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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
samedi 21 avril 1945
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Le monde ouvrier = The labor world, 1945-04, Collections de BAnQ.

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LC fÿ jîiintfl?(Duwicr O *" z -J 30e Année No 16 SAMEDI, 21 AVRIL 1945 MONTREAL — SATURDAY, APRIL 21, 1945 30th Year No.16 IS ___ r> O Etude sur les allocations familiales Notre confrère Le Front Ouvrier, propriété du Centre Social Ouvrier, de Montréal, dont la devise est : "pour un monde ouvrier plus chrétien", a publié récemment un tableau intéressant sous le titre "pour comprendre les allocations familiales" ; nous l'en félicitons bien sincèrement, car on ne pourra jamais assez instruire le peuple, lui faire connaître ce à quoi il a droit, comment l'obtenir tout comme lui faire comprendre qu'aucun droit ne va sans sans une certaine obligation.Nous nous permettons de reproduire presque intégralement son tableau, en prenant les mêmes exemples qu'il donne, soit une famille de 5 enfants et une autre de 8 enfants"; il va de soi que l'allocation variera d'après l'âge de chaque enfant.POUR COMPRENDRE LES ALLOCATIONS FAMILIALES Nous prenons comme exemple une famille de 5 enfants, âgés de 14, 12, 10, 8, 6 ans et une autre de 8 enfants, âgés de 14, 12, 10, 8 6, 4, 2, 1 ans.La première famille aura droit à une allocation mensuelle de S33, soit S396 par année.La seconde recevra S41.00 par mois, soit $492.00 par année.SALAIRE IMPOT ACTUEL IMPOT : ALLOCATION Impôt à payer à déduire ALLOCATION ANNUELLE ou revenu 5 enf.8 enf.marié sans FAMILIALE de l'allocation NETTE annuel : s $ S enfant $ 5 enf.s 8 enf.s 5 enf.s 8 enf.s 5 enf.s 8 enf.s 1,200 — — — 396 492 — — 396 492 1,300 — — 35 396 492 35 35 361 457 1,400 — — 68 396 492 68 68 328 424 1,500 — — 101 396 492 101 101 295 391 1,600 — — 129 396 492 129 129 267 363 1,700 — — 150 396 492 150 150 246 342 1,800 — .— 172 396 492 172 172 224 320 1.900 — — 198 396 492 198 198 198 294 2,000 — — 232 396 492 232 232 164 260 2,100 3 — 266 396 492 266 266 130 226 2,200 7 — 300 396 492 300 300 96 192 2,300 12 — 334 396 492 334 334 62 158 2,400 34 — 368 396 492 368 368 28 124 2,500 56 — 402 396 492 396 402 — 90 2,600 78 — 436 396 492 396 436 — 56 2,700 101 — 472 396 492 396 472 — 20 Tableau compilé par Le Front Ouvrier.Le contribuable recevant des allocations familiales ne peut invoquer les enfants pour lesquels il reçoit une'allocation, quand il fait son rapport de l'impôt sur le revenu; il se trouve donc dans la catégorie du contribuable marié sans enfant quant à l'impôt.En faisant le calcul des allocations qu'il reçoit et des taxes supplémentaires qu'il devra payer, il trouvera aisément le gain qu'il fera, selon le salaire qu'il gagne, toutefois, à partir du salaire de $2,800 par année, la taxe sur le revenu commence à contrebalancer l'allocation familiale qu'il touchera chaque mois ; il est bon de ne pas perdre de vue que l'idée primordiale de la législation des allocations familiales était d'aider le père d'une famille nombreuse gagnant un salaire peu élevé ou dans la moyenne.L'expérience a prouvé qu'il était préférable de généraliser le paiement des allocations familiales quel que fut le salaire du récipiendaire, mais en lui imposant l'obligation de payer la taxe sur le revenu.Cette loi des allocations familiales aidera surtout le petit salarié, mais une chose à laquelle bien peu ont songé c'est qu'elle sera d'un gros appoint à la classe des cultivateurs qui, en général, ont une grosse famille et paient bien rarement la taxe sur le revenu ; il paraît qu'ils n'accusent aucun revenu ou un revenu tellement faible qu'ils sont exemptés de cette taxe, comme de bien d'autres, d'ailleurs.Cette législation avait pour but d'aider surtout la classe ouvrière mais en fait ce sont les gens de la campagne qui en retireront les plus grands avantages.Heureusement qu'il y a l'article 4 qui veut que l'allocation cesse "si un enfant étant âgé de plus de 6 ans et physiquement apte à aller à l'école il n'y va pas ou ne reçoit pas la formation équivalente prescrite dans les règlements." Cela va en embêter plusieurs de ceux qui retirent leurs enfants de l'école dès l'âge de 10 ou 12 ans car leur allocation cessera pour chacun des enfants qui quittera l'école avant l'âge de 16 ans.Espérons que le contrôle se fera bien.Ça, au moins, c'est un pas dans la bonne direction, on finira bien un jour par instruire le peuple, peut-être malgré lui.Le père de famille sera ballotté entre deux désirs : celui de continuer à toucher l'allocation familiale ou d'envoyer travailler ses enfants avant l'âge voulu pour jouir de leur maigre salaire.Lequel des deux sera le plus fort ?S'il n'y avait que cela dans la loi des allocations familiales que nous y applaudirions des deux mains, car /w: -pk/ Y C'est décidé, le Parlement a été dissous.Les élections fédérales auront lieu lundi, le 11 juin prochain.Quel en sera le résultat ?Bien fin qui pourrait le dire, car toutes les hypothèses sont permises.Ce sera, croyons-nous, la première fois que l’électorat aura à choisir entre un si grand nombre de partis ou clans politiques ; le choix ne se fera plus entre les candidats de l'un ou l'autre des deux partis politiques, — "je vote rouge" ou "je vote bleu", - - mais il faudra que l'électeur discerne entre une diversité d'arrivistes et d'opportunistes pour qui la politique est un moyen comme un autre de gagner sa vie en travaillant le moins possible ; ce qu'il va s'en faire des alliances qui ne dureront pas ; ce qu'on va en prêcher des doctrines qui ne reposent que sur du vent mais soulèveront les appels au préjugé, la haine de races et tout cela pour faire élire son homme en dépit du tort que cela causera à l’unité du pays, à la bonne entente et à notre réputation nationale.Mais quel sera le véritable cheval de bataille de la prochaine lutte électorale ?Nul doute que dans le Québec ce sera la question de la conscription, de la promesse faite par Thon.Mackenzie King qu'il n'y en aurait pas mais qui, en fin de compte y consentit, en partie tout au moins.Cela va primer toutes les autres questions, mais cette fameuse question de la conscription en perd graduellement de jour en jour, — surtout depuis que le premier ministre a déclaré que le Canada ne contribuerait que des volontaires à la guerre du Japon et cela en dépit de la vague de protestations d'un certain élément de notre population qui s'est toujours montré farouchement conscriptionniste, — puis qui sait ?Il est fort possible que la guerre avec l'Allemagne soit terminée avant le jour des élections, qu'on aura commencé à faire revenir au pays nos gars qui sont là-bas.Ce sera un fameux atout dans le jeu de Mackenzie King.Il y a encore le vote des soldats avec lequel il va falloir compter et qui pèsera dans la balance.Celui-ci ira-t-il vers le parti du gouvernement qui, somme toute, les a bien traités ou appuiera-t-i! le parti conservateur ou ne préfèrera-t-il pas se tourner vers le C.C.F.?Ce sont tous des points d'interrogation plutôt incertains.En ce qui regarde la province de Québec, l'électeur silencieux continuera-t-il à soutenir le parti pour lequel il a voté antérieurement, —- soit le groupe libéral, dans le plus grand nombre de cas, — ou va-t-il se ranger du côté du clan libéral indépendant ou du bloc popu ?Combien appuieront les candidats conservateurs ?Bien peu, croyons-nous, car il est admis que ce parti politique était cent pour cent en faveur de ia conscription militaire.Il ne semble pas logique que celui qui ne veut pas de la conscription militaire puisse voter pour un parti qui a toujours été conscriptionniste et impérialiste, l'est encore aujourd'hui tout comme il le sera demain.Si le gros de l’électorat du Québec vote pour le clan des indépendants et qu’un certain nombre de ceux-ci soient élus, quelle sera leur attitude en Chambre ?Ayant été élus comme anti-conscriptionnistes appuieront-ils un gouvernement franchement conscriptionniste ou un autre à moitié conscriptionniste ou se contenteront-ils de faire bande à part ?Mais, encore une fois, la guerre terminée, la question de la conscription étant enterrée, quelle différence d'opinion auront-ils avec le groupe de Mackenzie King ?Votre réponse est aussi bonne que la mienne.SOCIUS.i a: _> H* Ut < O x uj — U) LC -> H-fû ul ^ - Z> O (û a: » "Un peuple est fort quand il sait lire.Quand il sait lire, un peuple est grand." SOCIUS.Au Conseil des Métiers et du Travail L’assemblée régulière du Conseil des Métiers et dü Travail a été tenue jeudi soir dernier sous la présidence de M.Paul Fournier assisté du vice-président E.Secours.Le conseil décida que dans le futur ses représentants au conseil de ville reçoivent des instructions quant à leur attitude à prendre aux assemblées du conseil de ville sur les questions qui Intéressent le mouvement ouvrier, de la sorte 11 n’y aura pas de porte de sortie pour ces conseillers s’ils ne suivent pas les instructions qui leur seront données.A l’occasion du lancement du 8e emprunt de la Victoire, les délégués ont décidé unaniment de participer à celui-ci afin d’en assurer le succès.Le Conseil sera représenté nu lunch d’inauguration de la campagne par cinq délégués.La question de la pénurie des logements fut de nouveau soulevée et devant la menace pour quelque trois mille familles derester