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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Le monde ouvrier = The labor world, 1953-12, Collections de BAnQ.

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“Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe, Ministère des Postes, Ottawa" Le doyen des journaux ouvriers canadiens The Dean of Canadian Labor Papers _____________________________________ ______________________________________________________________________® ic nioiulft^Jiic idbor ©uviicnfSP7 Ulorld ;i 38e Aimée — No 12 DECEMBRE 1953 — MONTREAL — DECEMBER, 1953 38th Year — No.12 n oyeu ?% oeL a us Noël est non seulement une période de bons souhaits et de joie, surtout pour les tout petits, mais c'est un grand mot, riche de souvenirs et d'esprit de fraternité.Il évoque, en effet, un grand moment de la conscience universelle, un message de paix et de bonne volonté qui fut apporté à un monde accablé sous le poids de luttes et de misères, d'iniquités et de haine ; qui stimulait l'espoir en une vie meilleure pour tous ceux que la pauvreté étreint, pour tous ceux qui vivent au milieu de la dégradation morale et matérielle ; l'espoir de voir se réaliser les aspirations les plus nobles, les désirs les plus légitimes d'une humanité souffrante, l'aurore d'une ère nouvelle qui apporterait à tous, de la façon la plus tangible, leur quote-part de mieux-être, de bonheur et de prospérité.Au milieu des tourments économiques actuels, qui donnent naissance à tous les autres, nos dirigeants, toutes catégories, feraient bien de se souvenir que l'esprit d'une fraternité humaine digne de ce nom est le secret d'un Joyeux Noël, évocateur de paix universelle.Cet esprit de paix aux hommes de bonne volonté régnera sur la terre lorsque chacun des membres de la société humaine s'efforcera de travailler au bien-être de l'humanité et développera un sentiment de confiance réciproque parmi les hommes, le souci de la dignité dans la liberté, le mépris de la tyrannie et des tyrans.Au cours du dernier siècle, il est notoire que le Travail Organisé, affilié à la Fédération américaine du Travail, a beaucoup fait pour une réalisation partielle de ce grand message de Paix.Par sa participation à l'oeuvre syndicale, ses nombreuses tentatives pour créer un sentiment durable d'harmonie entre le Capital et le Travail, par son souci constant d'éviter toute violence et toute attitude révolutionnaire, il a été, sans aucun doute, durant cette période mémorable, un grand facteur de paix sociale, d'apaisement politique et de progrès économique.Bien qu'un sentiment de joie apparente doive être à la base de toutes nos préoccupations actuelles, il ne nous appartient pas de renoncer, fut-ce un seul instant, au devoir impérieux de préparer un demain meilleur qu'aujourd'hui par une compréhension de plus en plus accentuée de notre rôle d'humains et des multiples responsabilités qui en découlent.Pour commémorer dignement ce grandiose événement de la Noël, distribuons à profusion les souhaits, les bons souhaits, nos meilleurs souhaits, mais imprégnons ces innombrables voeux de sincérité et, surtout, prenons de bonnes résolutions, avec la ferme intention de ne pas les oublier après les fêtes, de les mettre en pratique et de faire en sorte que toutes nos bonnes paroles d'aujourd'hui ne restent pas lettre morte, comme tant de nos résolutions d'hier.C'est dans la joie d'aujourd'hui qu'il faut préparer celle de demain, qu'il faut répandre la bonne parole d'amour et de fraternité, qu'il convient de préparer consciencieusement les fondations du bien-être universel fondé sur la sécurité économique pour tous, l'abolition des privilèges et de la misère en pleine abondance.Si nous devons, en ce moment, prendre notre part des plaisirs du jour, à plus forte raison devons-nous garder vivante en notre esprit cette noble image d'une conscience en voie de libération et faire en sorte que les enseignements du Maître se perpétuent en fait par notre action bienfaisante à travers le monde des opprimés.Espérons.C'est dans l'adversité qu'on peut se recueillir le mieux pour préparer les voies à un avenir meilleur pour les générations qui, après nous, entreront dans la carrière de la vie ; que Ton peut que Ton doit faire oeuvre utile en ce monde par une propagande de tous les instants en faveur de la sécurité dans la liberté.Espérons.Des jours meilleurs sont déjà visibles dans les brumes imaginatives de l'avenir, mais encore faut-il en rapprocher l'échéance de nous; faut-il répéter les enseignements de la Noël autour de nous sans nous lasser jamais ; faut-il créer de toutes pièces, si Ton peut dire, cette atmosphère de bienheureuse sérénité où les hommes, parvenus à comprendre les exigences de leur dignité, écriront la plus belle page d'histoire de nos temps modernes.En attendant, Joyeux Noël à tous ! PAGE 2 DECEMBRE 1953 — MONTREAL — DECEMBER, 1953 THE LABOR WORLD Jfcûbor World fM vis vsmsst: «sstfrs « Organe officiel de la FEDERATION DU TRAVAIL DU QUEBEC Comité exécutif .JM» PROVOST RoW Srlouram: ffiraWn».=»¦•» CHAMKm ÆISSS R».T——» Adressez toutes les communications a.1476 ouest, rue Sherbrooke - Téléphone : WElhngton 7279 Imprimé par Mercantile Printing, limited, il eues,, rue St-Paul.Montreal 1.Que.Principes chrétiens, hase fondamen-taie de notre mouvement Nous qui appartenons à la classe ouvrière éprouvons une grande satisfaction de savou que nous avons suivi la trace de Notre Saujeur e cherchant à gagner notre pain a la sueur de not front.Nous sommes chrétiens dans le sens le plus complet du mot parce que nous suivons les doc nn oréconisées par notre Sauveur dans notre attitude envers nos confrères travailleurs.Nous croyons en la pÏÏx et la fraternité, base fondamentale de n°,rÜmme membre du mouvement ouvrier interna, tional, nous essayons d'obtenir de meilleures conditions de travail à tous les hommes en leur demon-IT, les avantages de la solidarité.Notre dev.se n'est pas conflits mais coopération., Pour le Christ tous les hommes étaient des frères ; ils étaient les enfants de son Pere, san distinction de race, de couleur ou de classe.Nous, également avec Lui, préconisons une base essentiellement chrétienne dans notre _mouvecti-vement désignés comme premier et second vice-présidents.Les autres officiers nommés sont Olwell Piquette, secrétaire-financier, remulaçant Ernest Boudreau, Lauréat Côté, secrétaire-archiviste, et correspondant, Roland Poudrier, trésorier, H.-L.Beauchesne, garde intérieure, et Joseph Champoux, I garde extérieure.M.Lauréat Côté en lest à son treizième mandat consécutif au poste de secrétaire-archiviste.' Les officiers élus auront la charge 1 de négocier le prochain contrat avec ; la compagnie très prochainement.Nos meilleurs voeux 1 Nous sommes heureux, le cou-frère Roméo Corbeil et moi-mpme, à l’occasion de la Noël, ! de pouvoir présenter nos meilleurs voeux à tous les ouvriers] canadiens, mais principalement à ceux de nos industrie.- chimiques.Nous vous souhaitons une an-: née de paix, de bonheur et de sécurité.La paix dans la justice sociale.J Le bonheur dans la satisfaction du devoir accompli et des: r Robert Levesque revenus satisfaisants afin de pou-] voir vivre convenablement.I-a sécurité d’emploi et la sécurité au travail.Qu’il nous soit permis de faire] remarquer à tous nos travailleurs que nous devrions cette année,] comme jamais dans le passé, travailler dans le but d’avoir une Roméo Corbeil année sans aucun accident, puisque les travailleurs dans les industries chimiques en général sont, à l’occasion, plus que d’autres, exposés aux accidents.ROBERT LEVESQUE.Le sort des bûcherons s’améliore petit à petit Dans tous les coins de la pro- i Brown Corporation de Samuaur et vince la grande offensive pour l’organisation des bûcherons et employés de scieries se continue.La livraison de novembre de "La voix du bûcheron", organe officiel de la Fraternité unie des charpentiers et menuisiers d’Amérique, spécialement dédié aux bûcherons, nous apprend que tout récemment plus de 2,000 bûcherons des comtés de La-violette et de l’Abitibi ont joint les rangs de la Fraternité.Demandes de certification Des demandes en reconnaissance syndicale viennent d’être adressées à la Commission de Relations Ouvrières pour les employés de la Augmentation automatique aux pressiers Le confrère Roger Gagnon, représentant spécial de l’Union internationale des pressiers et assistants, nous informe que les pressiers dans l’imprimerie commerciale recevront ce mois-ci une augmentation de 7'i cents de l’heure.Cette augmentation automatique avait été prévue lors de la signature de la convention collective de travail l’année dernière La convention a été signée pour une durée de deux ans et prévoyait qu’à compter du 1er décembre 1953 ces ouvriers recevraient une augmentation de salaire de 7/ cents de l’heure.Les nouveaux taux de salaires pour les différentes catégories de pressiers seront comme suit : pressiers sur presses cylindriques, $1.95 de l’heure; pressiers sur presses deux couleurs, $2.10; pressiers sur presses Cotterell : prouver pressiez $2.40; deuxième pressiez $2.30; pressieurs sur presses à plateau, $1.75; les assistants pressiers sur les différentes presses mentionnées recevront $1.75 de l’heure.Cette même convention de travail prévi iyait également la semaine de 40 heures; sept fêtes et demie payées par aimàe ; deux semaines de vacances après un an de service et plusieurs autres améliorations dans les conditions de travail.Les wagonniers à l'arbitrage Le juge Roger Lacoste, de la cour municipale d’Outremont, a été nommé président d’un tribunal d’arbitrage