Le monde ouvrier = The labor world, 1 octobre 1945, samedi 6 octobre 1945
Ijlnünt (Düufier 30e Année —No 40 SAMEDI, 6 OCTOBRE 1945 — MONTREAL — SATURDAY, OCTOBER 6, 1945 30th Year mzm wJ 40 La grenouille et le boeuf Tout le monde connaît, du moins sommairement, la fable du bon La Fontaine, dans laquelle il raconte les efforts désespérés et désespérants d'une grenouille qui veut se faire aussi grosse qu'un boeuf.La conclusion évidente, c'est que lia grenouille s'enfla tant et si bien qu'à la fin elle creva.telle une bombe atomique, sans autant de dommages toutefois.Eh bien, le Canada nous donne l'image précise de cette grenouille, quant au rationnement de la viande pour venir en aide aux populations de l'Europe.M.Gordon et M.Ilsley nous disent que le rationnement a été imposé pour diminuer la consommation de la viande au Canada afin d'en exporter une plus grande quantité aux peuples affamés de l'Europe envahie par les Boches.Dans cette déclaration il y a du vrai, mais aussi du faux : car on sait très bien que le Canada ne rationne pas ses habitants dans le seul but de venir en aide aux affamés, mais bien pour faire face à ses obligations prises avec irréflexion et sans discernement avec l'Angleterre, et cela bien avant de penser au soulagement des populations européennes.L'Amérique n'est pas une vache à lait Il est évident pour tout le monde que le Canada - comme il semble le vouloir dans son orgueil — ne peut parvenir à nourrir toute l'Europe, encore moins l'Europe et l'Asie et les autres petits pays.C'est une impossibilité matérielle qui crève les yeux.De plus, il ne peut fournir toute la viande que veut bien acheter l'Angleterre — avec notre propre argent dont le Canada lui fait cadeau pour s'assurer sa clientèle dans l'après-guerre.C'est une illusion de croire que l'Angleterre favorisera le Canada au détriment de ses propres intérêts : quand les prix du marché lui seront favorables — même en Argentine Albion ne tergiversera pas longtemps, elle choisira son approvisionnement là où elle trouvera son profit.Il faut faire connaître la provenance de notre bacon Les dépêches de Londres nous apprennent que le bacon canadien est en grande faveur auprès du public anglais.Cela, on le savait depuis longtemps ; mais ce qu'on ne savait pas tiès bien, c'est que, par malheur, nous apprend-on de la même source d'information, un fort groupe d'acheteurs ignorent la provenance de ce produit auquel les Britanniques doivent de faire l'un de leurs meilleurs repas sous le régime actuel du rationnement.Pareille situation n'est pas pour nous satisfaire, car elle est au détriment de nos meilleurs intérêts et, le plus enrageant, c'est que ce qui vaut pour le bacon vaut également pour les autres catégories de denrées ou marchandises.Il est donc faux que nous nous rationnons, que nous nous privons pour envoyer notre viande et nos denrées à l'Angleterre, dans le but d'affermir notre position sur les marchés mondiaux durant la prospérité qu'on nous promet depuis plus de six ans.Car, quand on veut s'assurer un marché, on prend les moyens d'annoncer ses produits, on s'assure qu'ils ne seront pas confondus avec ceux des autres pays exportateurs qui ne donnent pas le fruit de leurs sacrifices sans toucher le fort montant et sans être reconnus comme fournisseurs.Cet argument de nos dictateurs d'Ottawa porte donc à faux.Le Canada a fait sa part et il n'a pas à rougir Quant au soulagement des infortunés pays ravagés par les Boches, nous sommes persuadés que le Canada a fait et fait encore sa part : toutes les semaines, il expédie six millions de livres de viande outre-mer, et nos gouvernants voudraient nous comprimer au point de pouvoir expédier huit millions de livres de viande par semaine.L'Amérique, y compris le Canada, n'est pas capable à elle seule de ravitailler le monde.Les Etats-Unis et le Canada, quoi qu'on en pense, ne sont pas les vaches à lait de l'Europe.Ils peuvent bien soulager leurs frères des vieux pays, mais ils ne peuvent et ne sont aucunement tenus de réparer tous les dommages.On ne peut donc leur demander des sacrifices hors de leur capacité.L'UNRRA exige du Canada un sixième des approvisionnements nécessaires au ravitaillement des pays dans le besoin.Cela, le Canada peut le fournir sans s'imposer le rationnement ; mais il ne peut en même temps approvisionner l'Angleterre, au détriment des autres pays européens et même des Canadiens.La justice veut que le Canada soulage d'abord la misère et qu'il n'abandonne à l'Angleterre que ce qu'il peut raisonnablement exporter, car la ration de viande est nettement au-dessous des besoins normaux de sa population, en dépit de ce que dit la Commission des Prix (autrement dit : M.Donald Gordon et M.Ilsley).On veut l'abolition du rationnement Cette semaine, les représentants des bouchers sont allés à Ottawa.D'après les nouvelles, le représentant du Tsar de (Suite à la quatrième paye) Les taxes seront-elles réduites?Un peu partout et depuis déjà assez longtemps on parle des taxes de toutes sortes que les citoyens — pauvres comme riches — doivent payer au Trésor et l'on se demande, maintenant que la guerre est finie, si les gouvernements vont se décider jà réduire le taux de la taxation.Les journaux nous apprennent que le secrétaire de la Trésorerie des Etats-Unis vient de proposer que la taxe normale de trois pour cent soit abrogée tout au début de l'année 1946 ; il est également question d'abaisser le taux de la taxe sur les excédents de profits des compagnies, et d’abolir les droits d'accise portés sur les bijoux, les fourrures et autres articles décrits comme articles de luxe.Ce serait, parait-il, une réduction de plus de cinq milliards de dollars dans les impôts que paient actuellement les citoyens américains.Toutes ces réductions seront les bienvenues chez nos voisins du Sud, mais nous, contribuables canadiens, de combien va-t-on réduire la taxe sur le revenu, la taxe sur l'excédent des profits et nombre presque infini de taxes de tous genres que nous payons ?L'hon.M.Ilsley, ministre des finances, a bien laissé entrevoir qu'il y aurait un allègement pour le contribuable canadien, mais jusqu à quel point ?Quelles seront les taxes qui seront entièrement abolies ?C'est encore dans le domaine des conjectures ; on croit toutefois que la taxe