Le monde ouvrier = The labor world, 1 avril 1950, Avril
"Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe.Ministère des Postes.Ottawa ?LE MONDE OUV f n ?E L AB OU WOULD 35e Année No 4 AVRIL 1950 — MONTREAL — APRIL, 1950 35th Year — No.4 La Fédération provinciale du Travail tiendra son 13e congrès annuel dans la ville de Québec Ce congrès aura lieu les 16, 17 ei 18 juin prochain.Le secrétariat de la Fédération provinciale du Travail a fait parvenir au cours du présent mois à ses organisations affiliées la convocation à la 13e conférence annuelle.Ce treizième congrès annuel se tiendra cru Palais Montcalm dans la ville de Québec, commençant à 10 heures du matin, vendredi, le 16 juin, pour se continuer le samedi, 17 juin, et le dimanche, 18 juin 1950.Nos organisations affiliées sont priées de prendre bonne note que l'original des formules de lettres de créance doit être retourné promptement au secrétariat de la Fédération pas plus tard que le 6 juin 1950.La formule jaune (duplicata) doit être remise à chaque délégué pour présentation au Comité des lettres de créance, qui se réunira jeudi soir, le 15 juin, en l'hôtel Victoria, quartiers généraux de la conférence.Les organisations qui ont des résolutions à présenter devront les faire parvenir au bureau du secrétariat, 177 ouest, rue Sherbrooke, le plus tôt possible afin de permettre aux officiers de traduire et de faire imprimer ces résolutions.On ne peut assez recommander aux délégués de réserver leur chambre d'hôtel dans le plus bref délai possible vu qu'un autre congrès aura lieu dans la ville de Québec la même semaine que la nôtre.Les délégués peuvent faire leurs réservations directement au gérant de l'hôtel de leur choix ou peuvent profiter des services de l'agence de voyage Pan Travel Services.Cette agence, qui est située à 1121 ouest, rue Sainte-Catherine, Montréal 2, Téléphone PL.8675, peut s'occuper pour vous de l'achat de votre billet de chemin de fer, autobus ou bateau et de la réservation de vos chambres d'hôtel.Les taux qui nous ont été soumis par cette agence pour des chambres dans la ville de Québec dans les différents hôtels varient de S2.75 a S4.75 par personne par jour.Le samedi soir, 17 juin, il y aura un banquet au Château Frontenac.L'honorable Antonio Barrette, ministre du Travail, a déjà accepté d'être notre invité d'honneur à ce banquet.Le prix du billet pour ce banquet est de S3.50.Tarif d'enregistrement Le comité exécutif lors de sa dernière assemblée a décidé de percevoir un tarif d'enregistrement de SI.50 par délégué pour aider a défrayer les dépenses de la conférence.Nous recommandons a nos unions affiliées d'ajouter aux frais de dépenses de leurs délégués, un montant de S5.00 devant couvrir S3.50 pour le banquet et S 1.50 pour le tarif d'inscription.Nous tenons toutefois à faire remarquer que ceci est volontaire et qu aucun délégué ne sera empêché de siéger à défaut de payer les frais d'inscription vu que la constitution ne comporte aucune clause a cet effet.Au cours d'une assemblée précédente, il a été décidé a apporter des changements à la procédure d'élection des officiers.Il a été décidé, et les délégués devraient en prendre Donne note, que les nominations se feraient le vendredi après-m>di, que des bulletins seraient imprimés et que pendant la journée du samedi un poil serait ouvert où les délégués auraient e loisir de voter librement et démocratiquement.h a également été décidé de tenir un fomm le vendredi soir et d y inviter des représentants de la Commission de relations ouvrières.Nous sommes assurés que ce forum, qui aura pour but la discussion de la Loi des relations ouvrières et de son interprétation par la Commission des relations ouvrières, saura intéresser tous les délégués.Roger-D.LaBrie nommé membre de la commission permanente du Conseil Supérieur du Travail Le Conseil supérieur du travail tenait le 26 avril courant la 17e réunion plénière sous la présidence de M.Anatole Désv, président du Conseil.Comme on le sait le Conseil est composé de 24 membres nommés par le lieutenant-gouverneur en conseil, sur la recommandation du Ministre du Travail.Le Conseil supérieur du travail forme une commission permanente qui prépare ses travaux.Au cours de cette réunion les membres du Conseil plénier ont pris connaissance de l’état des travaux de la Commission permanente.Ces travaux ont trait à la législation sociale.Les membres du Conseil ont également choisi les personnes qui remplaceront les membres démissionnaires de la commission permanente.A cause de ses multiples occupations et un surcroît de travail, M.X llpsi .y-V y:: SMsilp ROGER-D.LABRIE MacDonald Sparks, de la compagnie Northern Electric, a quitté son poste de vice-président du Conseil et de président de la Commission permanente.M.Sparks a été remplacé à ces deux postes par M.\Y.M.Baker, directeur des relations industrielles de la compagnie Dominion Engineering Works Ltd.M.E.M.Rocheleau, récemment nommé commissaire à la commission des accidents du travail a été remplacé à la commission permanente par le confrère Roger D, LaBrie, vice-président de la Fédération provinciale du Travail.M.Alexandre Thérien a été remplacé à la commission permanente par M.C.X.M oisan.Les membres du Conseil supérieur du travail ont aussi étudié quelques questions d’intérêt général et à midi et trente étaient fort aimablement invités à un lundi offert par le Ministère du Travail.5e Congrès des Relations industrielles de Laval Les 24 et 25 avril cotuant, la Section des Relations industrielles de l'Université Laval de Québec a tenu son 5e congrès amruel, sur la "structure des salaires".Plusieurs centaines de délégués ont participé à cette session et y représentaient les universités, les ministères fédéral et provincial du Travail, les associations patronales, les représentants des unions ouvrières, le Conseil supérieur du Travail, etc.Sept conférences suivies de forums ont formé la substance de ce congrès qui s'est déroulé dans la salle de bal du Château Frontenac.]>our déterminer le salaire vital qui est le salaire familial absolu ou salaire nécessaire pour assurer des conditions de vie raisonnables à la famille pour rcu-drepossible l’épargne et pour permettre accès à la propriété, ces éléments sont : (1) le coût de la vie; (2) la situation de l'entreprise; (3) les exigences du bien commun.Le second conférencier était le confrere .Marcel-h.Francq, président de la Fédération provinciale du Travail, et membre tie la Commission permanente du Conseil supérieur du Travail.Le confrère Francq a fait une "élude des variations des salaires entre unités d’une même industrie".Nous reproduisons ci-après le texte à peu près intégral de la conférence donnée par le confrère Francq.Notons en passant que le confrère Gustave Francq, vice-président honoraire de la Fédération provinciale du Travail, a agi comme expert pour cette conférence.11 a tait un magnifique exposé de la situation difficile dans laquelle il se trouvait lorsqu’il ôtait administrateur de la Commission du salaire minimum des femmes et plus tard lorsqu’il a été vice-président de la Commission du salaire minimum.Ses remarques ont été très goûtées des délégués qui l’ont chaleureusement applaudi.Le premier conférencier dans l'après-midi était M.Eugène Forscy, M.A., conseiller économique du Congrès canadien du Travail à Ottawa, qui a fait une "étude des variations des salaires entre industries différentes".11 a été suivi par M.Maurice Lamontagne, M.Sc.Soc., A.M.A., directeur-adjoint du département d’économique de Laval.Le sujet de sa conférence était : “y a-t-il une loi économique expliquant la formation et la variation des salaires ?’’ En terminant.le conférencier a dit que "si nous voulions éliminer les conflits du travail, il faut que l'accroissement des revenus de l’employeur et des travailleurs ne soit plus l’objet d'une lutte acharnée entre les deux parties, mais qu'il résulte de l'augmentation de la production’’.Ce Congrès s’est clôturé le mardi soir par un banquet sous la présidence Breton, C.G.A., gérant du bureau ck î d honneur du 1.K I'.Gcorges-Uonri Ludger Duchaîne, Incorporé, Québec, I Lévesque, o.p., doyen de la Faculté parla des “techniques de rémunération I our des initiatives provinciales et une proportion des dépenses nationales.La première souscription nationale de la Société a lieu du 1er au 21 mai.M.C.McKercher est réélu une 38e fois Le h al 249 de l'U.njon internationale des travailleurs en chaussures.vient de procéder à l’élection de ses dirigeants pour les 12 prochains m - Le confrère Joseph Giroux a etc réélu par acclamation comme président.De son côté, le confrère Charles McKercher, sccré-taire-trcsi riet i ; agent d’affaires, a été réélu également par acclamation, p r.r le 38e mandat consécutif.Le vice-président est le confrère R.a: Girard et le secrétai- re-archiviste est le confrère R.Hé-Icrt.Les directeurs sont les confrères l.i( nel Thibault, N.Gervais, R.Girard, \ .Provost, P.Andy, J.Beauregard et R.Hébert.Le confrère McKercher a aussi été choisi comme délégué au Conseil des métiers et du travail de Montréal de même que J.Giroux et L.Thibault.Les vérificateurs élus a m R.Hébert.1.Beauregard et R.Girard.nfrèri McKercher, qui est aussi vici-président international et membre de l’exécutif général de IT’nii.n, a fait rapport de son récent voyage a Boston où il pris part a une rf-.::.ii m de l'exécutif général.Le confrère McKercher a déclaré que les < fictifs de l'Union et sa situation financière sont plus pros-i'crc que jamais.Le confrère -McKcrcl.ir a ajouté que les locaux américain le l’Union cuit agi comme ceux u Canada et qu'ils ont protest! auprès du gouvernement I: Un,- contre l’admission tn Ann: que de chaussures f abri -Wees en 1 chécoslovaquie et dans •cs autre pays situés derrière le rideau île fer.Le local 249 tiendra sa prochaine rennio:, vénérnle le 5 mai prochain, ¦( 3560 Inouï.S.-Laurent.Tél.lAncaster 3858 Salon de Fleurs St-Denis 1590, rue SAINT-DENIS (Edifice du Théâtre Saint-Denis) Spécialités : Bouquets de Noces, Tributs floraux Escompte de 10% aux membres des unions ouvrières Mme ROVIRA — Rés.MA.8488 H.A.Bradley est délégué à une conférence du B.I.T.Le président H.A, Bradley, de l’Union internationale des travailleurs des industries chimiques a, I>our une deuxième lois, été choisi pour représenter les ouvriers de l’industrie chimique américaine â la conférence sur les industries chimiques du Bureau international du travail.Le président Bradley avait déjà été choisi pour siéger sur un tel comité du B.I.T.à Paris, en 1948.Le vice-président Marshall Shafer, de Los Angeles, est également délégué par les Etats-Unis.L’organisateur Gordon Mclhvain, de Sarnia, Ontario, également un membre de l’Union internationale des travailleurs des industries chimiques, représentera les travailleurs canadiens de cette industrie.La conférence a eu lieu du 11 an 22 avril courant et discuta de sécurité et d’hygiène dans les industries chimiques et des aspects particuliers des heures de travail dans ces industries.On examina aussi les développements récents dans les industries chimiques et les mesures prises parles divers pays représentés à la Commission au sujet des résolutions adoptées à la première session.Buts immédiats des ouvriers du tabac A son cinquième congrès annuel tenu à Granby, la section canadienne de l'Union internationale des ouvriers du tabac a défini les grandes lignes des projets de contrats qui seront négociés au cours de l'année .Les congressistes présents représentaient près de 6,000 employés de l’industrie dn tabac an Canada.Ces congressistes ont décidé que tons les contrats qui seront négociés et signés an cours des 12 prochains mois devront prévoir les avantages suivants: la réduction des heures de travail à 40 par semaine sans réduction de la paye hebdomadaire actuelle, hausses des salaires, élimination des différences de salaires entre les différentes firmes de l’industrie, un plus grand nombre de congés payés et une clause améliorée concernant les vacances annuelles.Des comités ont également été formés dans le but d’étudier différents projets de fonds de pension et autres mesures de sécurité sociale.Jean-Baptiste Hurens élu président du Conseil fédéré des Métiers et du Travail de Québec et Lévis Le Conseil fédéré des Métiers et 1 j du Travail de Québec et Lévis s'est I I choisi un nouveau président, le 21 ! courant, en la personne du cor-| frère Jean-Baptiste Hurens qui suc- j cède au confrère Gaudiose De>-Biens, décédé i! y a quelque- se- \ | maines.Vice-président à plusieurs termes le confrère Hurens, militant éprouvé du mouvement ouvrier, est en outre vice-président régional de la Fédération provinciale du Travail pour le district de Québec; vice-président du Conseil des moulins à papier de l’Est du Canada, président du local 137 de la Fraternité internationale des travailleurs de la pulpe et du sulfite.Le confrère Hurens est à l’emploi de l'Anglo Pulp de Québec.Après son élection le confrère Hurens remercia les délégués de leur témoignage de confiance et les assura de tout son dévouement à la cause ouvrière.Au poste de vice-président le confrère Jean Marte Laplante fut élu par acclamation.Faute de candidat à cette assemblée, la charge de secrétaire-archiviste est laissée vacante jusqu'à la prochaine assemblée.Le secrétaire sortant de charge, le confrère Jean Marie Laplante, assumera l’intérim.11 fut procédé ensuite à l’assermentation des officiers élus.Les affaires nouvelles en instance furent alors débattues.Avec l’approbation des délégués le Conseil décida l’envoi d'une lettre de sympathie à la famille du confrère Michel Walsh, décédé.Au surintendant général du Québec Railway, il sera adressé une lettre protestant contre la suppression projetée du train quittant Québec à 6 lires a.m.pour St-Joachim et vice-versa pour le train partant de cette localité à 5 h.05 a.m.Cette suppression est-il exposé serait très préjudiciable aux nombreux ouvriers qui utilisent ce train.Enfin, il sera fait part à l’hôtel de ville de Québec de l'inobservance des barres blanches sur les chaussées par les automobilistes.Opinion de l'exécutif du Congrès Tous les membres de l’exécutif du Congrès des Métiers et du Travail du Canada ont unanimement approuvé le président Percy Ben-gotiglt qui avait déclaré que "le ! fait d’être membre du parti ouvrier [ progressiste p r ouve éloquemment | que l’on est communiste”.Plusieurs fois, les dirigeants du Congrès ont été priés de dire ce qu’ils pensaient