constitué pour tenter de régler le différend de la Canadian Car & Foundry et ses 2,600 employés représentés par la Fraternité des wagonniers d’Amérique, par la Fraternité de wagonniers d’Amérique.L’arbitre patronal est M.D.A Paterson, et l’arbitre syndical Roméo Girard.Le différend porte sur le renouvellement d’une convention collective de travail.Les employés ont demandé une augmentation générale des salaires de 20 cents l’heure et la réduction de la semaine de travail de 42J4 heures à 40 heures, avec pleine compensation.Us désirent aussi des améliorations au plan de vacances ainsi que des plans de pension et d'assurance-santé.Les négociations ont été rompues apres que les employés eurent rejeté une contre-proposition de la compagnie qui offrait une augmentation générale de salaire de 5 cents l’heure.L'employeur offrait aussi de réduire la semaine de travail à 41 JJ heures, le premier janvier, et à 40 heures, le premier mars, avec même salaire hebdomadaire.la Consolidated Paper de Casey ainsi que pour les employés de John Murdock de Monet en Abitibi.Les employés de ces compagnies ont, en très grande majorité, joint les rangs du Local 2817 de la Fraternité.Appel au ministre du Travail Les négociations sont commencées pour les employés du moulin à scie Emile Audy, et pour les employés de la Tourbière de Pointe au Père.Cependant aucune entente n'a été possible pour des meilleures conditions de travail et de salaires.L’intervention du ministre du Travail a été demandée afin de tenter une netente.Gains à la Ste-Ann Paper Le local 2817 a obtenu pour ses membres de la Ste-Ann Paper de Beaupré près de $5,000, En vertu d'une récente convention collective signée avec cette compagnie les membres ont obtenu entre autres une clause de prime de vacances.Au moment de l’application de cette clause de vacances la compagnie était d'opinion que plusieurs employés n’auraient pas le droit à leurs vacances.L'Union était d'opinion contraire.Après .plusieurs démarches et beaucoup de discussion, le-ouvriers ont gagné leur point.Des centaines de nouveaux membres adhèrent à nos unions Nos unions affiliées ont réussi dans leurs tentatives d’organiser plusieurs nouvelles entreprises récemment.La Commission de Relations Ouvrières a octroyé des certificats de reconnaissance syndicale dans les cas suivants: • Transport Drivers, Local 106.pour représenter les salariés de Reliable Transport Co.Limited, Montréal.• Union internationale des boulangers, pâtissiers, Local 115, pour représenter les employés de : Kosher Quality Bakers Ltd.New St.Lawrence Bakery Ltd.• Union internationale des boulangers, pâtissiers et confiseurs.Local 333, pour représenter les salariés de Fry-Cadbury Limited, Montréal.• Union internationale des pressiers, Local 521 et la Fraternité internationale des relieurs, Local 91, pour représenter les salariés de Internationa! Envelope, Limited, Montréal.• Union Int.des ouvriers de la sacoche pour représenter les salariés de Mastcrcraft Leather Novelties Ltd., Montréal.• Ouvriers-unis u Textile pour représenter les salariés de Pert Hosiery Ltd., Montréal.• Union fédérale des employés de Electric Reduction pour représenter les salariés de Electric Réduction Co., Ltd., Varenncs.• Union int.des travailleurs des industries chimiques, Local 500, pour représenter les salariés de St.Maurice Chemicals Ltd., Varennes.• Union int.des employés de laiteries.Local 973, pour représenter les employés de Elmhurst Dairies Ltd.Montréal.Tout s’explique Le médecin, d'un air content — Vous toussez beaucoup mieux, ce matin.Le malade, d’un air enragé — Ce n’est pas surprenant, j’ai pratiqué toute la nuit. LE MONDE OUVRIER DECEMBRE 1953 — MONTREAL — DECEMBER, 1953 PAGE 3 Vers l’unité organique Le CMTC a nommé un comité de recherches — la FAT et le COI ont signé un pacte de non-agression.Li plus grande centrale ouvrière du Canada, le Congrès des Métiers et du Travail, qui compte 580,000 adhérents, a fait un pas vers le rapprochement des quatre principales centrales représentant environ 1,100,000 ouvriers syndiqués.Le CMT a toutefois déclaré que cette mesure, la nomination d'un comité de recherches, ne signifie pas que l’unification des organisations ouvrières est chose prochaine.La nomination du comité fait suite à une résolution approuvée au congrès du CMT, tenu à Richard Garneau Chers Confrères, Bientôt l'Année 1953 sera terminée.Il importe tout d’abord de remercier la Divine Providence de nous avoir protégé contre tons les fléaux qui auraient pu nous frapper en 1953.A titre de représentant général de la Fraternité Unie des Charpentiers-Menuisiers d'Amérique, Local 2817, Bûcherons et Employés de Scieries, je dois vous assurer chers travailleurs du bois, de ma satisfaction et contentement pour les progrès accomplis et les succès rapportés au cours de 1953.A vous, VAILLANTS BUCHE RONS, qui avez accepté des responsabilités d’ORGANTSA’l EURS, à vous, MILLIERS DE BUCHERONS, ARTISANS DE LA FORET qui avez fait confiance à la FRATERNITE en DEVENANT MEMBRES, ce qui nous a permis de négocier certaines conventions collectives de travail nous obtenant de ce fait une plus grande sécurité d'avenir, je vous rends hommage et vous dis MERCI de votre SUPPORT.Je sais que cette sécurité, TOUS, nous la désirons, depuis longtemps, mais franchement je vous demande qu'avez-vous fait individuellement pour l’obtenir ?Avons-nous toujour accepté les moyens mis à notre disposition pour nous protéger ?Je déplore sincèrement qu'un trop grand nombre de bûcherons refusent à leurs compagnons de travail de s’UNTR à EUX et de leur appporter leur APPUI.Ceci est de nature à retarder l'Unité de la classe des GARS de la FORET et de vous maintenir, chers ouvriers, dans des conditions d’insécurité, de misère et de privations de toutes sortes et du chômage dont vous êtes en grand nombre, actuellement victimes.Bûcherons, Otiviers et Ouvrières du Québec, il faut accepter votre part de responsabilité et surtout donnez confiance à vos chefs d’Union, qui eux, ont accepté les lourdes responsabilités de vous bâtir un MONDE MEILLEUR, en vous assurant la PAIX, le BONHEUR et la PROSPERITE, Ce sont là les VOEUX que je formule pour vous à l’occasion de la Noël et du Nouvel An.Je demande à notre SAUVEUR qui est né dans une humble CRECHE de nous donner le courage et la force afin que TOUS ENSEMBLE, nous continuions de bien prendre nos responsabilités et ainsi, nous connaîtrons la PAIX, LE BONHEUR et la PROSPERITE an cours de l’AN 105-1 Montréal l’automne dernier.Cette résolution souligne que la nonintervention dans les autres organisations syndicales “est le premier pas vers le resserrement des relations et l’éventuelle unité organique”.La résolution ainsi que la mesure prise par le conseil exécutif du CMT représente un revirement de l’attitude adoptée par cette centrale il y a seulement deux ans.Le CMT avait alors abandonné un comité composé des quatre principaux groupes syndicaux et ayant pour but de faire des propositions conjointes aux gouvernements.Les organisations membres du comité étaient le CMT, le Congrès canadien du Travail (357,000 adhérents), la Confédération des travailleurs catholiques du Canada (environ 100,000 adhérents) et la Fraternité des employés de chemins de fer (syndicat indépendant comptant 40,000 adhé rents).Le CMT a dit que son comité de quatre membres examinera les autres mesures à prendre pour réaliser le rapprochement des relations et l’éventuelle unité organique.Mais le communiqué du CMT ajoutait : “Le conseil exécutif n’a donné aucune indication que l’unité complète de toutes les organisations ouvrières se ferait automatiquement.“Les principes et la ligne de conduite suivis par le CMT dans son différend avec les autres organisations, sur certaines questions, ainsi que l’attitude du comité découleraient de la- décision prise au Congrès sur ces questions.Cependant le comité a le pouvoir de scruter toutes les voies possibles dans ce domaine”.Les conflits Deux des principaux “conflits”, particulièrement entre les deux plus grandes centrales, sont : 1 — Les liaisons du CCT avec le parti CCF et la traditionnelle attitude politique du CMT.2 -—¦ La structure différente des deux centrales : le CMT comprend principalement des syndicats de métiers tandis que le CCT comprend principalement des syndicats industriels.Le CCT mène campagne pour l’unité organique depuis plusieurs années.Son président, M.A.-R.Mosher, a dit qu'il accueille favorablement la démarche de l’organisation rivale.