sur le pavé, le Conseil a décidé d’étudier la question à fond afin d’essayer de trouver un remède à cette situation pénible qui sera le sort de tant de familles ouvrière le 1er mai Plusieurs délégués émirent l’opinion que les associations qui s’intéressaient à.cette question n’avaient peut-être pas pris les bons moyens pour solutionner ’e problème.Un comité fut élu pour s’occuper de la question et y apporter un remède, si remède il y a.Après la transaction des affaires de routine, l’assemblée s’ajourna au jeudi, 3 mai.La réhabilitation des accidentés Quoique la clinique médicale de la Commission des Accidents _ du Travail ne soit encore que dans la période d'organisation, le Service de Réhabilitation, organisé il y a quelques mois, a déjà à son actif des réalisations qui laissent augurer énormément de succès pour l'avenir.Du 20 décembre 1944 au 15 mars 1945, le Service de Réhabilitation a dû intervenir dans 301 cas qui nécessitèrent des démarches.Au 15 mars, 88 victimes d'accidents du travail étaient assurées d'un emploi dès leur retour à la santé.De plus, 40 sont revenus à leur ancien emploi alors que 4 autres furent engagés par de nouveaux employeurs.Le Service de Réhabilitation est entré en contact avec 156 employeurs afin de savoir s'ils étaient décidés à reprendre leurs ouvriers après guérison.De ce nombre, 51 ont répondu qu'ils ne pouvaient le faire et le Service fait les démarches nécessaires pour leur trouver un nouvel emploi.Des réponses étaient attendues de 105 employeurs ; ajoutons qpe 4 travailleurs ont été référés à des écoles pour suivre un entrainement spécial.Trois blessés no purent être réhabilités en raison d'une incapacité totale permanente ; trois autres ont refusé*de collaborer avec le service alors quo trois autres victimes étaient trop âgées pour reprendre le travail.Ces statistiques démontrent que la réhabilitation dos victimes d'accidents de travail est possible et que ce nouveau Service de Réhabilitation était indispensable.Il convient de féliciter ces employeurs qui ont collaboré avec le Service de Réhabilitation.Leur attitude est un bel exemple pour toutes les industries qui devraient les imiter.Les confrères Arthur Martel, Edouard Larose et Léopold Francoeur ont été élus délégués pour représenter le Con seil de district des charpentiers et menuisiers do Montréal à la présentation du mémoire annuel du Congres des Métiers et du Travail du Canada au gouvernement fédéral, lundi prochain. PAGE 2 SAMEDI, 21 AVRIL 1945 MONTREAL — SATURDAY, APRIL 21, 1945 Une conférence chez les machinistes Dimanche dernier se tenait une conférence convoquée par ! Le président Percy Bongough réitérer la Loge de District No 82 de l'Association internationale des ; co qu’il avait déjà déclaré à plusieurs machinistes, en leur salle de réunion, avenue Papineau ; elle rePr»ses et tout particulièrement lors de fut présidée conjointement per les confrères A.Vickers, prési-,le C0I>térence do Toronto du Congrès dent du District 82, et Urbain Roussin, président de la Loge 712.J““ ’ " ' Environ 150 personnes assistaient à cette réunion, et 22 unions internationales y étaient représentées.On remarquait également comme invités les confrères Percy R.Bengough, président du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, Gus.Francq, secrétaire de la Fédération provinciale du Travail, MM.Fred Rose et J.-A.Bonnier, membres de la Chambre des Communes, et plusieurs autres.Un mémoire très élaboré sur la situation actuelle fut présenté à la Conférence par les confrères Robert Haddow et Adrien Villeneuve, représentants de la Grande Loge de l'Association des machinistes ; il fut discuté par plusieurs délégués et référé à un comité de résolutions qui à son tour soumit les deux résolutions suivantes qui, après discussion, fhrent adoptées par l'assemblée : Résolutions passées à la Conférence le 15 avril 1945 à 2017, avenue Papineau.PREMIERE RESOLUTION Attendu qu’il est généralement reconnu que si le Canada est pour avoir des avantages complets des opportunités d'après-guerre et prendre part à la prospérité mondiale possible il aura besoin de bonnes relations ouvrières stabilisées, et * Attendu que les employeurs réactionnaires se servent des faiblesses et des lacunes dans nos lois ouvrières et de la promesse de ne pas faire grève pour attaquer le mouvement ouvrier, forçant ainsi l'ouvrier à une lutte pour maintenir son existence, qu'il soit donc résolu Que cette conférence organisée par le district 82 de l’Association internationale des machinistes où étaient présents 155 délégués représentant 22 unions locales affiliées à la Fédération Américaine du Travail, demande aux corps centraux de notre mouvement, tel que le Congrès des Métiers et du Travail du Canada, la Fédération provinciale du Travail do Québec, et le Conseil dos Métiors et du Travail de Montréal de faire pression pour l'adoption do ces amendements : (a) CODE OUVRIER FEDERAL, C.P.1003 1.La simplification et l'accélération dans l'établissement des comités de Conciliation.2.Changer les expressions de l'C dre, afin d'impliquer une plus grande rapidité de reconnaissance des Unions et de Certification.3.Clarifier le terme "agent do négociation collective" afin do disqualifier une fois pour toutes les Unions de Compagnies et autres agences organisées par les employeurs.4.Le Conseil des Relations Ouvrières devrait avoir le pouvoir d'établir l'atolior d'union, le maintien d'affiliation des membres et le "checkoff" en accord avec les circonstances, et rendre cette décision obligatoire sur les employeurs concernés.L'élimination des mots permettant l'atelier ouvert est nécessaire, aussi que la législation dos ateliers fermés et des ateliers d'union.5.Amender la section concernant la certification de façon à ce que les unions montrant une majorité des membres puissent être certifiées immédiatement.Egalement, en ce qui concerne les uniohs ayant 25% des membres, un vote devrait être pris immédiatement et.si les employés votent pour cette union, elle devrait être certifiée sans plus de délai.Quand deux unions contestent le droit de négociation, l'union qui obtient le plus haut vote devrait être certifiée, à condition que le vote pour les deux unions représente la majorité des employés éligibles au vote.6.Des provisions plus sévères pour renforcir le code et les clauses des contrats, incluant des amendes plus fortes pour les compagnies qui violent le Code, emprisonnement des officiers de compagnies qui refusent d'obéir aux décisions, et si nécessaire, la saisie des usines par le gouvernement.(b) L'ORDRE DU CONTROLE SUR LES SALAIRES, C.P.9384 1.Une définition plus claire des "grosses injustices et inégalités" pour permettre l'égalisation des salaires sur une base d'industries, permettant ainsi la comparaison entre provinces.2.Pas de restriction sur l'élévation des salaires en bas d'un niveau de vie raisonnable, soit en décrétant un salaire minimum national de 60 cents l'heure ou bien en enlevant toutes les restrictions sur les demandes d'augmentations au-dessous de 60 cents.3.Délense de couper les salaires sur tout genre de travail.4.Les augmentations devraient être permises où l'augmentation de la production les justifient.Des provisions pour des récompenses adéquates, pouç augmentations do production, et la protection contre les "usines à sueurs" et les plans de production accélérée.5.Des provisions devraient être incluses pour permettre des soumissions de rapports minoritaires sur les Conseils Ouvriers de Guerre.DEUXIEME RESOLUTION LOIS PROVINCIALES Attendu que la guerre tire à sa fin.et qu'il existe une possibilité que les législations ouvrières fédérales soient mises de côté, et Attendu que la Fédération provinciale du Travail a fait d'excellentes représentations au gouvernement provincial on rapport avec les changements nécessaires dans la législation ouvrière provinciale, et Attendu qu'il est dit que l'hon.M.Barrette e3t actuellement à considérer des changements dans les lois ouvrières provinciales.Qu’il soit donc résolu, que cette conférence demande au mouvement ouvrier provincial par l'entromise des plus hauts corps du mouvomont.de commencer une campagne immédiatement afin de garantir que les changements nécessaires seront faits en conformité avec les suggestions proposées par la Fédération provinciale lors de sa dernière présentation devant le Gouvernement de Québec.dos Métiers et du Travail du Canada, que l'Ordre en Conseil C.P.1003 était somme toute de la bonne législation si vous vous en teniez à ce qu'il disait, que co n'était pas tant cet Arrêté en Conseil qui ne donnait pas satisfaction mais bien plutôt la manière dont on l'interprétait en certains milioux, "vous pouvez avoir", dit-il, "de la très bonne législation mais bien pauvrement administrée et alors elle est pis que de la mauvaise législation interprétée sympathiquement et bien administrée, il semblerait quo le C.P.1003 tomberait dans cette première catégorie." Il ajouta quo dans son opinion et en dépit de la bonne intention du législateur de ne pas encourager la formation d'unions do compagnie, c’est tout le contraire qui arrivait, "car", dit-il, "il s'est formé plus d'unions do compagnie depuis que le C.P.1003 est en vigueur qu'on en avait vu auparavant, et il ne semble pas que le Conseil National ait jamais eu l'idée de les éliminer ou encore ne peut-il le faire." M.Bengough ajouta : "Los unions