Le monde ouvrier = The labor world, 1 août 1956, Août
Autorité comma onroi poataJ cio 2a ci**io, Muvittera da« Potiat, Ottawa Authorized at second clatt mail, Pott Offica Department, Ottawa.1c Monde (Ouvrier Le doyen des journaux ouvriers canadiens Z?MIT \>M Jhcidbor Ulorltl The Dean of Canadian Labor Papers n o S M tlj 0 ,vj M.P (-< o' e* O h-J 1 M.m o P « C+ M S' ro s- ,o ¦S' CD p ‘ 3-” f 3 I 'DOS S' H.41e Année — No 8 AOUT 1956 — MONTREAL — AUGUST, 1956 41st Year — No.8 NOS POMPIERS REALISENT UN CONGRES INTERNATIONAL FORMIDABLE & WM.TONWHIM '• .i -• Ÿv,i»N SyT' 4,'V \ *Siti .Objectif des pompiers : $7,000.00 par année et 40 heures par semaine — Support total au projet de "Loi des Départements d'incendie" — Messe à l'Oratoire — 170 sapeurs morts dans l'exercice de leurs fonctions depuis août 1954 — Formation d'un Comité International de Relations Publiques — Plus de quatre-vingts résolutions adoptées.De l'avis unanime des officiers internationaux, des délègues et des invités qui ont participé au 23ème Congrès Biennal de l’Association Internationale des Pompiers (F.A.T.-C.I.O.) tenu a Montréal dans la semaine du 13 au 18 août, ces assises ont été les plus colossales, les plus spectaculaires et les plus mémorables depuis la fondation de ce corps ouvrier, en 1918.Encore une fois, Montréal s’est révélée une ville de convention par excellence, puisque -MO délégués officiels se sont enregistrés à ce 23cme Congrès, en comparaison avec les 380 délégués qu’avait attiré la ville de Miami, en 1954.Si l'on tient compte des épouses, des invités et des observateurs qui ont tenu à être présents, on peut dire “la convention canadienne”, en se gagnant le support spontané des locaux d’union de pompiers de tout le pays, des différents gouvernements et de plusieurs unions industrielles.On sait que de telles agapes n’avaient pas eu lieu au Can; ida depuis 1930.L’ouverture de la convention gagne le coeur de tous les délégués La cérémonie d’ouverture de ce Congrès restera longtemps gravée dans la mémoire des délégués et des invités qui remplissaient la Salle Champlain du Ml-Royal à pleine capacité.Nos pompiers v avaient installé une décoration des plus appropriées, tandis que leur Philharmonique blés de rendre des services de plus en plus efficaces à la communauté qu’ils servent loyalement”.Le confrère Plante présenta ensuite les orateurs suivants : le conseiller municipal Lucien Tremblay, député provincial de Maisonneuve et président de la Corporation des Electriciens, qui représentait Son Honneur la Maire Drapeau,; M.Do- qUi 9 - I”' ès de 1.000 personnes, soit [et leur Chorale étaient postées de 0 de plus que nos sapeurs n’en attendaient, ont répondu à leur invitation.Au cours des deux dernières années, les pompiers de Montréal, Verdun, Outremont, Lachi-ne et Westmount, sous la direction du président du local 9S5, le confrère André Plante, avaient préparé un programme tie divertissements splendide qui a prouvé aux visiteurs venus de tous les coins de l’Amérique que Montréal et sou Service d’incendie pouvaient se comparer avantageusement à n’importe quel grand centre de notre hémisphère.Vous aurez une idée de l’ampleur de ce programme en jetant un coup d’oeil sur les pages centrales de ce numéro.Il est tout à l’honneur des pompiers locaux de noter qu'ils ont su faire dé ce congrès chaque côté de l’estrade centrale.Après que la fanfare eut joué le< hymnes nationaux eL que le Père P.D.Morin, S.J., aumônier des pompiers de Montrerai eut procédé à l'invocation, le président André Plante souhaita la bienvenue aux délégués.