“Nous allons certainement coopérer dans la mesure du possible”, a-t-il déclaré.M.Mosher a répété que pour le CCT le choix de ceux qui dirigeront les syndicats unifiés, si jamais la chose survient, n'importe pas “en autant que ce seront les meilleurs hommes”.Quant au différend sur la politique, il a dit : “Je ne sais ce que déciderait un Congrès si le fait de notre association avec le CCF était la seule pierre cl', ' lent”.Des représentants du CMT ont déclaré qu’il est peu probable qu'un Congrès appuie le CCF comme “arme politique du mouvement ouvrier”, comme le proclame le CCT.Si l’on en juge par le passé, on constate que les deux organisations syndicales moins importantes, la Fraternité des employés de chemins de fer et la CTCC veulent également maintenir leur indépendance politique.Le comité constitué par le CMT comprend MM.Percy R.Bengough, président; William Jenoves, de Toronto, vice-président pour l’Ontario; Claude Jo-doin, de Montréal, vice-président pour le Québec, et le secrétaire-trésorier Gordon G.Cushing, d’Ottawa et Calgary.M.Cushing a dit qu’il est probable que le CMT fera sa première démarche auprès du CCT dont le conseil se réunira la semaine prochaine.11 a ajouté qu’on n’avait établi encore aucun plan pour entamer des pourparlers avec la CTCC et la Fraternité.Chez nos voisins La FAT et le COI ont, le 16 décembre courant, formellement signé une entente de non-agression, à titre de "mesure à longue portée” en vue de la fusion éventuelle des deux grandes organisations ouvrières.Le président de la FAT, George Meany, a dit que l’entente “créera une atmosphère qui, je pense, nous permettra maintenant d'accomplir de rapides progrès vers une fusion éventuelle”.L’entente stipule que la FAT et le COI s’abstiendront de tenter [de recruter des membres dans les groupes de travailleurs déjà organisés en syndicat.Le pacte, entrant en vigueur le 1er janvier 1954, ne s’appliquera qu’aux syndicats qui le signeront spéei fiquement.Toutefois, le président du COI, M.Walter Rcuthcr, a dit que les syndicats représentant 98 pour cent des membres du COI ont déjà convenu par écrit de se conformer au pacte.M.Meany a dit :“Je ne possède aucun indice laissant prévoir qu’un affilié de la FAT refusera de signer”.Si ces déclarations optimistes ne sont pas que des mots, la cause de l’unité ouvrière au Canada même se trouvera considérablement renforcic.Les unions internationales du Congrès des Métiers et celles du Congrès canadien du Travail se trouveront pour la plupart déjà liées par l'entente américaine.Allergie est un mot que l’on a imprégné dans le cerveau des gens depuis quelques temps.Alors | tout le monde se croit allergique à quelque chose, spécialement ceI lui qui est allergique au travail.UN PHARE ECLATANT Une étoile scintille au faîte des sapins de Noël : ces lueurs font briller de joie les yeux des enfants, cependant que la mansuétude comble le coeur des hommes.Puisse cette étoile, tel un phare éclatant illuminer nos vies : puisse-t-elle raviver notre foi en des jours meilleurs tout au cours de l'An Nouveau.compagnies associées il filiales jjAüiaAiit Message du Nouvel An Il m’est agréable d’offrir, à l’occasion du Nouvel An, mes meilleurs voeux de santé, paix et bonheur aux travailleurs de chez nous.Durant l’année qui vient de finir, le Travail et le Capital ont collaboré, dans une étroite et féconde association, logicpie et nécessaire, à la mise en valeur des ressources naturelles du Québec et à leur transformation en richesses matérielles pour le bénéfice de la population tout entière.Seule l’intime et fertile coopération du Capital et du Travail, sous l’égide de l’Etat, soucieux de maintenir un souple et sain équilibde entre ces deux forces, inséparables parce que compt-mentaires, peut amener la prospérité à la société.Je souraite donc que, durant l’année qui ocmmencc, les relations patronales-ouvrières, dans notre Province, malgré les inévitables divergences, demeurent, comme l’an dernier, heureuses et fructueusss de manière générale.Et, pour cela, il faut apercevoir, au-dessus des conflits d’intérêts, le bien commun.Il importe en effet que l’intérêt général ne soit jamais perdu de vue dans le choc des intérêts particuliers.Salaires et profits vont ensemble.Production et productivité doivent marcher de pair.Le bien-être des travailleurs dépend de la prospérité de l’entreprise.Le succès de l’entreprise résulte de l’activité des ouvriers.En conséquence, les raisons de s'unir sont plus nombreuses et impérieuses que les motifs de se diviser, entre patrons et ouvriers.Pour les travailleurs du Québec, je souhaite, dans le climat que je viens de décrire, santé et bonheur au foyer, sécurité et prospérité à l’atelier, paix et progrès au syndicat ouvrier.Selon une habitude qui m'est chère, je présente à la population du comté de Joliette mes meilleurs souhaits de santé, bonheur et prospérité à l'occasion de la Nouvelle Année.Bonne et Heureuse Année à tous.ANTONIO BARRETTE, Ministre du Travail.6844 PAGE 4 DECEMBRE 1953 — MONTREAL — DECEMBER, 1953 THE LABOR WORLD BEAU SUCCES POUR LES POMPIERS DE HULL La grande nouvelle du mois chez les pompiers de notre province, c’est le magistral succès obtenu par les sapeurs de Hull après leur première bataille livrée sous l’égide de l’Association Internationale des Pompiers (F.A.T.).En effet, après avoir langui pendant des années au sein des Syndicats Nationaux, les pompiers de Midi, il y a près d’un an, ont décidé d’adhérer à l’Association Int.pour joindre leurs efforas à leurs confrères des autres villes de la province qui tous, étaient déjà formés en locaux de l’A.I.P.Inutile de relater ici toutes les mesquines difficultés qui ont été suscitées par les organisateurs des Syndicats Nationaux pour empêcher les sapeurs de Hull de devenir le local 1096 de l’A.I.P.Les méthodes des-tructices des S.N.sont trop connues des internationaux pour qu’on perde un temps précieux à les exposer.Aujourd’hui, les pompiers de Hull, tout comme ceux de Montréal, Québec, Sherbrooke, Verdun, Westmount, Lachine, Outremont et St-Jérôme, se félicitent de leur geste, puisque l’A.I.P.vient de les sortir du néant et promet de continuer avec persévérance pour eux, la même lutte qu'elle a menée dans les autres municipalités du Québec.Voici en résumé les gains que vient d’accorder la sentence Boucher en faveur des pompiers de Hull avec rétroactivité quant aux salaires allant jusqu’au 1er mai 1953: Classification Pompiers Lieutenants Sergents Capitaines Mécanicien Ancien salaire $1867 à 2391 2491 à 2591 2391 à 2491 2592 à 2692 2231 à 2596 Nouveau salaire $2150 à 2950 $3150 3050 3250 3250 Il est important de noter que l’échelle des salaires qui demandait S années de service avant d’accorder le salaire maximum à un simple pompier, est maintenant réduite à 5 ans et que les salaires des officiers ont été établis en montants fixes.La semaine de travail sera maintenue à 72 heures par semaine.Une grande amélioration a aussi été apportée aux vacances annuelles.Un pompier de 1 à 10 ans de service aura dorénavant 16 jours ouvrables ; celui de 10 à 20 ans de service, 18 jours ouvrables et le sapeur comptant 20 années de service jouira de 20 jours ouvrables annuellement.La sentence a aussi adjugé 10 congés annuels pour compenser les fêtes civiques, alors que l’ancien contrat n’en comptait pas un seul.Les S.N.n’avaient jamais pu obtenir plus pour les pompiers de Hull que 2 jours par année en maladie naturelle avec salaire.L’A.I.P., par la sentence Boucher, vient de leur faire accorder le même système qu’à Montréal, c’est-à-dire 15 jours cumulatifs par année, remboursables jusqu’à concurrence de 180 lors de la retraite de l’employé.La sentence Boucher comprend aussi plusieurs améliorations d’ordre mineur qui ont cependant leur importance poulies pompiers concernés.Le Tribunal était composé du juge Jacques Boucher, président; Mc Jim Miller, arbitre de la Cité de Hull et du confrère D.A.Vanassc comme représentant des pompiers.On sait que le confrère Vanasse est le vice-président international pour l’Est du Canada de TA.I.P.Tous les pompiers de la province, de même que le mouvement ouvrier international félicitent les sapeurs de Hull pour leur solidarité et pour la largeur de vue qu’ils ont démontrée en ignorant les malheureuses tactiques des S.N.qui ont tenté par tous les moyens de saboter les chances de succès de leur nouvelle organisation.DÉPOSEZ VOS ECONOMIES Banque D’Epargne DE LA CITÉ ET DU DISTRICT DE MONTRÉAL SUCCURSALES DANS TOUTES LES PARTIES DE LA VILLE ET À VERDUN “COFFRETS DE SÛRETÉ” LA SEULE BANQUE D’ÉPARGNE À MONTRÉAL Solidarité en 1954 "1953 est expirée et nous jetons déjà l’oeil sur 1954 pour savoir ce qu’elle réserve au mouvement ouvrier.11 me semble qu’il n’y a pas de milieu où les années passent plus vite que dans le milieu syndical ; pour nous, ouvriers, la vie n’est qu’un enchaînement de projets, de lut-t e s, d’espoirs souvent déçus, d e succès qui nous font oublier les moments diffi-c i 1 e s.Au n o m d e l’F.xécu t i f du local 985 de l'Ass’n Int.des Pompiers (Montréal) de ses membres et en mon nom personnel, je souhaite que Tannée 1954 voit s’épanouir une solidarité de plus en plus grande parmi les ouvriers de toutes catégories et de toutes allégéances.J’ai la conviction que les ouvriers ne seront en mesure de lutter adéquatement que le jour où ils auront réalisé entre eux l’union sacrée.Certes, cette unité organique chère aux véritables unionistes implique beaucoup de largeur de vue, et la cicatrisation de certaines plaies auxquelles tous ne sont pas prêts à consentir.Mais si Ton considère les obstacles quasi insurmontables qui se dressent pour freiner la réalisation des idéaux communs à tous les ouvriers, il nous faut admettre que le mouvement syndical ne peut se permettre de batailles fratricides.Tant que les ouvriers eux-mêmes n’auront pas compris leurs propres problèmes et n’auront pas pris, eux-mêmes et ensemble, les mesures pour les résoudre, comment peuvent-ils compter sur d’autres classes de la société pour entreprendre cette tâche à leur place ?C’est donc dans cet esprit, que je souhaite à tous un Joyeux Noël et une année 1954, progressive, et partant bonne et heureuse.ANDRE PLANTE.Président, A.I.P., Local 985 Chefs ouvriers élus au loeal 165 de l’Ontario Les officiers du local 163 des employés de la Pulpet et du Sulfite de l'International l'a per ont été choisis dernicrccmnt au cours d’élections qui ont été tenues à la salle du Conseil des Métiers et du Travail des Trois-Rivières.Le confrère Philippe Chrétien s’est désisté de la charge de président pour accepter la fonction de secrétaire-correspondant et de trésorier.11 remplace à ce poste le confrère Aladin Giguère qu ioccupa ces fonctions durant les vingt