des personnes qui sont membres du parti ouvrier progressiste.Le président Bengotigh et 1 e secrétaire-trésorier Cushing avaient pour leur part déclaré que "quelqu’un qui est membre du parti ouvrier progressiste prouve ainsi qu’il est communiste”.C’est cette opinion que tout l’exécutif vient de faire sienne au cours de sa réunion régulière tenue récemment, à Ottawa.Cette question avait été soulevée à la suite de l’adoption par la réunion générale du Congrès, à Calgary, l’an dernier, d’une résolution interdisant aux communistes de devenir officiers d’une filiale quelconque du Congrès des Métiers ou d’être membres d’un comité quelconque lors des réunions générales annuelles du Congrès lui-même.Si des communistes notoires ou des membres du parti ouvrier progressiste posent leur candidature pour une élection d’officier ils "ont désormais considérés comme n’étant pas éligibles.Près de cinq millions et demi aux 150,000 chômeurs du Québec Il y avait un total de 428.21c chô-1 meurs inscrits au service National | de Placement, le 30 unir- dernier, y compris 150,600 dans la seule province de Québec, 43,132 à Montre.G.1-1.272 à Québec, 5,328 à Sherbt ke, 7,419 aux Troi-Rivière- et 5.389 à Shawinigan-Falls.Ces chiffres comprenne!.! des milliers de chômeurs qui ne -’étaient j pas inscrits comme sans-travail I avant l’entrée en vigueur du : ou-veau système de prestations supplémentaires, le 1er mars derhj.fr.La présence de ces chômeurs li.uts ; la statistique de l’embauchage faits- : se et détruit les points de comparai- | son dont le ministère du Travail déposait auparavant pour mesurer les fluctuations du marché de la main-d’oeuvre, mais rend beaucoup plus exact le tableau de la situation.Les prestations supplémentaires, qui donnaient droit aux quatre cinquièmes des prestations régulières à certaines catégories de chômeurs qui autrement eussent été totalement privés de secours, ne sont plus versées depuis le 15 avril, mais elles ressusciteront pendant les mois de janvier, février et mars en 1951 et en 1952.Au début d’avril, 83,500 personnes réclamaient des prestations supplé- Les chemins de fer canadiens acceptent les décisions arbitrales Les chemins de fer canadiens viennent d’écrire au ministre fédéral du travail, Thon.Humphrey Mitchell pour reconnaître officiellement qu’ils sont prêts à négocier avec les organismes syndicaux de leurs employés sur la base des rapports majoritaires des tribunaux d’arbitrage qui ont rendu leurs décisions récemment."Les administrateurs des chemins de fer ont fait une élude sérieuse des rapports majoritaires et ils reconnaissent ([tic les arbitre; qui les ont signés ont envisagé résolument les problèmes qui leur étaient soumis.Les rapports de ces arbitres constituent des documents aussi équitables et impartiaux que possible dans les circonstance-", déclare-t-on.Soulignant ([tic dans le passé les syndicats de cheminots étaient réputés pour la modération et la réserve dont ils faisaient preuve dans les négociations, les compagnies regrettent que la présentation des rapports d’arbitrage n’ait pas d mu-lieu à d’autres négociations dans une voie nouvelle et plus fructueuse.L’application des recommandations arbitrales entraînerait mie légère diminution dans le salaire hebdomadaire net de quelques groupes d’employés, mais par contre, elle vaudrait une augmentation dans celui de certains autres employés.L’application des recommendations arbitrales représenterait des dépenses additionnelles de $19,225,000 par année.Si des augmentations équiva- j lentes sont accordées aux autres cm- ; ployés qui ne sont pas intéressés j directement dans ces négociations, ces frais s'élèveraient à environ j $27,000,000 annuellement, déclare-t- , on.Après avoir sérieusement pris conscience de leur position et avoir pesé leurs responsabilités à l'égard des employés et du public, les chemins de fer sont prêts à accepter les recommandations contenues dans les rapports majoritaires des tribunaux d’arbitrage et à négocier un règlement sur cette base, disent les compagnies.En agissant ainsi, nous devons insister sur le fait que les frais additionnels impliqués ne pourront être rencontrés que par l’augmentation des tarifs exigés pour nos services au public, termine la lettre des compagnies à Thon.H.Mitchell mentaires, qui sont une véritable forme de secours directs.De ce nombre, 56,500 ne s'étaient pas inscrits ;m Service Nation;:! de l’Iacc-tnent avant l'inauguration de ce- secours directs le 1er mars, l'lus de 80 pour cent des demande- de prestations supplémentaires seul venues du (Québec et des Maritimes et la majorité des réclamants sont des journaliers et des travailleurs forestiers.Le ministère du Travail dit que cela est directement attribuable au fait que le charriage des billes est terminé dans l'industrie de l’exploitation forestière dans l'Est et qu’au 15 avril la température froide retardait l'embauchage du printemps dans la construction, l'agriculture et les transports.On assm e que, maintenant, l'embauchage va bon train dans ces industries.En mars, les 150,600 chômeurs du Québec ont reçu en prestations, un total de $5,400,000; les 95,700 chômeurs de l'Ontario ont reçu $3,900,-(XK) et les autres chômeurs du pays ont reçu $6,700,000.La statistique du chômage est présentement dans une confusion telle que, si l’on écarte les chômeurs réclamant des prestations supplémentaires, le nombre des sans-travail semble avoir diminué de -15 à Que-liée entre le 16 mars et le .10 mars, mais 2,095 chômeurs “supplémentaires” sont apparus sur les listes.De même, la ville de Sherbrooke semble avoir eu une baisse de 329, mais elle a 944 chômeurs “supplémentaires".De même encore, aux Trois- Rivières, il y a baisse apparente de 86, mais apparition de 2.lu" chômeurs “supplémentaires".Voici comment le ministère du Travail analyse la situation dans la province de Québec: "Dans la région du Québec, il y a peu de changement dans le nombre de personnes cherchant un emploi inscrites aux bureaux du Service National de Placement , exception faite des nouvelles inscriptions pour prestations supplémentaires.La plupart de ces dernières se rencontrent dans les régions d’exploitation forestière; certains bureaux locaux signalent que jusqu'à 70 p.100 des personnes inscrites réclament ces prestations.Bien que quelques projets de construction soient en marche et que quelques travailleurs agricoles aient été embauchés dans certains centres, ce n’est que vers la fin d'avril que les cultivateurs et la construction commenceront l'embauchage sur une grande échelle.La plupart des industries manufacturières du Québec continuent à produire a un niveau légèrement inférieur à celui de l'an passé, et l'on note quelques augmentations saisonnières de l’emploi dans la confection pour hommes et dans l'industrie des appareils électriques, à Montréal, ainsi que dans les établissements de textile primaire des Cantons de l’Est.Il y a ett d’autres mises à pied dans le fonderies et les ateliers de machinerie lourde, dans la construction de montes et les appareils de transport, et il y a eu beaucoup de travail à temps partiel dans quelques etablissements de textile secondaire et de chaussures.AVIS Nos membres sont priés de prendre bonne note qu'à partir du 1er mai prochain les bureaux de l’officier des relations industrielles du ministère fédéral du Travail, M.Raoul Trépanicr, seront temporairement transportés à 1421, avenue Atwater, Edifice Forum, Suite 20-1 — Télépsone : WEIlington 1122, en attendant de prendre possession d’un local permanent qui sera situé dans le nouvel Edifice du Bureau de Poste — Station “B”, angle Université et Catlicart. PAGE 4 AVRIL 1950 MONTREAL — APRIL, 1950 THE LABOR WORLD LE MONDE OUVRIER — THE LABOR WORLD Est publié par la Fédération provinciale du Travail du Québec, dans le but de promouvoir de la législation sociale tendant a protéger et à améliorer le sort de la classe ouvrière de cette province.Bureau exécutif: Marcel-E.Francq, president R.