Le monde ouvrier = The labor world, 1 mai 1949, samedi 28 mai 1949
"Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe, Ministère des Postes, Ottawa" Tl LE MONDE 0UV1 !?mmtm m E L AB OU WOULD 34e Année — No 5 SAMEDI, 28 MAI 1949 — MONTREAL — SATURDAY, MAY 28, 1949 34th Year No.5 La Fédération provinciale du Travail du Québec Dehors les communistes La Fédération Provinciale du douzième conférence annuelle dans où ces lignes seront pulrliées.Il y délégués, venant de tous les coins de la province, rassemblé 'entretenir des problèmes économiques et Travail du Québec tiendra sa la ville de Granby, au moment aura, nous dit-on, plus de 400 ' ' pour sociaux auxquels Je ¦litre ces 400 délégués ’Travail Organisé doit taire face.Lomhi se rappelleront des débuts de notre Fédération, comment et par qui elle fut fondée et pourquoi le fut-elle?Comme doyen du Travail Organisé plus de soixante ans de syndicalisme - car je fus initié dans T Union Typographique de Québec, en qualité d’apprenti, en janvier 1888, et depuis j< cessé de faire partie du Travail Organisé, tant dans le qu’aux Ktats-Unis et toujours dans IT T.L et même à an dicalisme dans la Fédération Typographique de Belgique, flatter outre mesure, je puis dire que j ai contribué quelque peu à développer le mouvement ouvrier et ce pendant les dures années de prosélytisme où tout conspirait pour lui mettre des entraves, pour l’empêcher de faire- entendre sa voix.Combien de ces pionniers de la première heure n'ont-ils pas eu comme partage un renvoi j çcllt.immédiat dès que le patron apprenait qu'ils propageaient l’idée syn-1 ' ' dicale parmi ses ouvriers?Leur vie était laite de sacrifices et de dévouement ; ils étaient des organisateurs volontaires sans salaire, ni rémunération d'aucune sorte mais le grain de sénevé qu ils ont planté a germé et est devenu l'arbre puissant, tenant tête à toute orage, qu'il est aujourd’hui.Vénérons la mémoire de tous ces braves coeurs qui sont disparus, ils ont passé en taisant le bien car il-étaient vraiment les gardiens de leurs frères.Gomment sauvegarder Ainsi, lots la Les jours se suivent et ne se ressemblent pas.| conférence de Victoria, en octobre dernier, du hongres de Métiers j et du Travail du Canada, une des questions qui causa tout un émoi ; presqu'une révolution interne fut bien celle de la suspension de la Fraternité des commis de chemins de ter et «le navigation pour I ¦ - It.r»r> 4-j «¦> 1 a\oir agi contrairement à une décision prise par la t onlerence (F-| (j UcmOCrallG Hamilton qui voulait que le Travail Organise appuyai I ! nion des murins canadiens.Cette suspension fut d’ailleurs levée par la Bien peu de membres du Travail ntême conférence car tout ce qu on pouvait reprocher a > 11 • ¦ Organisé International dans la i>ro- j /était de ne pas avoir réprimandé son vice-president général Frank Mail pour avoir favorisé l'introduction au C.' 1 ' il in j vincc de (Juchée ou coniine tines* ^ Québec lion de fait au Canada, sont des s de syil- communistes ou des sympathisants.‘ San> nie 1 Nous sommes toutefois assez progressifs pour regarder avec dédain ce qui semble être une campagne intempestive et sans fin d’un certain groupe contre ce qu’il qualifie de périls communiste imminent.propagande n'a certes pas un bien hou effet sur le mouvement syndical qui veut rester progressif et militant.Nous n’avons nul désir de vivre dans un mouvement ouvrier (pu est qualifié de “rose” s’il a le malheur de mentionner les profits énormes de grandes corporations et «le faire une comparaison entre les / .- , taux «le salaire et les profits exa- Comment la Federation du Travail au vjuebec Lr(.I.(:s ,\c certaines «rentre dies.Le a-t-elle commencée?1 Tr;,vail "f.«*••« i,cl,"R't"e qu on attuhle ses dirigeants du qua-Avant 1936 le Congrès des Métiers et du Travail du Canada j liiicatif de "roupe" chaque fois (pie élisait à chacune de ses conférences annuelles, un comité exécutif les circonstances veulent qu'ils proprovincial dont la principale mission était d'aller en pèlerinage «estent vigoureusement contre les rendre visite a son gouvernement punmci.il lespcUtt démocratie de (limner plus de con- forces du Travail (|u'elles puissent mieux préserver cette démocratie.11 y a encore beaucoup trop de ces officiers exécutifs qui sont imprégnés du torysme le plus cru en dépit de leurs louanges verbales de notre système démocratique.Tout la Législature et finissait, à force (le ténacité, a obtenir de la legis , sidération aux fo latiotl.C’est de ce moment que nos Statuts s'enrichirent de quelques- Organisé afin qu’ unes de nos bonnes lois: inspection des établissements industriels, compensation dans les accidents du travail, salaire minimum, réduction (le la semaine de travail, et que sais-je encore.' Je remplis ces fonctions délicates pendant plusieurs sessions et ce à raison de 83a par semaine en salaire et frais de déplacement.Si le montant en argent n’était pas bien fort, l’expérience acquise le fut, car cela me permit de surveiller devant le comité des bills publics et privés comité des bills publics et plusieurs mesures importantes et d’être nommé membre de plusieurs commissions d’études — entre autres celle qui s’occupa de la réparation (les accidents du travail — et de me réveiller un beau matin avec le titre de président de la Commission du salaire minimum des femmes.C’était la première fois qu’un représentant du Travail Organisé était appelé à remplir des fonctions de président