sur l'excédent des profits disparaîtra complètement, car elle est une entrave au développement de l'industrie et du commerce, elle empêche une pléthore d'entreprises de développer leur programme de production de paix : tous s'en ressentent, l'ouvrier aussi bien que le capitaliste car si ce dernier augmente sa production il est naturel qu'il lui faudra une plus forte main-d'oeuvre, ce sera donc de nature à procurer de l'emploi et partant à empêcher une crise de chômage massif.Il y a egalement la taxe sur le revenu qui atteint presque tout le monde, à 1 exception possible d'une grande partie de la classe agricole qui ne fait généralement aucun rapport et trouve moyen de participer à raison de cent pour cent dans les allocations familiales sans débourser quoi que ce soit pour la taxe sur le revenu et comme question de fait paie' bien rarement une taxe quelconque, - l'on sait que le salarié célibataire est tenu de payer une taxe sur le revenu dès que son salaire a atteint la somme de S660.00 par année, et l'ouvrier marié celle de $1,200.00 avec un montant d'exemption de $108.00 par enfant âgé de moins de 16 ans.Le Travail Organisé, représenté par le Congrès des Métiers et du Travail du Canada, a demandé au gouvernement, dans Pr®ser?t® le mois dernier, de porter les exemptions a 92,400.00 par année pour les personnes mariées, et à $1,000 00 par annee pour les célibataires.La Fédération provinciale du Travail du Québec, lors de sa convention de Shawinigan Falls, l'an dernier, avait réclamé de plus que tout revenu dérivant du surtemps (heures de travail supplémentaires) ne soit pas sujet à l'impôt ; cette der-niere demande semble etxraordinaire au premier abord mais elle est plus que justifiable : nombre d'ouvriers refusent carrément de travailler ou sont peu désireux de travailler des heures supplémentaires une fois leur journé de travail réqulière terminée, car souvent de ce fait ils tombent dans une catégorie supeneure et une grande partie de ce qu'ils gagnent par ce sur-emps va au gouvernement sous forme d'augmentation de la axe sur le revenu ; ils disent qu'ils aiment mieux ne pas travailler le soir que de le faire pour enrichir le Trésor.Ont-ils tort ?Je cite un exemple : Un ouvrier travaille régulièrement 44 heures par semaine et gagne un salaire de $35.20, sur lequel il paie en taxe $3.20 ; une semaine il fait 10 heures de temps supplémentaire (overtime) pour lesquelles il a touché $12 00 Srr* f7'20 " ", ° •TT S7'°° “ '°”' ¦«&«?£ l'infini d ® en pîus’ °n Pourrail citer des exemples a BiJLP iraîtrait -que rhT M- IlsleY’ lors de présentation du budget, la semaine prochaine, dira aux contribuables ce qu'ils lecevront en fait de reduction ou d'abolition de taxes.Espérons que cela vaudra la peine.SOCIUS.L'avenir de l'Organisation internationale du Travail Il est une institution internationale dont l’action a été très efficace entre les deux guerres et qui a survécu au milieu du conflit : cette institution c’est l’Organisation internationale du Travail créée par la Partie XIII du Traité de Versailles.Le fait qu’elle s’est maintenue alors que tout s’écroulait autour d’elle démontre clairement que l’O.I.T.répond à une nécessité et qu’elle s’est généralement- acquittée de son mandat à la satisfaction des travailleurs, des employeurs et des gouvernements.Il est peu de récent progrès social dans le monde auquel l’O.I.T.n’ait été mêlée directement ou indirectement.Si aujourd’hui, les gouvernements sont en position d’instituer des régimes de sécurité sociale, ils le doivent en grande partie aux experts de l’O.I.T.qui ont étudié ces questions depuis au delà de quinze ans.Qui ne se rappelle la figure d’Oswald Stc-in qui a énormément contribué à l’organisation de la sécurité sociale dans l’Amérique latine.Les réalisations de l’O.I.T.dans le domaine de la législation ,,du travail ont encore plus de poids, car l'action,de l’O.I.T.s'est traduite par des conventions et des recommandations qui ont amélioré les conditions de travail de millions de travailleurs.Pour tous ces motifs.l'O.I.T.exercera dans l’après-guerre une influence considérable.Aussi le Président Roosevelt avait-il raison de déclarer à la Conférence de Philadelphie que.dans le domaine qui est celui de l’O.I.T., les Nations-Unies n'avaient pas besoin d’instituer un.organisme nouveau.C'est d’ailleurs la conviction de personnes aptes à juger l’oeuvre de l’O.I.T.et ses possibilités dans l'après-guerre.On sait que la Charte des Nations-Unies signée à San Francisco prévoit l’organisation d'un Conseil économique et social.En certains milieux, on a /interprété ce Conseil comme une rebuffade à l'O.I.T.Cependant, il n’en est rien.Sans doute, il eût été préférable que l'O.I.T.fût immédiatement reconnue dans la Charte, ce qui aurait évité bien des discussions et des retards.Maintenant., il sera nécessaire de préciser le statut de l'O.I.T.et son intégration dans le nouvel organisme de sécurité.Ce serait une erreur de tenter de réduire la portée de l'action de VOI T.On ne saurait faire table rase d’une expérience de vingt-cinq années sans nuire à la reconstruction sociale du monde.Surtout, ce serait trahir la confiance des travailleurs qui ont le droit de participer à l’élaboration de l'après-guerre.— Bulletin des Relations Industrielles.Les Anglais et le communisme Un Anglais, prisonnier en Allemagne depuis 1940 et qui est rentré récemment à Londres après un bref séjour à Odessa, déclare qu'avant la libération presque tout son camp était communiste.Mais après quelques jours en Russie, personne ne l'était plus.On confisqua des petits radios que les soldats s’étaient fabriqués eux-mêmes.Ces instruments sont prohibés sous le régime soviétique.Il n'y a qu'un radio par ville ou village, sur la place publique où l'on entend juste ce que M.Staline permet qu'on entende.Et puis les conditions de vie, familles entassées, etc., dégoûtent les Anglais du communisme.Des maisons en aluminium A Londres, des expériences entreprises auraient abouti à la création d'un prototype de maisons en aluminium.Ainsi on a trouvé un débouché pour.une industrie dont l'activité risque de se trouver réduite une fois la guerre finie et résolu le problème d’une reconstruction rapide des villes détruites.Il s’agirait de maisons "préfabriquées” dont les sections