-M.Bennett.Roger-D.LaBrie, Harry Bell, vice-présidents ; Hélène Antonuk.secretaire intérimaire.Rédacteurs associés : Gustave Francq Henri Richard, typographe.Adressez toutes les communications à 177, ouest, rue Sherbrooke — Telephone : LAncaster 7808 Imprimé par Mercantile Printing, Limited 11, ouest, rue St-Paul, Montéal 1, P.Q.«ris1 En feuilletant les journaux DES CONSEILS DE GUSTAVE FRANCQ Agé de 80 ans, M.Gustave Francq s'est levé hier au congrès des Relations Industrielles de Laval pour donner aux plus jeunes un avertissement.A la suite de la causerie de son petit-fils, M.Marcel Francq, pendant le forum des experts, M.Francq a critiqué l’attitude qui veut tout envisager du point de vue mécanique dans les questions ouvrières.Il a dit que si nous continuons à ignorer le facteur humain nous tuerions la petite et la moyenne industrie, et que ainsi la bourgeoisie et la classe moyenne, rempart de la démocratie, disparaîtraient.M.Gustave Francq représentait la première des trois générations de cette famille vouée aux intérêts du syndicalisme dans la province.Il n’avait lui-méme que quinze ans quand il est arrivé de Belgique à Québec.Il est bientôt devenu un pionnier du mouvement ouvrier chez nous, et fut à l’origine d’une partie de notre législation ouvrière.(Le Soleil, 26 avril 1950).LE DILEMME DES UNIONS OUVRIERES Les officiers des unions ouvrières anglaises (trade unions) sont placés en face d’un sérieux problème.Ayant partie liée avec le gouvernement socialiste, ils ne peuvent se désolidariser du gouvernement sous peine de rendre sa situation précaire.Or les travailleurs, eux, qui font partie des trade unions, ne sont pas satisfaits de la politique socialiste : rationnement, et surtout blocage des salaires pendant que le coût de la vie ne cesse de monter.Il a même été démontré que le salaire moyen du travailleur anglais lui procure moins de biens et de services que lorsqu'il se trouvait assujetti à la "Loi des Pauvres".Les travailleurs en ont assez du blocage des salaires et veulent des augmentations de salaire à tout prix.Le gouvernement dit qu'il n’y aura pas d’augmentation.Les chefs des trade unions sont donc placés entre l'enclume et le marteau.C'est la rançon de la politique.Les travailleurs commencent a s'apercevoir qu’ils se sont trompés en s’embarquant dans la galère socialiste pour se détourner du but de leurs trade unions.Qu'on le veuille ou non, il y a une opposition irréductible entre le socialisme d'état et le trade-unionisme.Que voulaient les travailleurs dans les trade unions ?Avoir le droit de participer aux profits des entreprises qui les employaient.Que fait le gouvernement socialiste ?Il nationalise les industries mais les profits des entreprises ne retournent pas aux travailleurs.C'est le gouvernement qui les accapare et les distribue à sa façon.Les travailleurs ne retirent pas davantage tandis qu'ils sont maintenant à l'emploi d'un supercapitalisme étatique mille fois plus inhumain, plus anonyme, plus totalitaire que le capitalisme privé.Cet exemple devrait servir.— Le Front Ouvrier.EGALITE Théodore Roosevelt, lorsque président des Etats-Unis, il y a de ça 45 ans, a contrarié beaucoup de gens et a choqué leur complaisance quand il a dit que veut, veut pas, les unions ouvrières étaient ici pour y demeurer.De plus, c'est une excellente chose, leur a-t-il dit, parce que les unions ouvrières constituent une arme effective contre les monopoles.Ces paroles semblent banales de nos jours, mais n'en font pas moins réfléchir à la contribution apportée par les grands chefs du passé à la croissance du trade-unionisme.Par exemple, considérons cette déclaration faite par le luge en chef de la Cour Suprême, Oliver Wendell Holmes : "L'un des conflits étemels de la vie est causé d'une part par l'effort de chaque homme d'obtenir le maximum pour ses services, et d'autre part par l'effort de la société, déguisée sous le nom de Capital, à obtenir ces services à meilleur compte possible.L'association de première part est patente et puissante.L'association de seconde part est nécessaire et une contre-partie désirable si la lutte doit être maintenue sur un niveau juste et égal.— The Machinist.5e congrès des Relations (suite de la première page) 1 inique et industriel de notre province.Comment expliquer le phénomène J de la variation des salaires entre unités d’une même industrie?Kn économie i politique, le salaire est la compensation ou la rémunération payée à ceux qui sont employée pour faire un certain travail ou rendre un service à leurs employeurs, autrement dit, le salaire est le prix payé à l’ouvrier pour l’exercice de ses forces physiques.de son habileté, son ingéniosité et ses talents.Les salaires payés aux travailleurs dans les unités d’une même industrie semblent différer dans une telle mesure qu’à première vue il semble impossible d’évaluer les facteurs qui sont responsables de cette situation.Cependant, lorsque les circonstances diverses, favorables ou défavorables, sont prises en considération entre les différents emplois, on s’aperçoit que ces différences ne sont pas aussi considérables qu’elles semblaient l’être.Si tous les emplois étaient également agréables et sains, si le travail à être exécuté par chacun avait la même intensité et requérait le même degré de dextérité et d’habileté de la part de ceux qui y sont employés il est évident qu’il n’y aurait pas «le différences permanentes ou considérables dans la rémunération du travail parce que si ceux qui sont employés dans une industrie quelconque devaient gagner plus ou moins que leurs voisins, les travailleurs dans ce cas laisseraient leurs emplois pour en prendre d’autres I jusqu’à ce que la diminution ou l’augmentation de leur nombre aurait élevé ou abaissé les salaires à un niveau commun.