Le monde ouvrier = The labor world, 1 juin 1954, Juin
1 Autorité comme envoi postal de la deuxième datte.Ministère des Postes, Ottawa" ic monde ©uvricr Le doyen des journaux ouvriers canadiens oOMW/x) ÏÏic iibor lüorld K M tlj H* CT' C*- O K- CD\ (D O 11) • et- h-» JT CO (D' ro "fr CD P - "i, CD The Dean of Canadian Labor Papers 39e Année — No 6 JUIN 1954 — MONTREAL — JUNE, 1954 39th Year — No.G Le 17e Congrès demande la liberté et la sécurité pour les ouvriers Ci»—"1Sÿ “ ' • • - mm *5 • mm Réformes dans le système d’éducation Devant la Commission Tremblay la Fédération reconnaît que la province en établissant une taxe directe a exercé un droit qu'elle possède.Les Bills 19 et 20 dénoncés — Education politique non partisane Le chômage et l'immigration — L'exécutif reçoit l'entière approbation des délégués sur ses activités.La nouvelle taxe provinciale pour subvenir à l'éducation ne devrait pas être imposée aux individus, mais aux corporations, aux opérations forestières et minières.Telle est l'opinion émise pad la Fédération qui présentait son mémoire, le 23 juin courant, à la Commission Royale d'Enquête sur les problèmes constitutionnels.Le mémoire de 17 pages fut présenté au nom des 150,000 membres de la Fédération du Travail du Québec par son président, Roger Provost.Au point de vue national, le mémoire re-comande l'établissement d'un salaire minimum et d'une semaine de travail uniformes à travers tout le Canada, de même qu'un régime national d'assurance-santé.Au point de vue provincial, on demande instamment des réformes dans le système d'éducation pour permettre à un plus grand nombre de jeunes gens et de jeunes filles de compléter leur éducation secondaire et que l'enseignement soit plus pratique.Le mémoire suggère également une conférence fédérale-pro-vinciale-municipale pour aider la Ville de Montréal à trouver les argents nécessaires pour transformer son système de transport en commun.Tout en reconnaissant le droit à la province de Québec d'établir une taxation directe pour l'éducation, la Fédération a demandé aux gouvernements fédéral et provincial d'en venir à une entente "avant que l'ouvrier du Québec ne soit appelé à payer un impôt augmenté de 15% tandis que son salaire est inférieur à celui de l'ouvrier de la province d'Ontario".Il est dit de plus que les opérations forestières et minières font des affaires d'or dans cette province et seraient bien plus en mesure de défrayer le coût du développement culturel que ne le sont les ouvriers.Sur la question des relations fédérales-provinciales, le mémoire s'est dit opposé à toutes règles rigides et recommande plus de flexibilité."Il nous faut rejeter immédiatement la conception jacobine de l'Etat, omnipotent et omniprésent.La présence de l'Etat ne doit se faire sentir ou s'imposer que lorsque l'individu est incapable d'obtenir ce à quoi il a droit en justice naturelle et en justice tout court, d'ajouter le mémoire."L'accroissement de la richesse qui a marqué notre siècle n'a pas amélioré suffisamment la condition générale des classes pauvres, n'a pas banni l'insécurité.Il est difficile aujourd'hui de prétendre que la liberté absolue de commerce puisse assurer par elle-même une répartition suffisante de la richesse.Aussi est-ce une réaction toute naturelle qui pousse l'ouvrier à se tourner vers les gouvernements pour obtenir ce que les autres n'ont pu lui donner".Le mémoire précise de plus que l'autonomie provinciale devrait être maintenue sur le niveau culturel et favorise une plus grande cohésion entre les différentes législations ouvrières et l'assurance-santé à travers le pays.Une série de divergences dans les différentes législations ouvrières provinciales fut soulignée.Elles comprenaient une grande variation dans le nombre de fêtes chômées payées et du salaire minimum d'une province à l'autre.La semaine normale de travail varie également entre 44 heures dans certaines provinces jusqu'à 55 heures dans le Québec ; il en est de même de l'âge de la fié-quentation scolaire obligatoire qui est fixée à 16 ans dans quatre provinces et à 14 ans dans le Québec.Tl en découle donc que dans le Québec l'ouvrier commence trop souvent à travailler avant d'avoir acquis le minimum de connaissances nécessaires pour devenir un ouvrier spécialisé, de dire le mémoire qui suggère l'établissement d'un Conseil Supérieur du Travail formé de représentants de toutes les provinces, siégeant en permanen- Les quelque 525 délégués qui assistainet à la 17e conférence annuelle de la Fédération du Travail du Québec à Granby, les 11, 12 et 13 juin 1954, ont accompli un travail formidable dans le peu de temps à leur disposition.La conférence, qui avait lieu dans le sous-sol de l'église Ste-Famille, avait à étudier 123 résolutions en plus d'une résolution spéciale concernant la canalisation du St-Laurent et une demande de participation à l’action politique conjointe de la part de la Fédération des Unions industrielles (CCT).Séance d'ouverture Le confrère René Fournier, président du Conseil des Métiers et du Travail de Granby, a présidé la séance d'ouverture et présenté les invités d'hon-;ur.Son Honneur le Maire Horace Boivin de Granby a, au nom de la ville de Granby, souhaité la bienvenue aux délégués et leur a souhaité de fructueuses délibérations.Plus tard dans la journée, la ville a offert une réception officielle à l'hôtel de ville où la clef symbolique des portes de la ville a été remise au président Roger Provost.M.l’abbé L.-P.Nadeau, curé de la paroisse Ste-Famille, qui avait gracieusement consenti à metre à la disposition de la Fédération la salle paroissiale pour toute la durée de la conférence, a accepté d'ouvrir officiellement le congrès par une prière dans le but, a-t-il dit, d'attirer les bénédictions divines sur les délibérations des délégués.Roger Provost Un blâme sévère à l'endroit des autorités gouvernementales du pays et de la province de Québec a marqué l'ouverture de la conférence.(Suite à la page 2) Dans le discours qu'il a prononcé à la séanced inaugurale, le président Roger Provost a vertement critiqué les gouvernements d'Ottawa et de Québec pour les difficultés innom- brables et toujours grandissantes qui accablent présentement la classe ouvrière.Il y a quelques années à peine, la destruction du nazisme s imposait.A cette fin, les gouvernants de notre pays oui trouvé des milliards dans nos propres goussets et nous ont (Suite à la page 3) Que l'on donne aux travailleurs la liberté et la sécurité auxquelles ils ont droit".Le confrere Roger Provost a pris à parti les gouvernements qui se contentent de faire des déclarations marquées de l'optimisme le plus exagere, ce qui ne donne pas du travail ni du pain à l ouvrier.r PAGE 2 JUIN 1954 — MONTREAL — JUNE, 1954 THE LABOR WORLD En marge de la 17e conférence de la Fédération 'Nouvel exécutif de la Fédération' Action politique Il ne devrait pas y avoir de fausse interprétation de la décision prise par la dernière conférence annuelle de la Fédération du Travail du Québec en réponse à l'invitation faite par la Fédération des unions industrielles du Québec (CCT-COI) de participer à une action politique conjointe avec les autres centrales syndicales.Le président Roger Provost a exprimé l'opinion de la majorité des délégués quand dans son discours d'ouverture à la conférence il déclarait que " .l'heure de la lutte partisane n'a pas encore sonné et la Fédération du Travail du Québec n'entend pas s'engager dans une lutte partisane.Mais maintenant, plus que jamais, une éducation politique non partisane s'impose et nous ne tenterons pas de nous soustraire à cet impérieux devoir." Le président Percy Bengough a réitéré cette opinion lorsqu'il a exhorté les délégués " .