leurraient être assemblées en un seul jour sur l’emplacement choisi.U sera possible de se rendre dans un grand magasin pour faire l'emplette des pièces détachées de sa future maison, et quarante-huit heures plus tard vos amis viendront pendre la crémaillère.Un seul inconnu.Le prix de ces maisons?.BIBLIOTHEQUE MUNICIPAL SUE SHERBROOKE EST MONTREAL PAGE 2 SAMEDI, G OCTOBRE 1945 — MONTREAL — SATURDAY, OCTOBER 6, 1945 La conférence de la Fédération provinciale du travail Los organisations affiliées à la Fédération provinciale du Travail sont priées de faire parvenir au Secrétariat, fl ouest, rue Saint-Paul, Montréal 1, les noms de leurs représentants à la Conférence spéciale qui se tiendra dans la salle de l'Assistance Publique, angle des rues Lagauchetiere et Berri, samedi, le 20 octobre courant, à 9 heures du matin.Nous leur rappelons qu’elles peuvent se faire représenter par un ou deux délégués, mais pas plus, et ce afin de nous tenir dans le cadre des restrictions imposées sur les voyages et les assemblées publiques.Nous avons appris que ces restrictions cesseraient au 1er novembre, mais trop tard pour contremander cette Conference spéciale et tenir la convention annuelle en son lieu et place ; toutefois, cette Conférence pourra decider si notre convention régulière annuelle doit se tenir cette année ou être tenue conjointement avec celle de 1946.GUS.FRANCQ, Secrétaire.J.-A.D'AOUST Viec-Préisdcnt du Congrès des Métiers et du Travail du Canada qui représentera les ouvriers du Canada à la Conférence du Bureau International du Travail qui se tiendra à Paris, France, à partir du 15 octobre courant; il sera accompagné de quatre aviseurs-techniciens, soit le vice-président du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, Birt Showier, de Vancouver.B.C.; Norman Dodd, du Congres canadien du Travail (C.I.O ) Alfred Charpentier, président de la Confédération des travailleurs catholiques et nationaux du Canari et un représentant des Fraternité.-; do chemins de fer d'Amérique.Nous sommes persuadés que le confrère D'Aoust représentera dignement, la classe ouvrière du Canada, U a toute l'expérience voulue pour prendre une part active dans les déültérations car depuis bien des .uuiées il assiste aux conférences annuelles du Congrès des Métiers "t du Travail du Canada aussi bien que «dies de l'organisation syndicale a laquelle il appartient, soit la Fraternité internationale des pape-tiens dont il est également un des vice-présidents.fl fiera d'ailleurs habilement secondé par ses aviseurs-techniciens qui tous s'occupent depuis des années des problèmes sociaux et ouvriers et occupent une place marquante dan.leur organisation respective.Les typos reprennent leurs activités régulières Dans un communiqué adressé par le secrétaire-trésorier du local 145 nous extrayons les passages suivants: "La période des vacances est finie.Los assemblées régulières reprendront le 6 octobre prochain.Plu sieurs questions importantes devront être réglées dans le plus bref délai passible."La question de la semaine de 40 heures avec salaire minimum de S40.00 pour les ateliers de travaux-de-ville.qui est le sujet de nom breuses discussions et assemblées depuis plus d’un an, a atteint son Point culminant.les négociations avec les patrons sont enfin en marche et nous nous servirons de tous les moyens légaux à notre disposi Mon [mur atteindre notre but.Assemblée des pressiers vendredi prochain L’assemblée régulière mensuelle de l'Union des pressiers et assistants aura lieu le vendredi, 12 octobre, à 8 heures, à la salle des Métiers Alliés de l'Imprimerie, 909, boulevard St- Laurent, où des questions très importantes seront discutées, parmi celles-ci, la question des négociations pour une nouvelle convention collective, dont les négociations avec les maîtres-imprimeurs commenceront le 15 octobre.Les délégués à la Commission d apprentissage créée récemment soumettront à l'assemblée un rapport des développements qui eurent Heu récemment.Une assemblée spéciale de tous les membres est également convoquée pour le dimanche, 14 octobre, à la salle des Chevaliers de Colomb, à 2 h.30 de l'après-midi, pour des questions des plus importantes non seulement pour les pressiers, mais pour l’industrie de l’imprimerie en général Les officiers font donc un appel spécial aux membres de ne pas manquer d'assister à ces deux assemblées.La Conférence internationale se prépare à examiner la politique sociale poursuivie aux colonies La vie sécuritaire Nous leur souhaitons à tous bon royage, nas meilleurs voeux les ac-.-ompagnent.Socius.Des conseils pour réussir Le tact est l'art de se taire à iH-oqxx;, de se montrer si agréable que personne n'ait Heu de se montrer désagréable avec vous, et de donner ù ceux qui vous sont inférieurs le sentiment qu’iLs vous sont égaux La célébration du 75e anniver- saire sera un succès grandiose, et les membres qui désirent se procu-rei dos billets doivent le faire immédiatement car la direction de l'hôtel Mont-Royal, à cause du manque de main-d'oeuvre, ne pourra servir plus de 650 convives.“Lors de la prochaine assemblée, l'union sera appelée, par l'entremise de son comité à négocier le renouvellement des contrats de "La Presse", "La Patrie" et "Le Canada" qui se termineront le 31 décembre prochain.Mercredi, le 17 octobre prochain, il y aura un vote referendum soumis par le Comité Exécutif International, à l'effet d’imposer un as-sessement spécial de 1%, dont les recettes seront versées au fonds de défense, afin de payer les bénéfices de grèves ou de lock-out.“La Ligue de Quilles Typos a fait l'ouverture officielle de sa saison 1945-46 samedi le 22 septembre.Les officiers de la Ligue sont: Georges Laverdure, président de l’Union, président honoraire; Henri Major, secrétaire; E.Quenneville, trésorier; Léo-Paul Vigor, statisticien.” A un employé, qui le matin arrive en se glissant furtivement à sa place, et qui le soir se précipite à la sortie, on ne pourra confier une agence, de peur qu'il ne soit pas a son poste quand viendront les clients.Ces employés-là considèrent toute horloge de contrôle comme, une offense personnelle.L employé capable ne se conten-:e pas de faire le strict nécessaire pour conserver sa place.Il observe et cherche les moyens d’avancer.Sans négliger son travail, il s'intéresse à tout ce qui se passe autour de lui, ot c'est toujours un signe prometteur chez un nouvel employé.D’aussi loin qu'on peut, 11 faut obliger un adversaire à être loyal avec vous.Mais il ne faut jamais s'abaisser à être déloyal avec lui.Les écoles sont rouvertes.Nos enfants sont en route pour les classes.Automobilistes, vous avez la responsabilité de tous ces petits êtres dont la vie est entre vos mains.A cette période tout particulièrement critique de l’année, la Ligue de Sécurité de la province de Québec lance un pressant appel aux automobilistes afin qu’ils soient toujours sur leurs gardes lorsqu’ils aperçoivent un enfant jouant sur le trottoir ou.