\ u les conditions qui existent dans la province, il est très difficile d’établir une thèse sur ce sujet, premièrement parce que nous manquons de toute statistique essentielle qui pourrait nous donner des points de repère sur les salaires qui sont payés dans les industries et surtout dans les différentes unités d’une même industrie.Ainsi, pour le commun des mortels, comment expliquer les différences dans les taux horaires payés pour des occupations qui nous paraissent semblables dans une même industrie?Une occupation portant le même nom dans deux unités différentes d’une même industrie n’est pas nécessairement toujours la même.Par exemple, dans une usine, un machiniste peut être un compagnon qualifié, habile à confectionner, à façonner, ajuster et réparer toutes pièces de machinerie sans assistance de personne; tandis que, dans une autre usine, et parfois dans la même, le titre de machiniste pourra être donné à un employé chargé de faire des répara-j tions mineures à la machinerie sans cependant être capable de façonner la plus petite pièce.Même en admattant que le travail exécuté soit exactement le même, plusieurs autres facteurs doivent entrer en ligne de compte en plus du taux horaire.Parmi ces facteurs, citons: le nombre d’heures de travail, le surtemps requis, la sécurité d’emploi, la séniorité bien établie et respectée, les chances d’avancement, les conditions de sécurité et d’hvgiènc dans l'usine, une administration juste et équitable et l’entourage familial.Dans l’évolution qui s’est produite depuis quelques années nous devons également tenir compte fies vacances avec salaire, des congés payes, des pensions fie retraite, fies prestations pour maladie et accidents, sans contribution ouvrière.Si nous évaluons ces avantages, sur une base de cents à l’heure, un travailleur pourra préférer de beaucoup un emploi qui.quoique lui procurant un salaire moindre, lui paraîtra plus attrayant.Même en admettant que le travail variations fie salaires en tenant compte fies grands problèmes sociaux et économiques ainsi que des dispositions territoriales des industries dans la province fie Québec, qui provoque des difficultés fie marché, fies difficultés fie concentration d’industries, une compétition intense dans les centres industriels les plus importants ainsi qu’une carence à peu près complète des débouchés pour des ouvriers qualifiés dans de grandes régions de la province.Si l'on tient compte de la situation industrielle fie notre province, il est très difficile d’expliquer avec satisfaction les variations de salaires entre unités d’une même industrie.Ces critères ont probablement été établis sous la pression des besoins du grand public, soit par le législateur, soit à la suite du processus de collectif ou entente contractuelle.Toutefois, il semble qu’on n’a pas suffisamment tenu compte des facteurs économiques qui influent grandement sur la fixation fies salaires flans une industrie, tels que l’importance fie l’industrie, sa capacité de payer, la facilité d’accès, la richesse et l’étendue du marché, la demande et la concurrence pour ses produits, l’obtention à bonnes conditions des matière- premières, le degré de mécanisation possible, le marché du travail et la rémunération équitable «lu capital nécessaire au maintient et à l’expansion de l’industrie.Il y a trois formes ou trois normes qui établissent les salaires dans notre province.Les fieux premières sont législatives, la dernière est contractuelle.Il y a d’abord la Loi du salaire minimum et ses ordonnances, il y a ensuite la Loi fie la convention collective et ses décrets d’extension juridique et enfin les conventions collectives librement consenties ou négociées par les parties.N’oiis allons parcourir ensemble ces trois normes.PARTIE I Loi du salaire minimum et ses ordonnances.La Loi du salaire minimum des femmes a été établie pour la protection fies femmes, «les filles et fies jeunes garçons dans l’industrie.La Loi du salaire minimum des femmes était basée sur le budget nécessaire à la subsistance d’une personne sans dépendants et sans obligations familiales.A la suite des complications et du marasme d’une dépression économique, cette Loi du salaire minimum fut modi liée pour s’appliquer aux hommes également.Cependant, en ce faisant, on a négligé fie tenir compte du fait qu’un homme est ordinairement soutien de famille et que partant ses obligations sont plus onéreuses.Sous l’impulsion de la dernière guerre et du flévelopemcnt économique et industriel accéléré de notre province, il y a eu un relèvement général de tous les minimums de salaires dans la grande majorité des industries, surtout fies industries où les unions ouvrières ont organisé les travailleurs.Kn dépit de ce développement, les ordonnances de la Loi du salaire minimum n’ont pas suivi la courbe de cette évolution et traînent en arrière d'une façon désespérante.On peut dire en général Mue les différents minima spécifiés dans les ordonnances de la Loi du salaire minimum ne ticnennt pas compte des conditions du marché du travail actuel et ne stipulent que des salaires de subsistance inférieurs même aux prestations d’assurancc-chômage.La structure des ordonnances ignore les facteurs économiques que nous avons mentionnés auparavant.Ce fut sous l'empire de celte loi que fut établi le principe de la fixation des taux de salaires selon la densité de la population.En effet, dans les zones économiques qui sont les plus populeuses les minima sont plus élevés que dans les régions économiques moins populeuses.Il arrive donc que les ouvriers soient naturellement attirés et concentrés dans les régions économiques déjà surpeuplées et que, par ailleurs, les employeurs tentent, pour éviter les salai, res plus élevés, de s’établir dans les régions moins peuplées.PARTIE II Décrets en vertu de la Loi de la convention collective avec extension juridique.Nous passons maintenant à la deuxième norme législative en vertu de laquelle les salaires ont été établis dans notre province.Qu'il me soit permis, d’abord, de dire que ces décrets ne peuvent pas couvrir toutes les industries de la province sans exception, C’est ainsi qu'on remarquerait, après une étude de tous les décrets actuels existant dans la province, qu'ils ne couvrent qu'une partie de l'industrie, entr'antres : la chaussure, la boite en carton, l'imprimerie, les métiers de l'aiguille, du meuble et les métiers de la construction.Le décret fait double emploi avec la Loi du salaire minimum si on veut l’employer comme facteur de minimum de salaire En effet, les dé- ¦ ¦ ¦ façon générale, établirent de salaires beaucoup plus que les ordonnances de la Loi du salaire minimum.Cependatr les minima fixés par les décret-, •• une tendance à devenir îles maxinu pour toute une industrie.Les décret, ont une influence stabilisante que b, ne [lent nier, mais, tout comme 1-.ordonnances de la Loi du salaire minimum ils ne tiennent pas sufikitii-ment compte île l'importance de l'entreprise, de son degré d'outillage et des autres tacteurs économique-, :I .se basent plutôt sur le zonage aé - - i-phique et démographique, et , à leur faiblesse même.D'aucuns croient que ces décret, peuvent devenir, entre les mains de quelques employeurs puissants, un outil merveilleux pour la création de monopoles, pour l'élimination de ia ucur-mice et la disparut m le la petite moyenne industries.Ce- décrets pct|." vent jouer le rôle peu enviable de des.tracteurs de la compétition entre ploycurs et la négation de la nv.,n-naissance de l’habileté, de le .de la compétence et des talent .ouvriers.PARTIE III Négociations ou marchandage collectif libre.Ce régime présente des avantage: marqués sur les deux autres u r .; précédemment étudiées dans l'étal iis-sentent des salaires dans une industrie On remarquera d’abord que i laires obtenus par convention call, m .librement consentie sont généralemetr plus élevés et tiennent un meilleur compte du facteur humain que ceux décrétés par ordonnances ou par décrets.En