à ne pas attacher leur groupe à la queue de quelque cerf-volant politique." Ces deux déclarations furent chaleureusement applaudies par les délégués et l'invitation de la FUIQ fut mise aux archives.Il ne faut pas croire toutefois que les membres des unions FAT-CMTC vont s'abstenir d'aider leurs amis et de combattre leurs ennemis.Et le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial peuvent fort bien se trouver dans cette deuxième catégorie si, d'une part, rien n'est fait pour alléger la situation du chômage et remplir les promesses faites d'adopter une assurance-santé obligatoire et, d'autre part, si le droit d'association et le droit de marchandage de bonne foi ne sont pas garantis par des amendements à la Loi des relations ouvrières du Québec.Action conjointe avec les autres centrales syndicales Sur la question d'une action conjointe la conférence a en sorte libéré les membres de l'exécutif en ce sens qu'ils ont l'entière autorisation de décider de participer à une action conjointe avec les autres centrales syndicales, mais seulement dans le cas où les intérêts propres du mouvement ouvrier sont en jeu.La plupart des délégués sont loin de favoriser une action conjointe avec les Syndicats Catholiques qu'ils considèrent comme n'étant pas des organisations ouvrières de bonne foi.Ils ne peuvent oublier que c'est la CTCC qui est responsable de la division qui existe dans les rangs des travailleurs organisés dans la province de Québec et que cette organisation "double" est directement responsable des bas salaires de la plupart des ouvriers du Québec comparativement aux autres provinces industrielles où cette force divisionnaire ne fait pas le jeu des employeurs De toute façon, on peut dire que notre Fédération ne participera pas à ces coups de théâtre publicitaires que sont les marches et les démonstrations à demi cuisinées, particulièrement lorsqu'aucune consultation au préalable n'a été faite.En tant qu'organisation senior la plus représentative de cette province, nous nous réservons le droit de faire appel à un front uni lorsque nous serons d'avis que les intérêts spécifiques du mouvement ouvrier sont impliqués.Les autres organisations pourront alors, si elles le désirent, nous suivre."Le Monde Ouvrier" Les délégués ont manifesté leur détermination d'accorder leur entier appui à leur organe officiel en s'abonnant en grand nombre et en s'engageant à convaincre leurs unions locales respectives de stimuler l'abonnement de leurs membres.Le Conseil exécutif de la Fédération prendra tous les moyens nécessaires pour atteindre l'objectif de 40.000 abonnés avant la prochaine conférence annuelle, alors que "Le Monde Ouvrier" célébrera son quarantième anniversaire de publication.Nous espérons fortement que l'enthousiasme des délégués ne se refroidira pas avec le temps et que par un effort volontaire nous ferons du "Monde Ouvrier" le journal ouvrier le plus éminent au Canada.De gauche à droite : R.M.Bennett, vice-président pour la région de Montréal ; Roger Provost, président ; Armand Marion, secrétaire-trésorier.Debout à l'arrière : Marcel Charbonneau, vice-président pour le district Laurentien ; Edouard Larose, vice-président pour le district de Montréal ; Pat.O'Farrell, vice-président pour l'Ouest du Québec ; René Fournier, vice-président pour le district des Cantons de l'Est ; Georges Métivier, vice-président pour le district de la Vallée du Richelieu, et J.-B.Flurens, vice-président du district de Québec.Malheureusement le confrère J.-B.Arsenault, vice-président de la Vallée du St-Maurice, était absent lors de la prise de la photo.Réformes dans le système.(Suite de la fnyc I) ce, pour étudier et uniformiser dans la mesure du possible les différentes législations ouvrières provinciales ainsi que pour guider les représentants canadiens au Bureau International du Travail qui se réunissent tous les ans à Genève.La Fédération recommande également un régime d'assurance-santé national "émanant du gouvernement central.et dont l'administration en serait laissée aux provinces tout comme la Loi des allocations familiales".Le mémoire déplore le fait que malgré l'avancement de la science médicale, l'ouvrier n'a pas toujours les ressources financières nécessaires pour en profiter.La Fédération a depuis de nombreuses années réclamé que des sanctions plus sévères soient imposées aux employeurs qui font fi de la Loi des relations ouvrières de la province de Québec et qui congédient des ouvriers pour activités syndicales ; cette demande a été réitérée dans le mémoire."L'organisation syndicale a contribué, en relevant le salaire et la condition économique de l'ouvrier, à augmenter le pouvoir d'achat des masses laborieuses", d'ajouter le mémoire."L'Etat se doit de protéger le droit d'association des travailleurs et d'en garantir l'exercice libre et sans entraves".Tout en déclarant que l'éducation est et doit demeurer la prérogative exclusive de la province plusieurs suggestions de réforme furent faites."Nous recommandons que l'enseignement secondaire soit accessible à tout fils ou fille (d'ouvrier sans considération de } la situation financière des parents"."Créer des chefs de file avertis, renseignés est une garantie plus sûre de survivance I (de notre culture) que toutes les parades ou les démonstrations nationales".La Fédération a déploré le fait que de notre éducation secondaire sortaient bien souvent de "petits monstres livresques mal préparés à la lutte pour l'existence", et suggère que, sans sacrifier les humanités, nos élèves des cours classiques reçoivent une formation plus réaliste, qui les prépare mieux à jouer un rôle de premier plan dans notre société.La Fédération suggère également l'établissement de bibliothèques d'usine pour encourager l'ouvrier à s'intéresser davantage à la lecture."Si l'ouvrier ne va pas à la bibliothèque, dit le mémoire, nous suggérons d'amener la bibliothèque à l'ouvrier".NDLB.Nous publierons à partir du mois de juillet le texte intégral du mémoire présenté à la Commission Tremblay.Notre programme de réhabilitation produit des résultats merveilleux Notre programme de Réhabilitation pour les travailleurs handicapés fut adopté en 1947.Une vaste clinique, bien équipée et dirigée par des spécialistes, fut ouverte sur l'avenue Laurier à Montréal.Les travailleurs chez qui un handicap a résulté d'un accident du travail sont envoyés à la Clinique, où des traitements intensifs de physiothérapie sont destinés à supprimer ou réduire leur handicap, de manière qu'ils puissent retourner à leur ancien emploi, malgré leur handicap, ou accomplir un nouveau travail approprié à leur handicap.En d'autres termes, ces travailleurs sont à la fois réhabilités physiquement et professionnellement.Et, en conséquence, ils ne sont plus un passif mais bien un actif pour la communauté.En 1953, la Clinique a donné près de 250,000 traitements à plus de 1,900 travailleurs handicapés.En 1953, le Service de Réhabilitation, qui aide les patients de la Clinique à ravoir leur ancien emploi ou à obtenir de nouveaux emplois, a retourné à peu près le même nombre de travailleurs à d'anciens ou nouveaux emplois.Depuis son ouverture en 1947 jusqu'à aujourd'hui, la Clinique a donné au-delà de 1 million