dernières années.Le confrère Rosaire Bégin a été désigné à la présidence tandis que la vice-présidence était échue au confrère John Pitt.Les autres officiers élus sont: Les confrères Roger Lemire, deuxième vice-président, Lionel Roberge, secrétaire-financier, Gilles Lapcr-rière, secrétaire-archiviste, Jos.Marchand, garde extérieure, Edouard Landry, garde intérieure, Orner Rheault, | Roland Kanc et Ton Young, auditeurs.1oà' 7 purchased at H.R.’s will he wrapped in U.K.’s Bhie-aml-Silver Christinas Glitter .without extra charge.Every Christmas Gift holt it i: \ i ii i: \v -Sherbrooke nl Monti lain- iiülf «*****Év BEST WISHES FOR THE NEW YEAR Telephones : Office: 63741 Residence: 52144 Cable Address : ' Malone'' Boe, Lombard and Scott's Cables J.C.MALONE & CO.Established 1890 STEVEDORES SHIP BROKERS, FORWARDING AGENTS and GENERAL CONTRACTORS 0 2 Des Forges TROIS RIVIERES Also Operating at Sorel, Que.joru* fUet WML,, U oeux LA PRESSE MONTREAL Officiers des Ouvriers du tabac Les employés de l’IImperial Tobacco, membres de l’Union internationale des ouvriers du tabc, local 242, de Granby, ont procédé à l’élection de leur exécutif pour l’année 1953-54.Tous les officiers sortant de charge ont été réélus par acclamation.Le confrère Romuald Gagnon occu- l>e de nouveau la présidence pour un sixième mandat consécutif.I^cs autres officiers sont les confrères René Fournier, vice-président; Arsène Scott, secrétaire-trésorier; Normand Fausse, secrétaire-archiviste; Raymond Fournier et Mlle Estelle Foisy, syndics; Robert Leblanc, sergent d’armes.a i LE MONDE OUVRIER DECEMBRE 1953 — MONTREAL — DECEMBER, 1953 PAGE 5 J.-B.Arseneaull réélu président du Conseil des Métiers et du Travail Le confrère J.-B.Arse-neault a été réélu président du Conseil des Métiers et du Travail de s Trois-Rivières, Cap-de-la-Madeleine et district.M.Réduction des heures pour 500 travailleurs L’Union des pâtissiers, local 333, vient de signer une nouvelle convention collective de travail pour quelque 500 employés de la compagnie Canada and Dominion Sugar Limited.e principal avantage acquis par les ouvriers est une réduction de la semaine de travail avec même salaire hebdomadaire.La semaine a été immédiatement réduite de 50 heures à 47J4 heures.Elle sera réduite à 45 heures, le premiers mars 1954.Le premier septembre prochain, des négociations seront entreprises pour discuter de l'opportunité d'établir la semaine de 40 heures.Les équipes de l’après-midi obtiennent de pins une prime de 3 cents l'heure, et les équipes de nuit, une prime de 5 cents.Au point de vue sécurité syndicale, le contrat prévoit la retenue volontaire des cotisations à la source pour les anciens employés et la retenue obligatoire pour les nouveaux employés.Pour les pompiers de Verdun Il ne reste plus que de "menus détails” à régler avant la signature d'une convention collective avec les pompiers et la cité de Verdun.La convention collective aura une durée de deux ans et assurera aux pompiers un salaire de base de $2,123 par année plus une augmentation de $200 avec chaque année de service, jusqu’à concurrence de 5 ans.Tous les pompiers recevront de plus un boni de vie chère de $528 par année, variable selon l’indice fédéral du coût de la vie.I.e salaire de base du lieutenant sera de $3,123 la première année et de $3,223 la seconde.Contrat do travail à la poterie Vandcsca Un accord vient d’être conclu entre le local 225 de l'Union des potiers et la poterie Vandcsca, à Joliette.L'accord prévoit pour les employés de cette compagnie des augmentations de salaires variant de 4 à 10 cents l'heure.î.cs négociations n'avaient porté que sur la question des salaires suivant une clause de la convention en vigueur.Bien que les deux parties aient dû faire appel à un con-cilliateur, les négotiations se sont poursuivies dans une atmosphère amicale.L'accord est intervenu après deux séances de conciliation dirigées par M.Rémi Duquette.Arseneault qui est membre du local No 163 des Papetiers au moulin de l’International Paper Co.a été réélu par acclamation pour un seizième terme consécutif à ce poste de confiance.Les autres officiers élus sont: 1er vice-president, M.Georges Louthoud, du local No 216, 2èmc vice-president, M.Laurent Hamclin.M.J.-Jacques Hcrottx, président du local 561, St-Régis Paper remplace M.Roger Labrie comme secrétaire correspondant du Conseil, M.A.Robindai-nc, secrétaire-archiviste, M.Edouard Bcrthiaume, secrétaire-financier, M.II.Doyon, secrétaire-trésorier.Auditeurs : MM.H.-P.Pérussc, R.Roy et Paul Fréchette.Comme garde, M.Victor Vallée.Après le scrutin, les nouveaux élus ont remercié à tour de rôle les nombreux délégués qui avaient bien voulu se rendre à cette assemblée de fin d’année.Où vont les cents ?Denver.— Les autorités se demandent où s’en vont les cents.Si vous êtes un visiteur spécial, Mme Alma Schneider, surintendante de l’hôtel de la monnaie à Denver vous fera pénétrer dans une voûte secrète où vous verrez de vos propres yeux des briques d'or solide pour une valeur de $2,375,000,000.Elle pourra vous montrer aussi comment le gouvernement contrôle chaque fraction d’une once d’or, d’argent, de cuivre et de nickel.Mais elle aimerait bien savoir ce que le public fait avec les cents.Us disparaissent rapidement et eu grande quantité.Mais le gouvernement ne s’en fait pas pour cela, car chaque fois qu'il ordonne la frappe de “sous noirs”, il réalise un profit intéressant.Mme Schneider souligne qu’il en coûte — tout compris: matériel et travail — 41 cents pour frapper $1.40 en cents.C’est-à-dire un bénéfice net d'un dollar à chaque 141 cents frappés.T.'an dernier, l'hôtel de la monnaie, à Denver, a réalisé ainsi un bénéfice de $26,000,000, pour avoir frappé de la monnaie de différentes dénominations.Différend ouvrier dans une verrerie Un différend entre la Consumers Glass Co.et ses 750 employés, représentés par la Glass Bottle Blowers' Association, sera soumis à un tribunal d'arbitrage présidé par M.Léonce Girard.L'arbitre patronal est Me Paul Smith, et l'arbitre syndical, M.Roméo Girard.Selon les dirigeants du syndicat, le différend porte uniquement sur les salaires, car le contrat actuel, qui n’expirera que dans un an, ne permet la réouverture des négociations que sur celte question.Les ouvriers demandent une augmentation générale de 20 pour cent.Les dirigeants du syndicat disent que les négociations ont été rompues parce que la compagnie n’offrait aucune contre-proposition.Nos meilleurs voeux de Santé et de Prospérité à l'occasion de la nouvelle année ^ST-PLEXflNDRE \ LIMITEE “Le lait St-Alexandre est d'une richesse et d'une pureté absolues." .Prospérité pour l’An nouveau Il nie fait grand plaisir de présenter aux ouvriers organisés île cette province mes meilleurs voeux de Noël et du Nouvel An.La solidarité ouvrière n’a jamais été un vain mot dans notre mouvement.Elle s’est traduite par de nombreuses augmentations de salaires ainsi que de multiples améliorations des conditions de travail pour la grande majorité de nos membres dans le Québec.Joyeux Noël - Bonne et Heureuse Aimée » LAIT • CREME .BEURRE I .OEUFS • BREUVAGE AU CHOCOLAT AJftnipart & Cie « LIMITÉE 1715, rue Wolfe FR.2194* G.& J.ESPLIN LIMITED Established 1850 "Over 100 years ot service" Box and packing case manufacturers Lumber merchants Corrugated Cartons and Products 170 Duke St.— UN-6 5035-36 MONTREAL Lucien Tremblay Aussi, nombreux sont les travailleurs de cette province qui au cours de l’année ont enfin compris la nécessité de la solidarité, en se joignant aux unions internationales affiliées à la Fédération américaine du 'Travail, et au Congrès des Métiers et du Travail du Canada.Je souhaite que tous les ouvriers organises passent les bêtes dans la joie et que l'an nouveau apporte à tous la plus grande mesure possible de bonheur, et île prospérité.LUCIEN TREMBLAY, Organisateur, Fédération américaine du Travail.Aux membres de l'Union de la sacoche et nouveautés En cette fin d’année il me fait plaisir, au nom de l’organisation et en mon nom, d’exprimer aux membres des locaux 9 et 125 de la Sacoche et Nouveautés, nos remerciements les plus sincères pour la coopération donnée et nos voeux les meilleurs p o u r l’An Nouveau.Nous refusons de croire que les incertitudes de la présente situation économique soient de mauvais augure.L’avenir n’est pas aussi sombre que l’on pourrait le croire.Sous le règne de l’empereur romain Tibère, l’avenir semblait sombre le soir d’un certain vendredi pour un petit groupe de douze et leurs compagnons.Mais leur Foi a vaincu les obstacles.La Foi religieuse et les convictions syndicales de nos membres leur permettront de vaincre les difficultés et de jouir dans toute sa plénitude du grand message de paix donné par le Ciel: “Paix sur terre aux hommes de bonne volonté”.i 1 | ! Souhaits de la saison à tous les travailleurs \ ; syndiqués BUILDING SERVICE INTERNATIONAL EMPLOYEES' UNION YVON DANSEREAU Organisateur général ALBERT LEDUC Secrétaire-trésorier 3560 Boul.St-Laurent ' : »-?• ?-» Téléphono : PLatoau 9873 Meilleurs voeux pour un Joyeux Noël et une Année Prospère Union fédérale des employés de laiteries, Local 975 MONTREAL Compliments de la Saison à tous les ouvriers organisés Union InternaiionnJc des Employés de Bureau, Local 57 MONTREAL nuf UH MIUIOM D( (AHAUM Ala Banque est f La Première Banque au Canada § f —r-.