“Pour la grande majorité îles membres de notre Département d'incendie,” mentionna-t-il, “la langue anglaise est une langue seconde, mais nous voudrions que vous sachiez que même si nous ne parlons pas la même langue que la presque totalité de nos confrères du continent Nord-Américain, nous ressentons les mêmes sentiments, nous avons la même foi dans la solidarité et la fraternité humaines et nous avons le même désir ardent de faire des pompiers un groupe d’hommes capa- nat Quimper, sous-ministre-adjoint au Ministère provincial du Travail et délégué par l’hon.Ant.Barrette; l’honorable Milton E.du lâème district de l’A.I.P.; le Directeur Raymond-E.Paré, du Service des Incentdies de Montréal; M.C.E.Thompson, commissaire des Incendies du Dominion, qui tous prononcèrent d’excellents discours de bienvenue.En réponse à tous les voeux exprimés par ces personnalités, le président général John P.Red-Imond de l’A.l.P., et Mme Gregg, Ministre fédéral du 1 ra- | lowanl, présidente des Dames va.il ; le confrère Louis Laberge, président du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal ; le confrère D.-A.Variasse, président de la Fédération des Pompiers du Québec et vice-président Auxiliaires attachées à l’A.l.P., surent trouver les mots qui convenaient.Empêchés à la dernière minute de participer à l'ouver- (Suite à la paye 4) Les représentants de toutes les autorités civiles et des corps ouvriers ont bien voulu rehausser de leur présence I ouverture du grand congrès biennal des pompiers.On voit ici autour du président André Plante, de gauche à droite, les confrères Richardson et Redmond, respectivement secrétaire-trésorier et président de l’Association Internationale des Pompiers, M.Raymond-E.Paré, Directeur du Département des Incendies de Montréal, l'honorable Milton Gregg, V.C., ministre fédéral du Travail, le Père P.-D.Morin, SJ., M.D.-A.Vanasse, vice-président du 15ème district de l'A.l.P., le confrère Louis Laberge, président du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal, M.Lucien Tremblay, conseiller municipal et représentant le Maire Drapeau, M.Donat Quimper, sous-ministre adjoint au Ministère Provincial du Travail et représentant l'honorable A.Barrette, M.C.E.Thompson, Commissaire des Incendies du Dominion.I.e confrère Roger Provost, président de la Fédération du Travail du Québec, et M.F.X.Ahem, Commissaire provincial des Incendies, ne pouvant être présents, firent parvenir des télégrammes exprimant leurs voeux de succès aux congressistes.LA 19e CONFERENCE ANNUELLE DE LA FEDERATION SERA LES 12 ET 13 TENUE A QUEBEC Les unions affiliées à la Fédération du Travail du Québec ont reçu la convocation officielle à la 19e conférence annuelle qui sera tenue cette année dans la ville de Québec, les 12 et 13 octobre prochain.Les séances de délibérations seront tenues en la Salle Paroissiale Notre-Dame de la Paix à Québec, commençant à 10 heures du matin, vendredi, le 12 octobre, pour se continuer le samedi 13 octobre 1956.Un banquet sera tenu le samedi soir au Château Frontenac.Etant donné que cette conférence qui sera la dernière avant la conférence de fusion et qui ne durera que deux jours, nos organisations affiliées sont invitées à nous faire parvenir autant que possible que des résolutions se rapportant strictement à la législation provinciale. PAGE 2 AOUT 1956 — MONTREAL — AUGUST, 1956 THE LABOR WORLD Publié dans le but de promouvoir les réformes législatives nécessaires à la protection de la classe ouvrière du Québec, et à l'amélioration de son sort.Oigano officiel de la le lllonde^pJîieûbor Ouvrier FEDERATION DU TRAVAIL DU QUEBEC Comité exécutif Roger PROVOST, président ; Armand MARION, secrétaire-trésorier ; Edouard LAROSE, R.M.BENNETT.J.S.LAMBERT.J.