Le monde ouvrier = The labor world, 1 octobre 1945, samedi 27 octobre 1945
30e Année — No 43 SAMEDI, 27 OCTOBRE 1945 MONTREAL SATURDAY, OCTOBER 27, 1945 30th Year No.43 ïi'lllimOi' ®tr labor (!)iU)iifr La conférence spéciale de la Fédération provinciale du Travail La conférence spéciale de la Fédération provinciale du Travail, qui s'est tenue samedi dernier, à la salle de l'Assistance publique, Montréal, fut un réel succès car pas moins de 71 délégués y assistaient ; ils représentaient 49 unions ouvrières ou Conseils centraux des métiers et du travail.Suivant une décision prise par l'Exécutif de la Fédération, aucune organisation ne pouvait être représentée par plus de deux délégués et ce afin de se tenir dans les cadres des restrictions imposées sur les conventions et autres assemblées du même genre ne permettant pas que plus de 50 personnes voyageant par transport public puissent y prendre part.En plus des délégués de Montréal, il y en avait de Québec, Trois-Rivières, Granby, Sherbrooke, Hull, Beauharnois, Chicoutimi et Arvida.Fait remarquable, c’est que la plupart des délégués étaient des officiers de leur organisation respective ; on peut donc affirmer que cette conférence revêtait un caractère des plus représentatifs et était véritablement le porte-parole officiel des unions internationales (F.A.T.) du P Québec.L'agenda était des plus fournis, pas moins de trente résolutions furent soumises aux délégués en plus du rapport annuel du Conseil exécutif.La bonne entente ne cessa de régner et pour cause : ceux qui assistaient à cette conférence étaient bien au courant de la mentalité, des aspirations et des besoins des ouvriers du Québec, le clan des ultra-radicaux brillant par son absence il se fit du bon travail constructif qui nul doute portera ses fruits ; les revendications réclamées étant toutes réalisables || dans un avenir rapproché.Le confrère Elphège Beaudoin présida la conférence avec son tact habituel, ce qui aida considérablement à la marche des affaires ; de plus, le travail de présentation était bien partagé entre les membres de l'Exécutif, le vice-président Matte étant en charge des lettres de créance, le vice-président Chs-E.Chali-four donnant lecture du rapport annuel, le secrétaire Gustave Francq soumettant les résolutions et les conclusions de l'Exécutif sur chacune d'elles, le confrère Claude Jodoin partageant cette tâche avec lui et donnant très habilement la version anglaise ; le vice-président honoraire Arthur Martel prêta également son concours ; le délégué Victor Trudeau agissait comme sergenl-d'armes avec tout le doigté qu'on lui connaît.Bref, tout cela combiné permit d'abattre dans une journée le travail réclamant d'ordinaire deux ou trois jours.Il faut ajouter qu'aucune invitation n'avait été lancée à des personnages politiques et autres dignitaires, le Congrès des Métiers et du Travail du Canada était représenté par le vice-président général J.-W.Buckley, de Toronto, lequel fit une courte allocution et assura la Fédération de l'appui entier du Congrès et du sien en particulier ; le seul autre discours fut prononcé par M.Charles Martin, le représentant du comité de l'Emprunt de la Victoire qui, avec son éloquence habituelle, donna les raisons militant en faveur du 9e emprunt et exhorta les organisations ouvrières à contribuer au succès de cette cam-1 pagne.Le rapport annuel de l'Exécutif était des plus intéressants, il débutait avec cet avant-propos : Depuis noire dernière convention qui fut tenue à Shawi-nigan Falls, les 8, 9 et 10 septembre 1944, ce que tous souhaitaient ardemment et attendaient avec tant d'anxiété s'est enfin produit, la guerre en Europe s'est terminée en avril dernier par l'écrasement total et complet des hordes d'Hitler; l'Allemagne avec toute son idéologie monstrueuse a été définitivement vaincue; les peuples des pays envahis et si sauvageusement dévastés respirent enfin plus librement, ils ont vu s'éloigner d'eux un calvaire de souffrances imméritées: malnutrition poussée à ses dernières limites, faim lancinante, privations §1 morales et physiques sans nombre, mort même aux poteaux p d’exécution ou dans les enfers des camps de concentration, — précédée trop souvent hélas de tortures appliquées avec un sadisme dépassant en horreur ce que l'imagination la plus dépravée aurait pu concevoir; — tout cela est aujourd'hui chose : du passé, enfin le soleil radieux de la liberté luit à nouveau pour des millions d'être humains.Nous avons contracté une dette de reconnaissance envers les milliers d'hommes et femmes de nos forces armées de terre, ; de l'air et de mer; tous ont été splendides de courage, d'abné- gation et de bravoure ils ont contribué à la défaite de l'ennemi, fl à la déroute du facisme et du nazisme avec tout ce qu'ils repré- 1 sentaient, maintenant que leur tâche en Europe est finie, ils vont nous revenir et