d’une coramission gouvernementaie.Mais tout cela ne remplissait pas un vide que nous avions constaté maintes fois.L’industrie se développait dans des petits centres où il n’y en avait que bien peu; des unions se formaient mais il n’y avait pas de cohésion, ces syndicats n’étaient pas assez riches en finance pour envoyer des délégués aux conférences annuelles du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, surtout lorsque ces conférences se tenaient dans d’autres parties du pays, et qui était le cas assez souvent.Alors, les dirigeants de ces nouvelles unions ne pouvaient prendre contact avec les autres branches du mouvement, ils ne se familiarisaient pas avec la manière d'exposer les grands problèmes sociaux, il leur fallait un apprentissage si Ton voulait que notre mouvement prit de l'extension, il fallait fane quelque chose.mais quoi ?! C’est alors que les confrères Arthur Martel, Arthur D’Aousl (t moi-même songèrent à former une Fédération provinciale du travail qui, tout comme le Congrès des Métiers et du Travail du Canada, aurait une conférence annuelle dans le Québec, étudierait tout spécialement les problèmes affectant le Québec, à laquelle assisteraient comme délégués les représentants des unions ouvrières (Suite à la l'une quatre) comme il y en a tant el tant qui jouent au Dr leckylls et llyilcs lorsque les intérêts ouvriers sont en jeu.Combien de nos législatures n'essaicnt-ellcs pas de mettre au pilori le Travail Organisé.Le nombre d'officiers exécutifs qui ont protesté contre le néfaste Bill No 5, présenté l'hiver dernier, fut certes bien négligeable.Une grande majorité de ceux qui représentaient la grande industrie désiraient ardemment que les dispositions répré-bensives de ce Code du Travail fussent maintenues, mais eu dépit de cela avaient plein la bouche de notre “chère" démocratie.Il est grand temps que les leaders du Travail Organisé informent ceux qui représentent les gros intérêts financiers qu’il n'y a aucune obligation pour le mouvement syndical à sauvegarder le système capitaliste actuel en ce pays lorsque ceux qui bénéficient le plus de ce système essaient sans cesse de détruire le Travail Organisé .Si ceux qui représentent ces gros intérêts sont sages et prudents ils reconnaîtront que le Travail Organisé a droit à une certaine pro- (Suite ù la page 4) maila de la Sea International Union, qui est affiliée à la Fédération Améri-aine du Travail tandis que l'Union canadicnc des marins est afti-liéc au Congrès des Métiers et du 'Travail du Canada.Après plus d'une journée de discours plus ou moins intéressants, il fut décidé que le différend en jeu serait soumis au Comité de coordination de la Fédération Américaine d'une part et du Congrès du 'Travail d'autre part, pour en arriver à une entente satisfaisante pour les deux parties intéressées.Aujourd’hui, les journaux nous apprennent que le Conseil Lxéculif du Congrès des Métiers et du 'Travail du Canada venait 1 LA FEDERATION PROVINCIALE DU TRAVAIL (Suit,- de la première pape) du Québec, un un mot ce serait une espèce d'école où les gens du Québec feraient leur apprentissage et se formeraient pour prendre part à la solution des grands problèmes économiques rpti se discutent au cours des conférences annuelles du Congrès des Métiers et du Travail du l anada.Depuis les douze dernières années, combien d'entre eux n'ont-ils pas assisté à ces conférences du dit Congrès.>e sont développés par ci' contact, en savent plus long qu'ils ne soupçonnaient même il v a quelques courtes années?C'est à eux d'y répondre.-.Pour ni,ils.“le ni.,”, nous sommes heureux de leur avoir donné l’occasion de s'instruire et par ricochet d'avoir donné plus d'envergure au Travail ( h'ganisé du Québec.Cela ne s'est pas fait tout seul On ne forme pas comme cela une IModération provinciale iF Travail du jour au lendemain.Il y a um foule de formalités à rem plir, il faut prouver au Comité exécutif du Congrès que c’est bien I T désir de la majorité des svndicats affiliés d’avoir une fédération j provinciale.Tout cela demande de la propagande, du travail, des j \isitcs aux unions intéressées; il faut vaincre l'apathie en certains j cas.l'opposition sourde en d'autres circonstances, prouver que le j paiement de la taxe per capita à ce nouvel organisme ne sera pas d • 1 argent gaspillé.Tout cela fut fait.Aux trois ouvriers de la première heure s'en ajoutèrent d'autres, tant et si bien qu'en 1937, une j a-s 'inblée fut tenue aux Trois-Rivières, sous l'égide des unions des | api tiers et des ouvriers de la pulpe et du sulphite, File fut présidée ; par notre ami Raoul T répanier.' Il fut décidé de faire application pour l’obtention d’une charte de fédération provinciale du Congrès de- Métiers et lu Travail du Canada.Tout un programme de reven- 1 dications sociales et ouvrières fut adopté qui fut, par la suite, sou u is au gouvernement de Québec.Raoul T répanier fut élu président j de cette conférence; Gus ITancq en devint le secrétaire.On lem adjoignit les confrères Arthur Martel, Arthur DAoust et Orne, Fleury, de Québec.Ceci forma le comité exécutif.i.a premièi" conférence de la Fédération provinciale du Travail du Québec fut tenue en la v ille de St-Hyacinthe ; elle s’avéra être un réel succès, l urent élus ; Raoul Trépnnier, président ; Cuis I rancq, secrétaire.Sherbrooke eut l'honneur de recevoir la deuxième conférence de la Fédération, en 1939.T.n 19-10, ce fut au tour de la ville de Hull d'être l’hôte de