général, ce-, ententes mutuelles tiennent compte des conditions particulières de chacune îles unités dune même industrie.Ceci est dû en particulier au fait qu’après quelques années de coopération les employeurs et les employés acquièrent une mentalité beaucoup plus logique dans la fixation des salaires.L ne grande confiance ainsi qu'une honnêteté de bon aloi finissent par s'établir dans les discussions sur les salaires.Ceci permet à l’employeur d'exposer plus franchement la position financière de son entreprise, de sorte que les représentants des travailleurs s'intéressent à un plus haut degré à la prospérité de 1 entreprise, laquelle, à son tour, se répercute sur la stabilité de l'emploi des ouvriers.D’autre part, cette méthode d'établir les salaires offre l'énorme avantage d'une flexibilité qui ne peut se retrouver dans les cadres rigides des décrets ou des ordonnances de la Loi du salaire minimum.Des chefs ouvriers consciencieux s'efforceront toujours de faire coïncider leurs demandes de salaires avec les progrès de l'entreprise ou ses recuis.La convention collective librement consentie, justement à cause de sa fie.xibilité et de l'étroite collaboration qu'elle exige des deux parties, ne risque jamais de dissassocier l’employé de l’entreprise, ce qui n’arrive pas toujours dans le cas des décrets ou des ordonnances.La convention collective librement consentie respecte beaucoup plus l'aspect humain ou, si l’on veut, les capacités de chaque employé dans son emploi.Les talents particuliers, le nombre d'années de service, la loyauté de I employé, sa séniorité, son initiative, son intérêt dans l'entreprise sont des facteurs qui ne sont pas oubliés.Ce qui n'est pas le cas dans un décret ou une ordonnance où l'on stipule qu'un employé "x" devra recevoir un salaire rie “y”.L'employeur lui-même obtient des avantages indiscutables.S'il offre des taux de salaires supérieurs à ceux qui sont décrétés par la Loi de la convention collective extensionnée ou par la Loi du salaire minimum, il peut escompter recruter une main-d'ocuvre bien supérieure.Il évitera une fluctuation de personnel désastreuse, et, par conséquent, il obtiendra une grande stabilité qui lui procurera un degré d’efficacité supérieure, une production améliorée et une plus grande collaboration de la part de ses ouvriers.Tous ces avantages contribuent à encourager une certaine compétition (Suite à ta page 5) I crets, d'une I des normes marchandage | acceptables MONDE ouvrier AVRIL 1950 MONTREAL APRIL, 1950 PAGE 5 Augmentation de salaires pour les commis du Port de Québec Des augnicIj&llions ,ie salaires ont aé unanimement recommandées par f1 Commission de conciliation et d'enquête nommée en vertu de la |.j slir les relations industrielles et ,ir [es enquêtes visant les diffé-;cnl|s du travail pour connaître d'un différend entre la Commission des nationaux (Réseau d’élévateurs à grain et Services d’entretien général, Québec (P.Q.) et ie Broth-«hood of Railway and Steamship Clerks, Freight Handlers, Express ind Station Employees.I_;t Commission de conciliation «ait compi’.-ée de Monsieur le juge J.;,!,,nard Tcllier, de Montréal, président, et de M.Paul J.eBel, de Québec (P.Q) et M.Marccl-E.Francri.de Montréal (P.Q.).Mes-ticttrs LeBel et Francq avaient été neinniés sur ia recommandation île l’employeur el îles employés respectivement, tandis que le juge Tellier avait été nommé par le Mi-tiiarc à défaut d'une recommandation conjointe des deux autres membres.Le conflit a surgi de pourparlers en vite de la conclusion de deux convention- ‘'électives couvrant les employés de la Commission des ports nationaux assignés a sc- services d’entretien général et à son réseau d'élévateurs à grain, à Québec (P.Q.).L'Organisation ouvrière exigeait îles augmentations de salaire de 10c, l’heure, rétroactives au 1er avril 1948, pour les -employés du réseau d'élévateurs à grain, et de 5c.l’iieu-rc, rétroactives au 1er novembre 1948, pour les employés des services d'entretien général.La commission de conciliation a recommandé qu’on accorde aux employés du réseau d’élévateurs à grain une augmentation de 5c.l’heure, rétroactive au 1er mai 1948, et une autre augmentation de 5c.l'heure, rétroactive au 1er mai 1949.La commission a aussi recommandé que les employés des services d'entretien général reçoivent une augmentation de .¦'c.l’heure, rétroactive au 1er juin 1949.Better English 1 he mountain woman had come across the creek from her little cabin to tell a sympathetic neighbor about her man’s goings-on."lie whipped me tins morning,” she complained.I be big-boned neighbor woman turned upon her indignantly.“Don’t ye ever say be whupped you, she ordered.“Jes say “wc tit'!’’ Célébration du centenaire de Samuel Gompers Samuel Gompers, l’un ries fondateurs et président pendant 41 ansl de 1‘Aincrican Federation of Labor, j est né à Londres le 27 janvier 1850.1 Emigrés d'Amsterdam quelques an-1 nees avant, ses parents s’étaient i établis dans la partie est de Loti-dres; son père était cigarier.Le futur chef ouvrier fréquenta pendant quatre ans une petite école de cette partie de Londres et à l’âge de dix ans il entra en apprentissage comme cordonnier.I! abandonna bientôt ce métier qui ne lui plaisait pas et devint apprenti-ciga-rier.1 rois ans plus tard, en 1863, la famille Gompers immigra à Xew-\ork où le jeune Samuel termina son apprentissage et devint membre de l’Union des cigaricrs de langue anglaise dans cette ville.S'intéressant vivement à l’activité syndicale , surtout quand il s’agissait de projets humanitaires, il sc fit vite connaître dans son syndicat local, dans les projets ouvriers de la ville et ensuite dans l'Union internationale des cigaricrs.Connue un des chefs le sa propre Internationale, il joua un rôle actif dans j l'établissement d'une fédération de syndicats le métiers dont l’Amcri-can Federation of Labor est née en 1882.Nommé président de la nouvelle fédération, il occupa ce poste, sauf durant l’année 1895, jusqu'à >a mort eu 1924.Bien qu’il tût opposé à la guerre, M.Gompers résista aux tendances pacifistes dans ses syndicats lors de l'entrée des Etats-Unis dans la première guerre mondiale en 1917.On dit que c’est son influence, dans une grande mesure, qui amena le mouvement ouvrier à prêter un appui uni à l’effort de guerre.En 1912 1919, il représenta l’AFL à la Conférence de la Paix à Paris; il fut nommé à la présidence de la commission instituée par la Conférence pour s’occuper de la législation ouvrière.(Les délibérations de cette commission menèrent à la création de l'Organisation internationale du I ra va il).M.Gompers prit une part active à l'organisation de la Fédération panaméricaine du Travail à la présidence de laquelle il fut élu peu de temps avant sa mort.