-B.HURENS.René FOURNIER, Marcel CHARBONNEAU, Pat O'FARRELL, Georges METIVIER, vice-présidents.Fondateur, Gustave Francq ; Directeur, Roger Provost : Rédactrice.Hélène Antonuk.Adressez toutes communications à : 1476 ouest, rue Sherbrooke — Téléphone : WEllington 7279 Imprimé par Mercantile Printing, Limited, 11 ouest, rue St Paul, Montréal 1, Que.1 MESSAGE DE ROGER PROVOST Président Fédération du Travail du Québec Il y a soixante-quatorze ans, un membre rie l’Union des Charpentiers se levait au Conseil des Métiers et du Travail de New-York et faisait la proposition suivante : “Confrère Président, je propose que le 5 septembre prochain soit observé comme la journée des travailleurs.” La proposition dûment secondée fut mise aux voix et adoptée par les délégués.Deux ans plus tard, la Fédération Américaine du Travail, présidée par Samuel Gompers, déclarait officiellement le premier lundi de septembre la journée où chaque année serait célébrée la Fête du Travail.En 1884, année de la proclamation par la F.A.T.de la Fête du Travail, il y avait à peine un quart de million d’ouvriers syndiqués.Déjà cependant, la marche des travailleurs était commencée.Depuis, chaque année, le premier lundi de septembre, tous les citoyens de l’Amérique du Nord célèbrent la fête des millions de bras qui ont créé les richesses dont jouissent les démocraties nord-anéricaines.Depuis, la marche des travailleurs vers l’émancipation économique et sociale se continue.Si, parfois, elle a été ralentie par les efforts conjugués de ceux qui veulent étouffer les légitimes aspirations des masses, elle n’en poursuit pas moins sa poussée ascendante vers la suppression de la misère et le bannissement de l’insécurité.Dans la province de Québec, la marche devra continuer en accentuant sur trois fronts à la fois.Le front économique, d’abord, afin que notre standard de vie cesse en plusieurs secteurs d’être inférieur à ceux des autres provinces.Sur le front politique, afin que nous puissions obtenir une législation qui accorde pleinement le droit d’association, le droit à la négociation sans entrave, ni mesures dilatoires et le droit à l’exercice de notre force économique à l’abri des injonctions abusives et des matraques policières.Sur le plan social, afin que nous puissions jouir d’un plan général d’assurance santé et d’un plan d’habitation vraiment accessible aux ouvriers.La tâche qui incombe au travail organisé est donc énorme et nous devons y faire face et la mener à bien.Les membres de nos organisations supporteront et assisteront nos officiers qu’en autant qu’une éducation poussée leur fera réaliser l’importance de l’action collective sur les trois plans à la fois : économique, social et politique.Jusqu’ici en politique, nous nous sommes abstenus jusqu’à un certain point de toute action directe ou partisane.Il nous faudra à l’avenir amplifier, reviser nos programmes d’éducation politique, devant la cruelle réalisation que les défaites syndicales ont la plupart du temps pour cause principale la montée au pouvoir de groupements politiques pour qui l’association et la revendication syndicales sont un mal qu’il faut subir en le matant le plus possible et en n’accordant aux groupements ouvriers que ce qu’il est impossible de refuser plus longtemps.Les ouvriers devront dorénavant prendre une conscience plus grande de leur force politique.Par l’éducation nous devons nous préparer à jouer un rôle prépondérant dans le renouveau de la justice et de l’honnêteté politique, seule garantie d’une amélioration substantielle de la vie économique et sociale des travailleurs.A cette tâche, les officiers et les membres des unions ouvrières devront se dévouer avec la même ardeur et le même amour de leurs semblables qui animaient ceux qui en 1884 proclamaient le premier lundi de septembre la Fête du Travail.CELEBRATION DU 20e ANNIVERSAIRE DU LOCAL 233 DE TEMISCAMINCUE Les officiers et les membres du local 2.13, de la Fraternité Internationale tics Ouvriers de la Pulpe, du Sulfite et des Moulins à Papier de Témiscamingue, ont célébré dernièrement le 20c anniversaire de la fondation de leur union locale par des fêtes de deux jours.Plusieurs événements prirent place, y compris deux assemblées sociales des membres, un banquet et autres fonctions sociales rehaussés par la présence de John P.Burke, président international; \V.11.Purnell, 1er vice-président; L.II.Lorrain, dixième vice-président ; Armand Harnois, représentant international; Marcel K.Francq, directeur de recherches et d’éducation.Les