de traitements de physiothérapie.Inutile de dire que les travailleurs handicapés reçoivent, durant leur entier séjour à la Clinique, 70% de leur salaire régulier, sans compter la chambre, la pension et le transport.Naturellement, les traitements sont gratuits.ANTONIO BARRETTE, Ministre du Travail.MINISTERE DU TRAVAIL PROVINCE DE QUEBEC / LE MONDE OUVRIER JUIN 1954 — MONTREAL — JUNE, 1954 PAGE 3 Dans la métropole VfflSl , \—:— Montreal Claude Jodoin, président Echos du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal News Louis Laberge, secrétaire Claude Jodoin élu au conseil d’administration du BIT Les délégués à la 37e Conférence internatonale du travail ont procédé, le 13 juin, à l'élection des membres du conseil d’administration du BIT, organisme qui se réunit plusieurs fois chaque année et qui dirige les travaux de l’Organisation internationale du travail.Ce conseil, qui se compose de vingt membres gouvernementaux, dix représentants des emploveurs et dix représentants des travailleurs, est élu pour trois ans.CLAUDE JODOIN Les pays suivants ont été élus: Argentine, Australie, Birmanie, Colombie, Suba, Egypte, Norvège, Pays-Bas, Turquie, Uruguay.Ils s’ajoutent aux dix membres d’office qui sont: le Canada, la Chine, les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l’Inde, le Japon, la République fédérale d’Allemagne et l'L'RSS.Les dix membres titulaires représentant les employeurs sont : | MM.Luis Alcala Sucre (Venezuela), Ghulam Allaita (Pakistan), i lullmar Bergenstrom (Suède), Pietro Campanelia (Italie),) William Gemmill (Union Sud-Africaine), W illiam M.McGrath (Etats-Unis), Julio B.Pons (Uruguay), sir Richard Sned-den (Grande-Bretagne), N.II.Tata (Inde) et Pierre Waline ( France ).’ ; / Le Canada représenté par MM.Taylor et Jodoin Les dix représentants des travailleurs sont: MM.Aftab Ali (Pakistan), Robert Bothereau f France), Angel Cofino (Cuba), George P.Delaney (Etats-Unis), A.E.Monk (Australie), Eintar Nielsen (Danemark,) S.de Aze-vedo Pequeno (Brésil), Wili | Richter (République fédérale allemande), Alfred Roberts (Gran-lemande), Alfred Roberts (Grande-Bretagne) et K.P.Tripathi (Inde).Parmi les membres adjoints du conseil, on relève, pour le groupe [ gouvernemental, les pays suivants: Chili, Mexique, Portugal, Venezuela.Pour le groupe des employeurs, les noms de MM.Francisco Muro de Nadal (Argentine), Harry Taylor (Canada) et Fernando Yllanes-Rainos (Mexique).Enfin, pour le groupe des travailleurs: MM.Claude Jodoin (Canada) et Alfonso Sanchez Madariaga (Mexique).Raoul Trépanier, élu vice-président honoraire de la Fédération La 17e conférence annuelle de la Fédération du Travail du Québec a élu à l'unanimité le président fondateur de la Fédération, le confrère Raoul Trépanier, vice-président honoraire à vie de cet organisme.Le confrère Trépanier, actuel lement chef conciliateur pour le ministère fédéral du Travail, RAOUL TREPANIER est un militant de notre mouvement depuis de nombreuses années et en plus d'avoir été président de notre Fédération a occupé le poste de vice-président du Congrès des Métiers et du Travail du Canada et de président du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal.M any a man's ambition is to be able to afford to spend what lie’s already spending.Convention signée à la Ault & Wiborg Co.de Montréal Augmentation de 6 à 14 cents — Réduction de la semaine de travail.Lrnc convention collective de travail vient d’être signée entre la Ault & Wiborg Co.of Canada Limited et la Printing Specialties & Paper Products Union, Local 521 de Montréal.Cette convention prévoit entre autres la réduction de la semaine de travail de -12J j heures à 40 heures sans réduction de salaires et une augmentation de salaires de 6 à 14 cents de l’heure et la reclassification de nombreuses tâches.Les employés de cette compagnie jouissent également de 7/ congés statutaires payés dont le Premier de l’An, Fête de la Reine, St-Jean-Baptiste, Entier appui à Claude Jodoin Avant de clore ses délibérations la 17e conférence de la Fédération du Travail du Québec a unanimement adopté une résolution d'entier appui à la candidature du confrère Claude Jodoin pour le poste de président du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, poste que quittera le confrère Percy Bengough en août prochain.Toutes les unions affiliées à la Fédération ont été invitées à envoyer tous les délégués auxquels elles ont droit à la 69e convention annuelle du Congrès à Régina, en août, et à voter pour le confrère Jodoin.Fête du Canada, Vendredi Saint, Fête du Travail, Jour d’Actions de grâces, et Noël.Le surtemps s’établit à raison de temps et demi pour les premières trois heures de travail supplémentaire ; t e m p s double par la suite.Temps triple est payé à tout ouvrier qui doit travailler un jour de fête statutaire prévu à la convention.Cette convention, valable jusqu’au 31 mars 1955 prévoit également une semaine de vacances payées après un an de service : 2 semaines après 2 ans et 3 semaines après 20 ans de service ; une excellente clause de procédure en matières de griefs, la retenue syndicale volontaire, la séniorité.Nous entendons souvent parler que les salaires et les conditions de travail dans le Québec sont plus bas que dans l’Ontario.On peut dire ici que la convention qui vient d'être signée entre la Ault & Wiborg et le local 521 de Montréal est identique en tous points à celle signée à Toronto pour les employés de la même compagnie.Le comité de négociations de l’union était composé des confrères Réal Roy, Vernon Carter, Victor Volpe sous la direction du confrère Roger Gagnon, représentant spécial.M.W.R.Thurston, grant général a signé la convention au nom de la compagnie.Le 17e Congrès demande.(Suite de la page 1) promis, en retour, une prospérité et une sécurité sans précédent.Mais maintenant que l’heure de la réalisation de ces promesses a sonné, les mêmes gouvernants se contentent de faire des déclarations marquées de l’optimisme le plus exagéré, ce qui ne donne pas du travail ni du pain à l’ouvrier", a dit le président Provost.néfaste n'est pas dirigé contre les agents subversifs du monde ouvrier puisque nous nous en étions nous-mêmes débarrassés bien avant."Que Ton donne donc aux travailleurs la liberté et la sécurité auxquelles ils ont droit et que Ton cesse donc d’adopter des lois rétroactives, des lois de vengeance dirigées contre des Plus loin, le président Provost individus.Une telle attitude est a affirmé que le droit de la libre j totalement inacceptable et inassociation n’existe pas à l’heu- digne de quiconque prétend re actuelle dans la province de ! être un chef d'Etat".Québec et que les concessions Ne voulant pas que Ton se du gouvernement provincial au méprenne sur le sens de ses capital étranger sont loin : paroles, le président Provost a d’améliorer le sort des ouvriers préconisé que "l'heure de la sans travail ou de ceux dont le lutte partisane n’a pas sonné labeur ne rapporte meme pas et la Fédération du Travail du assez pour se payer les strictes Québec n’entend pas s'engager nécessites de la vie.i dans une lutte partisane.Mais, Le président Provost a aussi plus que jamais, une éducation dénoncé dans les termes les plus vigoureux le bill 19 et les législateurs qui l'ont adopté au cours de la dernière session provinciale."En réalité, le bill 19 n'a d'autre but que de poser des entraves à l'expansion du syndicalisme ouvrier.Quoi que Ton dise à tort, le but de ce bill politique non partisane s'impose et nous ne tenterons pas de nous soustraire à cet impérieux devoir." Le président Provost a été longuement applaudi par les délégués venus de tous les centres industriels du Québec pour prendre part à ces trois jours de délibérations."Nos invités d'honneur" ':Q;.vLV t - •• l < Ç v :•••.