automatisation sur les membres des syndicats affiliés.Un questionnaire fut envoyé à tous les membres du Conseil, au bureau national de deux unions nationales et aux bureaux canadiens de 47 unions internationales.Jusqu’au 15 avril, les réponses d’une union nationale et de 28 unions internationales avaient été reçues.La Canadian Postal Employees Association annonçait qu’il n’y avait pas eu d’employés congédiés depuis l'installation de machines automatiques, il y a deux ans.De nouvelles situations pour hommes expérimentés avaient été créées et tous les travailleurs changés de fonction étaient encore au travail.L’automatisation ne vient que de débuter dans les bureaux de postes sous la forme de machines électriques.Un des rapports les plus intéressants a été envoyé par The Order of Railroad Telegraphers.Très peu de leurs gardiens de tour furent congédiés.Aucun travailleur ne fut embauché pour quelque nouveau métier et les fonds ne sont pas suffisants pour continuer à employer des personnes dont le travail serait devenu inutile.La télégraphie devenant un art ancien, un nouvel emploi est celui de contrôler les tableaux de circulation, mais même cette nouvelle tâche s’apprend facilement.Depuis quelques années les chemins tie fer ont installé des signaux électriques automatiques, qui confèrent la même protection sans avoir recours à des employés.Il n’y eut pas de chômage, car presque tous les employés préposés à ces sortes d’emploi avaient atteint l’âge de leur pension.Nous avons là un nid à chicane d’où nous pouvons tirer tous les éléments nécessaires pour faire une grève.Dans un de ces cas, lorsque la gérance a jugé bon de collaborer avec le syndicat par une clause d’atelier d’union, le directeur du personnel a été remercié.Il est à noter que les chefs de groupes ont été défaits lors d’élections subséquentes.Conclusion Le travail organisé est une nouvelle force dynamique de notre société.C’est un phénomène qui demeurera tant et aussi longtemps qu’il y aura des employeurs et des employés.Quelquefois ils ont des intérêts divergents.Il appartient à la législation de donner à chacun ce qui lui revient, mais toujours en reconnaissant l’existence et la dignité de la direction et du travailleur.Le syndicalisme doit être fort, aussi fort que peut le rendre la clause d’atelier d’union.S’il abuse de ses forces, il le paiera cher, car il aura contre lui et l’opinion publique et même une législation restrictive.Mais nous savons que pas plus que les peuples qui sont en sécurité, les syndicats qui sont protégés ne sont portés à abuser de leur force.De tels syndicats montrent toujours plus de responsabilité non seulement pour leurs membres, mais aussi envers les employeurs, le public et la communauté en général.( Extrait de la “Revue du Barreau de la Province de Québec,” Tome 17, no 5, Montréal, Mai 1957.Page 226).Le point de vue juridique de cet article a été jugé sufisamment intéressant pour être publié dans la “Revue du Barreau de la province de Québec”.HOMMAGES DE AYERS LIMITED LACHUTE MILLS, P.Q.Une autre forme d’automatisation concernant les télégraphistes fut l’usage de machines à téléimprimer qui ont supprimé le morse.Malgré tout on manque de télégraphistes.Le contrôle centralisé de la circulation est une autre forme d’automatisation qui élimine l’ordre des trains.Les deux dernières installations par le Canadien National supprimèrent 38 situations, mais les télégraphistes furent quand même assimilés sans aucune perte de temps.On s’attend cependant à un surcroît de télégraphistes et par conséquent à des renvois.Les Chemical Workers n’ont rapporté que quelques renvois, dont pour ainsi dire aucun causé par l’automatisation.L’industrie se développe, et peut absorber tous les travailleurs déplacés.L’Union Internationale des Typographes déclare que très peu de travailleurs ont été renvoyés par suite de l’automatisation, et qu’il y a de nouvelles situations pour les femmes.Le réentraînement est compris dans les contrats de l'union et la plupart de ses plus grands locaux maintiennent leurs centres d’entraînement.Un des rapports les plus complets fut fourni par les Communication Workers.Malgré l’équipement automatique installé dans l’indnstie du téléphone, il y a eu augmentation dans l'embauchage, le Bell Telephone ayant employé 3,600 travailleurs de plus l'année dernière.Dans de plus petites compagnies, le signalement automatique eut pour résultat le renvoi d’opérateurs locaux.La mécanique et la technique augmentant dans l’industrie, les sept compagnies majeures ont intégré un système d'entraînement pour leur personnel.En général, les chances de travail sont augmentées dans l’industrie en dépit du programme de mécanisation, mais l’union se sentit justifiée de déclarer qu’à moins d’une augmentation considérable de la demande, l’embauchage aurait tendance à diminuer.Plusieurs unions non affectées Une grande majorité des unions ré " à l’enquête du service des Recherches, mais ne retournèrent pas le questionnaire mais rapportèrent cependant qu'elles n’avaient pas été affectées par l’automatisation.Les Salaisons, par exemple, déclarèrent que la plupart des changements se sont effectués dans le domaine de l’empaquetage, et dans plusieurs cas, le nombre de travailleurs a dû être augmenté.Dans l’acier, d’après les Métallurgistes, pendant qu’on organisait des programmes d’expansion et de modernisation, le nombre des travailleurs a été là aussi augmenté.Les Building Service Employees' ont été touchés par l’introduction de nouveaux ascenseurs automatiques, mais on ne fournit aucune information sur le nombre de travailleurs congédiés par cet état de choses.Les Oil Workers déclarent que l’huile et la chimie industrielle sont familières avec l’automatisation, depuis plusieurs années, mais la rapide expansion a créé des demandes pour un personnel expérimenté, et les employés devenus incapables de remplir ces fonctions ont obtenu de l’emploi (Suite à la (age 11) 5824 01 LE MONDE OUVRIER JUIN-JUILLET 1957 — MONTREAL — JUNE-JULY, 1957 PAGE 11 L’Union de la pulpe el du papier victorieuse à La Tuque La Fraternité Internationale
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