à la campagne, marchant dans le mémo sons que les voitures.Dès que vous voyez un enfant suite trottoir, ne le perdez pas de vue, car, vu son inexpérience, U peut à n importe quel moment s’élancer dans la rue et parfois à une si courte distance de votre voiture ou de votre camion que vous avez peu de chances de l'éviter, déclare le bulletin de la Ligue.Les enfants sont remplis de témérité, ils aiment à courir des risques.C’est aux parents et aux éducateurs qu'il incombe de leur enseigner la prudence, de leur faire comprendre tes dangers qui les guettent quand ils sont sur le chemin de l'école que ce soit à l’aller ou au retour.Les adultes, recommande le bulletin de la Ligue, se doivent d'inculquer chez l’enfant les règles de la prudence, de lui montrer tes dangers auxquels ils s’exposent en violant les règlements de la circulation qui leur commandent de ne traverser qu’aux croisements des rues, d’observer les signaux lumineux, de marcher sur la route en faisant face à la circulation et surtout d’obéir aux brigadiers de sécurité placés spécialement pour veiller à leur protection.La prévention des incendies "Prenez garde aux allumettes" recommande au public la Ligue di Sécurité de la province de Québec à l’occasion de la semaine de prévention des incendies qui sera observée par tout 1e pays du 7 au 13 octobre prochain.On souligne que te plus souvent, les Incendies sont attribuables à des allumettes non éteintes, jetées par des personnes négligentes.Les fumeurs sont en grande partie responsables de ces incendies.Tls allument une cigarette, un cigare ou une pipe, puis jettent leur allumette sans s'assurer, auparavant, qu’elle est bien éteinte.Il arrive souvent que l'allumette tombe sur une matière inflammable et provoque un incendie qui ne se propage qu'après le départ du fumeur.Les allumettes non éteintes constituent partout une source de dangers: au foyer, au bureau, à l’usine,, dans la forêt, dans 1e train, sur un bateau, dans un champ et sur la rue.Le Bureau international du Travail a rendu public 1e texte d’un projet de Recommandation relatif aux "Normes minima pour la politique sociale dans les territoires dépendants", projet dont il proposera l’adoption à la 27ème session de la Conférence internationale du Travail qui s’ouvrira le 15 octobre à Paris.Ce projet de Recommandations est destiné à compléter la Recommandation relative à la poltique sociale aux colonies qui a été adoptée à la 26ème session de la Conférence à Philadelphie en 1944.Si cette Recommandation est approuvée, elle sera la 74ème adoptée par 1 Organisation internationale du Travail depuis sa fondation en 1919.La Recommandation traite plusieurs points de la politique sociale, tels que tes méthodes de fixation des salaires minima, la sécurité sociale, la durée du travail, l’inspection du travail, l’hygiène et la sécurité au cours de l'emploi.Elle porte que tout Etat membre de l'Organisation internationale du Travail dont relèvent des territoires dépendants “devrait prendre toutes les mesures rentrant dans sa compétence pour assurer l’application effective” des normes minima qui se trouvent exposées dans son texte.Suivant les termes de la Recommandation, tes pays qui auront approuvé ces propositions, devront informer 1e Bureau international du Travail, des mesures prises par eux pour les rendre effectives.Le Bureau international du Travail est 1e secrétairiat permanent de l’Organisation internationale du Travail.La Conférence constitue l’autorité la plus élevée de l’Organisation et se réunit habituellement une fois par an.Les délégations nationales à la Conférence comprennent deux personnes représentant directement le gouvernement, une personne représentant le travail et une personne représentant les cm ployeurs.Au sujet de la question des salai res, le projet de Recommandation suggère 1e texte suivant; “Ce devra être 1 un des buts de la politique sociale d’encourager le développement de procédure de contrats collectifs par lesquelles des taux minima de salaires pourraient être fixés au moyen de négociations entre tes organisations d’employeurs et de travailleurs.' Le projet ajoute que là où n’existe pas de dispositions pour la fixation des salaires, il sera institué des méthodes permettant de fixer tes taux minima des salaires.La Recommandation insiste pour que des dispositions légales soient prises en vue du paiement d’indemnités aux personnes employées, en cas d’incapacité de travail due à des accidents survenus au cours et à 1 occasion cfu travail et suggère un certain nombre de normes minima à prévoir dans 1e texte de ces dispositions.La Recommandation préconise la réglementation de la durée du travail dans tes entreprises industriel-tes et commerciales et l’octroi aux travailleurs de congés payés d’une durée cte six jours au moins par an Elle suggère aussi l’établissement des conditions minima pour la protection de l’hygiène, de la sécurité et du bien-ctre des travailleurs industriels et autres.La question cte la politique sociale dans tes territoires dépendants est une des six questions à Tordre du jour de la Confédérence de Paris et suivant tes termes rie la Constitution cte l’Organisation internationale du Travail, la Conférence est libre de décider si elle prend ou non 1e projet du Bureau international du Travail comme base de ses travaux sur la matière.Presque toujours, cependant, la Conférence accepte les suggestions du Bureau comme base de ses discussions.Dans ce cas, elle tes renvoie d’abord à un Comité et ensuite elle examine le rapport du Comité en session plénière.On vote alors sur les propositions du Comité; une majorité des