ouvrières du Québec et de l'Ontario sont déjà handicappées pour porter leur cause en appel devant le Conseil National, elles sont en désavantage avec les compagnies en rapport aux frais assez élevés que comportent ces appels ; la situation des unions des districts éloignés d'Ottawa est encore plus mauvaise car les frais pour on appeler sont de beaucoup plus élevés vu la distance et c'est pour cette raison que nombre de décisions ne sont pas portées en appel ; de puissantes compagnies ont les meilleurs talents légaux à leur disposition, elles peuvent donc aller plus facilement en appel lorsqu'une décision ne leur plaît pas.Il termina en disant que ce n'était pas tant une question de faire apporter dos amendements à la législation sociale qui comptait comme cello d'obtenir une interprétation humaine des lois actuelles et une administration logique et raisonnée." Le secrétaire de la Fédération provinciale du Travail, Gus.Francq.dit qu'il était venu plutôt en observateur, il voulait se rendre compte par lui-même des griefs tant contre le C.P.1003, le C.P.9384 et la loi des relations ouvrières de Québec, ce que la Loge de District des Machinistes avait à suggérer pour remédier aux défectuosités de ces diverses législations et un peu aussi pour les raisons pour lesquelles on avait étendu la sphère d'activité de cette conférence en y invitant d'autres unions internationales.Il se dit satisfait de la déclaration faite que la Loge de District n'avait nullement l'intention de passer pardessus la tête des organismes dûment constitués ; loin de là, que c'était convenu que les résolutions approuvées seraient référées par voie hiérarchique.Il félicita les auteurs du mémoire et des résolutions qui en ont découlé pour la façon claire et de grande envergure avec laquelle ils ont traité le sujet.Cos résolutions, on ce qui regarde le domaine provincial en particulier, seront étudiées par la Fédération provinciale et les démarches nécessaires seront faites pour les discuter avec le Ministère du Travail à Québec.Il opine dans les vues du président Bengough, car il a constaté de vieille date qu'on pouvait interpréter presque toute la législation de bien des points de vue différents et lui faire dire ce qui n'avait jamais été l’intention du législateur, ni l'esprit ni même la lettre de la loi.C'est pour cette raison qu’il se permettra do réitérer une chose qu'il a dite et répétée à satiété ; elle se résume à ceci : "n'attachez pas plus d'importance qu'il no faut à la législation qui est inscrite dans les Statuts, car elle peut être biffée le lendemain d'un simple trait de plume.Vous en avez des exemples chaque jour, un gouvernement adopte une chose, un autre gouvernement le remplace et renverse tout ce que l'autre a fait.Ne demandez pas à l'Etat de faire tout pour vous, qu'il vous prenne dès le berceau et vous conduise par la main jusqu'au tombeau ; que l'Etat fixe vos salaires, vos conditions de vie et de travail, ce que vous pourrez manger et boire, et Economisez Sucre — Thé — Café Buvez plus de lait “La Nourriture la plus Complète” 4141 St-André dretito FR.3121 O’Sullivan College, Verdun, Reg’d L.J.Comeau.B.L., Principal 4080 Wellington, VERDUN.FItzroy 7540 FAlkirk 3571 Salons Mortuaires modernes ARTHUR LANDRY Enrg.GEORGES GODIN, seul propriétaire DIRECTEUR DE FUNERAILLES Service d'ambulances 518 & 528 rue Rachel Est.MONTREAL Buanderie- IMPERIAL - Laundry & SUPPLY CO.TEINTURIERS — NETTOYEURS Excellent service de blanchissage DYERS AND CLEANERS Superior Laundry Service Lavage de famille à prix modérés Family Washing at Popular Prices Téléphonez FAlkirk 1179 Call FAlkirk 1179 1471, RUE PARTHENAIS 1471 PARTHENAIS STREET MAISON WALTERS INC.Ladies'- Ready-lo-Wear — Furriers Confection pour dames — Fourrures Coats, Pur Coats, Children’s Coats, and Dresses We also make specials — Nous faisons aussi spéciaux 1224 St.Catherine Street East Tel.FRontenac 7300 MArquette 9331 ALEX.JULIEN, prop.HOTEL PLAZA ENR’G CHAMBRE $1.50 — REPAS 50c ET PLUS Téléphone et eau courante dans chaque chambre.446 Place Jacques-Cartier MONTREAL FLEURS TELEGRAPHIEES PARTOUT BERNAUD en quelle quantité, demandez-lui de tout faire pour vous mais soyez certain que lorsque ce jour sera venu, vous aurez perdu votre liberté individuelle et même collective ; vous serez mûrs pour le communisme, le fascisme ou le nazisme, quoi que soit le nom.Vous ne serez plus des hommes libres mais simplement des numéros dans l'Etat.Organisez-vous solidement, non pas 50 pour cent mais 100 pour cent et vous ne serez plus obligés d'aller quémander des faveurs, vous pourrez alors négocier des contrats de travail en toute connaissance de cause et sur un pied d'égalité ; vous aurez de la législation | lotions sociales.sociale bien interprétée et encore mieux administrée parce que vous y aurez contribué et que vous serez en état do la surveiller." L organisateur général des ouvriers textiles Kent Rowley fit un récit pathétique de ses expériences avec la Commission des relations ouvrières de Québec et de la désinvolture avec laquelle do puissantes compagnies passaient outre aux décisions de cette Commission.Plusieurs autres personnes présentes soumirent leur expérience individuelle avec l'administration de certaines légis- SAMEDI, 21 AVRIL 1945 MONTREAL SATURDAY, APRIL 21, 1945 PAGE 3 Le problème de l’habitation L’Union économique d’habitations, qui groupe depuis le 18 mars les coopératives et société d'habitations et de logements de la province de Québec, célébrait vendredi le 30 mars dernier le cinquième anniversaire de sa formation.Dans un bulletin spécial publié à, l’occasion de cet anniversaire, on rappelle les modestes débuts de TU.E.H.fi 4210 rue Bordeaux, puis dans un magasin de la rue Papineau, où des dizaines et plus tard des centaines de citoyens désireux de devenir propriétaires se groupèrent en cercles d’étude pour faire des recherches sur la Loi nationale du logement, les réalisations étrangères et l’effort coopératif dans le domaine de l'habitation.Un premier groiqic de cinquante-cinq pionniers, guidés et conseillés par M.Auguste Gosselin et le H.P.Jean d’Auteuil Richard, S.J., qui avaient tous deux fait un séjour en Europe et poursuivi des études spéciales sur le problème de l’habitation, décidèrent d’unir leurs efforts pour la fondation d’une cité-jardin.Us nommèrent leur association l’Union Economique d’habitations et obtinrent peu après une charte provinciale les incorporant en vertu de la partie ni des compagnies de Québec.Un premier bureau fut ouvert à l’angle du boulevard Rosemont et de la 26ième avenue, le directeur nommé retint les services d’un architecte et d’une secrétaire et des démarches furent faites pour l'achat, l’arpentage et le lotissement d’un terrain voisin du Golf municipal.d’après un plan d’ensemble préparé selon les données de l’urbanisme.Lo premier chantier fut celui de l’avenue des Marronniers, comprenant seize maisons des types "chalet suisse” et “maison canadienne".On marqua par une fête grandiose l’inauguration officielle de cette première avenue de la Cité-Jardin du Tricentenaire, le 2 août 1042, exactement trois cents ans après la fondation de Ville-Marie par le Marquis de Maisonneuve.La cité-jardin comprend maintenant 166 maisons, dont près de 125 sont habitées par leurs propriétaires.Les huit rues actuellement ouvertes sont, par ordre de chantiers: Avenue des Maronniers, rue Viau, avenues des Sorbiers, des Mélèzes, des Paines, des Cèdres, des Epinet-tes et des Chênes.Le projet de 1945 comprend à lui seul 205 maisons, et les avenues où l’on se propose de les construire se nommeront: des Bouleaux, des Chèvrefeuilles, des Frênes, des Robiniers, des Pommiers, des Lilas, des Aubépines et des Genévriers.Comme on peut le constater par les avenues qui portent le nom des arbres qu'on a l’intention de planter dans chacune d’elles, et plus encore par la superficie en parc et en verdure de tout le plan d'ensemble (laquelle on estime à 7504, de la superficie totale), le qualificatif de "jardin” accolé au mot "cité” a plus que sa raison d'être dans “Cité-Jardin”.Ce qui distincte la Cité-Jardin du Tricentenaire de toutes les autres entreprises de construction d’habitations ou de logements, c’est le groupement à base de coopérative des propriétaires, qui unissent leurs efforts d’abord pour obtenir une habitation au meilleur marché possible, et puis pour retirer de leur groupement tous les avantages matériels, économiques, sociaux et moraux que peut donner la vie communautaire bien organisée.La devise même de ÎTJE.H., “L’union a toujours fait la force, la désunion chaque fols la faiblesse”, est le leitmotiv qui prime toutes les autres ambitions chez ces propriétaires coopérateurs, .qui font honneur fl la race canadlenne-française.