la I édération.1 .t; secrétaire Gus Francq ayant résigné.Marcel Francq fut élu secrétaire.L’année suivante, soit en 1941, on se réunissait à St-Jcan.Fn 1942, ce fut au tour de la ville de Québec, puis en 1943, ou revint aux Trois-Rivières- De là, on visita la ville de Shavvimgan I ails en 1943.Gus Francq fut réélu secrétaire, poste qu’il occupa jusqu'en 1948, oft il résigna pour des raisons de santé et Marée1 Francq fut réélu à nouveau, car au cours des deux dernières années il avait rempli les fonctions d'assistaiu-ecrétaire.Fn 19-16, ou retourna à Québr ••, à St- lérûme en 1947.aux 'Trois-Rivières en 1948 et finalement à Granbv où tout fait prévoir un réel succès, en tant que nombre le délégués v assistant, plus d-400, dit-on.Le confrère Arthur Martel aussi bien que le confrère Arthur D Aoust remplirent l'importante fonction de president et LIpIT-; I a tu loi 11 remplit ce poste de président depuis 1943, L'avenir est à nous si nous le voulons Comment sauvegarder.(suite de la première page) tcction.Il faut qu’ils se rendent compte que si leurs antagonisme conjoint affaiblit la structure du mouvement ouvrier, des bas salaires et des conditions de travail déplorables en seront l’inévitable résultat.Une situation semblable ne rendra certes pas la classe ouvrière plus démocratique en pensée mais bien au contraire la rendra plus radicale dans son approche vers la solution de nos problèmes économiques.La démocratie n’est pas une avenue à une seule issue.La démocratie vaut-elle la peine d’étre sauvegardée s’il faut que la pauvreté, la destitution et le besoin dominent en ce pays.La démocratie doit signifier un système sous lequel le peuple peut vivre en toute liberté avec une somme suffisante des biens de ce monde pour exister décemment.Il ne petit y avoir de destitution dans une démocratie si ceux qui représentent le Capital ! veulent seulement comprendre qu’aussi longtemps que les travailleurs sont mécontents ils demeure- ! ront des communistes potentiels.Des dirigeants patronaux intelligents conjointement avec des dirigeants ouvriers intelligents sont certes capables de préserver un véritable > y s t è m e démocratique dans la nation.Il ne doit pas toutefois y avoir aucun désir de la part de l’un ou de l’autre de se ! détruire mutuellement.•Vous répétons à nouveau qu’il i n’y a aucune obligation pour le mouvement syndical de maintenir notre système capitaliste actuel.Si nous pouvons vivre heureux sous ce système il n’y a aucune raison de changer, mais d nous ne le pouvons1 pas, alors il est logique que nous cherchions quelque' chose de mieux.— MF.Plus de $1,000.000,000 versés en allocations Ottawa, 21.— Depuis que les chèques d’allocations familiales pour le mois de mai ont été expédiés, le total des paiements faits depuis l’inauguration de ces allocations, il y a 3 ans et 11 mois dépasse le milliard de dollars.C'est ce qu’annonce l'hon.Paul Martin, ministre «le la santé nationale et du bien-être social, qui ajoute «pie ces paiements s’élèvent .à l'heure actuelle, a $23,600,000 par mni>.Kn ajoutant les 12,400 enfants de h nouvelle province de Terre-Neuve, le nombre total des et- j hulls rpti reçoivent maintenant ! des allocations familiales dépasse! les 4,000,000.Il est hors clé doute qui la Tèdêratioii a joui’ un beau rôle i depuis une douzaine d'années ; elle a pris une importance de premier plan; elle a demandé de nombreuses réformes au gouvernement il Québec ; elle en a obtenu lin certain nombre, peut-être pas autant qu'on aurait voulu.'Tenant compte des circonstances, elle peut être tière de la bonne réputation qu'elle s'est acquise, de l'influence qu'elle possède aujourd'hui: il lie faut rien perdre de ce qu'elle a gagne.Pour cela, il est esentiel qu'elle reste dans son rôle* : elle 11e doit pas sortir du terrain législatif, elle n’est pas un corps économique proprement dit.les disputes de juridiction ne sont pas de sot' r.-sort, elle ne doit jamais au grand jamais se laisser entraîner sur ce terrain en dépit de certaines influences qui lui sont néfastes et qui malheureusement semblent parfois avoir le dessus, mais cela n’est que passager Restons dans notre rôle.Travaillons pour obtenir de la législa lion, condamnons celle qui nous est contraire et faisons en sorte qu elle soit complètement abolie ou amendée pour nous convenir, si possible.Donnons confiance à ceux qui la méritent, démasquons les opportunistes qui auraient pu se glisser dans nos rangs, méfion-nous îles démagogues qui condamnent tout ce qui tie Gent pas d’eux, nui bornent que le système démocratique sous lequel nous vivons, en hommes libres, a fait faillite et qu’il faudrait le remplacer par un autre système — ils sont trop avisés pour le nommer ouverte ment qui donnerait a la classe ouvrière un contrôli absolu sur les destinées (lu genre humain, lui garantirait un petit paradis -tutelle et ferait des vertus de nos tantes et des fautes de nos vertus.Que la douzième conférence annuelle de la Fédération du 'Travail (lu Québec soit un succès sur toute la ligne; qu’ci le continue à marcher de l’avant, c’est ce que je souhaite de tout coeur.Gustave FRANCQ, M.B.F.Les paiements d’allocations fa- j initiales à Terre-Neuve se sont j élevés, eu avril, à $703,856, et ont ! été versés à 45,1-12 familles.Ce I qui fait une allocation moyenne de $15.59 par famille, la pins liante moyenne an Canada.Après Ter-rc-Ncuvc, c’est le Nouveau-Brunswick qui a la moyenne la plus élevée, soit $14.96 par famille.La statistique des allocations familiales révèle epic la moyenne d’enfants par famille, à Terre-Neuve, est de 2.71 et la plus élevée de toutes les provinces déclare encore M.Martin.Québec se place deuxième avec 2.26 enfants par famille.A cause (lu grand nombre d’enfants par famille, la moyenne d’allocation est, à Terre-Neuve, de $5.75 par enfant, et se trouve à être inférieure à celle des neuf autres provinces.Environ 16 pour 100 des familles tcrre-ncuvienncs ont plus de quaire enfants, alors que cctle proportion est de 8.8 pour 100 dans les autres provinces, ajoute M.Martin — Louisctte, as-tu donné à manger aux poissons rouges?