prendre place dans la vie civile, c'est à nous qu’incombe la tâche de leur rendre cette transition avec le moins de heurts possible; il nous faut faire en sorte que ceux qui ont tant risqué pour nous soient reçus à bras ouverts, qu'ils soient assurés d'un travail rémunérateur et prennent place au premier plan; il faut qu'après avoir gagné la paix sur les champs de bataille ils ne la perdent pas sur le terrain économique; c'est au Travail Organisé de voir à ce que de la législation soit adoptée pour que règne la véritable justice sociale qui ne permettra plus à une infime minorité de tout contrôler et posséder et à l'énorme majorité de vivre au jour le jour de façon précaire avec toujours devant eux le spectre de la misère et la crainte du lendemain.Aux invalides qui nous reviennent meurtris dans leur chair et malheureusement trop souvent avec un moral affaibli, désaxé, vont nos voeux les plus sincères d'un prompt rétablissement, aidons-les à voir l'avenir moins sombre et à les convaincre qu'ils peuvent encore jouer un grand rôle dans l'orientation sociale de demain.Enfin notre respect le plus profond et toute notre admiration vont à tous ces vaillants qui ont fait le suprême sacrifice pour que ceux qui viendront après eux puissent vivre des jours meilleurs, ils dorment du sommeil éternel dans une terre étrangère ou bercés dans les profondeurs des océans, notre souvenir ému va vers eux, qu'ils reposent en paix sachant que leur sacrifice sur l'autel de la Patrie n'aura pas été fait en vain.1 Nos plus profondes sympathies vont aux être chers qu'ils ont laissés derrière eux.Le rapport donnait ensuite la raison pour laquelle la conférence annuelle ne fut pas tenue, comme suit : Vu l’interdiction par la Commission des prix et du commerce en temps de guerre de tenir des conférences impliquant le déplacement par chemin de fer, transport aérien et autobus de plus de cinquante personnes, l’Exécutif de la Fédération provinciale du Québec s’est vu dans l’obligation de remettre indéfiniment la huitième conférence annuelle qui devait se tenir à Québec le 27, 28 et 29 juillet.Un peu du travail fait par l'Exécutif depuis la conférence de Shawinigan Falls Ce rapport mentionnait quelques-unes des activités de l'Exécutif depuis la convention de Shawinigan Falls ; il énumérait entre autres les résolutions qui furent soumises au nom de la Fédération au dernier congrès de Toronto ; nous en citons quelques-unes ci-dessous : La résolution No 3 demandait à ce que les pensions de vieillesse soient payées à partir de l’âge de 60 ans avec un minimum de $30 par mois.La résolution No 6 traitait de l’impôt sur le revenu et demandait: a) d’élever la somme exemptée de l’impôt; b) de réduire le pourcentage de l’impôt sur les premiers $1,000.00 imposables; c) que le revenu dérivant du surtemps ne soit pas imposable.La résolution No 12 demandait que les employeurs soient obligés d’avoir une assurance couvrant la perte d’outils de leurs ouvriers soit par feu ou vol.La résolution No 16 demandait à ce que pression soit faite pour activer la construction de véritables logements ouvriers et que la base de location soit plus en rapport avec la moyenne de salaire de l’ouvrier.La résolution No 18 protestait contre toute immigration qui serait contraire aux meilleurs intérêts de la classe ouvrière en particulier et du Canada en général.La résolution No 19 accueillait avec joie les hauts faits et les succès de nos forces armées et déclarait que les travailleurs du Québec continueront à donner leur entier concours et appui afin de terminer la guerre victorieusement.La résolution No 21 traitait du problème des emplois d’après-guerre et suggérait les remèdes suivants: 1) l’établissement d’une semaine maximum de travail de 40 heures sans réduction du salaire actuel; 2) indemnités d’assurance-chômage plus élevé es; 3) établissement d’un minimum de salaire de 60 cents l’heure; 4) cetrois et allocations accrus pour les démobilisés; 5) réduction de l’âge et augmentation de la pension de vieillesse; 6) établissement d'un organisme garantissant l'usage Intégral des usines industrielles et transformerait les ouvriers du temps de guerre en ouvriers du temps de paix avec un minimum d’inconvénients.Xv :¦ 1 m ¦¦A % g .léÛ m B K ?DldLIOIHEQUE M if N I C I P A HUE SHERBROOKE EST v O N T fi £ A L PAGE 2 SAMEDI, 27 OCTOBRE 1945 MONTREAL SATURDAY, OCTOBER 27, 1945 La conférence spéciale de la Fédération provinciale du Travail tSuite de la première paye) La résolution No 22 réclamait !a journée de 8 heures pour les marins sur les tsrnnds lacs après la guerre.La résolution No 23 appuyait la demande de l'Union des marins à l’effet de maintenir non seulement notre marine marchande actuelle mais même son expansion.LES RESOLUTIONS APPROUVEES Une des plus importantes fut certainement celle qui traitait du Memorandum qui fut présente au gouvernement