membres du local 233 sont employés du moulin de “dissolving pulp" de Canadian International Paj>er Company à Témiscamingue, Québec.Ils ont raison d’être fiers des accomplissements de leur Union.Pendant ces vingt dernières années, elle a plus que quintuplé la moyenne des salaires et obtenu des heures de travail plus courtes, des vacances et congés payés et des conditions de travail améliorées.Le président Burke rendit hommage aux fondateurs du local qui, en 1936, ont risqué leurs positions l>our former l’union locale 233.Portant la parole à un banquet où se trouvaient réunis Augmentation de salaires de 30 à 70 cents Pheure à Thurso Le Conseil des métiers de la construction vient de conclure une entente collective de travail prévoyant des augmentations de salaire de 30 à 70 cents l’heure à Thurso, Que.11 s’agit ici d’un gigantesque projet de construction à la Thurso Pulp and Paper Company, un projet de quelque quatorze millions de dollars.Tous les métiers de la construction sans exception sont partie) à cette convention qui accorde en plus des augmentations de salaires de magnifiques conditions de travail.Actuellement ce projet procure du travail à plus de cent ouvriers et l’on s’attend à ce que très prochainement plus de 500 travailleurs soient embauchés.Hausse de salaire dans l’industrie chimique au Cap L'Union internationale our avoir plus de pouvoir, ceci a pour effet final d'éliminer graduellement les membres de tout rang de particq»er activement aux affaires de l'union.Les membres du local 233 sont propriétaires d’une salle d’union très grande et bien aménagée.Afin de construire leur salle sans faire de dettes, les membres du Local 233 consentirent à une contribution mensuelle de cinq dollars.Les membres du Local 233 sont des unionistes militants qui travaillent ensemble pour le bien-être commun, ce qui explique probablement la jiosition stable de cette union locale et les conditions excellentes dont ils jouissent dans une atmosphère de relations cordiales avec la gérance.Félicitations aux officiers et aux membres du Local 233.PREVOYANCE Metlez-vous en état de profiter des occasions et de parer à l’imprévu.Celui qui n’a pas d’économies, ne peut "saisir sa chance".La maladie, un accident, le chômage sont des événements tragiques pour celui qui vit au jour le jour.Epargnez une partie de votre salaire.Ouvrez aujourd'hui un compte d'épargne à la Banque Canadienne Nationale Actif, plus de 3600,000,000 578 bureaux au Canada Le climat des relations industrielles est excellent dans Québec Le climat des relations industrielles dans Québec est à la vérité excellent.Certes il y a quelques rares grèves tapageuses, qui, évidemment, attirent bien davantage l'attention que la signature paisible de milliers de contrats de travail pendant Tannée.Mais il ne faut pas oublier, toutefois, que, dans Québec, la grève est l'exception, et le contrat, la règle.Les chiffres pour 1955 justifient mon affirmation sur ce point.En 1955, on a compté, dans le Québec, 770 conciliations et 193 arbitrages.1,425 contrats de travail étaient en vigueur pendant 1955, régissant 218,415 travailleurs.D'autre part, 99 décrets de travail, gouvernant 215,885 travaileurs, étaient en force durant 1955.En d'autres termes, 438,300 travailleurs étaient gouvernés ou régis par 1,524 contrats et décrets de travail 'en 1955.Or, en 1955, on a relevé, dans le Québec, seulement 16 grèves, affectant 8,378 travailleurs.On admettra aisément que 16 grèves sur 1,524 contrats et décrets de travail, et 8,378 grévistes sur 438,300 travailleurs, constituent à la vérité, dans chaque cas, un minime pourcentage du total.Pour conclure, j'ai parfaitement raison d'affirmer que le climat industriel dans Québec est excellent.ANTONIO BARRETTE, Ministre du Travail.MINISTERE DU TRAVAIL, PROVINCE DE QUEBEC. LE MONDE OUVRIER AOUT 1956 — MONTREAL AUGUST, 1956 PAGE 3 Dans la métropole
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