—According to the comments of an Ottawa statistician war increases the marriage rate phenomenally.However, it still gives ’em both enough time to say “I will”.Pénurie de main-d’oeuvre dans l’industrie textile La question de main-d’oeuvre à fournir û l'industrie textile fait actuellement l’objet d’une étude attentive de la part du Service sélectif national, a fait remarquer le directeur de ce service, M.Arthur MacNamara.Des instructions récemment adressées tous les bureaux de Placement et du Service sélectif enjoignent aux gérants locaux de s’efforcer particulièrement de fournir de la main-d’oeuvre à l’industrie, pour la production de filés et de tissus.Ces instructions insistent sur l’importance de la production textile pour les sendees armés et pour les fournitures militaires, tout en signalant les besoins civils essentiels.Les bureaux locaux ont reçu l’ordre de charger les fonctionnaires, spéciiamont qualifiés do la tâche de trouver des ouvriers compétents pour des filatures.L'on encourage aussi ces établissements à se servir davantage de travailleurs â temps partiel.M.MacNamara souligne que les positions dans les filatures sont avantageuses â plusieurs points de vue, surtout en ce qu’elles offrent l’occasion d’apprendre un métier et une excellente chance de devenir permanentes.Le besoin existe principalement dans les provinces d’Ontario et de Québec, les deux-tiers des positions vacantes étant destinées à des femmes.L'industrie textile primaire est dans une haute catégorie prioritaire en ce qui concerne la main-d’oeuvre.Les hôpitaux ont besoin de gardes-malades diplômées L’on a besoin de plus de 225 gardes-malades diplômées pour le service à temps complet dans les hôpitaux chargés du soin des anciens combattants.C'est ce qu’a annoncé le ministère du Travail.Mme Rex Eaton, codirectrice du Service sélectif national, déclare que l’on aura de plus en plus besoin de gardes-malades â mesure que s’ouvriront de nouveaux hôpitaux, ou de nouvelles aides d’hôpitaux pour le soin des militaires rapatriés au cours de l’année, et que pour répondre à ce besoin pressant il va falloir la plus grande coopération possible de la part du public comme des médecins, des gardes-malades, des hôpitaux.“Le public ne devrait demander des gardes-malades en service privé qu'en cas de nécessité absolue.” a dit Mme Eaton.“R est heureux que nous ayons à travers le Canada 100 branches du Victorian Order of Nurses, dont le personnel des plus compétent est, â temps partiel, à la disposition des patients civils qui ne sont pas hospitalisés.En faisant appel aux services de de gardes-malades pour le soin des cet Ordre, on libérera d'autant plus de gardes-malades pour le soin des anciens combattants.” Et Mme Eaton a ajouté que les gardes-malades diplômées (de moins de 45 ans) qui sont disposées à s’adonner au soin des ex-militaires, devront s’adresser directement aux hôpitaux civils qui ont des aides pour les anciens combattants, ou communiquer avec la Commission du Service civil au sujet de positions dans les hôpitaux à la charge directe du Ministère des Affaires des Anciens Combattants.L'ATELIER FERME EXCLU AU TEXAS La Chambre des Représentants du Texas a adopté ces Jours-ci à 68 voix contre 63 et envoyé au Sénat ime loi Interdisant l’atelier fermé.Les partisans de la loi y volent un moyen de garantir du travail aux démobilisés sans les contraindre à se syndiquer.Les adversaires de ln loi ne lui voient qu’un but: la ruine des syndicats.La Saskatchewan Trade Union Act Une proclamation a mis en vigueur le Trade Union Act passé par la Législature de la Saskatchewan en sa session spéciale de l’automne dernier et prévoyant des négociations collectives obligatoires.On a nommé les membres du Conseil des Relations ouvrières qui sont chargés de l’administration de la Loi: deux représentants des employeurs, des travailleurs et du j grand public réciproquement, et le I ; président M.W.K.Bryden, conseil- j 1er du Ministre du Travail de la [ Saskatchewan.Le Conseil est autorisé â déterminer par voie d’ordonnances quel est le syndicat représentant la majorité des travailleurs de n'importe que établissement, â exiger des employeurs qu'ils entrent en pourparlers de négociations collectives avec un tel syndicat, â ordonner la réintégration dans leur emploi des travailleurs congédiés â l’encontre des dispositions de 1a Loi, à exiger la suppression des syndicats de compagnies, et à ordonner â quiconque de s’abstenir des pratiques industrielles déloyales définies de la Loi.Si elle est réclamée par le syndicat et par les travailleurs, la retenue syndicale des cotisations est obligatoire.Une clause du maintien de l'affiliation insérée dans une convention est.également obligatoire, si le syndicat réclame qu'elle le soit.S’il existe un doute au sujet du syndicat représentatif de la majorité des travailleurs, le Conseil peut ordonner la prise d’un scrutin, et doit le faire sur 1a demande d’un Isndicat ayant pour membres un j quart of plus des travailleurs d'une usine.SI une majorité des ayants J droit au vote déposent leur bulle-j tin.la majorité des votants détermine quel sera l’agent, de négociations collectives.La Loi s’applique seulement aux industries placées sous la juridiction provinciale, et non aux industries de guerre ou autres qui tombent sous la juridiction fédérale.Les vacances payées Dans im cas récent, le Conseil national du travail en temps de guerre a exprimé sa politique au sujet des vacances payées de plus d’une semaine.Le Conseil affirma que dans l'ensemble, sa politique a été de se conformer à l’idée générale de son Bulletin de décision n° 17 qui limite les vacances payées â M journée pour chaque 25 jours de travail, ou 6 jours par année.Toutefois, continue-t-il, on a autorisé certaines dérogations au plan mentionné, dans certains cas où un employeur et employés s’accordaient sur une modification qu’on présentait comme ayant été la condition établie dans une certaine industrie et dans une certaine région.Le Conseil a fait, remarquer que dans certains cas, on a autorisé un congé payé de deux semaines.Munitions pour les Etats-Unis “Business Week” rapporte que les Etats-Unis font appel au Canada afin de suppléer à leur production de munitions pour les troupes américaines en Europe.Les usines de guerre canadiennes sont disponibles parce qu’elles sont bien en avance dans les ordres de munitions pour la Grande-Bretagne.On estime qu'environ deux tiers des 12,00 ouvriers requis pour les contrats des Etats-Unis, passeront directement de la production de munitions pour la Grande-Bretagne.On prétend que deux immenses usines de laminage du cuivre appartenant au gouvernement et situées en Ontario et dans le Québec vont fonctionner à plein rendement et il est possible que quelques autres usines soient agrandies.lies.: CH.9163.DO.0523 Taverne VILLERAY Coin Villeray et St-Denis G.BEAUOAGE, Prop.7689 RUE ST-DENIS MONTREAL Rés.: 1667 Orléans.CH.3744 ALPH.AUMONT TAVERNIER Covuuissaire de la Cour Supérieure district de Montréal 4021 Ontario.CH.0384 Taverne VICTOIRE Maurice Berthiaume, Prop.2600 me Centre.WE.0247 Coin Charlebois.Tél.MA.0607 Taverne ST-DENIS JOS.COTE, Prop.751 rue Bonsecours MONTREAL Taverne ISRAEL NANTEL Tavern 2551 - 53 est Ontario East (angle Frontenac) fa.0013 JAS’S GRILL J.U.JASMIN, Prop.1255 Craig Est.FAlkirk 0279 Coin Jarry et Lajeunesse TAVERNE DU NORD ARM.BEAUCAGE, Prop.a DUpont 0097 Taverne UNION PALACE Tavern R.SARAULT, Prov.¦ 4239, Ontario Est, Montréal HOTEL MODERNE 905 PAPPINEAU M.BRAIS, Prop.CH.0164.Montréal TAVERNE DES MARCHANDS Mme O.BERARD, prop.1432 Amherst.HA.1425 CLalrval 0296.Rés.: CL.6959 TAVERNE — TAVERN O.TURGEON Successeur de M.E.Desgrosseillers 4486, ONTARIO EST MONTREAL You are ahvays WELCOME at the WELCOME TAVERN R.TURGEON, Prop.4923 NOTRE DAME EAST Clairval 0209.Montreal Rés.: CR.0864.Tél.FI.0131 Taverne L.MARLEAU L.MARLEAU, Prop.2389 rue Notre-Dame O.MONTREAL Avec les compliments de la TAVERNE ANGUS J.-M.LATENDRESSE, Prop.3240 RUE RACHEL EST Coin St-Germaln.CH.0229 MONTREAL Taverne MARLEAU ARTHUR MARLEAU, Prop.1703 Ste-Catherine Est Coin Papineau.Tél.CH.0101 770 Mountain St.FI.0598 CAFE ST MICHEL MAURICE JASMIN, Prop.MONTREAL Tél.WEllington 0317 Taverne E.DAIGNAULT B 4685 Notre-Dame Ouest DRY DOCK TAVERN 4939 NOTRE DAME EAST 4939 NOTRE-DAME EST CLairval 6707 iSfîieillK ¦ ,.A : A AX s !'¦ r, X PAGE 4 SAMEDI, 21 AVRIL 1945 MONTREAL SATURDAY, APRIL 21, 1945 LE MONDE OUVRIER — THE LABOR WORLD Est publié par la Fédération provinciale du Travail du Québec chaque semaine, dans le but de promouvoir de la législation sociale tendant à protéger et à améliorer le sort de la classe ouvrière de cette province.Exécutif : J.-Elphège Beaudoin, president.Jos.Matte, J.-B.Arsenault et Chs-E.Challfour, vice-présidents; Gastave Francq, secrétaire-trésorier et rédacteur; Marcel Francq, administrateur; Henri Richard, rédacteur associé.Adressez toutes les communications à 11, rue Saint-Paul Ouest Téléphone : LAncaster 7808 Imprimé par Mercantile Printing Ltd., 11 ouest, rue Saint-Paul.Montréal Is published by thé Quebec Provincial Federation of Labor weekly, for the purpose of promoting legislation towards the protection and advancement of the working class of the Province of Quebec.Executive : J.Elphège Beaudoin, president, Jos.Matte, J.B.Arsenault and Chs.E.Chalifour, vice-presidents; Gustave Francq, secretary-treasurer ar,d editor; Marcel Francq, manager; Henri Richard, associate editor.Address all communications to 11 'St.Paul Street West Telephone: LAncaster 7808 Printed by Mercantile Printing Limited, 11 St.Paul Street West, Montreal Amendements à la loi des accidents du Travail Sa Majesté, de l'avis et du consentement du Conseil législatif et de l'Assemblée législative de Québec, décrète ce qui suit : 1.L'article 5 de la Loi des accidents du travail (Statuts refondus, 1941, chapitre 160) est abrogé.2.L'article 7 de ladite loi, modifié par l'article 1 de la loi 7 Georges VI, chapitre 27, est de nouveau modifié en remplaçant le paragraphe 5 par le suivant : "5.L'option entre les recours ci-dessus doit être exercée et avis de cette option doit être donné dans les trois mois de l'accident, ou dans les trois mois du décès si l'accident est suivi de mort, ou dans tel autre délai que la commission peut accorder avant ou après l'expiration de ces trois mois ; un avis de cette option doit être donné à la commission." 