+ •• WM Les orateurs à notre banquet étaient le confrère Percy R.Bengough, président du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, le confrère Roger Provost, l’honorable Antonio Barrette, ministre du Travail, et Son Honneur le maire Horace Boivin. 4 JUIN 1954 — MONTREAL — JUNE, 1954 THE LABOR WORLD Ce Traduction de publications de l’Association VqV^ internationale des machinistes.EDITORIAL "JOUR HISTORIQUE' Les unionistes lutteront pour la liberté Le 17 juin — Jour de l’unité allemande — marque le premier anniversaire du courageux soulèvement des trader-unionistes allemands contre la tyrannie soviétique imposée à plus de 18,000,000 de citoyens de Berlin Est dans la zone soviétique de l’Allemagne.Le 17 juin 1953 marquait également deux autres dates mémorables dans l’histoire du monde — Le Jour de la Bastille, où les ouvriers français se sont battus pour la liberté, et quelques années auparavant, Le Jour de l’Indépendance aux Etats-Unis.Ces trois fêtes nationales revêtent en fait le même caractère, parce que la Liberté c’est un mot international qui tient au coeur de tous les hommes.Plus de cent mille travailleurs de Berlin-Est étaient à la tête des démonstrations de protestations, on comptait également dans ce nombre 50,000 travailleurs de la fonderie à Furstenberg, 28,000 employés de chemins de fer à Leuna, 10,000 ouvriers des usines Zeiss, toute la force ouvrière des immenses usines Agaa-Wolffen.Ce mouvement de masse s’est répandu comme un feu d’allumettes.Le drapeau rouge est brûlé Les ménagères, les enfants et les hommes d’affaires se sont joints à ces protestations dans plus d’une douzaine de villes.Les trade-unio-nistes qui faisaient la grève pour obtenir la liberté ont déchiré le drapeau rouge et dans une démonstration spontanée et courageuse ont paradé à travers les rues revendiquant la liberté d’élections, la liberté de parole et la liberté de presse.Les Soviets ont répondu par leur “tanks” et le feu de leur artillerie.Au moins 25 Allemands furent tués et 388 blessés dans les batailles de rue.Les Rouges ont exécuté 42 personnes, en ont mis 25,000 en état d’arrestation et imposé de longues senteces d’emprisonnement après des soi-disant procès militaires.Quelles ont été les conséquences de ces démonstrations et des sauvages représailles des Russes?La lutte pour la liberté continue encore aujourd’hui, et les armes sont le sabotage industriel.Au printemps dernier, Walter Ulbricht, assistant-premier ministre du secteur soviétique, portant la parole devant le 4e congrès du parti, a révélé les défectuosités dans leur programme — le plan de 5 ans qui est à la base des soulèvements.Ulbricht a carrément admis que la lenteur de la production industrielle et une baisse marquée de l’agriculture ont fait dérouter le Nouveau Programme.Il a blâmé l’opposition unie des travailleurs allemands qui ont refusé de se soumettre à la production accélérée communiste et qui ont eu pour résultat que les objectifs fixés pour 1954 n’ont pu être atteints.On peut donc dire que la fin de l’exploitation soviétique de l’Allemagne de l’Est a commencé à se faire sentir le 17 juin dernier.Que nous reste-t-il à faire ?Quels sont les leçons que nous pouvons tirer de cette histoire du 17 juin de Berlin-Est ?La leçon est celle-ci: c’est que dans un pays sous contrôle communiste ou dans les pays où plane la menace communiste, ce sont les trade-unionistes qui ont l’inspiration et l’organisation nécessaire pour mener la révolte contre l’oppression.Depuis la révolte de l’Allemagne de l’Est contre la domination communiste, plus de 150,000 Allemands ont réussi à franchir le rideau de fer vers la liberté.Notre tâche est d’aider les travailleurs dans ces pays voisins de la domination communiste à atteindre la liberté et améliorer leur standard de vie.Nous pouvons créer un tel contraste entre le Travail Libre et le Travail d’esclavage que le communisme ne puisse plus chloroformer les esprits des hommes qui veulent être libres.94 Unions signent l’entente de non-agression Le premier pas vers l’unité de la FAT et du COI vient d’être fait.94 unions internationales ont signé ce mois-ci l’entente de non agression.Les cérémonies de la signature de l’entente eurent lieu à Washington, cérémonies présidées par le président George Meany de la FAT et Walter Reuther président du COL Les 94 unions comprennent 65 unions affiliées à la FAT représentant plus de 6,000,000 de membres et 29 unions du COI représentant plus de 4,500,000 membres.Cette entente couvre donc environ 10,500,000 membres organisés.D’après cette entente les unions s’engagent à ne pas tenter de détourner les droits de marchandage collectif de toute autre union.Le pacte couvre toutes les filiales des unions internationales signataires.La procédure est identique à celle établie par l’entente qui a déjà été signée entre l’AIM et les Ouvriers unis de l’automobile (COI) il y a déjà quatre ans.L’entente établit une procédure de règlement des différends qui pourraient survenir.Si les négociations entre les unions locales, les unions internationales et les secrétaires-trésoriers de la FAT et du COT ne donnent pas de résultats satisfaisants, alors le cas est référé à un arbitre impartial dont la décision devra lier les parties en cauce.David L.Cote, Paterson, N.-J., ancien directeur du service de conciliation des Etats-Unis, a été choisi comme l’arbitre impartial.Les présidents Meany et Reuther dans une déclaration conjointe ont félicité M.Cole pour avoir bien voulu accepter ce poste.L’entente est valable jusqu'au 51 décembre 1955 avec l’espoir d'un renouvellement ou d’une fusion avant ce temps.Quatre unions du COI et 45 unions de la FAT' n’ont pas encore signé l’entente.Les unions du COI qui n’ont pas encore signé sont les United Steelworkers, l’Ame-rican Newspaper Guild , les Shipyard Workers et les litho-grapheurs.Parmi les unions de la FAT qui no'nt pas encore signé on compte les chauffeurs de camion, les charpentiers et un certain nombre de petites unions qui soit qu’elles n'ont pas de contact avec les unions du COT ou quelles sont en train de conclure des ententes qu’elles signeront.Le comité conjoint FAT-COI dans une déclaration a qualifié l’événement comme étant “une journée historique pour le Travail Organisé” et ajoutait : “L’entente de non agression signée aujourd’hui demeure ouverte aux unions qui n’ont pas encore conclu d’entente.Ce comité n’est pas déçu du fait que les unions n’ont pas pas signé à 100%, L’objectif d’une unité organique fut élaboré dans la déclaration : “Cette entente représenta une trêve.Pendant les deux années couvertes par cette entente, le Comité conjoint d'unité FAT-COI travaillera à résoudre les problèmes qui se posent contre une unité des deux grandes fédérales en un seul mouvement ouvrier uni.“Quelques-uns de ces problèmes sont relativement faciles de solution.D’autres sont plus complexes à cause de difficultés de juridiction, d’animosités de longue date et une différence de structure dans les différentes industries et unions en cause.“Nous sommes confiants que cet objectif, dont bénéficieront les ouvriers que nous représentons et la nation entière, peut être atteint avant l’expiration de la présente entente.