deux tiers des délégués présents est requise pour l’adoption des propositions.y Le projet de recommandation a été préparé par 1e Bureau sur la base des réponses faites par les Etats membres de l’Organisation internationale du Travail, au questionnaire qui leur a été envoyé.Ces réponses ont révélé un accord général sur l’opportunité de voir adopter par la Conférence une Recommandation destinée à compléter celte de Philadelphie sur la politique sociale coloniale.Les réponses ont également démontré, suivant un rapport du Bureau international du Travail rendu public en même temps que le projet de Recommandation, que tes gouvernements sont généralement en faveur de l’insertion dans 1e projet de Recommandation, de dispositions touchant tes méthodes de fixation des salaires minima, la durée du travail et tes conges.Air-Canada prépare l'avenir M, Gordon H.Wilson, gérant de la circulation à Air-Canada poulie district de Montréal, est revenu récemment de Winnipeg où il a assisté à la réunion annuelle du service de ventes et de la circulation de sa Compagnie.Le clou de la minion a été une causerie prononcée par M.w, F, English, vice-président d Air-Canada, sur tes projets futurs de la Compagnie en ce qui concerne les services domestiques internationaux et transatlantiques., U’agenda comprenait l’étude de l’expansion à apporter à l’organisation des ventes en prévision de l’augmentation des services de la Compagnie au cours des deux prochaines années, l’embauchage et l’entrainement des vétérans, et la construction de bureaux de billets plus glands et plus nombreux pour faire face à l’augmentation de trafic prévue.Une augmentation de 12% dans te nombre des passagers transportés et de 23% dans tes recettes de voyageurs pour les huit premiers mois de Tannée a été annoncée au cours de la réunion.\ l’I'I.IIWTlON 1*011; DIVOKCI-; MVKTij:1 an.,' ,r,uv;"'::: i nij-u'i'x nMis.-'MlÆ .Monlrt'ul, uil sepiPinUrn l;l!;, MKitcu.Mit ,v MMit(;i,i:i: Tr".-im""-s ,1,.la r.-., ,,, , , - '""‘-l.rm> SI .la, m, 1011 .-'Ml, (),„•.AV,S "’A IM’ (, 1 CATION toi; n n i v o n c n sSÏSïFtSD’?.'-» n, , I., :., ' pn M’iii de lblmir-i, 11 " 1 1 • Mmiîiril.( ;| 11 ; 111 ;| Oul,v* ser.i j,h parlement du « ';> vi;i/l:î ft y;."1;;.“ j,1""aii" i r.m.Pr,T.r,',.lu r.ciu.rant.- 7S! .'.Monl n'a I, Qué Bureau du soir POINTE CLAIRE TEL.524 Night Office GERALD DESPAROIS, B.A., LL.L AVOCAT — LAWYER 354 est, rue Ste-Catherine SUITE 75 Edifice St-Denis TEL.BE.3133 SAMEDI, 6 OCTOBRE 1945 — MONTREAL — SATURDAY, OCTOBER 6, 1945 PAGE 3 Au devant des besoins du monde d'après-guerre Par HERBERT TRACEY de la Fédération des Syndicats d1 Angleterre Les syndicats des industries mé-, jouent aujourd’hui un rôle si im- nl/UIOC H* A nrrlninrfo tri rvtt tmni rî ri .J î c t ¦ ., caniques d’Angleterre viennent de prendre une mesure importante pour la réorganisation industrielle d’après-guerre.La plus grande organisations d’ouvriers qualifiés du monde, la Confédération syndicale de la Mécanique, d’accord avec le Mouvement national des métiers mécaniques réunis et en collaboration avec le Service d’études de la Fédération des Syndicats d’Angleterre (T.U.C.), a exposé ses vues sur les problèmes de reconstruction qui affectent l’industrie mécanique.Avec ses adhérents dont le nombre dépasse un million, la Confédération syndicale de la Mécanique se trouve associée à la Confédération des syndicats des Confédérations maritimes et de la Mécanique qui est elle-même formée de la réunion de 37 syndicats comptant au total plus d'un demi-million de membres L’opinion d’un corps aussi important de syndicalistes ne peut manquer d’avoir du poids; elle s’exprime, avec beaucoup de force et de clarté, dans un memorandum qui vient d’être publié.Il repose sur quelques affirmations fondamentales concernant la situation de l'industrie mécanique, en particulier, et de l’industrie anglaise en général.Elles affirment: 1.Qu’il y aura plus de besogne à faire que d'hommes ou de femmes pour l’accomplir.2.Que la restauration de l'industrie et des transports européens doivent précéder la reprise des affaires avec le Continent.3.Que pour refaire de l’Angleterre un pays industriel de premier ordre et un exportateur de produits fabriqués, il faut d’abord rééquiper et moderniser les industries fondamentales et manufacturières anglaises et 4.Que la production devra être dirigée pour éviter les crises et l’excès de capacité productive qui suivirent la dernière guerre.Obligation première La première obligation qui repose sur l’industrie mécanique est la remise à neuf des installations de services d’utilité publique et des industries de base.Il n’est pas possible de remettre à plus tard la modernisation et le développement des moyens de transports; les transports routiers pour voyageurs ont de lourds arriérés de matériel à remplacer; il en va de même pour les chemins de fer en ce qui concerne leurs voies permanentes, les locomotives et les wagons; la marine marchande devra dépasser son tonnage d’autrefois; les constructions maritimes ont un grand programme à remplir; quant aux chantiers de réparations maritimes, une lourde tâche les attend celle de reconvertir à leur usage du temps de paix, les bâtiments réquisitionnés par le Gouvernement.Pour l’électrification progressive du pays il faudra des usines d’énergie électrique et du matériel électrique lourd.Les industries de base dont les installations démodées freinent la prospérité anglaise, demandent à être modernisées et mécanisées en y comprenant les mines et l’agriculture, les industries textiles et sidérurgiques.Le memorandum insiste également sur la nécessité de moderniser les installations de beaucoup d’usines existantes qui ont fait monter des machines spéciales pour la production de guerre.Il y a, en outre, un champ vaste et.relativement peu travaillé de modèles nouveaux de machines-outils de fabrication anglaise, en particulier, pour les industries de matières plastiques et d'alliages légers.On fait observer que la réduction des prix de revient et l’accroissement du rendement dépendent, dans une grande mesure de la fabrication des machines-outils.Cela est nettement visible dans les procédés d'assemblage et de finissage qui portant dans la fabrication aéronautique et qu’il y aura lieu d'appliquer aux constructions automobiles