3.L'article 34 de ladite loi est modifié en remplaçant le sous-paragraphe a du paragraphe 1 par le suivant : "a) Les dépenses n'excédant pas cent soixante-quinze dollars, nécessairement encourues pour les funérailles de l'ouvrier ; ".4.L'article 41 de ladite loi est modifié en remplaçant, dans les cinquième et sixième lignes du premier alinéa, les mots "douze dollars et cinquante centins" par les mots "quinze dollars".5.Les articles 3 et 4 de la présente loi, s’appliquent aux accidents survenus le premier mai 1945 ou après cette date.6.La présente loi entrera en vigueur le jour de sa sanction.NOTES EXPLICATIVES Geste généreux de Trade Unionistes gvggfi 4iM fs IfHH & *;V Ü s m ELGIN & FRANK BRANCH Ottawa.Ont.3 ] .ia_ No.The Bank of Nova Scotia ELGIN A PRANK BRANCH .5.aaa_ J.A.MONGRAIN, SECRETARY PAY_____JHJRLIC..o: - tfî.vQÿ THE SUM OF.a?ær4 ORDER $_5flfcuQa.?ÉSjjbQMlCSOPOS.dollars Pres.-Sec’y, Itlüiitiiml Sidhutici fslr, i.lobli «si îitei Kill ïcikm M.Armand Harnois des Trois-Rivières, représentant général de la Fraternité Internationale des travailleurs en pulpe, sulfite et papier, a remis, lundi, le 9 avril, aux autorités de l'Association de la bibliothèque publique des Trois-Rivières, un chèque de $500.signé par M.John P.Burke, président et secrétaire de cette importante Fraternité qui groupe plus de 80.000 membres aux Etats-Unis, au Canada et à Terre-Neuve.De gauche à droite, M.J.A.Mayrand, de l'association de la bibliothèque; M.Armand Harnois, J.Henri René de Cotret, président de l'Association de la bibliothèque et M.Lucien Bergeron, publiciste du Conseil des Métiers et du Travail des Trois-Rivières.Sur la photo inférieure, le chèque fait à l'ordre de l’Association de la Bibliothèque et signé par M.Joint P.Burke.Les Unions ne perdent pas une occasion d’améliorer le milieu où évolue la classe ouvrière L'article 1 a pour objet d'abroger une disposition de la Loi des accidents du travail, en l'occurrence l'article 5, dont les termes contredisent ceux du sous-paragraphe a du paragraphe 1 de l'article 4.En effet en vertu de cette dernière disposition de la Loi des accidents du travail, l'ouvrier blessé dans un accident survenu en dehors de la province a droit à une compensation sous cette Loi des accidents du travail, pourvu que la loi du lieu de l'accident n'accorde aucune compensation.L'article 5 permettrait à l'ouvrier ainsi blessé, contrairement à cette disposition de l’article 4, d'obtenir une compensation sous la loi de la province, même dans le cas où la loi du lieu de l'accident donnerait droit à une compensation.Article 2.En vertu de l'article 7 de la Loi des accidents du travail l'ouvrier, victime d'un accident causé par la faute d'une personne qui n'est pas son employeur ni un employé de celui-ci, peut opter entre les compensations prévues par cette loi ou l'exercice d'un recours contre l'auteur de l’accident.Dans ce cas un avis de l'option doit être donné à la commission.Le paragraphe 5 de cet article 7 stipule que l'avis doit être donné conformément aux dispositions de l'article 5.Comme ces dispositions seront abrogées en vertu de l’article 1 du présent bill, il faut réédicter ces dispositions dans le paragraphe 5 de l'article 7.L'article 3 a pour but d'augmenter à cent soixante-quinze dollars l'indemnité pour les frais funéraires lorsque l'accident a causé la mort d’un ouvrier.L'article 4 porte à quinze dollars par semaine, de douze dollars et cinquante centins qu'elle était auparavant, la compensation minimum qui peut être accordée à un ouvrier pour incapacité résultant d'un accident.La délégation à Arbitrage au Stop Ottawa & Shop C’est lundi prochain que le Congrès des Métiers et du Travail du Canada présentera son mémoire législatif au gouvernement fédéral.Nombre d’organisateurs et représentants d’unions internationales accompagneront l’Exécutif du Congrès.On nous dit que le mémoire qui sera soumis comprendra un résumé des principales résolutions adoptées lors de la Conférence de Toronto, en octobre dernier, en plus on fera mention de l’interprétation plutôt erratique qu’on donne souvent au CP.1003 et qui va à l’encontre des intérêts de la classe ouvrière.La commision d’arbitrage chargée d'étudier les demandes et les griefs des employés des magasins Stop & Shop, membres de l’Union internationale des commis de magasins, a tenu une séance, lundi, au ministère provincial du Travail, sous la présidence de Me Robert Lafleur, C.R.Les autres membres sont : M.Hartt, vice-président de la compagnie Zeller, représentant des employeurs, et M.Jack W.Lenger, nommé par les employés.Ceux-ci réclamont entro autres améliorations une augmentation do salaire do S5.00 par semaine.La Fraternité Internationale des travailleurs en pulpe, sulfite et papier ne perd jamais une occasion d’améliorer la situation ou te milieu dans lequel vit la classe ouvrière.C’est pourquoi, c’est toujours avec plaisir qu’elle se fait un devoir de coopérer à tous les mouvements lancés dans un but charitable, social et éducationnel nous déclarait M.Armand Harnois, des Trois-Rivières, représentant général de cette Fraternité, après avoir remis au président de l’association de la Bibliothèque, M.J.Henri René de Cotret, un chèque de $500,00 qui ira grossir les fonds recueilli dans la ville de Trois-Rivières pour l’établissement d’une bibliothèque publique gratuite.Et pour nous prouver que ce geste de M.John P.Burke, président et secrétaire de la Fraternité, ne cons- titue rien de nouveau, il nous soulignait que, lors de la dernière convention à Toronto, la Fraternité avait souscrit une somme de $125,000 pour des fins éducationnelles.Comme nous lui posions d’autres questions, M.Harnois nous déclarait que cette Fraternité qui couvre les Etats-Unis, le Canada et Terre-Neuve, compte dans ces trois pays, 79,017 membres répartis entre 514 locaux.Il faut y ajouter 6,184 anciens membres, aujourd’hui sous les armes, mais qui n’ont perdu aucun privilège et restent encore en règle avec leur Union, grâce aux timbres de guerre payés par la Fraternité et apposés chaque mois dans le livre de cotisations.M.Harnois nous a démontré que la Fraternité est non moins généreuse lorsqu'il s'agit d’aider l’effort de guerre de ces trois pays.Depuis le début de la guerre elle a en effet acheté pour $500,000 d'obligations de guerre des Etats-Unis, $380,000 du Canada et $40,000 de Terre-Neuve.Il nous a par la suite souligné que les argents perçus dans les divers pays sont déposés dans des banques du pays.C'est ainsi (pie la Fraternité a $845,000 en dépôt dans les banques canadiennes, au-delà d'un million dans les banques américaines et S40.000 dans le banques de Terre-Neuve., Pour ce qui est des effectifs de cette Fraternité dans notre pays, elle est d'environ 18,000 membres, répartis dans six provinces du pays.La Fraternité signa aux Etats-Unis environ 320 contrats d'union par année, dont 72 au Canada, seulement.Améliorations pour les couvreurs en gravois Le 7 avril dernier, le Local 11G-B de l'Association internationale des couvreurs en gravois tenait une assemblée spéciale en vue de préparer un agenda à être soumis à une entrevue avec les patrons, jeudi de la semaine dernière.Le 11 avril dernier, une assemblée des travailleurs en gravois était tenue et plusieurs patrons étaient présents.Voici en quelques lignes les revendications des travailleurs du Local 11G-B.auprès de la Chambre de construction do Montréal.Les conditions de travail et l'échelle des salaires mentionnés dans cet agenda doivent faire partie du contrat de travail des métiers de la construction.Ce contrat mettait en évidence la dissatisfaction des travailleurs en gravois quant aux stipulations du décret No 398, en ce qui concerne les conditions de travail des travailleurs en gravois et, de plus, mentionnait que les aides des métiers de la construction étaient payés au taux de 61 cents à 80 cents l'houre quand le taux minimum pour les travailleurs en gravois est décréré à 70 cents l’heure.Il est demandé que, vu que nombre do ces travailleurs sont payés présentement au xtaux de SI.00.que l'on élève le taux minimum de 70 cents à 85 cents l'heure.Pour ce qui est du surtemps, le Local 11G-B demande que l'on établisse la journée de travail de 8 heures.Le contrat collectif de travail présentement en vigueur permettrait la journée de travail do 9 heures afin de favoriser certains employés qui désireraient finir dans la même journée un travail commencé.Mais comme il y a eu beaucoup d'abus, le Local insiste pour la journée de 8 heures avec temps et demi après 8 heures.Le Local approuve la demande de la semaine de travail de 5 jours durant les mois d'été pourvu que durant les 5 mois d'été, soit du 1er mai au 1er octobre, il soit convenu entre employeurs et employés que les journées de travail soient de 9 heures de travail par jour les lundi, mardi, mercredi et jeudi, et do 8 heures le vendredi, et ce, pourvu que le montant total d'heures payées au taux régulier n'excède pas 44 heures par semaine.Le Local a aussi approuvé la propo- sition d'un