“Notre confiance repose sur l’espoir que le succès de la mi-(Suite ô la pane 5) L’AIM pl ace plusieurs chômeurs Les loges canadiennes qui ont le plus souffert sont celles dont les membres sont employés dans les avionneries et les chemins de fer.Un grand nombre de ces membres ont été placés dans d’autres industries organisées par l’Association internationale des machinistes, où leurs aptitudes ont bientôt été mises à profit.Le Gouvernement fédéral rapporte que tous ceux qui sont sans travail n’ont pas nécessairement été mis à pied.A la fin de janvier, la statistique montrait que seulement 5.3% de la force ouvrière du Canada était effectivement sans travail et à la recherche d’un emploi, que 2.17% des chômeurs étaient sans travail à cause de la température ou de la maladie, tandis que 23,000 travailleurs étaient en chômage temporaire.Le ministre fédéral des Travaux publics, Thon.M.Winters, parlant du chômage, à Montréal, rejeta l’idée de faire des travaux publics en vue spécifiquement de soulager la crise du chômage.Il dit que, pour être d’une réelle valeur, un projet de travaux publics doit comporter la perspective de contribuer à la croissance et au développement futur d’une partie du pays.L’honorable M.Winters dit qu’il ne peut pas convenir que le Canada soit à la veille d’une récession.Il souligna que les facteurs majeurs de la production nationale, du commerce extérieur et du volume des ventes au détail, des placements de cipitaux tant canadiens qu'étrangers, et la succession continue des découvertes et des développements des ressources naturelles ne donnent aucunement raison aux argumnts de ceux qui voudraient crier à la ruine.L'honorable M.Winters fit remarquer que des grandes sommes d'argent dépensées pour des travaux publics ne veulent nécessairement pas dire qu'un grand nombre de travailleurs seraient employés et, pour illustrer sa déclaration, il donne comme exemple les travaux de la traverse de Canso en construction entre l'île du Cap breton et la terre ferme de la Nouvelle-Ecosse au coût de 23 millions de dollars.Ces travaux ne requièrent qu'un personnel de 200 hommes pour mener à bon terme ce projet. LE MONDE OUVRIER JUIN 1954 — MONTREAL — JUNE, 1954 PAGE 5 Pour combattre le chômage Le conseil des locaux d’avionnerie réclame la semaine de 35 heures Un programme pour combattre le chômage toujours grandissant et pour renforcer la production de défense a été mis en vigueur à la mi-juin par les représentants de plus de 70% des travailleurs des usines d’avionnerie et de missiles téléguidées aux Etats-Unis et au Canada.La troisième conférence in-ternationahle des locaux d’avionnerie et de missiles téléguidées tenue à Atlanta a adopté un programme en sept points, dont le principal est l’établissement de la semaine de 35 heures de travail sans réduction de salaires et l’élimination du travail supplémentaire dans les régions les plus affectées par le chômage.Ce programme sera présenté à la direction des plus grandes avionneries par les négociateurs de T AIM dans quelque temps.Le Conseil a également blâmé l’administration E i s e n -hower qui a permis l’achat de produits étrangers pour un montant de $900,000,000 cette année et demandé que l’administration réexamine complètement sa politique d'importation.Rudy Faupl, représentant international de l’AIM a fait rapport au cours de la conférence que le gouvernement achète des produits de nations étrangères à un moment où le chômage se fait sentir dans maintes régions des Etats-Unis.“Les bas salaires payés dans ces pays étrangers constituent une concurrence injuste et minent notre propre sécurité économique” a-t-il dit.Le p r o g r a m m e en sept points recommandé aux représentants des locaux d’avionnerie et des loges de missiles téléguidées comprend égalc-àw léguidées c o m p r c n d également : O Un pourcentage d’augmentation basé sur l’augmentation nationale de la productivité et l’augmentation dans le coût actuel de la vie pour une famille de quatre.• Une assurance-groupe avec protection m a x i m u m payable par les employeurs.O Une amélioration dans les congés en maladie, les vacances et les fêles payées.Congé avec paye pour voter.O Des règlements de sécurité et d’hygiène uniformes pour toutes les avionneries et les usines de missiles téléguidées.Les montants d’augmentation de salaires ne furent pas établis par le Conseil.Par contre, la base de calcul de cette augmentation fut discutée.Plusieurs délégués se sont plaint de l’indice du coût de la vie tel que compilé par le gouvernement et a décidé d’étu-lier beaucoup plus attentivement les item qui actuellement sont la cause de l’augmentation dans le coût de la vie d’une famille moyenne de quatre personnes.En réclamant la semaine de 35 heures les délégués ont déclaré que ceci contribuerait à entraîner un plus grand nombre de travailleurs, rendant ainsi possible une expansion rapide de la production en temps d’urgence nationale.Le chômage et la menace du chômage pour un grand nombre de travailleurs qui du jour au lendemain ne savent pas s’ils conserveront leur emploi furent aussi longuement discutés par les délégués.Des rapports spéciaux furent également présentés concernant certaines difficultés rencontrées dans l’évaluation des tâches et la description des tâches.Des rapports sur l'organisation furent également étudiés, de même que la politique du gouvernement, l’éducation et les relations publiques.Le vice-président J.C.Mc-filon, d’Atlanta, a annoncé que les rapports complets des décisions prises par le Conseil seront expédiés à tous les locaux d’avionnerie et de missiles téléguidées.La loge 712 des employés de Canadair à Montréal était représentée par quatre délégués, ce sont : Robert Lavoie, Wilfrid R.Héroux, Aldo Ca-luori et Louis Laberge.MONTREAL Le plus grand quotidiei français d'Amérique Sages conseils du Vieux Grincheux En ce mois de juin des dizaines de milliers de jeunes gens et de jeunes filles vont graduer de nos écoles et de nos collèges.Plusieurs d’entre eux, naturellement, continueront leurs études, cependant que pour la plupart de ces gradués ce mois marque le commencement de leur carrière pour laquelle l’éducation qu'ils ont reçue est censée les avoir préparés.La question que je me pose, les gars, est celle-ci : Quelle préparation ont-ils reçue ?Que savent-ils des faits de tous les jours auxquels ils auront à faire face ?A mon point de vue, en tant que membre d’union, et je ne peux jamais penser autrement qu’à ce point de vue-là, je suis prêt à vous gager un beau trente sous neuf que la plupart de ces gradués n’ont jamais entendu parler dans leurs écoles du mouvement ouvrier.Et encore la première chose qu’un grand nombre d’entre eux auront à envisager c’est bien la question des unions.lût ce, à compter du brillant jeune ingénieur qui devra vivre en marge des relations industrielles, jusqu’à la plus gentille diplômée des collèges commerciaux qui travaillera dans quelque bureau.Mais ce n'est pas tout, et loin de là.Il n’est pas juste pour ce jeune ingénieur, qui aura à traiter avec les gens, et plus que probablement avec des gens d’union de le lancer comme ça, la tête bien garnie de savoir technique mais sans connaissances des gens et du mouvement ouvrier.Il n'est pas plus juste, non plus, pour cette jeune fille graduée d’un collège commercial, qui d’une part travaillera pour quelque officiel d’une compagnie et d'autre part sera sollicitée pour