fédéral par le Congrès des Métiers et du Travail et qui se lisait comme suit: Les six points du Congrès des Métiers et du Travail du Canada Au sujet de la carte de qualification, le rapport disait ceci : Votre exécutif s'occupa tout particulièrement de la question de la la carte de qualification tout spécialement dans les métiers du bâtiment.Un comité s])écial composé du vice-président honoraire Arthur Martel, Edouard Larosc, de la Fraternité des charpentiers-menuisiers et du secrétaire Gus Francq eut une entrevue avec l'hon.M.Barrette ministre du Travail, a qui l'on soumit la situation et les suggestions contenues dans la Résolution No 2 adoptée à la convention de Shawinigan Falls, aucun résultat appréciable n'en ait résulté à date, toutefois, nos demandes seront soumises au Conseil Supérieur du Travail pour étude.Le programme législatif soumis au gouvernement provincial En rapport avec la présentation des demandes législatives, ie rapport mentionnait le programme qui lut soumis : Notre délégation à Québec.— Le 17 janvier dernier l’exécutif de la Fédération, accompagné d'un grand nombre de représentants d'associations et unions affiliées présentèrent le mémoire législatif couvrant les résolutions de caractère provincial adoptées lors de la dernière convention; la réception fut des plus cordiales et l'hon.M.Barrette réitéra sa déclaration qu'il se considérait être le représentant des ouvriers dans le Cabinet provincial.Ce mémoire contenait en résumé les demandes suivantes: 1.Notre juste part de représentation.2.Mesures d’après-guerre (de caractère plutôt fédéral).3.Accidents du travail et.maladies professionnelles.4.Les pensions de vieillesse (mesure plutôt de caractère fédéral).5.La gratuité de l’enseignement et des livres scolaires.G.Certificat de qualification et loi des conventions collectives de travail.7.Loi des relations ouvrières (nombreux amendements demandés).8.Crise du logement et projets de construction de logements ouvriers.9.Création d’un crédit urbain.10.La pratique de la chiropratique.11.Taxe de vente et taxe sur les repas.12.Protection des outils contre feu et vol.13.Loi concernant les mécaniciens en tuyauterie (amendements demandés).14.Demande d'abolition du travail à domicile.Au sujet de la revue législative, le rapport mentionnait parmi la nouvelle législation adoptée la "loi de l'aide à l'apprentissage et à la mise en valeur du capital humain" ; les amendements apportés à la loi des relations ouvrières, à la loi des allocations familiales, à celle des accidents du travail, et à celle des mécaniciens en tuyauterie ; il disait également ce qui s'était fait au sujet de la taxe de vente et de celle sur les repas.Autres activités de la Fédération Parmi les autres activités du Conseil exécutif, le rapport mentionnait ce qui suit : A la demande de la Commission d'assurance-chômage la Fédération recommanda les représentants suivants: Conseil régional pour la province de Québec, J.-E.Beaudoin; comité local de Montréal, Chas.-E.Chalifour; comité de St-Hyacinthe, Ovila Bonnette; comité local de Shawinigan Falls.Doris Brunet; comité local de Valleyfield, Trefflé Leduc; comité local de St-Jean, Frank Daneau; comité local de Joliette, Wilfrid Robil-lard: comité local de Jonquières, Lucien Tremblay; comité local de Granby, Paul-Emile Thibodeau; comité local de St-Jérôme, Raoul Filia-trault.Le président Beaudoin et les vice-présidents Jos Matte et J.-E.Arsenault furent nommés les représentants de la Fédération provinciale au Conseil Supérieur du Travail; il nous fait plaisir de mentionner que MM.Matte et Arsenault font maintenant partie du Conseil permanent dudit organisme.Le secrétaire Gus Francq fut appelé à représenter le Travail Organisé sur le comité de direction de la Ligue anti-tuberculeuse- de Montréal, il se fit un devoir d’assister à plusieurs séances dudit Conseil et suggéra plusieurs mesures de nature à prévenir la tuberculose dans la classe ouvrière.Taxe des témoins devant les conseils d'arbitrage.— Votre oxésmtif a demandé à ce que les témoins appelés devant les conseils de conciliation ou d’arbitrage aient droit à une taxe de $6.00 pour une journée complète et $4.00 pour une demie-journée.La réponse fut qu’il était difficile de ne pas suivre les taux établis par la Cour Supérieure mais que notre demande serait sérieusement étudiée lors de la refonte de la loi des différends ouvriers de Québec.La Radio - Québec.