— Oui, et je leur ai bien mandé de bien mâcher.DEHORS LES COMMUNISTES (Suite de la première page) comme vice-présidents, tandis qu’aucun de ceux mentionnés ne faisait partie du comité exécutif de la Fédération provinciale du travail du Québec.11 est vrai que cette assemblée fut contremandéq mais je ne sais pas si cette circulaire fut envoyée ni ce quYlie rapporta.l’ourquoi j'ai insisté pour supprimer l'appui financier, c'est que 1 I îiion des marins canadiens avait trouvé mown d’envoyer 60 délégués a la conférence de \ ictoria et que si une union pouvait si payer un tel luxe, c’est qu’elle avait des fonds à sa disposition sans en demander à des Unions qui se contentent de nommer des délégués suivant leurs moyens financiers.De plus, je maintiens qu'un nombre aussi élevé de délégués devait s'inspirer d'un motif ultérieur, soit de contrôler la conférence avec d’autres 'Tommies" ou sympathisants.Je pourais citer d'autres cas qui mettraient l'Union des marins canadiens sous son vrai jour, mais à quoi bon.I'.ti terminant, je lis dans “ The Gazette" du 4 juin, ce coup de pied de l’âne décoché par M.Harry Davis, président de TUnion des marins canadiens, a Percy R.Bcngougli, le president du Congrès: Mr.Davis indicated that Mr.Iîengougli bail found the strike, embarrassing because of the Liberal Government of which he is a strong supporter”.\ oici IVrcv Bcngough qui s'est mis au blanc pour l'Union des marins canadiens au point qu'il a même risqué de mettre en péril l'existence du Congrès des Métiers et du 'Travail du Canada, et voilà comment M.Davis le traite, une basse insinuation qu’il est la créature du gouvernement libéral.C’est bien eux et ils se valent tous, debarrassons-nous des communistes et de leurs sympathisants, un hou coup de balai et au plus vite.__________________ GUS.FRANCQ, M.Ü.F.For That Richer CHOCOLATE Flavor Em COCOA •^fSSÜh.«RYS „ PURE , ^««EAkFAST COCOA TV-1 439,1 Rés.; Tel.3488 GRANBY MOTOR COURT CABINS 20 chambres, 24 lits doubles Système de chauffage à eau chaude Lait chaude et froide dans chaque chambre ' A Tannée — douche 40, rue DENISON GRANBY, P.O.SANDWICHES THAT YOU WILE EIRE ELITE RESTAURANT Ltd Finest Restaur,mt in Eastern Township Real chicken dinners — Popular prices Soda fountain and refreshments I lady specials I able d'hote and a la carte 52, Maint St.Granby, P.Q.Phone: 844 BIENVENUE ÛJhu dnutfag iuiJpl Tel.3363 Geo.E.LOISELLE, Prop.37 Main Street GRANBY, Que.recoin- LE MONDE OUVRIER SAMEDI, 28 MAI 1949 MONTREAL — SATURDAY, MAY 28, 1949 PAGE 5 Millions for Divorces; Not One Cent for Wage Raise "Tommy" Manville Quebec Premier Line Up Against Asbestos Strikers, Catholic Church Police of the Canadian Province of Quebec this week entered a Catholic church at Asbestos, a ''company town" owned by the Johns-Manville Company, and forcibly dragged out 50 striking workers.Officers of the church accused the police of committing "profane acts," and issued a statement saying, "It is regrettable that the food of the strikers, boughi from the collections organized by our bishops, was disgracefully eaten by the police in the church basement." WHERE WOULD WE BE WITHOUT IT This event, and the circumstances back of it, are so extraordinary that LABOR'S readers in both the United States and Canada will be interested in the story Johns-Manville is the world-wide "Asbestos Trust".The size of its monopoly profits can be judged by the scandalous doings of the chief heir to the asbestos fortune — "Tommy" Manville.For many years, his much-publicized and seemingly endless series of marriages and divorces have been an offense to all decent people.He literally buys beautiful brides, then "buys them off," handing each a big chunk of money as a "cash settlement" or alimony.Any lady who does not get a million dollars out of "Tommy" is selling herself for less than "Tommy" can afford to pay."Money is no object" to fabulous wealthy "Tommy," except when it comes to paying the workers who can produce his riches.Then he, and the Johns-Manville Company, are plenty "hard-boiled.” According to reports, the plant and mine workers at Asbestos are getting 85 cents an hour.They asked for a 15-cent raise, safer working conditions, and some "union security." Those seem like modest reguests, but they were refused and the workers struck.?Now comes the most remarkable part of the story - the "line-up" in this fight.On one side are the thousands of strikers, members of the Canadian Catholic Federation of Labor, backed by all branches of organized labor in Canada, and by the Catholic Church.The archbishops of Quebec and Montreal have expressed sympathy for the strikers and their cause, and have authorized and encouraged collection of money in Catholic churches to aid the strikers and their hungry families.On the other side is the powerful "Asbestos Trust" and the Quebec provincial government, headed by Premier Maurice Duplessis.As a matter of course in strongly Catholic Quebec, Duplessis is a member of the church which is supporting the strikers Yet he sent his police, with deadly weapons and orders to "shoot if necessary," to smash the picket lines, arrest hundreds of strikers, and haul them off to distant prisons.Duplessis sometimes talks against "international big business," as that "line" is popular among the exploited and underpaid people of Quebec.But here he's using his police against Quebec workers, against the announced stand of his own church, and for a vast and greedy international trust largely owned by "Tommy" Manville, who uses the profits to finance his scandalous marriages and divorces.