—.: : p - J K O O O 3 iZL Banque de Montréal ROMEO GIRARD, Représentant.' AU SERVICE DES CANADIENS DANS TOUTES LES SPHÈRES DE LA VIE DEPUIS 1817 Encourageons nos annonceurs ! s—j-UJUoHs 'mid00 ««' SMtUl) ^ ' ' S BkBSB a w$&wffî4$!i.m KifHfi 1 ' jiiüüiâ ^nr^T-^-' ink «r**"'1 fSi-fir w '¦?y&i&ï ¦MSI PAGE 6 DECEMBRE 1953 — MONTREAL — DECEMBER, 1953 THE LABOR WORLD BONNE ET HEUREUSE ANNEE La période des Fêtes, avec sesl Coopération entre ouvriers par grandioses cérémonies religieu-1 l'unité et la confiance mutuelle, ses, ses réunions familiales et ses échanges de cadeaux et de bons souhaits à l’occasion de la Nouvelle Année, est traditionnellement une époque de réjouissances., I xi “i Ire-gouvernementale dans la soin Mais les grandes fetes de Noël .• B , .,».¦,., „ tion de nos problèmes, et du Nouvel An seront assom- 1 Cooperation entre patrons et ouvriers par une meilleure compréhension des droits et des devoirs réciproques.Coopération patronale - ouvriè- bries cette année pour les ouvriers du textile par le spectre du chô Que chacun oublie ses égoïstes pour travailler interets sincère- mage et de* l’insécurité du lendc-lment au bien général et 1954 ver-main qui sévissent actuellement | ra renaître l’espoir et la sécurité canadienne des dans nos foyers.dans l’industrie textiles.j quc p;\n Nouveau soit pour Une concurrence serrée et un nous une année de santé, bon-“dtimping” éhonté de produits heur, sécurité et prospérité dans étrangers sur notre marché coin- la paix, t est le voeu que le Con-promettent l'existence même de seil Provincial formule par la l'industrie et menacent de priver voix de son président, pour tous les ouvriers de leur gagne-pain, les ouvriers du textile et leur L’année 1953 passent à l’histoire comme une période d’épreuves et de difficultés pour l’industrie canadienne des textiles.1 .es manufacturiers aux prises avec les difficultés du marché tentent frénétiquement de protéger leurs profits menacés et les -ouvriers luttent désespérément I pour maintenir des conditions del travail chèrement acquises.Toutes les ressources de I l mon turent mises a contribution cette année pour protéger les ouvriers! contre l'augmentation des tâches, le chômage et l’injustice des pa-trous qui voudraient faire porter à leurs employés tout le poids de la crise.Malgré ce sombre tableau la situation n’est pas désespérée et certains indices permettent d'envisager avec plus del confiance et d’optimisme l'année 1954.L'opinion publique s'est émue | et le gouvernement fédéral semble se rendre compte de la situa-1 tion.Des mesures destinées à en-1 rayer le flot grandissant des itn- ! portations ont été prises récemment et nous osons espérer que nos gouvernants ne s’arrêteront ! pas en si bonne route.Puisse l'An Nouveau ramener [ la prospérité dans l'industrie textile et apporter un soulagement à la détresse des ouvriers.Que | 1954 soit une année de coopéra-1 tion à tous les échelons pour le j bien-être de tous.famille, à l’occasion de Noël et du Jour de l’An.GEORGES PAYETTE, Président du Conseil Provincial du Québec des Ou- Collaboration ou anéantissement Le conflit entre les forces du Capital et le Travail sont dans une phase aiguë et tout laisse prévoir, à brève échéance, entre ces deux éléments sociaux dont les intérêts s’opposent, ou une entente cordiale, se fondant sur une crainte commune d’un pire éventuel, ou une rupture définitive, provoquée par l’incompréhension ou l’intolérance.Tant que les forces du Travail ont été éparses et généralement inconscientes, tant de leur potentiel de puissance que de leurs droits naturels, le patronat a eu beau jeu pour imposer ses folles exigences et les faire prévaloir sans trop d’efforts de persuasion, fort qu’il était du concours empressé des hommes politiques dont il avait maintes fois alimenté la caisse électorale.Mais tout cela a changé de- plus en plus la nécessité d’une ou de gauche, une dictature du étroite solidarité d’efforts dans Capital sous forme de facisme leur lutte incessante pour une ou une dictature du proléta-plus large part de soleil et de telle qu’elle sévit en Russie, vie.De sorte qu’aujourd’hui ils Quoi qu’il en soit, cette en-opposent leurs unions aux pa- tente cordiale implique néces-trons d’égal à égal.sairement une répartition plus Le Capital lutte avec énergie équitable des bénéfices d’ex-pour le maintien de ses privi- ploitation de nos richesses na-lèges et ses droits tradition- turelles et de la productivité nels et la survivance de ses accrue de notre force ouvrière, profits et le Travail se débat, Ce que l’ouvrier demande, en avec non moins de détermina- définitive, sans l’exprimer tou-tion, pour un complément de jours assez clairement, c’est bien-être, une plus équitable une augmentation de pouvoir rémunération de son labeur, la d’achat par un salaire accru reconnaissance de ses droits ou une réduction du coût de naturels à une plus confortable la vie, ou, si c’est possible, les existence, en un mot, pour sa deux simultanément, car il est sécurité économique, base es- manifestement inutile d’aug-sentielle de toute véritable paix menter les salaires si pareille entre ces deux éléments de no- augmentation doit se traduire tre société.par un accroissement propor- Le Capital et le Travail doi- tionnel du coût de la vie.vent s’entendre si le régime Et qu’on le veuille on non, économique actuel doit survi- l’entente nécessaire entre le défaut d’entente, c’est Capital et le Travail ne sau- puis quelques années et ce vre.A vriers-Unis (les Textiles J n’est pas trop tôt.Petit à petit une lutte à mort d’où sortira rait se matérialiser que dans d’Amérique, FAT-CMTC.les ouvriers ont reconnu de un régime “ismique” de droite ! ces conditions.CADEAUX Fusion possible de deux unions internationales Les travailleurs de l'industrie de la pulpe et du papier, qui sont affilies à des unions internationales, songent actuellement à modifier les structures de leur organisation C’est ce que /nous apprend la dernière livraison du journal “The Paper Maker", organe officiel de l'International Brotherhood of Paper Makers (FAT).Nos lecteurs savent que quatre ou cinq grandes unions internationales se sont divisées les travailleurs de cette industrie qu’elles ont syndiquée sur le plan du métier et non pas sur le plan des entreprises.Or il semble qu’on se rende compte de certaines insuffisances dans cette formule.“The Paper Maker” annonce en effet que l’union des ouvriers du papier a nommé un comité pour étudier un projet de fusion avec l’Union internationale des ouvriers de la pulpe.Ce comité doit faire rapport en janvier 1955.L’affaire sera ensuite soumise aux membres pour décision finale Vous plairez sûrement avec des Player’s à Noël .et ces deux empaquetages sont épatants comme cadeaux de Noël.Rappelez-vous qu’en offrant des Player’s, vous donnez .la Cigareite La Plus Douce, La Plus Savoureuse Au Canada LE MONDE OUVRIER DECEMBRE 1953 — MONTREAL — DECEMBER.1953 PAGE 7 Dans la métropole Montreal Claude Jodoin, président Echos du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal News Louis Laberge, secrétaire Que 1954 apporte du bonheur aux ouvriers et l’unité syndicale Par CLAUDE JODOIN Les organisations syndicales prêchent aux travailleurs de s’unir pour être plus forts, mais pour bien des considérations qu’il n’y a pas lieu d’apprécier ici, elles sont elles-mêmes groupées dans plusieurs grandes centrales.Les chefs ouvriers du Canada et des Etats-Unis se rendent parfaitement compte de la nécessité d’une plus grande collaboration d’abord et de l’unité ensuite.Mais il y a loin de la coupe aux lèvres.En 1953 plus que jamais, des efforts merveilleux ont été faits pour que le plus tôt possible tous les travailleurs syndiqués logent à la même enseigne et travaillent d’un commun accord à atteindre les objectifs de la classe ouvrière.Aux Etats-Unis, la Fédération Américaine du Travail et le Congrès des Organisations Industrielles ont épaté le monde entier au cours de l’année qui s’achève.Les chefs de ces deux grandes organisations ouvrières ont fait le pas le plus décisif qui ait été fait jusqu’ici pour que l’unité se concrétise le plus tôt possible, si elle doit se faire un jour.Au début de 1953, un comité conjoint a été formé par la FAT et le COI pour élaborer un projet permettant aux deux grandes organisations de vivre en paix durant un certain temps avant de parler de mariage.Le comité en question s’est acquitté de sa tâche et, ces jours derniers, un pacte de non-agression a été signé.De part et d’autre, on s’est engagé à ne pas tenter de s’emparer des membres d’une union rivale.On s’efforcera plutôt de recruter les non-syndiqués plutôt que de chercher l’adhésion des membres d’une autre union.Maintenant que le bon exemple a été donné en haut lieu, reste aux filiales des deux mouvements de faire de même.C’est une initiative qui augure bien et qui réjouit tous ceux qui aiment vraiment la classeouvrière.Au Canada, le Congrès des Métiers et du Travail du Canada a pris sur lui de mettre le même projet de l’avant.Puisse 1954 nous apporter la même joie que 1953 a apporté à nos confrères d’outre-frontière.Les travailleurs ont assez à faire pour promouvoir et défendre leurs intérêts sans qu’ils doivent encore longtemps consacrer beaucoup de leur énergie à endiguer les attaques d’autres ouvriers contre leurs unions ou à des assauts contre des organisations syndicales légitimes et poursuivant des buts honnêtes.A tous les travailleurs de Montréal qui sont groupés dans des unions affiliées au Conseil des Métiers et du Travail de Montréal, mes voeux les plus sincères pour une année de paix, de justice et de succès.Aux organisateurs, agents d’affaires, conseillers techniques et juridiques qui donnent le meilleur d’eux-mêmes pour aider les ouvriers à conquérir leur part de bonheur et de prospérité, mes meilleurs voeux de succès pour la cause qu’ils servent et pour eux-mêmes.En