— En principe la Fédération n'a pas d'objection à l'établissement d'un nouveau poste radiophonique, elle craint toutefois qu'il y ait ingérence politique dans la gestion de cette entreprise, elle a de plus demandé que le Travail Organisé soit représenté au bureau d'administration et que préférence soit donnée aux artistes et musiciens membres d'une union ouvrière.Il est bon de noter que cette entreprise va coûter plusieurs millions de dollars qui, dans le moment, auraient pu être destinés à des besoins plus urgents, tels que la construction de logements ouvriers et la disparition des taudis.Inutile de dire que ce rapport fut adopté avec félicitations après un léger débat au cours duquel le secrétaire donna quelques détails supplémentaires sur les activités de l'Exécutif qui n'ont pas été insérées dans le rapport.Soumise par le Comité exécutif de la Fédération provinciale du Travail de Québec: Attendu que le Congrès des Métiers et du Travail du Canada est le porte-parole officiel reconnu des ouvriers organisés des unions internationale (A.F.of L.) aussi bien que des organisations ouvrières affiliées ou détenant leur charte dudit Congrès; Attendu, que le 31 août dernier, l’Exécutif du Congrès des Métiers et du Travail du Canada soumettait à l’hon.W.-L.Mackenzie King, premier ministre, et aux membres du Cabinet du Gouvernement canadien, un mémoire législatif réclamant entre autres la modification des arrêtés en conseil C.P.1003 et 9384, aussi bien que l'adoption de certaines mesures en vue de prévenir le chômage; Attendu qu’un programme de G points (qui se lit comme suit) fut soumis à cette fin : il) Qu'on accorde immédiatement à toutes les personnes engagées dans une industrie civile essentielle un “salaire de reconversion" durant cette période de dislocation, soit un mois de salaire pour chaque année de service jusqu’à trois ans; < 2 • Pour faire bénéficier le plus grand nombre possible des emplois disponibles, mise en vigueur d'une semaine de travail maximum de quarante heures, sans réduction des salaires; (3) Afin de créer la confiance et maintenir le pouvoir d’achat, interdire toutes réductions générales des salaires; (4) Qu’on enlève toutes les - restrictions sur les matériaux de construction, et que l'on procède à la construction de logements avec la même vigueur, la même ingéniosité et la même activité qu’on a montrés pour la production du matériel de guerre dont on avait un pressant besoin; (5) Que l'on continence immédiatement les travaux publics nécessaires; et (6) Que l’on hâte le plus possible la reconversion de toutes les usines de guerre pouvant être utilisées pour la production du temps de paix.Qu'il soit résolu: Que cette Conférence Spéciale de la Fédération provinciale du Travail, tenue en la cité de Montréal, ce vingtième jour d’octobre 1945, endosse l’attitude prise par l'Exécutif du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, et recommande à toutes les unions et organisations affiliées à la Fédération provinciale du Travail du Québec, de faire toute la propagande possible en faveur des G Points contenus dans ce Mémorandum.Accidents du travail Une autre résolution qui fut adoptée était celle présentée par l'Association internationale des débardeurs, elle traitait des accidents du travail et se lisait comme suit: Attendu que le Commission des Accidents du Travail de Québec interprète la loi des accidents du Travail, d’une manière telle, que la victime d’un accident, partiellement rétablie, mais encore incapable do reprendre son travail, ne reçoit que 50’;; ou moins de son indemnité, sous prétexte qu'elle peut faire du travail léger; et Attendu que, dans plusieurs métiers et surtout celui de débardeur, où les hommes travaillent par équipes, le travail léger n’existe pas; Qu'il soit résolu, que le nouvel Exécutif de la Fédération provinciale du Travail reçoive instructions de soumettre au Ministre du Travail la nécessité de faire amender la loi, pour que la victime d’un accident reçoive sa compensation en entier, jusqu’à ce qu’elle soit capable de reprendre son travail ou jusqu'à ce que la Commission ou l’employeur lui procure de l’ouvrage léger.« * * L'union des employés des édifices publics et concierges de Montréal présenta la résolution suivante qui fut adoptée, après quelques explications données par le délégué Victor Francoeur, organisateur de la Fédération Américaine du Travail: Attendu que, nous les concierges, sommes régis par l’Ordonnance No 14 ainsi que par l’amendement apporté en 1940, qui ne rencontre pas nos besoins par le fait que cette ordonnance nous rend responsables vingt-quatre (24) heures par jour, ce qui n'est pas raisonnable; et Attendu que, d'après cette ordonnance le propriétaire peut exiger dudit concierge un travail requérant une carte de compétence, ce qui est contraire aux lois régissant ces corps de métier; et Attendu que nous avons soumis à la Commission du Salaire minimum une échelle de salaires; Qu’il soit résolu que la Fédération provinciale du Travail fasse pression auprès des autorités concernées afin que justice nous soit rendue.Loi des relations ouvrières Plusieurs amendements furent demandés à cette législation par l’Union des employés d’hôtels et restaurants de Montréal, une de ces résolutions disait: Attendu que la Loi de relations