faire partie de l’union des employés de bureau.L’injustice est encore plus grande envers notre pays, parce que dans nos écoles on n’enseigne pas à nos jeunes gens et jeunes filles la contribution notoire du mouvement ouvrier dans son développement économique et politique.Parce que si vous ne savez rien du rôle qu’a joué le mouvement ouvrier dans l’histoire de notre pays, vous ne pouvez comprendre tout à fait notre histoire.Et encore la presque totalité de nos enfants qui fréquentent l'école aujourd’hui n’ont aucune idée de ce qu'a accompli le mouvement ouvrier, et personne ne s’intéresse à le leur enseigner.Il net me semle pas logique que les dizaines de milliers de jeunes gens et de jeunes filles qui sortent de nos écoles tous les ans ne savent même pas que c’est le mouvement ouvrier organisé qui, il y a quelque cent ans, était en tête de la lutte pour l’établissement d’écoles publiques dans notre pays et qui depuis n'a cessé de réclamer l'instruction obligatoire et gratuite.Vous avez donc des jeunes, instruits dans des écoles dont l’existence est due aux luttes du mouvement ouvrier, qui travailleront pour des salaires qui ont été rendus possibles grâce encore aux efforts inlassables du mouvement ouvrier, qui jouiront de la protection de nos lois de la réparation des accidents du travail, d’assurance-chômage, de pension de vieillesse, toutes ces lois sont le résultat des revendications du mouvement ouvrier; ils jouiront de vacances annuelles qui ont été obtenues grâce au marchandage collectif et malgré tout ça ils ne savent absolument pas que tous' ces avantages ils les doivent au mouvement ouvrier.Et pour mettre un comble à tout ça, vous verrez un grand nombre de ces nouveaux venus sur le marché de la main-d’oeu-vre, s’évertuer à condamner le mouvement ouvrier jusqu’à ce qu’ils deviennent plus sages et se rendent compte des faits qui ne leur ont pas été enseignés dans les écoles.Si jamais vous rencontrez un de ces jeunes blancs-becs qui s’amuse à condamner le mouvement ouvrier, eh bien, soyez patients.Rappelez-vous que ce jeune homme ou cette jeune fills n’a rien appris dans les écoles du rôle magnifique du mouvement ouvrier.Alors c'est à vous qu'il appartient de compléter son éducation et d’aider cette jeune personne à connaître et apprécier notre beau mouvement.94 Unions signent.(Suite de la (âge ¦!) se en vigueur de cette entente de son agression créera une atmosphère de bonne entente et de coopération dans le mouvement ouvrier organisé ; que les unions signataires bénéficieront substantiellement de cette trêve d’hostilités”.Le président Al Hayes de l'AIM qui fut l’un des pionniers de l’entente entre l’AIM et les OUA a déclaré que: “La ralisation que le mouvement ouvrier doit s’unir pour faire face à 1 ’ h o s t i li t é des employeurs et des gouvernements a été l’un des facteurs dominants dans la signature de cette nouvelle entente”.mm w m m t* .ilil "Madame Barrette à la réception" Notre congrès cette année avait non seulement le plaisir d’avoir l'Honorable Ministre du Travail, le confrère Antonio Barrette, comme invité d’honneur au banquet, nous avions de plus à nous réjouir de la présence de Mme Barrette et de ses deux charmantes filles.Sur la photo on remarque Mme Bernard Shane, Mlle Barrette, Mme Marcel Francq, Mme Antonio Barrette, Mme Roger Provost, Mme Percy R.Bengough et Mlle Barrette. PAGE 6 JUIN 1954 — MONTREAL — JUNE, 1954 THE LABOR WORLD Construction Building Trades Cooieil des Métiers de la Construction de Montréal Montreal Building Trades Council J.-O.Renaud, pué*.L.-P.F ran coeur, sec.Deux nouveaux groupes Augmentation de 5c à de bûcherons reconnus la Canada Match Co.Comité des relations industrielles à Québec La Commission de relations ouvrières de la province de Québec vient de reconnaître deux groupes de bûcherons membres de la Fraternité unie ries charpentiers menuisiers d Amérique, bûcherons et employés de scieries, Local 2817.La première de ces reconnaissances syndicales a été accordée pour tous les employés de D’Autcuil Lumber Company Limited a ses opérations forestières de S t - S i in é o n .Comté de Charlevoix pour fins de négociations collectives.Le local 2817 a de plus été reconnu comme agent négociateur pour tous les employés de John Murdock à scs opérations forestières tie Milage 62, Abitibi.Dans ces deux cas l’avis légal fies négociations a été donné aux compagnies concernées et l'on s’attend à ce que les négociations soient entamées très prochainement.L’organisation des travailleurs en forêt se matérialise petit à petit par la négociation et la signature d'un nombre toujours grandissant de conventions collectives de travail.Les compagnies commencent en eflet à comprendre que l'organisation en forêt est possible et réalisable dans l'ordre.Une nouvelle convention collective de travail vient d’être | signée entre la Canada Match Co.de Hull et ht Int.Brotherhood of Pulp, Sulphite & Paper Mill Workers, Local 7-13.Cette nouvelle convention prévoit une augmentation générale de salaires de 5 cents l’heure pour les employés de cette compagnie, 2 fêtes statutaires additionnelles payées.Les heures de travail ont été réduites dans la proportion suivante: pour les employés de la production la réduction est de 48 à -14 heures par semaine; pour les employés de l'entretien de 50 à 48 heures; pour les chauffeurs de bouilloires, les gardiens et les concierges de 56 à 48 heures par semaine.Les employés bnéficient de plus, d’un plan de pension payé entièrement par la compagnie ainsi qu’un plan d’assurance familial contributoirc dans une proportion de 50% et par la compagnie et les employés.Le comité de négociations pour l'union était composé des confrères Richard Aubut, représentant de la Fraternité internationale des travailleurs de la pulpe, Jacques Laplante président du local 743 ainsi que deux autres membres du comité cxcutif du local.Les négociations pour la compagnie ont été conduites par M.Phil.Keyes.L'hon Antonio Barrette a annoncé aux délégués que le gouvernement en recommandera la formation à la prochaine session.L’hon.Antonio Barrette, Ministre provincial du Travail, qui était l’orateur invité au banquet qui a marqué la 17e conférence annuelle de la Fédération du Travail du Québec, a annoncé officiellement que le gouvernement établira à la prochaine session un comité parlementaire permanent des relations industrielles.Il a révélé que ce comité permanent entendra les représentations de tout organisme public se rapportant aux problèmes entre patrons et ouvriers.Le comité tiendra le public et le gouvernement constamment au courant des besoins et des objectifs des parties intéressées.“11 n’y a pas très longtemps, vous aviez demandé la formation d’un tel comité de relations industrielles à la Chambre” de dire l’hon.A.Barrette.“Avant de venir vous rencontrer, j’ai demandé au premier ministre la permission de vous annoncer la bonne nouvelle en tout temps et lui exposer vos problèmes.Cette annonce a fortement intéressé le délégués, car ce comité permanent répond à un voeu exprimé depuis assez longtemps.M.Barrette s’est dit honoré d’appartenir à la Fédération depuis nombre d’années, et a reconnu la Fédération comme étant actuellement la plus forte organisation ouvrière dans la province.Il a loué la diplomatie de scs dirigeants qui au lieu d’entreprendre une marche sur Québec, au moment où les bills 19 et 20 étaient si fortement discutés, ont réclamé de préférence les amendements qu’ils ont obtenus, a-t-il dit.L’hon.Barrette a aussi incité le travail et le capital à s’entendre, afin d’assurer la paix sociale et de préserver notre système démocratique.11 a aussi souligné les immenses progrès réalisés dans la province depuis dix ans; nous avons assisté à une grande révolution sociale, économique et même politique, a-t-il dit.