et aux sections de maisons préfabriquées.Pour satisfaire la demande étrangère Le memorandum parle de la nécessité de rétablir le commerce d’exportation de l'Angleterre de fer et d'acier et de leurs produits manufacturés; mais afin de satisfaire les demandes d’outremer dans le domaine des fabrications mécaniques, il faudra augmenter considérablement le volume des exportations d'avant-guerre de cet ordre.Notre industrie aura non seulement pour tâche de contribuer à la reconnaissance des pays dont l’industrie a été ravagée mais elle devra aussi aider à faire face à la demande, venue des pays coloniaux, en ce qui concerne des moyens de communications améliorés, du matériel fixe, et certains genres de produits de consommation.La Chine et les Indes, par exemple, dit le memorandum, sont de vastes marchés pour le matériel de chemins de fer, les locomotives, les automobiles, les usines d'énergie électrique, le matériel téléphonique, les métiers à tisser, les navires; d’autre part, des “pays pauvres" du sud-est européen surgira un marché entièrement inexploré, pour le matériel agricole moderne, les produits manufacturés et les installations industrielles.Les pays de l’Amérique latine, eux aussi, ayant résolu de relever les conditions de vie chez eux, auront besoin de fournitures Le memorandum estime que les besoins mondiaux sont plus grands qu'ils n'ont jamais été auparavant "Selon nous, il ne s’agit pas de s’arracher les marchés par une concurrence effrénée avec les autres pays exportateurs mais bien plutôt d’organiser notre Industrie de façon à être à la.hauteur des exigences et de jouer la part qui nous revient en devenant l’un des “grands ateliers du monde”.Pour répondre à cette situation de l’après-guerre, il iaut développer au maximum l’efficacité de notre industrie mécanique.Sa capacité productive doit être ordonnée et dirigée; il faut encourager les recherches et les possibilités d'agrandissement.Le memorandum reconnaît aussi le besoin de fournitures amples à bon marché de matières premières "obtenues sur la base d’importations de l'Etat à l’extérieur, et d’achats et d'allocations de matières premières produites par les usines les plus efficientes.” L’industrie aura besoin de connaître les intentions du Gouvernement en ce qui concerne les crédits à l’exportation; si celui-ci compte s'établir des listes de priorités d'exportation en vue, par exemple, de restaurer les pays d’Europe comme condition préliminaire de la reprise du commerce à double sens avec le continent européen.L'industrie doit insister sur la préparation et la publication d'un “budget de la main-d’oeuvre” comme moyen de mise en pratique d’un plan à long terme de plein emploi.Le memorandum insiste sur la nécessité de savoir si le Ministère du Commerce (Board of Trade) qui reprend certaines des fonctions du Ministère de la Production dont la part fut si active pendant la guerre, agira en qualité d’organisme central coordinateur; il sera aussi très important de savoir si l'on conservera le système des bureaux régionaux avec leur représentation syndicale et leur revision de la productivité en matériel.Le mémorandum ajoute un facteur des plus importants pour atteindre â des chiffres record de la production.Les conditions matérielles du bien-être à l’usine sont éga- PILLES LA COLLECT VETEME Leurs foyers ayant été pillés par l’ennemi, tics milliers tic familles, dans les pays ravagés par la guerre, se trouvent aujourd'hui dans le dénument absolu, sans vêtements suffisants, sans couvertures, sans chaussures.Songez aux souffrances qu’elles devront subir si nous ne contribuons pas promptement tout le linge usagé possible a la Collecte nationale de vêtements.Le besoin est si pressant.Portez vos paquets au bureau de poste ou à un dépôt de la Collecte.du 1 au 20 OCT.Une nouvelle mentalité Au temps où notre dette nationale se chiffrait par $365,000,000 les Canadiens frémissaient chaque fois qu’il était mention de ces chiffres que l'on considérait comme astronomiques.Le parti politique qui était dans l’opposition à cette époque-là sut si bien tirer de cette situation financière, qu’il qualifiait de désespérée, que l'électorat le porta au pouvoir, avec une assez forte majorité, à cause de la promesse qu’il avait faite de réduire la dette nationale en pratiquant la plus stricte économie.Inutile d'ajouter qu’il en fut de cette promesse électorale comme il en est de la plupart des promesses de ce genre, c’est-à-dire qu'elle ne fut pas tenue et que notre dette nationale alla en augmentant au cours des années qui suivirent.Autre temps, autres moeims, et celui qui, de nos jours, aurait le malheur de passer une remarque désobligeante au sujet d’une bagatelle d'un milliard ou deux de plus dans la dette nationale, serait taxé d’arriéré ou de grippe-sou.Pourtant, fait curieux à constater, les municipalités de villes et de villages se glorifient de nos jours quand elles réussissent à boucler leur budget annuel sans déficit ou avec un surplus ou, encore, si elles n'ont aucune dette obligatoire, et le public applaudit, sans se faire prier, à leurs succès financiers et fait l’éloge de leurs saines méthodes administratives.Quand il s’agit de finances fédérales ou provinciales le public réagit d'une manière tout-à-fait différent et voici pourquoi: Aucun parti politique dans l'opposition ne peut s’opposer aux projets conçus par le parti au pouvoir quand il s’agit de _ ., distributions des deniers publics lement l'un des facteurs de la réor- j parmi la majorité des électeurs dont ganisation industrielle de l’Angle-1 ils connaissent la nouvelle menta-terre après la guerre.lité.