ouvrières, en terme général, exclut les gérants, sans définir le pouvoir de ceux-ci; et Attendu que, dans les magasins à chaîne, vendant au détail, le gérant est un commis dignifié faisant le même travail que ce dernier et n’ayant pas le pouvoir d’engager ou de renvoyer du personned; et Attendu que c'est absolument injuste que le premier commis, appelé gérant, soit privé de la protection de la loi; Qu'il soit résolu, que la Fédération provinciale du Travail fasse pression auprès du gouvernement provincial demandant que la section 1, article 2a, paragraphe 1, qui dit: “les personnes employées à titre de gérant, surintendant, contremaître ou représentant de l’employeur dans ses relations avec ses salariés”, soit remplacé par ce qui suit: "par une personne employée à titre confidentiel ou ayant compétence pour embaucher ou congédier des travailleurs." * * # Une autre concernait les graçons de tables ambulants" elle se lisait comme suit : Attendu que la Loi de relations ouvrières de la province de Québec a pour but de rendre obligatoire le marchandage collectif et ce afin de prévenir toute grève ou dispute industrielle; et Attendu que la Loi de relations ouvrières devrait protéger tous les ouvriers qu’ils soient employés en permanence ou temporairement; et leis et de restaurants a récemment f application pour être certifiée au n des garçons de banquets à l'hôtel Wind à Montréal; et Attendu qu'il a été prouvé que pdus GO o des garçons qui servent aux ba quets étaient membres de notre uni mais que la Commission de relations c vrieres a toutefois refusé de nous cer fier pour la raison que ces gam n étaient pas des employés permanen Qu'il soit résolu que la Loi de relatif ouvrières, article 1, paragraphe 2a, s amendée en ce sens: que dans la définit! du mot "salarié" il soit compris toi personne employée soit en permanence temporairement.-v.x-l.nv- tlllilô ici (JU sition de la Commission des relation: vrieres l’Exécutif suggéra un sub: qui réitérait une demande antérieui la Federation à l'effet que la Commi de relations ouvrières devrait être co: sée de “cinq” membres, dont l'un de représenter le Travail Organisé (AF.c Une autre résolution demandant q clause de la loi limitant les con d union à un an soit abrogée, ne renc< Pas l'approbation des délégués vu cette loi permettait de renouveler les trats d année en année.L ivxniution était présenté Fraternité des charpenters et nu Montréal, elle se lisait comme su Attendu que, en vertu de la Conventions collectives de Trav; tills refondus, 1941, Chapitre 163, < dements, il faut, pour conclure trat collectif, une entente arrêt des associations bona tide, tel qi au paragraphe B.de l’article 1; Attendu que, en vertu de la ir article 25.il est loisible au Coin joint de rendre obligatoire le < de qualification; et O TJ (A S e a » A O (A O N « « >6 u t » U SAMEDI, 27 OCTOBRE 1945 — MONTREAL — SATURDAY, OCTOBER 27, 1945 PAGE 3 Attendu que, en vertu de l'article 28, l’honoraire de ce certificat ne doit pas excéder $2.00; et Attendu que, par cet article 28 et le taux excessivement bas chargé pour l’obtention d'un certificat, le gouvernement met en danger toute la structure du contrat collectif, en incitant les ouvriers à se munir d’une carte de compétence à $2.00 pour la vie, plutôt que d'appartenir à l’union de leur métier, avec contribution annuelle variant de $12.00 à $25.00; et Attendu que d’autres ouvriers, tels que1 les plombiers, les électriciens sont obligés de renouveler leur licence tous les ans, sans qu’il ait été démontré qu’ils en aient eu à souffrir de leur personne; au contraire, il a été clairement démontré que c’est à leur propre bénéfice et au bénéfice de l’industrie de la construction; Qu'il soit par conséquent résolu, que demande soit faite au gouvernement de Québec, par la Fédération provinciale du Travail de Québec, que les articles 28 et 29 de la Loi des Conventions Collectives de Travail soient amendés pour se lire comme suit: "Le comité peut exiger à titre d’honoraire pour l’examen un taux minimum de $3.00 pour l’ouvrier qualifié, et $1.00 pour l’examen d’un apprenti; si le candidat réussit son examen, il lui sera remis un certificat de qualification, renouvelable annuellement au prix de $5.00 pour l’ouvrier qualifié, et pour les apprentis, $1.00 pour la première année; $2.00 pour la deuxième année; $3.00 pour la troisième année; et $4.00 pour la quatrième année d’apprentissage.Par la suite, l’apprenti sera reconnu comme ouvrier qualifié et son certificat de qualification sera renouvelable annuellement.