“Le capital et le travail devraient travailler en alliés et non en ennemis, de façon à assurer autant que possible la transformation ici de nos matières premières en produits ouvriers et à servir la paix sociale et la cause de la paix”.M.le Ministre a terminé en disant: “Vous êtes nécessaires pour le respect de l’ordre et de la paix industrielle.Vous jouez un rôle de première importance en servant de lien entre le capital et le travail, qui sont non pas des ennemis, mais des alliés naturels.Votre existence même est une garantie de plus pour le maintien de notre régime démocratique”.Enfin il a félicité la Fédération d’avoir choisi Granby pour y tenir son congrès, le plus considérable qui ait eu lieu encore.11 a déclaré que Granby est une ville extraordinaire où se matérialisent des choses que l’on ne voit nulle part ailleurs dans les villes d’importance identique ; il a attribué ce succès à son premier magistrat, S.H.le maire P.-H.Boivin.Compliments HOTEL UNION GRANBY 11 y a un an, un premier contrat de travail était signé dans l’industrie forestière par le local 2817.Contrat renouvelé à la St.Anne Power de Beaupré 3*2 pour cent d'augmentation aux bûcherons Le renouvellement de ce contrat vient d’être signé à Québec entre la Ste-Anne Power de Beaupré et le Local 2817 de la Fraternité L:nie des charpentiers et menuisiers d’Amérique, Bûcherons et employés de scieries.Cette nouvelle entente prétoit une augmentation de salaires de 3l_.G pour les bûcheron.' et des réajustements pour les cuisiniers et aides; une journée additionnelle de congé statutaire et plusieurs autres améliorations dans les conditions de travail.Le comité de négociations était oimposé des confrères Dionne, Richard Garncau, Léopold Lavoie dirigé par le confrère Edouard Larose, représentant international de la Fraternité.Le confrère Anry Cooper .membre de l’exécutif général était présent aux entretiens.'Les vétérans félicitent le président' T CANADA’S FINEST CIGARETTE , Subtilité ,, .p , I Quatre vétérans de notre mouvement félicitent Roger Provost de sa retentissante victoire, ayant .7i, ?'1 ,empj’ ,'.|UC lu ™cjété réélu pour un cinquième mandat président de la Fédération du Travail du Québec.On ieii'lc.' le- cinq loii.u, que t'11 remarque, de gauche à droite: le confrère Bernard Shane, vice-président de l'Union interna-IT1C f 0IS* .| tionale des ouvriers du vêtement pour dames, le confrère Candide Rochefort, ancien militant de —Je ne les ai pas sur moi.notre mouvement et maintenant vice-président de la Commission du salaire minimum, Roger —Et chez vous | Provost, Marcel Francq, président honoraire de la Fédération et commissaire à la Commission —Ghez-nous?Oh.tout Ici de relations ouvrières, et Arthur D'Aoust, vice-président de la Fraternité internationale des monde va bien, merci.! papetiers.A l’arrière, on entrevoit le confrère Edouard Larose, vice-président de la Fédération.• t I ItSS» PpR ,$&#• - ¦X; •*-*2wKy3 ¦*?ps ¦jipWiiJ îWæi- W* If you go for Great Outdoors • • • ; ” ÜÜ v,^ y*:*-*.' LE MONDE OUVRIER PAGE 7 JUIN 1954 — MONTREAL — JUNE, 1954 Reforms of our System of Education Salient Points.(Continued Iront page B) PERCY R.BENGOUGH Unanimement élu délégué perpétuel aux conférences annuelles de la Fédération.Le confrère Bengough, qui annonçait récemment sa retraite, a au cours de la conférence rendu hommage aux travailleurs du Québec en affirmant qu'ils sont les membres les plus loyaux du Congrès des Métiers et du Travail du Canada et les a exhortés à ne donner leur appui officiel à aucun parti politique.Les délégués présents à la 17e conférence annuelle de la Fédération du Travail du Québec ont tenu à exprimer leur sincère amitié et leur profonde reconnaissance au confrère P.R.Bengough pour les nombreux et distingués services qu'il a rendus au mouvement ouvrier international en l'élisant délégué perpétuel aux conférences annuelles de la Fédération.uniformity as possible into the | different provincial labor laws, I and also to guide Canada's1 representatives at the International Labor Organization's an-1 nual meetings in Geneva.The Federation also recom- ¦ mended a system of national health insurance "emanating from the central government built .with the administration left to the provinces" along the lines of the present family allowance system.The brief deplored the fact that with the great advances in medical science, workers should not always have the necessary finances to profit from them.The Federation has long been fighting for severer penalties against employers who break the provincial labor relations law or fire workers for union activity, and this request again appears in the brief."Trade unions have contributed to the buying powers of the working people by raising the salary and economic status of the worker," the brief said."The state must protect this right (to organize) and to guar- antee its free exercise without hindrances." While stating that education should remain the exclusive prerogative of the province, several suggestions for reform were made."We recommend that secondary education should be accessible to the son or daughter of every worker without consideration of the financial situation of the parents." It argued that : "The creation of leaders of an informed and educated people is a greater guarantee of the survival (of our culture) than all the parades and nationalistic demonstrations." Claiming that the secondary schools of Quebec often turn out "little bookish monsters badly prepared for the struggle for existence," the Federation asked that students in classical courses receive a more realistic training, that would better prepare them to play a role in the first rank of our society.It also suggested the setting up of plant libraries to encourage reading.(Continued hom page 8) we feel the vital interests of the labor movement are at stake.The other organizations may then if they wish ride our coat-tails."The Labor World” The delegates showed their determination to give unqualified support to their official organ, by subscribing in large numbers and pledging themselves to convince their local unions to stimulate subscriptions from all their members.The Executive of the Federation will take every measure necessary to reach the objective of 40,000 readers before the next convention, when "The Labor World" will begin the fortieth year of publication.We fervently hope the enthusiasm of the delegates will not cool with time and that by voluntary effort we will make "The Labor World" the outstanding labor newspaper of Canada.Regina Convention The next convention of the Trades and Labor Congress of Canada which will be held in Regina, Sask., beginning August 23rd, will have a strong delegation from the Province of Quebec in attendance.The delegates unanimously decided to send all delegates possible and to support Brother Claude lodoin as a candidate to the presidency of the Congress from which Percy R.Bengough is retiring.J.