un mot, aux ouvriers et à tous ceux qui leur sont dévoués et leur veulent du bien, mes souhaits les meilleurs pour une année de paix, de bonheur, de sécurité et de prospérité.LA BANQUE CANADIENNE NATIONALE est à vos ordres pour toutes vos opérations de banque et de placement Actif, plus de $500,000,000 75 succursales à Montréal 560 bureaux au Canada Council to Probe Medicine Prices j The Montreal Trades and Labor Council at its meeting held December 17 decided to call for a joint inquiry with j the Quebec Federation of Labor j on the prices of the medicamen-! tal products.The delegates of several labor unions of the Montreal area said that too often there is overrating in the prices of ! medicamental products, espe-daily when they are prescribed by a doctor.Too many druggists ask as much as three times the real price of a medicament when a | customer comes with a prescription, The druggist only J changes the package or the label and then takes advantage jof the sick people, even sick j children of the poor, said one delegate.Setting-up of Matrimonial Courts The s 'tting-up of Matrimonial Courts, as in existence in several other important cities of this continent, was asked during a recent meeting of the Montreal Trades and Labor Council.We do not understand, said the delegates, how the same judges may handle all the different cases submitted to them, i.r, murder, thefts and robberies, loitering, drunkenness, speed and matrimonial disputes.The Council would like to see matrimonial disputes submitted to the same judges.These judges, after a while, would he specialists ol these important cases.Against Zoning System The Council recently .adopted a resolution against the fact that j the Province of Quebec is subdivided into zones in which the w.ages of the workers are more or less low depending on the region.j The Council declared itself .as favorable for uniform wages for the same work throughout the Province.____________________________ Plie Workers School of the Thomas More Institute offers courses in: Collective Bargaining Labour Law Public Speaking Leadership & Comunications for information apply to: Thomas More Institute 2054 McGill College Avenue Tel.: BE.6572 Représentations auprès de la Commission do Transport de Montréal Le président et le secrétaire du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal, les confrères Claude Jodoin et Louis Laberge, ont été chargés par les délégués au Conseil de rencontrer les dirigeants de la Commission de Transport de Montréal pour leur dire que la population ouvrière de Montréal s'oppose catégoriquement à toute hausse du prix des billets de tramway.Le Conseil a donné instructions à ses délégués au Conseil municipal de demander que le coût du service de transport soit réparti non seulement sur les usagers mais ^ur toute la population.C'est-à-dire que la cité assume les déficits de la Commission.Le- délégués réclament qu'il n'est pas juste que seuls les usagers du transport en commun soient tenus de combler les soi-disant déficits de la Commission.Les délégués ont allégué que le public en général bénéficiait en somme de toute améliorations dans le système de transport.Le confrère Laberge, secrétaire du Conseil, a dit que "nous savons bien que le Conseil municipal ne peut rien faire de vraiment efficace tant que la charte actuelle de la Commission de transport ne sera pas modifiée.Mais nous devons protester contre toute hausse du prix des billets.Cela obligera peut-être les autorités à reviser la charte." Le Conseil s'en prend aux prix des médicaments Le Conseil des Métiers et du Travail de Montréal, au cours de sa dernière assemblée régulière, tenue le 17 décembre, a décidé de faire une enquête conjointe avec la Fédération du Travail du Québec, sur les prix des médicaments.Les délégués de plusieurs unions ouvrières de la région ont affirmé qu'il y a trop souvent de l'exagération dans les prix des médicaments et remèdes brevetés, "surtout lorsqu'ils sont prescrits par un médecin", a-t-on dit.Trop de pharmaciens réclament trois fois le prix régulier d’un remède breveté lorsque le client présente une prescription.Le pharmacien change la fiole, ou encore seulement l'étiquette, et exploite les malades.Dans certains cas, c'est un vol manifeste, a déclaré un délégué.Tribunaux des relation s familiales La formation de tribunaux de relations familiales, comme il en existe dans plusieurs autres grandes villes du continent, a été réclamée au cours d’une récente assemblée du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal.On ne comprend pas, a-t-on dit, que les mêmes juges soient appelés à entendre et juger des causes aussi disparates que celles de vol, de meurtre, de flâuage, d’ivrognerie, de conduite dangereuse au volant, de refus de pourvoir et de séparation de corps.Le Conseil des Métiers voudrait que les conflits matrimoniaux qui ont des échos en cour soient tous soumis aux mêmes juges qui se spécialiseraient dans ce domaine si important et si délicat.AU CONSEIL DES METIERS .il y a 35 ans Le Monde Ouvrier rapportait.Samuel Gompers était de passage à Montréal, il adressait [ la parole à une grande assemblée au Monument National .Le Conseil insistait auprès du gouvernement provincial pour qu'un sous-ministre du Travail soit nommé avec bureau à Montréal, d’où il pourrait diriger tous les services du Ministère à Montréal .Le Conseil protestait énergiquement contre l’augmentation du coût des billets de tramways et adoptait la proposition demandant la municipalisation du réseau .Le confrère Alzée Bastien, de l'Union internationale des électriciens, était nommé organisateur de la Fédération américaine du Travail .Joseph Ainey, vice-président du Conseil des Métiers, était candidat à la mairie de la ville de Montréal.Le confrère Arthur Martel était chargé de sa campagne électorale.Le confrère Ainey était commissaire de la ville depuis 1910.Médéric Martin fut réélu premier magistrat de la ville de Montréal malgré tous les efforts des confrères délégués de Jos.Ainey au Conseil des Métiers .La ville de Montréal était en tutelle.Le ministère de Sir Lomer Gouin avait imposé une commission administrative.M.Alphonse Verville, un des plus distingués membres de notre mouveemnt, était membre de cette commission .Les employés de tramways de la ville de Montréal s'affiliaient pour la première fois au Conseil des Métiers . PAGE 8 DECEMBRE 1953 — MONTREAL — DECEMBER, 1953 THE LABOR WORLD îttîStf Traduction de publications de l'Association internationale des machinistes.MEMBRE ACTIF ou PASSIF?Des milliers d'organisations et associations ouvrières, agricoles, industrielles, commerciales, professionnelles, religieuses, fraternelles, éducatives, civiques et semi-militaires opèrent dans cette nation, la plus grande au point de vue industriel et comblée de richesses.Toutes ont leurs objectifs, leurs règlements, leurs cotisations, leurs responsabilités des membres, leurs publications et leurs différentes méthodes de présenter leur cause au public.Plusieurs d'entre elles, y compris les associations ouvrières, ont leurs problèmes de recrutement des membres, de leur assistance aux assemblées et du support que doivent leur accorder leurs adhérents.Le support des membres est un problème d'une brûlante actualité pour toutes les organisations quelle que soit leur nature, mais plus spécialement pour celles qui doivent compter sur une adhésion volontaire.Quelques-uns peuvent soutenir, s’ils ne sont pas au courant des faits, que l’appartenance à une union ouvrière n'est plus volontaire, et que, conséquemment les unions ouvrières n'ont plus de ces problèmes.La sécurité syndicale est limitée Quoique de nos jours la tendance soit favorable au "maintien de l'adhésion à l'union" et au "contrat d'atelier d'union", c'est un fait reconnu que des centaines de milliers de membres travaillent sans la protection de tels contrats, et ainsi leur adhésion volontaire est, sous maints rapports, semblable à l'adhésion à d'autres types d'organisations volontaires.Maintes organisations professionnelles sont de caractère volontaire, mais dans leurs opérations de tous les jours iL est évident que certains aspects économiques sont intimement liés à ceux des organisations locales, de district ou d’Etat.Jusqu'où peut aller par exemple un médecin s'il n'est pas membre de l'Association médicale des Etats-Unis ou du Collège des Médecins ?Quel serait l’avenir d'un avocat qui n'appartiendrait pas au Barreau ?En dernière analyse, l'adhésion volontaire à certaines associations volontaires est appuyée par l'obligation économique qui, en fin de compte, résulte en un "atelier fermé" encore plus "serré" que tout atelier d'union qu'on reproche aux unions ouvrières.Dans de telles conditions, il n'est pas difficile pour une organisation professionnelle de recruter et de garder ses membres.Tout naturellement il nous vient à l'esprit de nous demander quel attrait ou quel avantage il y a dans le fait de détenir l'adhésion volontaire à une organisation.Cela dépend quelque peu du genre d'organisation et de ses objectifs.Les associations fraternelles offrent des prestations en maladie, un régime quelconque d’assurance, des événements sociaux, la participation à des soirées d'initiation, à des activités de charité et de bienfaisance.Quoique ces organisations ne soient pas exemptes des pertes de membres, des organisateurs payés sont rarement employés.Il n'est pas rare, cependant, que leurs membres consacrent la majeure partie de leurs loisirs, et sans rémunération, à des campagnes de recrutement ou en vue du développement de leur association.Les resquilleurs