*• * * "Tommy" and some other chief beneficiaries of the capitalist "free enterprise" system seem blindly determined to destroy it, by denying to workers and the common people the reasonable share which is all they ask — LABOR.IE POUR Vous serez plus heureux demain, si vous avez mis régulièrement quelque chose de côté .ouvrez aujourd’hui un compte d’épargne à la B de M.Banque j>e Montréal l-ti Première lunujuv au Canada F BP /.V SlilU'ICI: Dns CAN.il M.S V DANS TOV1 l:S I IS Sl'lli.IA.S IV- 1.1 l'I II DI If IS IS 17 _____________________________________________ AD03F It is almost impossible to imagine what our modern-day world would be like without electricity.Every minute of every day, in a multitude of ways, electrical pov/er does things to help us live comfortably, efficiently, with a minimum of wasteful, drudging effort.No task is too petty, no task too large for electricity.In our homes, in our research laboratories, in our industries it stands ready and willing to serve — every day, 24 hours a day.ELECTRIC POWER « CHEMICALS SHIWINIG1N CHIMItm lilt 111 0 j outlie fowl* COMfAM JULIUS KAYSER & Co.LIMITED Hosiery Underwear Gloves SHERBROOKE, QUE. PAGE G SAMEDI, 28 MAI 1949 — MONTREAL — SATURDAY, MAY 28, 1949 THE LABOR WORLD Les Ecoliers d'Aujourd'hui peuvent devenir les Conducteurs Experts de Demain “Soutenu par uni; opinion publique éclairée, l’enlraîneinenl îles conducteurs épargnera de précieuses vies, préviendra des souffrances, protégera la propriété." //¦pv es oeillères," dit Jos Cagnicr, •L/ "c’est bien pour les chevaux, mais pour l’homme cpii est au volant, ça ne vaut absolument rien.L’homme qui conduit un véhicule moteur a besoin d’un champ de vision étendu afin de pouvoir distinguer les objets qui s’avancent vers lui, sur les côtes, pendant qu’il regarde droit devant lui.Pour certains d’entre nous, cela est impossible et c’est pour cette raison qu’il nous faut être doublement prudents.Nous pouvons compenser cette lacune, en roulant moins vite lorsqu'il y a danger d'une auto ou même de piétons s’avançant vers nous d’un côté ou de l'autre." Jos est élève d’une école supérieure; il a 17 ans.Il suit un cours, à son école, pour devenir bon conducteur d'auto — c'est un des cours donnés partiellement sous les auspices de John Labatt Limited.Il racontait à des copains d'une autre école ce qu’il avait appris sur la façon de conduire avec sécurité — leur racontait les examens que tant de gens de tout âge passent dans le but de découvrir leurs joints faibles et devenir ainsi de meilleurs conducteurs.Jos est à la veille de devenir bon chauffeur; bientôt, ce sera un expert.Et avec des générations de Jos, les accidents deviendront des exceptions au lieu d’être communs — nos grand’routes deviendront des voies j»lus sûres pour la circulation plus intense de demain.Pour de plus amples renseignements, i Publiques, John Labatt I Quoique l'entraînement donné à l'école jHiur former des conducteurs jiltis prudents soit quelque chose de relativement nouveau au Canada, les commanditaires de ce plan ont l'espoir de le voir se répandre dans tout le pays.Entretenqis, on continuent faire subir des épreuves au Banc d'Epreuve Mobile Labatt à des milliers de gens, et les cours de Conduite de Sécurité donnent déjà d'excellents résultats.L'origine de tout cela remonte à 20 ans en arrière, à l’éjxtqtie où le Professeur Neyhart du Pennsylvania State College commença à donner ses cours de conduite maintenant célèbres.En 1945, John Labatt Limited — dont les états de service en ce qui concerne la prudence sur la route étaient renommés — invitait le Professeur Neyhart à prendre la parole à une réunion de Surveillants d'Equipes de Véhicules Automobiles à Toronto.De cette réunion, naquit ici le plan de conduite de sécurité, financé par la maison Labatt.Les objectifs de ce cours de sécurité sont les suivants: 1.Donner des cours aux Surveillants d’Equipes de Véhicules Automobiles.2.Encourager des cours de conduite d’automobiles à des jeunes gens de 16 à 18 ans.3.Coopérer avec toutes les organisations existantes pour augmenter la sécurité dans les rues et sur les grand’routes.