-B.ARSENAULT Président du Conseil des Métiers et du Travail de Trois-Rivières, qui a été élu vice-président de la Fédération pour le district de la Vallée du Saint-Maurice.Full Support to Claude Jodoin Before adjourning the 17th annual convention of the Quebec Federation of Labor unanimously adopted a resolution fully supporting the election of Claude Jodoin as President of the Trades and Labor Congress of Canada, which position Percy R.Bengough recently announced he would leave at the | next convention.All unions affiliated to the Quebec Federation of Labor were invited to send the maximum of delegates they are entitled to the Regina Convention of the TLC in August and to vote for Brother Jodoin.you’ll like the keen, clean taste of a Sportsman Cigarette.Each pleasure-packed pufl gives you the full rich flavour of pure Virginia tobaccos—ripe and mellow.The ALLWEATHER Waterproof Paper is an exclusive feature—never sticks to your lips.See for yourself how this finer cigarette adds new rest — new refreshment to pleasant moments.Make your next pack Sportsman.wm w/a Cu/are/ks Roiled with 'ALLWEATHER’ Waterproof Paper Carreras, Ltd., London, England.(Est.1788) PAGE 8 JUIN 1954 — MONTREAL — JUNE, 1954 THE LABOR WORLD Publié dans lo but do promouvoir les réformes législatives nécessaires à la protection de la classe ouvrière du Québec, et à l'amélioration de son sort.le fllondc/Ép^Jhciiibor ©wrier Reforms of our system of Education The Federation recognizes the right of the Province to direct taxation before the Tremblay Commission.Organe officiel do la FEDERATION DU TRAVAIL DU QUEBEC Comité exécutif Roger PROVOST, président ; Armand MARION, secrétaire-trésorier ; Edouard LAROSE, R.M.BENNETT, J.-B.ARSENAULT.J.B.HURENS.René FOURNIER, Marcel CHARBONNEAU, Pat O'FARRELL, Georges METIVIER, vice-présidents.Fondateur.Gustave Francq ; Directeur, Roger Provost; Rédactrice, Hélène Antonuk.Adressez toutes communications à : 1476 ouest, rue Sherbrooke — Téléphone: WEllington 7279 Imprimé par Mercantile Printing.Limited, Il ouest, rue St-Paul, Montréal 1, Que.The new provincial tax in aid of education should be put not on individuals, but on corporations, mining and forestry companies, the Royal Commission of Inquiry on Constitutional Problems was told by the largest trade union body in this province.variation in the number of paid holidays and the minimum wage from province to province.The normal work week also varies from 44 hours in some provinces to 55 hours in Quebec ; as does the school-leaving age which is 16 in four provinces and 14 in Quebec."The Quebec worker starts to work too soon before having acquired the minimum knowledge necessary to become a specialized worker," the brief said, and suggested that a Superior Labor Council be formed of representatives from all provinces.It should sit permanently to study and get as much (Continued on page 7) SALIENT POINTS AT THE 17TH CONVENTION Political Action There should be no misinterpreting the decision of the recent convention of the Federation on the invitation of the Federation of Industrial Unions to participate in political action jointly with other labor movements.President Roger Provost expressed the opinion of the majority of the delegates when he said in his keynote speech at the opening of the convention : " .the hour for engaging in partisan politics has not yet rung and the Quebec Federation of Labor does not contemplate engaging in partisan politics.But now, more than ever, there is need for nonpartisan political education and we shall not attempt to dodge this duty." President Percy R.Bengough echoed this thought when he advised the delegates ".not to attach your organization to any political kite." Both these statements were loudly applauded by the delegates and the invitation from the F.I.U.as filed.This should not be interpreted to mean however that the membership of the AFL-TLC unions will abstain from helping their friends and defeating their enemies.Both Federal and provincial governments may well find themselves in the latter category if they do not act on the one hand to alleviate unemployment and fulfil their promises to enact health insurance legislation and on the other hand if the right to organize and bargain in good faith is not guaranteed by amendments to the Labor Relations Act.The 17-page brief was presented on behalf of the 150,000 members of the Quebec Federation of Labor by its president, Roger Provost.Nationally, it asked for the establishment of a uniform minimum wage and work week throughout Canada, and a national system of health insurance.Provincially, it urged educational reform to permit more people to get a secondary education and to make that education more practical.It also suggested a federal-provincial-municipal conference to help the city of Montreal find money to change its transportation system.While recognizing the right f the Province of Quebec to establish a direct tax for education, the Federation asked the federal and provincial governments to come to an understanding before "the Quebec worker is called to pay a 15 per cent tax increase, since his J salary is already inferior to ] that of the worker in Ontario." Mining and forestry companies were claimed to have a "gold mine" in this province, and were said better able to j defray the cost of its cultural I development than were the workers.: On federal-provincial rela- | ions, the brief took the line of being against rigid rules and recommended flexibility.Joint Action with Other Labor Groups On the question of joint action the convention freed the hands of the Executive somewhat in that they may undertake joint action with other labor movements but only if the vital interests of the labor movement are at stake.Most delegates find it repugnant to take joint action with the Catholic Syndicates which they do not consider bona fide labor organizations.They cannot forget that the CTCC is responsible for the division which exists in the ranks of labor in the Province of Quebec and that this dual organization is directly responsible for the lower income of most workers in Quebec as compared with other industrial provinces where they do not have this divisive force to play the game of the employer.In any case, it may be said that our Federation will not participate in such circus stunts as marches and half-baked demonstrations, particularly when there had not been prior consultation.As the oldest and largest labor organization in this Province we will reserve the right to call for a united front when (Continued on page 7) "We reject the Jacobine idea of an omnipotent and omnipresent state.The state should only make itself felt when the individual is incapable of getting what he has a natural right to," the brief said."The growth of wealth that has marked our century has not sufficiently improved the condition of the poorer classes, has not banished insecurity.It is difficult today to pretend that absolute freedom of business can assure by itself a sufficient distribution of wealth.Therefore, it is natural that workers should turn to governments to obtain what others will not give them." Specifically, the brief took the view that provincial autonomy should be guarded on the cultural level, but favored uniformity of labor laws and health insurance across the country.Series of divergences in provincial labor laws were pointed out.These included the great COMPLIMENTS of Mack Molding Limited WATERLOO, QUEBEC CANADA Ttifl Mfor MCW/ Las E STAB U SMARTLOOK! LL-3 tfr Only DOW is 'COOL CONTROL brewed
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