“Cependant, pour tout ouvrier, membre d’une organisation ouvrière bona fide, tel que défini au paragraphe B, article 1, il sera exempté de tout honoraire.Sa carte de membre en règle sera reconnue comme certificat de qualification, si l’organisation à laquelle il appartient lui fait subir un examen, en conformité avec l’article 30 de cette même loi, et ladite carte reconnue dans toute la province." — Adoptée.Scolarité obligatoire Cette question fut soulevée par l’Union des charpentiers et menuisiers de Ste-Anne de Bellevue, elle disait: Attendu que la Loi 7, Geo.VI, Chapitre 13, concernant la fréquentation scolaire, article 290A, se lit comme suit: "tout enfant doit fréquenter l’école chaque année tous les jours pendant lesquels les écoles publiques sont en activité, suivant les règlements établis par l’autorité compétente, depuis le début de l'année scolaire suivant le jour où il a atteint l’âge de six ans jusqu’à la fin de l’année scolaire au cours de laquelle U a atteint l’âge de 14 ans." Attendu que l’âge de quatorze ans est trop jeune pour terminer la fréquentation scolaire; Qu’il soit donc résolu que pression soit faite auprès du gouvernement provincial pour que l’âge de 14 ans soit changé par 16 ans.* * * Un autre résolution qui prêta à quelque discussion fut celle qui traitait des trop hautes taxes frappant les liqueurs spiri-tueuses et la taxe d’un dollar par année pour l'obtention d’un permis de rationne-elle fut finalement adoptée.Les congés payés Deux résolutions réclamaient des vacances avec salaire, elles étaient présentées par l'Association internationale des travailleurs du métal en feuilles No 116 Ot le local 144 de l’Association unie des plombiers et poseurs d’appareils de chauffage, celle qui fut adoptée se lisait comme suit: l Attendu que le département du Travail du gouvernement fédéral a approuvé des congés payés à tous les employés travaillant sur des contrats de guerre, la construction navale et les employés généraux du Gouvernement fédéral; Attendu qu’un certain nombre d’employés dans chaque province bénéficient de cet avantage; Attendu que deux provinces ont adopté une législation re: congés payés pour tous les travailleurs.Qu'il soit résolu, que cette convention donne instructions au prochain exécutif de faire les démarches nécessaires auprès du cabinet provincial d'adopter une loi accordant à tous les employés de cette province une semaine de congé avec paie; Que des règlements spéciaux devraient être considérés pour couvrir tous les travailleurs employés dans l'industrie de la construction, similaires à la législation adoptée récemment par le gouvernement de la province d’Ontario.* # * Une résolution soumise par la Alloys & Metals Workers' Union, de Beauharnois, demandait que les systèmes de ventilation soient rigidement inspectés et demandait à l’Exécutif de voir à ce que cette loi fut observée.Le secrétaire demanda aux organisations affiliées que lorsqu'elles constataient qu’une loi n’était pas observée de l'en aviser et que l'Exécutif communiquerait directement avec le sendee du Département du Travail en cause.Pensions de vieillesse La Fraternité des charpentiers et menuisiers soumit la résolution suivante qui fut adoptée après quelque discussion, elle se lisait comme suit: Considérant que l'âge de 70 ans pour obtenir la pension de vieillesse est trop avancé; Considérant que les lois d’assurances-accidents considèrent qu’un homme de 60 ans est trop vieux pour être employé; Qu’il soit donc résolu que la Fédération provinciale du Travail demande au gouvernement provincial d’amender la loi des pensions de vieillesse afin qu’elle soit applicable à partir de 60 ans, et qu’au moins $30.00 par mois soient la base de pension accordée aux vieillards, et qu’aucune réduction de pension ne soit faite pour tout revenu annuel de moins de $300.Intolérance raciale Deux résolutions à cet effet furent présentées par l'Union des ouvriers de la robe, mais le confrère Claude Jodoin demanda le privilège de les retirer, vu que le Congrès des Méitters et du Travail venait de nommer un comité spécial, dont il est le président, pour s’occuper de cette question.Allocations familiales Une résolution demandant à ce que les allocations familiales ne soient payées qu'aux salariés assujettis à la loi de l’impôt sur le revenu ont dont les employeurs font rapport d’un revenu imposable ou non.Le comité exécutif fit rapport qu’il était opposé à recommander l’adoption d'une résolution discriminant contre un groupe de la population (les cultivateurs) ; que de plus, cetite résolution contenait certaines allégations sans aucune preuve à l'appui.La conférence adopta la recommandation de l’Exécutif.Assurance-chômage La résolution suivante était soumise par le local 1584 de la Fraternité des charpentiers et menuisiers d’Amérique, elle se lisait comme suit: Considérant que les prestations d'assurance-chômage sont respectivement de $14.49 pour l'homme marié et $12.24 pour le célibataire; et ces taux sont au maximum; et Considérant que la différence de $2.16 par semaine de prestation entre l'homme marié et le célibataire est réellement inadéquate; Qu'il soit résolu que des représentations soient