•euUlez écrire au Service des Relations limited, London, Ontario GRANBY, QUE., CANADA WOVEN PAPER FABRICS LEATHERTEX 46 rue Principole — Main Street, GRANBY, P.Q.Téléphone 4296 Rés.: Téléphone 4233 Our Specialty : Notre spécialité : DUTILLY & FRERES.Props.vos amis au BAR-B-Q.RESTAURANT Buying and Sales Office 111 Belgo Building — PLateau 7949 * Ht’ad Office and Plant SHERBROOKE, P.Q.HANDGRADE CLOTHES MANUFACTURERS OF MEN’S CLOTHING Telephone 3239 MONTREAL 2 Tel.440 Préparation du bois, découpage et tournage — Pin.Epinette, Bois blanc, Bois franc, Pin rouge, Panneau B C Fir 128 Précieux-Sang Longpré & Frères PORTES, CHASSIS, MEUBLES, FIXTURES DE TOUS GENRES Manufacturiers de JOLIETTE What Is Communist Strategy ?A member asks : what is communist technique so often referred to by speakers?Well, it’s quite simple, if you understand it.It goes something like this: Suppose you have a meeting of approximately 500 members.If there are 50 commies, they take seats in a diamond, spreading themselves into sections around and across the hall.They have a loud-mouthed lad in the center of a small group.They have more loud-mouths spotted here and there.When the meeting starts, one of the mouthy lads starts the trouble, and if the chairman orders him to sit down, all 50 start to howl, and soon others join in around them.That’s the way they break up a meeting.They are not yhere to do anything but make turmoil.That's their strategy.Next time you see a gang of mouthy lads gather in a Union meeting, you are safe in spotting them as commies."Free Unions" Defined “American trade unions are characterized by their freedom and their economic power.By these attributes they symbolize the free social and economic system in which they function.“A free union is one which is controlled exclusively by the will of its members.It is not dominated by employers, by a political party, or by the Government.This tradition of independence is as old as the American labor movement, which, in turn, is about as old as the Nation.” — From The Gift of Freedom.Peak Profits Menace Jobs Profits that are too high adversely affect the outlook for full employment, the American Federation of Labor says, reporting that many companies have raised prices too far above costs in order to increase profits as an easy way to get capital for new machinery and plant expansion.This process robs the consumer instead of getting new capital from investors.Herein lies the danger, the AFL explains : The price rise which creates peak profits also cuts away the consumer market which sustains production and employment, future jobs and future profits.Right now, production is rising while buying power declines and a chart is cited to show' that from 1946 through the first half of 1948, total production of all farms and industries has increased 10 per cent, while the total buying power of all consumers (adjusted for price rise) fell 4 per cent.Industry is not yet affected by this shrinkage of buying jxnver because of the huge demand for products created by the unprecedented plant expansion program of private business, and the European recovery program and military expenditures.But none of these programs can permanently support full production and employment, and there arc already signs of a dangerous breakdown in demand which could cause a serious business recession.Structural MacKinnon STEEL PLATE and STRUCTURAL WORK SHERBROOKE, QUE.CANADA Meilleurs voeux de succès Limitée Crème à la Glace "REGAL Téléphone : 308 700, RUE RADISSON TROIS-RIVIERES, QUE DEPOSIT YOUR SAVINGS — -.WITH THE MONTREAL City & District SAVINGS BANK BRANCHES IN ALL PARTS OF THE CITY AND IN VERDUN ‘SAFETY DEPOSIT BOXES THE ONLY SAVINGS BANK IN MONTREAL \ * X " v k\.: If you go for the Great Outdoors • • • v - ' >¦> : .V.: %ry LE MONDE OUVRIER SAMEDI, 28 MAI 1949 — MONTREAL — SATURDAY, MAY 28, 1949 PAGE 7 Millionaire Raps the Rich, Plans to Crusade For Labor Brevrer Shocks Wisconsin ; Asks Curbs on Wealth ; Would Organize White Collar Workers Miracles never cease ! A member of one of tbe richest families in Wisconsin and the nation has furnished proof of that.He's Joseph E.Uililein St., 73, who for many years headed the Sclilitz Brewing Company, one of the country's largest breweries, and held an interest in many other corporations.Who would have imagined that such a representative of Big Business would come out for redistribution of wealth, a share of industrial profits to workers, and organization of all the workers in the land under the banner of trade unionism! That's exactly what Uililein did.In testimony before a committee of the state Senate and in subsequent interviews with newsmen, he esurprised the lawmakers, and everyone else, by declaring that "many of these people of wealth are not deserving of what they possess.” 1 think a whole lot of them would be heller off if they had to work," he said.He revealed, too, that lie had proposed to the Sclilitz directors that they set aside a health and welfare fund for the employees, to be financed by a contribution of 25 cents per barrel ef beer sold.“i was interested in having the people who helped the business share the profit,¦’ lie explained.Union to Toko Up Idea His brothers, who now control the brewery, voted him down, Uililein said.However, the Brewery Workers’ Unio However, the Brewery Workers’ Union announced it will take up the welfare fund plan and seek to put it over in collective bargaining negotiations, not only with Sclilitz, but with five other -Milwaukee breweries.Uihlein disclosed, too, that a year ago he had tried to join that union, but he was turned down because membership is limited to workers at the trade.However, he proclaimed his championship of unionism, particularly for white collar workers who are now mostly unorganized.He said he planned to devote much of his time from now on to that objective."I believe five to six million Americans can better their lot by joining white collar unions,” he said."I hope to do