apprenti par trois compagnons et le droit pour les patrons de se servir de journaliers pour monter le gravois.Au cours de l’entrevue avec les patrons, ceux-ci semblaient être des plus favorables à toutes cos clauses car sur dix patrons la majorité semblait comprendre que réellement les conditions qui existent devaient être considérées et ils étaient disposés à améliorer ces conditions.Le contrat de travail a donc été soumis et une réponse favorable est attendue d’une journée à l'autre.Certification au Local 302 Lo Local 302 de 1 Union internationale des rembourreurs a été certilié dernièrement par la commission des relations ouvrières de la province de Québec comme représentant négociateur auprès de la compagnie Nu-Bill Chesterfield Manufacruring Company, Limited, de Montréal.La certification émise en faveur du Local 302 permet de représenter tous les employés à l'exception dos contremaîtres et des employés de bureau. SAMEDI, 21 AVRIL 1945 MONTREAL — SATURDAY, APRIL 21, 1945 PAGE 5 Douze nouveaux sénateurs Comme tout gouvernement qui se respecte, avant de se icire juger par le peuple, le premier ministre Thon.Mackenzie King a réorganisé son Cabinet, il a remplacé cinq de ses ministres démissionnaires par d'autres, Tun d'eux est M.Joseph Jean, C.R., député de Mercier, qui devient solliciteur général ; il est certes des mieux doués pour remplir ce mandat, nous lui souhaitons le-meilleur succès.La plupart des nouveaux ministres sont des hommes publics relativement jeunes et qui ont de l'expérience car quatre d'entre eux agissaient comme secrétaires parlementaires, nul doute qu'ils seront une force pour le Cabinet.Mais le premier ministre a également distribué des faveurs, disons des honneurs, —- il a nommé douze nouveaux sénateurs, parmi ceux-ci il y a MM.C.-E.Ferland, député de Joliette-L'Assomption, et Vincent Dupuis, député de Chambly-Rouville.D'autre part, M.J.-E.Ferron, C.R., député de Berthier, a été nommé juge de la Cour Supérieure pour le district des Trois-Rivières, et le major Armand Sylvestre, député de Lac Saint-Jean-Roberval, a été nommé commissaire en chef adjoint de la Commission des transports.Nos félicitations à tous.Parmi les douze élus au Sénat, la plupart sont des anciens députés, à l'exception de M.Charles Bishop, le vétéran des courriéristes parlementaires.Cette dernière nomination est généralement bien vue de tous car ce sera la première fois qu'un journaliste quittera son métier de chroniqueur pour aller siéger au Sénat.Nous regrettons sincèrement qu'une fois de plus la classe ouvrière ait été oubliée, un représentant du Travail Organisé ne serait pas déplacé au Sénat.Cela s'impose, il nous semble : cet auguste corps devrait représenter toutes les classes de la société, d'autant plus qu'il y a dans nos rangs des hommes qui y feraient bonne figure et dont l’expérience servirait utilement dans la période de reconversion d'après-guerre.Il y a encore plusieurs vacances à combler, espérons que la classe ouvrière ne sera pas oubliée dans les prochaines nominations.L’incorporation | Placement pour le obligatoire des unions mois de février 1945 Une délégation de la Confédération des travailleurs catholiques du Canada a été reçue à Ottawa, mercredi dernier, par les hon.H.Mitchell, A.-G.McNaughton et Ernest Bertrand.Elle a soumis un mémoire qui traitait du Code du travail, du service sélectif national, de l’assurance-chômage, des allocations familiales et de la nomination d’un sous-ministre adjoint du travail de langue française, de l’impôt sur le revenu et du coût de la vie.Cette délégation était conduite par M.Alfred Charpentier, président et Gérard Picard, secrétaire, qui ont présenté le mémoire; ils étaient accompagnés d’une quinzaine de délégués.Le point le plus intéressant de ce mémoire était celui qui demandait que tout syndicat de travailleurs et toute association d’employeurs devraient jouir de l’existence légale sous l’autorité des lois du pays avant de pouvoir présenter une requête pour l’obtention d’un certificat de reconnaissance lui permettant, de négocier des conventions du travail, ce mémoire ajoutait: "au lieu de reconnaître des représentants-négociateurs on devrait accorder le certificat à tout syndicat incorporé suffisamment représentatif et ce syndicat deviendrait l’agent de négociations des employés.Les négociateurs pourront ensuite être choisis par le syndicat.” Ils n’y vont certes pas par quatre chemins nos amis des Syndicats catholiques.ils veulent être les seuls fi pouvoir être nommés agents négociateurs, ils savent fort bien que l’énorme majorité des unions ouvrières.—à tort ou fi raison.— sont absolument opposés à l’incorporation obligatoire.On sait d’ailleurs que bien des syndicats ouvriers n’existent que sur le papier et pourtant.ils ont obtenu l’incorporation sous la loi des syndicats professionnels, cela ne leur donne pas pour cela la force économique nécessaire pour obtenir des contrats de travail et combien n’ont-ils pas obtenus sous des prétextes fallacieux — pour ne iras dire plus.— cette incorporation: c’est pour cette raison que le Travail Organisé du Québec réclame un contrôle plus sévère sur l’obtention de ces incorporations aussi bien qu’une surveillance continue sur leurs agissements.Lhon.M.Mitchell, ayant dû s’absenter au cours de la réception de cette délégation a remis à la presse L’hon.Antonio Barrette, ministre du Travail, vient de recevoir de M.Alfred Crowe, surintendant du Service provincial de Placement, un rapport sur l'activité de ce service au cours du mois de février.Il ressort des statistiquqes fournies à 1 hon.A, Barrette que le mouvement de la main-d’oeuvro a été moins accentué en février comparativement à janvier.On a enregistré 7,520 demandes d'emploi contre 8,532 en janvier.Les offres d'emploi en février se sont élevées à 7,131 contre 8,173 en janvier.Le placement on février a été de 6,902 contre 7,564 en janvier.Les statistiques de la section juvénile présentent une courbe identique.En février comme en janvier, les solliciteurs d’emploi ont été plus nombreux que les offres d’emploi enregistrées dans les bureaux de placement.La province do Québec, ajouta le Ministre du Travail, est la seule province du Dominion à maintenir ses propres bureaux de placement.Il est bon de noter que les bureaux provinciaux ont le même statut que les bureaux du gouvernement fédéral et que tous les employeurs peuvent y recourir.En vertu de l'article 8 de la Loi concernant les Bureaux de Placement, le Ministère du Travail distribue aussi des permis d’embaucher des travailleurs par l'intermédiaire de bureaux de placement privés non payants.Les sociétés de bienfaisance et certains employeurs se prévalent de ce privilège.En plus de l’obligation d'obtenir un permis, il est défendu à ces bureaux d'exiger une rémunération quelconque en retour des emplois obtenus.Les bureaux de Placement du Ministère du Travail de la province de Québec sont ouverts au grand public.Il n’en coûte rien pour utiliser leurs services.Des bureaux de placement existent à Montréal, Québec, Trois-Rivières, Chandler, Granby, Hull, Jonquière, Ma-tane.Saint-Hyacinthe et Val d'Or.un communiqué dont nous publions l’extrait suivant en ce qui regarde l’incorporation des unions: "Au sujet de la demande de la délégation à l’effet que les unions soient astreintes à l’incorporation légale avant de pouvoir obtenir l’accréditation sous le régime du code du travail, le ministre souligne que c’est le sentiment général à travers le pays que l’incorporation tonnelle ne soit pas imposée aux organisations ouvrières." Au Conseil supérieur du Travail La Commission permanente du Conseil supérieur du Travail s'est réunie < Québec, sous la présidence de M.Anatole Désy.Toute la séance a été consacrée à l'élaboration des travaux de la Commission permanente pour les prochains mois.Parmi les problèmes qu'étudiera la Commission permanente mentionnons : la) la Loi des syndicats professionnels ; (b) les taudis et les logements ouvriers ; (c) les relations entre la Loi de la convention collective et la Loi dos relations ouvrières ; (d) l'atelier fermé, l’atelier d'union, la préférence syndicale, etc.Le mémoire sur la législation du travail et la sécurité sociale dans la province de Québec, préparé en 1943 par le T.R.P.Georges-Henri Lévesque et Jean-Pierre Després, sera publié de nouveau en tenant compte des modifications qui ont été apportées à la législation du travail depuis 1943.Deux comités d’étude ont été formés : (1) le comité d'étude de la Loi des syndicats professionnels ; (2) le comité d’étude de l'atelier fermé, de l'atelier d'union, de la préférence syndicale, etc.Ces comités commenceront immédiatement leurs travaux et feront rapport à la Commission permanente.L'honorable Antonio Barrette, ministre du Travail, a approuvé le programme d'étude de la Commission permanente ainsi que le stipule la Loi du Conseil supérieur du Travail.Assistaient à la réunion : MM.Anatole Désy, Joseph Matte, Emile Arbour, R.P.Georges-Henri Lévesque, o.p., Alfred Charpentier, F.-M.Rocheleau, Roméo Chevalier.Paul Lebel, Hervé Baribeau, Jack Latter, J.