—L'Information.La Fédération^ provinciale du Travail du Québec est de tout coeur avec "La collecte nationale de vêtements" qui poursuit une oeuvre éminemment humanitaire; la situation du vêtement dans les pays ravagés par la guerre est désespérée, il faut que chacun fasse sa part.Vous devez certes avoir quelques vêtements dont vous ne faites plus usage, visitez vos armoires et tiroirs, vous trouverez certaine ment quelque vêtement dont vous pouvez disposer ; faites-en un colis et portez-le à n'importe quel bureau de poste ou aux endroits mentionnés ci-dessous.District Cartierville : (Ste-Gcneviève, Saraguay, Bordeaux, Aliuntsic) : 12344, rue Reid.District Centre : (de la rue Atwater à la rue Université ; de la rue Saint-Antoine aux avenues des Pins et des Cèdres) : 1464 rue de la Montagne.District Notre-Dame de Grâces : dans tous les théâtres.Outremont : 932, avenue Wiseman.Westmount : au Victoria Hall.District St-Laurent : (de la rue Hutchison à la rue St-Laurent ; de la rue Sherbrooke à la rue Bernard) : 36CG, rue Jeanne-Mance.Merci, Dieu vous le rendra.MAISON WALTERS INC.Ladies' Ready-toWear — Furriers Confection pour dames — Fourrures Coats, Fur Coats, Children’s Coats, and Dresses We also make specials — Nous faisons aussi spéciaux 1224 St.Catherine Street East Tel.FRontenac 7380 MArquette 9331 ALEX.JULIEN, prop.HOTEL PLAZA ENR’G CHAMBRE $1.50 — REPAS 50c ET PLUS Téléphone et eau courante dans chaque chambre.446 Place lacques-Cartier MONTREAL fi CHerricr 1119 VICTOR DUBOIS Directeur de funérailles 1807, rue Amherst Salons mortuaires 3619, nie Saint-Denis gratuits 1314, me Dorchester Est 11890, rue Sainte-Gertrude 49 PAGE 4 Eat publié par la Fédération provinciale du Travail du Québec chaque eemaine dans le but de promouvoir de la législation sociale tendant à protéger et à améliorer le sort de la classe ouvrière de cette province.Executif : J.Eiphège Beaudoin, président ; Jos.Matte, J.-B.Arsenault et Chs-E.Chaliiour, vice-présidents ; Gustave Francq, secrétaire-trésorier et rédacteur ; Marcel Francq, administrateur ; Henri Richard, rédacteur associé.Adressez toutes les communications à 11, rue Saint-Paul Ouest Téléphone : LAncaster 7808 Imprime par Mercantile Printing^Linù^d^ll ouest, rue Saint-Paul, Montréal 1 Is published by the Quebec Provincial Federation of Labor weekly, lor the purpose of promoting legislation towards the protection and advancement of the working class of the Province of Quebec.Executive : I.Eiphège Beaudoin, president ; Jos.Matte, 'j.B.Arsenault, and Chus.F.Chalifour, vice-presidents ; Gustave Francq, secretary-treasurer and editor; Marcel Francq.manager; Henri Richard, associate editor.Address all communications to 11 St.Paul Street West Telephone: LAncaster 7808 SAMEDI, 6 OCTOBRE 1945 — MONTFEAL — SATURDAY, OCTOBER 6, 1945 THE LABOR WORLD Fanatismes aux La conférence du Congrès des Métiers et du Travail Nous venons de recevoir la communication suivante adressée par le Congrès des Métiers et du Travail du Canada aux federations provinciales, aux Exécutifs provinciaux du Congrès et aux Conseils des Métiers et du Travail : Chers messieurs et confrères, Le 25 juillet dernier, le Conseil exécutif du Congrès des Metiers et du Travail du Canada, sous la signature du président et du secrétaire-trésorier, informa tous les intéressés gue e gouvernement avait interdit toutes les conventions ou assemblées lorsque plus de cinquante personnes devant y assister devaient se servir du chemin de fer, de l'autobus ou de l'avion comme moyen de transport pour s'y rendre.Le Conseil exécutif, lorsqu il s est réuni du 20 au 23 août, a réaffirmé cette décision et, de plus, il adopta une motion à l'effet que lorsque la convention pourrait être tenue, elle le serait dans la ville qui avait été originairement choisis, soit à Windsor, Ontario.Nous sommes maintenant informés que le gouvernement étudié la possibilité de lever les restrictions sur les voyages vers le 1er novembre.En conséquence, nous avons fait une elude approfondie de la question et nous en sommes venus aux conclusions suivantes : 1- Que, après que le ban sera définitivement levé et officiellement annoncé et qu'une convocation soit lancée, il serait impossible de réunir les délégués avant le mois de_ janvier ou de février, notre Constitution requérant qu'une convocation à une convention doit être ^ émise dix semaines avant la tenue de la convention.2.Ceci aurait pour résultat de nous faire tenir deux con ventions durant l'année 1946.3.Ceci aurait pour résultat d'obérer les finances de plu sieurs unions, sinon de la plupart, à l'extrême limite Ce serait particulièrement le cas des petites unions et en partant, 1 assistance serait minime aux deux con ventions.4.Pour faire un succès de ces deux conventions, les villes choisies seraient dans un grand embarras pour leurs demandes d'appui pour la réception des délégués.5.1 serait trop tard pour une convention en janvier ou en février pour traiter des problèmes vitaux de la reconversion qui demandent une action immédiate et une pression urgente sur les gouvernements, soit durant les prochains deux ou trois mois.En vue de ces faits, nous suggérons que la convention de 1.4b soit tenue dans le mois de juin, si possible, et que, dans 1 intervalle, tous les Conseils de district et les Conseils des Metiers et du Travail coopèrent avec leurs Exécutifs provinciaux ou Federations provinciales du Travail pour la tenue de conferences provinciales dans le but d'étudier les questions vitales auxquelles doit présentement faire face le Travail organise en général.Toute organisation représentée serait en position denvoyer des délégués à une telle conférence provinciale et un honoraire d'enregistrement pourrait être prélevé de chaque de.egue present pour couvrir les frais légitimes encourus.Nous avons confiance que vous accorderez à cette question toute votre attention et au plus tôt.Nous demeurons Fraternellement à vous, J.-A, SULLIVAN, Secrétaire-trésorier, Congrès des Métiers et du Travail du Canada.prises On se demande pourquoi la secte des Témoins de Jéhova s’entête à prêcher dans dos milieux hostiles C’est un gaspillage d’énergie de sermons et de tomates.Traqués par tout dans la province, arrêtés, traduits en jugement, condamnés même, ils devraient savoir qu’il n*y a rien à faire ici pour eux et qu’il serait plus pratique d’aller porter leur message céleste sous des cieux plus cléments.Par contre, les observateurs étrangers ne comprendront guère que les Laurentiens ne laissent pas ces illuminés pratiquer paisiblement leur inutile apostolat.On observera en effet que cette persécution d’une secte religieuse se confine exclusivement — si je ne me trompe — à la province de Québec.D’où l’accusation d’intolérance portée contre tout un peuple.Les étrangers ne savent pas qu’il ne s agit que d’une infime minorité et que la grande masse des Canadiens de langue française ne se soucient nullement d’aller pourchasser d’innocents