what I can to encourage this.” Uihlein’s attitude lias set Wisconsin ugog- William T.Evjuc, editor of i lie Capital J imes," noted progressive daily of Madison, described the brewer’s conversion as “one of the most phenomenal changes” he has seen in 40 years of watching political trends in the Badger state.No Sudden Change Uililein inssited his views are no sudden, overnight transformation.He declared he has been "thinking about this for 15 years” and has expressed these ideas frequently at private gatherings.The only difference, lie said, is that he has now come out publicly.He pointed out, loo, that he lias for years been divesting himself of much of his personal wealth.Canadians All To get a good idea of the mixed population that makes up this country all one has to do is to read a list of names — at a hospital or a high school or university graduation for instance.There was a picture in the papers the other day of Canada’s basket-ball team which took part in the Olympic Games in London.It is interesting to read the names: Morin, Bloomfield, Mitchell, McGecr, Lands, Scarr, Waxman, Strulovitch, Campbell, Tolchinsky, Kcrmode, Bell, Munrp, Bakkcti.The next big Union Industries Show will be held in Philadelphia during May in 1950.Now is the time to start talking about it! .you’ll like the keen, clean taste of a Sportsman Cigarette.Each pleasure-packed puff gives you the full rich flavour of fmre Virginia tobaccos—ripe and mellow.The ALLWEATHER Waterproof Paper is an exclusive feature—never sticks to your lips.See for yourself how this finer cigarette adds new rest—new refreshment to pleasant moments.Make your next pack Sportsman.v/fç/m C/çareTes Rolled with 'ALLWEATHER’ Waterproof Paper Carreras, ltd., London, England.(Est.1788) TEL.3383 WELCOME CRACK & FOWLER CHRYSLER DISTRIBUTORS GENERAL GARAGE 600 MAIN ST.GRANBY, P.Q.COMPLIMENTS of GRANBY LUMBER & SUPPLY REG'D.J.A.BABIN RUE ST-PATRICK GRANBY, QUE.TEL.4102 .Res.: TEL.3208 BIENVENUE HOTEL UNION E.LEMONDE, Prop.BIERE ET VIN Telephone 2243 400 rue Principale GRANBY A IIOKI.L FABRIC SOIERIES BOELL LTD.THROWSTERS —WEAVERS SILK — RAYON — SPUN Telephone 4342 P.H.BOËLL Mills: 76A RICHELIEU STREET ST-JEAN, P.Q.Compliments of R.L.CRAIN LIMITED 190 Richmond Road OTTAWA, Ont.Telephone : 4439 MEALS — SODA FOUNTAIN — SERVICE PRINCESS RESTAURANT & LOUNGE CATERERS FOR RECEPTIONS LICENSED 88 MAIN STREET GRANBY, QUE. PAGE 8 SAMEDI, 28 MAI 1949 — MONTREAL — SATURDAY, MAY 28, 1949 THE LABOR WORLD Ç-B C'5: dk EMPLOYES CIVIQUES Ces decisions ; arbitrales ; “exécutoires” ! André Plante, président de la F.C.E.C.j Alors cille tous étaient satisfaits de la tournure îles événements et que les administrateurs de la \ i 1 le de Montréal semblaient sur le point de donner suite à la décision unanime rendue en faveur des pompiers par le tribunal d’arbitrage Montpetit.une nouvelle difficulté est venue refroidir notre enthousiasme.Voilà que le Comité Exécutif de la métropole en appelle de la décision arbitrale a la Commision Municipale présidée par le juge Migneault.Non pas que les pompiers soient dans la crainte de voir glisser dans leurs mains les avantages gagnés au cours d'un arbitrage très serré, mais ils se demandent tout de même pourquoi les législateurs prétendent que les décisions arbitrales, dans le cas des employés de services publics, .-.ont "exécutoires".Car entre vous et moi, le mot "exécutoire" implique une certaine obligation d’exécuter.SUmCS DU BILL 62 l.e fait est que nous assistons aujourd'hui à Montréal à la première démonstration pratique de la loi créée à la suite de l'adop tion du Bill 62.Vous vous souvenez qu'après une grève retentis saille en 10-12, grève que les cmplovés furent forcés de déclarer pour amener la Ville à reconnaître leurs unions, le droit de grèv«.fut tout simplement ravi aux employés de services publics par le gouvernement provincial qui prétendit dans le temps leur donner comme compensation un mécanisme qui verrait à leur donner justice.Ce mécanisme, c’était l’arbitrage obligatoire avec décision "exécutoire".Quelques années plus tard, cependant, les législateurs crurent que le sort des employés s’améliorerait trop rapidement et s’empressèrent de jeter du sable dans le mécanisme.( )n adopta le Bill 62 qui donnait droit à la Commission Municipale de modifier ou annuler une sentence advenant le cas où des arbitres se montreraient trop larges pour les employés, Enfin, vous avez encore tout frais à la mémoire l’adoption du Bill 60, destiné à réduire encore plus complètement les employés à l’impuissance.Tant et si bien qu’aujourd’lmi, les employés de services publics n’ont ni le droit de grève, ni le mécanisme qu’on avait originairement créé pour le remplacer.Quoique le Bill 62 fut adopté il y a 2 ou 4 ans, c’est la pre inière fois que la Ville de Montréal se prévaut de -es dispositions.Que signifie au juste pour les pompiers de Montréal l’appel que vient de loger la Ville à la Commission Municipale?Nous avons l’impression bien nette que nos membres ne devraient pas s’alarmer outre mesure, car la situation se réglera sous peu à leur avantage.I Il faut comprendre qu'après la décision arbitrale, les parties n'ont j que quinze jours pour en appeler à la Commission Municipale.Or il est arrivé que le délai prévu par la loi allait expirer sans que nos édiles n'en soient venus à une décision.La résolution adoptée par] le Comité Cxécutif lors de l’appel dit clairement: “Ce Comité con- j tinue d’étudier la communication du Ministère du Travail en date j du 20 avril.