-A.Juneau, B.S.Keirstead, Gérard Tremblay et Jean-Pierre Després.Certificats de représentation La Commision des relations ouvrières de la province de Québec a émis à la fin du mois de mars un certificat de représentation au Local 237 de l’Union internationale des employés en tabac Le Local 237 demandait cette certification au nom de ses membres employés à la General Cigar Company.Limited.Dans ses négociations avec la compagnie le Local 237 représente tous les salariés à l'exception du personnel de l'exécutif, préposés aux ventes et annonces, surintendants, contremaîtres, contremaîtres-adjoints, hôpital, tous les employés ayant le pouvoir d'embaucher et de renvoyer du service, et les employés à l'essai (probationary).XXX L'Union des employés municipaux de la ville de Saint-Jérôme, affiliée au Congrès dos Métiers et du Travail du Canada, a été également reconnue comme agent de négociation par la Commision des relations ouvrières de la province de Québec.Le certificat émis en faveur de l'Union permet de représenter tous les salariés à l'exception des employés de bureau, lors de la négociation du contrat de travail.Contrat de travail L'Union internationale des employés de boutiques et de clos de bois de Montréal et de la banlieue a été récemment certifiée comme représentant négociateur des employés de cette industrie.Les officiers de cette organisation auront leur première assemblée lundi prochain, le 23 courant, avec les représentants des compagnies pour discuter le contrat collectif de travail.Une assemblée des membres du Local sera tenue mercredi, le 25 avril.Tous les membres de l'Union locale doivent se faire un devoir d’être présents à cette assemblée car il sera question du contrat de travail.L'organisation des travailleurs des boutiques et des clos à bois do Montréal et des environs a été très fructueuse, en effet, le local compte présentement parmi ses membres plus de quatre cents travailleurs, membres en règle, et les officiers du local comptent que d'ici quelque temps les travailleurs do cette industrie seront organisés à 100 pour cent.Fsranklm D.Roosevelt So proudly we hailed this man who can never be forgotten - - because he remembered the Forgotten Man.Through the perilous night his vision was sure, his course certain, his heart unafraid.So gallantly, so courageously, he faced the trials of our nation.While we watched from the ramparts, he lifted America out of the worst depression in its history."The only thing we have to fear is fear itself," he said, and those challenging words inspired all America with new hope and courage.Long before the rocket’s red glare was visible to us, he saw the world conflagration coming and resolutely prepared us for it.When the bombs burst over Pearl Harbor, America mobilized under his direction into the mightiest armed force the world has ever seen.Yes, there were doubters, there were chiselers, moaners and critics but now, with victory almost within our grasp, the Star Spangled banner still waves o'er the land of the free and the home of the brave.At the twilight's last gleaming, the hostile voices are stilled and all the world bows in reverence.And in the dawn's early light labor arises in sorrow, but with reinforced determination to finish the job that must be done according to his blueprint for to-morrow.“Le Canada à San Francisco” Par CHARLES DUMAS "Le Fopulaiie", Paris.France.Dans le mémorandum qu'il adressait à la conférence socialiste de Londres, le Parti socialiste français critiquant la disposition du projet de Dumbarton Oaks qui accorde à San Francisco une voix à chaque nation, demandait que l’influence de chaque Etat fût proportionnée à son importance mondiale, laquelle s'est pas fonction seulement du chiffre de la population.André Philip, dans son rapport, précisait qu'une telle règle d’égalité bloquerait toute possibilité de transformer dans l'avenir l'Assemblée en un véritable organisme international.Ce point de vue est aussi celui de la France.11 serait difficile, à ce sujet, de trouver une meilleure illustration que celle du Canada.Bien que possédant un territoire près de vingt fois supérieur à celui de la France, il n'a que 11 millions d'habitants.Si l'on s'en référait à la seule population, il apparaîtrait à peine comme un pays de moyenne importance.Or, si l'on examine le rôle du Canada dans la guerre, et.par suite, le rôle qu'il pourrait être appelé à jouer dans le fonctionnement de la sécurité collective, on voit tout de suite combien est fallacieuse cette méthode d'appréciation.Sans parler de ses 900,000 mobilisés, constatons que le Canada depuis son entrée dans le conflit a réalisé une industrialisation formidable et que sa production de guerre a été véritablement gigantesque.Fin 1944 il était sorti de ses chantiers maritimes plus de mille navires dont cinq cents navires de guerre et ces chantiers qui, au début de 1940, n'étaient que 30 avec 4,000 ouvriers, sont maintenant de 90 avec plus de 100,000 ouvriers absorbés par cette industrie et les industries connexes.A la fin do 1943 il avait produit 10,000 avions et plus de 600.000 véhicules.Sa production métalliquo a atteint près do 40% do la production métalliquo mondiale.Pendant l'hiver 43-44 sa production do caoutchouc synthétique atteignait 93 millions do livros par an.Il est inutile de pousser plus loin l'étude des statistiques pour démontrer l’importance qu'aura demain le Canada dans la vie économiquqe mondiale et par suite dans les moyens d'assurer la sécurité.On comprend qu'il se soit ému de l'égalitarisme mécanique réalisé dans l’Assemblée des Nations, qui le mettrait sur le même plan qu'un pays dont le développement économique on serait resté au stade d'il y a un siècle et dont l'industrialisation serait nulle.En de telles matières 2 et 2 ne font pas toujours 4 parce que un vaut parfois plus que trois et que la rigide égalité mathématique, aboutissant à d'absurdes inégalités de fait, doit être corrigée par l'appréciation exacte du contenu de chaque unité nationale.Il importe au plus haut point que la Conférence de San Francisco tienne compte du point de vue du Canada, partaqé par beaucoup d'autres nations.Pour la bonne marche d’une institution qui doit fonctionner domain dans la vivante réalité il convient, conformément au bon sens, de substituer les réalités do fait aux abstractions mathématiques.Garage AT7BERTIN Garage Téléphones : Jour - 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One can therefore well understand his anxiety to suggest and promote measures that will provide employment for this considerable body of workers in the division he represents.Amongst the measures which he advocated was a much fuller development of our coal resources.He pointed out that Canada could produce coal in huge quantities.This would not only give employment to men employed as miners, but also furnish jobs for those engaged in transporting the coal.He emphasized that it was necessary to reduce freight rates so that the coal mined could be sold at reasonable prices.He suggested that the government "establish a national fuel policy under which coal can be brought from both east and west faster and at a reasonable rate to the great buying province of Ontario, and, of course, Quebec too." He is satisfied that a larger consumption of Canadian coal would mean employment ior those in other industries.He referred to the excellent product made by a concern in his own constituency.He told those who listened to him that : "If we could deliver oil and gasoline to the Yukon buyers at a price comparable to what they are paying for it today in the Mackenzie valley, it would mean a large expansion of production in the Yukon." He continued : "I cannot see any other way to make jobs than that the producers of goods and equipment receive orders.The only way they can get the orders is for those who send in the orders to have a demand in their immediate vicinity for that business." Yes, it is jobs in which the overwhelming majority of Canadian workers of both sexes are interested.Providing jobs must be the principal concern of both industry and government.We have been told that the government is doing everything possible to facilitate the employment of the considerable body of men and women who will be displaced when the war plants close.While the development of our coal and oil resources will not absorb the great majority of these, their employment will, as Mr.MacNicol so properly points out, create jobs for those in other industries.What appeals to the average fair-minded person when listening to Mr.MacNicol is that he advocates what is calculated to benefit the country as a whole.He knows that where the workers in any province are fully employed, that the benefits of this employment will be felt by the citizens in other provinces ; hence his advocacy of works of a practical nature.If the several projects enumerated by Mr.MacNicol were carried out by government or organized industry, the question of employment would become less of a problem than it is likely to be if no action is taken.Mr.MpcNicol is entitled to the thanks of not only his colleagues, but the workers of the Dominion because of his unselfish labors on behalf of the nation and sincere interest in the welfare of the workers.Men of his type can make a forthright contribution to the adoption of suggestions, recommendations, and plans to deal with the post-war employment situation that will benefit not only the workers, but the nation.Mr.MacNicol is popularly and widely known as "Honest John." He has consistently carried out the scriptural injunction of never faltering in well doing.He can at all times be relied upon to