faites auprès du gouvernement fédéral, par l’entremise du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, afin que les prestations d'assurance-chômage versées à l’homme marié soient de $18.00 par semaine.Le comité recommanda son adoption qui fut votée sur division, après une intéressante discussion, plusieurs délégués ne voulant pas qu’on mentionna aucune somme en particulier tant pour les prestations aux célibataires qu’au hommes mariés.Une autre résolution présentée par le Conseil fédéré des Métiers et du Travail de Québec et Lévis, fut également adoptée, elle se lisait comme suit: Attendu que la loi IV, Geo.VI, chapitre 44, modifiée par la loi VII, Geo.VI, chapitre 31, 1943.stipule à l’article 43 “Que tout ouvrier qui a perdu son emploi, par suite d’un arrêt d’ouvrage attribuable à un différend de travail survenu à la fabrique, à l'atelier ou autres lieux où il était employé, perd ses droite aux prestations do chômage.Attendu que cette perte de droit aux prestations de chômage peut s'appliquer même dans le cas d'une grève faite par quelques hommes seulement et pour laquelle il n’est pas responsable.Qu'il soit résolu que cette Sème Convention de la Fédération provinciale du Travail du Québec insiste auprès du gouvernement fédéral, par l’entremise du Congrès des Métiers et du Travail du Canada.que lorsqu’une grève survient dans un établissement, fabrique ou autre lieu, par le fait de quelques mécontente sans y être autorisés par une organisation ouvrière, ou dans le cas où il n'y a iras d’organisation ouvrière, par un vote des personnes travaillant dans l’établissement, fabrique ou autre lieu que losdits ouvriers.privés de leur travail par une telle grève, sans leur consentement, soient déclarés aptes à recevoir leurs prestations de chômage.Au cours de la discussion, les délégués furent informés qu’il était rumeur que la Commission de l’assurance-chômage serait abolie sous peu et que ce service serait administré directement par le Ministère du Travail.Les délégués insistèrent pour que la Commission de l’assurance-chômage soit maintenue et qu’un représentant attitré du Travail Organisé continue à en faire partie, Abolition du Service sélectif Cette résolution, soumise par le local 1127 de la Fraternité des charpentiers et menuisiers, Montréal, réclamant l’abolition immédiate de la Commission du services électif, amorça une discussion qui promettait d’ètre longue, le président la coupa court en disant qu’il avait été informé que le Service sélectif serait incessamment aboli.Impôts sur le revenu Une résolution avait été soumise à l’effet de réduire les taux d’impôt sur le revenu afin que l'homme marié bénéficie de son premier $1,500 de revenu e*t le célibataire $1,000 avant d’être taxé.Le comité demande à ce que l’on réitère la décision prise à la convention de Toronto du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, à l'effet d'augmenter l’exemption maintenant accordée en la portant à $2,400 par année pour les personnes mariées et $1,000 par année poulies célibataires.Plusieurs délégués émirent l’opinion que la différence entre la déduction pour les hommes mariés et les célibataires est trop forte, toutefois la recommandation du comité fut adoptée sur division.Construction de logements ouvriers et maisons pré-manulacturées Ces deux résolutions furent présentées par la Fraternité des charpentiers, locaux 134, 1127 et 1375, Montréal.Elles furent quelque peu modifiées par le comité exécutif et telles qu’adoptées elles se lisent comme suit: Considérant les difficultés de plus en plus croissantes pour les ouvriers de se loger pour le moins convenablement; Considérant la rareté persistante des matériaux de construction; Considérant qu’un trop grand nombre de permis de construction sont émis par le gouvernement pour la construction de soi-disant logements ouvriers, qui ne sont que des maisons à appartements; Qu'il soit résolu que le gouverne-nement facilite davantage la construction de logements réellement ouvriers, c’est-à-dire loués à des prix concordant avec la bourse de l'ouvrier, et non de la classe moyenne, sinon la haute société; et ainsi l’ouvrier pourra se trouver un gîte plus approprié et les effets seront très salutaires à l’ouvrier père de famille plus particulièrement.La seconde résolution disait: Considérant qu’actucllement nombre d’avionneries construisent des maisons communément appelées "maisons pré-ma-nufacturées”; Considérant que ce système de construction de maisons pré-manufacturées est une menace pour l’industrie de la construction, et une entrave à la convention collective de travail régissant les métiers de la construction de Montréal et Banlieue; Qu’il soit donc résolu que, par l’entremise de la Fédération provinciale du Travail de Québec, des protestations énergiques soient faites auprès de nos différente gouvernement afin que ce système