“(.’American Federation of Labor célèbre en 19,i0 “l’année centenale Gompers” par une série d'activités sur le plan national.La célébration s'est ouverte par un banquet à Ncw-\ork au début de janvier et le président Truman, le vice-président Barkley et autres personnalités du gouvernement et du inonde ouvrier ont rendu hommage au citoyen, à l’humanitaire et au chef ouvrier que fut if.Gompers.Les dirigeants de l'AFL ont réaffirmé l'adhésion de leur organisation de huit millions de membres aux principes de M.Gompers et à sa campagne “d’action d’éducation et d’organisation”.La Fédération s'est fixé un objectif d’un million de nouveaux membres pour 1950.Elle a organisé une série de ralliements ouvriers pour préparer l'élection d'un “Congrès libéral” en novembre, dans l'intention expresse d’obtenir l’abrogation de la loi Taft Hartley.Le gouvernement des Etats-Unis a rendu aussi hommage à la mémoire de M.Gompers par l'émission en janvier d’un timbre-poste spécial à sou effigie.Feeling’s Mutuel Daughter: I found a horseshoe this morning.Mother: Do you know what that means ?Daughter: Yes, it means that some horse is running around in his stocking feet.¥ Is the Bread Bored?Joe: The butter in this boardinghouse is so strong it can walk right over to the coffee and say, "How do you do?” Bill: Yes, but the coffee is too weak to answear.Votre banque est celle où .Voua pouvoi déposer en toute sécurité vos épargnes, vos documents et vos valeurs.Voub pouvei emprunter pour améliorer vos affaires, acquitter une échéance, parer à des imprévus.Vous pouvex obtenir lettres de crédit, chèques de voyageurs, mandats de banque, remise de fonds à l'étranger.LA BANQUE PROVINCIALE DU CANADA FACILE A PORTER ET A EMPORTER par A.Visé POURQUOI PAS ACHETE ET A EMPORTER/ S G5?______________________ On Adopte la Labatt’s Que peut-il y avoir de plus simple?Vous pouvez amenant emporter chez vous une douzaine ae chop,nés de Labatt’s India Pale Ale dans es bouteilles "Uni-Serv” non reprises, et uans le carton Pratique Ezy-Doz.Pas de dépôt, [ bouteilles vides à rapporter, pas de rnmC i es Porter- Que peut-il y avoir de plus lommode! Qu’est-ce qui pourrait mieux vous Mecter que ce goût distinctif! COMME LES GENS AVISÉS, ADOPTEZ LA.\0tN0 La seule Bière Canadienne de renommée internationale, la Labatt's l.P.A.a gagné des médailles dans 6 pays, 4 continents, L’AFL demande la réduction des heures de travail sur le plan International La Fédération américaine du Travail (American Federation of Labor) a demandé au Conseil économique et social des Nations Unies d'inscrire à son ordre du jour la Réduction internationale des heures de travail en raison de la hausse de la productivité ouvrière.Dans un mémoire à l’appui de sa proposition visant un mouvement international en vue de réduire les heures de travail, l’AFL signale que le OIT, à sa conférence générale de 1935, avait adopté une convention approuvant “le principe de la semaine de quarante heures appliqué de fa,;on a ce que la norme 4e vie ne soit pas diminuée en conséquence".Le mémoire signale que cette convention était considérée “en substance la proclamation d’une politique future”, mais il ajoute que quinze ans plus tard “le changement préconisé est encore loin de la réalisation.” Le mémoire invoque que les changements technologiques et la hausse de la productivité établissent le principe fondamental d’un plus grand nombre de moments de loisir qui, à leur tour, permettent aux nations de consommer les produits plus nombreux qu’assure une technologie avancée.1! affirme qu’avec ia réduction des heures, la direction aussi bien que la maiu-d’ocuvrc bénéficient de l’augmentation de rendement qui en résulte par heure-ouvrier.Le mémoire se termine comme suit : "Aujourd’hui, la main-d’ocmrc ne s’oppose nullement à l’introduction des machines modernes et des méthodes modernes de production.Cependant, elle a le désir légitime de participer aux bénéfices que le progrès humain et technique apporte a l’humanité.Elle veut sa part sous forme de bien-être amélioré; en d’autres termes, sous forme de meilleur revenu (pouvoir d’achat nécessaire à la hausse de la production); sous forme de réduction des heures de travail en augmentant les moments de loisir afin de pouvoir prendre sa part des plaisirs que procurent les arts et les sciences et ne pas être exclue des avantages des progrès de la culture.“Le moment est donc venu pour la convention de l’Organisation internationale du Travail de 1935 sur la semaine de 40 heures cesse d'être la proclamation d'une politique à venir.La convention devrait être l'objectif à réaliser maintenant.11 faudrait étudier la mesure d'une nouvelle réduction des heures de travail à fixer comme objectif de la politique de l’Organisation internationale du Travail.“(.’American Federation of Labor est en faveur de l'amélioration du niveau de vie de l'ouvrier et de l’ouvrière par l'entremise des efforts des syndicats ouvriers vraiment libres et de la négociation collective.Cependant, dans notre monde moderne étroitement lié, les gens son: aussi avertis de la nécessité de l’internationalisation du progrès humain et des ententes conclues en vue d’assurer ie maintien des améliorations réalisées par les efforts des syndicats ouvriers.“(.’American Federation of Labor propose donc respectueusement que le Conseil économique et social décide: (a) De formuler les mesures nécessaires en vue de l'établissement graduel de la semaine de 40 heures : (b) De commencer à étudier la question d’une convention en vue d’une nouvelle réduction des heures de travail visant à la semaine de 30 heures, surtout dans les pays plus avancés du point de vue économique.“Ces deux projets devraient être entrepris en collaboration avec l’Organisation internationale du Travail".Film du ministère du Travail primé dans un concours international Le ministre du Travail, l'honorable Humphrey Mitchell, annonce qu’un film du ministère du Travail, portant sur la sécurité et réalisé par l'Office national du Film en collaboration avec le Service de l’information (Travail), a été reconnu par le Comité national des films sécuritaires, avec siège central à Chicago, le plus remarquable des films animés non destinés au cinéma réalisés au Canada et aux Etats-Unis en 1949 dans le domaine de la sécurité industrielle.Ce film, mis en circulation à travers tout le Canada au cours de 1949, porte sur la sécurité dans le vêtement et est le cinquième d'une série de pellicules sur la sécurité dans l'industrie, intitulée “Pas d’accidents sans causes”, réalisée par le ministère du Travail.La pellicule démontre de façon humoristique, et parfois aussi de façon macabre, le danger auquel s'expose un machiniste lorsqu’il porte des vêtements non appropriés à son travail.Brogan a pensé que son surveillant, McCardle, perdait la tète lorsqu’il le fit transporter de sa machine à l'hôpital sur une civière.Lorsque l'infirmière de l’entreprise saisit ses instruments, Brogan, qui se sentait en parfaite santé, en fut terrifié.Mais ce furent ses vêtements qui passèrent à la chirurgie — sa cravate traînante, son gilet de laine à manches trop amides, ses pantalons à revers et ses chaussures à semelles minces.Les quatre» autres pellicules de la série traitent de l'organisation de comités de sécurité, des mesures de sécurité dans la conduite des machines, de la façon de manutentionner des objets lourds, et des accidents provoqués par les chutes.Toutes les pellicules présentent des versions françaises et anglaises.Depuis leur publication en 1946, on a enregistré un total de 3,446 représentations de ces films au Canada, atteignant un auditoire d'environ 266,000 personnes.Des copies de ces films vendues au Canada et à l'étranger ont atteint bien au delà d'un million de personnes.On a vendu au Canada 216 copies du film, tandis que les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France et d’autres pays aussi éloignés que la Turquie et la Nouvellc-Zéande en ont acheté 960 copies.i,, A I -aSEES ® ipso diHL Sr-v.M.r’ Aa-tu du petit change ?C'est PAGE 6 AVRIL 1950 MONTREAL — APRIL, 1950 THE LABOR ^ W§sm ' -?