-." Il aparaît donc que la décision prise par le Comité) Kxécutif le fut surtout par mesure de précaution.Un autre indice] révélateur est le fait que les avocats de la Ville n'ont pas encore été requis de préparer une déteiise devant la Commission Municipale.D'ailleurs, le président du Comité l'.xécutif, M.J.-O.Asselin, n’a-t-il pas déclaré lui-même que la Ville avait l'intention «le se conformer à la sentence arbitrale?Il n'y a pas de doute que la Ville de Montréal peut trouver les excédents nécessaires pour payer 1er.nouveaux salaire- et la rétroactivité prescrite par la décision.Cependant, il existe dans la Charte de la \ i 1 le le règlement 172c qui décrète la répartition exacte que les administrateurs doivent faire de ces excédents: une partie pour les créanciers de la Ville, une autre partie pour l’administration et la dernière pour le prochain budget.Ce règlement ne peut pas être ignore à volonté.Seuls une loi spéciale, un ordre en conseil ou une décision de la ( onmussiou Municipale peuvent permettre «1 y faire un aeccroc pour des raisons majeures.Nom recommandons donc à nos membres de demeurer confiants.l.e paiement d:• A :- MRrni ÿrtf»i ju**h *w* ii «f#r, M74W1M LE MONDE OUVRIER SAMEDI, 28 MAI 1949 — MONTREAL — SATURDAY, MAY 28, 1949 PAGE 9 Les pompiers participent à la conférence pour ia première fois Luc des grosses raisons oorrait apelcr l’ère de l’unionisme progressif au sein de nos sapeurs.C'est donc dire que les initiateurs du mouvement unioniste moderne chez nos pompiers sont à peu près les mêmes hommes qui ont mis en branle ce Comité Social qui a à son actif plusieurs réalisations pour le bénéfice et des iximpiers eux-mêmes, et de la population en général.Les confrères D.A.Vanasse, A.Rémillard, J.-M.Gauthier, A.Plante C.D.Gladu et plusieurs autres qui furent en 1944 les pilliers de la nouvelle organisation syndicale des pompiers mirent de l’avant une nouvelle fonniüc.Ils firent comprendre aux sapeurs leur rôle de serviteurs publics, le devoir social qu’ils avalent à accomplir et les bénéfices que pouraient retirer les pompiers en se mêlant plus activement aux activités sociales de leur ville et en organisant evx-mémes des activités pour le bénéfice des enfants ou des adultes de la métropole.Celui qui fut la première bougie d’allumage du Comité Social des Pompiers fut M.Olivar Gauthier, qui se dépensa sans compter à venir jusqu'à il y a deux ans.C'est lui qui mit sur pieds la plupart des activités sociales ou sportives de nas pompiers de 1944 à 1947.L'entreprise la plus remarquable de ce Comité est l’organisation de deux grands festivals sur l’Ile Ste-Kélène, chaque été.Ces festivals attirent chaque saison quelque 50.000 personnes et sont préparés spécialement pour le divertissement des enfants.En ces jours-là, nos pompiers comblent les enfants de cadeaux, de souvenirs et préparent à leur inten- tion tout un programme d'attractions qui les- remplit d" bonheur.Le dépouillement de l’arbre de Noël des pompiers, au Marché St-Jacques, est aussi une initiative d’envergure.Il se réalise chaque hiver en faveur des orphelins de nos familles de pompiers et aussi au bénéfice de plusieurs enfants venant de certaines institutions.Là encore, nos pompiers rendent heureux une nudtitude d’enfants en leur distribuant jouets et souvenirs et en leur présentant un programme de variétés des plus attrayants.En plus do ces activités capitales d'été et d’hiver, le Comité Social des Pompiers favorise la poursuite de cours de toutes sortes pour nos sapeurs et encourage fortement les activités de deux ligues de quilles dont font partie pas moins de 180 pompiers.La balle-molle et la natation sont aussi deux sports que le Comité contribue à faire pratiquer à nos employés d'incendie.Pour la première fols cette aimée, le Comité Social des Pompiers a organisé, pour le bénéfice de tous les citoyens de Montréal, un grand bal au Forum de Montréal, mettant en vedette le fameux Shep Fields et son "Rippling Rhythm" Plus le Comité Social des Pompiers aura de ressources, plus il sera en mesure de contenter les" milliers d'enfants qui participent aux Festivals de nie Ste-Héiène et au dépouillement de l’arbre de Noël.Comme on le voit, quand la population de Montréal encourage les activités du Comité Social des Pompiers, elle se rend service à elle-même, car toutes les activités de ce Comité tournent en définitive à l'avantage des citoyens de notre Ville.A»'.JL 1 ‘ * - A Mlle Pierrette Champoux interview un jeune malade lors d’un programme radiophonique organisé par les pompiers, au pare Lafontaine.Les sapeurs distribuant des souvenirs aux enfants, lors de leurs festivals, à l’ile Stc-Hélènc.üëü Le club de balle-molle des pompiers, géré par le sportsman Roger Pothier, qui balaye tout sur son passage dans la ligue Stc-Marie Int.q^weet Caporaf c Un groupe de pompiers participant à un des programmes de la ligue de quilles du S.I.M., patronise par le comité social.¦tA V- A m *màèï Ces sapeurs suivent les cours de natation organisés par le comité social, en vue de gagner les certificats de la Société Royale de sauvetage.WATERLOO QUE ^ • Canadian Pacific Express — Canadian National Express Wholesale Growers ol GREENHOUSE PRODUCE Specialties: MUSHROOMS, RHUBARB, CARNATIONS WATERLOO, QUE. CANADA'S FINEST CIGARETTE .¦mm gjjggggg '—i?v>sy :r ’ ; " ‘ * v*1 i- :K &
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