ne sont pas bienvenus Les unions ouvrières sont des organisations ayant pour objectif 'Te pain et le beurre” de leurs membres et s’occupent en tout premier lieu des conditions de travail, des salaires et des standards de vie, et, en second lieu, des activités de la communauté et de la politique.Aussi longtemps que les unions rendent les services qu'on est en droit d'attendre d'elles, il n'y a aucune raison valide pour qu'un membre qui bénéficie de ces services ne soit pas un membre actif et sans discontinuité.Ceci est spécialement vrai de l'A.I.M., dans laquelle les membres peuvent maintenir leur adhésion durant les grèves ou les périodes de chômage sans payer de cotisations mensuelles — des tim- \ bres de grève ou de chômage étant disponibles à cet effet sur demande.Cependant, quelle que soit l'excellence des services rendus par une association ouvrière, elle bénéficie rarement du volontariat enthousiaste de ses membres, comme c'est le cas des organisations fraternelles, lorsqu'il s'agit de promouvoir la cause de l’union.L'acceptation des employeurs et leur participation aux organisations fraternelles en regard de leur opposition aux travailleurs qui s'efforcent par une action conjointe d'améliorer leur sort économique explique cette différence d'attitude de ceux qui sont directement liés aux fonctions de ces deux genres d'organisations.Chaque membre, un organisateur Les fluctuations dans le nombre des membres des unions peuvent être attribuées au chômage, à la retraite, ou au décès, mais le plus grand facteur usuel est le non-paiement des cotisations dans les ateliers, entreprises ou manufactures où l'affiliation à l'union n'est pas une condition d'emploi.Il est reconnu que tandis qu'il y a une aussi grande et même une très grande nécessité de maintenir une forte organisation do membres payant leurs cotisations aussi bien dans un atelier non-unioniste que dans un atelier unionisé, les "resquilleurs", en conséquence de l'égoïsme ou de la carence d'éducation syndicale, sont toujours là pour jouir des bénéfices et des avantages rendus possibles par leurs compagnons de travail qui contribuent de leur temps, do leur effort et de leur argent pour obtenir des résultats économiques par l'entremise du marchandage collectif.Dans une nation de "membres actifs", l'A.I.M.pourrait devenir une organisation plus effective parce que tout membre y appartenant le forait parce qu'il y voit son intérêt personnel, y contribuant autant qu'en recevant, acceptant ses responsabilités dans l'union, dans la communauté et dans les activités politiques.L'importance d'être membre actif a été soulignée de différentes façons nombre de fois, et est bien démontrée par les vers qui sont traduits en français plus bas.Il serait à l'avantage de tous les membres de faire que tous les "resquilleurs" deviennent des membres qui paient leurs cotisations et de ce fait compléter l'organisation dans tout atelier, ou manufacture où des contrats de l'A.I.M.sont présentement en vigueur.Aux membres qui "entrent et qui sortent", on devrait faire comprendre l'erreur de leur conduite ; organisés à la limite, nous pouvons faire une plus grande contribution à notre bien-être commun, à celui de la communauté et de la nation.ETES-VOUS UN MEMBRE ACTIF?(Traduction libre) Etes-vous un membre actif, du genre qu'on aime ?Ou êtes-vous satisfait de porter votrei nsigne sur votre revers d'habit ?Assistez-vous aux assemblées et participez-vous à la besogne ?Ou restez-vous à l'écart pour critiquer et vous soustraire aux responsabilités ?Faites-vous votre part pour aider à la Loge ?Ou êtes-vous satisfait d'être de ceux qui "font seulement partie" de l'union ?Allez-vous parfois visiter un membre malade ?Ou laissez-vous tout le travail à quelques-uns, pour ensuite dire qu'ils font partie de "la clique" ?Alors venez aux assemblées et aidez de vos mains et de votre coeur, Ne soyez pas seulement un membre, mais accordez votre aide active, Réfléchissez à cela, confrère, vous discernez le bien du mal, Soyez un membre actif, et ne faites pas qu'appartenir à l'union.— AUTEUR INCONNU.(Traduit du '‘Machinists Monthly Journal") LE MONDE OUVRIER DECEMBRE 1953 — MONTREAL DECEMBER, 1953 PAGE 9 * Joyeux Noël à 13,421 employeurs de nos 830,000 membres En cette période de l’année où il convient d’offrir nos meilleurs voeux nous ne pouvons ignorer les 13,421 employeurs, chefs d’entreprises, tant aux États-Unis qu’au Canada qui sont liés par des ententes collectives de travail avec l’A.l.M.En dépit des arguments qui peuvent s’échanger autour de la table de négociations, en dépit des différends qui existent quant à notre législation, il existe une convention tacite entre les trade-unions libres et la libre entreprise.Tous deux sont d’accord par exemple, que le droit pour un homme d’affaires de posséder sa propre entreprise soit individuellement ou comme associé est un droit fondamental que nous appelons démocratie.En notre qualité de membres de trade-unions libres, nous faisons partie de l’entreprise libre.Nous avons notre mot à dire dans la fixation des salaires que nous recevons et dans l’établissement des conditions de travail sous lesquelles nous travaillons et qui sont obtenues grâce au marchandage collectif.Et c’est pour ça que nous avons une union.Les profils Ce qui intéresse le plus un employeur des compagnies en p*us son d'-0*1 c*e posséder sa propre entreprise, c’est de réaliser des profits.Toute entreprise doit réaliser des profits sinon elle doit fermer ses portes, tout comme un travailleur doit recevoir un salaire suffisant pour pourvoir à sa famille sinon il est mieux de recevoir du secours.Nous pouvons de temps à autre différer d’opinion quant à ce qui constitue un profit raisonnable mais nous savons fort bien que la sécurité de notre emploi dépend de la prospérité de la compagnie pour laquelle nous travaillons.Nous savons également que les profits d’une compagnie dépendent de la prospérité de la communauté et de la nation.Comme tant d’employeurs ont fait remarquer si souvent, notre richesse est basée sur notre productivité.La plupart des membres d’unions ouvrières comprennent ce fait aussi bien que la plupart des employeurs, et tout nouvel outillage rend la vie du travailleur plus facile et contribue à assurer un meilleur salaire à l’ouvrier tout en assurant de meilleurs profits et l’amélioration de notre richesse nationale.Pour la même raison que nous souhaitons la bienvenue à une productivité accrue nous craignons ces nouvelles de mises à pied massives et de diminution dans la production.Tout travailleur qui est en chômage à cause de mise à pied forcée et toute machine forcée de demeurer inactive contribuent à diminuer les profits de la compagnie diminuant ainsi les richesses nationales.Lorsque des hommes et des femmes sont mis à pied, ils arrêtent toute production et la consommation s’en ressent.Le salaire du Nous croyons que la plupart des em-travailleur ployeurs sont d’accord avec nous qu’il ne peut y avoir de prospérité à moins que le travailleur, qui est le meilleur client de l’industrie, ait l’argent nécessaire pour acheter les produits qu’il fabrique.Il est un fait qui demeure et c’est que le pouvoir d’achat doit toujours balancer avec la production.Comme nous comprenons les principes d’une saine économie, la prospérité d’un nation qui est encore appelée à grandir est basée sur l’expansion du pouvoir d’achat aussi bien que sur l’expansion de la production.Il n’est pas suffisant de dire que nous maintenons notre position et que nous faisont aussi bien que l’an dernier.Nous devons produire et consommer un peu plus à tous les ans afin de compenser pour l’augmentation de la population et de se servir de l’augmentation de notre richesse qui accompagne l’augmentation de la production.Et voila la raison pour laquelle nos unions insistent par le marchandage collectif pour des salaires de plus en plus élevés et des heures de travail de plus en plus courtes.En tant que citoyens d’une nation démocratique nous som-nes tous dans le même bateau.Soit que nous soyons tous pros-aères ou que nous souffrions tous ensemble.Au nom des 830,000 membres de l’A.I.M.nous souhaitons i nos employeurs un Joyeux Noël et une Année Prospère.' t I 4J 7 1 A! M A tous les membres de l'Association Internationale des Machinistes, nous souhaitons une bonne, heureuse, sainte et prospère année.% É ft I ft P.I km ?>• s» tv «# y* ?s y* s Sages conseils du Vieux Grincheux Vous êtes-vous déjà rendu compte, mon ami, que présentement le Travail organisé dans ce pays possède la plus grande force numérique de toute son histoire, mais qu’il ne jouit pas d’une augmentation correspondante de prestige et d’influence ?De fait, la croissance de l’effectif des unions ouvrières est considérée dans certains milieux comme une menace du même ordre que la concentration de la puissance industrielle entre les mains d’un petit nombre de corporations qui sont en retour entre les mains de quelques familles.