• $&»** « ' / ; 5e Congrès des Relations.(Suite de la page 4) entre employeurs et assurent à l’employé un plus haut degré d'initiative.PARTIE IV Questions particulières.Quels sont les rapports entre la grande, la moyenne et la petite industries dans un même secteur de production?— L’indice des salaires doit-il épouser les courbes du développement industriel de chaque unité de production; ou encore doit-il varier selon la situation géographique de l’entreprise ou selon qu’elle se développe dans des centres urbains ou ruraux?— S'il doit y avoir dans ces cas un certain décalage des taux de salaires, existe-t-il en dehors de l’expérience, des normes qui permettent de le déterminer sans nuire au bien commun?Donnons une illustration ou plutôt une analyse de ce qui se produit dans une industrie particulière où il existe un grand degré de compétition, établie sur tout le territoire géographique delà province, présentant une grande variété et une grande possibilité d'outillage moderne et couverte par des décrets.Un regard sur l'industrie de l’imprimerie qui a pris un essor considérable depuis quelques années démontre qu’elle rencontre toutes les conditions que je viens d’énumérer.L’industrie de l’imprimerie dans la province de Québec est couverte par trois décrets.Premièrement, Montréal et un rayon de 100 milles de ses limites.Deuxièmement, les districts judiciaires de Québec, Beauce, Montma-gny, Kamouraska, Rimouski, Gaspé, Bonaventure et les parties des distric.-des Trois-Rivières, Saint-François et Arthabaska non assujetties au décret de Montréal, et, troisièmement, les comtés de Chicoutimi, Roberval, Lac Saint-Jean, Charlevoix et Saguenay.Le district de Montréal a été divisé en trois zones pour les besoins de l'application.La zone I comprend File de Montréal et le territoire compris dans | un rayon de 10 milles de ses limites.La zone II comprend les municipalités ; suivantes et le territoire compris dans j un rayon de deux milles de leurs limites: East Templeton, Granby, Hull, Ijolictte, St-I lyacinthe, St-Jean d'Iberville, St-Jérùmc, Sherbrooke, Sorel, I Trois-Rivières et Valley field, tout en | faisant exception des établissements qui, till 15 juin 1946, publiaient et im-I primaient un ou des journaux hebdomadaires.La zone III comprend toute j la juridiction territoriale à l'exception des autres zones y compris tous les établissements de la zone 11 qui sont éditeurs et qui impriment des journaux hebdomadaires.L'élude du décret démontre que les taux de salaires minima pour la zone 1 sont en moyenne 17 ou 18 pour cent plus élevés que dans la zone II et 25 pour cent plus élevés que dans la zone III.Les imprimeurs de la zone II par le simple truchementd’imprimer un journal hebdomadaire peuvent jouir des taux de salaires de la zone III.Les heures de travail sont de 40 heures pour la zone 1, et 44 heures pour les zones II et III.Tout travail exécuté par un salarié avant ou après les heures régulières de son équipe est considéré comme du travail supplémentaire et rémunéré au taux et demi pour les trois (3) premières heures et au taux doublé pour les heures subséquentes.Enfin tout travail du samedi après-midi jusqu à 7 heures du matin le lundi devra être paye à temps double.De plus, les employeurs de la zone 1 doivent envoyer leurs apprentis à l’école des Arts graphiques une journée par semaine, durant toute 1 année académique, et payer quand même leurs salaires réguliers ces jours-la.Je me suis permis de vous citer les conditions de travail dans celle industrie afin d'illustrer ma prétention a l'effet (pie les variations de salaires sous l’empire de ce décret jouent contre l'employeur établi dans la zone 1 et l’encouragent à s'établir en dehors de cette zone pour éviter une compétition fatale de la part de 1 employeur situé à l’extérieur de Montréal.D autre part, ces conditions illustrent également que ces variations de salaires sont un encouragement pour les employés de l’imprimerie a se masser dans Montréal afin d’obtenir les taux plus favorables payés dans la zone I.Ce n'est pas ma prétention (pie les salaires payés aux ouvriers de l'imprimerie dans la zone I sont excessifs si l’on considère l’exigence de cinq ans d'apprentissage pour obtenir la qualification de compagnon.Mais je maintiens cependant que les imprimeurs delà zone I sont placés devant une alternative : ou ils devront mécaniser et outiller leur industrie au plus haut degré afin de réduire le plus possible le facteur salaire de leur coût de production, ou ils devront émigrer en dehors des limites de 10 milles prescrites dans le décret.Ce décret ne prend aucunement en considéartion l’envergure de l’entreprise, son degré d’outillage.Le décret de la région de Québec, qui comprend la juridiction énumérée auparavant, contient une caractéristique qui s'écarte certainement de la pratique usuelle du fait que les salaires sont établis selon le nombre et le genre de machines dans l’atelier.Ainsi le décret ignore les considérations territoriales en fixant les salaires et ne prend en ligne de compte que les facilités et la mécanisation de l’unité industrielle.Les taux de salaires pour les différentes classes varient d'une façon générale de 5 cents l’heure.Par exemple, un typographe dans la classe "A” reçoit $1.15 l’heure; dans la classe “B”, $1.10; dans la classe “C”, $1.05 et dans la classe “D”, $0.90.Ainsi vous avez les deux exemples: le décret de Montréal établissant les salaires d'après les considérations géographiques et le décret de Québec prenant comme critère pour la fixation des salaires le développement industriel.On peut dire que si le décret de l’imprimerie de Montréal ignore la capacité de payer et le volume de production ainsi que les autres facteurs économiques, celui de Québec, par contre, pénalise l’ouvrier qui travaille dans une petite entreprise.Je ne crois pas qu’aucune solution acceptable et logique des variations de salaires entre les unités d’une même industrie puisse se trouver dans aucune des formes ou régimes étudiés aupa-vant.Je crois avoir souligné les faiblesses de la Loi du salaire minimum ainsi que celles des décrets.En ce qui concerne ces derniers, la solution de critère de variations de salaires selon la juridic- tion territoriale pas plus nue 1, vel'e.formule de l'importance' dW umte dans une industrie par ra[ son outillage n’est satisfaisante^' Où trouvera-t-on la solution» a cause de 1 absence presque totale de recherches scientifiques et de rcJ gnements précis, je ne crois „as ’ en mesure de donner une réponse Air nitive.~ UUI* Dans mon humble opinion, la s;tu-tion pourrait être améliorée en une revision complete de- ordonnance du salaire minimum afin qu'elles co respondent plus exactement a h, s;luT tion actuelle de chaque industrie et d" rendre cette loi plus conforme au,' besoins du J ravail et
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