de construction de maisons pré-manufac-turées soit assujetti aux dispositions de la convention collective de travail régissant lindustrle de la construction dans sa Juridiction territoriale respective.Abolition du rationnement sur les produits alimentaires Deux résolutions avaient élé soumises par le Conseil des Métiers et du Travail des Trois-Rivières, l’une traitant du rationnement du sucre et l’autre de celui de la viande et de l’inflation des prix de ces denrées, les conclusions de ces résolutions se lisaient comme suit : Qu’il soit donc résolu, que la Fédération provinciale du Travail porte à la connaissance des autorités concernées que les travailleurs de notre pays trouvent exagérées les dispositions récemment prises par la Commission des prix et du commerce en temps de guerre pour rabaissement de la ration de sucre de la population, et demande instamment au gouvernement qu’une surveillance soit établie pour empêcher que cette dite Commission ne serve que les intérêts des truste aux dépens du bien-être de la masse des consommateurs, et Qu’il soit de plus résolu que la Fédération provinciale du Travail dénonce fortement l'inaptitude de la Commission des prix et du commerce en temps de guerre à retenir les prix de la viande aux prix de base, et demande au gouvernement fédéral par l’entremise du Congrès des Métiers ot du Travail du Canada de prendre les mesures nécessaires pour empêcher et arrêter la hausse des prix des viandes.Le comité soumit le substitut suivant qui fut adopté, il se lisait comme suit: "Que cette conférence spésiale de la Fédération provinciale du Travail de Québec réclame la suppression immédiate de toutes les restrictions sur les produits alimentaires qui furent imposées sous l’empire des mesures de guerre.” Restriction sur l'emploi Une résolution à cet effet fut soumise par le Conseil Fédéré des Métiers et du Travail de Québec et Lévis se lisant comme suit: Attendu que la loi du Service Sélectif stipule que tout ouvrier qui désire chercher un emploi quelconque doit au préalable obtenir un permis du Bureau du Service Sélectif.Attendu que lesdits bureaux du Service Sélectif, dans différente centres, refusent à un ouvrier la facilité d'obtenir un emploi outre que celui qu’il a stipulé, dans sa première application nuxdits bureaux sélectifs.Exemple: Un menuisier, ayant obtenu un emploi, aux usines de guerre, comme mécanicien-machiniste et gui désire obtenir un travail comme menuisier par la suite, se voit rejuser un permis de menuisier parce qu’il est enregistré comme mécanicien-machiniste.Attendu que lesdites restrictions sur l'emploi ne sont ;>1 ns nécessaires dans nombre de localités de notre province.Qu’il soit résolu que cette Sème Convention de la Fédération provinciale du Travail du Québec recommande au Gouvernement l’abolition des restrictions sur l’emploi de la main-d'œuvre.Cette résolution fut adoptée mais le secrétaire fit remarquer qu’avec la disparition du Service sélectif, le mal dont on se plaint disparaîtra automatiquement.Immigration d'ouvriers étrangers Une résolution traitant de ce sujet fut soumise par le Conseil Fédéré des Métiers et du Travail de Québec et Lévis.Le comité la modifia toutefois pour se lire comme suit: Attendu que depuis que la guerre est terminée, les employés qui travaillaient dans les usines de munitions, à la construction, à la réparation des navires ou autres industries similaires essentielles, sont pour la plupart destitués de leurs fonctions, par le gouvernement.De plus, ceux-ci sont, pour la généralité, dans 1 obligation de retirer chaque semaine leur prestation de chômage, parce que le bureau du Service Sélectif local ne peut leur procurer d’emploi.Attendu que nous reconnaissons que les aviateurs, marins, militaires etc, de retour des fronts européens ou asiatiques ont l’avantage de reprendre leur dernier emploi et en plus de cela, ils ont la préférence sur les civils pour les positions vacantes, ce qui est tout de même un sérieux handicap à l’ouvrier qui se cherche une position.Qu'il soit résolu: Que cette Conférence tSuite à la cinquième page) PAGE 4 SAMEDI, 27 OCTOBRE 1945 MONTREAL SATURDAY, OCTOBER 27, 1945 LE MONDE OUVRIER — THE LABOR WORLD Esl publié par la Fédération provinciale du Travail du Québec chaquo scmaino, dans lo but do promouvoir do la législation socialo tondant à protéger et à améliorer le sort de la classe ouvrière do cette province.Exéculil : J.-Elphège Beaudoin, président; Jos.Matte, j.-B.Arsenault et Chs-E.Chalilour.vice-présidents ; Gustave Francq, secrétaire-trésorier et rédacteur; Marcel Francq, administrateur ; Henri Richard, rédacteur associé.Adressez toutes les communications à 11, rue Saint-Paul Ouest Téléphone: LAncaster 7808 Imprimé par Mercantile Printing, Limited, 11 ouest, rue Saint-Paul, Montréal 1 • ¦'V « rr*vr;
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