à blâmer les livreurs pour avoir déclaré la grève.Même dans l’A.I.M., dont l’influence a grandi en même temps que son effectif et (pii jouit d’un prestige basé sur ce qu’elle a fait, il y a des membres qui se répandent en invectives contre les “tsars” ouvriers et qui se comportent comme s’ils étaient opposés même à l’institution de l’unionisme qui signifie beaucoup pour leur bien-être à l’atelier ou la manufacture.Cela senblerait drôle ne constatait qu’un grand nombre de travailleurs ne semblent pas s’en être aperçus malgré qu’un examen sommaire des faits prouverait que la classe ouvrières de l’Amérique a encore beaucoup à faire pour parvenir seulement à une force organisée de 50 pour cent.La proportion actuelle des travailleurs organisés comparée au nombre de ceux qui ont un emploi rémunérateur est d’environ un à trois.Ce qui signifie que pour un membre du mouvement ouvrier il y a trois travailleurs qui profitent d’une politique de gérance unilatéra b tenue.s Je suis toujours confondu, mon ami, lorsque je vois un membre d’une union comme l’À.I.M., et beaucoup d’autres si on | bonnes unions, et qui par son expérience personnelle connaît tous les bienfaits de la démocratie et de l’unionisme ouvrier, agir et parler comme s’il était membre de l’Associa tien des Manufacturiers.Il me semble que c’est une impossibilité.le ne sais pas si vous avez déjà remarqué que les hom-j jtnes bien placés, ainsi que le-organisations et les pays soli (lenient établis, en tin piot.i ceux qui sont comme on dit i “en affaires” depuis long temps, ne se méprisent pas et ne font jamais d’excuses pour leurs actions.le et des lois sociale par les unions et d libéraux.Ajoutez, dans les alarmant les article groupes a cela tait que, Ceci ne veut pas dire qu'ils n’ont jamais rien fait dont ils puissent rougir de honte, ou t qu’ils n’ont jamais été dans unions, un nombre [ T'diligation de faire des exru le membres croient !scs- Ccla signifie simplement que dans leur esprit du moins _ |le bien qu’ils ont pu faire fait plus que contrebalancer le mal dont d’autres ont pu souffrir et que les fautes ne valent pas la peine d’être rappelée', en public tout au moins.anti-ouvriers men écrits des journaux et les non celles teintées de propagande anti-ouvrière et il devient alors évident que les chiffres ne sont pas les seuls facteur à prendre en ligne de compte quand on évalue la force d’une union.Par exemple beaucoup (le personnes, et par mi elles des membres de nos unions, blâmant le Travail organisé pour le coût élevé des Maintenant idc quelqu’un, j’ai entendu nations qui, si ccla est vrai organisation ou i vous jetez un regard en arrière et contrôlez, les faits, ont des taches pas trop glorieuses sur leur blason et dont les motifs ne furent habitations dans la banlieue [ pas toujours île- plus nobles, que j’habite, quand, en réalité, alors je ne vois p.as pourquoi j la plupart des ouvriers orga- celui qui fait partie du mou-: misés des métiers de la cons- veinent organisé peut le déni- grer.ou meme garder le silence lorsque quelqu’un d’,in- fraction sont employés dan les entreprises commerciale et les projets de maisons de|trc en dit du mal.rapport dans la ville et que la plupart des maisons dans la banlieue sont bâties par ouvriers non-organisés.Et je n’oublierai jamais les paroles que j’entendis proférer par un laitier unioniste à l’adresse d’un de scs clients, il y a quelques années, juste à la suite d’une grève gagnée par les livreurs de lait contre une laiterie.Celle-ci avait élevé le prix de son lait de nouveau et le client déblatérait tout autant contre le prix que contre la grève.Le livreur faisait son devoir en défendant le droit de la compagnie d’avoir augmenté son prix, mais il montrait un penchant Je serais enclin à croire que ()esjle mouvement ouvrier a des I crises de croissance.C’est comme lorsqu’un adolescent a grandi soudainement d’une couple de pouces.Il n’est pas aussi grand qu’un adulte mais il est tellement plus grand qu’il l’était auparavant qu’il semble en être gêné.Lorsqu’il marche, sa démarche est lourde, il courbe le dos, afin dirait-on de ne pas attirer l'attention sur sa taille et il est tout ahuri et embarrassé quand quelqu’un remarque qu’il a grandi.Cependant, il arrive que vous voyez un adolescent qui est grand pour son âge et qui sait porter son poids et a une démarche assurée, et tous disent: “n'est-il pas un beau grand garçon” ?Il me semble que le mouvement ouvrier devrait prendre l’exemple de cet adolescent.11 nous faut grandir encore beaucoup avant d’avoir atteint notre taille.Entre temps si nous mettions notre taille à profit nous trouverions que nous pouvons faire beaucoup de bien pour nous et les autres.Dans ce monde troublé il y a beaucoup de besogne pour un robuste adolescent alors prenons conscience de nos possibilités et mettons à profit notre force potentielle.Nous aurons beaucoup plus de force et de prestige si nous le faisons.-—Traduit du “Machinists Monthly journal”.Contrat collectif signé aux moulins du Cap et de Trois-Rivières do Sa Consolidated Un nouveau contrat collectif a été signé ces jours derniers aux moulins de la Consolidated Paper Corporation, à T rois-Rivières, Wavagamack, et au Cap-dc-la-Madeleine, St-Maurice Paper.L’entente a été signée avec le local 222 de la Fraternité internationale des travailleurs du papier et le local 216 de la Fraternité internationale de' travailleurs de la pulpe et sulfite.M.J.-S.Lambert, représentant de la Fraternité, nous a déclaré que le nouveau contrat demeurera en vigueur jusqu’en mai 1955.11 accorde une hausse de salaire de trois pour cent à partir du 1er novembre.TI prévoit aussi qu’au plus tard, le 1er février 1954, la semaine de 40 heures sera appliquée avec une hausse de salaire actuel de 5 p.c.Le contrat prévoit aussi temps et demi pour les travailleurs sur les équipes "les quart s”.1.'entente a été signée par M.Limer McMullen, surintendant-général de la division, pour la Consolidated, J.S.Lambert, représentant de la Fraternité, Caston Vallières, président du local 216 et Roméo P.eauchesne, président du local 222.Un pessimiste — Qu’est-ce qu'un pessimiste ?— Un pessimiste?Euh ! C’est un type qui porte une ceinture en même temps que des bretelles.Solution Le mari—As-tu enfin recousu le bouton de mon veston ?La femme—Nnon, je n’ai pas retrouvé le bouton.Alors, j’ai cousu la boutonnière. PAGE 10 DECEMBRE 1953 — MONTREAL — DECEMBER, 1953 THE LABOR WORLD Construction • Building Trades Conseil des Métiers de la Construction de Montréal Montreal Building Trades Council J.-O.Renaud, prés.! L.-P.Francoeur, sec.j çoooooooaocMKrtKn>oo00Oooooooooo0oooooooooo0*oocK>oc o A tous les membres des métiers de la construe- ç 5 don, meilleurs voeux de Joyeux Noël et Bonne ?5 et Heureuse Année, de santé et prospérité.Ç dOOaOOOOOOOtKlOOOflOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOCKKH^OOOOO' SALAIRE GARANTI DANS LA CONSTRUCTION A cause de certaine conditions particulières à notre pays, nombre d’ouvriers de la construction sont obligés de chômer durant plusieurs semaines au cours de l'année.Ces ouvriers seront donc heureux d’apprendre que, connue pour les autres travailleurs, l’idée du salaire garanti fait son chemin de par le monde.— l'introduction d’un système de salaire garanti ne doit pas faire double emploi avec les réalisations dans le domaine social qui existent dans un pays; -lorsque la garantie, qui devrait couvrir une période raisonnable, a commencé à jouer, le contrat de | travail ne peut prendre fin avant ; l’expiration de la période de ga- | Loc al 144 Elects Its Officers The International Association of Plumbers and Steam-fitters, local 1-14, Montreal, recently elected its officers for the coming year.The officers elected are as follows: President, P.Bra- bant : Vice-President, A.Marcotte: Business Agent, Henri Rochon : Executive B o a r d Members: H.A.Bourdeau, Emile Eacella, Lionel I.cmay et Raoul I.angevin.At a previous meeting, Brother Camille Archambault who is also International VicePresident of the association, was elected by acclamation Secretary-Treasurer.The elections were presided bv General Organizer Joseph Connelly.GREETINGS Ainsi, au cours de hi quatrième session de la Commission du bâtiment de l’Organisation internationale du travail dont les travaux se poursuivent actuellement à Genève, entre les délégués des travailleurs, d’employeurs et des gouvernements île 24 pays, la question du salaire garanti a été mise à l'étude.La Commission a estimé que “des mesures appropriées pourraient utilement être prises dans chaque pays où cela n’a pas encore été fait pour mettre les travailleurs de l’industrie de la construction à l’abri des conséquences de l’instabilité de leur emploi.” Elle a défini le système de salaire garanti comme un arrangement par lequel (sous réserve, le cas échéant, de certaines limitations et conditions) les employeurs, individuellement ou collectivement, prennent à l’avance l’engagement ou sont requis par la réglementation: a) de fournir aux travailleurs à leur service du travail au taux de salaire ordinaire pendant une période déterminée; ou, h) de verser à ces travailleurs une somme minimum pendant cette période s’ils ne peuvent leur fournir ni le travail habituel, ni un emploi subsidiaire convenable.La Commission précise en outre que : — cette garantie ne devrait concerner que les interruptions temporaires des travaux provoquées par des intempéries, les avaries d'équipement ou les causes que les employeurs auraient dû éviter; ran tic prévue; en cas d’interruption de travail, le salarié ne pourra refuser d’exercer, à son taux de salaire ordinaire, une activité provisoire différente de son activit La productivité \ "ici, en résumé, quelques-unes des conclusions de la Commission en ce qui concerne la productivité: — Les travailleurs devraient recevoir une part équitable des avantages pouvant résulter d’un accroissement de la productivité dans l’industrie et participer aux avantages résultant d’un tel accroissement sur les chantiers où il occupés.The International Union of Operating Engineers, Local 793C desires to express its cordial thanks to all the working personnel for their goodwill 11;i,)itne!!
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