suport any measure that will help the workers to help themselves.An overall increase of no less than 82 per cent in the average earnings of workers in national industry during the war years is a statistical fact attested by Britain's Ministry of Labour.It is a significant phenomenon, arising out of the practice of voluntary collective bargaining maintained by the Trade Unions and the employers’ organizations, with the co-operation of the Government Departments concerned, during the war years.In terms of wages, it means the* iverage earnings of all workers, skilled and unskilled, men and women, young and old, have risen from an average of 53/3d., in the autumn of 1939 to 96/8d.in mid-1944.Data From 50,000 Employers The Ministry of Labour has conducted systematic inquiries from time to time to ascertain the facts concerning average wartime weekly earnings and v/orking hours of wage earners in the country.Data has been collected in these investigations from consider ably more than 50,000 employers.All the wage earners in the employment of these concerns, other than office staffs, managers, commercial travellers.clerks, typists and salaried persons generally, were covered by the inquiry, and the returns showed total earnings inclusive of bonuses, and before any deductions were made in respect of income tax or workers' contributions to statutory insurance schemes.No fewer than 6,000.000 wage earners came within the scope of examination and the statistics, therefore, are a fair indication of the upward direction of wages during the war.The upward movement represents ¦ the combined effect of a number of I factors including increases in rates I of wages, fuller employment with I longer working hours and more extended working of night shifts, extensions of systems of payments by results and increased output by the workers affected, and also changes in the proportions of men, boys, women and girls employed in different industries and occupations.Influence Of Female Labour There has been, for instance, a larger number of women employed on work formerly undertaken by men, a factor which is reflected in the relatively high percentage increase in the average earnings of women.The most direct evidence of the influence of The Trade Union organization upon the wartime movement of wages is afforded by the rise in the average level of RATES of wages for a full ordinary week's work exclusive of overtime.The latest analysis shows that there has been a rise of about 35 or 36 per cent in average wage rates between October 1938 and July 1944.The difference between this percentage of 35 or 36 per cent and the average increase of 82 per cent in weekly earnings represents the net effect of the other factor referred to — particularly fuller employment, overtime working and the marked extension of piece-work and other forms of payments by results.There has been no considerable increase in the average weekly hours worked during the war years.In October 1938, the average working week for all workers — men and women.boys and girls — was 46 V4 hours ; and in July 1944, the average working week was slightly more than •1812 hours.On the basis of hourly earnings, tho inquiries show that all workers, on tho average, were getting cbout lOd an hour more in mid-1944 than they were getting in autumn of 1938 ; this represents an increase of about 74 per cent in the hourly earnings of all workers, from an average of a fraction over 1/ld to l/lld.The amount of average earnings, of course, varies as between one industry and another, and between one category of wage earners and another.1938 And 1944 Comparisons For instance, the average weekly earnings of adult male workers (aged 21 years and over) rose from 69/- a weok in October 1938, to 124/4d in July 1944 a percenteage increase of 80 per cent.But the increase in tho case of adult women (age 18 years and over) was from 32/6d a week to 64/3d, an increase of 98 per cent ; and of girls (under 18) from 10/6d a week to 34/1 Id, an increase of 89 per cent.The average earnings of youths and boys (under 21) increased in about the same proportion as those of adult men, namely from 36/ld to 47/4d, an increase of 81 per cent.Percentage increases varied widely in different industries, from less than 50 per cent for men in some industries to over 90 per cent in others, and for women from less than 50 per cent to over 120 per cent.The highest average level of earnings in Britain is (as might be expected) in the metal, engineering and shipbuilding trades, in which adult men were getting 139/Id per weok, as compared with an average for this class of workers in all industry of 124/7d (an increase of about 85 per cent for the workers in this group of trades over their earnings in October 1938).Adult women in this group of trades are earning an average of 71/a week, which is actually an increase of no less than 113 per cent over their average earnings in October 1938.The broad conclusion emerging from this analysis into average earnings is that in mid-1944 adult men were earning 124/7d a week, and adult women 65/- a week; youths and boys 47/6d a week and girls (under 18) 35/- a week.They are working about two hours a weok for these larger pay packets.Prisoners of War For Ontario Farms.Arrangements between he Dominion Labour Department, the Department of National Defence (Army), and the Province of Ontario have been made to provide the services of a limited number of prisoners of war for farm work in south-western Ontario, according to an announcement made today by Hon.Humphrey Mitchell, Minister of Labour.It is expected that the first of the camps will open about May 1st, and the prisoners will be available for farm work in the several areas, throughout the early summer and harvest.The summer internment camp to house 530 prisoners of war, will be reopened at Chatham, Ont., at May 1st.This was also operated last year under similar arrangements.At Glencoe, in Middlesex, and Centralla, in Huron, hostels to accommodate 100 men each, and at Langton and Windham Sentre, in Norfolk County, hostels to accommodate 150 men each, have been approved.Consideration is also being given to hostels at Courtland.in Norfolk County, and at Dresden, in Kent County, as prospective sites.The Department of National Defence will operate the different camps, and provide the necessary services, including the guard over the prisoners.The prisoners are paid' 50c.a day, under the terms of the Geneva Convention relating to the treatment of prisoners of war.The Dominion-Provincial Farm Labour Committee will determine the wage rate to be paid to the Government by farmers securing the services of the prisoners.Our greatest glory consists not in never falling, but in rising every time we fall.— GOLDSMITH.The three great essentials to achieve anything worth while are, first, hard work ; second, stick-to-it-iveness ; third, common sense.—THOMAS A.EDISON.Great souls have wills ; feeble ones have only wishes.-— Chinese Proverb.Do tho best you can with what you have where you are.Meet your problems head-on.— THEODORE ROOSEVELT.HUMPHREY BOGART LAUREN BACALL in Ernest Hemingway's “TO HAVE AND HAVE NOT” with WALTER BRENNAN DOLORES MORAN Second Week ! VAN JOHNSON in BETWEEN TWO WOMEN with Lionel BARRYMORE Added Feature “I Love a Mystery” CAPITOL BUD ABBOTT & LOU COSTELLO in HEBE COME THE with PEGGY RYAN and PHIL SPITALNY and the HOUR OF CHARM ALL GIRL ORCHESTRA PALACE PRINCESS NAVY with TOM DRAKE Added Feature The POWER of the WHISTLER” WALLACE BEERY in EXAMEN de la VUE MT J-L.PhoMh.O.D.DPTOMETRlSTï-OPTlCIIN *0 M.LO» P-OTTKBJ» Ou am.mi BUOUTIBM U» Ml n.?.st.1 Mo.trA.li - 1215 Mt, ru.Sainte-Catherin* Tél.LAncaster 3858 Salon de Fleurs St-Denis 1590, ruts SAINT-DENIS (Kdifict du Thédtre Saint-Déni,/ Spécialités : Bouquet! de Noces, Tributs floraux Eaoompte de 10% aux membre* des unions ouvrière*.Mme RO VIRA — Rés.MA.8488 TAKE NOTICE ttint Max Kngelhorg, of the City nuit District of Montreal, Quchyc, Will apply to the Parliament of Canada at its present or next session for a Iiill of Divorce from his wife Dame Eva Pauline Hardwick Engelbert; of Annapolis Royal, Nova Scotia, for adultery anil desertion.MONTREAL, April 1Sth, 1815.LOtMS ORHNSTHIN, Attorney for Applicant Zdl St.James Street West lfi-iU) Montreal, Quelien. SAMEDI, 21 AVRIL 1015 MONTREAL — SATURDAY, APRIL 21, 1945 PAGE 7 PAIR OF HAND5?mmmm S l : Y’ES, theie are times when a man the war; one way in which we could use an extra pair of hands can build for future security with — with war jobs that have to be fhe money we earn today.Every finished on time, with graveyard Victory Bond we can buy serves shifts and overtime to be worked a twofold PurPose* lt helps to .Times when it seems that shorten the, war and at the same time provides a reserve of buying power that will mean greater prosperity for us all in the post* the most one man can do isn’t very much.But there’s one way we can give war years.an extra hand to the all-important job of winning "INVEST IN It’s just plain good citizenship when you — THE BEST” VICTORY BONDS NATIONAL WAR FINANCE COMMITTEE PAGE 8 SAMEDI, 21 AVRIL 1945 — MONTREAL — SATURDAY, APRIL 21, 1945 k : « v° ;\ettes A \' 1 "E GRAND MAGASIN A RAYONS DE U RUE MONT-ROYAL” ].E.CADIEUX, Président — J.-C.AUBRY, Secrétaire-trésorier
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