distributeurs de bibles et de tracts bibliques.ILs lisent dans les journaux que toute apparition des Témoins dans Québec s accompagne de soulèvements et de désordres.Ils portent un jugement sur nous tous en allant du particulier au général.U ne s'agit pas seulement de notre réputation: cette affaire comporte une question de principe.Bien que les Témoins de Jéhovah ne m intéressent nullement, je doute fort qu’on ait le droit de tes poursuivre, de les violenter, de les chasser comme des criminels ou des lépreux.ILs sont des fanatiques: ceux qui les maltraitent sont aussi des fanatiques.U faut être bien peu civilisé pour se livrer, comme le font les témoins, un apostolat stérile et parfois trop agressif; il ne faut être guère plus civilisés pour diriger contre eux les fureurs ridicule.?de quelques enfants et adolescents.Ces chases-là ne devraient pas arriver chez nous.Au moment où je termine cet article on m’apprend, de source, que le leader des Témoins, à Châ-teauguay, dimanche dernier, s’est comporté de façon provocante.Il se donnait des airs de défi et disait bien haut que personne ne l'empêcherait de parler.C’était un appel ti la riposte.Si les témoins croient réussir de cette façon.Us se trompent.s Us agissaient avec autant de modesties que l’Armée du Salut, entre autres, personne ne les inquiéterait.— PAUL RIVERIN dans "Le Jour.La grenouille et.Le Guatemala demande sa réadmission à i'O.I.T Le Bureau international du Travail vient d’annoncer qu’il a reçu du Guatemala une demande officielle de réadmission dans l’Organisation internationale du Travail.Cette demande, formulée au nom du Gouvernement guatamaltèque, par M.Guillermo Toriello, Ministre des Relations extérieures, sera soumise a La Conférence internationale du Travail, convoqué pour le 15 octobre à Paris.Le Guatemala était l’un des Mem- bres originaux de l’O.I.T., mais il en est sorti en 1938 au moment où son retrait de la Société des Nations a pris effet.Comme les autres Nations-Unies qui ne sont Membres de 1 Organisation, le Gouvernement du Guatemala avait déjà été invité a se faire représenter à la Conférence de Paris par des observateurs.La délégation de chaque Etat-Membre à la Conférence de Paris sera composée de deux représentants gouvernementaux, un représentant patronal et un représentant ouvrier.Cette Conférence sera la 27ème depuis la création de l’OI.T en 1919.Rationnements bientôt abolis aux Etats-Unis Une dépêche de la B.U.P.datée de Washington, dit qu’il est possible, à la suite des découvertes de quantités considérables de sucre et de caoutchouc à Java, que le rationnement de ces matières soit supprimé dès le printemps prochain, selon une déclaration du secrétaire améri cain à l’Agriculture, Clinton Anderson.Le rationnement de la viande serait levé, dans la grande république américaine dès janvier prochain, de dire le même informateur.Un demi-million de tonnes de sucre ort été trouvées à Java, et 35.0A0 tonnes de caoutchouc naturel.Cependant, au Canada, nos dictateurs des vivres nous,disent que rien ne sera changé, la situation ne se rouvant pas affectée du fait de ces découvertes.Dans le Dominion, le rationnement a la vie dure! Il est vrai que c’est une démocratie bicéphale : le peuple et ses dictateur» DILEMME —Mais oui, ma chérie, j’ai toujours 1 intention de te payer ce collier.• —C’est embêtant, parce que tant que tu n’en auras toujours l’intention.je n’aurai pas le collier.(Suite de la première page) 1 alimentation Gordon, leur a dit que le rationnement était pour rester et que, s il y avait des changements, ce ne serait que aans la modalite de son application.Ce qu'on veut, c'est l'abolition du ratioftnement de la viande, parce que non nécessaire et nuisible a la bonne alimentation, des Canadiens, susceptible d occasionner des pertes de viande.D'ailleurs, c'est ce qu'on nous annonçait du Nouveau-Brunswick, jeudi.Le Travail Organisé s'est dit prêt à accepter que se conti-nuen es contrôles de guerre tant que l'exigera la situation, toutefois, il na jamais été consentant que de nouveaux con-ro es ou rationnements soient mis en vigueur, maintenant que a guerre est finie ; il faut cesser d'avoir recours aux mesures propres aux dictatures que nous avons abattues et que nous rièmnrfr-dVmiter dUrant Ie COnflit' Parce 3ue nos gouvernements démocratiques n ont pas eu assez d'imagination ou de valeur ^„Ur,g^,?ne.r ,la guerre à l'aide de mesures démocratiques seulement.C est dommage, mais ce temps doit être révolu à jamais.In frlhlf déPu'és' dissemblables en cela à la grenouille de soit imnn«’htb ^ V,°Ul?Ir S® fC"re PetÜS' S‘ PetitS même qu'il so t impossible d entendre leur voix à la Chambre des Commun ar-?° S' f/endre la defense de leurs commettants.C'est ta un acte d offense par omission que les électeurs n'oublieront pas aux prochaines elections.Que font nos députés ?nnmta^r11 nu ra[es déPutés gui se sont risqués à prendre la p role en Chambre sur une question ayant quelque raDnort oToVut rma:i°rnemen,t de la Vi°nde et contrôles'cb guerre on peut mentionner le major (tiens, un militaire ! ) E -F Fulton çj inhérents au système démocratique "Sinon rîît lo • Fui.™, ne, Louve de c.clique pour laquelle nous avons comballu" .ours d.que,,.qui.,,’du en prononçant des discours dont les membres Hn " ù , P?Y KSSSSSfKS Nos représentants doivent se renseigner de leu,M,S„UL“plS„C;“'d‘6 cU>voi; d« te» intérêts ils seraient parfaitement renseignés.Il"s^maie^!0^6"16'1' f un pays n'a poussé l'abnégation au point de sôusali,am?“*2 p4lesTdans cer s'intéresser Tes *£?g—emen,°sè^ géant les pays dans KÆ ^ La résistance la plus effective A1 b i on! * m a is° d oi f T e d apjlel e r °q u ’ d” y ^ n e° I h 'S ° f 'a Üère pas à négliger dans une crise comme celleaue°Z dd' ° 6S' sons parce que quelques dictateurs veulen LT traver- canadien leu, volonté, leu, „„Se d,vô, 7.™”cë„“d" î°uple prernto de favoritisme, d'orgueil et d'onlêfamen, nî’ encore récemment d'un petit homme trèfmo ' ° parIait seul est parvenu à tenir tête à l'Angleterre qui n^nT' *?UI* -tOUl a ui faire abandonner son point de vue ce n J orT patience et longueur de temps font plus que Lce ^ Son arme redoutable et si efficace c’esHo^ rS q rage' que notre gouvernement conseillait aux populattaIsC
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